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Quel quartier et type d'hébergement en Australie English translation pending
by Amanda80 · 2014-03-28 · 7 replies
Bonjour,

J'aurais peut être la chance de passer un séjour d'un an en Australie l'année prochaine et je voudrais avoir des renseignements sur les bons quartiers à conseiller dans la capitale avec un petit détail sur le quotidien des gens et surtout sur le type d'hébergement à choisir pour une femme de 33 ans et francophone avec une toute petite notion d'anglais. Serait-il possible de trouver des colocataires francophones et comment ça se passe en général?

Merci pour votre réponse Amanda
Premier voyage en Australie et parcours entre Perth et Sydney en un mois et demi English translation pending
by Maevita · 2017-11-16 · 10 replies
Bonjours à tous! Bien que je me sois penchée sur des commentaires et des guides écrits, j'aurais besoin d'aide. Actuellement, j'ai un billet arrivée à la mi-janvier à Perth, un rendez-vous avec une personne qui me rejoindra 4 semaines plus tard à Melbourne et le billet de départ de Sydney 16 jours plus tard. Ensemble, nous avons l'intention de rester 2 jours à Melbourne, de prendre 8 jours pour remonter à Sydney ( év. en voiture de location) où nous comptons rester 6 jours. Je me demande maintenant comment je pourrais le mieux départager les 4 semaines seule. D'abord visiter Perth puis faire des excursions à la journée (Freemantle, Margaret River) ou bien louer une voiture pour découvrir le sud-ouest? J'hésite de louer une voiture seule. Puis (11 jours plus tard), j'ai pensé à éventuellement prendre le Indian-Pacific train jusqu'à Adelaide. Combien de temps rester dans la région d'Adelaide? Après, j'envisage encore de prendre un train pour Melbourne. Y a-t-il des excursions dans la journée pour la Grand Ocean Road sans louer une voiture? Que me conseillez-vous pour Melbourne à part la ville? Le mois de janvier étant un mois férié, faut-il faire toutes les réservations à l'avance? J'ai lu qu'il y avait des logements pour tous les budgets mais ce que j'ai vu me paraissait bien élevé. Quoi choisir? Je souhaite découvrir des villes et la nature. Toutes vos remarques et conseils sont les bienvenus. Merci à l'avance! Maevita
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
by Drocher · 2019-08-12 · 128 replies
4 juillet : Arrivée à La Havane

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Hôtel sympathique à Sydney et location de campervan English translation pending
by Stefy83 · 2018-03-19 · 14 replies
Bonjour,

Nous partons cet été en Australie; nous atterrissons à Sydney et souhaitons visiter cette ville avant de récupérer notre campervan pour un périple sur la cote est et nord. Est ce que 3 jours sont corrects ? Pourriez vous me conseiller des hôtels bien situés ( pour 3 personnes) , afin d'éviter trop de perte de temps dans les transports. Quels sont les sites à privilégier en 3 jours ? Pour la location du campervan , j'ai repéré le site de camperman (site australien) , prix & garanties intéressants ; auriez vous des plans sympas en bon rapport qualité prix (location pour 5 personnes car nous rejoignons des amis). Avez vous des cies aériennes locales à me conseiller car nous rejoindrons des amis à Brisbane (d'où nous louerons le campervan) Autre question sans rapport avec les précédentes, en terme de santé, y'a tel des choses à éviter afin de ne pas prendre de risque !!! D'avance merci pour vos précieux conseils.
Trajet Melbourne-Sydney avec deux enfants en mars English translation pending
by Ernather · 2010-12-19 · 5 replies
Bonjour amis voyageurs !

Le trajet entre Adélaide et Melbourne est bouclé. Il nous reste donc le tronçon Melbourne/Sydney à peaufiner. Pouvez vous me conseiller sur les spots intéressants pour les adultes mais aussi pour 2 enfants de 3 et 5 ans ?? Sachant qu'il nous restera environ 2 semaines.

Merci à vous pour votre aide très précieuse !!

Biz à tous😉
Seule en journée à Sydney English translation pending
by Delphlogan · 2013-01-07 · 5 replies
bonjour tt el monde,

besoin d'aide pour trouver des occupations en journée et surtt me retrouver ds sydney car le systeme des bus, c'est du chinois...

je suis chez une amie qui travaille dc le soir pas de soucis mais la journée comme je suis excentrée de al ville, je my perds total.

s'il y a des gens sur sydney en ce moment ou qui connaissant bien, faites moi signe.
Plongée et/ou snorkeling sur la côte est de l'Australie English translation pending
by Celou82 · 2012-06-25 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons en septembre 2012 en Australie pour un grand voyage et nous avons décidé de passer quelques jours près de cairns histoire de voir daintree et de plonger. Nous sommes novices en plongée et j'ai vu que pour visiter le yongala ce ne sera pas possible 🙁 (snif). J'aimerais avoir votre avis sur le snorkelling ou la plongée. Est ce possible en 1 jour de tester les 2 et quel compagnies me conseillez vous ? Ou alors sur 2 jours ? Quels endroits sont les meilleurs ? Combien cela coûterait en moyenne ? Sinon j'ai également vu qu'on pouvait loger et faire du snorkelling et de la plongée sur les îles, mais bon niveau budget, cela me semble cher, même au mois de septembre, qu'en pensez vous ?

Merci encore pour toutes les infos que vous pourriez me donner !

Cilou
Retour croisière Fort Lauderdale à Sydney via Canal Panama, Guayaquil, île de Pâques, Tahiti, NZ.... English translation pending
by MoniqueM · 2013-04-14 · 188 replies
Cette croisière de 34 jours - 1er segment du «World Cruises 2013» de Princess Cruises - nous a permis après une escale au Costa Rica, de faire le transit complet du Canal de Panama et de découvrir de belles villes de l'Équateur, du Pérou, de Nouvelle-Zélande et les îles de Pâques, Pitcairn, Tahiti et Tasmanie.

Notre itinéraire :



A) Embarquement sur le Pacific Princess à Port Everglades, Fort Lauderdale (Floride) B) Escale à Puerto Limon, Costa Rica (côte Caraïbes) C) Transit complet du Canal de Panama D) Escale à Guayaquil, Équateur – coup de cœur pour nous ! E) Port de Callao (escale pour Lima), Pérou («overnight») F) Ile de Pâques, Chili G) Pitcairn Island, RU («scenic cruising») - agréable visite sur le bateau des habitants de l'île H) Escale à Papeete, Tahiti, France / -- Longitude 180oW : Passage de la ligne internationale de changement de date - on passe du jeudi au samedi I) Escale à Auckland, Nouvelle-Zélande J) Escale à Burnie, Tasmania, Australie K) Débarquement à Sydney, Australie

- L’élément déclencheur dans le choix de cette croisière a été pour nous l'escale prévue à l’île de Pâques... Nous rêvions depuis longtemps de visiter cette île isolée, Rapa Nui de son nom indigène, inscrite au patrimoine mondial UNESCO. Peu de croisières y font escale; on tente notre chance...



C'est un plaisir pour moi de partager et d'échanger ces souvenirs !
Premier voyage en Australie English translation pending
by Icos2009 · 2015-09-15 · 14 replies
Bonjour, Après avoir consulter un grand nombre de forum et blogs sur l'Australie, je ne sais toujours pas ou aller pour un premier voyage dans ce pays, ni même si çà vaut la peine d'y aller.... Je voyage depuis de nombreuses années en organisant mes voyages moi-même et jamais les informations trouvées sur un pays ne m'ont laissé dans un tel doute... Beaucoup d'infos glanées sur le net sont écrites par des personnes plus jeunes que nous (mon épouse et moi même avons la petite cinquantaine) qui ont vécu l'Australie en camping, camping car ou autres tout en travaillant, cueillette des fruits et autre...... Ce qui ne sera pas notre but. A force de lire que l'Australie c'est génial et en même temps lire à quel point il y a des insectes partout, genre cafards plein les rues à Sydney, mouches partout ailleurs, araignées hyper dangereuses, puces des sables sur les plus belles plages.....et je passe sur les crocodiles, requins et autres bestioles sympathiques.... De plus je lis régulièrement que pour y voir quelque chose de beau ou "spécial" il faut parcourir des centaines de kilomètres sans y voir rien de bien intéressant... Ma question est d'avoir un ou des avis objectifs sur la question.....Nous serons à Bali pour visiter de la famille et nous viendrons de là aux environs de la mi décembre et resterons jusqu'à la mi janvier.... Nous pensions louer une voiture pour avoir la possibilité de se déplacer facilement, nous ne voulons pas faire un road trip, nous privilégions les petits hôtels ou studio avec cuisine , nous ne voulons pas être sans cesse inquiétés par des insectes ou autres, et voulons limiter notre visite à une région ou partie de région. Pensez-vous que ce type de "vacances" est possible en Australie.....Un peu de visites, des belles plages, un bon climat....bref se sentir détendu tout en étant dépaysé .... Maintenant nous n'avons pas pris de décision définitive, mais étant d'office à Bali à cette époque, nous nous sommes dit qu'il n'y avait plus qu'un saut à effectuer jusqu'en Australie... Nous sommes conscient et de la taille du pays et de la faune existante.....mais nous n'aimons vraiment pas partager notre territoire avec des insectes....😉 Merci d'avance pour vos réponses objectives ....
Que faire à Melbourne? English translation pending
by Juliachou · 2013-11-16 · 7 replies
J'ai un ami qui joue dans un spectacle à Melbourne donc je vais aller le voir et en profiter pour passer quelques jours à découvrir la ville. Vu qu'il joue le show tous les jours et qu'il répète pas mal, il aura pas forcément beaucoup d'energie pour me ballader. Qu'est ce qui est à voir/faire en priorité dans cette ville ? Et aussi est ce qu'ils y a des spécialité locales niveau nourriture ?
Trois semaines en Australie pour 3,500€? English translation pending
by Tatisosso · 2012-07-10 · 6 replies
bonjour, je souhaite aller en Australie mais voilà j'ai un budget de 3 500€ je souhaite partir 3 semaines (temps de vols compris). sur place, auberges de jeunesse pour dormir et camping, location de voiture. lieux souhaités pour visiter : sydney, kangoroo Islande, ayers rock, darwin et kakadu park, barrière de corail.

est-ce réalisable en 3 semaines et surtout pour 3 500€ ????

d'avance merci
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
Voyage nature en Australie en septembre - octobre 2010 English translation pending
by Gjns1 · 2012-02-01 · 7 replies
Plus d'un an a passé depuis mon retour. Ce voyage que nous avons préparé en partie grâce aux infos glanées sur ce site a été pour nous une réussite, plus riche que nous l'espérions sur le plan des observations de la faune et de la flore. Voici un petit compte rendu en retour.

Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010

03/09/2010

7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, départ pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).

04/09/2010

Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.

05/09/2010

La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.



Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie

William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.

06/09/2010

Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.





Forêt humide près du mont Bartle Frere

Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.

J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.

07/09/2010

Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.



Portrait du casoar à casque



Je suis repéré

Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.

On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.

08/09/2010

Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.



Survol de Green Island

Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.

9/09/2010

Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.



La danse des pélicans

Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .



Sphecotheres viridis (Fig Bird)

Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a été fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.

10/09/2010

Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable

11/09/2010

C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.

12/09/2010

Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.



Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse

Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.



Les trois soeurs

Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.

13/09/2011

Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.



Purple flag

Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.

14/09/2011

Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménagé avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.



Droseras spathulata

La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.



Chemin de Pulpit Rock



Cascade de Leura

Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.

15/09/2010

Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.

16/09/2010

Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.



Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)

Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.

17/09/2010

Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.



Depuis le sommet du mont Nelson

J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.

18/09/2010

Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.



Plateau glaciaire

Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.

19/09/2010

Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.



Le brouillard arrive

Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.





Diable de Tasmanie

De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.

20/09/2010

Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.



Deloraine

Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.

21/09/2010

Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.



Cradle mountains

Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.





Le wombat

Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.

22/09/2010

Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.



La vallée verte

Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.



Droseras au « lac des Italiens »

Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.



Une boule de mousse

Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.

23/09/2010

Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.



Liffey falls

Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.





Pencil pine

De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.

24/09/2010

Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.



Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)

Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.

25/09/2010

Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.

26/09/2010

Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.



Le lézard jaune

En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.

27/09/2010

Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.



Drosera whittakeri

Donkey orchid (Diuris corymbosa)

On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.



Vivonne bay

Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.

28/09/2010

Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.



Rocky river, Snake lagon

Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.



Remarkables rocks

Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.



No comment

Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.

29/09/2010

Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.

30/09/2010

Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.



Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)

Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.

1/10/2010

Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.



Au sommet de la colline, Alice Spring

Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.

2/10/2010

Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.



Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)

Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.



La montée des infarctus

C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.



En direction du canyon



Kings canyon

Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.

03 10 2010

Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.



Ayers Rock

Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.

04 10 2010

Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.





Le bush au crépuscule

Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.



Sturt's desert pea Swainsonia formosa)

Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.





Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru

De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.



Le clou du spectacle

Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.

05 10 2010

Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.

06 10 2010

Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.



Drosera platystigma

Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.

07 10 2010

On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.



Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)

Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.

08 10 2010

Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.



On est un peu perdus

Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.

09 10 2010

La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.



Banksia coccinea



Fleurs de stylidium

Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j’en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.

10 10 2010

Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.



Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)

Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.

11 10 2010

Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.



Stirling range – Bluff Knoll

De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.

12 10 2010

En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.

Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.

13 10 2010

Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.







Les cephalotus

Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.



Il a eu moins de chance que nous !

Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.

14 10 2010

J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Dans quel quartier se loger à Sydney et Cairns? English translation pending
by Vazyvite · 2006-05-29 · 23 replies
Bonjour,

Je serais en Juillet à Sydney puis Cairns et je voudrais connaître les endroits où il est + pratique de dormir pour ne pas être trop loin des quartiers animés et bien desservis ?

Sydney : 3 nuits - J'ai vu Darling Harbour par exemple ? Cairns : 5 ou 6 nuits - On parle toujours de l'Esplanade. Faut-il viser ce coin en sachant que nous serons pas motorisés ?

Merci de vos conseils.
Quartier, hôtel ou bed and breakfast à Melbourne? English translation pending
by Tiaka · 2011-01-17 · 11 replies
bonsoir,

je recherche un hotel ou B&B confortable: calme, propre et sympathique (éventuellement avec une vue) où on peut sortir à pieds le soir aux alentours. Mais dans quelle quartier aller? on a pensé à St Kilda mais n'est-il pas trop bruyant? Sinon vers quel autre quartier l'on peut s'orienter? Merci 😉
Meilleurs quartiers à Sydney? (Australie) English translation pending
by Dotish · 2008-07-27 · 5 replies
bonjour a tous!! je vais a sydney en octobre et jaurais aime savoir quels sont les meilleurs quartiers ou vivre a sydney?? et ceux a eviter?? merci!!
Logement auberge de jeunesse à Sydney? English translation pending
by Claustralie · 2005-11-14 · 3 replies
Bonjour, je parts le 29 décembre sur Sydney et compte loger en auberge de jeunesse en attendant de trouver une colloc., des conseils sont les bienvenus sur le choix des backpackers, quartiers, animations... d'avance MERCI !

😉 Clau.
Circuit Sydney-Alice Springs-Cairns (3 semaines) English translation pending
by Thebigblue · 2005-11-09 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je pars 3 semaines seul vers le 15 ou 20 janvier et j'aurai besoin de petits conseils pour un circuit. Je n'ai jamais été encore en australie donc c'est un peu vague pour moi.

Voici l'itinéraire que j'imagine à l'heure actuelle. Je ne sais pas combien de jours je vais rester et cela va plutot dépendre de mon budget

Arrivée Sydney séjour d'une semaine environ dont les Blue Mountains

Vol et arrivée Alice Springs séjour de 4 ou 5 jours avec Ayers Rock

Vol et arrivée Cairns séjour d'une semaine environ avec Whitsundays

Retour en France

Pour Sydney, je pense aller à l'auberge de jeunesse (Wake up), pour Cairns (The Gilligans) mais pour Alice Springs je n'ai aucune idée.

Je cherche aussi des tours organisé avec une ambiance plus ou moins jeune et pas trop cher sur les 3 destinations, histoire de sortir des grandes villes. Je pense prendre un circuit de 2 jours sur les Blue Mountaines (est ce des circuits c'est faisable et bien ?), 3 jours vers Ayers Rock, et 3 ou 4 vers les Whitsundays. Avez vous des compagnies à me recommander ?, peut t'on faire un des circuits seul sachant que seul, louer une voiture ce n'est pas tres rentable et pas passionant conduite longtemps en solo ?

Voila si vous avez des conseils sur ce circuit, n'hésitez pas et un grand merci d'avance. De plus si vous etes dans le coin, et vous souhaitez que l'on se voit, c'est avec plaisir.

Laurent
Quoi faire et où loger en Australie début septembre? English translation pending
by Eurasienne · 2010-08-23 · 6 replies
Bonjour a tous

Mon mari et moi avons décidé de partir en Australie la semaine prochaine. On vient tout juste de se marier et on a finalement décid�� de passer notre voyage de noces la bas. Résidant à la REUNION nous sommes plutôt à la recherche de grandes villes. Sydney, Melbourne... Nous ne savons pas si nous partons 15 jrs ou trois semaines. Dans quel quartier loger (et hotel si vous savez) à sydney et melbourne ? Nous souhaiterions des quartiers animés, sympas et commode pour les différentes visites.

A part ces 2 villes nous ne savons pas trop ou aller ... on aurait bien loué un camping car pour vadrouiller un peu mais encore une fois nous ne savons pas quel trajet faire

Aussi, cela vaut il le coup de passer quelques jours a Noumea ?

Merci a tous pour vos réponses
Circuit Sydney - Centre Rouge - Top End - Cairns English translation pending
by Vazyvite · 2006-08-01 · 39 replies
Bon je vais essayer de faire un compte-rendu qui pourra éclaircir certains qui, comme moi il y a encore 1 mois, se demandent où ils vont mettre les pieds si loin de leur mère-patrie 😎

Tout d'abord, j'ai tout réserver moi-même sur Internet ( vol international + inter villes + location camping-car + hôtels ) en m'y prenant au mois de Mai. Donc préparation minimum et un léger stress en se demandant si tout va être OK 🤪

Samedi 8 Juillet : Départ de Bordeaux à 13h40 et arrivée Lundi 10 Juillet à Sydney à 6h00 heure locale. Ca fait un bout de route ! Lundi 10 Juillet : On laisse les bagages au Travelodge Wynyard et on part à pied vers le pont par le quartier des Rocks. Visite payante de l'opéra à 9h00. Obligatoire pour visiter l'intérieur et les 2 grandes salles de concert. Durée 1h00. On prend ensuite le ferry juste à côté à Circular Quay pour Manly. C'est une bonne façon de se rendre compte que Sydney s'étend sur la baie immense et voir la "banlieue". Déjeuner sur place . Petite promenade le long de l'océan. Retour à 17h00 à l'hôtel pour se décrasser et déballer les valises. Dîner à Darling Harbour ( bof .... ) car tout ferme dans les quartiers de bureaux. Même syndrôme qu'aux USA avec ces quartiers déserts après 18h00.

Mardi 11 Juillet : On se fait le centre-ville avec la Sky Tower et vue sur toute la baie. Galeries commerçantes du Strand et Victoria. Macquarie Street pour ses qq bâtiments historiques . On fait également quartier chinois qui n'en vaut pas vraiment la peine d'ailleurs. On sait plus trop quoi voir donc on se prend le train + bus pour Bondi Beach. Là aussi, décevant en hiver en tout cas ! La plage est quelconque avec des vagues de moins d'1 m et peu de monde et pas mal de magasins fermés. Retour et dîner à Circular Quay.

Mercredi 12 Juillet : On prend le train vers la gare de Central pour remonter Surry Hills ( re bof ). Ensuite Paddington et Oxford Street, soi-disant haut lieu branché de la mode. Ben dis donc ... sont pas difficiles les Australiens. C'est morne et le terme "branché" m'échappe franchement 😕. On se rattrape un peu avec le quartier résidentiel et ses petites maisons victoriennes. Nous remontons ensuite vers Kings Cross, genre Pigalle et concentration de logements pour Backpackers. Là aussi nous faisons le circuit proposé par le Guide Voir sur Pitts Point. Belles maisons et vue sur la baie. Victoria Street et ses anciennes maisons reconverties aussi en hôtels Backpackers. C'est fini et on sait + quoi faire à 16h00. On se résoud à aller à l'aquarium de Darling Harbour. Classique avec les tunnels à requin ou phoques et uen reconstitution du Monde de Nemo. Rien de traumatisant donc 🤪

Bref, Sydney n'offre pas tant que çà et une journée aux Blue Mountains aurait été + passionnante sans doute ! En tout cas, se méfier des commentaires du Lonely Planet qui doit avoir été fait par le fils du directeur de l'office du tourisme. Selon lui, tout y est fabuleux, extraordinaire, unique au monde, et j'en passe ....

La suite à venir vers Alice Springs .....
41 jours et 6 500 km dans les deux îles de Nouvelle-Zélande en février 2018 English translation pending
by Jacou0109 · 2018-04-25 · 17 replies
Carnet de voyage de 41 jours et 6500 km parcourus dans les deux îles de Nouvelle-Zélande en février-mars 2018

Introduction Un voyage en NZ se mérite d'une part parce que passer plus de 30h à voyager n'est pas toujours une partie de plaisir et parce que le coût d'un billet d'avion est le double d'une destination classique vers l'Asie comme Bangkok ou Singapour. De plus le coût de la vie en NZ est élevé, à tous points de vue. Mais les deux points les plus gênants dans ce voyage ont été d'une part un climat très changeant avec des jours de pluie quasi continuelle due à des queues de cyclone venues des îles du Pacifique. L'autre point gênant a été la difficulté à se loger dans les endroits touristiques, même en s’y prenant une semaine en avance, du moins quand on n'a pas opté pour le camping ou le camping-car ce qui fut notre cas. Ainsi dans la région de F.J. Glacier, Booking et airbnb n'avaient plus rien dans leur catalogue si ce n'est un appartement à 500$ chez Booking et un canapé pour deux dans un dortoir à 60€. Idem vers Queenstown, Wanaka et les Catlins ! Il est vrai que les Néo-zélandais voyagent beaucoup dans leur pays au moment de leurs vacances d'été à cela s'est rajouté un nombre important de Chinois, venus en groupe ou seuls, passer le nouvel an chinois en NZ, donc galère assurée. Il suffirait donc de tout réserver à l'avance mais ce n'est pas non plus la solution car ça pose d'autres problèmes. Ainsi quand votre programme se trouve fortement perturbé par des routes fermées vous empêchant de rejoindre votre prochain hébergement comme cela a été le cas entre F.J. et Fox Glacier durant plus de 24h ou du côté de l'Abel Tasman park où près de 2000 touristes sont restés bloqués plusieurs jours ! A chacun de faire au mieux sachant qu'il n'y a pas de solution miracle à moins d'opter pour le camping car il reste souvent des emplacements libres. Attention aux distances, les cartes à grande échelle sont trompeuses et les routes sont très sinueuses ce qui augmente considérablement les temps de trajet escomptés ! Des moyennes de 30 à 40 km/h ne sont pas rares, surtout en montagne, ce qui est très souvent le cas en NZ.

Ce qui nous a étonnés en NZ

Même si superficiellement la NZ ressemble beaucoup à notre vieille Europe tant culturellement que géographiquement il y a de nombreux aspects spécifiques qui nous ont étonnés comme : - les nombreux troupeaux de moutons, de vaches, de biches et les innombrables balluchons blancs d'ensilage en paquet ou en rouleaux de centaines de mètres de long ! - le week-end on croise sur les routes de nombreux motards mais aussi de vieilles voitures de collection, – des touristes Chinois partout – les ponts à sens unique de circulation – les nombreuses routes fermées à cause des intempéries dues à la pluie (overflooding ou wash out), les nombreux cadavres d'opossum qui jonchent les routes – l'omniprésence des symboles du kiwi et de la fougère déclinés sous toutes les formes – l'inimitable accent des Néo-zélandais, souvent incompréhensible de prime abord. – le côté « far west » qui se dégage des villages et villes avec leurs bars « vintage », leurs vieux magasins et leurs cottages à un seul étage en bois peint, entourés d'un beau jardin à la pelouse verte impeccablement bien tondue ! – dans toutes maisons, les hôtels ou chez les particuliers la traditionnelle moquette épaisse reste le revêtement de sol privilégié, même dans les bateaux on en a trouvée; – le recours au matelas chauffants dans les hôtels et la bouteille de lait offerte à l'arrivée – le sérieux et le professionnalisme de l'organisation touristique avec une mention spéciale pour les i-sites qui aident les touristes à réserver des hébergements, des sorties, des visites etc. Mention également pour le site internet du D.o.C. (Department of Conservation) avec entre autres les superbes cartes sur lesquelles on peut zoomer pour faire apparaître à une échelle proche du 1/25000e les chemins balisés et les PDF qui les accompagnent. Les visitors center des parcs nationaux ou régionaux avec leurs affichages précis et leurs balisages impeccables. – On trouve partout en NZ des arbres magnifiques et vraiment imposants, sans oublier bien sûr la superbe fougère arborescente. – le fait qu'à 5h PM tout s'arrête, même dans les grandes villes, les magasins ferment, les gens rentrent chez eux, les rues se vident, seuls les bars et restaurants accueillent ceux qui veulent encore un peu profiter de la fin d'après-midi en ville, mais attention après 20h ça devient difficile de dîner.

Les « désagréments » – Hôtellerie chère et quelque fois vieillotte mais globalement propre et confortable. Etonnamment dans les hôtels il y a peu de mitigeurs, on se brûle vite les doigts au robinet d'eau chaude. – haute saison touristique (voir plus haut) – les prestations touristiques sont chères – météo capricieuse – la nourriture néo-zélandaise ne nous a pas convaincus (à l'exception des plats à base de poissons ou de moules), heureusement que l'on peut manger thaï, indien, italien...Prix globalement élevés, idem pour les boissons : un verre de vin ou une bière =5€ mini. De gros effort à faire pour le pain, vraiment pas terrible !!!

Les bonnes surprises – les Néo-zélandais sont avenants, serviables, chaleureux et très sereins. – La NZ dispose d'une superbe nature : arbres, parcs naturels, chemins de randonnée, lacs, volcans, montagnes... – L'organisation touristique top (voir plus haut)

Nos plus beaux sites - Le Parc Abel Tasman : La balade d’Anchorage à Marahau - La plage de Whakariri et le Farewell Spit - La croisière sur le Doubtful Sound - Les Catlins - La péninsule de Banks avec Akaroa - La péninsule de Coromandel - Le Tongariro Alpine Crossing - Rotorua : les vallées volcaniques (Waimangu et Wai o Tapu) et la forêt de séquoias - La forêt de kauris de Waipoua

Du 01/02 au 03/02 de Bâle-Mulhouse à Auckland

Décollage de Bâle Mulhouse pour Francfort durée du vol 45 mn, un peu plus tard nous redécollons dans un Airbus A 380-800 de la Lufthansa pour Singapour. Temps humide et froid qui nécessite 1/2H de dégivrage, décollage avec 45 mn de retard sur l'horaire. Durée du vol 11h45mn, temps orageux avec pluie sur Changi, ce qui nous a obligés à une approche un peu plus longue qu'à la normale. Un délai très raisonnable d'attente nous a permis d'admirer les aménagements naturels à base d'orchidées et de plantes tropicales. Nous repartons dans un autre A380-800 de la Singapour Airlines, bien rempli également. Les hôtesses sont toujours aussi élégantes, leurs tailles minces sanglées dans un superbe sari de style batik. Et c'est reparti pour 9h 30mn de vol en direction de la NZ, le trajet longe la côte sud de Bornéo puis on survole l'Australie au sud de Darwin en diagonale vers Sydney et finalement nous atterrissons à Auckland à 11h50 heure locale. Temps mitigé avec du bleu et des nuages. Les formalités quoique minutieuses se passent rapidement et dans une bonne ambiance. Le seul élément « problématique » signalé sur le long formulaire d'immigration était nos chaussures qui devaient être propres !mais on n’a pas eu à les montrer, les douaniers étaient plus sensibles à l'alimentation importée. Après le change à un ATM, nous sortons et trouvons notre chauffeur de taxi avec son carton à mon nom. Il a une bouille de dessin animé avec sa casquette et un accent néo-zélandais à couper au couteau ! Au moment de rejoindre le taxi il pleut à verse mais il ne fait pas froid (20°). Après avoir un peu tourné il nous laisse à un mauvais endroit et il nous faut un peu de flair pour trouver notre appartement qui est situé dans un bâtiment moderne de plusieurs étages au bord de North road mais sans numéro de rue visible. C'est un appartement avec un grand salon cuisine sur un niveau et deux chambres à coucher avec sdb attenante à l'étage. L'ameublement est de style Ikea, confortable et sobre. Après nous être débarrassés de nos affaires et nous être changés, nous partons à la découverte de notre nouvel environnement. La pluie a cessé et il y a un beau soleil mais les nuages ne sont pas loin. Nous allons faire quelques courses dans de petites supérettes proches puis décidons d'aller au centre ville, long trajet sur un itinéraire pas passionnant, environné de voies rapides, de plus il y a du relief, ça monte et ça descend. Finalement au bout d'une bonne heure nous atteignons l'entrée de la ville. Nous nous arrêtons pour prendre une boisson dans Karangahape road. C'est une rue animée par de nombreux bars « mode » à la décoration kitsch ou pseudo brocante. Atmosphère décontractée, c'est cool, puis nous descendons par St Kevin's arcade, le Myers park et enfin Queen street l'avenue commerçante d'Auckland. Il commence à pleuvoir une petite bruine qui se transforme vite en belle rincée. Notre balade vers le port s'achève sous la pluie, retour en taxi chez nous. Excellent repas indien chez Tiffin juste en face de notre logement. C'est complètement fatigués que nous allons nous coucher après 42h sans vrai sommeil !



Auckland depuis le Mont Eden

4/2 Auckland

Bonne nuit réparatrice. Nous prenons, à 10mn à pied depuis l’appartement, le train à la station Morningside jusqu'à Grafton d'où nous pouvons rejoindre rapidement à pied le musée d'Auckland installé dans un superbe parc qui domine la ville. Très beau musée consacré aux Maoris, leur art et leur histoire. Il recèle des pièces magnifiques comme des portiques d'entrée en bois, des proues de bateaux, une maison des ancêtres complète, des ustensiles de cuisine, des armes etc. Nous assisterons également à une représentation de danses maories dont l’incontournable haka. Le temps est plutôt au beau même si quelques nuages viennent de temps en temps assombrir le ciel. Nous pique niquons dans le superbe parc du Domain à l'ombre d'arbres gigantesques aux systèmes racinaires apparents et très volumineux. Retour en ville en descendant par le nord du parc jusqu'à Grafton street, dans cette rue on peut voir de belles maisons victoriennes. Nous nous arrêtons pour boire un coup dans un bar de Vulcan Lane : ici aussi belle ambiance sympathique dans une rue piétonne où se succèdent bars, restaurants et magasins divers. Nous continuons vers le port que nous allons arpenter de long en large depuis le vieux bâtiment du ferry jusqu'au port de plaisance tout à l'Ouest. Ce quartier de docks réhabilités est très agréable: on y trouve de nombreux restaurants, leurs tables donnant sur les bassins où mouillent les bateaux. Aujourd'hui dimanche il y a affluence, les gens se promènent, boivent un coup ou pique-niquent sur des bancs, c'est très vivant. Dans le port de superbes voiliers sont amarrés, un pont amovible permet aux bateaux de rentrer ou de quitter le port. De vieux silos ont été conservés, des tankers sont peints de couleurs vives. Le pont amovible est en pleine activité. Des passants nombreux se promènent le long des bassins. Des maoris s’amusent à y plonger C'est ici entre autres que l'on peut comprendre la passion des néo-zélandais pour la mer et la voile, d'ailleurs on voit de magnifiques voiliers, de vrais bêtes de courses.



Belle pièce du musée d'Auckland

5/2 d’Auckland à Wellington en avion

Beau soleil et ciel bleu. Vers 9h on part à pied en direction du Mont Eden. Belle approche par un quartier de maisons victoriennes typiques entourées de beaux jardins, puis petite grimpette jusqu'au Mt Eden, un ancien volcan. Superbe vue à 360° sur Auckland. Beau temps, température chaude mais atmosphère humide. C'est vraiment un beau panorama qui s'étend au loin, on voit bien le CBD (centre des affaires), la Skytower, le Harbour bridge, l'Eden Park, les mers de part et d'autres de la ville. Le ciel s'est couvert et nous rebroussons chemin vers l'appartement, quelques gouttes inoffensives et le soleil réapparaît, c'est vraiment un climat océanique où les ondées courtes se succèdent rapidement et où le soleil n'est jamais très loin. A déambuler ainsi dans ces quartiers résidentiels on pourrait se croire en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie. Comme dans tous ces pays on trouve des petits commerces tenus par des Pakistanais, des Indiens ou des Chinois. Souvent en plus de la vente de nourriture, on peut y boire un café ou un coca. La vente d'alcool par contre est réglementée et seul des commerces spécialisés sont autorisés à en vendre. Il y a également beaucoup de restaurants japonais, chinois, thaïs. De toutes façons la population néo-zélandaise est très mélangée : occidentaux, Maoris, asiatiques (Chinois, Indiens, Japonais)

Départ en taxi (shuttle réservé sur le net et avec le même chauffeur qu’à l’aller !) pour l’aéroport et Wellington. En effet il nous a paru plus logique, d’un point de vue climatique de visiter d’abord l’île du Sud avant l’île du Nord. Mais comme les vols sur Auckland étaient moins chers depuis l’Europe et ceux entre Auckland et Wellington bon marché nous avons opté pour cette solution.

Il suffit de 45 mn de vol pour relier Auckland à Wellington. Belle arrivée sur la capitale, on est également bien secoué par des rafales de vent assez violentes, c'est normal car Wellington est connue comme « windyton ». Tout de suite en sortant nous prenons le bus 91 pour le centre ville (les tickets de bus sont chers, 6€ pp), nous descendons à l'arrêt Cuba Street et partons à pied rejoindre notre auberge de jeunesse tout proche, le Set Dixon. Nous y avons réservé un bel appartement pour 4 personnes avec un très grand salon, une terrasse qui donne sur Dixon street, une sdb et deux chambres à coucher. La cuisine est toute équipée (machine à laver la vaisselle, lave-linge, four, micro-ondes…) Nous nous dirigeons vers le port et passons devant une zone mélangeant œuvres d'art, bâtiments modernes et zones de récréation. La masse imposante du musée Te Papa domine tout le secteur avec son architecture originale composée de lignes et de couleurs différentes. Il y a beaucoup de monde qui se promène le long de la mer, des jeunes s'entraînent aux avirons, soit sur l’eau soit en salle sur des simulateurs. Retour dans les rues commerçantes et animées de Dixon street et de Cuba street en dehors de ces quelques rues c’est le silence et le désert ! Même les supermarchés sont désertés après 17h.

Le parlement de Wellington

6/2 de Wellington à Havelock

Départ à pied sous un beau soleil en direction du parlement et du quartier de Thorndon. Au début nous cheminons dans des rues bordées de magasins de luxe, de banques et de sièges d'entreprises. De temps en temps un vieux bâtiment XIXe siècle ou Art déco se coince incongrûment entre des barres de verre et d'acier. Nous voilà devant le parlement en fait il s'agit de trois bâtiments qui se succèdent du Nord au sud et de trois styles et époques différentes ! 1970, 1920, 1870. L'ensemble est assez harmonieux. Visite ensuite de la superbe old St-Paul's church de 1878 tout en bois, c'est surtout l'intérieur qui est magnifique avec les charpentes apparentes de la nef principale et des collatéraux. Retour à l'appartement où nous récupérons nos affaires et commandons un taxi (16$) pour le port, nous mangeons nos sandwiches dans la salle d'attente puis rejoignons notre ferry de la Cie Bluebridge qui lève l'ancre à 13h30. Petite houle, temps gris et couvert, mais paradoxalement la situation se calme en avançant en haute mer. Nous sommes confortablement installés dans des fauteuils face aux fenêtres, le bateau est bien plein. Dehors le vent s'est calmé et c'est de cette position favorisée que nous pénétrons dans les Marlborough Sounds : beau paysage, de petites maisons isolées en bord de plage, un petit bateau amarré, tout est calme, une ambiance nordique. A Picton, un bus nous emmène à la consigne pour récupérer nos bagages mis en soute, puis nous dépose chez les loueurs de voiture. Nous prenons possession chez Thrifty de notre RAV4 blanc presque neuf et nous voilà partis sur les routes néo-zélandaises en direction de Havelock notre première étape dans l'île du Sud. Au bout d'une trentaine de km nous y voilà. Havelock est un petit village qui essaime ces petites maisons en bois le long de la route principale et de la mer. Quelques hôtels et restaurants sont regroupés ensemble de part et d'autre de la route principale. Nous nous installons dans deux petites « cabines » d'un holiday parc kiwi. Les cabines sont très propres et ont tout le confort, les douches et WC sont justes à côté. Nous pensions évidemment déguster les fameuses moules vertes, spécialité de la région, mais, manque de pot, aujourd’hui c’est fête nationale et les ramasseurs de moules ont chômé ! Donc pas de moules ! On se rabattra sur d’excellents seafood chowder (soupe crémeuse de poissons).



Le port de Picton et les Marlborough Sounds

7/2 de Havelock à Motueka

Départ pour Motueka, premier arrêt pour faire la très belle balade de « Pelorus bridge ». Du parking un beau sentier passe dans la forêt et longe la rivière pour aboutir à une cascade pas très grande ni impressionnante mais dans un beau décor. Retour par le même chemin, arrêt baignade pour Patricia dans la rivière puis retour à la voiture. Arrivés à Motueka nous prenons nos quartiers au motel Motueka Garden, dans un très bel appartement avec deux chambres, une cuisine-salon, une terrasse, avec barbecue et piscine. Balade le long de la mer puis dîner de poissons, arrosé par un sauvignon blanc, notre blanc favoris du moment !

8/2 Balade dans le parc Abel Tasman

Départ ce matin, sous un beau soleil pour le parc Abel Tasman : nous prenons la voiture jusqu’à Marahau, point de départ du bateau taxi. Marée basse donc mise à l’eau mouvementée par un tracteur qui pousse le bateau dans l’eau et dont les premiers rouleaux aspergent joyeusement les passagers du fond. Après avoir visité une plage entourée par une falaise et des rochers le bateau nous dépose à Anchorage bay : C’est une superbe plage de sable blanc, la mer est chaude (plus de 23°). Nous pique-niquons sur place puis nous partons faire la randonnée de retour jusqu’à Marahau (durée 4h) : C’est une superbe balade, le chemin suit d’assez près et en hauteur la côte ce qui permet d’avoir de magnifiques point de vue sur la région. Les randonneurs son nombreux, le chemin est un vrai boulevard et en dehors de la grimpette du début c'est pratiquement plat. Ce soir au dîner nous nous dégustons, c’est incontournable en NZ, des côtelettes d'agneau au barbecue !

Dans le parc Abel Tasman

9/2 balade à Whakariri et Farewell Spit

Nous quittons notre confortable motel car il n'y a plus de place pour nous ce soir, mais nous avons pu trouver un chalet pour 4 au Topten Holiday Park : superbe chalet avec grand salon salle à manger avec tout le confort, sdb et 2 chambres à coucher, vraiment le top !!! Compte tenu de la haute saison touristique, nous jugeons plus prudent d’aller faire un tour au I-site (office du tourisme où l’on peut réserver des hébergements ou des tours). C’est pas gagné car nous sommes de plus dans un coin très touristique. La situation est plutôt bloquée, le peu d’hébergements disponibles sont soit hors de prix : 500$ l’appartement ou 60€ un canapé pour deux dans un dortoir ! On verra. Nous partons en voiture en direction de Colingwood. Sur la route nous nous arrêtons voir un beau panorama au Hewkes lookout. Puis 1h45mn de route sinueuse plus tard nous arrivons à la magnifique plage de Whakariri avec ses dunes et ses phoques joueurs. La baignade par contre y est déconseillée à cause de forts courants. Nous continuons notre découverte du secteur en faisant la belle balade du Farewell Spit. C’est une balade en boucle qui passe par les deux plages, d’abord Sud puis Nord en traversant la montagne et des pâturages avec des troupeaux de moutons et de vaches. A cette heure tardive il y a un bel éclairage sur le vert des pâturages et les arbres magnifiques. Retour au parking (environ 1h de marche en boucle). Le trajet de retour en voiture est long mais bon il faudra s’y habituer car malgré de faibles distances la moyenne sur ces routes sinueuses ne dépasse pas les 40km/h.

Plage de Whakariri

10/2 de Motueka à Granity Deuxième passage au I-site pour réserver deux nuit au Topten de Dunedin et la croisière sur Doubtful sound et essayer de réserver des hébergements sur Catlins, mais après plus d'une heure de recherche par une employée souriante et compétente nous ne trouvons pas dans nos prix, les hébergements sont trop chers et il n'y a pas grand choix une fois de plus. Départ pour Westport, belle route et très beau paysage, nous nous arrêtons à un lookout puis continuons jusqu'à Morchison, pique nique devant les Marouia falls, malgré un temps un peu à la pluie mais pas suffisamment pour nous empêcher de casse-croûter devant les chutes. Nous longeons ensuite la Buller river dans un superbe paysage de gorges et de forêts denses et vertes. Nous roulons jusqu’à notre hébergement à Granity (à 20 km au nord de Wesport) dans un vieux lodge- relais dans cette région minière (Ghost lodge), belle balade sur l’immense plage où sont échoués de nombreux bois flottés. Dîner dans une taverne au bord de la mer d'un plat de sea food : moules vertes, crevettes, poisson panné, saumon fumé et sauces diverses : très bon peu cher et dans un beau cadre. 11/2 de Granity à Hokitika

Nous quittons Granity pour Hokitika, route de bord de mer, arrêt au cap Foulwind pour admirer le paysage sous un ciel gris et la bruine et apercevoir la colonie de phoques : belle colonie nombreuse que l'on peu voir d'en haut grâce à un lookout aménagé. C’est ensuite Punakaiki, où la pluie daigne s'arrêter, belle vue sur les pancakes rocks depuis un chemin aménagé. A Hokitika, difficile de trouver un hébergement et nous nous installons dans un hôtel minable avec des chambres petites à 4 lits en hauteur et un petit espace commun avec un coin cuisine aménagé de bric et de broc qui jouxte celle du resto, il pleut on part faire les gorges d'Hokitika à 26 km : pont suspendu, pluie à verse, belle nature verte.

Punakaiki

12/2 de Hokitika à Franz-Josef Glacier et retour Temps gris, il pleut, longue route jusqu'à Franz-Josef Glacier (on a appris que la route était coupée entre F.-J. et Fox Glacier !) Arrivés à F.-J. on fait la balade vers le glacier au début sous un timide soleil puis sous une pluie battante jusqu'à la fin de la balade. Le soleil réapparait au moment de pique-niquer ! Retour à Hopitika (n’ayant pas trouvé d’hébergement vers les glaciers) mais dans un motel nettement plus agréable et sympa que celui de la veille .Dîner barbecue avec agneau et patates rôties. Balade en ville, lèche-vitrine dans les nombreux magasins de jade et sur la belle plage en fin de journée.

Franz-Josef Glacier

13/2 de Hokitika à Wanaka

Il pleut à verse ! Avant de partir nous allons nous renseigner à l’I-site pour savoir si la route était toujours coupée après F.-J. Glacier ? Ouf elle est ouverte ! Départ par la route maintenant bien connue, puis pour Fox glacier où nous faisons le tour du lac Matheson en compagnie de beaucoup de Chinois, heureusement il ne pleut pas même si le temps reste incertain ! Beau look out sur le lac Paringa où nous pique-niquons malgré quelques sand flies énervants !(mouches de sable) !

Le temps s'améliore, belle balade sur le Roaring Billy falls avec une superbe forêt humide avec des fougères de toutes sortes et de grands arbres majestueux couverts d’une grande variété de lichens. Nous empruntons la belle route qui monte vers le Haast pass, impressionnante avec cette large rivière qui occupe tout l’espace. De nombreux lookout nous permettent d’admirer les lacs Wanaka et Hawea. Arrivés à Wanaka, installation au Top Ten puis bon repas thaï de curry vert et rouge.



Lac Wanaka

14/2 de Wanaka à Te Anau Avant de quitter Wanaka nous profitons du beau soleil pour faire l'ascension du Mt Iron d'où la vue sur la ville, le lac et les environs est magnifique. Belle route ensuite avec de nombreux arrêts pour admirer le paysage. Nous nous arrêterons le long du lac Hayes pour pique-niquer dans un endroit idyllique, puis nous roulerons jusqu'à Queenstown puis Te Anau où nous avons dû nous contenter d’une chambre pour 4 au kiwi HP. Le beau temps nous incite à nous promener et à nous baigner dans le lac et à visiter le petit bird sanctuary.

15/02 Doubtful Sound depuis Te Anau

C’est aujourd’hui que nous faisons notre croisière sur le Doubtful sound : le bus nous cherche à 9h et nous emmène en direction du lac Manapouri. Là nous embarquons et traversons le lac d’Est en Ouest. Puis un autre bus nous emmène dans un paysage sauvage et grandiose, la route se fraye un passage entre des falaises verticales et des à-pics impressionnants. De part et d’autres de la route, on peut voir des arbres magnifiques et des chutes d'eau vertigineuses, puis on arrive au débarcadère d’où démarre la croisière sur le Doubtful Sound. Le temps est très changeant, avec beaucoup de brume, de la pluie par intermittence, mais comme le disait l’employée qui nous avait réservé la croisière cela lui rajoute du charme ! On se croirait vraiment dans les fjords norvégiens, entourés par de hautes montagnes tombant à pic dans la mer. Le retour de la croisière se fait en sens inverse et vers 18h nous sommes à Te Anau. Dîner au restaurant Kepler : excellent seefood chowder, et risotto aux fruits de mer et poissons, c’est un peu plus cher que d’habitude mais bon rapport qualité/prix, c'était le seul resto plein (bon signe) et il nous a fallu patienter 45mn avant d’être servis !

Doubtful Sounds

16/02 de Te Anau à Owaka

Nous descendons vers le Sud du Sud, la région des Catlins, Belle route, ciel un peu chargé au départ de Te Anau, avec quelques gouttes de pluie mais ça s'est arrangé en cours de route, bel arrêt pique-nique dans une aire récréative avec table bancs et ombre. La route traverse une région agricole riche avec de l’élevage ovin et bovin, de la culture de betteraves, de céréales les paysages sont vallonnés un peu comme en France dans le Massif Central. Nous arrivons à Owaka tôt dans l'après-midi. Le Thomas Catlins Lodge est un ancien hôpital, transformé en hôtel qui fait colonie de vacances avec toutes ces petites chambres et une grande cuisine commune dans laquelle les voyageurs de tous âges se bousculent pour préparer leur dîner. Nous partons en voiture pour aller découvrir la baie de Jack et le Jack's blowhole : beau paysage, la mer ici brasse et rejette de grosses algues de type laminaire. Le trou du souffleur est une grosse caverne très profonde dans laquelle la mer s'infiltre avec force bruit. Balade à Owaka, village un peu vieillot et visite d'un jardin décoré de milliers de théières, kitch au possible !

Cathedral Caves

17/02 balades dans les Catlins

Le temps change ici très vite, pluie ce matin au départ puis vent, puis soleil puis encore pluie. La température passe de 15° à 25° en moins d'une heure. Belle campagne « bretonne » avec des parterres de petites fleurs jaunes, des moutons bien sûr et même un rallye de 2CV Citroën ! Belle randonnée dans une forêt primaire humide encombrée de fougères et de grands arbres aux troncs horizontaux recouverts de mousse et de lichens. Puis on accède à une très belle plage et on pénètre, but de la balade, dans « Cathedrale caves », grande grotte haute de plafond et étroite qui se rétrécit au fur et à mesure que l'on y pénètre, on peut en ressortir à l’autre bout et revenir par une autre grotte similaire. Nous continuons notre balade en voiture et poussons jusqu'à Curio bay pour y voir une forêt pétrifiée, un beau point de vue, mais pas de pingouins ni de dauphins ni de lions de Dans l'après-midi nous visitons Kaka Point, petite station balnéaire : quelques baigneurs surfeurs et une immense plage battue par les vents, la mer roulant de gros rouleaux. Puis on continue la toute vers Nugget Point : belle balade courte vers un phare construit sur un piton rocheux qui domine la mer. Belle vue sur des rochers pointus éparpillés dans la mer en regardant bien on voit tout en bas des lions de mer, des mouettes bien sûr mais toujours pas de pingouins.



Nugget point

18/02 d’Owaka à Dunedin

Départ aujourd’hui pour Dunedin, belle campagne verte et agricole à souhait. Nous avons réservé Un appartement auTopten à quelques km du centre ville. Visite rapide du centre de Dunedin et de la vieille gare au style très british, de la place centrale l’Octagon et des rues commerçantes alentour. Détour par le I-site pour constater qu’il y a toujours autant de touristes et que les chambres d’hôtels sont toutes bien pleines, hélas.

19/02 Visite de la péninsule de Dunedin

Pluie au réveil mais ça se calme à partir de10h : nous allons découvrir la péninsule de Dunedin, nous alternons route de la côte et de la montagne pour avoir 2 points de vue différents, balade à pied jusqu'à Sandfly beach par un chemin en pente raide et bien sablonneux. Sur la plage 2 à 3 lions de mer se laissent approcher durant leur sieste. Belle plage, il fait néanmoins frais (14°). Nous continuons jusqu'au bout de la péninsule pour aller visiter le centre d'interprétation de l'albatros puis retour par Allan beach où nous voyons d'autres lions de mer d’assez près. Retour à Dunedin et balade en centre ville, ville agréable et animée avec un centre resserré autour de vieux bâtiments réhabilités de la fin du XIXe siècle.

Maisons victoriennes de Dunedin

20:02 de Dunedin à Kurow

Départ de nos amis pour l’aéroport, quant à nous nous allons en direction des fameuses boules de Moeraki. Nous ne sommes pas seuls malgré le temps pluvieux, des dizaines de chinois se prennent en photo juchés sur les boules avec leurs parapluies et leurs pèlerines. Difficile dans ces conditions de faire des photos des boules sans Chinois ! Elles sont effectivement curieuses ces boules de pierre parfaitement moulées et éparpillées sur la plage. La pluie va nous accompagner jusqu'à notre arrivée à Kurow où nous logeons dans un motel standard correct mais au prix assez élevé (80€) : D'après le patron ce mauvais temps est dû à un cyclone parti des îles Salomon et Fidji qui vient d’atteindre la NZ et qui devrait s’atténuer dans deux jours. Ca n’arrange pas nos projets de nous approcher du Mont Cook demain, car le plafond va rester très bas et la vue complètement bouchée.

21 de Kurow à Geraldine Il pleut toujours jusqu’à Twizel et le lac Tekapo, A Tekapo une légère échappée brumeuse nous laissera entrevoir la base de quelques montagnes enneigées, il fait 7° et en dehors de quelques Chinois en train de se prendre en photo il n'y a personne dans les rues ! Les rivières débordent de leurs lits et les avertissements wash out ou flooding sont nombreux, d'ailleurs à plusieurs endroits il m'a fallu rouler dans une grosse flaque d'eau qui débordait sur la route. De plus la route qui mène à Geraldine est coupée ce qui nous a obligés à un détour de 40 km.

A Géraldine nous logeons dans un vrai bed and breakfast avec un couple de chinois chez une assistante d'éducation aux handicapés, elle partage avec nous : cuisine, salon et jardin. La pluie a cessé, balade le long de la rivière en crue et dans la petite ville typique avec tous ses commerces fermés à 5 PM, ses bars et ses take away indien ou chinois, ses 5 églises, quelques vieilles bâtisses du début XX éme et ses rues aux cordeaux avec les maisons en bois entourées d'un jardin bien entretenu.

22:02 de Geraldine à Lyttelton

C’est sous un beau soleil, enfin, que nous quittons Geraldine pour Christchurch ces dernières pluies ont entraîné des dommages et il y a encore des routes coupées, ce qui nous oblige à des détours par des petites routes mais finalement on arrive à destination vers midi à Lyttelton. En réalité nous sommes à Diamond harbour, sur la rive juste en face du port de Lyttelton. Il s’agit d’un petit chalet tout le confort avec une belle terrasse qui domine tous les environs et dont on a une superbe vue sur la mer et Lyttelton. Plutôt que de s’embarraser de notre voiture et de faire de nombreux km pour rejoindre Christchurch, nous descendons en voiture au petit port tout proche où nous prenons le ferry (sans la voiture) pour Lyttelton. De là le bus 28 nous conduit directement au centre de Christchurch. . Qu’en dire ? Sensation bizarre ! Comme tout visiteur nous avons en mémoire le tremblement de terre meurtrier qui a abattu les immeubles du centre-ville et notre regard est obnubilé par ce fait : un immeuble ancien debout veut dire qu'il a résisté au tremblement alors que les immeubles neufs sont la preuve d'une reconstruction. La cathédrale très abîmée est toujours entourée d'une palissade et de contreforts pour l'empêcher de tomber. D'autres immeubles sont également en travaux de réhabilitation et il y a beaucoup d'immeubles modernes et futuristes qui ont définitivement remplacé les maisons détruites. Le jardin botanique est magnifique et d'une très grande superficie ce qui nous étonne à première vue, mais ici l'espace n'est pas rare donc même dans une grande ville on peut « gaspiller » des ha pour un jardin. Les arbres en particulier sont magnifiques : leur taille impressionne ainsi que la beauté de leurs ramures. A 17h les rues se vident et cela fait une drôle d'impression. Seuls les bars et les restaurants accueillent des clients et donnent un semblant d'animation à la ville qui s'endort alors qu'il fait encore plein soleil ! En prenant le bus 28 pour retourner au ferry nous nous sommes trompés de direction et sommes partis à Papanui. Nous avons dû attendre 15 mn au terminus de Papanui avant de reprendre le même bus avec le même chauffeur pour le centre ville et ensuite continuer vers le ferry soit en tout plus d'une heure de trajet. Heureusement nous avons pu reprendre le ferry de 20h30 pour rejoindre notre chalet !

Christchurch : Les dégâts du tremblement de terre sont encore visibles

23/02 visite de la péninsule de Banks La température est fraiche ce matin : 13° : aujourd’hui nous partons découvrir la fameuse péninsule de Banks en empruntant de petites route en direction de Port Levy puis de Pigeon bay : c’est une belle route sinueuse avec de superbes points de vue sur la mer et les plages, un peu plus loin le goudron laisse la place à des gravillons et la piste à voie unique grimpe par une forte montée avant de redescendre vers Pigeon bay : le croisement est problématique mais n'ayant croisé qu'un agriculteur local qui savait, en faisant une marche arrière de 30m où se garer, ça n'a pas posé de pb. La summit road pour arriver à Akaora est également très belle mais beaucoup plus chargée que celle que nous venions de faire : beaux points de vue sur la montagne et la mer. Akaora est une petite ville très touristique où on cultive les restes d’une présence française très ancienne : vieilles maisons, nombreuses enseignes en français. Plusieurs balades partent du village vers la montagne d’où on a un panorama sur la ville et la mer. Déjeuner au restaurant Bach d'une honnête chowder sea food arrosée de pinot gris et de sauvignon blanc. Retour par la route de la côte Ouest jusqu'à Diamond harbour, super coucher de soleil sur le port de Lyttelton.

Péninsule de Banks

24/02 de Lyttelton à Hanmer Springs

Bonne nuit fraîche avec le coassement des grenouilles en bruit de fond ! Nous quittons Diamond Harbour dans l’intention de faire la summit road au-dessus de Christchurch : impossible car coupée temporairement à la circulation pour raison d' « event » : à savoir une course de voitures de sport.

Finalement nous empruntons la 1 pour Hanmer Springs, pas mal de circulation, on est le W.-E. et c'est l'été. Il fait toujours beau ! Arrivés à Hanmer Springs vers 12h30 nous nous installons dans un motel classique type box avec parking devant. Hanmer Springs est surtout connu pour son établissement thermal d’eau chaude et sulfureuse : En fait il s’agit d’une succession de piscines de tailles différentes en plein air avec de l’eau à différents degrés (de 30° à 41°). Ces eaux naturelles chaudes sont riches en sulfures, calcium, potassium, magnésium, etc. nous y resterons 2 heures à barboter avec les locaux très nombreux, on est samedi.

25/02 de Hanmer Springs à St-Arnaud

Temps un peu gris et avec beaucoup de vent, nous quittons Hanmer Springs et son rallye de vieilles bagnoles, pour refaire des routes de montagne sous un climat « on/off » comme ils disent ici. Nous avions envisagé de nous arrêter pour pique-niquer au bord du lac Rotorua mais les sand flies en ont décidé autrement. À peine sortie de voiture c'est l'attaque en règle de dizaines de ces maudits moucherons pas plus grand qu'une drosophile mais hargneux à souhait et laissant des traces saignantes et douloureuses qui enflent rapidement : le temps n'étant pas non plus vraiment de la partie nous plions bagages. Nous reprenons la route pour St-Arnaud et allons nous garer au bord du lac Rotoiti où par chance il n'y a pas de « sand flies ». Pique-nique sur un banc au bord du lac, par chance le soleil revient par intermittence. Puis je pars faire le tour de la petite péninsule où un beau chemin longe le lac par la forêt. Retour à l'embarcadère et au parking où on peut voir des bancs d'anguilles noires de belles tailles spécifiques de la NZ. Nous reprenons la voiture pour rejoindre notre habitation pour la nuit à quelque km de St-Arnaud. Il s'agit d'une maison historique construite vers 1887 et en partie originale. Nous logeons quant à nous dans des cottages neufs construits à côté de la ferme. Les cottages sont très bien avec une belle vue sur la campagne environnante. Le temps frais ne nous permettra pas de profiter de la terrasse.

26/02 de St-Arnaud à Blenheim

Il a plu une partie de la nuit et ce matin tout est bouché, encore une queue de cyclone ! Nous aurons de la pluie tout au long de la route jusqu'à Blenheim. Les vignobles de Marlborough sont apparus une 30aine de km avant Blenheim. Les vignes ne portent pas de fruits dans la moitié inférieure des ceps et on ne voit pas bien le raisin, le feuillage étant encore très dense. Nous prenons nos quartiers dans un Topten correct. Le soleil revient dans l'après-midi. Le reste de l’après-midi sera consacré à la préparation du voyage dans l’île du Nord et aux réservations des hébergements sur internet : heureusement la situation est moins critique que dans l’île du Sud.

27/02 de Blenheim à Picton et Wellington

Temps gris 13°, nous quittons Blenheim en direction de Picton distant de 27km, nous y laissons notre voiture de location puis nous allons nous balader en ville le long de la plage, puis pour nous réchauffer et attendre le départ du ferry nous prenons un café latte dans un tea-room cosy Attente du ferry qui a du retard à cause de problèmes de chargement ou de déchargement. Traversée sans histoire sur une mer calme de bout en bout et un ciel gris. Arrivée à Wellington vers 18h15, nous penons un taxi pour le Cambridge hôtel situé dans le quartier des backpakers et de la vie nocturne. L'hôtel est vieillot et sent le temps des colonies. Chambre moquettée correcte. Par contre le bruit est incommodant : bruit de l'ascenseur antédiluvien, bruit d’une alarme de voiture qui se met en marche de façon intempestive, bruit des fêtards qui rient et discutent…

28/02 de Wellington à Napier

Comme nous avons réservé une voiture de location à l’aéroport de Wellington (moins cher qu’en ville) je prends le bus 91 pour la récupérer chez ACE. Nous quittons Wellington sous la pluie en direction de Napier le temps va progressivement s'améliorer et c'est sous un beau soleil que nous arrivons à Napier vers 16h, il fait 25° et le ciel est bleu. Nous nous installons au motel, belle chambre standard avec cuisine collective au rez-de-chaussée. Nous allons au centre-ville distant de 5 km : c’est une belle ville avec beaucoup de bâtiments construits après le tremblement de terre de 1931 qui avait tout dévasté : c’est pourquoi la reconstruction s’est faite dans le style art déco, le mouvement à la mode à l'époque. Bel éclairage de fin d'après-midi. Mais ici aussi la ville à 17h30 est morte : tous les magasins sont fermés et seuls les touristes arpentent les rues. Quelques bars ouverts accueillent les assoiffés.

Maison art déco à Napier

1/3 visite de Napier et sa région Nous allons à l’I-site pour réserver la navette qui permet de faire la randonnée du Tongariro Alpine crossing, nous en profitons pour obtenir d’autres informations. Petit tour en ville pour photographier les maisons art déco puis route vers le cap Kidnappers pour marcher sur la plage entourée d'une imposante falaise. Trop tard pour faire la randonnée complète vers les fous de Bassans car il faut 4-5h avec la marée basse ce qui n’est pas le cas quand je démarre la balade. Déjeuner de poissons à Havelock North dans un bon restaurant, le Diva, puis balade à Hastings, nettement moins riche en bâtiments art déco.

2/3 de Napier à Ohakune

Temps un peu couvert mais il ne fait pas froid 19°, départ pour Ohakune par une bonne route quoique sinueuse : 180 km en 3h environ : belle campagne avec d'abord de la vigne et des vergers puis de l’élevage et des pâturages. Nous logeons dans un chalet en duplex pour 6 personnes, avec tout le confort. Après le déjeuner nous partons faire la balade de Mangawhero : c’est une balade d'une heure dans une superbe forêt aux arbres magnifiques et aux fougères arborescentes. Je continue ensuite faire le Ohakune old coach road vers le viaduc (1h30 AR) beau paysage de pâturages et de forêt avec des fougères puis bien sûr le fameux viaduc construit en 1903.

Balade vers Cape Kidnappers

3/3 : Tongariro alpine crossing (19,4km, (+765m et -1165m)

Départ depuis l’hôtel avec la navette à 7h. Le minibus est plein (19 personnes), il faut près de 45 mn pour rejoindre le parking de départ de la randonnée à Whakapapa. Sur place des dizaines de bus lâchent où ont lâché une bonne centaine de randonneurs : nous sommes samedi, il fait beau donc ça craint ! On se croirait à un pèlerinage populaire, à voir cette file ininterrompue de randonneurs à la queue leu-leu empruntant tous le même chemin, on y parle anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol...mais paradoxalement pas le moindre Chinois !!! On y voit des jeunes de 10 ans et des plus de 80 ans, et tout le monde sue sang et eau sur cet itinéraire très pentu ! Le beau temps ne durera pas et on est bientôt dans la brume et les nuages, la température chute il faut remettre l'anorak. L'environnement est typiquement celui que l'on trouve à Ténérife quand on se balade dans la caldera du Teide : fumerolles qui sourdent de terre, odeur de soufre, sol composé de pierres volcaniques noires ou de couleurs vives suivant les oxydes qui les ont altérées. Une première descente assez casse-gueule sur des éboulis très en pente mène aux différents lacs bien cachés par les nuages puis heureusement bien visibles un peu plus tard. Toujours cette odeur d'œufs pourris par moment, puis on entame la descente et on voit bien le lac Rototupunu et plus loin le lac Taupo. Au bout de 7h pile sans avoir « chaumé » je me retrouve au parking à attendre avec des dizaines de randonneurs la navette pour rentrer La plupart sont avachis ou couchés sur la pelouse, les pieds nus au frais. Retour en 1h à Ohakune.

Tongariro Alpine Crossing : Emerald lake

4/3 De Ohakune à Taupo Ciel bleu et soleil, nous quittons Ohakune par la route de National Park, la desert road étant fermée depuis plusieurs jours pour travaux. Belle route avec de beaux points de vue sur les volcans environnants comme le Tongariro ou le Ruapehu. Arrêt balade autour du lac Rotopounamu, c’est une belle randonnée de 2h presque plate tout autour du lac. Arrivée à Taupo vers 14h20 nous déjeunons sur la petite terrasse sympa de notre chambre au motel Acapulco. Un peu plus tard, je me balade autour du lac depuis Acacia Bay jusqu'à la pointe Rangatira Point. Rien de bien spécial, peu de vue sur le lac et le reste du temps le chemin est dans le bush.

5/3Dde Taupo à Rotorua

Une autre balade incontournable à Taupo consiste à aller voir les chutes de la rivière Huka tout proche de la ville : spectacle magnifique depuis plusieurs points de vue bien placés. On peut se promener sur des chemins tout autour de la rivière. 80 km plus loin nous voilà à Rotorua. Belle route avec de beaux paysages et des mamelons tout verts. Agréable motel Fern à Rotorua près du centre ville et qui dispose même de sa propre piscine d'eau sulfureuse chaude à 38°. Balade agréable le long du lac.

6/3 Rotorua : Waimangu volcanic valley

Très beau parcours le long d'une vallée volcanique où l'on peut voir des geysers, des rivières sulfureuses, des lacs avec des eaux multicolores... de plus nous y étions à l'ouverture vers 8h30 et il y avait très peu de monde on avait le site pour nous. Au bout du parcours on peut revenir avec la navette ce que nous avons fait. Retour à Rotorua, en fin d'après-midi nous allons faire un tour du côté de la forêt de Redwood (séquoias). Un « visitor center » très pro comme d'habitude. Il y a toute une série de balades de durées différentes dans une magnifique forêt de séquoias plantés il y a plus d'un siècle et qui comptes de magnifiques exemplaires. Un peu de pluie et un peu de soleil ! Pas de quoi perturber cette superbe balade !

Waimangu Volcanic Valley

7/3 Rotorua : Wai O Tapu et Blue Lake

Temps couvert et gris et 18° de température. Nous faisons nos bagages car nous devons déménager ailleurs mais toujours à Rotorua. Direction Wai o Patu : autre balade volcanique mais sous un ciel plus menaçant ! Effectivement la pluie accompagnera une partie de nos déambulations parmi les lacs colorés, les cratères éructant force vapeurs de soufre ! Vers 10h comme beaucoup d'autres touristes nous allons un peu plus loin assister à l'amorçage du geyser lady Knox : attraction digne de Disneyland avec son amphithéâtre bondé de touristes du monde entier venus applaudir, ou le geyser ou l'employé chargé de l'allumer, je ne sais ! Ça a un côté artificiel et showbiz. Il y a beaucoup plus de monde ici qu'à Waimangu valley et c'est nettement moins photogénique surtout sous la pluie. Dans l’après-midi nous repartons en direction du « blue lake » (Tikitapu) : un chemin en fait le tour depuis le camping situé au nord du lac belle balade en partie en sous-bois et à la fin au bord de la route car le niveau du lac est au maximum et a inondé la dernière partie du sentier (1H pour le tour complet).



Wai O Tapu

8/3 de Rotorua à la péninsule de Coromandel

Beau temps, ciel bleu et quelques nuages au loin : Nous partons pour la péninsule de Coromandel, belle route au début assez chargée puis plus calme mais plus on approche de la péninsule plus ça tourne. La NZ est vraiment le pays des routes sinueuses, ça monte et descend sans arrêt heureusement qu’il y a leurs panneaux de signalisation bien pratiques qui indiquent la vitesse conseillée pour chaque virage sans visibilité. Les camions par contre roulent aussi vite que les voitures quel que soit leur taille ou leur poids ! Il nous faudra bien 4h pour faire les quelques 250 km qui nous séparent de Kuaotunu. Arrivée au Peeble cottage vers 14h30, accueil sympathique de Jane la logeuse qui nous fait visiter les lieux communs ainsi que notre petit cottage. Endroit sympathique et complètement isolé dans la montagne près de Kuaotunu village. Temps mitigé avec alternance de pluie et soleil et ce depuis le milieu de la matinée. Nous déjeunons dans le « garage » de la propriété qui a été aménagé avec un coin cuisine et quelques ustensiles. C’est pas top pour faire vraiment de la cuisine mais pour réchauffer la quiche achetée ce matin ça va très bien. Le temps ne va pas s'améliorer et en fin de journée il pleut.

9/3 de Kuaotunu vers Cathedrale cove Beau temps, ciel bleu, nous en profitons pour aller visiter Cathedrale Cove. Premier arrêt photo sur la plage de Kuaotunu , et un peu plus loin sur la très belle plage de Wharekaho dans la Mercury bay. Nous rejoignons ensuite Hahei beach d'où partent les chemins mais aussi la route qui accèdent à Cathedral cove. Il y a du monde et les parkings sont bien pleins. Nous prenons le chemin depuis la plage de Hahei, il faut environ 40mn pour faire le trajet jusqu’à la grotte : Il y a une belle montée en escalier mais quelle superbe vue sur la mer et les îlots rocheux qui la parsèment. Nous sommes vendredi, début de W-E et à Cathedral cove, ça se bouscule d’autant plus que la plage est petite et qu’il y a peu de monde dans l’eau. C'est néanmoins un bel endroit, dommage qu'il soit si fréquenté ! Retour à Whitianga, déjeuner de poissons chez un grec au resto Enigma à Whitianga.

10/3 Découverte de Coromandel et ses environs Ciel bleu, pas un nuage, nous partons vers Coromandel, balade dans ce village typique aux maisons anciennes un peu dans le style d'Akaora. Le village est super tranquille, comme on est samedi il y a un peu plus de monde dans les rues et dans les bars, les motos et vieilles voitures sont de sortie ! Nous allons à pied sur le chemin qui mène au lookout qui domine Coromandel et la mer : c’est un magnifique paysage avec cette côte très découpée et ses nombreux ilots. Nous reprenons la voiture en direction du lookout de Tokatea sur Driving creek : Un sentier en forte pente avec de nombreuses marches mène en 10mn au mirador qui dispense une autre belle vue sur la baie de Coromandel et de l'autre côté vers Kuotunu et Matarangi. Retour à Coromandel puis direction le restaurant « Mussels kitchen » où nous déjeunons chacun d’un plein pot de moules à la thaïlandaise avec lait de coco, citronnelle et lime : délicieux et super copieux. En revenant vers Kuaotunu nous nous arrêtons sur la belle plage de New chums à Whangapoua, la mer n'est pas froide mais les rouleaux sont assez toniques ! 2me arrêt photo sur la superbe et longue plage de sable blanc de Matarangi, bordée de belles maisons. Retour au cottage et dîner de snappers (vivaneau) gentiment offerts par notre logeur qui les a pêchés ce matin.

11/3 de Kuaotunu à Silverdale Nous quittons Kuaotunu sous un ciel un peu couvert, nous aurons une belle route sinueuse jusqu'à Thames la porte d'entrée de la péninsule de Coromandel puis la route va être de plus en plus roulante en approchant d'Auckland, à part quelques bouchons dus à des travaux puis la traversée de la ville et du pont se font à 80km/h sans ralentissement, nous arrivons à destination à Silverdale, point de chute pour équilibrer nos futurs et dernières étapes. Installation dans un beau studio attenant à la maison des logeurs. Très beau jardin paysagé avec un bel étang où se baladent des canards. Après le déjeuner nous allons visiter le parc régional Shakespeare situé au bout de la péninsule de Whangaparaoa. Temps gris et petite pluie fine ne nous permettront pas d'apprécier ce beau parc qui offre de beaux points de vue sur Auckland au loin et l'île Rangitoto.

12/03De Silverdale à Whangarei La queue du cyclone Hola est bien là, ciel uniformément gris, nuages bas mais il ne pleut pas. Au moment de partir les premières gouttes tombent et cela ne va pas s'arrêter tout du long du trajet, comme une averse tropicale ininterrompue et 16° de température. Notre détour par Mangawhai heads « tombe à l'eau » même les « lookout » le long de la route n'ont aucun intérêt vu le plafond bas qui ne permet pas de voir à plus de 300 m ! Nous arrivons au topten de Whangarei vers midi, toujours sous une pluie battante, heureusement le studio est prêt et nous pouvons nous y installer en attendant que ça se calme. Finalement la pluie va durer jusqu'au soir et elle ne cessera que vers 20h !

13/03 De Whangarei à la forêt de Waipoua Ciel nettement moins chargé ce matin, il y a même du soleil. Nous partons en voiture en direction de Whangarei heads. Nous nous arrêtons dans une rue d'où part un chemin en forte montée (470 marches) vers le Mount Aubrey : belle vue sur la côte et sur une grosse raffinerie ! Retour à Whangarei puis route en direction de Russel et Pahia, mais comme la route est coupée on doit faire un détour de plusieurs km, de plus on ne peut atteindre Russell que par le ferry depuis Opua. Russell est un village touristique qui se résume à quelques magasins, restaurants et motels, tous situés le long du rivage et dans une rue parallèle au rivage. Endroit agréable et calme, on s'arrête pour déjeuner dans un petit restaurant pour y manger des pâtes aux fruits de mer et un fisch & chips avec 2 verres de vin (58$), bon. Retour en ferry puis longue route vers la forêt de Waipoua par une NZ très campagnarde et peu peuplée à part les bovins et les ovins. Temps correct mais un peu couvert en fin d'après-midi. Arrivée au Topten de Kaihu vers 18h, c'est un très beau camping au bord de deux rivières en pleine nature et loin de toute habitation.

14/03 de Kaihu à Auckland Départ pour la forêt de kauris de Waipoua distante de 20 km. Au « visitors center » hélas on nous annonce que tous les chemins qui en partent sont fermés au public à cause de la maladie (dieback) qui frappe les kauris. Par contre 11km plus au nord on peut accéder à plusieurs sentiers qui desservent quelques exemplaires exceptionnels. Aussitôt dit aussitôt fait nous repartons vers le Nord et là effectivement nous pouvons admirer, les four sisters et le 2me plus large kauri du monde, vraiment très impressionnant. En prenant le chemin Yuaka track on peut encore en voir plusieurs au lieu-dit « cathedrale grove » et le 7me plus large kauri. De plus en se promenant dans cette forêt on voit d’autres kauris « normaux » mais impressionnants quand même. Vers midi nous repartons vers le Sud en direction de Dargaville puis d'Auckland. Temps assez dégagé, pique-nique au bord d'un bras de mer au sud de Dargaville puis Whangarei et enfin le harbour bridge d'où la vue sur Auckland est magnifique. Nous arrivons à notre B&B peu après 17h à Kohimarama beach. C'est une très belle maison sur 3 niveaux qui domine le parc qui borde Baddeley avenue, entre les quartiers de Mission et St-Heliers. L'hôtesse Margie est charmante et distinguée, elle nous fait visiter sa maison et nous invite à occuper tous les lieux mis à notre disposition : deux terrasses, un salon, la salle à manger. Un peu plus tard nous allons nous promener à pied dans ce quartier agréable et cossu et allons dîner chez l'italien «Mamma Rosa » situé au bord du parc.

15/03 Auckland – Singapour – Francfort - Bâle-Mulhouse Décollage à 13h50 dans un airbus A380-800 de la Singapour Airlines pour 9h 55mn de vol. Service attentionné, repas et boissons à volonté ! 4h d'attente à Changi airport avant de redécoller dans un airbus A380-800 de la Lufthansa pour 12 h50 mn de vol. Service et nourriture médiocres, vol sans histoire, petite attente à Francfort puis nous reprenons un Embraer 195 pour 30 mn de vol jusqu’à Bâle. Enfin arrivés…

Budget total pour 2 personnes et 41 jours sur place : 8900 €

Avion Bâle-Auckland AR : 2252 € Transports sur place : 1612 € Hôtels : (+/80€ par nuit) 3256 € Nourriture : 1152 € Visites : 458 € Cadeaux, divers 170 €

NB : L’album de photos est visible en cliquant sur le lien suivant : photos.app.goo.gl/6qCUMTZLtga72jcT2

Les légendes sont lisibles en mode lecture mais pas en mode diaporama.
Début de tour du monde et angoisse English translation pending
by Dajo1 · 2019-03-07 · 50 replies
Bonjour à tous,

Avant tout, je ne suis pas sûre de publier dans la bonne rubrique, et si c'est le cas j'en suis désolée.

Voilà, je suis partie lundi pour un voyage solo de 10 mois, en commençant pas le Vietnam. Je rêve de ce voyage (en général, pas le Vietnam), depuis plusieurs années déjà, et ce n'est pas ma première expérience en solo (Japon, Chili, et quelques villes européennes).

Le Vietnam est ma première destination en Asie du sud-est, et j'avoue que depuis mon arrivée j'ai beaucoup de mal avec "l'ambiance" (deux roues partout, bruyant, chaleur, pollution, arnaque, bref, dépaysement complet...). Je n'ai pas vraiment défini d'itinéraire précis, mais tous les déplacements me paraissent compliqués. Je suis stressée en permanence, je dors mal, et ne prends aucun plaisir à être là. Pour ceux qui ont déjà fait un voyage au long court, est-ce que ça vous est arrivé aussi ? Je pensais sincèrement qu'au début, je serai très excitée par toutes les découvertes, et que le blues viendrait plus tard, mais ce n'est pas le cas.

Petit point de détail (ou pas) : j'ai depuis quelques années le syndrome de l'intestin irritable, ce qui me force à devoir aller aux toilettes de façon imprévue régulièrement. Je ne peux donc pas trop me permettre de manger n'importe où et n'importe quoi, sous peine de me retrouver dans une situation assez gênante, et évidemment ça ajoute du stress (longs trajets en bus sans toilettes, street food, pays très/trop "routard" sans installations sanitaires correctes...)

Bref, je me demande si je n'ai pas fait une énorme erreur en partant si loin et si longtemps, si je n'ai pas eu les yeux plus gros que le ventre ?

J'ai prévu de rester au Vietnam environ un mois (durée qui ne peut pas vraiment changer, puisque je dois me rendre en Birmanie pour un mariage début avril, et que j'ai déjà mon billet Hanoï - Rangoon).

Je ne sais pas vraiment quoi faire (m'enterrer dans un hôtel pendant un mois, changer de pays et perdre mon billet d'avion, ... ?), et le blues ajouté à la fatigue ne m'aide pas vraiment à voir le bon côté des choses.

Avez-vous des conseils, des retours d'expériences ?

Merci d'avoir pris le temps de lire mon pavé ! 🙂
Road trip de la "grosse pomme" au Mont Rushmore et autres English translation pending
by Ducono · 2016-05-25 · 276 replies
arrivés dimanche 22 au soir après 2 très courtes nuit le jet lag nous assome à 16h

lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent

des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois

et leurs parents selfistes



ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?

et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?

sinon vue agréable



l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house



sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders

nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor



croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français



nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis



nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints



le streetart règne en maitre

madame a du prendre 150 photos

6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights



croisés 50 personnes dont 20 français !!!



pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
Budget pour 2 mois en Australie English translation pending
by Erich · 2004-09-05 · 9 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Je pars le 25 decembre pour un petit voyage de 2 mois en Australie. C'est un voyage organisé, l'eastlander de chez australie tours, avec une semaine suplementaire à singapour, sydney, melbourne et perth.

Ma question : quel budget faut il prevoir pour ces 2 mois ?

Etant limité dans le poids de mes affaires (20 kgs par personne avec un sac à dos qui en fait deja 4 à vide), quel peut etre le prix pour l'excedant de bagages ?

D'avance merci pour vos réponses.
Projet de voyage en Australie pour janvier English translation pending
by Kimkim05 · 2018-05-28 · 14 replies
Bonjour à toutes et à tous, Je prévois un voyage de 2 semaines en couple en Australie (Fin Décembre 2018 et debut Janvier 2019)

Première question:y a t il un choix à faire entre Sydney ou Melbourne pour l'arrivée ?

Ce qu'on aimerait faire est :

Découvrir une des villes en 3 jours Faire de l'outback (Le rouge que l'on voit dans les cartes postales) Des parcs nationaux (Canyon et autres...) Grands Espaces, nature etc.. Pas de problème pour faire de la route. Ouverts à prendre un vol interne pour gagner du temps

Est ce que Kangourou Islande est incontournable (Car nous n'avons de 15 jours) A priori, Darwin à éviter pendant cette période (Janvier)

Enfin, un minimum de confort (Pas de nuit dans la voiture etc..)

Je commence à regarder le site, mais j'avoue des difficultés à jongler entre le climat, les routes praticables, les distances, les incontournables .

Help. par quelques propositions d'approches dans les grandes lignes.

Un grand Merci par avance
Conseils pour les nouveaux arrivants en Australie! English translation pending
by Prigostudy · 2013-04-29 · 39 replies
Bonjour à tous,

Je suis Francaise et vis en Australie depuis 2 ans, à Sydney.

Je suis heureuse de répondre à vos questions et inquiétudes au sujet de l'Australie, travail, études, voyages, visa...

J'ai des trucs et astuces et peut vous aider à preparer votre départ ou lorsque vous arriver.

Je suis arrivée avec un working holiday visa et suis actuellement en visa étudiant.

Alors n'hésitez pas!
Tourisme à Toronto English translation pending
by Booyakha · 2010-07-22 · 15 replies
Bonjour,

Moi et ma compagne (respectivement 29 et 27 ans) nous rendons à Toronto du 3 août au soir au 7 août au matin soit 3 jours plein. Nous serons hébergés juste à côté de High Park. Nous avons prévu de passer une journée à Niagara Falls et Niagara on the Lake, pour les deux autres journées nous ne savons par trop... Nous aurons une voiture de location pour pouvoir nous déplacer tranquillement. Nous avons pensé à une visite de la ville de Toronto mais nous aimerions voir un peu de nature, de parc naturel, des petits villages typiques ...

Avez-vous des endroits à nous conseiller ?

Merci 😉
Itinéraire de cinq semaines en Australie English translation pending
by Missanne · 2012-08-09 · 10 replies
Bonjour à tous, nous préparons actuellement notre séjour en Australie, avec une arrivée vers le 24 septembre et ce pour environ 5 semaines (possible 6, nos billets d'avion sont modifiables).

Le pays est si grand, qu'on a du mal à imaginer les distances et le nombre de jours qu'il faut passer dans chaque coin. On cherche des conseils et infos sur le temps necessaire aux visites....

On arrivera à Sydney et nous comptons y rester 4 jours (est ce suffisant ? Quels quartiers sont sympas pour y loger? ) Nous hésitons ensuite entre louer une voiture et rallier Melbourne avec celle ci, ou alors prendre un vol (ou un train?) pour Melbourne pour ensuite rayonner autour. Entre Sydney et Melbourne, nous aurons une dizaine de jours et souhaitons voir les Blue Montains, La great ocean road, les Grampians, Jervis bay, Wilson promontory.... Les Blue mountains sont accessibles en train je crois, mais cela permet il de bien profiter du parc et d'effectuer des randos? Les vignobles autour de Sydney valent ils le coup? Qu'y aurait il d'incontournables entre Sydney et Melbourne qui nécessiterait la voiture. Parce que j'ai l'impression que c'est surtout du côté de Melbourne qu'il y a des paysages et parcs les plus interessants ce qui nous amène à poser la question de l'avion entre les 2 villes.

Aux alentours du 7 octobre, on a un vol de Melbourne à Alice Springs. On louera une voiture pour 7 jours dans le centre rouge (Alice Springs, West MacDonnell, Kings Canyon, Kata Tjuta, Uluru).

Vers le 14 octobre, vol Ayers Rock-Perth. On disposera ensuite de 2 à 3 semaines dans le sud ouest. On ne sait pas trop combien de temps il faut pour prendre le temps de visiter les environs (Perth, Fremantle, Pinnacles, Margaret river...). The wave vaut il le coup. En photo, ca a l'air super 😉, mais sur les forums personne n'en parle trop. Peut etre que le détour ne se justifie pas? Y'a t'il d'autre choses à ne pas louper? 2 semaines vous semble il assez pour cette région?

Merci beaucoup de votre aide !! A+++
Je me suis trompé sur l'idée de voyage English translation pending
by Nicano · 2015-07-28 · 90 replies
Bonjour,

J'ai depuis de nombreuses années une furieuse envie de voyager, et j'ai tenté de calmer cette envie pas plus tard qu'hier, en tenant un pass interrail de 5 jours/10 jours. Durant cette ( trés brève, j'ai tenu juste un jour ) expérience, j'ai eu l'impression d'avoir faux sur toute la ligne dans ce que j’imaginais, moi qui rêvais de voyager. En effet, pour moi, le voyage, c'était la liberté, le partage et la découverte. Pouvoir voir des choses nouvelles et ne plus être limité par la routine, ou la vie ordinaire en société, l'espace de quelques jours, ou de quelques mois.

Il y a 4 jours, je prends mon pass Interrail, tout heureux mais également avec de l'appréhension, c'est mon premier voyage. Je me renseigne sur le train, et Lundi 27 Juillet, je prends ce train avec 30 minutes de retard, pour finalement arriver à Milan avec plus d'une heure de retard. Là-bas, il faut encore patienter plus d'une heure pour réserver mon billet pour Vienne ( que je n'utiliserai jamais ). Il est 16h, mon train s'en va dans 5h, mon portable connaît des ratés avec internet, mais c'est pas grave, je décide de partir explorer la ville a pied en espérant tomber sur de jolies choses. AU final, je perdes patience, je perds confiance, et dans un élan de panique d’énervement et de fatigue, je book un ticket de retour le soir-même. Le seul moment agréable que j'ai passé est celui ou je cherchais mon hôtel, passant d'établissement en établissement à discuter avec des gens tous moins sympas les uns que les autres. J'ai vraiment eu, à ce moment là, l'impression de vivre une aventure.

En bref, voila mon impression sur cette courte expérience : je cherchais la découverte et la simplicité, et finalement, en partant sac sur le dos dans une ville comme Milan, en train, j'ai fait face à un constat des plus amers : je me suis senti plus enfermé et privé de liberté que lorsque je reste dans ma routine, chez moi. Pourtant, je suis quelqu'un de confiant. Simplement, voila mon ressenti :

- Je dépendais toujours des trains, très longs, sans aucune liberté durant le parcours, trains que je devais réserver, faire la queue, m'adresser sans cesse à des gens peu serviables alors que, même dans le moment où j'étais vraiment lessivé à Milan, terriblement déçu de moi-même et de mon premier raté de voyage, j'arrivais, moi, à sourire aux gens auxquels je m'adressais.

- Une fois en ville, j'avais l'impression qu'encore une fois, pour voir quelque chose d'intéressant, je devais prendre 40 trains, 2 bus, 3 métros, encore attendre, avec l'angoisse de rater mon train pour Vienne au retour.

- Me sentir obligé de choper un hôtel, parce que déjà, Milan ( et les villes en général ) ne respire pas suffisamment la sécurité pour y passer une nuit dehors seul.

Bref, j'ai vraiment l'impression qu'au final, malgré le fait de me retrouver dans un endroit totalement nouveau, malgré le joli voyage en train ( certains paysages étaient vraiment sympas ), une fois là-bas, j'étais piégé par toutes ces contraintes.

Je veux toujours voyager, mais cette expérience m'a refroidi. Et si je partage cette expérience avec vous, c'est justement pour savoir si certains d'autres vous ont eux aussi ressenti ce genre de chose, mais ont quand même réussi à voyager en mode globe-trotter. Peut-être qu'il me faut mon propre véhicule, moto avec tente, voiture, ou van, et éviter les grandes villes qui me semblent vraiment bien ternes, ou peut-être me suis-je tromper et que le voyage n'est pas pour moi. En tout cas, j'ai grand besoin de vos avis.

Merci d'avance ;)
Retour de croisière Splendida autour des îles Britanniques du 25 au 4 septembre 2016 English translation pending
by Clau05 · 2016-09-11 · 168 replies
Bonjour à tous Voici une semaine que je suis rentrée de cette belle croisière . Entre la reprise du travail et les valises à ranger je trouve un peu de temps pour faire un compte rendu . En fait , plus qu'un compte rendu je voudrais surtout donner des informations sur deux thèmes : ★ nos activités en escale car sur cette destination il y en a peu et surtout "que faire sans Msc" . ★mes appréciations sur le yacht club (sujet toujours aussi sensible d'après ce que je vois sur les deux discussions récentes ) .

Déjà nous avons eu la météo avec nous : températures de 22 à 30 degrés ...en escale deux heures de pluie à Southampton . Mer très calme sauf deux heures à partir de 22 heures en quittant l'Irlande .

Claudine

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