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Parcours au Canada de huit jours: votre avis?
by Enixx · 2009-07-26 · 47 replies
Bonjour,

Je me permets de vous présenter notre projet de voyage au Canada de 8jours (fin Août) afin de prendre connaissance de vos remarques et surtout de vos astuces et autres bons plans ! ^^ Nous n’avons encore rien décidé quant aux différents restaurants et hôtels/gîtes/auberges de jeunesse et voudrions profiter de vos expériences à ce niveau là pour vivre pleinement notre séjour.

Carte avec tracé du parcours :



Voila ce que nous avons prévu pour l’instant : J1 : arrivée Montréal, location voiture, nuit à MontréalJ2 : visite de trois-rivières et grandes piles, nuit à grandes pilesJ3 : visite de La tuque et de St Félicien, nuit à Saint félicienJ4 : grosse partie de journée au zoo st félicien puis visite parc pointe-taillon, nuit à ChicoutimiJ5 : visite parc de Saguenay, visite des petites villes le long du St Laurent jusqu’à Québec, nuit à QuébecJ6 : visite de Québec, nuit à QuébecJ7 : direction Montréal, demi journée de visite de Montréal, nuit à MontréalJ8 : demi journée de visite de Montréal, départ pour Paris en fin de journéePour ce qui est de l’hébergement, nous comptons passer par « La capitainerie du passant » à Grandes Piles et par « l’auberge à fleur d’eau » à St Félicien. Pour le reste nous n’avons aucune idée, peut être des auberges de jeunesse.

Si quelqu’un a déjà fait un parcours similaire, peut il nous donner des conseils pour l’hébergement dans les différentes villes ci-dessus ? idem pour les restaurants ou snack qu’il vaut le coup d’aller voir.

Le but de notre voyage est dans un premier temps de rencontrer des gens donc nous préférons éviter les hôtels/motels et de voir du paysage, en prendre plein la vue quoi ! ^^

Ensuite, nous sommes absolument preneurs de toute information ou idée concernant les activités à faire sur ce parcours.

Dans l’espoir de vous lire,

Salutations,

Enixx
Islande - 3 semaines en juillet 2008
by Calou192 · 2008-09-28 · 23 replies
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !

12 juillet

Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).

Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁

On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.

Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.

Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛

Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.

C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.





Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !

13 juillet

Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.

Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.

La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.

Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.



Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.

Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !

On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.

De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.



14 juillet

Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.

On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.

On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.

Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.

A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.

Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…





L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.

Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !





Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎

15 juillet

4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !

Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !

Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !



On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.





Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !

Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !

16 juillet

Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !

Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.



(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)

Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !



On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.





On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…

Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.

Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !

17 juillet

Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !







Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !

Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !

18 juillet

Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.

On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…





Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !

Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.

On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛

La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !

Dîner tardif et au dodo !
Flashback sur mon tour américain de 2008
by Bluesjake · 2008-08-25 · 47 replies
Hello les ami(e)s,

En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂

Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂

Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.

Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.

Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪

Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !

Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠

Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.

Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.

Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎

Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴‍☠️

Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une très jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛

Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !

Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !

Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛

Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...

En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.

Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.

Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !

A + les ami(e)s 😎
Italie et Grèce: par où commencer?
by Chepi · 2006-08-09 · 10 replies
Bonjour a tous! Mon copain et moi sommes en train d'organiser un voyage de style "back pack" en italie et en grèce, mais nous ne savons pas par ou commencer, comment faire notre itinéraire et comment trouver les meilleurs prix pour les auberges jeunesses, les passe de train et le billet d'avion. Nous sommes vraiment amateurs et nous voudrions savoir c'est quoi la première étape pour un voyage dans ce genre là merci de nous éclairer
Les endroits incontournables en Croatie
by Waldner · 2006-07-03 · 16 replies
Voilà, nous partons 10 jours en Croatie au mois d'août. Nous seront nomades (voiture de location) et nous allons tenter d'être héberger chez l'habitant, il parait que c'est une pratique répandue en Croatie. Notre lieu d'arrivée est Split et nous risquons d'être en grande partie en Dalmatie Centrale.

Nous aimerions avoir vos conseils avisés sur les endroits incontournables, secrets, insolites, jolis de cette belle Croatie. Si vous connaisez donc des lieux sympas, n'hésitez pas ... on aime beaucoup aussi les jolies plages, les criques discrètes ... on aime même prêt à marcher un peu pour y accéder si nécéssaire.

Nous avons déjà planifié 2 lieux incontournables : Plivitce et Dubrovnik.

Pour finir, nous aimerions faire 1 ou 2 journées de mini-croisière dans les îles, connaissez- vous des formules aussi courtes et sympas ... et vers quelles îles faut-il aller de préférence ?

Merci.
Retour des Açores, un de plus!
by Tidalo · 2014-09-08 · 17 replies
Bonjour,

Je me lance à mon tour pour un petit compte rendu de notre séjour aux Acores cet été, au mois de Juillet. Eh oui, alors que les carnets étaient plutôt rares jusqu'à présent, il semble que cette année beaucoup de Français se soient décidés à y aller, avec plus ou moins de chance avec la météo … Bien qu'étant restée « silencieuse » sur ce forum lors de la préparation, j'y ai piochée pas mal d'infos et remercie donc les intervenants pour la mise à disposition de leurs retours d'expériences.

Je cherchais pour cette année une destination nature, climat tempéré, pas trop touristique (nous vivons toute l'année « dans le monde et les bouchons », donc pour les vacances nous privilégions le calme), sans trop d'heures de vol. Nous avons donc choisi les Açores, et nous y avons passé un très bon séjour. Rien de vraiment dépaysant (ce n'était pas le but recherché cette année) mais des vacances réussies tout en douceur de vivre, à profiter des richesses naturelles de ces îles. Contrairement aux posts lus ces dernières semaines, nous, nous avons été plutôt chanceux avec la météo : 10 jours sur 15 de soleil avec une moyenne de 28 degrés, seulement quelques averses la nuit. Bien sûr il y a toujours un peu de nuages sur les crêtes et sommets... La fin du séjour a été par contre très « brouillardeuse » et orageuse (si si les 2 peuvent arriver...) et ce quel que soit l'endroit où on allait.

Le séjour : 2 semaines 3 jours Faial 4 jours Pico 8 jours Sao Miguel

Carte Freytag et Berndt Açores 1/50000 Guide Bradt (en anglais) et Petit futé (moyen) Sites internet visitacores

Nous avons commencé par Faial et fini par Sao Miguel, par rapport à une promo de la TAP avec arrivée Horta et départ Ponta Delgada (escales de 2h à Lisbonne, 298 euros/pers). Comme nous ne sommes pas des campeurs, nous avons dû réserver les hébergements à l'avance, via Rentalia. Pour info, il ne faut pas forcément se fier aux tarifs du site, pour 3 locations sur 4 nous avons payé moins cher que ce qui était annoncé -voir directement avec les propriétaires-) . Pour la location de voiture : sur Faial et Pico les propriétaires des gites nous en prêtaient une (30 euros/j, meilleur marché que par les loueurs classiques) et nous sommes passés par Hertz sur Sao Miguel (50 euros/j). Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise, que ce soit au niveau des locations ou des voitures (en très bon état bien qu'assez poussives, mais avec les dénivelés et l'état de certaines pistes ce n'était pas étonnant).

Faial

L'arrivée sur Faial est magique : vu du ciel, les haies d'hortensias bleu autour des caldeiras sont du plus bel effet … Le propriétaire du gite nous récupère à l'aéroport et nous emmène tout en nous indiquant les points à visiter sur l'ile. Arrivés à la location il nous « surclasse » (la propriété comporte plusieurs logements) et nous fait faire le tour de ce qu'il appelle « son domaine » (jardin, animaux de la ferme). Nous sommes déjà conquis par le lieu et par cet accueil vraiment extra. Pour info, si vous voyagez avec des ados comme nous, la piscine est maintenent entièrement couverte et il y a un espace billard et baby foot (également couvert). A 300 m se trouve une épicerie.
http://www.quinta-da-abegoaria.com/ Nous étions les seuls locataires sur le site (donc tout pour nous tous seuls), une famille est arrivée le jour de notre départ.

Durant les 2 jours pleins nous avons sillonné Faial dans tous les sens, en nous perdant bien sûr comme à notre habitude sur des chemins pas possibles. Nous n'avons pas fait de longues randonnées, surtout des ballades de 2h (il faisait très très chaud, le soleil brulait même à travers les nuages). Nous n'avons pas vu grand monde, je reprends la remarque de mon fils « il y a plus de vaches que d'habitants ici! ». Le midi, ici à Faial et quelquefois sur Pico, nous nous arrêtions dans des « snacks » qui proposent un buffet d'excellente nourriture régionale (soupe de poissons, plat de poisson ou viande) pour une moyenne de 5 euros. Il ne faut pas hésiter à pousser les portes, vu de dehors ça ne paie pas de mine mais on y est très bien reçu et on y mange très bien. La clientèle est majoritairement locale.

Baie de Horta



Peintre sur la marina



Capelinos







divers en chemins



caldeira dans la brume

route du centre
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
by Bibouns51 · 2019-12-13 · 231 replies
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
New York et Washington 2018
by Suedois · 2018-04-14 · 97 replies
Hello à toutes et tous !

Après 2016 et le grand Sud des USA, notre choix s'est porté cette année sur New York et Washington.

Pourquoi ces deux villes ?

NYC est emblématique du rêve américain avec Ellis Island par exemple et Washington possède, entre autre, la plus grande bibliothèque du monde et reste le siège du pouvoir certainement le plus puissant du monde. Ben oui, Rockfeller est américain non ? 😎

Nous voici donc, un couple dans la soixante passée😕, plutôt jeunes dans la tête et les jambes. Au retour, le compteur de l'application dénombrera 252 kilomètres de promenade en 15 jours jours. pas mal non ?

La préparation :

Pour des raisons de sécurité, je passe par Thomas Cook Voyage, place de la Comédie sur Montpellier. La suite me convaincra que j'avais vu juste dans ce choix.

Nous partirons le 30 Mars pour revenir le 13 au matin. Le tout par AF, Montpellier/CDG/NYC. Vol Delta entre NYC et WAS DC, et retour WAS DC/CDG/Montpellier.

Sauf que nos camarades d'AF nous font péter la gréve ! A laaaaaaaa grééééééééééééve !!!

Du coup, je suppute que le vol d'acheminement sera sur la liste des suppressions. Je ne me tromperai pas. Appel vers AF qui ne sait rien. Thomas Cook me suggère d'avancer mon vol au 29.

Bon. Mon épouse au boulot se débat dans des problèmes de dernière minute, j'annule des RDV avec clientèle qui me font perdre un peu de revenus....Tant pis. Et nous partons le 29 mars. Et le 30, vol annulé. Ouf !! Le tout réglé par mon agence de voyage.

2 heures de transfert sur CDG, mon épouse qui perd sa carte de boarding, moi qui oublie que j'ai tout dans le cellphone (Toutes les connexions de la boite crânienne ne sont pas opérationnelles), la queue aux contrôles police, le B....., Tout va bien. Evita Bella !!!

Nous embarquons dans les derniers sur un A380 AF. Places réservées et payées au fond du fond de l'étage. Places confortables, nourriture à niveau, hôtesses cool.... Au dessus de l'Amérique du Nord, nous subissons de violentes turbulences. La tension monte dans l'avion. Quand je dis violentes, c'était du violent. J'ai été secoué dans différents avions ou hélicos dans mon ancien boulot, mais là....

Donc après la sieste, nous sommes en approche de JFK avec 30 minutes d'avance et les problèmes vont commencer.







Escapade à Taïwan, destination très confidentielle
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana
Japon en famille, été 2015: début de préparation et questions
by Sidosido · 2014-10-27 · 27 replies
Bonjour, Nous avons réservé billets pour notre voyage en famille (enfants de 10 et 7 ans) du 9 juillet, arrivée le 10 juillet au 2 août 2015, ce qui fait 23 nuits au Japon (bons prix sur Aéroflot, 2148 euros pour nous 4).

Nous voyageons chaque été avec un petit budget mais parvenons tout de même à faire d'inoubliables voyages... Cet été, nous savons que le budget devra être plus conséquent, mais en relevant le défis de ne pas non plus être excessif.

Nous avons déjà eu contact par mail avec le ryokan Sawanoya à Tokyo, où nous arriverons le 10 juillet. La chambre pour nous 4 serait de 112 euros par nuit, correct ou pas ? Ce ryokan semble très bien noté sur tripadvisor (n°1 en fait). Nous pensons y passer 5 nuits, ensuite, le reste est encore à l'état d'ébauche: nous partirons évidemment sur Kyoto, en passant par les Alpes Japonaises, aimerions visiter les alentours de Kyoto également. Donc... Sachant que nous passons déjà 5 nuits à Tokyo en arrivant, il reste donc 18 nuits à répartir ailleurs: la question se pose donc évidemment pour le JPR. Dans l'idéal, nous souhaiterions prendre le JPR de 14j, ce qui nous ferait pour nous 4 un peu moins de 1000 euros. Cependant, si nous le validons le 15 juillet, il nous faut rentrer sur Tokyo le 29. Vaut-il mieux dans ce cas prendre un JPR 21 j (cette formule serait un peu lourde dans le budget) ou bien en rentrant le 29, possibilité de rester sur Nikko ou autre, autour de Tokyo, avec des pass régionaux moins chers ?

Bref, je suis preneuse de conseils pour optimiser au mieux notre séjour, Merci d'avance 🙂
Guest house à Phuket pour moins de 20 euros?
by Tranxen200 · 2012-10-03 · 23 replies
Bonsoir à tous

Je viens vers vous car je pars avec mon amie du 15 au 30 novembre sur Phuket. Je dis Phuket car c'est de là que notre vol atterrit et décolle.

Je fais appel aux spécialistes de Phuket and cie car jaimerai savoir si il est possible de trouver des logements type guesthouse simple et propre pour moins de 20€ et hors Patong (sans rentrer dans les détails je pense que vous avez compris...)

On n'est pas forcément obligé de rester sur Phuket pendant 2semaines nous sommes partant pour voir d'autres endroits.

Nous ne cherchons pas le luxe simplement quelque chose de propre car de toute façon ce n'est que pour dormir.

Ps: j'ai utilisé le moteur de recherche avant de poser ma question mais à moins d'être zéro je n'ai pas trouvé ce que je recherchais.

Bien amicalement. tranxen200
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012
by Isap29 · 2012-08-25 · 226 replies
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012 Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).

Données principales :

60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine

Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :

Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)

Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash

J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.

J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.

J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.

J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html

J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.

J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.

J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.

J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !

Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.

J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)

J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.

J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?

J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.

J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.

J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).

J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.

J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.

J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.

J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.

J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.

J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.

J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !

J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.

Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).

Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.

J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et d��part à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.

J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.

Fin de la première partie.
Compte rendu de notre dernière croisière sur le Splendida du 17 au 24 décembre 2011
by Lecacheur · 2012-01-02 · 163 replies
Et bien coucou à tous, et surtout une très bonne année remplie de croisière et d'échanges....

Voilà un petit CR de notre dernière croisière sur le Splendida avec le trajet suivant Gènes, Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence, Marseille et retour à Gènes.

Je vais vous commenter nos escales faites uniquement par nous même pour ceux qui seraient éventuellement intéressés. Et bien entendu je vous joindrais des photos.

Je reste à disposition de ceux ou celles qui poseront des questions.

Le 17 décembre 2011 et bien nous voilà partis pour Nice où nous laisserons notre voiture, pour prendre la fameuse navette MSC que nous connaissons bien pour la 3 ème fois nous prendrons ce bus. Nous sommes convoqués à 10H45 et nous monterons dans le bus à l'heure donnée pour une fois départ 11H15 et arrivée à Gènes vers 13H20 , nous n'avons pas les étiquettes pour les bagages notre carnet de bord est arrivé par mail, mais pas de soucis à la sortie du bus un accueil MSC nous attends et nous remet notre carnet de bord et les étiquettes, que nous mettons sur nos bagages avec l'aide d'une jeune hôtesse MSC qui nous propose de nous aider.

Les bagages partent ensuite dans des grands charriots en fer, direction le bateau pour nous et nos bagages😉😉

Le check MSC fait nous n'attendons pas et sommes tout de suite dirigés vers l'accueil ou nos cartes sont établies, l'emprunte CB effectué et la remise des passeport pour l'enregistrement. En moins de 5 minutes nous voilà autour des buffets d'accueil et propositions de forfaits, nous avions passé notre commande boissons forfaits vins, eaux et bières par internet sur le site MSC 1 mois auparavant nous prendrons donc uniquement un forfait Peter pan pour les enfants avec cocktails de fruits ou autres boissons sans alcool.

Et nous voilà sur le Bateau il est environ 14h15 et nous partons à la découverte de notre cabine pont 9 elle est de couleur bleu vert, c'est sympa le balcon est vraiment agréable, c'est notre première fois avec balcon celà va être difficile de faire sans maintenant hé!hé!

Fred dit Friquette sur le forum nous envoie uns sms pour que l'on se retrouve sur le pont à côté du drapeau pour le départ du bateau vers 16h On lui répond ok, les bagages arrivent déjà et l'exercice de sécurité aussi, du coup on oubliera d'aller faire un tour au buffet pour un petit casse croute, cela va être long jusqu'au deuxième service de 20H30 mais nos ados nous sortent un paquet de fraises tagada, 😎 fantastique quand on a faim🤪, c'est toujours mieux que rien, on patientera jusqu'au soir c'est pas grave😉😉.

L'exercice de sécurité effectué on a eu vraiment très chaud tout le long, il fait très chaud dans tout le bateau.... Nous partons retrouver les vforumeurs sur le pont extérieur n°15 à côté du drapeau à l'arrière, nous étions passés à la reception nous munir chacun d'un plan du bateau obligatoire pour le premier jour😉😉,

Nous rencontrons Fred, son mari, ses enfants, Elise son mari et sa fille Manon et les Echovictor, petits bavardages rapides et comme nous devons nous retrouver le soir pour l'apéro, nous partons à l'aventure dans ce grand et magnifique bateau, nous voulons repérer où est notre restaurant la reggia.

Retour à la cabine, on se prépare pour notre rendez vous et Emma la fille de nos amis que l'on devaient retrouvé sur le bateau, vient nous faire un coucou à la cabine, on est content de les savoir enfin sur le bateau on avait pas encore de nouvelles; On vérifie nos cartes et AB croisière ayant bien fait son travail comme à chaque fois qu'on les a sollicités, nous sommes bien à la même table au 2ème service dans le même restaurant ouf!!Pas besoin d'intervenir nos souhaits on étaient pris en compte, on est ravi😎

Départ pour l'Apéritivo bar où nous retrouvons nos amis et Fred (Friquette) du forum, nous y sommes vers 18H30 et occupons une grande banquette, on est quand même 12, on y restera jusqu'à l'heure de notre repas à 20H25 direction le restaurant, nous n'avons pas vu les autres forumeurs, bah c'est pas grave on est déjà une belle équipe, Elise (Camarun du forum) nous a loupé elle est venue trop tôt, c'est dommage mais on la reverra plusieurs fois sur le bateau à chaque retour de nos escales. Les Echovictor (vforumeurs) sont au premier service alors impossible qu'ils soient présents.

Un trés bon repas comme d'habitude arrosé d'un verre d'un bon vin italien, une petite ballade au Purple jazz où nous établirons nos quartiers de l'après repas car la musique est bonne est le décor violet très apaisant.

Retour à la cabine, bien entendu depuis le repas nous avons perdus nos ados qui se sont déjà formés un petit groupe. commande du PDJ pour 10h dans la cabine, l'escale de Barcelone est à 12h donc pas de stress et on ne veut pas descendre les premiers. Et ensuite un petit dodo bien mérité dans notre magnifique cabine bleu vert.

Quelques photos et demain Escale Barcelone voilà pour notre premier jour....
Philippines (Luzon-Bohol) - Avril 2011
by Nancy · 2011-05-04 · 6 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h

BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p

Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)

Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.

Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).

GUIDES :

Lonely Planet Philippines – Edition française 2009

J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage :
http://travel-philippines.com/index.html

Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !

TRANSPORTS :

1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …

Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.

2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …

Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.

Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.

Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.

Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.

Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴‍☠️

3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.

HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.

Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.

Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.

Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.

Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.

Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.

Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.

Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !

REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.

Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p

Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :

Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.

Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.

Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …

Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.

Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.

Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :

Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p

Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …

Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴‍☠️

L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.

Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.

Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.

Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.

Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.

Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !

Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.

Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.

DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.

On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil

On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille

En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
Écosse en voiture et camping l’été prochain?
by Frankx · 2011-02-04 · 32 replies
Bonjour ,

On etudie des vacances en famille en Ecosse l’été prochain en voiture plus camping sous tente . On aimerait faire surtout des randos à la journée , voir des sites grandioses et des villages sympas en se posant 2 ou 3 jours là puis 2 ou 3 jours plus loin On se pose quelques questions : Quelles régions faut il privilégier ? Sur les guides j’ai vu l’ile d’Arran , la région du Ben Nevis , peut etre il y en a d’autres encore mieux ? Les conditions climatiques sous la tente Faut il vraiement s’attendre à des vacances humides ? Les moustiques ? On aimerait avoir une idée du budget à prévoir ? Les campings sont ils nombreux en toutes régions ?

S’il y avait une ville à visiter : laquelle privilégier ?

Merci de nous éclairer un peu
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (première partie)
by PSI31 · 2008-12-17 · 32 replies
En remerciant les différents membres du forum pour leurs informations, voici donc le début du compte-rendu de notre parcours de Seattle à San Francisco effectué du 12 septembre 2008 au 10 novembre 2008. Ce fut un plaisir immense fait de découvertes, rencontres, paysages, couleurs, avec 5 ou 6 jours de pluie seulement, des températures agréables dans l’ensemble. Pour cause de chirurgie récente d’une hernie discale, les randonnées furent limitées en temps et intensité, cela a également quelque peu modifié le programme de certaines étapes.

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.



Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.





Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …







Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.





Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.



Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.





Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.









Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser !
http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.





Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.



Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.





Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.





Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.







Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.



Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks. Hôtel

Repas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.







Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.











http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU









Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.











http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_Q

Vendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …







Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.

Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.















Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.







C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.

Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.



Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.

Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.









Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.









Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.

Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.









Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.



Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».









Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.

Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.















Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.













Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.

Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.















On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.

Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !





Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.

Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.







Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.



Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.

Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.





Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.



Silverton

Nous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !



Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.

http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM



Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.













Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.











Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !





12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.







Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.

Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.





Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.





Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …



Reflets



















Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.







Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !

Fin de la première partie

La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713

Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0
8 mois, seul, en Afrique de l'Ouest, histoire et photo
by QuébecAfriqu · 2015-02-02 · 80 replies
voilà le résumé de mon épopée dans l'Afrique de l'ouest, avec quelque photo, bien plus si vous aimez.

le 24 janvier, une proportion de près du 3/4 de mon sablier interne va s’être écoulé en atteignent 8 mois sur 12 d’aventure, en ayant dans le crâne les souvenirs de la magie de chaque grain tombé tel un flocon de neige si gentiment déposé sur le nez rougis de ta tendre moitié en une douce journée de décembre sur l’anneau de glace du quartier ( ouf j’ai été la chercher loin celle là ) Voilà que je me suis baladé en duo, en trio, en solo, avec de meilleurs amis, avec des connaissances, avec des pocailles, à dos de moto, de voitures, de trois roues, de train, de métro, de bus, de bus surabondé, de dromadaire, d’avion, de vélo, à pied, en pirogue, en bateau, avec l’âne, à travers vents et marrées, en Europe et en Afrique, Amsterdam, Allemagne, Espagne, République islamique de la Mauritanie, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, fait Noël, Tabaski, Halloween, la St-Jean et fait le ramadan, j’ai été super gourment, manger 5-6 repas par jour et manger uniquement orange et biscuit sablé pendant 2 jours, vu chutes, cascades, bassins d’eaux, lacs, fleuves, rivières, océans, criques à mardes, oasis, vu montagnes, plaines, vallées, marigots, terres apocalyptiques, terres bouetteuses, terres rouges, brunes, jaunes, blanches, dorés, bu de la bière local, du thé, du jus d’orange/ d’ananas / mangue fraîchement pressé sous mes yeux, bu jus de maïs, de patate, jus de fruits que je ne savais même pas l’existence, juste de noix de coco, lait caillé, alcool de canne à sucre alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de renier alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de mil, alcool de fruits que je ne savais même pas qu’il pouvait donner de l’alcool, vu des ruines anciennes, des dunes, des villages dans l’eau, des villages de 20 personnes, des villages de pigmé, des villages de nomades et de touareg, des villes de millions d’habitants, dépensé moins de 3 dollars logé/nourrit/bordé par jour et claquer 100 piaces pour une soirée, eu des amis qui avait la table de couture en guise de lit et d’autres ayant de la difficulté a choisir dans quel chambres poser sa tête, dormit à l’ hôtel, à l’auberge, à l’auberge jeunesse, dans des des chambres de passe, chez des amis, dans notre appartement, chez des inconnus, à même le sol, sur une natte, dans le désert, sur le divan, sur banc de bois, sur plage, dans la forêt, avec lit simple, double , triple, avec douche froide ou très froide, avec paumeau et surtout avec sceaux, ou parfois pas de douche du tout, goûter épices, soupe de tête de coq, boyaux de coq, boyaux de bœuf, salade de chenille, cerveau de mouton, vu toréador, vu sacrifice de poules et de chèvre, vu homme frapper âne, homme frappé homme, homme frappé enfant pour un oui ou pour un non ou pour avoir répondu 5 à la question 2x2, j’ai vu femme se promener sein nue et des femmes voilées/semi voilées/pleinement voilées, des églises et des mosqués tellement pleines que les gens prient jusqu’à deux rues plus loin, vu des femmes pleurer parce que devaient montrer ses oreilles pour photo d’identité, gars chier en pleine rue no stress, l’autobus arrêter 3-4 fois pendant la ride, parce que le chauffeur était piss minutes, vu taxi arrêter pour aller prier même si on était pressé, je me suis fait appeler Alibaba, Benladen, Terroriste, Bocoaram, Jésus, Moïse, Père Noël, Chinois, Russe, Allemand, Espagnol, Michel, Toubab, Yovo, Nassara, Toubabou, la blanche, le blanc, mon ami, mon frère, patron, chef, j’ai parler Arab, wolof, diola, morré, fon, je me suis fait arnaquer et arnaquer les arnaqueurs, donner des pots de vin à des policiers pour me sortir de certaines situations, entendu l’expression ‘’mamamilla’’ dans une vrai conversation ou encore ‘’Jésus Christ de Nazareth’’ pour exprimer de l’étonnement, vu plantation de canne a sucre, de coton, d’acajous, de noix de Karité, de mangue, d’olive, de dattes, j’ai senti des odeurs qui peuvent faire rêver les plus grand parfumiers, et d’autre à mettre un arrière goût dans yeul pour toute une journée, je me suis fait invité à manger par des inconnus sur le côté de la route, partager un bout de pain en 4 pour que tout le monde puisse manger, manger 8 autour d’un bol à même la main, même si c’est du spaghattie ou des patates piller, je me suis fait inviter à dormir chez quelqu’un rencontré dans le bus, partagé des vrais amitié grâce à ma barbe, fait un documentaire sur la barbe, fait pleurer nombres d’enfant grâces à ma barbe, fait rigoler nombre d’enfant, porter le même habit pendant 1 semaine et me faire donner 1 habit à tout les jours, j’ai été plus marocain que les marocain, plus sénégalais que les sénégalais, plus béninois que les béninois, mais certainement pas plus Mauritanien que les Mauritanien, j’ai vu des couchés de soleil embrassant la mer plus que le client en demande, vu le levé du soleil ( … peut-être deux fois . ), vu des orages époustouflante et des canicule étouffantes, des 50 degrés à l’ombre, vu des pluies qui se faisait attendre depuis 2 ans, une tempête de sable, écouté tamtam, djembé, balafon, guitare et autres que je ne sais même pas le nom, eu des amis fervent chrétien, fervent islamique, fervent animiste, fervent athée, lu le coran et crier Jésus, pleurer de joie, de colère et de tristesse, rit au éclat et lâcher une coupe d’osti d’criss de tabarnak, vécu des hospitalité légendaire et des douces hostilité sur la couleur de ma peau, haaaa le voyage Ps : j’ai taquiner les douanier en mettant la robe marocaine et le foulard arabe rouge haha Ps 2 : en sandale pi en robe à -20 c’est frette en Jésus-Christ de Nazareth.

et bien plus si vous aimez !! ( oublie pas de regarder les images héhé )
Compte rendu de croisière transatlantique Costa Serena du 16 mars 2011
by Henri21 · 2011-04-12 · 26 replies
Transatlantique brésilienne du 16/03/2011- Costa - Sérena. 1. Transfert Sao Paolo à Santos. (Bus français B.A. + Alitalia) – Note : 3/10 - · Arrivée à 06h, (vol B.A. via Londres) embarquement à 14h30/15h. · Attente de 6h à 8h30 des français venant par le vol Alitalia via Rome. · Petit déj. Au César de Sao Paolo et départ vers Santos à 10h. · Durée du transfert de 2H30 et, entrée du port de Santos (12h30) fermé par un bus ayant accroché un poteau (palabres pour trouver solution). · Interdiction de débarquer à pieds pour franchir les 200 mètres nous séparant de l’accueil embarquement.(proposition des apssagers). Passagers isolés du chauffeur par porte verrouillée (éviter agression du chauffeur), obligés de manifester pour réclamer un peu de clim (intermittente) et à boire (en vain). · Manœuvres diverses pour trouver une solution et, second tour du port pour revenir à la même entrée, enfin libérée! · Changement de quais à plusieurs reprises avant de pouvoir descendre (enfin) et embarquer. · Guide nul, (affilié à la municipalité de Santos) 1. Repas à bord. (2è services Vesta) · Fortes dégradations par rapport à une croisière en 2009. Avis unanime de plusieurs passagers français. · Croisière brésiliennes. Personnel de service admirable et sympathique, mais communications en français très difficile. · Mauvaise traduction sur les menus, ou alors, la Costa a perdu ses notions de bases en gastronomie : entrecôte de bœuf = entame de braisé sec et immangeable – Contre filet de bœuf = tranche de paleron. Manque évident de rigueur dans l’encadrement ! · Chef de rang aux diners, compréhensif et à l’écoute, faisant le nécessaire pour donner satisfaction à ses Clients. · Nouveau restaurant : « Le Bacco », où pour 30 $, vous avez droit à plus de considération. Le service est attentionné, les plats mieux présentés, mais la côte de bœuf n’était pas des plus tendre. Si vous n’êtes pas invité, et sans dollars superflus, à éviter. A chacun de voir, mais vous changez de classe ! 2. Excursions. (excursion « Must of Grand Canarie – bus N°2) · Nulle – (regret de mes 72 $ x2) – Guide obsédé par son impératif de nous ramener à 15h30 au bateau. · Amener au déjeuner à 10h30. (on a pas faim). Repas : petites patates en robe, cuites à l’eau et croquette de ? On dit au serveur que ce n’est « pas bon », il nous en ramène une ‘’couche’’ !!!! · Découverte d’un site magnifique (grand Canyon selon le guide) : obligé de manifester pour obtenir un arrêt photos.(accordé vu qu’on est en avance sur l’horaire) · Visite des dunes de sable à Los Palomas. On nous débarque devant un shop center. Arrêt 40mn, les dunes, c’est la bas, à côté du phare. Voulant les voir, ce sera une marche effrénée, ma femme démissionnant, retour au car limite. · Arrivée au bateau, pile poil à 15h30, le guide a rempli son contrat. Satisfaction des clients ? · CONCLUSION PERSONNELLE : plus jamais d’excursion de ce genre. 3. Lisbonne. On a vanté un tram N° 28. Economiser vos 18 € et ne prenez pas cette bêtise ! 4. Transfert Marseille/ Gare St Charles. · Taxi 4 personnes avec 4 grosses valises (ne passent pas dans une Mercédès, mais rentre dans une Skoda), payés 26 € tout inclus (valises et pourboires). · 25 € par personnes demandés par Costa est un peu exagéré, sans tenir compte du temps du service. 5. Bateau. Beau bateau, que nous retrouvons avec plaisir, mais grand, avec beaucoup de passagers, ce qui implique une gestion difficile. Je crois qu’il faut arrêter et voir plus petit. 6. Les Italiens. Moins nombreux que dans nos précédentes croisières au départ de Savone, mais fidèles à eux-mêmes. Bruyants et seuls sur la mer ! « Un Italiens quitte son groupe, suite à un appel, et vient s’exprimer à haute voix près de nous. Je fais une simulation à plus haute voie, et ce monsieur, évacue ». Un jour, peut-être, apprendront-ils le respect d’autrui et la discrétion! 7. La Costa. On l’aime bien et on espère naviguer encore avec. Le prix est attractif, mais il faut voir la concurrence et les prestations offertes. Depuis que Carnival a pris le contrôle, ça baisse d’année en année. Où sont passé les petits drapeaux de la proue à la poupe. On voudrait bien qu’elle reste européenne !

Frais dit : « Hôtel service charge » En janvier 2005 (du 20 au 30/01), alors que nous étions sur le Magica, on a voulu nous imposer les frais de séjour à bord, à la place des « enveloppes pourboires » distribuées, selon nos préférences, et notre bon vouloir, aux personnes du service. Certains ont acceptés, d’autres ont refusés, le choix nous ayant finalement été donné, vu que ce n’était pas prévu au contrat. Le but annoncé étant, d’avoir une meilleur équité dans la répartition des pourboires entre le personnel, en plus de leur rémunération. (Explication de notre correspondante et de l’accueil). Depuis ces frais sont imposés au contrat. J’espère que la destination est conservée. La déviance étant parfois trop facile dans le temps !!! Petit calcul d’approche : Pour 18 jours de cette croisières, nous avons donné pour « hôtel service charge » 153 $ x2. Ce qui représente avec 3000 passagers : 459.000 $ soit env. 328 000 €. Sur 1100 membres d’équipages, considérons 1000 membres, les officiers n’ayant pas le besoin d’un « tip ». Cela implique que la moyenne s’évalue à 328 € de pourboire pour cette croisière de 18j par membre équipage bénéficiaire, répartis, je l’espère, de façon inversement proportionnelle au grade et salaire.

Bon vent et bonne navigation à Tous les amoureux des croisières en espérant que LA COSTA saura nous apporter d’autres satisfactions.
Voyage estival en Afrique du Sud, août 2018
by Scandinavia · 2017-09-05 · 32 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Après réflexion, notre prochain voyage estival sera sans doute en Afrique du Sud (Août 2018). Je vise une durée de 3 semaines pour ce voyage (voyages inclus). De ce fait, cela fait plusieurs semaines que je me documente sur le sujet, mais il me reste et me restera encore beaucoup de questions.

Pour information, nous sommes un couple qui aura 26 et 24 ans l'année prochaine. Ce sera notre premier voyage en Afrique (j'ai seulement fait le Maroc quand j'avais 5-6 ans et ma copine Maurice à ses 18 ans). Nous aimons prendre notre temps quand nous voyageons. C'est-à-dire que nous préférons rester plusieurs jours sur place plutôt que de changer tous les jours d'endroit. Cette dernière information me semble importante à prendre en compte pour l’organisation de notre voyage.

Itinéraire

Je pense arriver au Cap et repartir de Johannesburg (pour un séjour de 19/20 nuits sur place) pour un itinéraire semblable à :

· Le Cap : 6 ou 7 nuits · (Avion pour Durban) Santa Lucia 2 ou 3 nuits · Swaziland ? Si le Swaziland est au parcours je pense pencher pour 2 nuits · Kruger : 6 ou 7 nuits · Blyde River Canyon : 2 nuits

Concernant l’itinéraire que pensez-vous du nombre de nuits pour chaque étape ? Le Swaziland est-il une étape importante lors d’un voyage/itinéraire du genre ? Si non, est-ce que vous privilégieriez une autre étape entre Santa Lucia et le Kruger ? Aurais-je oublié une étape importante/incontournable sur cet itinéraire ?

Kruger

Concernant le Kruger je pense donc opter pour 6 ou 7 nuits sur place et écarter les réserves privées pour diverses raisons, notamment budgétaire. J’ai surtout des interrogations concernant les endroits où loger. Arrivant donc par le sud, je pensais faire d’emblée 2 ou 3 nuits au Lower Sabie pour ensuite faire 3 nuits au Olifants avec une possible étape entre les 2 à Sattara.

Justement, concernant le trajet entre Lower Sabie et Olifants est-ce nécessaire à la fois d’un point de vue logistique et touristique de faire une nuit à Sattara pour couper le trajet en deux ? Où les 2 camps sont joignables en une journée ? Pensez-vous qu’il serait nécessaire de remonter plus haut que Olifants concernant l’hébergement ?

Voiture

Pour la location de voitures après avoir consulté différents sites d’agences de location je pense opter pour une Toyota Corolla Quest ou similaire. D’après ce que j’ai pu lire à droite à gauche, cela serait tout à fait convenable, pouvez-vous me le confirmer ? Pour information on est à peine sur du 100€ par semaine chez Avis kilomètres illimités.

Merci d'avoir pris le temps de m'avoir lu 🙂
25 jours en Géorgie
by Erickviking · 2016-08-23 · 32 replies
Bonjour à tous, je voulais juste vous faire part de notre séjour en Géorgie, et aidé, par nos découvertes, ceux qui veulent des conseils sur le pays, en toute modestie.

-Le 29 juillet départ de Roissy à 5h30 escale à Kiev (Ukraine pays de ma femme), puis arrivé à 16h35 à Tbilissi. Chaleur pour notre arrivée, au petit aéroport, et devant celui ci, je retrouve l'ambiance de l'Ukraine. On prend le minibus 1 lari pour deux avec le minibus 37, la dame qui contrôle nous explique où nous devons descendre. je sens déjà les gens attentionnés pour nous, et merci à ma femme de parler Russe, c'est quand même un luxe. On descend au métro Avlabari, on rejoint notre guesthouse avec l'aide des "vieux" discutant à un carrefour. Le guesthouse est situé entre le palais présidentiel et la cathédrale de la Trinité, mais on se croit dans un village, c'est déroutant mais l'ambiance est très sympa. On descend à côté de la station de métro pour acheter à manger, pour une poignée de laris, un poulet entier au barbecue, du pain, des légumes et une pastèque, trop trop bon. On dinera à la maison le soir. On se sent déjà bien.

-le 30 juillet, on visite Tbilissi, première vision, celle quand on descend par la rue "Wine rise" et le spectacle est superbe, le vieux Tbilissi, la forteresse, l'Eglise Metekhi, la Koura, c'est vraiment sympa. Premier truc qu'on remarque, ce sont aussi les grosses mercedes, les 4x4 et la conduite, sportive et un tantinet dangereuse des Géorgiens mais c'est folklorique, tant qu'on voit cela de loin:) balade dans le quartier "musulman" avec la mosquée et les bains. Puis rue Abkhazie pour atteindre la place de la Liberté, rue sympa où se concentrent les boutiques de souvenirs. journée sympa. Ville très intéressante et très variée, même si pas énormissime, mais il faut prendre le temps de flaner et se poser pour siroter une bière ou une limonade locale.

-le 31 juillet, ballade dans le vieux Tbilissi, superbement restauré, c'est magnifique, on se perd dans les ruelles. Puis on a pris le téléphérique, pour prendre de la hauteur, puis voir la forteresse de plus près. Et on est redescendu diner au "carpe diem" café, au croisement rue Orbiri et Betlemi, simple on se croit à la maison, et ce, à 300m de la place "branchée" en bas du vieux Tbilissi

-1er aout, nous sommes allé au musée en plein air ethnographique, le minibus est monté jusqu'à l'entrée du musée, par prévu, donc merci:). Musée très sympa dès les premières maisons, mais plus on monte dans ce musée, moins c'est entretenu, dommage, mais çà vaut la peine, les femmes qui expliquent chaque ou presque, maisons, sont très attentionnées. Compter 2h30 pour tout faire tranquillement. Puis montée à pied au lac de la Tortue, sympa mais sans plus, mais au moins c'est calme et au vert, et nous avons mangé excellement bien dans un resto au bord du lac, qui pourtant ressemblait à une paillote sur la côte d'Azur... puis retour au centre et en flânant rue Roustaveli, sympa mais bon c'est pas celle que je préfère.

-2 aout, direction David Garedja, départ avec "gareji lines" depuis la petite place au bord de Liberty square, compter 3h de route, avec pause pour boire:) et photos, c'est bien çà. Mais arrivé à 14h au monastère, donc resté seulement 2h sur place, il ne faut pas trainé, et surtout ne pas rater le magnifique monastère d'Ubadno, en fait troglo le long de la frontière Azeri, c'est majestueux, d'un côté comme de l'autre. Et prendre de l'eau, c'est steppique, et donc très chaud. Au retour escale au village d'Ubadno, dans un café-resto super sympa tenu par des Polonais adorables, il y avait un français, très sympa qui vit là bas 6 mois de l'année, il voulait que je l'aide à déplacer un troupeau de brebis, ce fut fait, super moment, merci à lui. Retour à Tbilissi vers 19h.

-3 aout, Eglise de la Trinité, bof bof, pas inoubliable, contrairement aux petits chats (1.5mois) qu'on a trouvé là en plein cagnard abandonnés à eux même:(, on les a nourris et mis à l'ombre, resté 2h avec et ma femme a prévenu une jardinière pour qu'elle s'en occupe, c'était plus touchant que la cathédrale, propre, mais trop peut être, et surtout aucune histoire contrairement à plein d'autres dans la ville, bref à faire quand même. Puis on a parcouru la rue Agmashenebeli, en pleine rénovation pour le première partie (immeubles comme la rue) puis plus loin ultra propre, c'est très classe, à faire, vivement qu'elle soit finie. Puis retour vers Roustaveli, puis l'Eglise "mama daviti" au milieu du funiculaire, on peut s'arrêter en funiculaire à mi chemin pour y aller et éviter une bonne côte à pied. Le soir resto rue Dadiani, un resto en sous sol, absolument génial, je ne me rappelle plus le nom, mais prix vraiment mini et repas copieux, aucune prise de tête ni chichi, ici on mange avec des locaux faits par des locaux, vraiment excellent.

-4 aout, on part de Tbilissi, on retrouve un gars de cars4rent.ge sur la trottoir rue Abkazhie, on prend possession du 4x4 pajero loué pour une dizaine de jours, le gars simple, efficace, pas de chichi non plus, bref un Géorgien:). Nous voilà parti à l'aventure et au milieu des voitures, direction Sighnaghi par le col de Gombori, superbe route et à mon étonnement le revêtement est impeccable, d'après ce que j'avais lu, la route du col est très sinueuse, mais à faire. On a visité Oujarma, ruines mais bon vu le prix on y est allé. Puis monastères de Shuamta, très paisible, celui du bas est vraiment magnifique, en haut plus sommaire. Ensuite Telavi, monastère d'Ikalto, superbe aussi. La vallée d'Alazani est superbe, il fait chaud et beau mais la brume au loin empêche de voir e grand Caucase:(. Puis Alaverdi, magnifique monastère, même si tous se ressemblent par leur architecture, les lieux sont très reposants, et bien conservés. Puis par de grandes lignes droites, sur des routes en très bon état, on arrive à Gremi, il faut absolument manger chez les moines tenant un resto, super bon, le monastère est très classe. Il est tant de rejoindre Sighnaghi pour le soir, Nekressy étant fermé quand nous y arrivons, ce sera pour le lendemain. Arrivé à Sighnaghi de nuit, épuisante la conduite de nuit en Géorgie. On ne trouve pas le guesthouse "Temuka", ma femme demande aux policiers qui nous y amènent, énorme:), "Temuka" c'est un guesthouse très sympa, on a super bien dodo, la famille est adorable, et le petit déjeuner est copieux, a conseiller.

-5aout, visite de Sighnaghi, ville très propre, à faire les remparts et l'Eglise St Georges, puis le monastère Bodbe, superbe. Puis allons au monastère de Nekressy, on a pris le minibus pour y monter, c'est 1.5km très raide sinon. Visite des caves à Kvareli chez Kindzmaraouli, en fait petite visite et dégustation, perso j'ai pas plus apprécier leurs vins, ni ceux qui étaient avec nous, mais nous avons acheté une bouteille quand même. Puis nous voulions voir la maison Chavchavadze à Tsinandali, mais il était trop tard...c'est çà de s'arrêter partout pour prendre des photos:), la voiture est un bon compromis pour cela. Donc on rejoint notre guesthouse à Telavi, encore avec la police, qui a pris le temps d'appeler le proprio du GH, et nous y avoir conduit avec les gyrophares et nous demandant de les suivre, à même doubler sur les lignes blanches, j'ai halluciné, c'était énorme:)

-6 aout, visite de Telavi, centre petit mais sympa, la forteresse et la vieille ville mais pas incontournable, mais on l'a vu:) puis route pour Akhmeta, et Tianeti pour rejoindre le lac de Zhinvali. Alors autant dire qu'après Akhemta, c'est une piste dans les bois, des cailloux, bref du 12 à 15km/h max, on a le temps d'apprécier le paysage sympa, c'est vraiment de la route défoncée, on croise quelque voitures dont quelques unes qui ne sont pas des 4x4, mais ils roulent bien sur ce genre de terrain.... hallucinant et comique, on a croisé un couple de touristes à vélo, courageux. Arrivé à Tianeti, on se restaure, puis au sortir de la ville, superbe route, parfaite, nouvellement faite, puis du chemin de terre jusqu'au lac, avec travaux, camions, pelleteuses sur le bord qui travaillent, la circulation se fait entre tout cela, les travailleurs n'ont pas de casques, c'est typique, c'est pas ici qu'on verrait cela...Arrivé au lac avec le monastère de Ananouri, magnifique, on déjeune au lac avec les fruits et légumes de Tianeti, c'est sympa, les gens se baignent, le cadre est superbe. On prend la route militaire, enfin, depuis le temps qu'on m'en parlait, superbe route, large, avec beaucoup de Russes forcément. Paysages grandioses, marchands de miel sur le bord de route sympas, on en a acheté. Gouriani, j'ai trouvé çà pas terrible, j'irai pas skier là bas même si je pense qu'il y a tout pour passer un bon séjour, cela ne m'a pas attiré, bref... Le lieu de commémoration de du traité Russo-géorgien c'est très moche, en forme de "C" au milieu ce sont des vendeurs de souvenirs, bref à part la vue, c'est moche. Plus loin quand on redescend vers Stepantsminda il y a une curiosité géologique, un affleurement rocher blanc, calcaire formant une bonne superficie blanche, avec de l'eau s'écoulant dessus, c'est très beau. Avant Stepantsminda une file de 6km de camion sur le bord de la route, attendant le soir pour passer la frontière russe, impressionnant. Et toujours des troupeaux de vaches au milieu de tout çà. Stepantsminda, arrivé le soir avant la nuit, on est monté à l'église perchée, en voiture, c'est folklo, est pas évident, mais cela se fait, je voulais mes photos avec le soleil bien exposé, ce fut fait. Puis GH et resto à gauche après le pont sur le Terek en direction de la Russie, le "cosy corner" très bon resto.

-7 aout : on remonte à l'Eglise de la Trinité pour la visiter, et prendre des photos du Khazbek, superbe, d'autant plus qu'un orage éclate au loin, formant de beaux nuages au dessus du Mont. Superbe. On mange au centre du village, puis direction la vallée de Sno, plate et entourée de montagnes avec parfois une maison ou deux un peu perchées, c'est reposant, c'est de la piste après Sno mais bonne. Nous aurions dû aller jusqu'à Djuta... on repart pour Gori, on aura pas le temps de voir Djvari et Mtskheta, car comme toujours on s'arrête partout pour prendre des photos (3000 au total) mais on ira le lendemain. Donc on arrive au GH à Gori, chez une famille très adorable, et dont le mari parle un peu français il est trop cool, et nous dis d'aller manger au "spot" cafe, tres folklo avec la musique très forte, et fauteuil ornés de toile dorée, c'est sympa on a bien mangé.

-8 aout : Breakfast copieux au GH, visite de Gori, la forteresse, on a vu le wagon de Staline mais pas visiter le musée de ce boucher... en revanche le musée en face, (ethnographique) et celui sur la guerre nous ont été conseillé par Giorg le proprio au GH. Ensuite visite d'Ateni Sioni, le cadre est très sympa, c'est paisible et reposant et l'intérieur est très beau. Ensuite Uplistsikhe, j'ai adoré, les troglo c'est vraiment sympa, malgré pas mal de touristes. C'est marrant ce site là, alors que de l'autre côté de la colline (côté autoroute Gori-Tbilissi) c'est plus verdoyant, comme quoi l'exposition au sud et au nord créé de veritable différence. Puis nous somme retourné sur Mstkheta et Djvari, pas fait la veille, eh oui on fait pas mal de route mais bon on prend notre temps. Mstkheta c'est vraiment touristique, propre, on se croirait en Europe de l'Ouest, avec plein de boutiques de souvenirs, le monastère est très beau. Djvari, le point de vue est magnifique, malheureusement le soir le soleil est de face donc pas pu en profiter pleinement, mais le site est superbe. Puis autoroute pour Borjomi, sur l'autoroute entre les gens qui traversent à pied, les gamins de 7-8ans sur le bord en train de regarder les voiture, les moissonneuse batteuse sur l'autoroute, j'ai halluciné:). Arrivés à Borjomi de nuit au GH très sympa aussi, et facile à trouver, enfin:)

la suite très vite......

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