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Récit de voyage aux Philippines (Luzon, Mindoro, Palawan) English translation pending
Comment choisir sa prochaine destination de voyage?
Après plusieurs hésitations : la Sardaigne, Malte, Madagascar, mon choix se porte sur les Philippines (les émissions Koh-lanta et Pékin-express ne sont pas étrangères à ce choix)
MANILLE Dès la sortie de l'aéroport je suis saisie par une chaleur humide propre à ces pays d'Asie, j'adore! Il est 19H, il fait déjà nuit depuis une heure lorsque je prends un taxi pour Friendly'Guesthouse dans le quartier Malate. «C'est la première fois que vous venez aux Philippines? » « Oui, bien sûr ». A la fin de mon voyage je comprendrai mieux cette question saugrenue. J'aperçois les premiers jeepneys, ces véhicules servant de mini-bus locaux où peuvent s'entasser des dizaines de personnes. Il est vrai que les philippins sont petits et menus, mais tout de même! Carrosseries rutilantes, châssis costauds, pneus à toute épreuve, pots d'échappement crachant leur fumée noire, chauffeurs expérimentés, ces engins participent au folklore du pays. Deux jours de repos ici pendant lesquels je visiterai le quartier Intramuros, le Parc Rizal, le centre commercial Robinson, la Pagode et assisterai à des scènes de misère humaine se « jouant » sur les fameux trottoirs. Première destination : los Alaminos, à six heures de bus vers le nord de Luzon. Dès la descente de bus je me sens agressée par les chauffeurs de motorcycles (ces taxis à trois roues pullulent partout et pour quelques pesos proposent leurs services) Je ne resterai qu'une nuit ici, la plage décrite dans le guide ressemble plutôt à une lagune nauséabonde et je ne ressens rien de positif dans ce lieu.
BAGUIO – BANAUE Le lendemain je me retrouve donc plus au nord à Baguio, ville située en altitude et grouillante de monde. Un petit tour au marché couvert où je peux admirer de beaux fruits et légumes, des chapelets de saucisses, des bouquets de fleurs, des oeufs durs rouges et blancs, avant de me diriger vers le lac central. Des familles entières s'entassent sur les pédalos multicolores. Ce spectacle me ressource et je commence à me laisser imbiber par le charme de la vie aux Philippines. A quelques kilomètres de là se trouvent les thermes d'Asni. Je décide d'aller y passer une journée et je ne serai pas déçue. Trempette dans un jacuzi naturel à 30°, baignade dans la piscine sous un soleil de plomb, promenade vers le lit de la rivière après passage sur un pont de singe aux lattes plus que pourries, visite du Resort Hotel, seul endroit où je peux me restaurer d'un poisson grillé. Je quitte Baguio pour Bontoc situé à cinq heures d'une route très sinueuse serpentant dans des paysages de toute beauté où l'on aperçoit les premières terrasses bâties pour la culture du riz. Une halte à l'hôtel Churya me permet d'assister à une retraite aux flambeaux dès la tombée de la nuit. Tout ce petit monde joyeux se dirige en musique vers l'église du village. De là, je prends un jeepney pour Batad afin de découvrir et admirer les terrasses de riz. Après une heure trente de marche dans un sentier accidenté où je croise touristes et locaux portant des gerbes de riz suspendues à un bambou, j'arrive à un restaurant surplombant la vallée et le petit village. Un adobo de poulet accompagné d'un coca me permet de reprendre des forces. La période n'est pas la meilleure pour profiter du vert fluo des jeunes pousses, en ce moment c'est plutôt la plantation dans les terrasses inondées d'eau. Le travail de labour est fait par les buffles tirant un soc en bois dirigé par un paysan marchant pieds-nus dans la boue jusqu'aux mollets. Quant aux miens, ils souffriront une semaine de cette dure randonnée et ne seront soulagés qu'après massages réalisés par des mains expertes. On trouve partout des masseuses et pour quelques pesos les tensions dans le dos dues aux longs transports et aux mauvaises routes s'évanouiront comme par enchantement.
L'ILE DE MINDORO Première traversée sur une banca vers Puerto Galera. Débarquement sur un plage de sable fin (white beach), l'eau est chaude, le ciel bleu et la nature généreuse. Je trouve l'endroit idéal pour passer quelques jours de repos après dix jours au rythme effréné : Mountain Beach à Talipanan. Plusieurs bungalows isolés par des arbustes fleuris et plantes exotiques. Des orchidées de toutes couleurs suspendues aux arbres dans des pots naturels de noix de coco. Je suis la seule touriste dans ce complexe et je commence à apprécier les plats proposés par le restaurant comme la caldereta, divers adobos et poissons à la sauce vinaigrée. Je paresse sur la plage et me laisse envahir par une joie indicible. Je profite de cette halte pour aller à la découverte du coin. Je tombe sur un village typique fait de cabanes en bambou sur pilotis. La rencontre avec la responsable de ce lieu m'apprendra qu'il s'agit d'un village HLM. Les ruelles sont propres, partout des visages souriants d'enfants, des mamans s'affairant à la lessive ou aux repas, d'autres fabricant des objets en rotin qui seront vendus aux touristes par les maris. A Puerto Galera je reprends une banca pour rejoindre Luzon et Manille. Les Philippines s'étalent sur plus de quinze degrés de latitude, entre le 6ème et le 20ème Nord et comportent plus de sept mille îlots. Les déplacements se font en avion pour les principales îles ou en bateau pour la majorité. J'ai décidé de séjourner trois semaines sur l'île de Palawan.
L'ILE DE PALAWAN Puerto Princesa est le chef-lieu de l'île, à une heure trente de Manille par les airs. A travers le hublot je peux admirer les îlots bordés de sable blanc et d'une eau turquoise, les forêts denses, « Salamat po » Merci beaucoup. Les philippins parlent près de cent dialectes, la langue officielle est l'anglais mais le plus souvent ils utilisent le tagalog ou le taglish, mélange des deux. Leur vocabulaire comprend beaucoup de mots espagnols, héritage d'un lointain passé de colonisation. Magellan aurait péri dans une de ces îles. Plus récemment les Philippines ont été le théâtre de violents combats entre les japonais et les américains. Je loue les services d'un motorcycle pour visiter les alentours de la ville. Je fais l'impasse sur la ferme aux crocodiles et préfère aller voir le jardin aux papillons, le ranch et le parc d'attraction sur Baker's Hill. SABANG Une excursion d'une journée à Sabang, réservée la veille parmi l'une des nombreuses agences de voyage, me permet de côtoyer les familles de philippins aisés venus passer quelques jours de vacances à Palawan. Ils ont profité d'un package promotion à un prix défiant toute concurrence. La guide, Mademoiselle OK (elle termine toutes ses phrases par OK) s'occupe de récupérer nos permis et de nous répartir sur les nombreux bateaux à quai. Gilets de sauvetage obligatoires. Chaque banca à moteur surfe sur les vagues pour atteindre au plus vite le lieu tant visité : la rivière souterraine. Des gerbes d'eau jaillissent de part et d'autre lorsque les bambous stabilisateurs frappent la mer. Nous accostons près d'une mangrove abondante et sommes priés de repérer dans la foule dense Mademoiselle OK. Des macaques sautent de branche en branche à la recherche de quelque nourriture interdite (ne pas nourrir les singes) La forêt doit pulluler de ces mêmes insectes rencontrés à Iguazu car un long cri strident ininterrompu nous enveloppe. L'entrée de la grotte se dessine et les roches granitiques se reflètent dans l'eau verte du lagon. Chaque groupe s'installe dans une barque à rame et commence l'exploration de la grotte. Pas d'éclairage si ce n'est une faible lampe torche qui suit les commentaires du batelier. Des milliers de chauve-souris sont accrochées aux parois. Stalagmites et tites forment des représentations imagées et le guide excelle pour nous les décrire une à une. La température est fraîche, l'air humide et seules les voix des guides résonnent dans cet antre. Pour avoir échangé avec des touristes tout au long de mon voyage, certains n'ont pas aimé cette visite, d'autres ont adoré.
EL NIDO Très tôt le matin je me fais conduire au terminal de bus de Puerto Princesa. Mon intention est de relier El Nido, au nord de l'île, en une seule traite. J'opte pour le premier bus en partance pour cette destination et assiste pendant deux heures aux préparatifs du chargement du jeepney pour Port Barton, stationné à côté de « mon » bus. Des caisses, bidons, sacs de riz, motos, s'entassent allègrement sur l'impériale. Sept heures plus tard je découvre El Nido, petit nid douillet protégé par de hautes falaises noires. On se croirait dans la baie d'Along! Le trajet a été interminable, la route poussiéreuse et de mauvaise qualité par tronçons, sûrement à cause des dégâts occasionnés par les nombreux typhons. A côté de moi une fillette s'est endormie et sa tête repose sur ma poitrine. Aux multiples arrêts, des marchands de cacahuètes salées, gâteaux, bananes, boissons, montent et descendent au prochain arrêt, reprenant en sens inverse leur dur travail de vendeurs. Le bus n'est pas climatisé, l'air chaud circule au travers des fenêtres ouvertes et j'apprécie les petites serviettes achetées à un gamin avant le départ, elles me servent à éponger la sueur et surtout à me protéger de la poussière. C'est donc fourbue, le dos cassé, que j'arrive au Together Pension. Ici l'électricité est rare. Beaucoup de coupures. Heureusement il existe des thermos d'eau bouillante mis gracieusement à la disposition des hôtes pour la toilette ou le café. Le soir, lampe torche à la main, je me dirige vers la plage où sont situés les nombreux restaurants éclairés par des lampes à huile dégageant une odeur âcre. La marée monte et les vagues viennent fouetter les pieds des tables installées sur la plage. Les touristes sont nombreux ici, point de départ pour la plongée et l'exploration des îlots voisins. Près de l'hôtel une centaine d'ouvriers s'affairent à couler une chape au deuxième étage d'un immeuble en construction. Un groupe remplit des sacs de ciment avec du sable, d'autres font la chaîne pour hisser ces charges jusqu'en haut. Une bétonnière tourne sans relâche jour et nuit. Des échafaudages en bambou soutiennent l'édifice et permettent l'accès aux étages supérieurs. Tout ce petit monde est jeune, souriant, chantant. A mon retour, une semaine plus tard, un nouvel étage a été construit. Le tourisme est une source de revenus important pour ces habitants vivant essentiellement de la pêche et de l'agriculture. Partout aux Philippines le coq est présent et son chant fait partie du paysage sonore. Des combats de coqs (interdits) ont lieu tous les dimanches matin et des sommes importantes sont pariées. Juchés sur un poteau, attachés par une patte, ils sont choyés par les familles. L'ILE DE BUSUANGA Après une traversée agitée de huit heures, la banca accoste à Coron. Une visite rapide de la ville sans intérêt à mon avis si ce n'est une nuit passée au Coron Village Lodge, avant de prendre un jeepney pour Maricaban, entre San José et Decalachao. J'ai envie de me poser quelques jours dans un endroit tranquille, loin de toute agitation touristique. Je ne vais pas être déçue, je voulais de l'authentique, ces quatre jours passés là resteront les meilleurs de mon voyage. Logée et nourrie au Vicky's Lodge, j'ai vécu au même rythme qu'eux, partageant leur quotidien : lessive et toilette au puits municipal, jouant avec les petits enfants, échangeant avec d'autres lulas (grand-mères) sur la vie, le travail, la famille, la retraite... Ces gens extraordinaires et accueillants ne se rendent pas compte de leur richesse. Il est des endroits où j'aimerais vivre, celui-ci en est un. Loin de toute civilisation, sans électricité ou presque, sans voitures, sous les cocotiers, la chaleur, le farniente. Je me sens adoptée par ces humbles gens. J'assiste depuis ma terrasse au passage des trimarans remplis de plongeurs séjournant au Club Paradise ou à El Rio. Matin et soir les villageois partent et reviennent de ces mêmes clubs sur des bancas à moteur, contents de cette manne providentielle (les touristes). J'assisterai à des levers et couchers de soleil de toute beauté. Le temps s'est arrêté. Les crabes se jouent de la marée, les varans se faufilent entre les roches, des bans de poissons frétillent sous mes yeux émerveillés. A regrets, le lundi matin à trois heures je reprends le chemin de retour vers Coron. Le jeepney est rempli d'étudiants et de lulas allant faire leur marché, la piste est mauvaise et malgré les cahots je m'endors. Il n'y a que trois traversées par semaine dans un sens ou dans l'autre, c'est donc un mardi matin que je reprends la direction d'El Nido sur le même bateau. Les îles défilent, offrant leurs denses forêts, leurs rivages plantés de cocotiers, bananiers et bungalows isolés. Les touristes fatigués s'endorment bercés par le roulis. Neuf heures plus tard nous apercevons enfin le petit village. Je rejoins ma pension où j'ai laissé en toute confiance la plupart de mes bagages. L'accueil est aussi chaleureux et je suis contente de flâner à nouveau dans les rues de la ville.
TAYTAY Le lendemain à 8 H je prends le bus Roro pour Taytay. Je vais faire le chemin du retour en petites étapes car il me reste du temps, mon vol pour Manille est dans une semaine. Cette compagnie de bus est de meilleure qualité, plus rapide et climatisé, trop même à mon goût. Deux heures après je descends à Taytay, petite ville sans intérêt si ce n'est son fort datant du 17ème siècle et sa vieille église. Je trouve un havre de paix sur la colline dominant le port : Casa Rosa Cottages. Les bungalows se répartissent sur un terrain en pente très bien aménagé, chaque habitation est délimitée par des haies de bougainvilliers, frangipaniers, cannas et autres arbustes offrant une générosité de fleurs tropicales. A la tombée de la nuit, seul le bruit croassant des geckos se fait entendre. Les échanges avec la gérante de l'hôtel m'apprennent beaucoup sur la vie aux Philippines. Elle déplore la conduite des jeunes gens qui ne pensent qu'à s'amuser sans se soucier de contraception; elle critique la religion qui interdit le contrôle des naissances, les hommes paresseux et souvent alcooliques, la prostitution, le système de santé... Tout n'est pas facile aux Philippines et il faut aussi regarder le verso de la carte postale idyllique! PORT BARTON Ma nouvelle amie Lourdes me conseille d'aller à Port Barton, accessible en jeepney depuis Roxas. Deux heures de piste défoncée à travers la jungle (il a dû pleuvoir la veille) sont nécessaires pour atteindre cet endroit paradisiaque. La plage est magnifique, les hôtels nombreux et abordables (500 pesos chez Ayette's Cottages=. Il y a beaucoup de treks à faire dans les environs et notamment la rando vers les chutes d'eau de Pamoyan. Des sapins de Noël faits de palmes, sacs plastiques, DVD, fleurs découpées dans des bouteilles d'eau, décorent les carrefours. Les petits commerces abondent, les restaurants proposent des plats typiques ou occidentaux; il règne ici une douceur de vivre incomparable et je ne suis pas étonnée d'y rencontrer des résidents européens attirés par le charme du lieu. Mon voyage de cinq semaines (25 octobre-1er décembre 2012) va se terminer dans quelques jours et je sens déjà la nostalgie m'envahir.
C'est sûr, je reviendrai aux Philippines visiter Bohol, Cebu et autres îles paradisiaques, et lorsque le chauffeur de taxi me posera la question rituelle, je pourrai lui répondre : « No, it's the second time but not the last! » Salamat po
MANILLE Dès la sortie de l'aéroport je suis saisie par une chaleur humide propre à ces pays d'Asie, j'adore! Il est 19H, il fait déjà nuit depuis une heure lorsque je prends un taxi pour Friendly'Guesthouse dans le quartier Malate. «C'est la première fois que vous venez aux Philippines? » « Oui, bien sûr ». A la fin de mon voyage je comprendrai mieux cette question saugrenue. J'aperçois les premiers jeepneys, ces véhicules servant de mini-bus locaux où peuvent s'entasser des dizaines de personnes. Il est vrai que les philippins sont petits et menus, mais tout de même! Carrosseries rutilantes, châssis costauds, pneus à toute épreuve, pots d'échappement crachant leur fumée noire, chauffeurs expérimentés, ces engins participent au folklore du pays. Deux jours de repos ici pendant lesquels je visiterai le quartier Intramuros, le Parc Rizal, le centre commercial Robinson, la Pagode et assisterai à des scènes de misère humaine se « jouant » sur les fameux trottoirs. Première destination : los Alaminos, à six heures de bus vers le nord de Luzon. Dès la descente de bus je me sens agressée par les chauffeurs de motorcycles (ces taxis à trois roues pullulent partout et pour quelques pesos proposent leurs services) Je ne resterai qu'une nuit ici, la plage décrite dans le guide ressemble plutôt à une lagune nauséabonde et je ne ressens rien de positif dans ce lieu.
BAGUIO – BANAUE Le lendemain je me retrouve donc plus au nord à Baguio, ville située en altitude et grouillante de monde. Un petit tour au marché couvert où je peux admirer de beaux fruits et légumes, des chapelets de saucisses, des bouquets de fleurs, des oeufs durs rouges et blancs, avant de me diriger vers le lac central. Des familles entières s'entassent sur les pédalos multicolores. Ce spectacle me ressource et je commence à me laisser imbiber par le charme de la vie aux Philippines. A quelques kilomètres de là se trouvent les thermes d'Asni. Je décide d'aller y passer une journée et je ne serai pas déçue. Trempette dans un jacuzi naturel à 30°, baignade dans la piscine sous un soleil de plomb, promenade vers le lit de la rivière après passage sur un pont de singe aux lattes plus que pourries, visite du Resort Hotel, seul endroit où je peux me restaurer d'un poisson grillé. Je quitte Baguio pour Bontoc situé à cinq heures d'une route très sinueuse serpentant dans des paysages de toute beauté où l'on aperçoit les premières terrasses bâties pour la culture du riz. Une halte à l'hôtel Churya me permet d'assister à une retraite aux flambeaux dès la tombée de la nuit. Tout ce petit monde joyeux se dirige en musique vers l'église du village. De là, je prends un jeepney pour Batad afin de découvrir et admirer les terrasses de riz. Après une heure trente de marche dans un sentier accidenté où je croise touristes et locaux portant des gerbes de riz suspendues à un bambou, j'arrive à un restaurant surplombant la vallée et le petit village. Un adobo de poulet accompagné d'un coca me permet de reprendre des forces. La période n'est pas la meilleure pour profiter du vert fluo des jeunes pousses, en ce moment c'est plutôt la plantation dans les terrasses inondées d'eau. Le travail de labour est fait par les buffles tirant un soc en bois dirigé par un paysan marchant pieds-nus dans la boue jusqu'aux mollets. Quant aux miens, ils souffriront une semaine de cette dure randonnée et ne seront soulagés qu'après massages réalisés par des mains expertes. On trouve partout des masseuses et pour quelques pesos les tensions dans le dos dues aux longs transports et aux mauvaises routes s'évanouiront comme par enchantement.
L'ILE DE MINDORO Première traversée sur une banca vers Puerto Galera. Débarquement sur un plage de sable fin (white beach), l'eau est chaude, le ciel bleu et la nature généreuse. Je trouve l'endroit idéal pour passer quelques jours de repos après dix jours au rythme effréné : Mountain Beach à Talipanan. Plusieurs bungalows isolés par des arbustes fleuris et plantes exotiques. Des orchidées de toutes couleurs suspendues aux arbres dans des pots naturels de noix de coco. Je suis la seule touriste dans ce complexe et je commence à apprécier les plats proposés par le restaurant comme la caldereta, divers adobos et poissons à la sauce vinaigrée. Je paresse sur la plage et me laisse envahir par une joie indicible. Je profite de cette halte pour aller à la découverte du coin. Je tombe sur un village typique fait de cabanes en bambou sur pilotis. La rencontre avec la responsable de ce lieu m'apprendra qu'il s'agit d'un village HLM. Les ruelles sont propres, partout des visages souriants d'enfants, des mamans s'affairant à la lessive ou aux repas, d'autres fabricant des objets en rotin qui seront vendus aux touristes par les maris. A Puerto Galera je reprends une banca pour rejoindre Luzon et Manille. Les Philippines s'étalent sur plus de quinze degrés de latitude, entre le 6ème et le 20ème Nord et comportent plus de sept mille îlots. Les déplacements se font en avion pour les principales îles ou en bateau pour la majorité. J'ai décidé de séjourner trois semaines sur l'île de Palawan.
L'ILE DE PALAWAN Puerto Princesa est le chef-lieu de l'île, à une heure trente de Manille par les airs. A travers le hublot je peux admirer les îlots bordés de sable blanc et d'une eau turquoise, les forêts denses, « Salamat po » Merci beaucoup. Les philippins parlent près de cent dialectes, la langue officielle est l'anglais mais le plus souvent ils utilisent le tagalog ou le taglish, mélange des deux. Leur vocabulaire comprend beaucoup de mots espagnols, héritage d'un lointain passé de colonisation. Magellan aurait péri dans une de ces îles. Plus récemment les Philippines ont été le théâtre de violents combats entre les japonais et les américains. Je loue les services d'un motorcycle pour visiter les alentours de la ville. Je fais l'impasse sur la ferme aux crocodiles et préfère aller voir le jardin aux papillons, le ranch et le parc d'attraction sur Baker's Hill. SABANG Une excursion d'une journée à Sabang, réservée la veille parmi l'une des nombreuses agences de voyage, me permet de côtoyer les familles de philippins aisés venus passer quelques jours de vacances à Palawan. Ils ont profité d'un package promotion à un prix défiant toute concurrence. La guide, Mademoiselle OK (elle termine toutes ses phrases par OK) s'occupe de récupérer nos permis et de nous répartir sur les nombreux bateaux à quai. Gilets de sauvetage obligatoires. Chaque banca à moteur surfe sur les vagues pour atteindre au plus vite le lieu tant visité : la rivière souterraine. Des gerbes d'eau jaillissent de part et d'autre lorsque les bambous stabilisateurs frappent la mer. Nous accostons près d'une mangrove abondante et sommes priés de repérer dans la foule dense Mademoiselle OK. Des macaques sautent de branche en branche à la recherche de quelque nourriture interdite (ne pas nourrir les singes) La forêt doit pulluler de ces mêmes insectes rencontrés à Iguazu car un long cri strident ininterrompu nous enveloppe. L'entrée de la grotte se dessine et les roches granitiques se reflètent dans l'eau verte du lagon. Chaque groupe s'installe dans une barque à rame et commence l'exploration de la grotte. Pas d'éclairage si ce n'est une faible lampe torche qui suit les commentaires du batelier. Des milliers de chauve-souris sont accrochées aux parois. Stalagmites et tites forment des représentations imagées et le guide excelle pour nous les décrire une à une. La température est fraîche, l'air humide et seules les voix des guides résonnent dans cet antre. Pour avoir échangé avec des touristes tout au long de mon voyage, certains n'ont pas aimé cette visite, d'autres ont adoré.
EL NIDO Très tôt le matin je me fais conduire au terminal de bus de Puerto Princesa. Mon intention est de relier El Nido, au nord de l'île, en une seule traite. J'opte pour le premier bus en partance pour cette destination et assiste pendant deux heures aux préparatifs du chargement du jeepney pour Port Barton, stationné à côté de « mon » bus. Des caisses, bidons, sacs de riz, motos, s'entassent allègrement sur l'impériale. Sept heures plus tard je découvre El Nido, petit nid douillet protégé par de hautes falaises noires. On se croirait dans la baie d'Along! Le trajet a été interminable, la route poussiéreuse et de mauvaise qualité par tronçons, sûrement à cause des dégâts occasionnés par les nombreux typhons. A côté de moi une fillette s'est endormie et sa tête repose sur ma poitrine. Aux multiples arrêts, des marchands de cacahuètes salées, gâteaux, bananes, boissons, montent et descendent au prochain arrêt, reprenant en sens inverse leur dur travail de vendeurs. Le bus n'est pas climatisé, l'air chaud circule au travers des fenêtres ouvertes et j'apprécie les petites serviettes achetées à un gamin avant le départ, elles me servent à éponger la sueur et surtout à me protéger de la poussière. C'est donc fourbue, le dos cassé, que j'arrive au Together Pension. Ici l'électricité est rare. Beaucoup de coupures. Heureusement il existe des thermos d'eau bouillante mis gracieusement à la disposition des hôtes pour la toilette ou le café. Le soir, lampe torche à la main, je me dirige vers la plage où sont situés les nombreux restaurants éclairés par des lampes à huile dégageant une odeur âcre. La marée monte et les vagues viennent fouetter les pieds des tables installées sur la plage. Les touristes sont nombreux ici, point de départ pour la plongée et l'exploration des îlots voisins. Près de l'hôtel une centaine d'ouvriers s'affairent à couler une chape au deuxième étage d'un immeuble en construction. Un groupe remplit des sacs de ciment avec du sable, d'autres font la chaîne pour hisser ces charges jusqu'en haut. Une bétonnière tourne sans relâche jour et nuit. Des échafaudages en bambou soutiennent l'édifice et permettent l'accès aux étages supérieurs. Tout ce petit monde est jeune, souriant, chantant. A mon retour, une semaine plus tard, un nouvel étage a été construit. Le tourisme est une source de revenus important pour ces habitants vivant essentiellement de la pêche et de l'agriculture. Partout aux Philippines le coq est présent et son chant fait partie du paysage sonore. Des combats de coqs (interdits) ont lieu tous les dimanches matin et des sommes importantes sont pariées. Juchés sur un poteau, attachés par une patte, ils sont choyés par les familles. L'ILE DE BUSUANGA Après une traversée agitée de huit heures, la banca accoste à Coron. Une visite rapide de la ville sans intérêt à mon avis si ce n'est une nuit passée au Coron Village Lodge, avant de prendre un jeepney pour Maricaban, entre San José et Decalachao. J'ai envie de me poser quelques jours dans un endroit tranquille, loin de toute agitation touristique. Je ne vais pas être déçue, je voulais de l'authentique, ces quatre jours passés là resteront les meilleurs de mon voyage. Logée et nourrie au Vicky's Lodge, j'ai vécu au même rythme qu'eux, partageant leur quotidien : lessive et toilette au puits municipal, jouant avec les petits enfants, échangeant avec d'autres lulas (grand-mères) sur la vie, le travail, la famille, la retraite... Ces gens extraordinaires et accueillants ne se rendent pas compte de leur richesse. Il est des endroits où j'aimerais vivre, celui-ci en est un. Loin de toute civilisation, sans électricité ou presque, sans voitures, sous les cocotiers, la chaleur, le farniente. Je me sens adoptée par ces humbles gens. J'assiste depuis ma terrasse au passage des trimarans remplis de plongeurs séjournant au Club Paradise ou à El Rio. Matin et soir les villageois partent et reviennent de ces mêmes clubs sur des bancas à moteur, contents de cette manne providentielle (les touristes). J'assisterai à des levers et couchers de soleil de toute beauté. Le temps s'est arrêté. Les crabes se jouent de la marée, les varans se faufilent entre les roches, des bans de poissons frétillent sous mes yeux émerveillés. A regrets, le lundi matin à trois heures je reprends le chemin de retour vers Coron. Le jeepney est rempli d'étudiants et de lulas allant faire leur marché, la piste est mauvaise et malgré les cahots je m'endors. Il n'y a que trois traversées par semaine dans un sens ou dans l'autre, c'est donc un mardi matin que je reprends la direction d'El Nido sur le même bateau. Les îles défilent, offrant leurs denses forêts, leurs rivages plantés de cocotiers, bananiers et bungalows isolés. Les touristes fatigués s'endorment bercés par le roulis. Neuf heures plus tard nous apercevons enfin le petit village. Je rejoins ma pension où j'ai laissé en toute confiance la plupart de mes bagages. L'accueil est aussi chaleureux et je suis contente de flâner à nouveau dans les rues de la ville.
TAYTAY Le lendemain à 8 H je prends le bus Roro pour Taytay. Je vais faire le chemin du retour en petites étapes car il me reste du temps, mon vol pour Manille est dans une semaine. Cette compagnie de bus est de meilleure qualité, plus rapide et climatisé, trop même à mon goût. Deux heures après je descends à Taytay, petite ville sans intérêt si ce n'est son fort datant du 17ème siècle et sa vieille église. Je trouve un havre de paix sur la colline dominant le port : Casa Rosa Cottages. Les bungalows se répartissent sur un terrain en pente très bien aménagé, chaque habitation est délimitée par des haies de bougainvilliers, frangipaniers, cannas et autres arbustes offrant une générosité de fleurs tropicales. A la tombée de la nuit, seul le bruit croassant des geckos se fait entendre. Les échanges avec la gérante de l'hôtel m'apprennent beaucoup sur la vie aux Philippines. Elle déplore la conduite des jeunes gens qui ne pensent qu'à s'amuser sans se soucier de contraception; elle critique la religion qui interdit le contrôle des naissances, les hommes paresseux et souvent alcooliques, la prostitution, le système de santé... Tout n'est pas facile aux Philippines et il faut aussi regarder le verso de la carte postale idyllique! PORT BARTON Ma nouvelle amie Lourdes me conseille d'aller à Port Barton, accessible en jeepney depuis Roxas. Deux heures de piste défoncée à travers la jungle (il a dû pleuvoir la veille) sont nécessaires pour atteindre cet endroit paradisiaque. La plage est magnifique, les hôtels nombreux et abordables (500 pesos chez Ayette's Cottages=. Il y a beaucoup de treks à faire dans les environs et notamment la rando vers les chutes d'eau de Pamoyan. Des sapins de Noël faits de palmes, sacs plastiques, DVD, fleurs découpées dans des bouteilles d'eau, décorent les carrefours. Les petits commerces abondent, les restaurants proposent des plats typiques ou occidentaux; il règne ici une douceur de vivre incomparable et je ne suis pas étonnée d'y rencontrer des résidents européens attirés par le charme du lieu. Mon voyage de cinq semaines (25 octobre-1er décembre 2012) va se terminer dans quelques jours et je sens déjà la nostalgie m'envahir.
C'est sûr, je reviendrai aux Philippines visiter Bohol, Cebu et autres îles paradisiaques, et lorsque le chauffeur de taxi me posera la question rituelle, je pourrai lui répondre : « No, it's the second time but not the last! » Salamat po
Premier voyage, destination Amérique du Sud English translation pending
bonjour, bonsoir,
je m’appelle Ronan j'ai 22 ans, depuis quelque mois j'ai une très grosse envie de partir a la découverte du monde (plus précisément Amérique du sud, Mexique, Chili, Pérou, Argentine..), mais voila a part quelque voyages TRES organisé en Europe je suis un gros novice en la matière et juste le faite d'y pensés je suis complètement pommé! Tout ce qui touche au voyage m'est complètement inconnu... (pour dire je sais même pas si j'écrit au bonne endroit...) j'ai des questions plein la tète, comment y aller, comment et ou ce loger, comment préparer le voyage, quel budget, comment ce débrouillé la bas, comment s'équiper, partir seul ou pas, enfin bref autant de questions qui me tracasse!!! J'ai bien des amis qui voyage mais justement ils sont en voyage et pour plusieurs mois donc si une bonne âme pouvait m'éclairer! HELP ME PLEASE!!
je m’appelle Ronan j'ai 22 ans, depuis quelque mois j'ai une très grosse envie de partir a la découverte du monde (plus précisément Amérique du sud, Mexique, Chili, Pérou, Argentine..), mais voila a part quelque voyages TRES organisé en Europe je suis un gros novice en la matière et juste le faite d'y pensés je suis complètement pommé! Tout ce qui touche au voyage m'est complètement inconnu... (pour dire je sais même pas si j'écrit au bonne endroit...) j'ai des questions plein la tète, comment y aller, comment et ou ce loger, comment préparer le voyage, quel budget, comment ce débrouillé la bas, comment s'équiper, partir seul ou pas, enfin bref autant de questions qui me tracasse!!! J'ai bien des amis qui voyage mais justement ils sont en voyage et pour plusieurs mois donc si une bonne âme pouvait m'éclairer! HELP ME PLEASE!!
Argentine du 7 avril au 3 mai 2013: trek et visite autour de Salta et Mendoza English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Mon mari et moi partons en Argentine du 7 avril au 3 mai 2013.
Nous n’avons pour l’instant pris que les billets d’avion, arrivée et départ de Buenos Aires.
Ce sera notre premier séjour en Argentine, et en Amérique du sud.
Nous souhaiterions visiter le Nord Ouest, qui a l’air magnifique, en rayonnant en voiture de location à partir de Salta, puis descendre vers Mendoza et visiter le parc de l’Aconcagua.
Pensez-vous qu’en trois semaines et demi ce parcours convient ?
Pensez-vous que le choix des sites est judicieux ?
Je pense que le NOA vaut vraiment le coup, mais qu’en est-il de Mendoza et du parc de l’Aconcagua ?
Nous pensions aller aussi en Patagonie mais beaucoup de gens nous ont dit que ça faisait beaucoup trop de choses en trois semaines et demi… qu’en pensez-vous ?
En ce qui concerne le NOA, n’est-il pas trop dangereux de rouler seuls dans ces grandes immensités, et parfois à de hautes altitudes dans une voiture de location peut être pas toujours au top de sa forme ?
J’ai lu que cette région est la plus pauvre d’Argentine (notamment Jujuy) et qu’elle n’est pas très sure, qu’en-est il réellement ?
Nous envisageons de faire un trek de 5 jours environ vers Salta, connaitriez-vous une agence qui tient la route qui en propose ?
Nous sommes également ouverts à tout autre conseil, observations….
Merci d’avance !
Wflo.
Mon mari et moi partons en Argentine du 7 avril au 3 mai 2013.
Nous n’avons pour l’instant pris que les billets d’avion, arrivée et départ de Buenos Aires.
Ce sera notre premier séjour en Argentine, et en Amérique du sud.
Nous souhaiterions visiter le Nord Ouest, qui a l’air magnifique, en rayonnant en voiture de location à partir de Salta, puis descendre vers Mendoza et visiter le parc de l’Aconcagua.
Pensez-vous qu’en trois semaines et demi ce parcours convient ?
Pensez-vous que le choix des sites est judicieux ?
Je pense que le NOA vaut vraiment le coup, mais qu’en est-il de Mendoza et du parc de l’Aconcagua ?
Nous pensions aller aussi en Patagonie mais beaucoup de gens nous ont dit que ça faisait beaucoup trop de choses en trois semaines et demi… qu’en pensez-vous ?
En ce qui concerne le NOA, n’est-il pas trop dangereux de rouler seuls dans ces grandes immensités, et parfois à de hautes altitudes dans une voiture de location peut être pas toujours au top de sa forme ?
J’ai lu que cette région est la plus pauvre d’Argentine (notamment Jujuy) et qu’elle n’est pas très sure, qu’en-est il réellement ?
Nous envisageons de faire un trek de 5 jours environ vers Salta, connaitriez-vous une agence qui tient la route qui en propose ?
Nous sommes également ouverts à tout autre conseil, observations….
Merci d’avance !
Wflo.
Avis sur notre itinéraire de tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Nous avons pris la décision de partir faire le tour du monde en mai 2013, nous partirons pour 1 an.
Nous avons avancé sur l'établissement du budget et travaillons maintenant sur l'itinéraire.
Voici ce que nous aimerions faire:
Paris - Égypte - Inde // Népal - Japon - Chine - Philippines // Bornéo // Papouasie Nouvelle Guinée - Australie - Nouvelle Zélande - Chili // Argentine // Bolivie // Pérou - Mexique
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Notamment pour la partie Philippines // Bornéo // Papouasie Nouvelle Guinée, cela vous semble-t-il possible et en combien de temps ? Depuis la Nouvelle Zélande ou l'Australie, vaut-il mieux commencer par le Chili ou l'Argentine ?
Je précise que la Thailande, Bali, le Vietnam et la Malaisie continentale ne font pas partie de l'itinéraire car nous les avons déjà visités.
Merci de votre aide.
Fabrice
Nous avons pris la décision de partir faire le tour du monde en mai 2013, nous partirons pour 1 an.
Nous avons avancé sur l'établissement du budget et travaillons maintenant sur l'itinéraire.
Voici ce que nous aimerions faire:
Paris - Égypte - Inde // Népal - Japon - Chine - Philippines // Bornéo // Papouasie Nouvelle Guinée - Australie - Nouvelle Zélande - Chili // Argentine // Bolivie // Pérou - Mexique
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Notamment pour la partie Philippines // Bornéo // Papouasie Nouvelle Guinée, cela vous semble-t-il possible et en combien de temps ? Depuis la Nouvelle Zélande ou l'Australie, vaut-il mieux commencer par le Chili ou l'Argentine ?
Je précise que la Thailande, Bali, le Vietnam et la Malaisie continentale ne font pas partie de l'itinéraire car nous les avons déjà visités.
Merci de votre aide.
Fabrice
Deux semaines à Rio English translation pending
je pars seule avec mes trois enfants (deux ados de 17 ans et ptit garçon de 7 ans ) durant 15 jrs a rio en mars 2013...
j'ai pu louer un appartement avenida atlantica a copacabana...; j'aimeris savoir s'il est possible de prendre le metro assez facilement, quoi visiter, peut on aller dans les favellas, y a t il des marchés, quels sont les dangers peut on sortir le soir vers les avenues atlantica sans souci., etc ...enfin je remercie tous ceux qui auront des renseignements sur rio, je ne connais pas du tout...
merci d'avance , 😎
Altitude en Argentine avec un bébé de 7 mois English translation pending
Bonjour,
nous cherchons avec difficulté une destination pour le mois de janvier avec notre bébé de 7 mois. L'Argentine m'intéresse mais seulement pour la pantagonie. Les montagnes, les lagunes, la majorité sont à quelle altitude sachant qu'un bébé ne peut pas dépasser 1800m?? Aussi, a combien revient environ un voyage de 4 semaines dans ce secteur de l'argentine?? Merci!
Avis sur itinéraire Vietnam Nord/Centre du 23 septembre au 6 octobre 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
Après de longues soirées de lecture des nombreuses informations sur ce site, je souhaiterai avoir votre avis sur l'itinéraire que nous prévoyons de faire entre le 23 septembre et le 6 octobre prochain. Nous (un couple de trentenaires !) avons seulement 2 semaines sur place alors nous allons nous consacrer sur le nord et le centre du Vietnam. Nous avons pris un vol Paris-Hanoï aller-retour. Nous arrivons à Hanoï le dimanche 23 au matin et repartons le 6 tard le soir, soit 14J/13N sur place. Il s'agit de notre 1er voyage au Vietnam.
Voici dans les grandes lignes les villes ou régions que nous souhaitons visiter. - Hanoï : 2 ou 3 jours, pas forcément en une seule fois. Au début et à la fin de notre séjour - Sapa : trek de 2 jours (nous avons prévu de passer par SapaTrek), rester une journée de plus pour découvrir Sapa et faire un marché - Baie d'Halong : croisière 2J/1N, à voir si intérêt de rester une journée de plus sur Cat Bat - Hoa Lu / Tam Coc / Ninh Binh: 2 jours - Hoï An : 2 jours - Hué : 2 jours - 1 journée de plongée sur les Iles Sham si possible
Nous prendrons le train de nuit entre Hanoï et Lao Cai. Nous prévoyons de prendre l'avion d'Hanoï à Danang pour gagner du temps (soit aller / soit retour ou les 2 selon le point de départ). En dehors, nous prendrons le bus, taxi ou taxi-moto.
Pouvez-vous me dire si cet itinéraire est jouable par rapport à la durée de notre voyage ? Dans quel sens est-il préférable de faire les différentes étapes ?
Avez-vous une guesthouse à nous conseiller à Hanoï ?
Nous ne souhaitons pas faire appel à une agence, nous aviserons sur place et adapterons notre voyage en fonction du climat et de nos envies !! Je sais que cette période de l'année n'est pas forcément la meilleure pour visiter le centre mais on croise les doigts.
Je vous remercie par avance pour vos réponses et vos conseils, qui nous seront très utiles.
Chocomint
Après de longues soirées de lecture des nombreuses informations sur ce site, je souhaiterai avoir votre avis sur l'itinéraire que nous prévoyons de faire entre le 23 septembre et le 6 octobre prochain. Nous (un couple de trentenaires !) avons seulement 2 semaines sur place alors nous allons nous consacrer sur le nord et le centre du Vietnam. Nous avons pris un vol Paris-Hanoï aller-retour. Nous arrivons à Hanoï le dimanche 23 au matin et repartons le 6 tard le soir, soit 14J/13N sur place. Il s'agit de notre 1er voyage au Vietnam.
Voici dans les grandes lignes les villes ou régions que nous souhaitons visiter. - Hanoï : 2 ou 3 jours, pas forcément en une seule fois. Au début et à la fin de notre séjour - Sapa : trek de 2 jours (nous avons prévu de passer par SapaTrek), rester une journée de plus pour découvrir Sapa et faire un marché - Baie d'Halong : croisière 2J/1N, à voir si intérêt de rester une journée de plus sur Cat Bat - Hoa Lu / Tam Coc / Ninh Binh: 2 jours - Hoï An : 2 jours - Hué : 2 jours - 1 journée de plongée sur les Iles Sham si possible
Nous prendrons le train de nuit entre Hanoï et Lao Cai. Nous prévoyons de prendre l'avion d'Hanoï à Danang pour gagner du temps (soit aller / soit retour ou les 2 selon le point de départ). En dehors, nous prendrons le bus, taxi ou taxi-moto.
Pouvez-vous me dire si cet itinéraire est jouable par rapport à la durée de notre voyage ? Dans quel sens est-il préférable de faire les différentes étapes ?
Avez-vous une guesthouse à nous conseiller à Hanoï ?
Nous ne souhaitons pas faire appel à une agence, nous aviserons sur place et adapterons notre voyage en fonction du climat et de nos envies !! Je sais que cette période de l'année n'est pas forcément la meilleure pour visiter le centre mais on croise les doigts.
Je vous remercie par avance pour vos réponses et vos conseils, qui nous seront très utiles.
Chocomint
Mon podcast sur le voyage English translation pending
Bonjour !
J'ai lancé voilà quelques temps un blog et un podcast sur le voyage. Dans le podcast audio bimensuel j'interroge chaque fois un voyageur différent sur son aventure et le pays dans lequel il a voyagé. On donne envie de voyager tout en donnant des conseils pratiques comme les endroits à visiter, les choses à faire ou ne pas faire...
Les thèmes abordés sont variés, on a parlé de l'Espagne, de l'Afrique avec le Togo, le Bénin, le Niger et le Nigeria, du Panama, de surfeurs en Indonésie, du métier de reporter-voyageur... Le prochain parlera de l'Inde !
Je profite pour vous dire que si vous voulez témoigner sur votre voyage il n'y a aucun problème, ça peut se faire !
Je vous laisse découvrir tout ça sur mon blog, n'hésitez pas à partager et à me donner vos avis !
J'ai lancé voilà quelques temps un blog et un podcast sur le voyage. Dans le podcast audio bimensuel j'interroge chaque fois un voyageur différent sur son aventure et le pays dans lequel il a voyagé. On donne envie de voyager tout en donnant des conseils pratiques comme les endroits à visiter, les choses à faire ou ne pas faire...
Les thèmes abordés sont variés, on a parlé de l'Espagne, de l'Afrique avec le Togo, le Bénin, le Niger et le Nigeria, du Panama, de surfeurs en Indonésie, du métier de reporter-voyageur... Le prochain parlera de l'Inde !
Je profite pour vous dire que si vous voulez témoigner sur votre voyage il n'y a aucun problème, ça peut se faire !
Je vous laisse découvrir tout ça sur mon blog, n'hésitez pas à partager et à me donner vos avis !
Namibie en 2013, votre avis sur mon itinéraire? English translation pending
Après avoir passé des heures et des heures sur le forum, avoir dévoré vos carnets de voyages passionnants, été éblouie par vos photos...je suis toute à fait conquise avant d'avoir même mis le pied en Namibie. Donc voilà, je voudrais vous soumettre mon itinéraire, classique et copié des modèles du forum mais pour lequel j'aurai encore besoin de quelques conseils, de vos remarques et eventuellement améliorations.
Normalement, nous partirons à 2 familles en juillet 2013. Ma famille: 2 adultes et 2 enfants de 15 et 18 ans au moment du voyage. La famille de mon beau-frère: 2 adultes et 1 fillette de 6 ans. Et sinon, nous partirons juste à nous 4.
On fera essentiellement du camping vu le coût des lodges (sauf Windhoek, Swakopmund et Vic Falls) donc location 4x4 avec tentes. Nous n'avons pas d'expérience de conduite en 4x4 donc on va prendre les routes pas trop difficiles.
ça pourrait ressembler à ceci :
1. Arrivée Windhoek tôt le matin (vol direct de Francfort), nuit sur place. 2. Windhoek - Geko Camp 3. Geko Camp - Solitaire - Sesriem Quelles routes sont les plus scéniques pour ce trajet? J'aimerais aussi voir le coucher de soleil sur la dune Elim en fin de journée 4. Sesriem, lever tôt pour le lever de soleil, Sossusvlei, Deadvlei 5. Route vers Swakopmund. En matinée, par où passer pour les plus beaux paysages? Nous ne ferons pas l'olive trail car la petite est trop jeune. 6. Tour en mer et dunes Swakopmund 7. Swakopmund - Spitzkoppe Matinée: visite Welwitschia et Moon Landscape. 8. Twyfelfontein 9. Palmwag Activité ou quelque chose de spécial à visiter sur cette étape? 10. Étape près de Opuwo pour couper la route vers Epupa Où s'arrêter? 11. Epupa falls 12. Epupa falls Pour Epupa, je sais pas très bien combien de temps y consacrer dans notre cas, rester 1 ou 2 nuits? Que faire sur place? Visite d'un village Himba ici ou ailleurs? 13. Opuwo étape car la route Epupa - Kamanjab me semble trop longue en un coup et impossible d'arriver à 15h pour les Cheetah. 14. Kamanjab Cheetah Farm 15. 16 et 17 : Etosha (Okaukuejo, Halali, Namutoni) 18. Longue route vers Rundu 19. Rundu - Bagani, avec un game drive Mahangu dans l'après- midi. 20. Bagani - Kongola 21. Kongola - Kasane Avec un boat cruise à 15h ou bien le lendemain 22. Game Drive Chobe et boat cruise si pas fait la veille 23. Drop off du 4x4 à Kasane et transfert pour les Victoria Falls Quelqu'un a t'il déjà fait le dîner croisière le soir? 24. Visite des chutes Victoria 25. Vol de retour sur Windhoek et le soir vol international sur Francfort
qu'en pensez-vous?
1. Arrivée Windhoek tôt le matin (vol direct de Francfort), nuit sur place. 2. Windhoek - Geko Camp 3. Geko Camp - Solitaire - Sesriem Quelles routes sont les plus scéniques pour ce trajet? J'aimerais aussi voir le coucher de soleil sur la dune Elim en fin de journée 4. Sesriem, lever tôt pour le lever de soleil, Sossusvlei, Deadvlei 5. Route vers Swakopmund. En matinée, par où passer pour les plus beaux paysages? Nous ne ferons pas l'olive trail car la petite est trop jeune. 6. Tour en mer et dunes Swakopmund 7. Swakopmund - Spitzkoppe Matinée: visite Welwitschia et Moon Landscape. 8. Twyfelfontein 9. Palmwag Activité ou quelque chose de spécial à visiter sur cette étape? 10. Étape près de Opuwo pour couper la route vers Epupa Où s'arrêter? 11. Epupa falls 12. Epupa falls Pour Epupa, je sais pas très bien combien de temps y consacrer dans notre cas, rester 1 ou 2 nuits? Que faire sur place? Visite d'un village Himba ici ou ailleurs? 13. Opuwo étape car la route Epupa - Kamanjab me semble trop longue en un coup et impossible d'arriver à 15h pour les Cheetah. 14. Kamanjab Cheetah Farm 15. 16 et 17 : Etosha (Okaukuejo, Halali, Namutoni) 18. Longue route vers Rundu 19. Rundu - Bagani, avec un game drive Mahangu dans l'après- midi. 20. Bagani - Kongola 21. Kongola - Kasane Avec un boat cruise à 15h ou bien le lendemain 22. Game Drive Chobe et boat cruise si pas fait la veille 23. Drop off du 4x4 à Kasane et transfert pour les Victoria Falls Quelqu'un a t'il déjà fait le dîner croisière le soir? 24. Visite des chutes Victoria 25. Vol de retour sur Windhoek et le soir vol international sur Francfort
qu'en pensez-vous?
Carnaval de Rio 2013 English translation pending
Salut,
Je serais au Bresil en Fevrier et donc evidemment je souhaite aller au celebre carnaval de rio. LE probleme, ca a l'air assez complique a organise.Le carnaval est il dans les rues de Rio ? j'ai lu une histoire d'achat de billets je ne comprend pasQuel est le meilleur jour pour y aller ? (question budget, faire les 5 jours risque d'etre difficile)Si quelqu'un pense y aller aussi en Fevier, peut etre avez vous deja organise et pourrai me renseigner ?
Obrigado !
Obrigado !
Tour du monde début septembre 2012 (10 mois) English translation pending
Bonjour,
Voilà, notre rêve va enfin devenir réalité. Nous partons mon amie et moi en tour du monde début septembre.
Nous n'avons pas encore acheté notre billet TDM, en effet ce n'est pas qqchose qui s'achète sans réfléchir.
Nous pensons passer par oneworld mais hésitons encore avec travel nation.
Voici notre itinéraire, merci de nous dire ce que vous en pensez.
Nous avons longuement hésité sur le sens mais c'est quasi décidé nous partirons vers l'Est.
Par avance merci pour vos commentaires, conseils, ... .
1)Bali en septembre (4sem) la saison y est bonne d'après les différents commentaires. Est-ce suffisant pour rejoindre Singapour par voie terrestre où vaut il mieux repartir de Bali? Dès conseils de destinations ?
2)Inde (Le Rajasthan) 3semaines (octobre)
3)Katmandou : trek de 2 semaines (fin octobre-début novembre)
4) Bangkok (3mois: début novembre-fin janvier) : Nous aimerions durant cette période bouger en Birmanie, au Laos, au Vietnam, au Cambodge. Nous sommes preneurs de tous vos conseils: régions à ne pas manquer, coups de coeur, transports aériens (air asia) bus ...
5) Sydney (une ptite semaine)
6) Hobart (Tasmanie) environ 3 semaines au mois de février
7) Melbourne (une tite semaine ou plus)
8) Queenstown à Auckland durant le mois de mars (1 mois environ). Nous prévoyons de louer un van.
9) Santiago du Chili - Lima (début Avril jusqu'à fin juin soit 3 mois) sans itinéraire précis. Je suis également preneur de toutes vos bonnes infos
10) retour Paris début juillet. Reprise du boulot pour ma douce début Aout et début septembre pour moi.
Oneworld propose un billet à 3300€ par pers. Est-ce honnête ?
Merci à tous pour le temps que vous nous accorderez.
Erwan
1)Bali en septembre (4sem) la saison y est bonne d'après les différents commentaires. Est-ce suffisant pour rejoindre Singapour par voie terrestre où vaut il mieux repartir de Bali? Dès conseils de destinations ?
2)Inde (Le Rajasthan) 3semaines (octobre)
3)Katmandou : trek de 2 semaines (fin octobre-début novembre)
4) Bangkok (3mois: début novembre-fin janvier) : Nous aimerions durant cette période bouger en Birmanie, au Laos, au Vietnam, au Cambodge. Nous sommes preneurs de tous vos conseils: régions à ne pas manquer, coups de coeur, transports aériens (air asia) bus ...
5) Sydney (une ptite semaine)
6) Hobart (Tasmanie) environ 3 semaines au mois de février
7) Melbourne (une tite semaine ou plus)
8) Queenstown à Auckland durant le mois de mars (1 mois environ). Nous prévoyons de louer un van.
9) Santiago du Chili - Lima (début Avril jusqu'à fin juin soit 3 mois) sans itinéraire précis. Je suis également preneur de toutes vos bonnes infos
10) retour Paris début juillet. Reprise du boulot pour ma douce début Aout et début septembre pour moi.
Oneworld propose un billet à 3300€ par pers. Est-ce honnête ?
Merci à tous pour le temps que vous nous accorderez.
Erwan
Visite des Galapagos: votre avis? English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Ceci constitue mon premier message sur le forum.
J'ai 62 ans, suis parfaitement valide, mais plus pour des lustres. Je voudrais visiter les Galapagos - rêve d'enfant - le plus intensivement, le plus longuement, le plus "mieux" possible. Vraiment m'en imprégner gentiment mais à donf. Il me paraît que le best est d'associer deux croisières en catamaran qui "font" l'une le sud des îles, l'autre le nord. Mais... C'est la première fois que je vais voyager "seul" et je connais la pénible expérience de la plupart des membres d'un groupe, isolé, qui voyage presque en parasite (ou au mieux en chandelier).
Quelqu'un a-t-il un avis, une suggestion, un conseil ?
Merci, merci à vous.
Ceci constitue mon premier message sur le forum.
J'ai 62 ans, suis parfaitement valide, mais plus pour des lustres. Je voudrais visiter les Galapagos - rêve d'enfant - le plus intensivement, le plus longuement, le plus "mieux" possible. Vraiment m'en imprégner gentiment mais à donf. Il me paraît que le best est d'associer deux croisières en catamaran qui "font" l'une le sud des îles, l'autre le nord. Mais... C'est la première fois que je vais voyager "seul" et je connais la pénible expérience de la plupart des membres d'un groupe, isolé, qui voyage presque en parasite (ou au mieux en chandelier).
Quelqu'un a-t-il un avis, une suggestion, un conseil ?
Merci, merci à vous.
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre préc��dent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre préc��dent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Brésil pour plus de quatre-vingt-dix jours? (urgent) English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement au brésil, (belo horizonte) depuis le 21 décembre 2011. J'ai donc acheté mes billets d'avion allé et retour avec un retour le 21 mars. Je pensai que l'on pouvait rester 6 mois au brésil ( 3 mois renouvelable 3 mois ) mais je vient de lire sur le site du consulat que les francais ne sont autorisés seulement à 90 jours non renouvelable. Je n'ai absolument pas prévu de partir, je suis ici avec ma petite amie brésilienne et nous ne savons pas trop comment faire... J'étudie le portugais seul, ne travail pas encore.... Quel sont mes possibilité? Merci beaucoup à toutes celles et ceux qui veulent bien m'aider
Je suis actuellement au brésil, (belo horizonte) depuis le 21 décembre 2011. J'ai donc acheté mes billets d'avion allé et retour avec un retour le 21 mars. Je pensai que l'on pouvait rester 6 mois au brésil ( 3 mois renouvelable 3 mois ) mais je vient de lire sur le site du consulat que les francais ne sont autorisés seulement à 90 jours non renouvelable. Je n'ai absolument pas prévu de partir, je suis ici avec ma petite amie brésilienne et nous ne savons pas trop comment faire... J'étudie le portugais seul, ne travail pas encore.... Quel sont mes possibilité? Merci beaucoup à toutes celles et ceux qui veulent bien m'aider
Concours photo VF mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18
Choisir le Chili pour deux semaines au lieu de l'Argentine: bonne décision? English translation pending
Je me demande si pour un séjour de seulement deux semaines, le Chili est plus agréable à faire et plus intéressant aussi étant donné que les distances sont plus franchissables et les intérêts touristiques plus condensés par le fait même ?
L' Argentine m'attire aussi, mais j'envisage un voyage bcq plus long en 2013-2014 ( 1 mois si c'est possible ), question budget rénovation oblige !
Alors, le Chili ( Valparaiso, Vina del mar, route des vins ), au mois fin-novembre début- décembre
est-ce que vous avez d'autres suggestions pour le Chili ou l'Argentine ?
Merci ! 😉
L' Argentine m'attire aussi, mais j'envisage un voyage bcq plus long en 2013-2014 ( 1 mois si c'est possible ), question budget rénovation oblige !
Alors, le Chili ( Valparaiso, Vina del mar, route des vins ), au mois fin-novembre début- décembre
est-ce que vous avez d'autres suggestions pour le Chili ou l'Argentine ?
Merci ! 😉
Compagnies de bus en Argentine, tarifs? English translation pending
bonjour
en pleine preparation pour mon voyage en argentine j essaye d estimer mon budget de bus pour 2 mois de voyage en argentine ex: trajet buenos aires mendoza 250 ars sur le lonely planete sur internet entre 350 et 550 ars....
quelqun peut il eclairer mes idees car j ai l impression que tous les prix du lonely sont errones avez vous des tarifs de bus actuels en argentine ?
merci a tous
vanilla ( qui commence a bien stresser pour son voyage car se rend compte que ca va me couter un bras tout ca lol!!!) 😊 😮 😕
en pleine preparation pour mon voyage en argentine j essaye d estimer mon budget de bus pour 2 mois de voyage en argentine ex: trajet buenos aires mendoza 250 ars sur le lonely planete sur internet entre 350 et 550 ars....
quelqun peut il eclairer mes idees car j ai l impression que tous les prix du lonely sont errones avez vous des tarifs de bus actuels en argentine ?
merci a tous
vanilla ( qui commence a bien stresser pour son voyage car se rend compte que ca va me couter un bras tout ca lol!!!) 😊 😮 😕
Location de voiture à Johannesburg pour se rendre en Namibie? English translation pending
Bonjour
J'ai un billet d'avion pour Johanesbourg (Afrique du Sud) du 28 janvier au 22 février 2012.
Nous avons l'intention de louer une voiture pour nous rendre en Namibie.
Es-ce possible avec une voiture normale en cette saison ?
Si oui, le passage de frontière présente-t-il un problème avec le loueur si l'on passe par auto escape ou europe auto ou BSP auto ?
Es-t-il possible de se rendre aux chutes Victoria avec retour a Johanesbourg par le Botswana ?
En gros, Johanesbourg - Namibie - Chutes Victoria - Johanesbourg, es-ce possible en voiture et camping ?
Un grand merci
Visite du Machu Picchu et Huayna Picchu English translation pending
Bonjour, avec mon ami nous comptons visiter le Machu Picchu et Huayna Picchu la première semaine d'avril 2012.
J'ai lu beaucoup de commentaires à ce sujet mais il semble que les conditions ont récemment changé.
Pour que cela soit plus simple nous souhaiterais prendre un hotel à Aguas Calientes la veille et visiter le Machu Picchu le lendemain. Est-il préférable d'acheter les billets d'entrées du MP et HP à Cuzco ou vaut-il mieux les acheter directement sur internet ?😕
Pour ceux qu'ils l'ont déjà visité, que me conseillez-vous : monter d'abord sur le HP puis faire tranquillement le MP ensuite ? ou le contraire ? Des sites internet prétendent qu'il est interdit d'introduire de la nourriture sur le site ? Comment faire pour se restaurer durant la journée ?😊
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter !! 😉
Pour que cela soit plus simple nous souhaiterais prendre un hotel à Aguas Calientes la veille et visiter le Machu Picchu le lendemain. Est-il préférable d'acheter les billets d'entrées du MP et HP à Cuzco ou vaut-il mieux les acheter directement sur internet ?😕
Pour ceux qu'ils l'ont déjà visité, que me conseillez-vous : monter d'abord sur le HP puis faire tranquillement le MP ensuite ? ou le contraire ? Des sites internet prétendent qu'il est interdit d'introduire de la nourriture sur le site ? Comment faire pour se restaurer durant la journée ?😊
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter !! 😉
Avis sur itinéraire de deux mois et demi en Amérique du Sud? English translation pending
Hello,
Que pensez-vous de cet itinéraire pour 2 mois et demi entre mi-décembre et fin février? Trop ambitieux? Je ne sais pas encore exactement ce qu'il y a à visiter dans tous les pays cités, mais pour donner une idée: - Equateur + Galapagos: 3 semaines - Traversée du Pérou, arrêt à Nazca + Arequipa (Canyon de Colca): 1 semaine - Chili + Ile de Pâques: 4 semaines - Sud Argentine: 2 semaines S'il nous reste un peu de temps, on pensait faire une excursion de 2 jours en Uruguay.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que cet itinéraire est réalisable? Si vous avez des conseils sur les choses à voir dans ces pays je suis preneuse. J'ai déjà une idée pour le Sud Pérou et Sud Argentine mais tous vos conseils sont les bienvenus.
Mille mercis d'avance!
Que pensez-vous de cet itinéraire pour 2 mois et demi entre mi-décembre et fin février? Trop ambitieux? Je ne sais pas encore exactement ce qu'il y a à visiter dans tous les pays cités, mais pour donner une idée: - Equateur + Galapagos: 3 semaines - Traversée du Pérou, arrêt à Nazca + Arequipa (Canyon de Colca): 1 semaine - Chili + Ile de Pâques: 4 semaines - Sud Argentine: 2 semaines S'il nous reste un peu de temps, on pensait faire une excursion de 2 jours en Uruguay.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que cet itinéraire est réalisable? Si vous avez des conseils sur les choses à voir dans ces pays je suis preneuse. J'ai déjà une idée pour le Sud Pérou et Sud Argentine mais tous vos conseils sont les bienvenus.
Mille mercis d'avance!
Billet de mauvaise humeur! English translation pending
Bonjour à tous !
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Jeu des photos (épisode 63) English translation pending
bonjour à tous. on vient d'essayer de ressusciter le jeu. j'ai proposé un sujet birman et Mengwan à bien trouvé la réponse. ; le jeu est bien relancé.
par contre Il ne peut prendre la main . .. donc : la place est libre Qui propose une image ??? l qui prend la main ?? B 🙂

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par contre Il ne peut prendre la main . .. donc : la place est libre Qui propose une image ??? l qui prend la main ?? B 🙂


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Argentine - Salta, avis sur itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je vais avec mon amie passer 8/9 jours ua lrégion de Salta et nous aimerions avoir votre avis sur notre itinéraire (nous allons louer une voiture). Au début, nous logerons sur Salta durant 3 jours pour faire : - Parc Quebrada Cafayate - Valles Calchaquíes - Parc Los Cardones
Ensuite en itinérant : - Tilcara / Purmamarca - salinas Grandes - Humuhuaca - Parc Calilegua Retour sur Salta pour retourner sur Buenos Aires. Où logerez-vous sur ce trajet ? Est-ce raisonnable sur le temps dont nous disposons ? Est-ce réalisable
Je vais avec mon amie passer 8/9 jours ua lrégion de Salta et nous aimerions avoir votre avis sur notre itinéraire (nous allons louer une voiture). Au début, nous logerons sur Salta durant 3 jours pour faire : - Parc Quebrada Cafayate - Valles Calchaquíes - Parc Los Cardones
Ensuite en itinérant : - Tilcara / Purmamarca - salinas Grandes - Humuhuaca - Parc Calilegua Retour sur Salta pour retourner sur Buenos Aires. Où logerez-vous sur ce trajet ? Est-ce raisonnable sur le temps dont nous disposons ? Est-ce réalisable
Iquitos: voyage de trois/quatre jours sans réservation? English translation pending
Bonjour à tous,
Je continue la préparation de notre voyage au Pérou (nous partons pour une vingtaine de jours en octobre avec mon mari). Je m'occupe maintenant de la partie amazonienne de notre séjour.
Après avoir hésité entre Iquitos, Manu et Puerto Maldonado, nous avons tranché et ce sera Iquitos. 🙂
Par contre, nous avons une question. Comme nous ne réserverons pas les vols pour aller à Iquitos, nous ne souhaitons pas réserver un trip en forêt à une date précise. D'où ma question, est-il possible d'arriver à Iquitos sans réservation préalable et trouver un trip de 3-4 jours (agence ou guide) sans attente ?
Merci pour votre aide 😉
Je continue la préparation de notre voyage au Pérou (nous partons pour une vingtaine de jours en octobre avec mon mari). Je m'occupe maintenant de la partie amazonienne de notre séjour.
Après avoir hésité entre Iquitos, Manu et Puerto Maldonado, nous avons tranché et ce sera Iquitos. 🙂
Par contre, nous avons une question. Comme nous ne réserverons pas les vols pour aller à Iquitos, nous ne souhaitons pas réserver un trip en forêt à une date précise. D'où ma question, est-il possible d'arriver à Iquitos sans réservation préalable et trouver un trip de 3-4 jours (agence ou guide) sans attente ?
Merci pour votre aide 😉
Voyage en Amérique du Sud: danger? English translation pending
Salut à tous!
Après avoir passé 6 mois en Océanie et Asie du Sud-est l'année passée, je songe à repartir quelques mois l'année prochaine mais cette fois en Amérique du Sud. L'idée serait de faire Brésil, Pérou, Chili et Argentine. Mon but serait d'arriver au Brésil pour le Carnaval de Rio en février.
Première question: je vais probablement voyager seul. Est-ce un problème dans ces pays?
On parle sans cesse des dangers de vols, agressions, etc. Je sais que c'est une réalité mais pour ceux qui y sont allés, vous êtes-vous réellement sentis en danger ou suffit-il, comme dans beaucoup d'endroits dans le monde, d'éviter certains quartiers à certaines heures?
Merci d'avance pour vos réponses.
Julien
Après avoir passé 6 mois en Océanie et Asie du Sud-est l'année passée, je songe à repartir quelques mois l'année prochaine mais cette fois en Amérique du Sud. L'idée serait de faire Brésil, Pérou, Chili et Argentine. Mon but serait d'arriver au Brésil pour le Carnaval de Rio en février.
Première question: je vais probablement voyager seul. Est-ce un problème dans ces pays?
On parle sans cesse des dangers de vols, agressions, etc. Je sais que c'est une réalité mais pour ceux qui y sont allés, vous êtes-vous réellement sentis en danger ou suffit-il, comme dans beaucoup d'endroits dans le monde, d'éviter certains quartiers à certaines heures?
Merci d'avance pour vos réponses.
Julien
Vos commentaires sur le concours du mois de juillet 2011 "Des chiffres et des lettres" English translation pending
Ici ce sont les commentaires (ICI et PAS SUR LE POST CONCOURS SVP)
Ici sont autorisés les paires de baffes, les coups de couteaux dans le dos, les grenades lacrymogènes, les missiles balistiques intercontinentaux, les peaux de bananes, les tirs nourris de Kalachnikov… et même accessoirement les méchancetés gratuites à l’heure du petit déjeuner sans lesquelles les longues journées oisives de quelques VFistes accros à leur drogue quotidienne ne seraient qu’un long fleuve tranquille et monotone, à côté duquel la Mer Morte ferait définitivement figure de torrent de montagne…
Les commentaires de stricte obédience technique photographique (...et donc jugés potentiellement sectaires et subversifs sur ce forum par le comité de censure du gouvernement Vfiste), seront déposés aux seuls risques et périls de leurs auteurs, la Direction actuelle et provisoire du concours ne pouvant plus en assurer moralement les conséquences, qui pourraient être dramatiques et irréversibles sur leur santé mentale…
Je vous laisse donc en de bonnes mains et viendrai joyeusement compter les blessés en compagnie de l’antenne locale de la Croix-Rouge en fin de concours !
BONS COMMENTAIRES 🙂🙂🙂😛
Ici sont autorisés les paires de baffes, les coups de couteaux dans le dos, les grenades lacrymogènes, les missiles balistiques intercontinentaux, les peaux de bananes, les tirs nourris de Kalachnikov… et même accessoirement les méchancetés gratuites à l’heure du petit déjeuner sans lesquelles les longues journées oisives de quelques VFistes accros à leur drogue quotidienne ne seraient qu’un long fleuve tranquille et monotone, à côté duquel la Mer Morte ferait définitivement figure de torrent de montagne…
Les commentaires de stricte obédience technique photographique (...et donc jugés potentiellement sectaires et subversifs sur ce forum par le comité de censure du gouvernement Vfiste), seront déposés aux seuls risques et périls de leurs auteurs, la Direction actuelle et provisoire du concours ne pouvant plus en assurer moralement les conséquences, qui pourraient être dramatiques et irréversibles sur leur santé mentale…
Je vous laisse donc en de bonnes mains et viendrai joyeusement compter les blessés en compagnie de l’antenne locale de la Croix-Rouge en fin de concours !
BONS COMMENTAIRES 🙂🙂🙂😛
Concours photo du mois de juillet 2011 - Thème "Des chiffres et des lettres" English translation pending
Ladies and gentlemen, je déclare ouvert le nouveau concours photo, national, international et intergalactique de VF (méfiez-vous des concours « charters », moins chers et plus attractifs, mais fréquemment soumis à de violentes perturbations de trafic !)
Le thème : « Des chiffres et des lettres »
Ce thème a été choisi de manière totalement arbitraire et sans consultation d’aucun d’entre vous car, comme disait De Gaulle, « Pour prendre une bonne décision, il faut être un nombre impair et quand on est trois, c’est déjà au moins un de trop ! »
Je rassure les VFistes analphabètes, le sujet n’a rien à voir avec l’émission télévisée préférée des maisons de retraite car ici, il n’est nul besoin de savoir lire ou compter pour participer (ce qui devrait totalement rassurer les candidats de moins de vingt-cinq ans, … Non, je rigole !😉)
Que faut-il faire pour participer ?
Poster avant le 23 juillet à minuit (heure française) deux (et seulement deux) magnifiques clichés de voyages mettant en évidence de manière non dissimulée (SVP pas de petits caractères illisibles dans l’angle de l’image !) soit des chiffres soit des lettres… soit les deux …
Si certains d’entre vous n’ont pas tout compris à mes explications nébuleuses, je poste juste en dessous deux exemples pour illustrer mon propos de manière visuelle et définitivement incontestable…
Ceci est juste un exemple pour lancer le concours, car il est clair qu’on peut trouver des caractères lettres ou chiffres (ou idéogrammes extrêmes orientaux ou caractères calligraphiques arabes, je suis prêt à étendre le thème jusque là si des VFistes le demandent gentiment) …à peu près partout dans le monde…
Pour faciliter le dépouillement et la clarté du concours (comme pour le concours précédent organisé par Ragamuffin), je demande (donc j’impose !🏴☠️) que ces deux photos soient :
- Postées sur deux messages différents
- Numérotées 1 et 2
Simplement, et si vous avez envie de me faire plaisir (faites un petit effort) essayez d’être un peu imaginatifs et de ne pas prendre en photo la plaque d’immatriculation de votre véhicule au fond du garage ou le panneau de limitation de vitesse placé sournoisement par la gendarmerie nationale au coin de votre rue, visiblement dans le seul but de gâcher les démarrages matinaux de votre Porsche Carrera d’occasion, ou même le dos du maillot de football de votre voisin de palier…
On poste jusqu’au 23 juillet à minuit (je l’ai déjà dit, mais ça ne coûte rien de le répéter)
On vote (tout le monde peut voter… mais une seule fois !😕) du 24 juillet inclus au 30 juillet à minuit pour deux photos : La première nommée obtiendra deux points, la deuxième un seul…
Comme d’habitude, le vainqueur ( = l'auteur de la photo gagnante, sans cumul des points des deux photos) aura le droit de se coltiner l’organisation du concours d’août (ou de septembre s’il part en vacances en août ? A débattre entre vous !)
Je disparais dans l’intervalle dans un monastère bouddhiste de la région parisienne avec cinquante packs de bière fraiche pour assurer ma survie car je n’interviendrai pas dans le débat (sauf question pertinente et appelant absolument une réponse de ma part et de personne d’autre) et ne reviendrai qu’au moment du dépouillement final des suffrages
Je rappelle enfin que mes photos "illustrations" (Nara/Japon et Istanbul/Turquie) ne sont là que pour mettre le sujet sur orbite mais sont HORS-JEU donc que les inconscients qui voteront par erreur pour elles ne verront pas leurs suffrages comptabilisés …
Pour conclure sur une touche d’imprimerie, on rappellera la citation fameuse de Gutenberg : « Si j’avais eu mauvais caractère, je n’aurais jamais pu faire une bonne impression »
BON CONCOURS😏
ATTENTION : JUSTE DES PHOTOS ET PAS DE COMMENTAIRES SUR CE POST !!!!!! Pour les commentaires il y a une discusion spéciale prévue pour cela : http://voyageforum.com/...es_lettres_D4366815/


Le thème : « Des chiffres et des lettres »
Ce thème a été choisi de manière totalement arbitraire et sans consultation d’aucun d’entre vous car, comme disait De Gaulle, « Pour prendre une bonne décision, il faut être un nombre impair et quand on est trois, c’est déjà au moins un de trop ! »
Je rassure les VFistes analphabètes, le sujet n’a rien à voir avec l’émission télévisée préférée des maisons de retraite car ici, il n’est nul besoin de savoir lire ou compter pour participer (ce qui devrait totalement rassurer les candidats de moins de vingt-cinq ans, … Non, je rigole !😉)
Que faut-il faire pour participer ?
Poster avant le 23 juillet à minuit (heure française) deux (et seulement deux) magnifiques clichés de voyages mettant en évidence de manière non dissimulée (SVP pas de petits caractères illisibles dans l’angle de l’image !) soit des chiffres soit des lettres… soit les deux …
Si certains d’entre vous n’ont pas tout compris à mes explications nébuleuses, je poste juste en dessous deux exemples pour illustrer mon propos de manière visuelle et définitivement incontestable…
Ceci est juste un exemple pour lancer le concours, car il est clair qu’on peut trouver des caractères lettres ou chiffres (ou idéogrammes extrêmes orientaux ou caractères calligraphiques arabes, je suis prêt à étendre le thème jusque là si des VFistes le demandent gentiment) …à peu près partout dans le monde…
Pour faciliter le dépouillement et la clarté du concours (comme pour le concours précédent organisé par Ragamuffin), je demande (donc j’impose !🏴☠️) que ces deux photos soient :
- Postées sur deux messages différents
- Numérotées 1 et 2
Simplement, et si vous avez envie de me faire plaisir (faites un petit effort) essayez d’être un peu imaginatifs et de ne pas prendre en photo la plaque d’immatriculation de votre véhicule au fond du garage ou le panneau de limitation de vitesse placé sournoisement par la gendarmerie nationale au coin de votre rue, visiblement dans le seul but de gâcher les démarrages matinaux de votre Porsche Carrera d’occasion, ou même le dos du maillot de football de votre voisin de palier…
On poste jusqu’au 23 juillet à minuit (je l’ai déjà dit, mais ça ne coûte rien de le répéter)
On vote (tout le monde peut voter… mais une seule fois !😕) du 24 juillet inclus au 30 juillet à minuit pour deux photos : La première nommée obtiendra deux points, la deuxième un seul…
Comme d’habitude, le vainqueur ( = l'auteur de la photo gagnante, sans cumul des points des deux photos) aura le droit de se coltiner l’organisation du concours d’août (ou de septembre s’il part en vacances en août ? A débattre entre vous !)
Je disparais dans l’intervalle dans un monastère bouddhiste de la région parisienne avec cinquante packs de bière fraiche pour assurer ma survie car je n’interviendrai pas dans le débat (sauf question pertinente et appelant absolument une réponse de ma part et de personne d’autre) et ne reviendrai qu’au moment du dépouillement final des suffrages
Je rappelle enfin que mes photos "illustrations" (Nara/Japon et Istanbul/Turquie) ne sont là que pour mettre le sujet sur orbite mais sont HORS-JEU donc que les inconscients qui voteront par erreur pour elles ne verront pas leurs suffrages comptabilisés …
Pour conclure sur une touche d’imprimerie, on rappellera la citation fameuse de Gutenberg : « Si j’avais eu mauvais caractère, je n’aurais jamais pu faire une bonne impression »
BON CONCOURS😏
ATTENTION : JUSTE DES PHOTOS ET PAS DE COMMENTAIRES SUR CE POST !!!!!! Pour les commentaires il y a une discusion spéciale prévue pour cela : http://voyageforum.com/...es_lettres_D4366815/


Trois semaines en Gaspésie et provinces maritimes: itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je pars avec ma copine du 24 juillet 2011 au 13 août au Québec. Comme nous avons fait, il y a 2 ans le "classique" (Montréal, Québec, Charlevoix, Tadoussac, Saguenay), nous comptons nous rendre en Gaspésie et dans les provinces maritimes. Je commence à faire notre itinéraire et je suis dans le flou le plus complet 😕, j'ai donc grandement besoin de votre aide. Nous aurons en fait, 18 jours pleins sur place avec location de voiture. J'avais envisagé grosso modo, de faire la côte de Gaspésie, descendre le Nouveau Brunswick, puis rejoindre l'Île du Prince Edouard et les Îles Madeleines où nous laisserons la bagnole pour rejoindre Montréal en avion. Je me doute que cela fait beaucoup, mais j'aurais voulu avoir des infos sur les coins vraiment à ne pas louper, sachant que nous ne sommes pas de gros randonneurs. Est-ce que par exemple 6 jours en Gaspésie, 4 au New Brunswick, 4 Prince Edouard et 4 Madeleines est plausible ? Est-ce que la Nouvelle Ecosse vaut le détour ? J'imagine bien qu'on va rater des choses en si peu de temps mais j'aimerais vraiment avoir un patchwork de ce coin.
Je vous remercie grandement à l'avance pour vos réponses.
Cordialement
Je pars avec ma copine du 24 juillet 2011 au 13 août au Québec. Comme nous avons fait, il y a 2 ans le "classique" (Montréal, Québec, Charlevoix, Tadoussac, Saguenay), nous comptons nous rendre en Gaspésie et dans les provinces maritimes. Je commence à faire notre itinéraire et je suis dans le flou le plus complet 😕, j'ai donc grandement besoin de votre aide. Nous aurons en fait, 18 jours pleins sur place avec location de voiture. J'avais envisagé grosso modo, de faire la côte de Gaspésie, descendre le Nouveau Brunswick, puis rejoindre l'Île du Prince Edouard et les Îles Madeleines où nous laisserons la bagnole pour rejoindre Montréal en avion. Je me doute que cela fait beaucoup, mais j'aurais voulu avoir des infos sur les coins vraiment à ne pas louper, sachant que nous ne sommes pas de gros randonneurs. Est-ce que par exemple 6 jours en Gaspésie, 4 au New Brunswick, 4 Prince Edouard et 4 Madeleines est plausible ? Est-ce que la Nouvelle Ecosse vaut le détour ? J'imagine bien qu'on va rater des choses en si peu de temps mais j'aimerais vraiment avoir un patchwork de ce coin.
Je vous remercie grandement à l'avance pour vos réponses.
Cordialement
Shooting The World: reportage d'un an en tour du monde English translation pending
Bonjour,
Je me suis donné 1 an pour préparer une aventure qui va changer ma vie et sans doute mon esprit : Un reportage en solitaire autour du monde. Je me suis donné la même période pour récolter les 15 000 € de budget nécessaire à ce reportage autour du monde. Ce projet, en quoi consiste-t-il ? Réaliser un reportage sur tous les pays traversés, avec pour principal thème «les rencontres». A la fois curieux et socialement très ouvert, mon désir est de partager des moments avec les locaux et aussi avec les étrangers que je rencontrerai.
Backpacking... C’est ce que j’ai décidé de faire : Voyager en sac à dos. Mon unique bagage. 14kilo d’affaires et de matériel pour 1 an et surtout nulle part où dormir ! Je compte sur la spontanéité des gens, le hasard des rencontres.
Une dimension humanitaire et développement durable, oui mais laquelle ? En fait, j’ai décidé d’intégrer dans mes reportages, un reportage consacré exclusivement aux associations, camps humanitaires et organismes travaillant dans le développement durable. Des structures que j’ aurai la chance de pénétrer. Dresser un portrait des gens qui y travaillent, qui donnent de leur temps, et ceux qui en bénéficient. Grâce à des interviews sur le terrain, vous saurez tout! Je pars le 3 Septembre 2011, première destination : Le Brésil ! Ce que je souhaite vous proposer, c’est bien plus qu’un simple voyage. Je vous proposerai de vivre en direct une réelle aventure : défis, couts durs, humeurs, obstacles, réalité sociale du monde mais aussi allégresse! Vous pénètrerez dans mon environnement, à travers mes récits et mes images. Vous aurez l’opportunité de me proposer des défis selon les pays, selon le contexte et l’environnement dans lesquels je me trouverai. Cette expérience sera pour moi l’occasion de me dépasser et de repousser mes limites. Mon leitmotiv : « Aller toujours plus loin ». Amicalement, Simon.
NB: Je suis passé par ZipWorld - 2607€ pour : Paris-Londres-Rio//Santiago-Auckland//Christchurch-Sydney-Adelaïde//Sydney-Noumea-Sydney-Bangkok-Londres-Paris. Je pense prendre l'assurance Globe Partner qui est à 33€/mois et me reviendrait à 330€ contre 490€ pour AVI.
Zipworld me conseille de prendre l'assurance multirisque, mais elle est déjà compris dans l'assurance Globe Partner non ? Vaut-elle la peine ? Des retours ?
A très vite sur http://www.shootingtheworld.fr (en construction)
Je me suis donné 1 an pour préparer une aventure qui va changer ma vie et sans doute mon esprit : Un reportage en solitaire autour du monde. Je me suis donné la même période pour récolter les 15 000 € de budget nécessaire à ce reportage autour du monde. Ce projet, en quoi consiste-t-il ? Réaliser un reportage sur tous les pays traversés, avec pour principal thème «les rencontres». A la fois curieux et socialement très ouvert, mon désir est de partager des moments avec les locaux et aussi avec les étrangers que je rencontrerai.
Backpacking... C’est ce que j’ai décidé de faire : Voyager en sac à dos. Mon unique bagage. 14kilo d’affaires et de matériel pour 1 an et surtout nulle part où dormir ! Je compte sur la spontanéité des gens, le hasard des rencontres.
Une dimension humanitaire et développement durable, oui mais laquelle ? En fait, j’ai décidé d’intégrer dans mes reportages, un reportage consacré exclusivement aux associations, camps humanitaires et organismes travaillant dans le développement durable. Des structures que j’ aurai la chance de pénétrer. Dresser un portrait des gens qui y travaillent, qui donnent de leur temps, et ceux qui en bénéficient. Grâce à des interviews sur le terrain, vous saurez tout! Je pars le 3 Septembre 2011, première destination : Le Brésil ! Ce que je souhaite vous proposer, c’est bien plus qu’un simple voyage. Je vous proposerai de vivre en direct une réelle aventure : défis, couts durs, humeurs, obstacles, réalité sociale du monde mais aussi allégresse! Vous pénètrerez dans mon environnement, à travers mes récits et mes images. Vous aurez l’opportunité de me proposer des défis selon les pays, selon le contexte et l’environnement dans lesquels je me trouverai. Cette expérience sera pour moi l’occasion de me dépasser et de repousser mes limites. Mon leitmotiv : « Aller toujours plus loin ». Amicalement, Simon.
NB: Je suis passé par ZipWorld - 2607€ pour : Paris-Londres-Rio//Santiago-Auckland//Christchurch-Sydney-Adelaïde//Sydney-Noumea-Sydney-Bangkok-Londres-Paris. Je pense prendre l'assurance Globe Partner qui est à 33€/mois et me reviendrait à 330€ contre 490€ pour AVI.
Zipworld me conseille de prendre l'assurance multirisque, mais elle est déjà compris dans l'assurance Globe Partner non ? Vaut-elle la peine ? Des retours ?
A très vite sur http://www.shootingtheworld.fr (en construction)
Renouvellement de visa touristique au Brésil English translation pending
Bonjour,
apres un sejour etudiant d'un an, je souhaite rester 5 mois supplementaires en touriste au Brésil.
Normalement, tout français a droit à 90 jours sans visa special. Je sais qu'il existe une procédure pour demander le renouvellement de cette période et obtenir ainsi 90 jours supplémentaires moyennant un passage à la police fédérale et l'acquittement d'une taxe de 30 euros environs. Cependant, il semble qu'en théorie cette procédure s'applique à tous les européens - sauf aux français! Meme si jusqu'a recemment, il y avait une tolerance et la police federale permettait a tous les europeens de faire cette demarche et de rester ainsi jusqu'a 6 mois, y compris aux francais. Cependant j'ai vu sur les forums que, désormais, en 2011, la police fédérale est plus réticente à faire ce renouvellement pour les français.
Ma question est donc la suivante: a quels endroits vaut il mieux faire ce renouvellement pour les francais? Quelles ont été vos experiences positives/negatives? J'ai eu une experience negative avec la police federale de Rio, ou j'ai betement omis de renouveller mon visa etudiant, donc je vais eviter d'y retourner. Je pense aller à Salvador, ca marche la bas?
Merci de vos reponses! François
apres un sejour etudiant d'un an, je souhaite rester 5 mois supplementaires en touriste au Brésil.
Normalement, tout français a droit à 90 jours sans visa special. Je sais qu'il existe une procédure pour demander le renouvellement de cette période et obtenir ainsi 90 jours supplémentaires moyennant un passage à la police fédérale et l'acquittement d'une taxe de 30 euros environs. Cependant, il semble qu'en théorie cette procédure s'applique à tous les européens - sauf aux français! Meme si jusqu'a recemment, il y avait une tolerance et la police federale permettait a tous les europeens de faire cette demarche et de rester ainsi jusqu'a 6 mois, y compris aux francais. Cependant j'ai vu sur les forums que, désormais, en 2011, la police fédérale est plus réticente à faire ce renouvellement pour les français.
Ma question est donc la suivante: a quels endroits vaut il mieux faire ce renouvellement pour les francais? Quelles ont été vos experiences positives/negatives? J'ai eu une experience negative avec la police federale de Rio, ou j'ai betement omis de renouveller mon visa etudiant, donc je vais eviter d'y retourner. Je pense aller à Salvador, ca marche la bas?
Merci de vos reponses! François