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Un mois chez les Sasak, Lombok (Indonésie) en octobre 2008
by Jouki · 2011-07-28 · 36 replies
Voila mon tout premier carnet de voyage, en espérant que ça plaise aux v-fistes...

Ce carnet est surtout dedié aux "sasak", hâbitants de lombok.

Avec un vol au départ de bangkok pour denpasar, ce voyage devait s'en tenir a bali, un pote m'en avais parlé;"A bali, la plupart de la population est hindoue" Alors, interessé par cette religion que je ne connaissais pas et la pub faite sur bali, je me suis dit en route pour un mois sur cette île! Mais ce fut tout autrement...

Arrivé a denpasar, l'aéroport de bali, je prend un taxi pour kuta(qui m'entube au niveau du prix, le meter est moins cher!)Pas grave, la prochaine fois je saurais... Le taxi: - what name your guest house? - i dont know!bring me to a cheap one! Dans le centre, il me trouve assez facilement une guest pas loin de la plage.Aller, on vas faire un ptit tour.Tout le monde veut me vendre des babioles, des conneries; - mister!taxi? - no thank's! J'arrive sur la plage, des surfeurs, blancs, indo, des cours (de surf) sur la plage, des surfeurs qui m'on l'air de bien frimer avec leurs planches sous le bras.(c'est mon impression sur cette plage, je n'ai rien contre les surfeurs!) A peine arrivé que bali me deçoit, c'est ça bali?bref je me pose sur une murette et regarde défiler la vie, le traffic fou de kuta, avec le macdo en arrière plan, côté plage les surfeurs....

Première rencontre! une femme, plutôt maigre, bien bronzée, la trentaine, voir plus , vient me taper la causette, super sympa;elle me dit qu'elle tient un salon de massage et un ptit restau pour apprendre aux touristes a cuisiner local.Elle m'a l'air plutot d'une rabatteuse en me filant un papier pub de son ptit buiseness!N'empèche qu'elle est bien cool et nous discutons pendant un bon moment, je lui paye un "redbull drink"et moi ma première bintang beer;Ah! je me sens mieux! Rencontre sympatique, connaissant pas grand chose de l'indonesie je lui demande des infos sur le pays mais surtout sur bali et les îles alentours.Elle me parle de lombok, sumba, sumbawa, comme beaucoups plus sauvage que bali...

Ces noms sonnent bien, mon esprit change de direction, et se tourne vers ces îles dont je n'ai pas la connaissance, à part lombok qui est sur mon guide du routard "bali et lombok".Je décide donc de partir sur lombok dès le lendemain matin.Je sais pas pourquoi, mais mon destin doit m'emmener là-bas....

Donc le jour d'aprés, je prend la route vers padangbay en minibus.Pendant le trajet, le paysage est magnifique;le voyage prend forme!Ça a l'air d'être beau bali quand mème! Tant-pis, de toute facon mon choix est fait, je pars sur d'autres iles. A padangbay, j'arrive trop tard!Apparement plus de bateaux pour lombok aujourd'hui.Pas grave, je vais passer la nuit ici, ce village bord de mer m'a l'air bien plus sympa que "kuta babylon".

Une chambre, un ptit tour de marche sur la plage et dans les environs;étant pieds nus, je me brûle avec ce soleil qui tape fort.Les locaux rigolent!un nasi goreng et hop, good night.

le lendemain matin, c'est parti pour 5 heures de ferry cap sur lombok îland!!!!L'aventure commence...

Arrivée au port de lembar, je partage un minibus avec quelques ôccidentaux, direction "kuta lombok".Endroit que j'ai choisi en feuilletant vite fait"le routard" la veille, qui parlait d'un village plus roots, plus tranquille que senguigui. Comme d'hab en voyage, je suis scotché à la vitre du minibus;je regarde les villages de terre battu en bord de route qui me rappelle le laos, les ptites calèches taxis, la nature assez arride par endroits, plus un panneau en anglais, la route cabossée;ah! je sens que ça va me plaire ici!!!

A kuta, le chauffeur dépose les autres passagers à un hôtel qu'ils avaient du réserver et m'interroge: - And you? what's your hôtel? - I dont know! Il me dit qu'ici c'est l'arrêt terminus, donc je descend, un jeune m'accoste, me demande où je vais: - Je sais pas, tu connais pas des bungalow en bord de mer? - Si, monte derrière moi, je t'emmène. - Cool!!!Me voila grimpé sur sa motobike pratiquement neuve, a traverser ce ptit village qui m'a l'air bien sympatique!

Nous arrivons â une guest house avec la plage juste en face mais la route comme frontière!;Pas grave, le jardin dedans est joli, le prix de la chambre dérisoire et l'accueil bien cool.Formalités et négociations finies, je demande a mon "taxi" s'il connait pas une location de motobike dans le coin;il rêflechit et me propose la sienne pour à peine 4 euros par jour. J'ai besoin d'un peu d'argent et j'en ai pas trop l'utilitée en ce moment me dit-il. - Ok ca marche mec je prend!!

Ce "mec", il s'appelle katam, il est gardien de sécurité au "matahâri guesthouse" juste a côté de la mienne.Avec lui, une belle amitiée est en train de naître, comme beaucoups de gens à kuta d'ailleurs. Il me présentera à sa femme et sa ptite fille, m'offrira l'hospitalité du repas et du "lombok coffe" bien des fois...

Le contrat de location de motobike établit à l'âmiable locale, je le ramène chez lui à 500m dans les terres.Arrivés a sa cabane, je bois mon premier "lombok coffe", en faisant connaissance, de moi, de lui, de sa ptite famille....

On peut sentir les bonnes vibrations ici...

C'est clair que je vais me plaire ici, a kuta lombok... (la suite plus tard...) (si ca intéresse!)
Platanes du canal du Midi
by Salmo · 2011-07-27 · 27 replies
Bonjour , ce matin je prends la voiture🙁 pour aller au taf , j'entend à la radio que les platanes du canal du midi vont être coupés car atteint d'un champignon incurable (le chancre doré je crois) . Qu'elle triste nouvelle , certains de ces arbres sont bi centenaires .Moi qui projeter de le faire en famille 😕 . Cela veut dire que pendant quelque temps il va y avoir des travaux d'abattage et qu'avant qu'il y ait de nouveaux arbres faisant de l'ombre sur le canal il va falloir attendre un moment😕. Est ce que quelqu'un à des infos la dessus ?
Italie: Archipel des Eoliennes, 7 îles à découvrir... en 7 escales
by Jemaflor · 2011-07-24 · 15 replies
Eparpillées au nord des côtes siciliennes, les îles de l’archipel des Eoliennes ont toutes en commun une origine volcanique. Seraient-elles pour autant toutes semblables ? Pas vraiment, car chacune d’entre elles offre aux visiteurs ses particularités, son originalité et un charme bien différent… D’île en île, je vous propose un cabotage en mer Thyrrhénienne, au programme 7 escales, une dans chaque Eolienne. Prêt à embarquer pour Lipari, Vulcano, Salina, Panarea, Stromboli, Filicuidi et Alicuidi ? Puisque vous êtes partant … alors bon vent au pays d’Eole !

Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …

Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.



Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).

Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.

La route côtière en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.



L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !

Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.

Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.

La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.

Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.

C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.

Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.



Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.

A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ? La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.

A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !

Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.



Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.



Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.



Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.

La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.



En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.



Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !



La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !

Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !



Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.



C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …



Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !

Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.



Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.

Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.



Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c’est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…



Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !



La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.

C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.



En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.



Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …

La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.



Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.

Jean
Trois jours à Bangkok pour un papillon
by Patliju · 2011-07-19 · 10 replies
Partie pour le Vietnam au départ , hésitant pour le Cambodge , j'opte pour des vacances thaïlandaises pour mon premier contact asiatique. 15 jours pour n'être personne juste un "fareng" qui se lance des défis à la hauteur de ses questionnements . Qui -suis-je ? Où vais-je ?.

"Take it easy" m'a dit un "astrologue" thaïlandais hier. En ce qui me concerne il est plus facile de s'occuper des autres que de soi , et on n'arrête pas de me répéter "occupe toi de toi "!C'est ce que j'ai fait ce matin enfin je pense , ainsi après deux jours de visites frénétiques dans la mégapole de 10 millions d'habitants j'ai testé les massages traditionnels thaï. Comme je ne voulais pas me retrouver dans un salon au décor suranné dans lequel on a des doutes sur l'âge des masseurs j'ai pris les références d'un guide . On m'a conseillé l'école de massage duWhat Pho (temple du célèbre bouddha couché car il accède au Nirvana) . Le massage est une véritable médecine ici. Nous étions 4 dans une même pièce à se faire masser, j'étais la seule fareng , quand on entre on a tout de suite une impression de détente (sans les artifices des salons de beauté :décor, musique douce etambiance odoriférante) . Ceux qui se faisaient masser avaient tous les yeux fermés . Je me suis dite , voila c'est ça qu'il me faut . J'ai tout de même été surprise par la douleur de quelques points , je n'ai jamais réussi à vraiment fermer les yeux plus de deux minutes . A posteriori je ne regrette pas car ça m'a fait du bien .

Si vous vous attardez plus d'une minute avec un plan de la ville sous les yeux vous serez vite harcelé non seulement pour vous emmener quelque part mais aussi pour vous vendre un circuit touristique dont vous n'avez pas du tout envie. On vous mentira même pour ça parfois, lundi dernier on m'a raconté que c'était le jour du Bouddha ainsi les temples n'ouvrent qu'à 13h ou que nous étions en vacances scolaires et que le Chao Praya express (bon moyen pour contourner les embouteillages terrestres pour seulement 14 baht) ne fonctionnait pas. Les moyens de transports sont tellement multiples (tuk tuk , taxi , sky train, métro , bateau) que dans tous les cas de figure on finit par arriver quelque part et même si ça n'est pas là où on voulait aller il y a toujours à découvrir .

Je me suis retrouvée par hasard tout à l'heure dans un marché alimentaire , les couleurs vives des fleurs (beaucoup de jaune et de mauve) et les odeurs (un mélange d'huile , d'encens , de fleurs , et de fruits) m'ont enchantées . Ma seule frustration est de n'avoir pas pu échanger comme je l'aurai voulu, car les marchands ne parlaient que le thaï et notre langue des signes était un peu limitée. C'est aussi dans ces moments qu'un sourire en dit long. Ma première expérience de tuk tuk m'a apprise que les massages thaïlandais ont du connaître un sacré essor lorsque ces petits véhicules sont apparus. C'est un moyen de transport pittoresque que j'aime beaucoup personnellement car c'est une mini "décapotable" qui nous protège assez bien du soleil (mais moyennement des pluies de mousson) . J'aime bien cette sensation de liberté "cheveux aux vents " malgré les pots d'échappements qui nous rappellent que le contrôle technique n'est pas dans les habitudes thaïlandaises. J'ai pris ma première leçon de bouddhisme hier , je me suis faite guidée pour la visite du What Pho, j'ai appris que chaque posture avait une signification ...eh oui mon niveau culturel bouddhiste est assez limité je dois le reconnaître. Dans une ville comme Bangkok tous les sens sont en éveil constants et celui que j'apprécie particulièrement c'est celui du goût. Chaque repas est un festival d'épices , de légumes , et de sauces . A chaque début de repas je pense à ma fille de 7 ans qui mèneune résistance acharnée contre l'utilisation du couteau.Enfin un peuple entier de plus de 60 millions d'habitants qui la comprend. En effet on ne m'a pour l'instant jamais servi de couteau dans les restaurants , juste une cuillère et une fourchette (et parfois des baguettes). Bravo ma fille tu es plus ouverte que ta mère aux pratiques culinaires non-occidentales! Demain cap sur les îles du Golfe de la Thaïlande ! Je profite de l'occasion pour remercier les membres de voyage forum qui m'ont aidé à préparer ce voyage et à l'appréhender surtout. Pat
Récit de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011)
by Makassi · 2011-07-19 · 6 replies
Bonjour,

Voici un bref compte-rendu de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011) :

Arrivée à BKK le soir. L’idée était d’enchaîner directement avec le train de nuit pour nous rendre dans la province de Nan. J’avais acheté les billets à l’avance via l’agence thailandtrainticket (très professionnels). Suite à un concours de circonstances (avion en retard, vendredi soir, avant-veille des élections, pluies diluviennes), nous ratons le train. Première nuit à BKK donc et nous sommes contraints de changer de programme car il n’est plus possible de trouver un moyen de transport vers de nord dans les jours qui suivent. Nous prenons donc un taxi pour Khao Yai après avoir réservé auprès de Green Leef GH le tour de 1,5 jour (1500 bts). Dès notre arrivée, nous posons nos sacs dans les chambres (nous choisissons les plus confortables à 300 bts : impec) et commençons de suite la ½ journée qui commence en fait à 15h. Au programme : baignade à proximité d’une source, visite d’une grotte avec des tas de bebetes dedans (chauve-souris, tarentules, araignées scorpion etc.) et nous assistons au spectacle incroyable de 2 millions de chauve-souris qui sortent d’une autre grotte. Cette entrée en matière était vraiment top et cela est surtout du à notre guide, Joe, qui est vraiment exceptionnel. Nous mangeons dans la GH gérée en fait par toute une famille. La nourriture est très bonne et à des prix dérisoires. Le lendemain, nous partons pour la journée complète dans le parc avec un autre guide, Birdman Nine (dont le GDR parle d’ailleurs). Grâce à lui, nous passons une merveilleuse journée à observer une multitude d’animaux dans la jungle (des oiseaux bien sûr, sa passion mais aussi des éléphants, des serpents, des singes (quelle merveille, le chant des gibbons), des scorpions, etc.). Nous avons été enchantés de notre séjour au Green Leef GH : les guides sont passionnés par leur boulot et ça c’est précieux, les chambres sont très agréables, la nourriture et l’ambiance également très chouettes.

Lors de notre séjour à Khao Yai, nous apprenons qu’il y a des inondations terribles à Nan, on ne comprend pas tout mais on voit qques photos et on décide à regret de changer de cap. Nous voulons toujours aller dans le nord : ce sera donc Chiang Mai malgré mon appréhension. Nous sommes maintenant le lendemain des élections et il n’y a plus aucune place disponible dans les trains… Nous retentons notre chance au guichet de la gare de Pak Chong et hourra, des trains supplémentaires viennent d’être rajoutés. Nous prenons donc un bus pour Lopburi (il existe un direct) où nous passons la soirée au milieu des rats à défaut de singes… Dans le train, organisation de la suite du séjour. Nous avions envie de faire un trek. J’aimerais poursuivre jusqu’à Mae Sariang et trouver qqchose là-bas mais le reste de la famille fait usage de son droit de veto : marre de la route. Nous optons donc pour Pooh Eco Trekking avec un départ le lendemain matin. Direction : Mae Sariang… ;-). Nous avons choisi le trek de 3 jours et c’était absolument génial. Le prix varie en fonction de la taille du groupe. Un couple d’Allemands s’est joint à nous et nous avons alors payé 3300 bts par adulte. Il parait qu’un trek commercial coûte environ 1100 bts par pers mais je pense que l’intérêt (s’il existe) est bien moindre. A nouveau, nous avons la chance d’avoir un guide extraordinaire , Tin. Le premier jour, nous avons marché jusqu’au village Karen en passant par les cultures. Arrivés au village, nous pénétrons dans le village tout doucement, Tin prend la peine de s’arrêter à chaque maison et de nous présenter. Nous sommes une attraction (amusant de voir que le couple de jeunes Allemands qui est avec nous semble de pas exister à côté de notre famille). Nous rencontrons ensuite la famille qui va nous héberger et nous posons nos affaires dans leur chambre. Pooh change de famille à chaque fois qu’ils viennent dans le village. Si on a bien compris, une famille héberge donc des touristes deux fois par an. En tout cas, on sent bien que cela reste un événement (agréable). Nous partageons la vie simple de la famille pendant la soirée. Nous cuisinons et discutons autour du foyer , nous allons boire le « thé » avec les amis de Tin et nous allons nous coucher de bonne heure. Les enfants de la maison observent nos coutumes bizarres et se rapprochent lorsque nous nous sommes couchés et échangent leurs commentaires juste au dessus de nos têtes comme s’ils nous bordaient… Nous passons une nuit mémorable (on avait oublié que le bois c’était si dur et on est pris de compassion pour les harengs fumés). Le lendemain, nous passons quelques heures dans le village. On aime les jeunes mamans fières comme des paons qui discutent innocemment devant la maison pour faire admirer leur bébé, les petits garçons espiègles qui mitraillent tout ce qui bouge avec leur sarbacane, le saké à 9h du mat accompagné d’un morceau de rat fumé ;-)…

Nous partons ensuite pour quelques heures de marche le long d’une rivière que nous devons traverser par trois fois (séquence émotion car il a énormément plu les derniers jours). Nous sommes accompagnés de quatre jeunes hommes du village (en plus du guide). On ne comprend pas très bien pourquoi ils nous accompagnent au début mais on comprend à la première traversée de la rivière… Nous arrivons ensuite au campement de Pooh le long de la rivière. L’endroit est magnifique, nous disposons d’une petite cascade avec bassin jacuzzi et nous faisons le remake de la pub de Tahiti douche. Le bonheur ! Les karens qui nous accompagnent travaillent pendant des heures et font preuve d’une grande dextérité pour transformer les tiges de bambous en bol (là, je bois mon thé dedans), baguettes, cuillères, casseroles, plats, flambeaux etc. Nous participons à la confection du repas et nous allons tôt au « lit ». Le lendemain, nous nous sommes vraiment pris pour Indiana Jones, nous avons remonté une petite rivière-torrent pendant quelques heures, c’était vraiment extraordinaire, un environnement magique et l’impression de dépasser nos limites (là, on comprend à fond pourquoi les Karens nous accompagnent). Nous traversons au flambeau une grotte que traverse la rivière et nous remontons ensuite dans un autre village. Ensuite, retour à Chiang Mai. Si tout s’est passé aussi bien, c’est bien grâce à notre guide et à l’approche de l’agence. Nous leur sommes très reconnaissants. J’appréhendais ce trek parce que je craignais de me retrouver dans un trip dénué de sens. Ce fût tout l’inverse.

Nous avons apprécié le grand respect montré par notre guide envers les villageois (ou grande habileté, ne soyons pas trop naïf) et nous avons eu l’impression que l’ensemble du village bénéficiait de la collaboration avec l’agence.

En tout cas, les gens étaient contents de nous voir. Nous n’avons jamais eu l’impression de ne pas être à notre place. Tout s’est déroulé dans le respect de chacun et tout en douceur et simplicité.

Arrivés à Chiang Mai, nos Allemands préférés nous indiquent leur GH qui se trouve à 50 m de l’agence. Il paraît qu’il y a un lit dans la chambre et qu’il y a même moyen de prendre une douche : cet endroit a vraiment l’air extraordinaire ;-). Il s’agit de JJ Guesthouse (juste à côté de Julie GH). Les chambres sont à 250 bts avec sdb. Cette GH est situé dans un quartier hyper touristique, jamais vu ça. Cette GH est fréquentée principalement par des jeunes qui ont envie de faire la fête et qui se comportent exactement comme s’ils étaient à Torremolinos. J’ai bien souvent honte. Je me demande quand même pourquoi ils sont là, uniquement à cause du coût de la vie moins élevé ? A part ça, la GH est agréable. Nous avons été frappé par l’excellent rapport qualité-prix des prestations à CM (GH, transports, massages, nourriture). La concurrence semble être acharnée. Nous nous rendons vite compte que les touristes restent parqués dans certaines rues et il suffit de marcher 100m pour se retrouver en Thailande à nouveau (il y a un super marché de nuit alimentaire tout près de la GH). Nous sentons cependant pour la première fois en Thailande qu’une partie des personnes rencontrées ont un a priori négatif en nous voyant (on comprend pourquoi). Nous nous rendons aussi à la prison des femmes pour un massage effectué par les détenues en fin de peine (l’argent leur est remis à leur sortie). Excellent massage avec son lot de souffrances mais aussi avec (merci les autres touristes) l’introduction d’un concept normalement totalement absent du massage thai : la douceur. Tout près de la prison, quelques cantines (chinois ?) servant une nourriture délicieuse et nouvelle pour nous.

Départ de CM pour BKK en train de nuit. Nous passons la journée à BKK (dépôts des sacs à la consigne de la gare : 70 bts par sac). Au programme : ballade sur les klongs avec Thuan et ensuite balade dans les quartiers indiens et chinois. Le soir, nous reprenons un train de nuit pour Chumphon. Je réserve par tel nos places sur le bateau de Lomprayah à 7h du mat le lendemain. Arrivée à Koh Tao à 8h45. Je voulais loger à Ao Leuk mais rien de dispo à moins de 1500 bts. Nous logeons donc sur Ao Tanote au Diamond Beach resort (très bien, 600 bts). La plage est très jolie et les constructions sont relativement bien intégrée. Il y a juste ce qu’il faut comme activité. Peu de gens mais quand même un restaurant bar avec de la bonne musique. Par contre, quelle consternation en mettant nos têtes dans l’eau : tout le corail est mort ou en phase terminale. Nous en avons la gorge serrée à chaque fois. Après on est quand même content de voir les jolis poissons qui restent encore mais quel gâchis. J’imagine que la situation s’est dégradée très rapidement. Nous sommes allés sur Koh Tao car l’année dernière, nous avons passé qques jours à Koh Samet et fait une excursion au cours de laquelle nous avions admiré de jolis jardins de coraux avec quelques jolis poissons. On avait vraiment trouvé cela chouette et on s’est dit que cela valait le coup de faire l’effort de se rendre sur l’île référence en cette saison. Au final, j’ai nettement préféré ce que nous avons vu l’année dernière : deux fois moins d’espèces de poissons mais dans un environnement relativement préservé. C’est vraiment ridicule qu’il n’y ait pas de mesures de gestion qui soient prises (crèmes solaires, gestion des déchets, …) car dans quelques années, tout le potentiel de l’ile aura disparu (en tout cas pour le snorkeling, je ne sais pas ce qu’il en est de la plongéé). On n’est vraiment pas fiers d’avoir participé à ce carnage. Nous retournons avec joie à Chumphon manger de bons petits plats au milieu des Thais. Re train de nuit et dernière journée à BKK. Nous nous posons à Your place GH, près de la gare et juste à la sortie du métro (très bien 600 bts). Direction Chatuchak (génial) et MBK etc. Et voilà la fin de notre beau voyage !
Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême"
by Cove70 · 2011-07-03 · 73 replies
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.
Biarritz-Millau à vélo: itinéraires, hébergements, activités et sites à ne pas manquer?
by Fabplaty · 2011-06-22 · 4 replies
Bonjour, et d’abord un grand merci à tous les participants de ce site où j’ai déjà glané de nombreuses suggestions très intéressantes !!

Je prépare une aventure à vélo avec un véhicule pour les bagages 😊, de Biarritz à Millau pour mai-juin 2012. Nous ne sommes pas des athlètes, mais en bonne forme, habitués à de longues balades à vélo (3-4 heures en selle), mais pas encore à plus d’une journée d’afillée. Nous ne connaissons pas du tout les régions traversées alors, pendant cette « balade », nous comptons découvrir des villes/villages agréables, admirer quelques merveilles naturelles, se divertir (festivals de musique, autres activités sportives) et se cultiver un peu (visites de monuments/musées, artisanat). On veut tout 😉 sauf des routes avec beaucoup de voitures ! J’ai déjà trouvé de nombreuses info. parmi les autres échanges, surtout pour le tronçon Biarritz-Toulouse, mais il me reste (beaucoup) de questions ! Merci d’avance à celles et ceux qui nous offriront une, ou plusieurs, suggestions sur l’itinéraire, l’hébergement, les trucs à voir et/ou à faire absolument et surtout ce qu’il faut éviter !

Biarritz-Pau : C’est assez plat, non ? Peyrehorade ou Salies-de-Béarn pour déjeuner ? Pour la nuit, Orthez semble un peu proche, mais Pau un peu loin, même sur du plat pour une première journée : y a-t-il un gîte/hôtel/village sympa entre les deux ? Le haras de Gelos vaut-il le détour ?

Pau-Toulouse : en 2 ou 3 jours ? Le plus direct semble être Vic-en-Bigorre > Mielan (avec un détour par le Puntous de Laguian ? Mais c’est sur la N21) > Masseube > Simorre > Lombez > St Lys et Plaisance-du-Touch, mais les routes sont-elles agréables ou dangereuses ? Pourquoi pas St Lys vers Portet-sur-Garonne et suivre le fleuve sur la D4 ? Où dormir ?

Toulouse : une journée complète pour profiter de la Ville Rose

Toulouse-Albi : quelles routes éviter et quelles routes/chemins/voies vertes privilégier ? A Albi, avez-vous des suggestions de chambres d'hôtes/gîtes ... ?

Albi-Millau : on hésite entre rester « au fond » et suivre le Tarn (toutes les routes sont vertes – donc belles !- sur les cartes Michelin, mais y a-t-il des passages à éviter sur l’une ou l’autre rive ?) et quitter la rivière que l’on aura suivie entre Toulouse et Albi pour explorer ailleurs : où ?

Millau : 2 jours pour s’initier au parapente, faire du kayak et/ou de l’escalade… Vers quel gîte (ou camping « équipé ») se diriger ?
Croisière en Norvège sur le MS Nordnorge: de Bergen à Kirkenes en direct
by Toilapol · 2011-06-11 · 116 replies


Le 16 juin prochain à 19H45 commencera la diffusion en direct du voyage du MS Nordnorge de l' Hurtigruten depuis le quai de Bergen jusqu'au quai de Kirkenes.... 134H de direct !!!

8 caméras sont prévues par la chaîne NRK pour avoir le plus possible l'impression d'être à bord du navire pendant ces 5 jours pendant lesquels le soleil sera présent 24H/24 dans le nord.

Les images seront visibles en flash à www.nrk.no/hurtigruten à partir de 20H le 16 juin. Vous pouvez vous abonner ici pour recevoir un rappel au début de la diffusion.

+ d'info sur facebook

Depuis quelques semaines, NRK teste ses installations : caméras, transmissions... Ce n'est pas son premier direct du genre : après la cabine du conducteur du Flåmsbana et celle du conducteur du train Bergen - Oslo qui ont remporté un grand succès, on va passer à une autre dimension à la passerelle du MS Nordnorge !!

Je posterai l'heure de passage dans les principaux hauts lieux de la ligne : Vestkapp, Geiranger, Stokksund, Torghatten, les 7 Soeurs (les montagnes, pas les cascades), cercle polaire, arrivée aux Lofoten, Trollfjord, Raftsund, Rysøyrenna, Alpes de Lyngen, Sorøysundet, Finnkirka.... une petite mise en bouche en attendant ?
Carnet de route, sud Maroc (avril 2011)
by Johndoex3x · 2011-05-14 · 10 replies
1er jour Hotel central casablanca Tres bien, pas forcément très bien entretenu, c’est dommage mais c’est propre, patron tres sympa bien qu’un peu rustre au premier abord. Petit déjeuner marocain nickel Dans le quartier, plein de bouis bouis pour manger, epiceries pour acheter de l’eau, du pain… Location de voiture chez jawacars. Logan neuve. Pas de problème. 23€/jour 2 eme jour Hotel toulousain : accueil bien mieux qu’il y a trois ans Toujours très propre. Wifi gratuite Attention, dans marrakech, zones bleues à parcmètres. C’est nouveau et ça coute 40 dhs le sabot…forcement on a testé ça aussi. Dejeuner chez bej gueni : compter 35 dhs les 250 g de viande – c pas cher et correct. On a aussi testé la gamine malade, essayé la clinique privée qui nous a renvoyé à un spécialiste, finalement on a trouvé un généraliste sur notre chemin quartier Majorelle : pas d’attente , nickel Coût d’une consultation : 80 dhs. Ca marche bien et c’est plus simple que l’hôpital que nous avons testé le surlendemain !!! Visite des jardins majorelle toujours aussi beaux. Cette fois ci on a essayé le mellah : souk dans son jus : peu de touristes et prix bien plus bas : babouches michelin : 100 dhs tout cousu collé et semelle en pneu Raz el hanout 20 dhs les 100g et un peu plus loin 10 dhs !! l’avantage ici c’est qu’on vous le broie à la demande : le mélange garde tout son parfum. Diner au Toubkal : pas de surprise, bien, pas cher du tout, salade offerte en entrée. Glace glacier Argana (éh oui, avant l’attentat !)

Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration

Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam

Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».

Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.

A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.

Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…

Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!

Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
Canal du Midi en famille
by Nicoavelo · 2011-05-05 · 27 replies
Bonjour, nous venons de parcourir le canal du midi à vélos avec nos 2 enfants de 4 et 7 ans. Partis d'Agde, nous avons pédalé pendant 4 jours jusqu'à Castelnaudary. Nous étions équipés de 3 VTT (2 adultes + 1 enfant), d'une remorque 2 roues pour le plus petit et d'une remorque bob pour la logistique. La "2 roues" est passée sans grande difficulté tout le long du parcours même si le sentier n'est pas toujours très large. Les bivouacs en bordure du canal sont faciles ; le retour en train avec tout notre équipement jusqu'à Agde s'est également déroulé sans encombre. Nous pouvons partager notre expérience si vous vous posez quelques questions (hotels, état du chemin de hallage, retour, équipement...). 😉
Envoyer un véhicule en Afrique du Sud?
by Nathaliemont · 2011-05-01 · 33 replies
Nous souhaitons faire partir notre véhicule (equivalent camping car) en Afrique du sud afin de le récupérer la bas pour un periple dans les pays du sud de l Afrique. Sommes à la recherche de compagnies pratiquant ces traversées. Pour l instant nous avons une entreprise ( autotrans) qui nous a fait parvenir un devis avez vous d autres références?

Merci
Recherche bénévolat gratuit au Cambodge
by Alexandramon · 2011-04-29 · 21 replies
Bonjour,

J'ai 22ans, je suis étudiante et j'ai peu de moyen mais énormément de motivation!

J'aimerai partir au Cambodge pour une durée de un ou deux mois cet été 2011 pour participer à une association de bénévolat sur place. Malheureusement j'ai fait des recherches et toutes les associations sont payantes entre 1000 et 2500 euros par mois. Je trouve cela un peu bizarre de payer si chèr et la plupart des personnes me disent que c'est du vol:!

Connaitriez vous des associations qui ne soient peu ou pas payantes? Ou bien pourriez vous m'expliquer pourquoi cela coûte si chér?!

Merci d'avance pour vos réponses, j'attend avec impatiente de pouvoir trouver une association qui me permette de réaliser ce rêve.
Quelques parcs américains rarement évoqués
by Zitounet · 2011-04-06 · 140 replies
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.

Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.

Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.

Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?

CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park

Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.

Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...

Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.





Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.



On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.



Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.



Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.



Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.



A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.



Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.



A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************

IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone

C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons. Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.

Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.



Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.





A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.

La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)



A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.



Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.

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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day

C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).



Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !

Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.



Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.



Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.

Henry

Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.

Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter. Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.

C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.



Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.

Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte. Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).



En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.



Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.



Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.

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Washington : le Mount St Helens NVM

La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif. Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).



Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.

En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route). Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.



Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.



La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.

Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.



Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.



Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.





Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.



Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.



Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O

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Colorado : première découverte au Colorado National Monument

C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument. Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.

Décidément trop petit, pour les USA

Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.

Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.



Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.





Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.



Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses. Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day.

Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.

Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.

Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.

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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !

Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.



Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.



Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.



Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.

Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant. le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.

un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.

pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range. Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea

La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park

C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.



En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.



Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.



Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.



L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.



Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.



Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.



A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.



Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.



Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.







En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.



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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc

Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?

Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.



A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.

La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...

Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.

La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.



La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.

Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.

Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?



La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.



A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.



A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.



Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.



Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?



Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.



C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.



Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.

Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street



Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.



Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !



La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.

Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.



Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.



A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.



Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.



Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».







Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.







Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.





Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.



Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.

D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.

Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.



Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.



Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).



Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.

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Arizona – Organ Pipe Cactus

Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.

Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)

L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.



Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.



Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.

Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.



L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.



Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.



Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.



La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu



Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.



L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.



Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...

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Arizona – Tonto National Monument

Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.



Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.

L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.

Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...



mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.

Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.





Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.





Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?

L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.



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Nevada – Cathedral Gorge State Park

Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).

Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.

L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.



De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.





Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.

A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.



Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.





Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.



Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.

Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.

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Californie – les Redwood Parks

Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.

Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.

C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches. Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.



Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.

En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)

A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.



Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !



A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.

Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.



Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.





La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.



Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.

Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .



Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.

La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.



En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !



Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière





Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.



Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !

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Californie – La Mojave National Preserve

Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.



Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).



Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.

La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.



A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.



Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons



Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...



Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.





Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...





Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.



Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .





Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.



C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.



Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.



Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.

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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?

Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci :
http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.

Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.

Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille

Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.

Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.

Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.

Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.

Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !

Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).

Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.

Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …

Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.

Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.

Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.

Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.

La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.

Nevada – Great Basin National Park

Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.



L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.

Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.





Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.





Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.





Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.

L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.



La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.



Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.

Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.

En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?



A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.





A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres

Quinze jours dans l'ouest des Etats-Unis
by Tokala · 2011-03-15 · 15 replies
Bonjour,

Voila, je devais partir au Japon dans 10 jours... On prendra notre decision finale ce weekend, mais le voyage me semble compromis...

Du coup on cherche une destination de dernière minute, et qui ne demande pas trop d'organisation (en tous cas moins qu'un pays comme le Japon, ou comme l'Argentine qui nous tente aussi...) Et mon mari voulant à tout prix quitter l'Europe car il veut quand même faire un "grand voyage" (je lui avait proposé l'Andalousie), on a pensé à l'ouest américain.

Du coup j'avais pensé à un circuit du style : Arrivée à San Francisco Location de voiture direction Yosemite Puis traversée de Death Valley Las Vegas Grand Canyon Zion Bryce Canyon

Yellowstone me tente aussi beacoup mais il me parait plus loin...

Bref, pensez-vous que mon idée est réaliste pour 15 jours (sachant qu'on va surement rester qq jours dans chaque parc pour randonner)? Avez-vous des conseils ? Est-il possible de louer une voiture à SF et de la rendre à Las Vegas ?

Et niveau temperature fin mars début avril, ça devrait être pas mal non ? Dans les 20° j'imagine ? A part à Bryce, surement plus froid je crois...

Bonne journée, et merci d'avance pour vos réponses !

(et si vous avez d'autres idées de destination, n'hésitez pas...)
Nouvelle-Calédonie durant le mois d'avril: les immanquables?
by Anjuna06 · 2011-03-07 · 24 replies
Bonjour à toutes et tous 🙂

Concrétisation d'un vieux rêve, nous partons en Nouvelle-Calédonie pour pratiquement un mois en avril avec ma compagne. Comme c'est une destination où nous n'irons pas tous les huit jours ( sauf si on reste là-bas 😄 ), nous voudrions, dans la mesure du possible, ne pas rater l'immanquable ... ( bien sûr, en un mois, nous ne pourrons pas tout faire mais bon ... 😉 )

Donc la question est simple : quels sont pour vous les immanquables, incontournables lieu, gens, tribu, le truc " ketumeursitulapavu " ( 😏 ) en Nouvelle-Calédonie ?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Plus bel itinéraire à vélo entre Paris et la Méditerranée?
by Wol · 2011-03-05 · 36 replies
Bonjour à tous et tout d'abord un grand merci pour tous les post de ce forum qui sont vraiment très utiles ! Je suis toute débutante en cyclotourisme et à vrai dire je n'ai jamais entrepris de très longues balades à vélo mais j'ai décidé de traverser en vélo un bout de la France cet été (de paris à une ville méditerranéenne) et, au vu des nombreuses discussions sur ce site, je me demandais quel est, d'après vous, le plus bel itinéraire entre paris-perpignan et paris-marseille ? (j'ai aussi une autre question de débutante : à quoi sert ce guidon en boucle que vous avez l'air d'avoir pour la majorité d'entre vous - en tout cas sur les photos- ?????????) Merci encore ! WY
Partir vers la Norvège en voiture personnelle: ferries?
by Lilipo38 · 2011-02-02 · 37 replies
bonjour, je pense me rendre en Norvege cet été et vu le prix des locations de voiture dans ce pays nous choisissons l'option partir de Lyon avec notre voiture Mais j'ai du mal a trouver les prix des péages des ponts du Danemark au sud de la Suède pour savoir si il vaut mieux prendre un ferry de Kiel via Goteborg ou Oslo; ou faire la traversée par les iles de Odense et Copenhague ? Ou peut être avez vous une autre solution ? merci
Conseils pour une future cyclotouriste préparant un voyage en Europe?
by MarieVoyageu · 2011-01-24 · 51 replies
Bonjour, je me présente ; Marie, 17 ans et une ambition pour l'été 2011 : un voyage à vélo en Europe.

Apres l'obtention ( esperons!!) de mon BAC, j'aimerai vivre une expérience nouvelle, pour gagner en maturité, me dépenser, découvrir des paysages, être au plus près de la nature sur une période de quelques semaines, avant de devoir commencer mes études à l'université.

J'ai énormément de questions, mais je ne veux pas spammer le forum! Je cherche des personnes qui pourraient me conseiller dans la préparation de ce voyage! Autant pour le matériel (vélo, sacoches, outils..) que pour l'itinéraire (je ne sais vrmt pas par ou commencer) que pour la nourriture..

Pour le moment je sais que le départ se ferait en Suède à Gothenburg.. et que la destination finale serait dans les Alpes (ou exactement.. je ne sais pas), mon rêve étant de finir par des paysages montagneux pour faire une ou deux randonnées à pied.

Merci pour toutes vos réponses, suggestions, conseils ou même critiques!
Tour d'Europe de six mois en camping-car
by MaFlo73 · 2011-01-20 · 10 replies
bonjour a tous! En mai mon compagnon et moi partons pour six mois pour un tour d'europe notre trame - Belgique - Pays Bas - Allemagne - Danemark - Norvege - Suede - de nouveau danemark et allemagne - Pologne - Slovaquie - Autriche - Hongrie - Slovenie - Croatie - Albanie - Montenegro - albanie - Grece - Italie c'est un premier voyage a deux en camping car, nous sommes jeunes et peu experimentés nous récoltons le maximum d'infos sur chacun de ces pays!! sachans que les pays comme belgique allemagne et italie seront traverser rapidement car plus facile d'y revenir pour de petites vacances!! securité, autorisations, lieux de nature a voir, camping sauvage, difficulté de voyager avec un chien, (nous connaissons les lieux touristiques et grandes villes a voir), nous cherchons les petits villages typiques, les ptits coins magiques!!toutes les infos sont bonnes a prendre!! Merci davance Manon et Florian

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