Results for "Panna+|+7+>+8"
9895 results found.
Zig Zag dans le sable à Zag (sud Maroc) English translation pending
Novembre 2019
ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Route 127 entre Baker et Shoshone (Death Valley à Joshua Tree) English translation pending
Bonjour
Nous devons emprunter cette route en octobre pour aller de Death Valley à Joshua Tree Elle nous semble bien longue et très déserte, y avez vous croiser des voitures? Le réseau téléphonique fonctionne-t-il en cas de panne?
merci
Nous devons emprunter cette route en octobre pour aller de Death Valley à Joshua Tree Elle nous semble bien longue et très déserte, y avez vous croiser des voitures? Le réseau téléphonique fonctionne-t-il en cas de panne?
merci
Où acheter sacs à dos et vêtements trek à Kuala Lumpur English translation pending
bonjour,
ma fille a pris un vol Paris-Kualumpur mercredi 7 /8/2019 vol Paris Kualumpur via Londres à la suite d'une perte de sacs à dos par Britisch airway. (panne informatique, vol remplacés, n° du sacs à dos marqués à la main, sacs non emballés, car lors d'un départ précipité, plus le temps de l'emballer) bref pas de bagages depuis 4 jours, sacs à dos introuvables. le pb : dans quels magasins au centre de Klualumpur, -acheter un sac (le décathlon de KL n'en a pas et rien ne correspond à ses besoins) des sous-pull en mérinos etc. où trouver des médicaments anti-pallu merci de votre réponse
ma fille a pris un vol Paris-Kualumpur mercredi 7 /8/2019 vol Paris Kualumpur via Londres à la suite d'une perte de sacs à dos par Britisch airway. (panne informatique, vol remplacés, n° du sacs à dos marqués à la main, sacs non emballés, car lors d'un départ précipité, plus le temps de l'emballer) bref pas de bagages depuis 4 jours, sacs à dos introuvables. le pb : dans quels magasins au centre de Klualumpur, -acheter un sac (le décathlon de KL n'en a pas et rien ne correspond à ses besoins) des sous-pull en mérinos etc. où trouver des médicaments anti-pallu merci de votre réponse
Petit voyage de 3 jours en novembre, mais où? English translation pending
Bonjour à tous ,
Nous voudrions partir 3 jours le week-end du 11 novembre mais où ????? Voilà la question. 😊😊 Nous aimons bcp de choses la ville comme la campagne , les musées ect..... Nous ne voulons ni la Tunisie , ni le Maroc car déjà fait , je suis en panne d’idées la 🤔🤔 Nous voulons pas non plus que cela nous coûte un bras , car nous partons dans 2 jours faire un autotour au Canada , donc budget déjà bien entamé. 😂😂🤪 Je fais appel à vous connaissances et vos superbes idées . Un grand merci 😊
Nous voudrions partir 3 jours le week-end du 11 novembre mais où ????? Voilà la question. 😊😊 Nous aimons bcp de choses la ville comme la campagne , les musées ect..... Nous ne voulons ni la Tunisie , ni le Maroc car déjà fait , je suis en panne d’idées la 🤔🤔 Nous voulons pas non plus que cela nous coûte un bras , car nous partons dans 2 jours faire un autotour au Canada , donc budget déjà bien entamé. 😂😂🤪 Je fais appel à vous connaissances et vos superbes idées . Un grand merci 😊
Road trip Aït Bouguemez, Imichil, Merzouga, Dadès... en août English translation pending
Bonjour,
J'organise un road trip avec mes deux filles (13 et 16) au Maroc cet été (2019).
J'ai loué une fiat panda, toutes les logan de Marrakesh sont apparement deja prises, je n'ai pu avoir que ça (je m'y prends trop tard), j'espère que ca ira quand meme...
Voici grosso-modo notre itinéraire, et nous avons 13 jours pour aller de Marrakesh à Essouira en passant par :
-Marrakesh ( 0 nuit, on part direct de l'aeroport vers 18h) -Ouzoud (1 nuit) voir la cascade le matin, et partir - Ait Bouguemez ( 2 nuits) (une ballade dans la vallee, peut etre une nuit en bivouac ?) -1 étape ? -Imilchil (2 nuits) (il parait que c'est très beau) - Errachida ( 1nuit) -Merzouga (1 ou 2 nuits) (mes filles veulent passer une nuit sur les dunes, bon...) - Gorges du Dades (1 ou 2 nuits) (pareil, une petite ballade, se poser un peu) - Ait Benadou (1 nuit) 1 étape ? - Essaouira (on y retrouve des gens)
Voilà, l'itinéraire est encore flottant, et j'aimerais des conseils sur les étapes, les distances, savoir ce qui est faisable, s'il y a des choses à voir, des endroits ou s'arrêter, bref, je suis preneur de tous les tuyaux !!!
Merci
-Marrakesh ( 0 nuit, on part direct de l'aeroport vers 18h) -Ouzoud (1 nuit) voir la cascade le matin, et partir - Ait Bouguemez ( 2 nuits) (une ballade dans la vallee, peut etre une nuit en bivouac ?) -1 étape ? -Imilchil (2 nuits) (il parait que c'est très beau) - Errachida ( 1nuit) -Merzouga (1 ou 2 nuits) (mes filles veulent passer une nuit sur les dunes, bon...) - Gorges du Dades (1 ou 2 nuits) (pareil, une petite ballade, se poser un peu) - Ait Benadou (1 nuit) 1 étape ? - Essaouira (on y retrouve des gens)
Voilà, l'itinéraire est encore flottant, et j'aimerais des conseils sur les étapes, les distances, savoir ce qui est faisable, s'il y a des choses à voir, des endroits ou s'arrêter, bref, je suis preneur de tous les tuyaux !!!
Merci
Idée de destination européenne pour voyage familial en caravane English translation pending
Bonjour à toutes et tous
je compte partir sur les routes avec mes 2 enfants et notre puckette (caravane) en juillet de cette année pour un séjour d un peu moins de 3 semaines et je suis en panne d'inspiration... premier voyage solo en trio...
On recherche des idées fun en toute sécurité plutôt en destination de l'Europe
merci de me donner vos anti sèches
Manifestation au Gujarat English translation pending
Quelqu'un a t il assisté à une manifestation en février au gujarat.
Retour d'expérience avec un chauffeur en Colombie English translation pending
Bonsoir,
Je reviens de COLOMBIE où j’ai passé 3 semaines avec mon conjoint. Nous avions pris un chauffeur avec voiture recommandé sur ce forum. Je vous le déconseille car c’est une personne malhonnête. Ce n’est surtout pas une personne de confiance. Après nous avoir arnaqués, il nous a lâchés au cours du voyage en invoquant une panne de voiture. Voici son nom : BAYONA Jhon Alexander à BOGOTA SI vous avez besoin d’explications, je suis à votre disposition
Je reviens de COLOMBIE où j’ai passé 3 semaines avec mon conjoint. Nous avions pris un chauffeur avec voiture recommandé sur ce forum. Je vous le déconseille car c’est une personne malhonnête. Ce n’est surtout pas une personne de confiance. Après nous avoir arnaqués, il nous a lâchés au cours du voyage en invoquant une panne de voiture. Voici son nom : BAYONA Jhon Alexander à BOGOTA SI vous avez besoin d’explications, je suis à votre disposition
Bateau pour Sainte-Marie (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Le sujet a été traité de nombreuses fois et n'est pas nouveau, mais en changement constant... Nous avons effectué cette traversée plusieurs fois avec le Cap Sainte Marie. Une fois nous avons voulu prendre le Condor, mais il était en panne. Nous ferons la traversée depuis Mada vers Sainte Marie en septembre 19, le retour se faisant en avion. Quel est le meilleur bateau ? Suivant les informations glanées ça et là : - Le Condor, embarquement compliqué et long depuis Mahambo. Bateau peu confortable, navette depuis Tamatave pas très sécurisée. - Le Cap Sainte Marie , qui a un très bon pilote, mais le bateau est vieillissant et les pannes nombreuses, nous l'avons pris pourtant 5 fois...
Alors quel est le meilleur choix? Un de ces 2 là, ou alors le Gasikara Be ? Merci....
Le sujet a été traité de nombreuses fois et n'est pas nouveau, mais en changement constant... Nous avons effectué cette traversée plusieurs fois avec le Cap Sainte Marie. Une fois nous avons voulu prendre le Condor, mais il était en panne. Nous ferons la traversée depuis Mada vers Sainte Marie en septembre 19, le retour se faisant en avion. Quel est le meilleur bateau ? Suivant les informations glanées ça et là : - Le Condor, embarquement compliqué et long depuis Mahambo. Bateau peu confortable, navette depuis Tamatave pas très sécurisée. - Le Cap Sainte Marie , qui a un très bon pilote, mais le bateau est vieillissant et les pannes nombreuses, nous l'avons pris pourtant 5 fois...
Alors quel est le meilleur choix? Un de ces 2 là, ou alors le Gasikara Be ? Merci....
Destinations en Europe pour séjour au soleil authentique en famille English translation pending
Bonjour à tous
Je suis en train de chercher des destinations à faire en famille assez authentiques à faire en famille, cet été en Europe autour de la Méditerranée.
Je suis un peu en panne d'idées car les destinations que je trouve sont souvent très vite trop bétonnées à mon goût : costa brava, côte d'Azur... ou trop touristiques et un peu cher pour ce que c'est : Dubrovnik, Palma de Majorque...
Je cherche donc un coin avec des plages accessibles aux enfants, propres. Pour la vie sur place, je cherche quelque chose d'authentique et sans trop d'attrapes touristes habituels.
Pour vous donner un exemple, on est allé à Sète, Sainte Lucie de Porto Vecchio en Sicile et on a adoré.
Auriez-vous des idées de villes ou des régions sympa à me conseiller ?
Je pense que les idées peuvent intéresser d'autres parents aussi :) J'imagine que ça peut être un peu large comme question, mais je suis un contributeur de ce site et je pense que vous avez sûrement des idées :)
Merci pour votre aide.
Marcin
Je suis en train de chercher des destinations à faire en famille assez authentiques à faire en famille, cet été en Europe autour de la Méditerranée.
Je suis un peu en panne d'idées car les destinations que je trouve sont souvent très vite trop bétonnées à mon goût : costa brava, côte d'Azur... ou trop touristiques et un peu cher pour ce que c'est : Dubrovnik, Palma de Majorque...
Je cherche donc un coin avec des plages accessibles aux enfants, propres. Pour la vie sur place, je cherche quelque chose d'authentique et sans trop d'attrapes touristes habituels.
Pour vous donner un exemple, on est allé à Sète, Sainte Lucie de Porto Vecchio en Sicile et on a adoré.
Auriez-vous des idées de villes ou des régions sympa à me conseiller ?
Je pense que les idées peuvent intéresser d'autres parents aussi :) J'imagine que ça peut être un peu large comme question, mais je suis un contributeur de ce site et je pense que vous avez sûrement des idées :)
Merci pour votre aide.
Marcin
Itinéraire Lentekhi - Ushguli en Svanétie English translation pending
Bonjour,
Le trajet Lentekhi à Ouchgouli en 4x4 est-il envisageable à la mi-juin ?
Merci de me donner votre avis et vos conseils.
Maguy
S'enregistrer sur le site SANParks (parcs d'Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
Pour mon 1er voyage en Afrique du Sud (fin septembre), j'essaie vainement de m'enregistrer sur le site sanparks.org ainsi que sur leur forum.
Je complète tous les champs demandés et rien ne se passe.
Avez vous une idée : panne du site ou j'en sais rien??
Merci.
Location de vélo de route et itinéraire sur Phuket English translation pending
Bonjour,
Je me rends tout bientôt à Phuket.
J’aurais voulu savoir où louer des vélos de route et si il y a des propositions d’itinéraires au départ de Panwa Beach,
Merci d’avance!!!!
Je me rends tout bientôt à Phuket.
J’aurais voulu savoir où louer des vélos de route et si il y a des propositions d’itinéraires au départ de Panwa Beach,
Merci d’avance!!!!
Problème de chauffage au gaz type Truma dans notre camping-car English translation pending
bonjour
mon mari à laisser le chauffage au gaz oil dans notre camping car pour qu'il soit tempéré
ce matin nous découvrons qu'il est en panne le chauffage ne marche plus, l'indication d'erreur apparait sur le cadran le gaz oil n'arrive plus avez vous déjà eu ce problème
nous avons un CC neuf challenger 385
merci pour vos réponses
Rugged Rental à Salt Lake City et "discount code" English translation pending
Bonjour.
Quelqu'un a t il déjà loué chez Rugged rental à Salt Lake City ?
Où peut on se procurer les "discount code" de ce loueur.
Je vous remercie. Jacques.
Les immanquables sur ces trajets en Namibie English translation pending
Bonjour à tous
En vue de mon prochain voyage en Namibie fin Novembre, début Décembre, j aimerais des infos les plus d'intéressantes et les immanquables sur ces trajets:
De Swakopmund vers Spitzkoppe 1 Nuit
De Spitzkoppe vers Brandberg white lady 1 Nuit
De Brandberg vers Palmwag
Merci
Téléphone portable pour la France et l'Espagne English translation pending
je ferais un séjour d'une semaine à Barcelone, suivi de 2 semaines dans le Languedoc-Roussillon. J'aimerais me procurer un téléphone portable pour faire seulement quelques appels (réservation d'hotel ou panne d'automobile).
Est-ce que les téléphones portables jetables sont encore disponibles. Si oui, à quel endroit se les procurer et le $. Est-ce que c'est possible d'avoir un téléphone compatible pour le séjour en Espagne ET en France ?
Achat d'une tablette en Thaïlande English translation pending
bonjour
je souhaiterais acheté une tablette informatique non "contrefaîte" à Bangkok (samsung ou autres)
est-ce "rentable" ? oû l'acheter et quel est le prix approximatif ?
merci
cordialement
Arnaud
je souhaiterais acheté une tablette informatique non "contrefaîte" à Bangkok (samsung ou autres)
est-ce "rentable" ? oû l'acheter et quel est le prix approximatif ?
merci
cordialement
Arnaud
Indemnisation retard Thai Airways English translation pending
bonjour à tous
j'ai subi un retard de 05h au départ de Bangkok pour Paris (vol direct) avec la compagnie Thai airways. retard du à une panne de réacteur au moment du décollage sur un A-380.
de ce fait j'ai raté mon train sur paris
j'ai fait une demande d'indemnisation ( règlement européen EU 261/2004) à la Thai qui refuse en me répondant que le droit à indemnisation s'applique uniquement aux compagnies aériennes qui ont leur siège en europe.
existe-il un droit pour les vols internationaux dont la compagnie est basée hors europe ?
merci à tous
Julien
j'ai subi un retard de 05h au départ de Bangkok pour Paris (vol direct) avec la compagnie Thai airways. retard du à une panne de réacteur au moment du décollage sur un A-380.
de ce fait j'ai raté mon train sur paris
j'ai fait une demande d'indemnisation ( règlement européen EU 261/2004) à la Thai qui refuse en me répondant que le droit à indemnisation s'applique uniquement aux compagnies aériennes qui ont leur siège en europe.
existe-il un droit pour les vols internationaux dont la compagnie est basée hors europe ?
merci à tous
Julien
Trajet Bluefields - San Carlos au Nicaragua English translation pending
Bonjour, comment aller de bluefields à san Carlos? Par avion, on est obligé de faire bluefields-managua, puis Managua -san Carlos ?
En bus, ???
Est ce que quelqu un connait ?
Merci
Location de voiture aux États-Unis et erreur de carburant English translation pending
Bonjour,
Je viens de restituer la voiture de location que j'avais loué chez enterprise aux USA. Le problème c'est que 2 jours après le loueur m'appel pour dire que le gasoil n'était pas le bon carburant alors que j'ai mis le bon carburant. je suis tombé en panne un jour avant la restitution. J'aimerai savoir quoi faire face à ça? merci pour vos réponses.
Je viens de restituer la voiture de location que j'avais loué chez enterprise aux USA. Le problème c'est que 2 jours après le loueur m'appel pour dire que le gasoil n'était pas le bon carburant alors que j'ai mis le bon carburant. je suis tombé en panne un jour avant la restitution. J'aimerai savoir quoi faire face à ça? merci pour vos réponses.
Retour de 10 jours en Sicile de l'Ouest English translation pending
Bonjour,
Je voulais remercier tous ceux qui m ont aidé pour mon itinéraire ! D' abord, merci de m avoir poussé à visiter Palerme, nous avons adoré ! Merci pour vos conseils de logement et de parking à Palerme, c' etait parfait !
Je vais donc juste donner mon circuit pour ceux qui veulent des idées pour un prochain voyage J1 Arrivee trapani, location fiat panda chez hertz. 3 nuits logement a valderice, parfait J 2 jour randonnée réserve de zingaro par l entrée de san vito lo capo. Sympa, mais aucune ombre ! C est limite au niveau chaleur. Je n imagine pas l été. Prevoir beaucoup d eau et un pique nique. les couleurs ne donnent rien en plein midi. il vaut mieux privilégier un départ tot le matin, ou un retour en fin d'aprés midi pour avoir de belles vues. sinon balade facile en terme de marche J 3 visite erice, nuage juste sur le village ! Farniente au bed and breakfast (piscine) puis visite trapani J 4 1h20 de route pour visite selinunte. Peu de monde, génial. Puis visite sciacca, enfin nuit caltabelotta : village aux vues magnifiques j5 eraclea minoa, pour voir la vue, la plage. Nous ne visitons pas le site. Scala dei turchi, bof.mais peut être une mauvaise heure.(midi) Visite vallée des temples agrigente. En fin d après midi peu de monde. Ires belle lumière j5 visite vieux centre agrigente. Top. Pres du duomo, sonnez a la porte juste à côté du musée pour visiter la bibliothèque, un endroit incroyable ! Ouvert le matin, mais il faut sonner. Un italien d origine belge nous fait visiter. Incroyable. Nous avons adoré cette ville. Puis 2h45 route pour cefalu (route plus longue que prévue car travaux) Visite cefalu j 6 1h route pour monreale. Superbe. Puis route pour hotel, palazzo reale, palerme. Parfait. Parking garde à 800m. Green car 15 euros jour. Visite palerme
J7 visite palerme
J8 2h de route pour scopello à cause d un accident. Conseil pour ceux qui vont a l aéroport : prévoir large en temps de route ! Nous sommes déçus par la tonnara. Effectivement beau site, mais quel monde ! Entrée 4 euros par personne, nous prenons des photos et repartons. La dame de l entrée accepte de nous rembourser un billet au vu du peu de temps passé sur place ! Nous déjeunons ensuite dans le village de scopello, belle vue, ce qui nous réconforte... 30 mn de route pour visite de segeste. Super. Peu de monde 40 mn de route pour notre hotel pres de masarla
J9 visite de l ile de mozia. Sympa mais cher entre le bateau et l entrée. Puis nous allons voir les spots de kyte surf
J10 vol retour depuis trapani
bon, la conduite sicilienne n'est pas un mythe ! c'est sportif... sinon, nous avons adoré notre périple. les siciliens sont adorables. Nous n'avons qu'une hate : visiter la partie sud et est de l 'ile pour infos afin que ceux qui lisent ce post puissent imaginer le rythme et donc si cet itineraire pourrait correspondre à leurs attentes : souvent nous aimons prendre le temps. depart vers 10h, pique nique. ce qui explique notre choix de ne pas tout faire, par exemple nous avons supprimé au final la villa roma de casale le jour 5.trop de temps de route
bon voyage à ceux qui partent !
Je voulais remercier tous ceux qui m ont aidé pour mon itinéraire ! D' abord, merci de m avoir poussé à visiter Palerme, nous avons adoré ! Merci pour vos conseils de logement et de parking à Palerme, c' etait parfait !
Je vais donc juste donner mon circuit pour ceux qui veulent des idées pour un prochain voyage J1 Arrivee trapani, location fiat panda chez hertz. 3 nuits logement a valderice, parfait J 2 jour randonnée réserve de zingaro par l entrée de san vito lo capo. Sympa, mais aucune ombre ! C est limite au niveau chaleur. Je n imagine pas l été. Prevoir beaucoup d eau et un pique nique. les couleurs ne donnent rien en plein midi. il vaut mieux privilégier un départ tot le matin, ou un retour en fin d'aprés midi pour avoir de belles vues. sinon balade facile en terme de marche J 3 visite erice, nuage juste sur le village ! Farniente au bed and breakfast (piscine) puis visite trapani J 4 1h20 de route pour visite selinunte. Peu de monde, génial. Puis visite sciacca, enfin nuit caltabelotta : village aux vues magnifiques j5 eraclea minoa, pour voir la vue, la plage. Nous ne visitons pas le site. Scala dei turchi, bof.mais peut être une mauvaise heure.(midi) Visite vallée des temples agrigente. En fin d après midi peu de monde. Ires belle lumière j5 visite vieux centre agrigente. Top. Pres du duomo, sonnez a la porte juste à côté du musée pour visiter la bibliothèque, un endroit incroyable ! Ouvert le matin, mais il faut sonner. Un italien d origine belge nous fait visiter. Incroyable. Nous avons adoré cette ville. Puis 2h45 route pour cefalu (route plus longue que prévue car travaux) Visite cefalu j 6 1h route pour monreale. Superbe. Puis route pour hotel, palazzo reale, palerme. Parfait. Parking garde à 800m. Green car 15 euros jour. Visite palerme
J7 visite palerme
J8 2h de route pour scopello à cause d un accident. Conseil pour ceux qui vont a l aéroport : prévoir large en temps de route ! Nous sommes déçus par la tonnara. Effectivement beau site, mais quel monde ! Entrée 4 euros par personne, nous prenons des photos et repartons. La dame de l entrée accepte de nous rembourser un billet au vu du peu de temps passé sur place ! Nous déjeunons ensuite dans le village de scopello, belle vue, ce qui nous réconforte... 30 mn de route pour visite de segeste. Super. Peu de monde 40 mn de route pour notre hotel pres de masarla
J9 visite de l ile de mozia. Sympa mais cher entre le bateau et l entrée. Puis nous allons voir les spots de kyte surf
J10 vol retour depuis trapani
bon, la conduite sicilienne n'est pas un mythe ! c'est sportif... sinon, nous avons adoré notre périple. les siciliens sont adorables. Nous n'avons qu'une hate : visiter la partie sud et est de l 'ile pour infos afin que ceux qui lisent ce post puissent imaginer le rythme et donc si cet itineraire pourrait correspondre à leurs attentes : souvent nous aimons prendre le temps. depart vers 10h, pique nique. ce qui explique notre choix de ne pas tout faire, par exemple nous avons supprimé au final la villa roma de casale le jour 5.trop de temps de route
bon voyage à ceux qui partent !
Retour de croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
Je viens de rentrer de ma croisière sur le Costa Pacifica en Méditerranée. C'était ma 1ere et la chance n'a pas été avec nous puisque le bateau a eu une panne électrique sérieuse qui nous a obligé à rester à quai à Cagliari et l'escale de Rome à été annulée. Merci à tous les membres du forum pour avoir partagé leur expérience au cours de leur croisière ; cela m'a beaucoup aidé notamment le compte rendu détaillé de Profil. Nous avons décidé de faire réclamation auprès de Costa pour essayer d'avoir une compensation. Quelqu'un a t-il déjà vécu une telle situation ?
Marie
État des routes en Gambie English translation pending
Bonjour
Nous sommes actuellement au Sénégal est allons en Casamancelle ensuite.
Après renseignements prit la Gambie est fermée cause de construction de bateaux. Tout le monde fait le tour par la route
Croisière Gênes - Venise: vos conseils pour les escales English translation pending
Nous partons le 4 novembre prochain en croisière avec MSC sur l'Armonia, avec comme escales ROME, COrfou, KOTOR, Split et Venise. Avez vous des bons plans pour ces escales, excepté pour Rome où nous voulons visiter avec Carole Panetta.
Merci d'avance!
Camping-car: coupure de courant et décongélation English translation pending
Cela vous est-il déjà arrivé de rentrer de voyage et de constater que toutes vos horloges étaient déréglées?
Il ne faut pas longtemps pour réaliser que tout cela est dû à une coupure de courant. Et il est très difficile de savoir combien de temps cette panne a duré et si elle a pu endommager les produits qui se trouvaient dans votre congélateur. Ils ont très bien pu être décongelés, être périmés, mais avoir gelé à nouveau.
Mais à partir de maintenant, rappelez-vous d’une chose que vous pouvez utiliser chaque fois que vous quittez votre domicile.
Cela peut sembler étrange, mais tout ce dont vous avez besoin c’est d’une tasse, d’une pièce de monnaie, et d’eau!
« Mettez une tasse d’eau dans le congélateur. Attendez une heure pour que l’eau gèle, puis ajoutez une pièce de monnaie sur le dessus avant de laisser le tout dans le congélateur. De cette façon, quand vous rentrez chez vous, vous pouvez savoir si votre nourriture a mal tourné, puis gelé à nouveau, ou si elle est restée congelé tout le temps où vous étiez parti. Si la pièce est tombée au fond de la tasse, cela signifie que tous les aliments ont eu le temps de décongeler, et que vous devez le jeter. Mais si la pièce est toujours sur le dessus, c’est que tout va bien. C’est aussi une bonne idée de laisser cette tasse systématiquement dans le congélateur – comme cela, si l’électricité s’arrête, vous serez toujours sûr de pouvoir consommer ou non vos aliments en toute sécurité! » Simple, efficace et pas cher! Un autre avantage: cette technique est favorable à l’environnement car elle vous permet de ne pas jeter inutilement de la nourriture tout à fait consommable.
« Mettez une tasse d’eau dans le congélateur. Attendez une heure pour que l’eau gèle, puis ajoutez une pièce de monnaie sur le dessus avant de laisser le tout dans le congélateur. De cette façon, quand vous rentrez chez vous, vous pouvez savoir si votre nourriture a mal tourné, puis gelé à nouveau, ou si elle est restée congelé tout le temps où vous étiez parti. Si la pièce est tombée au fond de la tasse, cela signifie que tous les aliments ont eu le temps de décongeler, et que vous devez le jeter. Mais si la pièce est toujours sur le dessus, c’est que tout va bien. C’est aussi une bonne idée de laisser cette tasse systématiquement dans le congélateur – comme cela, si l’électricité s’arrête, vous serez toujours sûr de pouvoir consommer ou non vos aliments en toute sécurité! » Simple, efficace et pas cher! Un autre avantage: cette technique est favorable à l’environnement car elle vous permet de ne pas jeter inutilement de la nourriture tout à fait consommable.
Le Maroc en MP3 400 (scooter 3 roues) English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage de retourner au Maroc, ce printemps, avec un Piaggio MP3 400cc. Pas de pistes, mais du goudron jusqu'à Zagora, Agadir, en passant par Fès, Meknès, Ouarzazate, Marrakech etc...
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage avec ce genre de véhicule ? Ce qui m'inquiète c'est de savoir si, en cas de panne, je trouverai un mécano qui connait ce modèle, la marque et éventuellement les pièces de rechanges.
J'ai déjà fait ce voyage avec une Yamaha, pas de problèmes, Piaggio n'a pas la même fiabilité.
Merci pour vos réponses.
Circuit tout compris avec retard au décollage English translation pending
Bonjour.
Que se passe-t-il quand un opérateur/voyagiste/transporteur (AirTransat) recule d'un jour son départ depuis l'Europe (Paris) pour un problème technique (panne) d'un de ses avions ? Le circuit prévu saute-t-il une étape ou tout est décalé (réservations hôtels et activités), je me pose la question également de la date du retour ?
Ma nièce venant de France pour un circuit Découverte du Canada de 15 jours se trouve dans ce cas de mauvais départ et du coup je ne sais pas où elle en est de son circuit (partie mercredi au lieu de mardi).
Koh Tao poubelle English translation pending
Les touristes fuient la puanteur d'une montagne de 45.000 tonnes de déchets qui croît de jour en jour après que l'incinérateur de l'île soit tombé en panne il y a trois semaines.
http://www.phuketgazette.net/phuket-news/Tourists-flee-stinking-trash-Koh-Tao/65513#ad-image-0


Démonter un corps de roue libre d'un moyeu non rayonné!? English translation pending
Salut à tou.te.s
OK, c'est pas directement du voyage mais ça concerne mon vélo de rando et ça vient d'une première panne au Maroc... :)
Je voudrais récupérer un corps de roue libre (à cassette donc et bien serré de manière fonctionnelle) depuis un moyeu pour remplacer le mien qui a lâché. Ce moyeu n'est pas rayonné et je n'ai pas envie de le détruire en le mettant trop fort dans l'étau. Je préfèrerais encore le rayonner à l'arrache pour me faire un bras de levier... Quelqu'un.e a déjà réussi à faire ça ? Et si oui, comment ?
Merci ! A +
Matt
OK, c'est pas directement du voyage mais ça concerne mon vélo de rando et ça vient d'une première panne au Maroc... :)
Je voudrais récupérer un corps de roue libre (à cassette donc et bien serré de manière fonctionnelle) depuis un moyeu pour remplacer le mien qui a lâché. Ce moyeu n'est pas rayonné et je n'ai pas envie de le détruire en le mettant trop fort dans l'étau. Je préfèrerais encore le rayonner à l'arrache pour me faire un bras de levier... Quelqu'un.e a déjà réussi à faire ça ? Et si oui, comment ?
Merci ! A +
Matt