Results for "Afrique+de+l'Est+et+Australe+itinéraire"
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Croisière tour du monde en 2017
bonjour,
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
Quel vélo (VTT ou VTC) pour un tour du monde?
pour un tour du monde à vélo beaucoup sont les préparations avant le départ, mais le je crois qu'il faut commencer par investir dans un bon vélo; quels choisir entre vtt ou vtc? quels marques et modèles? merci pour les éventuelles réponses.
chiquito1000
Meilleur prix entre l'Afrique Australe et l'Afrique de l'Ouest?
Bonjour
Je planifie un voyage en Afrique avec ma copine et nous voulons commencer par visiter l'Afrique du sud. Nous ne savons pas trop encore quel est notre itinéraire mais nous voulons aussi aller faire un tour dans l'afrique de l'ouest.
Maintenant on se demande quel est le meilleur moyen de rejoindre les 2 parties? Parce que nous croyons qu'il serait coûteux et long de faire le trajet sur la terre, nous pensons y aller par les airs. Alors quels sont les liaisons entre l'afrique australe et l'afrique de l'ouest les moins chères?
Si vous connaissez un bon site internet où on peut trouver ou n'importe quoi d'autres sur le sujet, merci d'y répondre.
Bonne journée
Mic
Je planifie un voyage en Afrique avec ma copine et nous voulons commencer par visiter l'Afrique du sud. Nous ne savons pas trop encore quel est notre itinéraire mais nous voulons aussi aller faire un tour dans l'afrique de l'ouest.
Maintenant on se demande quel est le meilleur moyen de rejoindre les 2 parties? Parce que nous croyons qu'il serait coûteux et long de faire le trajet sur la terre, nous pensons y aller par les airs. Alors quels sont les liaisons entre l'afrique australe et l'afrique de l'ouest les moins chères?
Si vous connaissez un bon site internet où on peut trouver ou n'importe quoi d'autres sur le sujet, merci d'y répondre.
Bonne journée
Mic
Compte-rendu d'un séjour entre l'Afrique du Sud et les chutes Victoria
Bonjour à tous,
Comme promis, je rédige un petit compte rendu à l'issue de notre dernier voyage.
Dans un premier temps, je souhaite remercier Boulwai, Attila, Voyajou, Chris06 et Kola pour leurs conseils.
Premier jour :
Notre périple débute à l'aéroport de JOHANNESBOURG où nos parents nous rejoignent depuis PARIS. Arrivé les premiers, nous nous chargeons de récupérer la voiture (Toyota H1 - 8 places) et de la faire équiper d'un coffre de toit.
Nous avons loué le coffre de toit car nous pensions qu'à 7 nous n'avions pas assez d'espace dans le coffre du véhicule. Sachez que les véhicules 7 places disposent d'un coffre bien assez grand pour 7 bagages soute et 7 bagages cabine. En résumé, nous n'avons jamais rien mis dans le coffre de toit. Néanmoins, je tenais à remercier Joe et William qui nous ont loué le coffre de toit. Les gars sont disponibles, agréables et accueillants. Que demander de plus?
Après avoir récupéré tout le monde, nous quittons Johannesbourg en direction de Pilgrim's Rest non loin de Blyde River Canyon. Nous ferons de ce petit village notre point de départ pour découvrir le canyon. Cela permet de dormir dans un endroit original plutôt qu'à Graskop qui est, selon moi, bien plus touristique. La route est longue et, après une étape au Mugg & Bean, nous quittons la M4 pour la R36. Néanmoins, il est préférable d'éviter la R36 qui rejoint Pilgrim's Rest depuis la M4 via Lydenburg. C'est l'itinéraire le plus court selon notre GPS mais la route est détestable et comprend de nombreux "Potholes". Je pense qu'il est préférable de rejoindre Pilgrim's Rest par la R37 via Graskop mais ça n'engage que moi.
Arrivé vers 20 heures 00 au Royal Hotel de Pilgrim's Rest, nous mangeons rapidement et finissons par aller nous coucher sans demander notre reste.
Second jour :
N'ayant que peu de temps pour visiter le canyon, le réveil est quelque peu matinal. C'est pour la bonne cause et nous enchaînons les points de vue : Pinnacle, God's Window (où nous n'avions vu que du brouillard en décembre), Bourke's Lucks Potholes, Three Rondavels, Berlin Falls et Lisbon Falls. Pour ceux qui auraient un peu moins de temps, je recommande vraiment les quatre derniers points de vue.
De retour au Royal Hotel de Pilgrim's Rest, nous profitons de cet ancien village minier et de son hôtel "d'époque".
Bourke's Luck Potholes
Lisbon Falls
Berlin Falls
Three Rondavels
God's Window
Pinnacle
La suite au prochain numéro...
Comme promis, je rédige un petit compte rendu à l'issue de notre dernier voyage.
Dans un premier temps, je souhaite remercier Boulwai, Attila, Voyajou, Chris06 et Kola pour leurs conseils.
Premier jour :
Notre périple débute à l'aéroport de JOHANNESBOURG où nos parents nous rejoignent depuis PARIS. Arrivé les premiers, nous nous chargeons de récupérer la voiture (Toyota H1 - 8 places) et de la faire équiper d'un coffre de toit.
Nous avons loué le coffre de toit car nous pensions qu'à 7 nous n'avions pas assez d'espace dans le coffre du véhicule. Sachez que les véhicules 7 places disposent d'un coffre bien assez grand pour 7 bagages soute et 7 bagages cabine. En résumé, nous n'avons jamais rien mis dans le coffre de toit. Néanmoins, je tenais à remercier Joe et William qui nous ont loué le coffre de toit. Les gars sont disponibles, agréables et accueillants. Que demander de plus?
Après avoir récupéré tout le monde, nous quittons Johannesbourg en direction de Pilgrim's Rest non loin de Blyde River Canyon. Nous ferons de ce petit village notre point de départ pour découvrir le canyon. Cela permet de dormir dans un endroit original plutôt qu'à Graskop qui est, selon moi, bien plus touristique. La route est longue et, après une étape au Mugg & Bean, nous quittons la M4 pour la R36. Néanmoins, il est préférable d'éviter la R36 qui rejoint Pilgrim's Rest depuis la M4 via Lydenburg. C'est l'itinéraire le plus court selon notre GPS mais la route est détestable et comprend de nombreux "Potholes". Je pense qu'il est préférable de rejoindre Pilgrim's Rest par la R37 via Graskop mais ça n'engage que moi.
Arrivé vers 20 heures 00 au Royal Hotel de Pilgrim's Rest, nous mangeons rapidement et finissons par aller nous coucher sans demander notre reste.
Second jour :
N'ayant que peu de temps pour visiter le canyon, le réveil est quelque peu matinal. C'est pour la bonne cause et nous enchaînons les points de vue : Pinnacle, God's Window (où nous n'avions vu que du brouillard en décembre), Bourke's Lucks Potholes, Three Rondavels, Berlin Falls et Lisbon Falls. Pour ceux qui auraient un peu moins de temps, je recommande vraiment les quatre derniers points de vue.
De retour au Royal Hotel de Pilgrim's Rest, nous profitons de cet ancien village minier et de son hôtel "d'époque".
Bourke's Luck Potholes
Lisbon Falls
Berlin Falls
Three Rondavels
God's Window
PinnacleLa suite au prochain numéro...
Récit et photos voyage en Afrique australe (afrique sud,namibie,botswana): 11781km du Cap au Cap...
circuit effectue du 12 octobre au 17 novembre 2005 a bord d'une Nissan Almera louee chez aroundaboutcars, sous loueur pour le compte de National-Alamo (954, 37 euros, super cover et kilometrage illimite;delivree et rendue a l'aeroport).
Sans surprise, seuls les 5 derniers km de Sossusvlei et le parc de Chobe necessitent un 4x4...seul desagrement pour les droitiers que nous sommes:changement de vitesse plancher a gauche du volant!
12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.
13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!
14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.
15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!
16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .
17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)
18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...
19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!
20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!
21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!
22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!
23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...
24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)
25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.
26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!
27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...
28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!
29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!
31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!
1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!
2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!
3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!
4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!
5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)
6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!
7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...
8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!
9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.
10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte
, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction
...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...
11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.
12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.
13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.
14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).
15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!
16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!
17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)
quelques conclusions, en vrac:
*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!
*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!
*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....
points forts:
* chobe: boat cruise
*mahango game reserve
*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni
*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob
*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)
*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)
*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.
petites deceptions:
* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!
* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...
* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...
* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕
claudine et pierre
12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.
13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!
14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.
15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!
16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .
17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)
18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...
19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!
20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!
21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!
22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!
23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...
24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)
25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.
26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!
27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...
28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!
29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!
31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!
1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!
2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!
3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!
4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!
5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)
6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!
7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...
8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!
9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.
10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte
, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction
...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.
12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.
13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.
14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).
15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!
16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!
17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)
quelques conclusions, en vrac:
*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!
*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!
*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....
points forts:
* chobe: boat cruise
*mahango game reserve
*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni
*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob
*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)
*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)
*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.
petites deceptions:
* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!
* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...
* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...
* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕
claudine et pierre
Location de 4x4 pour quatre mois en Afrique Australe
Bonjour,
Nous allons en Afrique Australe l'an prochain et cherchons à louer un 4x4 (toyota hilux) équipé pour le camping (tente sur le toît) pour 4 mois. La meilleure proposition nous a été faite par "ivory 4x4 hire", mais nous ne trouvons aucun retour sur eux (ni en bien, ni en mal). A un prix similaire, nous avons "Camper Travel Africa". Est-ce que quelqu'un connaît ces compagnies ?
Merci,
Nous allons en Afrique Australe l'an prochain et cherchons à louer un 4x4 (toyota hilux) équipé pour le camping (tente sur le toît) pour 4 mois. La meilleure proposition nous a été faite par "ivory 4x4 hire", mais nous ne trouvons aucun retour sur eux (ni en bien, ni en mal). A un prix similaire, nous avons "Camper Travel Africa". Est-ce que quelqu'un connaît ces compagnies ?
Merci,
Carnet de voyage live d'Afrique Australe
😎 Salut à tous, c'est maintenant J - 5 avant mon tour de l'Afrique australe pendant 3 mois.
Voila toutes les paperasses et autres trucs obligatoires avant départ sont faites ( Passeport valide, vaccins, etc.... )
Les derniers billets d'avion en poche depuis ce matin il me tarde maintenant de refouler la terre ocre du bush austral.
Je vous tiendrai au courrant de mes périgrinations et de mes rencontres en live sur ce post une fois par semaine environ. Je ne manquerai pas d'y mettre les bons plans.
Bonne suite à tous les projets de nos VFistes.
Voila toutes les paperasses et autres trucs obligatoires avant départ sont faites ( Passeport valide, vaccins, etc.... )
Les derniers billets d'avion en poche depuis ce matin il me tarde maintenant de refouler la terre ocre du bush austral.
Je vous tiendrai au courrant de mes périgrinations et de mes rencontres en live sur ce post une fois par semaine environ. Je ne manquerai pas d'y mettre les bons plans.
Bonne suite à tous les projets de nos VFistes.
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (1e partie)
Encore une fois, je me laisse prendre au jeu de l'écriture et il m'est difficile de faire plus court. Le flot des images et des souvenirs ne peut être endigué alors je vous livre nos souvenirs tels qu'ils le sont, presque sans retenue. Nous gardons quand même quelques moments secrets, enfouis dans notre petit jardin.
Promis juré, quand la rédaction sera terminée, je tenterai un ajout de photos.
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Itinéraire à vélo en Afrique Australe: Sud - Nord ou Nord - Sud?
Salut les baroudeurs à guidon,
Nous sommes en train de préparer notre prochain voyage pour 2018 de février à juillet. La destination sera l'Afrique australe. Dans les grandes lignes nous voulons atterrir à Cape Town en Afrique du Sud et remonter vers la Namibie, puis Bostawana, Zambie, Malawi, Tanzanie et repartir de Nairobi au Kenya.
Nous envisageons de visiter le delta de l'Okavango, les chutes Victoria et peut être un parc national si le budget suit.
Nous avons déjà recroisé pas mal d'info ici et sur des blogs et il semble que cette "diagonale sud ouest - nord est " soit la plus suivie par les cyclorandonneurs.
Jusque la tout va bien...
La grande question que nous nous posons est de savoir si il vaut mieux partir du cap et remonter ou atterrir à Nairobi et redescendre.
L'avantage que je vois à remonter est que l'hiver australe arrivant, on sentira moins le froid en remontant. Egalement, la saison des pluies est plus forte en Tanzanie-Malawi en février/mars/avril.
La grande inconnue concerne les vents dominants? Ceux qui sont passés par là, avez vous des conseils ou des remarques sur le vent ?
Cyclement🙂
Séjour Afrique du Sud: parcs Marakele, Mapungubwe et Kruger
Bonjour à tous,
Et voilà c’est déjà la fin de notre second séjour en Afrique du Sud, malheureusement cela passe beaucoup trop vite, mais quel enchantement une nouvelle fois! La magie était encore une fois au rendez-vous, et déjà l’envie d’y retourner est présente dans un petit coin de ma tête ^^. Ayant puisé une quantité extraordinaire d’informations sur ce forum, je me sens redevable et je vais donc essayer d’y participer à mon tour. Avant de commencer, Je souhaitais remercier encore une fois tous les membres de ce forum pour leur aide fort précieuse, ceux qui ont répondu à mes messages, comme ceux qui ont contribué il y a des mois voire des années et dont leurs messages continuent d’être utiles.
Informations générales : Notre itinéraire c’est axé sur les 3 grands parcs du Nord-Est du pays : 2 jours au parc Marakele 2 jours au parc Mapungubwe 5 jours au parc Kruger Auxquels nous avons rajoutés des étapes intermédiaires entre chaque parc (1 nuit à l’hôtel) pour limiter et répartir les Km de routes. Cet itinéraire marche très bien au niveau de l’enchainement géographique (Merci Mme Attila) mais également au niveau de l’enchainement des paysages qui y sont magnifiques et si variés ! Notre Vol a été effectué avec Lufthansa : Lyon-Francfort-Johannesburg, très économique (420 euros) et avec service très professionnel ! Nous avons loué notre voiture chez AVIS, un Toyota RAV4 qui a été parfait, confortable sur route et tenant la route sur les quelques pistes cabossées que nous avons rencontrées. Aucun soucis particulier avec AVIS mais nous avons malheureusement tapé la voiture sur un arbre donc nous attendons la facture…affaire à suive…
1. Parc Marakele
Arrivé à 8h30 à Johannesburg, nous avons pris la route vers les 10h30 pour arriver aux alentours de 15h30 aux portes du Marakele. Attention tout de même à la fatigue en prenant la voiture à la sortie de l’avion sur une distance si importante, mais nous étions 4 donc le moindre signe de fatigue entrainait un changement de conducteur. Cependant quel bonheur de dormir dès le premier soir dans un parc au milieu de la nature . Nous avons suivi l’itinéraire : N1 jusqu’à Bela-Bela et Nationale jusqu’à Thabazimbi (environ 300km).La route est très bien, et même la nationale est en très bon état.
Sur la route, vous pouvez faire le plein de courses ou d'essence à Bela-Bela ou à Thabazimbi sans problème car il n'y a pas de supérette une fois rentré dans le Marakele.
Le parc Marakele est vraiment notre petit coup de coeur, peut-être car il était le premier parc dans lequel nous mettions les pieds cette année, mais nous sommes vraiment tombés sous le charme. Le parc est séparé en 2 parties, l'une contenant le Big Five et l'autre non mais qui est tout de même très intéressante car les paysages sont complètement différents. Les paysages sont superbes, le point de vue incroyable, les montagnes si belles au milieu de la savane, les petites pistes de terre rouge si mignonnes, et surtout un sentiment d'être seul au monde car il y a vraiment très peu de monde ( nous avons croisé 3 voitures en 2 jours...).
Niveau animaux, nous avons également été très agréablement surpris. Je savais la densité animale plus faible qu'au Kruger par exemple, donc je n'avais pas trop d'attente de ce point de vue la.. et puis finalement cela mérite vraiment le détour, même si nous n'avons pas eu la chance de tomber dans ce parc sur les iconiques Lion, Léopard ou Rhino, toutes les autres espèces y sont représentés de manière très agréable (Éléphants, girafes, zèbres, Kudu, buffles, chacal, gnous etc...). Coup de cœur particulier pour le spectacle des Vautours du Cap que nous avons admirés plusieurs heures au point de vue, voler et tournoyer autour de nous! Magnifique et si captivant...
Nous avons dormi au Bontle Rest Camp, en tente Safari pour 4, très agréable en plein milieu de la nature, avec des animaux partout autour des logements. Il se situe dans la partie non Big Five à quelques minutes seulement de l'entrée du parc, donc parfait pour les arrivées tardives.
Le seul petit bémol concerne l'état de certaines pistes. Nous sommes arrivés après de grosses précipitations et cela avait laissé des traces assez importantes sur les pistes. Nous n'avons pas eu de problème particulier en RAV4 mais je ne l'aurais peut-être pas tenté en berline classique.
quelques petites photos pour pouvoir imaginer un peu plus le parc Marakele :
Notre safari tente
Et voilà c’est déjà la fin de notre second séjour en Afrique du Sud, malheureusement cela passe beaucoup trop vite, mais quel enchantement une nouvelle fois! La magie était encore une fois au rendez-vous, et déjà l’envie d’y retourner est présente dans un petit coin de ma tête ^^. Ayant puisé une quantité extraordinaire d’informations sur ce forum, je me sens redevable et je vais donc essayer d’y participer à mon tour. Avant de commencer, Je souhaitais remercier encore une fois tous les membres de ce forum pour leur aide fort précieuse, ceux qui ont répondu à mes messages, comme ceux qui ont contribué il y a des mois voire des années et dont leurs messages continuent d’être utiles.
Informations générales : Notre itinéraire c’est axé sur les 3 grands parcs du Nord-Est du pays : 2 jours au parc Marakele 2 jours au parc Mapungubwe 5 jours au parc Kruger Auxquels nous avons rajoutés des étapes intermédiaires entre chaque parc (1 nuit à l’hôtel) pour limiter et répartir les Km de routes. Cet itinéraire marche très bien au niveau de l’enchainement géographique (Merci Mme Attila) mais également au niveau de l’enchainement des paysages qui y sont magnifiques et si variés ! Notre Vol a été effectué avec Lufthansa : Lyon-Francfort-Johannesburg, très économique (420 euros) et avec service très professionnel ! Nous avons loué notre voiture chez AVIS, un Toyota RAV4 qui a été parfait, confortable sur route et tenant la route sur les quelques pistes cabossées que nous avons rencontrées. Aucun soucis particulier avec AVIS mais nous avons malheureusement tapé la voiture sur un arbre donc nous attendons la facture…affaire à suive…
1. Parc Marakele
Arrivé à 8h30 à Johannesburg, nous avons pris la route vers les 10h30 pour arriver aux alentours de 15h30 aux portes du Marakele. Attention tout de même à la fatigue en prenant la voiture à la sortie de l’avion sur une distance si importante, mais nous étions 4 donc le moindre signe de fatigue entrainait un changement de conducteur. Cependant quel bonheur de dormir dès le premier soir dans un parc au milieu de la nature . Nous avons suivi l’itinéraire : N1 jusqu’à Bela-Bela et Nationale jusqu’à Thabazimbi (environ 300km).La route est très bien, et même la nationale est en très bon état.
Sur la route, vous pouvez faire le plein de courses ou d'essence à Bela-Bela ou à Thabazimbi sans problème car il n'y a pas de supérette une fois rentré dans le Marakele.
Le parc Marakele est vraiment notre petit coup de coeur, peut-être car il était le premier parc dans lequel nous mettions les pieds cette année, mais nous sommes vraiment tombés sous le charme. Le parc est séparé en 2 parties, l'une contenant le Big Five et l'autre non mais qui est tout de même très intéressante car les paysages sont complètement différents. Les paysages sont superbes, le point de vue incroyable, les montagnes si belles au milieu de la savane, les petites pistes de terre rouge si mignonnes, et surtout un sentiment d'être seul au monde car il y a vraiment très peu de monde ( nous avons croisé 3 voitures en 2 jours...).
Niveau animaux, nous avons également été très agréablement surpris. Je savais la densité animale plus faible qu'au Kruger par exemple, donc je n'avais pas trop d'attente de ce point de vue la.. et puis finalement cela mérite vraiment le détour, même si nous n'avons pas eu la chance de tomber dans ce parc sur les iconiques Lion, Léopard ou Rhino, toutes les autres espèces y sont représentés de manière très agréable (Éléphants, girafes, zèbres, Kudu, buffles, chacal, gnous etc...). Coup de cœur particulier pour le spectacle des Vautours du Cap que nous avons admirés plusieurs heures au point de vue, voler et tournoyer autour de nous! Magnifique et si captivant...
Nous avons dormi au Bontle Rest Camp, en tente Safari pour 4, très agréable en plein milieu de la nature, avec des animaux partout autour des logements. Il se situe dans la partie non Big Five à quelques minutes seulement de l'entrée du parc, donc parfait pour les arrivées tardives.
Le seul petit bémol concerne l'état de certaines pistes. Nous sommes arrivés après de grosses précipitations et cela avait laissé des traces assez importantes sur les pistes. Nous n'avons pas eu de problème particulier en RAV4 mais je ne l'aurais peut-être pas tenté en berline classique.
quelques petites photos pour pouvoir imaginer un peu plus le parc Marakele :
Notre safari tente
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010)
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45
On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Itinéraire dans l'ouest des États-Unis comprenant Yellowstone, Las Vegas et San Francisco
Bonjour à tous,
je sais, il y a déjà plein de messages sur ce sujet et j'en ai lu beaucoup mais comme je ne retrouve pas exactement selon nos souhaits, je soumets aux spécialistes de ce forum le trajet que nous comptons faire pour notre voyage de noce. Vous vous doutez que nous aimerions que ce voyage soit exceptionnel. Le problème que j'ai, c'est que je ne conçois pas aller dans l'ouest des Etats-Unis, sans aller à Yellostone... vieux souvenirs de la fac où je regardais les photos de ce parc sans me lasser !
Voici donc je que nous envisageons sachant que pour nous, les maîtres mots de nos voyages sont : nature, liberté, calme, rando... on ne veut pas trop s'attarder dans les villes, on veut juste y passer pour y jeter un oeil, c'est tout. Nous avons commencer à déblayer le terrain :
Départ : lundi 26 septembre 2011 J1 : Paris (10h50) / Denver (18h50) J2 : Rocky Mountain tôt le matin puis trajet Denver jusqu'à Thermopolis (6h30 de route) J3 : Thermopolis - Cody (visite) - Yellostone J4 : Yellostone J5 : Yellostone J6 : Yellostone puis route vers Jackson, visite du Grand Téton et nuit à Jackson je pense J7 : Départ tôt le matin, Route Jackson jusqu'à Vernal (7h30) : peut-être passage à Flaming gorge ou visite de Dinosaur NM (A voir ?????) Nuit à Vernal J8 : Vernal à Moab (5h30 de route) : Arrêt à Dead Horse ou Grand view point (A voir ????) Nuit à Moab J9 : Arches NP, nuit à Moab J10 : Canyolands (rando) / Needles, nuit à Moab J11 : Mesa Verde le matin, après-midi : Monument Valley, nuit à Kayenta (où pas le parc Monument Valley) J12 : route de Kayenta à Page (Journée à Page), à voir : Antelope Canyon et Horseshoe Nuit ??? J13 : Bryce Canyon (rando) J14 : Zion (rando), nuit à St George ? J15 : Grand canyon (une nuit) J16 : Grand Canyon, après-midi : route vers Las vegas (5h de route) J17 : Las Vegas (une journée nous suffit largement : Strastosphère et un ou deux casinos) J18 : Las Vegas vers Death Valley (BadWater) Nuit dans le parc a priori J19 : Sequoia Nuit à Mammoth Lakes ? J20 : Yosémite (pour faire une rando) Nuit ? J21 : San Francisco J22 : Départ le lundi 17 octobre à 18h55 pour un retour à Paris le 18/10 à 17h05
Comme vous voyez, il y a encore beaucoup de ????? Pas si facile que ça de faire le trajet quand on ne connait pas grand chose du pays où l'on veut aller
Les billets ne sont pas encore pris. J'attends les commentaires avant.
Pour la voiture, je pense qu'il est possible d'en prendre une à Denver et de la redonner à San Francisco ????
Alors, conseils ? remarques ? observations ? Envisageable ou pas ? Raisonnable ou pas ? Je pense qu'il y a des chose à enlever, peut-être d'autres à rajouter.... Lâchez-vous !!!
Et merci d'avance pour votre aide.
je sais, il y a déjà plein de messages sur ce sujet et j'en ai lu beaucoup mais comme je ne retrouve pas exactement selon nos souhaits, je soumets aux spécialistes de ce forum le trajet que nous comptons faire pour notre voyage de noce. Vous vous doutez que nous aimerions que ce voyage soit exceptionnel. Le problème que j'ai, c'est que je ne conçois pas aller dans l'ouest des Etats-Unis, sans aller à Yellostone... vieux souvenirs de la fac où je regardais les photos de ce parc sans me lasser !
Voici donc je que nous envisageons sachant que pour nous, les maîtres mots de nos voyages sont : nature, liberté, calme, rando... on ne veut pas trop s'attarder dans les villes, on veut juste y passer pour y jeter un oeil, c'est tout. Nous avons commencer à déblayer le terrain :
Départ : lundi 26 septembre 2011 J1 : Paris (10h50) / Denver (18h50) J2 : Rocky Mountain tôt le matin puis trajet Denver jusqu'à Thermopolis (6h30 de route) J3 : Thermopolis - Cody (visite) - Yellostone J4 : Yellostone J5 : Yellostone J6 : Yellostone puis route vers Jackson, visite du Grand Téton et nuit à Jackson je pense J7 : Départ tôt le matin, Route Jackson jusqu'à Vernal (7h30) : peut-être passage à Flaming gorge ou visite de Dinosaur NM (A voir ?????) Nuit à Vernal J8 : Vernal à Moab (5h30 de route) : Arrêt à Dead Horse ou Grand view point (A voir ????) Nuit à Moab J9 : Arches NP, nuit à Moab J10 : Canyolands (rando) / Needles, nuit à Moab J11 : Mesa Verde le matin, après-midi : Monument Valley, nuit à Kayenta (où pas le parc Monument Valley) J12 : route de Kayenta à Page (Journée à Page), à voir : Antelope Canyon et Horseshoe Nuit ??? J13 : Bryce Canyon (rando) J14 : Zion (rando), nuit à St George ? J15 : Grand canyon (une nuit) J16 : Grand Canyon, après-midi : route vers Las vegas (5h de route) J17 : Las Vegas (une journée nous suffit largement : Strastosphère et un ou deux casinos) J18 : Las Vegas vers Death Valley (BadWater) Nuit dans le parc a priori J19 : Sequoia Nuit à Mammoth Lakes ? J20 : Yosémite (pour faire une rando) Nuit ? J21 : San Francisco J22 : Départ le lundi 17 octobre à 18h55 pour un retour à Paris le 18/10 à 17h05
Comme vous voyez, il y a encore beaucoup de ????? Pas si facile que ça de faire le trajet quand on ne connait pas grand chose du pays où l'on veut aller
Les billets ne sont pas encore pris. J'attends les commentaires avant.
Pour la voiture, je pense qu'il est possible d'en prendre une à Denver et de la redonner à San Francisco ????
Alors, conseils ? remarques ? observations ? Envisageable ou pas ? Raisonnable ou pas ? Je pense qu'il y a des chose à enlever, peut-être d'autres à rajouter.... Lâchez-vous !!!
Et merci d'avance pour votre aide.
Cape Town and Kruger: 12 days in February with teens
Hi everyone,
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕

We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.

After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕
We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.


After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
Entrer dans le KTP (parc de Kgalagadi) par la Namibie et Mata Mata (Afrique du Sud) en camping-car
Bonjour, je pars au mois d'août en Namibie en famille, nous avons reservé un camping car à Cape Town, nous comptions ( au départ) remonter jusqu'à la frontière namibienne à Vioolsdrif, passer à Keetmanshoop (le tout en 2 jours), puis en empruntant les pistes C17 et C15 rejoindre le poste frontière de Mata Mata pour rentrer dans le KTP puis rester dans le camp pour 2 nuits avant de ressortir par la Mata Mata gate. Je dis que nous avions planifié cet itinéraire car nous venons de lire dans les conditions générales de vente de notre loueur qu'il refusait que ses véhicules non 4x4 roule sur les pistes du KTP...
Je leur ai écrit que nous souhaitions seulement rester à Mata Mata rest camp pour prendre des game drives à la journée, mais apparemment ils n'acceptent pas non plus.
Est-ce que ce sont les pistes C17 et C15 de Keetmanshoop à Mata Mata qui sont en mauvais état, ou est-ce que c'est la piste qui mène au camp, si quelqu'un est déjà entré dans le KTP par Mata Mata ?
Quel risque j'encourt si je ne respecte pas leur exigence, est-ce que c'est à l'entrée du parc que je vais me faire refouler ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas.
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas.
Autotour 4x4 en Afrique Australe
Bonjour à tous et toutes,
Nous avions perdu espoir de partir, dans ces territoire faute de moyen, les devis de TO locaux nous ayant dissuadés ( 6000 € pour 5 jours de safari et 3 jours de villégiature à Zanzibar..... sans les vols internationaux). En lisant les expériences de certains , je réalise qu'il est peut-être possible de découvrir l'Afrique Australe en autotour, tente sur le toit. Je m'y prends peut-être un peu tard, mais auriez vous quelques conseils , nous ne sommes que deux et ne désirons pas voyager en groupe.
Nous avions perdu espoir de partir, dans ces territoire faute de moyen, les devis de TO locaux nous ayant dissuadés ( 6000 € pour 5 jours de safari et 3 jours de villégiature à Zanzibar..... sans les vols internationaux). En lisant les expériences de certains , je réalise qu'il est peut-être possible de découvrir l'Afrique Australe en autotour, tente sur le toit. Je m'y prends peut-être un peu tard, mais auriez vous quelques conseils , nous ne sommes que deux et ne désirons pas voyager en groupe.
Hébergements sympas sur itinéraire en Afrique du Sud
Bonjour,
Je projette de voyager en 4x4 pendant 4 semaines en Afrique du Sud l'été 2017. Notre itinéraire passera par le Namaqualand, le Cederberg, le Karoo et le Drakensberg. Quelqu'un pourrait me conseiller pour des logements ou campings sympas dans ces lieux ainsi que des treks à faire? Des choses à ne pas rater sur notre itinéraire? Merci!
Je projette de voyager en 4x4 pendant 4 semaines en Afrique du Sud l'été 2017. Notre itinéraire passera par le Namaqualand, le Cederberg, le Karoo et le Drakensberg. Quelqu'un pourrait me conseiller pour des logements ou campings sympas dans ces lieux ainsi que des treks à faire? Des choses à ne pas rater sur notre itinéraire? Merci!
Rêve Austral, 39 jours de découverte en 4x4
Salut toute l'équipe,
Nous sommes enfin dans la dernière ligne droite. Ce voyage a commencé avec vous ici, sur ce forum très spécial.
Ça fais exactement depuis le 18 décembre 2011, date de mon premier message ici même que je vous scrutes toutes et tous. Le 18 décembre 2011 j'avais posté un 1er message pour un itinéraire en Namibie et Botswana, au fil des 3ans et 8 mois écoulées, j'ai grâce à votre passion et connaissance des lieux, mis sur pied un itinéraire de choix d'aventure et de découvertes.
Avec une connaissance déjà bonne de l'Afrique du Sud, plus particulièrement Cape Town, région de mes origines, née en 1986 dans cette somptueuse ville. J'ai eu la chance de parcourir ce pays toute ma vie, mais aussi d'y explorer coins et recoins plus d'une bonne dizaine de fois depuis 2010.
Nous sommes une équipe jeune (31 ans moyenne de l'âge 😏) et dynamique au départ de Genève direction Johannesburg via Londre. Formé de 5 personnes (6 personnes au milieu du voyage), dans ce groupe nous avons la chance d'avoir un ancien photographe professionnel animalier, d'une personne aillant vécu au Kenya plus de 8ans, d'un videaste amateur (moi même) et de 3 autres personnes nouvelles a l'Afrique Australe.
Durant ces 3ans et 8 mois notre itinéraire a évolué, passé de 30 jours sur place à 39 jours.
Faire une boucle de Johannesburg - Namibie - Botswana - Johannesburg..
Nous avons loué 2 voitures 4x4 à Johannesburg chez southafrica4x4 nous espérons que cette compagnie sera bonne et professionnel.
J'ai envie de vous partager à nouveau notre itinéraire à 38 jours du départ agendée le 7 Octobre 2015.
Le voici :
8 Octobre 07h10 arrive à OR Tambo de Johannesburg, récupération des voitures et départ vers les 12h00 direction Vryburg, étape courte mais obligatoire pour aller en Namibie.
09 : fish river canyon 10 : Sesriem 11 : Sesriem 12 : Walvis Bays ou Swakopmund 13 : Spitzkoppe 14 : Twyfelfontein 15 : Palmwag 16 : Opuwo 17 : Épupa falls 18 : Épupa falls 19 : Amarumba (ou ailleurs sur le chemin) 20 : Okaukuejo (Etosha parc, entrée via dolomite camp, ouvert au public maintenant). 21 : Halali 22 : Namutoni 23 : waterberg région et parc et CFF guépard 24 : Waterberg région 25 : Rundu ou Tsumkwe ( a voir les envies sur place et le temps) 26 : Pops Falls 27 : Kongola 28 : Kasane 29 : Kasane 30 : Kasane (croisière rivière Chobe, chute Victoria --> déplacement avec un TO, moins d'embêtements aux douanes). 31 : Ihaha (Chobe parc) 01 Novembre : savuti 02 : Kwai (Delta Okavango, moremi game) 03 : Xakanaxa 04 : Xakanaxa 05 : Xakanaxa 06 : Third Bridge 07 : Maun 08 : Makgadikgadi (ou quelque part plus loin sur la route, nous ne savons pas encore). 09 : Khama Rhino sanctuary ou Blyde river canyon direct. 10 : blyde river canyon 11 : blyde river canyon 12 : blyde river canyon 13 : Blyde river canyon ou Johannesburg 14 : Johannesburg 15 : départ 21h30 de Johannesburg direction Genève 16 : arrivée à Genève
Voilà l'itinéraire actuelle.
A la fin de ce somptueux voyage, vous aurez bien sur un carnet de voyage fait au mieux je l'espère, mais aussi une bande annonce video et plus tard un video complète posté sur YouTube sûrement ou autre.
Si vous avez des remarques, changements, idées mais aussi de superbe lodges ou camping sur ce parcours à nous faire découvrir, très volontiers😄
Au plaisir de vous lire.
Nous sommes enfin dans la dernière ligne droite. Ce voyage a commencé avec vous ici, sur ce forum très spécial.
Ça fais exactement depuis le 18 décembre 2011, date de mon premier message ici même que je vous scrutes toutes et tous. Le 18 décembre 2011 j'avais posté un 1er message pour un itinéraire en Namibie et Botswana, au fil des 3ans et 8 mois écoulées, j'ai grâce à votre passion et connaissance des lieux, mis sur pied un itinéraire de choix d'aventure et de découvertes.
Avec une connaissance déjà bonne de l'Afrique du Sud, plus particulièrement Cape Town, région de mes origines, née en 1986 dans cette somptueuse ville. J'ai eu la chance de parcourir ce pays toute ma vie, mais aussi d'y explorer coins et recoins plus d'une bonne dizaine de fois depuis 2010.
Nous sommes une équipe jeune (31 ans moyenne de l'âge 😏) et dynamique au départ de Genève direction Johannesburg via Londre. Formé de 5 personnes (6 personnes au milieu du voyage), dans ce groupe nous avons la chance d'avoir un ancien photographe professionnel animalier, d'une personne aillant vécu au Kenya plus de 8ans, d'un videaste amateur (moi même) et de 3 autres personnes nouvelles a l'Afrique Australe.
Durant ces 3ans et 8 mois notre itinéraire a évolué, passé de 30 jours sur place à 39 jours.
Faire une boucle de Johannesburg - Namibie - Botswana - Johannesburg..
Nous avons loué 2 voitures 4x4 à Johannesburg chez southafrica4x4 nous espérons que cette compagnie sera bonne et professionnel.
J'ai envie de vous partager à nouveau notre itinéraire à 38 jours du départ agendée le 7 Octobre 2015.
Le voici :
8 Octobre 07h10 arrive à OR Tambo de Johannesburg, récupération des voitures et départ vers les 12h00 direction Vryburg, étape courte mais obligatoire pour aller en Namibie.
09 : fish river canyon 10 : Sesriem 11 : Sesriem 12 : Walvis Bays ou Swakopmund 13 : Spitzkoppe 14 : Twyfelfontein 15 : Palmwag 16 : Opuwo 17 : Épupa falls 18 : Épupa falls 19 : Amarumba (ou ailleurs sur le chemin) 20 : Okaukuejo (Etosha parc, entrée via dolomite camp, ouvert au public maintenant). 21 : Halali 22 : Namutoni 23 : waterberg région et parc et CFF guépard 24 : Waterberg région 25 : Rundu ou Tsumkwe ( a voir les envies sur place et le temps) 26 : Pops Falls 27 : Kongola 28 : Kasane 29 : Kasane 30 : Kasane (croisière rivière Chobe, chute Victoria --> déplacement avec un TO, moins d'embêtements aux douanes). 31 : Ihaha (Chobe parc) 01 Novembre : savuti 02 : Kwai (Delta Okavango, moremi game) 03 : Xakanaxa 04 : Xakanaxa 05 : Xakanaxa 06 : Third Bridge 07 : Maun 08 : Makgadikgadi (ou quelque part plus loin sur la route, nous ne savons pas encore). 09 : Khama Rhino sanctuary ou Blyde river canyon direct. 10 : blyde river canyon 11 : blyde river canyon 12 : blyde river canyon 13 : Blyde river canyon ou Johannesburg 14 : Johannesburg 15 : départ 21h30 de Johannesburg direction Genève 16 : arrivée à Genève
Voilà l'itinéraire actuelle.
A la fin de ce somptueux voyage, vous aurez bien sur un carnet de voyage fait au mieux je l'espère, mais aussi une bande annonce video et plus tard un video complète posté sur YouTube sûrement ou autre.
Si vous avez des remarques, changements, idées mais aussi de superbe lodges ou camping sur ce parcours à nous faire découvrir, très volontiers😄
Au plaisir de vous lire.
A Magnificent Loop in the Southern Rainbow Nation
Hello everyone,
It’s been a little over a year and a half since we first set foot in South Africa, and ever since, we’ve been dreaming of returning to explore Southern Africa.
First of all, a big thank you to all the forum members—there are so many on this VoyageForum section, some of whom are unconditional and indispensable experts on the destination—for the amazing travel journals that only make you want one thing: to go and discover these stunning lands. The first journal I read was Bruno’s (Montagnard74), and I was completely captivated by the face in the colors of the rainbow nation.

Now it’s my turn to add my small contribution by recounting our two-week trip during the Christmas period in South Africa.
Even though Attila strongly advised against visiting South Africa during the South African summer holidays, we still gave it a try since my husband doesn’t have the option to choose his vacation dates.
So we went during the peak tourist season, with all its drawbacks: difficulties finding accommodations, crowds at certain sites... But on the bright side, it’s the beautiful season in South Africa while it’s gray and cold back home.
For this trip, we wanted to explore Cape Town and its surroundings, which are already packed with things to see. As a result, we didn’t have time to head north without rushing too much. So we planned the following itinerary, staying in the south:
J1: Lyon/Dubai J2: Dubai/Cape Town J3: Table Mountain – Cape Town J4: Botanic Garden - Robben Island J5: Cape Peninsula J6: Cape Agulhas - Gansbaai J7: De Hoop - Swellendam J8: Garden Route - Knysna J9: Garden Route - Addo NP J10: Addo NP J11: Oudtshoorn J12: Little Karoo J13: Wine Route - Cape Town/Dubai J14: Dubai/Lyon

To give you a taste of what we experienced on the South African roads, here’s a little preview of the wildlife and flora we encountered, as well as the beaches and mountains we glimpsed.





The rest here
First of all, a big thank you to all the forum members—there are so many on this VoyageForum section, some of whom are unconditional and indispensable experts on the destination—for the amazing travel journals that only make you want one thing: to go and discover these stunning lands. The first journal I read was Bruno’s (Montagnard74), and I was completely captivated by the face in the colors of the rainbow nation.

Now it’s my turn to add my small contribution by recounting our two-week trip during the Christmas period in South Africa.
Even though Attila strongly advised against visiting South Africa during the South African summer holidays, we still gave it a try since my husband doesn’t have the option to choose his vacation dates.
So we went during the peak tourist season, with all its drawbacks: difficulties finding accommodations, crowds at certain sites... But on the bright side, it’s the beautiful season in South Africa while it’s gray and cold back home.
For this trip, we wanted to explore Cape Town and its surroundings, which are already packed with things to see. As a result, we didn’t have time to head north without rushing too much. So we planned the following itinerary, staying in the south:
J1: Lyon/Dubai J2: Dubai/Cape Town J3: Table Mountain – Cape Town J4: Botanic Garden - Robben Island J5: Cape Peninsula J6: Cape Agulhas - Gansbaai J7: De Hoop - Swellendam J8: Garden Route - Knysna J9: Garden Route - Addo NP J10: Addo NP J11: Oudtshoorn J12: Little Karoo J13: Wine Route - Cape Town/Dubai J14: Dubai/Lyon

To give you a taste of what we experienced on the South African roads, here’s a little preview of the wildlife and flora we encountered, as well as the beaches and mountains we glimpsed.





The rest here
Road trip Afrique du Sud, Botswana, Namibie
Un carnet de voyage déjà ancien, mais qui reste un excellent souvenir.
1ère partie (la suite est dans les messages suivants):
En voici un extrait, parte liée à l’Afrique du Sud avec quelques photos. Le carnet pratique (distance, adresses, organisation, location véhicules...) sur le blog 1plus1blog.com
J’aime beaucoup l’Afrique australe. Cette région du monde n’a rien à voir avec l’Afrique noire. C’est une région où je me suis rendue 4 ou 5 fois maintenant, j’y ai des amis, des souvenirs et à chaque voyage dans cette partie de l’hémisphère j’éprouve autant de plaisir. Je suis également impressionnée par l’histoire de l’Afrique du Sud, de la colonisation à Nelson Mandela en passant par l’Apartheid, ce pays donne en héritage une belle histoire à l’humanité. Philosophie et histoire mise à part, nous avons fait beaucoup de route pendant ces 3 semaines, les distances sont à l’image du pays : immenses!

5 aout: Nous voila partis. Comme prévu pas de bagages enregistrés, uniquement un bagage cabine par personne dont le matériel de camping; Ca donne quelque chose comme ca pour 3 semaines:

6 Aout :A Johannesbourg, l'avion arrive à l'heure et même si nous ne trainons pas (formalités de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, amende payée en route et en liquide sans reçu pour avoir mordu une ligne continue sur 10 mètres) nous arrivons à 16h45 à l'entrée du Kruger ( crocodile bridge). Le personnel du parc nous demande de nous dépecher pour aller à notre hébergement à Lower sabie qui est à plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours.
Des notre entrée, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.

Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons.
Un peu plus loin, des éléphants broutent de tendres acacias, quelques clics et puis nous en allons...
puis des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et léger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles libèrent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il règne une certaine excitation à bord.
Puis quelques kilomètres plus loin d'autres girafes, puis des éléphants, pleins ! Clic, clic.
On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffles traverse la route.
Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame à 2 metres de nous. Là, on ne prend même pas de photo car un ranger nous rappelle à l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met à imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. La suite nous prouvera combien les animaux sont ici nombreux, libres et sauvages. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger à Lower Sabie !
7 Aout. La journée se passe au fil de la route. Crocodiles, hippopotames , sont présents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, rhinocéros, phacochères, zèbres, rhino, impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...

Les vues sympas ne manquent pas le long de la route;
Nuit à Satara.
8 Aout : Morning Walk à Satara (départ du camp à 5h30). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’éloignent en galopant, c'est une image que l'on imprime dans nos mémoires. Vraiment sympa cette marche dans la brousse, c'est une pause sportive appréciée au milieu de tous les kilometres de bitume.
Nous y observerons des girafes intriguées par la bande de bipèdes déambulant dans la savane. on dirait une forêt de girafes... En fait, les girafes aiment bien jouer à cache-cache: dès qu'on s'approche, elles se cachent derrière les arbres. Mais pour ce jeu, ont-elles conscience du handicap dont elles ont été dotées à la naissance par le créateur? Nos guides nous expliquent qu'elles sont dotées d'une excellente vue. Couplé à leur taille, cela leur permet de voir les prédateurs à plus de 10 km et de s'en aller avant d'être mises en danger.
Nous passerons également à coté d'un éléphant mâle solitaire. Nos guides nous mettent en guarde, il est en rût, solitaire et agressif. Ce n'est vraiment pas le moment de se mettre sur son chemin pour poser pour la photo...
Au départ du camp nous constatons que 2 pneus sont degonflés et percés: Pas de problème, il sont réparés à la station du camp avec une sorte de pâte et de tournevis permettant d'enfoncer la pâte sans même démonter le pneu. On reprend la route et voyons encore de nombreux animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenêtre :ouh! ouh! ouh! la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se réveille de sa torpeur. Une jeune hyène trotte à 50 cm de ma portière. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous dépasse et, ouf, elle va s’allonger dans les herbes le long de la route, juste à portee de nos objectifs.
Nous l’observons, maitresse hyene derriere son buisson cachée n'est pas exhibitionniste... et décide de faire la sieste ailleurs.
Quelques minutes plus tard, gêné par le premier plan, Anatole ouvre la portiere pour prendre un éléphant en photo, mais Babar se fâche immédiatement et soudainement nous realisons combien il est proche... juste a portée de trompe. Nous comprenons le message : les portes resterons désormais fermées en présence des animaux.
Un peu plus loin, le long de l'Oliphant river, nous observons des hippopotames en plein bain de soleil se faire chasser en râlant par des éléphants accompagnés de leur petit.

Nuit à Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionnes sur la route. La plus grosse qui semble être la chef de la bande est carrément couchée en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence à trouver le temps long . Alors, dans les protestations du public, elle avance tout doucement. Touchée par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangée de ne pouvoir continuer à dormir. Non chalamment, elle baille s’étire, se lève et avance tranquillement devant le camion. Nous longeons le reste de la troupe: elles pourraient nous toucher!
La troupe de lionnes suit la chef de bande, quitte le goudron, nous regarde dépitée et s’enfonce dans les fourrés. Waouh!
9 Aout Départ d'Oliphant
Route vers Letaba, agrémentée de quantité d’animaux .
De vieux buffles mâles et solitaires
Un petit koudou pas loin de sa mère...
Dans le camp de Letaba, du haut d'un arbre un singe lance un bâton sur Anatole qui sursaute, puis content de son lancer le singe se moque de sa victime en éclatant de rire, Anatole lui répond "descend si tu es un homme!", le singe continue à rire et reste sur sa branche. Marie, elle, s’amuse avec les antilopes qui se sont installées à l'intérieur du campement et qu'elle parvient à caresser
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00 pour ceux qui ne se lavent pas) où nous verrons chacal et hyènes en plein casse croûte sur une carcasse d'éléphant.
Croisant sa route, nous nous ferons charger par un éléphant mâle : il a beau bluffer, c'est impressionnant et mémorable.
Il se plante devant la voiture, charge. Pour l'arrêter dans son élan, la ranger donne des tours au moteur...et ça marche! L'éléphant s'arrête.
Le bruit du moteur doit ressembler à un rugissement, il parait que pour l'éléphant c'est comme un affrontement entre deux mâles, la confrontation dure bien 6/7 minutes, l'éléphant charge, la ranger ronronne, l'éléphant s'arrête, la ranger lève le pied, l'éléphant change de position et charge à nouveau, la ranger ronronne à nouveau, etc, etc. Comme le véhicule n'a pas de fenêtre, dans le feu de l'action, on se met à penser bêtement que s'il dépliait sa trompe, il pourrait sans problème attraper l'un de nous, pourvu qu'il soit vraiment bigleux... L'éléphant étant sur le coté, nous finissons par avancer et partir tout doucement laissant l'éléphant victorieux. Non content de sa victoire, il se plante devant les deux voitures qui sont arrivées derrière nous... à leur tour de faire les mâles dominés! Debriefing de la ranger après coup: quand un éléphant charge, ne pas s'enfuir ou faire marche arrière. L'éléphant court plus vite, et peut atteindre 10mètres par seconde: tous les ans, des voitures se font rattraper et retourner en essayant de s'enfuir. Rester immobile, donner des coups d'accélérateur quand l'éléphant est trop près et quand l'occasion se présente, s'éloigner tout doucement, tout doucement.
Finalement, les éléphants nous auront plus fait peur que les lions...
d'ailleurs, une fois qu'il est loin, il n'est plus vraiment impressionnant... frimeur , va!
Sortis du parc, vers midi à Phalaborwa, nous allons du coté de Blyde river canyon pour voir les 3 rondawels au coucher du soleil (c'est à ce moment que l'éclairage est le meilleur car ils sont exposés à l'ouest)

et les lucky Bourke's pothole, du nom d'un chercheur d'or bredouille
11 Aout : matinée en passant par Sadwani (ne pas se baigner, malgré une ressemblance avec certains paysages français, on y a vu des hippopotames faire de jolis ploufs...)
et God's window puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recupérons au passage le matériel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream. Viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap remarquablement servis et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellente soirée.

En route pour le Kgalagadi à cheval sur l'Afrique du Sud et Botswana!
L'intégrale du voyage avec de jolies photos et le carnet pratique là: 1plus1blog.com
1ère partie (la suite est dans les messages suivants):
En voici un extrait, parte liée à l’Afrique du Sud avec quelques photos. Le carnet pratique (distance, adresses, organisation, location véhicules...) sur le blog 1plus1blog.com
J’aime beaucoup l’Afrique australe. Cette région du monde n’a rien à voir avec l’Afrique noire. C’est une région où je me suis rendue 4 ou 5 fois maintenant, j’y ai des amis, des souvenirs et à chaque voyage dans cette partie de l’hémisphère j’éprouve autant de plaisir. Je suis également impressionnée par l’histoire de l’Afrique du Sud, de la colonisation à Nelson Mandela en passant par l’Apartheid, ce pays donne en héritage une belle histoire à l’humanité. Philosophie et histoire mise à part, nous avons fait beaucoup de route pendant ces 3 semaines, les distances sont à l’image du pays : immenses!

5 aout: Nous voila partis. Comme prévu pas de bagages enregistrés, uniquement un bagage cabine par personne dont le matériel de camping; Ca donne quelque chose comme ca pour 3 semaines:

6 Aout :A Johannesbourg, l'avion arrive à l'heure et même si nous ne trainons pas (formalités de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, amende payée en route et en liquide sans reçu pour avoir mordu une ligne continue sur 10 mètres) nous arrivons à 16h45 à l'entrée du Kruger ( crocodile bridge). Le personnel du parc nous demande de nous dépecher pour aller à notre hébergement à Lower sabie qui est à plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours.
Des notre entrée, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.

Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons.
Un peu plus loin, des éléphants broutent de tendres acacias, quelques clics et puis nous en allons...
puis des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et léger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles libèrent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il règne une certaine excitation à bord.
Puis quelques kilomètres plus loin d'autres girafes, puis des éléphants, pleins ! Clic, clic.
On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffles traverse la route.
Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame à 2 metres de nous. Là, on ne prend même pas de photo car un ranger nous rappelle à l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met à imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. La suite nous prouvera combien les animaux sont ici nombreux, libres et sauvages. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger à Lower Sabie !
7 Aout. La journée se passe au fil de la route. Crocodiles, hippopotames , sont présents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, rhinocéros, phacochères, zèbres, rhino, impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...

Les vues sympas ne manquent pas le long de la route;
Nuit à Satara.
8 Aout : Morning Walk à Satara (départ du camp à 5h30). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’éloignent en galopant, c'est une image que l'on imprime dans nos mémoires. Vraiment sympa cette marche dans la brousse, c'est une pause sportive appréciée au milieu de tous les kilometres de bitume.
Nous y observerons des girafes intriguées par la bande de bipèdes déambulant dans la savane. on dirait une forêt de girafes... En fait, les girafes aiment bien jouer à cache-cache: dès qu'on s'approche, elles se cachent derrière les arbres. Mais pour ce jeu, ont-elles conscience du handicap dont elles ont été dotées à la naissance par le créateur? Nos guides nous expliquent qu'elles sont dotées d'une excellente vue. Couplé à leur taille, cela leur permet de voir les prédateurs à plus de 10 km et de s'en aller avant d'être mises en danger.
Nous passerons également à coté d'un éléphant mâle solitaire. Nos guides nous mettent en guarde, il est en rût, solitaire et agressif. Ce n'est vraiment pas le moment de se mettre sur son chemin pour poser pour la photo...
Au départ du camp nous constatons que 2 pneus sont degonflés et percés: Pas de problème, il sont réparés à la station du camp avec une sorte de pâte et de tournevis permettant d'enfoncer la pâte sans même démonter le pneu. On reprend la route et voyons encore de nombreux animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenêtre :ouh! ouh! ouh! la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se réveille de sa torpeur. Une jeune hyène trotte à 50 cm de ma portière. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous dépasse et, ouf, elle va s’allonger dans les herbes le long de la route, juste à portee de nos objectifs.
Nous l’observons, maitresse hyene derriere son buisson cachée n'est pas exhibitionniste... et décide de faire la sieste ailleurs.
Quelques minutes plus tard, gêné par le premier plan, Anatole ouvre la portiere pour prendre un éléphant en photo, mais Babar se fâche immédiatement et soudainement nous realisons combien il est proche... juste a portée de trompe. Nous comprenons le message : les portes resterons désormais fermées en présence des animaux.
Un peu plus loin, le long de l'Oliphant river, nous observons des hippopotames en plein bain de soleil se faire chasser en râlant par des éléphants accompagnés de leur petit.

Nuit à Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionnes sur la route. La plus grosse qui semble être la chef de la bande est carrément couchée en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence à trouver le temps long . Alors, dans les protestations du public, elle avance tout doucement. Touchée par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangée de ne pouvoir continuer à dormir. Non chalamment, elle baille s’étire, se lève et avance tranquillement devant le camion. Nous longeons le reste de la troupe: elles pourraient nous toucher!
La troupe de lionnes suit la chef de bande, quitte le goudron, nous regarde dépitée et s’enfonce dans les fourrés. Waouh!
9 Aout Départ d'Oliphant
Route vers Letaba, agrémentée de quantité d’animaux .
De vieux buffles mâles et solitaires
Un petit koudou pas loin de sa mère...
Dans le camp de Letaba, du haut d'un arbre un singe lance un bâton sur Anatole qui sursaute, puis content de son lancer le singe se moque de sa victime en éclatant de rire, Anatole lui répond "descend si tu es un homme!", le singe continue à rire et reste sur sa branche. Marie, elle, s’amuse avec les antilopes qui se sont installées à l'intérieur du campement et qu'elle parvient à caresser
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00 pour ceux qui ne se lavent pas) où nous verrons chacal et hyènes en plein casse croûte sur une carcasse d'éléphant.
Croisant sa route, nous nous ferons charger par un éléphant mâle : il a beau bluffer, c'est impressionnant et mémorable.
Il se plante devant la voiture, charge. Pour l'arrêter dans son élan, la ranger donne des tours au moteur...et ça marche! L'éléphant s'arrête.
Le bruit du moteur doit ressembler à un rugissement, il parait que pour l'éléphant c'est comme un affrontement entre deux mâles, la confrontation dure bien 6/7 minutes, l'éléphant charge, la ranger ronronne, l'éléphant s'arrête, la ranger lève le pied, l'éléphant change de position et charge à nouveau, la ranger ronronne à nouveau, etc, etc. Comme le véhicule n'a pas de fenêtre, dans le feu de l'action, on se met à penser bêtement que s'il dépliait sa trompe, il pourrait sans problème attraper l'un de nous, pourvu qu'il soit vraiment bigleux... L'éléphant étant sur le coté, nous finissons par avancer et partir tout doucement laissant l'éléphant victorieux. Non content de sa victoire, il se plante devant les deux voitures qui sont arrivées derrière nous... à leur tour de faire les mâles dominés! Debriefing de la ranger après coup: quand un éléphant charge, ne pas s'enfuir ou faire marche arrière. L'éléphant court plus vite, et peut atteindre 10mètres par seconde: tous les ans, des voitures se font rattraper et retourner en essayant de s'enfuir. Rester immobile, donner des coups d'accélérateur quand l'éléphant est trop près et quand l'occasion se présente, s'éloigner tout doucement, tout doucement.
Finalement, les éléphants nous auront plus fait peur que les lions...
d'ailleurs, une fois qu'il est loin, il n'est plus vraiment impressionnant... frimeur , va!
Sortis du parc, vers midi à Phalaborwa, nous allons du coté de Blyde river canyon pour voir les 3 rondawels au coucher du soleil (c'est à ce moment que l'éclairage est le meilleur car ils sont exposés à l'ouest)

et les lucky Bourke's pothole, du nom d'un chercheur d'or bredouille
11 Aout : matinée en passant par Sadwani (ne pas se baigner, malgré une ressemblance avec certains paysages français, on y a vu des hippopotames faire de jolis ploufs...)
et God's window puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recupérons au passage le matériel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream. Viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap remarquablement servis et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellente soirée.

En route pour le Kgalagadi à cheval sur l'Afrique du Sud et Botswana!
L'intégrale du voyage avec de jolies photos et le carnet pratique là: 1plus1blog.com
Blog de voyage, l'overdose?
Bonjour,
Comme souvent je traine sur internet et je tombe sur un blog de voyage sur l'Amerique du sud. Je ne lis même plus les récits, je me contente de regarder les photos. Puis comme il y a des liens vers d'autres blogs, je clique dessus.
Après une dizaine de blogs je me rend compte qu'ils sont quasiment tous identiques, ce sont les même circuits, les même photos, limite les même récits.
Ce qui est amusant c'est que tous les blogueurs (et on en croise souvent maintenant) essayent de se démarquer en faisant les même itinéraires ce qui devient vite lassant.
A titre personnel, je trouve qu'on arrive a une overdose de blogs, vidéos, conseils au point qu'il n' y a quasiment plus de surprise pour le voyageur qui arrive dans un autre pays.
Je me rappelle lors de mon premier grand voyage en Australie qui avait au final duré 2 ans, c’était en 2008, j'avais juste le lonely planet Australie que j'avais parcouru avant de partir. A l’époque je n'avais pas de compte facebook et ne savait même pas que les blogs de voyages existaient, eh bien quel émerveillement lors de mon arrivée a Darwin.
Aujourd'hui avec la masse de photos, blogs, vidéos de voyage je trouve que ce premier sentiment risque d’être casser, puisque, pour ceux qui regardent tous ça eh bien tout est connu a l'avance ou presque.
Et vous amis voyageurs, que pensez vous de cette "mode" des blogs et autres films de voyage?











