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Une semaine à Athènes English translation pending
by Alicette · 2009-08-10 · 8 replies
Bonjour,

Avec mon compagnon nous avons juste 1 petite semaine de congé en Septembre et avions envie d'aller découvrir une partie (infime) de la grèce. Mon homme a toujours eu envie de voir l'acropole et autres site de ce style situé à Athene. On est donc partie du principe que nous allions nous faire 1 semaine à Athene. Mais...1 semaine n'est-ce pas trop pour visiter Athene ? Combien de jours conseilleriez-vous pour visiter Athene en profitant vraiment de la ville ? Autrement, j'avais pensé à faire 3 ou 4 jours à athéne et 2 ou 3 jours dans une ile sympa et pas trop loin ? Est-ce jouable ? Est-ce que se n'est pas trop speed, car je sais que pour aller vers les iles il faut rejoindre le pirée ? Ne perd-t-on pas une journée entre rejoindre le pirée + bateau...; Bref, qu'en pensez-vous ? Vos expériences sont les bienvenus.

Merci d'avance à vous.
Etats-Unis: dix mois de préparation, trois semaines de rêve et le retour... English translation pending
by Chanpili · 2009-08-10 · 22 replies
Bonjour, nous rentrons de notre voyage de 3 semaines et je voulais juste faire un retour d'impression pour avoir bien profité de toutes les mines d'informations glanées sur ce forum. J'ai beaucoup utilisé la fonction "recherche" et posé deux ou trois questions plus précises (un merci tout particulier à Quiquotte). Départ le 20/07 pour San Francisco : 4 jours avec un temps digne d'un mois de Novembre en Auvergne : maxi 15 à 20° et brouillard : le Pont n'a jamais voulu se montrer en entier. Mais 4 jours merveilleux à arpenter les rues grâce aux transports en commun et à nos pieds... Un seul regret : la visite d'Alcatraz. Mon mari ne souhaitait pas la faire donc je n'ai fait aucune réservation sur Internet, résultat : devant la baie il voulait y aller : mais plus de place avant une semaine... Ensuite Yosémite : il faut y passer plus de temps qu'une journée : c'est merveilleux, même si on ne randonne pas. visite des Séquioas à Mariposa : la montée est longue mais vaut le coup. Départ le lendemain par la Tioga pass et visite de Bodie, nuit à Mammoth Lake Death Valley : nuit au Furnace Creek : attention je me suis trompée pour les couchers et levers de soleil : Le coucher c'est à Artist Drive !! Las Vegas : soirée à Fremont Street avec Queen : Super Grand Canyon : tour en Hélico avec gratuité pour mon mari (merci Quiquotte) Un grand moment d'émotion Lac Powell : pause de 4 jours. Avec visite quasi privée d'Antelope Canyon (et oui !!!) Notre guide a même pris des photos pour nous avec le bon angle et tout et tout, fait passer tous les groupes devant etc... J'avoue avoir eu une pensée pour toutes les personnes menées à un train d'enfer par les guides "Come on my group" un petit tour à Horseshoe Bend : il faut le faire le matin et prendre de l'eau Un petit tour à Lee's Ferry Une petite tête dans le lac Monument Valley : l'hôtel le View vaut le prix demandé pour la chambre : une merveille. petit tour de cheval pour ma fille qui a eu le privilège de faire un tour seule avec un guide Navajo, étant donné son niveau elle a éffectué le tour d'une heure en 45 minutes : le guide l'a réinvitéé le lendemain à 7 H pour un nouveau tour : elle est ravie. Longue route pour escale à Torrey : la Mokee dugway se fait bien avec une berline (nous avions une Toyota Sienna), nous avons même croisé un camping-car qui redescendait. Bryce Canyon : un coup de coeur !!! Traversée de Zion Retour à Las Vegas où mes ados ont fait chauffer ma carte bancaire dans les outlets. Décollage de Las Vegas pour retour à Paris Les points forts :

Les parcs sont superbes, il a fallu faire des choix avant de partir, en refaire d'autre sur place. Le survol du grand canyon a été un moment fort : ne pas hésiter à le prévoir au budget. Antelope Canyon est une merveille mais j'avoue que nous avons bénéficié de conditions vraiment exceptionnelles.

Les points faibles :

Las Vegas : où tout est "trop". Cette ville de carton-pâte a certes des hôtels magnifiques, mais la décadence que l'on croise à chaque coin de rue m'a un peu écoeurée : je n'avais même plus envie de tenter ma chance au casino alors que j'ai plutôt un esprit joueur.

Voilà en bref mes quelques impressions du moment, encore merci de m'avoir aidé à préparer ce voyage.
Le wifi dans les hôtels de l'Ouest américain... English translation pending
by Cendryon · 2009-08-05 · 145 replies
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !

Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.

Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...

Sheraton aéroport : Une usine

L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes

Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)

Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.

LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".

Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !

Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!

Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)

L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.

Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !

Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.

SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !

Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !

Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Jasper et Yellowstone: camping et circuits? English translation pending
by 4rthur · 2009-08-04 · 23 replies
Bonjour à tous,

Je suis un petit nouveau sur ce forum, je suis étudiant et je pars avec deux amis randonneurs pour un trip du 14 aout au 6 septembre entre le canada et les états-unis en voiture. Nous aurions besoin de conseils pour 7 jours de randonnée à JASPER (entre le 15 et le 22 aout). J'ai déjà pas mal epluché le site, mais pas de réponses à toutes mes questions...

1. Concernant les circuits. Nous sommes des randonneurs relativement experimentés. Sachant que l'on compte laisser notre voiture à Jasper ou dans ses environs, nous recherchons une boucle (pour rejoindre la caisse) de 4-5 jours ou deux de 3 jours ou même 1-2 jours. Nous avons beaucoup entendu parler du Lake Louise et du Glacier Columbia. On imagine bien ne pas tout voir en si peu de temps, mais si vous aviez quelques itinéraires marquants et pas surpeuplés à nous conseiller, nous sommes preuneurs! Il vaut mieux en prévoir plusieurs car risque de fermeture de zone si Grizzly aperçu d'après ce que j'ai lu... 😮

2. Je ne suis pas certain d'avoir compris les tarifs. Il y a d'une part le droit d'entrée à 67, 70$ (autant prendre à l'année pour 7 jours de rando...), et d'autre part (nous souhaiterions faire du camping "sauvage" dans les emplacements réservés à cet effet) le droit de camping dans l'arrière-pays à 68, 70$. Le tout pour chaque personne... Ai-je bien compris ou y a-t'il une subtilité qui m'échappe. Etant tous les trois étudiants et avec un petit budget, on voudrait éviter les dépenses imprévues là-bas...

3. Pour camper dans l'arrière-pays est-il necessaire de reserver? Si oui, cela se fait-il sur place? auprès de qui? ou bien alors c'est la guerre et c'est au premier arrivé, premier servi?

Pour la suite de notre Trip nous allons passer 3 jours à YELLOWSTONE du 24 au 26 aout. La aussi j'ai quelques questions.

1. Le droit d'entrée en Voiture est de 25$, mais qu'en est-t'il du camping? Possiblité de camping sauvage? ou bien même système qu'à JASPER avec suppléments?

2. Que nous conseillez-vous de faire en si peu de temps : en voiture ou petite randonnée?

Voilà, si quelques âmes charitables connaissant ces coins voulaient bien nous aider, cela nous serait d'une grande aide!!! Merci d'avance,

Benoit, Antoine et Vincent
Parcs de Zambie et du Zimbabwe English translation pending
by Mango12 · 2009-08-04 · 31 replies
Salut,

Mon mari et moi revenons de trois semaines passées au Botswana et en Zambie (South Luangwa) et nous n'avons qu'une envie: repartir au plus vite! Nous envisageons cette fois de faire le Zimbabwe (Hwange, Matusadona et Mana Pools) et de finir par le parc du Lower Zambezi en Zambie (jute en face de celui de Mana Pools). La question est la suivante: est-ce possible de passer la frontière (le Zambèze) à cet endroit? Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Idées d'itinéraire pour quatorze jours et choses à voir en Équateur? English translation pending
by Voya77 · 2009-08-02 · 8 replies
Bonjour,

Nous partons en equateur pour 2 semaines fin aout. Arrivée un dimanche matin à guayaquil et départ 14 jours après de guayaquil.

Nous avons qq idées de ce que nous aimerions faire, mais nous avons manqué de temps pr organiser notre itinéraire, alors si vous avez des conseils pour nous y aider ils seront les bienvenus. On aimerait bouger mais pas trop non plus pour pouvoir profiter et se reposer, car 2 semaines c'est malheureusement très court. On a décidé de ne pas visiter l'amazonie cette fois, mais on aimerait faire une ascension, voir de beaux paysages, des belles plages et un beau marché indigène, le tout si possible en restant ds le secteur sud de l'équateur puisque nous atterrissons a guayaquil, histoire de ne pas perdre de temps ds les transports. Merci d'avance pour vos réponses ou conseils.
Trop de voyages? English translation pending
by Registoubkal · 2009-08-01 · 34 replies
Bonjour,

Depuis plus de 20 ans, j'ai beaucoup voyagé à travers la planète. J'ai vu tous les types de paysages existants (déserts, montagnes, volcans, forêts, mers, etc...), et aussi rencontré beaucoup de monde dans chaque pays visité. J'en ai pris plein les yeux !!!

Aujourd'hui, à 41 ans, je ressens une impression de saturation, comme une perte de goût pour le voyage. Ma soif de découverte s'estompe... Je perds le "punch" que j'avais pour mes premiers voyages... Comme si j'avais satisfait mes envies...

Je n'aime pas retourner aux endroits déjà vus. Je recherche, donc, d'autres horizons pour m'étonner à nouveau et me "re"booster !

Mais où aller ?

Peut-être nulle part à présent.
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cambodge: visiter la rivière aux mille lingas? English translation pending
by Alcla · 2009-07-30 · 20 replies
D'abord merci pour les réponses précises à notre premier post sur le Cambodge. Ce forum est vraiment utile et sympa.

Un article signale que ce site archéologique a été pillé en 2006, et que "il n'y a plus rien à voir". Je suis étonné car il est souvent conseillé de le visiter. Vaut-il la peine de s'y rendre car il est éloigné de Siem Reap ?
Coût d'une construction en Thaïlande? English translation pending
by Avcl84 · 2009-07-26 · 21 replies
bonjour a tous , actuellement en train de vouloir construire en Thailande à une centaine de km de Bangkok dans le village de nakon naoyok petit village en campagne.Déjà fait faire un premier devis pour un montant de 4 million de bahts et pour une maison de 180 m2 avec 4 chambres et 2 SDB + un garage fermer + une piscine de 36 m2. Je trouve cela un peu cher vue le type de construction de la bas ( différent d'ici ). Je vous demande si cela vous semble correct ou pas . par avance merci pour vos réponse.
Nos étapes pour neuf semaines en Inde English translation pending
by Rougetmx · 2009-07-25 · 15 replies
Ca y est, on part le 3 janvier pour un retour le 9 mars 2010. La décision n'a pas été facile à prendre, mais grace au forum et à Alain qui nous a bien aidé et conseillé, je vous livre notre futur parcours. Pourrez-vous me donner vos avis, et des bonnes adresses sur ces étapes que nous ferons en bus, train et avion pour les grandes distances.

- arrivée à Chennai à 2h40 et départ de suite en taxi pour Mahabalipuram - Mahabalipuram - Pondichery - Thanjavur - Madurai - Kanyakumari - Varkala - Allepey - Périyar - Munnar - Cochin - Tellicherry et sa plage à Muzhappilangad - Goa - Hampi - retour Goa pour avion direction Amristsar - Amristsar - Delhi - Agra - Jaipur - Udaipur - avion pour terminer sur Goa environ 10 jours - Bombay

Merci de m'envoyer vos commentaires si vous pensez que je passe à coté d'un essentiel 😊😊😊
Avis sur itinéraire de sept jours dans la vallée de Katmandou? English translation pending
by MowgliUK · 2009-07-23 · 3 replies
Bonjour,

je prevois de passer 7 jours dans la vallee de Ktm mi Aout (pas tellement le choix des dates), avec une copine (2 filles de 25 ans). Nous aimerions faire un peu de randonnee, et des visites plus culturelles, s'impregner de la culture nepalaise et voir de beaux paysages (oui, tout ca...😉)

j'ai plusieurs questions pour organiser ces 7 jours : - Pensez vous que cela vaille le coup de passer par une agence de trek trouvee a KtM? Ou bien les chemins sont ils suffisemment pratiques et faciles pour s'organiser son trek seul (plus de liberte, plus de choix dans les itineraires et hotels..). Ma preference serait de le faire sans agence... - Pensez vous que cela vaille le coup de passer 2 ou 3 nuits a Barakpur ou cela vous parait-il trop long par rapport a la duree du voyage. Je pensais qu'on pouvait rayonner de la bas pour aller a Bodnath, Sankhu, puis Nagarkot - Les avis ont l'air tres partages sur Dhulikel: devrions nous y aller quand meme? - Aller a pied de Pashupatinath a Bodnath vaut-il le coup? - Quelle randonnee est absolument immanquable selon vous? - En arrivant au Nepal, pensez vous qu'ille faille repartir directement pour la vallee, et passer 2 ou 3 jours a KTM a la fin du sejour, ou bien l'inverse? - Avons nous raison d'abandonner pokhara vu le peu de temps que nous avons?

Voila, j'espere que vous pourrez m'aider..

Merci beaucoup
Chiang Mai: Visite du Doi Suthep, Ban Chiang Kang, lac Tao English translation pending
by Alex44000 · 2009-07-22 · 17 replies
bonjour à tous, nous partons en Thaïlande pour la première fois avec mon ami et j'ai essayé de nous préparer un circuit faisable du 28 juillet au 20 août. Pouvez vous me dire comment accéder aux sites mentionnés ci dessous et le temps approximatif à prévoir pour les visites et trajets en partant de Chiang Mai centre ? - temple du Doi Suthep - plantation de café en altitude (1500 mètres) - village Hmong blanc de Ban Chiang Kang sur la montagne qui domine la ville. - Traversée des rizières en terrasse et des plantations - repas au lac Tao. Merci de vos réponses 🙂 Alexandra, Nantes (44)
Idées de visites pour quatre jours à Rome? English translation pending
by Simsim53 · 2009-07-20 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je pars fin-août à Rome pour 4 jours et je compte bien en visiter l'essentiel :) J'ai donc préparé un petit programme des principales sites que je voudrais voir et j'aimerai avoir l'avis d'un maximum de personnes sur celui-ci..

Si vous pouviez m'indiquer si il est possible de suivre ce programme, si vous ajouteriez certaines choses ou en enlèveriez...tout ça quoi ! Voici le programme :

1er jour : Colisée, Forum, Circus Maximus, Thermes de Caracalla

2è jour : Basilique St Pierre, Palace du Vatican, Chapelle Sixtine => Vatican

3è jour : Panthéon, Fontana di Trevi, Piazza Navona/di Spagna/del Popolo, Castel Sant'Angelo

4è jour : Villa d'Hadrien

Merci d'avance pour vos réponses, à bientôt ! Simon.
Il était une deuxième fois dans l'Ouest... English translation pending
by Virginath · 2009-07-16 · 201 replies
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
De Mile High City à Sin City... à travers le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nevada en juin 2008 (2e partie) English translation pending
by Vnoa · 2009-07-16 · 56 replies
Hello,

Voici la 2ème partie de notre carnet de voyage sur notre trip de Juin 2008 entre Denver (Mile High City) et Las Vegas (Sin City), entre Colorado, Utah, Arizona et Nevada !

> La 1ère partie se trouve ICI <

Au menu : - Part 1 : Denver, Red Rocks Park & Amphitheater, Roxborough State Park, US Air Force Academy, Garden of Gods, Rocky Mountain NM, Maroon Bells, Crested Butte, Canyon of the Gunnison NP south rim, Colorado NM, Moab : Arches, Canyonlands (Island in the Sky, Needles), Capitol Reef NP, Cathedral Valley

- Part 2 : Scenic Bwy 12, Burr Trail, Lower Calf Creek Falls, Devil’s Garden, Kodachrome Basin SP, Cottonwood Canyon Road, Old Paria, Coyote Buttes South (Hole, Cottonwood Cove, White Pocket), Coyote Buttes North (The Wave), Wahweap Hoodoos, Horseshoe Bend, Upper Antelope Canyon, Marble Canyon, Zion NP, Valley of Fire SP, Las Vegas.

J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12

- Réveil ~7h, petit déj~7h30 (des pancakes à la myrtille et des french toast à la cannelle : miam !), départ ~8h30.

- Arrêts photo aux Overlooks le long de la très belle et très Scenic Bwy 12 qui serpente au milieu de la verdure et des bouleaux.



- A Boulder, nous nous engageons sur le Burr Trail avec juste la partie jusque Long Canyon : c’est superbe.















- Entre Boulder et Escalante : vers 13h, nous partons faire la balade aux Lower Calf Creek Falls (11km dans le sable sous le cagnard en plein midi, ce fut rude ! mais la chute est sympa et fait brumisateur !). Retour à la voiture vers 16h45 après un bon arrêt aux chutes et de nombreux arrêts à l’ombre pour boire et tenter de ne pas cuire…



- Retour sur la SB12 et on bifurque sur la Hole in the Rock Road pour aller à Devil's Garden où nous arrivons vers 17h30. Il fait encore plus de 90°F… On n'ira pas plus loin car il est déjà tard et on est un peu "refroidi" par une partie en sable mou sur la route vers Peekaboo, Dry Fork... un + gros 4x4 arrive à passer mais on sent qu'il peine... bref, pas eu envie de faire les malins à ce moment là (même si après d'autres personnes nous ont dit que ça allait) ! Et de toute façon la grimpette pour aller dans Peekaboo semble un peu hors de ma portée…

















- On se remet sagement en route vers Escalante et le Rainbow Country B&B où Catherine nous accueille très gentiment vers 19h15. Direction la chambre Horizon, une douche, un peignoir… le bonheur ! Un grand merci à Sedonax (Philippe) pour cette super adresse !

- Dîner au Cowboy Blues Restaurant. Ca ne paye pas de mine, mais repas correct.

Grosse crise de rigolade au moment de payer (je me lève et on aurait dit que j’allais entonner une petite chanson… il est temps qu’on aille se reposer !… les autochtones ont dû nous prendre pour des dingues…).

Dodo à Escalante (Rainbow Country Inn)

J10 (di 15 juin) : Escalante - Page

- Réveil 6h45, petit déj 7h30 (french toasts aux fruits rouges à tomber !), départ ~8h30.

- Nous allons faire un petit tour à Kodachrome Basin SP sur la Cottonwood Canyon Road entre 10h et 12h. Nous nous baladons sur Shakespeare Trail + Nature Trail + Grand Parade Trail... la flemme de faire Panorama Trail... chaleurs et moustiques nous ont fait nous replier !







- Nous continuons ensuite sur la Cottonwood Canyon Road avec arrêt à la Grosvenor Arch, aux Cottonwood Narrows, aux Cockcombs… La route est superbe ! Vers 15h, nous trouvons la Brigham Plain Road (BLM Road 430), il fait 98°F et la montée à Yellow Rock avec sa pente à 100% (45°) nous semble bien trop ardue ! Nous décidons donc de ne pas y aller à pied, mais de monter en 4x4 sur la BLM 430 jusqu’à la crête pour admirer le panorama ! Ca monte raide, le virage en épingle à cheveux dans le sable n’est pas des plus sympas (on dérapera, heureusement sans conséquence, en redescendant) et il n’y a pas la place pour se croiser, donc on espère que personne d’autre n’a lu Photographing The Southwest aujourd’hui ! La vue en haut de la colline sur la vallée, les Cockcombs et Yellow Rock en face est incroyable ! On ne marchera pas sur la roche jaune, mais pas de regret !















- Nous en terminons avec la Cottonwood Canyon Road qui sur sa fin est moins colorée et livre des paysages grisâtres assez lunaires… Nous allons sur la 89 direction Old Paria : même si le site contenant qq décors de cinéma a brûlé en 2006, il y a toujours les falaises ocres et les talus aux strates multicolores (orange, rouge, violet, gris, blanc)… Nous poussons jusqu’au cimetière de Pahreah.







- Retour sur la 89. A 17h30, il fait toujours 98°F, mais nous décidons tout de même d’aller voir les Toadstool Hoodoos. Les 1.6 miles sous cette chaleur sont éprouvants…





- A 19h, nous arrivons à Wahweap Marina et au Lake Powell Resort.

Dîner au Béné Pizza dans l’hôtel (la flemme de chercher ailleurs, mais va falloir se motiver pour les prochains jours !).

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J11 (lu 16 juin) : Coyote Buttes South, Page

- Réveil 6h15 (heure d’Utah, 5h15 en Arizona !), petit déj 7h et départ vers 7h45.

- Ce matin, nous allons à loterie à la Paria Ranger Station pour tenter d’obtenir un des 10 « walk in permit » pour aller à The Wave le lendemain. On arrive à 8h20, le bureau ouvre à 8h30, nous remplissons le formulaire et le tirage au sort (digne du bingo de mamie !) commence à 9h. Il y a 23 participants (11 « couples » et 1 personne seule) et 12 boules de bingo. Nous avons le N°6. Le tirage commence : le N°3 est tiré, puis N°4, N°9, N°1… il reste alors 3 permis…je fais signe à Guy que c’est sans doute cuit pour nous… et c’est le N°6 qui sort !!! ON GAGNE NOS 2 PERMIS pour Coyote Buttes North et la mythique THE WAVE le lendemain !!!!!!!!!!! Yes !!!!!! Faut se retenir de ne pas crier sa joie ! Mais quel bonheur !!!

- Le temps de remplir les papiers, d’avoir les permis, les explications et de payer les 2x5$ pour les permis, nous partons à 9h15 vers le Paria Outpost (juste à côté, ça tombe bien) où nous avons RDV avec Steve et Susan Dobson pour une visite de Coyote Buttes South (encore un très bon plan donné par Philippe ! ;-)). Nous signons un formulaire de décharge, nous chargeons le 4x4 d’une énorme glacière contenant des boissons variées et le déjeuner et en route après un gros « hug » de Susan ! Steve est au volant de son gros 4x4 GC, moi à côté, Guy derrière avec un Montréalais (Brian) et au fond l’autre Montréalais (Steve) et Shawon (orthographe incertaine ?) qui travaille le week-end au resto avec Steve et Susan et dont c’est la 1ère visite à CBS. La jeune femme a dans les 25 ans, mais elle a l’air d’en avoir 15 ! Je lui ai même demandé au départ où étaient ses parents !! Steve peut paraître un peu taciturne au 1er abord, mais en fait il n’en est rien. Nous avons beaucoup bavardé. Il conduit comme un pro (un as de la conduite dans le sable (à fond, à fond, à fond !)), connaît beaucoup de choses et vraiment la visite en sa compagnie a été super. Nous n’avons vraiment pas regretté d’avoir pris la visite avec un outfitter : entre la conduite dans un sable très mou et très profond (il n’a pas plu depuis longtemps et nous nous serions sûrement ensablés ! Steve, d’ailleurs, aide souvent à désensabler des 4x4 en perdition), les obstacles à passer (rochers), le fait que toutes les pistes se ressemblent (sens de l’orientation ou GPS obligatoire), le téléphone qui ne passe pas, des endroits pas évidents à trouver (à pied dans le sable, on se serait crevé sans Steve pour nous guider aux bons endroits), etc… bref, pour nous, la visite n’aurait pas été aussi bien, c’est évident et à coup sûr aurait pu être une vraie galère !

- Dans la matinée et le début d’après midi, nous visitons Paw Hole et Cottonwood Cove, White Pocket... : SUBLIME ! (le site et la visite avec Steve !). Les paysages sont époustouflants, variés, colorés… Steve marche vite, mais il nous attend toujours et nous laisse plein de temps pour nous balader, apprécier et photographier à notre aise. Il fait chaud et la marche dans le sable est parfois un peu dure (surtout avec le barda photo et les 3L de flotte du camelbag), mais on est motivé par de tels paysages ! Petite pause déjeuner à ~ 15h et là nous découvrons la gentillesse, et la patience inaltérable de Steve car l'un des 2 Canadiens qui étaient avec nous a tout essayé pour se prendre un bourre-pif... j'ai même cru que j'allais me dévouer ! ... ce couillon nous a fait un vrai sketch sur « j’ai faim » (alors qu’il y avait largement assez à manger, je lui ai même filé mon sandwich pour qu’il arrête de nous gonfler) et ensuite sur « j’avais pas compris que ça durait toute la journée, j’suis fatigué, j’veux rentrer, j’veux aller à la piscine » NON MAIS TU LE CROIS CA ??????? On se trouve au milieu de paysages magnifiques et l’autre idiot veut aller à la piscine ??? Il tente même de nous convaincre d’en terminer au plus vite… t’es mal tombé mon gars… Steve reste de bonne composition, mais le Brian a gonflé tout le monde… Il achèvera de se ridiculiser par la suite en refusant d’avancer, en criant ensuite « attendez-moi » comme un gosse boudeur (le gars devait avoir dans les 45-50 ans) qui n’intéressait plus personne de toute façon... Nous nous entendons bien avec Steve et Shawon et nous continuons de profiter de la balade comme si de rien était… et je crois que Steve prend un malin plaisir à nous en montrer le plus possible (y compris 2 bébés rapaces, 2 rattlesnakes croisés en route qui nous feront bien entendre leur sonnette)…































- Retour et dîner au Paria Outpost vers 19h45 avec Steve, Susan et Shawon, notre désormais copine serveuse de l'Idaho (et on est « roots » dans l’Idaho) ! Steve nous explique 2/3 coins à voir (dont les Wahweap Hoodoos) et nous prête un livre de M. Kelsey sur la région. Il nous invite même à un prochain « tour » gratuit à notre prochain passage dans la région pour s‘excuser du comportement du casse-pied canadien ! ;-)) Un comble ! Il n’y est pour rien et franchement, ça ne nous a pas gâché la journée, loin de là…

- On se remet en route vers Page pour qq courses au Walmart. Retour à l’hôtel vers 22h30.

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J12 (ma 17 juin) : Coyote Buttes North, Page

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h30.

- Nous prenons la route direction la House Rock Valley Road et nous arrivons vers 8h30 au parking du Wire Pass Trailhead d’où démarre le trail pour aller à The Wave. Il fait déjà chaud et dans la journée, on sera encore à plus de 100°F ! Armés du plan du BLM, nous nous mettons en route vers 8h50 et nous trouvons notre chemin assez facilement. Nous atteignons le St Graal vers 10h40 (après qq pauses photos et repos) après une dernière montée dans le sable des plus torrides ! Nous découvrons enfin THE WAVE !!!!!!!!!! SUPERBE, SUBLIME, EPOUSTOUFLANT... tous les superlatifs peuvent y passer !!!!! Nous profitons du lieu assez magique et où nous croisons finalement que peu de monde… Nous allons voir la 2nd Wave et qq trucs autour dont le Hamburger Rock mais sans la montée à Top Rock trop périlleuse pour nous !

A 13h, nous repartons sous un soleil de plomb… retour à la voiture vers 14h50 (après s’être un peu paumé car on est redescendu trop tôt dans le wash... sans conséquence car on a suivi le wash jusqu'à retrouver le bon chemin). Les 6 L d’eau y sont passés ! Ma qué calor !



























- La balade à The Wave nous ayant un peu achevés, on fait l'impasse sur Wire Pass et Buckskin Gulch mais on s'achève avec la balade aux Wahweap Hoodoos en passant par la Cottonwood Canyon Road et la BLM 431 (que même les Rangers conseillaient car il faut trop chaud pour se taper la grande balade) ! La marche dans le wash pour atteindre le 1er groupe de hoodoos est éprouvante car à 16h, il fait toujours près de 100°F... Retour à la voiture vers 18h et à l’hôtel vers 19h. Encore une bonne journée !



- Dîner au Taco Bell et nous dégustons un sundae de chez McDo (oui, oui, on sait, c’est de la junk food) à Navajo Point face au Lake Powell, la Navajo Mountain, le barrage, la Navajo Generating Station et la plein lune en fond !



Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Réveil 7h, petit déj à 8h15 au Denny’s et départ ~9h.

- Arrêt sur la Scenic Road pour la vue sur le barrage (Glen Canyon Dam).



- Petite balade à Horseshoe Bend : très très beau ce fer à cheval posé sur le Colorado, mais il faut très très chaud !



- Retour à Page et nous tuons le temps avant d’aller à Antelope Canyon avec le « photographer tour » de R&C Ekis. Le tour dure 2h et part à 11h30 (heure de Page, Arizona ; soir 12h30 heure d’Utah), la « bonne » heure pour voir les rayons de lumière au fond du canyon. A l’heure prévue, nous embarquons à 12 dans la bétaillère 4x4 de Rosita, alias Rosie, qui nous emmène en ~ 20 minutes sur le site d’Upper Antelope Canyon. La traversée dans le sable est « a little bit bumpy ». Lorsque nous arrivons à l’entrée du canyon, plusieurs 4x4 sont déjà là. Nous pénétrons dans le canyon et nous voyons tout de suite les fameux rais de lumière ! C’est très beau, mais il y a beaucoup de monde et on se dit que ça va être la foire pour faire des photos… Le 1er quart d’heure nous met un peu la pression, mais très vite notre guide Navajo a très bien su « faire le ménage » (en éloignant ou arrêtant les autres groupes) et nous indiquer les meilleurs spots afin de prendre qq clichés sans la foule... Ensuite le site se vide et nous avons encore 1h pour faire des photos à notre guise (les rais de lumière ne sont plus là mais il y a toujours des couleurs et des formes incroyables). On arrive même à faire des pauses de 15 secondes sans personne ! Arrivés à ~11h50 sur le site, nous en repartons vers 14h, Rosie n’étant pas trop pressante avec ceux qui trainent... Retour à Page vers 14h30.









- Nous nous mettons en route vers Marble Canyon pour une petite visite au Colorado du côté de Lee's Ferry sous un cagnard qui frôle les 105°F/40°C ! Arrêt au Navajo Bridge.



- Puis, route vers Zion NP en passant par les Vermillon Cliffs et la forêt de Kaibab et arrivée par l'entrée Est vers 19h30... malheureusement, il est tard et l'ombre envahit déjà les lieux... on profite néanmoins de la route (Checkerboard Mesa, les tunnels...).



- Arrivée au Pionner Lodge à Springdale vers 20h30 et dîner au Pionner Restaurant.

Dodo à Springdale (Pioneer Lodge)

J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h45.

- Direction le Visitor Center de Zion NP pour prendre la navette du parc. Bon disons le tout net : Zion ne nous a pas plu et ce n'est sans doute pas la faute du parc mais on est à J-1 du départ, on est un peu KO et la chaleur va encore nous achever (Angel's Landing, on va oublier !)... et après les merveilles de ces derniers jours, le parc nous apparait un peu « plat » (à tort on veut bien le reconnaître car on n'a sans doute pas vu le meilleur) et surtout la foule va nous faire fuir !!!! Insupportable surtout que les jours d'avant on n'avait pas trop connu ça ! Et il faut ajouter au tableau que des travaux ont lieu pour refaire la route désorganisant complètement les navettes, l'attente est longue, les navettes bondées... bref à 13h, après avoir fait Riverside Walk, Weeping Rock (pas terrible en cette saison), Emerald Pools (lower et middle, et même remarque que précédemment), on craque et on décide de se barrer !!! On rate sans doute qq paysages sympas, on n'en convient et on reviendra mais à une autre saison !













- A 14h30, nous sommes en route vers Valley of Fire. Nous gagnons une heure en route car nous passons de l’Utah au Nevada et nous arrivons vers 16h15 juste avant que le Visitor Center ne ferme (dommage il y avait une belle expo photo !). La chaleur est accablante, le parc porte bien son nom (110°F/42°C)... les 1/8 de miles pour aller à Elephant Rock sont éprouvants... du coup, comme on est quasi seuls dans le parc, on va faire les touristes en voiture et on s'arrête sur le bord de la route (là où c'est écrit en gros « no parking at anytime ») pour qq photos (Seven Sisters, Petrified Log...) ... On fera la Scenic Road vers Rainbow Vista (waouh les couleurs pastel !!!) et un tout petit bout du trail dans les White Domes (intenable !!!!) + qq autres petits arrêts (Atatl et Arch Rock)... On a bien aimé ce parc, dommage que la chaleur ne nous ait pas permis d'en faire plus !









- Arrivée à Las Vegas vers 19h45. Installation au Bellagio dans une superbe Deluxe Lake View Room au 24ème étage avec une belle vue sur les fontaines et le Paris Las Vegas en fond : génial !!!

Notre ami Didier qu'on a au téléphone (alors qu'il est 20h et que les grandes eaux se déchainent sous nos yeux !) nous conseille de nous dépêcher de nous doucher, de sauter dans un taxi et de filer voir le spectacle "Le Rêve" à 21h30 (on a vérifié par tél : il reste des places !). Le taxi nous charge vers 20h50 et fait tout ce qu'il peut pour nous éviter les embouteillages du strip (merci !). A 21h15 après un petit sprint dans le casino du Wynn, nous voilà en possession de nos 2 billets ! Bon, je ne suis pas fan de ce genre de spectacle mais là c'est 1h30 d'un spectacle impressionnant ! Quelles prouesses physiques (et quels physiques ! ;-)) ! Bref, on ne regrette pas notre investissement !

- Retour au Bellagio et on se fait les 3 derniers spectacles de jets d'eau depuis notre chambre avant une petite balade entre minuit et 2h du mat vers le MGM, NY-NY, Excalibur, etc... comme la 1ère fois, Las Vegas ne nous séduit pas... on trouve ça glauque et vulgaire derrière les 2/3 loupiottes... mais bon c'est très perso !













Dodo à Las Vegas (Bellagio)

J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion ? ah ben non... on va rester 1 jour de + à Vegas !

- Réveil 6h45 et petit déj à 8h au Buffet du Bellagio. Très bon et pas très cher !

- Nous remontons à la chambre ranger notre barda (la balance dans la salle de bain nous aide bien à répartir le poids dans les valises !). A 10h, nous avons chargé la voiture et quitté l’hôtel pour aller faire qq courses (boutique Bonanza pour acheter des jeux de cartes utilisés dans les casinos mais quasi neufs et à 1$50/paquet ! + un petit tour au Las Vegas Outlet Center où nous n’achetons rien !) avant de rendre la voiture à l'aéroport vers 12h

- A l’aéroport, nous apprenons que notre vol de Las Vegas à Chicago est retardé à cause des intempéries dans l'est... bilan tout notre itinéraire est annulé et on est casé sur 2 vols le lendemain (et on est surclassé en 1ère pour le 1er vol Las Vegas à New York).

- Retour à Las Vegas (American Airlines nous payera les taxis mais pas l'hébergement car en cas d'intempéries ils ne sont tenus à rien apparemment... on n'a pas trop réfléchi et on se décide en 2 sec pour une chambre à l'Excalibur car vendredi soir les prix sont montés un peu partout... on choisit mal la chambre car on ne prend pas une des "remodeled" et franchement, la chambre elle ne faisait pas rêver ! mais bon... pas grave... même si la transition est rude après le Bellagio…).

- A 15h30, nous repartons faire un peu de shopping au Fashion Show Mall. Guy trouve des chaussures de running bien moins chères que chez nous (en fait au même prix mais en $ ! et vu que 1€ = ~1.5 $) et nous achetons 2 Levi’s à 25$ et 30$... pas la ruine quoi !

- Sur les bons conseils de Didier, nous allons ensuite dîner au buffet du Wynn (si on veut bien manger, ne pas hésiter !) sous l'atrium (l'espèce de verrière, c’est beau et bien plus sympa que dans les parties sous éclairage artificiel). Quantité, qualité, diversité (soupes, salad bar, coin italien, pâtes à la demande, viandes de toutes sortes, sushi, marocain, chinois, saumon, homard… buffet des desserts à tomber) : tout y est !

- En sortant, nous allons voir le spectacle des Sirènes au TI : un résumé de Las Vegas : bruyant et vulgaire ! (t’avais raison Didier ! ;-))

- On s'arrêtera là ! On est KO (chaleur, foule, bien mangé…).

Dodo à Las Vegas (Excalibur)

J16 (sa 21 juin) et J17 (di 22 juin) : retour en Europe

- Réveil à 3h45 !! Départ 4h30 de l’hôtel pour l’aéroport.

- Vol Las Vegas à New York (en 1ère, c’est classe ! ;-))

En plus, nous survolons Las Vegas, qq beaux paysages et Manhattan !

(sorry pour la qualité ds photos, mais à travers le hublot et au compact...)















- Vol New-York à Bruxelles (en 2nde classe, c’est la bétaillère !) où on arrive le dimanche matin… une grosse sieste dans l’après midi et hop pas trop de problème avec le décalage horaire !

Voilà c'est fini ... Merci de nous avoir suivi jusque ici ! (pour rappel : > La 1ère partie se trouve ICI <)

Allez il faut penser au prochain voyage ! ;-))

@+ Vnoa
Quartier à Bangkok et choix d'une île? English translation pending
by Iciallo · 2009-07-09 · 30 replies
Bonjour, et merci pour votre site qui a fini par me convaincre d'aller en Thailande. Les billets sont pris depuis hier pour un séjour du 15 au 27 juillet (12 jours/11 nuits). Au départ nous voulions (ma femme, mes 2 ados 14 & 17 ans et moi-même) faire 2/3 jours à Bangkok, 3 jours à Chiang Mai et 5 jours sur une ile. Ca nous fait beaucoup de déplacement en si peu de temps. De plus, on n'est pas sûr que les enfants vont apprécier la visite de Chiang Mai. Le séjour vers lequel on s'oriente est 5 jours à Bangkok et le reste (6 jours) sur une ile. Pourriez-vous me conseiller un quartier à Bangkok (surtout pour les enfants) ? J'hésite entre Sukhumvit et Khao San Road, mais il y a peut être mieux pour les enfants. Comme on reste 5 jours à Bangkok, y a-t-il des bons plans à faire autour de Bkk, dans un rayon de 100 Km ? J'ai noté, grâce à votre site, la ville où se trouve "la Thailande miniature". Ca compensera de Chiang Mai. Pour l'ile, auriez-vous des recommandations entre Kho Samui, Ko Chang ou autres ? Phuket me parait un peu loin vu la durée du séjour. Mais s'il y a de bons plans, pourquoi pas.

Marci par avance pour tous vos conseils, recommandations et bons plan.

Iciallo.
Retour de Chine English translation pending
by Klumo · 2009-07-05 · 13 replies
Retour de Chine Me voilà de retour , tout d’abord le départ , j achète les billets censément sur Air France Marseille /Amsterdam / Pékin et me voilà sur KLM , et c est pas la même limonade

Tous d’abord vol Marseille /Amsterdam , pas de repas , des sandwiches lamentables, indignes d’ un français qui se respecte, mais enfin c est l’ aventure et je ne vais pas commencer a me plaindre.

Me voilà à Pekin , Beijing pour les intimes .Descente de l’avion direction le Metro (airport Express) pour le centre ville, achat du billet 25 Ұ soit environ 2, 5€, très propre et très rapide.

Arrivée en centre ville achat du ticket de metro ville 2 Ұ soit environ 0, 2 € idem, metro exemplaire en propreté et rapidité .Le ticket de bus est a 1 Ұ soit environ 0, 1 € on glisse le billet dans une « urne » a cote du chauffeur .

Je gagne ma guest house ou le prix indicatif pour une chambre double est environ 200 Ұ soit environ 20 € la fourchette est entre 15 et 20 € une caution pour la clé est souvent demandée 100 Ұ .

Dans les rues beaucoup de parapluies en guise d ombelle et une quantité impressionnante de vélos et scooters électriques ( et oui ils sont au top les chinois)

-Visite de la place tian anmen , la faire le matin il y a bien moins de monde que l après midi site a voir car historique mais la visite est rapide ce n est qu une grande place , la plus grande du monde quand même. - Visite de la cité Interdite incontournable bien sur, entrée 6 € + 4 € pour l audio guide.A la sortie nord de la cite interdite une fois l avenue traversée il y a l entrée de le colline du -Charbon , vue exceptionnelle sur la ville ne pas rater , entrée 0, 2 Ұ soit environ 0, 2 € -Visite temple des Lamas a faire , intéressant pour l architecture, n hésiter pas a faire tourner les moulins a prières et faites un vœux.

-Visite de la tour des tambours , oups fermée pour cause de travaux mais derrière a 100m se trouve la Tour de la cloche , 72 marches a grimper pour voir la fameuse cloche et apprécier la vue . Tout autour les hutong vous attendent , faites les a pied, c est très sympa

-Parc Beihai , a cote de la cite interdite, reposant et frais 20 Ұ l entrée , jolis temples.

-La rue des fantômes Ne pas rater metro beixinqiao des dizaines de restos sous des lampions qui donnent une féerie particulière le soir venu. , les restos se la jouent brunch mais prendre les rues adjacentes et rentrer dans les hutongs , pas de touriste et des restos chinois ( des vrais) repas a prix dérisoires et les commerçants sont ravis et étonnés de voir des européens .ex : Crevettes flambées aux piments et tomates + riz + bière 33 Ұ soit environ 3, 3 €

- Muraille de chine en Bus régional , pour ma part j avais décidé de faire la rando sur la muraille de Jingshangling à Simatai ( 10 km) et de dormir sur place avant de rentrer donc je prends le bus 980 pour me rendre a Jingshangling 15 Ұ soit environ 1, 5€ le terminus du bus est a MYUN et de la un autre bus devrait nous amener a destination .Une jeune femme me conseille de descendre au premier arrête de la ville de MYUN et la, on me signale qu il n y a pas de bus pour Jingshangling et que seul un taxi peut m y conduire ????? ce renseignement s avérera totalement faux . Je prends donc un taxi 265 Ұ soit 26 € 50 !!!

Arrivée a destination l entrée pour la muraille est de 50 Ұ + le téléphérique qui donne accès au site 30 Ұ, la rando peut commencer .

Avertissement :pour ceux qui s imaginent que la grande muraille c est plate et bien pavé etc .je dis STOP !!!!!!!! la muraille est construite sur les crêtes des montagnes et le dénivelé est souvent très important , il y a des passages a plus de 45° par des escaliers qui en n ont que le nom , certains passages se grimpent quasiment a quatre pattes Alors pour ceux qui ne sont comme moi que des randonneurs occasionnels je dis que la rando de 10km et des trente tours de gué faut oublier .Au pied de la dixième tour un petit chemin part sur la droite et rallie le village de Simatai , n ayez pas honte de l emprunter vous y croiserez des paysans avec leur troupeau, une végétation intéressant et des fermes pour certaines abandonnées.

Arrivé a proximité de Simatai vous emprunterez de nouveau une portion de muraille ( c est obligatoire) qui vous coûtera 40 Ұ , puis un pont suspendu 5 Ұ avant d arriver au village

La une seule auberge très typique très sympa ou la chambre double est annoncée a 280 Ұ mais négociable 220 Ұ il y a aussi des dortoirs , les matelas sont très durs , 2 cm d épaisseur genre futon .La vue est magnifique .

Pour le retour a la civilisation on vous annonce qu il n y a pas de Bus ce qui est une nouvelle fois faux et on vous « oblige » a prendre un taxi ( qui est d ailleurs le frère de l hôtelier ?????) le prix pour MYUN est de 160 Ұ après négociations .Il vous dépose au terminus des bus ou l on reprend le 980 pour pékin 15 Ұ .

Retour a Pekin visite du quartier de XIDAN sur place plusieurs immeubles de centres commerciaux l un d entre eux n est pas cher du tout ( celui du Mc Do ) alors que les autres sont très brunchy.

-Achats , vêtements vrai/faux se rendre par le metro a yonganhi , la des magasins sur 6 niveaux ou l on trouve de tout ( et beaucoup d européens ) ne pas hésiter a marchander très fort un short annoncé a 450Ұ ??? fini a 50 Ұ et c est encore très cher .

Vêtements , informatique , bijoux, téléphones …se rendre sortie nord est du parc du ciel , le grand centre commercial ( beaucoup de touristes) .

-Train , si vous décidez deprendre le train faite acheter votre billet par la réception de l hôtel ou guest house vous perdrez moins de tempset cela ne vous coûtera que 3 ou 4 € de commission .Vous gagnerez un temps fou , pour ma part c est ce que j ai fait pour un billet pour XI’AN 417 Ұ soit environ 41€ plus 3 de com.

Donc direction la station de metro de Dongfunzen pour atteindre la gare et prendre le train de nuit pour XI’AN 1300 km .Gare immense mais bien organisée bonnes indications en anglais , passage des bagages au rayons X si vous avez un billet pour une couchette molle vous êtes en 1° classe ( équivalent) vous avez droit a la salle d attente des premières (et tant mieux) vous embarquez aussi avant les autres dans le train , un contrôleur pas wagon , très propre , drap, couette , oreillers , Tv, pantoufles vous attendent ainsi qu un compartiment salle de bain et toilettes .il y a aussi un wagon resto . des vendeurs passent régulièrement vendant de la nourriture des affaires de toilette , des boissons ……

Ne pas s étonner si le train démarre 5 ou 6 mns avant l’heure.

Arrivé a XI’AN très grosse ville , 7 millions d habitants , plus d indication en anglais !!!et l anglais est très peu parlé , propreté moins évidente qu a pékin .

Pour l achat du billet retour si votre hôtel ne le fait pas comme c était mon cas , la queue et d a peu près une heure bon poids , j arrive au guichet la préposée ferme et s en va en pose pour une demi heure ( c était indiqué) j arrive a m imbriquer dans la file d a coté ( encore un quart d heure) et la, la préposée ne parle pas l anglais elle me dirige sur le guichet N° 3 ou la on parle anglais soit une heure de queue supplémentaire , je reviendrai un autre jour .

Nouvel essai deux jours plus tard directement au guichet 3 , ça va tout seul , 45mn après c est fait les etrangers sont dans la file 3.

-Armée enterrée de Terra cota devant le ticket office de la gare de XI’AN prendre le bus 306 , une heure de route pour arriver sur site , je monte jusqu a l entrée du site a 500m sous 35° en plein soleil et la le contrôleur me dit que les billets se vendent en bas !!!!!!!!je redescends j achète et je remonte toujours 35° …………….

Visite très intéressante du vaste site ( incontournable)

Retour par le bus 306 pas de souci

-Huashan la plus haute montagne Taoïste (plus de 2000 m) au départ de XI’AN

Prendre le bus N°1 toujours devant le ticket office de la gare départ 07 h 00 des que le bus est plein , attention il est vite plein . Prendre le billet dans le bus 30 Ұ soit environ 3€, deux heures de route arrêt au village de Huashan ou un petit commentaire vous est fait en anglais dans un resto épicerie par le propriétaire des lieux ??? il en profite pour vendre du ravitaillement , des imper , des chaussures a ceux qui n ont pas prévu. Le bus en profite lui pour partir ????et on vous annonce encore une fois qu il n y a pas de bus pour aller sur site , les taxis sont devant qui attendent comme par hasard !!!! Donc taxi oblige 10 Ұ soit environ 1€.

Arrivé sur le site achat des billets « pour la navette » 20 Ұ soit environ 2€ celle ci vous conduit au pied du téléphérique pour l achat des billet aller/retour 150 Ұ soit environ 15 €

Montee vertigineuse , site exceptionnel a ne pas rater mais dangereux, petite marche jusqu au pic du nord pour les autres pics entraînement obligatoire condition physique très top exigée. Pour ma part je suis sauvé par un orage impressionnant qui rend l ascension déjà dangereuse , hyper suicidaire .Au retour la navette vous arrête au pied de la montagne ou la un bus pour XI’AN attend (comme quoi il y a bien des bus 30 Ұ soit environ 3€ mais ce bus vous laisse dans la banlieue de XI’AN et non a la gare

-Quartier HUI a XI’AN surtout ne pas rater .Bus 611 de la gare .c est le quartier musulman très animé des 17 h 00 , tout achats possible toute nourriture aussi ( exceptionnel ) foule impressionnante .

Infos Pratiques

Les jeunes parlent assez souvent anglais

une grande bouteille d eau coûte 4 Ұ

Exemple de repas dans resto populaire :

1 soupe + pain farci 0, 65 Ұ

Calamar + riz 20 Ұ soit 2€

Raviolis vapeur / bière 24 Ұ

Soupe a la tomate +riz cantonnais + pates 22 Ұ

Raviolis + crevettes frites+1 sprite 35 Ұ soit 3, 5 €

Distributeur d eau chaude dans les trains les hotels , la gare …

Les prises de courant sont mixtes (chinoises et européennes)

Les bus demeure un mystère , il n y a pas de couleur définie pour les lignes intra muros , il ne faut se fier qu au N° .ne pas s étonner si au feu rouge le chauffeur en profite pour fermer les yeux durant la minute d arrêt.

Pour les bus extra urbains pareil pas de couleur particulière (multitude de compagnies) les trajets restent incompréhensibilités , des arrêts ou personne ne monte ni ne descend , des arrêt sur la bande d arrêt d urgence de l autoroute pour changer de chauffeur ou prendre un passager ,

Le contrôleur installe des petits tabourets dans l allée centrale pour faire monter plus de passagers . Des départs et les terminus improbables , le mystère reste entier .

Pour le retour en France se renseigner sur le terminal de départ avant de s y rendre il y a pas mal de km entre les eux .

Bon voyage a tous c est un tres beau pays

n hesitez pas a me poser les questions qui vous aideront a preparer votre voyage
45 jours aux Etats-Unis en juillet/août 2008 English translation pending
by Chipanpas · 2009-07-04 · 8 replies
Bonjour à tou(te)s

Ce compte rendu sans prétention, un peu tardif, d'un voyage en juillet/août 2008, (en raison d'une année difficile, et de l'effacement accidentel d'une bonne partie des notes de voyage sur informatique...) pour essayer d'en aider d'autres, et remercier tous ceux qui nous ont aidés sur ce forum ou en MP, directement ou en répondant aux forumeurs sur des sujets qui nous intéressaient, à commencer par J.Luc (Vazyvite) (Pourquoi ai-je donc pensé à lui à Roswell ?...😊), Philippe (Sedonax) (encore merci notamment pour Sédona et pour CBS avec Paria Outfitters : peut-être les moments les plus forts de notre voyage😮), Fred XIII, Vilcanota, Jadorry, Bousquet (grâce à qui nous envisageons d'ouvrir une piste de ski, ou un chantier naval, ou un élevage de phoques, à Carizzozo😏), PSI31, Noelle65, monkiwi, FabienneCA, Zitounet, Grisemote, mlefevre, boumtchak, jdakota, j'en oublie certainement, qu'ils ne nous en veuillent pas.

C'est une petite contribution qui veut témoigner de notre reconnaissance envers ce forum.

Nous, c'est un couple de la cinquante/soixantaine, pas hyper sportif ni aventurier, ne cherchant pas le grand luxe, n'aimant pas trop la grande foule mais plutôt les rencontres simples, ayant déjà fait un voyage dans l'Ouest en 2005 (les grands classiques) avec les enfants.

Nos commentaires sont à aborder à travers ces prismes là.

Bien à vous

Philippe

J1 Ma 8 Paris/ San Francisco

Voyage tranquille (mais ne pas oublier de mettre son ordi portable dans un bac séparé à la douane...)– Beaucoup de monde à l’arrivée SF - files attente pour contrôles - prise empreinte 2 index + photo - tout semble aller bien, mais GASP ! 1 valise égarée par Air France avec dedans un traitement médical important (assez volumineux, impossible de l'emmener en cabine) : si maintenant il faut répartir ses pilules ou autres dans toutes les valises par précaution...

Angoisse – Air France nous offre 150$ de dédommagement pour achat vêtements – avec toute cette histoire, prise du 4/4 (Alamo par Autoescape) à l’aéroport avec beaucoup de retard : il ne reste plus grand chose de bien. On attend encore, un Four Runner arrive, mais d’autres l’avaient réservé ... On se rabat donc sur un Toyota Highlander, pas trop mal, mais qui s’avérera pas vraiment correctement préparé ( voyant pneus dégonflés allumé au bout de 500 km, voyant maintenance allumé au bout de 2500 km... Voir J8 et J9, impossible de joindre la road assistance, et accueil scandaleux à Alamo Jackson Airport). Ben tant pis, on verra bien (ça a été , on s’est arrêté dans plusieurs garages ou agences Toyota sur le trajet, tous sympas (sans pub), qui nous ont dit que ça devrait tenir : on changera à Albuquerque.

Coucher au Coventry : excellent accueil de Vince, avec une aide précieuse et efficace pour la recherche de la valise. Hôtel pratique, bien tenu (chambre calme à l’opposé de Lombard)

Courses au Safeway et carte fidélité (env 10% de remise dans tous les magasins)

Dîner au Mel’s Drive In à côté : on retrouve l’odeur du péché alimentaire... mais c’est bon...

Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité/prix/ = *** pour la situation et l'accueil

Resto : Mel’s Drive In





J2 Me 9 San Francisco

Malgré le stress, on visite les classiques pour se rassurer (Ghirardelli, Cannery, Fisherman, Coït Tower, Chinatown, tout à pied). Belles vues au sommet de Coït... petits escaliers avec maisons entourées de fleurs (Vers Filbert), vues sur la baie : un peu fatigant, mais joli. On ose déjeuner à Chinatown dans un Hole in the Wall d’aspect... spécial. Surprise : c’est super bon, et ma douce moitié (qui parle très peu anglais et encore moins mandarin ou pidgin) se fait une copine de la cuisinière, on a des grosses portions et on est bien contents, même si on ne sait pas ce que c'est... ! Et même pas malades !

Retour au Coventry - On a retrouvé la valise vers 18h ! Livrée à l’hôtel. Encore merci Vince qui n’a pas arrêté de téléphoner pour nous.

Bien fatigués et soulagés... dîner, dodo.

Coucher : Coventry Motor Inn (réservé de France) - Qualité prix = ***

Resto : Mel’s Drive In (play it again, sam)







J3 Je 10 San Francisco/côte/Redwood/Crescent City

On se perd un peu en partant du côté de Point Reyes, route bordée par endroit d'eucalyptus et de pins. Presque "campagne française"...

Puis on aborde la région des grands arbres (Humboldt, Avenue des Géants...): Redwoods impressionnants, gigantesques : on passe au travers du "Chandelier Tree" : bien rabattre les rétros...

Avant Crescent City, la route longe la mer : belles découpes de rochers au début du crépuscule, pelotons de mouettes sur les plages

Coucher : Light House Inn (non réservé) - Qualité prix = *

Resto : Denny's







J4 Ve 11 Redwood/ Crater Lake/Lincoln City

Longue route dans la forêt vers Crater Lake

Crater Lake : Bleu profond magnifique – de la neige sur les côtés de la route (parfois une bonne épaisseur !). Le contraste entre le bleu du lac, le vert des arbres, les ocres différents, le blanc de la neige... Un peu de vent.

Re-route vers la côte - c'est long... quelques dunes, mais on se dépêche : trajet plus long que prévu.

On n’avait pas réservé, donc plus de place à Lincoln City, sinon à l’Edgecliff motel – Patron désabusé, pas hyper clean, un peu bizarre, mais chambre correcte, vue sur mer (joli coucher de soleil). Le lendemain matin, le petit dèj sera le plus cocasse du voyage : sur un bout de table en plastique, dans une sorte d’entrée, avec 1 muffin et demi, et du café... pire qu’aux US... !

... Il est tard (21h) , quasi tous les restos fermés (dont Blackfish), 1 seul ouvert avec orchestre, qui ne sert plus que de la bière et des frites...

Coucher : Edgecliff Motel - Qualité prix = 0 (0 pour le patron et le petit dèj. Mais il paraît que ça s'est amélioré...?)

Resto : (?)







J5 Sa 12 Lincoln City/Boise

Route sans histoire, contrastée (forêts, collines pelées, zones plates, bruyère...)

Soirées Bachelorettes au Hampton de Boise... On prend le même ascenseur qu'un groupe hurlant de ces demoiselles, bien allumées par... du coca light ?.. "Moi, Français" : triplement des hurlements... Mon charme masculin (d'un certain âge...) ? Sans aucun doute (ma douce moitié a modérément apprécié et n'a pas encore lu ce compte-rendu...). Désolé, pas de photos...😇😇😇

Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = ** : très bien et pas trop trop cher...

Resto : (?) près de l'hôtel, rue piétonne

J6 Di 13 Boise/Crater of the moon/Yellowstone

De la route...

Crater of the moon : roches noires (le négatif de White Sands !) , "champs" de lave - rien de transcendant (sauf pour les géologues ?), mais néanmoins étonnant. Loop sur route goudronnée.

Quelques embouteillages en arrivant à Yellowstone - donc direct check in, manger et dodo

Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = * (un peu cher et moins bien que Canyon Lodge cabins en 2005))

Resto : Cafeteria du Lake Lodge - très correct







J7 Lu 14 Yellowstone

Toujours aussi beau pour nous. Lac, forêt, animaux, montagnes, geysers... en vrac : des arbres morts debouts, ou couchés à flancs de colline comme des allumettes, Grand Prismatic, Sunset Lake bleu et orange, les longues passerelles à 70 cm au dessus de ces eaux sulfureuses ou acides, les fumées qui vous piquent le nez, la lumière du soir sur les prairies, etc. etc.

On cherche des pélicans, qu'on finira par trouver. Drôles de bestiaux...

Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Lake Lodge restaurant - un peu chicos.











J8 Ma 15 Yellowstone

On l'avait déjà fait en 2005, surtout la boucle inférieure - Là, on essaye la boucle supérieure pour voir plus de bébêtes, mais à part 2 ours (de loin : environ 100 m), et encore des habituels (bisons...), pas énormément de rencontres : pas de chance. Mais c'est toujours aussi beau.

Problème de voiture : le voyant s’allume ! Panique (un peu) – on essaye de joindre Alamo, de plusieurs cabines (A Roosevelt, Mammoth...): impossible (répondeur en boucle) – on vérifie plusieurs fois le numéro : pareil – ça dure, ça dure, ça nous gâche la journée – on rentre au Motel où même le manager principal du Lodge, très sympa et serviable, n’arrive pas à les joindre. Après avoir quand même réussi à contacté Alamo Jackson, RV est pris pour le lendemain pour explication sur place.

Coucher : Lake Lodge Cabins (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Cafeteria du Lake Lodge



J9 Me 16 Yellowstone/Dinosaur/Vernal

En direction des Grands Tetons, un ours (moyen) traverse... à environ 10m, juste devant les 2 voitures qui nous précèdent. Vite, les appareils photos et scope, on arrive à l'avoir, mais on reste assez à l'écart : par contre des malades sortent des voitures et le filment à 4/5 m...

Accueil en dessous de tout à Alamo Jackson : le manager est injoignable, et les autres ne veulent pas prendre de décision (« ...On peut rien faire... On n'est qu’une franchise...Pas le temps... », et un ton vraiment pas correct..) : après 2h30 d’attente pour rien, grosse colère de notre part, audible (des personnels de l’aéroport après nos explications nous confirment que nous avons raison de ne pas nous laisser faire), et on part furieux parcequ’il est déjà tard. Sur le chemin, on demande l’avis d’un concessionnaire Toyota qui nous dit que ça devrait tenir jusqu’à Albuquerque. On prend le risque.

Rencontre de biches sur les bords de route. Camaïeu de roches jaunes et roses en arrivant à Vernal.

Dinosaur Utah au coucher du soleil : roches marron et rose, adoucies par la lumière du soir. Petite piste roulante, on est tous seuls, c'est calme et très beau. Mais le temps nous manque pour faire tout ce qu'on avait prévu.

Coucher : Best Western Antlers (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : (?) près du motel.









J10 Je 17 Vernal/Gunnison

Dinosaur Utah au lever du soleil : petite balade du côté de la cabane de Josie Bassett qui vécut là jusqu'à 90 ans, sans eau ni électricité, sans personne à proximité...

Gunnison : une vraie découverte : un grand abîme impressionnant (800m de dénivelé, étroit, quasi à pic, comme un énorme coup de hache dans un plateau), visible de 12 points de vues (style Grand canyon, en beaucoup plus simple). Une partie est restée sauvage.

Vols de rapaces, roches veinées de blanc aux flancs de canyon, impressionnant.

Coucher : Super 8 - Qualité prix = *

Resto : (?) - un mexicain pas cher et bon







J11 Ve 18 Gunnison/Victor/Cripple Creek/GreatSandDunes/Taos

Une grosse journée.

Entre Florissant et Cripple Creek, route montagne avec jolis rochers. Cripple Creek = les petits casinos, et Victor = les voitures de pompiers avec la vieille dame passionnée qui les bichonne.

Croisé un couple français (un inspecteur de l'éducation nationale en retraite, avé l'assent du Sud, et sa femme, très sympas : si vous vous reconnaissez...)

Phantom Canyon Road : piste facile, quelques trous, un peu longue mais très agréable, bloqués par des vaches agressives au début !

Great Sand Dunes amusant, des vraies grandes dunes de sable en plein milieu d'un environnement moyen-montagneux, un filet d'eau comme à marée basse, du vent, et du soleil...

Sur la route de Jemez Spring (les couleurs !!!!), on a croisé soit un loup soit un coyote... les avis divergent, trop rapide pour prendre une photo.

Coucher : Hampton Inn - Qualité prix = *

Resto : Graham's grill - cher et un peu prétentieux









J12 Sa 19 Taos/JemezSprings/Bandelier/Albuquerque

Pas envie d'aller à Taos Pueblo : ça peut paraître débile, mais vraiment, ça nous semble trop touriste...

Très chaud à Bandelier - peu d'ombre - petit parc agréable à visiter, les flancs de montagne ressemblent à du gruyère où se trouvent les kivas auxquelles on accède par des petites échelles.

Impossible de trouver la piste qui part des environs de Jemez Spring pour aller à Kasha Katuwe. Comme l'orage menace, on fera ça demain par un autre chemin.

Petit tour au pont sur le Rio Grande.

Albuquerque et ses autoroutes qui se croisent dans tous les sens... ses rues la nuit en voiture et ses mecs louches qui nous suivent un moment avec des regards appuyés... ambiance...

Coucher : Club House Inn and Suites (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Cooperage pour ses prime ribs et son buffet de hors d'oeuvre - *













J13 Di 20 Albuquerque/Kasha Katuwe/Albuquerque

Un des plus chouettes souvenirs, avec ses rochers en forme de tentes, et le chemin qui monte, qui monte, parfois en forme de slot canyon (prévoir 2h - Aller tout en haut à Vista Point n'apporte pas beaucoup, sinon une vue au large, on peut surplomber les "tentes" un peu avant) : un excellent moment.

Coucher : Club House Inn and Suites

Resto : Sadie's Cocinita - spicy ... *











J14 Lu 21 Albuquerque/Santa Fe/Turquoise Trail/Albuquerque

On change titine : L'accueil Alamo est l'exact contraire de celui de Jackson : sympathique et compétent - On trouve un Toyota Four Runner : effectivement, ça fait plus sérieux.

Santa Fe un peu touriste, mais sympa - pour voir (ou acheter) des bijoux, aller plutôt sur la Place du Gouverneur : les "Natives" sont installés sous le porche, ont un permis pour vendre, et c'est sans doute plus "direct" que les magasins...

Turquoise Trail un peu décevante - Madrid un peu trop hippie fatigué/bobo/pas vraiment enthousiasmant

Coucher : Club House Inn and Suites

Resto : une cafet mexicaine, excellente















J15 Ma 22 Albuquerque/Carizzozo/White Sands/Alamogordo

Ah ! Carizzozo... son atmosphère mystérieuse...sa légende... mais chut ! one of the best kept secret in the West... (et il paraîtrait qu'on peut y trouver du Gloubi-Boulga ?...)

White Sands, évidemment à voir, aller sur l'Alkali Flat Trail, il y a déjà eu tellement de commentaires... par contre, l'annonce du White Sands Motel (où nous n'étions pas) nous interpelle...

Vu une plantation de pistaches... je ne voyais pas ça comme ça.

Coucher : Comfort Inn (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : (?) près du motel







J16 Me 23 Alamogordo/Roswell/par Carlsbad/Texas/El Paso/Las Cruces

Très vert du côté de Cloudcroft, Ruidoso, (route 244), forêts, vallons, beaucoup d'eau dans les montagnes (plus de 8000 pieds).

Très pelé avant d'arriver à Roswell. Etape inutile : les extraterrestres sont partis, et l'économie aussi...

Cause travaux (interminables !) après Roswell, pas le temps de voir Carlbad Caverns ni Guadalupe Mountains...Grrrr!!!...

Longue route sans rien entre Carlsbad et El Paso.

El Paso : gros stress : on se retrouve embarqué dans une sortie vers la frontière mexicaine (bien lire les panneaux... c'est pas précisé ! ou alors on a pas vu...), entourés de mexicains à l'air fatigués et en colère contre tout (les camions montent sur les trottoirs, ça hurle, ambiance...), impossible de faire machine arrière jusqu'à 10 mètres du poste frontière, où une douanière américaine la main sur le revolver (toujours), nous permet de faire demi-tour. On n'a pas osé prendre des photos...

Et en repartant, de belles cheminées avec écrit dessus (voir photo)... quelle journée !

Coucher : Drury Hotel - Qualité prix = *

Resto : Applebee



(sort de ce corps, Jean-Luc...)







J17 Je 24 Las Cruces/Tombstone/Bisbee

Pris par la patrouille en sortant du parking du motel sans marquer très proprement le stop (on roulait au pas, personne en vue, et même pas le motard qui surgit en sirénant comme un fou...) - Après discussion assez longue, ("OK. on a tort, mais on connait pas la ville, on est français, et pire, perdus", etc.), ça se résume à une photo avec lui, pas d'amende, juste un avertissement, et un grand sourire "...Pour que vous n'ayez pas une mauvaise impression de Las Cruces..." Merci monsieur l'agent !

Steins ville fantôme, hélas fermée à la visite. Des gens à l'intérieur de bâtiments, mais qui ne veulent pas répondre...? (non, pas des fantômes...)

Piste à Fort Bowie déconseillée cause grosses pluies récentes.

Tombstone : ville un peu parc d'attraction, mais on a marché dans la combine... Attention au "Duel" : c'est dans un enclos, payant, sur des gradins, en plein soleil, et ça dure un certain temps (de mémoire une heure) (c'est théâtralisé, on nous plonge dans l'ambiance, le duel lui même ne dure que 1 à 2 mn...). Joli corbillard ancien à l'entrée...

Bisbee : pas mal d'artisans/artistes, intéressants, attention aux heures de fermetures...

Coucher : Hotel San Ramon (réservé de France) - Qualité prix = * un peu cher, mais presque un B&B - volée de marches à monter, pas d'ascenseur - Accueil personnalisé de Tamara Page, dynamique et sympathique propriétaire

Resto : Cafe Roka *** - super ! Un vrai moment gastronomique. Jessie qui nous sert n'a pas la langue dans sa poche...













J18 Ve 25 Bisbee/Kartschner Caverns/Saguaro/Apache Trail/Payson

En partant, la Bordel Patrol en compagnie de 5 ou 6 Mexicains assis... on a pas vu de violences ce coup là.

Colossal Cave : ici, le gouffre de la Pierre Saint Martin et Michel Siffre sont très connus - intéressante visite, sans plus pour les non-spécialistes.

Saguaro East : de toutes tailles, de toutes formations, au milieu de ces créatures, dont certaines sont d'âge respectable, la boucle (goudronnée) dans le parc est fascinante.

On se perd (évidemment...) dans Tucson...

Il est tard quand on aborde Apache Trail - Tortilla Flat (Superstition Saloon) vient juste de fermer (Damned !) et un orage menace... serrons les dents (pas que les dents...) et on y va : goudronnée au début, puis piste pas difficile, mais sérieux pour les débutants : ça monte/descend et tourne un peu, c'est pas très large, petits ponts à une voie... On croise 2 voitures avec remorques à bateaux.. des habitués... mais on est sacrément récompensé par les superbes couleurs de la piste - plein de saguaros. 1h30/2h pour arriver au bout.

Coucher : Best Western - Qualité prix = *

Resto : (?) un mexicain avec des tables peintes - un peu cher

















J19 Sa 26 Payson/Sedona

Sedona : Oh, les rouges !

Environnement superbe. Beaucoup de travaux routiers en ville, vers Taqueplaque : embouteillages... On n'a pas vu Taqueplaque : trop de monde pour nous.

Coucher : Sky Ranch Lodge (réservé de France) - Qualité prix = **

Resto : pizzeria Picazzo - bof...







J20 Di 27 Sedona

Grande découverte que Sédona : un immense merci à Philippe (Schüler) pour nous avoir incité à y aller, (et aussi pour l'ensemble de ses conseils et de son "oeuvre" !!!) : un des plus beaux souvenirs du voyage - des roches rouges, au milieu de la ville, des balades superbes, (West Fork of Oak Creek : je m'y suis bien tordu la cheville : maladroit, parceque c'est sans doute un peu long, mais pas difficile, même si on peut parfois se tromper, ombragé, le "tunnel" où j'ai fait tomber un appareil photo dans l'eau, l'arbre qui tombe avec un bruit énorme sur le chemin !, etc. compter 4/5h aller retour, peut-être moins avec une cheville normale), le Red Planet Diner (assez bon), la pizzeria Picazzo un peu surfaite... et le Vortex !

Ne pas oublier qu'on est en altitude (moyenne) -

Coucher : Sky Ranch Lodge

Resto : Red Planet Diner - à voir - et pas mauvais (c'est un Diner...)









J21 Lu 28 Sedona/Painted Desert/Petrified Forest/Chinle Canyon Chelly

La route vers Flagstaff semble longue, d'où la question : ne vaut-il pas mieux loger à Sedona si on reste plus d'une nuit, les frais d'essence compensant le moindre coût du motel ?

Painted Desert pas inintéressant, on traverse des étendues de roches colorées, vues larges, avec à un endroit "l'air le plus pur des Etats Unis" Si, c'est marqué !

Tour des vues du haut du canyon de Chelly - presque personne, lumières douces

Coucher : Thunderbird Lodge (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Cafet du Lodge - bonne









J22 Ma 29 Canyon Chelly

L'excursion 1/2 journée en 4/4 (12 places environ, pas de toit) avec guide navajo à l'intérieur du canyon : à faire (chapeau et eau..., pas d'ombre dans le 4/4), pour l'ambiance, l'histoire racontée, la rencontre avec les autres passagers.

Bijoux et artisanat en vente aux 2 arrêts, certains vraiment intéressants (mieux à la première halte).

Moustiques !

Coucher : Thunderbird Lodge

Resto : Cafet du Lodge













J23 Me 30 Chinle/Gd Canyon North

En passant par la réserve Hopi - petit arrêt au Hopi Cultural Center à Second Mesa (excellent repas) , puis à Old Oraibi où il n'y a rien à voir sinon des maisons en torchis de bric et de broc : on ressent bien les difficultés sociales, et la valeur de l'eau...

Mais quand même parfois des panneaux solaires sur le toit, et des 4/4 impressionnants...

Bijoux authentiques à la Monongya Gallery; excellent accueil.

En Hopi, le son "oui" (à peu près) voudrait parait-il dire yes...( à vérifier) - étonnant, non ?

Route à partir de Jacob Lake = montagnes, forêts, petites fleurs, prairies...

Gd Canyon North moins de monde qu'au Sud, mais quand même... Pas le temps d'aller aux points de vues extérieurs au lodge - Donc une étape un peu inutile pour nous, c'était pour comparer, mais le trajet s'est révélé trop long à force de musarder... - Certes, des vues extraordinaires, qui vaudraient sans doute la peine de s'y attarder.

Coucher : Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Jolies petites cabines en rondins, certaines pas très loin du bord, grandes, mais c'est cher...)

Resto : restaurant du Lodge - cher - mais la vue, si on arrive à avoir une table près des fenêtres...







J24 Je 31 GdCanyonNorth/Antelope (upper)/Mexican Hat

Moments de route superbes entre Page et Mexican Hat (vers Kaibito par exemple).

On passe près de Monument Valley qu'on a déjà visité en 2005, mais avec un petit regret de ne pas y retourner.

Antelope (upper)... qu'est-ce qui n'a pas déjà été dit ou montré ?

Coucher : San Juan Inn (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : le grill qui balance...











J25 Ve 1 Mexican Hat/Moki Dudgway/Natural Bridges/Monticello

Moki Dudgway : ça monte mais ça reste roulant - en arrivant en haut, prendre 1ère piste à gauche (roulante) après l'overlook, assez longtemps (6 miles env): Muley Point - vues au bout superbes et bien dégagées... (non, pas derrière les oreilles) - vu personne pendant plus de 2 h...

Natural Bridges - très chaud - juste fait les points de vue.

Route vers Blanding très belle (rouges, verts...)

Coucher : Rodeway Inn - Qualité prix = 0 - propreté douteuse, gérant débordé - à éviter

Resto : (?) une rue à l'écart de la route principale - familial (buffet de hors d'oeuvres, ribs) et bon











J26 Sa 2 Monticello/Harts Draw Road/Needles/ soir route 128, Fisher towers

Harts Draw Road (491) : Très jolie route dans la forêt au matin : plein de petits animaux

Canyonlands (Needles) toujours étonnant de partout, des endroits si différents... parc à faire absolument - tranquille : Roadside Ruins, Cave Springs (2 échelles à monter (faciles))

Vers le soir, la lumière sur les Fishers. Piste courte, un peu défoncée sur la toute fin.

Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = * : rien de spécial - chambres OK - accueil moyen - beaucoup de monde au petit dèj

Resto : Pasta Jay : pas convaincu...











J27 Di 3 Moab/ Negro Bill

C'est connu, c'est magnifique.

Evidemment, pour Negro Bill (env 4h A/R), on oublie un peu qu'il fait chaud, et on part avec, royal, 1/2 litre d'eau pour deux... et 2 bouteilles de 1/2 litre de boisson "énergétique".

Surtout à ne pas faire ! Même si on mouille sans cesse les chapeaux (et les fesses !) dans l'eau qui accompagne une grande partie du chemin, deux américaines (jeunes et sportives....) qui nous croisent à l'aller nous proposent une partie de leur bidon en voyant les rouges inédits et intéressants sur nos visages... : c'est sympa, mais on a sa fierté, que diantre, on s'en sortira comme des grands, style film d'aventures (une petite gorgée à toi, à moi...), mais à la limite de la déshydratation... Ne faites pas comme nous.

Attention, parfois le chemin n'est pas si facile à trouver (buissons d'herbes hautes), ou alors on s'est trompés, et ce n'est pas une balade si pépère que ça (ça monte et descend...).

Au bout, Morning Glory Arch, et un peu de fraîcheur (source) ! Récompensés et fiers !

Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Buck's Grill House - cher mais bon. Pourboire obligatoire de 17%...









J28 Lu 4 Moab/Mill Creek Canyon/ soir Arches (Delicate)

L'expérience d'hier à Negro Bill nous a servi : on a 4l d'eau dans les sacs... Mill Creek bien beau aussi, on commence à être fatigués, on est pas des pros, faut se ménager pour Delicate... mais il fait moins chaud. Chemin un peu difficile à trouver, cascade au bout - 3 petites heures A/R.

En fin d'après-midi, , la montée à Delicate m'a semblé beaucoup moins ardue qu'en 2005 - sans doute un peu moins de chaleur, plus de vent. Mais plus de monde...

Coucher : Sleep Inn (réservé de France) - Qualité prix = *

Resto : Moab Diner







J29 Ma 5 Moab/Goblin Valley/ Fruita/ Scenic drive Cathedral Valley/ Torrey

Rigolos les Goblins, (ça doit être sympas pour les mômes), marrons marrants, petit arrêt à faire.

Little Wild Horse Canyon, j'ai été voir le début (Madame est restée dans la voiture, un peu fatiguée), avec les gros rochers qui bloquent, puis demi-tour, car Monsieur aussi, un coup de fatigue - dans ces cas là, ne pas insister.

Fruita : A-pics grisâtres, comme des rideaux, et en bas l'herbe des jardins. Le camping a l'air très sympa.

Vers Caineville, roches grises, un peu Death Valley.

Scenic Drive Cathedral Valley : comme d'autres, on a payé les 5$ (enveloppe), alors qu'on avait le pass...

Torrey : très vert, mais pluie battante...

Coucher : Austin Chuckwagon (réservé de France) - Qualité prix = ** - à la hauteur de sa réputation : accueil sympa de Michelle Perkins et Randy Austin, et logement très correct - épicerie.

Resto : Cafe Diablo - *** - super ! deuxième moment gastronomique, étonnant, avec là des saveurs inconnues (Ah! le cake au rattlesnake..., les herbes au goût étrange... non, pas ce à quoi certains pensent...).













J30 Me 6 Torrey/ Escalante

Dixie National Forest = pins, arbres blancs, montagne (9600 pieds), hélas nuages... des biches qui traversent.

En fait, on avait réservé au Boulder Mountain Ranch, mais ils avaient de (très) gros problèmes de plomberie, et l'ensemble paraissait un peu limite, en passe d'être rénové (ce que nous a dit le gars qui nous a accueilli) - Comme vraiment on tenait à l'eau courante, on a gentiment dit qu'on repasserait une autre année... pas de problème, et on s'est retrouvé à Escalante au Prospector. Avec Pauline, la gérante, à qui je demande si elle peut faire un prix... Aïe, le regard... et le ton ! "Non. Je fais jamais" (!!!). Bon, OK M'dame, on s'installe, et on va découvrir que Pauline (Ex Chauffeur/euse de son truck (Washington/Chicago/San Francisco) pendant 20 ans....!) est adorable (peut-être parcequ'on lui a offert des petits beurre, des vrais de France, qu'on avait encore au fond des valises...). Elle nous offrira des petites tomates de son jardin et un petit verre qu'on garde précieusement...

Boutique Serenidad : le Monsieur connaît très bien Laurent Martres, et aussi Philippe Schüler (Sedonax)

Il pleut, donc on ne pourra pas faire les pistes...

Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *

Resto : derrière le motel



J31 Je 7 Escalante/Burr Trail

Il pleut encore ! Un peu la Burr Trail (goudronnée), mais pas beaucoup plus loin.

Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *

Resto : derrière le motel











J32 Ve 8 Escalante/Kodachrome

Il pleut toujours! Kodachrome - des trombes d'eau...

Coucher : Prospector Inn - Qualité prix = *

Resto : derrière le motel





J33 Sa 9 Escalante/Bryce

Bryce déjà vu en 2005 - toujours dans le trio de tête de nos parcs préférés. Visite au bout du parc (points de vues, Britlescone Loop) et Navajo Loop.

Mossy Cave à l'extérieur du Parc est très facile - petite cascade.

Coucher : Bryce Canyon Lodge (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)

Resto : Resto du Lodge - cher









J34 Di 10 Bryce/un peu Cottonwood Road par le sud (15 miles)/Paria Outpost

Impossible de prendre la Cottonwood Canyon Road par le nord (mouillée...).

On passe par Kanab, et juste avant d'aller à l'Outpost, frustrés par la pluie des jours précédents, on essaie Cottonwood Canyon Road par l'entrée (sud) qui n'est pas loin - Début prometteur et mystérieux, mais le soir tombe, et quelques gros trous remplis d'eau nous font rebrousser chemin.

On ne verra pas nos hôtes ce soir, après avoir téléphoné, un petit mot adorable sur la porte nous indique où est la clé.

Coucher : Paria Outpost (réservé de France) - Qualité prix = ** pour l'ambiance générale - une petite chambre très simple avec douche - pas luxe, mais ça ne nous a pas dérangé.

Resto : Page - tous les restos bien pleins - donc une pizzeria (?) avec plein de français dans la queue...









J35 Lu 11 Paria Outpost/Coyote Buttes South

Avec les Parias Outfitters (les Dodsons) (Susan, Steve était occupé), une journée d'anthologie pour nous, Paw Hole, White Pockets (découvert par les frères Leech (?) qui trouvaient cet endroit nul...), etc., à voir et à vivre. Inoubliable. ****

Je n'aurais jamais pu conduire un 4/4 seul pour y arriver : à mon avis, il faut vraiment être très expérimenté dans ce type de conduite pour le faire sans guide. Susan l'est...et son 4/4 est solide !

Le soir, on croise Steve qui connaît bien Phil Lesh (bassiste du Dead pour les connaisseurs...). Hélas, ils sont pris ailleurs, on aurait vraiment aimé passer plus de temps avec eux (et encore parler de Bush et Obama, pas encore élu à cette date : heureusement, qu'il l'a été, ils étaient prêts à s'exiler si ça n'avait pas été le cas...), et on va se coucher complètement épuisés après un excellent repas préparé par Susan.

Coucher : (réservé de France) - Qualité prix = **

Resto : sur place, par Susan















J36 Ma 12 Paria Outpost/Las Vegas

A Kanab, voiture de police sur bord de route... avec un mannequin à l'intérieur ! Mais attention, la prochaine fois ce sera peut-être un vrai...

A Zion la route passe à un moment dans un tunnel avec ouvertures sur la montagne.

Entre St Georges et Las Vegas, (vers Mesquite) route désertique avec montagnes grises pelées - très chaud.

A Las Vegas, bien viser ses horaires (les décaler au plus tôt) pour éviter les interminables queues aux buffets, surtout le soir...

Coucher : Bill's - (réservé de France) - Qualité prix = ** bien situé, pas cher, mais rien d'exceptionnel : c'est pas grave, c'est pour dormir...

Resto : Buffet Planet Hollywood ** - comme en 2005



J37 Me 13 Las Vegas

Repos, visites casinos - le soir, spectacle Love (Cirque du Soleil) au Mirage - Superbe, impressionnant, émouvant - et pour moi qui ait connu les Beatles au début, des bouffées de bonheur nostalgique incontrôlables (ben oui, des larmichettes), c'est toute ma jeunesse qui remonte, et ça fait tout drôle...

Coucher : Bill's

Resto : Buffet Mirage *



J38 Je 14 Las Vegas

Repos, visites, outlets (jeans et chaussures surtout) : attention, c'est fatigant les outlets...

Coucher : Bill's

Resto : Victorian room (Bill's) - correct



J39 Ve 15 Las Vegas/Death Valley

Déjà vue en 2005 - un peu moins torride cette année.

Piscine bien chaude au Furnace Creek Ranch -

Coucher : Furnace Creek Ranch (réservé de France) - Qualité prix = * (Cher...)

Resto : Furnace Creek Inn





J40 Sa 16 Death Valley/Sequoia/Fresno

Route vers Lonepine assez montagneuse (5000 pieds)

Avant Trona, une "ville fantôme" (Ballarat ?) inintéressante (quasiment rien)

Trona, déprimant. Voitures rouillées, baraques en ruines, style base de l'armée quasi abandonnée - après la guerre nucléaire...

Sequoia, sympa, route qui tourne beaucoup, qui monte, Général Sherman à voir (un peu de marche, 1km5 A/R en pente) mais moins fort comme impression que les Redwoods... On est peut-être fatigués...

Prévoir essence, car peu de pompes, et cher !

Sans réserver, on pensait trouver vers Sequoia, mais beaucoup de motels ou lodges sont pleins, la nuit tombe et on décide de pousser jusqu'à Fresno, où on se perd grave car il fait nuit !...

Coucher : Fresno Marriott Springhill Suites - Qualité prix = * un peu cher, mais le gars au desk nous fait un prix - et il y a une française sympathique comme manager ! (Isabelle Louis-Oleary)

Resto : rien (si, un truc à metre dans le micro-ondes...mais je sais plus quoi) - dodo







J41 Di 17 Fresno/San Francisco

4$ péage en arrivant par le Bay Bridge

Coucher : Chancellor, histoire de s'offrir un petit luxe (réservé de France) - Qualité prix = ** (pas trop cher pour sa situation) : vieil hôtel, chambres petites, mais très bien tenu, central, avec un staff qui a le sens de l'humour, compétent et de bon conseil.

Resto : Uncle Vito's *







J42 Lu 18 San Francisco

Les otaries à Fisherman qui parlent fort !

Chinatown, pour s'y perdre, pour les poissons séchés, les légumes incroyables, les champignons, les petits passages où on trouve des boutiques totalement improbables... Beaucoup de locaux ne parlent pas anglais...

Coucher : Chancellor

Resto : Harris's - grillades - chic et cher











J43 Ma 19 San Francisco

Mission - voir les fresques à Clarion Alley presqu'en face de Mission Police Station 630 Valencia

Castro, très coloré

Coucher : Chancellor

Resto : La Taqueria Mission * - On est servis au comptoir - bien bon les tacos et burritos, mais les jus de fruits nous ont semblé bizarres.









J44 Me 20 San Francisco

Matin : croissants de chez Boudin.

Repos et courses souvenirs - sérénité...

Coucher : Chancellor

Resto : Wood house Fish Company - sympa, tenu par des jeunes - très bruyant, mais bonne qualité







J45 Je 21 San Francisco/Avion/Paris

Un peu fatigués, 45 jours c'est long... mais plein de souvenirs et d'envies d'y retourner...



Alors, maintenant...

.... Bon voyage à vous !

Les +++

San Francisco, toujours...

CBS

Kasha-Katuwe

Crater Lake

Sedona

Les bijoux Hopis (argent), et leur sens

Les bijous Zunis (argent)

Apache Trail

Restos : Cafe Roka Bisbee, El Diablo Torrey

Moab et alentours, encore...

Spectacle Love à Las Vegas

(Carizzozo hors concours)

Les ++

Yellowstone

Bandelier

Canyon de Chelly

Saguaro East

Antelope

Moki Dudgway

White Sands

Great Sand Dunes

Vince du Coventry

Scenic Road Cathedral Valley (le vrai grand tour doit être extraordinaire)

Globalement, tous les rangers rencontrés

Le Toyota Four Runner

Les + :

Santa Fe

Bisbee/Tombstone

L'accueil Alamo Albuquerque

Le jeune punk garagiste vers Boise

Le policier à Las Cruces

Restos : San Francisco : La Taqueria (Mission), You's dim sum (Chinatown), et Uncle Vito's (Union Square) - Albuquerque : Sadie's Cocinita et Cooperage - Sedona : Red Planet Diner

Le bourbon Knob Creek (du Kentucky ! bu à San Francisco)

Le Toyota Four Runner

Le barman caviste du Chancellor (bien compétent, et fin )

Très souvent du WiFi dans les motels

Les "un peu moins" :

- le trop grand appétit de voir tout (je sais, on me l'avais dit...), qui conduit à speeder, voire à squeezer, des visites quand survient un contretemps... par exemple, ne pas oublier que sur un trajet (hors autoroute), on traverse des patelins, tout en longueur, et que la vitesse y est limitée (25/35 mph) - de même, il y aussi des travaux sur les routes aux USA, et on se trompe, on prend des photos... : donc la moyenne baisse...beaucoup !

- le verre d'eau du robinet parfois payant dans certains (pas tous !) fast food (Taco Bell, divers indépendants...)

- Roswell : tristounet...

- Taos : trop touriste

- La pluie quand il faut pas ! donc des pistes éliminées

- Les travaux et l'attente interminable sur certaines routes

Les "beaucoup moins" :

- La road assistance et la réaction Alamo Jackson

- Les types louches qui nous ont suivis un soir à Albuquerque...

- Se perdre à El Paso (beau titre de film...) et manquer se retrouver au Mexique sans le vouloir...

- La perte (temporaire) de valise par Air France (mais il est vrai qu'ils ont tout de suite compensé)
Itinéraire au Japon du 29 octobre au 12 novembre English translation pending
by Malouins · 2009-07-02 · 2 replies
Bonjour

Je m'excuse dors et deja auprès des personnes qui ont deja du traiter mes différentes questions dans les différents posts du forum mais etant totalement perdue, je me permets de vous les reposer.

Que pensez vous de cet itinéraire? Nous partons le 29 octobre de paris , arrivee Osaka (vers 19H) Osaka: 1 nuit hotel 30 octobre: depart pour Kyoto jusqu'au 3 novembre (visite Kyoto + Nara) 3 : depart pour Kinosaki afin de tester le nishimurayan honkan (ca vaut vraiment le coup?) 4 novembre: depart en bus ou train pour kagoshima avec nuit à Kagoshima 5 novembre: depart pour ishigaki sejour à Ishigaki commencant le 5 novembre juqua'au 12 novembre (deja reservé) 12 novembre , depart d'Ishigaki pour Okinawa (depart avion 12H)

Pensez vous que cela est jouable en terme d'horaires surtout au niveau des ferry? Ou puis je consulter les horaires des ferry entre kagoshima et ishigaki et leur cout? En effet, l'ideal serait de partir en ferry des le 4 novembre au soir et eviter la nuit à Kagoshima.

Pour mon trajet de Kinosaki à Kagoshima, que me conseillez vous ? bus ou train et toujours de la meme maniere où puis je consulter les horaires et couts ou alors vaut-il mieux que je prenne un vol interieur reliant directement par exemple Osaka à Ishigaki: d'apres vous quel serait le meilleur prix.

D'autre part quel JR mme conseillez vous: le national ou uniquement celui de kansai?

Beaucoup de questions... Je suis un peu perdue sachant que je ne parle pas un mot de japonnais et je parle un anglais tres moyen Merci pour votre indulgence
Avis sur itinéraire de trois semaines au Japon English translation pending
by Travelspirit · 2009-07-01 · 6 replies
Bonjour à tous/ toutes,

Nous partons- deux amies- dans une semaine et demie au Japon ... premier voyage dans ce pays, dont on se pose tant de questions. On boucle les derniers détails. Voici notre itinéraire:

- Tokyo: 4 premiers jours - 5ème jour: Kamakura, on a préféré ce village plutot que Nikko, on fera l'aller retour de Tokyo - jour 6-7 : Fuji et 5 lacs: montée de Fuji si le temps le permet - Jour 8-9 : sanctuaire de Koyasan, direction Hiroshima en soirée du 9 - Jour 10: Hiroshima - Jour 11: Miyajima - Jour 12-13-14: Kyoto - Jour 15: Nara (soir: Osaka) - Jour 16: journée à Osaka - Jour 17: départ d'osaka pour Okinawa, Naha - Jour 18: Okinawa - Jour 19-20: visite de zimamijima ou autre île près d'okinawa - Jour 21: retour à Tokyo - Jour 22: retour sur Paris

L'itinéraire est très chargé, certes ... nous avons déjà réservé des petits hotels budget pour la plupart des destinations, on aura un JR pass d'une semaine à faire valoir à partir de Kamakura jusqu'à hiroshima. Et notre vol pour okinawa est déjà aussi réservé.

Toutefois, nous n'avons toujours pas trouvé de temple à Koyasan (ça a l'air galère), ni d'hotel près du Fuji (on aimerait faire la montée de jour). De même pour l'île de zimami près d'okinawa. Avez vous des suggestions, hotels sympas, ryokkans pas trop chers de ces côtés là ?

On a un peu peur de se perdre vu que nous ne parlons absolument pas japonais ;-)

Toutes vos expériences sont les bienvenues.

Merci et bon vent à tous
Quoi voir au Vénézuela en toute sécurité? English translation pending
by Zygaena · 2009-06-25 · 12 replies
Bonjour je pars toute seule au vénézuela en novembre (prix du billet tellement attractif) je n'ai pas paris le temps de me renseigner avant et j'ai l'impression que c'est dangereux et que j'aurai dû y réflechir à deux fois. je sais que j'aimerai rester quelques jours à Isla Margarita. Apparemment il n' y a rien à faire à caracas. Comment faire le trajet caracas jusqu'à l'ile en toute sécurité? et qu'y a t' il de bien à voir dans le pays? Merci de votre aide
Voyage au Vénézuela seul: sécurité? English translation pending
by Cheto · 2009-06-25 · 17 replies
Hola! j'ai pris tout récemment mon billet pour caracas, je compte rester 2 mois en Amérique du Sud, mais les propos sur caracas dans les forums m'inquiètent un peu.. d'autant que je parle espagnol moyen. je voudrais rejoindre la colombie en bus après m'être un peu déplacé sur la partie ouest du venezuela . Mais c'est un peu pour ma sécu que j'ai un doute.. (je suis pas particulierement peureux mais ca a l'air assez serieux)

Est-ce que vous pourriez m'aider à en savoir plus ? Merci ++ Adrien
De retour du Maroc...ravie! English translation pending
by Phocéenne · 2009-06-23 · 28 replies
De retour du Maroc après un séjour de 2 semaines.

J'en reviens aussi amoureuse que lorsque j'y suis allée.

Séduite par la gentillesse, la chaleur de l'accueil , l'humour, le sourire des marocains.

Séduite par la beauté des lieux visités à Casa et à Marrakèche, par l'artisanat, par la finesse et le bon goût des artisans marocains. C'était un rendez-vous avec le "beau" dans les souks, les vieux palais, les riads, les tableaux de peinture, les bijoux et presque partout où l'oeil se pose.

Mention particulière aux Marrakchis pour l'humour et la bonne humeur.

Merci au CASAOUI du forum qui m'avait proposé très gentiment de me promener (avec ma vieille maman qui se déplace difficilement) à travers Casa et QUI L' A FAIT !!!!!!!. Sans rien demander en retour.

Il se reconnaîtra.

Seul bémol : le harcèlement PERMANENT des vrais et faux mendiants de Marrakèche . Lors de mon prochain séjour, je ne retournerai plus à Marakèche, pourtant ce n'est pas l'envie qui me manque.
Avis sur itinéraire de neuf jours en Croatie mi-août English translation pending
by Lilimultipas · 2009-06-22 · 13 replies
Bonjour à tous,

nous partons 9 jours en croatie mi-aout. J'ai besoin de vos avis éclairés sur l'itinéraire que je prépare! 1_Nous atterissons à zagreb > direction lacs de plitvice nous y dormons (on va arriver vers la fin de l'après midi) 2_journée aux lacs de plitvice, nous dormons au même endroit 3_frais et dispos on part pour l'ile de rab (par le bateau? est ce que c'est onéreux? possibilité de trouver un logement?) > nuit sur l'ile de rab 4_ On part direction sibenik, parc de la kra (1jour, 2 jours??) 5_Split (1jour, 2jours) 6_dubrovnik (1jour, 2jours???) retour zagreb... (je pense couper le chemin en deux pour remontre sur zagreb)

Est ce que cela vous semble jouable ou trop ambitieux, est-ce que je rate des chouettes coins? Nous sommes amoureux de la nature et des jolis paysages ainsi que des villes qui ont une ame... Par ailleurs, nous avons un petit budget et pensions dormir chez l'habitant, combien faut-il compter?

Merci beaucoup ^pour tous vos conseils à très bientôt!
Voyage en Thaïlande du 8 juillet au 20 août: transport, budget, visites...? English translation pending
by Ec13 · 2009-06-22 · 63 replies
bonjour a tous ,

nous partons en couple , le 08 juillet 2009 , jusqu'au 20 aout 2009 , c'est notre premier voyage a l'étranger , nous sommes novices ( 22 ans ) , donc j'aurais quelques questions !

je fais un questionnaire numéroté , comme sa chacun peut répondre sur la ou les questions qu'il connait !

ps ; désoler de faire comme sa , mais c'est asser urgent , et j'ai parcouru le forum et je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais , donc merci a ceux qui m'aideront , je prendrai note au fur et a mesure !

questions :

1: a l'arrivée a bangkok le bus qui est le plus économique , combien de temps met il pour rejoindre le centre de bangkok ? et le tarifs ? n'est ce pas mieu de prendre un taxi qui amenes directement a la guest house , plutot que le bus puis apres un taxi de la station de bus a la guest house ?

2: les truc a faire a bangkok je les connait , par contre , j'aimerais connaitre le cout des différents temple , et activités payantes de bangkok ? et le temps a consacré a chaque lieux ?

3: pour aller de bangkok a kanchanaburi , vous me conseillez plutot le bus ou le train ? le cout ? sachant que le budget est minimum est notre prioritée car nouc restons en thailande pas loin de 2 mois !

4 ; puis nous prendrons la directions du nord ( chiang mai ) y a t'il un train qui part de kanchanaburi pour aller a chiang mai ? pour le cout je crois savoir qu'il faut compter 800 baths minimum ! ou faut il retourné sur bangkok ? le train de nuit est il sécurisant ? et faut il reserver a l'avance ? quel activiutés ne pas ratée a chiang mai ?

5: ensuite de chiang mai a chiang rai , comment s'y rendre ? bus , train ? et combien de temps consacrer a chiang rai ? le temple blanc ( dsl j'ai noter le nom , mais je l'ai pas ici sous la main ) est ce payant ? su oui combien ? et que voir dans le région de chiang rai ?

6: nous redescendrons dans le sud , y a t'il des train chiang rai ou mai , pour aller jusqu'a koh samui ou autre , car nous comptons aller a koh tao ? koh tao , est ce intérressant comme ile ? comparaison a d'autre ? si vous avez des avis n'hésitezpas car on entend de tous sur les iles !

7: retour bangkok , avec en projet suivant budget une petite extension cambdge ( temple d'abgkor ) , si vous avez une idée des couts ? bus , visa , entrée au temple etc... donnez moi vos avis !

8 , retour bangkok , dans nos projet également suivant le budget , nous aimerions aller voir la baie d'along au vietnam , pareil , si vous connaissez les couts ? formalitées ...en avion par contre la !

9 : j'ai poser mes questions dans l'ordre de notre programme , si vous avez des idées pour le romodeler , genre de chiang mai ou rai , prendre un vol pour le vietnam ( baie d'along ) etc... ou autres reformulation de mon programmes , dites moi comme sa je pourrai changer l'ordre !

10 : niveau budget , pour 2 personne , est ce fesable avec 2000 euros ( pour les 2 ) pour 6 semaines , bien sur sans compter les 2 éventuelle extensions ( cambodge , vietnam ) ! avez vous une idée du cout de la taxe que prend la banque quand on retire au distributeur ? car je ne compte pas prendre de traveller chèque , ni payer en CB labas ! je compte partir avec de l'argent puis retiré labas 2 ou 3 fois , pas plus !

EN TOUS CAS , merci a tous ceux qui m'aiderons , tous les conseils sont bon a prendre , je noterai se que vous me direz !

ps , si vous avez des adresses de guesthouse ou de truc a faire dans les différentes villes que j'ai citées ? , n'hésitez pas a me donnez vos bon plans !!! et éventuellement les truc a faire que j'aurai oublier de mettre dans mon programme , et éventuelement se que j'ai cités et qui peuvent etre enlever !!

mercii a tous , j'attend impatiement vos réponses .
Budget pour circuit individuel aux Etats-Unis? English translation pending
by Mtacus · 2009-06-21 · 17 replies
Bonjour , je voulais savoir quel budget moyens faut t-il prévoir pour ce genre de voyage aux etats unis en ne comptant pas le vol aller retour ( le voyage en gros ) cest plutot sur place les dépenses personnelles, hotels , voiture à louer , ..... je m'apprete à y aller d'ici 2 ou 3 ans si tout vas bien c'est pour çà je demandele budget :-) pour me laisser le temps déjà de mettre de cote rien que pour le voyage je compte y aller sans passer par une agence de voyage y aller a l'aventure prendre une chambre d'hotel par ci par là ou alors camping merci à vous de vos renseignements sur le tout 😄

merci

pouvais répondre sur le site ou par message prive
Voir des ours à coup sûr à Yellowstone au mois d'août? English translation pending
by Lyg · 2009-06-16 · 3 replies
Bonjour,

Est-il possible dde voir des ours à coup sur à Yellowstone (aout 2009) ?

Merci
Hôtel sur Aow Leuk et Sairee (Ko Tao)? English translation pending
by Nathalie65 · 2009-06-16 · 18 replies
JE JURE QUE J'AI FAIT LA FONCTION RECHERCHE....

On m'a donné le nom d'un petit hotel sur Sairee (Sea shell)... j'ai eu beau chercher sur google, je trouve effectivement des liens mais pas trouvé celui direct avec le resort en question.... Quelqu'un l'a--t-il ? Ou un autre endroit...

Ensuite qqun m'a parlé de Aow Leuk... du coup je cherche un endroit pour aller dormir là aussi... mais sur les sites pas trouvé.....

Si vous avez des suggestions... mais à budget réduit... c'est pas la peine de me dire que vous avez un truc super à 2000....🤪😛😉 j'ai pas besoin de luxe, seulement un lit avec un toi et si possible un ventilo....

PS. on est 4 (moi et mes 3 enfants de 15, 12 et 9 ans)

Merci beaucoup de votre aide.....
Los Angeles: programme pour un jour et demi faisable? English translation pending
by Tomtotom · 2009-06-10 · 7 replies
Bonjour,

Après plusieurs jours de recherches sur le forum j'ai constitué un planning pour 1 jour et demi en voiture à LA mais même avec google maps difficile de se rendre compte des distances du traffic et des temps de visites donc j'aimerais savoir si mon planning est réalisable :

Jour 1 Vendredi 7 août : - départ de San Diego vers 10h > arrivée à l'hotel sur hollywood vers 13h (à 2 minutes à pied du kodak theatre)

- visite à pied sur Hollywood Blvd (Walk of Fame, Kodak Theatre, Chinese Theatre, Hollywood&Highland Center)

Ai-je la place pour quelque chose entre Hollywood Blvd et Griffith Park

- Griffith Park + Mullholand drive en fin d'après midi + début de soirée

- Soirée (soit à l'hotel si trop fatigué soit resto, bars dans le coin de lhotel ou plus loin mais ou ?)

Jour 2 Samedi 8 août :

- Beverly Hills, Melrose Avenue, Sunset, Rodeo drive, fairfax, The grove

- Getty center ? ou Bel Air + UCLA (mais en aout ca va être désert) ?

- Downtown (mais que voir ?)

- Santa monica, Third promenade puis marcher jusqu'a Venice Beach (canaux, plage) puis retour à Santa monica ou on aura laissé la voiture

Bon la grosse question (mis a part les que voir a downtown ou que choisir entre tes est tel choseà est : est-ce que j'aurais le temps de tout faire le jour 2, et est ce que je ne devrais pas inverser le sens des visites ?

Merci d'avance 😉

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