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Prix de location d'un camping-car pour deux/trois semaines en Europe?
Est-ce que louer un camping-car pour 2-3 semaines, redevient-il cher ??
Quel agence ? Ou louer ? A quelle prix ?
Merci.
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Dix jours de camping en Ardèche au mois de juillet 2009
Bonjour, nous aimerions découvrir l'ardèche l'été prochain (environ 10j de camping). Nous avons parcouru un guide touristique et voici une première ébauche d'itinéraire:
Jour 1: Lalouvesc: rando, ascension du mont Chiniac nuit au camping du lac de Devesset
Jour 2: village de St clément, ascensuion du Mont Mezenc ou Gerbier de Jopnc (lequel???) Nuit au camping de Borée
Jour 3: Visite de Lachamp-Raphaël, cascade du Ray-pic, Antraigues su volaine: rando et nuit au camping.
Jour 4: Visite de Meyras, Thuyets: rando et baignade, visite de Jaujac. Nuit à Montréal
Jour 5: Visite de Balazuc, balade jusqu'au viel-audon (baignade) - Voguë - Ruoms - Cirque de Gens - Labeaume et ses gorges.Nuit au cmping de Grospierres
Jour 6: Bois de PaÏolive - gorges de chassezac: canoë? - visite de Naves - nuit au camping de Casteljau
Jour 7: direction orgnac l'aven où nous ferons l'odssée souterraine (8h l'A/R de spéléo dans l'aven). Nuit au camping de St Martin d'Ardèche.
Jour 8: Descente des gorges de Vallon pont d'arc jusqu'à Gaud
Jour 9: Descente de Gaud à St Martin d'Ardèche. Visite de la grotte St Marcel. Nuit au camping de St Martin d'Ardèche.
Jour 9: Visite de St Montant et des gorges de la Ste Baume. Canyonig à St andéol de Berg . Nuit à St Vincentde Barrès
Jour 10: visite de Alba la romaine, Aubignas- retour
Cet itinéraire est-il faisable (temps de parcours)?Nous aimons beaucoup marcher, adorons la nature mais n'aimons pas la foule: nous apprécions peu les paysages noirs de monde alors les gorges de l'ardèche nous font un peu peur... surtout à cette période... Que nous conseillez-vous? A-t'on plus de chances d'apprécier les gorges si nous les descendons à pied? Combien d'heures de marche faudrait-il prévoir, avec nuit au camping de Gaud ou Gournier? Ou alors doit-on doit-on faire les gorges en voiture, pour se concentrer sur d'autres gorges moins touristiques? Concernant les grottes et avens, y en a-t'il de plus remarquables que celles citées? Quels lieux nous conseilleriez-vous, en sachant que nous recherchons avant tout la nature. Nous privilégions les campings à la ferme (moins nous voyons de monde, mieux c'est...) alors si vous avez des adresses sympas, nous sommes preneurs! Merci beaucoup Audrey
Cet itinéraire est-il faisable (temps de parcours)?Nous aimons beaucoup marcher, adorons la nature mais n'aimons pas la foule: nous apprécions peu les paysages noirs de monde alors les gorges de l'ardèche nous font un peu peur... surtout à cette période... Que nous conseillez-vous? A-t'on plus de chances d'apprécier les gorges si nous les descendons à pied? Combien d'heures de marche faudrait-il prévoir, avec nuit au camping de Gaud ou Gournier? Ou alors doit-on doit-on faire les gorges en voiture, pour se concentrer sur d'autres gorges moins touristiques? Concernant les grottes et avens, y en a-t'il de plus remarquables que celles citées? Quels lieux nous conseilleriez-vous, en sachant que nous recherchons avant tout la nature. Nous privilégions les campings à la ferme (moins nous voyons de monde, mieux c'est...) alors si vous avez des adresses sympas, nous sommes preneurs! Merci beaucoup Audrey
Pour les amateurs de balades en France, 3 nouvelles galeries
Pour les amateurs de balades en france, j'ai ajouté 3 nouvelles galeries sur mon site
1 : galerie de 38 photos sur le village de Moustiers Sainte Marie qui est classé "Un des plus beau village de France". C'est un très beau petit village provençale qui mérite que l'on y passe quelques heures. http://francevoyage.free.fr/Moustier.htm
2 :galerie de 74 photos sur les gorges de la Jonte et du Tarn. Nous n'avons malheureusement pas eu suffisamment de temps pour parcourir complètement celles du Tarn qui avaient l'air vraiment sympa. http://francevoyage.free.fr/Jonte_Tarn.htm
3 : galerie de 104 photos sur les gorges du Verdon et le Lac Sainte Croix ou nous avons passés 2 superbes journées. La balade en pédalo dans les gorges, tôt le matin, vaut vraiment le détour. http://francevoyage.free.fr/Verdon.htm
Bonne consultation.
1 : galerie de 38 photos sur le village de Moustiers Sainte Marie qui est classé "Un des plus beau village de France". C'est un très beau petit village provençale qui mérite que l'on y passe quelques heures. http://francevoyage.free.fr/Moustier.htm
2 :galerie de 74 photos sur les gorges de la Jonte et du Tarn. Nous n'avons malheureusement pas eu suffisamment de temps pour parcourir complètement celles du Tarn qui avaient l'air vraiment sympa. http://francevoyage.free.fr/Jonte_Tarn.htm
3 : galerie de 104 photos sur les gorges du Verdon et le Lac Sainte Croix ou nous avons passés 2 superbes journées. La balade en pédalo dans les gorges, tôt le matin, vaut vraiment le détour. http://francevoyage.free.fr/Verdon.htm
Bonne consultation.
Passer dix jours en Norvège en hiver?
Bonjour,
J'aimerai aller passer 10 jours en Norvège début décembre et aurai quelques questions sur la faisabilité de ce voyage.
L'idée serait de partir de Bergen (arrivée en avion), de louer une voiture puis de faire la côte jusqu'à Tromso, pour y laisser la voiture et repartir en avion. (10 jours oblige, pas le temps de faire un A/R de France), en prenant la route de la côte (Fjords, Lofoten, Cercle polaire...)
Dans un soucis d'économie mais aussi de liberté, nous aimerions aménager rapidement la voiture pour en faire un hôtel roulant (2 matelas gonflable, bons duvets + couette). Cela nous permettrai de nous arrêter ou bon nous semble quand nous semble et d'aller à notre rythme.
Il est certain que la saison n'est pas très bonne pour la lumière, mais en revanche, cela sera idéal pour admirer les aurores boréales.
J'ai cependant 2 questions importantes:
1) Les routes sont-elles praticables, du moins les plus importantes ? Il serai bête de se retrouver bloqué sur la route de Tromso ou de ne pas pouvoir s'aventurer un tant soit peu le long des fjords.
2) Les températures sont-elles trop basse pour dormir dans une voiture ? A priori un bon duvet est sensé faire l'affaire, mais ça serai bête de crever de froid quand même...
Merci d'avance ! :)
J'aimerai aller passer 10 jours en Norvège début décembre et aurai quelques questions sur la faisabilité de ce voyage.
L'idée serait de partir de Bergen (arrivée en avion), de louer une voiture puis de faire la côte jusqu'à Tromso, pour y laisser la voiture et repartir en avion. (10 jours oblige, pas le temps de faire un A/R de France), en prenant la route de la côte (Fjords, Lofoten, Cercle polaire...)
Dans un soucis d'économie mais aussi de liberté, nous aimerions aménager rapidement la voiture pour en faire un hôtel roulant (2 matelas gonflable, bons duvets + couette). Cela nous permettrai de nous arrêter ou bon nous semble quand nous semble et d'aller à notre rythme.
Il est certain que la saison n'est pas très bonne pour la lumière, mais en revanche, cela sera idéal pour admirer les aurores boréales.
J'ai cependant 2 questions importantes:
1) Les routes sont-elles praticables, du moins les plus importantes ? Il serai bête de se retrouver bloqué sur la route de Tromso ou de ne pas pouvoir s'aventurer un tant soit peu le long des fjords.
2) Les températures sont-elles trop basse pour dormir dans une voiture ? A priori un bon duvet est sensé faire l'affaire, mais ça serai bête de crever de froid quand même...
Merci d'avance ! :)
Etats-Unis: cash ou visa/American Express?
Quand je regarde le prix ou nous devons acheter les dollars ( 1.4112 à ce jour ) et quand je vois le cours réel du dollar 1, 45...grrrr....quel descente depuis 1 mois 😠 !!
Je ne sais plus quoi faire : Retirer des dollars au bureau de change de roissy ( Sans frais & comm...mais à 1.4112 ) Ou bien alors payer directement toutes mes dépenses avec mon american express.( dans le comparatif, j'exclue le risque ..le haut risque ....de se promener avec du cash ( et donc l evatualité de perdre le cash ), comparons juste le cout de revient du dollars sur mon compte en €uros )
Vos avis serait les bien venus.
Merci
caroline
Kayak en famille au Groenland, août 2008 (2ème partie)
Suite de la première partie qui est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1976578;#1976578
21/08 (7 miles)

Le soleil perce la brume.

Stephensen's haven nous avait tellement ravis au départ que nous décidons d'en faire notre dernière escale avant Narsaq.

Nous finissons de longer la côte sud de l'île de Tugtutoq puis retrouvons les nombreux icebergs du Narsaq Sund.




Nous retrouvons la charmante petite baie, bien moins encombrée d'icebergs qu'une dizaine de jours plus tôt.

Les enfants et mon père flemmardent au soleil tandis que je grimpe un peu sur les hauteurs avec Fred.


Un village inuit s'était établi ici il y a des centaines d'années...

Le ciel se couvre en fin de journée...

22/08 (5 miles) Nous sommes à 4 ou 5 miles de Narsaq et Fred téléphone à Jacky pour caler notre transfert en bateau de Narsaq à Itelleq. 19H ce soir. On a le temps... Traversée du Sund sans histoire,



pas de vent, pas de courant perceptible, quelques phoques quand soudain Fred s'écrie : une baleine à tribord (euh non il a dit ... à droite!) Elle a soufflé 3 fois avant de plonger gracieusement SOUS nos kayaks, impression étrange mais surtout très fugace. Nous ne la reverrons pas, malgré notre patience. Les Groenlandais pratiquent encore la chasse et les animaux sont très farouches : les rennes aperçus à des centaines de mètres au sommet d'une montagne se sont aussitôt enfuis, les phoques plongent dès qu'ils nous aperçoivent. On n'a vu que des traces de renard. Pas de lièvre. Très peu d'oiseaux et en particulier d'oiseaux marins (sauf dans les falaises près des glaciers) : rien à voir par exemple avec l'Islande où on ne sait pas où donner de la tête.
Nous arrivons à Narsaq vers midi et décidons de nous offrir un resto.



L'office du tourisme nous en indique 2 : "A danish and a greenlandic", nous choisissons ce dernier et nous retrouvons dans la cafeteria de la salle des sports, effectivement fréquentée par des Groenlandais mais il s'agit d'un snack! Bof, c'est correct, le patron se met en 4 et ce n'est pas cher.





On trouve à Narsaq quelques maisons très soignées mais pas "que"...

Dès le milieu de la journée on croise des gens fortement alcoolisés dans les rues. Les enfants ont été frappés de voir les parents se saouler dans la rue devant leurs enfants à l'heure du goûter. Même si les Danois ont fait preuve de bien plus d'empathie avec les groenlandais que les nord américains dans le Nunavut, le changement de mode de vie en un siècle reste brutal. Pourtant quel plaisir de se voir saluer par tous ces gens heureux et fiers de voir que l'on apprécie leur pays : pas un pêcheur qui ne fasse un signe de la main depuis son bateau; pas un badaud croisé qui ne dise bonjour. Je ris encore en pensant à ce vieil homme perché sur son échelle qui nous faisait de grands signes avec son pinceau, projetant en rythme de fines gouttelettes de la belle peinture rouge destinée à sa maison....
Il y a beaucoup d'enfants au Groenland et des écoles dans les moindres villages.

On croise un peu partout des poussettes dernier cri.

Jardin d'enfants.


C'est la sortie de l'école!
En fin de journée, le bateau de Blue Ice

nous emmène comme convenu à Itelleq.


La lumière de fin de journée est ... magique.
La région est propice à l'agriculture : pommes de terre, betteraves mais surtout herbe pour les moutons. Quelques dizaines de milliers sont abattus tous les ans en automne à Narsaq.
Nous plantons la tente à Itelleq

car demain nous voulons visiter Igaliko.
23/08 (4, 5 miles) Igaliko se situe à environ 4 km d'Itelleq sur la rive sud de la péninsule. Un chemin de terre y mène facilement.

Le paysage est champêtre...

Alors que nous y arrivons, un rayon de soleil apparaît : tous les espoirs sont permis.

Le village est mignon, assez touristique puisqu'il y a 2 auberges de jeunesse et un magasin (qui n'ouvre qu'à 10h)

Les pierres rouges de quelques maisons proviennent de la cathédrale (!) bâtie ici il y a des centaines d'années.

Nous folâtrons dans le village en attendant l'ouverture du magasin mais finalement il n'y a que du pain congelé...

Après une bonne sieste au soleil,

nous repartons en kayak vers le NE pour quelques miles seulement car nous voulons passer une nuit à l'embouchure du Qoroq.

Nous longeons d'abord les roches rouges caractéristiques d'Itelleq puis croisons de + en + d'icebergs.

Nous découvrons le site du Blue Ice Camp : on aperçoit le refuge au pied de la falaise


ce refuge solidement amarré laisse augurer de drôles de phénomènes météorologiques dans le coin! Hum! Nous préférons bivouaquer un peu plus loin, plus près de la mer, juste après une rivière tout droit descendue du glacier.


Au fil des heures, la lumière s'adoucit.


Avec le soleil de cette fin de journée, le débit de la rivière est puissant.

Le vent vient de l'ouest et forcit au cours de l'après-midi : les icebergs dérivent tous ensemble comme sur un tapis roulant.

Seuls les plus gros, échoués, restent immobiles. Le spectacle est fascinant. C'est assurément le plus beau bivouac du voyage! On se couche sous les rafales d'ouest.




24/08 (6 miles) La nuit a été agitée, et on se lève sous les rafales ... d'est! Le vent a tourné pendant la nuit et on ne s'en est même pas rendu compte sauf mon père qui a une tente asymétrique et qui a du la tourner à 5 h du matin (on n'a rien entendu, je ne sais pas comment il a pu se débrouiller tout seul!) L'écume virevolte autour des icebergs, il doit y avoir au moins 40 noeuds de vent, c'est magnifique! Mon père n'ose pas sortir de sa tente de peur qu'elle s'envole! La nôtre tient bon, on est bien content!
D'un seul coup, vers 10h, le vent tombe, totalement, en 10 mn!
Alors que nous pensions être bloqués ici pour une nuit supplémentaire (ce qui n'aurait pas été dramatique vu le charme de l'endroit car nous avions prévu un jour de sécurité pour le retour), nous décidons de traverser l'Eriksfjord pour Qagssiarssuk.
L'endroit libre de glace où nous avions abordé hier est maintenant un peu... encombré!


Nous slalomons entre les glaçons, jouant au brise-glace...



Nous devons d'abord croiser l'embouchure du Qoroq, très encombrée d'icebergs de toutes tailles.


La renverse du courant, combinée au changement de vent pendant la nuit, lève un clapot désordonné assez désagréable. Je finis par remettre prudemment mon appareil (que je porte quand il fait beau autour du cou, coincé dans le gilet de sauvetage) dans son sac étanche. Le vent d'ouest se relève doucement et nous nous dépêchons de traverser vers la rive nord de l'Eriksfjord avant qu'il ne forcisse afin de l'avoir dans le dos et pas par le travers.

Nous arrivons enfin à Qagssiarssuk et trouvons un coin pour les tentes au bout du village (pas d'eau)
Une fois le camp installé, nous nous rendons à l'auberge de jeunesse pour que leur voiture nous emmène voir la baie de Tasiusaq. C'est le taxi le plus cher du monde : 450 DK pour 8 km (pas faciles c'est vrai, on a mis 30 mn) soit 60 euro!! On n'a pas discuté le prix pensant que ça ne se faisait pas en terrain nordique mais bon avec des espagnols, peut-être qu'on aurait du essayer!
La baie de Tasiusaq, très découpée, doit être amusante à explorer en kayak. Elle est encombrée de glace provenant des 2 glaciers se déversant au nord de l'Isafjord.

Le contre-jour est éblouissant avec tous ces icebergs!
Nous rentrons à pied à Qagssiarssuq, croisant encore quelques fermes et moutons.

Au loin, on aperçoit l'embouchure du Qoroq, encombrée de glaces.

Nous sommes juste en face de Narsarsuaq, à 4 km à vol d'oiseau.

25/08 (2 miles) Qagssiarssuk est le site où les vikings débarquèrent pour la première fois il y a environ 1000 ans. Leif Erikson, bani de Norvège, puis d'Islande (un charmant garçon apparemment) fut émerveillé de voir des terres aussi fertiles (n'oublions pas qu'il venait d'Islande.... tout est relatif) et décida de s'y établir. 500 ans plus tard, les vikings disparurent pour une raison inconnue.





Après avoir visité le village en long en large et en travers, nous embarquons pour la dernière fois dans les kayaks vers Narsarsuaq. Notre dernière étape dure 40 mn. Nous rangeons les kayaks puis une voiture de Blue Ice vient nous chercher et nous indique un coin proche de l'aéroport où nous allons camper 2 nuits. L'endroit manque de charme mais ne coûte rien. De toute façon tout Narsarsuaq est moche alors... Nous allons racheter quelques produits frais au magasin, plus cher que dans les autres villages (Narsaq et Qagssiarssuk du moins) avec moins de choix.
26/08 Cette journée de sécurité, prévue en cas de mauvais temps, va nous permettre de faire une très belle randonnée jusqu'au glacier de Kuusuup. C'est le glacier qui surplombe la vallée de Narsarsuaq. Une voiture de Blue Ice nous en rapproche sur les qq km de moche route asphaltée pour 25 DK/personne. Nous remontons d'abord le long de la rivière issue du glacier.
Au fond de la vallée apparaît un bout du glacier...

Elle se jette dans le fjord où nous pagayions hier.

S'ensuit une bonne grimpette de presque 300 m, bien raide. Les autres sont hilares en voyant ma mine écarlate en haut de ladite grimpette.

Nous faufilant entre plusieurs petits lacs, nous approchons du glacier.

Contemplation...

Toujours plus près...

Dessous!

Dessus!
Bref, LA rando du coin à ne pas manquer, surtout s'il fait beau évidemment. (environ 15 km, on n'a pas pris de voiture pour rentrer, 700 M +, 700 M -)
On se couche bien crevés pour notre dernière nuit au Groenland.
27/08 Chouette, il pleut! Égoïstement, j'aime bien quitter le lieu de mes vacances quand il pleut, c'est plus facile, nan? On glandouille toute la matinée pour finalement décoller dans les nuages vers 14h.
EN CONCLUSION On a aimé: -les paysages grandioses, préservés -les icebergs: je craignais de rester sur ma faim, ayant lu qu'ils étaient plus gros en baie de Disko ...Ils sont déjà très très gros, surtout quand il faut passer à côté en kayak -la liberté offerte par le kayak. Pas de risque de panne! 78 miles soit 144 km, tranquillement avec juste qq douleurs tendineuses aux poignets mais rien d'atroce. -la météo. Eh oui! Qui l'eût dit? 4 jours de pluie en tout en juillet août parait-il! Il a tout de même gelé les dernières nuits. -l'amabilité de la population -la sécurité : tout le monde laisse traîner ses affaires partout, pas de vols apparemment -les services de Blue Ice, très efficace.l'absence TOTALE de moustiques, sans doute due à la sécheresse mais persistant après l'épisode pluvieux.
On n'a pas aimé: Pas grand chose! Un peu déçu quand même par la rareté de la faune, mais on n'est pas dans un parc naturel mais chez un peuple de chasseurs. Fred m'avoue qu'il n'a pas aimé faire à manger à 4 pattes pendant 2 semaines...
Pour ceux qui seraient tentés et qui -comme moi auparavant- se disent que le Groenland est un rêve inaccessible, voici le BUDGET Nous avons pris l'avion de Greenland Air au départ de Copenhague où nous sommes allés en camping car (prix des hôtels exhorbitants au DK) Essence 440 euro Ferry Puttgarden-Rodby A/R : 128 euro Avion Copenhague Narsarsuaq 688 euro/pers X6= 4128 euro Parking Aéroport pour 2 semaines réservé/net 85 euro location 3 kayaks2 semaines 1474 euro transferts en bateau rapide724 euro loc téléphone satellite en GB avec frais de poste (1 mois en tout)250 euro cartes100 euro sur place270 euro TOTAL SANS LE MATERIEL PERSOPar personne 1266 euro
Achat matériel spécifiquement pour ce voyage Combinaisons sèches 250 euroX51250 euro tente1000 euro réchaud primus omnifuel180 euro divers100 euro sacs étanches200 euro TOTAL MATOSPar personne 455 euro
Bien que j'ai essayé d'être aussi précise et complète que possible dans la rédaction de ce carnet (ce qui le rendra sans doute un peu longuet pour ceux qui le liront comme un simple divertissement), je suis sûre d'avoir oublié certains détails qui pourraient intéresser ceux qui seraient tentés de découvrir à leur tour ce superbe coin de notre planète. N'hésitez donc pas à me questionner, je répondrai avec plaisir!
Marie

Le soleil perce la brume.

Stephensen's haven nous avait tellement ravis au départ que nous décidons d'en faire notre dernière escale avant Narsaq.

Nous finissons de longer la côte sud de l'île de Tugtutoq puis retrouvons les nombreux icebergs du Narsaq Sund.




Nous retrouvons la charmante petite baie, bien moins encombrée d'icebergs qu'une dizaine de jours plus tôt.

Les enfants et mon père flemmardent au soleil tandis que je grimpe un peu sur les hauteurs avec Fred.


Un village inuit s'était établi ici il y a des centaines d'années...

Le ciel se couvre en fin de journée...

22/08 (5 miles) Nous sommes à 4 ou 5 miles de Narsaq et Fred téléphone à Jacky pour caler notre transfert en bateau de Narsaq à Itelleq. 19H ce soir. On a le temps... Traversée du Sund sans histoire,



pas de vent, pas de courant perceptible, quelques phoques quand soudain Fred s'écrie : une baleine à tribord (euh non il a dit ... à droite!) Elle a soufflé 3 fois avant de plonger gracieusement SOUS nos kayaks, impression étrange mais surtout très fugace. Nous ne la reverrons pas, malgré notre patience. Les Groenlandais pratiquent encore la chasse et les animaux sont très farouches : les rennes aperçus à des centaines de mètres au sommet d'une montagne se sont aussitôt enfuis, les phoques plongent dès qu'ils nous aperçoivent. On n'a vu que des traces de renard. Pas de lièvre. Très peu d'oiseaux et en particulier d'oiseaux marins (sauf dans les falaises près des glaciers) : rien à voir par exemple avec l'Islande où on ne sait pas où donner de la tête.
Nous arrivons à Narsaq vers midi et décidons de nous offrir un resto.



L'office du tourisme nous en indique 2 : "A danish and a greenlandic", nous choisissons ce dernier et nous retrouvons dans la cafeteria de la salle des sports, effectivement fréquentée par des Groenlandais mais il s'agit d'un snack! Bof, c'est correct, le patron se met en 4 et ce n'est pas cher.





On trouve à Narsaq quelques maisons très soignées mais pas "que"...

Dès le milieu de la journée on croise des gens fortement alcoolisés dans les rues. Les enfants ont été frappés de voir les parents se saouler dans la rue devant leurs enfants à l'heure du goûter. Même si les Danois ont fait preuve de bien plus d'empathie avec les groenlandais que les nord américains dans le Nunavut, le changement de mode de vie en un siècle reste brutal. Pourtant quel plaisir de se voir saluer par tous ces gens heureux et fiers de voir que l'on apprécie leur pays : pas un pêcheur qui ne fasse un signe de la main depuis son bateau; pas un badaud croisé qui ne dise bonjour. Je ris encore en pensant à ce vieil homme perché sur son échelle qui nous faisait de grands signes avec son pinceau, projetant en rythme de fines gouttelettes de la belle peinture rouge destinée à sa maison....
Il y a beaucoup d'enfants au Groenland et des écoles dans les moindres villages.

On croise un peu partout des poussettes dernier cri.

Jardin d'enfants.


C'est la sortie de l'école!
En fin de journée, le bateau de Blue Ice

nous emmène comme convenu à Itelleq.


La lumière de fin de journée est ... magique.
La région est propice à l'agriculture : pommes de terre, betteraves mais surtout herbe pour les moutons. Quelques dizaines de milliers sont abattus tous les ans en automne à Narsaq.
Nous plantons la tente à Itelleq

car demain nous voulons visiter Igaliko.
23/08 (4, 5 miles) Igaliko se situe à environ 4 km d'Itelleq sur la rive sud de la péninsule. Un chemin de terre y mène facilement.

Le paysage est champêtre...

Alors que nous y arrivons, un rayon de soleil apparaît : tous les espoirs sont permis.

Le village est mignon, assez touristique puisqu'il y a 2 auberges de jeunesse et un magasin (qui n'ouvre qu'à 10h)

Les pierres rouges de quelques maisons proviennent de la cathédrale (!) bâtie ici il y a des centaines d'années.

Nous folâtrons dans le village en attendant l'ouverture du magasin mais finalement il n'y a que du pain congelé...

Après une bonne sieste au soleil,

nous repartons en kayak vers le NE pour quelques miles seulement car nous voulons passer une nuit à l'embouchure du Qoroq.

Nous longeons d'abord les roches rouges caractéristiques d'Itelleq puis croisons de + en + d'icebergs.

Nous découvrons le site du Blue Ice Camp : on aperçoit le refuge au pied de la falaise


ce refuge solidement amarré laisse augurer de drôles de phénomènes météorologiques dans le coin! Hum! Nous préférons bivouaquer un peu plus loin, plus près de la mer, juste après une rivière tout droit descendue du glacier.


Au fil des heures, la lumière s'adoucit.


Avec le soleil de cette fin de journée, le débit de la rivière est puissant.

Le vent vient de l'ouest et forcit au cours de l'après-midi : les icebergs dérivent tous ensemble comme sur un tapis roulant.

Seuls les plus gros, échoués, restent immobiles. Le spectacle est fascinant. C'est assurément le plus beau bivouac du voyage! On se couche sous les rafales d'ouest.




24/08 (6 miles) La nuit a été agitée, et on se lève sous les rafales ... d'est! Le vent a tourné pendant la nuit et on ne s'en est même pas rendu compte sauf mon père qui a une tente asymétrique et qui a du la tourner à 5 h du matin (on n'a rien entendu, je ne sais pas comment il a pu se débrouiller tout seul!) L'écume virevolte autour des icebergs, il doit y avoir au moins 40 noeuds de vent, c'est magnifique! Mon père n'ose pas sortir de sa tente de peur qu'elle s'envole! La nôtre tient bon, on est bien content!
D'un seul coup, vers 10h, le vent tombe, totalement, en 10 mn!
Alors que nous pensions être bloqués ici pour une nuit supplémentaire (ce qui n'aurait pas été dramatique vu le charme de l'endroit car nous avions prévu un jour de sécurité pour le retour), nous décidons de traverser l'Eriksfjord pour Qagssiarssuk.
L'endroit libre de glace où nous avions abordé hier est maintenant un peu... encombré!


Nous slalomons entre les glaçons, jouant au brise-glace...



Nous devons d'abord croiser l'embouchure du Qoroq, très encombrée d'icebergs de toutes tailles.


La renverse du courant, combinée au changement de vent pendant la nuit, lève un clapot désordonné assez désagréable. Je finis par remettre prudemment mon appareil (que je porte quand il fait beau autour du cou, coincé dans le gilet de sauvetage) dans son sac étanche. Le vent d'ouest se relève doucement et nous nous dépêchons de traverser vers la rive nord de l'Eriksfjord avant qu'il ne forcisse afin de l'avoir dans le dos et pas par le travers.

Nous arrivons enfin à Qagssiarssuk et trouvons un coin pour les tentes au bout du village (pas d'eau)
Une fois le camp installé, nous nous rendons à l'auberge de jeunesse pour que leur voiture nous emmène voir la baie de Tasiusaq. C'est le taxi le plus cher du monde : 450 DK pour 8 km (pas faciles c'est vrai, on a mis 30 mn) soit 60 euro!! On n'a pas discuté le prix pensant que ça ne se faisait pas en terrain nordique mais bon avec des espagnols, peut-être qu'on aurait du essayer!
La baie de Tasiusaq, très découpée, doit être amusante à explorer en kayak. Elle est encombrée de glace provenant des 2 glaciers se déversant au nord de l'Isafjord.

Le contre-jour est éblouissant avec tous ces icebergs!
Nous rentrons à pied à Qagssiarssuq, croisant encore quelques fermes et moutons.

Au loin, on aperçoit l'embouchure du Qoroq, encombrée de glaces.

Nous sommes juste en face de Narsarsuaq, à 4 km à vol d'oiseau.

25/08 (2 miles) Qagssiarssuk est le site où les vikings débarquèrent pour la première fois il y a environ 1000 ans. Leif Erikson, bani de Norvège, puis d'Islande (un charmant garçon apparemment) fut émerveillé de voir des terres aussi fertiles (n'oublions pas qu'il venait d'Islande.... tout est relatif) et décida de s'y établir. 500 ans plus tard, les vikings disparurent pour une raison inconnue.





Après avoir visité le village en long en large et en travers, nous embarquons pour la dernière fois dans les kayaks vers Narsarsuaq. Notre dernière étape dure 40 mn. Nous rangeons les kayaks puis une voiture de Blue Ice vient nous chercher et nous indique un coin proche de l'aéroport où nous allons camper 2 nuits. L'endroit manque de charme mais ne coûte rien. De toute façon tout Narsarsuaq est moche alors... Nous allons racheter quelques produits frais au magasin, plus cher que dans les autres villages (Narsaq et Qagssiarssuk du moins) avec moins de choix.
26/08 Cette journée de sécurité, prévue en cas de mauvais temps, va nous permettre de faire une très belle randonnée jusqu'au glacier de Kuusuup. C'est le glacier qui surplombe la vallée de Narsarsuaq. Une voiture de Blue Ice nous en rapproche sur les qq km de moche route asphaltée pour 25 DK/personne. Nous remontons d'abord le long de la rivière issue du glacier.
Au fond de la vallée apparaît un bout du glacier...

Elle se jette dans le fjord où nous pagayions hier.

S'ensuit une bonne grimpette de presque 300 m, bien raide. Les autres sont hilares en voyant ma mine écarlate en haut de ladite grimpette.

Nous faufilant entre plusieurs petits lacs, nous approchons du glacier.

Contemplation...

Toujours plus près...

Dessous!

Dessus!
Bref, LA rando du coin à ne pas manquer, surtout s'il fait beau évidemment. (environ 15 km, on n'a pas pris de voiture pour rentrer, 700 M +, 700 M -)
On se couche bien crevés pour notre dernière nuit au Groenland.
27/08 Chouette, il pleut! Égoïstement, j'aime bien quitter le lieu de mes vacances quand il pleut, c'est plus facile, nan? On glandouille toute la matinée pour finalement décoller dans les nuages vers 14h.
EN CONCLUSION On a aimé: -les paysages grandioses, préservés -les icebergs: je craignais de rester sur ma faim, ayant lu qu'ils étaient plus gros en baie de Disko ...Ils sont déjà très très gros, surtout quand il faut passer à côté en kayak -la liberté offerte par le kayak. Pas de risque de panne! 78 miles soit 144 km, tranquillement avec juste qq douleurs tendineuses aux poignets mais rien d'atroce. -la météo. Eh oui! Qui l'eût dit? 4 jours de pluie en tout en juillet août parait-il! Il a tout de même gelé les dernières nuits. -l'amabilité de la population -la sécurité : tout le monde laisse traîner ses affaires partout, pas de vols apparemment -les services de Blue Ice, très efficace.l'absence TOTALE de moustiques, sans doute due à la sécheresse mais persistant après l'épisode pluvieux.
On n'a pas aimé: Pas grand chose! Un peu déçu quand même par la rareté de la faune, mais on n'est pas dans un parc naturel mais chez un peuple de chasseurs. Fred m'avoue qu'il n'a pas aimé faire à manger à 4 pattes pendant 2 semaines...
Pour ceux qui seraient tentés et qui -comme moi auparavant- se disent que le Groenland est un rêve inaccessible, voici le BUDGET Nous avons pris l'avion de Greenland Air au départ de Copenhague où nous sommes allés en camping car (prix des hôtels exhorbitants au DK) Essence 440 euro Ferry Puttgarden-Rodby A/R : 128 euro Avion Copenhague Narsarsuaq 688 euro/pers X6= 4128 euro Parking Aéroport pour 2 semaines réservé/net 85 euro location 3 kayaks2 semaines 1474 euro transferts en bateau rapide724 euro loc téléphone satellite en GB avec frais de poste (1 mois en tout)250 euro cartes100 euro sur place270 euro TOTAL SANS LE MATERIEL PERSOPar personne 1266 euro
Achat matériel spécifiquement pour ce voyage Combinaisons sèches 250 euroX51250 euro tente1000 euro réchaud primus omnifuel180 euro divers100 euro sacs étanches200 euro TOTAL MATOSPar personne 455 euro
Bien que j'ai essayé d'être aussi précise et complète que possible dans la rédaction de ce carnet (ce qui le rendra sans doute un peu longuet pour ceux qui le liront comme un simple divertissement), je suis sûre d'avoir oublié certains détails qui pourraient intéresser ceux qui seraient tentés de découvrir à leur tour ce superbe coin de notre planète. N'hésitez donc pas à me questionner, je répondrai avec plaisir!
Marie
Kayak en famille au Groenland, août 2008
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Kayak en famille au Groenland, août 2008
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...
et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)

si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)
si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Voyage à vélo pour "débutant"
Nous sommes 3 ami(e)s assez sportif et nous souhaiterions partir l'été prochain pendant 3 semaines faire un séjour à vélo. Nous pensions partir en train et nous rendre dans un pays balte, pays qui reste encore à determiné, et faire le tour de ce pays à vélo.
Auriez-vous des indications à nous donner sur le pays à choisir, la pertinence de notre choix et des conseils.
Je vous remercie par avance de me répondre
Dimitri
Je vous remercie par avance de me répondre
Dimitri
Sécuriser un vélo lors d'un bivouac sauvage?
Bonjour à tous,
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
J'aurai aimé savoir de quelle manière vous sécurisez votre monture la nuit lors d'un bivouac sauvage. Parfois, en voyage on a pas forcément l'opportunité de trouver un site "sûr". Donc à part un antivol, quel moyen avez vous de parer à un éventuel vol. (Je compte traverser plusieurs pays pour aller jusqu'en Chine).
Merci.
Tente de toit: quel modèle et quel fabricant choisir?
Bonjour à tous,
nous souhaitons acheter une tente de toit (2 adultes et 1 enfant) mais ne savons quel fabricant choisir entre Colombus, Maggiolina et James Baroud.
Les articles sur le web et certains journaux ne manquent pas mais les résultats des essais sont bien souvent remis en cause par le fabricant classé n°2....
Nous souhaitons une tente de toit pour du camping sauvage pour des températures élevées (Grèce, Albanie, Turquie l'été) et plus clémentes et fraiches l'automne et le printemps en France et dans les pays limitrophes.
Pour l'hiver des options existent sont elles efficaces?
Nous sommes à la recherche d'un modèle solide, simple et efficace (l'inverse de compliqué), fiable et étanche (...), bref le top de la tente de toit sachant qu'au regard de l'investissement on ne cherche pas à faire une économie de 100€.
Si vous connaissez un vendeur sympa avec une réelle expérience (d'utilisateur) dans ce domaine et qui assure un service après vente de qualité on est intéressé sachant que nous sommes dans l'Aude et que nous sommes près à faire des bornes pour voir certains modèles.
Merci par avance pour vos témoignages et conseils
Gilles
nous souhaitons acheter une tente de toit (2 adultes et 1 enfant) mais ne savons quel fabricant choisir entre Colombus, Maggiolina et James Baroud.
Les articles sur le web et certains journaux ne manquent pas mais les résultats des essais sont bien souvent remis en cause par le fabricant classé n°2....
Nous souhaitons une tente de toit pour du camping sauvage pour des températures élevées (Grèce, Albanie, Turquie l'été) et plus clémentes et fraiches l'automne et le printemps en France et dans les pays limitrophes.
Pour l'hiver des options existent sont elles efficaces?
Nous sommes à la recherche d'un modèle solide, simple et efficace (l'inverse de compliqué), fiable et étanche (...), bref le top de la tente de toit sachant qu'au regard de l'investissement on ne cherche pas à faire une économie de 100€.
Si vous connaissez un vendeur sympa avec une réelle expérience (d'utilisateur) dans ce domaine et qui assure un service après vente de qualité on est intéressé sachant que nous sommes dans l'Aude et que nous sommes près à faire des bornes pour voir certains modèles.
Merci par avance pour vos témoignages et conseils
Gilles
Souci de réservoir avec MSR WhisperLite International
Bonjour,
J'ai acheté un réchaud à combustible liquide, MSR Whisperlite international, et j'ai un petit problème. Le plongeur dans la bouteille est tourné vers le haut (quand la bouteille est à plat sur le sol), ce qui fait que si je ne met que 20 cL d'essence dans ma bouteille d'1 litre, et bien le plongeur n'est pas dans l'essence... Ce qui fait que le réchaud ne fonctionne pas. C'est un peu bête par ce que ca me réduit fortement l'autonomie... Soit il y a une raison technique qui impose cette conception, soit un truc m'echappe dans l'utilisation... Merci de votre aide !
Pierre
J'ai acheté un réchaud à combustible liquide, MSR Whisperlite international, et j'ai un petit problème. Le plongeur dans la bouteille est tourné vers le haut (quand la bouteille est à plat sur le sol), ce qui fait que si je ne met que 20 cL d'essence dans ma bouteille d'1 litre, et bien le plongeur n'est pas dans l'essence... Ce qui fait que le réchaud ne fonctionne pas. C'est un peu bête par ce que ca me réduit fortement l'autonomie... Soit il y a une raison technique qui impose cette conception, soit un truc m'echappe dans l'utilisation... Merci de votre aide !
Pierre
Aller en Guadeloupe pour une étudiante taïwanaise avec un titre de séjour français?
Bonjour,
Ma compagne est taiwanaise et vit en france avec moi, avec un titre de séjour étudiante. Est-il possible avec ce titre de se déplacer en Guadeloupe?
Sinon, quelles sont a votre avis les modalités a remplir?
Merci Hugo
Ma compagne est taiwanaise et vit en france avec moi, avec un titre de séjour étudiante. Est-il possible avec ce titre de se déplacer en Guadeloupe?
Sinon, quelles sont a votre avis les modalités a remplir?
Merci Hugo
Housse de protection de sac en soute
Bonjour à tous,
voilà je aprs en sac à dos pour la première fois en novembre (thaïlande).
Nous avons acheté nos sacs : tout beau, tout neuf.
Maintenant, on se demande l'utilité d'acheter en plus des housses de protection pour protéger nos sacs en soute (au cas où une des multiple poche s'ouvre, pour unr aison x ou y), et permettant ainsi de cadenasser (je sais, n'importe qui pourrait mettre un coup de canif dans la housse, masi ca repousserait les voleurs potentiels les moins aventureux...)
Néanmoins, j'ai bondi quand j'ai vu le prix d'une telle housse chez Décathlon, où nous avons d'ailleurs acheté nos sacs : 20 euros !! soit a peu près la moitié du prix de mon sac !!
J'en appel donc à vos expériences: ces housses sont-elles vraiment indispensable ? où en trouver à un prix plus raisonnnable ?
Merci
A+
voilà je aprs en sac à dos pour la première fois en novembre (thaïlande).
Nous avons acheté nos sacs : tout beau, tout neuf.
Maintenant, on se demande l'utilité d'acheter en plus des housses de protection pour protéger nos sacs en soute (au cas où une des multiple poche s'ouvre, pour unr aison x ou y), et permettant ainsi de cadenasser (je sais, n'importe qui pourrait mettre un coup de canif dans la housse, masi ca repousserait les voleurs potentiels les moins aventureux...)
Néanmoins, j'ai bondi quand j'ai vu le prix d'une telle housse chez Décathlon, où nous avons d'ailleurs acheté nos sacs : 20 euros !! soit a peu près la moitié du prix de mon sac !!
J'en appel donc à vos expériences: ces housses sont-elles vraiment indispensable ? où en trouver à un prix plus raisonnnable ?
Merci
A+
La Martinique fait-elle partie de l'espace Schengen?
Bonjour, je souhaiterai savoir si la Martinique fait partit de l'espace Schengen car mon amie qui est africaine va séjourner en Europe et nous souhaiterions partir une semaine en Martinique.
Merci pour votre aide
Merci pour votre aide
Circuit en camping-car de trois semaines en Nouvelle-Zélande
Fin septembre, avec deux amis nous allons faire le tour de la Nouvelle-Zélande en camping-car. Pour ce faire, nous avons esquissé un programme de visite pour ces 3 semaines. Que pensez-vous de cette programmation ? Avez-vous des conseils ou des anecdotes sur les lieux, les trajets, … ?
J1 : Journée à Christchurch
Ballade le long de l’Avon, architecture victorienne, the cathedral, le tramway, Hagley Park le plus grand parc de la ville et son jardin botanique, Godley Head Road : point de vue accessible en voiture, Port Hills entre Christchurch et Lyttelton, Boire un verre dans les bars branchés de Lyttelton
J2 : Visite de la presqu’île de Banks et d’Akaroa
Suivre itinéraire jusqu’à Akaroa, visite d’Akaroa et ballade, route autour d’Akaroa
J3 : Aoraki / Mt Cook
Balade autour du Mt Cook (Red Tarns Track)
J4 : Visite de Dunedin
Balade dans Dunedin, Baldwin Street la rue la plus pentue du monde, Soirée à Dunedin (ville étudiante), Monter le Mt Cargill pour le panorama (10km au Nord)
J5 : Otago Penninsula
Plages / anses / falaises escarpées, faune : manchots / otaries / lions de mer / albatros, balade
J6 : Te Anau
Balade autour du lac, nombreuses activités proposées : VTT, voile, bateau, quad
J7: Milford Sound
Route Milford Sound est l’une des plus belles du pays, sortie bateau dans le fjord
J8 : Queenstown
Queenstown s’autoproclame capitale mondiale de l’aventure : multitude d’activités à faire : saut à l’élastique, shotover jet (bateau ultra-puissant et rapide)
J9et10: Wanaka et Mt Aspiring National Park
Randonnée French Ridge Hut : 2 jours avec nuit en refuge
J11 : Franz Josef / Waiau ou Fox Glacier
Balade autour du glacier
J12 : Punakaïki
Pancake Rocks, Exposition géologique, Grottes naturelles
J13 : Kaïkoura
Traversée des Alpes, Dauphins, baleines, phoques, Sortie bateau, …
J14 : Nelson – Wellington
visite de Nelson : centre ville, plage
J15 : Wellington
Balade le long de la mer, soirée à Cuba Street ou sur Courtney Square, visite du musée Te Papa, visite de la ville, balade sur les collines de la banlieue où ont été tournées des scènes du Seigneur des Anneaux
J16et17 : Tongariro National Park
Arrivée aux abords du parc (National Park), balade dans le parc, Randonnée tongariro crossing
J18 : Lac Taupo
visite de Taupo, balade le long du lac
J19 : Rotorua
Sources d’eau chaude, jeysers (uniques au monde avec l’Islande), balade dans les rues
J20 : Coromandel Peninsula
Plages de sable fin, îles à proximité de la côte, Cathedral Cove, Hot water beach
J21 : Auckland
visite d’Auckland
Merci d’avance pour votre aide
Maxime
Erreur sur mon billet d'avion pour l'Inde: je suis désespérée
bonjour, après 2 mois j'ai enfin mon visa pour l'Inde, départ le 31 juillet, et mon mari vient de se rendre compte en téléphonant à British Airways qu'il y a une inversion de nos noms de famille et prénoms. (faite par qui je ne sais rien .., moi ou eux ...)
L'agence (internet) par laquelle nous avons réservé, Bravofly (après moultes coups de fil ...) dit qu'ils ne peuvent faire qu'un signalement à BA et que nous ne sommes pas certains de pouvoir embarquer, British Airways nous a répété moult fois par tél. que c'est Bravofly qui est détenteur du billet jusqu'à notre départ et que c'est eux qui doivent faire le changement.... Bravofly nous propose d'annuler le billet (pénalité de 100 Euros par BA) ....
kafkaien ... nos vols intérieurs en Inde sont réservés, ... Si quelqu'un peut nous éclairer .... ce serait vraiment bienvenu, jusqu'à présent je me suis dit que ce n'était pas grand chose, mais là je commence à m'inquiéter sérieusement ...
merci mille fois pour vos conseils et expériences ! Chris
L'agence (internet) par laquelle nous avons réservé, Bravofly (après moultes coups de fil ...) dit qu'ils ne peuvent faire qu'un signalement à BA et que nous ne sommes pas certains de pouvoir embarquer, British Airways nous a répété moult fois par tél. que c'est Bravofly qui est détenteur du billet jusqu'à notre départ et que c'est eux qui doivent faire le changement.... Bravofly nous propose d'annuler le billet (pénalité de 100 Euros par BA) ....
kafkaien ... nos vols intérieurs en Inde sont réservés, ... Si quelqu'un peut nous éclairer .... ce serait vraiment bienvenu, jusqu'à présent je me suis dit que ce n'était pas grand chose, mais là je commence à m'inquiéter sérieusement ...
merci mille fois pour vos conseils et expériences ! Chris
Destination pour un voyage paradisiaque sur une île?
Bien le bonjour à vous tous(toutes)...
Tout d'abord, les présentations...je m'appelle Jessica, j'ai 24 ans et je suis nouvelle ici!!
Ce qui m'amène ici c'est que j'ai besoin d' "aide"...😊
En fait, avec mon cher et tendre nous prévoyons de nous faire un petit voyage paradisiaque dans les iles....seulement nous n'arrivons vraiment pas à nous décider sur la destination...il y a tellement de lieux qu'on voudrait visiter...
C'est pour ca que j'aimerai savoir vos impressions sur vos voyages si vous avez dejà eu l'occasion de partir au loin....
Pour ma part, je suis fort tentée par Les MALDIVES, Les SEYCHELLES, La REPUBLIQUE DOMINICAINE, Les FIDJI...et hors de tout ca je ne sais absolument pas quoi choisir...Nous ne sommes jamais parti aucun des deux vers ces destination et à vrai dire on ne sait pas trop par où commencer pour préparer notre voyage...
Que conseilleriez vous à de jeunes "débutants"??🙂
Tout d'abord, les présentations...je m'appelle Jessica, j'ai 24 ans et je suis nouvelle ici!!
Ce qui m'amène ici c'est que j'ai besoin d' "aide"...😊
En fait, avec mon cher et tendre nous prévoyons de nous faire un petit voyage paradisiaque dans les iles....seulement nous n'arrivons vraiment pas à nous décider sur la destination...il y a tellement de lieux qu'on voudrait visiter...
C'est pour ca que j'aimerai savoir vos impressions sur vos voyages si vous avez dejà eu l'occasion de partir au loin....
Pour ma part, je suis fort tentée par Les MALDIVES, Les SEYCHELLES, La REPUBLIQUE DOMINICAINE, Les FIDJI...et hors de tout ca je ne sais absolument pas quoi choisir...Nous ne sommes jamais parti aucun des deux vers ces destination et à vrai dire on ne sait pas trop par où commencer pour préparer notre voyage...
Que conseilleriez vous à de jeunes "débutants"??🙂
Itinéraire pour un passage Mexique - États-Unis - Canada?
Hello!!! alors par ou commencer...
Tout d'abord, y-a-t-il des transports en commun du Mexique vers les EU? Vaut-il mieux prendre l'avion? D'après ce que j'ai lu, pas de problème à la frontière avec passeport biométrique.
Ensuite je souhaiterai rejoindre L.A puis Las Vegas avec un grand tour du grand canyon, death valley, etc... puis salt lake city, seattle, vancouver, NYC et Montréal. Quels sont les moyens de transport à privilégier? J'ai vu que l'avion est plutôt bon marché mais tant qu'à faire je préfère utiliser des moyens de transport qui permettent plus de profiter Est-il facile de passer au Canada et de repasser aux Eu ensuite niveau formalités et transport également? Seattle et vancouver sont-ils à votre avis à voir? ensuite, j'hésite à "traverser" les EU en train (en partie en tout cas car sinon très long!!) en faisant des étapes cela vous parait-il une bonne idée, si oui quel trajet est le plus intéressant? enfin, comment passer de NYC à Montréal?
Voilà ca me semble tout pour le moment!! Merci beaucoup de m'avoir lue jusqu'au bout et de me donner votre avis et vos conseils!!!!
Tout d'abord, y-a-t-il des transports en commun du Mexique vers les EU? Vaut-il mieux prendre l'avion? D'après ce que j'ai lu, pas de problème à la frontière avec passeport biométrique.
Ensuite je souhaiterai rejoindre L.A puis Las Vegas avec un grand tour du grand canyon, death valley, etc... puis salt lake city, seattle, vancouver, NYC et Montréal. Quels sont les moyens de transport à privilégier? J'ai vu que l'avion est plutôt bon marché mais tant qu'à faire je préfère utiliser des moyens de transport qui permettent plus de profiter Est-il facile de passer au Canada et de repasser aux Eu ensuite niveau formalités et transport également? Seattle et vancouver sont-ils à votre avis à voir? ensuite, j'hésite à "traverser" les EU en train (en partie en tout cas car sinon très long!!) en faisant des étapes cela vous parait-il une bonne idée, si oui quel trajet est le plus intéressant? enfin, comment passer de NYC à Montréal?
Voilà ca me semble tout pour le moment!! Merci beaucoup de m'avoir lue jusqu'au bout et de me donner votre avis et vos conseils!!!!
Lieux incontournables en Australie?
Bonjour,
Dans le cadre de notre tdm, on passera par l'Australie. Je pense rester au moins 2 mois parce qu'il y a tellement à voir!! D'ou ces questions: Quels lieux sont selon vous incontournables? A votre avis doit-on rester sur la cote est ou l'ouest est à voir absolument ?(j'ai lu sur le forum que c'était moins touristique et donc plus sauvage) woofing ou fruit-picking? Je n'ai pas trouvé trop de renseignements sur l ile d'hinchinbrook mais le peu que j'en ai lu sur le forum m'a beaucoup plu, combien de temps passer la-bas? nous comptons passer en tasmanie, peut-on entreprendre l overland trek seuls? 1 semaine est-elle suffisante?
Merci de m'avoir lue et pour votre aide, tous renseignements bienvenus!!!
Dans le cadre de notre tdm, on passera par l'Australie. Je pense rester au moins 2 mois parce qu'il y a tellement à voir!! D'ou ces questions: Quels lieux sont selon vous incontournables? A votre avis doit-on rester sur la cote est ou l'ouest est à voir absolument ?(j'ai lu sur le forum que c'était moins touristique et donc plus sauvage) woofing ou fruit-picking? Je n'ai pas trouvé trop de renseignements sur l ile d'hinchinbrook mais le peu que j'en ai lu sur le forum m'a beaucoup plu, combien de temps passer la-bas? nous comptons passer en tasmanie, peut-on entreprendre l overland trek seuls? 1 semaine est-elle suffisante?
Merci de m'avoir lue et pour votre aide, tous renseignements bienvenus!!!
Visiter le meilleur de la Chine en un mois
Salut!
Notre périple Transasia 2008 approche et après avoir préparé la russie et la mongolie, je m'interesse à la chine. En pensant que nous obtiendrons un visa, j'aimerais savoir qu'est ce qu'il ne faut absolument pas rater sachant que nous entrerons la chien par le nord en venant par le train de mongoolie et que nous sortirons au sud soit par le laos ou le vietnam 1 mois plus tard... Tous les avis et conseils sont les bienvenus!!
D'avance merci!











