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Quel temps en ce moment et ces prochains jours à Cuba? (mi-mai) English translation pending
by Voydudim · 2018-05-16 · 13 replies
bonjour amis voyageurs, Je pars pour cuba en tandem mère-fille mercredi prochain et j'aimerais savoir "en live" le temps et à quoi m'attendre ? genre petit parapluie, kway moche ou poncho hideux ? D'autre part, s'il pleut, comme la météo semble l'indiquer (mais bon , la météo , elle a des hauts et beaucoup de bas...), la pluie à cette période, c'est: "un petit tour et puis s'en va ou j'y suis, j'y reste"?😉 et dernière petite chose qui n'a rien à voir avec la météo : je vais à La Havane et à Vinalès (chez l'habitant) ;peut-on se passer d'un guide avec le "routard "? si vous pensez que non, avez-vous des recommandations à me faire ? merci beaucoup, beaucoup PS c'est un voyage décidé et réservé en dernière minute et je n'aurai pas trop le temps de potasser, donc pardonnez moi si mes questions sont répétitives😊
Retour sur notre séjour près de Khao San Road English translation pending
by Estak13 · 2016-01-10 · 2 replies
Bonjour à tous, Nous sommes rentrés il y a 3 semaines de notre voyage de noces en Thailande. Beaucoup de merveilles, beaucoup de gentillesse, de convivialité ... Un régal. Je vais donc vous donner nos ressentis et nos bons/mauvais plans pour participer à la hauteur de toute l'aide que j'ai reçue pendant un an sur ce forum. Vous ne savez pas combien vous nous avez aidés : les guides papiers sont un bon support mais rien ne remplace l'échange avec "de vraies personnes" qui ont dejà fait et refait notre chemin. Merci encore à tous !

Je commence par Khao San Road.

Nous avions donc choisi ce lieu pour séjourner à Bangkok pour diverses raisons : => on lit partout qu'on y trouve tout, que rien n'y est impossible donc, une vie facilitée et une forme de sécurité dans une ville gigantesque. => c'est egalement un regroupement de voyageurs de tout horizon qui s'echangent à la demande, des bons tuyaux

Afin d'éviter le bruit des bars et surtout pour pouvoir bien dormir, nous avons choisi de loger juste à coté , sur Rambuttri Road : le RAMBUTTRI VILLAGE PLAZA. Parfait niveau emplacement : Rambuttri Road est une petite rue parallele à Khao San et une petite partie de cette rue est presque un havre de paix en comparaison de Khao San le soir ! Bref, hotel simple, chambre basique sans fioritures mais suffisante. Bon point : clim, wifi, et piscine sur le toit pour se raffraichir. Petit dej copieux à volonté avec oeufs, riz, pates, jambon, fruits etc ..... très bien. On prend le petit-dej autour d'un petit bassin où nagent d'énormes carpes. C'est sympa. Pas de luxe, mais très propre, très bien pour un séjour où on ne passe à l'hotel que pour dormir, se laver et se raffraichir avec piscine et clim ! Bureau de change à proximité immediate, ainsi que pharmacie et petite agence de voyage pour transferts vers où vous voulez (nous avons pris un mini van pour Kanchanaburi ici pour 300 bahts par personnes ! Trop bien !) Nous le recommandons.

Donc nous sommes arrivés dans l'après-midi, et après une petite sieste, nous sommes allées voir cette fameuse rue ..... Il etait 15h environ. ????????????? Y'a rien !!! On avait envie de rire parce que franchement y'avait rien de special ! Des stands de tee-shirts à 100 bahts ! Quelques rares vendeurs de fruits. Quelques bars où y'avait personne .... on a "descendu et remonté" Khao San sans comprendre tout le tapage qu'on en faisait ! Mais c'est pas grave, ça nous a fait marrer ! On a repéré quelques trucs et hop on est parti visiter Bangkok. Au retour de notre visite, on est repassé par Khao San .... il etait 20h30. On s'est demandé si on etait sur la même rue ! Un boucan d'enfer, des lumieres partout, des gens partout ! La rue elle-même avait rapetissé car pleins de marchands s'etaient installés ! Il y avait des ballons dans le ciel : des minions tout jaune qui flottaient !! On a compris que c'etait ça Khao San. Du coup on n'est pas rentré à l'hotel ! On a arpenté à nouveau la rue : bars avec musique à fond un à coté de l'autre ! On est passé de Muse à Katy Perri puis à Bob Marley en 3 bars, soit 10 metres ! Musique vraiment à fond, ce qui nous a fait réaliser que notre choix d'hotel etait parfait. A proximité mais surtout pas sur Khao San. On y dort pas avant 6h du mat !!! Moi je voulais surtout visiter, donc, y aller le soir et observer la foule c'est trop marrant ! Mais y rester, non. Je voulais qu'on soit d'attaque le lendemain pour marcher sous la chaleur etouffante de Bangkok. Nous y sommes allés tous les soirs ! Après avoir mangé sur notre rue Rambuttri où on se faisait masser les pieds aussi en fin de journée pour 200 baths/30 minutes, on partait à 5 minutes de là pour Khao San pour se plonger dans cette ambiance très particuliere. Je veux dire aussi qu'il n'y avait pas que des europeens, ou plus globalement des touristes sur Khao San : il y avait pas mal de jeunes Thais qui etaient aussi attablés à écouter de la musique, à boire un coup. On est tombé sur un groupe de "poupées", vetues de robes blanches, avec des ailes dorées dans les cheveux, vraiment très belles. On leur a demandé l'autorisation de les prendre en photo , elles ont accepté volontiers et du coup on leur a demandé pourquoi tout ça : elles buvaient un coup avant d'aller à une fête pour la remise de leur diplome. Khao San est donc très cosmopolite c'est sur, et les thais y viennent volontiers.

Nous, nous avons choisi d'aller sur Rambuttri (partie parallele à Khao San) où là nous avons trouvé un bar Le Bangkok Live où un groupe different chaque soir, jouait des titres de Radiohead, Beatles, Stones, White Stripes etc ... plutot rock donc. Et vraiment top. On s'est regalé ! Je precise que je ne bois pas d'alcool mais que je me suis tout de même éclatée. Khao San ne'st pas forcément un lieu de perdition ! Bien qu'on y trouve de tout, y compris du gaz hilarant ...

En résumé : Khao San c'est sympa quoi qu'on en dise. Mieux vaut loger à coté que sur Khao San. Khao San (et le quartier autour) est aussi très proche du Grand Palais, des Temples (Wat Pho, Wat Phra Kaew) . C'est parfait pour visiter à pied "la vieille ville" de Bangkok.
Trucs et astuces Birmanie avril 2015 English translation pending
by McGee · 2015-05-03 · 20 replies
Bonjour,

Je me permet de poster cette petite liste de truc et astuce sur la Birmanie, suite à mon voyage dans ce beau pays, en avril 2014. Avril est le mois le plus chaud, le mois des vacances des birmans et la fête de l'eau y est au milleu. Donc certains points de vue peuvent être un peu biaisé de ce fait. Je précise que ma référence reste la Thailande, et donc certains points peuvent être perçus comme négatif, mais ca part de haut. Je commence par les points plus coté "pratique", pour éviter de trop dévoiler sur le pays (pour que ceux, qui comme moi préfère découvrir par eux même, arrête de lire la suite).

- Argent: partir avec des dollars US ne présente plus aucun intérêt si vous restez sur les 4 sites principaux. Même à Hpa An et Moulmein, aucun problème pour trouver des ATMs. Partez avec des euros si vous préférez le cash à votre carte bancaire. Je n'ai pas vu d'ATM hors service. En même temps, comme 5000 Kyats sont perçus à chaque retrait, on a tendance à limiter le nombre de retrait. La coupure maximum est 5 000 Kyat (environ 4.5 euros), donc ca fait énormément de billet sur soit. Pour certains choses, on vous parlera en dollars US. Gardez en mémoire que 1 $ US ne vaut pas 1000 Kyat mais 1070 ou 1100 Kyats (suivant la conversion et le taux du jour).

- La Birmanie ne coûte pas si cher : En 18 jours, j'ai dépensé 1 000 dollars US. En même temps, en basse saison et en voyageant dans un groupe de 4, c'est plus facile, mais je me suis pas privé : Chambre double avec air con, le plus souvent. Cela dit on profite moins qu'en Thailande. Comptez 1 500 K pour une bière de 640 ml et même prix pour 700 mL de wisky/rhum local en super marché ! Oui, oui : Biere et alcool fort, même tarif !

- Boire de l'alcool dans la rue n'est pas bien vu. Que de soit sur la terrasse de l'hotel ou même durant la fête de l'eau, cela se fait de manière cachée. En achetant de l'acool dans des supermarchés, on vous le met dans des sacs noir pour éviter sur ce soit visible... 🤪 . De même, je n'ai vu aucun bar à proprement parlé (les rares devait être fermés du fait des vacances).De manière générale, si vous voulez en trouver, renseignez vous bien avant ou êut être que votre hotel pour vous aider à en trouver...

- Les prix semblent être les même pour les locaux ou les étrangers, sauf quand c'est clairement affiché, comme c'est le cas pour les transports ou les entrées sur les sites.

- Si vous êtes seul dans une chambre double, il est facile d'avoir une réduction de 5 000 Kyats (sans doute une taxe par occupant). Seul l'hotel réservé sur booking n'a pas voulu me la faire. Il est donc préférable de régler cela directement en arrivant, si vous êtes dans ce cas.

- Les coupures de courants sont quotidienne à Mandalay et de durée variable, mais aucune en 3 jours à Bagan (Nyaung Oo) et 1 à Inlé (Nyangschwe). La plupart des bâtiments ont des groupes électrogènes (sur le trottoir en général) pour compenser.

- La location de véhicule à moteur thermique est interdite aux étrangers. Les autres véhicules (vélo électrique ou non) doivent être rendu à la fermeture de la boutique le soir ... Pas pratique ... 😕

- Les guest houses/hotel peuvent vous aider à organiser vos transports ou votre journée. Même durant la fête de l'eau, ils étaient très correcte (dédicace au Galaxy Motel à Hpa an pour notre trajet le 14 avril vers yangoon)

- Durant la fête de l'eau, il n'est pas facile de circuler sur la route mais pas impossible. En revanche, pour faire réserver, c'est très compliqué. Les trajets s'organisent au jour le jour. La gare routière de Yangon avait des air de ville fantôme ... Le 17 avril, le trafic reprend mais ce n'est pas la grosse effervescence (c'est nouvel an).

- Il est possible d'aller visiter le Rocher d'or directement depuis Yangon, sur une journée. Les tours coûtent entre 60 et 75 $ US (pas testé mais ça a l'air intensif).

- Le forfait taxe a Mandalay est de 10 000 K (pas payable en dollars) mais a Bagan, de 20 $ US, payable en Kyat (1 $ = 1 100 Kyats).

- Le passage de la frontière a Mae Sot (coté Thailande) est possible pour les étrangers. Nous avons croiser quelques français l'ayant passé et arrivant à Hpa An. J'ai lu qu'une autre avait ouverte du coté de Hua Hin, je ne sait pas si elle est ouverte aux étrangers.

- Bon plan à Hpa-An : Le galaxy Motel est dans la même rue que la Soe Guest house, un peu plus loin vers le fleuve. 15 $ pour une chambre double en y étant seul (20$ si occupé à 2). L'hotel est récent et la vue de sa terrasse est très belle.

Là, on quitte le coté pratique et je parle plus de la découverte du pays ("spoiler alert" 😄):

- Les fruits et autre shakes ne sont pas facilement accessible comme en Thailande. On en trouve tout de même à Yangon (prêt de street 19), mais c'est tout. Les petits déjeuners inclus dans le prix de la chambre sont en général décevant (comme en Thailande, mais ici, c'est inclu de base)

- Les massages ne sont pas visible comme en Thailande (sauf au lac Inlé/Nyangschwe ). Même à Yangon, aucun panneau "massage" visible. Tout se passe dans les salons de coiffure/healt center. Il faut demander à votre hotel qui vous indiquera un salon. Précisez le massage que vous voulez sinon vous aurez un massage birman, bien plus "éprouvant" qu'un massage thai traditionnel.

- On y roule a droite mais comme tous les pays frontaliers roule a gauche, la plupart des véhicules ont le volant a droite, même les récents. Du coup, sur certains bus, on sort coté circulation. par contre, les minivans ont le volant à gauche, (pour ceux que j'ai vu)

- Les birmans montre beaucoup plus de signes d'énervement que les thaïs.

- Beaucoup de vendeurs birmans connaissent les nombres en anglais mais leur connaissance de l'anglais s'arrête là.

- Les temples et pagodes se visitent pied nus (même pas en chaussette). La pierre qui reste au soleil peux devenir très chaude. Il est fréquent de ne pas pouvoir rester au soleil après 10h, si vous êtes sensible des pieds.

- Les temples se visitent pieds nus. Ce n'est pas pour autant que le sol est propre. Fientes d'oiseaux et autres déjection animales sont fréquentes....

- La pratique religieuse est assez déroutantes : séparation hommes/femmes dans certains temples. Acces interdit pour les femmes pour certaines parties. Pieds nus obligatoire, retransmission sur écrans, haut parleur sur les pagodes diffusant des prêches toute la journée, certaines personnes en portent aussi sur leur vélos ...

- La fête de l'eau s’arrête une fois la nuit tombée (en tout cas à Yangoon/chinatown) , ce qui est pas plus mal, car il est plus dur de sécher sans le soleil.

- Les birmans sont en vacances, durant la semaine de la fête de l'eau et une semaine avant ou après cette semaine. Ils aiment visiter leur pays notamment Bagan.

-A Nyaung Oo, prêt du marché, il y a un prêche dès 5h15 le matin, façon muésin. Impossible de fermer l'oeil si vous loger en haut de l'Eden Motel (qui n'est pas un si bon plan que le routard ou le petit futé veullent le faire croire). Des guests plus récentes à l'extérieur de la ville sont plus abordable et de meilleur qualité. De manière général, comme beaucoup de logement ouvrent dans le pays, il est certainement préférable de se fié à des voyageurs rencontrés sur place qu'aux guide papiers qui recopie leur critiques édition après édition. Trip advisor a aussi d'une bonne aide pour choisir les restaurants. Il doit aussi être utile pour les hotels.

- La nourriture 😠 (Ah là là, c'est la plus grande déception de ce voyage): La cuisine birmane ne s'est pas exportée et ca se comprends. On aurai pu espéré que la cuisine thai rayonne vers l'ouest mais il n'y a que les noms qui sont passé (curry, ...) . Pas/peu de saveur de coco ou même de piment dans les curry birmans. Pas/peu de saveur du tout en fait, si ce n'est l'huile, qui se retrouve partout. Le plus souvent de l'huile de palme, plus ou moins grillé. Certains plats peuvent s'avérer difficile à finir, trempant dans 1 cm d'huile. Bon, on restait sur des restau bon marché, en général, donc c'est peut être un peu biaisé. Seule la salade de feuille de thé est à tombé part terre !

- Le meilleur restau du voyage : Le wheather spoon restaurant à Nyaung Oo : Cuisine birmane, Thai et occidentale. Les 3 sont bonnes. On y a mangé les 3 jours et il nous a manqué tout le reste du voyage. Le tanaka garden à Nyangschwe est pas mal aussi. Trouvé par Trip Advisor, pas par le petit futé ou le routard !

- Il n'y a pas de 7-eleven ou autre combini, comme en Thailande, à tout les coins de rue. Cependant de petites échopes sont tout de même facile à trouver, mais en général, les produits sont limitées.

Voilà,

C'est certainement pas exhaustif et ca ne présente que mon point de vue (pour ce qui est subjectif). N'hésitez pas à compléter ou à questionner si vous avez/voulez des précisions.

Bon voyage 😉
22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi avec la visite de la Campanie, la Basilicate et les Pouilles English translation pending
by Jacou0109 · 2015-04-03 · 9 replies
Compte rendu d’un voyage de 22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi, visitant la Campanie, la Basilicate et les Pouilles.

Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €

Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.

17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.

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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.

Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.

Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.

Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.

https://plus.google.com/...339651633?banner=pwa Ou https://plus.google.com/.../6132336830339651633
Concours photos avril 2015: je vois rouge English translation pending
by Herikles · 2015-04-01 · 234 replies
Bonsoir, 🙂

J'ai bien 2-3 thèmes en réserve, mais pour cette 57e édition, je vais faire on ne peut plus simple et continuer la série des couleurs: le rouge.

Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour / colère, sensualité / sexualité, courage / danger, ardeur / interdiction… Cette couleur remue les sentiments sans aucun doute. Elle s'impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d'une certaine manière rassurante et enveloppante. D'un autre côté, on l'associe au sang, à l'enfer et à la luxure. Cette couleur chaude ne laisse donc pas indifférent et c'est là toute sa force : elle remue les passions, qu'elles soient positives ou négatives. [...] Signification positive : amour, passion, chaleur, sexualité, ardeur, triomphe Signification négative : colère, interdiction, danger Représentation : sang, feu, lave, végétaux (tomate, coquelicot, fraise)*

*Sans aller jusqu'à la photo de catalogue de fleurs, les photos pourront montrer des champs de tulipes, de roses... pourvu qu'elles soient rouges ! En effet, on se limitera (si limite il y a réellement) au rouge et non au rose. En imprimerie, et dans les arts graphiques en général, le rouge primaire est appelé magenta. Sa teinte est plus rose que rouge. Il faut l'additionner de jaune pour lui donner une réelle teinte rouge. Dans l'exemple ci-dessous, un dégradé jaune de 0 à 100% d'intensité a été placé sur un fond magenta à 100%.



Sur ce 2e exemple, c'est un dégradé cyan (bleu primaire) qui s'additionne à un fond magenta 100% + jaune 100%. On se rapproche des tons bordeaux.



L'intensité du rouge devra se situer à partir de la moitié de la 1re gamme.

Bien sûr, il n'y a pas que les fleurs. Surtout pas que les fleurs. 😠 Costumes, voitures, maisons, monuments... le sujet ou l'élément rouge doit sauter aux yeux et crever l'écran: on doit voir rouge.

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au 22/04 à 22h00, heure de Paris. Chaque photo sera présentée seule dans un message, en indiquant le n° de sa photo (1, 2 ou 3). Un commentaire est le bienvenu pour situer le cadre de la photo proposée ou les circonstances de la prise de vue.

Chaque membre VF est habilité à voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères et en tenant compte du thème. Les votes se feront du 23/04 au 27/04 à 22h00, heure de Paris. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1re photo recevra 3 points du votant ; - la 2e recevra 2 points ; - la 3e recevra 1 point. Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 28/04. En cas d'égalité, le nombre de 1er choix prévaudra, suivi du nombre de 2e choix puis de 3e si nécessaire. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de mai.

Le diaporama, là. 😎 Les blablas, les ergotages, les polémiques (!), les prises de becs... ici. 😄

GO !

🙂
Itinéraire Pérou - Bolivie en 3 semaines English translation pending
by Narcleet · 2015-04-01 · 10 replies
Bonjour,

Je finalise notre road trip de cet été et j'aimerais si possible avoir quelques retours sur les temps passés ici et là. Pour info, nous sommes un couple de 29 ans habitués à voyager. Nous ne passons pas par un Tour Opérateur, j'aime bien l'aventure :) Je suis gêné par le manque de temps, et certains éléments que je ne maitrise pas (exemple : les jours de départ des trains et/ou bus).

Voici ce que cela donnerait :

Samedi 08 Aout : Départ France - Arrivée Lima soir.

Dimanche 09 Aout : Visite Lima

Lundi 10 Aout : Vol Lima - Arequipa + visite l'après midi.

Mardi 11 Aout : Visite Matin + bus Arequipa - Chivay.

Mercredi 12 Aout : Cabanaconde - Sangalle (nuit sur place)

Jeudi 13 Aout : Remontée a Cabanaconde - Chivay

Vendredi 14 Aout : Départ de Chivay en Bus le matin (uniquement mercredi/vendredi) - Arrivée a cusco vers 17h. Nuit a Cusco

Samedi 15 Aout : Visite Vallée Sacrée, nuit Aguas Calientes.

Dimanche 16 Aout : Maccu Picchu

Lundi 17 Aout : Cusco - Puno (bus) + nuit sur place.

Mardi 18 Aout : Lac Titicaca / Copa cabana

Mercredi 19 Aout : Puno - La paz + visite

Jeudi 20 Aout : Visite La paz

Vendredi 21 Aout : Trajet La Paz - Oruro -/TUpiza (les trains ne partent que le mardi/ vendredi)

Samedi 22 Aout : Excursion 1er Jour Sud Lipez

Dimanche 23 Aout : Excursion 2e jour Sud Lipez

Lundi 24 Aout : Excursion 3e jour du lipez

Mardi 25 Aout : Excursion 4e jour sud lipez

Mercredi 26 Aout : Uyuni - Potosi. Nuit sur place

Jeudi 27 Aout : Potosi - Sucre. Nuit sur place

Vendredi 28 Aout : Vol Sucre - Lima

Samedi 29 Aout : Départ de Lima vers la France.

J'imagine que le sujet a déjà été abordé mais je suis embêté par le peu de temps passé a Cusco/Maccu Pichu.. Mais j'ai du mal à voir où je peux gagner du temps. J'ai pensé a retirer la partie Puno et aller directement à la Paz depuis Cusco. Vos avis sont les bienvenus ! :)

Merci !
De Loei à Nong Khai par Chiang Khan, Pak Chom, Sangkhom English translation pending
by Faniko · 2015-03-11 · 28 replies
Bonjour à tous les amoureux de l'Isaan et autres voyageurs récents du coin...

Nous sommes actuellement à Sukhothai et rejoignons Loei demain en bus (via Phitsanulok). La destination finale est Nong Khai pour un visa run dans 9 jours maxi. Nous voyageons en couple avec notre petit baroudeur de 2 ans. Nous passerons la nuit à Loei demain (avez vous une adresse de gh sympa ?)

Nous repartirons le lendemain pour ces villages qui longent le Mekong. J'hésite beaucoup quand aux arrêts. J'ai du mal à trouver des infos récentes. Chiang Khan serait devenu très touristique, et on aurait du mal à y trouver des hébergements pas cher (des infos ? Des conseils ?). Je ne suis pas dérangée par le tourisme thai particulièrement. D'autant plus qu'avec un bébé, on recherche quand même qq comodités que je n'aurai pas dans les villages reculés (des couches, un yaourt frais du 7/11, bref ce genre de trucs qui facilitent la vie de parents voyageurs) Au sujet du trajet de Chiang Khan à Nong Khai, je n'ai pas trouvé d'informations récentes non plus. Trouves t on facilement des bus ? J'ai tout lu et son contraire : Que la route n'était plus praticable, finalement qu'elle avait été refaite.... Bref, qu'en est il ? Peux t on imaginer un arrêt à Pakchom, puis 2 jours plus tard un arrêt à Sangkhom ? Y trouve t on des hébergements facilement sans réservation? Peux t on y louer des motos pour silloner la campagne environnante ?

Bref vous m'avez compris, je suis preneuse de toute information, tout bon plan concernant la région. (Mais assez rapidement quand même 😆) je sais que vous êtes réactifs sur le forum thailande . D'avance, merci
Compte rendu de mes 3 semaines au Vietnam en avril 2014 English translation pending
by Schtroumpfet · 2014-08-05 · 17 replies
Eh oui avec beaucoup de retard enfin je prends le temps de vous mettre ce CR (copié d'un blog privé que j'ai fait sur place pour des amis), merci tous ceux qui ont fait de même vous m'avez permis de passer de merveilleuses vacances.

Un peu de contexte : nous partons à 2, couple autour de la trentaine, nous arrivons à Hanoi et repartons de HCM. Mon (futur !) mari parle un peu vietnamien mais n'y est jamais allé. Nous avons réservé les billets en décembre (900 euros/pers en vol direct et classe éco premium, c'était le moins cher...), et la majorité des hôtels sur booking. Itinéraire en fonction de ce que j'ai lu par ci-par là. Pour les adresses e les photos je vous donnerai la liste plus tard, là je suis au boulot pas pratique. Je vous met les articles petit à petit.

Impressions générales : Premier voyage hors d'Europe "à l'aventure" pour nous, j'ai été rassurée sur toutes mes inquiétudes : on n'a pas été malade même en mangeant n'importe où, même au milieu de nulelle part quant il n'y avait pas d'eau courante. Contrairement à notre voyage au Maroc..., pas du tout d'insécurité, très facile de changer de programme sur place en s'aidant d'un hôtel sérieux. Très important en tout cas pour nous de bien choisir les hôtels, car cela permet de savoir que l'on peut se reposer sur l'hôtelier pour nous aider. Voir les commentaires sur booking, certains insistent un peu trop pour vendre des prestations dont les gens ne sont pas vraiment satisfaits.

Vaccins/Visa : J'avais mal préparé cet aspect, mon chéri aurait pu avoir payer moins cher et ne pas prendre de visa classique... tant pis. Vaccins : on a fait la totale (mère médecin stressée, et nous aussi un peu stressés, surtout qu'on n'a pas "peur" des vaccins comme d'autres personnes. On a fait : hépatite A et B, (remboursés, via notre médecin traitant) + fièvre typhoïde (je ne me souviens plus combien mais pas trop cher il existe couplé avec l'hépatite A mais on s'est décidé après donc on l'a fait séparément)+ encéphalite japonaise (2 injections autour de 100 euros chacune, qu'on a couplé avec la rage, recommandé à partir d'un mois mais comme on allait dans la cambrousse on a préféré), rage (3 injections dont 1 chez notre médecin traitant, autour de 45 euros chacune, on peut acheter le vaccin en pharmacie et ne pas retourner a l'institut pasteur ou air France ou autre, il faut juste acheter la même souche pour les 3 injections donc se renseigner au centre de vaccination si on y fait la premiere) + malarone pour le palu sur place (on n'a pas été malades du tout avec la malarone)

Notre itinéraire - Hanoi - nuit sur une jonque sur la baie de Halong - bus de nuit pour Ha Giang (8h) - tour à moto dans la montagne (col de Dong Van, Meo Vac, 3j) - bus puis bus pour Bac Ha - marché de Bac Ha - Tulico train, 9h de train de nuit pour Hanoi - bus pour Tam Coc et baie d'Halong terrestre en barque - vol pour Hue - col des nuages en voiture avec chauffeur (pas le droit de conduire !) pour Hoi An, par le col des nuages - vol pour Ho Chi Minh - bus pour le marché flottant de Can Tho - bus pour Rah Gia, la ville de la mère de mon chéri :) - bateau pour Phu Quoc, et le bungalow on the beach !!!!!! - vol pour Ho Chi Minh - vol pour Paris

Dimanche 20 avril 2014 : Arrivés à Hanoï !

En sortant de l'avion, on a l'impression de rentrer dans un Hammam avec l'humidité :) le temps est gris, il fait déjà 25° à 7h. On évite les taxi aux compteurs trafiqués, et on trouve le mini bus de Vietnam airlines, qui pour 40 000 dong chacun (1,5€) est sensé nous emmener au centre ville, a 2km de l'hôtel (selon voyage forum ;). Je demande le prix avant de monter, le chauffeur me confirme 4$, je demande en dong, il me dit 40 000. Après des dépassements sur les bandes d'arrêt d'urgence et quelques frôlements de scooter, nous voilà arrivés 1h après. Et évidemment, quand on tend le billet de 100 000 le chauffeur a "oublié" le prix et dit que c'est pas assez :) Et là, voilà super mon chéri !!!! Qui lui explique en vietnamien quel prix il a dit, et qu'il arrête de dire autre chose : ) J'ADORE ;) Le chauffeur veut nous faire prendre les moto taxi de ses copains, mais on lui fait comprendre qu'on veut marcher. Un couple de jeunes nous demande combien on a payé, on leur souhaite bonne chance :) On part faire un petit tour et on rencontre des jeunes qui proposent de nous prendre en photo, d'autres qui veulent se prendre en photo avec nous parce qu'il font un concours avec des copains, ils doivent ramener des photos avec des touristes :) d'autres qui nous proposent de nous accompagner pour pratiquer l'anglais... on pense à une arnaque mais non !! très sympa ces jeunes. On commence à se détendre un peu, on se dit que ça va être cool ce pays :)

On s'arrête boire un super jus de mangue et Coco (d'ailleurs on peut manger dans la Coco la noix !) en chemin devant un lac trop beau. Sur le trajet de l'hôtel, mon chéri se fait attraper par des vendeurs de chaussures qui lui disent que sa chaussure a un problème.... il se retrouve pieds nus avec le vendeur entrain de coller quelque chose... Arnaque, Arnaque... fuyons :) Je regarde en arrivant la météo, il va falloir changer nos plans, temps instable en montagne... trop risqué de prévoir 3j a moto. A la place, nous irons a sapa... s'il pleut ça sera moins dangereux a pied. Sapa est très (trop) touristique, on espère trouver en arrivant un guide qui nous emmène loin des vendeurs qui harcèlent les touristes... on est sur la piste d'une agence qui a l'air sérieuse, nomadtrails, (merci voyage forum !) Qui propose des treck de 2j avec nuit en homestay a l'écart des circuits touristiques. Il reste a choisir le circuit :) On re-sort faire un petit tour, on teste le street food, c'est super bon, on n'est pas encore malade c'est bon signe ;) au menu : du boeuf aux champignons, du poulet, du riz, des légumes sautes, miam ! Tout ça pour 3€/personne. D'ailleurs pour traverser, on adopte la technique du suiveur : guetter quelqu'un qui traverse et le coller de près :)

Lundi - Mardi : Nuit sur la baie de ha long

Super cet hôtel : petit déj avec fruit du dragon, pastèque, ananas, et crêpes banane miel :) ici, ils sucrent le café et le thé avec du lait concentré sucré... super bon :) L'agence ethnik travel nous envoie un minibus à l'hôtel. Trajet de 3h30 avec une halte technique à un magasin pour touristes ;) On en profite pour demander les prix des articles en vente ils sont plus chers qu'en ville, mais pas 3 fois plus. Maintenant je sais que les tee shirt peuvent se négocier à 2€, et les chapeaux à 50ct :) Nous arrivons à l'embarcadère et patientons 15min le temps des formalités administratives. Nous serons sur un petit bateau comme prévu, au total 13 touristes. Et là, le soleil se lève !! La cabine !! Avec une douche !! j'avais trouvé l'info nulle part alors je vous transmets :) Arrêt au village sur pilotis. Tour en kayak. Le guide nous apprend que les familles vivent là pour le tourisme, en échange de subventions pour l'éducation de leurs enfants. Ils apprennent à conduire la barque tôt et a 5 ans ils vont seuls a l'école.. un peu mal a l'aise quand même... j'ai l'impression d'être au zoo... Pas de baignade. Les méduses rodent !!

Retour au bateau et trajet jusqu'à la zone autorisée pour la nuit (protégée des tiphons) Dîner et parties de cartes avec le guide, 5 français, dont une expatriée qui travaille a l'ambassade et 2 amis, une mère et sa fille, qui reviennent d'un tour fantastique avec guide dans le nord, 2 espagnols, 4 américains. Les perdants chantent une chanson :) On en profite pour échanger des infos sur les bons plans d'hôtels, le prix de ce qu'ils ont négocié, comparer les guides papier, et sur leur itinéraire.

On apprend que le ciel gris quitte rarement le ciel, une fille qui est là depuis an an ne l'a vu qu'en août... mais bon il fait 40 degrés :) Les vietnamiens doivent absolument se marier avant 27 ans, les jeunes qui font des études sont très stressés, leur famille les harcèle tous les jours... passé 27 ans, il ne reste plus que des gens beaucoup plus âgés ou à problème ;) Les vietnamiens sont très romantiques, ils sont fan de lara fabian, de céline dion, adorent toutes les chansons romantiques ;)

Petite pause... les autres bateaux on de gros spots ! On est bien mieux sur le notre ;)

Le capitaine pêche des calamars avec un appât fluorescent qui les attire et une épuisette. Ca marche bien !

2e jour Petit déj a 7h, puis kayak jusqu'à une grotte. Des pêcheurs y vivaient avant. On croise des gros bateaux avec de la musique super forte...

Déjeuner, on échange nos mails pour échanger les photos ! Fruits salés en dessert ;) Retour a l'embarcadère puis retour en mini bus pour Hanoï On arrive, il est 16h. Petite ballade après avoir déposé les sacs. Et là.... Je sais pas pour vous, mais il arrive toujours un moment ou je me dis que j'ai pas emmené les bonnes chaussures :) j'en vois d'ici qui rigolent :) Donc on a demandé a l'hôtel le prix des chaussures, il nous dit maximum 8$ la paire. On va a la rue de la chaussures qui est juste à côté, j'essaie 3 paires, on en négocie une à 10€ (la flemme de chercher ailleurs...) on va s'apercevoir après qu'on l'a payée 3 fois trop chère... et... au bout d'une heure, devinez quoi, j'ai mal aux pieds ;))) bon, je remets les anciennes ;)

On en profite pour faire laver du linge pour demain (on a tout sali en 3 jours... ben oui avec 3 douches par jour...). 3kg. C'est normalement pas cher.

On récupère le billet de train pour demain, on part a 21h50, ils nous garderont nos sacs, et négocieront un taxi pour la gare. On confirme aussi le treck pour sapa, on choisit le plus facile, le R3 :)

www.vietnamnomadtrails.com

On demande l'hôtel s'ils peuvent nous réserver un bus pour la baie d'along terrestre (tam coc) ou on va dans une semaine, ils nous proposent un truc qui nous va pas avec des détours, on se dit qu'on ira a la station de bus. Et en se promenant on tombe devant le sinh café, l'agence qui gère les bus open tour au Vietnam. L'avantage c'est qu'ils nous déposent directement a tam coc et pas a nin binh, la ville d'a côté, comme les bus publics. On réserve ! (8$/pers) Dîner dans un resto recommandé par l'hôtel, super bon ! Salade de papaye... jus de goyave, pho...
Voyage solo: mes adresses au Vietnam English translation pending
by Greenfairy · 2014-04-06 · 36 replies
Bonjour à toutes et tous,

Petit compte rendu de mon voyage au Vietnam en février/mars 2014, 4 semaines.

Super voyage, j'ai rencontré des gens formidables, le pays est "safe" pour une voyageuse solo. C'est mon 2ème voyage au Vietnam (le 1er en 2007) et j'ai pu noter beaucoup de changement sociétal !

Première surprise, l'ouverture d'un mac do à HCMC en janvier dernier ! Oncle Ho doit se retourner dans son tombeau ! Des centaines de scooters aglutinés devant, en files anarchiques ! Il faut dire que la jeunesse n'est pas plus communiste qu'ailleurs ! Et aussi la libéralisation du corps (féminin) ! Je n'avais pas remarqué de femmes en mini jupes, bustiers, lourdement fardées, talons aiguilles ! Certaines boivent maintenant des bières et fument en public !

Aucun danger ressenti durant ces 4 semaines, j'ai été conquise par le côté serviable, sécurisant, des viets. On se sent comme un hôte choyé dès que l'on franchi la relation de simple touriste.

Saïgon / HCMC

Aéroport centre ville (Pham Ngu Lao): compter 7$ environ (taxi meter compagnie Mai Linh), sur le parvis des arrivées, donnez votre destination aux mecs aux couleurs de la cie choisie et il attribuera un taxi)

Pour le visa on arrival à l'aéroport, même si chaque expérience est unique, j'ai attendu le mien 2h30 sans exagérer car la plupart des passagers de tous vols avaient choisis cette option !

Quartier backpacker : Pham Ngu Lao. Éviter les hôtels sur Bui Vien (genre kao san street dès qu'il fait nuit) et surtout autour du Go Go Go Club (sauf si vous aimez dormir bercée au son des bass et infrabass)

Le quartier de Co Giang est plus tranquille et à quelques blocs de Bui Vien, Ngoc Son Guesthouse pour 10$

Au 195 Bui Vien, bar/restau The View, sur le toit d'un hôtel (8éme étage) Duc Vuong Hotel

Institut du massage vietnamien (massages par des aveugles) : super massage !!! 185D Cong Quynh (au sud de Pham Ngu Lao) 3$ le massage d'une heure (dos, jambes, mains, visage)

Moto taxi / guide, sympa, fiable, parlant anglais, Mr Khuong (tél.0948 64 24 76) 15$ A/R pour aller visiter les tunnels de Cu Chi (80km au nord d'HCMC)

Hanoi

(en avion depuis HCMC 60$ en avion avec Vietjet)

Super ville, le vieux quartier et toutes les maisons, immeubles coloniaux, toujours en pleine effervescence la journée. En février il faisait super frais et brumeux, pluvieux (12°), penser aux chaussures, chaussettes, pull, tee shirt manches longues et foulard ! Le mieux pour visiter cette ville labyrinthe c'est de se perdre !

Toutes les adresses se trouvent dans le vieux quartier

Thu Giang G.H, 1 famille, 2 adresses (5$ la simple, 10 à 15$ la double): - 5a Tam Thuong st (toute petite rue perpendiculaire à Hang Bong et Yen Thai) - 35a Hang Dieu st

L'endroit idéal et cosy pour boire un bon thé quand il pleut : Hanoi House (47 Ly Quoc Su st) je vous conseille le Sapa Tea !!!

Petite cantine végétarienne, vraiment pas chère : Mon Ngon 24 (24a Ly Quoc Su)

Meilleur massage réflexologique de la ville : Van Xuan Foot massage (18 Ly Quoc Su)

Bar sympa avec balcon et plein de plantes Canopée (60 Hang Trong)

Shopping : Orange (tee shirt avec design sympa) sur Ma May st, shoes street (converses à 8$), magnifiques posters de propagande communiste faits main par un papi sur Ta Hien st

Dong Hoi

(9h de sleeping bus depuis Hanoi, 17$, arrivée à 4h30 du mat ! un peu dur de réveiller le proprio de la GH !)

Petite ville de pêcheurs typiques, point de départ pour la visites de nombreuses et magnifiques grottes (dont la plus grande du monde !).

Mau Hong Hotel (17 Truong Phap st) 10$ la double avec sdb, eau chaude, proprio est un petit papi sympa qui arrange les expéditions pour les grottes et loue des scooters. Pour aller en taxi A/R aux grottes de Phong Nha et Dong Tien Duong (à 70km) 30$ La route est magnifique car dans le parc national de Phong Nha et les grottes sont immenses, magiques.

Huê

(4h de train depuis Dong Hoi 6$)

Mimosa Hotel (dans petite rue perpendiculaire de la rue Le Loi au niveau du n° 66) et éviter les chambres du coté de la boite de nuit ! 5$ la simple et 8$ la double avec sdb et eau chaude) La famille est super sympa et organise des visites des palais et tombeaux en moto taxi

La ville est chouette, provinciale, jolie campagne aux alentours avec de belles rizières. Un peu déçue par la cité impériale, pas super entretenue et reconstituée.

Hoi An

(4h de bus depuis Huê 4$)

La plus jolie ville même si hyper méga commerciale, les vieilles bâtisses sont sublimes, la patine du temps sur les couleurs, les matériaux, la nuit 1000 lanternes éclairent les rues .... Louer un vélo pour se déplacer.

Pas facile de trouver des G.H en dessous de 15/17$ la nuit .... je suis allée par hasard à Loc Phat Homestay (420 Cua Dai st), la très gentille propriétaire m'a louer pour 9$ une chambre dans sa maison familiale à quelques rues.

Ptit restau super bon, copieux et pas cher Stop and Go (450 cua Dai).

Pour une visite hors des sentiers battus n'hésitez pas à contacter Easy Rider, chauffeurs/guides avec de vraies motos !!

Pour le shopping c'est the place ! tailleurs pour robes, pantalons, tuniques sur mesure (je vus recommande la boutique Khoa Cloth Shop au 81 Nguyen Thai Hoc), chaussures et bottes en cuirs,

Pour visiter l'intérieur des maisons coloniales "musée" il faut acheter un ticket d’accès vers le pont japonnais.

Super restaurant, avec un chef viet qui a travaillé pour le sofitel de Dubaî avant de racheter ce restaurant ! de la très grande cuisine à prix accessible dans une maison coloniale pleine de charme et de couleurs : Moon Restaurant and Loundge au 321 Nguyen Duy Hieu

Original tour Hoi An (Mr Thanh) 20 Tran Phu Street, propose des excursions sympas.

Plages de Cua Dai et An Bang Dans les alentours : les temples cham de My Son et l'ile Cham

Can Tho

(avion depuis Da Nang pour HCMC 60$ avec Vietjet puis 4h de bus 5$)

Hotel Xoai (93 Mau Than st) 10$ la simple, très propre avec bar terrasse sur le toit. Immeuble couleur mangue on ne peut pas le louper. (dans le quartier Xuan Khanh limite An Phu). Le proprio organise des excursions, locations vélos, scooters ....

Aller au marché flottant de Can Tho très tôt le matin c'est assez incroyable ! et aussi un tour en barque dans les canaux de My Tho !!!!

Phu Quoc

(avion depuis HCMC 100$ A/R avec Vietjet)

Ile paradis ! une vraie carte postale ! plein de plages excentrés avec très peu de touristes !!! Pour se déplacer le mieux c'est de louer un scooter car l'ile est trop vaste pour faire du vélo sur les longues distances.

Sur la route Tran Hung Dao avant le centre ville de Duong Dong, plusieurs options : - Mush Room Backpacker (15$ la chambre) un peu hippie mais avec jardin pour le pti déj et les soirées - Lang Cau Homestay (17$ double) calme, propre, avec restau familial, accueil sympa

Plages : Sao Bao et An Thoi (sud), Bai Ganh Dau (nord, suivre direction de Pepper Beach), Bai Vung Bau et Bai Cua Can (ouest, sur la route de Bai Ganh Dau tourner à gauche direction Cua Can)

Boire un verre, jouer une partie de billards ou babyfoot : drunken monkey Bar sur la plage avec dance floor et feu de joie : Rory's Beach Bar

Pour manger des fruits de mer et autres poissons aller au night market Dinh Cau Cuisine viet : Le Giang (289 Tran Hung Dao ) Tapas : Ocean Bar and Grill (60 Tran Hung Dao )
Compte-rendu retour croisière tropicale avec CDF Horizon du 4 janvier 2014 English translation pending
by Rcoucou · 2014-01-13 · 208 replies
bonjour

un bref compte rendu de notre croisière faite avec Croisière de France sur le bateau Horizon départ le 4 janv de la république dominicaine

je développerai ce CR à la fin avec des photos mais voici en quelques paragraphes des choses utiles et les différentes escales pour ceux qui partent bientôt

vêtement prévoir un polo léger pour l'arrivée =28d chaleur humide après on s'habitue très vite 😉

départ d'Orly SUD porte B enregistrement porte 90 à 111 en face brioche dorée

l' enregistrement commence 4H décollage pas avant 2 étiquette par valises une avec le numéro de cabine > à donner ou prévoir le numéro localisateur en haut a droite réservation

la seconde classique avec code barre pour le vol collé par hôtesse accueil pds maxi 20kg + 1 bagage main vérifier tampon pour nbres de bagages main sinon on vous les réclames

à l'enregistrement vous aurez une grande enveloppe avec vos billets retour et carte embarquement retour (à ne pas perdre)

vol Pullmantur PLM6021, vol correct de 9H type charter avec 1 repas cèleri râpé , riz et poulet (très bon ), pain , fromage, cake boisson coca ou sprite ou J orange , eau = 1 verre, après on réclame café ou thé 2 films en boucle si l'écran fonctionne sinon grand écran central mais on ne choisit pas le film dans ce cas écouteur à acheter 3€ 2H avant atterrissage boite collation avec sandwich jambon fromage , cake + café ou Thé

décollage 1H de retard mais rattrapé

A+

Vacances à Madagascar 2013 English translation pending
by Poissoncoq · 2013-08-24 · 13 replies
Salut à tous, je viens de rentrer après un mois passé à Mada plus précisément Tana, Diego et Nosy Be. Un très beau voyage et des souvenirs plein la tête, mon sport favori fut d'acheter des sucettes et des biscuits dans les gargotes pour distribuer aux enfants que je croisé et ça tout au long de mon séjour à 200ar la sucette ou le paquet de 2 biscuits vous faites des heureux pour pas cher ! Tana et sa misère c'est un choc dans la gueule quand on arrive mais on se sent plus en sécurité qu'à Diego et j'ai jamais flippé alors que je me suis trimballé dans des quartiers populaires ( Analekely, 67 ha ) montre au poignet, Ray Ban sur le nez et appareil photo à la main. Il suffit d'être accompagné d'un chauffeur guide et tout va bien pour visiter le pays, sur la route je m'arrêté régulièrement pour prendre des photos du paysages et des locaux qui vendent des fruits, des noix de cajou, qui coupent à la machette du cacao, qui cassent des cailloux, etc...C'est clair que visiter une famille qui casse des cailloux les prendre en photos et se barrer comme un voleur c'est pas cool c'est pour cela qu'à eux et certains je donner un peu d'argent toujours traduit par mon chauffeur guide qui leur disait de partager. Diégo hors mis les excursions j'ai pas aimé l'ambiance qui règne en ville en plus au moment ou j'y étais les foroches faisaient la une de la tribune de Diego (agressions, meurtres etc...) le soir c'est vraiment la zone de toute façon il y a que dalle à faire une fois que l'on est sorti du resto ! Nosy Be m'a beaucoup plus surtout les excursions dans les iles voisines qui sont magnifiques, le soir à Ambatoloaka c'est chaud bouillant surtout au bar le taxi Be un vrai ghetto le truc env 200 putes ! Mais bon elles te laissent tranquille si t'es pas intéressé malgré le fait qu'il y ai 10 fois plus d'offre que de demandes (40% de touristes en moins cette année) c'est vrai qu'il y a des vieux messieurs en quêtes de belles et jeunes mulâtres mais bon il y a aussi pas mal de couples d'occidentaux et aussi des jeunes voir des familles et puis les mecs qui sont là pour ça je leur jette pas la pierre ça reste un deal elles sont pas forcées non plus ! Perso j'ai payé quelques THB aux filles de la table d'à coté juste par sympathie et pour discuter avec notre table (2 couples ) et elles, surtout que la plupart ne consomment pas si elles sont seules. Pour les Françaises qui se sont faites agressées (elles étaient 3 et non 4 ) ça reste un acte isolé le gardien n'est pas de Nosy Be mais du sud de Mada et elles sont un peu insonciantes d'avoir louer un bungalow dans le nord de l'île au milieu de rien ! En ce qui concerne les touristes je fut étonné de voir autant d' Italiens, ils sont 4 fois plus nombreux que les Français, ils sont sur toutes les excursions et sont généreux avec les enfants ! j'ai terminé mon séjour au Royal Beach c'est un superbe hôtel avec une bonne cuisine mais en ce qui concerne les excursions c'est du vol ! 4 fois plus cher par rapport aux agences du centre ville ou rabatteurs sur la plage. Pour moi la meilleure table de la station c'est le resto de l'hôtel Sarimanok le Batumoch qui donne sur la plage et la meilleure gargote pour la langouste et le poisson c'est chez la Mama dans le centre et puis il y a le petit resto Zeburguer en face du taxi Be pour profiter de l'ambiance nocturne lol ! bon, pas cher, copieux et le personnel est d'une gentillesse extraordinaire. Les vendeurs sur la plage sont un peu lourd et les filles qui proposent les massages ( soft et hot ) aussi mais bon c'est la crise et c'est encore plus dur pour eux.

Mon ressenti, magnifique pays, des gens attachants (il faut pas hésiter à aller vers eux ) je reviendrais, Veloma.
Radar et piste cyclable à Cagnes-sur-Mer (Provence) English translation pending
by Gabey · 2012-09-03 · 27 replies
Bonsoir,

Une nouvelle ( pour moi): contrôle radar sur une piste cyclable limitée à 10 km/h à Cagnes sur Mer ! bon qu'en dire !
En direct du Vietnam (Dong Van) English translation pending
by Cendryon · 2012-07-08 · 84 replies
Toute notre petite famille est au Vietnam depuis une semaine. C'est un pays magnifique et on se sent vraiment bien ! Comme dit Larsay dans une autre rubrique plus besoin de prendre le permis à Ha Giang. Nous étions hier à Meo Vac. D'après ce que j'ai compris c'est encore plus simple que ça pour le permis mais je laisse aux spécialistes la primeur des infos. Aujourd'hui nous avons quitté le marché de Meo Vac sous la pluie (malheureusement). Arrivée à Dong Van au sec pour le marché. Puis re-douche à l'heure du déjeuner. Balade cet après midi dans un village Hmong (Je ne vous dit pas le chemin pour descendre au village vu ce qu'il est descendu comme flotte depuis hier !). Les conditions de vie sont vraiment très rudimentaires mais les gens sont très accueillants). Balade ensuite à travers les rizières et sous le soleil pour atteindre le vieux quartier de Dong Van. Depuis que nous sommes ici nous avons eu la chance de voir toutes les étapes de la culture du riz. Le labourage des rizières, la plantation, la moisson... et ici, à Dong Van le riz n'est pas mur mais il n'est pas tout petit non plus. Dans le vieux quartier de Dong Van, nous avons été invités à boire le thé dans un vieille maison chinoise habitée par des tay vraiment charmants. Je vais en rester là pour l'instant sauf à souligner l'excellent accueil que nous avons eu lorsque nous avons dormi chez l'habitant, à Vu Linh, dans une maison Dao. C'était vraiment très sympa et les repas Miammmmmmmmmmmmm. Il y a très peu de touristes. Nous en avons croisé 7 pour le moment (une famille de 4 hollandais et 3 australiens). Je ne vais pas faire de la pub pour l'agence par laquelle nous sommes passés, enfin pas maintenant (j'attends la fin du voyage !) car sur ce forum il y a bien trop de pub... mais notre petite guide est vraiment charmante et entre facilement en contact avec les habitants et ça c'est vraiment super. A une prochaine étape !
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d��être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Trajet de quatre semaines en Birmanie English translation pending
by Chandini · 2012-02-09 · 62 replies
Bonjour à tous les précieux forumers,

J'envisage de partir en mars en Birmanie que je ne connais pas. Voilà ce que je "vois" (sachant que je prendrais des vols intérieurs) pour 28 jours à un jour (de moins !) près : Yangon : 3 ou 4 nuits (peut-être une nuit, si nécessaire, au retour) Bagan : 4 nuits Mandalay : 3 nuits Lac Inle : 5 nuits (pour visiter Pindaya et Kakku)

Et là, j'hésite (et peut rajouter une nuit à Bagan et / ou à Mandalay) : Moulmein, Hpa An, Rocher d'or 5 nuits (apparamment le site est très beau avec ses formations karstiques et il y a des belles promenades en bâteau)) et/ou Mrauk U 5 nuits et/ou Kengtung 5 nuits

Sachant que je n'ai pas envie de courir mais que j'adore visiter ... et que j'adore les temples, pagodes, bouddhas et monastères !

Merci infiniment, par avance, pour vos conseils avisés.

Plein de pensées cordiales.
Riviera Maya, cherche un vrai 5* avec vue face à la mer, vos suggestions? English translation pending
by Goodgirl · 2011-12-27 · 20 replies
J`aimerais peut-être un swim-up avec majordome!trop de choix je suis un peu perdue c`est mon 2 eme voyage à rviera maya!Nous avions séjourner au Barcelo palace et c`était super!!!j`ai +++ d`attentes alors je voudrais des conseils!Mon mari veut que ce soit insonoriser car à notre dernier voyage ouf!Nous étions au Majestic élégance à Punta cana et en formule club en plus et les femmes de ménage se criaient après à 6hrs du matin, à tout les matins, assez ordinaire en tk j`attend des réponses svp!;)
Être une femme: un handicap pour voyager? English translation pending
by Atila · 2011-06-15 · 121 replies
Il existe une rubrique 'voyager au féminin' qui n'a pas son équivalent pour l'autre sexe.

J'en conclus donc qu'appartenir à la gent féminine est un handicap pour découvrir le monde.

Ce handicap est tout d'abord très prosaique : les toilettes. (J'ai déjà fréquenté des lieux où seul l'urinoir était prévu....)

Il est aussi physique : laquelle d'entre nous n'a jamais été soulagée de s'apercevoir que ses règles ne tombaient pas pendant les vacances....( je rappelle aux messieurs que certaines dames sont clouées au lit pendant cette période...)

Il est surtout le résultat d'interdits : vestimentaires (un homme n'a pas à se creuser la tête pour savoir si sa garde robe va être compatible avec son lieu de séjour) , géographiques ( refus de la femme dans certains lieux) ou logistiques (impossibilité de conduire ou de fréquenter des transports en commun sans référent masculin).

Une autre difficulté du voyage au féminin est la transparence : la femme en couple n'a pas l'impression d'exister . On ne lui parle pas, on ne la regarde pas, seul Monsieur est digne d'intérêt.

Si la femme voyage seule ou entre amies, elle pourra être à l'inverse l'objet de toutes les attentions...sexuelles. L'occidentale est conçue comme facile. On a seulement oublié de préciser aux Jean Claude Duss locaux que même Apollon ne réussirait pas à mettre dans son lit n'importe quelle femme juste en un claquement de doigt.

Allez, messieurs, faites un effort d'imagination et , comme un écrivain américain blanc s'était mis dans la peau d'un noir, mettez vous quelques instants dans la peau d'une femme!
Recherche une école ou association pour faire un don de matériel à Tanger English translation pending
by Rodolphe86 · 2010-03-13 · 13 replies
Bonjour,

Du 03 au 17 avril, nous serons à Tanger et alentours pour deux semaines de vacances et de découverte. Comme lors de chacun de nos périples, nous souhaitons remplir nos valises de matériel scolaire, jouets, vetements... et cherchons contact avec une école ou association intéressée pour recevoir ces dons. A bientot Rodolphe et Olivier
Carnet de voyage en Birmanie du 13 janvier au 5 février 2010: 5e partie English translation pending
by Lubie · 2010-02-12 · 0 replies
J'ai fait un agréable voyage en Birmanie avec mon mari; voici les photos => ICI Les birmans sont des gens très gentils, toujours ponctuels, calmes, accueillants et fiables; nous avons voyagé totalement en individuel, tout en ayant réservé les vols intérieurs avec White Lotus. Nous avons visité successivement Yangon, Mandalay, Bagan, Inlé et de nouveau Yangon et Bago - première partie : Yangon : du 13 Janvier au 15 Janvier 2010 => ICI - deuxième partie : Mandalay et ses environs : du 16 Janvier au 21 Janvier 2010 => ICI - troisième partie : Monywa : du 22 Janvier au 23 Janvier 2010 => ICI - quatrième partie: Bagan (Nyaung U) : du 24 Janvier au 27 Janvier 2010 => ICI - cinquième partie: Inlé (Nyaungshwe) : du 28 Janvier au 31 Janvier 2010 - sixième partie : Yangon : du 1 Février au 4 Février 2010 => ICI

Nyaung U - Nyaungshwe : 28 Janvier

Lever à 5h1/2. Le petit déjeuner promis à 6h n'est pas prêt; nous aurons donc seulement des toasts, fruits, thé/café. Nous partons à 6h1/2, 10 minutes de trajet, et nous devons attendre jusqu'à 7h50. Tous les passagers de tous les vols de Bagan semblent être présents ici ! Arrivée à 9h10. Le vol s'est bien passé, nous sommes passés par Mandalay. Le fils de l'hôtel Aquarius vient nous chercher avec son « espace » qui secoue beaucoup (15 000k). Il paraît très sympathique et nous arrête pour nous permettre de visiter le monastère en bois où l'on voit les têtes des bonzillons à-travers les fenêtres ovales « shwe Yan Pyay» En arrivant, notre chauffeur nous arrête pour payer la taxe d'entrée de 3doll/p. et noter les numéros de passeport et visa(comme dans les hôtels). En fait nos déplacements sont suivis à la trace : d'où venons nous, où allons nous...il paraît que les hôtels doivent remettre chaque jour les entrées dans leur hôtel. Nous arrivons à l'hôtel, Aquarius Inn (12doll)les chambres sont en bambou, au centre, un patio agréable où l'on nous sert du thé, des fruits, des grains de soja grillés et des grains frits. Super accueil ! Nous discutons avec le fils (le père est plus âgé) de la possibilité de faire le surlendemain un circuit en bateau sur le lac Inlé et nous prenons rendez-vous le lendemain à 8h pour discuter du parcours avec le batelier. Noua allons faire le tour de la ville, du marché, changé de l'argent et visiter des monastères. Nous rencontrons des Suisse qui pensent partager avec nous une journée à bateau sur le lac , mais je les rebute en leur disant qu'il faut partir à 6h ! nous voyons en passant l'agence Golden Bowl, et nous nous renseignons pour un tour en canoë, qui se terminerait en voyant le coucher du soleil; le parcours proposé est incohérent ainsi que les horaires. Des camions transportent d'énormes quantité de vase qu'ils sèment involontairement sur la route, ils la déposent au coin des arbres, juste devant les maisons; beurk, mais peut-être cela va-t-il leur servir d'engrais . Nous sommes même accueillis par un bonze, à prendre le thé dans sa chambre, il ouvre pour nous un paquet de crackers. Nous essayons de lui faire comprendre que le lendemain, c'est le jour de la pleine lune, mais il ne comprend pas le mot lune. Heureusement il a un dictionnaire anglais-birman, et il nous montre son cahier d'anglais bien rempli, mais qu'il n'a pas, à notre avis assez étudié ! Nous sommes bien, assis sur nos nattes ! Il possède un lit, une belle chaise, et même un ordinateur, une imprimante et des livres, Il est le chef d'un des trois monastères de la pagode. Nous lui écrivons une carte postale de paris, et nous lui expliquons les monuments. Il s'appelle U Ka Lya Na , il est très gentil et nous invite à venir le lendemain matin dans sa pagode. Nous croisons quelques touristes, mais pas énormément. Nous repassons par l'hôtel puis allons au restaurant Unique, où nous avions été nous désaltérer et discuter des menus. Surprise ! il fallait commander la veille; nous commandons pour le lendemain un menu shan et nous nous rabattons sur le fameux Golden Kite, favori du forum et dînons dans la grande salle en bois décorée d'inscriptions qui avaient été écrites à l'occasion d'un mariage qui a eu lieu dans l'après-midi. Nous avions déjà photographié une belle voiture de mariée fleurie. Nous partageons une pizza Hawaïan un peu chère pour le pays(6000k), puisqu'ils ne servent plus que des mets italiens, contrairement à ce que dit le Lonely Planet (les autres menus sont servis dans le Golden Kite qui est installé sur le lac). Les pancakes caramélisées recouvertes de petites fraises étaient délicieuses (1200k), mais le jus d'ananas épais et sans goût.(1000k)

Le début de la nuit a été un peu difficile, d'abord on a eu le droit au bruit énorme du générateur, puis à la musique du voisin; les cloisons sont fines; il faut encore mettre les boules quies ! A l'hôtel, le change est à 950k , si vous changez 100doll. Et sinon 930k, nous l'avons eu à 980k au marché; Le couvre-feu est à 9h, après, il n'y a plus d'électricité

Nyaungshwe : 29 Janvier

Nous prenons le petit déjeuner à 7h dans la salle de restaurant de la maison principale. Le service est attentionné. Nous avons rendez-vous avec le boatman qui parle bien anglais, il paraît bien comprendre le trajet que nous voulons faire (en évitant trop de boutiques d'artisanat)et adapte un peu le sens. Il demande 19 000k pour aller jusqu'à Kyaing Kan, au bout du lac d'Inlé. Je crois que la visite du lac va être agréable ! Sa soeur fait des promenades en canoë, mais notre batelier nous dit que c'est impossible en ce moment, car il n'y a pas assez d'eau. Il est 9h, nous partons avec nos vélos loués au voisin (600k la demi-journée) vers le stupa des sources d'eau chaude de Kaung Daing, où nous avons appris qu'il se déroulait aujourd'hui un festival, aujourd'hui, c'est un jour férié (jour de pleine lune, il n'y a pas de marché tournant). Il y a beaucoup de poussière sur la route, et des motos, vélos, quelques voitures et des motoculteurs qui tirent des charrettes remplies de gens, des femmes à pied. Tout ce petit monte est en route pour la pwe ! Le trajet est assez facile, avec quelques petites montées que je préfère faire à pied et quelques ponts étroits à traverser. Je ne veux pas prendre de risques (vu les soins de santé dans ce pays!!) Et je sors d'une fêlure du bassin l'été dernier. Il y a déjà du monde quand nous arrivons, un peu avant 10h; des stands de nourriture et de vente (genre jouets pour les enfants) sont installés. Un match se prépare. Un homme vient engager la conversation avec nous et nous montre l'endroit d'où part la source d'eau chaude. A proximité, se trouve un bassin où des femmes se lavent et lavent leur linge. Il voudrait que nous allions au restaurant, mais nous lui répondons que nous n'avons pas faim; peut-être y a-t-il eu méprise et qu'il voulait juste nous inviter à prendre un pot ou un thé avec lui ! Nous passons devant l'établissement des bains, quand une jeune femme propose de nous le faire visiter gentiment; C'est ça, l'accueil birman !! Les deux parties homme et femme sont séparées. J'ai le droit de visiter celle des femmes qui se baignent avec leurs bébés et mon homme, celle des hommes ! Il y a aussi le bassin pour les étrangers. Puis, nous montons l'escalier qui mène au stupa ( avec les chaussures)accompagnés de jeunes femmes qui portent de beaux longyi aujourd'hui et se sont même, pour certaines, maquillées. Les femmes portent de gros sacs d'offrande pour les moines, une soixantaine, je crois, qui doivent venir les recevoir à 13h, il y a du riz, du savon et du sucre de canne A l'intérieur du stupa, des petits groupes de birmans prennent le thé, installés sur des nattes. Il y a beaucoup de brume ce matin, et nous ne voyons pas bien le lac depuis le haut du stupa. Des gamins font marcher des toupies à l'aide d'une ficelle Sur le chemin de la descente, nous rencontrons un jeune birman habillé en jean, et blouson de cuir «US army», nous le mettons en boîte et lui demandons s'il est dans l'armée et ça le fait rire !. C'est un ancien membre du Gold Star et il est maintenant fermier dans un village voisin. Il se fait photographier avec plaisir avec ses amis ! En bas, se jouent des paris, un peu plus loin, mais la foule devient dense, des camions arrivent ainsi que de nombreuses motos et je préfère rentrer plutôt que de continuer jusqu'au village voisin. Je pense à ce qu'a dit la française de Bagan, et j'ai un peu la trouille! Et je sors d'une fêlure du bassin l'été dernier Il est très difficile de se frayer un chemin, les gaz noirs d'échappement des camions sont irrespirables ! Puis la circulation s'améliore à partir de la jonction. Le trajet est plaisant, nous apercevons des enfants dans une école (eux, ils travaillent bien que le jour soit férié !), nous assistons au bain du buffle, voyons les rizières... Nous retournons à l'hôtel vers 13h, la pwe doit battre son plein, là-bas. Il y avait tellement de poussière rouge sur la route que j'ai la moitié de la jambe colorée et fais rire la serveuse ! Nous prenons un star cola (300k). Vous pouvez acheter l'eau à l'hôtel (300k comme au supermarché local) A 15h, nous allons au Inle Pancake Kingdom, où nous mangerons une délicieuse crêpe tomate/fromage/champignon pour 1300k, bien meilleure que la pizza du Golden kite, accompagnée d'un délicieux jus d'ananas, ce coup-ci. C'est tranquille ici, et nous prenons plaisir à voir passer les gens dans la rue, trishaws chargés, femmes à vélo, sortie d'école, retour de lessive et séchage sur différentes parties de la maison. Nous retournons à 4h à l'hôtel où l'on nous sert du thé chinois, mais refusons la banane au miel ! Puis je m'installe pour écrire mon journal, surveillée par le gérant, toujours présent; Les locataires arrivent et discutent avec lui. Il est 5h-1/4, la température baisse. La musique assourdissante de la pagode voisine s'est mise en marche parce que c'est un jour bouddhiste, mais c'est seulement pour une heure, paraît-il ! Je vais profiter de l'électricité actuelle pour prendre une bonne douche. Comme ils ne font pas la chambre ici, maintenant, je ferai mon lit le matin ! Nous allons dîner au restaurant Unique goûter notre menu shan (6500k) que nous partageons (avec une bière Myanmar à 2500k)dans ce menu, on a la possibilité de prendre deux plats principaux au lieu d'un, (sinon c'est moins cher) on a pris du poisson dans une feuille de bananier et du tofu.(bon) La soupe et tous les plats sont arrivés en même temps, sans sourire, dès que nous avons pénétré dans le restaurant; la cuisine était grasse et ne valait pas celle de Peacock Lodge à Mandalay. Je ne le conseille pas.

Nyaungshwe : 30 Janvier

Aujourd'hui débute notre grande journée sur le lac Inlé. On se réveille comme d'habitude avant l'heure, on se lève toujours tôt en voyage ! Il n'y a pas de lumière, Michel doit se raser avec sa lampe frontale ! Nous arrivons à 6h pour prendre notre petit déjeuner, mais le personnel ne paraît pas au courant. Il est néanmoins rapidement préparé, omelette pour Michel, toasts, assiette de fruits (banane, papaye, pomme) et bonne confiture de citron; thé noir et café. Nous sommes prêts, pour notre départ à 6h1/2, mais en fait notre boatman attendait depuis 6h devant la grille qui était fermée. Je me suis bien couverte (tshirt, plus damart plus deux polaires, foulard); il fait nuit quand nous partons, il fait très froid, il y a bien une couverture sur le bateau, mais cela ne suffit pas ! Il y a beaucoup de brume sur le lac. Nous mettons 3/4h pour arriver à Inthein; sur la route, nous croisons des pêcheurs Intha immobiles sur leur bateau en train de pêcher; l'un d'eux tape sur les poissons et je ne comprends pas bien ce qu'il fait ! Un autre fait avancer son bateau, à l'aide d'une seule pagaie qu'il enserre d'une jambe, cette technique est propre aux Inthas. A l'entrée du canal, des écolières rament vers Indein, elles ont prévu leur panier repas; des femmes dans des bateaux plus larges rament avec de lourds chargements, on passe devant des ponts en bambou, des ponts couverts; des femmes vont au marché, le long de la berge et certaines portent leur bébé dans leur dos. Nous débarquons près du marché, des femmes Pao et Danu font leurs emplettes, un combat de coqs débute, nous allons boire un thé au lait concentré sucré offert par notre batelier qui n'a pas pris son petit déjeuner, il l'accompagne d'un long beignet chinois. Notre batelier évite l'escalier couvert d'accès à la pagode d'Inthein et monte à gauche au milieu des vieux stupas, avec quelques bas-reliefs en stuc; certains sont neufs, peints en or ou blancs, en ciment, ils ont été offerts par différentes nationalités ou bien collectivement par des groupes. Nous allons vers les chutes qui viennent de la montagne. L'eau est claire et verte, des hommes se baignent; on traverse la bambouseraie. Une ligne électrique alimentée par le torrent de la montagne est utilisée pour la pagode. Nous redescendons par l'escalier couvert; les étals s'organisent pour l'arrivée des touristes. Je vois des petites crèches dans des poissons en bois; il est vrai qu'il y a aussi des catholiques, par ex. les karens . Quelques touristes arrivent. Notre guide voulait les éviter. Nous allons voir le travail des argentiers chez Mya Hin Tha, ils font des petits poissons articulés en argent. Nous reprenons le bateau jusqu'au bout du lac Inlé à Kyauk Taung (après, un long canal rejoint le lac Sankar, mais, c'est beaucoup plus loin, il faut une permission spéciale et un guide spécial); le paysage change dans cette région. On aperçoit un groupe de stupas blancs sur la colline. Nous visitons les tissages en fibre de lotus de Kyaing Kan, cette fibre ressemble à un bout de ficelle beige fragile et grossier. La femme mouille son métier avant de passer le peigne; cela ne m'inspire vraiment pas; Il paraît que cet atelier a été en partie transféré à In Phaw Khone. Notre batelier nous emmène déjeuner au Nice Rt (Nampan), il a très faim(nous l'invitons) Nous partageons un poisson grillé avec du riz.(total : 9200k) Nous voyons des villages sur pilotis, une 2° fabrique de tissage : soie, coton et lotus mélangés; un petit groupe de femmes travaille pendant que les hommes musardent sur la terrasse en buvant du thé et en jouant du karom (genre de billard indien, je ne sais pas le nom local) avec notre guide qui s'amuse beaucoup. Les filaments de lotus sont extraits des tiges de lotus puis étirés en un fil à plusieurs brins. La qualité de ces tissages ne vaut pas celle que nous avons vu à Amarapura; On longe de nouveau des villages de maisons sur pilotis pour arriver à la fabrique de cheerots (cigares)de Nampan. Des touristes sont déjà assis et nous les rejoignons; thé, crackers et cheerot nous sont offerts. Des femmes confectionnent des cheerots : un filtre en bambou, la feuille d'un arbre et du tabac parfumé d'anis et de deux autres plantes( ils font aussi du tabac parfumé), la feuille est fermée à l'aide de colle faite à partir de riz gluant; deux hommes, dans la même salle fabriquent aussi des boîtes à cigares, laquées sommairement, certaines sont décorées de palme, de cuivre ou de bambou; elles sont jolies( 4500k, pour une boîte contenant l'équivalent d'un paquet de cigarettes) et les cheerots sont offerts; de là, nous partons visiter le monastère thalay où nous dérangeons un bonze qui regarde l'open d'un match de tennis, pas de thé pour nous ce jour-là ! Dans ce monastère sont alignés de beaux bouddhas offerts pat travel services, on voit une image du monastère autrefois. Un sentier longeant le canal rejoint la pagode Phaung Daw U. des ponts couverts traversent le canal. Nous évitons les frais d'appareil à photo(300k) en passant par une autre entrée. Notre batelier garde nos chaussures, mais il voulait aussi nous faire enlever nos chaussettes, il suffit de dire non, et on n'a jamais eu de problèmes. Des petites boules de bouddhas formant des tas informes sont très vénérées et encore surchargées d'or par les fidèles;Le plafond est richement décoré. Des hangars abritent les deux énormes bateaux dorés en forme de hintha (cygne doré de la légende birmane)sortis à l'occasion du festival annuel de la pagode, ainsi que les boules de bouddhas; A cette occasion, se déroulent des courses nautiques sur les canaux. Un grand bazar de tshirts, longyi, couteaux délestera mon porte-monnaie de 2 tshirts Inlé pour 4800k, après négociation; Nous traînons un peu pour retarder l'heure de retour et voir le coucher du soleil. On traverse les jardins flottants au milieu de petits canaux, des petites barques sont conduites au pied par des femmes, des hommes pêchent sur leur barque. Nous prenons plaisir à voir ces activités. De nombreuses tomates, courges, et fleurs poussent sur de long treillis en bois soutenus par des tapis flottants fixés par de longues perches en bambou. La promenade est agréable et il fait moins chaud ! Nous rejoignons le monastère des chas sauteurs. Les moines qui sont assis sur des bancs ont délégué « le spectacle » à un jeune homme qui arrive à faire sauter un à trois chats au travers d'un cerceau, moyennant deux petites croquettes à chaque saut. Ce spectacle se passe dans la grande salle où sont abrités de nombreux bouddhas antiques mal éclairés, trônant sur des socles en bois et mosaïque. Au fond de la salle, un couloir d'échoppes de souvenirs; Nous repartons vers Nyaungshwe, surveillant le coucher de soleil guère impressionnant. Les montagnes du côté est sont éclairées et rosissent. Le froid tombe, nous arrivons quand il fait nuit. Je propose d'aller dîner au Star Flower, nous prenons des tagliatelles tomates/champignons(3000k) et une pancake tomate/fromage/oignon/champignon (2300k) moins bonne que celle d'Inlé Pancake Kingdom, accompagnés d'une myanmar beer (2000k) Le chef est fier de nous proposer en fin de repas, de bonnes bananes de son jardin qui est proche de l'Aquarius; il se soucie en permanence de savoir si nous apprécions la cuisine de son restaurant, mais on ne va pas dire le contraire; à vous, si, cela n'est pas extraordinaire ! Le patron dont le portrait en costume de fin d'études figure dans la salle nous intrigue : en fait, c'est un ancien étudiant de maths de l'université de Taungyi (trois d'ans d'étude), la profession d'enseignant ne lui rapportant pas assez, il s'est installé comme restaurateur; Dans la salle, sa femme s'occupe de son bébé malade, pauvre chou ! Un petit tour au supermarché pour acheter de l'eau, du dentifrice et des cigarettes Red Ruby. Nous nous couchons à 9h, l'extinction des feux étant prévue pour 9h1/2 !

Nyaungshwe : 31 Janvier

Cette nuit, nous avons eu le droit à des psalmodies incessantes ! Je me suis enrhumée, il faisait tellement froid sur le lac, , c'est mon premier rhume de l'hiver et je le ramènerai en France; Nous allons prendre notre petit déjeuner. Les toilettes n'ont pas été nettoyées, et comme la chasse d'eau tire mal, cela n'est pas la joie. Et il n'y a pas de balayette. Nous utiliserons souvent les toilettes extérieures qui ont un autre avantage : celle de ne pas se mouiller les pieds à chaque fois, la paire de tongs proposé étant trop petite; Un taxi devant l'hôtel propose de nous emmener à yangon (en passant par Bago) sur deux jours pour 12o dollars, il avait accompagné des gens ici et se trouve maintenant coincé ! Ce matin, a lieu le marché tournant à Nyaungshwe, il est très actif et vivant, il nous plaira plus que celui d'Indein; De nombreuses femmes vont au marché avec leur panier tressé de couleur, à pied ou en trishaw. A l'entrée du marché, quelques femmes vendent des fleurs, probablement celles cultivées sur le lac. Un camelot propose des ballons en forme de personnages ou animaux et souffle dans un sifflet pour attirer l'attention; A l'intérieur, sous des bâches, un peu trop basse pour notre taille, c'est un canevas d'étals de légumes, poissons séchés, graines, tofu, ;sur le pourtour, des échoppes de bouchers, volaillers ainsi qu'une grande partie dédiée aux chou-fleurs; Une autre petite allée est spécialisée dans les vêtements. A l'arrière, on vend des grands panneaux de bambou tressés. Dans une petite allée extérieure, des carrioles à cheval sont alignées. Il y a aussi quelques gargottes à l'intérieur du marché et des commerces divers (coiffeurs, pharmaciens...) Nous quittons le marché en nous dirigeant vers l'embarcadère; sur le chemin, des femmes continuent d'arriver avec leur cabs ou repartent lourdement chargées de leurs achats; A l'embarcadère, il y a de grands paniers de légumes, principalement des petites tomates cultivées sur le lac; Des hommes chargent ces grands paniers sur un camion déjà bien rempli; Nous revenons vers l'hôtel où je rédige ce compte-rendu; comme d'habitude, on nous apporte du thé chinois tiède, avec des grains de soja grillés ou frits; Je suis un peu fatiguée, sans doute à cause du rhume, et ne me sens pas d'attaque pour faire du vélo aujourd'hui ! Les toilettes ont été enfin nettoyées, comme le fait remarquer le personnel ! Nous nous préparons pour aller déjeuner au Inlé pancake Kingdom et nous nous mettons à la terrasse pour manger notre pancake /tomate/oignon/champignon, avec notre délicieux jus d'ananas, le meilleur de ce pays, et une bonne salade de tomates/avocat. Nous finissons par un mauvais nescafé, il fallait bien essayer !, amélioré par du lait concentré. Nous restons un bon moment à regarder les gens passés. Un homme âgé tire péniblement une charrette très chargée, des trishaws conduisent des femmes qui reviennent du marché. En face notre terrasse, un énorme tas de vase venant du canal devant une belle maison, à quoi va-t-elle servir ? Nous sommes Dimanche et il n'y a pas d'école aujourd'hui. Nous quittons le restaurant. J'achète trois cartes postales pour 500k. Je me sens un peu mieux, Michel veut faire un peu de marche vers les grottes Htut Aung(indiquée sur le plan donné par l'hôtel), la route est droite et interminable, sans intérêt, et nous ne sommes pas encore arrivés au départ de la piste indiquée sur le plan; je regrette de ne pas avoir pris de vélo, pour l'instant c'est facile. Ouf ! Nous croisons un horsecart qui vient en sens inverse, il accepte de nous emmener aux grottes pour 4000k A-R. La carriole secoue pas mal, mais la piste est difficile, elle monte de façon abrupte et le cheval peine. J 'ai peur que la carriole bascule, heureusement , finalement, nous ne le faisons pas en vélo !

Nous arrivons à un village de tribus. Un escalier monte à une grotte où vit un vieux bonze âgé de 73 ans qui insiste pour nous servir du thé, du sucre et des grains de soja frits. Comme il fume, nous lui proposons une cigarette, mais il va la fumer dans son coin, drôle de bonhomme ! Comment peut-il vivre dans cette grotte où sont installés son lit et ses affaires , Nous lui donnons une carte postale de Paris qu'il range dans un livre; Il nous indique le chemin d'une grande grotte à cinq minutes d'ici, nous croisons de jeunes bonzes qui se lavent avec plaisir. Un autre moine âgé, lui aussi, nous fait visiter la grande grotte, elle est très haute et alvéolée. Un escalier descend plus profondément et mène à une grande chambre. Michel la visite à l'aide des deux torches électriques prêtées par le moine. Nous repassons devant les bonzillons que nous prenons en photo et retournons en carriole à l'hôtel où on nous propose du thé vert, et deux morceaux de pastèque, pour une fois, pas de banane, chic! Je reste me reposer dans la chaise longue de la véranda, située entre les chambres : beaucoup d'objets anciens y sont entreposés, ainsi que des bibliothèques et des albums de photos données par les touristes. Le patron arrose abondamment le jardin, en fin d'après-midi. Des clients vont et viennent; Pas de dîner ce soir, je n'ai vraiment pas faim, j'écris maintenant dans la chambre, pour ne pas oublier, la lumière est faible, après m'être lavée les pieds dans le lavabo de la chambre, avec un peu d'exercice ! Il est 20h et je vais essayer de dormir, cela va être difficile, la musique est assourdissante. Demain, nous prenons l'avion pour Yangon. Ici, on était bien, Nyaungshwe est une ville calme, on ne rencontre pas d'enfants qui mendient, et ils paraissent être bien entretenus. Les ressources des jardins flottants doivent enrichir les habitants. Nous ne sommes pas importunés, parfois, un batelier nous propose ses services, mais il reste toujours souriant.
"La bâtarde d'Istanbul", livre par Elif Shafak English translation pending
by Kelessuf · 2009-10-18 · 6 replies
Asya a 19 ans. Elle est turque, vit à Istanbul et a grandi dans un univers strictement féminin. Fille sans père, "bâtarde", élevée par ses quatre mères-tantes ou tantes-mères, sa grand-mère virago et Petite-Ma, l'arrière-grand-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. "Une maison de dingues"... Le seul homme vivant de sa famille, son oncle Mustafa, a été très vite envoyé aux Etats-Unis d'Amérique, pour l'éloigner de ce que ces femmes prennent pour une malédiction (la disparition prématurée de chaque élément masculin de la famille).

Asya est toute entière révolte, "si pleine de rage ma douce" comme lui dit son amant, cruelle aussi, comme sa mère, le mouton à cinq pattes de la famille sur laquelle s'ouvre le roman ; désarmante, et désarmée dès lors qu'on lui refuse le conflit. Elle se veut nihiliste, elle qui l'est si peu. Elle aime la musique. Enfin, la musique de Johnny Cash seulement, si désespérante qu'elle justifie ses états d'âme et l'idée qu'elle se fait de la vie.

Armanoush / Amy a 21 ans. Elle est arménienne-américaine selon ses propres mots. Elle vit aux EUA, partagée entre son père - fils de la diaspora arménienne-, et sa mère, une américaine du cru, divorcés quand elle avait l'âge de porter des couches-culottes. Partagée physiquement entre l'Arizona et San Francisco. Partagée dans son être entre Armanoush l'arménienne et Amy l'américaine.

Détail important : sa mère a épousé en secondes noces Mustafa, l'oncle d'Asya.

Elle aime les livres dans lesquels elle se réfugie ; trop belle pour être l'amie et la confidente de ces messieurs, trop fine et intelligente pour n'être qu'amante.

Armanoush / Amy décide, à l'insu de ses familles, de se rendre à Istanbul, à la découverte du passé familial. Des amis forumistes la mettent en garde, tout en plaçant leurs espoirs dans ce voyage ("tu seras notre correspondante de guerre").

Naturellement, elle est accueillie dans la famille d'Asya.

Et quand Asya et Armanoush se rencontrent, elles devisent du monde, des hommes, du passé, de l'avenir, en buvant du thé et du coca, en regardant les cargos russes glisser sur le Bosphore...

Et dans ce passé, bien sûr, il y a 1915, le génocide. Mais E. Shafak, tout en reconnaissant les faits, ne juge pas les hommes. Elle confronte deux regards, deux mémoires. Celle d'Armanoush, dont le présent se nourrit d'une histoire multiséculaire ; celle d'Asya pour qui l'histoire a commencé en 1923 et qui refuse même de remonter le fil du temps au-delà du jour de sa naissance (ignorant jusqu'à l'identité de son père, comment pourrait-elle s'identifier dans une nation ?). Terrain glissant, mais abordé avec un sensibilité hors-normes, parce qu'il y a au départ la reconnaissance et l'acceptation de l'existence de deux paradigmes... qui se tournent le dos.

La première partie du roman brosse les portraits de ces femmes (surtout), des rares hommes (aussi), avant la rencontre de ces deux jeunes femmes.

Des personnages douloureux, fragiles, sensibles, vulnérables derrière leurs attitudes si péremptoires. Jamais de pathos, non ; Elif Shafak ne fait pas de ses femmes des héroïnes de tragédie antique. Il y a quelque chose de très slave dans l'encre qu'elle utilise. Les failles se révèlent dans des mots trempés d'humour. Mais pas un humour moqueur : E. Shafak aime ses personnages, les enveloppe d'une empathie qui révèle une grande humanité, un ressenti aigu des émotions et des déchirures qui affectent les hommes.

Et il y a Istanbul... Cette "fissure géographique". Des ballons de toutes les couleurs qui disparaissent dans le Bosphore. Des vendeurs de tout et n'importe quoi à qui on met un "-iste" à la fin de ce qu'ils vendent pour leur donner une profession. Le "vieux pont Galata" comme un leitmotiv. Le Bosphore, toujours. La pluie, le brouillard. Istanbul telle qu'elle est (du moins telle qu'elle s'est toujours offerte à moi, telle que je l'ai ressentie à chaque fois) : terriblement mélancolique.

Une plume trempée dans le Bosphore...

Un livre reçu hier, sans crier gare. Une découverte littéraire, que je voulais partager.

Question pour les connaisseurs : le café Kundera existe-t-il vraiment ?
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
Le grand Iwan Frontière iranienne.

Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.

Route de Kermân

L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.

Dans la rue

La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…

Le bazar de Kermân

Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…

Voyage organisé Flicasseries.

Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi

Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…

Chiraz

La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.

Persépolis.

Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.

Mélancolie Pasdaranes

Route d’Ispahan.

Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.

Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…

Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.

Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !

Téhéran.

À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Vos avis sur les hôtels à Riviera Maya? English translation pending
by Charlot1 · 2009-07-08 · 2 replies
Bonjour à vous tous, je commence à regarder pour un epremière escapades à Riviera Maya ua mois de Février 2010, oui c, est loin mais je veux avoir vos opinions sur les différents hotels de ce coin d epays, que me suggérez-vous, je cherche un 4, une plage moyenne, bonne bouffe, activitées et sin possible adultes seulement mais pas obliogatoire.

J'attends vos suggestions, merci
Discothèque "space dome" à Bangkok? English translation pending
by Mrs · 2009-05-09 · 15 replies
bonsoir,

j'ai eu la chance de faire mon premier voyage en thailande il y a 20 ans avec mes parents et je garde un souvenir nostalgique d'une soirée en discotheque avec mes parents et un ami thai surassak, commercial en vins et spiritueux, cette boite de nuit etait immense et pour un gamin de 15 ans c'était une découverte fabuleuse, elle s'appelait le space dome si je me souviens bien, il y avait un énorme vaisseau de la guerre des etoiles... qulqu'un sait il se qu'elle est devenue?

merci de m'aider à raviver de merveilleux souvenirs

amicalement

laurent
Nos photos dans un album ou un livre imprimé! English translation pending
by Lahaut · 2009-05-06 · 32 replies
🙂Voilà depuis quelques années on a la possibilité d'imprimer nos photos de voyage pour en faire un livre relié avec couverture cartonné ou en tissu de tailles différentes !!(mise en page fait par nous même avec un logiciel gratuit obtenu par internet ou dans les grands centres commerciaux !)

Est ce que vous le faites aussi (comme moi )ou vous gardez encore vos albums classiques (épais et volumineux)pour coller vos clichés développés sur chaque page ou à les glisser dans les emplacements prévus ?

Pour ma part j'ai abandonné les gros albums classiques (prend trop de place😕, trop lourds😕, personne les regarde même..... moi 😕, cela coute plus cher en développement de photos avec l'achat de l'album qu'un livre relié tout fait, etc ..)

J'ai aussi abandonné de mettre mes clichés sur DVD (sauf en sauvegarde au cas où.. )en diaporama avec effets originaux, musique etc .. car ils prennent tous la poussière à coté de mon lecteur DVD !🙁(là plus personne les visionne .... moi le premier !!😕)

Certes les livres reliés ne donnent pas la qualité maximum de la photo tirée sur du papier mais c'est nettement plus agréable à le montrer à vos amis ou la famille avec une mise en page agréable avec des tailles de photos différentes, des arrières plans multicolores ou nos photos, etc ......

C'est plus pratique à transporter, moins encombrant à ranger et cela rentre facilement dans une bibliothèque et si on est un peu doué pour la mise en page on a l'impression que c'est un livre acheté en librairie !!

Pour ma part j'utilise le logiciel fourni pour un grand magasin qui commence par la lettre C...... (mais le livre est fabriqué en Allemagne)et j'en suis entièrement satisfait !

Voilà je voudrai juste votre avis, si vous êtes devenus aussi adepte de ce nouveau format pour conserver vos clichés de voyages !!🙂
Dates de la fête de l'eau en Thaïlande? English translation pending
by Usapiste · 2009-02-19 · 34 replies
Bonjour🙂 il me semble que c'est au mois d'avril, mais connaissez vous les dates precises?merci beaucoup de vos reponses🙂
Hôtel Gran Club Santa Lucia depuis l'ouragan IKE? English translation pending
by Michel33 · 2008-10-19 · 32 replies
On veut retourner a cet endroit qu on avait bien aimé et le prix est vraiement tres bon. on veut juste etre sur qu il est encore de bonnes qualités malgré l ouragan, j ai lu des message de septembre qui disais que l hotel était assez détorioré. j attend de vos nouvelles.
L'Issan ou la Thaïlande oubliée (article de presse) English translation pending
by Eliade · 2008-09-28 · 14 replies
Mots clés : Isan, Tourisme, Thaïlande (pays) Le nord-est du royaume thaïlandais, appelé Isan, est peu fréquenté par les touristes. Et on se demande bien pourquoi, à voir la beauté de ses vestiges khmers et de ses paysages. Isan -- C'est parti pour une tournée éclair de trois jours au départ de Bangkok. Un petit circuit de quelque 700 kilomètres, qui sort des sentiers battus, en met plein la vue et donne même envie d'aller... au Cambodge et au Laos, pays limitrophes. Remarquez, la Thaïlande, qui présente l'Isan comme une «passerelle vers l'Indochine» pour plaider sa cause touristique, ne serait sûrement pas vexée si on y allait, mais ce sera pour une autre fois. Le temps presse et la région agricole, qui compte pour environ le tiers de la superficie du pays, a beaucoup à offrir: des paysages tapissés de rizières aux parcs nationaux en quantité et aux sites archéologiques bien valorisés, en passant par une vie villageoise rythmée de festivals. «La perception des visiteurs étrangers est que la Thaïlande se résume à Bangkok, Chiang Mai et Phuket, note Sethaphan Buddhani, directeur de la division du marché américain pour la Tourism Authority of Thailand, qui voyageait avec nous en juin dernier. On aimerait pourtant qu'ils découvrent autre chose lors d'un deuxième séjour: le nord-est du pays, dont on fait la promotion depuis 20 ans. L'Isan, c'est la vraie Thaïlande rurale, avec ses parcs nationaux, ses éléphants, son patrimoine khmer. C'est comme lorsqu'on visite le Canada: il n'y a pas que Montréal, Toronto et Vancouver!»

Les efforts de promotion portent-ils leurs fruits? «Il y a 20 ans, la région accueillait 80 000 étrangers; l'an dernier, autour de 900 000», dit M. Buddhani. Or, cette même année, ils étaient 14, 5 millions à séjourner au royaume. On ne se bouscule donc pas encore sur les routes de l'Isan... Tant mieux pour nous!

L'attrait numéro un de ce coin de pays est assurément ses vestiges de la civilisation khmère. Il faut savoir qu'à partir du IXe siècle, son empire commence à s'étendre au-delà des frontières du Cambodge actuel. À son apogée, du XIe siècle au début du XIIIe, il comprend de vastes territoires aujourd'hui thaïlandais, dont, au nord-est, la vallée de la Mun et les provinces de Nakhon Ratchasima, Buri Ram, Surin et Ubon Ratchathani, que nous traversons dans le cadre de ce circuit. Dans cette seule vallée, on estime que les Khmers ont construit plus de 300 temples, dont Phimai, qui était relié à Angkor, au sud, par une «voie royale» longue de 225 kilomètres. Aujourd'hui, les Prasat Hin Phimai, Prasat Hin Mueang Tam, Prasat Kamphaeng Yai et Preah Vihear (uniquement accessible depuis la Thaïlande, bien qu'appartenant techniquement au Cambodge) figurent parmi les plus beaux sanctuaires khmers au pays.

Des sculpteurs de génie

Le soleil couchant embrase le ciel lorsque nous arrivons à Prasat Hin Phanom Rung, situé dans la province de Buri Ram. Érigé entre le Xe et la fin du XIIe siècle, c'est le plus grand et le mieux préservé des temples khmers en sol thaïlandais. Nous délaissons la plaine et le miroir de ses rizières pour rouler vers le sommet d'un petit volcan éteint. Là s'étale le sanctuaire sur fond de montagnes, frontière naturelle avec le Cambodge. Mais nous sommes loin d'avoir atteint notre but: il nous faut d'abord franchir une longue voie de latérite, puis une enfilade d'escaliers, de terrasses, de ponts de pierre, ornés de têtes de nagas, créatures mythiques en forme de serpent, avant que l'ensemble de grès dédié à Shiva nous apparaisse enfin. Et nous voilà récompensés: d'antichambres en pavillons, c'est l'ébahissement devant toutes ces frises et colonnettes, tous ces frontons et linteaux où les divinités enchevêtrées ont été sculptées avec une précision inouïe. Selon notre guide, si Angkor Wat est le plus élaboré des monuments khmers, de ce côté-ci de la frontière, Phanom Rung nous donne, à plus petite échelle, un bon aperçu du génie des artisans de l'époque.

Dans les parages de Surin, capitale de la province du même nom, on fait ensuite une halte à Ban Than Sawang, un hameau tout entier voué au tissage de la soie. En fait, cette région est pionnière en la matière au pays, dit le designer Niran Sailegtim, qui nous fait visiter son atelier. Cette maison en bois, ouverte aux quatre vents, abrite des métiers à tisser d'un autre âge qui nécessitent chacun quatre ouvrières, dont une carrément installée par terre, sous l'impressionnante mécanique. Chaque métier permet de créer de riches soieries aux motifs d'une grande complexité à raison de six centimètres par jour!

On en déduit que ces pièces uniques sont dédiées à une certaine clientèle... «Oui, la famille royale et les dignitaires étrangers de passage», dit le designer. Tout à côté de l'atelier, des petits magasins vendent néanmoins de belles étoffes de soie destinées, celles-là, aux simples visiteurs. Qu'elles nous intéressent ou pas, l'occasion est belle de flâner dans le hameau et d'examiner de plus près les paires d'autels bouddhiques, débordants d'offrandes, érigés devant chaque maisonnée: l'un est destiné aux ancêtres et le plus haut, aux esprits des lieux auxquels on demande chaque jour protection.

Le bain de Babar

La ville de Surin est également réputée pour son festival annuel de l'éléphant, qui célèbre l'animal emblématique du pays, protégé des braconniers depuis 50 ans. Rapatriés des quatre coins du royaume, où ils «travaillent» à amuser les touristes dans différents parcs, les pachydermes participent à des défilés et autres démonstrations d'adresse. «Ça se déroule le troisième week-end de novembre et c'est spectaculaire, dit M. Buddhani. En prenant un train en soirée à partir de Bangkok, on débarque au petit matin dans une ville dont les rues sont complètement envahies par les éléphants!» Pour notre part, nous nous rabattrons sur l'Elephant Village, situé à Ban Ta Klang, où certaines des bêtes participant au festival sont dressées et se donnent en spectacle. Franchement, en les regardant peindre avec leur trompe, projeter des ballons de soccer, lancer des dards, et quoi encore, plusieurs d'entre nous n'ont qu'une pensée en tête: mais laissez-les donc tranquilles! En fait, le véritable «spectacle» est ailleurs, soit dans une rivière des parages: tous les jours, à 15h, les mahouts emmènent les Babar s'y baigner. Et, à mon avis, les regarder s'éclabousser les uns les autres et se faire récurer par leurs maîtres est autrement rigolo que de les voir se jucher sur un tabouret...

Poursuivant notre voyage vers l'est, nous traversons la verte campagne vallonnée de la province d'Ubon Ratchathani, damier de champs de tapioca et de rizières peuplées de buffles d'eau. «Ici, on vit en autarcie, note M. Buddhani. On vend les surplus de fruits et légumes au marché ou on les troque contre ce que produisent les voisins. Et puis, la rizière est un véritable garde-manger: outre le riz, elle procure du poisson, des verdures... » Une agente de voyages de Los Angeles qui fait partie de notre groupe trouve la destination plutôt «rustique» et se désole de ne pouvoir la proposer à sa clientèle fortunée, qui ne saurait se contenter de ses petits hôtels trois étoiles. Comme pour sauver l'honneur de la région, voilà que la route nous mène au Tohsang Khongjiam Resort. L'établissement apparaît comme un mirage au bout d'un chemin de terre. Il est magnifique, tout comme son emplacement, en bordure du Mékong, une autre frontière naturelle, cette fois avec le Laos.

Une croisière sur le grand fleuve et son affluent, la rivière Mun, nous fait découvrir les villages de pêcheurs riverains. Au parc national Pha Taem, on admire, sur les parois d'une haute falaise, des pétroglyphes datant de 3000 ans qui nous renseignent sur la vie de l'époque, axée sur la pêche au poisson-chat géant, celui-là même dont on se régale aujourd'hui dans les restos sans prétention installés au bord de l'eau. Et voilà qu'en contemplant le Mékong, je me prends à rêver au Laos. La frontière de Chong Mek est toute proche et on dispense le visa d'entrée sur place. Il serait si facile d'atteindre Paksé, puis Vientiane, Luang Prabang... Une suite logique à l'exploration de l'Isan. Mais ce sera pour une autre fois. Chiang Mai m'attend.

* **

En vrac

Y aller: d'octobre à février.

Se déplacer: idéalement, en voiture (mais attention, on conduit à gauche). On peut aussi s'en remettre à un guide professionnel et sympa comme Komsan (alias Jerry) Suwannarat pour organiser le séjour et nous accompagner jusqu'au Cambodge et au Laos, si on le souhaite (jackky70@hotmail.com). Si on a du temps devant soi, l'autocar et le train et, sur place, les transports locaux sont d'autres options qu'on peut combiner, au terme du circuit, à une envolée sur Bangkok au départ d'Ubon Ratchathani.
Spectacles ou fêtes dans la région de Chiang Mai? English translation pending
by Ninou24 · 2008-09-27 · 16 replies
l'an dernier j'ai eu la chance d'aller à la fete de l'eau à chiang mai en novembre. mais cette année je ne sais pas du tout la date. y a t'il d'autres fetes sur la région nord? J'ai adoré l'an passé cette fetes avec le ciel rempli de petit ballon éclairés c'est magnifique merci de vos infos
S'installer douze mois à Pondichéry English translation pending
by Lucejp · 2008-09-26 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de retraités et nous envisageons de nous installer plusieurs mois à Pondichéry (de janvier 2009 à janvier 2010). Nous aimerions avoir quelques conseils en ce qui concerne : Les visas : Y a-t-il des astuces pour obtenir un visa d'un an ? Sinon où faut-il le faire refaire ? Au Sri Lanka ? et combien coûte t-il ? Le logement : Nous voudrions louer une petite maison non loin de la mer. Où faut-il s'adresser ? Dans une agence, à des particuliers, a l'alliance française ?

Merci pour vos réponses et vos conseils seront les bienvenus.

Rester c'est exister mais voyager c'est vivre

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