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Voyage en Grèce et Albanie
Bonjour,
vais me rendre au mois de mai avec easy-jet à Athène puis vais revenir par ferry et train sur la Suisse. J'ai plusieurs questions pour vous, amis voyageurs:
1. Quelles îles des cyclades (2 au maximum) me conseillez-vous de visiter en évitant la foule et profitant 1 max sans trop d'heures de déplacement?
2. Choses à ne pas manquer en Grèces continentale en dehors d'Athènes
3. Quelqu'un a t-il fait Grèce (Ionnina par ex.)-Tirana par la route (bus ou autre). Est-ce possible, quelles sont les conditions de voyage et la durée de celui-ci.
4. Même question que la 3 mais pour la liaison entre Tirana et Dürres (Albanie)
5. Même questions que la 3 mais pour la ferry entre Dürres (Albanie) et Barri en Italie.
6. Pensez-vous qu'il vaut mieux prendre le ferry en Grèce et éviter l'Albanie.
Merci d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me répondre. Je dois avouer qu'entre l'Albanie et toutes ces iles greques, je suis un peu paumé😊
1. Quelles îles des cyclades (2 au maximum) me conseillez-vous de visiter en évitant la foule et profitant 1 max sans trop d'heures de déplacement?
2. Choses à ne pas manquer en Grèces continentale en dehors d'Athènes
3. Quelqu'un a t-il fait Grèce (Ionnina par ex.)-Tirana par la route (bus ou autre). Est-ce possible, quelles sont les conditions de voyage et la durée de celui-ci.
4. Même question que la 3 mais pour la liaison entre Tirana et Dürres (Albanie)
5. Même questions que la 3 mais pour la ferry entre Dürres (Albanie) et Barri en Italie.
6. Pensez-vous qu'il vaut mieux prendre le ferry en Grèce et éviter l'Albanie.
Merci d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me répondre. Je dois avouer qu'entre l'Albanie et toutes ces iles greques, je suis un peu paumé😊
Enver Hoxha à Tirana (Albanie)
Bonjour,
Il est probable que je fasse un très bref passage à Tirana le mois prochain ; comme je partage avec d'autres ici une fascination parfois douteuse pour feu les dictateurs, je me suis demandé où reposait Enver Hoxha... Je sais qu'il y a une sorte de mausolée pyramidal.... Et aussi une tombe dans un cimétière de banlieue... Qui en sait plus ?
Michel
Il est probable que je fasse un très bref passage à Tirana le mois prochain ; comme je partage avec d'autres ici une fascination parfois douteuse pour feu les dictateurs, je me suis demandé où reposait Enver Hoxha... Je sais qu'il y a une sorte de mausolée pyramidal.... Et aussi une tombe dans un cimétière de banlieue... Qui en sait plus ?
Michel
Assurance voiture en Albanie
Bonjour à tous!!
Nous projetons de partir en fourgon aménagé avec mon ami en albanie, le problème c'est que notre assureur ne nous assure pas pour ce pays, il parait qu'il faut prendre une assurance à la douane; Est ce que quelqu'un peut me dire comment ça marche ?, combien ça coute ?, et si c'est bien fiable ?
Merci beaucoup!!🙂
Nous projetons de partir en fourgon aménagé avec mon ami en albanie, le problème c'est que notre assureur ne nous assure pas pour ce pays, il parait qu'il faut prendre une assurance à la douane; Est ce que quelqu'un peut me dire comment ça marche ?, combien ça coute ?, et si c'est bien fiable ?
Merci beaucoup!!🙂
Albanie fin avril: Tirana, budget...
salut,
je veux aller 10 jours en albanie fin avril... je ne connais rien de l'albanie et je me demandais si la capitale Tirana était un bon endroit. le but n'est pas de faire le touriste et d'aller de ville en ville ou d'aller marcher en campagne. C'est juste qu'on m'en a parlé et j'ai super envie d'y aller. L'idée étant de partir avec des potes et de se marrer au maximum là bas.
j'aimerais savoir si avec un budget de 500€ y a moyen de s'en sortir (voyage compris) ? y a-t-il des hotels pas trop cher (voir pas cher en fait...) ? le cout de la vie est comment (cigarettes, bouffe etc) ? est ce qu'il y a de bons endroits pour sortir ? ça coute cher sortir ? j'ai globalement une petite idée mais j'aimerais avoir des précisions... surtout pour les hotels.
j'ai vu sur internet qu'aller par avion en albanie coutait environ 300€... je trouve ça assez cher... est ce que je me fait pigeonner ou c'est le tarif ?
un albanais m'a dit que c'était le pays du vice et qu'il fallait faire gaffe là bas... j'ai lu pas mal de truc à ce sujet sur le forum et je suis partagé...
voilà, si quelqu'un pouvait m'éclairer, j'apprécierais.
je veux aller 10 jours en albanie fin avril... je ne connais rien de l'albanie et je me demandais si la capitale Tirana était un bon endroit. le but n'est pas de faire le touriste et d'aller de ville en ville ou d'aller marcher en campagne. C'est juste qu'on m'en a parlé et j'ai super envie d'y aller. L'idée étant de partir avec des potes et de se marrer au maximum là bas.
j'aimerais savoir si avec un budget de 500€ y a moyen de s'en sortir (voyage compris) ? y a-t-il des hotels pas trop cher (voir pas cher en fait...) ? le cout de la vie est comment (cigarettes, bouffe etc) ? est ce qu'il y a de bons endroits pour sortir ? ça coute cher sortir ? j'ai globalement une petite idée mais j'aimerais avoir des précisions... surtout pour les hotels.
j'ai vu sur internet qu'aller par avion en albanie coutait environ 300€... je trouve ça assez cher... est ce que je me fait pigeonner ou c'est le tarif ?
un albanais m'a dit que c'était le pays du vice et qu'il fallait faire gaffe là bas... j'ai lu pas mal de truc à ce sujet sur le forum et je suis partagé...
voilà, si quelqu'un pouvait m'éclairer, j'apprécierais.
Albanie: nostalgie
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Traverser l'Albanie en voiture
Bonjour
J'envisage l'été prochain de rejoindre la Grèce en voiture depuis la France. Mon problème : comment aller du Monténégro an Nord-Ouest de la Grèce en auto. Réponse : en traversant l'Albanie.Est-ce facile de traverser l'Albanie en auto ?Par où passer ?Combien de jours faut-il compter entre le Sud du Monténégro et Ionnina en Grèce, sans prendre de risques ?Je ne compte pas faire une visite approfondie de l'Albanie, mais quels sont les points à ne pas manquer ?Et du point de vue pratique (hotels, chambres d'hotes, ...) ? Faut-il réserver à l'avance pour Juillet ? Avez vous de bonnes adresses ? Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer.
J'envisage l'été prochain de rejoindre la Grèce en voiture depuis la France. Mon problème : comment aller du Monténégro an Nord-Ouest de la Grèce en auto. Réponse : en traversant l'Albanie.Est-ce facile de traverser l'Albanie en auto ?Par où passer ?Combien de jours faut-il compter entre le Sud du Monténégro et Ionnina en Grèce, sans prendre de risques ?Je ne compte pas faire une visite approfondie de l'Albanie, mais quels sont les points à ne pas manquer ?Et du point de vue pratique (hotels, chambres d'hotes, ...) ? Faut-il réserver à l'avance pour Juillet ? Avez vous de bonnes adresses ? Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer.
Visa pour une Albanaise en France?
Lorsqu'on est albanais, faut-il un visa pour aller en touriste en France? Est-il difficile d'en avoir un voire impossible?
Merci de répondre
Ferry Brindisi (Italie)-Vlora (Albanie) avec voiture
je vais me rendre en albanie avec la voiture de mon père(un peu vieille donc je ne crains rien) mais par contre je voulais savoir comment ça se passe du fait que la carte grise n'est pas à mon nom, quel document dois-je fournir ?je vais prendre le ferry brindisi-vlora
merci
Sécurité en Albanie?
Bonjour
Voila je vais bientot partir en Albanie deux semaines pour un concours de miss pour le titre de Miss Globe Internationale et je voudrais savoir comment les choses ce passent dans ce pays!!! vous allez me dire pourquoi cette question peut etre un peu idiote tout simplement pour rassurer mes proches qui sont tétaniser a lidée que je parte la bas est ce que kelkun qui é deja aller ou qui habite sur place pourrez repondre de maniere detailler pour que je puisse les rassurer
merci davance
sabrina
Voila je vais bientot partir en Albanie deux semaines pour un concours de miss pour le titre de Miss Globe Internationale et je voudrais savoir comment les choses ce passent dans ce pays!!! vous allez me dire pourquoi cette question peut etre un peu idiote tout simplement pour rassurer mes proches qui sont tétaniser a lidée que je parte la bas est ce que kelkun qui é deja aller ou qui habite sur place pourrez repondre de maniere detailler pour que je puisse les rassurer
merci davance
sabrina
Argent en Albanie
Bonjour à tous
Je vais en Albanie en septembre prochain. Quelqu'un peut-il me dire comment faire par rapport à l'argent. Les travellers sont-ils bien acceptés dans les banques ? Y a t il facilement des distributeurs permettant d'obtenir des leks avec une visa ? Autre point : y a t il un bus de l'aéroport à Tirana ?
A bientôt
Pierre.
Je vais en Albanie en septembre prochain. Quelqu'un peut-il me dire comment faire par rapport à l'argent. Les travellers sont-ils bien acceptés dans les banques ? Y a t il facilement des distributeurs permettant d'obtenir des leks avec une visa ? Autre point : y a t il un bus de l'aéroport à Tirana ?
A bientôt
Pierre.
Albanie en camping
bonjour,
nous nous rendons cet été en Albanie, via la Croatie et le montenegro avec 2 enfants (14-11) en 4x4 tente sur le toit !
Est ce qu'il y a des campings ?
pas des 4* mais des terrains fermés avec un wc et une douche ?
j'ai lu beaucoup d'infos mais presque rien sur l'herbergement !
Itinéraire Italie-Grèce par la Croatie, Albanie, etc
bonjour à tous🙂
je pars cet été fin juillet en Grèce puis jusqu'à Istanbul. cette année nous souhaitons passer par l'Italie /Trieste, puis la Slovenie, traverser la Croatie, puis le Monténégro. au Monténégro, passer la frontière à ulcinj et non passer par podgorica ce qui évite un petit détour semble t'il...puis de là arrivé vers lezhe en albanie...est ce que ce projet semble raisonnable pour ceux qui ont pratiqué cette route?
traverser le nord de l'Albanie, à Durrës prendre Tirana. puis descendre sur elbasan. ensuite on se pose la question de savoir si on passe par la macédoine, c'est a dire Ohrid, Bitola puis la frontière grecque, Fiorina et direction Thessalonique.
ou alors, en Albanie, de Elbasan, descendre sur Korçé puis la frontière grecque et Kastoria et Thessalonique...
qu'en pensez vous?
j'entends dire que le sud de la Macédoine est magnifique, le lac d'Ohrid etc...
j'ai lu sur ce forum et ailleurs que les gens qui avaient traversé ces pays comme le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine s'étaient sentis en sécurité...mais certain site sont plus réservés...qu'en pensez vous ?
nous avons un "espace" aménager, nous pouvons dormir dans la voiture et nous aimons faire du camping sauvage, rouler et s'arrêter suivant nos envies et la fatigue...nous aimons aussi rouler la nuit jusqu'à 2 ou 3 h du matin. il semblerait que cela est déconseillé en Albanie surtout. en ce qui concerne le camping sauvage est ce dangereux...? ou est ce que vous conseillez les campings? y en a t'il bcp sur le trajet?
est ce que les stations essences sont ouvertes la nuit comme en Turquie, car parfois nous dormons la nuit sur une station.on s'y sent tranquille en cas de doute.
peut on acheter des victuailles partout en Albanie et des bouteilles d'eau il semble que l'été ce soit déconseillé de boire de l'eau du robinet, hépatite, gastro etc...je suis passée par la Roumanie, il y a plus de 10 ans et c'était très difficile de trouver a manger sur les routes.
est ce que toutes ces frontières sont assez facile a passé, temps d'attente, douanier scrupuleux ...et la police, demande t'elle bcp de bakchichs...certains turcs rentrant au pays, qui sont passé récemment par les routes de l'ancienne Yougoslavie parlent bcp d'intimidation de la police a certains endroits, et de bakchichs ahurissants
je vais me renseigner sérieusement semaine prochaine aux ambassades concernées mais faut t'il un passeport pour le monténegro et la macédoine...ou si la carte d'identité francaise suffit...arfff mon passeport est périmé😕
dernière question je crois, suivant le trajet que nous allons suivre pouvez vous me conseiller sur les endroits "a voir", les coins merveilleux...enfin vous voyez quoi...des trucs a ne pas rater.😉
merci bcp🙂
je pars cet été fin juillet en Grèce puis jusqu'à Istanbul. cette année nous souhaitons passer par l'Italie /Trieste, puis la Slovenie, traverser la Croatie, puis le Monténégro. au Monténégro, passer la frontière à ulcinj et non passer par podgorica ce qui évite un petit détour semble t'il...puis de là arrivé vers lezhe en albanie...est ce que ce projet semble raisonnable pour ceux qui ont pratiqué cette route?
traverser le nord de l'Albanie, à Durrës prendre Tirana. puis descendre sur elbasan. ensuite on se pose la question de savoir si on passe par la macédoine, c'est a dire Ohrid, Bitola puis la frontière grecque, Fiorina et direction Thessalonique.
ou alors, en Albanie, de Elbasan, descendre sur Korçé puis la frontière grecque et Kastoria et Thessalonique...
qu'en pensez vous?
j'entends dire que le sud de la Macédoine est magnifique, le lac d'Ohrid etc...
j'ai lu sur ce forum et ailleurs que les gens qui avaient traversé ces pays comme le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine s'étaient sentis en sécurité...mais certain site sont plus réservés...qu'en pensez vous ?
nous avons un "espace" aménager, nous pouvons dormir dans la voiture et nous aimons faire du camping sauvage, rouler et s'arrêter suivant nos envies et la fatigue...nous aimons aussi rouler la nuit jusqu'à 2 ou 3 h du matin. il semblerait que cela est déconseillé en Albanie surtout. en ce qui concerne le camping sauvage est ce dangereux...? ou est ce que vous conseillez les campings? y en a t'il bcp sur le trajet?
est ce que les stations essences sont ouvertes la nuit comme en Turquie, car parfois nous dormons la nuit sur une station.on s'y sent tranquille en cas de doute.
peut on acheter des victuailles partout en Albanie et des bouteilles d'eau il semble que l'été ce soit déconseillé de boire de l'eau du robinet, hépatite, gastro etc...je suis passée par la Roumanie, il y a plus de 10 ans et c'était très difficile de trouver a manger sur les routes.
est ce que toutes ces frontières sont assez facile a passé, temps d'attente, douanier scrupuleux ...et la police, demande t'elle bcp de bakchichs...certains turcs rentrant au pays, qui sont passé récemment par les routes de l'ancienne Yougoslavie parlent bcp d'intimidation de la police a certains endroits, et de bakchichs ahurissants
je vais me renseigner sérieusement semaine prochaine aux ambassades concernées mais faut t'il un passeport pour le monténegro et la macédoine...ou si la carte d'identité francaise suffit...arfff mon passeport est périmé😕
dernière question je crois, suivant le trajet que nous allons suivre pouvez vous me conseiller sur les endroits "a voir", les coins merveilleux...enfin vous voyez quoi...des trucs a ne pas rater.😉
merci bcp🙂
Atouts et "difficultés" en Albanie
Bonjour
Est-ce que quelqun est allé en Albanie récemment? Quels sont à vos yeux les atouts du pays, et les "défauts" ou difficultés que l'on peut y rencontrer? Avez-vous renconté des soufis? Ces communautés soufi vivent-elles à part des autres?
Merçi
Clara
Est-ce que quelqun est allé en Albanie récemment? Quels sont à vos yeux les atouts du pays, et les "défauts" ou difficultés que l'on peut y rencontrer? Avez-vous renconté des soufis? Ces communautés soufi vivent-elles à part des autres?
Merçi
Clara
Traversée de l'Albanie
Hello
Je veux rejoindre la croatie a partir de la grece sans prendre le bateau. Je souhaite donc essayer de traverser l albanie. Je me deplace uniquement en transport en commun : train, bus
Donc ma question simple : y a t il moyen de traverser l albanie du nord au sud qu existe t il comme moyen de transport pour faire le trajet grece montenegro ? des bus direct, des bus locaux... Merci de vos reponses
Je veux rejoindre la croatie a partir de la grece sans prendre le bateau. Je souhaite donc essayer de traverser l albanie. Je me deplace uniquement en transport en commun : train, bus
Donc ma question simple : y a t il moyen de traverser l albanie du nord au sud qu existe t il comme moyen de transport pour faire le trajet grece montenegro ? des bus direct, des bus locaux... Merci de vos reponses
Albanie par Venise: air, terre et mer
Bonjour,
je pars dans quatre jours pour l'Albanie avec mon épouse.
Pour m'y rendre nous avons choisi la solution suivante: avion de Beauvais avec Ryanair jusqu'à Venise.
De Venise (après une halte d'une journée) ferry jusqu'à Corfou (avec Minoan lines). De là nous rejoignons le sud de l'Albanie (je ne sais encore ni où ni comment...)
Du sud de l'Albanie et après avoir sejourné sur place (nous ne savons pas non plus où et comment?) nous devons rejoindre Tirana (sans doute par le train que je souhaite vraiment prendre) et prendre un avion pour Venise avec Alpi Eagles le 25 juin prochain. Le même jour (au soir) vol pour Beauvais, le retour chez nous sur la Côte Picarde.
Nous voyageons souvent comme ça, à l'estime, en laissant toute sa place à la découverte.
Nous sommes cependant interessés par vos infos et ne manquerons d'en donner dès notre retour...
État de la route entre Tirana et Pogradec en Albanie?
Quel est l'état de la route entre Tirana et Pogradec (sur le lac d'ohrid)?
Rejoindre le ferry du lac Komani en Albanie
Bonjour,
j'ai lu les differents post sur le lac Komani. J'aimerai savoir si il est possible de rejoindre facilement l'embarcadere en minibus depuis Skodra ou Velipoja ou s'il faut obligatoirement partir de Tirana. D'autre part, est il facile de se loger à l'arrivée ?
Merci !
Cherche contact d'orphelinat en Albanie
j ai deja postémais, nous somme une association UDM a la recherche de contact en alabnie pour trouver un orphelinat afin d'organisé un convoi humanitaire.
Convoi humanitaire en Albanie
le collect frane albanie on the road, part sur les routes en direction de l'albanie en mars 08.Nous avons pour but de venir en aide à un orphelinat en besoin.malheureusement nous n'arrivons pas à rentré en contact avec des associations locales, , ni d'obtenir de reponse de la part de l'ambassade, aucune ong ne peux nous repondre.J'apel a toute personne pouvant nous aidez.Merci d'avance.
Albanie en camping-car au mois d'avril: tarif logement et camping sauvage?
Bonjour,
Nous souhaitons partir en Albanie sur la côte Ionienne, en avril, Vlora-Saranda, nous cherchons des infos, sur tarif de logement si le camping sauvage est accepté, merci d'avance.









