Albanie: nostalgie

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LU
Albanie impressions et nostalgie

Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?

Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.

Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.

L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.

L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.

L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.

L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.

Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.

L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.

L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.

S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

Votre récit est très intéressant, et je me souviens aussi m'être usé les yeux sur des ferries improbables sur la côte albanaise, si mystérieuse, si inconnue.

"L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. "

Une chose très fréquente dans la région, au sens large ; dans une grande partie de l'Europe centrale et des Balkans : "ici pas de problème, mais attention, de l'autre côté de la rivière, de la frontière, de la colline, de la rue......."

Michel
FU Fundi Regular ·
Merci de m'avoir fait revivre trois voyages dans ce pays intriguant et attachant : en 94; 95 et 2001. Autonome, en voiture, systématiquement à la belle étoile, quelle variété de paysages et quelles rencontres... C'était une époque de transition et j'ai réalisé ce qu'était l'hospitalité : remercier le voyageur d'avoir fait la démarche d'aller rencontrer ceux qui avaient été coupés du monde depuis tant d'années. nostalgique, je le suis aussi, comme je partage les impressions relatées...

Gzuar pour l'albanie et les siens !
MO Montagne666 Veteran ·
Ca me redonne envie de passer par l'Albanie sur mon trajet vers l'Arménie pour voir à quoi ça ressemble... mais je m'en étais dissuadée, me disant qu'y passer seule avec une tente pour tout toit, sans parler la langue, ni avoir aucun contact n'était peut-être pas très judicieux.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Merci, effectivement ce phénomène du méchant qui est toujours dans la vallée d'à côté, Bernard Olivier le fait bien ressortir dans son livre la longue marche. Bonne journée Luc
TA Tatra Globetrotter ·
Re....

" Ca me redonne envie de passer par l'Albanie sur mon trajet vers l'Arménie pour voir à quoi ça ressemble... mais je m'en étais dissuadée, me disant qu'y passer seule avec une tente pour tout toit, sans parler la langue, ni avoir aucun contact n'était peut-être pas très judicieux."

ET là, faire croire que tu es Serbe n'est pas vraiment un bon plan ...

Michel
MO Montagne666 Veteran ·
Hihi Non là je ferai croire que je suis grecque, enfin avec les Albanais qui parlent mal le grec, sinon je suis grillée
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
DE Dennis Globetrotter ·
.....un autre livre "Dans les pays de l'axe du mal", de Tony Wheeler ( le fondateur du Lonely Planet), qui vient de sortir chez LP/Convergences.......toute la partie Albanie donne très fort envie d'y aller.......sauf pour la circulation, qui semble plutôt anarchique........
DO Dolma Globetrotter ·
Belle évocation d'un pays encore bien mystérieux. Merci de nous avoir fait partager ainsi tes images qui oscillent toujours entre curiosité et émotion...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
BA BartM ·
Je n'ai pas compris pourquoi vous dite de l'Albanie "un pays de bandit" !!!. Ce que vous appelez "bandit", étaient principalement des résistants aux romains et aux ottomans. Et actuellemnt la criminalité en Albanie n'est pas plus élevée qu'en France.
LI Lizarom ·
Traiter un pays de "terre de bandit" c'est du racisme abjecte! Même Le Pen ne fait plus ce genre de réflexion sur les pays étranger. Par ailleurs ce n'est pas étonnant si sa lecture c'est des excréments comme albert londre!

Les albanais sont un peuple qui a eu une histoire compliqué mais des plus riches. Et a été un tremplin civilisateur entre les anciens grecques et les romains. C'est sur cette "terre de bandit" que les romains aprenaient les sciences et la philosophie. Sans oublier les plus illustres empereurs telque Constantin le grand et Justinien et bien d'autres qui étaient des illyro-albanais...

Ce peuple qui commence seulement à nétoyer cette crasse que des auteurs comme albert londre et bien d'autres ont déversés sur lui. Ce peuple dont on commence à comprendre qu'il est le même que ces mycènien, fondateur de la première civilisation en Europe. Ce peuple dont les chants populaires font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce peuple qui possède l'héritage d'icones byzantine la plus riche au monde....
AR Aristomakos Globetrotter ·
Je peux même vous affirmer qu'il y a moins de criminalité contre les touristes en Albanie qu'en Italie.

Faut dire qu'i n'y a pas beaucoup de touristes (non albanais) en Albanie...[;)]

J'en ai rencontré 4 en 2006 et aucun cet été.

Ne vous exitez pas avec cette expression de "bandits", je suis sûr que c'est un quiproquo
Ben
MA Malitsa ·
Je trouve ce message empreint d'une grande humanité au contraire, riche d'émotions et de respect envers le peuple albanais. La dure réalité des conditions de vie est mise en lumière de façon très sensible et il n'apparaît dans cet écrit aucune animosité envers les habitants de ce pays. Qualifier de racisme l'utilisation du mot bandit prouve que vous n'avez rien compris à l'essence de ce texte. Vous avez extrait ce terme employé dans le cadre historique, désignant, je pense, les hors la loi, les bannis au sens étymologique.

Votre unique intervention sur voyage forum est provocante et, étrange coïncidence, celle de l’intervenant précédent survient aussi lors de votre inscription au site…
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Vous avez raison, ces gens résistaient à l'envahisseur et dans l'idée je voulais exprimer cette résistance à l'autorité non acceptée. Je dis un grand merci à Aristomakos qui a volé à mon secours. Je vais modifier mon texte mais vous savez le mot bandit il faut le relativiser, dans l'histoire pas si lointaine les corsaires étaient pas loin de bandits et avaient la bénédiction du roi. Il me semble bien que les corsaires français attaquaient les navires anglais même lorsque les deux pays n'étaient pas en guerre et c'était au 17 ème ou 18 ème siècle. Je demande pitié aux historiens et les conjure de ne pas me tomber dessus si il y a approximation, je suis tout disposé et content d'apprendre.luc
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Un grand merci à Malitsa qui a répondu bien mieux que moi à votre attaque très à fleur de peau. Luc
CU Cupda Veteran ·
A propos des corsaires, certains ont été condamnés (à mort) pour n'avoir pas respecté la trêve avec les anglais, quand même. Mais ceci ne change rien à l'essence de ton texte, dans lequel je n'ai - moi non plus - pas ressenti l'emploi du mot "bandit" comme stigmatisant : au contraire, ça me donne envie d'aller voir ces "bandits" d'albanais. Les pays de montagnes sont bien souvent peuplés de bandits et, en général, je les aime bien [:)].
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Merci d'abord de jouer les avocats de la défense et puis pour les précisions concernant les corsaires. J'avais lu un livre très intéressant sur le sujet: les mémoires du comte de Forbin. Luc
NA Nadarno ·
Cher Luc, votre texte est à l'image de vos impressions : d'une magnifique humanité! N'en changez pas un mot... En vous lisant j'ai repensé à tous ces Albanais que j'ai rencontré en juin dernier: Vaso, ma logeuse dont les premiers mots lors de notre rencontre ont été " grec, minority"...Monsieur Victor -Kyryje Victor- avec qui j'ai échangé, un peu dans toutes les langues, sous la tonnelle du café-épicerie du vieil Himara...Les chauffeurs de bus qui m'ont guidé, simplement parce qu'ils voulaient me remercier de l'intérêt que je portais à leur pays...tous ceux qui m'ont donné l'impression d'être sous l'aile de l'Aigle, choyé et protégé... Si l'Albanie est magique, c'est grâce aux Albanais dont l'accueil est d'une rare authenticité! Lorsqu'en rentrant chez moi en Baie de Somme, j'ai voulu en témoigner, j'ai beaucoup hésité dans le choix des photos illustrant mes impressions albanaises dans le blog (*)que je m'étais promis - et que je leur avais promis- de faire (pour l'anecdote, ils m'avaient baptisé "internet-reklamist" et souhaitez que leur pays soit mieux connu). Que choisir donc :cette photo d'Himara, montrant la montagne se couler langoureusement dans la mer? Cette autre de la mosquée de Bérat au coucher du soleil à l'heure de la dernière prière? J'ai finalement choisi ces portraits posés, parfois un peu figés, jamais volés, des Albanais rencontrés au hasard de mon voyage ; portraits vrais de femmes et d'hommes discrets pour qui je nourris la plus profonde estime. Vos impressions sont à leur image: subtiles, toute en retenue, chaleureuses... Urimé! (*) magiquealbanie.uniterre.com
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Nadarno Merci de me soutenir, je promets de ne rien changer sauf les trois fautes de frappe que j'ai détectées. Le sud de l'Albanie, Himara i vietër, combien de fois ne suis-je allé m'asseoir au sommet de la falaise au niveau de la dernière ruine à contempler la mer vide de bateau. La petite baie de Porto Palermo juste à côté avec son vieux fort. Quelles fortes impressions me laissent ces lieux magiques, et l'hiver lorsque les montagnes sont toutes enneigées c'était absolument merveilleux. J'allais souvent chez un vieux franco-albanais à Dhërmi qui était né à Lyon et qui avec la guerre de 40 était resté définitivement bloqué en Albanie. Que d'émotion il faisait passer dans ses récits. Un jour en pleine période communiste un pêcheur avait trouvé une bouteille en mer avec un message. Bien sûr on lui apporte pour le déchiffrer. Craignant un piège de la part des autorités, car on l'appelait l'étranger, il répond qu'il ne comprenait pas. En réalité il avait bien mémorisé le message. Il s'agissait d'un homme qui avait jeté cette bouteille à la mer du côté de Béziers et qui demandait une réponse de la part du découvreur de la bouteille. Georges laisse donc passer un certain temps, puis craintivement il se renseigne s'il est répréhensible d'écrire à un étranger. Il lui est répondu que si rien n'est hostile au régime il n'y a pas de problème. Donc il a répondu et une amitié s'est établie entre eux Ils se sont rencontés en Grèce à la tombée du régime. Cet habitant de Béziers a lancé des centaines de bouteilles et il a eu des réponses multiples de tous les pays méditerranéens sauf de l'Albanie, c'était la seule. J'ai eu l'immense joie de faire une fois le facteur et d'apporter triomphalement une missive de Béziers à Georges. L'Albanie c'est aussi des histoires comme celle-là, auxquelles pourrait-on penser seuls les enfants croient. Bonsoir et encore merci Luc
GI Gilpema Regular ·
Bonjour, Je suis albanais et je vis en France ( Rhone-Alpes) depuis 12 ans. J'ai été très touché par l'analyse juste et l'équilibre entre le point de vue extérieur et intérieur. L'image que je perçois quand j'annonce que suis albanais est assez difficile à la recevoir comme des affirmations: "La Mafia albanaise est connu" Personnellement, je connais aucun albanais qui en fait partie. Cette été en accompagnant un groupe de français dans les montagnes profondes (où mes parents me déconseillait de m'y rendre) j'ai rencontré une famille parisienne sur le Bateau de Tonin "Tropoja" Koman-Fierze avec leurs enfants de 10 et 12 ans qui me disait: "Heureusement que nous avons pris les billets d'avion avant de lire l'annonce des ministère étrangères pour l'Albanie où il nous déconseillait vivement de se rendre en Albanie". Ils ont beaucoup apprécier l'accueil. Le regard intérieur où Luc parle de l'homme au milieu de la nuit qui demande s'il a assez à manger où s'il n'as pas froid. Cela me fait penser à un jeune albanais qui habite vers Fierze qui me disait qu'au milieu de la nuit il avait rencontré des Tchèques et qui lui ont dit qu'ils faisaient du camping sauvage et ayant peur ils lui ont dit qu'ils n'avaient pas d'argent. Il leur a demandé s'il avaient de quoi manger et qui lui offre 2000 lek environ 18euros (salaire moyen en Albanie 120 E par mois) et que finalement ils lui montre l'argent qu'ils avaient de l'argent et qu'ils en avait pas besoin. Merci Lucbertrand
NA Nadarno ·
Cher Lucbertrand, je vois que vous étiez en ligne, il y a quelques instants. Moi aussi, j'étais reparti en Albanie...tout en regardant la neige tombée cette nuit - et c'est rare - sur la Baie de Somme! Je vous contacte pour savoir si vous avez des informations concernant l'achat immobilier, en Albanie. J'ai vu en effet les premières offres d'appartements par un site immobilier anglais (annonce sur Vlora, Saranda et Tirana). Je ne suis pas vraiment preneur de ce type de biens, je préfère nettement les ruelles du vieil Himara, par exemple... Si vous avez des infos, merci à vous!
AR Aristomakos Globetrotter ·
"Il leur a demandé s'il avaient de quoi manger et qui lui offre 2000 lek environ 18euros (salaire moyen en Albanie 120 E par mois) et que finalement ils lui montre l'argent qu'ils avaient de l'argent et qu'ils en avait pas besoin. "

Cet été, à chaque fois que j'ai proposé un "backchish" à un albanais qui venait de me rendre un service, il l'a refusé. Quelle dignité !

Et quel contraste avec les Egyptiens ! ça en devenait consternant. Il faut dire que Chateaubriand s'en plaignait déjà au début du XIXe siècle.

Je préfère de loin la mentalité albanaise. Le seul reproche que je peux le faire, à ces Albanais, c'est leur conduite au volant souvent irresponsable.

Lorsque j'aurai le temps, je ferai un récit sur mon voyage de cet été, photos à l'appui.
Ben
26 26alain Veteran ·
Bonsoir, Nostalgie, nostalgie nous etions cet été en Albanie et l'on peut retrouver mon petit recit sur http://voyagesalain26.over-blog.com cela peut interesser les camping caristes et autres voyageurs
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
AR Aristomakos Globetrotter ·
Vous êtes les premiers VFistes à avoir emprunté la piste konispol (venant d'igoumenitsa) /Saranda (Butrint) ! Et vous prouvez que même un camping-car peut le faire. Ce nouveau poste frontière est récent, il n'a que quelques années.

C'est essentiel car désormais on peut longer l'adriatique en restant le long de la mer de venise jusqu'en grèce (via slovenie, croatie, montenegro).

Pour le reste, vous avez visité la moitié sud, la plus belle, moi c'est la moitié nord, intéressante également.
Ben
BE Bertrandluc ·
Bonjour lucbertrand et merci pour votre récit si humain. Ayant eu moi-même l'opportunité d'y passer une quinzaine de jours, c'est seulement à la lecture de votre article que je regrette finalement de n'en avoir conservé quasiment que des images "négatives". Peut-être ma jeunesse d'alors me rendait aussi plus sensible à tant de choses, dont ces enfants jouant entre ces carcasses de voiture entassées pêle-mêle sur le bord des routes avec à la main les intestins de la vache égorgée et vendue en morceaux sur le trottoir, en plein centre ville, juste à côté du souk de Tirana.

Finalement, peut-être devrais-je accorder plus d'importance à cette visite d'un musée à la lueur d'une lampe portative pour cause de manque d'électricité, symbole malgré tout de la fierté de leur passé, ou à cette partie de foot jouée avec ces albanais qui m'ont si gentiment convié à partager leur rakhi. Et que dire de ces gens, habitants de villages reculés, prêts à offrir un café, bon comme jamais j'en ai bu d'autre, refusant l'argent tendu, alors même qu'ils franchissent de nombreux kilomètres à pieds pour pouvoir s'approvisionner en ville...

Et pourtant, que dire de ces gros 4x4 noirs découverts au coin d'un chemin emprunté pour satisfaire une envie pressante, que dire aussi de ces filles plagiant les modes européennes en n'en conservant, si ce n'est exacerbant, que l'aspect le plus vulgaire. Que dire encore du degré de paradoxe possible quand, en sortant le soir en ville, l'éclairage public est remplacé par les poubelles en feu et d'improbables décorations de noël? !!! J'étais jeune, certains événements ont peut-être contribué à noircir encore un peu plus le tableau, cela dit, quel choc, mais quelle découverte!!!
VI Vivlevelo Regular ·
Je lis par hasard ton récit passionant qui apporte bcp de réponses aux questions que je me pose toujours sur l Albanie, mais on aura l occasion d en reparler au mois de mai.Meilleurs voeux pour 2008
http://europavlo.blogspot.com/ http://velasie.blogspot.com/ http://tracesandinesavelo.hautetfort.com/
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Merci, à mon tour je te présente ainsi qu'à ta famille tous mes voeux pour 2008. Zalo est à la recherche des cartes des montagnes à la frontière avec la Grèce. Luc
26 26alain Veteran ·
Salut, avec Google earth on peut voir pas mal de chose. Personnellement avant de me rendre en Albanie par la frontière Konispol j'avais regardé; c'est un peu dur vue que c'est une piste sur 10km et il y a de nombreux chemins http://www.visomap.com/place-fr/Konispol/530429 @+ @lain26

http://voyagesalain26.over-blog.com
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Merci de l'info je vais y aller bonsoir Luc
26 26alain Veteran ·
Bonjour, mon site ayant été vu, vous pouvez trouver un article sur notre périple en Albanie dans le numero de Fev Mars de la revue Esprit camping car ( je n'ai pas d'action chez eux !!!)
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
AR Aristomakos Globetrotter ·
hello

peux-tu le mettre en ligne ???
Ben
ML Ml ·
bonjour nous allons en albanie cet été 2008 en avion et on veut louer une voiture sur place avez vous des infos merci de me repondre marie-laure.verdier@wanadoo.fr
ml
26 26alain Veteran ·
Bonjour, aristomakos, ben pendant qu'il est en vente je ne peux pas; numéro de fevier mars, donc......
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
JE Jehannin Regular ·
Bonjour,

Je rêve d'Albanie depuis au moins t'huit ans (la preuve : je viens de retrouver mon petit "Que sais je ?" édité en 1980 !... hi hi...).

Dans l'intervalle (je devrais dire dans la période récente), je me suis pris de passion pour un autre petit pays qui est la Moldavie.

J'y suis retourné en voiture chaque été toutes ces dernières années (c'est un Renault Espace, ce n'est malheureusement pas un 4x4).

Tous ces périples ont un avant, un pendant, et un après, qui me comblent de plaisir.

Je compte y retourner l'été prochain, mais j'aimerais cette fois ci "coupler" mes objectifs habituels (relationnels, culturels, humanitaires aussi) avec la découverte de l'Albanie, dans le même état d'esprit.

Dans mon esprit, l'Albanie et la Moldavie sont les deux pays les plus pauvres d'Europe.

Ils ont par ailleurs en commun des difficultés de "périmètres" (cf le Kosovo et la Transnistrie).

J'ai donc fortement envie de m'y immerger un peu.

Au départ de Rennes, je pense filer jusqu'à Ancone (ou Trieste ?) et prendre le bateau pour Durres.

Ensuite, je pense pourvoir consacrer 7 ou 8 jours à un premier "tour de reconnaisance" de l'Albanie qui me fascine déjà, avant de la quitter vraisemblablement du côté du Lac Orhid (ou Podogradec ?).

Sur la base de ce que j'ai lu par ici, j'ai tendance à privilégier le scénario suivant : en sortant du Ferry, franchement bouder la cote en dessous de Durres, et filer directement à Vlora (apparemment, ca roule en dépit de quelques sections de travaux -> 2 heures de route ?) entamer à partir de Vlora 3 jours de cabotage (si on a le droit de dire ça quand on le fait de l'interieur) jusqu'a Sarandë : "la route qui longe le littoral au sud est très difficile sur plusieurs dizaines de kms, mais elle est très belle, sans doute le coin le plus charmant d'Albanie" - "passages très difficiles ... à part ca, paysages grandioses, plages désertes mais il faut y arriver !..." - ne pas manquer Himara, Qeparo (qui serait le plus beau village de la riviera albanaise), Porto Palermos et Saranda avec visite obligatoire de Butrint (en veux tu des cailloux : en voilà !... http://whc.unesco.org/en/list/570) remonter par l'interieur en 2 jours jusqu'au lac de... Pogradec (voir Lin entre autres choses...), via Gjirokaster et Berat (qui ont l'air d'être de superbes "villes musées" !!!...) : est ce y consacrer assez de temps ? passer 2 jours à proximité du lac (voir tout ce qui est inscrit au patrimoine mondial et faire encore trempette...)

Oulala... ça va être difficile de s'arracher de l'Albanie !...

Est ce que ce "programme" vous parait d'une part pertinent et d'autre part réaliste ?...

Cordialement

patrick.jehannin@imotus.org

http://www.google.fr/search?hl=fr&q=%22patrick+jehannin%22&btnG=Rechercher&meta=
26 26alain Veteran ·
Bonsoir, pourquoi ne pas faire Berat en descendant, et ensuite de Girjirokaster et filer sur orhid via Korce et Pogradec C'est vrai que Berat fait faire un détour Voir la carte de notre circuit sur le recit Dans tous les cas bon voyage en albanie
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
JE Jehannin Regular ·
merci +++ pour votre réponse si rapide...

C'est simplement parce que j'ai beaucoup de mal à savoir s'il y a des routes et en quel état !...

En réalité, je ne sais pas apprécier l'impact du détour : d'une part l'impact du petit crochet vers Berat en descendant, et d'autre part le différentiel de temps de déplacement pour remonter par Korce.

J'essaie de voir ce qui est possible en 7 ou 8 jours sans passer tout le temps dans la voiture.

J'ai envie de faire langoureusement trempette, de prendre un minimum de temps sur les sites plus culturels, et par dessus le marché de faire connaissance avec la crémière (en tout bien tout honneur) ;-)

Ni sur Google/Maps ni sur Viamichelin, je n'ai pu me faire une opinion.

Patrick Jéhannin
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour, le guide que je préconise donne de très bons et très complets renseignements, même si le nombre d'hôtels s'est nettement accru. Huit jours, c'est court. Les villes de Berat et Girokastra sont très belles. Dans cette dernière en-haut de la ville il ya une pension dans laquelle nous sommes allés plusieurs fois, accueil chaleureux dans un cadre traditionnel et une vue splendide sur la ville et même un petit chemin pas très loin qui permet de monter sur la montagne qui domine le ville mais en été chaleur. En se rendant de Durrës à Vlora visiter les monastères d'Ardeniça (avant Fier) et Zverneç(nord de Vlora) au bord du lac de Nartës. La côte entre Vlora et Sarande est magnifique. A Dhërmi monter au petit monastère qui surplombe le village, vue magnifique et peintures jolies. A Vuno descendre par une petite route dans une crique superbe, départ de la route très raide mais après ça va (tout du moins ça allait car cela fait six ans).Au-dessus de Vuno dans la montagne accessible à pied un monastère isolé. Himara, aller visiter Himara e vieter (Himara le vieux). A Porto Palermo visiter le fort turc et si vous prenez le temps jetez une canne de l'embarcadère j'y ai fait de jolies pêches, il suffit de ramasser des piades sur le bord gauche de la jetée. Qeparo le vieux magnifique. A la sortie de Sarande vers Butrint un petit hôtel très sympa dans une petite gorge profonde à gauche de la route, vue sur Corfou de la chambre. Butrint très beau site. De Sarande monter par la route de Delvine pour aller à Girokaster. Il me semble que la route qui est au sud est en meilleur état. Du col avant de basculer s'arrêter et compter les bunkers, j'en ai décomptés plus de 600 je crois bien. Mais nous n'avons pas fait mieux avec la ligne Maginot ou les Allemands avec le mur de l'Atlantique!!! Un peu avant Tepelene prendre la route de Korça et aller visiter les monastères de Voskopojë, il y aussi d'autre villages avec des monastères hors du temps mais huit jours c'est court, j'y suis resté trois ans et il y beaucoup de choses que je n'ai pas pris le temps de visiter. Cependant cette région de Voskopojë, et les villages des environs, représente peut-être la région d'Albanie qui m'a le plus touché. Korça musée des icônes. Pogradeç aller faire un petit tour chez le peintre Taso. En direction de LIN à la sortie de Pogradeç l'hôtel San Naomi le long du lac avec ses tables de restaurant sur un ponton, lorsqu'on jette une boule de mie de pain des centaines de poissons arrivent et le soir on s'endort avec le lac sous la fenêtre. Lin un hôtel dans le village, je n'y ai pas dormi mais le site est sympa au bord du lac. Monter au-dessus du village voir les mosaïques romaines, site remarquable et vue magnifique sur tout le lac et sur la ville d'Orhid (jumelles utiles). Les trajets par la route sont pénibles donc moins on en fait et plus on reste disponible pour visiter et mémoriser, mais je ne vous apprends rien. J'y vais au mois de mai avec pour but principal d'aller rendre visite à des amis dans la montagne du Tomori derrière Berat. Bon voyage Luc
JE Jehannin Regular ·
Bonjour, le guide que je préconise donne de très bons et très complets renseignements

Il semble en cours de réimpression et dans l'attente, il est apparemment impossible de le trouver sur les sites proposant des bouquins neufs ou d'occasion... :-(((

Huit jours, c'est court.

J'en ai bien conscience, mais il y a un début à tout. La première fois que je suis "passé" en Moldavie, j'y suis resté moins de huit jours et ça a largement suffit pour que je m'y attache profondément et durablement !... J'appelle ça un petit tour de reconnaissance.

Les villes de Berat et Girokastra sont très belles .../...

Merci infiniment pour toutes ces précieuses informations. Je vais en faire bon usage...

J'y vais au mois de mai avec pour but principal d'aller rendre visite à des amis dans la montagne du Tomori derrière Berat.

C'est clair que dans un pays, ce sont de loin les habitants qui sont les plus intéressants !... J'espère bien pouvoir nouer en Albanie des liens aussi forts que ceux que j'ai pu nouer en Moldavie ces dernières années.
AN An2i ·
Je peux même vous affirmer qu'il y a moins de criminalité contre les touristes en Albanie qu'en Italie.

Faut dire qu'i n'y a pas beaucoup de touristes (non albanais) en Albanie...[;)]

J'en ai rencontré 4 en 2006 et aucun cet été.

Ne vous exitez pas avec cette expression de "bandits", je suis sûr que c'est un quiproquo

et il y a de + en + de tourist 'non' Albanais en albanie qui sont tres bien acceuilli donc ne faite pa attention aux rumeurs!!!
JE Jehannin Regular ·
Bonsoir, pourquoi ne pas faire Berat en descendant, et ensuite de Girjirokaster et filer sur orhid via Korce et Pogradec C'est vrai que Berat fait faire un détour Voir la carte de notre circuit sur le recit Dans tous les cas bon voyage en albanie

Je crois (et je suis même certain !...) que je vais suivre votre conseil.

D'Albanie, je compte aller en Moldavie via Skopje.

Je me pose maintenant la question de savoir si c'est plus sympa de contourner le lac par l'ouest (cf la route jusqu'à Lin, puis Orhid) ou par l'est (cf le parc national Galicica, puis Orhid).

Par sympa, j'entends beau, cool, et convivial... ;-)
JE Jehannin Regular ·
Je me pose maintenant la question de savoir si c'est plus sympa de contourner le lac par l'ouest (cf la route jusqu'à Lin, puis Orhid) ou par l'est (cf le parc national Galicica, puis Orhid).

Par sympa, j'entends beau, cool, et convivial... ;-)

On n'est jamais si bien servi que par soi-même !... Je me réponds :

D'après les témoignages que j'ai pu recueillir, c'est plus sympa de contourner le lac par l'est, c'est-à-dire du côté Macédoine (mais j'ai de la peine à faire mon deuil de Lin).

Sinon, j'aimerais bien assurer mon tout premier jour en Albanie !...

Je suis sur le scénario suivant : débarquement à Durres à 8:00 (un lundi) possible retard et formalités : compter 1 ou 2 heures Durres -> Berat : 100 kms -> 2 heures Berat -> Fier : 50 kms -> 1 heure Fier -> Apollonia : < 10 kms -> < 1/2 heure Appolonia -> la cote : < 10 kms -> 1/2 heure

J'intègre le fait qu'il y aurait régulièrement des coupures de courant à Berat entre 11:00 et 16:00, qui poseraient problème pour visiter l'intérieur des édifices dans ces tranches horaires.

Est ce que c'est crédible de penser faire trempette et dormir sur la cote dès le premier soir (quitte à ne visiter Apollonia que le lendemain) ?

Cela suppose évidemment qu'il y ait un chemin pour y accéder, mais ça ne suppose pas forcement qu'il y ait un hébergement si dormir discrètement dans la voiture est à peu près possible.

Sur Google maps, je vois ce qui ressemble à des petits hameaux... et surtout le rivage qui est si tentant !... ;-))
26 26alain Veteran ·
Bonsoir, je n'avais pas repondu car je ne connais qu'un seul coté et pour moi c'est pas trés honnete d'orienter sur un cote dans la mesure ou l'on ne connait pas l'autre Sinon pour le premier jour me parait correct Pour l'electricité les coupures ne nous ont perturbé que pour Internet ou retrait bancaire
Cordialement @lain26 site http://voyagesalain26.over-blog.com et http://randosalain26.over-blog.com
JE Jehannin Regular ·
Bonsoir, je n'avais pas repondu car je ne connais qu'un seul coté et pour moi c'est pas trés honnete d'orienter sur un cote dans la mesure ou l'on ne connait pas l'autre Sinon pour le premier jour me parait correct Pour l'electricité les coupures ne nous ont perturbé que pour Internet ou retrait bancaire

Merci encore une fois pour tant de rapidité et de précision.

J'étais déjà passé sur http://voyagesalain26.over-blog.com, mais j'ai pris aujourd'hui mon temps pour flaner sur http://picasaweb.google.com/26alain26 : bravo, c'est vraiment très réussi.

Patrick Jéhannin
JE Jehannin Regular ·
Ne parvenant pas à me procurer une carte routière d'Albanie par l'intermédiaire de ma librairie de voyages, et ayant acté l'indisponibilité de la carte commandée sur www.fnac.com, je me suis tourné vers d'autres solutions.

Je reçois ce samedi matin 3 mai :

=> une carte 1:400.000 de chez Cartographia (1997), commandée le mardi 29 avril sur http://www.slavika.com/

coût : 6.16 EUR (dont TVA 5, 5%: 0.32 EUR) Supplément à toute commande dont le montant est inférieur à 10 euros : 5.00 EUR Frais emballage + Colissimo Suivi France/CEE ou Coliposte étranger (0.11 kg ) : 6.29 EUR

coût total : 17.45 EUR -> mauvaise pioche !!!... [:(]

=> une carte 1:220.000 de chez Reise Know-How (2007), commandée le mardi 29 avril sur http://www.stanfords.co.uk/

GBP 9.50 Livre 1 x Packing Charge (24) GBP 1.00 Livre 1 x Air Mail Delivery EU (DELIVERY-AIR-MAIL-EU) GBP 1.20 Livre

TOTAL GBP 11.70 Livre, soit (commission bancaire incluse) :

coût total : 15, 26 EUR -> bonne pioche !!!... [:)]

A noter que j'ai renoncé à commander directement sur le site http://www.reise-know-how.de/ du fait qu'ils ne livrent pas en France.

Par ailleurs, j'aurais bien voulu commander une version numérique (ordinateur - GPS) téléchargeable sur ce site, mais il n'acceptent pas les cartes bancaires (paiement préalable) : c'est donc bien compliqué...

Pour mémoire, en attendant ces cartes routières, voici ce que j'avais trouvé de mieux en ligne : http://plasma.nationalgeographic.com/mapmachine/

Hope this help !...

patrick.jehannin@imotus.org
AR Aristomakos Globetrotter ·
Moi j'avais acheté la Freytag et Berndt, 9.95 euros, chez gibert joseph, à Paris, of course ! Une bonne carte mais un seul reproche : le nouveau poste frontière de konispol, entre saranda et igoumenitsa, n'y est et pas encore indiqué.
Ben
JE Jehannin Regular ·
Je ne peux comparer que la Cartographia ( 1:400.000 également) et la Reise Know How (1:220.000).

Entre ces deux là, il n'y a pas photo : la seconde est récente (août 2007), 2 fois plus précise (ça saute aux yeux), de bien meilleure qualité ("rip and waterproof" !...), moins chère et livrée aussi rapidement.

Patrick Jéhannin
JE Jehannin Regular ·
Moi j'avais acheté la Freytag et Berndt, 9.95 euros, chez gibert joseph, à Paris, of course ! Une bonne carte mais un seul reproche : le nouveau poste frontière de konispol, entre saranda et igoumenitsa, n'y est et pas encore indiqué.

Je viens de me souvenir que je l'avais commandé le 14 avril, directement sur le site http://www.freytagberndt.at.

Tout semblait s'être passé normalement, mais j'ai reçu un courrier daté du 16 avril m'indiquant que "La carte d'Albanie n'est pas encore parue".

J'en déduis qu'ils ne commercialisent plus en direct la carte de 2006 dans l'attente de son actualisation prévue en décembre 2009.
JE Jehannin Regular ·
... et je viens de recevoir par mail la même carte numérique, qui me parait tout de même quelque chose de beaucoup plus précis que tout ce que j'ai pu voir par ailleurs.

Elle est exploitable par les PC et les GPS.

Je trouve que ce n'est pas très cher (15 euros) pour tout ce que l'on peut faire avec ça.

Si besoin d'une image d'un petit coin, ne pas hésiter à me faire signe (je pense qu'on a quand même le droit de faire copie d'extraits).

Il suffirait de me préciser le lieu et le nombre de kilomètres autour (heu : pas toute l'Albanie, hein... sinon ce serait de la triche !...).

Bien cordialement

patrick.jehannin@imotus.org

Je ne peux comparer que la Cartographia ( 1:400.000 également) et la Reise Know How (1:220.000).

Entre ces deux là, il n'y a pas photo : la seconde est récente (août 2007), 2 fois plus précise (ça saute aux yeux), de bien meilleure qualité ("rip and waterproof" !...), moins chère et livrée aussi rapidement.

Patrick Jéhannin
BE Beverly77 ·
Bonjour Etes vous un traducteur de francais/croate ?

Je suis a la recherche Merci
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Beverly, désolé je ne parle pas croate, ce n'est pas tout à fait l'Albanie, il y a même un pays entre les deux, à vrai dire même deux le Monténégro et la Bosnie, car cette dernière a un minuscule accès à la mer. Luc

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