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Travel companions for the Egyptian desert in March 2026
by Mile · 2025-12-05 · 2 replies
Here I am, 80 years old with two trips to Egypt already under my belt, but I still dream of deserts and a bit of adventure. So, I’ve bought my flight ticket for March 4th, returning on the 18th (arrival in Cairo). My itinerary: 05.03. GEM 06.03. FAYUM OASIS WITH THE VALLEY OF THE WHALES 07. & 08.03. WHITE AND BLACK DESERT 9 & 10.03. ALEXANDRIA, DEPARTURE IN THE EVENING FOR SIWA 11-13.03. SIWA, DEPARTURE IN THE EVENING FOR CAIRO 14-18.03. CAIRO THE ITINERARY IS MORE OR LESS SET.

Since desert trips can’t be done alone, I’m looking for a travel companion (male or female) for these parts of the trip, but I’m also open to sharing the entire journey. Everything’s negotiable as long as everyone’s clear about what they do or don’t want to do. If anyone’s interested in this itinerary, you can contact me via private message so we can get to know each other and see if our plans align. Just so you know, these desert trips are done with a 4x4, driver, guide, and all the logistics that come with it. All of that comes at a price, which is quite high if you’re traveling solo—that’s why sharing makes sense. Plus, traveling as a pair or even a trio is great for sharing the emotions of the journey.

I’ve got a lot of travel experience, and even at 80, I’m still sharp and full of enthusiasm to start this trip, which I hope won’t be my last.

Looking forward to hearing from you, Mimi
Rencontre à Bruxelles le 12 juillet 2015
by Mile · 2015-06-10 · 55 replies
Après quelques hésitations sur la date, je propose donc à tous ceux qui en ont envie de venir partager un pique-nique au bois de la cambre s’il fait beau. Dans le cas contraire, on trouvera une solution de repli, comme par exemple un lunch au cercle des voyageurs qui pourra se prolonger dans un autre endroit éventuellement.

Que vous veniez de Bruxelles, de Namur ou de Hout-si-Plou, je vous attends pour la grande discussion du siècle autour de nos voyages et projets respectifs.

S’il fait beau et si donc pique-nique, je propose que chacun des participants amène quelque chose à boire ou à manger comme on le fait toujours dans les autres rencontres. Chacun amène ce qu’il veut mais n’amenons pas tous la même chose, donc il est utile de se consulter à ce sujet.

Voilà les inscriptions sont ouvertes, le bois de la cambre est grand, donc même si nous sommes nombreux, il y aura de la place pour tous. La rencontre pique-nique débutera vers 11.30 h pour l’apéro et se terminera dieu sait quand ?????? Les détails pour le lieu de rendez-vous vous sera communiqué plus tard mais sera accessible en transports en commun. Toutes les propositions sont les bienvenues.

Je me répète mais je pars aux Açores, lundi matin. Je ferai un maximum pour répondre et m’occuper de la rencontre tous les soirs mais pendant la journée, je serai aux abonnés absents……dans la nature. Soyez donc un peu patients. Merci et au plaisir de vos revoir ou de faire votre connaissance.
De Podgorica à Shkodra
by Mile · 2014-07-17 · 2 replies
Bonsoir,

J'arriverai à Podgorica vers 15.45 h le 25 août et j'aimerais me rendre à Shkodra dans la foulée en bus. Est ce que quelqu'un a déjà fait cet itinéraire et peut me dire si c'est faisable ou si je dois passer plutôt par Ulcinj car l'autre route serait en travaux ???? Que ce soit de Podgorica ou d'Ulcinj est ce possible dans la même journée ou faut il dormir à Ulcinj par exemple et repartir le lendemain matin ? Horaires disponibles ??? Merci si vous pouvez m'aider. Mimi
Bus de Bitola (Macédoine) aux Météores
by Mile · 2014-05-11 · 6 replies
Est ce que quelqu'un pourrait me dire s'il y a un bus entre Bitola (Macédoine) et Kalambaka (Grèce - Météores) Je suppose que si c'est possible, ce ne sera en aucun cas direct. Combien de temps pour le trajet au total ?

Par la suite je voudrais me rendre à Thessalonique toujours en bus. Y a t'il un lien pour trouver les horaires de bus en Grèce.

Merci d'avance car je rame un peu.
Comment rejoindre le château de Rundale (Lettonie)
by Mile · 2014-04-21 · 3 replies
Est ce que quelqu'un aurait des informations concernant le trajet en bus de Tallinn au château de Rundale. Je pense qu'il faut passer par Bauska. Merci si vous connaissez les horaires.
Tajet du parc Lençóis Maranhenses à Jericoacoara (Brésil)
by Mile · 2010-03-09 · 4 replies
Bonjour,

Quelqu'un a t'il déjà fait ce trajet sans retourner à Sao Luiz. Apparemment pas facile de trouver des transports en commun mais pas impossible si on a un peu de temps devant soi et je pense que la diversité des paysages en vaut la peine. Je sais qu'il y a le bateau vers Caburé mais après c'est très flou.....🙂 Normal, c'est le désert. Je sais aussi qu'il y a des 4 x 4 et des buggy qui font le trajet dans l'autre sens et donc ils doivent forcément retourner à Jeri mais qui contacter ??? et encore faut il que cela correpsponde plus ou moins à mes dates.

Je voyagerai au Bresil du 15 sept. au 29 octobre mais je serai au Parc National de Lençois vers le 22.09. J'arrive à Sao Paulo, je passe 3 jours à Paraty puis je m'envole pour Sao Luiz et je redescends principalement par la côte jusque Rio d'où je rentre en Belgique. Si je trouve une compagne de voyage un brin "avenure" qui ne passe pas tout son voyage en "shopping" ou à lézarder sur la plage et qui n'a pas besoin d'une nounou, je partagerais volontiers mon expérience avec elle. Je ne suis pas ch....mais je n'ai pas fait que de bonnes expérience en la matière. Je peux voyager seule sans aucun problème, mais c'est vrai qu'à 2, c'est plus sympa.
Bateau de Sharm el-Sheikh à Aqaba
by Mile · 2007-01-30 · 24 replies
Dans le routard Egypte 2006, on parle d'un bateau Sharm vers Aqaba, liaison quotidienne en 3 h mais sans plus d'explications. Quelqu'un a t'il déjà pris ce bateau ? Si oui quel en est le prix ? Où faut il acheter les tickets. Je suppose que s'il existe il devrait partir du port où partent également les bateaux pour Hurgada, au sud de la baie de Sharm el Maya. Merci pour votre aide, ça évite quand même le bus jusque Nuweiba et j'apprécierais de ne faire le trajet qu'au retour.
Spectacle organisé par Enfance Népal à Nice le 24 septembre
by Mile · 2006-09-15 · 0 replies
L’association « Enfance Népal » organise un Spectacle :

«Inde, Danse du Sud, Ragas du Nord»

dimanche 24 septembre 2006 à 17h30

Salle Sézamo 32, rue Fontaine de la Ville à Nice (quartier Riquier)

Cette soirée caritative est organisée au bénéfice de « Children’s Home », une association qui recueille les enfants des rues de Katmandou au sein de deux orphelinats et qui assure la mise en place d’un vaste programme éducatif dans une région des plus déshéritées.

LE SOUTIEN DE L’ASSOCIATION ENFANCE NEPAL: Depuis sa création, "ENFANCE NEPAL", a donné une vocation culturelle de qualité aux évènements qu’elle organise en France.

Donner du plaisir aux auditeurs mélomanes et venir en aide à des enfants merveilleux est sa vocation. Au programme de la soirée du 24 septembre:

· Exposition d’un stand d’artisanat choisi de l’Inde et du Népal · Buvette proposant Tchaï (le thé indien parfumé) et pâtisseries de l’Inde et du Népal · à 17h30, accueil du public, présentation de l’association, et présentation des artistes. · à 18h00, départ pour l’Inde du Sud avec Antonella Usai pour un envoûtant spectacle de danse Bhârata Natyam. · à 18h45, poursuite du voyage vers l’Inde du Nord, avec Anupama Bhagwat et Nihar Mehta qui donneront une vibrante interprétation des ragas de la musique Hindoustanie. · à 19h30, à ceux qui souhaiteront prolonger la soirée, sera proposé un buffet dînatoire de délicieux mets et boissons « faits maison » sous le contrôle d’une jeune cordon bleu népalaise. · à 20h45, après le buffet un court raga du soir clôturera la soirée à 21h.

Les Artistes:

Antonella USAI danse Bhârata Natyam Diplômée de « Darpana Academy of Performing Art » d’Ahmedabad, et de la « Nalanda University » de Bombay, elle appartient à la la prestigieuse compagnie Mrinalini et Mallika Sarabhai avec qui elle effectue de fréquentes représentations en Inde et à Singapour.

Anupama Bhagwat au Sitar accompagnée de Nihar MEHTA au tabla Ils appartiennent à la jeune génération indienne, et ont joué avec les plus «grands» dont Ravi Shankar ou Kishan Maharaj. Ils multiplient prix et reconnaissance dans leur pays, et offriront ce 24 septembre, la magistrale maîtrise de leurs instruments pour un fascinant voyage au coeur d’un récital unique.

La participation au spectacle sera de 14 €, et de 8 € pour les jeunes et les étudiants. Les 100% des fonds recueillis ce 24 sept. seront utilisés à la construction d’un orphelinat en vallée de Katmandou. Ci-dessous, avancement des travaux au 11/08/2006. Pouvez-vous faire passer l'info à vos amis mélomanes, et venir nombreux Merci pour les enfants

CONTACT : Pour ENFANCE NEPAL, Joëlle ZOPPI-ESPOSITO, 929 CR4, La Roseyre 06390 CONTES Tél.: 04.93.91.17.31
http://enfancenepal.site.voila.fr - enfancenepal@club-internet.fr Allez-y nombreux, c'est pour la bonne cause et puis c'est un très belle occasion de se rendre en Inde pour quelques heures pour pas cher.
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (8e épisode)
by Mile · 2006-08-06 · 4 replies
Vendredi 4/11 : Dernier petit déjeuner avec Naaghu qui me tiendra compagnie jusqu’au moment du départ. 6h30, le rickshaw me dépose à la gare où j’achète un billet pour aller à Hospet dans un passenger train (je souligne pour ceux qui ne connaissent pas, que c’est loin d’être un TGV, avec banquettes de bois et pas de vitres aux fenêtres mais hyper sympa car on y rencontre des gens de toutes castes, de tous milieux). Je devrai changer de train à mi chemin. Le train est bondé et on est assis à 4 sur la banquette qui chez nous serait pour 2. Comme on est en milieu rural, la plupart des gens n’ont pas de bagages au sens où nous l’entendons mais des grands sacs en plastic bourrés de grain ou de produits divers, de grands paniers plein de fruits. Les femmes voyagent souvent avec plusieurs enfants en bas âge, les hommes plus âgés en dhottis, essayent de se frayer un bout d’espace pour s’allonger dans des positions plus qu’inconfortables pour nos corps raides d’Européens. Tout le monde me dévisage avec curiosité dans ce compartiment de 3e classe surpeuplé. Après un moment, un jeune homme se lance et la conversation démarre. Du coup les langues se délient et je n’ai pas vu passer les 2 heures qu’ont duré le trajet. J’ai juste le temps de descendre et de changer de quai pour prendre la correspondance. Ce train ci est tout aussi bondé mais un gentil jeune homme me cède sa place. Il m’aide également à placer mes bagages en sûreté car vu le monde, ce n’est pas du luxe. J’arrive à Hospet où Naaghu m’a réservé une chambre dans le meilleur hôtel de la petite ville, en priant le directeur qui est une de ses connaissances, de me réserver un bon accueil et un bon prix pour une belle chambre claire et propre. En fait de chambre, j’ai droit à un espèce de placard déglingué qui est situé dans l’aile la plus ancienne du Maligi. Pour le prix, 350 rps. Pas cher pour le genre d’hôtel mais cher pour le type de chambre. Shiva, le chef de la réception s’excuse mille fois mais il ne peut faire mieux car tout est complet à cause du Festival de Hampi. Il m’assure que dès la fin du festival, cad dans 2 jours, il me donnera une chambre dans l’aile neuve mais je ne pense pas rester jusque là. Le resto n’est heureusement pas mal et après un copieux lunch, je m’en vais à Hampi pour assister au début de ce fameux festival et peut être y trouver une chambre dans une des nombreuses guesthouse. Grosse bagarre avec les chauffeurs de rickshaw qui veulent un prix de dingue pour m’amener à Hampi. Le bus impossible, car réservé aux locaux et des files incroyables attendent les véhicules qui s’arrêtent juste le temps de faire le plein de passagers et de repartir. La police veille au grain, bâton à la main, prêt à sévir à la moindre occasion. Il me faudra donc me résoudre à payer le prix fort pour un rickshaw qui refuse même que je le partage avec qui que ce soit. Hampi ne se trouve qu’à 14 kms mais le dernier devra se faire à pied car impossible d’accéder plus près de l’entrée du site. Partout où mes yeux se portent, c’est noir de monde. D’après la télé et les journaux, on parle de 30.000 personnes là où habituellement ne vivent que quelques centaines d’âmes. J’y trouve cependant une chambre car peu de touristes étrangers et les Indiens viennent soit pour la journée soit ils dorment à même le sol, là où ils trouvent quelques mètres carrés pour s’installer avec leur petite famille. La chambre est propre et d’après le LP c’est la meilleure option du coin. 600 rps pendant la période du festival, payables d’avance. Ok, je prends. Je viendrai donc demain matin car en fait c’est beaucoup mieux que l’hôtel de Hospet. A 17 h le spectacle commence, une suite de concerts et de danses. J’ai la chance d’être bien placée (assise au 1er rang). Tous les spectacles sont gratuits et il n’y a que l’embarras du choix. Musique de tous les coins de l’Inde et danses classiques ou folkloriques avec des costumes somptueux. Un vrai régal. Je ne regrette donc pas mon choix. Car je passe une excellente soirée. Je rentre vers 23 h 30 car je commence à fatiguer sec et les spectacles vont se suivre jusque bien tard dans la nuit et il faut trouver un rickshaw pour rentrer, ce qui ne sera pas plus évident qu’à l’aller.

Samedi 5/11 : L’hôtel Maligi est super bruyant et je suis réveillée dès 6 h 30. Je me retrouve donc à Hampi vers 9 h et je prends possession de ma chambre. Je demande une serviette et du pecu et on me répond que je peux en acheter à la boutique d’à côté. Bon ça commence bien. De toute façon, il n’en est pas question car je trouve que dans un endroit où on paie 650 rps, on peut me fournir un rouleau de papier toilette et une serviette. Bon, ok ok, la patronne a déjà compris que je ne me laisse pas impressionner et on m’apporte ce que j’ai demandé. Dommage qu’il faille d’abord montrer les dents. Je me console en débutant ma visite car il y a vraiment de quoi se régaler les yeux, ici. L’endroit est tout simplement superbe. Le site est très très étendu et je n’en ferai qu’une petite partie a pied aujourd’hui. Pour visiter l’ensemble, il faut d’ailleurs bien plus que quelques heures et dans un moment la fête va recommencer à battre son plein. Je vais donc me contenter de visiter les abords immédiats car la foule devient déjà de plus en plus dense. Vers 17 h, une grande procession déambule dans tout le village. Je voudrais bien aller manger un bout mais partout c’est plutôt végétarien et je vais donc me mettre au régime « bananes » et à l’eau car le café est transparent et a plutôt le goût de thé. Tout est servi dans la même vaisselle ébréchée et pas très propre car il n’y a pas d’eau à cause du festival qui a bon dos. Une fois de plus, je me consolerai avec le spectacle du soir : baratha Nathyam et musique souffi + un très bon chanteur de raga accompagne d’excellents musiciens (tabla + instrument magnifique à 100 cordes, originaire du Cachemire). Ce concert là est vraiment le point d’orgue du festival et comme je suis venue assez tôt, j’ai une fois de plus, une bien bonne place au 1er rang où je serai juste dérangée par les nombreux photographes et cameramen de la télé mais il faut bien qu’ils fassent leur boulot.

Dimanche 6/11 : Après mon copieux petit déjeuner bananes pendant lequel je sympathise avec une touriste allemande, nous irons ensemble nous battre avec les rickshaw afin d’obtenir un prix convenable mais rien à faire en dessous de 400 rps et comme on est 2, on finira par accepter car il est vrai qu’il ne nous a pas mis de limite de temps. Nous ferons donc le tour pendant la journée entière et irons visiter des temples superbes, le palais royal, le Lotus Mahal etc…. Ma nouvelle copine me fait également part de son raz le bol de l’arnaque permanente. Elle est exaspérée et ne répond même plus lorsque les gens lui demandent d’où elle vient, et comment elle s’appelle. Elle a commencé son voyage à Delhi, puis Rajasthan et Goa et me dit que tous ces endroits sont encore pire qu’ici. Elle en avait pourtant rêvé pendant de longs mois mais ne s’attendait pas à ce genre d’ambiance. Et encore, je pense que c’est pire de voir le changement quand on a connu une Inde où tout le monde était si peu intéressé par l’argent. Il y a 20 ans et même 10, je n’ai jamais ressenti que les gens étaient si âpres au gain. C’est dommage car ce pays est si magnifique mais à force de tirer sur la corde, ils finiront par tuer le tourisme, en tout cas le tourisme comme nous on le pratique. Il y a de moins en moins de routards en Inde mais de plus en plus de groupes car les touristes se sentent plus en paix derrière la vitre de leur car climatisé. Hélas, en voyageant comme ça, on se prive de tout un tas de petits bonheurs qui heureusement font encore partie de la découverte d’un pays. Et le luxe suprême c’est quand même de pouvoir prendre son temps pour admirer, faire des photos, regarder la vie autour de soi. La journée fût très bénéfique de tous ces points de vue là. Avant de déjeuner ce matin, j’ai encore une fois changé de chambre car à Hampi Bazar c’est terriblement bruyant pendant cette période de fête et je n’ai pas beaucoup dormi. La fatigue s’accumule et j’ai décidé d’aller tenter ma chance à Karmalapur où j’ai amené mes bagages au Maurya Bhubaneshwar géré par le gouvernement. C’est relativement propre pour 660 rps mais c’est surtout calme, il y a de l’eau qui est même chaude, quel luxe car se laver les cheveux à l’eau froide, ce n’est pas ma tasse de thé, mais ne pas me laver pendant 2 jours par cette chaleur, ça l’est encore moins. Après une bonne douche, et un souper frugal, je vais me coucher tôt car la fête est finie et puis j’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil.

Lundi 7/11 : Ah, enfin bien dormi, mais piètre petit déjeuner. Qu’à cela ne tienne, j’ai encore quelques heures pour aller me balader dans des petits recoins de Hampi que je ne connais pas encore. La nature est très belle, avec un éboulis de rocher ronds et rouges qui tombent comme de grosses bulles dans l’eau autour de laquelle des femmes viennent faire la lessive et étendre leurs magnifiques saris de couleurs vives. Sur les berges, on rencontre des saddhus qui sont venus nombreux pour la fête, des jeunes gens qui se baladent main dans la main avec de grands sourires, des groupes de jeunes filles aussi qui regardent les garçons du coin de l’œil. Ici et là de petites statues de pierre badigeonnées de poudre rouge, sont les bénéficiaires de quelques offrandes fleuries. Ganesh ou autres dieux non identifiables par les Europeens que nous sommes font ici bon ménage et tout ce joyeux petit monde nous est bien agréable à l’œil. Cette petite promenade au calme me fait vraiment du bien. Les marchands du temple sont partis avec la foule et le calme est revenu. Je vais devoir me résoudre à repartir vers Hospet car ce soir je reprends le train pour Bangalore et de là pour Mysore. J’ose à peine demander au rickshaw, le prix de la course pour Hampi Bazar à 4 kms d’ici. Celui ci me demande 80 rps alors que le prix normal est de 10 rps. Je n’ai plus envie de discuter et comme il me reste suffisamment de temps, je l’envoie au diable et je pars à pied. Après tout ça me fera du bien. Cette très belle ballade m’ouvre l’appétit. Je rentre donc à Hospet où je vais manger enfin autre chose que des bananes au resto de l’hôtel Maligi. Il ne me reste plus qu’à rejoindre la gare (à pied). Les chauffeurs de rickshaw se précipitent sur moi les uns après les autres mais je suis tellement dégoûtée de leurs extravagances que je fais semblant de ne pas comprendre l’anglais et ils finissent par se lasser avant moi cette fois. A la gare, je me retrouve par hasard avec un Mr qui se présente à moi comme le patron de l’agence locale pour la sauvegarde du patrimoine. Sur le quai, je suis la seule touriste et me demande donc si je peux lui consacrer un moment. Il voudrait savoir ce que je pense de Hampi, du festival etc…. Ah, il tombe bien celui là. J’ai enfin pu vider mon sac et ça m’a fait un bien fou. Je lui ai bien expliqué en long et en large que tous ces petits crétins qui profitent du festival pour essayer de gagner en 2 jours ce qu’ils gagneraient normalement en un an, font tout ce qu’il faut pour dégoûter les touristes de venir, de revenir ou d’encourager nos amis ou connaissances à venir. Je lui ai expliqué que le monde entier est branché sur l’ordinateur de nos jours et que tout se sait, tout se transmet et qu’ils font tout pour que plus personne n’ait encore envie de tenter de se faire plumer par quelques rigolos. Le monde est vaste et il y a pleins d’endroits où aller dépenser ses sous. Ils se plaignent déjà qu’il y a moins de touristes qu’avant mais il y en aura encore moins dans les années qui viennent car une réputation c’est tenace. Il me dit qu’il comprend et qu’ils sont conscients des problèmes mais ne savent quoi faire pour arrêter cette escalade. Il me demande de lui rédiger tout ça sur papier et de faire part de mon expérience ainsi que de quelques conseils si je peux en donner. Je le ferai volontiers mais je ne suis pas sûre du tout que cela serve à quelque chose. En effet, en Inde les lois sur les prix maximum ou prix fixes ou prix affichés n’existent pas et donc comment faire respecter des lois ou des notions qui n’existent même pas. Grande discussion qui se poursuit dans le train mais qui hélas n’aura sans doute aucun effet.
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (7e épisode)
by Mile · 2006-02-03 · 7 replies
Lundi 31/10 : A 10 h 10 le jeune marin-lutteur arrive tout fringuant en s’excusant d’être un peu en retard mais depuis 6 h du matin, il a travaillé aux champs pour aider ses parents qui sont cultivateurs. Il porte une chemise jaune paille toute neuve et son pantalon noir est impeccable. Il me demande si j’ai déjeûné, ce qui est fait bien sûr et nous voilà prêt à partir à la découverte du temple. Comme il est venu à moto, il m’emmène tout fier sur son Enfield rutilante et bien bichonnée. Le temple appartient à une communauté fondée par un saint qui y est bien sûr très vénéré. Les prêtres y sont très tolérants et m’acceptent même dans le saint des saints où ils m’invitent même à prendre autant de photos que je veux, ce qui est rare. Après avoir reçu leur bénédiction, je fais volontiers une petite offrande d’autant plus qu’on ne me demande rien, et que l’argent des donateurs semble bien employés, si j’en juge pace que m’en dit mon guide improvisé. Ils s’occupent en effet de la santé et de l’éducation de la communauté en plus de leur bien-être moral. En outre, il y fait hyper propre et le temple est entouré sur 3 côté d’un vaste lac poissonneux où voguent également quelques poules d’eau. Ses heureux poissons sont nourris chaque jour par les nombreux fidèles qui sont bien sûrs strictement végétariens. Après la puja, il me faut regagner l’hôtel à la hâte pour reprendre mes bagages et filer tout droit vers la gare routière où le bus de Bijapur attend l’heure du départ. Le directeur du City hotel m’a donné l’adresse d’un de ses confrères à Bijapur où son meilleur ami dirige le restaurant d’un hôtel flambant neuf où le prix d’une chambre single avec bain est de 600 rps. Ce qui me paraît intéressant car il y a aussi une piscine et l’hôtel est à l’entrée de la ville dans un endroit vert et tranquille. Je demande donc au chauffeur du bus s’il pourra me déposer puisque c’est sur la route. En fait, une fois arrivée le prix est de 1.750 rps au lieu de 600, ce qui est nettement supérieur à ce que j’envisageais de payer et j’explique au réceptionniste que je suis venue sur les recommandations d’un ami du directeur du resto qui m’a induit en erreur sur le prix. Il me demande d’attendre 2 minutes et voici le directeur qui arrive. Je suis vraiment confuse de l’avoir dérangée et je réexplique mon histoire. Qu’à cela ne tienne, il s’arrange avec le directeur de la réception et me laisse une superbe chambre avec vue sur la campagne et sur le Gol Gumbaz dans le lointain, pour 700 rps et il s’excuse de ne pouvoir faire mieux. Je le remercie évidemment et je vais donc m’installer. L’après-midi je profite un peu de la piscine car il fait chaud, je remets mon carnet à jour et comme l’hôtel est quand même à 5 kms de la ville, je décide de remettre les visites au lendemain. Le soir je suis invitée à dîner par le directeur du resto qui s’appelle Mr Kumar qui est fort occupé mais qui vient me tenir compagnie de temps à autre, quand le service le lui permet. Tout le personnel est hyper gentil et aux petits soins d’ailleurs. Mr Kumar a donné ses instructions. Une bien bonne adresse finalement.

Mardi 1/11 : Aujourd’hui c’est le 1er jour de Divali. Le jour de Laxhmi, la déesse porte-bonheur, surtout pour tout ce qui concerne l’argent et les affaires. Le matin à 8 h, on vient me chercher pour assister à la 1ere puja. On m’invite d’ailleurs aussi à faire une petite prière à cette déesse qui ne peut que me faire du bien…. Ensuite je peux faire un vœux qui sûrement se réalisera. Ah, si cela pouvait être vrai, cela me ferait vraiment plaisir mais surtout cela ferait plaisir à plein de gens autour de moi car cela concerne tellement de monde. Mais on verra ça plus tard. Pour le moment après un bon petit déjeuner, je m’en vais visiter la ville. Le Gol Gumbaz est imposant par la taille de sa coupole (38 M de diamètre) et par la qualité de l’acoustique qui y règne. Une galerie appelée des murmures surplombe la grande salle où se trouvent les tombes d’Adil Shah, de sa femme, de sa concubine, de son fils et de son petit-fils. Lorsqu’on émet un son quelconque, il est répercuté 10 fois. Un prodige de technologie pour l’époque et en tout cas efficace pour savoir ce que les gens pensent de vous sans que vous sachiez que vos paroles ont été entendues clairement. Le mausolée d’Ibrahim Rauza est d’une très belle architecture, avec des détails très rafinés. Il fût édifié par Adil Shah II pour son épouse et il y repose d’ailleurs à ses côtés. Les minarets auraient inspirés l’architecte du Taj Mahal. La grande mosquée n’est pas terrible vue de l’extérieur, mais l’intérieur vaut la visite. Au-dessus du mirhab un immense mur noir plein d’inscriptions en or fait face à une cour intérieure pouvant contenir 2.250 fidèles. Au sol la place de chacun est délimitée en noir sur les dalles blanches. La mosquée fût également construite sous le règne de Adil Shal Ier. La ville de Bijapur est très colorée aujourd’hui. Partout on vend des fleurs fraîches pour décorer les maisons à l’occasion de Divali. Devant les maisons les femmes dessinent des « rangoli » motif coloré qui porte bonheur à tout ceux qui franchissent le seuil de la maison. Il y a aussi beaucoup de femmes « Banjara » qui circulent dans la ville. Elles s’habillent de couleurs vives et portent de lourds bijoux en argent. Je n’ai d’ailleurs pas résisté à m’offrir un de ces superbes tours de cou qu’elles arborent fièrement.

De retour à l’hôtel pour la puja du soir, je passe la soirée presque en famille, avec cette fois, le patron de l’hôtel, sa femme, sa mère et ses 2 fils qui sont encore célibataires. J’ai donc passé un très « Happy Divali ».

Mercredi 2/11 : Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Le Karnataka se caractérise par de très beaux paysages mais de très mauvaises routes. C’est aussi là qu’on est pratiquement obligé de prendre les bus brinquebalants de l’état car peu de liaisons ferroviaires intéressantes et aucune compagnie privée de bus. La route qui me conduit de Bijapur à Badami relève vraiment du supplice. 5 heures dans une chaleur étouffante, dans un bus surpeuplé de gens très rudes, des gens simples qui cultivent leurs terres et bien sûr ne parlent que le Kannada. Ils me parlent mais je ne comprends rien. En plus, ils ont toujours l’air un peu de mauvaise humeur, mais ce n’est qu’une apparence. Le Kannada est une langue rugueuse et on ne sait jamais si on veut veut du bien ou si on vous engueule. Quand le bus arrive enfin à Badami., je me demande vraiment ce que je suis venue faire ici dans ce gros village très poussiéreux. En plus, quand je lève les yeux vers les 3 hôtels qui se trouvent en face de la gare routière j’ai déjà tout compris et je m’attends au pire en ce qui concerne le logement, c’était d’ailleurs clairement mentionné dans un de mes guides. 1ere chose à faire : trouver des toilettes car après 5 h de secousses, cela devient vraiment ma principale préoccupation. Donc je me dirige vers l’hôtel qui me paraît être le meilleur. On me demande 800 rps pour la chambre. Je demande comme d’habitude à voir la chambre mais en précisant qu’avant de monter il faut que je fasse un détour par les toilettes. On me répond que je dois d’abord prendre la chambre et que j’irai aux toilettes après. Bien sûr…..Donc malgré l’extrême urgence de la situation, je les envoie promener et c’est ainsi que je me suis retrouvée dans une espèce de prison avec une toute petite fenêtre et des barreaux devant. Pas très propre de surcroît mais le seul endroit où les chambres sont à un prix qui me convienne car le seul hôtel clean du coin vaut 1.800 rps pour une single. Je me contenterai donc d’aller y prendre mes repas car côté restos, ce n’est pas la gloire non plus. Je dépose donc bien vite mes affaires et pour ne plus voir cette horible chambre, je décide d’aller de suite visiter les 4 grottes de Badami qui sont vraiment superbes et dans un environnement des plus enchanteurs. Le village au pied de ces grottes est très sympa aussi. Les grottes surplombent un grand réservoir d’eau émeraude où les femmes viennent laver leur linge. Il y a beaucoup de touristes Indiens venus pour la journée car nous sommes en période de vacances (Divali dure une semaine). Mais ici également très très peu d’étrangers. La saison est idéale pourtant, le climat est excellent, chaud mais sans excès. Bizarre….

La 1ere de ces grottes est dédiée à Shiva. Il est d’ailleurs représenté sous sa forme dansante cad. « Nataraja », dans 81 postures avec 18 mains. La 2e grotte est consacrée à Vishnu, la 3e également et la 4e est Jaïn. Dans le sanctuaire une statue d’Adinath qui est le 1er tirthankar (maître). Le site est entouré de nombreux éboulis de grès rouges, ce qui lui confère un cachet magnifique. De nombreux singes sa baladent partout mais ne sont pas agressifs du tout.

Vers 18 h je me rends donc au Badami Court Hotel pour aller y souper toute seule car visiblement il n’y a pas foule ici, ce qui n’est pas étonnant vu le prix des chambres. Par contre le restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et c’est excellent. A regret je m’en retourne au centre du village pour y donner un coup de fil et après quelques minutes j’y rencontre le Directeur du Badami court qui me demande étonné : Tiens, pourquoi n’êtes vous pas restée à mon hôtel.. Je lui explique donc que je voyage pour 3 mois et que je ne peux me permettre de payer plus de 1.000 rps par nuit car mon budget n’est pas extensible. Il comprend fort bien la situation et me propose de dormir à son hôtel pour la somme que je peux payer soit 1.000 rps pour une single impeccable. De plus, il m’offre la 1ere nuit puisque j’ai déjà payé l’autre hôtel. Il m’offre aussi les petits déjeuners et quand je lui demande pourquoi, il me répond qu’il veut que je garde un bon souvenir de Badami et de son hôtel en particulier. Il n’y a pas trop d’étrangers pour le moment et il me trouve sympa. Il enverra même quelqu’un reprendre mes bagages qui sont restés fermés et on me rapportera même une partie de la somme payée à l’autre hôtel. Ce Mr Naaghu est vraiment adorable. Je passerai une excellente soirée en sa compagnie à discuter de la vie en Inde et en Europe, de mes voyages, de sa famille (il est marié et a 2 charmantes petites filles). Ses parents vivent à Bhubaneshwar où il a passé toute son enfance. Il m’explique qu’il est issu d’une famille pauvre mais il a eu de la chance de trouver un bon boulot dans un hôtel et il a gravi tous les échelons un à un. Il est fier et à juste titre, de sa réussite, de ses enfants. Il est heureux ici à Badami où il vit depuis 2 ans et me promet de me présenter sa petite famille le lendemain soir.

Jeudi 3/11 : A 7 h un employé vient me réveiller à ma demande, avec un café offert par Mr Naaghu. Lorsque je descends, une ½ h plus tard, il m’attend dans la salle à manger pour partager mon petit déjeuner. En tant que copine du boss, je bénéficie évidemment de toutes les attentions. A 8 h le rickshaw réservé la veille par les soins de Naaghu arrive et après moultes recommandations au chauffeur de ne pas rouler trop vite, de me laisser tout le temps de visiter, me voici partie d’abord à Aihole qui est vraiment un site génial. Plein de temples dont 3 exceptionnels datant de la période Chalukya cad Ive S. Le Durga temple du 7e S. est vraiment magnifique taillé comme tous les autres dans une pierre de couleur sable doré qui prend des reflets superbes lorsque le soleil éclaire les nombreuses statues figurant sur les murs. On ne sait où donner du regard tellement il y a de choses à voir. En plus, le site est quasi désert, ce dont je me félicite. Quel calme !!!

Ensuite Pattadakalu, un autre petit village, une autre série de temples tout aussi beaux que ceux de Aihole. Ils sont d’ailleurs inscrits au patrimoine mondial de l’humanité. L’architecture religieuse de l’Inde du sud est particulièrement riche de décors somptueux et n’a d’égal que les palais prestigieux du Rajasthan. Sur les colonnes à l’intérieur des temples, de nombreuses scènes du Ramayana et du Mahabharata. Des scènes de batailles, d’amour, des animaux mythiques, des divinités protectrices etc…. Après toutes ces merveilles je rentre à Badami en faisant de nombreux arrêts. Sur la route, de tout petits villages où les enfants veulent tous me serrer la mainet où je pourrais faire des centaines de photos de visages expressifs. A peine arrivée à l’hôtel, Naaghu m’attend et me propose d’aller visiter un ultime temple bien caché dans la jungle. Il m’y amène en moto. Une petite demi heure de route et nous voici devant une autre petite merveille pas encore exploitée par le tourisme car trop difficile d’accès pour le moment. Le chemin est trop étroit pour une voiture ou un rickshaw et même à moto ce n’est pas très facile. L’endroit est infesté de singles mais aussi de serpents paraît-il. Je regarde donc bien où je pose les pieds. Dans le silence de la jungle, les petits perroquets verts et jaunes se font concurrence par leurs cris intempestifs. L’endroit est vraiment paradisiaque et Naaghu me montre toutes ses petites découvertes faites sur les murs de ce petit temple. Il vient souvent ici retrouver quelques minutes de calme quand il en a marre de régler tous les problèmes dû au manque de qualification du personnel qui fait de son mieux mais à qui il faut tout dire et tout apprendre car les écoles d’hôtellerie n’existent pas dans le coin et les salaires sont très bas. Pendant notre visite, 3 hauts personnages du département du tourisme arrivent sur les lieux pour une inspection. Naaghu les connaît bien et il me présente comme une amie très chère qui vient de Belgique. Il leur explique que j’adore l’Inde et que je visite le pays pour la 4e fois, ce qui les étonne un peu. Après une longue conversation, l’un d’eux me dit que je connais mieux son pays que lui qui pourtant travaille dans le tourisme. Etonnant quand même !!!! Du coup, ils me demandent des conseils pour augmenter l’afflux de touristes étrangers.. Mais je ne sais quoi leur dire. Qui suis-je pour leur donner des conseils. Mais ils attendent de moi une réponse intelligente et je leur dis que la 1ere chose à faire c’est sans doute d’améliorer l’état des routes. On parle encore un moment et puis nous quittons l’endroit. Naaghu m’emmène voir son copain, le docteur du village qui est en pleine consultation, pratiquement en plein air. Une piqûre par ci, une pilule par là, et tout ça pendant qu’il nous fait la conversation. Dans le fond de son petit cagibi, il y a une espèce de petite estrade sur laquelle est allongée une vieille dame toute recroquevillée avec un baxter qui pend à un clou tout rouillé au mur. Ca change un peu de nos cliniques aseptisées. Naaghu invite le docteur à se joindre à nous pour souper dans le resto du 1er hôtel où j’étais allée. Je pense qu’il profite de ma présence pour aller espionner un peu ce qui s’y passe. Ensuite il m’amène chez d’autres amis où je suis très bien accueillie. Café, biscuits. On me fait les honneurs de la maison, quelques photos souvenirs et puis nous prenons congé pour aller voir sa femme et ses 2 petites filles. Re-café, biscuits et visite de la maison. Les 2 petites filles sont adorables et la plus grande me raconte qu’elle veut devenir danseuse de kattakali. Elle me fait d’ailleurs une démonstration car elle apprend déjà. La petite est très timide et se cache derrière sa maman qui malheureusement ne parle que très peu l’anglais. Nous les quittons pour aller rejoindre le Docteur avant d’aller souper tous les 3 mais celui ci est trop occupé et ne pourra malheureusement nous accompagner. Nous irons donc finalement juste boire un verre dans ce drôle d’hôtel où le resto avait l’air pas mal de l’extérieur mais où le service est déplorable. Quand Naaghu demande l’addition, on lui facture 30 rps pour 2 cocas et 20 rps de supplément pour l’air conditionné dispensé dans le resto. Même lui est écoeuré et il leur donne 5 rps de plus car ils ont oublié de facturer la lumière. A ma demande nous retournons donc souper au Badami Court où je suis au moins sûre de bien manger. Lorsque le garçon vient me présenter la note, il le remballe car il est hors de question que je paie quoi que ce soit. Je suis son invitée. Il me dit qu’il regrette que je reparte le lendemain et qu’il aimerait avoir souvent des clientes comme moi, ce qui me touche bien évidemment. Pour moi aussi, toute cette gentillesse est exceptionnelle et je serai aussi triste de m’en aller d’ici.
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (6e épisode)
by Mile · 2006-01-23 · 2 replies
Samedi 29/10 : Debout à 6 h 30, pas de petit déjeuner avant 7 h 30. Bon tant pis, je vais aller prendre ma douche et déjeuner dehors. Pas de chance, plus d’eau du tout. Là, la moutarde commence à me monter au nez. Je refais mes bagages d’ailleurs à peine défaits et je descends payer ma note. Je laisse mes bagages à la réception car à 8 h, départ de l’excursion réservée la veille. Et on a le culot de me demander pourquoi je pars déjà. Parfois, il faut vraiment des nerfs d’acier pour tenir le coup en Inde. Enfin, dehors, il pleut toujours et il y a encore plus d’eau que la veille dans la rue. A 7 h 30 le bus arrive et j’y monte de suite puisque ça pleut sec. Je trouve de suite ma place mais à ma grande surprise toutes les fenêtres sont ouvertes et tous les sièges en tissu sont trempés. Comme je n’ai pas envie de prendre un bain de siège, j’annule et je ne suis pas la seule d’ailleurs. De toute façon, on ne voit pas à un mètre tellement il pleut. On me rembourse la moitié du prix mais peu importe, ça me laisse le temps de chercher un autre hôtel et mon ticket de train pour aller demain à Sholapur puis à Bijapur. A à peine 500 M dans une ruelle donnant sur un autre boulevard, je trouve un petit nid douillet, moderne, style hommes d’affaires où tout fonctionne à merveille et où le personnel est hyper gentil. Et tout ça pour moins cher que le Yatri Nivas qui est un vrai trou à rats mais avec une réception rutillante. Je vais donc chercher mes bagages mais à cause de l’eau qui stagne partout je veux quand même prendre un rickshaw car pour trimballer une valise à roulette dans 25 cm de flotte, ce n’est pas très pratique. On me demande 100 rps pour faire 500 M alors que cela devrait en coûter 10. Je les envoie promener même si je dois y aller à la nage. Quand je suis enfin installée, douchée et bichonnée car je n’ai rien d’urgent à faire, je vais me prendre un super petit déjeuner à) l’Indienne car le resto de l’hôtel est uniquement végétarien. Une excellente salade de fruit ma va très bien, avec un grand verre de jus de pastèque délicieux et quelques spécialités du cru. Puis je fais ma petite lessive et je regarde les infos à la télé. J’y apprends qu’il y a eu un accident de train à quelques 150 kms de Hyderabad. Un grand réservoir d’eau à cédé sous la pression de la pluie incessante et le train qui passait à proximité a été submergé. Plusieurs wagons se sont télescopés et sont tombés dans l’eau. Au moins 15 disparus, noyés sans doute et de nombreux blessés. Un moment après on annonce une explosion à Pahar Ganj et dans le Sarosni Market à Old Delhi. 40 morts et on ne compte pas les blessés. Les marchés étaient noirs de monde en cette veille de Divali. Les images à la télé sont épouvantables et je ferme bien vite pour ne plus voir ces horreurs. Je décide de partir à la gare pour acheter mon billet pour Sholapur, le lendemain. Nouvelle bagarre avec les chauffeurs de rickshaw. Mon dieu que je serai contente de quitter cet endroit qui me paraît être le pire de l’Inde. Tout le monde spécule ici pour savoir comment gagner un maximum d’argent sur le dos de quelqu’un d’autre, touriste ou pas d’ailleurs. Cela semble être le sport local favori. Evidemment es étrangers sont les cibles de choix. Arrivée à la gare, pas de problème, j’ai mon ticket endéans les 10 minutes et je suis contente car de nombreux trains sont annulés suite aux pluies incessantes dans le Tamil Nadu, en Orissa et en Andra Pradesh. En sortant de la gare je ne résiste pas à aller faire mes petts commentaires au bureau de tourisme. Je suis tellement en colère devant ces fonctionnaires idiots, qu’on finit par m’escoter à mon hôtel sous bonne garde de la police qui négocie elle-même pour moi le prix d’un rickshaw à 15 rps (au lieu des 150 qui m’étaient demandé auparavant. C’est vraiment triste d’en arriver là. Arrivée dans le hall de l’hôtel, la télé annonce un autre attentat dans Chandi Chowk à Delhi, 40 morts au moins. C’est vraiment une journée noire. Si ça continue comme ça, je serai au Nepal bien plus vite que prévu car c’est l’horreur totale. Puis quelques minutes plus tard, encore un attentat devant la gare de New Dehli. Mais que se passe t’il ? Divali commence demain. Cela devrait être une fête de joie . Delhi est sous alerte rouge. J’ai le moral dans les godasses aujourd’hui Je hais toute cette violence. Je ne sais quoi faire, je sors malgré la pluie et je marche, ça me calme un peu. Pour finir cette journée plus que pénible, il ne me reste qu’à aller souper au Yatri Nivas comme la veille puisqu’au moins le resto est bien. Aussitôt la dernière bouchée avalée, on m’apporte l’addition que je n’avais pas encore demandé (mais c’est habituel). En déposant la note, le garçon me rappelle de ne pas oublier les « tips »( pourboires) !!! On ne sait jamais. J’ai à peine le temps de déposer un billet de 500 rps à côté de la note qu’un garçon saute sur le petit callepin. Quand on me ramène la monnaie, je la ramasse bien vite et je vais me coucher car je sens que je vais exploser.

Dimanche 30/10 : Ravie de quitter Hyderabad, je me prépare de bonne heure et pourtant je regrette de quitter cet hôtel où tout le personnel est si sympa. Ici au moins, je me sentais bien. J’arrive à la gare vers 11 h. Mon train pour Sholapur part à 11 h 45, voie 1. Je m’installe donc pour un moment dans la salle d’attente réservée aux dames et en attendant l’heure je termine un chouette bouquin commencé quelques jours auparavant. Il est 11 h 40 et toujours pas de train. La gare est noire de monde car beaucoup de trains sont annulés ou retardés à cause de l’accident de la veille mais aussi à cause du mauvais temps. Il semblerait bien que ce soit le cas du Konark Express également. Je vais donc voir ce qu’il en est et on me dit que mon train arrivera vers 12 h 15. Je retourne donc dans la salle d’attente où je commence à papoter avec une jeune fille de 15 ans qui après les 1ères questions d’usage me montre ses diplômes et ses médailles sportives dont elle est très fière et à juste titre. C’est une nageuse qui malgré son jeune âge fait déjà de la compétition à haut niveau. Je lui souhaite d’aller aux prochains jeux olympiques. Elle est aux anges. Sa maman aussi d’ailleurs, elle est si fière de sa fille. Mon autre voisine est étudiante en médecine. Elle veut devenir pédiatre. Elle étudie à Aurangabad et attend son train pour Vijayawada où réside sa famille qu’elle va rejoindre pour fêter Divali et pour assister aux fiançailles de sa sœur qui se mariera en février prochain. On aura beaucoup de temps pour converser sur plein de sujets différents et j’en apprends beaucoup sur le quotidien des femmes, entr’autre car à 12 h 30 on m’annonce mon départ pour 15 h, puis 17 h. A 17 h 15 le train arrive enfin mais sur la voie 2. Je quitte donc bien vite me nouvelle copine qui elle partira Dieu sait quand ???? Je m’installe dans mon compartiment déjà occupé par une dame assez âgée et un jeune homme à l’allure sportive tout de jeans vêtu, avec de belles baskets blanches et un large sourire. Il me cède immédiatement la place près de la fenêtre où je serai mieux me dit-il. Evidemment après cette entrée en matière, il m’apprend qu’il est de Sholapur où je me rends justement, qu’il est dans la marine, qu’il est lutteur semi professionnel, qu’il est marié depuis 2 ans et que sa femme vit à Sholapur avec ses parents alors que lui est basé à Visakhapatnam. Il rentre chez lui pour Divali. Il n’en revient pas que je voyage seule en Inde et me propose d’emblée de m’emener à mon hôtel car on arrivera très tard. Effectivement vu l’heure à laquelle on est parti, il sera minuit au moins. J’accepte donc car il n’était pas du tout prévu que je passe la nuit à Sholapur où je devais normalement reprendre de suite un bus pour Bijapur. Il m’indique l’adresse d’un très bon hôtel et on papotera ainsi une bonne partie du voyage. Comme je n’ai pas réservé de repas, il m’offre plein de fruits, des mandarines, des pommes et des bananes. A mi-chemin, on apporte le souper. La vieille dame est rejointe par sa fille qui était dans un autre compartiment. Elle me salue très gentiment et engage elle aussi la conversation. Elle travaille à Bombay dans le social et encore une fois j’apprends plein de choses sur la vie des orphelins, des enfants démunis, des personnes âgées ou seules, surtout des femmes. Elle me donnera son numéro de téléphone et me prie de la contacter à mon retour à Bombay pour dîner un soir chez elle avec sa petite famille. Cette dame très sympathique est très cultivée, ce qui rend la conversation des plus intéressante. Elle aussi s’inquiète de me savoir seule si tard dans une ville étrangère mais le jeune homme la rassure de suite et il promet qu’il prendra soin de moi. Quand le train entre en gare de Sholapur, je n’ai pas le temps de prendre ma valise car il est déjà descendu avec ses bagages et les miens. Il m’accompagne jusqu’au rickshaw, parlemente quelques instants, installe les bagages devant à côté du chauffeur et me prie de monter. Lui s’installe également à côté du chauffeur et en 2 temps, 3 mouvements je suis arrivée a City hotel 3 * (800 rps). Je veux payer le rickshaw mais rien à faire, il n’en est pas question. Il va jusqu’à négocier le prix de ma chambre et même si je ne comprends pas un traître mot de sa conversation avec le réceptionniste, je vois bien qu’il lui fait tout plein de recommendations pour que je me sente bien et à l’aise dans cet hôtel. Avant de s’en aller, il me donne son n° de portable et me demande si je veux visiter le très beau temple local. Je préfèrerais partir le plus tôt possible mais devant tant de gentillesse, je ne peux que lui dire, oui bien sûr avec plaisir. Nous convenons donc qu’il passerait me prendre vers 10 h. Et je vais bien vite me coucher car il est déjà 1 h du matin mais je suis ravie d’avoir rencontré tous ces gens adorables et une fois de plus, je me dis que l’Inde est faite de contradictions, qu’on y côtoie en permanence le pire et le meilleur, mais Dieu que ce meilleur est agréable. Hier furieuse, aujourd’hui aux anges, je m’endors heureuse de cette belle journée.
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (5e épisode)
by Mile · 2006-01-22 · 0 replies
Lundi 24/10 : Dès mon réveil je me mets donc en quête d’un hôtel plus convenable. Je le trouve à 600 M du précédent. Le Classic hotel = 800 rps mais très bien, chambre propre, moderne avec eau chaude et tout le confort d’un hôtel pour hommes d’affaires. Un peu impersonnel mais bon accueil. Le patron me propose même d’aller prendre mes bagages avec sa voiture personnelle. Il m’offre en outre une heure d’internet par jour et le computer de son bureau pour taper mon récit. Je m’installe donc puis direction bureau du tourisme. Là aussi hyper gentils. Je décide de réserver par leur intermédiaire un tour organisé pour Ellora et un autre pour Ajanta. En sortant, un chauffeur de rickshaw me propose d’aller visiter un ateler de tissage de saris Paithani, une spécialité de la région qui est en fait une trame de soie, tissée avec du fil de soie d’un autre ton et de fils d’or qui forment de magnifiques motifs géomètriques. Ces saris demandent plusieurs mois de travail et sont donc très chers. Dans le même atelier, on me fait une démonstration de tissage « Himroo », autre spécialité de la ville. Cette fois la trame est en coton et le tissage s’effectue avec de la soie mélangée à de l’argent. On en fait plutôt des châles très colorés, peut-être un peu trop pour mon goût personnel. Je m’en vais ensuite vers le bazar, l’énorme marché de la ville tenu en majorité par des musulmans. Les femmes circulent ici voilées jusqu’aux yeux qui seuls émergent de leur tenue nore corbeau. Des regards furtifs, pas de grands sourires, mais pas d’hostilité non plus. On dirait d’ailleurs qu’elles ont peur de lever les yeux et de rencontrer d’autres regards. C’est dommage ! Les hommes par contre ont beaucoup plus de blabla mais cette fois, c’est moi qui les ignore car il ne semble pas trop sympa. En passant devant une échoppe, je m’arrête un moment pour regarder de très beaux bronzes. L’artisan m’interpelle et me propose de rentrer pour voir sa collection. Je dois dire que le travail est de grande qualité et l’homme semble passionné par son travail. Il me montre plein de superbes pièces (uniques car travail entièrement fait main, pas de coulages en série). J’ai une envie folle d’acheter mais ces plus belles pièces sont grandes et lourdes. Les prix sont raisonnables, ce qui ne me facilite pas les choses pour me faire une raison. En plus, l’homme est hyper gentil et même si je n’achète pas, il m’offre de jeter un coup d’œil à son petit trésor. Il s’agit de peintures de grande qualité, copie de celles qui se trouvent dans les grottes Bouddhiques d’Ajanta. Elles sont bien gardées au fond d’un coffre-fort qu’il ouvre pour moi avec de grandes et lourdes clefs. Il finit par me proposer d’aller boire un thé dans son logis privé situé juste au-dessus de sa petite boutique. Sa femme tout aussi adorable m’apporte le thé, des biscuits qu’elle a préparé spécialement pour Divali, la semaine prochaine. J’ai donc passé 2 h très agréables en leur compagnie à papoter de tous les plus beaux sites de l’Inde, de l’art du bronze, de la danse et de la peinture. Cet homme est étonnant et très érudit et sa femme le regarde avec adoration. Je fini par prendre congé à regret et aussitôt que je me retrouve dans la rue, je regrette encore plus de n’avoir rien acheté mais la route est encore longue. Il me reste encore 2 gros mois de voyage et les compagnies aériennes limitent de plus en plus le poids des bagages maxi autorisé et il faut que je me fasse une raison. Que c’est dur parfois de laisser toutes ces merveilles derrière soi. Je continue donc de déambuler dans les ruelles du vieux quartier et je me retrouve au milieu de dizaines de boutiques de saris. Mon regard se fige sur un voile de soie d’un beau saumon pâle rehaussé de broderies ton sur ton mêlées de fils d’argent. Ca y est, c’est décidé, c’est celui que je porterai pour le mariage de Saru. Il me reste à trouver le tailleur qui me fera le « choli » assorti à porter sous le sari. Je le trouve rapidement dans une ruelle adjacente. 40 rps pour la façon et il m’accompagne même pour acheter le tissu qui convient le mieux. Finallement je m’achète encore du tissu pour me faire 2 penjabi-dress. Le tailleur viendra m’apporter le tout à l’hôtel après-demain soir. Allez maintenant je rentre. Décidément j’adore cette ville.

Mardi 25/10 : J’ai donc opté pour une excursion organisée pour aller à Ajanta à 100 kms d’Aurangabad. Le bus est plein, nous partons à 8 h 30. Il y a 3 h de route. De 11 h 30 à 13 h 30 le guide nous explique moitié en anglais moitué en hindi, l’histoire et la vie de Bouddha qui est retracée sous forme de fresque sur les murs de ces grottes extraordinaires dont certaines datent du 2e S avant JC. Dommage, il y fait très sombre afin de protéger les peintures qui s’haltèrent à la lumière vive, ce qui ne nous permet pas d’en voir tous les détails mais les couleurs sont restées vives. Après la visite je suis tellement frustrée de n’avoir vu que très rapidement les grottes les plus importantes que je m’arrange avec le guide pour pouvoir rester seule sur le site pendant que le reste du groupe va prendre le lunch à 4 kms dans le restaurant où sont garés les bus. Pour protéger quelque peu le site le ministère du tourisme Indien a mis en place une navette de bus spéciaux (électriques, et donc non polluants) qui sont les seuls à pouvoir accéder à l’entrée du site contre 25 rps. Voilà une bien bonne initiative. Le droit d’entrée est de 250 rps pour les touristes étrangers et 10 rps pour les touristes Indiens. Je peux donc retourner seule voir mes grottes préférées à l’aise et je rejoins le groupe à 15 h 30. A peine arrivée sur le parking, je suis happée par les marchands du temple. Un magnifique Bouddha en pierre verte veinée de blanc et bien travaillée attire mon regard mais aussitôt on m’annonce le prix : 8.000 rps. Devant mon refus ils vont jusqu’à baisser le prix jusque 500 rps mais encore une fois c’est bien trop lourd et puis je n’aime pas ce système de harcèlement continuel. Ma parole, je deviens sage !!!! Retour en 3 h. Je suis assise à côté d’un jeune homme charmant. Il est de Bombay et a profité d’une semaine de séminaire à Aurangabad pour visiter Ajanta. Nous conversons pendant toute la route et avant de descendre du bus, il me donne sa carte en me proposant de m’héberger si je reviens à Mumbai. Il habite dans un grand appartement avec sa toute jeune épouse et ils n’ont pas encore d’enfants. Chouette, encore une bien belle journée.

Mercredi 26/10 : A l’instar de la veille, l’excursion m’amènera aujourd’hui à Ellora, d’autres grottes Bouddhiques à 30 kms de la ville seulement. Nous commençons pourtant par un autre site : Daulatabad, un fort impressionnant. Une petite merveille de trouvailles ingénieuses pour que ce fort reste imprenable. Malgré tous les dispositifs si élaborés, il finira par tomber aux mains de l’ennemi qui fût assez malin pour soudoyer un garde au lieu d’essayer de prendre le fort par la force. Le palais trône à 200 M sur une colline entourée de 2 épais remparts séparés par des douves qui outre de l’eau contenaient des crocodiles et des serpents d’eau en masse. Dur dur dans ce cas de franchir ces douves…. Les grottes d’Ellora sont encore plus merveilleuses que celles d’Ajanta. En plus nous bénéficions des services d’un excellent guide. Nous n’aurons hélas pas le temps de visiter tout le site et devrons nous contenter de la visite des principales grottes qui sont en partie Bouddhiques, en partie Jaïn et dont une seule est dédiée à Shiva, mais il faut dire que c’est la plus extraordinaire. Le Kailash temple puisque c’est de lui qu’il s’agit est vraiment époustouflant. Il est comme tout le site, taillé dans la montagne (excavé en partant du plateau, vers le sol du temple) c’est presque incroyable à imaginer tellement le travail semble colossal. Une profusion de sculptures et d’ornementations lui donne un cachet à nul autre pareil. Je croyais avoir vu les plus belles grottes Bouddhiques en Chine (Dunhuang, Dazu, Luoyang, Datong etc…) Mais ici c’est tout aussi génial et inoubliable. Je reste sans voix. Nous poursuivons l’excursion par la visite de 2 temples Hindous sans grand intérêt puis nous irons à Kultabad où se trouve la tombe toute simple d’Aurangzeb, dernier grand empereur Moghol. C’est aussi ici que fût tourné le film « Paheli » Bibi Ka Maqbara se trouve juste à la lisière de la ville. C’est une réplique du Taj Mahal (nettement plus petit quand même). Ce mausolée a été construit sous le règne d’Aurangzeb pour sa mère. Bel exemple d’amour filial. Une journée bien remplie donc, même un peu trop. Je suis contente de regagner mon hôtel pour un repos bien mérité.

Jeudi 27/10 : Journée creuse. Je quitte Aurangabad à 19 h 10 en train en compagnie d’un jeune allemand rencontré la veille au Bibi Ka Makbara. Il passe par Hyderabad pour aller à Chennai. Le pauvre ignore tout des inondations et des trains supprimés. Je lui conseille donc vivement de changer d’itinéraire et je passe toute ma soirée à lui en établir un autre car il ne semble pas avoir préparé son voyage du tout et se demande ce qu’il pourrait bien faire pour échapper à la pluie torrentielle qui sévit pour le moment du côté de Chennai.

Vendredi 28/10 : Arrivée à 9 h à Secundarybad où je suis de suite confrontée à la gourmandise et à la malhonnêteté des chauffeurs de rickshaw. Je dois me battre ferme pour obtenir un prix décent pour me rendre au Yatri Nivas Hotel qui est considéré par Lonely Planet comme bien tenu avec grandes chambres TV et eau chaude 24/24 h. Grandes chambres, oui mais qui puent le moisi et dont les murs sont noirs d’humidité. La TV fonctionne très bien mais pas d’eau chaude qui doit revenir d’une minute à l’autre. J’attends toujours…. Tout ça pour 800 rps + taxe et l’arrogance du personnel en prime. Normal, c’est un hôtel gouvernemental. Je prends quand même pour une nuit car j’ai peu et mal dormi dans le train. J’ai surtout envie d’une bonne douche mais une heure plus tard, toujours pas d’eau ni chaude ni froide d’ailleurs. Bon, je me fais une raison et je descend à la réception où on me propose de me conduire gratis dans une boutique de perles. J’accepte en sachant d’avance que je n’y achèterai rien mais le magasin est situé près du bazar et de Charminar que je veux voir bien sûr. Ce quartier étant vraiment loin de mon hôtel, ça m’évitera des discussions sans fin avec les chauffeurs de rickshaw. Arrivée à Charminar, une foule considérable (rien que des hommes) est assise sur la rue, sur des tapis de prière. Il est 13 h 30 et nous sommes en pleine période de ramadan, ceci expliquant cela. Un tout petit couloir est réservé aux piétons qui ont vraiment besoin de circuler. La police est vraiment très présente. 3 policiers casqués et matraque à la main, tous les 5 M, quelle ambiance !!! Pourtant personne ne me paraît agité ou hostile. Les gens sont complètement concentrés sur leurs prières. Je ne pourrai cependant pas atteindre la grande mosquée qui est encore plus noire de monde et dans un périmètre de sécurité maximum. Comme c’est vendredi, pratiquement tout est fermé aujourd’hui. En plus il fait gris et je décide d’aller au zoo qui est paraît-il le plus grand et le plus beau de l’Inde. En effet, ici pas de cages, mais des enclos très spacieux entourés d’eau où évoluent toute la faune du pays. Le clou du zoo, un superbe léopard que j’ai pu approché à un mètre grâce à un petit backshish. Impressionnant ! Le gardien qui s’en occupe l’appelle par son nom et il arrive aussitôt comme un gros chat. Il se frotte même contre les jambes de l’homme. Je n’irai pas jusqu’à en faire autant malgré l’envie qui me tenaille car je suis fascinée. Son regard est plongé dans le mien à juste un mètre de distance. Je n’ose bouger, lui ne bouge pas non plus. Je souris et comme s’il avait compris que je le trouve magnifique, il ouvre la gueule en émettant un grognement mais qui n’a rien de féroce. Un moment de pur bonheur même si nous sommes quand même dans un zoo, ce que je n’apprécie pas vraiment en général. Plus loin, 4 jeunes tigres blancs sont tout aussi merveilleux. Je verrai successivement des daims tachetés, des nilgais, des mangoustes, des lions d’Asie, des ours bruns et noirs et des rhinos unicornes ainsi qu’un éléphant qui ballade nonchalamment son cornac dans les allées du parc. J’y passe une bonne après-midi. D’ailleurs dans mes déambullations je rencontre toute une école de jeunes filles de Warangal en uniforme pimpant, accompagnées de leur prof qui me fond littéralement dessus pour me serrer la main, discuter un moment, échanger nos adresses et faire bien sûr quelques photos. Le directeur de l’école est également de la partie et il me promet de mettre l’histoire et la géo de la Belgique au programme scolaire dès le rentrée après Divali. Tout ça me fait bien sourire mais je vois que ça vient droit du cœur en tout cas. Hélas, tous les bons moments ont une fin et il me faut encore 1 fois négocier ferme pour qu’un rickshaw mette le compteur car nous sommes tout à fait à l’autre bout de cette ville immense qu’est Hyderabad, ville surpeuplée où les gens conduisent vraiment comme des cinglés. On risque sa vie à chaque traversée de rue et je suis contente d’avoir booké une excursion pour demain car vraiment ces négociations stériles m’épuisent. Après une petite heure passée dans un cyber café où je suis entourée de jeunes gens sympas, je m’apprête à aller manger quand tout à coup il se met à pleuvoir des hallebardes. Tant pis, après avoir attendu un bon moment je pars quand même mais la rue est déjà sous eau car il n’y a aucun système d’égouttage pour l’absorber. Je patauge donc tant bien que mal dans cette eau noire et boueuse jusqu’à l’hôtel qui a quand même un plus : un excellent restaurant où je rêve d’une bonne côte à l’os en dégustant comme d’habitude un chicken tikka succulent. En sortant du resto, je me trouve devant une voiture blanche garée en travers de la porte et plus moyen de rentrer ou de sortir de la cour intérieure où se trouve le resto. Il pleut toujours à torrents. Comme son propriétaire a déserté les lieux et que la voiture est ouverte, tout le monde est obligé de rentrer par une portière arrière et ressortir par l’autre pour se retrouver dans une immense flaque provoquée par un trou profond dans la chaussée. Le proprio imbécile revient juste au moment ou je ressors de sa voiture et il se fait copieusement insulter par tout l’attroupement mouillé qu’il a provoqué par sa connerie. Je n’ajouterai rien mais je n’en penses pas moins. Une fois de retour dans ma chambre, toujours pas d’eau chaude mais ça va, j’ai pris ma douche dehors et à l’eau froide.
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (4e épisode)
by Mile · 2006-01-22 · 0 replies
Vendredi 21/10 : pas grand chose à faire dans cette ville sinon tuer le temps en attendant l’heure de prendre le train pour Mumbai. Départ à 17h40. Quand le train arrive en gare, impossible de trouver notre wagon. Evidemment, puisqu’il n’est pas là. Je râle encore une fois contre ce chef de gare qui m’avait personnellement amené sur le quai à l’endroit précis où devait s’arrêter notre compartiment. Après 5 à 6 minutes où l’on coure dans tous les sens, on raccroche encore 2 wagons parmi lesquels se trouve le nôtre, mais j’ai de sérieux doutes quant à la place qu’on nous attribue car on nous a collé en 1ere classe alors que nous avons payé pour des couchettes en 2TIER AC. Effectivement le contrôleur arrive et nous demande de payer 2.200 rps de supplément. Je refuse énergiquement en lui expliquant gentiment que je n’ai jamais demandé de venir en 1ere classe et que c’est faute de trouver notre couchette qu’un employé de la gare nous a dit de nous installer ici. Après moultes explications, il nous amène enfin à notre place où 2 messieurs sont déjà installés mais qu’ils regagneront leurs couchettes du dessus dès qu’ils auront mangé.. Enfin tout est bien, qui finit bien.

Samedi 22/10 : Arrivée prévue à Mumbai à 8 h 10 et une fois de plus nous arrivons pil poil à l’heure. Direction Regent Hotel où on dépose les bagages. Puis direction Gulfair pour demander si mon compagnon peut changer sa date de retour en France. En effet, il est malade et préfère rentrer. Aucun problème, et pourtant son billet était ni échangeable et non négociable. Ils se sont donc montrés très compréhensifs et ceci sans aucun supplément de prix. Il pourra donc repartir sur le vol de 19 h puisqu’il reste de la place. Vers 15 h je l’amène à l’aéroport où on me demande 60 rps pour pouvoir entrer. Ok je trouve ça bizarre mais puisque c’est affiché en grand et que c’est une taxe gouvernementale, je paie. Avec mon billet que je présente à l’employé on me laisse donc franchir la 1ere porte.. Je marche encore 10 mètres maximum et puis 2e porte. Encore un contrôle et là je suis à nouveau refoulée. J’ai beau présenter mon billet, rien n’y fait, je ne peux pas aller plus loin. Une arnaque de plus donc et celle-ci est gouvernementale. Je n’ai plus qu’à m’en aller et je décide de rentrer en train depuis la gare d’Andheri jusque Churchgate. Pour moi, le vrai voyage commence ici. Je peux prendre le bain de foule comme je les aime. Dans le train plein de sourires. Monsieur tout le monde qui n’a rien à voir avec le monde du tourisme est resté hyper sympa et je m’en réjoui car le secteur touristique lui a bien changé et que ce soit du domaine du privé ou gouvernemental, ça n ‘a pas évolué dans le bon sens. Mais bon, il n’y a pas qu’en Inde que ce phénomène existe et pour les gens qui voyagent depuis de nombreuses années, c’est parfois un peu dur à avaler surtout quand on retourne dans un pays 10 ou 20 ans après. Tellement de choses ont changé que l’image idyllique q’on en a gardé en prend un sérieux coup. Arrivée à Chruchgate, je décide de poursuivre à pied jusqu’à mon hôtel. A Nariman Point, je me fait gentiment draguer par un jeune homme d’à peine 25 ans, ce qui me fait pouffer de rire évidemment. J’ai 60 ans et je sais que les jeunes Indiens sont très en manque donc je ne me fâche pas mais je lui explique gentiment que je suis mariée et il me laisse. Nous partons donc chacun dans une direction opposée. Sur Colaba Causeway, plein de monde, plein d’échoppes en tout genres mais surtout des souvenirs et encore des souvenirs. Je rentre dans un emporium où je dois rassembler tout mon courage pour ne pas succomber à la fièvre acheteuse mais il me reste encore trop de kms à parcourir donc je ferai de mon cœur une pierre et je m’en vais manger au café Léopold plein à craquer. Je rentre à l’hôtel vers 23h30, la rue est presque déserte et pourtant je me sens en parfaite sécurité. Les marchands de souvenirs en tout genres ont quittés les lieux et sur les trottoirs de nombreuses femmes, hommes et enfants dorment à même le pavé sâle et plein de trous. Certains sont plus chanceux et dorment sur de vieux charpoïs usés.

Dimanche 23/10 : Ce matin ma promenade me conduit à Sassan Docks au sud de Colaba. C’est l’endroit où tous les bateaux de pêche de Bombay arrivent avec le fruit de leur travail nocture ou très matinal. A l’entrée du quartier la police m’interdit d’abord l’accès. Devant mon insistance et mon plus beau sourire, on me laisse entrer mais interdit de faire des photos. Ok je promet mais je le regrette aussitôt car c’est un de ces endroits peu commun. Beaucoup de femmes y circulent en effet avec de grands paniers sur la tête, vides ou pleins de grands poissons argentés et ruisselants. Certaines de ces femmes arborent des bijoux magnifiques aux chevilles surtout et aux oreilles ainsi que des bijoux de nez parfois énormes. Elles portent toutes des saris très colorés car elles ont beau travailler dur, elles n’en restent pas moins coquettes. Elles sont très souriantes et certaines se risquent même à me demander de les prendre en photos mais tout est très surveillé ici et je n’ose pas. Plus loin toute une troupe de très jeunes filles et parfois même des fillettes trient des tonnes de crevettes déjà cuites. Certaines autres nettoient des petites pieuvres dans une eau mélangée à l’encre noire qu’elles rejettent. Une de ces toutes jeunes filles insiste pour que je la prenne en photo. Je m’apprête à prendre le risque mais je suis chassée comme une malpropre par un grand type bien habillé qui doit sans doute être le patron. Je longe maintenant un quai où je me fait encore rappeler à l’ordre par la police, pourtant je n’ai rien fait cette fois. Je regarde tout simplement tous ces dows, de très gros bateaux arabes en bois dont certains sont vraiment magnifiques malgré la crasse qui les recouvre. Les équipages sont ravis de l’intérêt que je leur porte et je m’attarde un peu plus longtemps devant celui qui déjà déchargé va bientôt repartir sans doute car par un système des plus ingénieux, on lui déverse une quantité impressionnante de glace dans les cales. En fait il s’agit de faire glisser les glaçons dans une espèce de toboggan rudimentaire qui est en fait une simple toile relevée et maintenue de chaque côté par une rangée d’hommes pendant que de grosses charrettes de bois drôlement bien étudiées, se relayent pour décharger leur lourde cargaison amenée jusque là par un seul homme. Je suis fascinée par tout ce qui se passe sous mes yeux. Quel contraste avec le juteux tourism-business. Ici c’est l’Inde vraie que je côtoie enfin. Les hommes sont fiers du travail qu’ils font et encore une fois on m’invite à les prendre en photo. Je m’exécute en vitesse mais à la sauvette et je finirai quand même par faire quelques clichés de tout ce petit monde qui bosse dur mais est heureux de vivre. Je continue à flâner ici toute la matinée. Cet endroit est vraiment fabuleux, sans doute le plus vivant et le plus authentique de Bombay, et qui se laisse doucement apprivoiser. Après un chicken fried rice, je m’en irai prendre le train pour Aurangabad où je dois arrivers vers 0 h 30. 40 rps pour le taxi jusque Victoria station et 10 rps pour le porteur et me voilà installée pour 8 h et 403 kms dans le 7605 Nandigram Express. Dans mon compartiment je suis entourée par 2 hommes d’affaires très sympas et une jeune femme moderne et énergique avec qui je converse pendant un bon moment. Comme il se fait tard je m’installe à proximité de la gare au Great Pe, jab hotel où je ne passerai qu’une nuit car pas très confortable et surtout pas trop propre pour 650 rps. Mais pour ce soir ça ira.
Demi tour de l'Inde en 80 jours (2e partie - manquante)
by Mile · 2006-01-22 · 6 replies
Et oui je suis rentrée depuis un moment de ce fabuleux voyages où j'ai beaucoup râlé et je m'étais juré que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette Inde qui a bien changé depuis mes 1ers voyages. Mais avec le recul, je ne pense déjà plus qu'à une chose, y retourner pour découvrir le Ladakh entr'autres que je ne connais pas encore.

Jeudi 13/10 : A 7 heures precises le bus deluxe demarre au grand complet pour Bhavnagar, petite ville poussiereuse specialisee dans la fabrication de coton et dans le commerce du diamant. Rien de bien special a y voir sauf un beau palais transforme en hotel de luxe ou nous irons souper le soir, au milieu d’un jardin agremete de fontaines et de beaux eclairages. Nous y mangerons d’ailleurs tres bien et le cadre est super agreeable. Notre hotel, le Bluehill est d’ailleurs tout aussi agreeable et c’est une bonne surprise. De notre fenetre nous avons une vue sur un grand parc plante d’arbres ou s’ébattent de nombreux oiseaux "painted storks" qui sont une sorte de cigognes aux ailes roses.

Vendredi 14/10 : Aujourd’hui est un grand jour. En effet, j’ai moi aussi révé depuis longtemps comme toi, ma Sandrine, d’escalader la colline de SHATRUNJAYA ou se trouve les 863 temples Jains de Palitana. Nous quittons donc l’hotel vers 7 h en jeep et après 51 kms vite parcourus, nous voici donc sur le lieu d’un des plus celebre pelerinage en Inde. Dès que la voiture s’immobilise, une horde de “doli” porteurs se precipitent pour avoir le privilege de nous porter jusqu’en haut. Je deteste l’idée meme de me faire porter par de pauvres bougres minces mais musclés par les nombreuses ascensions qui sont leur seul gagne-pain, et vu la chaleur etouffante qu’il fait déja alors qu’il n’est meme pas 8 h, je me résous tout de meme tant bien que mal a négocier avec un des “doli”. Il y a 2 systeme differents de portage et j’opte pour celui qui me parait le plus confortable pour moi-meme mais aussi pour les porteurs puisqu’il s’agit dune chaise tout a fait normale (genre chaise de camping) fixee sur de gros bambous et poses sur les epaules de 4 hommes. Je negocie au prix mentionne dans la derniere edition du Lonely Planet, bien que cela me parait bien peu paye au regard de l’effort a fournir (surtout que je ne suis pas en mesure de faire de la pub pour taillefine). Mais bon, il faut aussi penser a ceux qui viendront après moi et il ne faut pas donner de mauvaises idees parait-il. Je m’installe donc au prix convenu et en moins de 2, je me retrouve a 1, 50 M du sol avec juste une bouteille d’eau sur les genoux et un appareil photo attaché a un pan de ma penjabi-dress car aucun objet en cuir n’est autorise sur la colline sacree, qui est desertée la nuit, meme par les prêtres. Je n’en mène pas large car quand je vois devant moi ces homes si menus, je me demande comment ils feront pour arriver la haut. La route jusqu’au sommet fait +/- 4 kms avec un denivelle de 600 M et plus de 3.000 marches a gravir. Il faut donc fournir un effort considerable pour deja se hisser en haut soi-meme mais s’il faut en plus porter quelqu’un sur les epaules, c’est un travail de forçat et avec la chaleur intense en plus, je me demande plusieurs fois si je ne vais pas renoncer car je ne suis vraiment pas en paix avec ma conscience. A ma grande surprise, les 4 jeunes gens qui me portaient et qui s’arrêtent d’ailleurs tres souvent (ceci dit je les comprend fort bien), me posent par terre et me reclament la somme totale convenue pour le portage, et ce après 600 M seulement. Je refuse et leur dis que je ne paierai qu’une fois arrivee en haut. Il me reclament 200 rps x 4 puisqu’ils sont 4 alors que le prix convenu etait de 200 rps au total. Ce n’est donc pas tres honnete et moi qui me preparait deja a leur donner un bon pourboire, je me fache pour de bon et je les envoie promener sans les payer du tout car j’ai horreur qu’on m’arnaque ou qu’on se paie ma tete. Qu’a cela ne tienne, je monterai donc a pied. Entretemps, tout un attroupement s’est créé autour de moi et tout le monde y va de son petit commentaire. Les clients me donnent raison, les porteurs évidemment pas. Les autres pélerins se fachent sur les 4 malhonnetes et je prend la fuite, ce qui met fin aux palabres. Quelques 100 marches plus haut, un vieux et charmant monsieur négocie pour moi 2 autres ‘doli” beaucoup plus ages. Ils se servent d’un systeme légerement different a savoir une assise en corde fixee a 4 cordes plus grosses et plus solides, qui sont elles-memes attachees a des gros bambous qu’ils portent sur les epaules. Le vieux monsieur se donne beaucoup de mal et je ne peux donc refuser d’employer ces 2 “doli” meme si je trouve le systeme encore plus précaire que le precedent. Je m’installe donc tant bien que mal sur cette petite assise posee a meme le sol, avec les jambs croisees sous moi comme le font les yogis (en beaucoup mieux evidemment car je suis raide comme la justice) et en 2 coups de cuillere a pot, me revoila dans les airs et nous voila partis. Sur le chemin tout le monde me sourit et me salue, heureux de ce bon dénuement mais moi je dois etre un peu verte car je ne me sens pas très a l’aise au bout de ces cordes, comme une marrionnette prête a tomber dans le vide. Mes porteurs s’essoufflent assez rapidement, les pauvres et j’en profite pour faire un nouveau deal avec eux. Pour le meme prix, ils me portent sur 25 marches et moi je monte a pied les 25 suivantes ainsi que sur terrain plat, s’il y en a (ce dont je doute quand je regarde vers le sommet). Ok, tout le monde est content et c’est ainsi que 3h15 plus tard, je peux enfin contempler le sanctuaire principal dedie a Sri Adishwara ou temple d’Adinath. En fait, j'ai plus marché qu'été portée mais je n'en suis pas fâchéer du tout malgré l'effort que cela m'a demandé. Mes porteurs sont déjà assez crevés comme ça car pour eux c'est la 2e ascension. La colline de Shatrunjaya est entierement dediee aux dieux. Les temples ont ete edifies pendant 900 ans. Dans les nombreux temples et templions, on peut voir des statues en marbre blanc ou noir dont certaines sont pourvues de bras et mains en argent massif. Le front est orné de nombreuses pierres precieuses (diamants, rubis, saphirs). Certaines statues arborent des colliers de tres grosses perles en nacre rose reçus en offrandes des pélerins dont les voeux furent exaucés, mais toutes les statues arborent le meme visage avec des yeux rappelant un peu ceux que l’on peut voir sur le stupa de Bodnath a Kathmandu. Il est a noter aue le fondateur du jainisme et Bouddha furent contemporains. Je passé un long moment a regarder et a m’impregner de toute la magie de ces temples ou je ne peux malheureusement faire des photos qu’a l’exterieur. La devotion des fideles est palpable et je me laisse gagner par cette ferveur qui m’envahit lentement. Je me prends meme a faire un voeux pour celle qui se reconnaitra et je suis sure qu il sera exauce.. Comme convenu avec mes porteurs je redescend a pied, ce qui me prend quand meme une bonne heure en plein soleil de debut d’apres midi. A mon arrivee a la voiture je n’ai qu’une idée en tete, m’asseoir au plus vite et surtout boire et boire encore et encore car je ressemble a une ecrevisse déssechée cuite a point. Je m’affale et pendant 3 heures la jeep poursuit sa route cahotique sur un ruban noir plein de trous et de nids de poule et c’est avec soulagement que nous arrivons a Diu pour profiter pendant quelques jours de la plage, du soleil et d’un repos bien necessaire. Nous nous installons a Nagoa Beach qui est un autre Goa bis mais beaucoup moins frequenté par les étrangers. Dans un resort pour Indiens middle et upper class nous profitons de tout le confort d’un endroit propre et super confortable avec piscine et tout et tout pour 1.750 rps par jour. Le restaurant est excellent, l’endroit est super calme car il semble qu’il n’y ait même pas 10 chambres occupées.

Samedi 15/10 : Aujourd’hui repos total, je profite de l’occasion pour mettre a jour mon carnet de voyage, lire un peu, manger de delicieuses crevettes qui me changent un peu du poulet que je commence a voir avec des ailes. On peut meme y boire du vin et de l’alcool car nous ne sommes plus dans un “dry territory” et les préceptes de Gandhi n’ont pas cours ici. Diu est une enclave portugaise, passée sous le controle de l’Union Indienne en 1961 seulement et gouvernee par Dehli et non pas par le Gujarat, ceci expliquant cela. C’est une petite ville située sur une ile reliée a la terre ferme par un long pont d’un côté et un ferry de l’autre côté. Une ville de bout du monde qui me fait penser a Livingstone au Guatemala. Ce soir après un delicieux repas, j’aurais aimé profiter une heure ou 2 du cyber café de l’hotel mais pas de chance, pas de connection possible. Demain peut être. Nous terminerons donc la journee en nous promenant sur la tres longue plage de sable gris en forme de croissant ou seuls quelques locaux batifolent dans la mer avec de grands eclats de rire, et qui se baignent tout habillés.

Dimanche 16/10 : Encore une matinée passée a la piscine dont l’eau est délicieusement chaude et a musarder dans le jardin tropical de l’hotel ou palmiers en tout genre, y compris de superbes cycas forment le plus clair du décor. Des touffes d’hibiscus rouges et jaunes, des diffenbachia, des agaves, des plumbago tout legers et tout bleus ciel, des frangipaniers roses, des philodendrons énormes, des buissons de feuillages panaches de roses, de blanc et de vert clair s’offrent a nos regards sous un soleil ardent. L’apres midi, toujours pas de connection possible et j’arrive a m’arranger avec le chef de la reception pour squatter son ordinateur pour y transcrire mon carnet de route. Il me propose meme de me prêter une disquette. Super gentil, je vais enfin pouvoir vous raconter…. J’y passé toute l’apres midi. Impossible de vous faire languir plus longtemps sans nouvelles. Je pense a vous mes chers amis de VF rencontrés au fil de diverses réunions plus sympas les unes que les autres, et je suis heureuse de partager avec ceux qui se reconnaitrons, mes moments de bonheur dans ce coin de paradis. Je sais que certains là bas derriere leur petit ecran, sont morts de rire en lisant certaines de ces pages pendant que d’autres se regalent de mes decouvertes mais a chacun son tour. Pour certains, c’est deja passé et pour d, autres c’est encore a venir. Vers 16 heures nous irons en ville histoire de faire un tour au vieux fort en etat de décrepitude avancée. Il a pourtant bien du charme et les ruelles etroites de la ville sont aussi tres sympathiques. A plusieurs carrefours, s’elevent des chapelles typiquement portugaises et de grandes églises sont egalement très representative de ce style Lusitanien a l’empreinte manuelline. Beaucoup de traces du passage des portugais donc et l’eglise St Thomas est magnifiquement eclairee le soir. Elle est tranformee en musée et on y trouve de nombreuses statues en bois polychrome de nos saints traditionnels. Ce musee est ouvert jusque 21 h. Apres une longue ballade nous retournons a l’hotel car il n’y a plus personne dans les rues et nous nous demandons si nous trouverons encore un rickshaw pour nous ramener a Nagoa Beach. Dans le centre, pres du marché, cela s’anime un peu et un rickshaw nous demande 80 rps pour nous ramener en prétextant ‘service de nuit’. Il est 20 heures. Apres le souper, vite un saut au cyber café mais toujours pas d’internet. On se rabat donc sur la tele avec un Bollywood don’t j’ignore le titre car le film est commence. Peu importe, il y a de la musique, de la danse, de beaux paysages et des saris de toutes les couleurs. En plus, l’acteur vedette est Sharu Khan, celui que je prefere. Une belle histoire d'amour pour m’amener doucement dans les bras de Morphee.

Lundi 17/10 : A la piscine jusque 11 h et puis je décide d’aller en ville pour enfin me connecter. Entretemps on me signale qu’internet est revenu. Je peux donc enfin envoyer une premiere partie de ce recit et prendre lecture de mes messages. L’apres midi je vais en ville pour y negocier une voiture pour aller a Sassan Gir le 19. Il n’y a que 100 kms et pourtant pas moyen de négocier en dessous de 1.800 rps, ce qui est tres cher. Ils profitent vraiment de la situation car on a pas le choix. Aucun moyen de transport direct et avec les valises, difficile de prendre le bus gouvernemental tout deglingué qui met entre 4 et 6 heures pour y arriver. Enfin, on verra demain.

Mardi 18/10 : Dernier jour a Diu. Je pars seule en ville pour encore essayer de trouver une voiture a un prix raisonnable et puis marcher un peu car la piscine commence a me taper un peu sur le systeme. Apres plusieurs tentatives a nouveau infructueuses, je fini par dégoter enfin un chauffeur qui accepte de nous conduire a Sassan Gir pour 1.500 rps, ca ne fait pas beaucoup de difference mais enfin il faut que je me rende a l'évidence, ici pas moyen de faire mieux et j'enrage car c'est encore beaucoup trop par rapport a la distance à parcourir .J'accepte donc quand meme et nous partirons demain a 10 h 30. Je passe encore une heure sur internet pour aller lire mes messages mais juste au moment ou je veux repondre, paffff, panne de courant et c est encore foutu. Je m en vais donc au fort et a ma grande joie, je peux y suivre du regard toute une famille de peroquets jaunes et verts avec de longues queues colorees et des becs rouges vifs. Un vrai balai. Ils se cachent de la chaleur intense dans les parois de la muraille du fort et sortent de temps en temps en voletant a la cime des arbres qui ont pousses ca et la dans les ruines.Apres un bon moment a les observer et aussi quelques tentatives de prises de vues ????il faut vraiment que je rentre apres avoir traversé tout le village a pied. J'arrive a l'hotel vers 14.30 h. Pour terminer l'AM, encore une petite heure pour profiter des derniers moments a la piscine puis une promenade sur la plage au soleil couchant et voila notre derniere journée finie.
Demi tour de l'Inde en 80 jours (3e partie)
by Mile · 2005-10-25 · 6 replies
Oui je sais vous n’avez pas encore recu la 2e partie et je vous demanderai un tout petit peu de patience car j’avais tape tout ca minutieusement, puis enregistre sur une disquette car en Inde, ce n’est pas partout qu’on trouve des graveurs de CD donc j’ai bien du m’en contenter et puis hier soir je voulais envoyer tout ca sur le site, et patatras, plus rien sur la disquette, on me dit qu’elle n’est pas formatee. Conclusion : il faut que je retape tout mais vraiment c’est trop de boulot pour ce soir donc je vais continuer la ou j’en etais restee et puis je ferai la 2e partie pendant mes temps morts si j'en ai.

Mercredi 19/10 : Depart en voiture a travers une campagne verte cultivee de plants de ricin dont on extrait l’huile a des fins pharmaceuthiques et aussi plein d’arachides dont on extrait l’huile pour la cuisine. La canne a sucre pousse egalement en grande quantite avec un peu de mais et enormement de plants de coton. Il est vrai que la region ne manqué pas d’eau. En bord de mer on peut egalement voir des monceau de sel qu'on exploite un peu partout sur un cote de l’ile de Diu. La chaleur est assez lourde et l’humidite parfois difficile a supporter. On roule toutes fenetres ouvertes sur une route etroite mais nous arrivons a Sassan Gir en a peine 3 h pour 100 kms. En approchant de Gir, les champs deviennent de plus en plus rares pour faire place a une foret pas tres dense mais nous avons deja la chance de voir un daim tachete avec d’enormes bois sur la tete. Il est a moitie cache par de grands arbres mais ne bouge pas. Il nous fixe de ses grands yeux au regard doux et c’est a regret que je laisse notre chauffeur redemarer car lui il semble presse de rentrer chez lui. Une fois sur place, je m’apercois que ce n’est qu’un petit bourg n’offrant vraiment d’autre interet que le parc national mais qui rapporte pas mal d’argent au village. Une petite echoppe nous sert surtout a nous desalterer car ici rien que du vegetarian et encore c’est tres tres limite. Je me contenterai donc d’une banane car de toute facon, je n’ai pas faim. Nous y rncontrons un architecte Indien de Mumbai et un avocat allemand qui nous proposent de partager les frais d’une jeep pour aller faire notre 1er safari vers 15 h. J’accepte volontiers car deja a 4, ce n’est pas donne donc…. A Gir, on vous fait payer assez cher le plaisir des yeux, pour autant evidemment qu’il y ait quelque chose a voir car je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai deja des doutes quant a ce que nous sommes supposes y trouver, a savoir des lions. En effet, l’habitat ne me semble pas tres propice et en plus, tout ca me parait tres tres peu organise pour mettre toutes les chances de notre cote, c’est un peu le souk ici. En attendant 15 h, nous nous mettrons donc en quete d’une chambre. Le touriste allemand nous fait savoir que toutes les chambres proposees par les 2 ou 3 hotels existants sont beaucoup trop cheres pour le confort offert. Il faut s’en contenter ou aller au lodge gere par le Taj a 90US$, ce qui est enorme evidemment en regard du trou perdu ou nous nous trouvons. Au bout de quelques minutes un jeune home debrouillard nous propose de nous montrer une chambre dans une ferme situee en plein milieu d’une campagne calme. Nous sommes d’accord d’aller au moins voir de quoi il s’agit. Nos 2 nouveaux compagnons nous accompagnent et il semblerait que ce soit nettement mieux et plus propre que leurs chambres respectives, mais le prix est de 1.000 rps, je n’en reviens pas mais j’accepte quand meme car ici c’est deja hyper basique et moyennement propre donc nous n’avons pas vraiment le choix. Ailleurs cette chambre couterait 100 a 150 rps mais on nous promets l’eau chaude pour la douche, c’est deja ca. Les proprietaires font d’ailleurs de leur mieux pour nous etre agrables mais la n’est pas la question. Apres avoir depose nos bagages, nous retournons a l’echoppe devant l’entrée du parc quand tout a coup je m’apercois que j’ai oublie mon objectif 400 mm et comme je suppose que les lions ne viendrons pas se coucher a mes pieds, je rale et je peste evidemment. Un autre jeune homme qui m’a entendu explique l’histoire me propose de m’accompagner en vitesse a ma chambre pour y recuperer ce que j’ai oublie. Nous voici partis a moto. Pendant le trajet il me dit que c’est vraiment dommage que je ne sois pas seule car il aurait pu me faire voir les lions sans que cela me coute un sous car le parc est mal garde et quand on connait le coin, il est tres facile d’y entrer incognito mais voila nous sommes 2 et ce n’est pas possible. Lui aussi est tres conscient que tout ca c’est bien exagere et il semble desole pour nous. Est il sincere, je n’en sais rien. Il me ramene et nous prenons place dans une toute petite jeep avec un guide et un chauffeur obligatoires evidemment. Nous roulons pendant un bon moment sur une route en terre sans rien voir qui bouge, quand tout a coup on apercoit un daim tachete mais beaucoup moins impressionnant que celui vu sur la route juste avant notre arrive. Pendant les 3 h de ce safari nous verrons successivement quelques daims (une dizaine en tout) un nilgai de tres loin et un sambar qui est passé tellement vite que je n’ai meme pas eu le temps d’armer mon appareil, 2 paons mais j’ajouterai qu’ils etaient sauvages et non apprivoises et puis une sorte d’aigle. C’est strictement tout. Tout ca sans pratiquement un seul mot d’explication de la part de notre guide qui ne nous a vraiment servi a rien et sans que notre chauffeur ne fasse aucun effort pour nous faire voir quoi que ce soit meme celui de s’arreter un moment lorsque nous avions repere nous meme une petite troupe de daims. Il est vrai que nous ne sommes venus ici que pour depenser notre argent dont nous ne savons sans doute que faire. Inutile de dire que lorsque le guide me demande si je veux revenir le lendemain, je lui ai gentiment demande de qui il se moquait car il est tout a fait hors de question que je repaie encore une fois 1.200 roupies pour ne rien voir. En fait je ne suis pas vraiment certaine que les lions sont dans le parc qui est a peine cloture et d’ailleurs cela ne ressemble pas vraiment a l’habitat naturel des lions. En plus, je me demande de quoi ils peuvent bien survivre car il y a vraiment peu de proies a leur portee. Il parait que le parc est peuple de maldaris, qui sont des eleveurs de betail mais je n’ai vu aucun des ces eleveurs, ni aucune vache a l’horizon. Le parc lui meme fait 1400 km2, or nous l’avons parcouru en 3 h d’une entrée a l’autre. Il est vrai que la foret de Gir est tres etendue mais le parc en lui meme parait tres petit et pour les lions, c’est un jeu d’enfant de s’en aller batifoler beaucoup plus loin. Il parait qu’il y a 368 lions mais ce n’est pas sur une route ou nous sommes 8 jeep a la queue leuleu dont 5 avec des gosses bruyants qui blaguent et qui rient a gorge deployee, que nous avions une chance de voir quoi que ce soit. Voila donc notre 2e experience negative en ce qui concerne le tourisme ecologique en Inde. En arrivant a notre auberge ou notre chauffeur a eu la gentillesse de nous deposer contre 100 rps pour 3 kms, on nous prepare un repas a consommer devant une hutte rudimentaire. Avec degout Jean regarde la cuisiniere essuyer nos plats en inox avec un chiffon innomable. Puis elle nous le rempli avec du riz et du poulet qui a couru un 100 M, cad beaucoup d’os et peu de viande mais de toute facon on a pas trop faim. Ce repas nous sera facture 350 rps. Il est donc inutile de dire que je ne recommande a personne de visiter cet endroit car ils ne sont vraiment pas prêt a faire du tourisme vert. Comme a Diu, c’est l’arnaque totale mais officialisee cette fois puisque les prix d’entrée du parc, les guides, les jeep, le prix du chauffeur, les taxes pour les appareils photos et cameras sont decidees par le department du tourisme qui empoche d’ailleurs les 9/10e de ces montants. Pour infos la taxe pour utiliser une camera video est de 10.000 roupies. C’est donc tres decue que je me couche tout habillee et avec la lumiere car notre chambre est infestee de fourmis immenses, de tout de sorte de bestioles volantes et meme quelques grrenouilles ou crapauds. Il fait en plus etouffant car le ventilo ne brasse que de l’air chaud et je n’ose ouvrir quoi que ce soit pour ne pas risquer d’ajouter encore a notre petite compagnie nocturne. Dehors il fait frais pourtant meme froid et surtout tres humide. Dans le silence total de cette nuit, je fini quand meme par terminer presque d’une traite un livre passionnant sur la vie de celle qui deviendra Nur Jahan, la 20e epouse de Jahangir. Au petit matin, je suis prete bien avant l’heure et j’arrive a degoter une voiture pour nous emmener a Junagadt, la ville la plus proche pour 600 rps (52 kms).

Jeudi 20/10 : Dehors a 6 h donc, j’attends la voiture lorsque le proprietaire des lieux vient m’apporter une mini tasse de the massala auquel je ne touche meme pas, car rien qu’a voir la tasse, j’ai des nausees. A 8 h je n’y tiens plus et je demande qu’on fasse venire le chauffeur de toute urgence car je veux m’en aller d’ici au plus vite. Le gentil jeune homme de la veille arrive lui aussi et me demande si j’ai vu beaucoup d’animaux. Provoc ou pas, je n’en sais rien, mais j’explose. Devant ma colere et mon depit, il me conseille d’aller a Devadia a 12 kms d’ici. Il s’agit d’un domaine cloture de 15 kms2 qui accueille quelques specimen de chaque animal present dans la reserve de Gir et il m’assure que la il est certain que je verrai des lions. Lorsque le chauffeur arrive avec un tout petit minibus deglinge, nous lui demandons s’il peut nous conduire a cet endroit et nous attendre une heure. Pas de probleme pour un supplement de 200 rps. Encore une fois j’explose car j’estime que 600 pour 52 kms c’etait deja beaucoup trop paye surtout en tenant compte de l’etat du vehicule. Cette fois ma patience est totalement epuisee et je l’envoie sur les roses. Le jeune homme parlemente encore pendant un bon moment et il finit par me dire que c’est ok pour 600 rps sans supplement. Il a l’air vraiment desole. Enfin nous voila partis a moins de 30 km/h pour les 12 kms jusque Devadia. La aussi 790 roupies pour l’entrée, l’appareil photo et le bus obligatoire pour circuler dans le parc mais au moins au bout de 25 minutes, au milieu d’une savane qui me parait d’emblee un habitat propice, voila une lionne avec 4 lionceaux, plus des bebes mais tout jeunes en tout cas. Nous y verrons en outre des nilgais et un sambar magestueux ainsi qu’une petite troupe de daims. Nous reprendrons la route de Junagadt et nous mettrons 2 h 30 pour effectuer 50 kms. On nous deposera dans une agence de bus prives d’ou nous partirons a 15h30 pour Rajkot. Entretemps nous allons manger enfin au seul restaurant de la ville qui ne soit pas 100 pour cent vegetarien, celui de l’hotel national ou je mange un fried rice aux oeufs. A 15 h nous quittons le resto pour nous rendre a l’agence du bus et bien nous en a pris car a 15h10 on nous pousse dans un minibus qui nous emmene en dehors de la ville pour prendre enfin le bus qui doit nous amener a Rajkot. Nous amenons nous meme nos bagages dans le coffre car personne ne bouge, ici c’est le regne du debrouilles toi. Ou alors on doit leur faire peur car ici ils ne doivent pas souvent voir des etrangers mais pour nous c’est un passage oblige car nous devons reprendre le train pour Mumbai a Rajkot. Une fois installes nous roulons a vive allure dans un car climatise avec video diffusant des clips de musique tres moderne avec des filles tres tres legerement vetues. Encore une surprise de plus car je n’ai jamais vu ca en Inde. Decidemment tout a bien change. A Rajkot, a peine descendus du bus, nous nous faisons harponner par 2 rickshaws qui acceptant de nous conduire a l’hotel pour 15 rps et je me felicite deja de l’honnetete de ces 2 rickshaw-wallah. Douce illusion, car a notre arrivee, ils nous disent que nous avons mal compris et que nous devons payer 150 rps. Allez, encore une grosse colere, c’est vraiment le jour aujourd’hui. C’est tout juste si je ne leur mets pas un coup de pied au cul. Le type de la reception a tout de suite compris que je n’ai pas envie de rire du tout et il explique sans doute aux 2 gars qu’ils n’arriveront pas a leur fins. Ils finissent donc par accepter les 20 roupies que je leur avait tendus et s’en vont en ralant. Heureusement l’hotel est bien, propre, calme et tres recent. Apres une bonne douche je suis un peu reconfortee et nous finirons la journee avec un bon repas chez Havmor, une chaine de restaurant-glacier ou l’on mange pas mal du tout. Jean mange a peine cat il ne se sent pas tres bien. Il parle meme de rentrer au pays. Nous regagnons notre hotel et je m’endors du sommeil du juste.
Un tour de l'Inde en 80 jours (1ère partie)
by Mile · 2005-10-17 · 18 replies
Voici donc le recit de mon voyage dans ce pays que j aime tant car meme s il est loin d etre un paradis de certains points de vue, il a su conquerir mon Coeur par la gentillesse extreme de certains de ses habitants et par les nombreux tresors qu il offre a nos regards de voyageurs avides de sensations, couleurs et parfuns divers. Ce voyage sera le plus long de mes sejours dans ce pays et j espere que comme les 3 premieres fois, il comblera mes esperances.

Mardi 4/10 : Il est 8 heures quand nous arrivons a Roissy Charles de Gaulle. L ecran affiche notre vol GULFAIR avec un depart a l heure prevue. Ouf!!! On nous avait annonce une greve des controleurs aeriens mais pour l instant tout va bien. A l enregistremennt, 1er couac. 17 kgs d excedant de bagages. On veut me faire payer 15 kgs = 600 euros. Je refuse tout net en expliquant toutefois avec mon plus beau sourire qu il s agit de vetements a distribuer en Inde a des enfants qui en ont le plus grand besoin mais rien n y fait, il faut payer. Ils sont Impitoyables meme en leur promettant qu’Allah leur tiendra compte de leur bonne action. Je tente alors le tout pour le tout et je leur dit qu’ils peuvent garder le sac excedentaire sachant bien qu’il n’est deja plus sur le tapis roulant, et qu’ils n’ embarquent que les 2 sacs contenant nos bagages personnels. Cela leur est evidemment interdit et je demande donc a recuperer le sac avec les vetements a donner en sachant encore une fois que cette recuperation est hyper difficile. On nous dit d attendre. Ok, pas de probleme. Apres plus d’une heure, toujours pqs de sac, le responsible s enerve, nous appelle et nous dit de terminer l enregistrement de nos bagages, que c est bon pour une fois. Youpeeeee!!! Gagne….. Oh, ce n est vraiment pas pour moi que je suis contente mais je sais que cela sera bien employe la bas et j avais tout relave, repasse et trie pour n emporter que de beaux petits vetements a peine portes ici ou les enfants n en ont que trop.

C est donc le coeur leger que j embarque pour un vol de quelques heures sans probleme, avec un bon bollywood movie pour me mettre dans l ambiance. On arrive a Bahrein dans un petit aeroport plein de duty free aussi ininteressants les uns que les autres. Nous embarquerons a l heure pour la 2e moitie de notre voyage. Ma voisine de couloir est francaise et tres sympa. Elle part pour 3 mois a Goa et nous papotons pendant tout le vol jusqu’ a Mumbai. A l arrivee nous recuperons nos bagages tres rapidement et rejoignons Colaba avec un prepaid taxi a 365 Rs. Au Regent Hotel, reserve par internet, on nous donne une chambre tres vaste avec un petit salon, une kitchenette et une SdB au 5e etage. Elle est a peu pres calme malgre les bruits de la ville qui est deja bien reveillee a 6 h du matin.

Mercredi 5/10 : Apres 6 petites heures de repos et une bonne douche nous nous dirigeons vers le Leopold Café pour y prendre notre premier repas en Inde. Petits dejeuner classique malgre qu il soit 13 h. Des oeufs, des toast, du café et une petite soupe Chinoise au poulet et aux nouilles a laquelle je ne resiste pas. Puis direction la gare pour reserver nos billets de train pour Vadodara. Zut!!! Deja en waiting list mais pas de panique, il est quasi certain que nous aurons des couchettes. Apres une heure de marche dans la ville pour s impregner des bruits et des odeurs, nous prenons un taxi vers Dhobi Gats. C est un des plus grands lavoirs du monde. Ce sont des grands bassins en Pierre, a ciel ouvert ou est lave a la main tout le linge de la ville par quelques 15.000 hommes exclusivement. On y manipule quotidiennement des tones de draps, serviettes, dhoti, etc…. Dans le meme quartier, nous irons profiter de la relative quietude du Mahalaxhmi temple ou l on nous offer gentiment quelques gros grains de sucre pour adoucir notre quotidien. Nous terminerons notre tres courte 1ere journee sur la plage de Chozpatty ou quelques jeunes amoureux cotoient des familles dont les enfants s’amusent sur de vieux manages de bois et de feraille. Une grande balancoire aurait bien fait mon bonheur, mais a 60 ans cela n aurait pas fait tres serieux. Elle m a rappele l’ espace dun instant mon enfance, au bon vieux temps ou Bruxelles Brusselait….. Le soir est tombe, les gens sont hyper souriants, curieux de nous, de nos appareils photos avec les “Namaskar” les questions habituelles : what is your name, where do you come from…. Un vrai bon moment dans la fraicheur relative du soir, la brise est legere, le doux clapotis des vagues, les petits etals de belpuri et de panipuri. Genial tout ca. Quant a nous, nous irons nous regaler dans un restaurant don’t la specialite est le poisson. Celui qui nous sera servi est cuit au four “tandoor” après avoir ete enduit de yougourt et d epices. Avant ca, quelques crevettes bien epicees, Hummmmm, excellent tout ca.

Jeudi 6/10 : Apres une vraie nuit de sommeil, je me sens d attaque. Pour commencer la journee, une petite visite au Prince of Wales Museum installe dans un bel edifice a coupole, copie de celle du Golgumbaz de Bijapur. Le musee est tres interessant, il regroupe en effet plusieurs bas reliefs importants ainsi que des sculptures de Pierre, des bronzes et toute une serie de miniatures des differents style du pays, ainsi que quelques miniatures persanes. Je sors donc de ce musee de fort belle humeur. Une grande ballade a pied nous emmene du quartier du fort jusque Chowpatty Beach en passant par l imposante universite, la high court of justice d architecture victorienne et les grands maidans ou les joueurs de criquet se defoulent deja. Apres le dejeuner nous voici a l’India Gate ou nous nous faisons harpooner par 2 des employes d un grand parc juste en face de cette porte monumentale. Le parc etait ferme au public mais on nous fait signe d’entrer malgre que nous n ayons rien demande. Nous en sommes heureux malgre tout car ca nous donne le recul necessaire pour faire de bonnes photo de cette porte celebre par laquelle arrivaient les 1ers voyageurs Europeens au temps des paquebots, époque que j envie, je dois bien l avouer. Maintenant tout va si vite, toujours a courir, toujours a etre presse, quel dommage. Nos 2 employes sont donc si gentils, si empresses a nous prendre en photo mais a l’issue de la séance on nous reclame 700 roupies de backshish. Bien sur ils sont 7 et pauvres et 100 rps ce n est pas grand chose pour des tourists richissimes comme nous. J etais morte de rire et je m en suis tiree avec quelques roupies seulement en leur expliquant que je ne suis pas Americaine mais Belge. On m a repondu : Oh yes, it is the capital of the diamant….. Je ne sais donc pas si je continuerai a dire que je suis Belge car je n ai rien a voir avec les diamants et les fortunes colossales qu’ils generent. Quoi qu il en soit, après une ballade en bateau dans le port de Mumbai, ce meme parc etait ouvert a tous et totallement gratuitement. Mais ca aussi c est l Inde….. Puisqu on y etait j en ai profite pour aller visiter les toilettes du Taj Mahal, superbe hotel et superbes toilettes s il en est. Celles de Versailles peuvent aller se rhabiller…. La petite dame en charge des toilettes, vous fait couler l’eau chaude juste a point sur vos petites mimines, elles vous les saupoudre de savon et lorsqu’elles sont enfin proprettes, elle vous les essuie. J’etais completement ebahie par tant de solicitude mais devant son grand sourire, je me suis laisse faire en lui rendant le mien avec quelques roupes evidemment, mais qu’elle au moins avait bien merite. Allez, il est l’heure d’aller faire un tour dans un emporium car l’envie m’en demange deja bien que je me suis promis de ne rien acheter pendant au moins …….8 jours. Jusqu’a ce soir pari tenu mais je viens d’arriver et j’aurais pu craquer 10 fois deja. Ah la la, que c est dur de resister. Pour me consoler, je sais que je terminerai mon voyage ici et que j aurai au moins 2 jours entiers pour faire du shopping. Le soir, resto penjabi ou l airco se charge deja de me refroidir. En sortant j ai mal a la gorge. Nous arrivons a BCT pour prendre le Vadodara Express, depart a 23 h 30. Apres une petite negociation ardue avec les porteurs qui sont au moins a 20 autour de nous, nous constatons avec soulagement que les “chart’ affichent nos couchettes en A1, 37 et 39. Super nous pourrons dormir tranquilles. Le train entre en gare, on s installe pour la nuit et dodo.

Vendredi 7/10 : Arrivee a Baroda (Vadodara) a 6 h 30. Miracle, le train est pile a l heure. Comme les choses ont change depuis mon 1er voyage en 1988. L hotel Surya n est pas loin de la gare et le rickshw nous y depose en quelques minutes pour 10 rps. Comme j ai encore pris plus froid dans le train ou l’AC fonctionnait sans doute au maximum, je decide de m accorder quelques heures de repos supplementaire avant de commencer la visite de cette ville beaucoup plus grande qu il n y parait mais ou les batiments interessants ne pullulent pas. Le Laxhmi Villa, imposant palais entoure d un grand parc people de paons sert de décor aux clubs de criquet et de golf mais ne se visite pas. En fait le but de notre halte dans cette ville est le festival de Navratri qui est fete ici avec plus de faste et de conviction qu ailleurs dans le Gujarat. Le soir toute la ville y danse et participe. Apres avoir soupe dans un tres bel endroit ou nous avons profite d un buffet de plats Indiens, Chinois et presque continentaux, nous nous rendons dans un grand parc a la lisiere de la ville ou sont deja rassembles plus de 1.500 personnes sur la piste centrale pour une “Garba dance” endiablee qui va durer 3 heures au total. Il y avait encore 2 fois plus de monde autour de la piste et il fallait bien s accrocher pour acceder a sa place dans les tribunes. La musique battait deja son plein, les costumes traditionnels du Gajarat sont superbes et tres colores mais helas les photos sont totallement interdites et nous sommes surveilles de pres par un service d ordre nombreux pour eviter tout debordement. Apres 2 h de danses ou les mouvements sont tres repetitifs et sont ponctues par le cliquetis de 2 batons courts que l on fait virevolter dqns les airs, nous decidons de rentrer nous coucher. A notre grande surprise, juste devant notre hotel, on a installe une estrade ou se trouvent les musicians et la rue est noire de monde. Au center, les danseurs et tout autour le public. Je me joins donc a eux pendant un bon moment car de toute maniere, il est totallement inutile d esperer pouvoir dormir, notre fenetre donnant juste au dessus de l estrade des musicians et la sono est a fond. Ici par contre les photos sont premises mais la foule est tellement dense qu il est plutot difficile de faire un cliché correct. Enfin, on verra ca plus tard. Pour l instant je regarde et je profite. Les gens sont sy;pqs et gais. Ils m expliauent le sens de la fete, m offrant de m asseoir, m offrant a boire. Ils sont heureux que je les prenne en photo. Un regal pour les yeux et les oreilles car les musicians ici aussi sont excellents. Que du bonheur !!! Ah que les Indiens sont doues pour faire la fete. Je savoure chaque minute qui passe et quand je vais enfin me coucher, je m endors avec le sourire aux levres car ici c est mon nirvana a moi.

Samedi 8/10 : Nous avons loue une voiture pour 2 jours et a 7 h, nous voici en route pour Dhaboi qui est un tout petit village dont l’enceinte fortifiee a garde 2 portes impressionnantes. Dans l’une d’elle, un petit temple ou on nous offer de la noix de coco. Derriere la porte, un reservoir d’eau ou les femmes sont en train de laver le linge. Questions habituelles, séance de photos et pleins de sourires. L’endroit ne voit guerre de tourists, ce qui explique sans doute encore plus la curiosite des gens mais aussi un peu de timidite de la part des jeunes femmes qui me demandent pourtant toutes de les prendre en photo. Jean se charge d’immortaliser les jeunes garcons qui n’osent me demander a moi sans doute et tous sont tres heureux de voir leur image sur le petit ecran de l’appareil digital. Nous les quittons a regret pour nous render a Pavagadh, juste a cote de Champaner qui fut au 8e S. la capitale des Rajpoutes Chauhan. La Jama Masjid est superbe. Elle date de 1513 et l’entrée sculptee dans la Pierre est de toute beaute. Une seconde mosquee dans l’enceinte des ramparts impressionnants est toute aussi belle. La colline de Pavagadh est un lieu de pelerinage tres important. En cette periode de Navaratri, il y a une foule considerable et la police nous deconseille fortement de monter en bus gouvernemental qui est litteralement pris d assaut a chaque depart. Les autres vehicules sont totalement interdit sur la colline et le funiculaire qui y accedait a ete ferme pour cause d’accident mortel en 2003. Nous rentrerons donc a Vadodara pour profiter une fois de plus de l’ambiance de la fete et des “garba dance”. La fete de Navaratri dure 9 jours ou plutot 9 nuits. Ce festival est dedie a Durga, la deesse mere et il est le prelude a Dussehra. Chaque quartier a son proper lieu ou s’eleve une estrade pour les musicians et une enceinte parfois delimitee par de simples cordes pour les danseurs. La soiree est un peu moins animee que celle d’hier mais dure quand meme jusque plus de minuit. Nos nuits de sommeil sont donc un peu courtes mais la joie de participer a la fete compense meme si la fatigue se fait un peu sentir.

Dimanche 9/10 : Depart de Baroda vers 9h 15 pour 100 kms de route. A plus ou moins 60 kms, nous nous arretons a Vaso pour y visiter une superbe haveli ou nous sommes tres chaleureusement accueillis par un Monsieur de 92 ans (son anniversaire est le 11 novembre prochain et je me suis promis de lui envoyer une petite carte). Il est le petit-fils de celui qui fit construire la haveli. Notre chauffeur ne connaissait ni le village, ni la haveli, ni meme la route pour y arriver et j ai donc du fortement insister pour m’y faire conduire en en trouvant le chemin d acces par moi meme en demandant a gauche et a droite a des gens qui ne parlaient souvent que le gujarati que je ne maitrise evidemment pas moi meme. Ce fut donc assez cocasse mais on y est arrives et c est le principal. En tout cas, cela valait largement le detour et ma 1ere pensee fut pour toi Phil car avec ton coup de crayon magique, tu nous aurait fait de ces croquis sublimes. Entre le proprietaire avec lequel j ai de suite sympathise et l endroit merveilleux, je ne sais ce que tu aurais prefere croquer. En tout cas, j y ai passé un excellent moment trop court bien sur et cette belle decouverte m’a mise d’encore meilleure humeur, si cela est possible. Ce village paisible, cette magnifique demeure, entouree d’un jardin empreint de serenite. Ah! Que l’Inde reserve encore de belles surprises a celui qui sait prendre son temps. Nous arrivons a Ahmedabad vers le milieu de lapres-midi. Pas mal d’hotels mais ou surevalues ou trop chers meme si le luxe est au rendez-vous comme au Meridien par exemple a 195 US$, ce qui n’est pas prevu dans mon budget. Nous avons fini par degotter le KingPalace ou le patron est charmant et nous laisse la chambre “executive” a 1.500 Rps au lieu de 1.800 et un bon de 300 Rps a valoir sur n’importe quell repas pris dans son restaurant attenant. Tout ca n’ est pas mal du tout en comparaison de tout ce que j’ai vu avant. Le restaurant que nous avons teste des notre arrivee est d’ailleurs excellent et tout le monde est sympa. Le soir nous irons voir le son et lumiere de Sabarmathi Ashram a 20.30 h (65 minutes, en anglais et a 5 kms de la ville). Il retrace la vie de Gandhi. Mais lorsque nous arrivons sur place, deception, il est annule car pas assez de monde et nous rentrons donc a l’hotel pour une nuit de sommeil bien meritee.

Lundi 10/10 : Debout a 5 h 30 et depart vers 7 h pour Nal Sarovar. Notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais mais il n’est pas venu seul. Son copain parle quelques mots et fait de son mieux pour nous etre agreeable. Le lac n’ est qu’a 60 kms d’Ahmedabad mais on a quand meme mis 1 h 45 pour y arriver. Il est vrai que nous nous sommes arêtes en route pour faire des photos de familles nomades qui circulaient sur la route avec des grandes charettes tres hautes tirees par des chameaux tres hauts sur pattes egalement. Arrives sur place (entrée a 215 rps pp + parking obligatoire + voiture + appareil photo + n/guide et chauffeur) nous nous rendons compte que l’expedition n’est pas gratuite du tout et j’espere donc ne pas etre venue pour rien. Nous sommes de suite abordes par des bateliers qui se vantent de nous faire voir des flamants roses et un tas d’autres oiseaux, raison pour laquelle nous sommes d’ailleurs venus. Leur tariff 1.000 rps pour le tour du lac. Evidemment je veux d abord voir le lac de pres avant de me decider car j’ai deja la nette impression de ne rien voir du tout. Aucun oiseau a l’horizon mais devant le harcellement incessant des bateliers nous finissons par tomber d’accord sur 300 rps pour 2 h de ballade qui sera me semble t’il largement suffisant. Le bateau a fond plat est propulse a l’aide de longs bambous car le lac est peu profound et les moteurs ne sont pas de mise sur ce lac qui est une reserve ornitologique importante ou se rassemblent des milliers de flamants et oiseaux migrateurs mais plus tard dans la saison, en fait fin novembre-decembre. Nous avions espere mais en vain. Apres 2 h en plein soleil, nous sommes quasimment grilles sur place et nous n’avons rien vu d’autre que quelques gros nenuphars blancs et quelques plus petits de couleur lilas pale au coeur d’or. Nous avons egalement apercu quelques toutes petites grenouilles qui se deplacent avec une rapidite extraordinaire sur les grandes feuilles de nenuphars. Comme pour nous faire voir que nous n’etions pas seul sur ce lac, un cormoran a soudain daigne sortir sa tete de l’eau pour y replonger tout aussitot en nous laissant frustres de ne meme pas avoir pu le fixer sur la pellicule. Apres quelques kms sur la route du retour nous faison un bref arret dans un petit bourg paisible et j’en profite encore une fois pour y faire a la demande des femmes habillees de couleurs chatoyantes quelques clichés. Elles ont de nombreux tatouages sur la gorge et sur les bras et portent de tres beaus bijoux d’oreilles en or. Elles sont tres joyeuses et se pretent volontiers a la séance photo qui tourne vite a la rigolade generale. Un peu plus loin, j’apercois en contrebas de la route toute une serie d’oiseaux, pas des flamants roses, certes, mais des grues, des ibis, des grands herons blancs, des courlis et un paon en plein vol qui passé juste au-dessus de ma tete. Enfin, quelques chouettes photos a faire! J’espere qu’elles seront reussies car il faut deployer une patience d’ange pour la photo animaliere, et ce n’est pas ce qui me caracterise le plus, il faut bien le dire. J’en vois d’ici qui rient deja a gorge deployee….. De retour dans les faubourgs d’Ahmedabad, notre chauffeur nous emmene voir un complexe architectural du 15e S qui se trouve dans le quartier de Sarkej. Autour d’un immense basin a gradins sont regroupes un palais royal + un palais pour les femmes (reine, princesses et dames de la cour) + une mosquee de 1451 et la tombe d’un saint ainsi que le mausolee du roi qui abrite les tombes de Muhamad Shah Begada et de ses 3 epouses royales. Ces cenotaphs sont sculptes dans le marbre et sont des merveilles de finesse. C’est le descendant direct du saint qui nous fait visiter l’endroit. Il nous explique tout avec une extreme gentillese et avec moultes details. Il nous a consacre d’ailleurs pas mal de temps et tout cela tout a fait gratuitement mais bien sur nous n’avons pas manqué de laisser une offrande pour la mosquee, ce qui fut apprecie, cela va sans dire. Nous irons ensuite voir un “baoli” qui est un reservoir collectant les eaux pluviales en periode de mousson. Dans tout l’etat du Goujarat il sont nombreux et particulierement impressionnants. Celui de Hari Vav ou nous sommes, compte 5 etages sur 20 M de profondeur. Il date de 1501. Nous ne nous attarderons pas trop longtemps et filons voir le Hathee Singh Jain temple qui est assez sobre compare aux merveilleux temples jain du Rajasthan. Notre derniere halte de la journee sera pour la mosquee de Rani Rupmati qui date de la moitie du 15e S. et porte le nom de l’epouse hindoue d’un sultan. Malheureusement nous arrivons en pleine heure de priere qui marque la fin du jeune de Ramadan. Comme il est 18 h la priere est un peu plus longue qu’a l’ordinaire avant que les fideles ne regagnent leurs foyers pour partager leur unique repas de la journee en famille ou avec des amis.

Mardi 11/10 : Ahmedabas etait une ville prestigieuse “abad” significant riche. La ville a successivement connu des periodes de grandeur et de declin. En 1615, l’ambassadeur Anglais a reporte que la ville etait aussi grande que Londres a la meme époque. A partir de 1915 son essor industriel lui a assure une nouvelle prosperite. Tout le Gujarat est fortement marque par la philosophie de vie de Gandhi, natif de cet etat. A Ahmedabad la majorite des restaurant sont vegetarians et on n’y trouve pas une goutte d’alcool. Pour moi, ce n’est donc pas une etape gatronomique car ceux qui me connaissent savent que je suis loin d’adherer a cette facon de me nourrir. Heureusement notre hotel est sans doute tenu par des musulmans et comporte un restaurant ou l’on peut aussi manger “non-veg” mais le choix se limite a plusieurs preparations de poulet. Enfin, c”est mieux que rien. Va pour le poulet une fois de plus…. Ce matin nous visiterons successivement la mosquee de Sidi Sayad, petite mais tres finement sculptee, surtout ses fenetres de marbres sont ciselees comme des dentelles. Une petite merveille. Puis Teen Darwaja, la triple porte d’ou les sultants regardaient les processions s’acheminer du palais jusqu’a la Jama Masjid. Cette porte se trouve maintenant au coeur d’un bazar tres actif et tres anime plein de vie et de cris des nombreux marchands de tout ce qui est necessaire a la vie quotidienne. Juste a cote se trouve la Jama Masjid edifiee en 1423. Elle est couronnee de 15 domes soutenus par 260 piliers. Le seisme de 2001 a endommage plusieurs “jails” qui sont ces fenetres de marbre finement cisele commes des moucharbieh. Les minarets oscillants flanquant le porche d’entrée durent egalement detruits par les seismes successifs de 1819 et 1957. Malgre cela la mosquee garde encore fiere allure. Jouxtant la mosquee, le mausolee d’Ahmed Shah (fondateur de la ville en 1411) Le tombeau contient egalement les cenotaphs de son fils et de son petit-fils. Quant aux reines, elles sont releguees de l’autre cote de la rue sur une simple plate-forme de Pierre. Apres un frugal repas de soupe et butter nan, nous poursuivons notre visite par le clou de notre visite dans cette ville ou les choses interessantes ne manquent pas.. Sans contest, le Calico Museum dedie entierement a l’art du textile est une merveille en soi. Le musee est installe dans la fondation Sarabhai. Une tres belle haveli (demeure traditionnelle) entouree de magnifiques jardins. Il abrite une tres riche collection de tissues anciens et modernes et presente egalement quelques beaux objets comme des métiers a tisser, un berceau richement decore, un lit d’apparat, quelques beaux meubles anciens, quelques statues, le tout tres bien mis en valeur par de magnifiques eclairages appropries a chaque piece presentee. Une visite guidee en anglais qui d’ailleurs nous apprend plein de choses sur cet etat si riche et si prospere. Nous poursuivons la journee en nous rendant au chatoyant temple de la secte de Swami Narayan qui la encore nous est presente par un monsieur tres affable qui nous donne lui aussi plein de renseignements et d’explications sur la vie et l’oeuvre du gourou fondateur ainsi que sur le temple lui-meme. Cette secte semble tres prospere car le temple est tres grand et comprend plusieurs batiments richement decores de sculptures en bois peintes aux couleurs vives. Il est tres bien entretenu. Tout y est pimpant. On nous y offer le the et lorsque nous allions prendre conge de notre hote, nous voyons arriver dans un batiment annexe reserve aux femmes, une chaise a porteur completement entouree de tissues drapes nous derobant totalement la vue de ce qui se passait en-dessous de cette epaisse tenture. Il s’agissait en fait de l’arrivee de la grand mere du gourou actuel, descendant en droite ligne du fondateur. Aucun homme ne peut voir son visage et lorsqu’elle sort de sa chaise, elle disparait en-dessous d’un enorme parasol egalement drape de tissues. Notre guide me suggere vivement d’aller la saluer personnellent, ce que je fais avec plaisir evidemment. Elle est agee de 92 ans et etait ravie de cette rencontre inatendue car les voyageurs occidentaux se font rares ici. En la quittant, nous nous rendons encore a la mosquee de Rani Sipri mais il se fait tard et une fois de plus nous arrivons en pleine heure de priere. Il est vrai que le temps passé trop vite ici. Cette mosquee don’t la construction fut commandee par l’epouse du sultan Mahmut Begara en 1514 est d’une rare elegance. Son surnom de “mosquee-joyau’ n’est vraiment pas usurpe. Elle possede egalement de merveilleux “jalis”. Nous n’aurons malheureusement plus le temps de visiter la mosquee de Sidi Bashir ni les 2 musees situes sur le campus universitaire mais ce sera sans doute partie remise car je pense que nous devrons repasser par ici avant de regagner Mumbai et Aurangabad.

Mercredi 12/10 : Cette fois nous partons de bonne heure en direction de Patan a 130 kms au nord-ouest d’Ahmedabad. Apres 19 kms, un 1er arret nous laisse sans voix devant un ‘baoli” (puit) impressionnant et de toute beaute. Il fut construit en 1499 a la demande d”une reine. 3 entrees conduisent a une plate-forme soutenue par 16 pilliers avec des angles occupes par des sanctuaries. Le baoli est tres decore d’exquises sculptures en Pierre avec une grande variete de motifs sur 5 etages. Encore une tres belle decouverte qui se trouve dans le village d’Adalaj don’t le nom du puit “Adalaj Vav”. 2 cars d’ecoliers partagent notre emerveillement et c’est donc en joyeuse compagnie que nous terminons cette visite. Nous continuons notre route a travers une verte campagne par une route a peage bien macadamisee et nous arrivons a Patan sans encombres. Juste avant la ville nous traversons un carrefour important ou des jeunes femmes executent une danse car aujourd’hui c’est la fete de Dussehra. Encore plein de sourires s’offrent a nous et les danseuses se font un plaisir de se tourner sans cesse du bon cote pour que les photos soient bonnes. Nous les quittons a regrets mais le chauffeur s’impatiente car la route est encore longue. Patan est une petite ville pleine de ruelles etroites dans sa partie ancienne. Elle est surtout connue pour la fabrication de saris en soie don’t les fils en soie sont teints a la main dans plusieurs bains successifs avec des couleurs exclusivement vegetales pour creer le motif avant meme que le tissage commence. C’est donc un travail de longue haleine et de grande dexterite double de patience execute par des gens qui maitrise extremement bien la technique. Nous avons eu la chance de visiter un atelier tres renomme et c’est le patron-artisant lui meme qui nous a fait les honneurs de son atelier et de ses merveilles. Il a ete tres souvent medaille par l’etat Indien entr’autre, ce qui explique toute la fierte de cet homme qui est le meilleur artisant de cette technique. Il nous offer le the, nous montre toutes ses recompenses, don’t une recue de l’etat Francais et une autre du Japon. Plusieurs livres lui ont ete consacre car sa famille oeuvre dans l’art du patiola (nom donne a cette technique). Au Japon, cette homme serait qulifie de tresor vivant tellement son travail est artistique et peu de gens sont capables de reproduire cette technique. Inutile de dire que les saris qui sortent de ses ateliers coutent une petite fortune. La derniere piece qui vient d’etre terminee s’en ira d’ailleurs enrichir la collection d’un grand musee Japonnais. Il ne travaille que sur commande et la liste d’attente actuelle est de 4 ans minimum. Encore un excellent moment passé ici. Il sera suivi de la visite de l’epoustouflant Rani-Ki-Vav, un autre baoli encore plus extraordinaire que les precedents. Des sculptures sur 8 etages. C’est somptueux et je n’exagere pas. Je descends les etages, les remonte, redescend encore une fois, je n’en crois pas mes yeux. Apres des dizaines de photos, je dois quitter cet endroit magique a regret encore une fois ou hormis un couple d’indiens avec 2 jeunes gens, il n’y a strictement personne. Allez, je m’arrache pour aller voir une autre merveille d’un autre genre après quelques moments passes dans le bazaar de la vieille ville ou je m’achete pour 60 roupies un anneau de velours remboure brode de perles que les femmes portent sur la tete, pour servir de support a leur broc d’eau en cuivre ou plus souvent maintenant en inox. Je m’offre aussi une petite tresse en coauillages et fleurs don’t on se sert pour orner les petits temples familiaux. 40 roupies, une vraie folie. Lorsque nous qrrivons a Modhera, le sun temple nous accueille dans la pleine lumiere du soleil de la mi-journee. Ce temple est d’ailleurs dedie a Surya, dieu du soleil. Il fut edifie par le roi Bhimdev er en 1026 et ressemble a celui de Konarak dans l’Orissa, erige 2 siecles plus tard. Ils furent tous 2 concus de maniere a ce que le soleil levant eclaire l’image de Surya au moment des equinoxes. Le temple de Modhera comme celui de Somnath que nous irons voir dans quelques jours fut pille par Mahmut de Gazni lors de son passage. Ce qui en reste est neanmoins fascinant. 52 pilliers delicatement sculptes, retracant des scenes du Ramayana et du Mahabharata. A l’interieur du temple, 12 niches ou se trouvent les representations du dieu Surya pour chacun des 12 mois de l’annee. Devant le temple, encore un impressionnant baoli, le Surya Kund. Plus de 100 sanctuaires dedies a Ganesh, Vishnu et Shiva. Apres toutes ces merveilles, quelques minutes de repos devant un Limca bien frais et nous repartons de plus belle. En effet, hier soir au restaurant, notre gentil serveur nous a parle d’un temple extraordinaire a Gandhinagar. Celui-ci n’etait pas prevu au programme mais il est encore assez tot et nous profiterons donc de l’occasion pour aller y jeter un coup d’oeil. La ville de Gandhinagar est la nouvelle capitale du Gujarat et son nom lui a bien sur ete donne en homage au Mahatma Gandhi. Elle se trouve a 32 kms au N-E d’Ahmedabad qu’elle a detrone en tant que capitale. C’est la 2e ville planifiee en Inde après Chandinagar. Le Corbusier participa d’ailleurs a sa construction qui a debute en 1965. Nous ne verrons pas grand chose de la ville si ce n’est le magnifique temple Akshardam de la secte hindoue de Swami Narayan. 1.000 artisants ont participe a sa construction et 6.000 tonnes de gres rose y sont employe. Il est acheve depuis une 30e d’annees seulement, mais cela n’enleve rien a sa beaute car les artisants qui y ont oeuvre, y ont mis tout leur savoir faire. Une vraie reussite. Ce qui prouve bien qu’en Inde ont sait toujours faire des prouesses d’architecture sans verre et sans beton, et quel resultat. De retour a Ahmedabad, il nous reste a nous preparer pour repartir des le lendemain matin pour d’autres lieux enchanteurs

A tres bientot pour la suite de ces aventures indiennes..................
Rencontre à Nandrin (Belgique) le 9 juillet 2005
by Mile · 2005-05-02 · 1158 replies
La rencontre parisienne du 30 mai a accouché d'une nouvelle occasion de se retrouver et d'accueillir de nouvelles frimousses liées à des pseudos sympas ou farfelus.

Je n'ai pas encore trop d'idées sur le programme des festivités mais je vous tiens au courant de l'évolution des choses et j'ouvre la liste des participants avec mon cher prof de photo et sa moitié, j'ai nommé :

VILCANOTA & FRANCOISE

J'espère que vous viendrez nombreux et que cette liste s'allongera très vite.

Pour info, Nandrin se situe à 22 kms de Liège, c'est à la porte des Ardennes Belges. C'est un village de campagne et ma maison est un peu difficile à trouver mais l'itinéraire sera bien flêché car j'entends déjà d'ici certaines mauvaises langues qui vous diront que quand j'explique comment faire pour y arriver, c'est encore pire pour la trouver...😠 hein Marie!!!
Népal: 1er ministre et membres du gouvernenemt en résidence surveillée
by Mile · 2005-02-01 · 49 replies
Attention aux voyageurs vers le Nepal

L'aéroport est fermé et les communications ne passent plus ni téléphone ni internet.

Dans les médias on parle déjà de guerre civile mais attendons d'en savoir un peu plus
Karnataka en Inde: accident de bus
by Mile · 2005-01-10 · 4 replies
Comme si le Tsunami ne leur suffisait pas, je viens de lire qu'un accident de bus a eu lieu dans le Karnataka au N-E de Bangalore. Le bus est tombé dans un canal = 57 morts. Le sort s'acharne décidemment sur ces régions.

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