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"Green Zone: les Américains à Bagdad", livre de Rajiv Chandrasekaran
by Geob · 2010-05-26 · 2 replies
"Green Zone- Les Américains à Bagdad. (Imperial Life in the Emerald City)" a paru pour la première fois aux éditions de l'Olivier en 2008. Il a obtenu le Samuel Johnson Prize et a figuré dans la liste des dix meilleures ventes de l'année 2007 du New York Times. L'auteur, Rajiv Chandrasekaran, est journaliste au Washington Post. Son ouvrage est le résultat de plusieurs mois d'enquête sur l'occupation américaine en Irak, particulièrement dans la "zone verte" à Bagdad, une petite Amérique au milieu du chaos, appelée par les occupants La cité d'Emeraude en référence au Magicien d'Oz. Précisons que Chandrasekaran n'est pas arrivé en Irak dans les bagages de l'armée comme la plupart des journalistes. Son premier séjour date de septembre 2002, et il totalise donc près de deux ans de travail sur le terrain. La sortie du film éponyme de Paul Greengrass, dont j'ai dit quelques mots le 15 avril (sur ce forum) a été l'occasion de rééditer le livre en éditions de poche - sans celà, je passais complètement à côté ! Le scénario du film ne fait l'objet que de quelques pages de l'ouvrage, mais montre bien l'ambiance qui régnait dans "La cité d'Emeraude". Chandrasekaran nous décrit avec précision comment l'idéologie néo-conservatrice - le "bushisme"- est passée sous les fourches caudines de la réalité irakienne. Et c'est souvent tragi-comique ! On va de surprises en surprises en lisant "Green Zone", on retrouve les grandes sociétés privées américaine telle Halliburton (1), citée à propos du naufrage de la plateforme pétrolière, qui fait tout son possible pour que l'avant garde de la démocratie et du libéralisme ne soit pas dépaysée :

...Les céréales du petit déjeuner arrivent par avion des Etats Unis - des Froot Loops et des Frosted Flakes made in u.s. à la table du petit déjeuner contribuent à maintenir un bon moral...

Il y a aussi "Blackwater", une armée privée américaine, mais pas du niveau et de l'efficacité de la "M.P.R.I" (2) Avant d'être envoyés en Irak, les civils américains répondaient à des questions surprenantes au cours des entretiens d'embauche, comme : êtes vous pour la peine de mort? Etes vous contre l'avortement? Car il était primordial d'adhérer à l'idéologie néo-conservatrice plutôt que d'être le meilleur dans le domaine recherché. Bref, les recruteurs du Pentagone recherchaient les croisés du libéralisme. C'est plus comique que tragique de suivre le parcours de ce jeune homme, tout droit venu de Wall Street, dont le job consistait à réformer la Bourse de Bagdad, la doter de statuts, de la moderniser, et de désigner son responsable irakien pour la réouverture. Effectivement, la Bourse ouvrit après le départ du chevalier de Wall Street, et on éclate de rire on constatant ce qu'il advint de son travail. La bêtise de l'aveuglement idéologique américain : un spécialiste des situations de crise, un médecin militaire bardé de diplômes à qui il incombait de réformer le système hospitalier irakien, se fait éjecter au bout d'une semaine, remplacé par un ancien gouverneur républicain dont le titre de gloire fut d'être à la tête d'une agence qui poussait les femmes à ne pas se faire avorter ! Les propos de Chandrasekaran sur la vie en Irak seront considérés comme surprenants par les béotiens, et ses chapîtres consacrés à la privatisation des usines qui ne fabriquent plus rien réjouiront beaucoup de lecteurs.

"GREEN ZONE- Les américains à Bagdad." de Rajiv Chandrasekaran- Points- 7,80 €

http://fr.wikipedia.org/wiki/Halliburton (1)

http://www.infoguerre.fr/fichiers/dossier%20MPRI.pdf (2) La MPRI, qui fut si efficace dans les Balkans, semble avoir remplacé Blackwater en Irak
Périple de l'Égypte à l'Inde à vélo par l'Irak et l'Iran
by Mikael74 · 2010-02-12 · 11 replies
Bonjour a tous,

Je suis partis il y a 5 mois de France en velo couche pour un tour du monde,

Aujourd hui je suis en Egypte et souhaite rejoindre l Inde,

Mon parcour de predilection serait de passer par Israel (avec le tampon non aposer sur le passeport..) puis jordanie, Iraq, Iran, Pakistan, Inde.

Cependant un voyageur ma dit que pour entrer en Iraq la seule voie etait avec la frontiere Turque dans le Nord du Pays et avec un visa de transit de 10 jours a la frontiere (gratuit), puis avoir un visa pour l Iran et le Pakistan.

J aimerai avoir vos avis sur se parcour et comment avoir les visa, car d une ambassade a lautre les reponse semblent etre differentes...

Si se n est pas possible je devrais passer par le Nord (Turquie Russie Kazakhstan chine ...)

ou le sud Soudan Ethiopie Somalie puis un bateau pour l Inde

Merci de vos conseils

Mikael
Agences pour Montréal-Bagdad à moins de 1,500 dollars?
by Mylenka · 2009-07-23 · 7 replies
Salut, est-ce que vous connaissez des gens qui veulent aller en Irak??? Et aussi, est-ce que le prix du billet peut être accessible, connaissez-vous des agences qui font Montreal Bagdad pour moins de 1500 dollars?? Les seuls vols que j'ai trouvé étaient au modique prix de 5000 euro. C'est pas donné....
Vols pour Bagdad
by Frontliner · 2009-03-06 · 1 reply
Bonjour, je trouve une brève surprenante dans le quotidien irakien Al Zaman d'hier. Il annonce l'ouverture de vols directs Athènes-Bagdad "à partir du début du mois prochain". Je ne vois guère qu'Olympics airlines qui puisse opérer ces vols, mais ne trouve pas d'informations à ce sujet sur leur site. La décision est d'autant plus suprenante que cette ligne, faute d'adossement à une alliance, risque d'avoir du mal à être remplie. A savoir que Skyteam est la seule des trois grandes alliances à ne pas proposer de vols vers Bagdad. OneWorld, via Royal Jordanian, avait rouvert la ligne avec escale à Amman (et des tarifs prohibitifs). Star Alliance a cassé les prix en ouvrant des vols pour moins de 1.000 euros au départ d'Europe, et une escale à Istanbul (vol IST-BGW opéré par TK). Chez Skyteam, le meilleur placé pour ouvrir une ligne Bagdad en code-share serait MEA, en associé. Mais pour le moment rien à l'horizon. Ce qui est surprenant sachant qu'AF-KLM a apparemment remporté un contrat pour relancer l'activité de l'aéroport de Bagdad (construit par Bouygues, souvenons-nous) et de la compagnie nationale Iraqi airways, toujours très mal en point avec une flotte de bric et de broc, une fiabilité calamiteuse, des coûts d'exploitation déraisonnables et une commercialisation handicapée par des problèmes de transferts bancaires.
Peut-on revenir de l'Iran à la Syrie par le Nord de l'Irak?
by Novanick · 2009-02-01 · 31 replies
Re-bonjour,

Petite question, peut-on revenir de l'Iran à la Syrie par le Nord de l'Irak.

Si oui, quelles sont les modalités d'entrée et de sortie au Kurdistan.

Merci
"Un privé à Babylone", bouquin de Richard Brautigan
by Geob · 2008-10-06 · 5 replies
"Un prive a Babylone" est un polar dangereux a lire en public : les gens vous regarderont de travers, et ils se demanderont pourquoi vous etes secoue de rires, pencher sur votre bouquin. Je l'ai lu au milieu des annees 80, et j'ai decouvert par la meme occasion le peintre americain Hopper dont un detail d'un de ses tableaux sert de couverture. Le hasard des "Bookshops" m'a incite a le relire. Cette fois ci, j'ai moins ris, mais c'est le cote pathetique de l'histoire qui m'a touche. Dans les annees 42, en pleine guerre mondiale, le detective prive C.Card, ou "L'oeil", collectionne les deboires, rate tout, et se retrouve toujours seul dans un monde trop dur> Vous apprendrez comment, grace a une balle de baseball, il acquiert la capacite de se rendre a Babylone, au temps du bon "Nabu", et vivre une vie qui, pour lui, a plus de realite que celle ou il se traine, car, a Babylone, il est le plus grand detective, un fameux joueur de baseball, et la plus fille babylonienne est amoureuse de lui. La vie revee, quoi ! Parce que, dans celle ou il tente de se depatouiller, c'est infernal : il n'a meme pas de quoi acheter des balles pour son revolver, on lui propose une affaire qui consiste a voler un cadavre - je ne vous dis pas ou il va finir, le cadavre ! Sa mere le traite d'assassin...oui, parce qu'il a tuer son pere a l'age de ...quatre ans, sa proprietaire lui reclame toujours des loyers impayes...Quelle deroute pour "L'oeil" ! Oui, cette deuxieme lecture, je l'ai resentie comme une tragi-comedie. De Richard Brautigan, j'ai aussi adore "La peche a la truite en amerique"
Recherche musique kurde sur internet
by Platypus14 · 2008-03-24 · 17 replies
bonjour en souvenir d'un séjour dans le Kurdistan irakien et iranien il y a quelques années, je cherche des sites Internet où je puisse retrouver la musique que j'écoutais (ou des adresses en France où je puisse trouver des CD)

Merci d'avance
"Redacted" de Brian de Palma (film)
by Eversmile · 2008-02-20 · 0 replies
Attention vitriol.

Quant les militaires (américains en Irak), sûr de leur bon droit, ont beaucoup de plomb dans la pétoire mais pas beaucoup dans la tête, et, à défaut de bravoure, une bavure sur les bras... on se prend à espérer qu'ils seront, au minimum, hantés à vie par les souvenirs de leur crime (que la hiérarchie ne punit pas) et, si ce n'est pas châtiés, châtrés, peut-être.

La forme du film, sensée valorisée l'effet "documentaire" est, de façon apparente, factice.. ce qui, au premier abord, a empêché mon adhésion au récit.

De plus, les hoquets de pauvres militaires couinant leurs exaspérations, leurs impatiences et leurs frustrations avec des airs de bravaches incultes, ne sont pas pour me soutirer des larmes de compassion.

Comprenant l'idée de Brain De Palma, d'exposer l'image d'une humanité déréglée et de la crise de nerf permanente de ceux qui sont au front, on patiente.

Mais le film, comme un sniper, nous attend patiemment, et là, d'un coup, on se prend une rafale qu'on a pas vu venir.

C'est raide. On tombe. Enfin, pas tout à fait raide mort mais assez secoué.

Si vous voulez passer une bonne soirée, n'allez pas voir ce film. Je vous conseille plutôt dans ce cas "Le Merveilleux magasin de Mr Magorium", plus indiqué...

Si vous êtes contrarié mais que vous n'arrivez pas à pleurer, voyez d'abord "Le cahier" de Hana Makhmalbaf, puis celui-ci juste après, ça devrait marcher.

Certes, stimuler sa conscience n'est pas forcément ludique mais ça a, au moins, un avantage: celui de ne pas mourir bête.
"Battle for Haditha", film sur la guerre en Irak
by Eversmile · 2008-02-03 · 1 reply
Le meilleur film que j'aie vu sur la guerre en Irak, avec une plongée dans le quotidien de chacun: celui des terroristes, celui des marines américains, celui de la population irakienne prise en otage entre les deux. Le film montre bien comment la violence et la folie s'alimentent elles-mêmes, en un cercle vicieux et ininterrompu... La barbarie des uns ne faisant qu'aviver celle des autres, et provoquer davantage de victimes, d'injustices et accroître les vélléités de vengeance...

Le film montre bien aussi, malgré toute la technologie dont chacun dispose (téléphones cellulaires pour bombes télécommandées des terroristes contre drones et écran vidéos des Q.G des militaires) le manque de communication entre ces deux mondes...

Oui, les irakiens font la cuisine, joue à la balançoire, font l'amour, plantent des arbres... mais ces images là, l'Occident (et sans doute, les américains moins encore que les français)n'ont pas l'habitude de les voir. Le film met aussi en lumière comment tout est déshumanisé à travers les écrans vidéos, et que les "frappes chirurgicales" sont surtout aveugles!

Il s'attarde aussi sur les motivations de chacun, sur la résonnance que la portée d'un acte peut avoir en soi et comment chacun gère ça. Comment certains semblent anesthésier leur conscience, la réduire au silence, quand d'autres se posent des questions... Justifier ses choix est douloureux et l'issue incertaine...

La parole la plus sage -et la plus politique- du film arrive par une femme. Une irakienne parmi d'autres, pendant la préparation d'un repas... voilà des héroïnes, à la merci des hommes de tous bords, qui, par leurs activités domestiques quotidiennes, maintiennent un semblant de sens, dans une vie bousculée, fragilisée, menacée de part et d'autres.

La grande réussite du film, son authenticité, tient sans doute à l'implication de ses interprètes...que le réalisateur est allé chercher dans des camps de réfugiés ou parmi des ex-marines ayant participé à la guerre en Irak...
Trouver un contact francophone en Irak
by Zamal85 · 2007-09-16 · 6 replies
comment trouver un contact francophone en Irak pouvant m'aider à traduire avec mes interlocuteurs lors de mes déplacements? même si ces personnes font payer leurs tarifs comment les rencontrers?
Nord de l'Irak
by Tatra · 2007-05-02 · 19 replies
Bonjour,

Il semble, si j'en crois les récits qui paraissent sur les forums concurrents mais amis, que l'escapade en Irak, dans le nord kurde autonome - depuis la Turquie soit une chose possible, voire assez courante... Quelqu'un ici peut-il témoigner d'un tel voyage ?...

Michel
Aller à Bassora en Iraq depuis d'Iran: trajet, sécurité et visa
by Initial · 2006-07-31 · 15 replies
Quelqu'un sur le forum a-t-il été en Iraq récemment (ces deux dernières années)? Peut-on facilement accéder à Bassora (Basra) depuis l'Iran (la frontière n'est qu'à 40 km)? Le passeport irakien est-il facile à obtenir depuis l'Iran? Combien coûte-t-il?

Est-ce que la région de Bassora est dangereuse? Quelle route prendre? Voyager dans le désert (hors route) est-il dangereux (mise à part la chaleur et le soleil)?

Merci
Lettre d'une enfant d'Irak
by Laptitmarie · 2005-07-22 · 2 replies
Nombre d'entre vous avez sans doute déjà reçu cette lettre envoyée le lendemain du premier attentat à Londres . Me sentant concernée (malgré nos convictions et pensées, nous faisons partie de " l'axe du bien " 🤪) et ayant été fortement touchée par ce message, je voulais le faire partager.

A Letter to the British People from a daughter of Iraq I'm sending this letter to the British people and in particular to the residents of London. For a period of hours, you have lived through moments of desperate anxiety and horror. In those hours you lost a member of your family or a friend, and we wish to tell you in total honesty that we too grieve when human lives pass away. I cannot tell you how much we hurt whenwe see desperation and pain on the face of another person. For we have lived through this situation - and continue to live through it every day - sinceyour country and the United States formed an alliance and laid plans to attack Iraq. The Prime Minister of your country, Tony Blair, said that those who carried out the explosions did so in the name of Islam. The Secretary of State ofthe United States, Condaleezza Rice, described the bombings as an act of barbarism. The United Nations Security Council met and unanimously condemned the event. I would like to ask you, the free British people, to allow me to inquire: in Whose name was our country blockaded for 12 years? In whose name were our cities bombed using internationally prohibited weapons? In whose name did the British army kill Iraqis and torture them? Was that in your name? Or in the name of religion? Or humanity? Or freedom? Or democracy? What do you call the killing of more than two million children? What do you call the pollution of the soil and the water with depleted uranium and other lethal substances? What do you call what happened in the prisons in Iraq - in Abu Ghraib, Camp Bucca and the many other prison camps? What do you call the torture of men, women, and children? What do you call tying bombs to the bodies of prisoners and blowing them apart? What do you call the refinement of methods of torture for use on Iraqi prisoners - such as pulling off limbs, gouging out eyes, putting out cigarettes on their skin, and using cigarette lighters to set fire to the hair on their heads? Does the word "barbaric" adequately describe the behavior of your troops in Iraq? May we ask why the Security Council did not condemn the massacre in al-Amiriyah and what happened in al-Fallujah, Tal'afar, Sadr City, and an-Najaf? Why does the world watch as our people are killed and tortured and not condemn the crimes being committed against us? Are you human beings and we something less? Do you think that only you can feel pain and we can't? In fact it is we who are most aware of how intense is the pain of the mother who has lost her child, or the father who has lost his family. We know very well how painful it is to lose those you love. You don't know our martyrs, but we know them. You don't remember them, but we remember them. You don't cry over them, but we cry over them. Have you heard the name of the little girl Hannan Salih Matrud? Or of the boy Ahmad Jabir Karim? Or Sa'id Shabram? Yes, our dead have names too. They have faces and stories and memories. There was a time when they were among us, laughing and playing. They had dreams, just as you have. They had a tomorrow awaiting them. But today they sleep among us with no tomorrow on which to wake. We don't hate the British people or the peoples of the world. This war was imposed upon us, but we are now fighting it in defense of our selves. Because we want to live in our homeland - the free land of Iraq - and to live as we want to live, not as your government or the American government wish. Let the families of those killed know that responsibility for the Thursday morning London bombings lies with Tony Blair and his policies. Stop your war against our people! Stop the daily killing that your troops commit! End your occupation of our homeland!

Iman al-Saadun, Friday, 8 July 2005
Presse - Libé - Un routard égaré en Irak!
by Marseil · 2004-10-29 · 7 replies
Lu dans Libé de ce jour:

Shosei Koda, routard naïf qui voulait voir l'Irak

Le Japon refuse de retirer ses troupes en échange de la liberté de l'otage enlevé mardi.

Par Michel TEMMAN vendredi 29 octobre 2004

Deux nouveaux otages. L'Armée islamique en Irak a annoncé qu'elle retenait en otage un Sri-Lankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, a rapporté la chaîne qatarienne Al-Jezira, montrant des images des deux otages.

Tokyo de notre correspondant

ardi, Setsuko Koda s'est effondrée en découvrant à la télévision les images de son fils, Shosei, 24 ans, en Irak, aux mains de trois hommes encagoulés membres d'un groupe allié d'Al-Qaeda mené par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Je pars en Nouvelle-Zélande», a-t-il dit à ses parents en janvier 2004, à la veille de prendre l'avion pour un plan «travail vacances». Mais les décors grandeur nature du film le Seigneur des Anneaux n'ont pas comblé sa soif de voyage. Sans prévenir sa famille, qui le croyait toujours en Nouvelle-Zélande, le jeune Japonais originaire de Fukuoka (sud du pays) a poursuivi l'aventure. Direction : le Moyen-Orient. En Jordanie, à Amman, il a trouvé un petit boulot dans un hôtel. De quoi financer la suite du périple.

«Incrédulité», comme l'écrivent les médias à Tokyo ? «Naïveté», comme l'avance le quotidien Yomiuri ? Ou bien goût du risque ? De son plein gré, le jeune Shosei Koda a décidé d'aller en Irak. Y faire quoi ? Mystère. Contrairement aux précédents Japonais kidnappés en Irak au printemps, puis libérés, Shosei Koda n'est pas volontaire ou employé humanitaire. Il n'est pas non plus journaliste free-lance ou photo-reporter. Mais c'est un voyageur aguerri. Un globe-trotter. A Amman, il a pris un bus pour l'Irak, le 20 octobre. Il aurait alors été localisé par l'ambassade nippone à Bagdad. Un diplomate japonais aurait essayé, vainement, d'entrer en contact avec lui pour le convaincre de quitter le pays au plus vite.

Hier, les Japonais ont découvert à leur réveil, sur leur petit écran, le jeune Koda agenouillé, tee-shirt blanc, défait, terrorisé, l'épaisse chevelure tirée par un ravisseur, lisant en anglais et en japonais, dans une vidéo non authentifiée, un texte dicté. «Monsieur Koizumi, ils demandent le retrait des forces d'autodéfense (l'armée japonaise, ndlr). Ils ont dit qu'ils me couperaient la tête dans le cas contraire. Je suis désolé. Je veux rentrer au Japon...» Le groupe terroriste exige que le Japon retire «dans un délai de quarante-huit heures» ses troupes (550 soldats), déployées à Samawa (250 kilomètres au sud de Bagdad), pour une mission «humanitaire excluant tout combat».

Le Premier ministre n'a pas tardé à répondre. Assurant qu'il fera «tout ce qu'il est possible de faire» pour sauver le jeune otage, il a répété que le Japon ne peut pas «tolérer le terrorisme». «Nous ne céderons pas au terrorisme. Nous ne retirerons pas les forces d'autodéfense.» Bien que 63 % des Japonais, dans un sondage publié lundi, se disent contre le prolongement de la mission nippone en Irak.

Elément aggravant, les ravisseurs de Shosei Koda sont persuadés qu'il est «un des éléments appartenant aux forces japonaises». Les autorités à Tokyo répètent que «Koda est un civil qui n'a aucun lien avec les forces d'autodéfense».

http://www.liberation.fr/page.php?Article=249873

© Libération
Voyage aux origines du monde... Là où tout a commencé!
by Trekkerbeub · 2004-10-14 · 17 replies
Il y a de nombreuses années déjà, je me faufilais au travers de la minuscule lucarne de paix qu’entrouvrait un pays mystérieux et inaccessible. Mystérieux il le restera longtemps encore, inaccessible malheureusement aussi … Je vous compte ici cette formidable épopée au royaume de Gilgamesh et des temps immémoriaux qui ont précédé son règne …

Beub
Renseignements sur l'Irak
by Mattgoa · 2003-02-04 · 2 replies
Je pars en Irak le 22 Fevrier dans le cadre d'un voyage de soutien au peuple Irakien. Je suis a la recherche de tout renseignement ou afresse sur place pouvant m'aider et me faciliter le voyage.

Merci d'avance
Frontière entre Irak et Iran
by Zenzila · 2019-01-23 · 1 reply
Bonjour,

Je suis au tout début de réflexion d un voyage en 4×4... J habite actuellement au bahrain après avoir habité en Arabie Saoudite. J aimerais pour notre retour en France rentrer par la route. Plusieurs options nann en fait 3 options totalement différentes Option 1: la route par l Irak l Iran et l Asie centrale Option 2: la route africaine saudie Égypte Éthiopie on descent et on remonte le long des côtes africaines et on rentre par l Espagne Option 3 (la plus courte) : saudie Égypte bateau pour Grèce et pays d europe de l Est... Tout cela se ferait avec un land rover défendre.

On prendra le temps qu il sera nécessaire pour chacune des options. Donc la contrainte temps n est pas à prendre en considération... La vrai contrainte est la sécurité et le passage des frontières.

Des conseils? Que feriez vous?
Traversée du Kurdistan à vélo Iran - Irak - Turquie
by Levelo · 2017-06-10 · 36 replies
Bonjour.

Je viens de traverser le Grand Kurdistan, dans le sens sud-nord ( Iran-Irak-Turquie ). Voici mes impressions de voyage. J'avais parcouru plus longuement le Kurdistan d'Iran à l'automne dernier. Les 3 parties de ce " pays symbolique " sont complètement différentes même si les Kurdes eux-mêmes se reconnaissent dans cette entité culturelle à part. L'Histoire les a divisés et le contexte géopolitique des dernières décennies fait que l'atmosphère varie très fortement d'un " pays hôte " à l'autre.

- IRAN.

- Itinéraire Orumiyeh-Oshnaviyeh-Piranshahr-Baneh-Marivan-Howraman-Paveh-Kermanshah à l'automne. Itinéraire Hamedan-Sanandaj-Marivan ce printemps. Magnifique de bout en bout, très montagneux.

- Impression générale excellente. Accueil fantastique partout. Une hospitalité exceptionnelle dans un pays attachant. Certainement la partie du Kurdistan où les contacts sont les plus riches. Parler persan aide beaucoup. Hôtels dans chaque petite ville. Camping sauvage possible et assez aisé, juste se méfier des bases militaires très nombreuses, surtout à proximité de la zone frontalière ( les Kurdes d'Iran et la frontière poreuse sont surveillés de très près par le pouvoir central ). Il en va de même pour prendre des photos. Le ravitaillement ne pose aucun problème, il est juste dur de pouvoir payer dans les épiceries. Certainement la partie du Grand Kurdistan la plus conviviale. Checkpoints assez nombreux, mais seulement 2 ou 3 contrôles de passeport. A ma deuxième visite ce printemps le quadrillage de l'armée était plus serré, la campagne électorale en cours y étant certainement pour beaucoup. Débriefing assez sec par la Sécurité à ma sortie au poste-frontière de Beshmakh.

- IRAK.

- Itinéraire Beshmakh-Suleymaniyah ( Slemani )-Dukan-Koya-Erbil-Soran-Barzan-Amedi-Zakho. 2 grosses semaines en tout. Entrée assez aisée, 1 mois de séjour gratuit, visa valide seulement pour la Région Autonome Kurde. J'ai dû acheter une assurance qui couvrait à peu près tout, sauf mon suicide éventuel ( 5000 IQD. 4 $ ). Route là encore très belle, surtout la seconde partie d'Erbil à Zakho par les montagnes du nord le long des frontières iranienne et turque. Pour des raisons évidentes il est fortement conseillé de rester au large de Kirkouk et Mossoul, j'ai donc emprunté des itinéraires alternatifs.

- Impression générale très bonne, malgré le contexte. Tranquillité presque irréelle, si proche de zones de conflits très durs. Checkpoints partout, mais les Peshmergas qui en sont responsables m'ont paru très professionnels. Aucune fouille, juste les questions d'usage. L'armée kurde est pro-occidentale, comme la quasi-totalité de la population, ce qui change complètement la donne aux contrôles par rapport à l'Iran et surtout la Turquie. Accueil plus réservé et distant qu'en Iran, mais toujours très respectueux. Les invitations spontanées à passer la nuit à la maison sont plus rares qu'en Iran. On parle kurde d'abord, arabe et persan ensuite, surtout chez les plus anciens. Comme en Iran les gens sont très fiers de leur culture. Anglais avec certains jeunes ou les Kurdes de la diaspora. Ravitaillement aisé, partout, le moindre petit village a son épicier. Bivouacs assez aisés et sûrs, j'ai beaucoup utilisé les aires de pique-nique à l'extérieur des villes. Hôtels bon marché près des bazars des villes, environ 20000 IQD ( 15 $ ) la chambre simple.

- TURQUIE.

- Itinéraire Ibrahim Khalil-Silopi-Cizre-Hasankeyf-Batman-Tatvan-Van-Muradiye-Ercis-Agri-Kars. Entrée en Turquie très tendue, on m'a baladé d'un bureau à l'autre avant de m'admettre. La frontière est impressionnante. L'armée m'a obligé à modifier mon itinéraire à 2 reprises : à Cizre ( impossible d'aller plein nord vers Siirt et Tatvan ) et au nord de Muradiye, le long de la frontière iranienne pour rallier Dogubayazit ( tank qui barre la route sous le col, demi-tour intégral ). La route de Silopi à Cizre longe directement le Tigre, la frontière syrienne est à 100 m de l'autre côté du mur protecteur construit récemment. Certains tronçons sont clairement très inconfortables à 15 km/h. Beaucoup de zigzags donc pour progresser lentement vers le nord, mais là encore paysages de montagne sublimissimes au printemps.

- Impression générale terrible. La Turquie va mal, le Kurdistan encore plus. Le conflit ouvert et frontal de 2015-2016 est terminé mais la situation reste explosive. Silopi, Cizre et Midyat sont devenues des villes-garnisons. La vie a repris, mais sous contrôle ( patrouilles militaires incessantes ). Checkpoints secs partout jusqu'à Batman au nord, ensuite la zone est toujours très militarisée mais les contrôles s'espacent. En général vérification du passeport et aval demandé par téléphone à la hiérarchie. 2 fouilles complètes, tout y est passé, photos, ordinateur, cartes, notes de voyage. La paranoïa règne, à mon avis plus la peur du journaliste que du sympathisant pro-PKK. Voir l'histoire de l'arrestation de Mathias Depardon à Hasankeyf. J'ai évité de faire mes pauses près des bases et fortins militaires, mais pas facile tant ils sont rapprochés. Eviter de prendre des images, une évidence. Ravitaillement aisé, comme partout en Turquie. J'ai très peu campé, là encore une évidence. Seulement 2 ou 3 fois par obligation. Hôtels bon marché dans chaque ville. Les Kurdes du coin sont très fermés, les sourires sont rares. On m'a regardé passer avec circonspection, voire suspicion. Les échanges furent très limités ( mon turc l'est ), le Ramadan en cours n'a pas aidé non plus. Se méfier des jeunes bergers, souvent à la limite de l'hostilité. Idem pour leurs clébards. Tableau assez sombre donc, mais telle est la Turquie de 2017.

Levelo.

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