Results for "Niger"
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Humanitaire au Nigeria
JE RECHERCHE DES PERSONNES QUI POURRAIT ME RENSEIGNER SUR L HUMANITAIRE AU NIGERIA MERCI
Mission humanitaire à Port Harcourt au Nigeria
Bonjour,
Je souhaiterais savoir s'il y a des organismes humanitaires à Port Harcourt (Nigeria). Quels types de missions offrent-ils? Toutes les informations sur l'humanitaire à Port Harcourt sont les bienvenues. Merci.
Je souhaiterais savoir s'il y a des organismes humanitaires à Port Harcourt (Nigeria). Quels types de missions offrent-ils? Toutes les informations sur l'humanitaire à Port Harcourt sont les bienvenues. Merci.
Bateau entre le Brésil et le Nigeria
bonjour,
je recherche des infos sur des eventuels voyages en bateau entre le bresil et le nigeria, quand je dis bateau ça peut aussi vouloir dire passer rester en fpnd de cale d´un cargo, je ne parle pas forcement d´un bateau voué au tourisme.......
Sécurité au Nigéria à Port Harcourt?
Mon ami devrait partir travailler au Nigéria, j'aimerais vraiment savoir comment ça se passe là bas au niveau sécurité?
Et si vous êtes à Port Harcourt j'aimerais beaucoup rentrer en contact avec vous.
Merci
Merci
Sécurité des installations pétrolières au Nigeria?
salut
Je suis potentiellement mutable au nigeria, je suis une femme et je travellerais directement sur les instalations pretrolieres... Avant qu on me le propose, je cherche ma reponse (pour l offshore, car onshore, c est non!)...
Questions:
Apparement ca craint quand meme pas mal, il y a pas mal de prises d otages ce derniers temps (en tout cas vu de l exterieur, et certaines boitent rappariant les familles...)?
Les otages sont ils relaches ou tues? Y a t-il eu des otages femmes???
Les plateformes sont elle protegees?
Les installations attaquees sont loin des cotes? jusqu a combien de km?
La nationalite est-elle un critere de risque? ou la boite?
Bref infos honnetes sur la situations specifiques des installations petroliere
MERCI
Emmener mon chien au Nigeria
🙂bonjour a tous!!!!!*
j'aimerais emmener mon chien au nigeria car mon ami est muté l bas au moi d'avril seulement j'ai appellé l'ambassade a paris qui ne m'on rien repondu
ni pour mon chien ni pour moi d'ailleur🙁 donc si quelqun peu m'aider pour savoir comment fair pour la demande de visa et pour mon chien merci d'avance🙂 laetitia
Blog sur le Nigeria et Lagos
envie d'en savoir plus sur le géant de l'afrique et Lagos, la plus grande ville d'Afrique?
C'est par icic!
Lagos, coeur d'Afrique
Fabrice
C'est par icic!
Lagos, coeur d'Afrique
Fabrice
Inviter un ami de Nigeria en France
hi
jaimerais savoir comment inviter un ami du Nigeria a venir 6 mois en 2007 en France comme touriste.
le problème est qu'actuellement j'habite encore en suisse mais serai en france l'année prochaine.
Enceinte en voyage au Nigeria sans vaccins
bonjour,
je dois partir une semaine à Lagos (nigeria) fin juillet avec mon mari et avait prévu de me faire vacciner fin juin contre la fièvre jaune. Or, je viens d'apprendre que je suis enceinte et les centre de vaccinations refusent de me vacciner, le pays est pourtant en zone 3 mais vaccin non-obligatoire (juste "indispensable") 🤪 Je ne connais pas du tout le pays.. est-ce vraiment hasardeux d'y aller sans aucun vaccin ni traitement ? y a t il des precautions particulieres ? merci 😉
je dois partir une semaine à Lagos (nigeria) fin juillet avec mon mari et avait prévu de me faire vacciner fin juin contre la fièvre jaune. Or, je viens d'apprendre que je suis enceinte et les centre de vaccinations refusent de me vacciner, le pays est pourtant en zone 3 mais vaccin non-obligatoire (juste "indispensable") 🤪 Je ne connais pas du tout le pays.. est-ce vraiment hasardeux d'y aller sans aucun vaccin ni traitement ? y a t il des precautions particulieres ? merci 😉
Lagos au Nigeria, coeur d'Afrique, ville du chaos urbain!
Mon blog sur Lagos, la plus grande ville d'Afrique, une folle ville!
http://lagos-nigeria.over-blog.com/
fab
http://lagos-nigeria.over-blog.com/
fab
Voler au Nigeria: saut à l'élastique
voler au Nigeria c est comme le saut a l'elastique, mais en plus dangereux !!
un nouveau crash au Nigeria d'une poubelle à la vie chargée - 33 ans - voir ci dessous
JAT - Yugoslav Airlines McDonnell Douglas DC-9-32 Zurich (- Kloten) (ZRH / LSZH)
Switzerland, February 1998 YU-AJH (cn 47562/685) in need of a respray.
ensuite Tuninter en Tunisie, puis le Nigeria...
un nouveau crash au Nigeria d'une poubelle à la vie chargée - 33 ans - voir ci dessous
JAT - Yugoslav Airlines McDonnell Douglas DC-9-32 Zurich (- Kloten) (ZRH / LSZH)
Switzerland, February 1998 YU-AJH (cn 47562/685) in need of a respray.ensuite Tuninter en Tunisie, puis le Nigeria...
Nigeria Airways...ou...la "Compagnie la plus Reposante"...
Bonjour,
Au cours de certains trips au Ghana, des amis blacks m'ont raconté un vol "sympa" qu'ils ont passés entre Londres et Lagos.
Départ de Londres Heathrow vers Lagos (Nigeria) à bord d'un Airbus. La compagnie est la très réputée "Nigeria Airways" qui est tellement attractive au niveau prix qu'elle en économisait (à cette époque) sur ses assurances car la non moins réputée Lloyd's londonienne refusait...de les assurer... Et si la Lloyd's refuse, il est hors de question de compter sur le concours des AGF ou de la MAAF...😉
Bref, départ d'Heathrow. Embarquement normal, et, vol normal, tout normal, le pied. Pour ceux qui ont voyagé sur l'Afrique comme sur certaines autres destinations du style, l'électricité se fait rare. Donc, vu d'avion, un "point lumineux" en approche veut dire soit une capitale soit une très grande ville (c'est à dire...la capitale)... Pour le reste, ce ne sont que des petites lampes à huile...donc de 5.000 mètres en approche...faut avoir de bons yeux...!
Le vol touchait à sa fin. Dans ces cas là, on commence à se préparer, les sacs, tout le monde remet ses chaussures, les chemises dans les pantalons, le dernier "pipi", l'ultime coup de blush, on s'assure qu'il ne reste rien dans le vide-poches... Bref, vous connaissez.
Lagos apparait, les lumières le prouvent. Et comme souvent dans ces vues nocturnes de capitales africaines, ces villes sont comme "coupées" par pans. Des traits délimités comme "au couteau" laissent deviner des arrondissements entiers de l'agglomération qui ne sont pas éclairés... Souvent ce sont des restrictions d'électricité, donc ils coupent le "jus" sur un quartier de la capitale. Quoi que j'ai déjà été "gueuler" avec un ami industriel à Accra pour faire remettre le "jus", à 3 heures du matin, dans le quartier de son usine (qui tournait avec 80 employés et cinq lignes de production de PVC...), parce que le copain du responsable de la centrale organisait une fête chez lui (dans un autre quartier) et avait besoin d'électricité ce soir là....
Oui, j'avais oublié de dire que ça a "coûté 10 US$"...
Bref, Lagos est en vue, l'équipage s'est assis et a mis ses ceintures, l'appareil se dirige vers l'aéroport, et puis stabilise son altitude, et puis, reprend de l'altitude, et puis remonte à nouveau, et puis le détail des avenues disparaît, la ville redevient à nouveau un simple point "lumineux".
Et puis......Plus de Lagos.... L'appareil remontait sec. Personne ne s'inquiétait, il peut y avoir une bonne raison ou un cas de force majeure. Le commandant et son co-pilote "gèrent".
Mais, au bout d'une heure....de noir total dans les hublots.... Ca fait "long", surtout sans annonce d'explication.
Finalement, une des hôtesses se décide à aller voir ce qui se passait dans le cockpit. Et là..... STUPEFACTION....
Le commandant de L'Airbus et son co-pilote....DORMAIENT......!!!
Il faut savoir que sur un Airbus, le pilote automatique effectue une partie de l'approche. Puis, à une certaine distance, il se désactive pour laisser le reste en "manuel". Et si aucune réponse "manuelle" n'intervient de la part de l'équipage, le pilote automatique lance une alarme et reprend les commandes. Puis, "il" fait demi-tour vers sa destination initiale, donc ici en l'occurrence....vers Heathrow....
Ils n'ont même pas réagi aux alarmes et autres avertisseurs de secours... Ils ne faisaient certainement pas que dormir... Le "Père Noël Colombien" était passé par là...!
Fort heureusement, l'équipage a réussi à "réveiller" (et ce n'est pas peu dire...) ces deux braves gars et à re-re-faire demi-tour sur Lagos....
Il est inutile de préciser que l'appareil aurait rapidement été à cours de carburant... Les normes en vigueur exigent 1 heure de carburant de plus que le trajet prévu...et là, le délai était...pulvérisé...
Bienvenue à bord, nous vivons une époque formidable.
Amicalement,
Jean-Michel
Au cours de certains trips au Ghana, des amis blacks m'ont raconté un vol "sympa" qu'ils ont passés entre Londres et Lagos.
Départ de Londres Heathrow vers Lagos (Nigeria) à bord d'un Airbus. La compagnie est la très réputée "Nigeria Airways" qui est tellement attractive au niveau prix qu'elle en économisait (à cette époque) sur ses assurances car la non moins réputée Lloyd's londonienne refusait...de les assurer... Et si la Lloyd's refuse, il est hors de question de compter sur le concours des AGF ou de la MAAF...😉
Bref, départ d'Heathrow. Embarquement normal, et, vol normal, tout normal, le pied. Pour ceux qui ont voyagé sur l'Afrique comme sur certaines autres destinations du style, l'électricité se fait rare. Donc, vu d'avion, un "point lumineux" en approche veut dire soit une capitale soit une très grande ville (c'est à dire...la capitale)... Pour le reste, ce ne sont que des petites lampes à huile...donc de 5.000 mètres en approche...faut avoir de bons yeux...!
Le vol touchait à sa fin. Dans ces cas là, on commence à se préparer, les sacs, tout le monde remet ses chaussures, les chemises dans les pantalons, le dernier "pipi", l'ultime coup de blush, on s'assure qu'il ne reste rien dans le vide-poches... Bref, vous connaissez.
Lagos apparait, les lumières le prouvent. Et comme souvent dans ces vues nocturnes de capitales africaines, ces villes sont comme "coupées" par pans. Des traits délimités comme "au couteau" laissent deviner des arrondissements entiers de l'agglomération qui ne sont pas éclairés... Souvent ce sont des restrictions d'électricité, donc ils coupent le "jus" sur un quartier de la capitale. Quoi que j'ai déjà été "gueuler" avec un ami industriel à Accra pour faire remettre le "jus", à 3 heures du matin, dans le quartier de son usine (qui tournait avec 80 employés et cinq lignes de production de PVC...), parce que le copain du responsable de la centrale organisait une fête chez lui (dans un autre quartier) et avait besoin d'électricité ce soir là....
Oui, j'avais oublié de dire que ça a "coûté 10 US$"...Bref, Lagos est en vue, l'équipage s'est assis et a mis ses ceintures, l'appareil se dirige vers l'aéroport, et puis stabilise son altitude, et puis, reprend de l'altitude, et puis remonte à nouveau, et puis le détail des avenues disparaît, la ville redevient à nouveau un simple point "lumineux".
Et puis......Plus de Lagos.... L'appareil remontait sec. Personne ne s'inquiétait, il peut y avoir une bonne raison ou un cas de force majeure. Le commandant et son co-pilote "gèrent".
Mais, au bout d'une heure....de noir total dans les hublots.... Ca fait "long", surtout sans annonce d'explication.
Finalement, une des hôtesses se décide à aller voir ce qui se passait dans le cockpit. Et là..... STUPEFACTION....
Le commandant de L'Airbus et son co-pilote....DORMAIENT......!!!
Il faut savoir que sur un Airbus, le pilote automatique effectue une partie de l'approche. Puis, à une certaine distance, il se désactive pour laisser le reste en "manuel". Et si aucune réponse "manuelle" n'intervient de la part de l'équipage, le pilote automatique lance une alarme et reprend les commandes. Puis, "il" fait demi-tour vers sa destination initiale, donc ici en l'occurrence....vers Heathrow....
Ils n'ont même pas réagi aux alarmes et autres avertisseurs de secours... Ils ne faisaient certainement pas que dormir... Le "Père Noël Colombien" était passé par là...!
Fort heureusement, l'équipage a réussi à "réveiller" (et ce n'est pas peu dire...) ces deux braves gars et à re-re-faire demi-tour sur Lagos....
Il est inutile de préciser que l'appareil aurait rapidement été à cours de carburant... Les normes en vigueur exigent 1 heure de carburant de plus que le trajet prévu...et là, le délai était...pulvérisé...
Bienvenue à bord, nous vivons une époque formidable.
Amicalement,
Jean-Michel
Réflexion sur les ONG au Mali (et au Niger; NDLR)
Des humanitaires tues lors d un safari.....
Quelle ironie, meme si j ai beaucoup de peine pour eux et leurs familles.
les reactions ne sont elles pas exacerbees parce qu ils etaient"benevoles" et non de stupides touristes a qui on avait dit de ne pas aller au Mali?
Apparemment, quand on est ONG, on peut faire n importe quoi, et on n est pas si benevoles que ca.
Engagez vous comme disait l autre.
Valerie
Sur le fleuve (Bénin et Niger)
Un petit recit pour essayer de s s'évader un peu
Février 2012
Le bateau avance, silencieux sur le grand fleuve. (s'oubliait très vite le ronron du moteur) . Debout sur la poupe se tient le navigateur. Silencieux lui aussi. Le soleil est déjà bas sur l horizon et au dessus des arbres le ciel devient rose. Sur les berges on devine les villages : par-delà les hautes herbes on aperçoit les toits de chaume des cases, les feux commencent à s allumer et s s'élèvent des fumées blafardes : les femmes cuisinent. Le tout dans une sorte de halo crépusculaire. Nous parvient aussi le murmure des conversations et des rires d d'enfant.
Bien plus tôt dans l après-midi on avait chargé la profonde pirogue, des heures durant. Les sacs de riz s'étaient ajoutés aux sacs de farine et de haricots, puis des planches et tôles ondulées, des moteurs., des générateurs, de l outillage. des moulins électriques.... Les passagers étaient enfin montés . De la berge sur le bateau au moyen d une simple planche, ensuite chacun selon sa forme physique s est trouvé une place. Qui sur les quelques plateformes de bois, passerelles au dessus de la cale. Qui sur les sacs de farine et de grain accumulés jusqu'au plat bord. Chacun jouait le chat agile ou l ours empoté. Voyager sur une pirogue marchande, c'est sportif. Agnès et moi, ourses empotees avons joué la carte du confort en nous coinçant sur les réserves de riz : sièges et dossiers improvisés. Au fur et à mesure des déchargement successifs nous nous retrouverons, au terme du voyage, en fond d d'embarcation.. Comme tous les voyageurs nous avions acheté au marché du ravitaillement..du pain, des œufs durs, des yaourts à boire, des gâteaux, des fruits, des bonbons. On avait mit tout ca dans des seaux colorés à couvercles. Comme tout le monde. Des sachets de "piavatta" aussi , mot béninois pour nommer de la "purewater" . De l eau stérile en sachets souples.
Puis, le bateau chargé, matériel et gens, Il est parti. De longues perches nous ont éloignés du "port", le moteur a été mis en route et vogue la pirogue.
Tres rapidement le petit embarcadère de Malanville a disparu. Le Niger alors nous est apparu . Solide, large, lent. Comme le bateau. Un fleuve en qui on peut faire confiance. Comme au bateau, dirigé par des gens solides et compétents, emportant des marchandises indispensables aux gens des villages du fleuve. Emmenant des passagers gentils, civiques, bien élevés, organisés.
Quelle satisfaction profonde d etre la, après nos hésitations et un ridicule retour à l hotel.... nous hésitions devant cette petite équipée totalement improvisée, juste un nom sur une carte ... et puis nos regards se sont croisés qui disaient la même chose : quels regrets aurions nous, si, ... ? Alors on a bourré notre petit sac de ville de nos papiers, d un slip, d un pull, , d une brosse a dents et d un peigne et hop c'etait parti.
Bonheur total de se retrouver la, glissant sur le Niger, vers cette petite ville écrite en lettres grasses noires sur la carte : karimama. Etre parmi tous ces gens dont nous allions partager un petit bout de vie..
Entre chien et loup la pirogue s est arrêté plusieurs fois, sur une berge ou sur l autre, d un pays a l autre, du Niger au Benin, déchargeant marchandises et voyageurs. Des douaniers bonnasses, avachis sur des fauteuils de camping en plastique, surveillaient du coin de l œil ces déchargements et le petit commerce des femmes qui guettaient la clientèle : Qui vendaient des beignets, qui proposaient des fruits..mangues, cannes a sucre coupées en petits morceaux.
La nuit tombe vite en afrique. Apres quelques minutes d une flamboyance rouge orange violette le soleil d un coup s'est couché .. c est la nuit noire. Nous longeons tantôt la berge béninoise tantôt la berge nigérienne. Toujours en silence la pirogue avance sous un ciel étoilé que nous ne cessons d admirer. Une heureuse conjonction nous fait admirer en même temps la lune et Vénus, le premier astre. Puis les autres apparaissent peu à peu. Noir est le fleuve, noires sont les très hautes herbes des berges, noir est le ciel étincelant d d'étoiles : nous prenons un bain de voie lactée. Dire l'émotion, l impression de paix intérieure, la joie profonde d etre là, sans souci, sans problème, sans rien qui nous dissocie de cette atmosphère pour nous inconnue. Nous nous laissons comme couler sans retenue dans ce bain d d'émotions nouvelles .
A un signal que nous n avons pas perçu, la pirogue change de route et pique vers une des berges. Rien ne se voit ni ne s entend. tout d un coup les herbes noires s'écartent devant le bateau et s ouvrent sur une petite plage ou nous attendent quelques villageois. Certains avec une carriole tirée par un vélo, pour d autres le port de la marchanfise se fera sur la tête. Puis arrive un bel attelage : une carriole tirée par deux beaux zebus. C est au cœur de la nuit une vision irréelle. C est alors de vigoureux échanges entre notre équipage et les villageois. Dans les herbes , à la lueur des lampes électriques, chacun cherche son bien. On se trompe, on réclame, on cherche, on compte et.l on recompte les colis. on s entraide. C est un moment rapide, efficace, musclé (poids des charges) mais joyeux. Puis chacun repart sur un invisible chemin. Les bœufs en tête. Tous sont engloutis dans la végétation brune. Le silence retombe. La pirogue recule et repart .Les herbes se referment sur cette scène surréaliste et la nuit nous happe de nouveau sur le fleuve. Comme si rien ne s s'était passé.
Il est une heure du matin. Dans une heure nous serons à karimama. Nous sommes deja bien descendues dans notre cale.
Il a commencé à faire froid et les minces pull casés à la va vite dans nos sacs ne nous protègent pas bien. Sur l eau... c est bien frais. Nous arrivons enfin.
Karimama : un gros village sur le fleuve indiquait la carte. Hum hum Pas une lumière en vue. Pas de ponton Une simple berge herbeuse.
Moment de vague à l âme... qu est ce que nous sommes venues faire la ? Quelle est cette galère ? Fret déchargé et nous même hissées du fin fond de la pirogue, nous nous enquêrrons du village. "A trois km, suivez les deux mamas, elles vous indiqueront"
Il est plus de deux heures du matin. Nuit toujours noire, malgré un croissant de lune, et les deux mémés filent à un train d enfer. Nous cavalons derrière...
Nous avons eu plus d une fois envie de nous laisser choir comme des sacs au pied d un palmier et de dormir là. Je crois que la frousse de certains animaux de brousse nous a seule retenu.
Finalement nous arrivons, mais ce n est pas fini pour nous..
Nos deux guides réveillent un propriétaire de vélomoteur.
Trois heures du matin
Le vélomoteur nous charge tous les trois Le conducteur conduit Je suis assise derrière lui avec une lampe torche et j essaie d éclairer le sentier Agnès en troisième position essaie de ne pas tomber de la mob.
Voila qui nous remet les pieds et l esprit sur terre après notre poetique remontee du Niger.
Cahin caha on arrive en bonne santé près d une maison dont il faut réveiller le gardien . Malgré l heure il est charmant. Cette maison est l auberge communautaire du village destinée à héberger passants occasionnels (nous cette nuit), voyageurs de commerce etc Pas d eau pas d'électricité. Pas de soucis non plus : :notre hôte nous gâte avec chacune une lampe de camping et des bidons de 20 l d eau. 40 l chacune et des bouteilles d eau potable. Contre toute attente dans ce lieu improbable les chambres et lits sont nickels, les draps plus blancs que blancs. Une douche au seau, eau froide bien sur, et hop dodo. Nous nous endormons comme des bienheureuses. Demain sera un autre jour.
Le bateau avance, silencieux sur le grand fleuve. (s'oubliait très vite le ronron du moteur) . Debout sur la poupe se tient le navigateur. Silencieux lui aussi. Le soleil est déjà bas sur l horizon et au dessus des arbres le ciel devient rose. Sur les berges on devine les villages : par-delà les hautes herbes on aperçoit les toits de chaume des cases, les feux commencent à s allumer et s s'élèvent des fumées blafardes : les femmes cuisinent. Le tout dans une sorte de halo crépusculaire. Nous parvient aussi le murmure des conversations et des rires d d'enfant.
Bien plus tôt dans l après-midi on avait chargé la profonde pirogue, des heures durant. Les sacs de riz s'étaient ajoutés aux sacs de farine et de haricots, puis des planches et tôles ondulées, des moteurs., des générateurs, de l outillage. des moulins électriques.... Les passagers étaient enfin montés . De la berge sur le bateau au moyen d une simple planche, ensuite chacun selon sa forme physique s est trouvé une place. Qui sur les quelques plateformes de bois, passerelles au dessus de la cale. Qui sur les sacs de farine et de grain accumulés jusqu'au plat bord. Chacun jouait le chat agile ou l ours empoté. Voyager sur une pirogue marchande, c'est sportif. Agnès et moi, ourses empotees avons joué la carte du confort en nous coinçant sur les réserves de riz : sièges et dossiers improvisés. Au fur et à mesure des déchargement successifs nous nous retrouverons, au terme du voyage, en fond d d'embarcation.. Comme tous les voyageurs nous avions acheté au marché du ravitaillement..du pain, des œufs durs, des yaourts à boire, des gâteaux, des fruits, des bonbons. On avait mit tout ca dans des seaux colorés à couvercles. Comme tout le monde. Des sachets de "piavatta" aussi , mot béninois pour nommer de la "purewater" . De l eau stérile en sachets souples.
Puis, le bateau chargé, matériel et gens, Il est parti. De longues perches nous ont éloignés du "port", le moteur a été mis en route et vogue la pirogue.
Tres rapidement le petit embarcadère de Malanville a disparu. Le Niger alors nous est apparu . Solide, large, lent. Comme le bateau. Un fleuve en qui on peut faire confiance. Comme au bateau, dirigé par des gens solides et compétents, emportant des marchandises indispensables aux gens des villages du fleuve. Emmenant des passagers gentils, civiques, bien élevés, organisés.
Quelle satisfaction profonde d etre la, après nos hésitations et un ridicule retour à l hotel.... nous hésitions devant cette petite équipée totalement improvisée, juste un nom sur une carte ... et puis nos regards se sont croisés qui disaient la même chose : quels regrets aurions nous, si, ... ? Alors on a bourré notre petit sac de ville de nos papiers, d un slip, d un pull, , d une brosse a dents et d un peigne et hop c'etait parti.
Bonheur total de se retrouver la, glissant sur le Niger, vers cette petite ville écrite en lettres grasses noires sur la carte : karimama. Etre parmi tous ces gens dont nous allions partager un petit bout de vie..
Entre chien et loup la pirogue s est arrêté plusieurs fois, sur une berge ou sur l autre, d un pays a l autre, du Niger au Benin, déchargeant marchandises et voyageurs. Des douaniers bonnasses, avachis sur des fauteuils de camping en plastique, surveillaient du coin de l œil ces déchargements et le petit commerce des femmes qui guettaient la clientèle : Qui vendaient des beignets, qui proposaient des fruits..mangues, cannes a sucre coupées en petits morceaux.
La nuit tombe vite en afrique. Apres quelques minutes d une flamboyance rouge orange violette le soleil d un coup s'est couché .. c est la nuit noire. Nous longeons tantôt la berge béninoise tantôt la berge nigérienne. Toujours en silence la pirogue avance sous un ciel étoilé que nous ne cessons d admirer. Une heureuse conjonction nous fait admirer en même temps la lune et Vénus, le premier astre. Puis les autres apparaissent peu à peu. Noir est le fleuve, noires sont les très hautes herbes des berges, noir est le ciel étincelant d d'étoiles : nous prenons un bain de voie lactée. Dire l'émotion, l impression de paix intérieure, la joie profonde d etre là, sans souci, sans problème, sans rien qui nous dissocie de cette atmosphère pour nous inconnue. Nous nous laissons comme couler sans retenue dans ce bain d d'émotions nouvelles .
A un signal que nous n avons pas perçu, la pirogue change de route et pique vers une des berges. Rien ne se voit ni ne s entend. tout d un coup les herbes noires s'écartent devant le bateau et s ouvrent sur une petite plage ou nous attendent quelques villageois. Certains avec une carriole tirée par un vélo, pour d autres le port de la marchanfise se fera sur la tête. Puis arrive un bel attelage : une carriole tirée par deux beaux zebus. C est au cœur de la nuit une vision irréelle. C est alors de vigoureux échanges entre notre équipage et les villageois. Dans les herbes , à la lueur des lampes électriques, chacun cherche son bien. On se trompe, on réclame, on cherche, on compte et.l on recompte les colis. on s entraide. C est un moment rapide, efficace, musclé (poids des charges) mais joyeux. Puis chacun repart sur un invisible chemin. Les bœufs en tête. Tous sont engloutis dans la végétation brune. Le silence retombe. La pirogue recule et repart .Les herbes se referment sur cette scène surréaliste et la nuit nous happe de nouveau sur le fleuve. Comme si rien ne s s'était passé.
Il est une heure du matin. Dans une heure nous serons à karimama. Nous sommes deja bien descendues dans notre cale.
Il a commencé à faire froid et les minces pull casés à la va vite dans nos sacs ne nous protègent pas bien. Sur l eau... c est bien frais. Nous arrivons enfin.
Karimama : un gros village sur le fleuve indiquait la carte. Hum hum Pas une lumière en vue. Pas de ponton Une simple berge herbeuse.
Moment de vague à l âme... qu est ce que nous sommes venues faire la ? Quelle est cette galère ? Fret déchargé et nous même hissées du fin fond de la pirogue, nous nous enquêrrons du village. "A trois km, suivez les deux mamas, elles vous indiqueront"
Il est plus de deux heures du matin. Nuit toujours noire, malgré un croissant de lune, et les deux mémés filent à un train d enfer. Nous cavalons derrière...
Nous avons eu plus d une fois envie de nous laisser choir comme des sacs au pied d un palmier et de dormir là. Je crois que la frousse de certains animaux de brousse nous a seule retenu.
Finalement nous arrivons, mais ce n est pas fini pour nous..
Nos deux guides réveillent un propriétaire de vélomoteur.
Trois heures du matin
Le vélomoteur nous charge tous les trois Le conducteur conduit Je suis assise derrière lui avec une lampe torche et j essaie d éclairer le sentier Agnès en troisième position essaie de ne pas tomber de la mob.
Voila qui nous remet les pieds et l esprit sur terre après notre poetique remontee du Niger.
Cahin caha on arrive en bonne santé près d une maison dont il faut réveiller le gardien . Malgré l heure il est charmant. Cette maison est l auberge communautaire du village destinée à héberger passants occasionnels (nous cette nuit), voyageurs de commerce etc Pas d eau pas d'électricité. Pas de soucis non plus : :notre hôte nous gâte avec chacune une lampe de camping et des bidons de 20 l d eau. 40 l chacune et des bouteilles d eau potable. Contre toute attente dans ce lieu improbable les chambres et lits sont nickels, les draps plus blancs que blancs. Une douche au seau, eau froide bien sur, et hop dodo. Nous nous endormons comme des bienheureuses. Demain sera un autre jour.
Niamey - Alger en bus avec passeport
Bonjour je m'appelle Mamadou est je suis français je voudrait savoir si je peux voyager de Niamey niger a Alger Algérie en bus est puis passé les frontière avec comme seul documents mon passport merci d'avance voici mon adresse email trakdacsb@gmail.com
Route Ouagadougou - Niamey puis Niamey - Bamako
Je veux faire Tunis-Ouaga par avion puis par route le trajet Ouaga- Niamey puis Niamey - Bamako en passant par bobo
qui peut m’aider avec des infos pratiques
Formalités visa pour le Niger à Bamako
Je vais faire un séjour d'un mois au Mali.Après, je voudrais me rendre au Niger pour un séjour de 15 jours.Qui pourrait me renseigner pour la procédure à suivre..Demande de visa à Bamako..ou à partir de Paris?
Je ne sais pas encore si je ferai ce déplacement de Bamako à Nyamey en avion, ou en car en passant par le Burkina..Dans ce cas, comment obtenir un visa de transit?..
D'avance, merci pour les infos.
Pierre
Chanter pour les réfugiés touaregs (Mali, Niger, Algérie)
Album caritatif au profit des réfugiés dans le Sahara
Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Visiter le Tchad, Niger et Burkina Faso par la route
bjr j'aimerais visiter le tchad, le niger et le burkina faso par route. si vous avez des organisations en groupe de depart ou des infos as me donner . ca me ferait plaisir!!!
Bénin du Sud au Nord en août, puis Niger
Bonjour,
Nous partons avec mon ami au Bénin à partir de mi-aout🙂. Nous comptons traverser le pays du nord au sud pour ensuite nous rendre au Niger. Pouvez-vous nous donner des conseils pour ce voyage : quels moyens de transport utiliser (et le prix éventuellement !), où s'arrêter en route, quels sont les endroits incontournables (sachant que nous sommes plus attirer par la campagne que par les villes!)... combien de temps pour traverser le pays ? auriez-vous des contacts dans différents points ? on souhaiterait également passer qq jours dans un des centres Songhai, est-ce possible (à Porto Nuevo et sur les autres sites) ? et si vous avez déjà passé la frontière du Bénin vers le Niger, quels conseils nous donneriez vous ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Nous partons avec mon ami au Bénin à partir de mi-aout🙂. Nous comptons traverser le pays du nord au sud pour ensuite nous rendre au Niger. Pouvez-vous nous donner des conseils pour ce voyage : quels moyens de transport utiliser (et le prix éventuellement !), où s'arrêter en route, quels sont les endroits incontournables (sachant que nous sommes plus attirer par la campagne que par les villes!)... combien de temps pour traverser le pays ? auriez-vous des contacts dans différents points ? on souhaiterait également passer qq jours dans un des centres Songhai, est-ce possible (à Porto Nuevo et sur les autres sites) ? et si vous avez déjà passé la frontière du Bénin vers le Niger, quels conseils nous donneriez vous ?
Merci d'avance pour vos réponses !







