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Livre: "Quai de Ouistreham" par Florence Aubenas
Florence Aubenas est journaliste à Libération et ex-otage. Elle vient de publier un livre de voyage social absolument décoiffant, renversant, haletant où on découvre qu'en France aujourd'hui des femmes se lèvent tôt le matin pur gagner 700euros par mois😮😠. Suite à un congé sans solde et pendant 6 mois elle s'est immergée dans la France d'en bas en endossant le tablier et les sandales en plastique d'une femme de ménage. Oui la parisienne a osé! et en plus cela se passe dans un trou normand : Ouistreham😮
Florence relate la fatigue nerveuse, elle dénonce les déplacements incessants bus, train et re bus ... c'est une grande découverte : tout le monde ne vit et ne travaille pas dans le même arrondissement😮 ... "mais c'est normal" lui dit une consoeur "tu viens d'où toi?", c'est la séquence émotion! et puis il y a l'ambiance de merde entre femmes de ménage pour obtenir le plus d'heures et Flo apprend aussi "à la fermer". Mais tout de même ces femmes sont touchantes, il y a de grands moments de solidarité "car sans elle on n'arrrive à rien" notamment pour l'obtention de primes. Elle a lutté ... c'est beau! Maintenant après avoir butinée chez les déclassés elle va pouvoir faire son miel littéraire relayé par tout le réseau de copinage médiatique parisien.
Voilà si vous êtes intéressés par le boboïsme voyageur néo-colonial c'est le livre du moment! ça vous rappellera par certains aspects les grands découvreurs du XIXe siècle chez les bons sauvages. Mais franchement en se mettant à ce point à côté de ses sandales comment s'étonner ensuite que Libé et tout un courant politique perdent autant de lecteurs et de crédibilité?
Florence relate la fatigue nerveuse, elle dénonce les déplacements incessants bus, train et re bus ... c'est une grande découverte : tout le monde ne vit et ne travaille pas dans le même arrondissement😮 ... "mais c'est normal" lui dit une consoeur "tu viens d'où toi?", c'est la séquence émotion! et puis il y a l'ambiance de merde entre femmes de ménage pour obtenir le plus d'heures et Flo apprend aussi "à la fermer". Mais tout de même ces femmes sont touchantes, il y a de grands moments de solidarité "car sans elle on n'arrrive à rien" notamment pour l'obtention de primes. Elle a lutté ... c'est beau! Maintenant après avoir butinée chez les déclassés elle va pouvoir faire son miel littéraire relayé par tout le réseau de copinage médiatique parisien.
Voilà si vous êtes intéressés par le boboïsme voyageur néo-colonial c'est le livre du moment! ça vous rappellera par certains aspects les grands découvreurs du XIXe siècle chez les bons sauvages. Mais franchement en se mettant à ce point à côté de ses sandales comment s'étonner ensuite que Libé et tout un courant politique perdent autant de lecteurs et de crédibilité?
Physiotherapist in Switzerland
Hi, I’m a self-employed physiotherapist in France, and as my wife (a nurse) and I look into working abroad in about two years, I’ve been offered an equivalence to become a respiratory physiotherapist in Switzerland. Actually, I’m currently doing a postgraduate diploma in pediatric respiratory physiotherapy and want to specialize in that area. Anyway, that’s not the main point—could anyone explain the pros and cons of doing this job in Switzerland? Based on the paperwork I’ve received, the equivalence seems purely administrative or almost... What about working conditions, quality of life, salaries, etc.?
Thanks for your replies. PS: Same question for my wife, a nurse, regarding her integration.
Thanks, Nicolas and Bérengère
Thanks for your replies. PS: Same question for my wife, a nurse, regarding her integration.
Thanks, Nicolas and Bérengère
Travailler comme infirmier en Polynésie-Française
Bjr à tous,
infirmier libéral en métropole je cherche à venir m' installer en polynésie pour y exercer mon métier...C 'est pourquoi je recherche toutes personnes susceptibles de me renseigner dans ce domaine, infirmière ou non, afin de monter à bien ce projet qui me tiens à coeur .A savoir ma compagne est aide soignante et nous partirons avec un garcon de 10 ans et un bout de chou de 1 mois et demi ... Je sais que ma question est vague et que je ne sais pas par ou commencer mais toutes infos me seront utiles notamment en ce qui concerne le travail, le logement dans un premier temps ... SI une infirmière libérale exercant pouvait me donner son avis cela serait interressant ...Il y a bien un hopital à Raitea ? embauche t il ? pour ma compagne aide soigante ? MERCI par avance pour vos réponses
Madagascar comme on aimerait voir en parler plus souvent.....
Madagascar: les sens dessus dessous Libération et l'Apaj se sont associés pour lancer un concours de reportages sur le thème du Voyage, réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Voici le récit du deuxième prix, Marine Courtemanche, 21 ans, également publié dans le quotidien ce week-end.
19 SEPTEMBRE 2008 photos: cc jonathan Talbot / World resource institute staff 13
Itinéraire sensible d’un vazaha à Madagascar.Les cinq sens, quotidien du sensationnel. Le sixième est la culture. Un bien grand mot, disons l’éducation. A Mada comme ailleurs, les impressions succèdent aux sensations : un vazaha sur l’Ile Rouge. Un vazaha, c'est-à-dire un étranger. Une vazette, par extension vous comprendrez. Terme ni affectueux, ni agressif, juste stigmatisant. Voyageurs, donc sommés de livrer un sentiment général aux avides d’évasion sur canapé. « Alors ? C’était comment ? » Une impression générale : « Tip top ! » « Dur » « Inoubliable ! ». Un mensonge gros comme la planète. Des battements de cils, du décousu. Une soupe. Oui, c’est ça, une soupe de sensations. Le truc dans une soupe, c’est que les ingrédients sont broyés. Alors évitons. Bienvenue à Mada, tous vos sens sont sollicités, les décollages et atterrissages sont perpétuellement imminents.
Odorat : immondices et délices
Le nez occidental connaît toutes ces odeurs : gaz de pots d’échappement, poubelles, eaux insalubres, poussière…Par contre il est agressé quand elles se manifestent toutes dans un même espace temps. De la pollution aux senteurs poussiéreuses, des bennes à ordures gigantesques mêlées aux égouts vomissants : le nez blanc se sent mal car il les sent trop bien. Manque d’habitude. Pensée polluée et question naïve : pourquoi Antananarivo (Tana) la capitale obtient la deuxième place du palmarès planétaire des villes où la pollution de l’air est reine ? Voyons voir. Deux simples constats : les 4x4 démesurés, ou 4L et mini-bus déglingués (« taxi be ») constituent l’essentiel du parc automobile à Mada, et tout ce petit monde est en constante augmentation. Implacable. Une odeur totalement oubliée : la viande des bouchers à l’air libre. Elle sèche ou pourrit, brûle ou suinte selon la météo. Le nez est particulièrement écœuré par celle-ci, de bon matin (oh, même à 17h, vous conviendrez). Alors dès qu’il le peut, le nez guide les muscles, qui guident les pieds, qui guident le corps vers le trottoir opposé, histoire de ne pas trop paraître dégoûté. Etre dégoûté c’est faire mauvais genre car oui, tout le monde voit que toi, tu possèdes un frigo, voire un congélateur. Trop facile. Parfois, l’odorat vazaha est déçu. On lui avait parlé d’orchidées et d’ylang-ylang mais en ville ces deux délices odorants se font rares. Alors d’autres réconforts olfactifs sautent au nez : la pluie tropicale sur sol chaud, les brochettes de zébu du vendredi magnifique, les mofagasy («pains malgaches») et les beignets à la banane des gargotes. Ceux là entre autres empestent plus souvent et joliment les rues de Tana.
Ouïe : du bruit au message
Contexte : instant d’un après-midi de jour chômé. Si on aiguise l’attention, retenons un paysage auditif : Fond sourd de moteurs (voitures et motos redoublent d’efforts dans la montée). Klaxons saupoudrant les ronronnements pétrolés. Pas courant dans l’escalier. Un bébé chouine. Un homme siffle (interpelle un voisin ou un collègue). Et surtout, comme toujours, et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, les chiens. Ils aboient, chantent, hurlent, gémissent, gueulent, geignent. L’immense majorité des chiens à Tana sont des chiens sans race, sans tatouage, sans toilettage, parfois sans maison, souvent sans maître. Rarement, ils mordent, exceptionnellement les touristes, mais le Routard s’alarme quand même et remplit les poches de l’Institut Pasteur.
Un autre qui n’hésite pas à sonner l’alarme, c’est le Président de la République malgache : tous ses déplacements sont ornés de sirènes, cinq ou six 4x4 imposants à vitres teintées, motos policières et sbires au volant. Vitesse oblige, les policiers placés sur tout le long de l’itinéraire et armés de trop longues mitraillettes écartent les lambdas de la route. Alors si on doit parler de message auditif, celui là dirait « Poussez-vous, je suis puissant, menacé et menaçant ». Je perçois un autre message, qui crie « feignasses ! » aux dormeurs des matins : 6h45 ils n’émergent que douloureusement alors que les enfants discutent déjà sur le chemin de l’école et les travaux des adultes sont engagés. N’oublions pas les quiproquos auditifs : un « tsstss » dans la rue n’a ici rien d’insultant mais correspond simplement à notre « hé ! », pour quelqu’un qu’on interpelle. Souci : il sert également aux jeunes hommes en équivalent de notre fameux « hé madmoiselle ! ». Les « tsstss » s’accompagnent donc régulièrement de «Bonzour ça va?», «Bonsoir zolie beauté », «Salut série », ou « ze t’aime, tu vas où?»… Au moins, pas d’insultes. La langue malgache. Trop peu d’expatriés l’apprennent ; paressent. Excessivement facile de parler français. Penser qu’il en est de même pour les Malgaches, détrompons nous. Même quelques 3V (« vieux vazaha vicieux ») se font avoir : ils arrivent sur le territoire pensant trouver leur dulcinée d’Internet qui maniait si bien les « je t’aime », et tombent sur une entremetteuse leur présentant une jeune paumée parlant difficilement le Molière. « Oh. Bon tant pis, elle est bonne quand même ». Honte et désespoir recto-verso.
Goût : le luxe du vazaha et sa turista
Avant de partir dans un pays classé dans la catégorie « non industrialisés », le vazaha profite bien de ses derniers plaisirs de la bouche et se dit « didjiou que ça va me manquer ! Allez, en rentrant ça sera l’orgie. ». Or, ce qu’il ne sait pas c’est que les restaurants à Mada : foison ! Et surtout largement à portée d’un blanc portefeuille… Alors les papilles sont en fête : vanille, poivre vert, gingembre, langoustes, foie gras, légumes aux goûts insoupçonnés, fruits sucrés. Trois, quatre, cinq ou six fois par semaine, c’est le surprenant luxe. Profitons et mangeons même malgache : romazava, ravitoto, sakafo, tilapia, rhum arrangé au gingembre, repas dans les gargotes et…oups. Le vazaha devient soudainement le meilleur ami des cabinets : la turista. Le grand mal du blanc à l’estomac aseptisé. Aucun germe, même nanoscopique, n’est supporté. Le vazaha en post « crise des intestins liquides » devient parano. Il sent l’odeur du smecta à chaque nouvelle bouchée. Il se met ensuite à l’eau javellisée. Puis repart pour un marathon des restaurants. Et la question-scrupule du jour est : combien d’années va encore vivre la dame qui habite dans la benne à ordures de l’autre côté de la rue, mangeant et dormant dans ce que seuls les vers et les mouches trouvent encore appétissant ? Il paraît même qu’une autre équipe la relaye pour un second triage à la déchetterie. C’est ainsi que fonctionne le traitement des déchets à Tana. Bon courage à ceux qui arrivent avec leurs poubelles bleues, bons sentiments à ras bord.
Toucher : chaleur et écart de richesses
Sortie d’avion et l’étouffante bouffée tropicale saisit. Les pores des visages pâles sont premièrement ravis et se resserrent, deuxièmement desserrés par l’étau de la pollution. L’essentiel si on veut que ça glisse à Tana (et sans huile) côté santé, c’est le rituel lavement des mains. Des mains qui touchent, effleurent, s’agrippent, manquent d’éviter, transpirent, échangent. A Tana, verbes dangereux. Exemple seul, et à lui exemplaire : les billets. Ceux là doivent rassembler un total inimaginable d’horreurs microbiennes. A juger : couleur, texture, odeur. L’argent a donc une odeur : pas une bonne nouvelle. Alors on frotte, rince, astique ; ceux qui peuvent avec du savon, les autres dans les flaques brunâtres. Moment de conscience honteuse : «Oh mince il s’approche, et il me parle. Non, non résiste, prends ton air détaché…Pourtant il est si petit, pourtant il est si pieds nus. Son grappin de petite sœur sur le dos, il connaît son refrain par cœur. "Madame, madame, s’il vous plait pour manger ". Qu’est-ce qu’il est sale…Contente toi de refuser, garde ton principe, pas de mendicité…Zut il me suit. Accélère le pas, ça ira, de toute façon tu ne l’aideras pas si tu craques….Et puis n’oublie pas les bouts de pain restés sur la table du restau la prochaine fois. Oula son nez coule il reste de la morve sèche sur sa lèvre supérieure. Je ne voudrais vraiment pas qu’il me touche…D’ailleurs ils tendent toujours la main mais ne touche jamais. Pas même un effleurement. La distance économique ?…Il laisse tomber. Ouf.» Jusqu’au prochain.
Vue : l’envie du flou, parfois
La tragédie du contraste. Les pairs restés en France imaginent constamment doigts éventaillés sur sable fin et ombragé de cocotiers. Le vazaha lui-même avait certaines images en carton pâte en tête. A l’atterrissage, la réalité est clichée et surprise. La première impression apparaît cinématographique : couleurs et décors qui sonnent encore faux. Puis les détails sautent aux yeux. On a peine à croire ce qu’on voit et l’appareil photo, canne à pêche aux preuves d’exotisme, jaillit entre les mains. Mais le cadre est ridicule, la pose anti-naturelle et les couleurs sèches. Nombreux sont les touristes qui cherchent sans repos un sourire sucré sur peau dorée, pour montrer à quel point le dénuement force le sourire qu’ont perdu nos contrées superficielles. Ils oublient (s’étant concentrés sur la misère) la classe moyenne malgache presque occidentalisée, moins voyante mais peut être plus bruyante dans les karaokés, dégustant, les jours de fêtes, les plats traditionnels désertés par les restaurants. Ils oublient aussi trop souvent les contrastes de Tana. Et c’est ainsi qu’intervient l’envie du flou, le besoin de ne pas voir les paradoxes écœurants de la capitale. Culpabilité de riche ? Certainement. Douleur d’humain ? Aussi. Tana est l’exemple parfait d’une capitale qui concentre tous les pouvoirs et richesses locales et étrangères en attirant de trop nombreux démunis qui espèrent. Les couples mixtes aux écarts d’âge, de couleur et de pouvoir d’achat en sont une conséquence perverse. L’amour est insulté et plus personne ne croit à leur sincérité. Ou alors à la sincérité de leur désespoir, affectif pour l’un et financier pour l’autre. Pendant ce temps, l'Ambassadeur de France à Madagascar touche quinze mille euros mensuels et mange des petits fours ; le mec qui dort sur le trottoir d’en face gagne des regards de pitié et mange ce qu'il reste des ordures. Méritocratie ? Ne pas voir, ou moins distinctement le petit tas d'enfants qui ne connaissent ni propreté ni confort le matin, émergeant d'une nuit dehors. Ou les bienheureuses mouches sur les présentoirs. Ou les plongeurs des bennes à ordures, pieds et mains nus. Ou le répugnant amas d'immondices s'accumulant dans des rigoles dans lesquelles des jeunes filles se lavent les cheveux, près de brinquebalantes habitations. Ou les malformations des corps mal soignés, dont certains sont abandonnés au milieu de la route, mendiants.
Caverne aux horreurs, île aux merveilles.
Le flou parfois serait criminel. Madagascar, la superbe : mirettes écarquillées, remplies d’escaliers fluos de plants de riz, se mêlant à la terre rouge sang. La touristiquement classique route du sud offre aux yeux mille trésors détaillés de couleurs : le golden des rizières, le cristal des roches, l’or des plaines à saveur savane, le jaspe des habitations en terre cuite, l’aigue-marine du canal du Mozambique… Nationale 7, on est heureux. Des piscines naturelles aux lémuriens amusants, symboles de l’île, Mada concentre plus de beauté que l’œil ne peut en voir. Tana a du beau aussi. Admiration, mouvements de ville: des porteurs de paniers, bassines, cartons remplis jusqu'à l'impossible, posés sur leurs petits chapeaux de raphia, comme sur une surface stable. Ils avancent sans ciller. Les enfants noués à l'aide d'un tissu sur le dos courbé de leur mère ou de leur grande sœur. Les receveurs de taxi be, sautant à l'arrière de leur gagne pain en marche, essayant d'oublier que l'un des leurs n'a pu éviter, l’autre jour, le deuxième taxi be qui suivait, et en est mort écrasé. Les pompistes des stations essence, oisifs dans leurs combinaisons oranges. Les yeux ne font pas le tri. Ils voient tout et s'enrichissent, du beau comme de l'insupportable.
Je vous vois peut être perturbés car vous vous sentez engloutis par une avalanche de faits éparpillés. Et j’en ai dit tellement peu… Ce reportage touchera possiblement votre marmite émotive et a pour ambition seule de donner un panel de sensations personnelles. Je vous entends déjà : il vous prend l’envie de goûter aux voyages…
Courti.
Situation au Népal? (septembre 2007)
bonjour,
j'ai lu dans le libe d'aujourd'hui que les maos s'etaient retiré du pouvoir mardi et qu'il prevoyait des greves pour octobre et un possible blocage des elections de novembre.....
je pars en oct nov en inde nepal et j'aimerais savoir si quelqu'un a des infos sur la securité sur place?????
merci d'avance
Vivre et travailler en Martinique ou en Guadeloupe?
BONJOUR
je suis infirmière libèrale;j'ai comme projet de partir m'installer en martinique ou guadeloupe, avec mon fils de 8 ans.je ne connais ni l'un ni l'autre et me donne 1 an pour prèparer cette aventure.
Alors, donnez moi des conseils, des tuyaux etc.........merci d'avance...........😎😎😎
Moto au Japon
Je lis dans le Libé de ce samedi :
Louer une moto au Japon (250 cm3 au minimum pour emprunter l'autoroute) et à Hokkaido coûte environ 80 euros par jour. A condition d'avoir un permis de moto japonais, voire un permis international validé et autorisé dans le pays.
Quelqu'un ici a-t-il essayé personnellement la moto au Japon ? En louant ou en achetant ? A quel prix ? Y'a-t-il effectivement une cylindrée minimale pour les autoroutes ? Où se gare-t-on (en voiture c'est compliqué) ? Les automobilistes sont-ils sympa avec les motards ? etc....
Marseil. 😎
Louer une moto au Japon (250 cm3 au minimum pour emprunter l'autoroute) et à Hokkaido coûte environ 80 euros par jour. A condition d'avoir un permis de moto japonais, voire un permis international validé et autorisé dans le pays.
Quelqu'un ici a-t-il essayé personnellement la moto au Japon ? En louant ou en achetant ? A quel prix ? Y'a-t-il effectivement une cylindrée minimale pour les autoroutes ? Où se gare-t-on (en voiture c'est compliqué) ? Les automobilistes sont-ils sympa avec les motards ? etc....
Marseil. 😎
Meurtre d'un vététiste près du Mont Dore
Lu aujourd'hui dans Libé:
Meurtre d'un vététiste:
"Un agent de la direction départementale de l'équipement du Puy de Dôme, 43 ans qui faisait une ballade VTT hier soir a été tué à coup de couteau sur une route départementale près du Mont Dore.
{Nous sommes face à quelque chose d'assez mystérieux, il n'y a pas d'explication, ni de piste}, a indiqué Michel Valet, procureur de la République de Clermont Ferrand. La victime, un homme divorcé père d'un enfant majeur et vivant en concubinage était {favorablement connu} a indiqué le procureur."
In Libération, daté jeudi 26 mai.
C'est très étrange et un peu affolant, affaire à suivre...
Luidgi
Meurtre d'un vététiste:
"Un agent de la direction départementale de l'équipement du Puy de Dôme, 43 ans qui faisait une ballade VTT hier soir a été tué à coup de couteau sur une route départementale près du Mont Dore.
{Nous sommes face à quelque chose d'assez mystérieux, il n'y a pas d'explication, ni de piste}, a indiqué Michel Valet, procureur de la République de Clermont Ferrand. La victime, un homme divorcé père d'un enfant majeur et vivant en concubinage était {favorablement connu} a indiqué le procureur."
In Libération, daté jeudi 26 mai.
C'est très étrange et un peu affolant, affaire à suivre...
Luidgi
Le lac Balkhach en voie de disparition (Kazakhstan)?
Bonjour,
Ci dessous un article de Libé sur le Lac Balkash. Quelqu'un ici y est-il allé ? Avez vous des commentaires, des opinions, etc.....
Marseil.
Environnement. Comme la mer d'Aral, ce lac kazakh souffre des barrages et de la pollution.
Le lac Balkhach en voie de disparition
Par Gérard DIEZ samedi 25 décembre 2004
Lac Balkhach (Kazakhstan) envoyé spécial
La couche de glace du lac Balkhach, au coeur du Kazakhstan, est épaisse. Valéryi, un Russe de 64 ans, rentre bredouille après de longues heures passées sur le lac. «Il y a de moins en moins de poissons», dit-il en se tournant vers les escouades de pêcheurs rassemblés autour de quelques trous percés dans la glace. Derrière lui, à l'horizon, se dessine un monstre d'acier d'une époque industrielle révolue : le complexe métallurgique de Balkhach, construit en 1937. Combinés aux ponctions excessives de la Chine voisine, les rejets de ce site menacent gravement le Balkhach. La mort de ce lac de 600 km de long et d'une superficie de 18 000 km2, au nord d'Almaty, la métropole économique, aurait de graves répercussions sociales et économiques. Un véritable drame pour la région.
Ici, les gens pêchent par besoin. Avatars de la reconstruction postsoviétique, le chômage et la misère persistent, de même que l'odeur du soufre. Le complexe métallurgique rejette une grande quantité de métaux non-ferreux dans le lac, qui pourrait disparaître comme la mer d'Aral, souligne le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) dans un récent rapport. «Le Balkhach a déjà rétréci de 2 000 km2», raconte Zharas Takenov, qui dirige le département écologie du Pnud à Almaty. Il reçoit la plus grande partie de son eau du fleuve Ili, qui prend sa source dans le Xinjiang chinois voisin. Or, la Chine veut intensifier l'agriculture et développer l'industrie dans cette province sous-peuplée du Nord-Ouest. Selon l'organisation écologique kazakhe Tabigat («la nature»), elle projette d'y installer 150 millions d'habitants des provinces orientales.
«Il faut agir vite.» L'assèchement progressif de la mer d'Aral est dû entre autres à une utilisation excessive et incontrôlée de l'eau par plusieurs pays. C'est également le cas des eaux du bassin du fleuve Ili et du lac Balkhach, qui forme une vaste dépression géologique semi-désertique de 413 000 km2, dont un cinquième environ est situé sur le territoire chinois. Jusqu'à présent, aucun accord bilatéral sur l'eau n'a été signé avec la Chine. «Il faut agir vite, raconte Mels Aleussizov, président de Tabigat. Et trouver le moyen de forcer les Chinois à économiser l'eau du fleuve Ili. Nous risquons une catastrophe plus importante que celle de la mer d'Aral, qui entraînerait une dégradation irréversible de l'environnement, de longues périodes de sécheresse, une faillite économique et une déstabilisation de toute l'Asie Centrale.»
En amont, les Chinois veulent détourner 15 % de l'eau des fleuves Ili et Irtych pour les besoins de leur industrie pétrolière, de leur production de blé et de coton dans la province du Xinjiang. Mais le fleuve Ili fournit 80 % de l'eau du lac Balkhach. Autre obstacle au flux normal de l'eau, la construction, à la fin des années 1960, du réservoir et de la centrale hydroélectrique de Kapshagaï au Nord-Est d'Almaty, de même que les eaux usées de cette ville et les déchets de l'agriculture et de l'industrie rejetés dans le fleuve. Les fleuves Karatal, Aksu et Lepsy sont aussi touchés. L'Ayagoz, qui atteignait le lac jusqu'au début des années 1960, va désormais mourir dans les sables de la steppe. Le lac Alakol, qui est un appendice de la partie est du lac Balkhach à 50 km de la frontière chinoise, ressemble désormais à un marais avec des amas épars de sel.
D'après Mels Aleussizov, le lac Balkhach a baissé de 3 mètres en vingt ans. Le niveau critique est fixé à 341 m au-dessus du niveau de la mer. Dans les endroits peu profonds, le rivage a reculé de 100 kilomètres. Un assèchement plus important augmenterait la salinité (l'eau est déjà salée à l'Est et douce à l'Ouest), anéantirait la faune et la flore et modifierait le climat de l'Est du Kazakhstan sur une superficie de deux fois la France. Un rapport alarmant de la Banque mondiale fait état d'une fragilité croissante du milieu naturel : baisse du niveau du lac dû à une irrigation irrationnelle, répartition transfrontalière des eaux, disparition des forêts, fonte des glaciers et autres dangers.
Espèces menacées. Le delta du fleuve Ili, habitat naturel de dizaines d'espèces animales et végétales, sur la rive sud-ouest du lac, est déjà affligeant. Le fleuve, subdivisé en une infinité de canaux d'irrigation, arrive au lac épuisé. Les poissons ne peuvent plus remonter son cours pour frayer. Plusieurs conserveries ont fermé. Seuls des brèmes et des «vobla» gardons de la Caspienne sont encore à trouver. «La population de carpes a diminué de 95 %, et le célèbre "marinka" d'Asie Centrale a disparu. Les buses, les bécasses, les hérons et les rats musqués sont menacés à leur tour», affirme le naturaliste Sergeï Talouchak.
Activiste de toujours, Kasimkhan Akhmetov est l'ancien maire de Balkhach. Il souhaite que le gouvernement kazakh se montre plus agressif envers Pékin : «Si la Chine continue de construire des barrages et des réservoirs sur l'Ili, le lac Balkhach disparaîtra dans trois ou quatre ans. Les grandes villes comme Almaty et Astana manqueront d'eau potable. Nous avons peu de pluies en Asie Centrale. Notre eau provient des lacs et des rivières. Le lac est passé de 342 m à 339 m en vingt ans. Le niveau est remonté à un mètre au-dessous du niveau normal ces dernières années mais c'est dû à des chutes de neige et de pluie sans précédent et aussi au fait que l'agriculture kazakhe étant délabrée, moins d'eau est détournée.»
Les Chinois ont déjà construit un grand barrage sur le Kach, le principal affluent de l'Ili.Des négociations bilatérales sur le problème de l'eau ont commencé à Pékin en mai 1999 à l'initiative du Kazakhstan. La Chine a collaboré à contrecoeur. «Les choses se sont améliorées lorsque le président Nusultan Nazarbaïev a envoyé une missive Jian Zemin », raconte Sultanguli Kissikbaïev, du ministère de l'Environnement d'Astana. Mais tout porte à croire que la Chine veut différer le problème.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=263989
© Libération
Ci dessous un article de Libé sur le Lac Balkash. Quelqu'un ici y est-il allé ? Avez vous des commentaires, des opinions, etc.....
Marseil.
Environnement. Comme la mer d'Aral, ce lac kazakh souffre des barrages et de la pollution.
Le lac Balkhach en voie de disparition
Par Gérard DIEZ samedi 25 décembre 2004
Lac Balkhach (Kazakhstan) envoyé spécial
La couche de glace du lac Balkhach, au coeur du Kazakhstan, est épaisse. Valéryi, un Russe de 64 ans, rentre bredouille après de longues heures passées sur le lac. «Il y a de moins en moins de poissons», dit-il en se tournant vers les escouades de pêcheurs rassemblés autour de quelques trous percés dans la glace. Derrière lui, à l'horizon, se dessine un monstre d'acier d'une époque industrielle révolue : le complexe métallurgique de Balkhach, construit en 1937. Combinés aux ponctions excessives de la Chine voisine, les rejets de ce site menacent gravement le Balkhach. La mort de ce lac de 600 km de long et d'une superficie de 18 000 km2, au nord d'Almaty, la métropole économique, aurait de graves répercussions sociales et économiques. Un véritable drame pour la région.
Ici, les gens pêchent par besoin. Avatars de la reconstruction postsoviétique, le chômage et la misère persistent, de même que l'odeur du soufre. Le complexe métallurgique rejette une grande quantité de métaux non-ferreux dans le lac, qui pourrait disparaître comme la mer d'Aral, souligne le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) dans un récent rapport. «Le Balkhach a déjà rétréci de 2 000 km2», raconte Zharas Takenov, qui dirige le département écologie du Pnud à Almaty. Il reçoit la plus grande partie de son eau du fleuve Ili, qui prend sa source dans le Xinjiang chinois voisin. Or, la Chine veut intensifier l'agriculture et développer l'industrie dans cette province sous-peuplée du Nord-Ouest. Selon l'organisation écologique kazakhe Tabigat («la nature»), elle projette d'y installer 150 millions d'habitants des provinces orientales.
«Il faut agir vite.» L'assèchement progressif de la mer d'Aral est dû entre autres à une utilisation excessive et incontrôlée de l'eau par plusieurs pays. C'est également le cas des eaux du bassin du fleuve Ili et du lac Balkhach, qui forme une vaste dépression géologique semi-désertique de 413 000 km2, dont un cinquième environ est situé sur le territoire chinois. Jusqu'à présent, aucun accord bilatéral sur l'eau n'a été signé avec la Chine. «Il faut agir vite, raconte Mels Aleussizov, président de Tabigat. Et trouver le moyen de forcer les Chinois à économiser l'eau du fleuve Ili. Nous risquons une catastrophe plus importante que celle de la mer d'Aral, qui entraînerait une dégradation irréversible de l'environnement, de longues périodes de sécheresse, une faillite économique et une déstabilisation de toute l'Asie Centrale.»
En amont, les Chinois veulent détourner 15 % de l'eau des fleuves Ili et Irtych pour les besoins de leur industrie pétrolière, de leur production de blé et de coton dans la province du Xinjiang. Mais le fleuve Ili fournit 80 % de l'eau du lac Balkhach. Autre obstacle au flux normal de l'eau, la construction, à la fin des années 1960, du réservoir et de la centrale hydroélectrique de Kapshagaï au Nord-Est d'Almaty, de même que les eaux usées de cette ville et les déchets de l'agriculture et de l'industrie rejetés dans le fleuve. Les fleuves Karatal, Aksu et Lepsy sont aussi touchés. L'Ayagoz, qui atteignait le lac jusqu'au début des années 1960, va désormais mourir dans les sables de la steppe. Le lac Alakol, qui est un appendice de la partie est du lac Balkhach à 50 km de la frontière chinoise, ressemble désormais à un marais avec des amas épars de sel.
D'après Mels Aleussizov, le lac Balkhach a baissé de 3 mètres en vingt ans. Le niveau critique est fixé à 341 m au-dessus du niveau de la mer. Dans les endroits peu profonds, le rivage a reculé de 100 kilomètres. Un assèchement plus important augmenterait la salinité (l'eau est déjà salée à l'Est et douce à l'Ouest), anéantirait la faune et la flore et modifierait le climat de l'Est du Kazakhstan sur une superficie de deux fois la France. Un rapport alarmant de la Banque mondiale fait état d'une fragilité croissante du milieu naturel : baisse du niveau du lac dû à une irrigation irrationnelle, répartition transfrontalière des eaux, disparition des forêts, fonte des glaciers et autres dangers.
Espèces menacées. Le delta du fleuve Ili, habitat naturel de dizaines d'espèces animales et végétales, sur la rive sud-ouest du lac, est déjà affligeant. Le fleuve, subdivisé en une infinité de canaux d'irrigation, arrive au lac épuisé. Les poissons ne peuvent plus remonter son cours pour frayer. Plusieurs conserveries ont fermé. Seuls des brèmes et des «vobla» gardons de la Caspienne sont encore à trouver. «La population de carpes a diminué de 95 %, et le célèbre "marinka" d'Asie Centrale a disparu. Les buses, les bécasses, les hérons et les rats musqués sont menacés à leur tour», affirme le naturaliste Sergeï Talouchak.
Activiste de toujours, Kasimkhan Akhmetov est l'ancien maire de Balkhach. Il souhaite que le gouvernement kazakh se montre plus agressif envers Pékin : «Si la Chine continue de construire des barrages et des réservoirs sur l'Ili, le lac Balkhach disparaîtra dans trois ou quatre ans. Les grandes villes comme Almaty et Astana manqueront d'eau potable. Nous avons peu de pluies en Asie Centrale. Notre eau provient des lacs et des rivières. Le lac est passé de 342 m à 339 m en vingt ans. Le niveau est remonté à un mètre au-dessous du niveau normal ces dernières années mais c'est dû à des chutes de neige et de pluie sans précédent et aussi au fait que l'agriculture kazakhe étant délabrée, moins d'eau est détournée.»
Les Chinois ont déjà construit un grand barrage sur le Kach, le principal affluent de l'Ili.Des négociations bilatérales sur le problème de l'eau ont commencé à Pékin en mai 1999 à l'initiative du Kazakhstan. La Chine a collaboré à contrecoeur. «Les choses se sont améliorées lorsque le président Nusultan Nazarbaïev a envoyé une missive Jian Zemin », raconte Sultanguli Kissikbaïev, du ministère de l'Environnement d'Astana. Mais tout porte à croire que la Chine veut différer le problème.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=263989
© Libération
La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane?
Pour info, paru dans le Libé d'aujourd'hui.
Marseil.
La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane Les violences dans les provinces du Sud pourraient gagner tout le pays.
Par Solenn HONORINE lundi 15 novembre 2004
Bangkok correspondance
es provinces musulmanes du sud de la Thaïlande avaient déjà connu des violences, mais jamais de cette ampleur. Selon le gouvernement, 340 personnes ont été tuées par des rebelles depuis janvier dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Majoritairement, des policiers, fonctionnaires, maîtres d'école. Si l'on y ajoute les victimes de la répression des forces de l'ordre, le total se monte à 535. «Quand quelque chose comme cela arrive à votre pays, vous vous sentez vraiment mal», soupire Sirichai Wungaeo. Comme ses collègues universitaires, comme les hommes politiques, les militants associatifs, ce professeur de sciences politiques n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce pays de 62 millions d'habitants, à 95 % bouddhiste, a basculé dans cette violence.
Loi martiale. Le 4 janvier, des hommes armés attaquent une caserne, tuent quatre gardes et volent 300 armes. La Thaïlande est sous le choc ; la loi martiale est appliquée dans plusieurs districts du Sud. Elle n'a toujours pas été levée depuis, car l'escalade se poursuit, notamment depuis la manifestation de Tak Bai, qui a fait 87 morts il y a deux semaines. Un nouveau choc : 6 civils sont tués par balles, 3 noyés. 1 290 personnes sont arrêtées, entassées dans six camions en route vers un camp militaire. 78 d'entre elles meurent étouffées. Le gouvernement dépêche une commission d'enquête pour établir les responsabilités, et, côté musulman, les tueries s'accélèrent. On parle de vengeance. Pas un jour sans une nouvelle attaque, de nouveaux morts : une personne âgée victime de la fusillade d'un temple ; trois employés de chemins de fer dont les corps sont déchiquetés par un train ; un vice-chef de village décapité. Plus de 25 en deux semaines, tous bouddhistes. Il ne s'agit plus d'attaques ciblées contre les représentants de l'Etat ; tout le monde est potentiellement visé.
Sur les trois provinces musulmanes, un territoire d'un ancien royaume indépendant, annexé par la Thaïlande en 1902, les différents régimes militaires ont longtemps tenté de balayer la culture des musulmans, d'origine ethnique malaise : imposition de la langue thaïe, interdiction des costumes traditionnels. D'où une crispation identitaire et l'émergence de mouvements séparatistes violents. «Mais, avec la démocratisation du pays, tout devait se résoudre : la Constitution garantissait la parole aux minorités musulmanes. Les idées séparatistes pouvaient être débattues en public. Et soudain : boum !», s'étonne encore Wattana Sugansil, professeur de sociologie à l'université de Pattani. Car, dès les années 80, le mouvement séparatiste s'essoufflait et les organisations historiques, Pulo et BRN, sont considérées comme moribondes.
Si les assassinats sont parfois accompagnés de lettres parlant de «vengeance», cela faisait bien vingt ans que toute revendication claire avait disparu. Les attaques ressemblaient plutôt à des règlements de comptes entre mafieux qu'à des actions de type guérilla séparatiste. D'où la surprise de constater que, depuis janvier, les attaques sont à nouveau planifiées. Depuis janvier, 185 musulmans sont morts lors de répressions militaires, et nombre d'intellectuels dénoncent cette politique dure comme le principal détonateur des violences. «Vers 2001, lorsque le nombre de fauteurs de troubles a été réduit à quelques petites douzaines, le gouvernement a décidé de taper fort et de les éradiquer», explique Gothom Arya, président du Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement. «Ce fut l'ouverture de la boîte de Pandore», confirme Panitan Wattanayagorn, expert en matière de sécurité à l'université Chulalongkorn. Nombreux sont ceux qui voient là la main d'organisations islamistes de type international ; les écoles coraniques sont montrées du doigt comme des usines à fabriquer des martyrs. «Les assaillants sont en train de changer de stratégie pour passer à un mode d'action plus radical, visant notamment Bangkok ou Phuket», hauts lieux du tourisme pour les Occidentaux, affirme Wattanayagorn. «Les rebelles sont encore logistiquement incapables d'étendre leur rayon d'action, mais ce n'est qu'une question de temps avant que les attaques ne frappent la capitale. Comment pourrait-on rester en dehors de cette violence ?», soutient-il.
Fermeté. Dans une lettre ouverte au gouvernement, 144 intellectuels affirment que c'est uniquement en misant sur le dialogue avec les musulmans que la tension pourrait retomber. «Nous sommes encore globalement dans un conflit entre population et autorité centrale, et non entre bouddhistes et musulmans», considère Gothom Arya. Le pouvoir, lui, compte sur la fermeté envers les «séparatistes» pour rétablir l'ordre. «Ils pensent qu'on a juste une grosse crise de hoquet, résume Wattana Sugansil. Alors qu'en fait, c'est un véritable cancer.»
http://www.liberation.fr/page.php?Article=254089
© Libération
Marseil.
La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane Les violences dans les provinces du Sud pourraient gagner tout le pays.
Par Solenn HONORINE lundi 15 novembre 2004
Bangkok correspondance
es provinces musulmanes du sud de la Thaïlande avaient déjà connu des violences, mais jamais de cette ampleur. Selon le gouvernement, 340 personnes ont été tuées par des rebelles depuis janvier dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Majoritairement, des policiers, fonctionnaires, maîtres d'école. Si l'on y ajoute les victimes de la répression des forces de l'ordre, le total se monte à 535. «Quand quelque chose comme cela arrive à votre pays, vous vous sentez vraiment mal», soupire Sirichai Wungaeo. Comme ses collègues universitaires, comme les hommes politiques, les militants associatifs, ce professeur de sciences politiques n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce pays de 62 millions d'habitants, à 95 % bouddhiste, a basculé dans cette violence.
Loi martiale. Le 4 janvier, des hommes armés attaquent une caserne, tuent quatre gardes et volent 300 armes. La Thaïlande est sous le choc ; la loi martiale est appliquée dans plusieurs districts du Sud. Elle n'a toujours pas été levée depuis, car l'escalade se poursuit, notamment depuis la manifestation de Tak Bai, qui a fait 87 morts il y a deux semaines. Un nouveau choc : 6 civils sont tués par balles, 3 noyés. 1 290 personnes sont arrêtées, entassées dans six camions en route vers un camp militaire. 78 d'entre elles meurent étouffées. Le gouvernement dépêche une commission d'enquête pour établir les responsabilités, et, côté musulman, les tueries s'accélèrent. On parle de vengeance. Pas un jour sans une nouvelle attaque, de nouveaux morts : une personne âgée victime de la fusillade d'un temple ; trois employés de chemins de fer dont les corps sont déchiquetés par un train ; un vice-chef de village décapité. Plus de 25 en deux semaines, tous bouddhistes. Il ne s'agit plus d'attaques ciblées contre les représentants de l'Etat ; tout le monde est potentiellement visé.
Sur les trois provinces musulmanes, un territoire d'un ancien royaume indépendant, annexé par la Thaïlande en 1902, les différents régimes militaires ont longtemps tenté de balayer la culture des musulmans, d'origine ethnique malaise : imposition de la langue thaïe, interdiction des costumes traditionnels. D'où une crispation identitaire et l'émergence de mouvements séparatistes violents. «Mais, avec la démocratisation du pays, tout devait se résoudre : la Constitution garantissait la parole aux minorités musulmanes. Les idées séparatistes pouvaient être débattues en public. Et soudain : boum !», s'étonne encore Wattana Sugansil, professeur de sociologie à l'université de Pattani. Car, dès les années 80, le mouvement séparatiste s'essoufflait et les organisations historiques, Pulo et BRN, sont considérées comme moribondes.
Si les assassinats sont parfois accompagnés de lettres parlant de «vengeance», cela faisait bien vingt ans que toute revendication claire avait disparu. Les attaques ressemblaient plutôt à des règlements de comptes entre mafieux qu'à des actions de type guérilla séparatiste. D'où la surprise de constater que, depuis janvier, les attaques sont à nouveau planifiées. Depuis janvier, 185 musulmans sont morts lors de répressions militaires, et nombre d'intellectuels dénoncent cette politique dure comme le principal détonateur des violences. «Vers 2001, lorsque le nombre de fauteurs de troubles a été réduit à quelques petites douzaines, le gouvernement a décidé de taper fort et de les éradiquer», explique Gothom Arya, président du Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement. «Ce fut l'ouverture de la boîte de Pandore», confirme Panitan Wattanayagorn, expert en matière de sécurité à l'université Chulalongkorn. Nombreux sont ceux qui voient là la main d'organisations islamistes de type international ; les écoles coraniques sont montrées du doigt comme des usines à fabriquer des martyrs. «Les assaillants sont en train de changer de stratégie pour passer à un mode d'action plus radical, visant notamment Bangkok ou Phuket», hauts lieux du tourisme pour les Occidentaux, affirme Wattanayagorn. «Les rebelles sont encore logistiquement incapables d'étendre leur rayon d'action, mais ce n'est qu'une question de temps avant que les attaques ne frappent la capitale. Comment pourrait-on rester en dehors de cette violence ?», soutient-il.
Fermeté. Dans une lettre ouverte au gouvernement, 144 intellectuels affirment que c'est uniquement en misant sur le dialogue avec les musulmans que la tension pourrait retomber. «Nous sommes encore globalement dans un conflit entre population et autorité centrale, et non entre bouddhistes et musulmans», considère Gothom Arya. Le pouvoir, lui, compte sur la fermeté envers les «séparatistes» pour rétablir l'ordre. «Ils pensent qu'on a juste une grosse crise de hoquet, résume Wattana Sugansil. Alors qu'en fait, c'est un véritable cancer.»
http://www.liberation.fr/page.php?Article=254089
© Libération
Internet en Chine
Lu aujourd'hui dans "Libération" :
16000 cafés internet fermés en Chine durant les 3 derniers mois. (volonté du gouvernement de contrôler l'information, semble-t-il).
C'était la même chose il y a 2 ans. Il y avait eu une bagarre et un incendie dans un café internet, et le gouvernement s'était servi de ce prétexte. Il était alors difficile de trouver un endroit pour lire ses mails, à part dans certains hotels
16000 cafés internet fermés en Chine durant les 3 derniers mois. (volonté du gouvernement de contrôler l'information, semble-t-il).
C'était la même chose il y a 2 ans. Il y avait eu une bagarre et un incendie dans un café internet, et le gouvernement s'était servi de ce prétexte. Il était alors difficile de trouver un endroit pour lire ses mails, à part dans certains hotels
Chasseurs de tarifs!
bonjour à tous !
je ne savais pas trop comment libeller ma demande, je me lance.
J ai vu récemment un reportage sur un site qui cherche les meilleurs tarifs de façon "manuelles" en fait il y a des "experts" qui font les recherches un peu partout a la manière de l agent de voyage old school.
Si quelqu un connaît je ne trouve pas de lien vers ce site, par mp si la pub dérange ici.
Merci
je ne savais pas trop comment libeller ma demande, je me lance.
J ai vu récemment un reportage sur un site qui cherche les meilleurs tarifs de façon "manuelles" en fait il y a des "experts" qui font les recherches un peu partout a la manière de l agent de voyage old school.
Si quelqu un connaît je ne trouve pas de lien vers ce site, par mp si la pub dérange ici.
Merci
Croisière Msc Lirica au départ de Dubai, excursions?
Je ferai le voyage avec MSC Libera se DubaiBonjour,
je partirais en croisiere sur MSC LIRICA en partant de DUBAI et descendant à AbuDabi, Muscat, Fhajaira, Khasab et fin du voyage retourner à DUBAI. Quelqu'un fait déjà cette croisiere ?
Peut on faire des excursions par taxi???MERCI!.
Taux de change à Marrakech
Bonjour,
si jusqu'à maintement les taux pratiqués depuis la libération du commerce de changes, étaient dans une fourchette minime, cela commence à changer !!! Constaté ce jour : 1 euro pour 11 DH à l'hotel Ali 1 euro pour 10,6 dh au change Mabrouk , rue des princes soit 4 % d'écart !!!!!!!!! à 150 m de distance
A l'aéroport et dans les bureaux de change des banques , la poste, le taux affiché est 10,96 ou 10,98 ce qui est dans la norme honnète.
si jusqu'à maintement les taux pratiqués depuis la libération du commerce de changes, étaient dans une fourchette minime, cela commence à changer !!! Constaté ce jour : 1 euro pour 11 DH à l'hotel Ali 1 euro pour 10,6 dh au change Mabrouk , rue des princes soit 4 % d'écart !!!!!!!!! à 150 m de distance
A l'aéroport et dans les bureaux de change des banques , la poste, le taux affiché est 10,96 ou 10,98 ce qui est dans la norme honnète.
Change à Marrakech
Bonjour,
Depuis que le marché des changes avait été libéralisé on constatait quelques écarts minimes ! (à la 2eme décimale).
Je viens de constater que les écarts s'aggravent , et méchamment !!
A 20 m de distance 1 euro >> 11, 170 et 1 euro >> 10, 760 il y a donc lieu d'etre un peu plus vigilant.
Depuis que le marché des changes avait été libéralisé on constatait quelques écarts minimes ! (à la 2eme décimale).
Je viens de constater que les écarts s'aggravent , et méchamment !!
A 20 m de distance 1 euro >> 11, 170 et 1 euro >> 10, 760 il y a donc lieu d'etre un peu plus vigilant.
Fin des repas gratuits sur British Airways
Lien vers l'article d'origine: http://www.liberation.fr/...ure-de-ses-passagers
Une mauvaise nouvelle pour les clients One world: hors petits-déjeuners, British airways n'offre plus que des amuse-gueules (popularisés chez nous sous le sobriquet "sucré-salé") sur ses vols de moins de 2H30.
Une mauvaise nouvelle pour les clients One world: hors petits-déjeuners, British airways n'offre plus que des amuse-gueules (popularisés chez nous sous le sobriquet "sucré-salé") sur ses vols de moins de 2H30.
Voyage au Costa Rica ou Mexique avec un casier judiciaire "léger"?
Bonjour,
J'ai un dossier criminel léger avec libération conditionnel. Je voudrais savoir si je peux voyager aisément n’importe où. J'aimerais aller au Costa Rica ou le Mexique
Certains me disent que je peux voyager en effet n’importe où sauf aux USA (est-ce vrai?).
J'ai un dossier criminel léger avec libération conditionnel. Je voudrais savoir si je peux voyager aisément n’importe où. J'aimerais aller au Costa Rica ou le Mexique
Certains me disent que je peux voyager en effet n’importe où sauf aux USA (est-ce vrai?).
Kinésithérapeute et infirmière désirant un changement de vie dans les Caraïbes
Bonjour à tous, je suis kiné 28 ans libéral et ma femme infirmière 35 ans liberale également. Nous habitons dans le nord de la france. Nous souhaitons changer de vie dans les deux à trois ans qui viennent, ras le bol des 80 heures semaines et croyez moi l'argent ne fait pas le bonheur......
Nous adorons nos boulot et nos patient mais pas à en être esclave.
Nous sommes libéraux associés indépendant, donc encore un peu retenus par nos prêt pour le moment mais souhaitons changer d'ici 2011.
Quitte à changer de vie autant changer de climat, .... nous sommes allés en rep dom cet ètè et nous avons adoré le climat chaud humide, ces plages....
Ainsi nous essayons de voir si dans les caraîbes français ( guadeloupe, martinique...) il peut être interessant de venir s'installer.
Je souhaite dons engager des discussions avec des gens sur place, ou dans d'autre partie du monde pour kiné et infirmière ( libéral assistant, clinique, établissement....) connaitre les avis, les pays, voir plannifier des voyages pour rencontrer des gens sur place.
Inversemment j'aurais ma clientèle à vendre d'ici là ( > 150000 euros de revenus brut année) si quelqu'un veut s'installer chez les ch'tis...
Bref j'attends toutes discussions.
Nous n'avons rien de presser et donc souhaitons avoir toutes les cartes en main avant de décider.
Merci à tous pour les futurs commentaires
Dollars canadiens en Thaïlande
Bonjour,
j'aimerais savoir s'il est préférable de libeller mes chèques de voyages en devise canadienne ou américaine (taux de change, frais, facilité d'échange particulièrement si je suis en région...) si mes fonds de base sont en devise canadienne?
j'aimerais savoir s'il est préférable de libeller mes chèques de voyages en devise canadienne ou américaine (taux de change, frais, facilité d'échange particulièrement si je suis en région...) si mes fonds de base sont en devise canadienne?
Thaïlande: Thaksin abandonne le poste de premier ministre!
Suite aux élections de ces derniers jours
http://www.liberation.fr/page.php?Article=372204
http://www.liberation.fr/page.php?Article=372118
http://www.liberation.fr/page.php?Article=372030
Thaksin Shinawatra vient d'annoncer qu'il ne serait pas le premier ministre du prochain gouvernement http://nationmultimedia.com/2006/04/04/headlines/headlines_30000957.php
Qu'en pensent les experts de le Thaïlande (et les résidents) ???
Marseil. 😎
Thaksin Shinawatra vient d'annoncer qu'il ne serait pas le premier ministre du prochain gouvernement http://nationmultimedia.com/2006/04/04/headlines/headlines_30000957.php
Qu'en pensent les experts de le Thaïlande (et les résidents) ???
Marseil. 😎










