Results for "Nouvelle-Calédonie+hébergement"
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Trois semaines en août en famille: Australie ou Nouvelle-Zélande?
Aie le problème du choix, enfin il y a pire comme choix:
Habitant sur singapour, je prévois de partir en aout prochain pour 3 semaines de vacances en famille (enfants 6 et 8 ans), en autralie, ou nouvelle zelande. On aime la nature, les grands espaces, et les émotions fortes!
a)pour l'australie, je verrai bien un trip en 4 étapes: Kakadu 5 jours / Ayers Rock 5 jours / Sydney 4 jours / Perth ou Cairns (5 jours)
b)pour la nouvelle zélande, j'en sais rien du tout, ça a l'air très beau aussi, et plus petit donc peut être plus jouable (moins de transport) en 3 semaines.
Questions à vous messieurs dames les experts! entre Australie et Nouvelle Zelande, s'il fallait choisir, vous choisiriez quoi? Et pourquoi? pour ces 2 pays, existe il des formules de pass intérieur aérien, permettant de voyager a peu près comme on veut, on faut il réserver et planifier à l'avance tout son trip, en achetant chaque billet d'avion individuellement? pour ces 2 pays, une fois arrivé à chaque étape, quel est le meilleur (et moins couteux) moyen de transport? Location de voiture, ou excursion via agences de tourisme, ou autre? Au global, pour profiter au mieux de 3 semaines de vacances dans l'un de ces 2 pays, et éviter trop de temps perdu dans les transports, vous me conseilleriez quoi?
Merci d'avance pour vos conseils, A+
Habitant sur singapour, je prévois de partir en aout prochain pour 3 semaines de vacances en famille (enfants 6 et 8 ans), en autralie, ou nouvelle zelande. On aime la nature, les grands espaces, et les émotions fortes!
a)pour l'australie, je verrai bien un trip en 4 étapes: Kakadu 5 jours / Ayers Rock 5 jours / Sydney 4 jours / Perth ou Cairns (5 jours)
b)pour la nouvelle zélande, j'en sais rien du tout, ça a l'air très beau aussi, et plus petit donc peut être plus jouable (moins de transport) en 3 semaines.
Questions à vous messieurs dames les experts! entre Australie et Nouvelle Zelande, s'il fallait choisir, vous choisiriez quoi? Et pourquoi? pour ces 2 pays, existe il des formules de pass intérieur aérien, permettant de voyager a peu près comme on veut, on faut il réserver et planifier à l'avance tout son trip, en achetant chaque billet d'avion individuellement? pour ces 2 pays, une fois arrivé à chaque étape, quel est le meilleur (et moins couteux) moyen de transport? Location de voiture, ou excursion via agences de tourisme, ou autre? Au global, pour profiter au mieux de 3 semaines de vacances dans l'un de ces 2 pays, et éviter trop de temps perdu dans les transports, vous me conseilleriez quoi?
Merci d'avance pour vos conseils, A+
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Budget pour quinze jours au Japon: billets d'avion et hébergement?
bonsoir,
nous partons pour 15 jours au japon ; on sera 4 et je cherche ce qui est le mieux!!
côté billet j'ai noté "aeroflot" pas cher mais est ce fiable?????si il y a mieux merci de me le dire
la galère pour l'hebergement
j'ai pensé aux auberges de jeunesse, quelqu'un a un avis dessus??
sur le forum j'ai lu les Ryokan, toutefois on est 4 cela risque de revenir cher, non?
j'ai lu aussi "les new koyo" qui peut m'en dire un peu plus et si c'est interressant pour 4
je prendrai le JR car je compte aller à Kyoto, côté hebergement j'attends vos info!!
En fin, qui peut me dire si on peut aller de Kyoto à Hiroshima??? la durée??
on partira du 23.07 au 07.08
Merci pour toutes les infos
Emmener une tente lors d'un tour du monde pour baisser la note d'hébergement dans certains pays?
Bonjour
Nous partons en famille en avril 2010 pour 1 an pour un TDM et nous commençons par la côte ouest des USA pour 3 mois puis 5 semaines en Polynésie avant d'aller en Asie pour plusieurs mois.
Les hébergements près des parcs nationaux ainsi qu'en Polynésie étant très cher, pour réduire le budget je me demandais si cela ne serait pas une solution de camper dans les 2 premiers pays, puis de se débarrasser du materiel de camping avant d'aller en Asie. Le problème c'est qu'il va falloir transporter une tente , des duvets pour 4 et matelas, et que nous n'aurons que 2 sacs à dos pour 4.
Je ne sais pas trop quoi faire , quelles sont vos expériences à ce sujet?
Merci d'avance.
Nous partons en famille en avril 2010 pour 1 an pour un TDM et nous commençons par la côte ouest des USA pour 3 mois puis 5 semaines en Polynésie avant d'aller en Asie pour plusieurs mois.
Les hébergements près des parcs nationaux ainsi qu'en Polynésie étant très cher, pour réduire le budget je me demandais si cela ne serait pas une solution de camper dans les 2 premiers pays, puis de se débarrasser du materiel de camping avant d'aller en Asie. Le problème c'est qu'il va falloir transporter une tente , des duvets pour 4 et matelas, et que nous n'aurons que 2 sacs à dos pour 4.
Je ne sais pas trop quoi faire , quelles sont vos expériences à ce sujet?
Merci d'avance.
Voyager au Japon pendant la Golden Week: est-ce raisonnable?
Bonjour
Je dois me rendre en Nouvelle Calédonie en Avril 2009 et je comptais faire un stop au retour au Japon. Les dates que j'avais choisies étaient du 27 avril au 11 mai, mais je viens d'apprendre qu'il existait une Golden Week du 29 avril au 5 mai semaine où les japonais partaient en vacances et que les prix flamblaient et qu'il était difficile de réserver pendant cette période. Est-ce vrai et vraiment insurmontable ? Dois je absolument changer de date, reporter mon voyage et dans ce cas jusqu'à quelles dates ? ou bien faire mon stop à l'aller même si cela ne m'arrange pas trop ?
Je comptais voyager en train grâce au Japan Rail Pass, les trains risquent ils d'être bondés (alors que je ne pourrai pas les réserver à l'avance).
A l'avance merci pour votre réponse
Deux semaines en Malaisie sur la côte ouest et au centre
Bonjour,
En chemin vers la Nouvelle Calédonie. On fait un stop de 2 semaines en Malaisie en janvier prochain. Ce n'est pas forcément la bonne période et pour cette raison on se limite à l'est du pays pas soumis à la mousson.
On arrive à Penang et on repart de Singapour (où on fera un stop au retour de NC).
J'ai prévu 3 jours-4 nuits à Georgetown.
De là bus ou train pour Kuala Kangsar, petite journée de visite, 1 nuit.
Puis direction les Cameron Highlands, 2 jours - 3 nuits.
Ensuite 1 journée pour rejoindre Taman Negara Pahang en bus et pirogue 2 jours-3 nuits.
Retour du parc et train ou bus pour Malacca 2 jours-3 nuits.
Dernière journée pour rejoindre Singapour (5 jours) d'où on s'envole à 20h pour Nouméa.
Que pensez vous de cet itinéraire ? Et surtout j'aimerais avoir des tuyaux sur des hébergements propres avec si possible une salle de bain privative mais pas chers et sur les modes de transports avec les durées entre les différentes étapes.
D'avance merci pour votre aide.
Cordialement.
Michèle
Endroits pour faire du kitesurf et du surf au Vanuatu?
Salut à tous,
je pars bientôt en Nouvelle Calédonie, d'où je dois rejoindre le Vanuatu pour 15 jours à 3 semaines. J'ai déjà des renseignements pour effectuer des plongées. Par contre j'ai du mal à trouver des renseignements concernant le Kite et le surf.
Connaissez vous des spots (j'y serais en Mars)?
Sur quelles îles est il le plus facile de pratiquer ces activités?
Trouve t'on du matériel à louer (je pars avec mon matos de kite mais je ne sais pas si ça vaut le coup de l'emporter au Vanuatu, ou si je le laisse en Nouvelle Calédonie)?
Si vous avez des infos pratiques récentes sur l'hébergement ou autres je suis également preneur, pour l'instant j'ai juste les billets d'avion...
Merci d'avance pour vos réponses
Nico
Périple au Vanuatu en fin d'année 2009
Bonjour,
Nous allons faire un périple au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie de mi-novembre à début janvier prochain. Je connais bien la Calédonie, mais pas du tout le Vanuatu et de plus, il est très difficile d'avoir des infos précises et actuelles sur cette région (le Lonely Planet en anglais date de 2006... enfin les données de 2004/2005). Je sollicite donc ceux qui connaissent cet archipel pour m'en dire un peu plus sur : - est-il obligatoire (ou fortement conseillé) de se faire vacciner contre les hépatites et de suivre un traitement contre le paludisme pour aller là-bas ? - doit-on faire faire un visa touristique avant de partir ? - le coût de la vie sur place : est-ce qu'on peut trouver facilement des hébergements pas cher style routard car sur le guide c'est plutôt les hôtels grands luxes !? est-il facile de se déplacer avec les bus ou en faisant du stop ? - le climat : nous y serons du 15 novembre au 2 décembre en gros, est-ce un période très pluvieuse car il me semble que c'est le début de la saison des pluie ? - les îles à faire en priorité car comme notre budget est limité nous n'allons en faire que 3 (dont Efate), toutes les îles ont l'air si magnifique, c'est très dur de choisir... Tanna pourquoi pas mais n'est-ce pas trop touristique ?
Merci d'avance pour vos réponses même si je sais que je demande beaucoup de choses !
Bien à vous.
Nous allons faire un périple au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie de mi-novembre à début janvier prochain. Je connais bien la Calédonie, mais pas du tout le Vanuatu et de plus, il est très difficile d'avoir des infos précises et actuelles sur cette région (le Lonely Planet en anglais date de 2006... enfin les données de 2004/2005). Je sollicite donc ceux qui connaissent cet archipel pour m'en dire un peu plus sur : - est-il obligatoire (ou fortement conseillé) de se faire vacciner contre les hépatites et de suivre un traitement contre le paludisme pour aller là-bas ? - doit-on faire faire un visa touristique avant de partir ? - le coût de la vie sur place : est-ce qu'on peut trouver facilement des hébergements pas cher style routard car sur le guide c'est plutôt les hôtels grands luxes !? est-il facile de se déplacer avec les bus ou en faisant du stop ? - le climat : nous y serons du 15 novembre au 2 décembre en gros, est-ce un période très pluvieuse car il me semble que c'est le début de la saison des pluie ? - les îles à faire en priorité car comme notre budget est limité nous n'allons en faire que 3 (dont Efate), toutes les îles ont l'air si magnifique, c'est très dur de choisir... Tanna pourquoi pas mais n'est-ce pas trop touristique ?
Merci d'avance pour vos réponses même si je sais que je demande beaucoup de choses !
Bien à vous.
Voyage au Vanuatu, aux îles Cook, aux îles Fidji et aux Tonga
Nous souhaitons partir plusieurs mois pour l'australie, Nouvelle zélande, Nouvelle Calédonie et certaines iles du pacifique sud.
Si pour les pays il est facile de trouver des infos dans les guides c'est beaucoup plus difficile pour les iles de dénicher des infos..
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce périple et peut-t-il nous donner des infos sur les hébergements (location bungalow, chambre chez l'habitant, etc ..) et les meilleures façons de se déplacer dans ces iles à la multitude d'atolls ? quels sont les endroits à visiter en priorité ?
Meme si je pense que sur place on doit pouvoir se débrouiller c'est toujours mieux d'avoir des points de repère pour organiser le voyage.
Merci à tous des infos susceptibles de nous guider dans notre préparation.
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce périple et peut-t-il nous donner des infos sur les hébergements (location bungalow, chambre chez l'habitant, etc ..) et les meilleures façons de se déplacer dans ces iles à la multitude d'atolls ? quels sont les endroits à visiter en priorité ?
Meme si je pense que sur place on doit pouvoir se débrouiller c'est toujours mieux d'avoir des points de repère pour organiser le voyage.
Merci à tous des infos susceptibles de nous guider dans notre préparation.
9-day road trip from Melbourne to Sydney
Hi everyone,
What great news to read that Voyage Forum is back up and running—I’m so happy! 🙂 I need some advice for a trip we’re planning in 2025: New Caledonia and Australia.
We’ll arrive in Australia on September 1, 2025, and the plan is to spend 2 nights in Melbourne to explore the city, then rent a car to drive from Melbourne to Sydney, where we’ll arrive on September 12. Unfortunately, we won’t have time for the Great Ocean Road
I’ve checked several blogs for this route and here’s the itinerary I’ve put together:
9/4: Melbourne to Philip Island (140 km) – 1 night 9/5: Philip Island to Wilsons Promontory National Park – 2 nights 9/7: Raymond Island (free ferry to cross a 200 m sea channel) – Lakes Entrance – 1 night 9/8: Drive to Narooma (stop at Quarry Beach) – 1 night at "Bodalla Park Forest Rest Area" 9/9: Batemans Bay – Pebbly Beach – Dolphin Point – Jervis Bay – 1 night (to be found) 9/10: Jervis Bay and surroundings – 1 night at Bendeela Picnic Area 9/11: Blue Mountains National Park (1 hour from Sydney) – 1 night (to be found) 9/12: Arrival in Sydney
I know we won’t be able to see everything, and this 9-day route is just a starting point. The goal is to avoid rushing—if we see a place we like, we’ll stop, even if it means seeing less. A vacation where we don’t watch the clock too much! 🙂 Does this route (a mix of several blogs where not all stops are noted) seem realistic or too ambitious? Are there certain spots that are more worth prioritizing over the ones I’ve listed? For example, in one of the blogs I read, travelers skipped Blue Mountains National Park because they chose another site (which I’ve forgotten 😎).
For accommodation, we’ll likely be camping (free or paid), so if you have any suggestions, I’d love to hear them! 😎
Our arrival in Sydney on September 12 depends on my hope to participate in the marathon on September 15, 2025. After that, we’ll leave Sydney on September 17 for Ayers Rock.
Thanks in advance for your tips and ideas—it’s always tricky to plan a route from a distance when time is limited.
And long live this site, which I’ve missed so much since 2020! 😎🙂
We’ll arrive in Australia on September 1, 2025, and the plan is to spend 2 nights in Melbourne to explore the city, then rent a car to drive from Melbourne to Sydney, where we’ll arrive on September 12. Unfortunately, we won’t have time for the Great Ocean Road
I’ve checked several blogs for this route and here’s the itinerary I’ve put together:
9/4: Melbourne to Philip Island (140 km) – 1 night 9/5: Philip Island to Wilsons Promontory National Park – 2 nights 9/7: Raymond Island (free ferry to cross a 200 m sea channel) – Lakes Entrance – 1 night 9/8: Drive to Narooma (stop at Quarry Beach) – 1 night at "Bodalla Park Forest Rest Area" 9/9: Batemans Bay – Pebbly Beach – Dolphin Point – Jervis Bay – 1 night (to be found) 9/10: Jervis Bay and surroundings – 1 night at Bendeela Picnic Area 9/11: Blue Mountains National Park (1 hour from Sydney) – 1 night (to be found) 9/12: Arrival in Sydney
I know we won’t be able to see everything, and this 9-day route is just a starting point. The goal is to avoid rushing—if we see a place we like, we’ll stop, even if it means seeing less. A vacation where we don’t watch the clock too much! 🙂 Does this route (a mix of several blogs where not all stops are noted) seem realistic or too ambitious? Are there certain spots that are more worth prioritizing over the ones I’ve listed? For example, in one of the blogs I read, travelers skipped Blue Mountains National Park because they chose another site (which I’ve forgotten 😎).
For accommodation, we’ll likely be camping (free or paid), so if you have any suggestions, I’d love to hear them! 😎
Our arrival in Sydney on September 12 depends on my hope to participate in the marathon on September 15, 2025. After that, we’ll leave Sydney on September 17 for Ayers Rock.
Thanks in advance for your tips and ideas—it’s always tricky to plan a route from a distance when time is limited.
And long live this site, which I’ve missed so much since 2020! 😎🙂
Logement pas trop cher à Sydney
bonjour,
j emmene mon fils de 8 ans a sydney courant juin, 7 jours (nous vivons en nouvelle-caledonie). objectifs : taronga zoo, aquarium, opera, darling harbour, balade ds les rocks.... mais les prix pour l hebergement sont exorbitants. qui aurait un plan sympa, et bien placé pour pas faire marcher des heures mon ptit mec (genre guesthouse, mais pas trop roots roots non plus). merci
Escale de dix heures à Pékin: sortir de l'aéroport?
Bonjour,
Nous partons de l'aéroport de Francfort pour aller chez notre fille en Nouvelle-Calédonie en Juillet. Nous avons une escale de 10 h à Pékin. Pouvons-nous sortir de l'aéroport pour aller en ville avec un visa d'une entrée ? 10 h est-ce suffisant pour aller en ville, de quelle façon et que nous conseillez vous d'aller visiter.😉
6 jours entre Whitehorse (Yukon) et Skagway (Alaska)
Bonjour,
Je viens rendre visite à mon frère à Montréal depuis la Nouvelle Calédonie au mois de juillet. J'ai une escale à Vancouver et je voudrais profiter de cette occasion pour monter vers whitehorse et l'Alaska (Skagway).
Je suis un peu perdu avec toutes les infos du forum, je ne sais pas trop vers où chercher mais je sais que je voudrais y voir des animaux dans leur milieu naturel, faire une rando plutôt tranquille dans un nature belle et colorée, voir un glacier et mettre mes pieds dans l'eau, enfin, échanger avec des gens du coin qui me raconteront leur vie de l'autre bout du monde.
Je voyagerais seule et je n'ai pas trop envie de prendre de risques inutiles (je voudrais éviter de louer une voiture-j'ai vu qu'il y avait un train entre whitehorse et Skagway ?- ou de me retrouver dans des coins trop perdus-j'ai pas aimé la fin de into the wild !).
Cependant j'habite dans la brousse, bien loin de la grande ville et j'aime l'humilité de la vie près de la nature.
Je vous remercie pour tous les renseignements que vous pourrez me donner et qui feront de cette escale un très beau voyage.
Timaki.
Budget pour un tour du monde de six mois + plongée sous marine?
Bonjour à tous,
Nous partons avec mon conjoint faire un tour du monde en Asie, Australie, Nouvelle Calédonie et Amérique du Sud pour 6mois. Notre but est de pouvoir faire le plus de plongée sous marine possible. Quelqu'un aurait-il des informations sur le budget necessaire pour 6 mois avec comme activité princinpale la pongée. L'déal serait d'avoir des informations de quelqu'un ayant fait un projet similaire.
En vous remerciant pour toutes vos informations! Sophie
Nous partons avec mon conjoint faire un tour du monde en Asie, Australie, Nouvelle Calédonie et Amérique du Sud pour 6mois. Notre but est de pouvoir faire le plus de plongée sous marine possible. Quelqu'un aurait-il des informations sur le budget necessaire pour 6 mois avec comme activité princinpale la pongée. L'déal serait d'avoir des informations de quelqu'un ayant fait un projet similaire.
En vous remerciant pour toutes vos informations! Sophie
Climat dans le sud-ouest du Pacifique en début d'année
Bonjour à tous
Nous envisageons d'aller dans le Pacifique début 2019.
Nouvelle Zélande en janvier
Polynésie et Iles Cook en février
Fidji et Vanuatu en mars.
Quelqu'un pourrait il me donner son avis par rapport au climat dans ces îles ?
Merci d'avance
Votre avis sur un circuit en Polynésie-Française
Bonjour,
Mon mari et moi nous partons au mois de février pour 3 semaines de voyage en Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie.
Nous essayons de mettre au point le circuit en Polynésie avant de nous attaquer à la Nouvelle-Calédonie, je posterai certainement plus tard pour ça !
Nous arrivons un samedi matin à Papeete, et nous en repartons le vendredi de la semaine suivante pour Nouméa. Nous aimerions beaucoup visiter les Australes, nous avons donc inclus Raivavae et Rurutu à la fin du circuit (obligatoire pour l'extension Australes du pass Air Tahiti).
Voilà deux itinéraires que nous avons envisagé : Itinéraire 1 : Samedi : arrivée à Papeete entre 4h et 5h du matin, avion pour Bora-Bora Dimanche : journée à Bora-Bora Lundi : journée à Bora-Bora ou excursion à Tahaa en bateau Mardi : soit excursion à Maupiti en bateau, soit transfert en avion vers Manihi le matin Mercredi : transfert en avion vers Manihi le matin si on ne l'a pas fait la veille Jeudi : Journée à Mahini Vendredi : transfert en avion vers Rurutu (via Papeete) dans l'après-midi Samedi : journée à Rurutu Dimanche : journée à Rurutu Lundi : transfert en avion pour Raivavae le matin Mardi : journée à Raivavae Mercredi : transfert en avion pour Papeete le matin Jeudi : journée à Papeete Vendredi : départ pour Nouméa
Itinéraire 2 : Samedi : arrivée à Papeete entre 4h et 5h du matin, avion pour Fakarava Dimanche : journée à Fakarava Lundi : journée à Fakarava Mardi : transfert en avion vers Bora-Bora l'après-midi (via Papeete) Mercredi : journée à Bora-Bora Jeudi : Excursion à Maupiti en bateau Vendredi : transfert en avion vers Rurutu (via Papeete) dans l'après-midi Samedi à la fin : idem itinéraire 1
Qu'en pensez-vous ?
Les réponses qui feront pencher la balance (de mon point de vue) : - Pour un Atoll, plutôt Fakarava ou Manihi ? Niveau hébergement je suppose qu'il sera plus facile de trouver à Fakarava ? - Pour l'excursion en bateau à la journée depuis Bora-Bora : plutôt Tahaa ou Maupiti ?
Sachant que notre ambition est d'être en vacances !!! Repos, marche, visites, kayak facile et snorkeling au programme.
Merci d'avance de votre aide !!
Mon mari et moi nous partons au mois de février pour 3 semaines de voyage en Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie.
Nous essayons de mettre au point le circuit en Polynésie avant de nous attaquer à la Nouvelle-Calédonie, je posterai certainement plus tard pour ça !
Nous arrivons un samedi matin à Papeete, et nous en repartons le vendredi de la semaine suivante pour Nouméa. Nous aimerions beaucoup visiter les Australes, nous avons donc inclus Raivavae et Rurutu à la fin du circuit (obligatoire pour l'extension Australes du pass Air Tahiti).
Voilà deux itinéraires que nous avons envisagé : Itinéraire 1 : Samedi : arrivée à Papeete entre 4h et 5h du matin, avion pour Bora-Bora Dimanche : journée à Bora-Bora Lundi : journée à Bora-Bora ou excursion à Tahaa en bateau Mardi : soit excursion à Maupiti en bateau, soit transfert en avion vers Manihi le matin Mercredi : transfert en avion vers Manihi le matin si on ne l'a pas fait la veille Jeudi : Journée à Mahini Vendredi : transfert en avion vers Rurutu (via Papeete) dans l'après-midi Samedi : journée à Rurutu Dimanche : journée à Rurutu Lundi : transfert en avion pour Raivavae le matin Mardi : journée à Raivavae Mercredi : transfert en avion pour Papeete le matin Jeudi : journée à Papeete Vendredi : départ pour Nouméa
Itinéraire 2 : Samedi : arrivée à Papeete entre 4h et 5h du matin, avion pour Fakarava Dimanche : journée à Fakarava Lundi : journée à Fakarava Mardi : transfert en avion vers Bora-Bora l'après-midi (via Papeete) Mercredi : journée à Bora-Bora Jeudi : Excursion à Maupiti en bateau Vendredi : transfert en avion vers Rurutu (via Papeete) dans l'après-midi Samedi à la fin : idem itinéraire 1
Qu'en pensez-vous ?
Les réponses qui feront pencher la balance (de mon point de vue) : - Pour un Atoll, plutôt Fakarava ou Manihi ? Niveau hébergement je suppose qu'il sera plus facile de trouver à Fakarava ? - Pour l'excursion en bateau à la journée depuis Bora-Bora : plutôt Tahaa ou Maupiti ?
Sachant que notre ambition est d'être en vacances !!! Repos, marche, visites, kayak facile et snorkeling au programme.
Merci d'avance de votre aide !!
Le Vanuatu: transports et visites
Dans le cadre d'un tour du monde, je voudrais profiter de mon séjour en Nouvelle Calédonie pour découvrir le Vanuatu dont des amis calédoniens m'ont dit beaucoup de bien. J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur ce pays qui reste encore méconnu donc si des voyageurs pouvaient m'aider, ce serait vraiment sympa !
Quelques questions : au départ de Nouméa, est il facile de trouver un vol pour Port Vila ? Quel prix environ ? Faut il réserver à l'avance ? comment circuler entre les différentes îles du vanuatu : bateau ou avion obligatoire (je n'aurais pas un très gros budget donc j'aimerais autant éviter l'avion) ? quels sont les endroits à ne pas manquer ? les coins qui vous ont le plus plu ? je prévois environ 3 semaines là bas : ça vous paraît raisonnable ou trop long / court ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Quelques questions : au départ de Nouméa, est il facile de trouver un vol pour Port Vila ? Quel prix environ ? Faut il réserver à l'avance ? comment circuler entre les différentes îles du vanuatu : bateau ou avion obligatoire (je n'aurais pas un très gros budget donc j'aimerais autant éviter l'avion) ? quels sont les endroits à ne pas manquer ? les coins qui vous ont le plus plu ? je prévois environ 3 semaines là bas : ça vous paraît raisonnable ou trop long / court ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Tour au Centre Rouge en Australie
Bonjour à tous,
Nous partons pour 9 mois faire un grand tour du monde qui nous conduira en Argentine, Chili, Polynésie, Nouvelle Zélande, Australie, Nouvelle Calédonie et Bali. Seule l'Australie me pose de réels problèmes. Sans doute l'immensité du pays. Mais aussi les prix! Aïe ! ça pique ! Nous arrivons à Sydney le 11 avril et repartons le 6 mai mais entre les 2 ?????????????? Dans nos rêves les plus fous nous pensions aller faire un tour au centre rouge, passer un jour dans les Blue Mountains, longer la côte est jusqu'à Cairns en bus avec les pass mais....quand je fais la note , ça ne passe pas ! Alors j'ai besoin de conseils. Je précise que nous avons 69 et 71 ans mais la pêche et le moral. Est-il possible de débarquer à Alice Springs et de dégoter sur place un circuit pas cher dans le centre rouge? Tout ce que je trouve par internet est de l'ordre de 750 AUD par personne + l'avion A/R + l'hôtel à Alice Springs. Les autres tiquent sur notre âge! Agréable ! D'autre part est-il intéressant de faire toute la côte est ou est-ce suffisant jusqu'à Brisbane ? Enfin, est-il suffisant de prévoir une journée pour les Blue Mountains depuis Sydney ? Grand merci à tous pour votre aide à venir. J'avoue que je suis un peu fatiguée des préparatifs. Cordialement à tous.
Nous partons pour 9 mois faire un grand tour du monde qui nous conduira en Argentine, Chili, Polynésie, Nouvelle Zélande, Australie, Nouvelle Calédonie et Bali. Seule l'Australie me pose de réels problèmes. Sans doute l'immensité du pays. Mais aussi les prix! Aïe ! ça pique ! Nous arrivons à Sydney le 11 avril et repartons le 6 mai mais entre les 2 ?????????????? Dans nos rêves les plus fous nous pensions aller faire un tour au centre rouge, passer un jour dans les Blue Mountains, longer la côte est jusqu'à Cairns en bus avec les pass mais....quand je fais la note , ça ne passe pas ! Alors j'ai besoin de conseils. Je précise que nous avons 69 et 71 ans mais la pêche et le moral. Est-il possible de débarquer à Alice Springs et de dégoter sur place un circuit pas cher dans le centre rouge? Tout ce que je trouve par internet est de l'ordre de 750 AUD par personne + l'avion A/R + l'hôtel à Alice Springs. Les autres tiquent sur notre âge! Agréable ! D'autre part est-il intéressant de faire toute la côte est ou est-ce suffisant jusqu'à Brisbane ? Enfin, est-il suffisant de prévoir une journée pour les Blue Mountains depuis Sydney ? Grand merci à tous pour votre aide à venir. J'avoue que je suis un peu fatiguée des préparatifs. Cordialement à tous.
Mini tour de l'Océanie
Bonjour à tous,
Je m'apprête à partir 2 mois en Océanie ( +/- du 15/09/2015 au 15/11/2015 : dates définitives non fixées). Mon itinéraire serait le suivant :
- 1 mois en Australie - 15 jours en Nouvelle Zélande - 1 semaine en Nouvelle Calédonie - 1 semaine en Polynésie (j'ai pensé à Tahiti et Bora Bora, rien de sûr pour l'instant) + quelques jours (vols, stop ...)
Je commence tout doucement à me documenter, le but est évidemment de voir un maximum de choses pendant ces 2 mois. Je partirai avec une amie (qui n'est pas encore sûre à 100%) sinon seule.
J'aimerai donc avoir votre avis concernant ces points :
- Vaut-il mieux avoir recours à une agence ou tout organiser seule ? ( € , activités ... ?) Avez-vous des agences à me recommander ? - concernant les vols, il me faudrait un billet multi destinations (sachant que je partirai de Paris ou Lyon). Cependant, je trouve tjs des billets d'avion "tour du monde" mais qui me font passer par les 4 coins de la planète (logique) mais j'aimerai un "tour de l'Océanie", est-ce que ça existe ??
- pour les déplacements, notamment en Australie, pensez-vous que si j'utilise l'avion ça va être correct d'un point de vue durée et tarifs ?
- pour l'hébergement, j'avais pensé à dormir chez l'habitant pour vraiment m'imprégner de la culture, mais j'ai peur que le budget soit trop serré...
Merci d'avance pour tous les précieux conseils que vous pourrez m'apporter :)
Je m'apprête à partir 2 mois en Océanie ( +/- du 15/09/2015 au 15/11/2015 : dates définitives non fixées). Mon itinéraire serait le suivant :
- 1 mois en Australie - 15 jours en Nouvelle Zélande - 1 semaine en Nouvelle Calédonie - 1 semaine en Polynésie (j'ai pensé à Tahiti et Bora Bora, rien de sûr pour l'instant) + quelques jours (vols, stop ...)
Je commence tout doucement à me documenter, le but est évidemment de voir un maximum de choses pendant ces 2 mois. Je partirai avec une amie (qui n'est pas encore sûre à 100%) sinon seule.
J'aimerai donc avoir votre avis concernant ces points :
- Vaut-il mieux avoir recours à une agence ou tout organiser seule ? ( € , activités ... ?) Avez-vous des agences à me recommander ? - concernant les vols, il me faudrait un billet multi destinations (sachant que je partirai de Paris ou Lyon). Cependant, je trouve tjs des billets d'avion "tour du monde" mais qui me font passer par les 4 coins de la planète (logique) mais j'aimerai un "tour de l'Océanie", est-ce que ça existe ??
- pour les déplacements, notamment en Australie, pensez-vous que si j'utilise l'avion ça va être correct d'un point de vue durée et tarifs ?
- pour l'hébergement, j'avais pensé à dormir chez l'habitant pour vraiment m'imprégner de la culture, mais j'ai peur que le budget soit trop serré...
Merci d'avance pour tous les précieux conseils que vous pourrez m'apporter :)
Retour d'un séjour d'un mois sur la côte Est des USA puis San Francisco
Bonjour,
je souhaite faire un petit compte rendu de notre séjour d'un mois aux USA qui a eu lieu en septembre 2013. nous avons voyagé en famille, mon ami et moi, la trentaine, avec notre petit garçon de 2 ans et demi, déjà bien habitué à voyager (c'était son 5e voyage) notre itinéraire avec un départ de Nouméa (Nouvelle Calédonie) : - Washington DC (2 nuits) - Baltimore (1 nuit) - Philadelphie (2 nuits) - New York (7 nuits) - Mystic (1 nuit) - Provincetown (2 nuits) - Newport (2 nuits) - Boston (5 nuits) - San Francisco (3 nuits)
je n'étais jamais allée sur la côte Est des USA, contrairement à mon ami et mon rêve a toujours été de découvrir NY, c'est moi qui ai à tout prix voulu au moins une semaine dans cette ville. Mon ami, quant à lui, fan des Boston Red Sox, souhaitait que nous passions quelques jours à Boston. Ensuite, le choix d'aller à Provincetown avant Newport a été financier. En effet, nous avions déjà réservé NY et nous quittions la ville un vendredi. or, les hébergements sont hors de prix à Newport pendant les weekend, nous avons donc visité d'abord Provincetown avant Newport. tous les hébergements et les locations de voiture étaient réservés avant notre arrivée.
Washington: arrivés le matin très tôt, nous avons déposé les affaires à l’hôtel situé près du capitole (trop tôt pour avoir nos chambres) puis sommes allés nous promener le long du National Mall (en pleine vague de chaleur) où nous avons vu les monuments importants : le capitole, la maison blanche, le mémorial de la 2e guerre mondiale, la statue de Lincoln... rentrés à l’hôtel pour une bonne douche puis nous sommes repartis pour une visite dans le quartier du parlement (sieste dans la poussette pour notre bonhomme), mais la chaleur a eu raison de nous: nous avons rendu les armes vers 16h pour aller profiter de la piscine de l’hôtel. Le soir, fatigués, nous avons mangé au restaurant de l’hôtel, le Art and Soul, c'était délicieux, une bonne cuisine du Sud des USA. le lendemain on a visité 2 musées : le musée d'histoire naturelle et le musée de l'histoire des Etats Unis. on a beaucoup aimé ces visites (à la clim). notre fils pour sa part a adoré le national mall avec tous les écureuils qui l'ont enchanté 😉 un resto espagnol le soir, j'y ai mangé une glace à l'huile d'olive excellente. le dernier jour, on s'est promené vers Union Circle avec toutes les ambassades et les belles maisons jusqu'à la maison blanche puis nous avons récupéré notre voiture de location à Union Station et avons pris la route vers Baltimore.
Baltimore: notre hôtel, le Renaissance, était situé sur Harborplace, le port entièrement réhabilité de Baltimore, l'endroit est très beau. un petit resto sympa sur le port le soir, cuisine simple mais bonne. le lendemain nous avons visité l'aquarium qui est exceptionnel, une très belle visite. puis après un petit tour sur le port, nous avons repris la voiture pour Philadelphie.
Philadelphie: un superbe hôtel dans le quartier historique, The Independant avec apéro vin/fromage offert le soir et petit déjeuner en chambre inclus dans le tarif. on a adoré. des restaurants excellents : Little Nonnas, un italien dont c'était la soirée d'ouverture quand nous y avons mangé et the Dandelion, un très beau restaurant dans le centre ville. on s'est fait plaisir! au niveau visites, nous avons vu la fameuse cloche de la liberté, qui est plus petite que je le pensais, mais on peut la voir de près, ce qui est sympa. la LOVE statue avec sa fontaine dont l'eau est verte, c'est marrant. les escaliers de Rocky. mais ce que j'ai préféré, c'est simplement me promener dans ces rues pavées chargées d'histoire à regarder les belles maisons. nous avons vu la maison de Betsy Ross, la femme qui a cousu le premier drapeau américain à la demande de Washington (que nous avions vu à Washington, ça nous a fait quelque chose, bien que nous ne soyons pas américains). puis départ pour New York, mon rêve allait bientôt devenir réalité !!
New York: merveilleux séjour à la hauteur de mes espérances !! nous avions réservé un appartement au AKA Times Square, donc super pour les sorties resto le soir car pas besoin de prendre le métro (avec petit bonhomme au dodo dans la poussette) on a fait tout ce que je souhaitais avec (sans ordre particulier): le pont de brooklyn, rockeffeler center et le top of the rock, empire state building, la statue de la liberté (où nous sommes montés dans la couronne, attention pas possible pour les enfants de moins de 4 ans), les quartiers de soho, little italy, meatpacking district, greenwitch village, noho, gare grand central, pier 17, wall street, le MET, le musée d'histoire naturelle, Central Park (où nous avons brunché), la 5th avenue, la high line, ground zero... c'était pour moi incroyable de voir tous ces endroits enfin en vrai! nous avions pris le city pass pour les attractions et la metrocard sur une semaine pour le métro en illimité. niveau resto, nous avons mangé indien (utsav), japonais (sushi zen), italien (osteria al doge), français (saju), irlandais (o' donoghue) et américain (bubba gump). encore des repas excellents! niveau sortie, une soirée à broadway où nous sommes allés voir la comédie Motown. c'était exceptionnel!! pour l'occasion, nous avions demandé à notre hôtel le contact d'un service de baby sitting pour notre bébé. c'était très cher: 120$ pour 4h, auxquels il a fallu ajouter le pourboire et 20$ de taxi, mais tout s'est très bien passé et nous n'avons pas regretté. nous avons également assisté à un match de baseball au yankee stadium, vraiment un beau spectacle, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes 😉 le 8e jour, nous avons récupéré notre voiture de location en fin de matinée et direction le Nord, vers la Nouvelle Angleterre
Nouvelle Angleterre: après un petit stop à New Haven pour voir l'université de Yale, nous avons dormi une nuit à Mystic (Chaîne d'hôtel Hampton Inn). très jolie petite ville avec un pont à bascule que notre fils a adoré regarder se lever et se baisser au gré du passage des bateaux. Les maisons à bardeaux de bois y sont magnifiques. le soir, nous y avons mangé au S&P Oyster, restaurant de fruit de mer où nous avons attendu notre table mais n'avons pas regretté. Lors de notre tournée en Nouvelle Angleterre, nous avons mangé du homard à toutes les sauces et à tous les repas car nous adorons ça. le lendemain, après un petit tour dans la boutique du Seaport museum, nous avons pris la route pour Provincetown. là c'est le coup de coeur ! petite ville balnéaire très gay où les piétons sont prioritaires avec des galeries d'art tous les 10m que nous avons bien aimé visiter. notre B&B, le SAGE est très bien placé et très beau et nous y avons été très bien accueillis. au purple feather, un glacier juste à côté, j'y ai mangé la meilleure key lime pie de ma vie. côté resto, nous sommes allés au mews, réputé pour ses martinis (je confirme😉) où pour changer des homards j'ai mangé des coquilles saint jacques et au bubala's, plus familial. la plage de Provincetown est très belle, le sable y est couleur verre, ce qui lui donne un aspect brillant, c'est très joli. nous nous sommes baignés, c'était un très bon moment tous les 3. nous avons fini notre visite de la Nouvelle Angleterre à Newport avec ses châteaux et ses voiliers. notre hébergement était dans le port, le Harborside Inn, un B&B très beau. chaque chambre a un petit balcon qui donne sur la marina. nous avons visité la ville, fait le cliff walk, une balade en bord de mer en contrebas des fameux châteaux. nous avons également fait une croisière en voilier de 2h au coucher de soleil dans la baie de Newport, avec boissons à volonté. un moment exceptionnel ! notre petit garçon a eu la chance de tenir la barre et de sonner la cloche du voilier, un superbe souvenir. niveau resto, nous avons mangé au red parrot, un restaurant de type familial sans grande prétention et au mooring, là c'était excellent! puis direction Boston
Boston: nous avons assisté au match des Boston Red Sox le soir de notre arrivée, au Fenway Park. là c'était le rêve de mon ami, un grand fan, qui s'est réalisé. une superbe soirée qui restera gravée dans nos souvenirs. pour notre séjour à boston nous avions choisi un appartement d'une chambre au Inn @ St Botolph, un bel hôtel situé dans le quartier de Back Bay. nous avons beaucoup aimé car c'est un hôtel sans réception, nous avons eu l'impression d'être des bostoniens. nous avons suivi le freedom trail en entier, on a bien aimé. c'est une bonne manière de visiter boston sans avoir à regarder sur un plan et qui permet de voir les bâtiments et monuments importants. nous sommes bien entendu passés voir Harvard et un passage de jour au fenway park avec un petit détour par la boutique 😉 niveau resto: the cheesecake factory, the post et the legal seafood où nous avons goûté au fameux crabe d'Alaska (délicieux) le dernier jour, nous sommes allés voir une course de Nascar dans le New hampshire, région magnifique, surtout en cette saison d'été indien. on est revenus tard le soir sur boston et départ très tôt le lendemain matin pour San Francisco.
San Francisco: arrivés en début d'après midi, nous sommes tout de suite allés prendre possession de "notre" maison que nous avons louée dans Russian Hill, puis une petite balade dans le quartier. nous sommes passés par le site come2SF pour la trouver et c'était parfait. ils proposent beaucoup de choix de maisons et d'appartements dans San Francisco à louer pour de petites périodes. celle que nous avions s'appelle Russian Hill Cottage et est très bien placée dans le centre ville car nous pouvions aller partout à pieds: hypercentre, chinatown, les piers. nous avons donc visité le centre, les piers et chinatown le premier jour. nous avons assisté à une manche de l'America's cup qui se déroulait au moment où nous étions à SF, c'est incroyable de voir en vrai la vitesse de ces bateaux. le 2e jour nous sommes allés visiter Alcatraz, d'où nous avons regardé la dernière manche de l'America's cup qui a couronné les américains. cette visite est très bien faite avec l'audio tour dans la prison même. après nous sommes retournés au centre ville pour un peu de shopping (je n'en ai pas parlé mais on en a fait tout au long du séjour, en privilégiant les visites) et boire un chocolat au ghirardelli (très bon, une filiale de Lindt). le dernier jour, nous avons loué une voiture. Après avoir descendu la Lombard street, nous sommes passés sur le Golden Gate, puis on a très vite visité le Golden Gate park et sommes allés à Alamo square pour voir les painted ladies. on a fini notre journée aux twin peaks d'où on domine toute la ville, puis direction l'aéroport pour un retour à Nouméa.
et voilà, un merveilleux voyage de terminé, nous sommes maintenant en train de trier toutes les photos que nous avons prises 😎
je souhaite faire un petit compte rendu de notre séjour d'un mois aux USA qui a eu lieu en septembre 2013. nous avons voyagé en famille, mon ami et moi, la trentaine, avec notre petit garçon de 2 ans et demi, déjà bien habitué à voyager (c'était son 5e voyage) notre itinéraire avec un départ de Nouméa (Nouvelle Calédonie) : - Washington DC (2 nuits) - Baltimore (1 nuit) - Philadelphie (2 nuits) - New York (7 nuits) - Mystic (1 nuit) - Provincetown (2 nuits) - Newport (2 nuits) - Boston (5 nuits) - San Francisco (3 nuits)
je n'étais jamais allée sur la côte Est des USA, contrairement à mon ami et mon rêve a toujours été de découvrir NY, c'est moi qui ai à tout prix voulu au moins une semaine dans cette ville. Mon ami, quant à lui, fan des Boston Red Sox, souhaitait que nous passions quelques jours à Boston. Ensuite, le choix d'aller à Provincetown avant Newport a été financier. En effet, nous avions déjà réservé NY et nous quittions la ville un vendredi. or, les hébergements sont hors de prix à Newport pendant les weekend, nous avons donc visité d'abord Provincetown avant Newport. tous les hébergements et les locations de voiture étaient réservés avant notre arrivée.
Washington: arrivés le matin très tôt, nous avons déposé les affaires à l’hôtel situé près du capitole (trop tôt pour avoir nos chambres) puis sommes allés nous promener le long du National Mall (en pleine vague de chaleur) où nous avons vu les monuments importants : le capitole, la maison blanche, le mémorial de la 2e guerre mondiale, la statue de Lincoln... rentrés à l’hôtel pour une bonne douche puis nous sommes repartis pour une visite dans le quartier du parlement (sieste dans la poussette pour notre bonhomme), mais la chaleur a eu raison de nous: nous avons rendu les armes vers 16h pour aller profiter de la piscine de l’hôtel. Le soir, fatigués, nous avons mangé au restaurant de l’hôtel, le Art and Soul, c'était délicieux, une bonne cuisine du Sud des USA. le lendemain on a visité 2 musées : le musée d'histoire naturelle et le musée de l'histoire des Etats Unis. on a beaucoup aimé ces visites (à la clim). notre fils pour sa part a adoré le national mall avec tous les écureuils qui l'ont enchanté 😉 un resto espagnol le soir, j'y ai mangé une glace à l'huile d'olive excellente. le dernier jour, on s'est promené vers Union Circle avec toutes les ambassades et les belles maisons jusqu'à la maison blanche puis nous avons récupéré notre voiture de location à Union Station et avons pris la route vers Baltimore.
Baltimore: notre hôtel, le Renaissance, était situé sur Harborplace, le port entièrement réhabilité de Baltimore, l'endroit est très beau. un petit resto sympa sur le port le soir, cuisine simple mais bonne. le lendemain nous avons visité l'aquarium qui est exceptionnel, une très belle visite. puis après un petit tour sur le port, nous avons repris la voiture pour Philadelphie.
Philadelphie: un superbe hôtel dans le quartier historique, The Independant avec apéro vin/fromage offert le soir et petit déjeuner en chambre inclus dans le tarif. on a adoré. des restaurants excellents : Little Nonnas, un italien dont c'était la soirée d'ouverture quand nous y avons mangé et the Dandelion, un très beau restaurant dans le centre ville. on s'est fait plaisir! au niveau visites, nous avons vu la fameuse cloche de la liberté, qui est plus petite que je le pensais, mais on peut la voir de près, ce qui est sympa. la LOVE statue avec sa fontaine dont l'eau est verte, c'est marrant. les escaliers de Rocky. mais ce que j'ai préféré, c'est simplement me promener dans ces rues pavées chargées d'histoire à regarder les belles maisons. nous avons vu la maison de Betsy Ross, la femme qui a cousu le premier drapeau américain à la demande de Washington (que nous avions vu à Washington, ça nous a fait quelque chose, bien que nous ne soyons pas américains). puis départ pour New York, mon rêve allait bientôt devenir réalité !!
New York: merveilleux séjour à la hauteur de mes espérances !! nous avions réservé un appartement au AKA Times Square, donc super pour les sorties resto le soir car pas besoin de prendre le métro (avec petit bonhomme au dodo dans la poussette) on a fait tout ce que je souhaitais avec (sans ordre particulier): le pont de brooklyn, rockeffeler center et le top of the rock, empire state building, la statue de la liberté (où nous sommes montés dans la couronne, attention pas possible pour les enfants de moins de 4 ans), les quartiers de soho, little italy, meatpacking district, greenwitch village, noho, gare grand central, pier 17, wall street, le MET, le musée d'histoire naturelle, Central Park (où nous avons brunché), la 5th avenue, la high line, ground zero... c'était pour moi incroyable de voir tous ces endroits enfin en vrai! nous avions pris le city pass pour les attractions et la metrocard sur une semaine pour le métro en illimité. niveau resto, nous avons mangé indien (utsav), japonais (sushi zen), italien (osteria al doge), français (saju), irlandais (o' donoghue) et américain (bubba gump). encore des repas excellents! niveau sortie, une soirée à broadway où nous sommes allés voir la comédie Motown. c'était exceptionnel!! pour l'occasion, nous avions demandé à notre hôtel le contact d'un service de baby sitting pour notre bébé. c'était très cher: 120$ pour 4h, auxquels il a fallu ajouter le pourboire et 20$ de taxi, mais tout s'est très bien passé et nous n'avons pas regretté. nous avons également assisté à un match de baseball au yankee stadium, vraiment un beau spectacle, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes 😉 le 8e jour, nous avons récupéré notre voiture de location en fin de matinée et direction le Nord, vers la Nouvelle Angleterre
Nouvelle Angleterre: après un petit stop à New Haven pour voir l'université de Yale, nous avons dormi une nuit à Mystic (Chaîne d'hôtel Hampton Inn). très jolie petite ville avec un pont à bascule que notre fils a adoré regarder se lever et se baisser au gré du passage des bateaux. Les maisons à bardeaux de bois y sont magnifiques. le soir, nous y avons mangé au S&P Oyster, restaurant de fruit de mer où nous avons attendu notre table mais n'avons pas regretté. Lors de notre tournée en Nouvelle Angleterre, nous avons mangé du homard à toutes les sauces et à tous les repas car nous adorons ça. le lendemain, après un petit tour dans la boutique du Seaport museum, nous avons pris la route pour Provincetown. là c'est le coup de coeur ! petite ville balnéaire très gay où les piétons sont prioritaires avec des galeries d'art tous les 10m que nous avons bien aimé visiter. notre B&B, le SAGE est très bien placé et très beau et nous y avons été très bien accueillis. au purple feather, un glacier juste à côté, j'y ai mangé la meilleure key lime pie de ma vie. côté resto, nous sommes allés au mews, réputé pour ses martinis (je confirme😉) où pour changer des homards j'ai mangé des coquilles saint jacques et au bubala's, plus familial. la plage de Provincetown est très belle, le sable y est couleur verre, ce qui lui donne un aspect brillant, c'est très joli. nous nous sommes baignés, c'était un très bon moment tous les 3. nous avons fini notre visite de la Nouvelle Angleterre à Newport avec ses châteaux et ses voiliers. notre hébergement était dans le port, le Harborside Inn, un B&B très beau. chaque chambre a un petit balcon qui donne sur la marina. nous avons visité la ville, fait le cliff walk, une balade en bord de mer en contrebas des fameux châteaux. nous avons également fait une croisière en voilier de 2h au coucher de soleil dans la baie de Newport, avec boissons à volonté. un moment exceptionnel ! notre petit garçon a eu la chance de tenir la barre et de sonner la cloche du voilier, un superbe souvenir. niveau resto, nous avons mangé au red parrot, un restaurant de type familial sans grande prétention et au mooring, là c'était excellent! puis direction Boston
Boston: nous avons assisté au match des Boston Red Sox le soir de notre arrivée, au Fenway Park. là c'était le rêve de mon ami, un grand fan, qui s'est réalisé. une superbe soirée qui restera gravée dans nos souvenirs. pour notre séjour à boston nous avions choisi un appartement d'une chambre au Inn @ St Botolph, un bel hôtel situé dans le quartier de Back Bay. nous avons beaucoup aimé car c'est un hôtel sans réception, nous avons eu l'impression d'être des bostoniens. nous avons suivi le freedom trail en entier, on a bien aimé. c'est une bonne manière de visiter boston sans avoir à regarder sur un plan et qui permet de voir les bâtiments et monuments importants. nous sommes bien entendu passés voir Harvard et un passage de jour au fenway park avec un petit détour par la boutique 😉 niveau resto: the cheesecake factory, the post et the legal seafood où nous avons goûté au fameux crabe d'Alaska (délicieux) le dernier jour, nous sommes allés voir une course de Nascar dans le New hampshire, région magnifique, surtout en cette saison d'été indien. on est revenus tard le soir sur boston et départ très tôt le lendemain matin pour San Francisco.
San Francisco: arrivés en début d'après midi, nous sommes tout de suite allés prendre possession de "notre" maison que nous avons louée dans Russian Hill, puis une petite balade dans le quartier. nous sommes passés par le site come2SF pour la trouver et c'était parfait. ils proposent beaucoup de choix de maisons et d'appartements dans San Francisco à louer pour de petites périodes. celle que nous avions s'appelle Russian Hill Cottage et est très bien placée dans le centre ville car nous pouvions aller partout à pieds: hypercentre, chinatown, les piers. nous avons donc visité le centre, les piers et chinatown le premier jour. nous avons assisté à une manche de l'America's cup qui se déroulait au moment où nous étions à SF, c'est incroyable de voir en vrai la vitesse de ces bateaux. le 2e jour nous sommes allés visiter Alcatraz, d'où nous avons regardé la dernière manche de l'America's cup qui a couronné les américains. cette visite est très bien faite avec l'audio tour dans la prison même. après nous sommes retournés au centre ville pour un peu de shopping (je n'en ai pas parlé mais on en a fait tout au long du séjour, en privilégiant les visites) et boire un chocolat au ghirardelli (très bon, une filiale de Lindt). le dernier jour, nous avons loué une voiture. Après avoir descendu la Lombard street, nous sommes passés sur le Golden Gate, puis on a très vite visité le Golden Gate park et sommes allés à Alamo square pour voir les painted ladies. on a fini notre journée aux twin peaks d'où on domine toute la ville, puis direction l'aéroport pour un retour à Nouméa.
et voilà, un merveilleux voyage de terminé, nous sommes maintenant en train de trier toutes les photos que nous avons prises 😎









