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Birmanie: quelques nouvelles de l'intérieur
pour les moderateurs;
je sais que j ai aussi mis ce message dans la rubrique "pensees de voyageurs" et que ca fait un doublon, mais je me suis dit que ca toucherait plus de monde ainsi, donc si ca ne vous embete pas, merci de le laisser dans les deux rubriques...
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
"Birmanie, Tibet: la révolte des moines" à Montpellier le 31 mai
Birmanie, Tibet : la révolte des moines
Rencontre autour de trois auteurs :
Claude Levenson pour "Tibet, la question qui dérange" (Éd.Albin Michel) Christophe Ono-dit-Biot pour "Birmane" (Éd.Plon) Jean-Claude Perrier pour "le goût du Tibet" (Éd.Mercure de France)
Au Pavillon Populaire, à Montpellier, samedi 31 mai à 17h00 (sur l'esplanade Charles de Gaulle, entre place de la Comédie et le Corum, derrière l'office du tourisme) Tashi delek, Isabelle
Rencontre autour de trois auteurs :
Claude Levenson pour "Tibet, la question qui dérange" (Éd.Albin Michel) Christophe Ono-dit-Biot pour "Birmane" (Éd.Plon) Jean-Claude Perrier pour "le goût du Tibet" (Éd.Mercure de France)
Au Pavillon Populaire, à Montpellier, samedi 31 mai à 17h00 (sur l'esplanade Charles de Gaulle, entre place de la Comédie et le Corum, derrière l'office du tourisme) Tashi delek, Isabelle
Birmanie après le passage du cyclone Nargis
Courrier International
Asie AIDE • "Trop tard, tout le monde est déjà mort" Trois semaines après le passage du cyclone, la junte militaire a fini par accepter que quelques équipes humanitaires étrangères accèdent aux zones sinistrées. Mais les besoins restent considérables.
L'aide internationale arrive au sud de Rangoon, le 24 mai
AFP Rangoon. Dans une petite salle mal aérée, une équipe d’experts européens en secours d’urgence donne des instructions à un groupe de bénévoles birmans à l’œuvre dans la région du delta de l’Irrawaddy, durement touchée par le cyclone. “Montrez-nous des photos de ce que vous voyez”, leur demande le chef d’équipe, titulaire d’un doctorat en gestion des catastrophes. “Nous essaierons de vous dire ce qu’il faut faire.”
Voilà à quoi en sont réduits les secours aux sinistrés birmans : des opérations clandestines et par personnes interposées.
Depuis que le cyclone Nargis a frappé, des organisations humanitaires et des agences de l’ONU sont prêtes à faire bénéficier le pays de leur aide et de leur savoir-faire. Mais jusqu’ici le régime militaire birman a empêché la plupart des humanitaires étrangers d’entrer dans le pays et n’a autorisé qu’un accès limité à la région du delta.
L’équipe d’experts européens de Rangoon tente de transformer en quelques heures des bénévoles inexpérimentés en travailleurs humanitaires. Leurs instructions vont des conseils simples mais sages tels que “Choisissez un chef d’équipe et ayez toujours un sifflet sur vous” à des mesures essentielles d’aide comme “Evaluez les besoins en eau potable, puis en nourriture, en hébergement, en installations d’assainissement et en soins médicaux”.
Il se dégage des commentaires des bénévoles présents que le principal sujet de préoccupation – l’accès à l’eau potable – a été provisoirement réglé par les pluies tombées récemment. En ce qui concerne la nourriture, la myriade de canaux du delta constitue une réserve de poissons, mais, selon certains témoignages, beaucoup de survivants craignent d’en manger en raison des milliers de cadavres qui flottent toujours sur l’eau. A Rangoon, la rumeur court que sur un marché un poissonnier a trouvé un doigt humain dans le ventre d’un gros poisson qu’il était en train de découper.
Même si la réunion d’information peut être utile aux bénévoles, elle est frustrante pour une équipe chevronnée qui a l’habitude d’opérer en première ligne. “Ce n’est pas ainsi que j’aime travailler”, déclare l’un de ses membres. “Je ne tiens pas à rester assis ici à donner des cours. Je veux être sur le terrain. J’ai besoin d’action.”
Pour compenser le manque d’assistance du gouvernement et d’aide internationale, la population prend elle-même les opérations en main. Une nuit, dans la maison d’un riche homme d’affaires birman, j’ai regardé les images que son équipe avait filmées pendant une intervention. Ils avaient loué un gros bateau pour sillonner certains des secteurs les plus dévastés, au fin fond du delta, et distribuer des vivres, de quoi s’abriter et du carburant pour alimenter les pompes des puits.
Un médecin de ma connaissance vient de recevoir le feu vert pour l’établissement d’un centre de secours dans une ville du delta. Cette femme s’apprête à traiter les urgences – infections de la peau, coupures, diarrhée et troubles respiratoires –, mais dans certaines zones la question tout aussi urgente de l’hébergement n’a pas encore été réglée. “Beaucoup de gens n’ont nulle part où aller, dit-elle. Il ne leur reste plus rien. Certains se sont retrouvés totalement démunis après la tempête. Ils n’ont ni maison, ni famille, rien, pas même des vêtements.”
aucune information précise et peu de bonnes nouvelles
Les organisations d’aide lancent des mises en garde sur les conditions d’assainissement, désastreuses, les risques d’épidémie et les régions qui n’ont encore reçu aucune espèce d’aide. Mais nul n’a d’informations précises sur la situation qui règne dans le delta. Comme le fait observer, à Rangoon, le porte-parole d’une grande organisation humanitaire, “pour le moment c’est juste un puzzle que nous tentons de reconstituer”.
Chaque matin, je parcours le New Light of Myanmar, l’organe officiel du régime. Les photos et les articles publiés par ce journal dépeignent des opérations de secours efficaces et réussies, à l’opposé des témoignages directs qui me parviennent.
Même si une “percée majeure” dans la distribution de l’aide a été annoncée après la rencontre, le 22 mai, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avec le général Than Shwe, il y a peu de nouvelles positives sur le terrain. J’entends de plus en plus souvent parler de survivants qui s’étaient réfugiés dans des écoles ou des monastères et qui sont reconduits de force dans leurs villages dévastés.
Les Birmans avec lesquels je me suis entretenue jusqu’ici ont accueilli la nouvelle d’un changement d’attitude de la junte avec scepticisme et peu d’entre eux sont prêts à lui pardonner son intransigeance initiale. Un bénévole m’a raconté qu’il avait rencontré dans le delta des villageois qui se rendaient à pied dans des villes plus sûres et qui avaient croisé en chemin des survivants auxquels ils n’avaient pu porter secours. Il avait le sentiment qu’un grand nombre de gens auraient pu être sauvés si le gouvernement avait réagi plus vite et autorisé l’acheminement de l’aide internationale au moment critique. “A quoi ça sert ?” a-t-il demandé d’un ton las en apprenant l’autorisation de l’aide des Nations unies. “Il est trop tard, tout le monde est déjà mort.”
Emma Larkin
The Sunday Herald
Asie AIDE • "Trop tard, tout le monde est déjà mort" Trois semaines après le passage du cyclone, la junte militaire a fini par accepter que quelques équipes humanitaires étrangères accèdent aux zones sinistrées. Mais les besoins restent considérables.
L'aide internationale arrive au sud de Rangoon, le 24 mai
AFP Rangoon. Dans une petite salle mal aérée, une équipe d’experts européens en secours d’urgence donne des instructions à un groupe de bénévoles birmans à l’œuvre dans la région du delta de l’Irrawaddy, durement touchée par le cyclone. “Montrez-nous des photos de ce que vous voyez”, leur demande le chef d’équipe, titulaire d’un doctorat en gestion des catastrophes. “Nous essaierons de vous dire ce qu’il faut faire.”
Voilà à quoi en sont réduits les secours aux sinistrés birmans : des opérations clandestines et par personnes interposées.
Depuis que le cyclone Nargis a frappé, des organisations humanitaires et des agences de l’ONU sont prêtes à faire bénéficier le pays de leur aide et de leur savoir-faire. Mais jusqu’ici le régime militaire birman a empêché la plupart des humanitaires étrangers d’entrer dans le pays et n’a autorisé qu’un accès limité à la région du delta.
L’équipe d’experts européens de Rangoon tente de transformer en quelques heures des bénévoles inexpérimentés en travailleurs humanitaires. Leurs instructions vont des conseils simples mais sages tels que “Choisissez un chef d’équipe et ayez toujours un sifflet sur vous” à des mesures essentielles d’aide comme “Evaluez les besoins en eau potable, puis en nourriture, en hébergement, en installations d’assainissement et en soins médicaux”.
Il se dégage des commentaires des bénévoles présents que le principal sujet de préoccupation – l’accès à l’eau potable – a été provisoirement réglé par les pluies tombées récemment. En ce qui concerne la nourriture, la myriade de canaux du delta constitue une réserve de poissons, mais, selon certains témoignages, beaucoup de survivants craignent d’en manger en raison des milliers de cadavres qui flottent toujours sur l’eau. A Rangoon, la rumeur court que sur un marché un poissonnier a trouvé un doigt humain dans le ventre d’un gros poisson qu’il était en train de découper.
Même si la réunion d’information peut être utile aux bénévoles, elle est frustrante pour une équipe chevronnée qui a l’habitude d’opérer en première ligne. “Ce n’est pas ainsi que j’aime travailler”, déclare l’un de ses membres. “Je ne tiens pas à rester assis ici à donner des cours. Je veux être sur le terrain. J’ai besoin d’action.”
Pour compenser le manque d’assistance du gouvernement et d’aide internationale, la population prend elle-même les opérations en main. Une nuit, dans la maison d’un riche homme d’affaires birman, j’ai regardé les images que son équipe avait filmées pendant une intervention. Ils avaient loué un gros bateau pour sillonner certains des secteurs les plus dévastés, au fin fond du delta, et distribuer des vivres, de quoi s’abriter et du carburant pour alimenter les pompes des puits.
Un médecin de ma connaissance vient de recevoir le feu vert pour l’établissement d’un centre de secours dans une ville du delta. Cette femme s’apprête à traiter les urgences – infections de la peau, coupures, diarrhée et troubles respiratoires –, mais dans certaines zones la question tout aussi urgente de l’hébergement n’a pas encore été réglée. “Beaucoup de gens n’ont nulle part où aller, dit-elle. Il ne leur reste plus rien. Certains se sont retrouvés totalement démunis après la tempête. Ils n’ont ni maison, ni famille, rien, pas même des vêtements.”
aucune information précise et peu de bonnes nouvelles
Les organisations d’aide lancent des mises en garde sur les conditions d’assainissement, désastreuses, les risques d’épidémie et les régions qui n’ont encore reçu aucune espèce d’aide. Mais nul n’a d’informations précises sur la situation qui règne dans le delta. Comme le fait observer, à Rangoon, le porte-parole d’une grande organisation humanitaire, “pour le moment c’est juste un puzzle que nous tentons de reconstituer”.
Chaque matin, je parcours le New Light of Myanmar, l’organe officiel du régime. Les photos et les articles publiés par ce journal dépeignent des opérations de secours efficaces et réussies, à l’opposé des témoignages directs qui me parviennent.
Même si une “percée majeure” dans la distribution de l’aide a été annoncée après la rencontre, le 22 mai, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avec le général Than Shwe, il y a peu de nouvelles positives sur le terrain. J’entends de plus en plus souvent parler de survivants qui s’étaient réfugiés dans des écoles ou des monastères et qui sont reconduits de force dans leurs villages dévastés.
Les Birmans avec lesquels je me suis entretenue jusqu’ici ont accueilli la nouvelle d’un changement d’attitude de la junte avec scepticisme et peu d’entre eux sont prêts à lui pardonner son intransigeance initiale. Un bénévole m’a raconté qu’il avait rencontré dans le delta des villageois qui se rendaient à pied dans des villes plus sûres et qui avaient croisé en chemin des survivants auxquels ils n’avaient pu porter secours. Il avait le sentiment qu’un grand nombre de gens auraient pu être sauvés si le gouvernement avait réagi plus vite et autorisé l’acheminement de l’aide internationale au moment critique. “A quoi ça sert ?” a-t-il demandé d’un ton las en apprenant l’autorisation de l’aide des Nations unies. “Il est trop tard, tout le monde est déjà mort.”
Emma Larkin
The Sunday Herald Birmanie: toutes les questions que vous n'avez jamais osé poser...
Comme beaucoup d'entre vous,
vous vous demandez :
- POURQUOI FAUT-IL "DEMANDER PERMISSION" POUR SAUVER DES VIES HUMAINES ? POURQUOI TANT D'IMPUISSANCES DE LA PART DES NATIONS UNIES ? POURQUOI LES BIRMANS NE SE RÉVOLTENT-T-ILS PAS (PLUS) ? QUEL RÔLE JOUE LA CHINE DANS CE SCANDALE ? QU'EST CE QUI A AMENÉ LA BIRMANIE DANS CETTE GALÈRE ? COMMENT EST-CE POSSIBLE D'EN SORTIR ?
Voici ENFIN des REPONSES CLAIRES --> SUR INTERNET ;-)
je vous conseille vivement de REGARDER CETTE EXCELLENTE ÉMISSION SPÉCIALE en différé sur internet depuis le 22 Mai :
(CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS)

( EMISSION --> http://www.france5.fr/...&id_article=2896 )
MA PAGE SPECIALE --> http://www.anjoyplanet.com/voyage/voyages.html
WELCOME ;-)
- POURQUOI FAUT-IL "DEMANDER PERMISSION" POUR SAUVER DES VIES HUMAINES ? POURQUOI TANT D'IMPUISSANCES DE LA PART DES NATIONS UNIES ? POURQUOI LES BIRMANS NE SE RÉVOLTENT-T-ILS PAS (PLUS) ? QUEL RÔLE JOUE LA CHINE DANS CE SCANDALE ? QU'EST CE QUI A AMENÉ LA BIRMANIE DANS CETTE GALÈRE ? COMMENT EST-CE POSSIBLE D'EN SORTIR ?
Voici ENFIN des REPONSES CLAIRES --> SUR INTERNET ;-)
je vous conseille vivement de REGARDER CETTE EXCELLENTE ÉMISSION SPÉCIALE en différé sur internet depuis le 22 Mai :
(CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS)

( EMISSION --> http://www.france5.fr/...&id_article=2896 )
MA PAGE SPECIALE --> http://www.anjoyplanet.com/voyage/voyages.html
WELCOME ;-)
Birmanie: émission "C dans l'air" sur France 5
L'excellente émission C dans l'air d'Yves Calvi est consacrée ce soir 21 mai à la Birmanie (France 5).
Pour ceux qui l'ont ratée, redif à 22h30 et demain matin.
Emission visible sur le site ce soir à partir de 20h.
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accueil
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accueil
Obtenir à Singapour un visa pour la Birmanie: la quadrature du cercle?
Bonjour,
Ce matin à l'ambassade Birmanie à Singapour, mon dossier pour obtenir un visa de tourisme a été rejeté. Motif: je n'avais pas présenté ma "green card" = carte de résident pour les expats à Singapour.
Ok, donc demain j'amènerai ma green card, qui n'était pourtant pas spécifiée dans les documents requis.
Mais du coup je me dis: merde, y'a peut être d'autres éléments non spécifiés et pourtant requis??
Et notamment la chose suivante: Pour le moment, je n'ai pas acheté de billets d'avion, puisque des agences de voyage m'ont conseillé d'obtenir d'ABORD mon visa. Mais est ce qu'il n'y a pas un risque, ou même une obligation, de devoir fournir la copie d'un billet d'avion pour obtenir le visa?
Merci de vos infos (que je n'ai pas vraiment trouvé sur le forum, et puis en terme de visa, les choses évoluent tout le temps donc il faut de l'info fraiche!)...
Ce matin à l'ambassade Birmanie à Singapour, mon dossier pour obtenir un visa de tourisme a été rejeté. Motif: je n'avais pas présenté ma "green card" = carte de résident pour les expats à Singapour.
Ok, donc demain j'amènerai ma green card, qui n'était pourtant pas spécifiée dans les documents requis.
Mais du coup je me dis: merde, y'a peut être d'autres éléments non spécifiés et pourtant requis??
Et notamment la chose suivante: Pour le moment, je n'ai pas acheté de billets d'avion, puisque des agences de voyage m'ont conseillé d'obtenir d'ABORD mon visa. Mais est ce qu'il n'y a pas un risque, ou même une obligation, de devoir fournir la copie d'un billet d'avion pour obtenir le visa?
Merci de vos infos (que je n'ai pas vraiment trouvé sur le forum, et puis en terme de visa, les choses évoluent tout le temps donc il faut de l'info fraiche!)...
Obtention du visa à l'arrivée à Yangoon? (Birmanie)
j ai entendu qu on pouvait avoir le visa birman a l arrivee a yangoon.
vous confirmez ou vous infirmez?
et est ce que ca le fait en ce moment vu la situation?
merci d avance pour vos reponses...
Association pour donner aux Birmans
bonjour,
quand on donne, le souci est de savoir combien ira directement à ceux auxquels nous donnons, et quand. après recherches, nous avons choisi de donner à Hervé Fléjo de Gulliver, dont le relais est l'association ISHA TANNAKA.c'est ce qui nous a semblé l'une des meilleures solutions, puisque sa femme et lui oeuvre avec des birmans pour l'acheminement sur place. son action est deja brievement évoquée dans 2 messages.
pour ceux qui ne connaissent pas encore, je donne les liens : http://aidebirmanie.blogspot.com/...ages-dherv-fljo.html http://www.gulliver-myanmar.com/actualites/lire/32 et puis il y a les ONG deja sur place comme MSF, et l'action d'ananda, et d'autres encore http://www.ananda-travel.com/..._minute_birmanie.htm nous remercions beaucoup tous ceux qui oeuvrent pour eux et sur place. merci d'éviter toute polémique, meme si quelque écrit ne vous plait pas philippe
pour ceux qui ne connaissent pas encore, je donne les liens : http://aidebirmanie.blogspot.com/...ages-dherv-fljo.html http://www.gulliver-myanmar.com/actualites/lire/32 et puis il y a les ONG deja sur place comme MSF, et l'action d'ananda, et d'autres encore http://www.ananda-travel.com/..._minute_birmanie.htm nous remercions beaucoup tous ceux qui oeuvrent pour eux et sur place. merci d'éviter toute polémique, meme si quelque écrit ne vous plait pas philippe
Birmanie: urgences, aider les ONG sur place
Vous aussi vous avez "mal à la Birmanie" ?
COMMENT TOLERER QU'IL FAILLE "DEMANDER LA PERMISSION" POUR SAUVER DES VIES ?
Mais ne parlons pas trop politique, L'URGENCE EST AILLEURS.
Je viens de mettre à jour ma page spéciale "HELP MYANMAR" avec bcp d'infos utiles sur qui quoi comment aider... (+pétitions) C'EST IMPORTANT : J'ai privilégié les O.N.G. DEJA SUR PLACE depuis longtemps, ce qui signifie qu'elles sont tolérées par la junte et qu'elles ont le droit de pénétrer dans les zones sinistrées !
CHUT ! Cette faveur provient du fait qu'elles ont compris qu'il ne fallait JAMAIS PARLER POLITIQUE...
ACTIONS d' ANANDA à Rangoon .. avec les moyens du bord!
(copyright photos ANANDA)
Mais ne parlons pas trop politique, L'URGENCE EST AILLEURS.
Je viens de mettre à jour ma page spéciale "HELP MYANMAR" avec bcp d'infos utiles sur qui quoi comment aider... (+pétitions) C'EST IMPORTANT : J'ai privilégié les O.N.G. DEJA SUR PLACE depuis longtemps, ce qui signifie qu'elles sont tolérées par la junte et qu'elles ont le droit de pénétrer dans les zones sinistrées !
CHUT ! Cette faveur provient du fait qu'elles ont compris qu'il ne fallait JAMAIS PARLER POLITIQUE...
ACTIONS d' ANANDA à Rangoon .. avec les moyens du bord!
(copyright photos ANANDA)Nouveau cyclone en préparation en Birmanie (14 mai 2008)
source : www.20min.ch
Un nouveau cyclone se forme en Birmanie «C'est terrible», s'est effarée la porte parole des Nations Unies: la Birmanie va devoir faire face à une nouvelle tornade. Moins de deux semaines après le cyclone dévastateur Nargis, la Birmanie est à nouveau sous la menace d'un autre cyclone en formation au large de ses côtes, a annoncé une porte-parole du programme d'aide humanitaire des Nations unies, mercredi.
Amanda Pitt a déclaré être dans l'incapacité de dire où ce cyclone atteindra le sol ferme ni quand cette tempête se transformera en cyclone. «C'est terrible», a-t-elle dit devant les journalistes à l'annonce de l'imminence de ce second cyclone.
Amanda Pitt a déclaré que cette information émanait du centre de surveillance des typhons qui fait partie du centre météorologique mondial des Nations unies.
Le cyclone qui s'est abattu sur la Birmanie les 2 et 3 mai a entièrement dévasté le delta d'Irrawaddy en laissant au moins 34.000 morts et près de 28.000 disparus.
Amanda Pitt a déclaré être dans l'incapacité de dire où ce cyclone atteindra le sol ferme ni quand cette tempête se transformera en cyclone. «C'est terrible», a-t-elle dit devant les journalistes à l'annonce de l'imminence de ce second cyclone.
Amanda Pitt a déclaré que cette information émanait du centre de surveillance des typhons qui fait partie du centre météorologique mondial des Nations unies.
Le cyclone qui s'est abattu sur la Birmanie les 2 et 3 mai a entièrement dévasté le delta d'Irrawaddy en laissant au moins 34.000 morts et près de 28.000 disparus.
Cherche mission humanitaire pour aider la Birmanie
Je n'ai aucune compétence dans le domaine humanitaire mais suis extrêmement motivé à aider.
Je sais que la Birmanie en ce moment à vraiment besoin d'aide extérieure vu le régime en place là-bas.
Qui contacter? Où avoir des renseignements pour tout ce qui est visa, durée du visa.
J'ai vu que les gros organismes comme l'unicef ou la croix rouge recherchent des personnes qualifiées.
Que faire lorsque l'on a que ces bras et la volonté ?
Vols intérieurs en Birmanie: acheter sur place, sur le net, via une agence?
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Birmanie en juillet prochain (en famille) et effectuer un classique Yangoon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangoon, en achetant tous les billets intérieurs à l'avance pour pas être emmerdé. Et malgré la lecture de plusieurs posts à ce sujet, je suis un peu paumé sur la meilleure manière d'acheter les billets pour les vols intérieurs.
a)suis d'abord allé sur le site de Mandalay Airways, qui indique horaires et tarifs et disponibilités, mais qui ne semble pas proposer d'achat billet online. En revanche, ils conseillent 2 agences sur Singapour (ou je réside).
b)je consulte donc une de ces agences de voyage, Myanmar Travels & Tour (dont j'ai appris ensuite qu'elle était une agence d'état), qui propose bien de vendre les billets d'avion de Mandalay Airways, mais à un tarif supérieur de +50% par rapport au tarif annoncé sur le site de Mandalay Airlines.
c)ai consulté ensuite les sites de Bagan Air et Yangoon Air (les 2 autres compagnies aériennes recommandées), sites sur lesquels je n'ai pas trouvé l'option d'achat on line, et pas trouvé les tarifs d'ailleurs (seule option disponible = une page de réservation?)
Du coup, je suis paumé...
Questions:
a)peux on acheter les billets d'avion intérieurs Birmanie sur internet (c'est à dire réservation + achat via carte bancaire sur site sécurisé https), et si oui, comment et sur quels sites?
b)Sinon, connaissez vous des agences de voyages (soit localisées à Singapore, soit sur le net) qui proposeraient la vente de vol secs intérieurs mais sans les tarifs prohibitifs de MTT?
J'ai souvent lu qu'on pouvait acheter tous les vols intérieurs une fois sur place et quelques jours avant le départ, mais encore une fois, je préfère éviter cela et tout organiser à l'avance.
Merci d'avance pour vos conseils,
Je souhaite me rendre en Birmanie en juillet prochain (en famille) et effectuer un classique Yangoon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangoon, en achetant tous les billets intérieurs à l'avance pour pas être emmerdé. Et malgré la lecture de plusieurs posts à ce sujet, je suis un peu paumé sur la meilleure manière d'acheter les billets pour les vols intérieurs.
a)suis d'abord allé sur le site de Mandalay Airways, qui indique horaires et tarifs et disponibilités, mais qui ne semble pas proposer d'achat billet online. En revanche, ils conseillent 2 agences sur Singapour (ou je réside).
b)je consulte donc une de ces agences de voyage, Myanmar Travels & Tour (dont j'ai appris ensuite qu'elle était une agence d'état), qui propose bien de vendre les billets d'avion de Mandalay Airways, mais à un tarif supérieur de +50% par rapport au tarif annoncé sur le site de Mandalay Airlines.
c)ai consulté ensuite les sites de Bagan Air et Yangoon Air (les 2 autres compagnies aériennes recommandées), sites sur lesquels je n'ai pas trouvé l'option d'achat on line, et pas trouvé les tarifs d'ailleurs (seule option disponible = une page de réservation?)
Du coup, je suis paumé...
Questions:
a)peux on acheter les billets d'avion intérieurs Birmanie sur internet (c'est à dire réservation + achat via carte bancaire sur site sécurisé https), et si oui, comment et sur quels sites?
b)Sinon, connaissez vous des agences de voyages (soit localisées à Singapore, soit sur le net) qui proposeraient la vente de vol secs intérieurs mais sans les tarifs prohibitifs de MTT?
J'ai souvent lu qu'on pouvait acheter tous les vols intérieurs une fois sur place et quelques jours avant le départ, mais encore une fois, je préfère éviter cela et tout organiser à l'avance.
Merci d'avance pour vos conseils,
Aider Herve Flejo à Yangoon (Birmanie)
Lisez le blog:
http://aidebirmanie.blogspot.com/
et faites le connaître.
Evitez de répondre pour ne pas noyer le message
et faites le connaître.
Evitez de répondre pour ne pas noyer le message
Myanmar... touriste ou aide humanitaire?
Avec tout ce que je lis... Je me dis bien que d'aller faire le touriste en juin, 2008, risque d'etre un peu galere... Alors, serait-il possible d'aller faire de l'aide de quelque facon que ce soit... La aussi ca semble assez complique...
Quelqu'un a une reponse claire pour moi...
A+
Altaus
Quelqu'un a une reponse claire pour moi...
A+
Altaus
Quelques idées pour la Birmanie
Bonjour à tous,
Je parts le 4 Juillet pour 2 mois avec mes enfants 7 ans & 2 ans pour faire des dons (les vetements, les chaussures, les gants, les impermérable... et quelques vitamines...
Si vous avez quelques idées matérials (pas trop chère) pour avoir de la lumière pendant la nuit, n'hésite pas à me contacter.
Mme THAZIN (PARIS 17)
Je parts le 4 Juillet pour 2 mois avec mes enfants 7 ans & 2 ans pour faire des dons (les vetements, les chaussures, les gants, les impermérable... et quelques vitamines...
Si vous avez quelques idées matérials (pas trop chère) pour avoir de la lumière pendant la nuit, n'hésite pas à me contacter.
Mme THAZIN (PARIS 17)
Birmanie: la route de Mae Sai à Kengtung
je me tate pour aller faire un tour en birmanie dans la region entre la frontiere thailandaise a mae sai et kengtung.
on m a dit que la route etait ouverte aux etrangers jusqu a kengtung et qu un visa de 15 jours etait disponible a la frontiere.
vous confirmez?
et, dans l affirmative, est ce qu il est possible de continuer apres kengtung?
autre chose, ai je le droit de m arreter ou je veux sur cette route, d aller marcher vers les petits villages des minorites et y dormir sans les mettre dans une sale situation vis a vis du gouvernement birman?
derniere question:
puis je voyager independamment sur cette route?
parce qu il parait que ce n est pas toujours le cas et que des fois on ne peut prendre les transports locaux mais est oblige de louer un 4/4, ce qui dans mon cas est hors de question.
merci d avance...
Sites pour aider financièrement les Birmans
J'ai déjà poste ce message dans la partie "humanitaires" mais devant l'importance et l'ampleur des dégats, je me permet de le mettre également dans cette rubrique !
Pour tous ceux qui voudraient aider financièrement (et oui, je sais..... mais il n'y a rien à faire d'autre pour le moment !!) nos amis Birmans, voilà quelques adresses sérieuses: International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies: http://donate.ifrc.org The Thailand Burma Border Consortium: www.tbbc.org/donate/donatenow.htm US Campaign for Burma: www.uscampaignforburma.org/cyclone-nargis-devistates-burma United Nations' World Food Programme:http://www.wfp.org/english World Vision: www.worldvision.org
Pour tous ceux qui voudraient aider financièrement (et oui, je sais..... mais il n'y a rien à faire d'autre pour le moment !!) nos amis Birmans, voilà quelques adresses sérieuses: International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies: http://donate.ifrc.org The Thailand Burma Border Consortium: www.tbbc.org/donate/donatenow.htm US Campaign for Burma: www.uscampaignforburma.org/cyclone-nargis-devistates-burma United Nations' World Food Programme:http://www.wfp.org/english World Vision: www.worldvision.org
Comment faire de l'aide humanitaire en Birmanie?
bonjour je suis canadien et je veux allez faire de l'aide humanitaire quelque semaines en birmanie quelqu'un c'est comment on fais avec quelle organisme on peux faire affaire ca fait lontemps que je veux allez donnez de mon temps cependant je trouve assez difficille de trouvez comment y allez je suis disponible des maintenant bon si vous avez des idées merci de me les faires connaitre a bientot.
Myanmar: le bilan s'alourdit! (7 mai 2008)
Mercredi, mai 7, 2008 - 08:30 Liste des brèves AFP Les aides se multiplient, la Birmanie réticente à ouvrir ses portes Imprimer La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a multiplié mardi les annonces d'aides pour porter secours à la Birmanie ravagée par un cyclone meurtrier et exhortait la junte au pouvoir à accorder son feu vert à l'entrée d'équipes humanitaires dans le pays.
La Maison Blanche a annoncé mardi une aide de 3 millions de dollars qui s'ajoute aux 250.000 dollars déjà débloqués. Le président George W. Bush a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à faire "beaucoup plus" pour aider les victimes du cyclone Nargis qui fait au moins 22.000 morts et 41.000 disparus.
M. Bush a aussi pressé le gouvernement birman d'accepter l'aide américaine: "laissez les Etats-Unis venir vous aider", a-t-il lancé.
Il a encore indiqué que les Etats-Unis se tenaient prêts à employer des moyens de l'US Navy.
Selon la présidence, deux bâtiments américains sont dans la région. L'USS Essex, positionné au large des côtes de Thaïlande, pourrait être utilisé pour des opérations d'aide humanitaire, a précisé le Pentagone.
La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a néanmoins dit que l'administration américaine craignait que le régime militaire refuse l'assistance américaine.
A Rangoun, Maung Maung Swe, ministre birman des Affaires sociales, a expliqué mardi que l'aide internationale serait accueillie favorablement mais n'a pas caché que les équipes devraient négocier avec le régime leur entrée sur le territoire.
La junte birmane est l'une des bêtes noires de l'administration Bush, qui l'accuse d'opprimer son peuple et de détourner les richesses nationales à son profit au point d'avoir fait de la Birmanie l'un des pays les plus pauvres du continent.
Un responsable des affaires humanitaires à l'ONU a estimé mardi que "des centaines de milliers de personnes avaient probablement besoin d'assistance en Birmanie".
L'Union européenne, qui a débloqué une aide d'urgence de deux millions d'euros, a également appelé les autorités birmanes à "faire tous les efforts possibles pour coopérer" avec les organisations humanitaires "dans l'intérêt de la population souffrant de cette situation d'urgence", selon un communiqué de sa présidence slovène.
L'ONU, quant à elle, a une équipe de cinq experts à Bangkok prête à partir en Birmanie dès l'obtention de visas et s'apprête à faire un don de 5 millions de dollars à la Birmanie, provenant de son Fonds central de secours d'urgence (Cerf), selon un communiqué diffusé à New York mardi soir.
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a déployé lundi cinq missions d'évaluation, tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) a des stocks de plus de 800 (bien: 800) tonnes de nourriture à Rangoun et des générateurs au Cambodge.
Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) prépare l'envoi d'urgence à Rangoun de tentes et tapis de sol pour 10.000 personnes.
La Norvège compte apporter 1, 3 million d'euros par le biais de l'ONU ou de la Croix-Rouge, les Pays-Bas un million d'euros, et l'Allemagne a annoncé l'octroi de 500.000 euros aux organisations humanitaires allemandes.
Paris a annoncé le déblocage de 200.000 euros, indiquant que l'aide serait acheminée en liaison avec la Croix-Rouge et les ONG françaises.
Londres a débloqué 6, 3 millions d'euros et le Premier ministre Gordon Brown a assuré que son pays s'associerait aux efforts de la communauté internationale. La Suède a octroyé 1, 6 million d'euros et Madrid 500.000 euros.
L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également appelé la junte à laisser pénétrer les équipes humanitaires sur son territoire. "Nous espérons que le régime permettra aux agences indépendantes de faire leur travail d'évaluation", a plaidé le ministre des Affaires étrangères australien Stephen Smith.
Par ailleurs, Action contre la faim, organisation non gouvernementale présente de longue date en Birmanie, a dénoncé la hausse "fulgurante" des prix de l'eau, du riz et de l'essence depuis la catastrophe.
Courrier à transmettre en Birmanie
bonjour
ayant certains liens avec des birmans, je recherche quelqu'un se rendant sur place dans les prochains temps, peut-être une fois la situation un peu apaisée (suite aux risques épidémiques probables), et ce afin de transmettre un courrier sur rangoun.
merci par avance.
ayant certains liens avec des birmans, je recherche quelqu'un se rendant sur place dans les prochains temps, peut-être une fois la situation un peu apaisée (suite aux risques épidémiques probables), et ce afin de transmettre un courrier sur rangoun.
merci par avance.











