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Thailand, Cambodia, or Vietnam?
I really loved Thailand, but it was too touristy for my taste. So I'm hesitating about going back and wondering if Cambodia or Vietnam would be less crowded with tourists...
West US Motorcycle Road Trip September 2026
Hello fellow travelers,
I’m currently planning a motorcycle road trip for September 2026.
I’ll be traveling with my son, who’ll be 23 in 2026.
I’d prefer to go as part of a group so we can share our passion for motorcycles and feel more at ease throughout the trip.
The plan is to ride for 15 days from Los Angeles to San Francisco, hitting all the iconic national parks, a stretch of Route 66, Las Vegas...
This would be our first road trip—a truly amazing journey with a small, friendly group of enthusiasts.
Hope to see you soon!
Yannick
Finding Faroese kronur and a SIM card in the Faroe Islands
Hi there,
I’m coming with my little batch of questions, thinking it’s more sociable to ask here than my favorite AI.
1) In the Faroe Islands, you pay in Danish kroner—that’s clear—and mostly by card. But there are also Faroese kronur, and I’d love to bring some back. Are they available at ATMs? There don’t seem to be any real exchange bureaus in the capital.
2) The Faroe Islands aren’t part of the EU roaming agreement. Local SIM cards are supposedly available everywhere, but does anyone have an idea of prices or an operator to recommend?
Michel
I’m coming with my little batch of questions, thinking it’s more sociable to ask here than my favorite AI.
1) In the Faroe Islands, you pay in Danish kroner—that’s clear—and mostly by card. But there are also Faroese kronur, and I’d love to bring some back. Are they available at ATMs? There don’t seem to be any real exchange bureaus in the capital.
2) The Faroe Islands aren’t part of the EU roaming agreement. Local SIM cards are supposedly available everywhere, but does anyone have an idea of prices or an operator to recommend?
Michel
California trip September 2022
Last trip in September 2022 with my new wife.
Third trip to the States for her, sixth for me...
LA, the Pacific coast, then we head east toward the sequoias and that’s when... fever, shivers... sick—"honey, pass me some Doliprane, I’ve got COVID." We go up into the forest, nap for 2 hours, then hit the road again—feeling a bit better... I’m thirsty, I’m *always* thirsty, everything I drink tastes awful... I’m exhausted, I go to bed around 6:30 PM. Once we get to the hotels, I’m up 6 or 7 times a night to pee. I pull over on the side of the road to empty my bladder... glug-glug pee, glug-glug pee.
We barely scratch the surface of sightseeing—I spend a whole day in SF sleeping... we head home, I sleep for 4 days straight. Doctor, ER. Nearly diabetic coma + pulmonary embolism + an 18 cm piece of *well-done* meat... 15 days in the hospital... antibiotic treatment, 2 shots a day for a month + insulin.
But we had a great trip:
https://youtu.be/dLRJ1kY9q1M?feature=shared
Quand l'été s'achève... English translation pending
Ce n’est pas un carnet de voyage.
C’est un petit carnet de vacances.
Et, peut-être, avez-vous aussi vécu des instants, des heures, des jours, des semaines comme les miennes.
Sur place, sans voiture, sans train, sans avion, sans vélo.
Enveloppé de joie, de vie, de sourires, de douceur, de tendresse.
Un été entre parenthèse.
...
Dans la grange, la deuxième couvée d’hirondelles apprend à voler. Les parents perchés sur la poutre, pépient avec ardeur et les oisillons semblent écouter. Encore quinze jours et c’est l’envol pour l’Afrique.
Dans la maison, notre volière estivale, le silence s’est installé. Enfants et petits-enfant ont migré vers la ville. Un silence si parfait que j’entends Tiko, l’animal favori de Petit Jules. Tiko est un escargot des haies. Sa coquille jaune vif cerclée de fines bandes noires à ne pas confondre avec l’escargot des jardins, arbore un minuscule morceau de sparadrap. J’ai la garde de Tiko jusqu’en Octobre, nouvelles vacances d’automne. Il croque la salade vert tendre et l’infime bruit de ses mandibules fait écho aux touches de mon clavier.
Notre saison s’est achevée sur le spectacle de théâtre, rituel familial. Pour la première fois les enfants étaient les seuls scénaristes et je n’ai fait qu’orchestrer les répétitions. L’affiche était : « Les virus et les médecins » et l’action se déroulait en 1398 durant la peste noire entre le médecin à cape et bec noir et le médecin du futur, 2020. Les cinq plus jeunes étaient des virus et avaient fabriqué de larges masques ronds et colorés avec deux trous pour les yeux, attachés avec de la ficelle. C’étaient Zika, Ebola, chikungunya, variole et covid (corona pour les intimes, dans le texte). Tous les adultes présents, les parents, ont beaucoup ri et la parodie était parfaite sans qu'ils en aient conscience.
La conclusion était qu’il fallait utiliser les moyens connus au moyen âge et ceux d’aujourd’hui et ils ont fabriqué sur scène une poudre de rat malade à boire diluée dans de l’eau. Astucieux ces petits. Zika, Ebola, chikungunya, les virus africains, trépignaient en disant « pour nous aussi, on nous oublie toujours, c’est pas juste »
Bref, quelle longue digression pour vous dire que même dans le monde magique de l’enfance, ceux-ci sont bien marqués par l’épidémie dont on nous remplit le tête et les oreilles. Ils appréhendent la rentrée masquée au collège, craignent de ne pas se reconnaître dans les nouvelles classes constituées et se demandent comment les profs les reconnaîtront. Et des questions fusaient : « Comment on va faire l’hiver, faudra mette le masque par-dessus l’écharpe dans le bus ? » « Et quand il pleut, comment mon masque va tenir quand il est tout mouillé » « Et pourquoi on peut manger tous ensemble à la cantine sans masque, on est tous collés à la cantine » « Et si j’ai pas ma règle, je pourrais prendre celle de ma copine ? » « Et Jules, il a dix ans et il sera au collège avec ceux de 11ans, il sera obligé de mettre le masque ? ».
Ici dans notre Morvan écrasé de chaleur, pourtant, tout l’été nous avons voyagé. Voyage immobile, sans avion, sans test, sans masque, dans les rires, les cris, les cavalcades, un bazar, un souk, un cirque permanent.
Italie : pizza maison (ahhh les pizzas de Papiluc!) Japon : sushi (beurq, c’était pas ma fête) Inde :poulet byriani (tu mets pas du piment hein mamido) Russie : pelmini ( 480 pelmini, 32 mains pour les faire, 6h pour les préparer) Argentine : asado (souvent et pratique) Grèce : moussaka France : ratatouille
Ainsi, les enfants fabriquaient les petits drapeaux correspondants pour décorer la table et les adultes inventaient des mini quizz sur chaque pays.
On s’est bien marré et l’été s’achève.
Notre maison, comme un coeur palpitant depuis mars, où se sont retrouvés toutes les générations, est redevenue silencieuse.
Je me sens remplie et vide. J’crois bien que si l’on approche un doigt sur mes antennes, j’vais rentrer dans ma coquille, comme Tiko. Mais pour l’heure, ce n’est pas le temps de l’hibernation et je ne vais pas fabriquer mon épiphragme protecteur.
On est bien sur vf, chuis en vacances, en vacance. Contente de vous retrouver.
Crouchhhh, crouchhhh, Tiko poursuit son festin.
A bientôt !
...
Dans la grange, la deuxième couvée d’hirondelles apprend à voler. Les parents perchés sur la poutre, pépient avec ardeur et les oisillons semblent écouter. Encore quinze jours et c’est l’envol pour l’Afrique.
Dans la maison, notre volière estivale, le silence s’est installé. Enfants et petits-enfant ont migré vers la ville. Un silence si parfait que j’entends Tiko, l’animal favori de Petit Jules. Tiko est un escargot des haies. Sa coquille jaune vif cerclée de fines bandes noires à ne pas confondre avec l’escargot des jardins, arbore un minuscule morceau de sparadrap. J’ai la garde de Tiko jusqu’en Octobre, nouvelles vacances d’automne. Il croque la salade vert tendre et l’infime bruit de ses mandibules fait écho aux touches de mon clavier.
Notre saison s’est achevée sur le spectacle de théâtre, rituel familial. Pour la première fois les enfants étaient les seuls scénaristes et je n’ai fait qu’orchestrer les répétitions. L’affiche était : « Les virus et les médecins » et l’action se déroulait en 1398 durant la peste noire entre le médecin à cape et bec noir et le médecin du futur, 2020. Les cinq plus jeunes étaient des virus et avaient fabriqué de larges masques ronds et colorés avec deux trous pour les yeux, attachés avec de la ficelle. C’étaient Zika, Ebola, chikungunya, variole et covid (corona pour les intimes, dans le texte). Tous les adultes présents, les parents, ont beaucoup ri et la parodie était parfaite sans qu'ils en aient conscience.
La conclusion était qu’il fallait utiliser les moyens connus au moyen âge et ceux d’aujourd’hui et ils ont fabriqué sur scène une poudre de rat malade à boire diluée dans de l’eau. Astucieux ces petits. Zika, Ebola, chikungunya, les virus africains, trépignaient en disant « pour nous aussi, on nous oublie toujours, c’est pas juste »
Bref, quelle longue digression pour vous dire que même dans le monde magique de l’enfance, ceux-ci sont bien marqués par l’épidémie dont on nous remplit le tête et les oreilles. Ils appréhendent la rentrée masquée au collège, craignent de ne pas se reconnaître dans les nouvelles classes constituées et se demandent comment les profs les reconnaîtront. Et des questions fusaient : « Comment on va faire l’hiver, faudra mette le masque par-dessus l’écharpe dans le bus ? » « Et quand il pleut, comment mon masque va tenir quand il est tout mouillé » « Et pourquoi on peut manger tous ensemble à la cantine sans masque, on est tous collés à la cantine » « Et si j’ai pas ma règle, je pourrais prendre celle de ma copine ? » « Et Jules, il a dix ans et il sera au collège avec ceux de 11ans, il sera obligé de mettre le masque ? ».
Ici dans notre Morvan écrasé de chaleur, pourtant, tout l’été nous avons voyagé. Voyage immobile, sans avion, sans test, sans masque, dans les rires, les cris, les cavalcades, un bazar, un souk, un cirque permanent.
Italie : pizza maison (ahhh les pizzas de Papiluc!) Japon : sushi (beurq, c’était pas ma fête) Inde :poulet byriani (tu mets pas du piment hein mamido) Russie : pelmini ( 480 pelmini, 32 mains pour les faire, 6h pour les préparer) Argentine : asado (souvent et pratique) Grèce : moussaka France : ratatouille
Ainsi, les enfants fabriquaient les petits drapeaux correspondants pour décorer la table et les adultes inventaient des mini quizz sur chaque pays.
On s’est bien marré et l’été s’achève.
Notre maison, comme un coeur palpitant depuis mars, où se sont retrouvés toutes les générations, est redevenue silencieuse.
Je me sens remplie et vide. J’crois bien que si l’on approche un doigt sur mes antennes, j’vais rentrer dans ma coquille, comme Tiko. Mais pour l’heure, ce n’est pas le temps de l’hibernation et je ne vais pas fabriquer mon épiphragme protecteur.
On est bien sur vf, chuis en vacances, en vacance. Contente de vous retrouver.
Crouchhhh, crouchhhh, Tiko poursuit son festin.
A bientôt !
Itinéraire conseillé pour la traversée de Chambéry à Biarritz (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous, je suis un cycliste pour plaisir, je suis italien du Val d'Aoste (Alpes nord ouest) et je voudrais rejoindre Biarritz (je pense rentrer en train ou avion depuis Bordeaux ou Bilbao). Est ce que vous avez des conseils sur l'itinéraire, en considérant que:
J'ai à disposition plus ou moins 15-17 jours,
j'aime l'arrière pays, les zones rurales, les petits villages et le villes tranquilles, les zones peu habitées quand même mais pas pendant trop de temps le long du voyage, j'aime les rivières pour me baigner, les bois, je n'ai pas peur de la dénivelé, je voudrais éviter les grandes voies avec trop de traffic (mais pour couper un morceau peu intéressant je serais disposé à les parcourir pendant une journée).
J'accepte avec gratitude aussi des conseils sur voies vertes, excursions à pieds intéressantes (je suis un petit peu coureur de montagne), fêtes locales e festivals (mon période de voyage sera fin septembre/début octobre).
Si vous avez simplement un itinéraire général basé sur le plaisir de pédaler dans certains départements je vous invite à dessiner votre ligne sur cette carte.
Je vous remercie, bonne toute !
Leo
Randonnée de 5 jours dans les Dolomites English translation pending
Bonjour
J aimerai faire 5 jours de randonnees ďans les dolomites , avec nuits en refuge. Je pense faire une boucle afin de laisser la voiture au point de depart pour la retrouver a l arrivee. Car pas sur qu il ý ait d es bus..
Je pensais la laisser au lac de braies , donc depart et arrivee en ce lieu .
Pouvez vous me.conseiller pour une boucle ? Je galere un peu a trouver des itineraire sur le.net
..
Ou un tout autre itineraire , je suis ouverte..
Merci !
Merci !
Musique libre de droit pour illustrer vos vidéos de voyage English translation pending
Hello,
En plus d'être passionné de voyage je fais également de la musique pour le plaisir.
Je mets à disposition quelques unes de mes créations, vous pouvez les utiliser sans contrainte de droits d'auteurs, faites vous plaisir 😉
https://soundcloud.com/user-776406810
Faites un tour de temps en temps, je mettrai quelques nouvelles créations. Si vous souhaitez une musique qui illustre une ambiance particulière, je peux également le faire si vous n'êtes pas pressé, c'est juste un loisir 😊
Ca me ferait bien entendu plaisir de voir une de vos créations utilisant ma musique, n'hésitez pas à partager !!!
En plus d'être passionné de voyage je fais également de la musique pour le plaisir.
Je mets à disposition quelques unes de mes créations, vous pouvez les utiliser sans contrainte de droits d'auteurs, faites vous plaisir 😉
https://soundcloud.com/user-776406810
Faites un tour de temps en temps, je mettrai quelques nouvelles créations. Si vous souhaitez une musique qui illustre une ambiance particulière, je peux également le faire si vous n'êtes pas pressé, c'est juste un loisir 😊
Ca me ferait bien entendu plaisir de voir une de vos créations utilisant ma musique, n'hésitez pas à partager !!!
Transfert d'argent vers la Thaïlande English translation pending
Bonjour, je dois transférer de l'argent de ma banque en métropole à la banque d'un thaïlandais à BKK , j'ajoute que je suis pacé avec ce Thai; quel est la meilleur méthode, banquaire et fiscale , pour réaliser ce transfert?
merci.
Peter Gabriel et musique du monde English translation pending
Pour sortir de la grisaille, ces vidéos de Peter Gabriel, pour moi LE passeur de la musique du monde en Occident, celui qui a le plus mis en valeur les artistes venus des quatre coins de la planète :
Avec Nusrat Fateh Ali Khan, juste avant son décès. P. Gabriel ne peut même pas cacher combien il est impressionné :
https://www.youtube.com/watch?v=B5KcEy3y23w
Avec Youssou N'Dour, irrésistible :
https://www.youtube.com/watch?v=0UmepmY5jSk
Avec Geoffrey Oryema, pré-Apartheid :
https://www.youtube.com/watch?v=B0wIrkXcE8Y
And on and on...
Avec Nusrat Fateh Ali Khan, juste avant son décès. P. Gabriel ne peut même pas cacher combien il est impressionné :
https://www.youtube.com/watch?v=B5KcEy3y23w
Avec Youssou N'Dour, irrésistible :
https://www.youtube.com/watch?v=0UmepmY5jSk
Avec Geoffrey Oryema, pré-Apartheid :
https://www.youtube.com/watch?v=B0wIrkXcE8Y
And on and on...
L'Espagne s'est trouvé English translation pending
Un hymme https://youtu.be/hl3B4Ql8RtQ
Déjà repris il y a longtemps par Almodovar
Temps de route pour Walvis Bay - Brandberg White Lady Lodge (Namibie) English translation pending
Bonjour,
je me demandais si en faisant le matin, l'excursion Kayak pour voir les otaries a Walvis Bay, nous avions le temps de rejoindre le brandberg lady lodge en fin d'aprem ou nous devons passer la nuit ? Combien faut il compter de temps de route ?
merci :-) Elodie
je me demandais si en faisant le matin, l'excursion Kayak pour voir les otaries a Walvis Bay, nous avions le temps de rejoindre le brandberg lady lodge en fin d'aprem ou nous devons passer la nuit ? Combien faut il compter de temps de route ?
merci :-) Elodie
Traduction Serbe vers le français English translation pending
Bonjour,
Je demande de l'aide pour une traduction en Serbe.
Je travail à l'hôpital et j'ai besoin de traduire quelques phrases à trou pour un patient d'origine serbe. Je vais utiliser l'alphabet latin. Si quelqu'un peut aider ça serait super.
Les phrases sont:
Avant d’aller au lit, elle s’est brossée les__. Quand il fait chaud dehors, j’aime manger __ Les bébés qui pleurent font beaucoup de __ Les astronautes utilisent des fusées pour aller __ Le chien a aboyé quand il était __ McDonald vend beaucoup de __ Je garde mon argent dans __ Pour faire du violet, tu mélanges du rouge et du __ Si tu laisses une glace au soleil, elle va __ Elle est allée à Disneyland et a vu __ Les pommes poussent dans les __ Les baleines et les dauphins vivent dans __ Pour Halloween, il a sculpté une __ Les chats ronronnent quand ils sont __ Il n'y a pas d'école le samedi ou le __ Un triangle a trois __ Il pleuvait, alors il a pris un __ Mon film préféré est __ Le contraire de l'intérieur est __ Il a écrit une note sur un morceau de __ Elle aime manger du __ Sur la plage il y a beaucoup de __
Si quelqu'un peut aider c'est sympa car quand il y a un seul mot je peux me débrouiller mais des phrases c'est dur dur.
Merci
Les phrases sont:
Avant d’aller au lit, elle s’est brossée les__. Quand il fait chaud dehors, j’aime manger __ Les bébés qui pleurent font beaucoup de __ Les astronautes utilisent des fusées pour aller __ Le chien a aboyé quand il était __ McDonald vend beaucoup de __ Je garde mon argent dans __ Pour faire du violet, tu mélanges du rouge et du __ Si tu laisses une glace au soleil, elle va __ Elle est allée à Disneyland et a vu __ Les pommes poussent dans les __ Les baleines et les dauphins vivent dans __ Pour Halloween, il a sculpté une __ Les chats ronronnent quand ils sont __ Il n'y a pas d'école le samedi ou le __ Un triangle a trois __ Il pleuvait, alors il a pris un __ Mon film préféré est __ Le contraire de l'intérieur est __ Il a écrit une note sur un morceau de __ Elle aime manger du __ Sur la plage il y a beaucoup de __
Si quelqu'un peut aider c'est sympa car quand il y a un seul mot je peux me débrouiller mais des phrases c'est dur dur.
Merci
Pakistan en Asie centrale? English translation pending
Bonjour,
Je cherchais Pakistan et je suis étonné qu'il soit placé en Asie central plutôt que dans sous countinent Indien.
Je pense qu'il y a d'avantage sa place : - Situation géographique - Histoire récente et moins récente - Langues - Cuisine
Qu'en pensez-vous ?
Je cherchais Pakistan et je suis étonné qu'il soit placé en Asie central plutôt que dans sous countinent Indien.
Je pense qu'il y a d'avantage sa place : - Situation géographique - Histoire récente et moins récente - Langues - Cuisine
Qu'en pensez-vous ?
Bonifacio depuis Ajaccio en location de voiture, un bon choix? English translation pending
Bonjour,
D'avance merci!
Je ne suis jamais allé en Corse et j'aimerais y aller cette année.
Mes dates sont de fin mai à mi-juin.
Nous sommes 2 adultes.
L'idée c'est d'atterrir à Ajaccio et de louer une voiture jusque Bonifacio. Nous avons trouvé une belle maison à Bonifacio.
Seulement voilà, je ne sais pas du tout si c'est bien d'aller là-bas ou si le nord de la Corse est plus joli.
L'idée c'est le repos (pas trop de mouvements), plages, petties ballades en nature.
Merci de votre avis!
Bonne journée, Barbara
D'avance merci!
Je ne suis jamais allé en Corse et j'aimerais y aller cette année.
Mes dates sont de fin mai à mi-juin.
Nous sommes 2 adultes.
L'idée c'est d'atterrir à Ajaccio et de louer une voiture jusque Bonifacio. Nous avons trouvé une belle maison à Bonifacio.
Seulement voilà, je ne sais pas du tout si c'est bien d'aller là-bas ou si le nord de la Corse est plus joli.
L'idée c'est le repos (pas trop de mouvements), plages, petties ballades en nature.
Merci de votre avis!
Bonne journée, Barbara
Achat/vente van/jeep Toyota 4runner à Santiago du Chili English translation pending
Bonjour,
Notre voyage en Amérique du Sud touche à sa fin. Nous allons tout bientôt atteindre l'objectif ultime, la terre de feu!! C'est pourquoi nous mettons en vente notre Toyota 4runner SR5 2wd de 2007 ainsi que son équipement. Durant notre périple, notre 4runner a été bien plus qu'une voiture...En effet, elle est aménagée de telle sorte qu'elle se transforme rapidement en chambre à coucher!
Nous allons remonter le Chili pour atteindre Santiago. La voiture sera disponible dans la région de Puerto Montt au début du mois de février et à Santiago à la fin de celui-ci.
Biensur, nous sommes flexibles quant à la date et au lieu. Si vous êtes intéressés par l'offre, n'hésitez à prendre contact avec nous pour organiser une petite visite.
Petite présentation de la Toyota 4runner SR5 2wd de 2007:
-245 000 km au compteur (début janvier) - 2wd (franchi tous les types de terrain notamment les rivières) - Essence / consommation entre 8L et 10 L/100km, réservoir de 75L - Boîte automatique 5 vitesses - Cruise control - Air climatisée - Radio de bonne qualité avec bluetooth et port USB - Pneus A/T BF Goodrich - Équipée d'un plancher escamotable à l'arrière pour conserver l'usage des 5 places
Équipements:
- 2 jerrycan de 20L pour l'essence - Convertisseur DC 12V / 220V - 1 boîte à outils (marteau, tournevis, ...) avec crick Toyota - 1 bloque volant - 1 matelas gonflable "National géographic" deux places, 4 couvertures polaires, 2 oreillers et 1 sac à couchage (3°C) - 4 rideaux - 2 chaises type camping - 2 tentes de trois personnes chacune (été/hiver) et 2 tapis de sol de camping - 1 douche de camping (40L)
- 2 rechauds à gaz (un pour la randonnée et l'autre type plaque de cuisson) - Set d'ustensiles de cuisine (spatules, planche, ...) - 3 bols, 2 assiettes, 2 tasses, 5 verres - Fourchettes, couteaux et cuillères - 3 boîtes en plastique (50x80x15 cm) utiles au rangement - 1 boîte pour rangement des réchauds et réserve de gaz
Entretien du véhicule : Tous les services ont été effectué chez des spécialistes (les factures ont été gardées)
Ci-dessous, les derniers services/changements:
-Vidange et changement d'huile et de son filtre effectués tous les 10'000km - Filtre à essence changé à 198'000km - Disques de freins changées à 198'000km - 4 plaquettes de freins changées et nettoyage du conduit à 217'000km - 4 amortisseurs changés à 227'000km - 2 pneus arrière changé à 227'000km - Batterie changée à 250'000km
Le contrôle technique ainsi que l'assurance SAOT sont valables jusqu'en mai 2020.
Un service complet (y compris le changement des pneus avant) sera effectué avant la vente et vous permettra de profiter immédiatement de la mobilité offerte par la Toyota.
Le prix:
7'500 Euros pour la voiture et l'ensemble de l'équipement.
C'est avec plaisir qu'on vous aidera à effectuer les démarches administratives nécessaire à votre voyage (notamment pour traverser les frontières péruviennes, boliviennes ou argentines).
Si vous êtes intéressés ou que vous souhaitez des informations/photos contactez-nous par message privé.
Notre voyage en Amérique du Sud touche à sa fin. Nous allons tout bientôt atteindre l'objectif ultime, la terre de feu!! C'est pourquoi nous mettons en vente notre Toyota 4runner SR5 2wd de 2007 ainsi que son équipement. Durant notre périple, notre 4runner a été bien plus qu'une voiture...En effet, elle est aménagée de telle sorte qu'elle se transforme rapidement en chambre à coucher!
Nous allons remonter le Chili pour atteindre Santiago. La voiture sera disponible dans la région de Puerto Montt au début du mois de février et à Santiago à la fin de celui-ci.
Biensur, nous sommes flexibles quant à la date et au lieu. Si vous êtes intéressés par l'offre, n'hésitez à prendre contact avec nous pour organiser une petite visite.
Petite présentation de la Toyota 4runner SR5 2wd de 2007:
-245 000 km au compteur (début janvier) - 2wd (franchi tous les types de terrain notamment les rivières) - Essence / consommation entre 8L et 10 L/100km, réservoir de 75L - Boîte automatique 5 vitesses - Cruise control - Air climatisée - Radio de bonne qualité avec bluetooth et port USB - Pneus A/T BF Goodrich - Équipée d'un plancher escamotable à l'arrière pour conserver l'usage des 5 places
Équipements:
- 2 jerrycan de 20L pour l'essence - Convertisseur DC 12V / 220V - 1 boîte à outils (marteau, tournevis, ...) avec crick Toyota - 1 bloque volant - 1 matelas gonflable "National géographic" deux places, 4 couvertures polaires, 2 oreillers et 1 sac à couchage (3°C) - 4 rideaux - 2 chaises type camping - 2 tentes de trois personnes chacune (été/hiver) et 2 tapis de sol de camping - 1 douche de camping (40L)
- 2 rechauds à gaz (un pour la randonnée et l'autre type plaque de cuisson) - Set d'ustensiles de cuisine (spatules, planche, ...) - 3 bols, 2 assiettes, 2 tasses, 5 verres - Fourchettes, couteaux et cuillères - 3 boîtes en plastique (50x80x15 cm) utiles au rangement - 1 boîte pour rangement des réchauds et réserve de gaz
Entretien du véhicule : Tous les services ont été effectué chez des spécialistes (les factures ont été gardées)
Ci-dessous, les derniers services/changements:
-Vidange et changement d'huile et de son filtre effectués tous les 10'000km - Filtre à essence changé à 198'000km - Disques de freins changées à 198'000km - 4 plaquettes de freins changées et nettoyage du conduit à 217'000km - 4 amortisseurs changés à 227'000km - 2 pneus arrière changé à 227'000km - Batterie changée à 250'000km
Le contrôle technique ainsi que l'assurance SAOT sont valables jusqu'en mai 2020.
Un service complet (y compris le changement des pneus avant) sera effectué avant la vente et vous permettra de profiter immédiatement de la mobilité offerte par la Toyota.
Le prix:
7'500 Euros pour la voiture et l'ensemble de l'équipement.
C'est avec plaisir qu'on vous aidera à effectuer les démarches administratives nécessaire à votre voyage (notamment pour traverser les frontières péruviennes, boliviennes ou argentines).
Si vous êtes intéressés ou que vous souhaitez des informations/photos contactez-nous par message privé.
"Décolonisations", mardi 7 janvier 2020 sur Arte à 20h50 English translation pending
Recherche d'un nouveau voyage organisé accompagné English translation pending
Bonjour
A la suite de l'annulation presque certaine d'un voyage organisé que j'avais réservé, je suis à la recherche d'un nouveau voyage organisé accompagné (je ne souhaite pas voyager autrement, car je souhaite réaliser des visites guidées et je ne conduis pas) partant à des dates précises pour moins de 10 jours. J'ai beau parcourir les sites traditionnels (Tui, Fram, Intermèdes, Clio, Salaun, Selectour, Marmara, Héliades), je ne trouve rien qui colle. Connaissez-vous d'autres sites proposant des voyages organisés ?
Long week-end à Mataiva, atoll des Tuamotu English translation pending
Mata Hiva ou L'ïle aux Neuf Yeux
INTRO
Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.

Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.
Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.
A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.
Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.
UN PEU D'HISTOIRE
Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.
Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.
MATAIVA AU 20EME SIECLE
En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.
MATAIVA AUJOURD'HUI
Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.
A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.
DETAILS PRATIQUES
Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai
Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.
NOTRE SEJOUR
Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.

Jeudi 12 décembre
Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.


Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.
Vendredi 13 décembre
Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.

Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.


Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.
Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !



On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...
La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.

Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.
Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.
Samedi 14 décembre
Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !
Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.







On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.

Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.

Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.
Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.
On passe à la page 2...
INTRO
Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.

Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.
Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.
A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.
Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.
UN PEU D'HISTOIRE
Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.
Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.
MATAIVA AU 20EME SIECLE
En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.
MATAIVA AUJOURD'HUI
Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.
A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.
DETAILS PRATIQUES
Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai
Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.
NOTRE SEJOUR
Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.

Jeudi 12 décembre
Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.


Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.
Vendredi 13 décembre
Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.

Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.


Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.
Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !



On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...
La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.

Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.
Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.
Samedi 14 décembre
Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !
Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.







On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.

Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.

Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.
Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.
On passe à la page 2...
Notre séjour à Cat Ba English translation pending
Bonjour,
Un petit retour sur notre séjour à Cat Ba.
Nous avons pris un trajet depuis Hanoï pour 220 kilo Dong/p incluant un premier bus confortable, on nous donne 50cl d'eau et un petit sachet de gâteaux. Une pause est prévue en cours de route où l'on a accès à de la restauration rapide. Ensuite on quitte le bus pour un ferry et sur l'île on reprend un autre bus qui nous dépose devant l'hôtel que l'on souhaite.
Nous avions choisi le full moon party hotel, à 250kD/nuit la chambre double. WC bouchés et karaoké jusqu'à une heure avancée, petit dej inclus (une rondelle de tomate, 1 petit morceau de pastèque, 1 oeuf, et du pain de mie). Après cette nuit merveilleuse ;-p nous avons fuit à Ben Beo au dolphin backpacker hôtel 120 kD/nuit la chambre double petit déjeuner inclus (banh mi avec 2 oeufs+café), la famille est très gentille.
Nous avons fait l'excursion qu'ils proposent à la journée 9h/17h pour 300kD/p. Tour en bateau dans la baie de Lan Ha, kayak avec passage dans des grottes, repas dans le bateau, plongeons/nage vers une petite plage, environ 2 h à monkey island pour gravir le sommet et/ou profiter de la plage et se baigner et retour. Nous avons adoré et trouvé le rapport qualité/prix imbattable.
On a bien aimé le resto Quan Cat Ba au numéro 195 rue 1/4
De Ben Beo nous avons pris le ferry pour Viet Haï 50kD/aller/p, comme nous avons passé la nuit sur place inutile de s'acquitter des 80kD/p pour la baie de Lan Ha. A Viet Haï nous avons loué des vélos pour 2 jours et 2 personnes pour 150kD. Nous avons dormi au rutilant Khanh Ngoc 300D. Beaucoup de touristes à Viet Haï qui font escale avec leur croisière de plusieurs jours. On peut pénétrer dans le parc national pour 80kD. Nous avons été impressionnés par la quantité de papillons, des gros, des petits, différentes couleurs.
Nous ne sommes pas venus à Cat Ba pour faire la fête et sommes parvenus à trouver un coin tranquille à 15min à pied du centre de Cat Ba ville ;)
Un petit retour sur notre séjour à Cat Ba.
Nous avons pris un trajet depuis Hanoï pour 220 kilo Dong/p incluant un premier bus confortable, on nous donne 50cl d'eau et un petit sachet de gâteaux. Une pause est prévue en cours de route où l'on a accès à de la restauration rapide. Ensuite on quitte le bus pour un ferry et sur l'île on reprend un autre bus qui nous dépose devant l'hôtel que l'on souhaite.
Nous avions choisi le full moon party hotel, à 250kD/nuit la chambre double. WC bouchés et karaoké jusqu'à une heure avancée, petit dej inclus (une rondelle de tomate, 1 petit morceau de pastèque, 1 oeuf, et du pain de mie). Après cette nuit merveilleuse ;-p nous avons fuit à Ben Beo au dolphin backpacker hôtel 120 kD/nuit la chambre double petit déjeuner inclus (banh mi avec 2 oeufs+café), la famille est très gentille.
Nous avons fait l'excursion qu'ils proposent à la journée 9h/17h pour 300kD/p. Tour en bateau dans la baie de Lan Ha, kayak avec passage dans des grottes, repas dans le bateau, plongeons/nage vers une petite plage, environ 2 h à monkey island pour gravir le sommet et/ou profiter de la plage et se baigner et retour. Nous avons adoré et trouvé le rapport qualité/prix imbattable.
On a bien aimé le resto Quan Cat Ba au numéro 195 rue 1/4
De Ben Beo nous avons pris le ferry pour Viet Haï 50kD/aller/p, comme nous avons passé la nuit sur place inutile de s'acquitter des 80kD/p pour la baie de Lan Ha. A Viet Haï nous avons loué des vélos pour 2 jours et 2 personnes pour 150kD. Nous avons dormi au rutilant Khanh Ngoc 300D. Beaucoup de touristes à Viet Haï qui font escale avec leur croisière de plusieurs jours. On peut pénétrer dans le parc national pour 80kD. Nous avons été impressionnés par la quantité de papillons, des gros, des petits, différentes couleurs.
Nous ne sommes pas venus à Cat Ba pour faire la fête et sommes parvenus à trouver un coin tranquille à 15min à pied du centre de Cat Ba ville ;)
La cigarette électronique est à nouveau interdite en Thaïlande English translation pending
Attention ! La cigarette électronique est à nouveau interdite en Thailande, contrairement à ce que nous avions constaté lors du bouclage de notre Routard Thailande 2020. Abandonnez votre matériel avant de passer la douane, sous peine de confiscation, voire de prison.
Glacier Grey ou Serrano et Balmaceda English translation pending
Bonjour,
Je ne pourrais en voir qu'un, oui mais lequel et pourquoi ?
Merci de votre aide.
Anne
Hoi An: qui connaît le tombeau du marchand japonais? English translation pending
Bonjour,
Je suis allée à 2 reprises (1999 et 2006) au nord de Hoi An voir la tombe dite du "marchand japonais". Elle était au milieu d'une rizière, au bord d'une route à quelques kilomètres de Hoi An et je ne parviens pas à retrouver ladite route sur la carte. Il est possible que la rizière soit devenue un hôtel et que le marchand japonais ait disparu au fond de la piscine...
Je dois aller à Hoi An début octobre et aimerais savoir si le tombeau existe toujours. Ce n'est pas un site d'un intérêt majeur mais c'était un lieu paisible et un petit morceau d'histoire de la région puis qu'il date du milieu du XVIIème. Les vieux GDR et autres guides papier le mentionnaient mais je n'ai rien trouvé dans les versions actuelles.
Donc si vous connaissez la tombe du japonais ou possédez un vieux guide papier, merci de me transmettre des informations permettant de le retrouver ou de constater sa disparition...
Anne
Je suis allée à 2 reprises (1999 et 2006) au nord de Hoi An voir la tombe dite du "marchand japonais". Elle était au milieu d'une rizière, au bord d'une route à quelques kilomètres de Hoi An et je ne parviens pas à retrouver ladite route sur la carte. Il est possible que la rizière soit devenue un hôtel et que le marchand japonais ait disparu au fond de la piscine...
Je dois aller à Hoi An début octobre et aimerais savoir si le tombeau existe toujours. Ce n'est pas un site d'un intérêt majeur mais c'était un lieu paisible et un petit morceau d'histoire de la région puis qu'il date du milieu du XVIIème. Les vieux GDR et autres guides papier le mentionnaient mais je n'ai rien trouvé dans les versions actuelles.
Donc si vous connaissez la tombe du japonais ou possédez un vieux guide papier, merci de me transmettre des informations permettant de le retrouver ou de constater sa disparition...
Anne
Photo de passeport déchirée pour un vol vers les États-Unis depuis l’étranger dans un mois English translation pending
Bonjour,
Je suis un étudiant français actuellement en road trip en Amérique du Sud. Je suis en ce moment en Bolivie et je viens de me rendre compte que mon passeport s’est déchiré sur la deuxième page au niveau de ma photo d’identité (ci-joint la déchirure en question).
Le 14 aout, je suis censé prendre un vol depuis Lima vers San Francisco pour y étudier 1 an. J’ai donc un visa F1
Sachant que malgré la déchirure il n’y a pas de morceau de ma photo arraché, et que mon visa comporte également une photo de moi, est-ce que ça peut passer ? Sinon, que dois-je faire ? J’ai peur de ne pas pouvoir récupérer un passeport et un visa pour les us dans les temps.
Merci d’avance pour votre aide !
Paul
Je suis un étudiant français actuellement en road trip en Amérique du Sud. Je suis en ce moment en Bolivie et je viens de me rendre compte que mon passeport s’est déchiré sur la deuxième page au niveau de ma photo d’identité (ci-joint la déchirure en question).
Le 14 aout, je suis censé prendre un vol depuis Lima vers San Francisco pour y étudier 1 an. J’ai donc un visa F1
Sachant que malgré la déchirure il n’y a pas de morceau de ma photo arraché, et que mon visa comporte également une photo de moi, est-ce que ça peut passer ? Sinon, que dois-je faire ? J’ai peur de ne pas pouvoir récupérer un passeport et un visa pour les us dans les temps.
Merci d’avance pour votre aide !
Paul
La région Isan, un aperçu de la vraie Thaïlande! English translation pending

LA RÉGION ISAN, UN APERÇU DE LA VRAI THAÏLANDE
22 janvier 2019
La région d’Isan comprend tout l’Est de la Thaïlande encore intacte du tourisme, on peut y voir la Thaïlande d’il y a 20 ans. En effet le coté Ouest c’est beaucoup développé avec le tourisme, les activités sont très belles mais ne sont plus authentique.
Rencontre avec un énorme Varan (aparté)
Me voilà en scooter en direction de Phetchaburi, dans la partie du sud de la Thaïlande; quand tout à coup je croise sur la route un énorme Varan. De jeunes filles locales lui jettent des cailloux pour qu’il sorte de la route, mais il a l’air sonné et légèrement blessé; me disant qu’elles savent ce qu’elles font je descend pour prendre des photos. Mais je me rend vite compte qu’elles n’arrivent à rien, je décide alors d’aller chercher le plus gros morceau de bois que je trouve et de le pousser hors de la route; je me suis fait une grosse frayeur en le poussant mais il est reparti sans problème dans son marais.

J’ai eu un 2 gros coups de coeur dans cette région :
Le premier est Wat Phu Thok, (gratuit) si peu connu que je viens de chercher son nom pendant près d’une heure sur internet. C’est un temple en hauteur, accessible par des centaines de marches en bois qui grincent quand vous marchez dessus; il n’y a aucune protection et vous êtes à près de 200m au dessus du vide; parfois des serpents sortent par les planches de bois sur lesquelles vous marchez, une expérience atypique !



L’autre est une « Bat cave« , ce sont des grottes qui au coucher du soleil se vident de millions chauves souris, offrant un spectacle incroyable (et gratuit) , il y en a plusieurs en Thaïlande.


Un autre temple a aussi attiré mon attention, mais cette fois personne d’autre ne le visitais en même temps que moi. Il est si peu connu que je n’ai pas pu retrouver le nom. Mais je me souviens qu’il était fait de vieux bois craquants, bien pire que le Wat Phu Tok, qu’il fallait y aller pied nue mais le chemin était couvert de fourmi de feu; (celles qui vous mordent les pieds). Heureusement le haut du temple valait le coup, il y avait un point de vue sur un incroyable paysage !




Traverser du lac pour continuer la route
Une autre surprise m’attend, lorsque j’arrive au bout de la route, je me rends compte qu'il n'y a aucun moyen de passer par la route. Dans ce village de pêcheurs tout le monde me fixent, choqués de voir un blanc ici, je fais le tour et demande au premier que je vois comment traverser. Lorsqu’on me montre comment, je n’y crois pas.

Je vais donc chercher un Thaïlandais qui peut me faire la traversée, dans mes souvenirs ce n’était pas très cher. Cette expérience est marqué en moi, c’était la première fois que j’avais autant l’impression d’être hors du temps; perdu, pas un touriste en vu, et on m’annonce qu’il faut que je trouve un bateau pour traverser. J’étais sur le cul !



Pour ceux qui veulent voyager à moto et qui serait intéressé par cet expérience et ce village là; je suis allé faire mes recherches pour me souvenir où était cette endroit et j’ai trouvé ! C’était à Ban Pak Nai, je vous met le lien : (dans l'article complet)
Loei
Elle est situé au Nord Est du pays, à la frontière du Laos, uniquement séparé par le Mékong. C’est une ville à la fois riche culturellement par ses temples mais aussi riche par les paysages qu’offrent le Mékong.
Lorsque j’arrive à Loei, je vais visiter le bord du fleuve à la frontière avec le Laos, relié par le Pont de l’amitié; et je suis témoin du plus beau coucher de soleil que j’ai pu voir de toute ma vie. Je précise la photo qui suit n’est pas truquée et qu’elle a été réalisée avec mon vieil appareil photo.

Mais avant ce coucher de soleil, un peu avant la ville je suis tombé sur une fête locale par hasard, le Phi Ta Khon ou la fête des fantômes. Les locaux sortent et défilent dans la rue jusqu’au temple pour offrir de l’argent et des offrandes; afin d’assurer de bonne précipitations dans l’année et donc de bonnes cultures. Même si aujourd’hui la majorité des locaux ne vivent plus de cultures, ils continuent de fêter le Phi Ta Khon signifiant plutôt une année de prospérité.



Ceci est un extrait court de l'article complet : the-wild-trip.fr/la-region-isan/
"Lier" des dossiers (Air France avec tour-opérateur) English translation pending
bonjour
j'ai acheté un package vol/séjour avec un TO Ce vol part de Paris. Le to n'organise pas le pré acheminement de province. Le vol est avec AF si je prend un vol province paris cdg avec AF je vais pouvoir lier les dossiers notamment pour que les bagages suivent.
Est ce qu'en cas de retard (je vais prendre 4h de marge par sécurité) si je loupe le 2d vol celui du "to" par la faute d af est ce que je serai protégée sur un vol suivant comme si le billet avait été en "un seul morceau"
merci de vos réponses..
j'ai acheté un package vol/séjour avec un TO Ce vol part de Paris. Le to n'organise pas le pré acheminement de province. Le vol est avec AF si je prend un vol province paris cdg avec AF je vais pouvoir lier les dossiers notamment pour que les bagages suivent.
Est ce qu'en cas de retard (je vais prendre 4h de marge par sécurité) si je loupe le 2d vol celui du "to" par la faute d af est ce que je serai protégée sur un vol suivant comme si le billet avait été en "un seul morceau"
merci de vos réponses..
Trip de 2 semaines sur Kuala Lumpur et les Perhentian English translation pending
Bonjour à tous,
Une chose reste insoluble, j ai besoin d aide...
Début de voyage sur KL (4 jours le temps de faire un peu la ville, un A/R Malacca, Kuala Gandah et Bathu cave) départ en bus pour Tanah rata 2 nuits et là je veux aller aux perhentians pour 4 jours tranquilles, puis retour sur KL.
Pour le retour, je sais que j ai soit vol intèrieur ou bus de nuit, je vais voir.
Mon inquiétude se situe sur le transfert Tanah rata - perhentians (dernier bateau 17h)
quel est l option la - pénible ? qui a déjà fait ?
ça m ennui car tout le reste tient la route mais là je ne vois pas comment faire.
merci à tous !
Une chose reste insoluble, j ai besoin d aide...
Début de voyage sur KL (4 jours le temps de faire un peu la ville, un A/R Malacca, Kuala Gandah et Bathu cave) départ en bus pour Tanah rata 2 nuits et là je veux aller aux perhentians pour 4 jours tranquilles, puis retour sur KL.
Pour le retour, je sais que j ai soit vol intèrieur ou bus de nuit, je vais voir.
Mon inquiétude se situe sur le transfert Tanah rata - perhentians (dernier bateau 17h)
quel est l option la - pénible ? qui a déjà fait ?
ça m ennui car tout le reste tient la route mais là je ne vois pas comment faire.
merci à tous !
Le comeback de la "Queen of Mbira" (Zimbabwe) English translation pending
"[…] Mbira culture pervades all aspects of Shona culture, both sacred and secular. Its most important function is as a 'telephone to the spirits of people, water, trees, stones and birds'" (Stella Chiweshe)
Un témoignage de résistance par la musique
Sur une compilation captivante sortie en 2018 par le label Glitterbeat, on y retrouve les premiers enregistrements de Stella Chiweshe jamais publiés en dehors du continent africain, soigneusement restaurés. Y figure le morceau-titre Kasahwa, single devenu rapidement disque d’or et qui la fait connaître – encore ! – dans la Rhodésie coloniale, mais aussi sept autres titres enregistrés entre 1978 et 1983. On peut y entendre le son pur et profond du mbira, associé parfois à de sobres percussions, et bien sûr la voix de Stella, où résonne toute la spiritualité shona.
Kasahwa a fait de Stella une sensation locale auprès de l’artiste, qui a d’abord eu du mal à faire face à sa popularité nouvellement acquise. Après l’indépendance du pays en 1980, Chiweshe commence à tourner à l’étranger, d’aborder comme soliste de la nouvelle National Dance Company of Zimbabwe, puis sous son propre nom. Son obstination et son talent finissent par payer et elle devient une star nationale et aussi, au cours du premier boom international de la World Music à la fin des années 1980, une des artistes rares de son pays à faire une carrière internationale. La musique zimbabwéenne est ensuite défendue par des fans et des DJ influents dont John Peel (Stella a enregistré deux des légendaires Peel Sessions). Mais les dernières années, c’est devenu un peu calme autour d’elle, ce qui est injuste, car Stella Chiweshe est toujours une artiste d’une intensité à couper le souffle. On peut donc qualifier Kasahwa : Early Singles son premier album depuis plus d’une décennie, de retour en force.
« I am a rebel », sourit Stella Chiweshe, 70 ans. Son album Kasahwa : Early Singles offre une introduction fascinante au monde de mbira, terme ne se référant pas seulement à un instrument composé d’une grosse vingtaine de lamelles en métal fixées à une planche de bois (instrument répandu dans de nombreux pays d’Afrique sous diverses formes et appellations dont sanza, likembe, kalimba etc.), mais aussi à un genre musical et – à un niveau beaucoup plus large – à toute une culture et un style de vie profondément spirituel, au cœur même du jeune pays zimbabwéen. Mbira est une musique mystique ancienne qui est jouée pendant plus d’un millénaire par le peuple Shona, groupe ethnique majoritaire au pays. Mbira imprègne tous les aspects de la culture shona, à la fois sacrée et profane. Ses notes cristallines déroulent pour « téléphoner aux esprits des gens, de l’eau, des arbres, des pierres et des oiseaux », utilisées pour contacter à la fois les ancêtres décédés et les gardiens tribaux, lors des cérémonies nocturnes.
Stella Chiweshe fait partie de ces icônes cardinales de la culture zimbabwéenne. Tout d’abord parce que son parcours est inédit : dès les années 1960, elle est une des premières femmes à jouer de la mbira, un fait qui est déjà une petite révolution en soi, défiant les mâles conservateurs. Ses débuts sont donc une bataille. Stella apprend à jouer du mbira dzavadzimu à une époque où une telle pratique devrait, selon toutes les normes sociales de l’époque, lui être inaccessible. En tant que femme, la tradition lui interdit de jouer de l’instrument ; en tant que résidente de la Rhodésie coloniale, devant la pleine force de la révolution, la loi interdit les cérémonies spirituelles et tous leurs éléments, y compris le genre musical mbira. Voilà, les obstacles étaient nombreux.
Aujourd’hui, Stella Chiweshe est peut-être la joueuse de mbira la plus reconnue au monde. Bien que largement méconnues de son public mondial, ce sont ces chansons-ci qui ont fait la renommée locale de Chiweshe et qui restent à la fois cruciales à cet égard et sublimes à un niveau purement sonore. Ratidzo ouvre l’album avec un sifflement qui mène à un bosquet résonnant de sons mbira et de percussions sobres. Dans Kasahwa (trad. La douleur émotionnelle la plus profonde est comme une arête de poisson coincée dans la gorge), son premier grand succès, enregistré sur un mbira emprunté, car personne ne voudrait en construire un nouveau pour une femme, sa voix est à son meilleur, aussi agile que ses pouces. Le morceau en deux parties, Mayaya, dure plus de huit minutes sur le même thème qui parcourt tout le morceau et la voix de Chiweshe devient de plus en plus extatique. Musarakunze est une valse envoûtante qui devient presque imperceptiblement plus aiguë tout au long du morceau, et Nhemamusasa termine la collection de singles sur une note exaltante alors que la voix de Chiweshe plane et plonge. Ecouter chaque morceau est une expérience étourdissante de la meilleure façon possible, car Chiweshe prend la musique qui, dit-elle, a commencé comme une sonnerie en elle et la jette dans le monde à la fois physique et métaphysique. C’est le timbre distinct du mbira qui en fait un instrument si attrayant en général. Boisée, métallique et pleine de réverbération naturelle, Chiweshe utilise son instrument pour créer une sonorité qui reflète un sens bienheureux et prospère de la nature.
Cette compilation est non seulement une bonne introduction à l’œuvre de Stella Chiweshe, mais aussi à un contexte culturel fascinant et complexe, dans lequel la magie et la vie quotidienne, la tradition et la culture populaire moderne se recoupent de manière très particulière. Ecoutez Stella Chiweshe, une magnifique expérience !!!
Stella Chiweshe (2018). Kasahwa : Early Singles. Glitterbeat Records (Germany).
Hery

1) Le morceau "Kasahwa" :
https://www.youtube.com/watch?v=fnKm6mwHnYg
2) Le morceau "Mayaya" :
https://www.youtube.com/watch?v=Ua64Q0l_Cfs
3) Stella Chiweshe joue "Mutambazve" :
https://www.youtube.com/watch?v=klO53XOcJJo
Un témoignage de résistance par la musique
Sur une compilation captivante sortie en 2018 par le label Glitterbeat, on y retrouve les premiers enregistrements de Stella Chiweshe jamais publiés en dehors du continent africain, soigneusement restaurés. Y figure le morceau-titre Kasahwa, single devenu rapidement disque d’or et qui la fait connaître – encore ! – dans la Rhodésie coloniale, mais aussi sept autres titres enregistrés entre 1978 et 1983. On peut y entendre le son pur et profond du mbira, associé parfois à de sobres percussions, et bien sûr la voix de Stella, où résonne toute la spiritualité shona.
Kasahwa a fait de Stella une sensation locale auprès de l’artiste, qui a d’abord eu du mal à faire face à sa popularité nouvellement acquise. Après l’indépendance du pays en 1980, Chiweshe commence à tourner à l’étranger, d’aborder comme soliste de la nouvelle National Dance Company of Zimbabwe, puis sous son propre nom. Son obstination et son talent finissent par payer et elle devient une star nationale et aussi, au cours du premier boom international de la World Music à la fin des années 1980, une des artistes rares de son pays à faire une carrière internationale. La musique zimbabwéenne est ensuite défendue par des fans et des DJ influents dont John Peel (Stella a enregistré deux des légendaires Peel Sessions). Mais les dernières années, c’est devenu un peu calme autour d’elle, ce qui est injuste, car Stella Chiweshe est toujours une artiste d’une intensité à couper le souffle. On peut donc qualifier Kasahwa : Early Singles son premier album depuis plus d’une décennie, de retour en force.
« I am a rebel », sourit Stella Chiweshe, 70 ans. Son album Kasahwa : Early Singles offre une introduction fascinante au monde de mbira, terme ne se référant pas seulement à un instrument composé d’une grosse vingtaine de lamelles en métal fixées à une planche de bois (instrument répandu dans de nombreux pays d’Afrique sous diverses formes et appellations dont sanza, likembe, kalimba etc.), mais aussi à un genre musical et – à un niveau beaucoup plus large – à toute une culture et un style de vie profondément spirituel, au cœur même du jeune pays zimbabwéen. Mbira est une musique mystique ancienne qui est jouée pendant plus d’un millénaire par le peuple Shona, groupe ethnique majoritaire au pays. Mbira imprègne tous les aspects de la culture shona, à la fois sacrée et profane. Ses notes cristallines déroulent pour « téléphoner aux esprits des gens, de l’eau, des arbres, des pierres et des oiseaux », utilisées pour contacter à la fois les ancêtres décédés et les gardiens tribaux, lors des cérémonies nocturnes.
Stella Chiweshe fait partie de ces icônes cardinales de la culture zimbabwéenne. Tout d’abord parce que son parcours est inédit : dès les années 1960, elle est une des premières femmes à jouer de la mbira, un fait qui est déjà une petite révolution en soi, défiant les mâles conservateurs. Ses débuts sont donc une bataille. Stella apprend à jouer du mbira dzavadzimu à une époque où une telle pratique devrait, selon toutes les normes sociales de l’époque, lui être inaccessible. En tant que femme, la tradition lui interdit de jouer de l’instrument ; en tant que résidente de la Rhodésie coloniale, devant la pleine force de la révolution, la loi interdit les cérémonies spirituelles et tous leurs éléments, y compris le genre musical mbira. Voilà, les obstacles étaient nombreux.
Aujourd’hui, Stella Chiweshe est peut-être la joueuse de mbira la plus reconnue au monde. Bien que largement méconnues de son public mondial, ce sont ces chansons-ci qui ont fait la renommée locale de Chiweshe et qui restent à la fois cruciales à cet égard et sublimes à un niveau purement sonore. Ratidzo ouvre l’album avec un sifflement qui mène à un bosquet résonnant de sons mbira et de percussions sobres. Dans Kasahwa (trad. La douleur émotionnelle la plus profonde est comme une arête de poisson coincée dans la gorge), son premier grand succès, enregistré sur un mbira emprunté, car personne ne voudrait en construire un nouveau pour une femme, sa voix est à son meilleur, aussi agile que ses pouces. Le morceau en deux parties, Mayaya, dure plus de huit minutes sur le même thème qui parcourt tout le morceau et la voix de Chiweshe devient de plus en plus extatique. Musarakunze est une valse envoûtante qui devient presque imperceptiblement plus aiguë tout au long du morceau, et Nhemamusasa termine la collection de singles sur une note exaltante alors que la voix de Chiweshe plane et plonge. Ecouter chaque morceau est une expérience étourdissante de la meilleure façon possible, car Chiweshe prend la musique qui, dit-elle, a commencé comme une sonnerie en elle et la jette dans le monde à la fois physique et métaphysique. C’est le timbre distinct du mbira qui en fait un instrument si attrayant en général. Boisée, métallique et pleine de réverbération naturelle, Chiweshe utilise son instrument pour créer une sonorité qui reflète un sens bienheureux et prospère de la nature.
Cette compilation est non seulement une bonne introduction à l’œuvre de Stella Chiweshe, mais aussi à un contexte culturel fascinant et complexe, dans lequel la magie et la vie quotidienne, la tradition et la culture populaire moderne se recoupent de manière très particulière. Ecoutez Stella Chiweshe, une magnifique expérience !!!
Stella Chiweshe (2018). Kasahwa : Early Singles. Glitterbeat Records (Germany).
Hery

1) Le morceau "Kasahwa" :
https://www.youtube.com/watch?v=fnKm6mwHnYg
2) Le morceau "Mayaya" :
https://www.youtube.com/watch?v=Ua64Q0l_Cfs
3) Stella Chiweshe joue "Mutambazve" :
https://www.youtube.com/watch?v=klO53XOcJJo
Kanazawa ou Mont Fushi? English translation pending
bonjour,
entre kyoto et tokyo, j'hésite à passer par mont fushi ou monter vers le nord vers kanzawa? Qu'en pensez vous ?
Randonnée dans la cordillère de Barroso (Pérou) English translation pending
Bonjour,
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