Results for "Émirats+Arabes+Unis"
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Quel avenir pour Socotra?
Bonjour !
Ayant récemment publié sur mon site un article concernant Socotra, je me pose sérieusement la question de l'avenir de l'île et j'aimerai échanger mes interrogations avec vous.
J'ai appris qu'en février dernier, l'ex-président-mais-président-quand-même avait annoncé son intention de louer Socotra aux Emirats arabes unis pour une durée de 99 ans, une présumée récompense pour leur soutien pendant la guerre civile qui fait rage au Yémen en ce moment. On a bien vu ce que les EAU ont réussi à faire avec Dubaï, du coup je m'inquiète pour la survie de l'île en tant que destination éco-touristique.
D'autre part, l'île fait face à une grande sécheresse, mettant à mal et la flore locale (le nombre des Dragonniers de Socotra diminue) mais aussi les habitants qui galèrent déjà pas mal à se nourrir. En mars dernier, les EAU ont envoyé des avions de ravitaillement à Socotra avec de la nourriture et des générateurs d'électricité parce que le Yémen ne peut plus le faire et que la population n'arrive pas à être auto-suffisante.
Du coup, j'ai eu l'impression en faisant mes recherches que le seul espoir que les habitants avaient pour se sortir du seuil de pauvreté étaient de capitaliser sur le tourisme. Il y a déjà pas mal d'intéressés sur le créneau, à commencer par les EAU, mais c'est je trouve à double-tranchant. Rien qu'en terme de patrimoine, Socotra va morfler dans les années à venir. Le fait que l'arabe deviennent la langue de référence pour tout contact avec l'extérieur, fait que la langue locale socotri, parlée depuis l'Antiquité, est de moins en moins parlée (déjà qu'elle n'est pas écrite...). Je trouve ça grave personnellement, car une langue ne véhicule pas que des mots, mais aussi une conception de l'univers et de la vie bien propre à chaque langue, qui se répercute à mon avis sur la mentalité des gens.
En attendant, malgré mes recherches, je n'ai trouvé aucun moyen de se rendre sur l'île actuellement. Les lignes d'avion sont apparemment toutes coupées (détrompez-moi si ce n'est pas le cas !), y compris celle que Yéménia avait ouvert l'an dernier entre Dubaï et Hadiboh. Le plus triste, c'est de voir tous ces comptes twitter, facebook, et sites web de gens de là-bas, ou même du gouvernement yéménite, qui sont soit hors ligne, soit plus mis à jour depuis 2013/2014... J'espère que ça va se calmer vite :(
Ayant récemment publié sur mon site un article concernant Socotra, je me pose sérieusement la question de l'avenir de l'île et j'aimerai échanger mes interrogations avec vous.
J'ai appris qu'en février dernier, l'ex-président-mais-président-quand-même avait annoncé son intention de louer Socotra aux Emirats arabes unis pour une durée de 99 ans, une présumée récompense pour leur soutien pendant la guerre civile qui fait rage au Yémen en ce moment. On a bien vu ce que les EAU ont réussi à faire avec Dubaï, du coup je m'inquiète pour la survie de l'île en tant que destination éco-touristique.
D'autre part, l'île fait face à une grande sécheresse, mettant à mal et la flore locale (le nombre des Dragonniers de Socotra diminue) mais aussi les habitants qui galèrent déjà pas mal à se nourrir. En mars dernier, les EAU ont envoyé des avions de ravitaillement à Socotra avec de la nourriture et des générateurs d'électricité parce que le Yémen ne peut plus le faire et que la population n'arrive pas à être auto-suffisante.
Du coup, j'ai eu l'impression en faisant mes recherches que le seul espoir que les habitants avaient pour se sortir du seuil de pauvreté étaient de capitaliser sur le tourisme. Il y a déjà pas mal d'intéressés sur le créneau, à commencer par les EAU, mais c'est je trouve à double-tranchant. Rien qu'en terme de patrimoine, Socotra va morfler dans les années à venir. Le fait que l'arabe deviennent la langue de référence pour tout contact avec l'extérieur, fait que la langue locale socotri, parlée depuis l'Antiquité, est de moins en moins parlée (déjà qu'elle n'est pas écrite...). Je trouve ça grave personnellement, car une langue ne véhicule pas que des mots, mais aussi une conception de l'univers et de la vie bien propre à chaque langue, qui se répercute à mon avis sur la mentalité des gens.
En attendant, malgré mes recherches, je n'ai trouvé aucun moyen de se rendre sur l'île actuellement. Les lignes d'avion sont apparemment toutes coupées (détrompez-moi si ce n'est pas le cas !), y compris celle que Yéménia avait ouvert l'an dernier entre Dubaï et Hadiboh. Le plus triste, c'est de voir tous ces comptes twitter, facebook, et sites web de gens de là-bas, ou même du gouvernement yéménite, qui sont soit hors ligne, soit plus mis à jour depuis 2013/2014... J'espère que ça va se calmer vite :(
Maldives: Discrimination à cause de la couleur de la peau
Bonjour,
Grace Wain, une rouquine de 14 ans, devait embarquer pour les Maldives avec sa famille à l’aéroport de Manchester lundi dernier. Mais au moment de l’enregistrement, l’Etihad Airway, la compagnie des Émirats arabes unis, refuse de la laisser monter à bord en raison de la couleur très pâle de sa peau. La compagnie exige un certificat médical parce qu'elle la pense malade. Enfin, c'est ce qu'elle dit.
http://www.20minutes.fr/...arce-teint-trop-pale
On se sait pas ce qu'il va advenir de l'adolescente une fois sur place :
http://voyageforum.com/...-good-dive-d6541885/
Grace Wain, une rouquine de 14 ans, devait embarquer pour les Maldives avec sa famille à l’aéroport de Manchester lundi dernier. Mais au moment de l’enregistrement, l’Etihad Airway, la compagnie des Émirats arabes unis, refuse de la laisser monter à bord en raison de la couleur très pâle de sa peau. La compagnie exige un certificat médical parce qu'elle la pense malade. Enfin, c'est ce qu'elle dit.
http://www.20minutes.fr/...arce-teint-trop-pale
On se sait pas ce qu'il va advenir de l'adolescente une fois sur place :
http://voyageforum.com/...-good-dive-d6541885/
Tour du monde de cinq ans
Bonjour,
Je reviens d'un grand tour du monde de cinq ans. Je n'ai pas eu le courage ni le temps d'écrire un carnet et j'ai donc décidé d'exposer mon itinéraire et si vous voulez des détails sur certains pays, n'hésitez pas à me poser des questions.
Croatie
Bosnie
Yemen
Oman
Emirats Arabes Unis
Quatar
Koweit
Iran
Chine
Mongolie
Russie
Chine
Vietnam
Cambodge
Thailande
Birmanie
Bangladesh
Inde
Sri Lanka
Maldives
Indonésie
Malaisie
Brunei
Indonésie
Timor
Phillipines
Palau
Papouasie Nouvelle Guinée
Iles Salomon
Nouvelle Calédonie
Australie
Tonga
Samoa
Micronésie
Iles Carolines Du Nord
Russie
Canada
Etats Unis
Mexique
Hawaii
Kiribati
Polynésie Française
Ile de Paques
Chili
Perou
Equateur
Colombie
Venezuela
Grenade
Barbades
Sainte Lucie
Dominique
Montserrat
Iles Vierges
Etats Unis
Benin
Togo
Ghana
Cote D'Ivoire
Liberia
Sierra Leone
Guinée
Guinée Bissau
Senegal
Cap Vert
Mauritanie
Maroc
Canaries
Maroc
Madère
Maroc
Voilà, n'hésitez pas à demander des détails!
Route entre Doha et le Sultanat d'Oman
bonjour
Est il possible de faire la route Doha sultanat d oman , ?est ce beau pas trop long ?
Ou bien vaut il mieux prendre l avion.?
Quand pensez vous ?
Et que voir absoluement à Oman
Avec mes remerciements
Elisabeth
Entrée en Israël pour la Pâques juive
Bonjour,
Nous souhaitons passer 8 jours en Israel pour la pâques juive. Nous sommes tous deux français mais :
Mon ami a un visa résident aux émirats arabes unis ainsi que des visas touristiques iranien, pakistanais, egyptien, tunisien, libanais, saoudien, turque, ...
Quant au mien il contient la malaisie, l'indonesie et les émirats.
Mon ami entrera par la Jordanie, je prendrai un avion de Paris.
En période de fêtes les contrôles aux entrées du pays sont ils plus sévères ? Peut on espérer rentrer dans le pays sans passer par un interrogatoire trop long ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Nous souhaitons passer 8 jours en Israel pour la pâques juive. Nous sommes tous deux français mais :
Mon ami a un visa résident aux émirats arabes unis ainsi que des visas touristiques iranien, pakistanais, egyptien, tunisien, libanais, saoudien, turque, ...
Quant au mien il contient la malaisie, l'indonesie et les émirats.
Mon ami entrera par la Jordanie, je prendrai un avion de Paris.
En période de fêtes les contrôles aux entrées du pays sont ils plus sévères ? Peut on espérer rentrer dans le pays sans passer par un interrogatoire trop long ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Oman, du désert à la mer
Les pays côtiers de la péninsule arabique ne se résument pas seulement au gigantisme, à l’opulence et à l’ultra-modernisme des villes des Emirats arabes unis. Plus au sud, au Sultanat d’Oman, on découvre encore une vraie authenticité. Là-bas, les villes ont une taille humaine, des oasis sont nichées au cœur d’un impressionnant massif montagneux et l’immensité du désert ne cesse de fasciner le voyageur.
Oman c’est aussi la mer et le stratégique détroit d’Ormuz avec ses surprenants paysages de fjords d’Orient.
Des impressions de voyages, des souvenirs vécus … et aussi des photos pour illustrer le texte de voyage que je vous propose.
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A l’horizon, malgré les brumes de chaleur et de poussières on aperçoit déjà le port de Mutrah … ma première étape omanaise.

La ville blanche semble blottie au pied d’imposantes montagnes. De part et d’autre de la baie, un parfait arc de cercle, une forteresse ainsi que plusieurs tours de guet juchées sur des éperons rocheux témoignent du passé défensif de la localité. Ici, contrairement aux villes des Emirats arabes comme Dubaï ou Abou Dhabi, aucun gigantesque gratte-ciel ne rompt l’harmonie urbaine ; les habitations et les immeubles de la ville qui s’étendent le long du front de mer ont seulement quelques étages. Immanquablement elle attire le regard, de sa hauteur elle domine la cité avec son élégant bulbe bleu que surmonte son minaret … elle ? C’est la principale Mosquée de ce charmant port de la côte omanaise.

Tout autour de la fameuse mosquée bleue, il faut se balader dans le quartier ancien de la ville : dédales de rues étroites, maisons blanches imbriquées, balcons ouvragés témoignant d’un riche passé. Des demeures qui ont été construites par les Lawatiya qui dès le XVIIème faisaient le commerce des épices jusqu’à Zanzibar. Un quartier où le commerce est toujours bien présent puisque c’est à proximité qu’est situé le souk traditionnel. Le milieu de l’après-midi n’est sans doute pas le moment le plus animé de ce marché permanent ; mais au moins, on peut s’y promener sous ses arcades, en toute tranquillité parmi les nombreuses échoppes. Mais jeter un œil aux étalages est toujours interprété par les marchands comme un souhait d’achat.

Passant devant une boutique d’étoffes, j’observe avec intérêt un empilement de traditionnelles coiffes brodées, comme celles que portent beaucoup d’omanais. En juste quelques instants, me voilà coiffé à mon tour d’une de ces fameuses kumma, le vendeur m’affirmant que cela me va très bien ! Comme je dois avoir l’air de douter, il change de couvre chef en m’ajustant sur la tête un turban… ainsi le temps de quelques essais, je me retrouve donc transformé en Sultan ou Emir … dépaysant et amusant ! Parmi les autres spécialités du pays, on ne passer sous silence l’encens dont les senteurs, très plaisantes, parfument l’ensemble du souk. L’occasion pour moi d’apprendre que ce parfum est extrait de la résine d’un arbre portant le nom savant de Boswellia sacra, il pousse en nombre plus particulièrement dans le sud du pays.
Il est agréable de poursuivre la découverte en marchant sur la promenade du front de mer, les yeux rivés vers la mer et ses eaux bleues, les mouettes semblent s’être données rendez vous, attirées sans doute par quelques poissons ou déchets. Les oiseaux marins très agités tournoient, crient et se chamaillent … je ne peux m’empêcher de penser en assistant à ce vol à la célèbre scène cinématographique des Oiseaux d’Hitchcock.
Une jolie route serpente sur la corniche en direction de la capitale Mascate, elle se faufile entre les rochers et offre de superbes points de vue, sur la mer ainsi que sur les quartiers de la ville enserrés par les versants montagneux : maisons et immeubles blanchis éclatant sous le soleil sur un fond de parois minérales ocre-brun, un grand contraste de teintes et un panorama photogénique.
Un peu plus loin, on parvient au Palais du Sultan, l’Alam Palace. Une des résidences de sa Majesté le Sultan Qabos bin Saïd, le plus haut dignitaire du pays. Une longue perspective guide le regard vers le palace à l’architecture orientale, quant au luxe et au raffinement de l’intérieur, on l’imagine somptueux. Oman, voici quelques précisions concernant ce Sultanat méconnu : un pays situé au sud-est de la péninsule d’Arabie sur le bord du Golfe d’Oman, successivement sous occupation portugaise (1570-1650) puis sous protectorat britannique jusqu’en 1971. 80 % du territoire est occupé par le désert. Environ 2,8 millions d’Omanais dont plus d’1 million vivent dans la capitale Mascate. Les ressources économiques ? Le pétrole évidemment mais également le gaz naturel, les dattes et le tourisme …
Traverser Mascate, c’est cheminer parmi de larges avenues ponctuées de ronds-points successifs, l’espace ne manque pas au pays du désert ! Ici une arche monumentale surplombe la chaussée. Partout des alignements de palmiers et des massifs fleuris bordés de gazon verdoyants agrémentent la ville, une végétation florissante obtenue à grands renforts d’arrosages, d’ailleurs on distingue nettement entre les plantes les nombreux tuyaux quadrillant les massifs.
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Après ce rapide tour de ville, il est temps de quitter l’agglomération, le but de notre découverte étant l’arrière pays avec ses montagnes et son désert. Passés les derniers immeubles et hangars, de part et d’autre de la route N° 15 (en très bon état) il n’y a de place désormais que pour des étendues rocheuses, un amoncellement chaotique de pierres sur un tapis de poussière. Le vent par moment soulève des nuages de sable et de particules qui tourbillonnent ou volent dans le sillage des véhicules.
Au détour d’un long virage, comme au milieu de nulle part, apparaît un peu de verdure. Une palmeraie puis une ville, Fanja, nichée dans une vallée entre les contreforts montagneux. Devant un tel panorama l’arrêt sur le bas-côté devient irrésistible, histoire de profiter de la vue.


Juste en contrebas, à la lisière des palmiers dattiers, on aperçoit une parcelle cultivée entourée de sortes de rigoles, elles permettent la distribution de l’eau si précieuse dans ces contrées aride. Ce système ancestral d’irrigation appelé « falajs » s’avère très judicieux, il capte l’eau dans des sources souterraines et l’achemine vers les terres agricoles.
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Poursuivons la route à travers le djebel et le massif du Hajar dont les sommets les plus élevés atteignent les 3000 mètres. Après la teinte jaune ocre, c’est maintenant le rouge qui domine dans ce désert minéral.


Par endroits, la montagne est entaillée de profondes gorges, les « wadi ». Comme il n’y a pas de route qui longent ces cours d’eau en parti asséchés, continuer notre route nécessite de rouler directement dans le lit de la rivière sur des pistes, vous l’imaginez, chaotiques et caillouteuses … Quelques filets d’eau persistants obligent notre conducteur à passer prudemment quelques gués. De chaque côté de notre 4x4 de grandes gerbes d’eau se forment, lavant au passage toute la poussière accumulée durant le trajet sur les pistes. Des gués qui peuvent s’avérer de véritables pièges pour les amateurs aventuriers qui n’ont pas une parfaite connaissance des « wadi ». Voilà des touristes qui nous voient arriver avec un accueillant sourire … leur 4x4 est « noyé » dans un de ces gués ! Qu’à cela ne tienne, l’entraide est toujours de mise dans ces lieux isolés ! Une corde est vite attachée au véhicule en détresse, quelques coups d’accélérateur et notre puissant 4x4 tout terrain les tire d’affaire.

Une pause est maintenant la bienvenue près d’une minuscule oasis qui se résume à deux palmiers perdus au milieu de ce canyon aux parois encaissées.
Sortis du wadi, c’est en direction de l’immense désert que nous nous dirigeons. Le sol est maintenant à perte de vue uniformément plat et les routes rectilignes … inutile d’ajouter que le paysage sur cette portion n’a que peu d’intérêt mais c’est un passage obligé pour atteindre notre but !
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Le « désert des déserts », le Wahiba tant attendu approche, le sol est de plus en plus sablonneux. De petites dunes, très régulières, strient la région, des lignes droites parallèles dont la perspective s’estompe au lointain. Une rare végétation faite de quelques touffes sèches et d’arbustes poussent de façon surprenante dans ce lieu torride. C’est aussi l’endroit où nous croisons quelques dromadaires, les seigneurs du désert et dignes compagnons si familiers des bédouins. Leur allure lente nous fait croire un instant qu’ils sont dociles et que l’on peut aisément les approcher, histoire de mieux les observer … mais ils accélèrent aussi tôt le pas, dommage (pour nous !). L’un d’entre d’eux, rencontré un peu plus loin, me permet de lui tirer le portrait … mais oui, vous êtes magnifique de profil avec la mâchoire ouverte en guise de sourire !

Juste devant nous une dune de sable ocre, plus haute que les précédentes, barre l’horizon, nous sommes enfin arrivés aux contreforts du désert de Wahiba. En connaisseur du lieu, notre conducteur fait une pause, pour nous assurer un premier moment de contemplation ? Pas seulement ! Il faut dégonfler les pneus du véhicule 4x4 afin d’avoir une meilleure prise dans ce sol meuble. Et nous voilà rapidement repartis … à l’assaut des montagnes de sable du désert.


Le moteur ronfle en gravissant la pente, toute la puissance du tout terrain est nécessaire, le sable vole dans le sillage des roues … un dernier effort et nous sommes parvenus sur une crête, là où le sable a été durci par le vent. La vue nous enchante, un horizon de dunes, rien que du sable à perte de vue, le regard se perd vers l’infini où le relief semble se confondre avec le ciel noyé dans la brume … Après ces instants de contemplation, la chevauchée reprend, prise d’élan dans une pente puis virage sur le versant d’une dune, passage du sommet d’une crête, puis un piqué impressionnant de la calandre dans le sable ! Nous ne sommes pas au bout de nos émotions d’autant que notre chauffeur, sourire de satisfaction aux lèvres, prend semble-t-il un malin plaisir à nous surprendre par sa conduite sportive ! Une portion très pentue dévalée à toute allure et une ample embardée soulève un nuage de sable et de poussières … le véhicule stoppe enfin sa course folle ! Nous sommes comme au fond d’un cratère et je me demande comment nous allons bien pouvoir en sortir. C’est méconnaître l’habileté des chauffeurs du désert. Pour remonter la pente raide il faut d’abord prendre de l’élan, enclencher toute la puissance des quatre roues motrices, donner sans cesse de petits coups de volant afin de zigzaguer dans le sable … et cela ne suffira pas. Dégonfler un peu plus les pneus, reprendre de l’élan, s’ensabler … puis recommencer. A la troisième tentative, ça y est nous sommes sortis du trou, ouf et bravo au pilote !
L’aventure dans le désert n’est plus qu’un souvenir, nous sommes de retour sur la côte dans le port de Mutrah. La lumière du soleil s’atténue, en partie masquée par la brume pour disparaître ensuite derrière les montagnes omanaises. Les bruits de la ville s’estompent, le crépuscule fait ressortir les lumières urbaines alors que l’appel du muezzin retentit dans la baie, c’est l’heure de la prière du soir, c’est aussi le moment du départ vers une autre région du sultanat.

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Oman présente une géographie particulière, son territoire est éclaté. Le sultanat ne se réduit pas seulement aux régions côtières et désertiques du sud-est de la péninsule arabique, Oman possède aussi une enclave située plus au nord dans le territoire des Emirats arabes unis : la péninsule de Musandam. Ce territoire hautement stratégique, le fameux détroit d’Ormuz, voit transiter pratiquement la moitié du pétrole mondial ! Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent l’extrémité de la péninsule des côtes iraniennes et de la ville de Bander Abbas (Iran).

Les premières lueurs matinales donnent un aspect cuivré aux parois des montagnes qui entourent la ville de Kasbah, principale ville de la province de Musandam. Environ 18 000 habitants vivent ici, Kashab signifie fertile ce qui ne semble pas vraiment évident lorsque on arrive dans cette contrée. Certes, il y a bien la verte palmeraie mais tous les alentours ne sont qu’un univers essentiellement minéral ; paraît-il, les cultures se trouvent un peu plus loin parmi les vallées de l’intérieur.


A première vue, ce que l’on remarque le plus ici, c’est l’animation sur les berges. Face à de rudimentaires pontons flottants, on observe quelques toiles de tentes et des camionnettes que déchargent des hommes affairés. Des cartons, colis et ballots de tous genres s’entassent sur les pontons avant de prendre place sur des embarcations à moteur, toutes alignées près des berges, apparemment chacun attend son tour. Ce commerce, pourtant bien visible, est en fait de la contrebande, mais les autorités ferment les yeux. Les bateaux arrivent en général le matin d’Iran (une heure environ pour traverser le détroit), souvent chargés de chèvres et repartent avec un lourd chargement de matériels (électronique, hifi …) rares et très chers en Iran. On a même vu, paraît-il, le passage d’automobiles, elles sont bien meilleur marché dans les Emirats qu’en Iran ! Ce trafic illégal est toléré, tout le monde y trouve sont compte jusqu’aux nombreux passeurs (officiellement des pêcheurs !) qui font leurs affaires à visage découvert pourrait-on dire … enfin presque ! Puisque deux des hommes du bateau rapide qui nous double en direction des côtes iraniennes sont couverts d’un turban et le visage protégé par un shesh !

Il y a d’autres embarcations à Kashab, plus traditionnelles, les boutres. Très élégants avec leur coque en bois, certains ont un pont terrasse à l’étage. Ce moyen de transport est idéal pour se balader sur les eaux du fjord à l’extrémité de la péninsule. Le fjord d’Oman est loin de ressembler à ceux plus connus de Norvège, on ne trouve pas ici de versants verdoyants ni l’humidité de la Scandinavie ! Cependant, les paysages offrent aux visiteurs une beaut�� pas dénuée d’intérêt. Le fjord Khawr Khasabi s’enfonce sur 17 kilomètres dans le massif montagneux de la péninsule, son tracé sinueux se faufile entre des à-pics vertigineux. Les strates des parois des falaises apparaissent parfois obliques ou plissées parmi un amoncellement de roches fracturées, brisées et éboulées.

Sur tribord, le boutre contourne une formation rocheuse dont l’aspect évoque un dôme, presque un pain de sucre, les paysages défilent lentement sous nos yeux à mesure que l’on progresse dans ce corridor de montagnes inhospitalières. Il y a quand même quelques habitants sur les bords du fjord regroupés en sept villages. A l’image de celui que nous apercevons droit devant nous. Minuscule hameau d’une cinquantaine d’habitants, quelques maisons blanches et une salle de prière blotties au pied de vertigineuses parois rocheuses en partie éboulées… quant au confort, il est spartiate ! L’eau courante ? Absente bien sûr ! Aussi le ravitaillement en eau est assuré régulièrement par bateau citerne. Sur le rivage sont amarrés deux catégories de bateaux. Ceux aux coques métalliques avec moteur puissant qui permettent de se rendre à Kashab pour le ravitaillement ou pour la scolarité des enfants et les autres, plus traditionnels aux coques en bois, utilisés pour la pêche. On s’en doute, la vente de poissons ne suffit plus à nourrir ces familles isolées, toutes sont aidées par le gouvernement du Sultanat d’Oman … mais la vue de nombreuses maisons en ruine à la périphérie du village est un témoignage de déclin. Il est aisé d’imaginer que les jeunes de ces villages éloignés préfèrent désormais le mode de vie plus animée des cités modernes des Emirats … ainsi va l’air du temps !

D’autres habitants vivent dans le fjord mais sous l’eau … en voilà quelques spécimens venant nous offrir un joli ballet aquatique. A bâbord, trois dauphins sautent au dessus de la surface de l’eau, laissant entrevoir furtivement leur aileron et leur dos luisant sous le soleil. Comme s’ils jouaient avec nous, ils réapparaissent à plusieurs reprises mais jamais où on les attend. Oh ! à droite (et à contre-jour) bravo, le joli trio !


Ce petit spectacle terminé, nous approchons d’une île située au centre du fjord, déserte comme il se doit. Un champ de cailloux où l’on remarque cependant quelques ruines. L’îlot a une histoire, c’est là que les Britanniques avaient installé un relais de liaisons télégraphiques. Et savez-vous comment l’îlot est appelé ? L’île du télégraphe, un nom qui s’imposait à défaut d’en trouver un plus original ! Les eaux qui entourent cette île sont cristallines à souhait et présentent une superbe palette de tonalités passant du bleu au vert, une vraie invitation à la baignade. Je ne m’en prive pas, l’eau est agréable avec 23°C en plein mois de février, et dire qu’aux mois les plus chauds elle peut atteindre les 38°C !
L’heure est au retour, la découverte du fjord prend fin comme mes escales au Sultanat d’Oman. Un pays d’hospitalité où souvent les rencontrent s’achèvent autour d’un café, le traditionnel kahwa. Il nous est offert (et bienvenu) après cette baignade, il est servi ici sans sucre mais toujours accompagné de quelques dattes, le fruit local, qui atténuent un peu l’amertume de la boisson. Choukrane (merci) et Hayyak allaah (au revoir) Oman !
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A l’horizon, malgré les brumes de chaleur et de poussières on aperçoit déjà le port de Mutrah … ma première étape omanaise.

La ville blanche semble blottie au pied d’imposantes montagnes. De part et d’autre de la baie, un parfait arc de cercle, une forteresse ainsi que plusieurs tours de guet juchées sur des éperons rocheux témoignent du passé défensif de la localité. Ici, contrairement aux villes des Emirats arabes comme Dubaï ou Abou Dhabi, aucun gigantesque gratte-ciel ne rompt l’harmonie urbaine ; les habitations et les immeubles de la ville qui s’étendent le long du front de mer ont seulement quelques étages. Immanquablement elle attire le regard, de sa hauteur elle domine la cité avec son élégant bulbe bleu que surmonte son minaret … elle ? C’est la principale Mosquée de ce charmant port de la côte omanaise.

Tout autour de la fameuse mosquée bleue, il faut se balader dans le quartier ancien de la ville : dédales de rues étroites, maisons blanches imbriquées, balcons ouvragés témoignant d’un riche passé. Des demeures qui ont été construites par les Lawatiya qui dès le XVIIème faisaient le commerce des épices jusqu’à Zanzibar. Un quartier où le commerce est toujours bien présent puisque c’est à proximité qu’est situé le souk traditionnel. Le milieu de l’après-midi n’est sans doute pas le moment le plus animé de ce marché permanent ; mais au moins, on peut s’y promener sous ses arcades, en toute tranquillité parmi les nombreuses échoppes. Mais jeter un œil aux étalages est toujours interprété par les marchands comme un souhait d’achat.

Passant devant une boutique d’étoffes, j’observe avec intérêt un empilement de traditionnelles coiffes brodées, comme celles que portent beaucoup d’omanais. En juste quelques instants, me voilà coiffé à mon tour d’une de ces fameuses kumma, le vendeur m’affirmant que cela me va très bien ! Comme je dois avoir l’air de douter, il change de couvre chef en m’ajustant sur la tête un turban… ainsi le temps de quelques essais, je me retrouve donc transformé en Sultan ou Emir … dépaysant et amusant ! Parmi les autres spécialités du pays, on ne passer sous silence l’encens dont les senteurs, très plaisantes, parfument l’ensemble du souk. L’occasion pour moi d’apprendre que ce parfum est extrait de la résine d’un arbre portant le nom savant de Boswellia sacra, il pousse en nombre plus particulièrement dans le sud du pays.
Il est agréable de poursuivre la découverte en marchant sur la promenade du front de mer, les yeux rivés vers la mer et ses eaux bleues, les mouettes semblent s’être données rendez vous, attirées sans doute par quelques poissons ou déchets. Les oiseaux marins très agités tournoient, crient et se chamaillent … je ne peux m’empêcher de penser en assistant à ce vol à la célèbre scène cinématographique des Oiseaux d’Hitchcock.
Une jolie route serpente sur la corniche en direction de la capitale Mascate, elle se faufile entre les rochers et offre de superbes points de vue, sur la mer ainsi que sur les quartiers de la ville enserrés par les versants montagneux : maisons et immeubles blanchis éclatant sous le soleil sur un fond de parois minérales ocre-brun, un grand contraste de teintes et un panorama photogénique.
Un peu plus loin, on parvient au Palais du Sultan, l’Alam Palace. Une des résidences de sa Majesté le Sultan Qabos bin Saïd, le plus haut dignitaire du pays. Une longue perspective guide le regard vers le palace à l’architecture orientale, quant au luxe et au raffinement de l’intérieur, on l’imagine somptueux. Oman, voici quelques précisions concernant ce Sultanat méconnu : un pays situé au sud-est de la péninsule d’Arabie sur le bord du Golfe d’Oman, successivement sous occupation portugaise (1570-1650) puis sous protectorat britannique jusqu’en 1971. 80 % du territoire est occupé par le désert. Environ 2,8 millions d’Omanais dont plus d’1 million vivent dans la capitale Mascate. Les ressources économiques ? Le pétrole évidemment mais également le gaz naturel, les dattes et le tourisme …
Traverser Mascate, c’est cheminer parmi de larges avenues ponctuées de ronds-points successifs, l’espace ne manque pas au pays du désert ! Ici une arche monumentale surplombe la chaussée. Partout des alignements de palmiers et des massifs fleuris bordés de gazon verdoyants agrémentent la ville, une végétation florissante obtenue à grands renforts d’arrosages, d’ailleurs on distingue nettement entre les plantes les nombreux tuyaux quadrillant les massifs.
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Après ce rapide tour de ville, il est temps de quitter l’agglomération, le but de notre découverte étant l’arrière pays avec ses montagnes et son désert. Passés les derniers immeubles et hangars, de part et d’autre de la route N° 15 (en très bon état) il n’y a de place désormais que pour des étendues rocheuses, un amoncellement chaotique de pierres sur un tapis de poussière. Le vent par moment soulève des nuages de sable et de particules qui tourbillonnent ou volent dans le sillage des véhicules.
Au détour d’un long virage, comme au milieu de nulle part, apparaît un peu de verdure. Une palmeraie puis une ville, Fanja, nichée dans une vallée entre les contreforts montagneux. Devant un tel panorama l’arrêt sur le bas-côté devient irrésistible, histoire de profiter de la vue.


Juste en contrebas, à la lisière des palmiers dattiers, on aperçoit une parcelle cultivée entourée de sortes de rigoles, elles permettent la distribution de l’eau si précieuse dans ces contrées aride. Ce système ancestral d’irrigation appelé « falajs » s’avère très judicieux, il capte l’eau dans des sources souterraines et l’achemine vers les terres agricoles.
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Poursuivons la route à travers le djebel et le massif du Hajar dont les sommets les plus élevés atteignent les 3000 mètres. Après la teinte jaune ocre, c’est maintenant le rouge qui domine dans ce désert minéral.


Par endroits, la montagne est entaillée de profondes gorges, les « wadi ». Comme il n’y a pas de route qui longent ces cours d’eau en parti asséchés, continuer notre route nécessite de rouler directement dans le lit de la rivière sur des pistes, vous l’imaginez, chaotiques et caillouteuses … Quelques filets d’eau persistants obligent notre conducteur à passer prudemment quelques gués. De chaque côté de notre 4x4 de grandes gerbes d’eau se forment, lavant au passage toute la poussière accumulée durant le trajet sur les pistes. Des gués qui peuvent s’avérer de véritables pièges pour les amateurs aventuriers qui n’ont pas une parfaite connaissance des « wadi ». Voilà des touristes qui nous voient arriver avec un accueillant sourire … leur 4x4 est « noyé » dans un de ces gués ! Qu’à cela ne tienne, l’entraide est toujours de mise dans ces lieux isolés ! Une corde est vite attachée au véhicule en détresse, quelques coups d’accélérateur et notre puissant 4x4 tout terrain les tire d’affaire.

Une pause est maintenant la bienvenue près d’une minuscule oasis qui se résume à deux palmiers perdus au milieu de ce canyon aux parois encaissées.
Sortis du wadi, c’est en direction de l’immense désert que nous nous dirigeons. Le sol est maintenant à perte de vue uniformément plat et les routes rectilignes … inutile d’ajouter que le paysage sur cette portion n’a que peu d’intérêt mais c’est un passage obligé pour atteindre notre but !
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Le « désert des déserts », le Wahiba tant attendu approche, le sol est de plus en plus sablonneux. De petites dunes, très régulières, strient la région, des lignes droites parallèles dont la perspective s’estompe au lointain. Une rare végétation faite de quelques touffes sèches et d’arbustes poussent de façon surprenante dans ce lieu torride. C’est aussi l’endroit où nous croisons quelques dromadaires, les seigneurs du désert et dignes compagnons si familiers des bédouins. Leur allure lente nous fait croire un instant qu’ils sont dociles et que l’on peut aisément les approcher, histoire de mieux les observer … mais ils accélèrent aussi tôt le pas, dommage (pour nous !). L’un d’entre d’eux, rencontré un peu plus loin, me permet de lui tirer le portrait … mais oui, vous êtes magnifique de profil avec la mâchoire ouverte en guise de sourire !

Juste devant nous une dune de sable ocre, plus haute que les précédentes, barre l’horizon, nous sommes enfin arrivés aux contreforts du désert de Wahiba. En connaisseur du lieu, notre conducteur fait une pause, pour nous assurer un premier moment de contemplation ? Pas seulement ! Il faut dégonfler les pneus du véhicule 4x4 afin d’avoir une meilleure prise dans ce sol meuble. Et nous voilà rapidement repartis … à l’assaut des montagnes de sable du désert.


Le moteur ronfle en gravissant la pente, toute la puissance du tout terrain est nécessaire, le sable vole dans le sillage des roues … un dernier effort et nous sommes parvenus sur une crête, là où le sable a été durci par le vent. La vue nous enchante, un horizon de dunes, rien que du sable à perte de vue, le regard se perd vers l’infini où le relief semble se confondre avec le ciel noyé dans la brume … Après ces instants de contemplation, la chevauchée reprend, prise d’élan dans une pente puis virage sur le versant d’une dune, passage du sommet d’une crête, puis un piqué impressionnant de la calandre dans le sable ! Nous ne sommes pas au bout de nos émotions d’autant que notre chauffeur, sourire de satisfaction aux lèvres, prend semble-t-il un malin plaisir à nous surprendre par sa conduite sportive ! Une portion très pentue dévalée à toute allure et une ample embardée soulève un nuage de sable et de poussières … le véhicule stoppe enfin sa course folle ! Nous sommes comme au fond d’un cratère et je me demande comment nous allons bien pouvoir en sortir. C’est méconnaître l’habileté des chauffeurs du désert. Pour remonter la pente raide il faut d’abord prendre de l’élan, enclencher toute la puissance des quatre roues motrices, donner sans cesse de petits coups de volant afin de zigzaguer dans le sable … et cela ne suffira pas. Dégonfler un peu plus les pneus, reprendre de l’élan, s’ensabler … puis recommencer. A la troisième tentative, ça y est nous sommes sortis du trou, ouf et bravo au pilote !
L’aventure dans le désert n’est plus qu’un souvenir, nous sommes de retour sur la côte dans le port de Mutrah. La lumière du soleil s’atténue, en partie masquée par la brume pour disparaître ensuite derrière les montagnes omanaises. Les bruits de la ville s’estompent, le crépuscule fait ressortir les lumières urbaines alors que l’appel du muezzin retentit dans la baie, c’est l’heure de la prière du soir, c’est aussi le moment du départ vers une autre région du sultanat.

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Oman présente une géographie particulière, son territoire est éclaté. Le sultanat ne se réduit pas seulement aux régions côtières et désertiques du sud-est de la péninsule arabique, Oman possède aussi une enclave située plus au nord dans le territoire des Emirats arabes unis : la péninsule de Musandam. Ce territoire hautement stratégique, le fameux détroit d’Ormuz, voit transiter pratiquement la moitié du pétrole mondial ! Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent l’extrémité de la péninsule des côtes iraniennes et de la ville de Bander Abbas (Iran).

Les premières lueurs matinales donnent un aspect cuivré aux parois des montagnes qui entourent la ville de Kasbah, principale ville de la province de Musandam. Environ 18 000 habitants vivent ici, Kashab signifie fertile ce qui ne semble pas vraiment évident lorsque on arrive dans cette contrée. Certes, il y a bien la verte palmeraie mais tous les alentours ne sont qu’un univers essentiellement minéral ; paraît-il, les cultures se trouvent un peu plus loin parmi les vallées de l’intérieur.


A première vue, ce que l’on remarque le plus ici, c’est l’animation sur les berges. Face à de rudimentaires pontons flottants, on observe quelques toiles de tentes et des camionnettes que déchargent des hommes affairés. Des cartons, colis et ballots de tous genres s’entassent sur les pontons avant de prendre place sur des embarcations à moteur, toutes alignées près des berges, apparemment chacun attend son tour. Ce commerce, pourtant bien visible, est en fait de la contrebande, mais les autorités ferment les yeux. Les bateaux arrivent en général le matin d’Iran (une heure environ pour traverser le détroit), souvent chargés de chèvres et repartent avec un lourd chargement de matériels (électronique, hifi …) rares et très chers en Iran. On a même vu, paraît-il, le passage d’automobiles, elles sont bien meilleur marché dans les Emirats qu’en Iran ! Ce trafic illégal est toléré, tout le monde y trouve sont compte jusqu’aux nombreux passeurs (officiellement des pêcheurs !) qui font leurs affaires à visage découvert pourrait-on dire … enfin presque ! Puisque deux des hommes du bateau rapide qui nous double en direction des côtes iraniennes sont couverts d’un turban et le visage protégé par un shesh !

Il y a d’autres embarcations à Kashab, plus traditionnelles, les boutres. Très élégants avec leur coque en bois, certains ont un pont terrasse à l’étage. Ce moyen de transport est idéal pour se balader sur les eaux du fjord à l’extrémité de la péninsule. Le fjord d’Oman est loin de ressembler à ceux plus connus de Norvège, on ne trouve pas ici de versants verdoyants ni l’humidité de la Scandinavie ! Cependant, les paysages offrent aux visiteurs une beaut�� pas dénuée d’intérêt. Le fjord Khawr Khasabi s’enfonce sur 17 kilomètres dans le massif montagneux de la péninsule, son tracé sinueux se faufile entre des à-pics vertigineux. Les strates des parois des falaises apparaissent parfois obliques ou plissées parmi un amoncellement de roches fracturées, brisées et éboulées.

Sur tribord, le boutre contourne une formation rocheuse dont l’aspect évoque un dôme, presque un pain de sucre, les paysages défilent lentement sous nos yeux à mesure que l’on progresse dans ce corridor de montagnes inhospitalières. Il y a quand même quelques habitants sur les bords du fjord regroupés en sept villages. A l’image de celui que nous apercevons droit devant nous. Minuscule hameau d’une cinquantaine d’habitants, quelques maisons blanches et une salle de prière blotties au pied de vertigineuses parois rocheuses en partie éboulées… quant au confort, il est spartiate ! L’eau courante ? Absente bien sûr ! Aussi le ravitaillement en eau est assuré régulièrement par bateau citerne. Sur le rivage sont amarrés deux catégories de bateaux. Ceux aux coques métalliques avec moteur puissant qui permettent de se rendre à Kashab pour le ravitaillement ou pour la scolarité des enfants et les autres, plus traditionnels aux coques en bois, utilisés pour la pêche. On s’en doute, la vente de poissons ne suffit plus à nourrir ces familles isolées, toutes sont aidées par le gouvernement du Sultanat d’Oman … mais la vue de nombreuses maisons en ruine à la périphérie du village est un témoignage de déclin. Il est aisé d’imaginer que les jeunes de ces villages éloignés préfèrent désormais le mode de vie plus animée des cités modernes des Emirats … ainsi va l’air du temps !

D’autres habitants vivent dans le fjord mais sous l’eau … en voilà quelques spécimens venant nous offrir un joli ballet aquatique. A bâbord, trois dauphins sautent au dessus de la surface de l’eau, laissant entrevoir furtivement leur aileron et leur dos luisant sous le soleil. Comme s’ils jouaient avec nous, ils réapparaissent à plusieurs reprises mais jamais où on les attend. Oh ! à droite (et à contre-jour) bravo, le joli trio !


Ce petit spectacle terminé, nous approchons d’une île située au centre du fjord, déserte comme il se doit. Un champ de cailloux où l’on remarque cependant quelques ruines. L’îlot a une histoire, c’est là que les Britanniques avaient installé un relais de liaisons télégraphiques. Et savez-vous comment l’îlot est appelé ? L’île du télégraphe, un nom qui s’imposait à défaut d’en trouver un plus original ! Les eaux qui entourent cette île sont cristallines à souhait et présentent une superbe palette de tonalités passant du bleu au vert, une vraie invitation à la baignade. Je ne m’en prive pas, l’eau est agréable avec 23°C en plein mois de février, et dire qu’aux mois les plus chauds elle peut atteindre les 38°C !
L’heure est au retour, la découverte du fjord prend fin comme mes escales au Sultanat d’Oman. Un pays d’hospitalité où souvent les rencontrent s’achèvent autour d’un café, le traditionnel kahwa. Il nous est offert (et bienvenu) après cette baignade, il est servi ici sans sucre mais toujours accompagné de quelques dattes, le fruit local, qui atténuent un peu l’amertume de la boisson. Choukrane (merci) et Hayyak allaah (au revoir) Oman !
Travailler en tant que coiffeuse indépendante aux Seychelles
Bonjour,
Mon nom est Sandrine je suis une coiffeuse française qualifiée ayant 20 ans d'expérience dont 15 a l'étranger, entrainée par Jean Louis David et l'Oréal en France Paris. Je vis actuellement aux Emirats Arabes Unis à Dubaï ou j'ai ouvert ma compagnie de coiffure à domicile. Mon projet est de venir m'installer (vivre et travailler aux Seychelles). Y a t'il parmi vous des français expatries qui pourrais me dire si cette idée leur semble bonne! Tous vos conseils sont les biens venus. Je serai en visite a Mahé le 17 avril pour quelques jours....voila je suis prête à vous rencontrer, n'hésitez pas a me contacter. A tres bientôt
Sandrine (coupetifs!!)
Mon nom est Sandrine je suis une coiffeuse française qualifiée ayant 20 ans d'expérience dont 15 a l'étranger, entrainée par Jean Louis David et l'Oréal en France Paris. Je vis actuellement aux Emirats Arabes Unis à Dubaï ou j'ai ouvert ma compagnie de coiffure à domicile. Mon projet est de venir m'installer (vivre et travailler aux Seychelles). Y a t'il parmi vous des français expatries qui pourrais me dire si cette idée leur semble bonne! Tous vos conseils sont les biens venus. Je serai en visite a Mahé le 17 avril pour quelques jours....voila je suis prête à vous rencontrer, n'hésitez pas a me contacter. A tres bientôt
Sandrine (coupetifs!!)
Erreur de prénom composé sur le billet d'avion
Bonjour,
Je sais qu'il y a beaucoup de discussions à ce sujet, mais après les avoir regardés, ils ne répondent pas tout à fait à mon cas. Je viens de reserver un voyage sur un site allemand pour les Emirats Arabes Unis avec un ami qui a un nom et un prénom composé. Le problème est que le prénom a été tronqué, genre Jea au lieu de Jean Claude, mais il m'ont dis que ce n'est pas grave. Cependant, si sur son passeport il est écrit Jean-Claude (avec un tiret, ce qui est le cas) il faut rechanger ce qui peut couter assez cher. Dans le cas du nom de famille, ils m'ont dit que ce n'était pas grave s'il y a un tiret ou non... etrange.
Qu'en pensez vous? Y a-t-il matière à s'inquièter?
Merci d'avance
Cordialement,
Je sais qu'il y a beaucoup de discussions à ce sujet, mais après les avoir regardés, ils ne répondent pas tout à fait à mon cas. Je viens de reserver un voyage sur un site allemand pour les Emirats Arabes Unis avec un ami qui a un nom et un prénom composé. Le problème est que le prénom a été tronqué, genre Jea au lieu de Jean Claude, mais il m'ont dis que ce n'est pas grave. Cependant, si sur son passeport il est écrit Jean-Claude (avec un tiret, ce qui est le cas) il faut rechanger ce qui peut couter assez cher. Dans le cas du nom de famille, ils m'ont dit que ce n'était pas grave s'il y a un tiret ou non... etrange.
Qu'en pensez vous? Y a-t-il matière à s'inquièter?
Merci d'avance
Cordialement,
Visas en tour du monde
Après des heures de recherches et des infos parfois contradictoires je voudrais avoir vos confirmations car je n'y connaît rien en visas!!
Pour la Thaïlande, le Mexique, le Brésil, l'Australie, le Maroc, les Etats-Unis, le Canada et les Emirats Arabes Unis : pas besoin de visas
En Egypte et en Mauritanie on peut acheter le visa sur place, de même qu'au Cambodge/Laos et Vietnam
Qu'en est-il pour Bali et le Japon?
Où acheter son visa pour la Chine sachant qu'on ne pourra pas les prendre en France, j'ai vu sur le forum qu'à Hong Kong c'est possible mais d'autres disent qu'on ne peut acheter son visa que dans son pays d'origine?
Merci d'avance de m'avoir lue et de m'apporter vos lumières!!!
De retour de Syrie...
Bonjour,
je rentyre tout juste de 15 jours en Syrie. J'ai publie mes photos ici , rubrique "Emirats Arabes Unis".
A bientôt,
Pierre 🙂
Retour de Thaïlande
Bonjour,
Tout juste de retour de Thailande et premier contact avec l'Asie du SE, j'ai mis en ligne photos et récits...
A voir sur mon site perso, rubrique sur le blog des Emirats Arabes Unis.
A bientôt,
Pierre 🙂
Décalage horaire entre Dubaï et Bangkok et Dubaï et Francfort?
bonjour à tous
quelqu'un pourrait-il me dire quel est le décalage horaire entre Dubaï et Bangkok et Dubaï et Francfort (allemagne) ou me diriger sur un site qui permet le calcul (j'en ai pas trouvé).
Merci d'avance
"Lieu d'émission" du passeport pour la Thaïlande?
si je suis un boulet hesitez pas à me le dire!!!!
voici mon nouveau pbl : je viens de prendre mon billets (cool), on me demande le "lieu d'émission" du passeport (indispensable pour les vols vers, de, ou via les emirats arabes unis (dixit le site de voyage), or j'ai un nouveau passeport biométrique que je viens de recevoir et malgré d'incessantes recherches dedans je ne trouve pas de champ "lieu d'émission", je ne l'ai donc pas rempli dans ma résa, est ce grave, quelqu'un a t'il eu le même souci?
merci pour vos réponses..
voici mon nouveau pbl : je viens de prendre mon billets (cool), on me demande le "lieu d'émission" du passeport (indispensable pour les vols vers, de, ou via les emirats arabes unis (dixit le site de voyage), or j'ai un nouveau passeport biométrique que je viens de recevoir et malgré d'incessantes recherches dedans je ne trouve pas de champ "lieu d'émission", je ne l'ai donc pas rempli dans ma résa, est ce grave, quelqu'un a t'il eu le même souci?
merci pour vos réponses..
Le cyclone Gonu avance vers Oman
Bonjour,
Je suis tombé sur cet article
Des météorologistes ont-ils une idée de l'impact que cela pourrait avoir sur les Emirats Arabes Unis ?
Merci 🙂
Emirates ou Etihad pour la Thaïlande?
Bonjour, nous partons au mois d'août pour la Thailande, de Marseille.
J'hésite ente Emirates ou Etihad. Avez vous des conseils ? merci
De retour de Sana'a - Yémen -
Bonjour, je viens des passer quelques jours à Sana'a, ville arabe et médiévale... Magnifique !
Quelques photos sur mon blog rubrique "Emirats Arabes Unis "
🙂🙂
Quel pays pour un premier voyage au Moyen-Orient?
🙂 Salut à tous !
J'aimerais connaître votre avis pour peut-être faire envoler une hésitation.
En plus de la Jordanie, j'aimerais visiter durant une semaine un de ces 5 pays du moyen-orient : 1) Oman 2) Emirats arabes unis 3) Qatar 4) Yemen 5) Bahrein
Lequel me conseillez-vous ou avez-vous eu un coup de foudre pour une de ces (ou une autre aussi) parties du moyen-orient. Je ne suis jamais allé dans cette partie du monde, ce sera donc mon baptème !😉
Bonne année à tous et tous mes voeux de voyages inoubliables ! dom
J'aimerais connaître votre avis pour peut-être faire envoler une hésitation.
En plus de la Jordanie, j'aimerais visiter durant une semaine un de ces 5 pays du moyen-orient : 1) Oman 2) Emirats arabes unis 3) Qatar 4) Yemen 5) Bahrein
Lequel me conseillez-vous ou avez-vous eu un coup de foudre pour une de ces (ou une autre aussi) parties du moyen-orient. Je ne suis jamais allé dans cette partie du monde, ce sera donc mon baptème !😉
Bonne année à tous et tous mes voeux de voyages inoubliables ! dom
Un mois en Iran
L'adresse de mon blog où je raconte au jour le jour 1 mois de voyage en Iran (+ arrivée par la Turquie et sortie par les Emirats Arabes Unis) : http://pibieniran.blogspot.com
N'hésitez pas à me contacter si vous préparez un voyage là-bas et voulez des informations... je vous répondrai dans la mesure du possible.
N'hésitez pas à me contacter si vous préparez un voyage là-bas et voulez des informations... je vous répondrai dans la mesure du possible.
Camping-car en famille au Moyen-Orient
Bonjour,
Dans le cadre de notre petit tour du monde d'une année en camping car avec nos trois enfants (8, 6 et 2 ans) que nous débuterons en septembre 2007, nous rêverions de passer par l'Arabie saoudite (nous serons passés par l'Egypte), pour aller au Yemen, puis éventuellement passer par Oman, Emirats arabes unis pour passer ensuite en Iran. Notre itinéraire n'est qu'un vague projet idéal.
Vous qui connaissez bien ce coin du monde, est-ce réalisable d'après-vous ?
Avez-vous connaissance d'une liaison maritime de ce coin vers l'Iran ?
Merci,
Thérèse, Christophe, Ulysse, Rachel et Gaspard
Visa pour Oman en Turquie ou en Iran
bonjour a tous
j'aimerai connaître l'adresse de l'ambassade du sultanat d'oman en turquie ou en iran ( je ne sais pas si le sultanat d'oman a des ambassades dans ces pays ). savez vous si les emirats arabes unis delivre des visas de transit aux frontieres ?
merçi d'avance et bon voyage a tous. tchao
j'aimerai connaître l'adresse de l'ambassade du sultanat d'oman en turquie ou en iran ( je ne sais pas si le sultanat d'oman a des ambassades dans ces pays ). savez vous si les emirats arabes unis delivre des visas de transit aux frontieres ?
merçi d'avance et bon voyage a tous. tchao











