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Agadir et la vallée du Paradis
by Tomas3 · 2012-04-26 · 30 replies
Bruxelles 5° -AGADIR 30°:(1)

Quand l’hiver persiste en Europe, AGADIR est une destination à 3 heures 15 de BRUXELLES, faite pour nous rappeler que la vieille Europe n’est pas la mieux lotie à 50 ° de latitude NORD.

Quand vous avez franchi l’avenue Hassan II pour vous extraire du front de Mer, parcouru l’avenue du général Kettani pour rejoindre le nouveau Talborjt, un panneau de pharmacie vous rappelle qu’on est le I9 avril et qu’il fait 30° …

Le ciel est totalement bleu…il fait bleu dans nos cœurs, comme le bleu des berbères du Souk ou le bleu de Fès, au choix….

Agadir, comme Marrakech, comme Fès, est une ville bicéphale…

Le front de mer, la marina laissée aux touristes et aux pratiques consommatoires du tourisme de masse, une fois l’avenue Hassan II franchie, le Maroc reprend ses droits, nonchalamment certes, mais avec le dynamisme de la capitale économique du Grand Sud, ses entrepôts, son port, son grand souk et son petit souk, ses avenues marchandes, ses quartiers résidentiels bordés de bougainvillées, de frangipanier et d’hibiscus…

La note coloniale est encore présente, le français est parlé partout, même si les marocains se sont mis aussi à l’allemand, et l’autochtone déborde de gentillesse, on ne sent pas le souffle de l’économie en péril, les chantiers s’activent un peu partout, qui à rénover le grand souk, qui à donner à la nouvelle marina des airs de Port grimaud ou de Port Canto…

Ou de Miami pour la sécurisation des parcelles privatives et des appartements…Zara hommes, Zara femmes, La Madrague, ME EX, des enseignes de déjà vu sous l’ancienne Casbah qui prend des airs de colline hollywoodienne…

http://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Ftourisme.byethost13.com%2F&session_token=MIejBs3t8y6Ik8mLzzim2eCyleF8MTMzNjYzNzkxNEAxMzM2NTUxNTE0
Carnaval à l'île de Sal (Cabo Verde)
by Tomas3 · 2012-03-07 · 18 replies
Crise aidant, la Poste italienne loue ses services aux tour-operators: (1)

C’est un Boeing 737 POSTE ITALIANE qui assure la liaison MILAN-SAL. On est loin des 747 de la TACV…il faudra procéder à une escale technique à Casablanca pour changer d’équipage et refaire le plein avant le grand SUD.

Comble de bonheur, le commandant de bord choisira de suivre l’itinéraire de l’Aéropostale de CASA à CAP JUBY à partir d’Agadir.

On suit étrangement les changements de couleurs: du vert tendre du RIF et des campagnes de l’Atlas EL MOUTAOUASSIT on glisse insensiblement vers le désert mauritanien.

De 10.000 mètres d’altitude, on s’acharne à suivre le tracé lilliputien de la trans-mauritanienne après TAN-TAN, après DAKHLA, petit fil noir entre falaises escarpées et sebkhra de plus en plus désertiques…

Puis à deux heures de l’Ile de SAL, le BOEING prend alizé du Nord-Est plein SUD-OUEST… L’océan revêt un bleu-vert absolu.

Seule l’écume des vagues rompt la couleur…Écumes des vagues qui chargent de plus en plus le tableau à l’approche de l’Archipel…

Et quand SAL prend son allure de « Google-Earth », les turbulences et les trous d’air se font plus fréquents.

L’avion vibre et turbule: il faudra quand même parvenir à atterrir sur l’île au SEL…on prie le dieu des marins, le dieu du vent d’être cléments: on ne risque plus que de casser du bois: on a brûlé le kérosène des six réservoirs…

On repense à Cap-JUBY et aux anciens de l’AEROPOSTALE qui utilisaient déjà l’archipel pour reposer le moteur de leurs zincs avant le grand saut pour FORTALEZA à 3000 kms à l’ouest…
Le thé ou l'électricité (film)
by Tomas3 · 2012-02-05 · 5 replies
Le thé ou l’électricité

C’est un conte moderne qui se passe dans le Haut Atlas, dans un village perché à 2600 m d’altitude, IFRI, que l’on dirait « ravitaillé par les corbeaux »…

Pas de route, pas d’eau, pas d’électricité, le bois de la forêt pour essayer de récupérer un peu de chaleur quand l’hiver s’installe pour longtemps.

Bien sûr, tous les hommes du village, les femmes aussi, rêveraient de la « télévision »…mais, concrets et réalistes, la route est vraiment pour eux le chantier prioritaire…

Or, l’administration locale, têtue, a préféré « l’électricité » avant la route…alors, les villageois vont décider de tailler leur route, I km en trois mois, puis trois kilomètres…ils savent que les « électriciens » profiteront de la route pour leur installation, ils savent qu’ils ne seront pas payés, mais ils choisissent l’équipement qui leur permettra de soigner leurs malades et d’avoir accès aux produits de première nécessité…

Surtout que l’électricité, ils n’en ont rien à faire, ils devront s’endetter pour ouvrir leurs compteurs, vendre leur unique vache et acheter des cartes pré-payées pour allumer leurs étables…

Il n’empêche…quand le premier poste de télévision va être installé dans la cour de la ferme, que les premiers dessins animés, les premières pubs de couche-culotte, vont apparaître dans « l’ étrange lucarne »…l’émerveillement que l’on lit dans les yeux des enfants, des femmes, mais aussi des vieux, fait oublier le combat d’arrière-garde qu’ont mené les adultes…

La civilisation a gagné…le réalisateur laisse au spectateur le soin d’en juger...
Le cochon de Gaza (film)
by Tomas3 · 2011-11-29 · 4 replies
Le cochon de Gaza

Après « La source des Femmes » et les montagnes de l’Atlas marocain, on peut vouloir rejoindre le quotidien d’un pêcheur de Gaza à l’aune des réalités d’aujourd’hui, au bord d’une grande bleue longtemps fantasmée.

C’est un étrange voyage d’une heure quarante, où l’on reste collé à son siège, participant aux fous rires des spectateurs, séduit par une vision comique , mais pas désespérée de ce coin du monde.

L’absurde est partout, dans la maison du pêcheur où des soldats israéliens ont décidé d’occuper l’étage, mais aussi les « toilettes » du rez-de-chaussée, où, quand on tire un rideau, la vue s’ouvre sur le mur troué par le dernier missile.

La vie continue cependant…les pêcheurs pêchent plus d’immondices ou de sacs en plastique que de dorades ou de rougets, les chèvres et les moutons paissent sous les quelques oliviers que la « sécurité militaire » n’a pas encore détruits…

Autorités palestiniennes(Hamas) et occupation israélienne(jeunes soldats) sont décrits avec un comique qui ne laisse aucune illusion sur l’absurdité de ce conflit. Le pauvre pêcheur, qui a tiré de ses filets un « cochon vietnamien » va faire fortune en vendant la semence de la bête « impure » à un élevage israélien manquant de mâles…

Quand on sait combien cet animal est proscrit par les livres des deux religions, on conçoit les difficultés de notre héros, « souillé » par les mérites de la bête…

Perle cinématographique de cette rentrée, ce petit film a le mérite de nous rendre attachants les protagonistes « malgré-eux » de ce terrible conflit, et de nous conter une invraisemblable fable pleine d’espérance…
La Province du Hainaut à l'été indien
by Tomas3 · 2011-09-14 · 36 replies
La ville où Verlaine vécut dans une « prison » enchantée…(1)

Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…

Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…

Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…

Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…

On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…

La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…

Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…

Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…

Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
La grande traversée des montagnes Bleues (Livradois-Forez)
by Tomas3 · 2011-06-23 · 38 replies
La grande traversée du Parc du Livradois-Forez(1)

L’axe Nord-Sud du Massif Forez et les Hautes Chaumes du Haut Forez peuvent être une excellente façon de débuter le parcours…

Vous laissez votre voiture et vous prenez le Train Express Régional en direction de Clermont-Ferrand- , pour gravir les premiers contreforts des Monts du Forez…

A Noirétable(800 mètres d’altitude) vous n’êtes plus qu’à 4 kms du fameux GR3 qui traverse du Nord au Sud le Parc du Livradois-Forez…

Ne pas oublier de faire des réserves d’eau et des provisions de bouche, vous ne trouverez plus de point de ravitaillement avant 28 kms…

Et là, le GR 3 une fois atteint, plus de goudron, plus de voitures, des mélèzes, des épicéas, des champs de myrtilles et de gentianes auxquels vous accéderez au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude…

La crête des Monts du Forez a la particularité de vous permettre de découvrir en même temps le Puy de Sancy(à 170 kms) le Mont d’Or et le Puy de Dôme (à 120 kms)et, cerise sur le gâteau, le Mont Blanc et la chaîne des Alpes ( Bâle n’est qu’à 350 kms)…

Par temps clair, c’est un émerveillement…vous parvenez très vite sur les Hautes Chaumes, au milieu de troupeaux d’estive, et, à part quelques essaims sauvages égarés sur le parcours, deux ou trois randonneurs, une cavalière, vous avez l’impression d’être seul au monde…

L’impression est presque ‘aussi irréelle que dans le Parc du Vercors, avec un bon point, c’est que le parc du Livradois-Forez n’est pas encore ouvert au tourisme de masse…

C’est l’occasion de se ressourcer, même si vous êtes païen, à chaque calvaire croisé, à chaque crucifix égaré qui vous rappelle que vous êtes en terre romane...
L'île de Sal (Cap-vert), sea, sun and fun...
by Tomas3 · 2011-05-24 · 46 replies
L’île de Sal(archipel des îles du Cap-Vert): sea, sun and fun:

Vivre un jour entier à l’aéroport Charles de Gaulle dans l’improvisation d’une panne(1)

La TACV, la compagnie aérienne des îles du Cap-Vert, qui dessert les dix îles de l’archipel située à 450 kms de Dakar, dessert l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy le lundi matin à 11 h 40 pour un atterrissage à 14 h 50(trois heures de décalage horaire déduit)

Ce jour-là, tout irait de travers: le vol apparut « delayed », en même temps que ceux de Zurich et d’Istanbul…

Praia, Zurich et Istanbul apparaissaient en rouge sur l’écran bleu des vols internationaux… Les bording(enregistrements) narguaient les vols « delayed« …

Praia fut bientôt le seul vol retardé au milieu des OSLO, BOSTON et DJAKARTA…

Le dernier vol retardé Praia se cala bientôt au bord gauche des écrans avec cette mention: « décollage espéré à 22 heures »…

La journée ne se passerait pas à 10.000 mètres d’altitude entre l’Europe et le Nordeste brésilien, mais entre les étages 4 et 5 du Terminal 1 du grand aéroport…

La TACV leur offrirait des bons de boissons et de sandwichs à échanger chez brioche dorée…Ulysse épuiserait les éditions du matin et du soir des grands quotidiens nationaux, puis se rapprocherait des Cap-Verdiens en détresse dans cette lost-translation…

Il les repérait non pas à la couleur de leur peau, mais au poids de leurs impressionnantes valises…Et le pauvre Ulysse, qui n’avait que 14 kgs de bagages aurait à repousser les assauts des Mama Benz dont les valises frôlaient les 60 kgs d’excédents…
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce)
by Tomas3 · 2011-04-09 · 99 replies
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe

Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…

Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…

Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….

En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...

Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…

Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…

Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges
by Tomas3 · 2011-02-15 · 101 replies
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)

Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…

(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)

Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…

On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…

Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !

Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…

Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…

Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…

Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"

http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
"Des hommes et des dieux" (film) quiz marocain?
by Tomas3 · 2010-09-08 · 21 replies
« Des hommes et des dieux »(film) quiz marocain ?

On peut croire que le film de Xavier Beauvois sur le massacre des moines français de TIBHIRINE a été tourné en Algérie sur les lieux de la tragédie… Pour des motifs que l’on peut comprendre aisément, le réalisateur a choisi le Maroc. Le film prend une autre allure aux yeux d’un observateur attentif …

quiz ludique, clef de lecture possible de ce film émouvant…

Où se situe l’action du film ?

- Azrou ? - Le Rif ? - Le haut atlas occidental ?

A quelle altitude ?

- 800 mètres - 1200 mètres - 1500 mètres

A quelle période de l’année ?

Plusieurs acteurs marocains sont au générique du film

- 6 ? 12 ? 16 ?

Quelle est la fête marocaine à laquelle les moines sont conviés ?

- l’achoura ? - la Ras-el-Am ? - une circoncision ?

Sur la souikha, les moines vendent des produits fabriqués au monastère :

- des bougies ? - du miel ? - des figurines en racines de thuya ?

Le cèdre marocain qu’embrasse Lambert Wilson a un diamètre important :

- 1,50 m - 3 m - 9 m

C’est une wilaya marocaine qui a fourni les moyens logistiques au réalisateur :

- celle de Meknès ? - celle de Taroudant ? - celle de Ouarzazate ?

L’armée marocaine a fourni

- des jeeps ? - des camions ? - des hélicoptères ?

La représentation du terroriste mort à la morgue est un pastiche de :

- - La mort du CHE - - La mort de Simon Bolivar - - La mort du commandant Massoud

Quel est le peintre européen représenté dans le film ?

- Antonia da Messine ? - Le Caravage ? - Mantegna ?

Trois écrivains européens sont cités : reconnaissez-les derrière leurs œuvres :

- Les fioretti - Les Pensées - Les Lettres Persanes
Les Cévennes(Gard) dans "le bruit des glacons" (film)
by Tomas3 · 2010-09-06 · 0 replies
Les Cévennes dans « le bruit des glaçons » de Bertrand Blier :

Le Gard dans tous ses états :

Bertrand Blier a choisi de camper les décors de son dernier opus dans une magnifique demeure au cœur des Cévennes…

Dans un premier temps, on se demande si l’on n’est pas dans le Lubéron ou en Drôme provençale, tant la nature, les collines, les plantes persistantes font illusion…

Mais non, on est bien dans le Gard avec l’apparition de la première plaque minéralogique du premier véhicule…

On voit d’ailleurs peu de véhicules, tant les personnages sont filmés dans un huis-clos étourdissant de beautés :

Sans doute pour nous faire comprendre comment il va être dur aux deux héros, joués par Jean DUJARDIN et Anne HIDALGO, d’échapper à leurs métastases et à leur funeste destin…

Blier se surprend à filmer avec complaisance la somptuosité du cadre : on se croirait dans une revue de décoration sur papier glacé…

Utilisant le même thème que « Oncle BONMEE », le réalisateur fantasque insert lui-aussi le cancer et la cancéreuse en personnages mythifiés dans cette comédie profonde…à la limite de l’horreur hospitalière…

DUJARDIN et DUPONTEL sauvent brillamment le scénario qui, à l’aune de nos valeurs européennes, ne peut se conclure que comme une pochade…

Là où le réalisateur thaïlandais faisait appel à la réincarnation, BLIER en appelle à l’Amour, avec un grand A, comme tueur de métastases…

Et on a droit à un gros bain d’hémoglobines, avec goélette et chablis à l’appui, pour conclure…

Décidemment, les valeurs de notre vieille Europe ne tiennent pas la route, semble nous dire BLIER…avec un sourire…
La grande traversée du Vercors (G.T.V) de Grenoble à Die
by Tomas3 · 2010-08-10 · 44 replies
Le VERCORS est un des derniers bastions de randonnées que l'on peut croire à l'écart du tourisme de masse au mois d'Août...

L'aspect sauvage de ce haut plateau qui culmine entre 1000 et 2340 mètres à partir de falaises escarpées à l'EST, au NORD et au SUD, devrait normalement dissuader les promeneurs du dimanche et les villégiateurs des "vallées en Ans" (Villard, Autrans, Lans etc...)

Quand vous arrivez par l'autoroute de LYON, il vous nargue à déjà 30 kms de GRENOBLE, sa masse lourde et acérée vous empêche de voir les contreforts des Alpes...

De la gare de GRENOBLE, près de laquelle vous avez pris soin de garer votre voiture en prévision du retour, vous ne pouvez vous empêcher de contempler sa masse imposante qui domine le DRAC et ses falaises escarpées sur plus de trente kilomètres...

Le guide indique quatre heures de montée avant d'atteindre le premier village de Saint Nizier...

Vous laissez votre voiture rue ESCLANDON, là où le stationnement n'est plus payant, juste avant le pont sur le DRAC qui mène à FONTAINE et vous recherchez les premières flèches indiquant Saint NIZIER...

Dès les premiers cents mètres de dénivelé, un panneau indique "falaise" et juste en dessous, le cimetière de SASSENAGE...

humour involontaire des baliseurs de sentiers...

Ulysse pense à Pénélope, à ses vertiges, à sa peur du vide...encore un sentier qu'elle ne connaîtra pas...

La terrible descente de SASSENAGE sur GRENOBLE que les automobilistes entreprennent avec le frein-moteur, Ulysse la gravira sans voir un bout de goudron...

Le GR9 (sentier de grande randonnée) est ardent, dur, et pierreux à souhait...

Difficile de ne pas apprécier cette mise en bouche...

Il n'était pas décent de vaincre le VERCORS en prenant le bus...
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal)
by Tomas3 · 2010-07-15 · 57 replies
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...

Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...

Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...

Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...

Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...

Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...

Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...

Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...

Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...

Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Toubkal ou M'Goun: il faut choisir (Maroc)
by Tomas3 · 2010-06-15 · 26 replies
Toubkal ou M'Goun , il faut choisir ses neiges éternelles (1)

Quand les chaleurs montent à Marrakech, les montagnes du Haut Atlas vous narguent à l'horizon Sud... Leurs crêtes enneigées sont rarement embrumées à cette époque de l'année...

C'est le moment d'aller contempler les faneuses dans le Haut pays Berbère, rouge et vert... De n'importe quelle vallée choisie à moins d'une heure de voiture et à plus de 2 OOO mètres d'altitude, des villages hauts perchés vous accueillent entre deux récoltes de cerises, les cerises de juillet seront bientôt mûres... de nèfles, de noix , de carottes, de pommes de terre...

Les berbères du Haut Atlas n'ont pas encore abandonné leurs cultures d'altitude, ils n'en vivent plus ou en nourrissent leurs familles, les retombées du tourisme leur permettent d'offrir aux visiteurs des chambres d'hôtes charmantes, au milieu des braiments de mules, des caquetements des poules, entre deux muezzins d'altitude...

Le randonneur contemplatif a le choix de sourire à ses voisines sur les toits, qui se font belles entre deux portages de foin coupé et une tagine au poulet aux légumes du jardin...

Le randonneur coquin bousculera ces boules de foin coupées qui remontent vers les étables et découvrira de petites jeunes filles espiègles qui portent leurs trente cinq kilogs de foin en chantant...

Le randonneur bavard et franchouillard découvrira au troisième thé que son guide et hôte du jour, n'ayant jamais quitté son hameau à 2.020 m au pied du Toubkal, parle sept langues: outre trois langues berbères, l'arabe, l'espagnol, l'anglais et le français...

Vous négocierez sans trop d'apreté les trois jours de trek dans lequel votre guide vous servira de compagnon, d'ami, de philosophe et de poète:

pensées du jour de HOUSSINE:

"si tu es trop pressé, tu es déjà mort..." "no pain, no gain"...
Sur les traces de Don Quichotte en Espagne: de Valencia à Avila
by Tomas3 · 2010-04-23 · 43 replies
Sur les traces de Don Quichotte en Espagne, de Valencia à Avila (1)

Finalement, le célèbre chemin du Levant (Ruta de Levante) ou chemin de Don Quichotte n'est qu'à neuf heures de Lyon...

A l'heure où tous les vols européens sont bloqués et que 17.000 avions piaffent sous un nuage de poussières volcaniques à 12.000 mètres d'altitude, que les trains français fonctionnent au mode aléatoire, il est plus facile de se jeter sur l'autoroute du Soleil et de se poser 1.000 kms plus au Sud, à Valencia, capitale de la Communidad de Valencia (750.000 h)

Certes, vous aurez payé pas loin de 100 euros de péages en prenant l'autoroute de la Costa del Sol, mais les criques et les sierras qui se jettent directement dans la Grande Bleue valent bien leur pesant d'or et ont quelque chose de saisissant à l'issue du long hiver européen...

Les petits malins qui veulent économiser les péages prendront soin de choisir les nouvelles autoroutes de l'intérieur qui sont encore pour la plupart gratuites...

Comme le diesel est toujours un peu moins cher en Espagne, on n'arrivera pas au prix d'un low-cost à l'aéroport de Valencia, mais le prix du voyage en sera diminué...

Pour les amateurs de vol low-cost, Valencia s'est doté d'un aéroport flambant neuf en plein campagne(à Manises) à l'orée du Ruta de Levante, avec , à son pied, un hotel Accor tout neuf qui repose le voyageur, avant même qu'il ait entrepris son voyage...

Par contre, l'Espagne ayant opté avant la récession pour une économie de type industriel, avec critères d'outre-atlantique(voitures + autoroutes + polygones industriels) il est fortement conseillé au randonneur de reculer son départ de 40 kms, tant le paysage sub-urbain est abîmé dans un rayon de 30 kms autour de Valencia...
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)
by Tomas3 · 2010-02-08 · 244 replies
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)

Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)

Mais, au fait, pourquoi cette destination?

aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...

Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..

Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...

Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Film "Le dernier vol" de Karim Didri (voyage au Ténéré, Niger)
by Tomas3 · 2009-12-18 · 19 replies
« le dernier vol » de Karim Dridi ou comment voyager en période de fêtes…

Les amateurs de déserts, de Grande Ourse et de grand chariot et petit chariot devraient aimer le dernier opus de Karim Dridi, ou si l’on veut, la promenade amoureuse de Marion Cotillard et de Guillaume Canet…(sur les écrans actuellement)

« A la poursuite du Ténéré », sur un scénario de nostalgie coloniale (très Saint Ex…) une belle aviatrice, à la recherche de son compagnon aviateur lui aussi, perdu dans le désert, va se trouver confrontée aux dures réalités de la pacification « coloniale »…

Un lieutenant rebelle et barbu , Guillaume CANET, déchiré entre son amour réel pour les populations occupées(Touaregs) ses devoirs de militaire et son profond désir de paix, va bousculer ses convictions et risquer la cour martiale pour aider Marion à la recherche de son amour perdu…

Raconté comme çà, çà fait un peu Arlequin, surtout qu’on ne peut rentrer à aucun moment dans un scénario aussi invraisemblable, mais la magie des images, des dunes inlassablement filmées, des dromadaires inlassablement maltraités, les sons, le « chant des dunes », la crasse et le sable qui ternissent peu à peu les chemises de lin des héros, hypnotisent peu à peu le spectateur amoureux de désert…

Par moins cinq degrés en France, à quelques jours de Noël, on prend plaisir à suivre les deux tourtereaux dans leur épopée improbable, à douter avec eux et à craindre pour eux…et quand on sort de la séance de ciné, il faut se retenir pour ne pas réserver à Point Afrique pour huit jours d’escapades, tant les feux de bois de Guillaume et de Marion, les blatèrements de leurs dromadaires, nous laissent une impression attachante…
"Rien ne va plus à Baden-Baden"
by Tomas3 · 2009-11-23 · 19 replies
« Rien ne va plus » à Baden-Baden (1)

Depuis qu’Ulysse avait découvert que Dostoïevski était à l’origine de la formule consacrée des croupiers de casino « rien ne va plus »…au Grand Casino de Baden-baden, il avait décidé d’aller faire mentir la célèbre formule dans la ville résidence si chère à Pierre BOULEZ et à Eric Naulleau (de Naulleau et Zemmour…)

La capitale du Margraviat de Bade (sorte de comté rural à l’époque des principautés allemandes) est à soixante kilomètres de Strasbourg et l’on capte Frédéric Lodéon et Nicolas Demorand sans avoir avoir à changer de fuseau horaire ou tout simplement de sélection radio sur son Sony embarqué…

D’ailleurs Martina, de l’office du tourisme et Natassa, serveuse à la Trinkhalle( salon de thé de la Maison Thermale) parlent un excellent français, et puis, les « forêts-noires »( gâteaux à la crème à proscrire aux clients de régime hypo lipidique) ont des aspects marbrés qu’ils n’ont pas à soixante kilomètres…

Toutes ces raisons et le passage de Cécilia Bartoli, la diva au répertoire de castrats, méritent que l’on consacre à Baden-Baden, cette ville d’eaux nichée au creux du val de la rivière OOS, plus qu’un aller-retour AIRPARK sur la RYAN-AIR à destination de Ciampino(aéroport de Rome)

Surtout que Frida Kahlo est en exposition permanente au Kunstmuseum( musée des Beaux-Arts) et que l’immense BASELITZ occupe l’intégralité du Musée Frieder BURDA, dans le cube de béton blanc (Richard Meier) au bout de la Lichtentaler allée…

Si vous venez de déguster un cappuccino crémeux au bar du Brenners’park, vous n’avez qu’à franchir le portillon Ouest qui franchit la rivière OOS pour gagner les jardins du Casino
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
by Tomas3 · 2009-11-06 · 241 replies
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)

Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…

Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…

Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »

Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…

Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.

Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
"Au voleur" (film) de Sarah Leonor, Nogent-sur-Marne ou le bayou?
by Tomas3 · 2009-10-18 · 0 replies
« Au Voleur » (film) de Sarah Leonor : Nogent sur marne ou le bayou ?

Certes, on ne peut écrire de plus belle critique de ce film que celle publiée par Utopia. Mais on peut aussi avoir sa vision personnelle du chef d’œuvre filmistique de ce mois d’Octobre, bien loin de la sélection mensuelle de Télérama ou d’autres publications spécialisées…

Ce film est comme une sonate de Schubert, rafraîchissant, nostalgique, émouvant.Ne serait-ce que par la présence/absence de Guillaume DEPARDIEU, efflanqué, amaigri, mais combien présent…

Il mime ou joue, il pressent, ou bien est-ce le spectateur qui se projette en lui, son destin proche… Cette petite musique, tout au long du film, fonctionne comme un prisme lumineux : on sait que ce sont les dernières images de Guillaume et son dernier amour de cinéma…

Florence LOIRET-CAILLE est à la hauteur, de sauvagerie, de luminosité, d’inconscience amoureuse…Elle qui récite au début du film de la poésie allemande (elle est prof d’allemand) comme RILKE et Alma MALHER, lui qui cambriole comme Fantômas, loin de la technique des loubards de banlieue, vont se trouver sans mot, puis dériver (seconde partie du film après une plongée dans l’univers glauque des banlieues) dans un « bayou magique »…

La bande son de musique cajun rajoute à cette étrangeté : le couple amoureux dérive en barque au fil de l’eau dans des espaces (canaux, étangs, univers aquatiques…) que l’on cherche constamment à identifier …

Le film a été tourné à Niederbronn-les-bains (67) et dans sa région. A la sortie du film, on ne peut s’empêcher de cliquer sur Google Earth pour retrouver cette sensation de bayou à la française et cette vision d’une lente dérive des sentiments d’un couple amoureux, hors du temps, hors du monde, si près de sa perte…

« le voleur qui s’enfuit loin de tout, on dirait que c’est Guillaume Depardieu » (Utopia)

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