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Votre avis sur notre circuit d'un mois Pérou/Bolivie? English translation pending
by A2Stef · 2009-10-02 · 12 replies
Coucou à tous,

Voilà quelques temps que mon ami & moi préparons notre circuit pour un voyage d'un mois (12 octobre - 12 novembre) au Pérou & en Bolivie grâce aux guides Lonely Planet, GDR &, bien entendu, ce forum génial.

Aujourd'hui, nous pensons avoir définit une ossature solide de ce circuit. On vous la soumet en espérant avoir vos avis & vos petits tuyaux:

12/10: Départ de Marseille pour Amsterdam (19h). Nuit à Amsterdam 13/10: Départ d'Amsterdam à 10h. Arrivée à Lima à 15h45. Nuit à Lima 14/10: Balade au "Mercado Indio" & Coeur historique de Lima 15/10: Lima-Pisco & Pisco-Paracas. Balade & nuit à Paracas 16/10: Excursion aux Iles Ballestas & départ pour Nazca. Nuit à Nazca 17/10: Survol des Lignes de Nazca. Départ pour Cuzco le soir, en bus de nuit. 18/10: Cuzco 19/10: Cuzco 20/10: Location d'un taxi à la journée: Départ tôt le matin pour Q'enqo, Puca-Pucara, Tombomachay, puis les ruines de Pisac. Nuit à Yucay 21/10: Las Salinas + Moray, puis Ollantaytambo. Départ pour Agua Caliente & nuit à AC 22/10: 5h30, départ pour Machu pichu. Journée sur le site + retour sur AC + bus jusqu'à Cuzco + bus de nuit jusqu'à Arequipa 23/10: Arequipa 24/10: Canon del Colca 25/10: Canon del Colca 26/10: Arequipa-Puno. Balade & nuit à Puno 27/10: Lac Titicaca: îles Uros & île Amantani. Nuit sur Amantani 28/10: Ile de Taquile puis retour à puno. Bus Puno-Copacabana. Nuit à Copacabana 29/10: Excursion & nuit sur l'île du Soleil 30/10: Retour à Copacabana le matin. Bus Copacabana-La Paz. Nuit à La Paz 31/10: Journée à La Paz puis bus de nuit pour Uyuni 01/11: Départ d'Uyuni pour le Salar & Sud Lipez 02/11: Salar & Sud Lipez 03/11: Salar & Sud Lipez. Retour & nuit à Uyuni 04/11: Bus pour Potosi. Nuit à Potosi 05/11: Journée & nuit à Potosi 06/11: Bus pour Sucre. Nuit à Sucre 07/11: Journée & nuit à Sucre 08/11: Vol Sucre-Lima via La Paz 09/11: rab pour ajustement au cours du voyage 10/11: rab pour ajustement au cours du voyage 11/11: rab pour ajustement au cours du voyage 11/11: rab pour ajustement au cours du voyage 12/11: rab pour ajustement au cours du voyage. 20h35: Départ de Lima pour Marseille via Amsterdam

On a quelques interrogations:Certaines journées nous semnblent très chargées comme le 22/10 (MP-AC-Cuzco-Arequipa) ou le 28/10 (Taquille-Puno-Copacabana). Qu'en pensez-vous ? Une autre solution?Visite de la Vallée Sacrée (2jrs) : Ne vaut-il pas mieux prendre un collectivo de Cuzco à Pisac puis revenir à pied vers Cuzco en visitant les 4 petits sites Nuit à Cuzco. Le lendemain taxi à la journée pour Chinchero, moray & Salina, Ollataytambo puis train pour AC ?On n'a pas encore acheté le billet d'avion Sucre-La Paz-lima. Avez-vous un tuyau pour trouver quelque chose de pas trop cher ? Quelle compagnie ? quel site internet ?En Bolivie: Serait-il plus intéressant de faire le circuit suivant ? Vaut-il mieux débuter le Sud Lipez par Tupiza ?01/11: Vol La Paz-Sucre 02:11: Sucre 03/11: Bus Sucre-Potosi 04/11: Potosi 05/11: Potosi-Tupiza 06/11: Tupiza 07/11: Sud Lipez & Salar 08/11: Sud Lipez & Salar 09/11: Sud Lipez & Salar. Arrivée à Uyuni & bus de nuit pour La Paz 10/11: La Paz 11/11: Vol La Paz-Lima 12/11: Lima & vol retour

Merci d'avance pour l'ensemble de vos commentaires. 😉

A2line & Stéphane
Retour d'un voyage de dix-huit jours au Pérou en juillet-août 2009 English translation pending
by Ciboulette59 · 2009-08-31 · 16 replies
bonjour à tous, juste ce petit message pour expliquer ce que l'on a fait comme tour du sud du Pérou pendant 18 jours, nous sommes rentrés le 15 aout donc c'est tout frais, et comme on a tiré beaucoup d'informations de ce site pour préparer notre voyage, si ca peut peut être être utile à quelqu'un de lire ceci j'en serais ravie !

Nous sommes donc partis le 28 juillet à 5 de Paris CDG pour un périple préparé grâce au Routard et à Voyage forum.(il faut préciser que c'est notre premier voyage et que nous ne parlions que peu voire pas du tout espagnol, et que nous avions réservé presque tous nos hôtels par internet avant le départ, par sécurité, ce qui n'était pas nécessaire, nous l'avons vu après)

1er jour : vol (CDG-Caracas, Caracas-Lima), arrivés à l'aéroport, le taxi envoyé par l'hôtel nous attend (1ers pas à l'étranger, et 1ere erreur : nous nous sommes laissés avoir : le transport ne coute normalement que 30soles et nous avons payé beaucoup plus car l'hôtel nous a envoyé un taxi très grand (8 places) et comme notre avion avait du retard, il s'est pris une large marge, mais nous, fraichement débarqués, ne pouvions pas faire grand chose... Arrivée à l'hôtel Espana, sympa, à la déco totalement décalée, avec le petit déjeuner avec le perroquet qui discute avec le patron :)

2e jour : matin : visite de Lima : couvent san Francisco et ses catacombes, très beau, puis place d'armes et le marché artisanal. Le midi, nous avons mangé dans un resto en face du couvent, César quelquechose, dans le routard aussi, bien sympa. L'après midi, départ pour Pisco avec un bus de la Cie Ormeno, commandé par l'hôtel, mais du coup on se retrouve en 1e classe, alors qu'un économique aurait largement suffit mais bon, ce sont encore les balbutiements du début.. Pisco est une ville qui a les traces du tremblement de terre qui a eu lieu il y a 2 ans, les routes sont très cahotiques, nous avons logé à l'hôtel Tambo Colorado, c'est vraiment un hôtel très agréable, les patrons nous ont invités à boire le pisco sour avec eux le soir, c'était très sympa, mais ce serait peut être mieux quand même d'aller à Paracas, qui n'est pas très loin et n'est pas sinistrée donc plus agréable... On a réservé le tour pour les îles Ballestas par une agence, en négociant (on commence à s'y mettre !) on arrive à 35 soles par personne (sur le bateau certains avaient payé 50..). On mange au resto de l'hôtel Hispana pas loin du nôtre, bon sauf pour celle qui a pris la pizza...

3e jour : départ 7h20 de l'hôtel, le collectivo passe nous chercher et en route pour les îles Ballestas : c'était très impressionnant de voir dans la même heure des dauphins puis des lions de mer et des pinguins ! Le midi, on a mangé dans un resto de Pisco, je ne me rappelle plus de son nom. On a pris le taxi (les tchouk tchouk ne passent pas jusqu'à la Panaméricaine à cause de l'état de la route nous a t'on dit) pour prendre un bus pour Ica (on pensait prendre Soyuz comme l'indique le Routard, mais un autre s'est présenté, plus vite et pour moins cher, pas besoin de réserver pour ce bus, on arrive et il y en a souvent). Arrivés à Ica, taxi jusqu'à la lagune de Huacachina, on a fait du buggy dans le désert avec un peu de sandboard, c'était vraiment des montagnes russes en pleine nature, très bonnes sensations, et pour beaucoup moins cher que ce qu'on avait vu proposé par les agences sur internet, il suffit d'arriver sur place et de négocier entre les différents gérants. Ensuite départ pour la station Ormeno pour prendre un bus de nuit pour aller à Arequipa (on avait pris un royal classe pour dormir le mieux possible), et là gros embêtement : 2h de retard pour arriver à Ica car il crève peu après Lima, 1h30 bloqué à Ica pour un problème de phare, donc déjà départ à 23h30 au lieu de 20h, puis à 3h du matin, il recrève en doublant comme un dératé, résultat bloqués 3h au bord de la panaméricaine pour se retrouver dans un bus économique qui n'est finalement arrivé qu'à 16h à Arequipa au lieu de 8h, toute une journée de visite de la ville manquée... Mais bon on a pu faire connaissance avec des familles péruviennes dans le bus, très sympathiques, on se dit alors que c'est vraiment vrai ce qu'on dit sur eux : toujours souriants, toujours prets à proposer de l'aide, des rencontres très enrichissantes ! On a réussi à se faire rembourser une partie du billet de bus mais après 1h30 de discussion...animée diront nous. A noter que nous avons rencontré d'autres voyageurs embêtés aussi par des problèmes d'annulation de bus et tout ca encore avec Ormeno, préférez Cruz del sur).

4e jour : arrivée donc à 16h à Arequipa, ce qui est bien c'est que toutes les agences de bus sont regroupées au terminal, donc pour trouver un bus pour Cabanaconde ca a été facile (on a pris Reyna mais Andalucia est plus pratique car il va directement à Cabanaconde, nous avons dû nous arrêter à chivay et là prendre un bus Andalucia pour Cabanaconde.) On visite quand même un peu, de nuit le place d'armes est vraiment magnifique ! On trouve par hasard el mundo alpaga, dont on avait entendu parler sur le forum : c'et une boutique de produits en alpaga chics, mais il y a également un musée derrière et des lamas, les 1ers que nous ayons vus là bas, il est expliqué comment est faite la laine. Puis on visite la cathédrale et la Compana mais il y a des messes donc la visite est quelque peu écourtée, et la casa rickets là où il y a une banque. Repas du soir à la fameuse crêperie zig zag (qui s'appelle désormais crépissimo, d'où une longue hésitation de notre part sur le pas de la porte, il faut réserver pour avoir le droit de manger à l'étage où il y a surement une belle vue, mais nous n'avons pas pu en profiter, car nous ne savions pas qu'il fallait réserver.. en tout cas c'est vraiment délicieux ! et les jus de fruits frais excellents (particulièrement le jus de raisin). On devait dormir à La Posada del Calcique mais arrivée là le gérant n'avait plus de place, pas de problème il nous a redirigés à l'hotel Amazing Home un peu plus loin, assez sympa, surtout le terrasse sur le toit pour apprécier la ville avec le Misti et le coucher de soleil.

5e jour : départ pour Cabanaconde en bus, avec arrêt à chivay où on a acheté le boleto touristico qui nous a été vérifié plus tard dans le canyon et à cruz del condor (35soles par personne, mais on a entendu certains dire que ce n'est pas nécessaire, on ne sait toujours pas..). A Cabanaconde, juste le temps d'acheter de l'eau et des biscuits et on se met en route. On a fait le trek de 2 jours suivant la carte trouvée à l'hôtel et celle donnée à la sortie du bus (la même que celle de Micmag sur ce site je crois) seuls sans agence, et il n'y a eu qu'une fois sur les 2 jours où l'on s'est trompés et cela ne nous a fait perdre que 20mn.. On passe d'abord par le mirador san miguel d'ou on peut voir tout ce qu'on va parcourir (impressionnant, surout quand on pense à la remontée !), puis on rejoint la route normale pour 3h20 de descente, petite pause au pont en bas ou on est controlés pour le boleto, puis remontée de 25mn pour aller à l'hotel la posada de gloria à san juan, très sympa, pour 15soles on a eu souper, nuit et petit déjeuner.

6e jour : départ à 8h30 pour Cosnirhua (un peu de descente puis de la grimpette avec une charmant jeune fille en haut qui vend des fruits de cactus et des boissons et des barres de chocolat...), puisMalata et enfin sangalla, on arrive vers midi là bas, on commande à manger et le temps de la préparation plongée dans une piscine très agréable pour 3soles par personne (on n'y rencontre que des francais!). Juste après avoir mangé, on est partis avec 1.5L d'eau par personne pour l'ascension vers Cabanaconde. J'en avais très peur n'étant pas très sportive, ca a été dur surtout juste après avoir mangé et en plein soleil, sans beaucoup d'ombre sur le parcours, mais on a tenu bon et résisté aux mules, mais on a croisé une dizaine de personnes qui sont remontées comme ca (50soles par personne). On a mis 4h, donc on a pris notre temps pour aller au rythme de chacun et tout a très bien été, même si les courbatures après on fait bien mal ! On a dormi à cabanaconde à l'hotel Pachamama, notre cpoup de coeur, non pas pour l'hôtel en lui même mais pour le restaurant du soir et les patrons, l'ambiance est jeune, décontractée, et les plats et leurs boissons délicieuses !! On a réservé le bus Andalucia de 7h pour le lendemain car on nous a dit qu'il valait mieux le faire pour être sur d'avoir une place...

7e jour : petit déj à 6h15, le pauvre patron n'a pas du dormir beaucoup car dans son bar restaurant les gens sortent jusque 4h du matin... devant le bus il y a déjà une grande file d'attente, des touristes et aussi beaucoup de locaux qui se font amener sur leur lieu de travail, et beaucoup d'entre eux sont des vendeuses de cruz del condor. On descend là, on reprendra le bus de 9h pour rentrer à Arequipa, ce qui nous laisse 2h pour essayer de voir les condors. On a eu la chance d'en avoir une dizaine qui tournoyaient au dessus de nous, grandiose !! Puis on a repris le bus et rejoint Arequipa, et là on s'est dépêchés de prendre les tickets de bus pour Puno pour pouvoir ensuite visiter le monastère santa catalina que nous n'avions pas pu voir à notre arrivée à cause du bus, et ensuite la cathédrale et la compana de facon plus approfondie. Le soir, on est retournée à la crêperie, c'était vraiment trop bon !

8e jour : journée de bus pour rejoindre Puno avec la compagnie Julsa je crois, comme indiqué sur le routard. Le soir, on est allés au marché sur le port, où la qualité est vraiment bonne et pour beaucoup moins cher qu'ailleurs, on a mangé dans un resto près de la rue piétonne mais pas terrible (ukuku), et on a dormi à l'hospedaje Cricarlet, les patrons sont vraiment très accueillants, adorables, et les chambres confortables.

Voilà, je donnerai la suite demain, j'espère qurtout que cela pourra aider quelques personnes à peaufiner leur voyage ou à se décider à partir, car on avait peur avant de partir pour se débrouiller dans un pays où on ne connait pas bien la langue, mais tout s'est passé très bien, les rencontres sont formidables, comme la population locale, et même s'il faut faire attention de ne pas se faire prendre pour un "paloma" de touriste par les taxis et gérants d'hôtels et d'agence qui sont tous en réseau et se refilent les clients (surtout que nous étions 5, marchandise recherchée si l'on peut dire, et assez naifs au début), une fois qu'on a montré qu'on veux bien payer mais à des prix raisonnables, ca va bien, il n'y a souvent pas besoin de chercher un taxi ou un bus ou un hotel, ce sont eux qui nous trouvent ! Et pour les grandes villes comme Arequipa ou on parle beaucoup des problèmes de taxis, la police est là pour vérifier la licence du conducteur du taxi dans lequel on monte (en tout cas près du terminal ca s'est passé comme ca pour nous), ou sinon il faut prendre des compagnies sures, référencées dans le routard.
Mi-septembre au Pérou: qui part, vaccination contre la fièvre jaune? English translation pending
by Touctouc · 2009-08-29 · 22 replies
salut amis voyageur un grand bonjour a tous je pars auperou le 14 septembre de marseille ya til qqun qui par ce meme jour saserait cool de faire le voyage ensemble je ne sais pas si je dois me faire vacciner contre la fievre jaune j hesite jai jamais rein pris en partant en voyage alors g le doute si qqun peu m eclairer surtou que je resterais en haute altitude alorsje sais pas trop si qqun peut me donner un peu plus de conseil merci a tous tchoo
Se rendre à Tupiza en Bolivie? English translation pending
by Goforatrip · 2009-08-23 · 21 replies
Bonjour,

Je suis actuellement a la Paz, je voudrais me rendre a tupiza, aparament je dois aller d´abord a potosi, c´est bien ca ? Ou est-ce preferable de passer par uyuni ?

Dois-je reserver a l´avance avec l´agence tupiza tour pour le sud de lipez, salar de uyuni, je suis seule et je voudrais m´arreter a a la frontiere chilienne pour san pedro de atacama.. Je pense arriver dans 3 jours a tupiza, et reserver la veille, est-ce possible (je ne parle pas espagnol, je ne peux pas les appeler)

Je vous remercie beaucoup, A tres vite j´espere, Marie
Avis sur itinéraire de six semaines Pérou-Bolivie? English translation pending
by Dojoval · 2009-07-04 · 9 replies
Bonjour

J'aurais aimé avoir votre avis sur notre itinéraire Pérou-Bolivie durant 6 semaines, ne prenant pas en considération les grèves actuelles (mais on est quand même assez larges, vu qu'on s'est laissé 5 jours de rab à la fin au cas où...) Nous arrivons à Lima le 7 juillet

J1: arrivée le soir à Lima J2: départ pour Pisco (la compagnie de bus oyuz nous a assuré que ses bus fonctionneraient normalement) J3: excursions aux îles Ballestats + Huaccachina J4: Départ pour Nasca J5: survol des lignes. Bus de nuit pour Aréquipa J6: A réquipa J7: Aréquipa J8 et J9: canyon del Colca J10: départ pour Puno J11: excursion sur les îles Taquile + Uros (?) Nous n'allons pas à Amantani, c'est volontaire J12: Copacaban J13: excursion sur Isla del sol J14: La paz J15: la vallée de la lune J16: Chacaltaya / Huyana Potosi (?) J17: Tiawanaku. Bus de nuit pour Uyuni J18: Uyuni: excursion dans le salar (3 ou 4 jours, tt dépend si on peut partir directement en arrivant le matin) J19: Uyuni J20: Uyuni J21: Uyuni J22: départ pour Potosi J23 / J24: Potosi J25 / J26: Sucre / Bus de nuit pour La Paz J27: La Paz J28: Avion pour Rurrenabaque (des réticences à réserver dès maintenant à cause des grèves au Pérou, on n'est pas sûr d'être dans le timing. Jusqu'à quand peut-on se permettre d'attendre pour réserver le vol?) J29 / J30 / J31: trek à Rurrenabaque J32: avion pour la paz J33 / J34: Cuzco avec Tarabucco J35: Pisac / Saqsaywaman J36: Moray + las salinas J37: Ollantaytambo / Aguas calientes J38: Machu Pichu / aguas calientes J39: Retour à Cuzco J40: avion pour Lima, visite de la ville J41 / J42 / J43 / J44: en rab (si on a tenu notre timing, alors on ira du côté de Trujillo) J44: Lima. Retour vers la France

Qu'en pensez-vous? D'avance merci pour vos avis et conseils Dojoval
Voyage de quinze jours au Pérou English translation pending
by Unmaxdemax · 2009-05-21 · 10 replies
Bonjour, je planifie un voyage au Pérou en mars prochain. Pas de problème de décalage horaire, j'habite au Québec.

Je planifie: 2 jours à Lima 2 jours à Arequipa 4 jours à Cusco (dont Macchu Picchu) 3 jours à Puerto Maldonado

Je planifie en plus le voyage en bus entre Lima et Arequipa puis entre Arequipa et Cusco, donc deux jours à ajouter. Pour les autres troncons, je prendrai l'avion. Qu'en pensez vous?

Vos conseils sont les bienvenus. Notamment, est ce que le mois de mars est un bon mois? Je sais que c'est pluvieux... Aussi je planifie faire le voyage seul: dangereux?

merci

maxime
Utopie English translation pending
by Kelessuf · 2009-05-14 · 23 replies
Utopie, le lieu qui n'existe pas... N'a-t-il vraiment aucune existence ? Pourtant, nous l'imaginons, nous le rêvons, nous y voyageons...

À quoi ressemble votre Utopie ? Quelle société idéale y évolue ? Quelle géographie imaginaire lui prêtez-vous ?

Est-elle un assemblage de ce que vous avez vu et vécu au cours de vos pérégrinations, ou un univers créé par une imagination débordante ?

Quelle route y mène ? Faut-il embarquer sur une caravelle, suivre une caravane à travers des étendues désertiques, remonter un fleuve capricieux jusqu'à des montagnes inexplorées, emprunter un tapis volant jusqu'au troisième cumulo-nimbus à gauche après le troupeau de moutons éthéré?
Avis sur circuit de vingt jours au sud du Pérou en juillet 2009? English translation pending
by Baly · 2009-05-10 · 9 replies
Bonjour les voyageurs, après avoir bien étudié les différents messages postés ici pour préparer notre voyage en couple, en voici le résultat: (merci de votre lecture en attendant vos avis et conseils si besoin est)

Séjour de 20 jours au Pérou (partie sud) en Juillet 2009 :Jour 1 (2 Juillet) Arrivée Lima (aéroport international) 11h35Bus vers Pisco (3h) Réservation pour le lendemain d'un "tour" visite "îles Ballestas + réserve nationale de Paracas"Nuit : Hôtel sur Pisco (volonté de réserver à l'avance)Jour 2 (3 Juillet)Visite "îles Ballestas + réserve nationale de Paracas" la journée Nuit : même hôtel sur PiscoJour 3 (4 Juillet)Bus (assez tôt) vers Lima (aéroport international) (3h) Avion pour Arequipa en milieux/fin d'après-midi (réservation de France) (2h) Nuit : Hôtel sur Arequipa (volonté de réserver à l'avance)Jour 4 (5 Juillet)Visite Arequipa (musée Santury & couvent Santa Catalina)Nuit : même hôtel sur ArequipaJour 5 (6 Juillet)On laisse une grosse partie de nos bagages à l'hôtelBus (tôt) vers Cabanaconde (6h) Descente dans la Canyon de Colca vers San Juan de Chuccho (~4h de marche)Nuit : bungalows/gîte sur San Juan de ChucchoJour 6 (7 Juillet)Marche dans le canyon vers Sangalle (l'oasis) en passant par Tapay/Cosnirha/Malata (~4h de marche)Remonté sur Cabanaconde (~4h de marche) (solution mule si déjà éclopés)Nuit : hôtel sur CabanacondeJour 7 (8 Juillet)Bus vers Arequipa (6h)Arrêt Cruz del Condor si la possibilité et l'intérêt vu l'horaire Nuit : même hôtel sur Arequipa (récupération reste des bagages)Jour 8 (9 Juillet)Bus vers Puno (6h)Nuit : hôtel sur PunoJour 9 (10 Juillet)Départ bateau île Taquile & visiteBateau vers île AmantaniNuit : nuit chez l'habitant sur AmantaniJour 10 (11 Juillet)Retour bateau vers Puno, au passage arrêt sur îles UrosNuit : même hôtel sur PunoJour 11 (12 Juillet)Bus vers Cusco (7h)Fin de journée tranquille Nuit : hôtel sur CuscoJour 12 (13 Juillet)Visite Cusco (Cathédrale / Plaza de Armas)shopping cadeaux retour Nuit : même hôtel sur CuscoJour 13 (14 Juillet)Visite Cusco bis (Quartier de San Blas / Musée d'art précolombien / Musée Inca)Nuit : même hôtel sur CuscoJour 14 (15 Juillet)On laisse les bagages à l'hôtel Départ Inca Trek (jour 1) (déjà réservé) Nuit : bivouac sur le Chemin de l'IncaJour 15 (16 Juillet)Inca Trek (jour 2)Nuit : bivouac sur le Chemin de l'IncaJour 16 (17 Juillet)Inca Trek (jour 3)Nuit : bivouac sur le Chemin de l'IncaJour 17 (18 Juillet)Inca Trek (jour 4)Visite Matchu PicchuRetour Cusco (train)Nuit : même hôtel sur Cusco (récupération reste des bagages)Jour 18 (19 Juillet)Avion pour Lima le matin (réservation de France) (2h)Visite centre ville (Plaza de Armas & Cathédrale...)Nuit : hôtel sur le centre de Lima (volonté de réserver à l'avance)Jour 19 (20 Juillet)Visite musée de la Nation et Monasterio de San Francisco Nuit : même hôtel sur le centre de LimaJour 20 (21 Juillet)Balade MirafloresShoppingNuit : même hôtel sur le centre de LimaJour 21 (22 Juillet)Bus vers aéroport international de Lima Retour vers la France (12h45)Questions : (pour ceux qui ont eu le courage de tout lire 🙂)Pisco a été pas mal ravagé par le tremblement de terre de 2007, 2ans quelles sont les adresses d'hôtels de milieux de gamme que vous pourriez nous recommander (adresses joignables par e-mail pour assurer une réservation) ?Sur Arequipa avez vous une adresse d'hôtel de milieux de gamme à recommander ?Pour la Canyon de Colca le parcours vous semble t'il aussi réaliste que pour nous ?Et dans la même veine des bonnes adresses joignables depuis internet des adresses sur Cusco & Lima ?Question ouverte sur tout ce qui vous semble dommage de rater (Nazca j'ai pas réussi à le caser sans voyage en bus de nuit, ce que nous voulons éviter ... pour une autre fois qui sait...)
Voyage en Amérique Latine à vélo: partir du Sud? English translation pending
by Nievesol · 2009-05-10 · 5 replies
Bien le bonsoir VFistes,

Il été une foi un couple de ZigZageur qui envisagèrent de traverser des terres nouvelles aux doux noms de Pérou Argentine Chili Bolivie... (ordre non canonique) Mr Zyg dit: "6 mois". Dame Zag parla de "liberté de temps de contrées et découvertes..." Alors ils décidèrent de partir du Sud (Buenos aires) et remonter vers un plus vaste et imprévisible Nord par la traversée de la cordillère des Andes. Seuleument de méchants spectres tel que LADIRECTIONDUVENT, LEMANQUEDINFORMATION et MAISPOURQUOIDONCTOUSPARTENTDUNORDAUSUD? retardèrent la concrétisation de leur départ (le billet d'avion! le billet d'avion! le bil...) daté pour octobre 2009. Si par hasard de fiers et vaillants vagabondeurs auraient la bonté de nous conter leurs exploits ou connaissances, nous pourrions savoir si cela s'avèrent pittoresque ou pas (l' itinéraire n' étant pas défini plus précisément que par les pays nommés). Milles merci
Itinéraire au Pérou fin septembre-début octobre English translation pending
by Brunoetmaly · 2009-05-01 · 2 replies
Bonjour à tous,

Avec ma femme nous prévoyons un voyage au pérou pour fin septembre début octobre 2009 (en espérant voir disparaitre la grippe mexicaine). Nous avons l'habitude de voyager mais ce sera notre première fois en amérique du sud. Pour tout ce qui est sécurité j'ai déjà lu beaucoup d'articles etc... . j'ai simplement un itinéraire a faire "valider" par les connaisseurs, voilà ce que nous voulons faire : lima - Nazca, Nazca - Puno, Puno - Cuzco, Cuzco - Lima, Lima - iquitos - Lima. On aimerait faire le plus possible en bus, sauf Lima Iquitos bien sûr. Et est ce que Nazca - Puno peut se faire aussi en avion ? car sinon ce sera du bus et il nous faudra sans doute faire arrêt à Arequipa, mais on n'a pas spécialement envie de s'arrêter dans cette ville. Dernière question : budget pour ce circuit ? sachant que niveau confort on n'est pas regardant.

Merci à ceux qui pourront m'aider.

Bruno
Commencer par Arequipa plutôt que Cusco pour s'habituer à l'altitude? English translation pending
by Scoub62 · 2009-04-30 · 11 replies
Bonjour,

Vous êtes plusieurs à conseiller de commencer par Arequipa (2350m), plutôt que Cusco (3300m) pour s'habituer à l'altitude. Je me pose quand même une question : Si je commence par Arequipa(jour 1), je vais faire le canyon del colca et passer une nuit à Cabanoconde (nuit du jour 2) qui est à 3300m. Est-ce-vraiment mieux que de commencer par cusco (jour 1) et descendre dans la vallée sacrée (~ 2800m) le jour 2. A Cusco je vais me contenter de me balader dans la ville alors que pour le caynon, c'est une marche plus difficile.

Ou alors il faut que je prévois plus de temps à Arequipa avant d'aller à Cabanaconde ?

Si je débute mon voyage par Cusco, j'ai plutôt intêret à aller tout de suite à Pisac ou Ollantaytambo pour la première nuit ?

Vous l'aurez sûrement compris, je préférerais commencer par Cusco, mais si c'est pour être malade ... Merci
Tour du monde sur trois continents passant par Tahiti English translation pending
by Hibiscus6998 · 2009-04-29 · 7 replies
Un grand merci déjà à tous ceux dont j'ai lu les longs posts ! Déjà pas mal de choses comprises...

Je vais ajouter au fur et à mesure ce que j'apprends, je suis partageuse et j'aime les forums, et puis j'espère que vous m'aiderez à aller un peu plus vite, car je souhaite partir ce 22 juin ! Pour rentrer vers le 7-8 octobre. J'ai 44 ans, je voyage pour le plaisir mais avant tout pour un futur but professionnel, dans le domaine des relations entre peuples différents, et entre autre outre-mer, donc j'ai un objectif que je dirais social et ethnologique. Je pars entre 2 stages de formation à Paris. Je suis aussi passionnée de faune et flore. je m'intéresse suffisamment à mon projet pour même apprendre le tahitien, même si le français est parlé... je parle anglais et espagnol, et je prévois un hébergement en tente, que je compte acheter dès que je sais quel modèle correspond au projet. Voilà pour me situer !

Papeete était ma destination d'origine, ensuite je me suis dit que j'allais rentrer par "l'autre côté".... J'aimerais passer par Nouméa, mais ce n'est pas possible avec un billet one world.... Je sais qu'il y a un vol Papeete Nouméa tous les vendredi par Air Calédonie, mais je n'ai pas encore le prix... => Je me demande s'il y a un trajet possible d'île en île ? Si quelqu'un sait ça... je suis juste au courant du pass qui existe pour les îles à visiter autour de Tahiti, mais pas pour aller plus loin.

Je sais que je peux résoudre mon problème de destinations par un billet aux miles et non au continent, mais ce n'est pas le même prix. Tout dépend de la différence et du prix Papeete - Nouméa... => Est-ce quelqu'un se serait posé la question et aurait fait des comparaisons ?

Faisant Europe - Amérique - Océanie - la bonne surprise c'est que ça ne fait que 3 continents même si je passe par l'Australie, qui compte avec l'Océanie. Et j'ai droit à 12 segments.

Donc finalement je vais en profiter, et je cherche à optimiser mon billet pour "voir le monde" !

Alors je confirme aussi la différence de prix et le fait de gagner 500 euros environ sur un billet one world pris en Angleterre... Par contre ayant appelé American airlines, le gars très sympa m'a gentiment fait remarqué que je n'utilisais pas une ligne de sa compagnie... Et surprise, le prix TDM n'est pas le même par Qantas, qui pourtant fait partie de l'alliance oneworld... C'est un peu moins cher en passant par Los Angeles, mais bien plus cher si je passe par l'ïle de Pâques !

Voici là où j'en suis, car il n'est pas facile de savoir quelles vols existent ! (même avec la carte interactive...) : Je ne fais donc pas l'Asie, sinon le voyage fait un continent et 400 euros de plus (et puis je n'ai pas prévu de vaccination hépatite ou autre !)

Paris - Madrid - Lima - île de Pâques - Papeete - Papeete - Nouméa compterait en "segment terrestre" (très drôle !) Nouméa - Brisbane - Darwin - Sydney - Paris

En Australie mon objectif est de rester dans le nord pour ne pas avoir froid en venant de Tahiti (c'est aussi pour ça que je n'ai pas prévu la nouvelle zélande)... et surtout d'aller visiter le parc de Kakadu.

J'en suis à 9 vols, donc je peux en faire 3 de plus si j'ai des idées, et vous en aurez peut-être !

=> Encore une question, existe-t-il d'autres alliances que one world, et qui comprendrait plus de lignes en Océanies ?

Toute suggestion est la bienvenue, et renseignements sur les vols existant (ou pas....) dans un TDM one world, pour d'autrez étapes en Océanie et Australie...

Mauruuru, merci !
Trajet Machu Picchu- Ollantaytambo? English translation pending
by Gallucio · 2009-04-29 · 21 replies
Bonjour, nous serons au Perou au mois d'aout prochain. Nous avons fait un itinéraire qui nous amène mi-aout au Machu Picchu (nuit à Aguas calientes la veille, puis retour par Olantaytambo). Notre problème c'est que nous voulons profiter du site et n'en partir que dans l'après-midi ou la soirée. Or sur le site de Perurail il n'y a pas de train partant du MP pour Ollantaytambo, en fin de journée, sur les jours qui nous intéressent. Le dernier part vers midi.

Est-il possible de faire le trajet MP>Ollantay par bus ou collectivo? Si des gens l'ont déjà fait, quel est le tarif et le temps de trajet?

En vous r'merkiant!
Retour d'un circuit de dix jours au Pérou English translation pending
by Bomber · 2009-04-21 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je suis un nouveau sur ce site.

Je suis revenu du Pérou hier (19/04/09) après y avoir effectué un circuit de 10 jours : LIMA (2 jours), NASCA, ARREQUIPA (2 jours), PUNO, CUSCO (3 jours), LIMA.

Les hôtels 3*** sont impeccables, la nourriture excellente, les routes (que nous avons empruntées) en excellent état et les cars modernes et confortables.

Une guide nous a accompagnés durant tout le séjour (jamais nous n'avons eu un guide aussi impliqué et dévoué) et des guides locaux nous rejoignaient (à Lima, Arrequipa, Puno, Cusco).

Les 1050 kilomètres entre LIMA et ARREQUIPA sont néanmoins très longs, surtout pour des enfants (12 et 16 ans).

Le dimanche 12 avril, nous avons quitté PUNO en catastrophe, car une grève des agriculteurs étaient annoncée à partir du lundi. Au lieu de loger à PUNO, il nous fallait gagner CUSCO avant minuit, car les routes risquaient d'être bloquées ensuite. Malheureusement, à minuit, nous étions à une quarantaine de kms de CUSCO. Mon fils était victime du sarroche (mal d'altitude) et vomissait régulièrement. On a dû donner de l'oxygène à lui et à plusieurs autres personnes du groupe.

Au premier barrage (pierres sur la route), nous avons pu passer; pour les 4 ou 5 suivants, mon épouse (espagnole d'origine) a dû négocier avec les grévistes et leur monter l'état de mon fils pour qu'ils acceptent de nous laisser passer.

Au cinquième ou sixième, plus rien à faire; ils refusaient d''entendre quoi que ce soit. Nous avons été séquestrés de 3 h du matin à midi. Ensuite, la police locale nous a escortés et a libéré les barrages jusqu'au poste de police suivant. Là : idem jusqu'au moment où ils nous ont dit qu'on allait être lapidés qi on continuait en car! Nous avons alors effectués environ 5 kms à pied (mon fils allait mieux, mais d'autres personnes étaient malades), nous avons mangé dans un resto situé le long de la route (c'était infect!), puis nous avons été emportés par petits groupes dans la benne arrière d'un véhicule de police pour passer quelques barrages jusqu'à un pont où il nous a fallu passer à pied pour ne pas être attaqués. Uns demi heure de marche et de passages de barrages de plus en plus impressionnants et nous étions aux portes de Cusco. Il pleuvait abondamment et on est venu nous chercher pour nous amener épuisés à 17h30 à l'hôtel.

Pour barrer les routes, tout est bon : blocs de pierre, caniveaux arrachés, arbres déracinés, panneaux de signalisation, camions, ...

Mon épouse a eu un refroidissement qui ne lui a pas permis de profiter pleinement de la fin du voyage et nous étions tous épuisés.

Heureusement, le mercredi, nous avons visité la merveille des merveilles : MACHU PICHU qui a lui seul vaut le voyage.

Il faut savoir qu'à chaque mouvement de contestation, la route de Cusco est bloquée et que les autorités ne prennent aucune mesure. Je pense que cette situation est due à la faiblesse du président Alan Garcia qui n' agagné les dernières élections que de justesse face à un candidat communiste (dans la mouvance Castro, Chavez). C'est la capitale Lima qui a fait basculer l'élection, car ce candidat était largement majoritaire dans la région de Cusco (plus de 70% des voix). Dans ces conditions, le pouvoir craint une insurrection qui pourrait mener à une véritable révolution, ce qui explique la frilosité de la police locale, la non intervention d'unités spéciales et l'absence de protection des touristes.

C'est très regrettable, car le Perou est un pays en pleine expansion. Les gens y sont généralement sympathiques et ouverts, mais cette insécurité (et tout l'inconfort qui y est lié) va finir par nuire à l'image du pays et risque d'avoir des répercussions sur le tourisme (dans notre groupe, plusieurs personnes affirmaient qu'elles déconseilleraient à leurs connaissances de visiter le Pérou, même s'ils trouvaient le pays magnifique).

Pour ma part, je ne regrette rien; je considère même que j'ai vécu un événement "social" que peu de gens sont amenés à vivre ... dans la mesure où (à part la bronchite de mon épouse), cela n'a pas mal tourné.

Mais comment aurais-je évaluer les choses si mon fils avait continué à se déshydrater (au lieu de se remettre très vite), si nous étions restés "otages" 4 jours (comme cela arrive à certains), si nous en étions venus aux mains avec les manifestants (comme cela a failli se produire une ou deux fois) ou si, tout simplement, j'avais loupé MACHU PICHU (le rêve de ma vie)!!!!!

Voilà, en conclusion : un pays merveilleux (je n'ai pas vu le dixième de tout ce qu'on peut découvrir), mais si les problèmes sociaux ne sont pas résolus et si, surtout, les manifestants continuent à bloquer systématiquement la route de Cusco, cela finira par avoir des conséquences graves (r��duction du nombre de touristes) voir gravissimes, car cela va "péter" un jour, d'une manière ou d'une autre.
Avis sur mon parcours au Pérou English translation pending
by Tsetse · 2009-04-20 · 12 replies
Bonjour à tous, Je prépare mon prochain voyage au Pérou qui se déroulera du 13/05 au 11/05. Plus j'avance sur mon possible itinéraire, moins j'arrive à évaluer le nombre de jours que je dois passer sur chaque site... De plus, il me manque certainement toutes les subtilités du voyage que peut etre vous possédez de par votre expérience... Bref, j'ai besoin de vous!!!!

Voici le plan: Arrivée à Lima, vers 17h30. Je compte rester la nuit sur Lima, pas trop loin de l'aéroport, car départ matinal le lendemain, direction Cuzco. Une fois arrivée à Cuzco, je pense passer plusieurs jours cools, sans trop d'efforts pour que mon corps s'habitue à l'altitude. Autour de Cuzco, j'aimerais:Visiter les ruines de Pisac un dimanche, pour également profiter du marché Faire les sites d'Ollantaytambo, Saqsaywamanu, les salinas de Maras, ainsi que Moray => Ya t'il une logique de faire tout ça dans un certain ordre?? transport?? Pour le Machu Picchu, je pensais dormir à Agua Caliente, pour etre matinal et au plus proche du site. J'espère aussi pouvoir faire la montée du Wayna Picchu. Savez vous si on peut aller s'enregistrer dès l'ouverture du site, et monter un peu plus tard dans la matinée?? A Agua Caliente, les bains thermaux sont payants??

Depuis Cuzco, je serais bien tenté de passer quelques jours vers Puerto Maldonado, afin de découvrir la jungle, sa faune et sa flore...mais tout dépend de la faisabilité de mon itinéraire... Il me semble que peu de gens en parlent, car peut etre que peu de gens y vont... J'attends vos réactions et conseils!!

Ensuite direction Pino, avec bien sur le Lac Titicaca. Je pense prendre une excursion par une agence, afin de pouvoir passer une nuit sur une des iles (me parait moins faisable en individuel...). Question bete: Y a t'il une ile où c'est plus sympa de passer la nuit??Amantani, Taquile?? Quelle a été votre préférence?? A priori, je ne pense pas rester à Pino, ce n'est pas une ville qui ai retenu mon attention.

Partons maintenant vers Arequipa... Ca a l'air d'etre une ville où il fait bon vivre... Je compte bien sur rendre une petite visite à la jeune fille momifiée, aller au monastère... Et puis une petite escapade dans le Canon de Colca me tente bien, avec le mirador Cruz del Condor: problème, quel itinéraire faire en individuel??? Je vois des gens qui font Cabanaconde-Posada Roy-Llahuar-Cabanaconde... D'autres vont jusqu'à Chivay-San Juan de Chucho-Tapay-Sangalle-Cabanaconde... BREF JE SUIS PERDUE!!!!

Après Arequipa, ce sera Nazca avec bien sur le survol des fameuses lignes... Doit on obligatoirement passer par une agence ou est il possible de se rendre directement à l'aéroport?? J'ai lu qu'il existait un mirador afin d'observer une réalisation géométrique... Où?? Est ce interessant après avoir vu les lignes du ciel?? J'entends également beaucoup parlé du cimetière de Chauchilla ainsi que des aqueducs de Cantallo...

La suite du programme, dépendra du temps qu'il me reste avant mon départ: Pourquoi ne pas passer par Paracas, pour aller voir les Islas Ballestas et leur faune... Est ce interessant?? Combien de temps passé en mer?? Prix?? Je suis allée en janvier en Argentine, et je me suis régalée des colonies de pingouins, cormorans et lions de mer... Et je suis prette à recommencer!!!

Après Paracas, j'ai lu qu'il y avait un oasis à coté d'Ica, qui me semble etre une bonne étape tranquillou avant de retourner sur Lima juste pour reprendre mon vol... Des avis??

Voilà en gros l'itinéraire... Ma plus grosse difficulté est d'évaluer le temps que je dois impartir à chaque étape... Je souhaite profiter du pays, sans pour autant faire un marathon... D'autant que la soroche veille... Je ne compte pas emmener de sac de couchage, car je n'en ai pas de compact et léger, et je me dit qu'au pire, je pourrais en louer sur place... J'emmene quelques fringues pour le froid comme le chaud... Comme en Argentine!!

En tous cas, merci de vos précieux conseils que j'ai pu récolter au cours des différents autres posts...

Amicalement,

Céline
Location d'un 4x4 avec chauffeur en Bolivie? English translation pending
by Hub49 · 2009-03-30 · 13 replies
Bonjour, Est-il possible de louer un 4x4 avec chauffeur sur environ 7 jours en Bolivie. Itinéraire envisagé mais encore à l'étude: le coté ouest de la Bolivie. Période Aout. Merci si vous avez des adresses. J'aimerai avoir le meme chauffeur pour tout le trajet.
Le Machu Picchu - un rêve financièrement inaccessible pour beaucoup! English translation pending
by Dervoyage · 2009-03-23 · 8 replies
Parmi les lieux magiques visités lors de mon demi tour du monde, j'ai choisi de vous conter ma visite du Machu Picchu : au lieu de la civilisation inca. Pour les autres sites, je vous invite sur mon site web.

Ce soir, je bois l'apéro avec des amis français Philippe et Stéphanie, grands voyageurs eux aussi. Ils sont allés au Machu Picchu et en sont revenus enchantés. Pour eux, c'est l'un des lieux les plus impressionnants qu'ils ont visité à ce jour. Ils m'ont convaincu d'y aller malgré le tarif exorbitant de la visite, prix spécial touriste !!! Mais bon, on y va qu'une fois dans sa vie et les prix vont encore augmenter alors … je vais casser ma tirelire.

Etant donné le prix de la balade, le Machu Picchu est réservé aux pays riches : Europe, Japon, USA, Canada, Australie pour les autres c'est vraiment trop cher. Le train Cusco - Aguas Calientes, 4h de voyage, 68$ A/R, pour un péruvien 30 Soles. Une nuit d'hôtel à Aguas Calientes, il y en a pour toutes les bourses de 25 Soles à 150 $. Le bus pour se rendre sur le site, 20 mn de transport, 12 $ A/R. L'entrée du site, 79 soles passant à 120 soles au 01/08/06, soit 30 €. Mais si l'on a le temps, qu'on est sportif et qu'on aime l'aventure, on peut réduire le coût de transport. Il faut prendre un bus jusqu'à Santa Teresa, 20 Soles pour 8h de voyage, et passer une nuit dans ce village. Le lendemain prendre un camion jusqu'à la centrale électrique, passer la rivière en tyrolienne puis prendre le train jusqu'à Aguas Calientes, 16 $ A/R, ou faire à pied Santa Teresa - Aguas Calientes, 4 heures. A Aguas Calientes, grimper à pied jusqu'à l'entrée du Machu Picchu, en 2 heures, et prévoir une nuit d'hôtel dans ce petit village type temple du tourisme. On peut aussi s'y rendre à pied par le chemin de l'Inca, mais cette balade de plusieurs jours est aussi payante et hors de prix. Tout est bon pour extraire un maximum de fric aux touristes étrangers !!! Donc pour celles et ceux qui ne visiteront pas le Machu Picchu je vais vous raconter ma visite.

Il est 6h15, j'embarque dans le train Cusco - Aguas Calientes de la Perurail pour une visite de ce site Inca découvert en 1911 par l'archéologue américain Bingham.

Et c'est parti, le train monte en zigzag à travers les quartiers pauvres de la montagne dominant Cuzco. Pour gravir la montagne il n'y a pas de virage en lacet. Le train doit parfois passer sur une voie de transition, un opérateur descend du train, bascule l'aiguillage pour pouvoir continuer la progression en marche arrière jusqu'à l'étage suivant. A ce petit jeu, il faut environ une heure pour sortir de Cuzco. Une fois au sommet, le train file en une heure sur un plateau d'eucalyptus et d'herbes jaunies jusqu'à Ollantaytambo. Ancienne forteresse Inca située au fond de la vallée sacrée, elle contrôlait du haut d'un défilé l'entrée du chemin menant au Machu Picchu 30 kilomètres plus loin dans les montagnes.

Mais où ont-ils pu construire ce fameux Machu Picchu ??? Le train longe le rio Urubamba au creux des cordillères Vilcabamba et Urubamba dont les sommets à plus de 6 000 mètres sont couverts de glaciers et de neiges éternelles : c'est beau !!! Ici et là sur le parcours quelques terrasses Incas, plus le train s'enfonce au cœur des montagnes plus la végétation devient dense et plus le chemin se rétrécit. Déjà, rien que l'approche est assez mystérieuse, énigmatique, on ne sait pas trop où cela va nous mener.



Il est 10h15, le train entre en gare d'Aguas Calientes, tout le monde descend … Aguas Calientes ou le temple du tourisme, à la sortie de la gare on se perd dans le marché artisanal qui sépare le bourg de la gare, impossible d'y échapper avant de passer l'un des ponts menant au village sur l'autre rive du cours d'eau. Il y a très peu de rues et toutes se ressemblent : restaurant - hôtel - souvenirs - épicerie - restaurant -hôtel - souvenirs - épicerie … Il y en a tellement que cela devient difficile de choisir. Je pars à la recherche d'un hôtel où passer la nuit. Je n'ai pas besoin de luxe, c'est juste pour dormir, un bon lit fera l'affaire. Déjà je m'écarte du centre-ville, je monte l'avenue Pachacutec où je trouve l'hostal Ima Sumac à 25 Soles négociés, très bon accueil, douche chaude, wc privé, bonne literie et petit déjeuner inclus, je prends. Je dépose mes petites affaires et décide d'aller faire une première visite du Machu Picchu. J'achète le ticket de bus, entre dans le bus, m'assois, quelques minutes passent quand tout à coup je me rends compte que j'ai oublié d'acheter le ticket d'entrée au Machu Picchu. Mais où ai-je la tête ? Je redescends donc du bus et pars au centre d'informations acheter le fameux sésame. Je remonte dans le bus, regarde le ticket et je m'aperçois qu'il est valable trois jours mais pour une seule entrée sur le site. Ah je n'avais pas compris cela, j'avais cru comprendre que l'on pouvait entrer sur le site pendant trois jours. Ca change tout !!! Je demande confirmation à l'employée du bus qui me confirme qu'il n'est valable qu'une journée. Il est 12h30, le site ferme à 17h, je n'y vais pas aujourd'hui. Je redescends du bus et récupère mon ticket. La contrôleuse a dû se dire que j'étais un peu chiant sur les bords mais tant pis.



Je visite un peu la ville avant de me balader le long de la rivière Urubamba, dans ce défilé entre les parois verticales. Je trouve un superbe endroit pour déjeuner, en pleine végétation, au bord de la rivière. Il doit pleuvoir pas mal par ici ??? Je continue cette agréable balade le long du rio jusqu'au petit village de Machu Picchu (Alt 2 040m) en face, de l'autre côté de la rivière, se dresse la montagne du Machu Picchu. D'ici le site est totalement invisible, les seules traces humaines sont quelques terrasses accrochées au flanc de la montagne là-haut à 2 500 mètres. Allez, courage, je décide de grimper jusqu'à l'entrée du site voir ce qu'il y a, 500 mètres de dénivelé par un chemin de pierres et de marches à travers la végétation luxuriante. Une heure plus tard je suis à l'entrée du site où il n'y a rien à voir à part un hôtel et quelques boutiques. Le site est toujours invisible. Je reprends mon souffle car la montée est assez épuisante. J'essaie d'entrer sur le site au cas où mais rien à faire. Le ciel se couvre, il commence à pleuvoir. Il est temps de redescendre sur Aguas Calientes, une heure de marche et de nouveau 500m de dénivelé. Arrivée au bas de la montagne, j'ai les jambes qui flageolent, toutes ces marches irrégulières m'ont cassé. J'arrive à l'hôtel vidé et trempé, une bonne douche, un bon repas et une bonne nuit pour recharger les batteries car demain je remets cela.



Le 29/06, le ciel est très couvert, vers 6h30 j'entre dans le bus qui va m'amener à l'entrée du site par la piste en lacet tracée à flanc de montagne. A 7h00, je présente mon ticket, longe pendant quelques mètres la paroi de la montagne et enfin je découvre le site de cette mythique cité mystérieuse construite au milieu de nulle part, au sommet d'une montagne, parfaitement invisible de la vallée. De nos jours le Machu Picchu est toujours un mystère. Les scientifiques ne savent toujours pas s'il s'agissait d'une forteresse contre les invasions des tribus amazoniennes, d'une capitale religieuse, d'un lieu de culte consacré au soleil ou de la dernière capitale Inca. Ils pensent qu'il fut construit à partir de 1438 par le 9eme empereur Inca : Pachacutec et que la ville aurait pu servir de dernier refuge à Manco Capac et ses fils lors de leur rébellion contre les espagnols jusqu'en 1572. Jamais les espagnols de Pizzaro ne découvrirent le Machu Picchu.



On entre sur le site par le quartier des agriculteurs et leurs terrasses en gradins dont ils avaient la charge avant de pénétrer dans les ruines de la cité. Là, il faut aimer les ruines et les pierres taillées au millimètre. Le Machu Picchu se divise en quartiers séparés en grande partie par une place centrale, une grande pelouse où broutent les derniers alpagas du Machu Picchu. Dans le sud de la ville protégés par une muraille se trouvent les quartiers de la tour centrale, du temple du soleil, du palais royal, des habitations, des prisons et du temple du condor. Entre le palais royal et le temple du soleil descend la jolie ruelle dite des fontaines composée d'une série de petits bassins disposés en cascade les uns à la suite des autres. A l'est de la place, on découvre le quartier industriel, celui des intellectuels et du temple de la lune. A l'ouest, le quartier religieux : la maison du grand prêtre, le grand temple et la sacristie. Dans le prolongement de ce quartier une série d'escaliers permet d'atteindre le point le plus élevé de la cité : l'Intiwatana, l'observatoire astronomique. Mais je vous avoue que pour faire la différence entre les quartiers il faut avoir beaucoup d'imagination à part les temples et les palais où les pierres ont été travaillées et placées au millimètre près le reste n'est qu'une succession de murs et de pignons sans toiture. Sans toiture car elles devaient être composées de joncs et de palmes. La taille des murs et de certaines pierres est assez impressionnante. Beaucoup de murs comportent des niches et des ouvertures trapézoïdales, la marque de fabrique des Incas. On a recensé 285 maisons permettant d'estimer la population à environ 1200 personnes. Le Machu Picchu n'est pas plat et tous ses quartiers reliés par des escaliers se situent à des niveaux différents donnant au site un certain relief. Au fond de la cité se dressent deux pics dont le Huayna Picchu rendant ce lieu incomparable. Le Huayna Picchu surplombe le Machu Picchu de 200 mètres, il faut une heure pour arriver à son sommet. Allons voir ce que l'on voit de là-haut.



Après une heure de grimpette assez physique d'un chemin tracé dans la végétation sur les pentes de ce pic, j'arrive enfin au sommet du Huayna Picchu, à 2 700m, où je découvre quelques terrasses cultivables et quelques vestiges : temple, mirador, porte ??? Mais le summum reste le panorama grandiose qui s'étale sous mes yeux, c'est magnifique. C'est d'ici que l'on se rend vraiment compte de la beauté de l'environnement du site. Le Huayna Picchu se trouve au centre d'un cirque montagneux. Tout autour de moi ce ne sont que montagnes noires où s'accrochent les nuages. Seuls quelques rayons de soleil arrivent à percer la couche nuageuse comme des projecteurs venant éclairer un pan de montagne. Si je regarde vers le bas, attention au vertige, c'est un à pic de 700 mètres avec là-bas, tout au fond, la rivière Urubamba formant une boucle autour de ce piton merveilleux, c'est grandiose !!!



Mais revenons sur le Machu Picchu car ce piton offre aussi une vue magnifique sur le site où domine la vision des terrasses dont la couleur vert tendre fait ressortir la cité de son environnement. Et, lorsqu'un rayon de soleil vient éclairer le site comme un spot, l'instant devient vraiment magique. Bon ! il est 11h, je resterais bien une heure de plus à contempler ce magnifique panorama mais il est temps de redescendre pour laisser la place aux autres car l'accès au Huayna est réglementé.



De retour sur le Machu Picchu, je traverse le quartier religieux et le centre astronomique où se trouve une énorme pierre angulaire dont on pense qu'il s'agissait d'un calendrier solaire. Je passe sousla porte principale de la citadelle surmontée d'un anneau de pierre et de deux poignées creusées dans la roche pour me rendre au mirador. C'est de cet endroit que toutes les photographies du Machu Picchu sont prises. La plus belle vue du site : les ruines, la place centrale vert pâture puis au fond les deux pitons rocheux se dressant vers le soleil. Dernière petite balade vers le pont de l'Inca pour découvrir la face ouest du site et ses terrasses accrochées à la paroi verticale. C'est impressionnant …



Voilà il est 14h30, l'heure de repartir vers Aguas Calientes prendre le train de 16h15. Je redescends à pied, de nouveau sous la pluie, histoire de bien m'imprégner des lieux. Une visite onéreuse, mais que c'était beau. Ce lieu est magique !!!
Avis sur itinéraire de trois semaines au Pérou en mars? English translation pending
by Viedevoyage · 2009-02-27 · 17 replies
Rebonjour,

Oui je suis assez présente ces derniers jours, à cause de mon organisation de dernière minute...

Aujourd'hui vaccins, achat des billets d'avion, réservation du trek chemin des incas 4jours et un itinéraire enfin au point, il reste les achats à faire pour l'équipement...

Au programme:

13 mars: arrivée à Lima 4h, départ pour Ica, dunes huacachina, bus ica-arequipa, nuit à arequipa 14 mars: visite arequipa, départ en après midi pour Cabanaconde, nuit à Cabanaconde 15 mars: Cruz del condor??? avant le départ pour le trek de 2 jours dans le Canyon de Colca (avec guide pour 2 jours paraît-il, c'est ce que j'ai lu) 16 mars: Canyon de Colca, retour à Arequipa, départ pour Puno en bus de nuit 17 mars: Départ pour Amantini via îles flottantes Uros, nuit à Amantini (selon les conseils donnés sur VF) en passant par les locaux direct 18 mars: Amantini/Taquile, journée à Taquile, retour sur Puno puis départ pour Cuzco en fin de journée (niveau timing et heure d'arrivée à Cuzco, c'est correct???) 19 mars: visite de Cuzco 20 mars: Cuzco-Pisac (visite des 4 sites sur la route), Visite de Pisac puis direction Ollantaytambo pour y passer la nuit 21 mars: Ollantaytambo, site archéologique de Moray, salines de Maras puis chinchero et retour sur Cuzco 22, 23, 24 mars: Trek chemin de l'inca 4 jours avec Chemin-inca.com 25 mars: fin du trek chemin de l'inca (on pense rajouter l'option guide en français pour le macchu pichu, même si c'est 130$US), retour sur Cuzco, bus de nuit pour Lima 26 mars: Vol Lima/Iquitos, recherche d'une agence pour excursion dans la jungle 3j/2n... des conseils??? Nuit à Iquitos 27, 28 mars: Jungle 29 mars: jungle puis vol retour iquitos/Lima, bus de nuit pour Huaraz 30, 31 mars: trek santa cruz: Llanganuco-Cashapampa 1 mars: fin du trek, nuit à Huaraz 2 mars: départ tôt le matin pour Lima, visite, avion retour pour montréal via miami 22h30

Voilà voilà.... Vos avis??? Je sais qu'on aura pas le temps de s'ennuyer mais on aime profiter un max lors de nos voyages (tellement de choses à découvrir sur cette planéte que je ne suis pas certaine de retourner 2fois aux mêmes endroits...).

La grosse question, c'est surtout pour le dernier trek, j'ai lu qu'il se faisait sans problème en 3 jours mais je ne trouve aucune info là-dessus sur le web... Et niveau climat aussi à savoir si ce parcours est faisable, j'imagine que ça sera vraiment une question de chance, parce que je lis partout pas de canyon de colca en mars, cordillére blanche on oublie... J'espère que le temps ne gâchera pas une partie du voyage même si je suis consciente qu'on a pas choisis la meilleure saison... On sera pas bousculés au moins.

Si vous avez des adresses chez l'habitant sur notre parcours, je suis preneuse

Merci à tous, le départ approche, j'ai hâte, d'après tout les retours positifs que je lis sur ce forum...
Itinéraire de dix-sept jours au Pérou English translation pending
by Chrchou · 2009-02-21 · 18 replies
Bonjour à tous

J'espère que cette question en vous importunera pas, je vois bien que beaucoup de gens la posent. J'aimerais votre avis de voyageurs expérimentés sur un itinéraire de 17 jours dans le sud du Pérou. J'ai essayé de construire cet itinéraire avec les infos trouvées ici et dans le Lonely Planet. Pour info nous partons en Aout et nous sommes 7. Notre point de départ n'est pas Lima mais Andahuaylas où nous allons passer 15 jours avec une association d'aide au développement.

16 Aout : Andahuaylas - Cuzco en bus. Nuit à Cuzco 17 Aout : Visite de Cuzco. Nuit à Cuzco 18 Aout : Départ en bus pour Ollantaytambo. Visite, puis départ en train pour Aguas Calientes. Nuit à Aguas Calientes. 19 Aout : Départ à pieds le matin pour le Machu Picchu. Visite, Wayna Picchu si possible. Redescente sur Aguas Calientes puis Cusco. Nuit à Cusco. 20 Aout : Cusco - Puno en bus. Nuit à Puno. 21 Aout : Visite de Puno. Nuit à Puno 22 Aout : Départ pour l'île de Taquile. Visite, nuit sur l'île. 23 Aout : Retour à Puno, visite, nuit à Puno. 24 Aout : Puno - Arequipa en bus le matin. Visite, Peña. Nuit à Arequipa. 25 Aout : Visite d'Arequipa. Nuit à Arequipa. 26 Aout : Départ pour le Canyon de Colca. 27 Aout : Trek dans le Canyon. 28 Aout : Fin du trek et retour à Arequipa. Bus de nuit pour Lima. 29 Aout : Visite de Lima 30 Aout : Visite, fête de la ville. Nuit à Lima 31 Aout : Visite de Lima, départ pour l'éaroport dans la soirée. (Avion à 23h30 pour l'Europe)

En somme, est-il raisonnable de passer 3 jours dans le Canyon de Colca vu que notre séjour est assez court ? Pouvons nous nous y lancer seuls sachons que nous sommes 7 éclés (scouts laïcs) entre 18 et 20 ans : nous avons donc une certaine expérience des voyages et de la randonnée. Le parcours est-il cohérent, faisable ? Je me doute bien que ca ne va pas être de tout repos mais je crois qu'il faut en profiter au maximum.

En tout cas merci d'avance pour votre aide.

Charlotte
Circuit de deux semaines Pérou-Bolivie en février English translation pending
by Misscélia · 2009-01-12 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je n'étais pas venue depuis presque 1 an lors de mon dernier voyage au Vietnam en mai 2007, cette fois ci je pars avec mon conjoint faire un cicuit Pérou Bolivie sur 2 semaines a compter du 23 février avec Vacances Transat (26 pers max) notre trajet sera le suivant: Lima - Cusco - Pisac - Vallée sacrée - Machu Pichu - Puno - Lac Titicaca - Tiwanaku - La Paz (passage frontière Pérou Blovie)- Oruro - Uyuni - Salar - Incahuasi - Potosi - Sucre - Jatum Yampara

Quelqu'un aurait il déjà fait ce circuit avec ce tour opérator? qu'en a t il pensé? Que pouvez vous me recommander comme tenue vestimentaire car je ne sais pas quoi penser: on nous annonce de la pluie en février Que puis je apporter de pas trop encombrants qui pourrais aider les habitants? Quels sont les attrappes nigots a éviter (comment repérer la marchandise de mauvaise qualité)? Parlent ils anglais ou français? Peut on changer facilement de l'argent sur place si je prend des euros? Quelque un a t il voyager avec la compagnie de vol Iberia? sont ils bien? Les vols internes sont ils risqués? Toute recommandation sera la bienvenue...merci d'avance

Célia
Octobre 2008 au Népal en groupe English translation pending
by Lucbertrand · 2009-01-06 · 9 replies
Un voyage en groupe, un voyage de presque un mois, c'est une longue période. Lorsque le groupe est constitué de 11 personnes cela fait 22 paires d'yeux et 22 paires d'oreilles sans compter tout le reste, un nombre considérable de capteurs surtout dans un pays comme le Népal, alors comment rendre compte de tout ce qui a été vu, entendu, senti, ressenti, alors que les activités y ont été denses et variées? Visite de la capitale sous toutes ses coutures ou plutôt sous tous ses monastères et autres dieux en particulier Ganesh pour n'en citer qu'un, mais pas le moindre, puisque c'est le dieu des voyageurs et de la sagesse, les trajets aller et retour de Katmandou au lieu du trek, la manière de conduire pour le moins surprenante pour ne pas dire inquiétante. Cette conduite automobile me rappelle un vieil Albanais de langue grecque que je conduisais sur des routes tortueuses et vertigineuses, et qui à chaque virage murmurait ''siga siga'' (doucement doucement en grec) en se signant. Mais entre la manière de conduire dans ces deux pays il y a une différence non négligeable, même si les Albanais comme les Népalais roulent n'importe où, et même si la visibilité n'est pas un élément vraiment pris en compte lors d'une décision de dépassement. La différence de taille provient tout simplement du fait que, contrairement aux Népalais les Albanais roulent souvent à fond la caisse!!! Je reviens à l'énumération des activités : un trek de 18 jours autour des Annnapurna véritable dépaysement avec cette végétation qui s'étage de la jungle au désert de cailloux et de neige en passant par de belles pinèdes qui font penser à la Haute Provence au Vercors ou à la vallée de la Durance, et puis cette plongée dans l'architecture locale différente d'un vallée à l'autre au gré des ethnies qui peuplent ces hauts lieux, et ce foisonnement de sites religieux, et encore cette foule constante que l'on côtoie en commençant par notre guide, ses adjoints, nos porteurs et ceux des autres, les autochtones de tous genres, et l'immense sarabande de trekkeurs comme nous, coulant tel un immense fleuve à jet continu au milieu d'une multitude hétéroclite de charges en mouvement à deux jambes ou quatre pattes, les premières étant souvent plus volumineuses et plus lourdes que les secondes.

Après cette première impression jetée à la volée comment faire un compte-rendu dans lequel les 11 protagonistes puissent s'y retrouver? En effet chacun de nous est venu avec son acquis, a vécu son voyage, en apparence même si nous avons à peu près tous fait la même chose, chacun en fonction de sa sensibilité, de sa forme du moment, de son rapport aux autres, de ce qu'il recherche dans la marche, de ce qui l'attire en montagne, en fonction de ces quelques facteurs et de bien d'autres a fait son propre voyage qui lui colle à la peau plutôt à l'âme de façon très intime. Alors comment dans ces condition relater une histoire forcément complexe et multiforme et se faire le porte-parole d'une bande, surtout lorsqu'elle recèle 10 Basques, sans risquer les foudres rédemptrices?

Bien entendu, il serait théoriquement possible de relater l'ensemble des anecdotes et petites misères vécues par chacun, ce qui mettrait des petits cailloux tels ceux du Petit Poucet pour baliser la piste népalaise, où chacun pourrait voir remonter à fleur de mémoire les émotions qu'il a éprouvées à tel endroit ou à tel moment. Cela semble cependant difficile à moins d'écrire à 22 mains, alors là on n'est pas sorti de l'auberge, surtout qu'elle serait vraiment espagnole, on n'y trouve que ce qu'on y amène, mais après tout pourquoi pas ? Peut-être commencer à écrire à deux mains une première trame, que chacun enrichira de ce qu'il a vécu et de ce qu'il veut bien écrire sur ses camarades, petites vacheries ou petites rigolades, par exemple en vrac, le pied dans la bouse, pour ne pas dire plus, bien collante au mauvais moment, la belle gamelle au réveil sur la glace, le litre d'eau dans le duvet, la grosse raclée du gnome à la belote, la traversée de la passerelle abhorrée pendant que quelques gros méchants la font balancer en rigolant bêtement, le gros piment qui emporte la bouche à faire pleurer, la vilaine insomnie qui pousse à faire son sac à une heure du matin, le lamentable incident de Spaghetto qui comme son nom ne l'indique pas était allemand, Ganesh en folie, la reine du marchandage à qui l'on propose un petit coup de marijuana et qui refuse, la chaussure qui gratte un peu trop le pied au point de l'ouvrir à grands coups de couteau, le manque d'appétit ou de sommeil en altitude, le gros coup de bambou passager, la découverte des cochons et la passion presque charnelle qui s'en suit, la fixation sur le net et la chute du CAC 40, une petite biture et Bali Balo devant des Népalaises hilares. Manifestement on se rend compte que tout le monde peut en prendre plein la poire et même avec du rab en se creusant un tant soit peu les méninges.

La question est de savoir si un compte-rendu de voyage doit être un règlement de compte envers ses petits camarades, sources de frustration et de désagrément ? Je ne le pense pas, surtout que je n'ai pas ressenti de tensions particulières dans l'équipe que nous formions. Alors peut-être devrions-nous demander à la belle Alsacienne accorte et prolixe, rencontrée sur le chemin du lac Tilicho de nous initier au conflit de groupe, car elle en a vécu plusieurs. Expérience manifestement désagréable puisque cela la motive pour partir seule dorénavant.

Tout simplement, je vais relater ce que j'ai ressenti au cours de ce voyage, au fur et à mesure de notre cheminement. Je vais au maximum mettre des noms de lieux et des dates, ce qui servira de bornes métriques et temporelles. Cependant les impressions décrites et les pensées qui me traversent l'esprit au gré des émotions et des situations me sont sans doute très personnelles et tous ne s'y retrouveront pas. Je dirais même pire, certains endroits que j'ai trouvés superbes comme cette grande plaine caillouteuse, venteuse et poussiéreuse m'ont procuré beaucoup de plaisir, ce qui n'a pas été le cas de tout le monde, vu les remarques entendues. J'expliquerai peut-être pourquoi. Sans doute un peu et c'est un début de réponse, car j'ai fait mienne la formule de Kasansakis « Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». Après ce préambule quelque peu verbeux je me lance dans une tentative de narration de notre périple.

29/09/08 Tout a commencé non par une nuit sans lune où David Vincent avait perdu un chemin que jamais il ne trouva, mais par un regroupement à l'aéroport Charles de Gaulle. Un trajet par Quatar Air lines avec une escale à Doha. Trajet qui nous a semblé long.

30/09/08 Un atterrissage à Katmandou en fin d'après-midi. Tous les yeux aux hublots à essayer de percevoir les géants de la terre et aussi un petit coup d'œil vers la ville pour s'en faire une première impression. Elle est immense, une multitude d'habitations, aux formes géométriques et de petite dimension de couleur terre, se pressent et s'entassent les unes sur les autres. On se croirait dans un film d'anticipation où l'on crée par images de synthèse des villes du futur replongées dans la préhistoire où tout s'enchevêtre dans une espèce d'abandon accentué par l'accumulation des siècles d'anarchie. Cette première impression est fugace, le temps d'un virage, puis l'avion ayant redressé pour s'aligner sur la piste le blanc de l'aile est le seul spectacle. Un fois débarqués, les formalités sont assez rapidement effectuées. Tout de suite le calme de la population nous frappe. Les policiers et autres douaniers sont souriants et n'ont pas un mot plus haut que l'autre. Cependant nous ne pouvons nous empêcher de sourire en voyant la destination des photos qui nous sont demandées. En effet nombre d'entre elles jonchent le sol d'un bureau. Les méandres paperassiers de toute bureaucratie sont sans doute les mêmes partout sur notre planète. Mais bon, ne critiquons pas, tout s'est passé dans le calme et en un temps court. Une fois hors de l'aéroport, la foule dense des pays asiatiques est bien là. Au-dessus de la couche de pollution apparaissent dans le soleil couchant de grandes dents enneigées. Notre guide nous attend et le traditionnel collier de petits œillets oranges nous est mis à chacun autour du cou. Le premier contact est agréable et tout de suite nous sentons la confiance que nous pouvons apporter à Nepal Trek Ecology. Cette impression ne fera que se renforcer au cours du voyage.

Les bagages chargés, nous partons pour notre hôtel. Premier étonnement on conduit à gauche. La circulation est très dense, foule de voitures, motos, vélos et piétons. Plus nous rentrons dans la ville, plus le trafic est dense, les distances de sécurité et de croisement sont ajustées au centimètre. Cela fait une drôle d'impression. Le paroxysme se produit à quelques cent mètres de notre destination, un bouchon incroyable où vélos piétons et motos constituant le gros de la masse nous immobilise une demie-heure pour faire le simple tour d'une minuscule place qui tient lieu de rond-point. Fourmillement inconcevable, impression accentuée par une panne d'électricité qui plonge l'endroit dans une pénombre prononcée, de laquelle, seuls, sortent les phares des véhicules. Ce grouillement anarchique se passe dans le calme, pas un cri pas une contestation, des ombres calmes, résignées, habituées se faufilent avec leurs deux roues dans cet invraisemblable enchevêtrement. Sur les motos souvent trois personnes, un homme une femme et un enfant. Ce dernier endormi en se cramponnant à sa mère ou au guidon. Les policiers, englués dans ce flot, gardent leur calme et font un certain nombre de gestes qui se veulent des signes de réglementation de la circulation, auxquels personne ne semble faire attention. Une moto avec trois passagers se retrouve bloquée devant le policier qui ne remarque même pas le gamin agrippé au guidon en train de somnoler à quelques centimètres de lui. L'ambiance est donnée . Ouf ! Arrivée à l'hôtel. Il est caché dans une petite impasse. Nous passons une grille et le calme nous tombe dessus. Contraste étonnant en quelques mètres. Nous passons d'un monde surprenant à quelque chose de beaucoup plus occidental donc moins rigolo. Les chambres sont correctes, nous nous retrouvons entre Occidentaux. Le vrai voyage n'aurait-il pas été d'aller loger dans la masse grouillante? Enfin le lieu est sympathique, ne critiquons pas. Les premières formalités sont conduites sous la direction du représentant de l'agence de trek. Le premier dîner nous surprend un peu par la quantité de piment utilisée, même si certaine en redemande. Tout de suite il est possible de remarquer les deux pupitres internet. Et je réaliserai à quel point nous sommes dépendants de ce mode ce communication et d'information par le taux d'utilisation que je constaterai tout au long du voyage. En effet au cours du trek, ce sera une de mes sources d'étonnement de voir des cafés internet partout dans la montagne. Nous avons du mal à nous extirper de nos habitudes. Pourtant Nicolas Bouvier un des grands maîtres du voyage avait pour formule : la vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir. Peut-être devrions-nous nous en inspirer un peu plus ou combattre nos réflexes de vie qui nous poursuivent jusqu'au bout du monde. Un proverbe afghan, qui dit à peu près « les Occidentaux ont toutes les montres mais nous avons tout le temps » devrait nous porter à réfléchir un peu plus sur nos pulsions de l'immédiat.

01/10/08 Le lendemain, après une bonne nuit, petit tour au lever du jour dans la ville encore calme dans les environs de l'hôtel. Un café pris dans un minuscule endroit niché sous une cage d'escalier. Retour à l'hôtel pour la visite organisée. Ce sera une journée dense, pleine d'étonnement, appréciée diversement. Mais le dépaysement sera total, notre accompagnateur parlant correctement le français, sera très surprenant par moments, lorsqu'il nous demande d'exposer notre vie affective et ce qui va avec. Il ne récolte que des sourires surpris et amusés. Nous visitons plusieurs sites majeurs de la ville et nous pouvons juger de son étendue. J'imagine ce que doivent représenter des villes comme Calcutta ou toute autre grande cité asiatique, c'est un peu effrayant. En matière de pollution pour la planète le pire est à venir. Toutes nos mesures de pays riches pour réduire le taux de CO2 sont vraiment dérisoires lorsqu'on constate le développement du tiers monde vers l'industrialisation et la modernisation.

Le premier lieu visité pour l'immense majorité d'entre nous provoque un véritable choc culturel, il s'agit de la colline du temple de Swayambunath ou temple des singes. Au sortir du minibus tout commence par la montée des 365 marches qui conduisent au sommet sur lequel se presse une multitude de temples. Tout au long de cet immense escalier, le spectacle est extraordinaire et très diversifié. Les couleurs vives des différentes statues de Bouddha qui jalonnent la pente attirent le regard, le doré et le bleu dominent. Ensuite les singes constituent le premier spectacle, ils se déplacent en petites bandes, les mères portant leur petit accroché sur le dos ou sous le ventre. Leur lieu de prédilection étant le sommet des petits shorten. Ils ne marquent pas beaucoup de crainte envers les hommes, cependant il est déconseillé d'essayer de les toucher. Leur mâchoire conséquente est assez dissuasive. A aucun moment nous n'avons ressenti d'agressivité à notre encontre. D'ailleurs cette attitude très pacifique et peu farouche est de règle chez tous les êtres vivants que nous avons rencontrés, hommes et animaux. Les quelques dizaines de marches en finale se redressent et nous débouchons sur un grand stûpa. Nous découvrons nos premiers moulins à prière et nous en donnons à cœur joie. Un incroyable enchevêtrement d'édifices religieux colonise ce tertre. Bouddhisme et hindouisme cohabitent en parfaite harmonie, les temples servant généralement aux deux religions. Puis nous nous dirigeons vers le monastère occupé par des moines sur la bosse d'à côté. Pour y accéder nous traversons le jardin au nom évocateur et sans équivoque de jardin des rencontres. Une inscription en népalais pour le moins voyante délivre un message qui nous reste incompréhensible dans cet alphabet curieux. Demandant la signification au guide, ce dernier après avoir lu se marre comme une baleine. Puis ayant fini de rire il nous dit que le panneau prévient que tout acte sexuel en cet endroit donnera lieu à une amende. Une myriade de drapeaux de prière ou mentras flotte au vent, accrochés le long de ficelles qui vont d'arbre en arbre. Une vieille dame fait une offrande sous forme de pain et de riz à une divinité locale. Un singe très intéressé par le rite mange au fur et à mesure les aliments déposés. S'il s'était agi d'un éléphant au lieu d'un singe, j'aurais tout de suite reconnu Ganesh. Lorsque nous sommes à l'entrée du monastère des bruits nous parviennent, des chants religieux rythmés au gré d'instruments à percussion et à vent. Le niveau sonore est conséquent. Notre guide nous invite à entrer en enlevant nos chaussures. Les participants sont exclusivement des moines de tous âges, comme avec Tintin de 7 à 77 ans. Les jeunes sont préposés aux instruments et ils y vont de bon cœur sur leur tambour et autre trompette. Je discerne un petit moinillon, dix ans maximum qui prend un malin plaisir à souffler comme une brute dans son instrument à vent en le mettant juste dans l'oreille du moine qui est devant lui. Ce dernier finit par se retourner et éloigne l'orifice de sortie de ce clairon de son tympan. Mais le moinillon ne le voit pas du même œil et revient à la charge. Tout cela se passe dans une décontraction générale et les sourires fleurissent souvent sur les visages de ces moines.

Nous descendons la colline et visitons trois énormes statues de Vishnu, Ganesh et de la déesse Parvati. Elles sont resplendissantes, repeintes plusieurs fois par an afin de garder leur couleurs dans cette pollution généralisée. Sur les soubassements des statues la gamme des couleurs est large, le rose et le vert très présents ainsi que le rouge. Une multitude de scènes mettant en jeu les dieux locaux orne la base de ces édifices géants.

Nous nous rendons ensuite au temple de Pashupati, le plus grand temple hindouiste du Népal. L'entrée en est interdite aux non hindouistes. Nous pouvons le contempler de l'extérieur. Un énorme taureau pour le moins placide se tient non loin de l'entrée. C'est l'animal sacré par excellence car c'est la monture de Vishnu. Même s'il a l'air tranquille, nous faisons un écart pour le contourner. Puis à proximité nous visitons l'hospice où les vieilles gens sans famille viennent finir leur existence. Il se dégage de ce lieu une impression étrange cependant il y règne la sérénité. Puis nous passons sans transition de l'hospice au bord de la rivière, où une crémation a lieu. Le corps en train de brûler est couvert d'herbe et nous ne le distinguons pas. Mais rapidement les herbes s'étant consumées apparaît un spectacle qui s'est gravé précisément en ma mémoire mais que je ne décrirai pas. Cependant cela n'appelle aucune réaction de dégoût ou d'effroi, non, on s'inscrit tout naturellement dans le cycle de la vie et de la mort. Bien que cette dernière soit un événement triste dans les religions bouddhiste et hindouiste, le rite mortuaire est moins empreint de tabou que dans notre société occidentale et le spectacle est public. Cela aide sans doute à mieux l'accepter et gérer la période de deuil de façon moins douloureuse. D'ailleurs sans doute pour faire un pied de nez à la mort le petit temple qui domine la rivière est orné de scènes du Kama Sûtra représentées avec précision et pour le moins torrides.

Puis après cette matinée bien chargée, nous n'avons pas l'appétit coupé, bien au contraire, nous nous rendons dans un restaurant à la vue étonnante sur Barddhanath Stûpa. Il s'agit tout simplement du plus grand Stûpa du Népal. Il est de dimensions conséquentes et toujours peint de neuf, ce qui contraste vraiment dans ce pays de poussière et de façades grises. Au cours du repas nous abordons avec notre guide de nombreux sujets et lorsque nous lui demandons des indications sur les montagnes qui entourent la ville de Katmandou et qui affichent des altitudes de l'ordre des 2800 mètres, donc 1500 mètres au-dessus de nous, il nous reprend et parle de collines. Mais son sujet favori, c'est la sexualité des Occidentaux, questions auxquelles nous ne voulons pas répondre laissant sa curiosité non satisfaite. Après le repas nous visitons le Boudh Stupa Thanka Center. Le thanka est le nom de ces bannières à motifs religieux que l'on voit sur tous les monastères. Les motifs en sont, soit des figures géométriques, soit des scènes représentant les diverses divinités dans leurs activités. Le travail est effectué avec un pinceau de très petite taille, la précision est extrême. Nous nous laissons prendre sous le charme et plusieurs d'entre nous repartent avec un joli thanka. Puis retour à l'hôtel en milieu d'après-midi, nous en avons tous plein les basques (sans jeu de mots) après cette première journée dans Katmandou. Demain sera le grand jour, départ matinal pour le trek tant attendu du tour des Annapurna.

02/10/08 Après une bonne nuit, lever matinal, copieux petit déjeuner et nous voilà tous réunis pour le grand départ. Nos porteurs s'activent et amoncellent nos bagages sur le toit. Notre guide Bir Singh nous explique la situation et nous donne les dernières recommandations. Le minibus s'ébranle et nous voilà plongés dans ce terrible trafic. Il nous faut presque une heure pour nous extirper de la ville. Mais la circulation ne se calme pas pour autant. La période de fête nationale bat son plein et nombreux sont ceux qui partent festoyer dans leur village natal. Il en découle un immense embouteillage et dès qu'un espace se libère tous les véhicules essaient de s'y introduire. Il en résulte une anarchie totale, plusieurs files dans le même sens, j'en ai comptées jusqu'à quatre, voire cinq et plus, sans laisser de possibilité de croisement. Mais tout cela se passe sans le moindre cri, et à un rythme d'escargot, ce double flux finit par s'écouler .Nous atteignons ce fameux col qui fait bouchon d'étranglement. La route descend au fond d'une vallée luxuriante. Nous marquons une halte pour le repas de midi et arrivons à Besisahar point de départ de notre tour des Annapurna. Il s'agit d'une petite ville perchée une centaine de mètres au-dessus de la rivière. L'électricité y arrive, le portable passe encore et il y a plusieurs cafés internet, ce que nous retrouverons pratiquement à toutes les étapes. On ne quitte pas si facilement notre mode de vie, il s'est en effet glissé dans toutes les parties du monde.

03/10/08 Après un sommeil réparateur, le moment tant attendu du départ a sonné. Nos porteurs au nombre de six s'emparent de leur charge et partent devant. Restent avec nous notre guide et ses deux aides. En effet il y a toute une technique d'accompagnement d'un groupe important comme le notre, constitué de onze personnes. Un guide devant, un en arrière, ainsi on contrôle tout, pas d'erreur d'itinéraire et pas de traînard ou blessé que l'on pourrait oublier. Et le secret du troisième homme, il est chargé de courir au-devant réserver les restaurants ou les hôtels. Tout au long des dix huit jours ce ballet s'accomplira sans heurt et sans surprise. Alors que nous nous rassemblons pour partir, nous engageons la conversation avec un grand Australien parlant le français que nous rencontrerons encore de nombreuses fois au cours des jours à venir. Enfin on démarre. Le temps est beau, une couche nuageuse peu épaisse mais suffisante nous cache les grandes montagnes qui dominent la vallée. Très rapidement les rizières sont partout, vert tendre, en terrasses. Les cigales à la stridulation étonnante et parfois très forte ne laissent pas de nous étonner. Le rythme de leur cri est si régulier que l'on pourrait croire à quelque bruit provenant d'un courant alternatif. Le plus étonnant dans le bruit de ces cigales, c'est qu'au fur et à mesure de la montée en altitude il se modifiera pour en finale vers les 3200 mètres ressembler à celui des cigales françaises. Première passerelle, elle est de belle taille solidement construite et même si cela bouge un peu la traversée est aisée. Nous marquons une première pause dans un village au pied d'un arbre extraordinaire, un Pipol, arbre sacré. Il va souvent de pair avec le Simol, autre arbre sacré. Assis à son pied monumental au tronc torturé comme composé d'immenses lianes qui se seraient fondues les unes aux autres, nous ne restons pas longtemps seuls. Une foule de gamins joyeux nous envahit. Les appareils photo crépitent. A nos pieds de jeunes garçons jouent aux billes. L'un d'eux est d'une adresse redoutable. Il met une agate sur son index gauche et, de sa main droite, il tire la bille en arrière tout en visant. A chaque fois, la cible à plusieurs mètres est atteinte. Des Français arrivent, il s'agit d'un père et de son fils, ils entreprennent le trek en autonome, l'ayant déjà fait, accompagnés, l'année dernière. Manifestement il ne faut pas vouloir venir chercher la solitude dans ce genre de promenades. Nous reprenons notre chemin et pouvons admirer l'architecture locale, petite maison au toit de chaume, noyée tout simplement dans un champ de riz dont les tiges hautes grimpent pratiquement aux murs. Au détour du chemin se présente une petite étable de bois aux formes esthétiques, habitée au rez de chaussée par un gros buffle qui nous regarde passer comme les vaches les trains. Il y a une sous-pente encombrée d'une multitude d'objets parmi lesquels de grosses hottes de portage en osier. Le chemin prend de la hauteur et, de surplomber ces champs de riz au vert presque fluorescent, au milieu desquels se perdent quelques petits hameaux aux maisons serrées, permet un spectacle du plus bel effet. Nous rencontrons notre premier shorten (petit édifice religieux) bien posé au milieu du chemin. Il faut bien passer à gauche, un Népalais se lave avec énergie à la source qui coule juste devant.

Une caractéristique du chemin et cela tout le long de la première semaine, voire un peu plus, tient à la configuration de la vallée très encaissée. En effet nous évoluons sur des pentes raides, même très raides et surplombons souvent des à-pics. Donc bien évidemment la chute se révélerait particulièrement dangereuse voire fatale, d'où une vigilance à conserver malgré le dépaysement qui nous pousse à regarder partout, sauf devant nos pieds. De plus, sur ce chemin qui remonte la vallée sur de très grandes distances, on croise beaucoup de monde et d'animaux. Notre guide nous met particulièrement en garde en ce qui concerne le croisement des mules. Toujours se trouver du côté montagne. En effet elles portent des charges volumineuses et dès qu'elles ont passé la tête à votre niveau elles ont tendance à forcer le passage et si l'on se trouve du côté vide on peut facilement bénéficier d'un billet de dernier envol de la part d'un inoffensif sac de riz ou de farine. Mais malgré la mise en garde, il est des situations où l'on se retrouve du mauvais côté et mieux vaut avoir le réflexe rapide. J'en ferai la stressante expérience.

Arrêt à midi à Bhulbhule, village typique ressemblant à tous ceux que nous verrons sur ce versant. Une rue principale dans laquelle se pressent les restaurants et hôtels à un ou deux étages maximum, le tout annoncé par une multitude de panneaux en anglais. Le sol est recouvert d'un dallage propre et en bon état, ce qui donne un air sympathique à l'ensemble du petit bourg. Déjeuner sur une superbe terrasse dominant le torrent. Juste en-dessous une passerelle sur laquelle le trafic est intense, porteurs, habitants du villages, nombreux animaux de bât, et aussi des groupes importants de touristes. On n'a pas l'impression d'être à l'autre bout du monde. Mais tout le contraste de la situation provient du point de vue sur lequel on pointe le regard, et là il est possible de changer de monde. Nous pouvons admirer cette végétation luxuriante qui dévoile juste en contre-bas de notre perchoir ses papayers, caféiers, bananiers, bambous géants et beaucoup d'autres arbres que nous n'identifions pas. Au-dessus, les contreforts du Manaslu se découvrent en immenses champs de neige et de glace raides qui semblent monter jusqu'au ciel. Nous ne nous situons qu'à 840 mètres d'altitude et ces montagnes nous surplombent du haut de leur 7000 mètres et plus. Au cours des jours à venir je vais rester souvent le regard perdu quelque part là-haut à imaginer plein de choses où souffrance et bonheur se mêlent. Le fond de cette vallée luxuriante est enserré par des flancs abrupts sur des milliers de mètres, mais pas un endroit qui ne soit colonisé par cette végétation dense.

Après cette pause bien agréable, nous reprenons notre chemin sur quelques kilomètres qui nous conduisent à Nadje, sympathique endroit où nous logeons dans de petits bungalows posés à même la rizière. Bir Singh nous fait visiter le village situé au peu au-dessus. Il nous conduit chez un vieux paysan de 87 ans qui a passé 6 ans dans l'armée britannique, il s'agit de l'un de ces fameux Gourhkas, guerriers réputés. Nous avons aussi droit à un petit exposé sur les rites funéraires. Lorsqu'il y a du bois, pas de problème, nous avons vu. Mais dans les régions désertiques comme le Dolpo ou le Mustang, le rite est différent. Après avoir coupé le corps en morceaux, on fait appel aux oiseaux, et ces derniers viennent les enlever. Cependant on garde un petit bout que l'on brûle avec un peu de bois afin d'être en mesure de respecter la tradition des cendres à la rivière.

La soirée sera très agréable, il fait bon, pas d'insecte indésirable, un très bon plat de gros raviolis fourrés. Ensuite nous assistons, et participons à un spectacle de chants et de danses organisé par les femmes du village. Il s'en suivra des danses endiablées ponctuées d'immenses éclats de rire, nos porteurs se révéleront excellents pour cet exercice dans lequel le mouvement des bras et des mains, levés au-dessus de la tête, imitant des serpents et autres bestioles se tortillant en des mouvements souples et aléatoires, joue un rôle déterminant.

04/10/08 Le matin départ à 7h30. La marche se poursuit le long de cette vallée aux pentes raides où chemin et escaliers alternent. Arrêt au village de Bahundanda. Après avoir franchi quelques marches raides on se retrouve sur la petite place bien pavée du ''centre-ville''. On se croirait à l'attente de la benne de l'Aiguille du Midi tant la densité de trekkeurs faisant halte est importante. Le français est la langue qui domine, il y a au bas-mot un bon tiers de nos compatriotes. Pour ajouter à l'impression les petites échoppes vendent même du Bordeaux château du Parc, c'est le bouquet!!! En ce début de trek, les différents groupes d'Occidentaux ont un peu tendance à se regarder en chien de faïence, sans doute pensant que ce flot de Blancs atténue la sensation d'exotisme. Mais au fil des jours les visages se détendront et les sourires apparaîtront et les conversations se noueront. L'intérêt de ce genre de balade ne réside pas dans la solitude, qu'on ne rencontre pas, mais dans la découverte d'une nature gigantesque et d'une civilisation aux traditions différentes. Les Népalais, malgré l'envahissement touristique auquel ils sont soumis, restent très accueillants et lorsqu'ils ne sont pas les premiers à vous gratifier d'un ''Namasté'', ils s'empressent de répondre à votre salut.

11h30, arrêt à Khanigaon pour le déjeuner. Le temps se couvre et dans cette vallée très encaissée il fait sombre. Une halte de courte durée, le temps de prendre une boisson dans une baraque perchée sur un éperon qui risque au cours des prochaines moussons de rejoindre la rivière quelques centaines de mètres plus bas. En effet le chemin traverse des zones d'éboulement énormes et la stabilisation du terrain pour construire une route carrossable ne semble pas pour demain. Deux gros engins de terrassement sont bloqués après que la route qu'ils ont construite dans ce secteur soit partie avec un glissement de terrain qui a ravagé tout un flanc de montagne. De notre éperon instable le chemin très aérien mais large conduit en légère descente à Jagat, notre point de chute pour la nuit. Le village au milieu d'une masse d'arbres est resserré sur un petit replat dans un coude de la vallée. Arrivée dans Jagat en milieu d'après-midi. Surprenante petite ville presque exclusivement constituée d'hôtels aux couleurs vives et qui s'élèvent sur plusieurs étages. En fin d'après-midi des foules de trekkeurs déambulent en attendant le repas du soir. Il fait toujours bon, l'altitude n'est que de 1300 mètres. Le spectacle est impressionnant, on ressent sans les voir toute la puissance des géants de la terre qui écrasent ce lieu du haut de leur éclatante blancheur.

05/10/08 Nuit très correcte pour tous, les affres du manque d'air sont pour plus tard. Petit déjeuner particulièrement consistant, à base de céréales, mais il n'a pas fait l'unanimité. Cependant, pour ceux qui sont arrivés au bout de leur grosse platée, la faim n'est pas près de les tarauder. Dès le départ nous sommes plongés dans une forêt luxuriante sur un chemin raide, d'où de toutes parts dégoulinent des torrents plus ou moins importants. Le bananier semble être l'arbre dominant dans ce fouillis végétal. Sur le sentier, que de monde, une véritable procession où s'imbriquent trekkeurs au petit sac et porteurs très lourdement chargés. En fonction de leur charge, la couleur ou le poids on détermine avec quelle agence ils travaillent. Je ne sais pas si cela nous déculpabilise, mais nous ne devons pas dépasser les dix kilos par individu à donner au porteur et celui-là ne doit pas porter plus de deux sacs en plus de ses affaires personnelles, ce qui normalement conduit à une charge de 25 kilogrammes maximum. Je ne suis pas certain que ce soit le cas, mais le poids reste raisonnable, même si nos porteurs par moments semblent tirer sérieusement sur la bête. Certains qui transportent du matériel technique ou du ravitaillement pour les hôtels sont littéralement écrasés sous des montagnes. Souvent les chargements sont constitués de tuyaux, soit en morceaux de 3 ou 4 mètres ou en gros rouleaux, le tout dépasse très probablement les 70 kilogrammes par individu. Ils avancent d'un pas lent, faisant bien attention à l'encombrement de leur fardeau. Parfois ils se déplacent en travers car la paroi est trop proche et les tuyaux frottent. Dire qu'ils cheminent souvent une semaine arnachés de la sorte. De temps à autre, ils s'arrêtent et tombent assis sur une pierre, leur lourde cargaison au sol, le regard perdu dans le vide de la fatigue.

Nous quittons le district de Jangjung et rentrons dans celui de Manang. Le changement de région est matérialisé par la présence d'un camp militaire. La vallée qui était très étroite s'élargit en une vaste zone plate sur laquelle la rivière s'étale en de multiples bras. Nous faisons halte dans ce lieu aéré au village de Tal. Nous trouvons le repas excellent, constitué de pain, riz, patates et genre de poireaux, cependant le tout très épicé. Ce village qui s'étale un peu plus que les précédents est menacé par la rivière. En effet cette dernière fait une large courbe au niveau des maisons. A la période de la mousson ces berges de galets et de terre n'offrent pas une résistance suffisante à l'impétuosité des flots, d'où une érosion rapide. Pour limiter le phénomène des digues en pierres, perpendiculaires au courant, ont été érigées pour déplacer le lieu principal d'écoulement des eaux.

Après le déjeuner, deux heures de marche nous conduiront à Dharapani. La luxuriance de la végétation nous accompagne toujours. Le chemin est particulièrement encombré par hommes et bêtes. Des convois de vingt mules et plus forment des bouchons où chacun essaie de se faufiler. Attention cependant à ne pas être éjecté du chemin, car la hauteur de chute est importante et le torrent énorme est d'un puissance que je n'ai jamais vue dans nos montagnes. Juste avant l'arrivée à l'étape nous croisons deux jeunes Népalaises sur un cheval. Elles ont fière allure sur leur monture sur ce sentier particulièrement aérien, tout faux pas les précipiterait dans le vide. Mais elles affichent une belle sérénité et une maîtrise certaine. A notre entrée dans le village la pluie jusqu'à présent faible s'intensifie et nous sommes tout heureux de nous abriter.

De notre chambre la vue sur le torrent est de tout premier ordre. Il se dégage de cette eau en furie une force impressionnante. Pas une parcelle de torrent qui ne soit un jaillissement d'écume. La pluie s'étant calmée nous partons à la découverte du village. Il se situe à 1800 mètres d'altitude. Doucement, mais de façon perceptible, la végétation change. Des espèces plus familières, comme le pin, apparaissent. La vallée après s'être élargie est de nouveau très resserrée. En perdant de leur luxuriance, ces grands pans austères ont un petit air d'Ariège, sans doute en plus grand, mais ne sous-estimons pas ce département où les montagnes affichent des dénivelés très importants entre le fond des vallées et leur sommet.

Le village, outre les buffles et les trekkeurs ne présente pas d'activité particulière. Nous goûtons une tarte à la courge. La première impression est un petit goût de foin, mais à la seconde bouchée tout rentre dans l'ordre et nous la trouvons bonne. Quelques cavaliers passent à vive allure sur le dallage en pente et mouillé. Nous croisons à nouveau des porteurs de tuyaux, assis en attente d'un lieu de repos pour la nuit. Leur regard est ce qui attire le plus l'attention. Il trahit leur fatigue. Retour à l'hôtel, dîner de bonne qualité, grosse platée de spaghettis et il y aura même du gruyère ou quelque chose d'équivalent. Il s'en suivra une partie de belote acharnée comme bien souvent le soir au cours de ce mois d'octobre. Mais alors s'affrontent les adeptes de la succession de parties bordéliques où l'on ne comptabilise rien et les gardiens de la doctrine ''belotesque'' qui impose qu'une partie se joue en mille points. L'histoire n'a pas retenu lesquels ont réussi à imposer leur point de vue. Mais les éclats de rire ont été les grands vainqueurs.

Le confort de ces lodges est très acceptable, souvent la douche est chaude, la nourriture copieuse et bonne. L'absence de viande passe très bien et semble même bénéfique à l'organisme. Les chambres prévues pour deux voire trois personnes permettent généralement un sommeil acceptable. Détail peut-être trivial dans les toilettes souvent à la turque, le petit robinet à hauteur de genou est un facteur d'hygiène supérieur au papier toilette.

06/10/08 La nuit très pluvieuse n'a pas perturbé notre sommeil. Ce matin il fait très beau. Au petit déjeuner une bonne grosse crêpe à la farine de sarrasin, arrosée d'une nappe de miel met tout le monde de bonne humeur. Il faut dire que le petit déjeuner de la veille avait laissé quelques appréhensions chez certains d'entre nous.

Sur le bleu du ciel se détachent quelques sommets aux environs des 5000 mètres, ils sont légèrement teintés de blanc suite aux précipitations de cette nuit. A la sortie du village un petit sentier sur la droite indique la direction du Manaslu. On distingue une vallée très étroite dans laquelle une petite trace matérialise le chemin. Ce trek est paraît-il très joli et peu parcouru. Le monde est petit, mi-novembre en déplacement pour raisons professionnelles, alors que j'attrapais mon TGV d'extrême justesse à l'aéroport Charles de Gaulle, je tombe sur un homme qui manifestement rentre de quelque montagne éloignée. Ma curiosité me pousse à lui demander d'où il vient et il me répond du tour du Manaslu. Et là comme un flash cette petite vallée m'apparaît. Au-dessus de ce vallon, flottant par dessus les nuées, les premières sentinelles des géants de la terre apparaissent. Cette présence si proche, voilée dans les nuages en mouvement est presque irréelle. Les distances sont difficiles à apprécier. Tout rapprochement avec les Pyrénées ou les Alpes serait trompeur. On pénètre lentement dans le monde des montagnes géantes. La luxuriance fait place à l'étage alpin. Nous traversons une belle forêt de feuillus comme on en trouve en France. D'ailleurs plusieurs d'entre nous trouveront cette étape très belle sans doute du fait de l'ambiance créée par la présence de ces arbres qui rappelle nos belles forêts. Et toujours ces porteurs qui croulent sous leur fardeau énorme, de tuyaux de canalisation, de montagnes de cartons empilés où, pèle-mêle, on distingue canettes de bière, coca-cola, bouteilles d'eau ou sacs de farine et autres aliments. Bien souvent ces hommes sont en tongs, gardant leurs chaussures pour plus tard lorsque le froid sera plus vif.

Midi, arrêt à l'Himalayan restaurant, pâtes riz et pommes de terre, on se régale et cela va tenir au ventre. Et dire que parfois je me moque gentiment de ma belle-sœur qui systématiquement allie riz et pommes de terre, eh bien nous faisons encore plus fort car nous y rajoutons aussi des pâtes. Cet après-midi le temps est menaçant, la visibilité verticale s'amenuise, le sentiment d'enfermement entre ces parois, disparaissant dans les nuages quelques centaines de mètres plus haut, est réel. Après une marche courte, à peu près une heure trente, apparaît le village de Shame, terminus de l'étape du jour. Il est temps d'arriver, car la pluie devient violente. L'altitude est proche de 2700 et la température descend. Une petite laine sera la bienvenue. Le village est vaste . Comme partout les édifices religieux sont nombreux. Cependant une originalité, un gros moulin à prières de couleurs très vives, mu par l'eau d'un petit canal, tourne en plein air. Au-dessus une immense dent rocheuse, sombre et dégoulinante luit faiblement dans la nuit qui tombe. Ce spectacle grandiose nous fait prendre conscience de notre petitesse. Toujours ce paradoxe, une nature sauvage et gigantesque, vierge de traces humaines, sur laquelle le regard se promène à la recherche d'un quelconque mystère, et au sein de ce village une foule de touristes déambule.

7/10/2008 Lever 6 heures, peu de clarté, il fait sombre, la couche nuageuse semble très importante. Cette journée commence sous de mauvais augures. Un groupe d'Asiatiques, Japonais ou Coréens fait une séance de gymnastique de réveil du corps. Le moniteur invite gentiment ceux d'entre nous présents à se joindre à leurs exercices, à la plus grande joie de tous. Petit déjeuner pris, comme tous les matins le départ s'effectue vers les 7 heures. Et là, miracle, de grandes taches bleues déchirent le gris sombre du ciel. Une lumière vive s'installe petit à petit. A la sortie du village un magnifique stûpa semble matérialiser l'entrée dans le sanctuaire de la haute montagne. Une sensation nouvelle m'étreint, comme si les jours précédents représentaient la marche initiatique qui permet l'accès à ces zones d'altitude. Pleins d'espoir, l'envie de voir apparaître les sommets satellites de l'Annapurna se fait pressante. D'un coup en pleine lumière du haut de ses 7937 mètres l'Annapurna 2 nous écrase. Vision époustouflante, elle sera la première d'une longue série, où vont se mêler des noms célèbres lus dans de nombreuses revues et livres. Nous effectuons un premier arrêt à Bhratang. Certains d'entre nous s'empiffrent d'énormes croissants au demeurant bons, mais je dirais que pour ma part le régime patates à tous les repas même le matin me retire toute velléité de dévorer ces grosses pâtisseries. Nous retrouvons le père et le fils du sud-ouest, ce dernier croulant sous son gros sac et le père toujours la même gouaille. Il faut qu'ils l'adorent ce tour pour le faire pour la seconde fois en un an. Les grands sommets se font de plus en plus présents. Au niveau d'une passerelle, un point de vue étonnant sur la pyramide de l'Annapurna 2 se dévoile. On en perd toute notion de distance. J'essaie d'imaginer la grosseur d'un alpiniste pendu dans ce dédale de glace et de rocher. Il est difficile de détacher le regard d'un tel spectacle. L'itinéraire traverse une belle forêt de pins, dont les aiguilles font un tapis au sol. La fraîcheur de l'air rend la marche très agréable. On pourrait se croire, bien entendu si on ne lève pas la tête, quelque part en Ubaye ou Tinée pas très loin de la Méditerranée. Étonnant direz-vous ces références fréquentes aux montagnes françaises. Je répondrais simplement, on compare avec ce que l'on connaît, et ces magnifiques montagnes de France je les adore.

Revenons à l'Himalaya, sur la droite de la vallée une immense dalle schisteuse, inclinée à cinquante degrés, luit de ruissellements dus aux précipitations nocturnes. Elle s'élance sur plusieurs centaines de mètres et sa partie sommitale qui avoisine les 5000 mètres, voire un peu plus, est saupoudrée de neige. Le contraste entre le gris du rocher et la blancheur éclatante de la neige est du meilleur effet. Pour ajouter au pittoresque du paysage, des bancs de nuages semblent par moments flotter sur le rocher, donnant une touche de mystère à cette paroi. Le yéti pourrait s'y tenir tapi et regarder cette bande d'intrus qui, à flots serrés, profane son sanctuaire, mais peut-être avec le capitaine Haddock à ses trousses.

Le repas de midi est pris sous forme de sandwiches à Dhikur Pokhari. L'altimètre indique plus de trois mille mètres, cependant la chaleur est intense. Au-dessus, l'Annapurna 2 déploie sa gigantesque face nord qui domine de 5000 mètres. La progression reprend le long d'une vallée large, à l'aspect sec presque aride. La similitude avec le haut val de la Durance est frappante. Même formation géologique et même type de végétation un peu dispersée qui essaie de s'accrocher à ce terrain hostile. Le chemin franchit un pont traditionnel fait de bois. Contrairement à la plupart de ses congénères, il n'est pas doublé d'une passerelle métallique. En effet il est, à chaque fois que ce spectacle se présente, surprenant de constater cette cohabitation de l'ancienne construction de bois et de la passerelle métallique qui incarne l'arrivée de la civilisation moderne dans cette vallée reculée. D'ailleurs la modernité nous poursuit aussi sous forme de fils électriques qui ne s'arrêteront qu'au-dessus des 4000 mètres d'altitude.

Notre guide nous conduit à Upper Pisang avant de rejoindre le but de notre étape qui est Lower Pisang. Village étonnant, constitué de maisons alignées par niveau, à la manière d'une succession de marches d'escalier. Au-dessus trône un magnifique temple qui vient d'être reconstruit. La vue en face sur la chaîne des Annapurna est vraiment époustouflante. Face à nous se développent dans toute leur splendeur les gigantesques séracs des Annapurna 2, 3 et 4. Vers le bas, de l'esplanade du monastère, les champs de céréales montrent toute la gamme de leurs couleurs au gré de la culture pratiquée. Ils sont de petites dimensions et s'imbriquent les uns les autres en un joli patchwork. Les couleurs dominantes sont le vert et une teinte intermédiaire entre le rouge et la rouille, qui trahit la présence du sarrasin. A cette altitude, 3200 mètres, en France il n'y a plus que des cailloux de la neige et de la glace. Après une visite intéressante et un point de vue de toute beauté auquel il est difficile de s'arracher, le chemin conduit à Lower Pisang, quelques cent mètres plus bas. Nous le parcourons les yeux encore tout éblouis de ces immensités glaciaires. Au cours de cette courte descente, un immense moulin à prière nous donne tout loisir d'exprimer notre piété. Une fois dans le village, un escalier raide impose un dernier effort, une soixantaine de marches pour accéder à notre hôtel. Que cela paraît long et que le souffle semble court, et l'altitude n'est que de 3200 mètres. Certains se posent même des questions pour la suite. Mais heureusement ce ne sera qu'une sensation passagère et cet état de fatigue ne se manifestera plus.

Notre arrivée effectuée de bonne heure, quatorze heures, nous avons tout loisir de nous imprégner de l'esprit du lieu. Je découvre la randonnée en prenant le temps. Généralement je marche jusqu'à épuisement soit de mes forces soit de la lumière du jour. Eh bien ce que nous pratiquons là, loin des chronomètres et des kilomètres parcourus un œil sur l'altimètre et l'autre sur le podomètre, est un vrai plaisir. On est plus à l'écoute de la nature qui nous entoure que de son corps qui souffre. J'en profite pour faire une petite balade seul. Je monte vers un gros shorten au blanc éclatant par une petite sente que je finis par perdre. Les derniers mètres je les parcours à travers les buissons. Il s'agit d'un monument à la mémoire de 12 alpinistes, 11 Allemands et 1 Népalais, leur guide, emportés pendant leur sommeil au Pisang Pic en 1994. Les noms, onze hommes et une femme, cette dernière s'appelait Christine, sont alignés au-dessus d'une épitaphe en allemand. Cette langue forte prend dans ce contexte toute sa puissance. Rien ne rappelle la chrétienté, seul l'esprit de la montagne à travers la culture bouddhiste accompagne ces alpinistes vers leur dernière demeure. Face au petit tertre sur lequel se tient ce lieu de recueil, le Pisang Pic ou Jong Ri, du haut de ses 6091 mètres dans la lumière rasante de cette fin d'après midi, rayonne sur la vallée de toute sa puissance. « Il est des lieux où souffle l'esprit.» Je ressens toute la profondeur de cette phrase. Me vient à l'esprit le petit cimetière de Saint Christophe-en-Oisans, au-dessus duquel la Tête de Lauranour tient lieu de fanal et veille sur ces montagnards jeunes et moins jeunes, professionnels ou amateurs, qui ont succombé à leur passion sur les pics de cette magnifique vallée du Vénéon. La mort d'un alpiniste est cruelle car ses proches perdent un être cher. Mais cet être, en quête d'absolu, a quitté cette terre dans un moment d'intense activité. Ce départ s'inscrit presque logiquement dans son mode de vie. Saint-Exupéry a dit « on ne peut mourir que pour cela seul qui nous permet de vivre».Tout absorbé par mes réflexions et la contemplation de la montagne, j'ai du mal à quitter ce site. De plus, depuis notre départ, c'est la première fois que je me retrouve seul. Doucement j'amorce la descente vers le village qui n'est pas très éloigné, presque en retenant mes pas, conscient que l'envoûtement va se rompre .

Retour à l'hôtel, plongée dans un monde bruyant, nombreux trekkeurs attablés, absorbés dans leurs cartes, leurs livres, leurs discussions ou dans leurs jeux de cartes ou d'échecs. Sans transition je me joins à eux et nous entamons une partie de belote endiablée. La discrétion ne nous étouffe pas toujours!!! Mais nous ne sommes pas seuls à être bruyants, une télévision braille dans la pièce. Bollywood est très présent. Une multitude de Népalais, hypnotisés par le petit écran, captent par tous leurs sens images et sons. Comme on le constatera souvent, les grands thèmes de films sont au nombre de deux, les histoires d'amour et les combats de Kung-Fu ou autres arts martiaux. C'est étonnant de constater que ce peuple si pacifique soit à ce point intéressé par les films de castagne. Ce soir pour le dîner comme d'habitude pâtes et patates mais nous allons remplacer le riz par de la purée, contre toute attente patates et purée font bon ménage.

8/10/2008 L'habitude étant maintenant prise, branle-bas à 6 heures, petit déjeuner copieux, encore quelques patates avec beaucoup d'ail, très efficace paraît-il contre le mal des montagnes. La vallée reste large et la pente du chemin faible. Les cigales au bruit si entêtant ont disparu depuis hier, et le silence parfois nous étonne comme s'il y manquait une présence. Les deux flancs de montagne sont pour le moins très différents. A droite, la végétation et la physionomie du terrain rappellent les Alpes du sud, on y voit même des demoiselles coiffées comme au bord du lac de Serre-Ponçon. Mais un coup d'œil à gauche enlève toute illusion sur le lieu.Une barrière impressionnante frôlant les 8000 mètres barre la vue et oblige à regarder très haut pour voir le ciel. Le GanggaPurna qui jusqu'à présent était caché par une arête nous apparaît dans toute sa majesté. Sa forme et ses lignes sont à la hauteur de l'esthétique de son nom, qui se martèle en deux syllabes.

Cette gigantesque vague de glace hérissée de nombreux sommets entre 7000 et 8000 mètres, tient une place importante dans la première ascension de l'Annapurna. En effet elle ne figurait pas sur la carte indienne utilisée par Maurice Herzog et son équipe lors de leur expédition en 1950. Cette lacune leur a causé beaucoup de tracas, des détours immenses, qui les ont égarés dans des impasses. En effet ils butaient sur ces reliefs alors qu'ils ignoraient leur existence.

L'étape de ce jour est courte et le dénivelé peu important, le long d'une large vallée à la faible déclivité, ponctuée d'une multitude de shorten, stûpa, moulins à prières et inscriptions religieuses en cinq couleurs sur des plaques d'ardoise. Ces cinq couleurs sont: le bleu, blanc, rouge, vert et jaune qui représentent les cinq éléments que sont le ciel, l'eau, le feu, la vie et la terre, si je ne me trompe pas. Le village de Braga est atteint. De grandes prairies colonisent toute la vallée et de nombreux animaux y paissent tranquillement. En particulier des yaks et leurs femelles, les naks, les premiers au pelage sombre, et ces dernières à la toison claire toute ébouriffée. Déjeuner au pied du village très caractéristique. Il se blottit contre une falaise à la pierre très lumineuse qui s'élance en dents acérées vers le ciel. Du restaurant agréable où nous profitons de notre rituel plat de féculents, nous avons tout le temps de regarder ces maisons alignées et comme ouvertes sur le vide. Ce village n'est habité qu'en été, dès la venue de la neige les habitants vont hiverner dans des régions plus tempérées. Seuls quelques-uns restent pour assurer le gardiennage du lieu. Toutes ces petites cités d'altitude en zone tibétaine foisonnent de drapeaux de prière. Lorsqu'on monte sur les toits ces étoffes innombrables, flottant au vent, font prendre conscience de la très forte piété dont ce peuple est épris.

La montée dans Braga se fait par une petite prairie sur laquelle deux époques se côtoient. L'ancestrale avec ses troupeaux, ses stûpa et ses femmes qui battent le linge et l'étendent à même le sol au soleil à laquelle se superpose la moderne avec ses fils électriques, ses paraboles et ses panneaux solaires. Bir Singh, notre guide, nous a demandé de nous munir de lampes frontales pour visiter un très vieux monastère. La richesse de la statuaire est immense. A première vue, les effigies des divinités locales semblent identiques, mais la gestuelle est différente. Du fait des 64 positions des mains que nécessite la prière, chaque statue a une signification propre. De même les livres de prières sont rangés dans leur bibliothèque et leur nombre est important. La symbolique religieuse aux couleurs vives rehausse les murs sombres. De nombreux mandalas ornent le lieu. Je prends conscience de l'importante richesse accumulée au fil du temps dans les monastères. Je réalise aussi le grand dommage causé par la destruction presque systématique de toute une tradition séculaire au Tibet. Hier, j'ai terminé le livre d'une Française grande connaisseuse de ces régions. Elle décrit le travail de sape conduit au Tibet, qu'elle observe depuis trente ans. Des bâtiments emblématiques comme le Potala sont mis en exergue, pour en faire des lieux musées ancrant dans les esprits l'idée d'un monde révolu, alors qu'en même temps l'anéantissement d'une société est mené méthodiquement, en particulier par la destruction de son patrimoine religieux. Par ces actions, il est recherché une perte de l'identité et des traditions qui soudent un peuple, cela permettrait d'atténuer voire faire disparaître toute résistance à la suprématie chinoise.

En quittant ce lieu très attachant, par une courte marche nous atteignons la mythique Manang, ville ceinturée de champs en terrasses, où la culture du sarrasin domine. L'activité est intense, aussi bien du fait des autochtones que par la présence des nombreux touristes qui déambulent. Plusieurs d'entre nous profitent du cordonnier qui pour une somme modique rapièce nos chaussures. J'atteste que le travail est de qualité car la pièce de cuir cousue sur ma chaussure droite va tenir les dix jours suivants et sans aucun doute beaucoup plus longtemps. Le nombre d'échoppes est étonnant et on trouve de tout. Des effets de montagne au prix défiant toute concurrence, des super vestes North Face à douze euros. Cependant le pantalon fluo acheté par l'un d'entre nous deux jours auparavant, va voir sa vie prolongée d'une journée, car notre ange gardien, Krishna l'adjoint de notre guide s'assure tous les matins que nous n'avons rien oublié. Mais dans ce cas précis il ne s'agissait pas d'un oubli, donc demain il faudra essayer de tromper sa vigilance pour se défaire de ce superbe pantalon à six euros!!! Krishna est professeur de mathématiques et durant les vacances il se transforme en guide. Le décor est grandiose, nous embrassons d'un seul regard la chaîne de l'Annapurna 2 jusqu'au Tilicho Peak. La tombée de la nuit est un enchantement, le ciel s'est entièrement découvert, et les immenses glaciers se parent de belles couleurs roses alors que dans la vallée la pénombre règne déjà.

De la vertu de la lenteur, titre d'un livre qui se prête bien aux circonstances. Nous allons passer une journée complète dans ce village. Cela peut paraître long et inutile, mais le temps, cet élément qui nous manque et nous conditionne tant, nous les Occidentaux, nous avons du mal à l'apprivoiser. Apprendre à s'en affranchir ou lui redonner du sens à travers l'inaction est une chose qui nous fait violence. Mais lorsqu'on se laisse faire, passés nos premiers réflexes acquis, eh bien on éprouve sinon du bonheur, grand mot, au moins du bien-être.

D'autre part l'utilité de partir seul et sans guide sur ce type de trek très fréquenté, à mon avis, perd son sens. En effet l'intérêt du voyage seul consiste justement dans le fait d'être seul, ce qui n'est pratiquement jamais le cas sur le tour des Annapurna. Le cheminement ne présentant aucune difficulté le guide peut sembler inutile. Je ne le crois pas, par sa bonne connaissance de la région il permet de bien s'imprégner de la vie de ces contrées, bien mieux que si l'on se passait de ses services. D'autre part, en étant seul, les vieux démons occidentaux me rattraperaient vite et les étapes s'allongeraient, flattant l'égo mais nuisant à l'harmonie du voyage. Vu le ravitaillement et le grand nombre de lodges disponibles en permanence, il est tout à fait possible de faire cette balade en individuel avec un sac de six ou sept kilos maximum en ayant le nécessaire, mais je préfère en cet instant la lenteur en me laissant guider par un Népalais qui aime son pays et qui est fier de ses montagnes. Aller vite en montagne relève du plaisir de sentir son corps fonctionner lorsqu'on le pousse à ses limites, l'effet de phénomènes chimiques qui déclenchent l'excitation par l'effort soutenu que l'on impose à son corps. Aller lentement laisse l'esprit vagabonder au gré de ce que le regard croise. Cela permet aussi de ne pas hésiter à faire des détours, le chronomètre n'étant plus en jeu, pas de temps à battre ou de rythme à maintenir, perdre du temps n'a plus de signification. Tout naturellement, la curiosité reste plus disponible pour l'environnement dans lequel on pénètre par la marche. Ce moyen de déplacement, de nombreux écrivains voyageurs l'affirment, est le seul vrai moyen de voyager. Lui seul donne accès par sa lenteur à la communion avec les lieux et les gens qui les habitent. Alors se mettre à courir et se croire sur une piste de 400 mètres les yeux sur l'altimètre et le chronomètre c'est, peut-être un peu, dévoyer le sens initial de la marche. Je crois qu'il n'y a pas de préférence ou de priorité à fixer. Tout simplement en fonction de ses dispositions et de ses aspirations du moment, courir dans la nature sur de grandes distances ou se laisser guider à petit rythme les sens en éveil sont deux manières de rester au contact de la planète Terre, habitude que l'on a tendance à perdre dans nos sociétés modernes.

09/10/2008 Malgré les 3500 mètres le sommeil a été excellent, l'effet de l'altitude ne se manifeste pas encore. Le premier coup d'œil au réveil vers les Annapurna et le GanggaPurna, sur lesquels le soleil descend, est saisissant. Ce matin, lever à huit heures, donc immense plaisir de rester allongé sur mon lit à contempler le lever du jour puis l'arrivée du soleil qui fait passer ces gigantesques pentes de glace par toutes les couleurs du rose au blanc éclatant. Je surveille avec attention le moment où le premier rayon de l'astre du jour illuminera la pointe de chacune des montagnes, instant magique.

L'hôtel du Yak, dans lequel nous séjournons, est très grand et s'élève sur plusieurs étages. La salle de restauration est au second. Contrairement à l'étape précédente, il n'y a pas de télévision qui diffuse ses décibels. Partout sur la ville, nous avons vue sur les fils électriques, panneaux solaires, paraboles et autres modernités, et tout cela juxtaposé aux shorten, stûpa, moulins à prières et monastères. Mais cette intrusion de la modernité n'enlève rien à la grandeur du site et à la gentillesse de ses habitants. Jamais nous n'avons entendu le moindre éclat de voix. Les gens semblent ne pas connaître la dispute. La violence est absente de leurs mœurs. Ce trait de caractère a déteint sur le monde animal, en particulier les chiens, qui ne montrent aucune crainte ni agressivité envers l'homme. Ce sont des animaux sacrés au même titre que le taureau, en effet si ce dernier symbolise la monture de Shiva, les chiens sont les gardiens des temples. Vous les trouvez alanguis à l'entrée de tout édifice religieux. Vous les frôlez au centimètre près, ils ne bougent pas une oreille et n'entrouvrent pas un œil, cela dénote une très profonde confiance dans tout être qui les approche.

Journée d'acclimatation à Manang, cependant une excursion sur les pentes du GanggaPurna est prévue. Départ neuf heures, descente à la rivière puis montée au flanc de la montagne. Nous allons dépasser les 4000 mètres pour la première fois de notre trek. Tout se passe très bien, personne n'éprouve de difficulté et cela donne bon espoir à chacun pour la suite et en particulier pour le passage du Thorong La à 5420 mètres qui doit avoir lieu dans quatre jours. Le temps reste partiellement couvert, mais cela n'empêche pas de voir l'immense cascade de séracs de la face nord du GanggaPurna qui nous domine de quelques 3500 mètres. A nos pieds de gigantesques moraines quasiment verticales, dans lesquelles de très gros cailloux tiennent par l'opération du Saint Esprit, ou plutôt dans ces régions bouddhistes par l'opération de Ganesh qui est le dieu des voyageurs, donc chargé de nous protéger. Nous devons avouer qu'au cours de ces dix huit jours il accomplira un bon travail car aucun d'entre nous ne connaîtra d'incident notoire, pourtant à onze les risques sont forcément multipliés. Le point le plus haut atteint ce jour est matérialisé par un shorten au pied d'un petit bois d'arbres à feuilles caduques, dont le jaune de la frondaison confirme que l'automne est arrivé. Quelques flocons tombent et la température fraîchit. Nous redescendons de deux cents mètres et déjeunons à une petite cabane. Le point de vue sur Manang est de tout premier ordre, ensemble de maisons étiré en longueur, bordé à sa base par une falaise de faible hauteur, le tout enserré d'une multitude de champs cultivés en terrasses. Heureusement au cours du repas le temps s'améliore car nous sommes en plein air.

Vers les treize heures, il est prévu d'assister à une cérémonie religieuse dans le village. Cet office est conséquence directe de la fête nationale. En effet, à cette occasion exceptionnellement des animaux sont tués pour être mangés. Donc après ces festins il est nécessaire de demander pardon pour la mort des bêtes ainsi disparues. Le monastère est de belles dimensions, richement décoré. Les piliers de ce que l'on peut appeler la nef principale sont constitués de troncs d'arbres peints aux cinq couleurs de la religion. Il y a déjà beaucoup de monde. Les moines sont alignés de part et d'autre de l'allée centrale, le plus ancien au fond à droite sur un fauteuil imposant. Sur la partie gauche en arrière de nombreux fidèles sont assis, en majorité des femmes d'un certain âge. Les jeunes comme dans d'autres religions se désintéresseraient-ils de la spiritualité? Nous sommes installés du côté droit en arrière de la double rangée de moines. D'autres fidèles viennent se positionner derrière nous, dont quelques hommes. Alors que la cérémonie va commencer, un groupe de jeunes hommes arrive, du fait qu'ils n'enlèvent pas leurs chaussures des remarques leur sont adressées. Le ton est plus amical que vindicatif et ils obtempèrent dans des petits gloussement de rire de la part de l'ensemble des participants. Enfin la célébration débute. La ferveur est évidente. Les moulins à prières manuels entrent en action. Les moines psalmodient leurs chants et la foule reprend en chœur. Les instruments de musique à vent et à percussion rythment la prière. Derrière nous, un fidèle qui de toute évidence n'est pas à jeun accompagne ses murmures de prières de bâillements nombreux appuyés et très bruyants. Personne ne semble le remarquer ou plutôt chacun feint de ne pas l'entendre. Du lait de yak est distribué à l'assistance népalaise, et pour nos gosiers occidentaux délicats du thé noir sucré. Les chants continuent et consistent en une psalmodie sur un ton doux et triste, ponctuée de coups de cloche. Puis chacun s'absorbe dans ses prières et certains des fidèles prononcent quelques paroles sur un rythme qui nous paraît anarchique, mais qui probablement répond à une tradition bien établie de longue date. Ce qui ressort d'une telle cérémonie, c'est la sérénité et la douceur de l'ensemble des participants. Tout se passe dans le calme et la ferveur, ce qui n' a pas empêché les petits rires joyeux d'éclater de temps à autre avant le début.

A la sortie du monastère nous retrouvons l'éclat des montagnes avec le plein retour du soleil. Regarder les drapeaux de prières multicolores flotter devant les Annapurna est un spectacle envoûtant dont on ne se lasse pas. L'après-midi n'étant qu'à peine entamé, nous avons tout loisir de farfouiller dans les recoins de ce village, ou bien d'aller s'absorber devant un écran à la recherche des dernières nouvelles fournies par le net. Eh oui internet nous poursuit jusqu'ici. Certains vont monter à un monastère bien visible sur son promontoire. Il est malheureusement fermé mais le point de vue est de toute beauté.

Retour à l'hôtel où les cartes et les livres sortent. Il est intéressant de voyager ainsi en groupe au moins pour une raison. Chacun apporte un ou deux livres, ce qui permet les échanges. De ce fait on est amené à découvrir des auteurs que l'on n'aurait jamais abordés. Cela peut occasionner des révélations ou des déceptions . En particulier un auteur révélé récemment et très en vogue dont les livres envahissent toutes les librairies ne m'inspirait pas. Tout d'abord cet excès de publicité qui s'apparente à un véritable matraquage est très désagréable, d'autre part la grosseur de l'écriture et le faible nombre de pages est un facteur défavorable. Donc au moins pour ces raisons je n'avais jamais envisagé l'achat d'ouvrage de cet écrivain. L'occasion m'étant donnée d'en avoir un, la curiosité me pousse à voir de quoi il retourne. Heureusement qu'il est court, car je ne sais pas, si c'est à cause de mon QI défaillant, incapable de permettre une lecture du second voire troisième degré ou alors de la véritable nullité de l'écrit, mais je suis resté vraiment dubitatif devant ce récit qui se termine en apothéose avec Dieu et le diable qui deviennent grands pères et qui en sont très contents. Faut-il y déceler un message qui va nous apporter la révélation? Mais heureusement d'autres livres apporteront à l'ensemble du groupe un véritable plaisir, j'en citerai deux: l'oracle de la luna magnifique épopée se déroulant au 17 ème siècle en Méditerranée où les religions catholique, protestante, orthodoxe et musulmane sont abordées de façon très intéressante et le second ouvrage Annapurna premier 8000 à lire ou relire impérativement au cours de ce tour de cette fameuse montagne. On en comprend d'autant plus les difficultés énormes rencontrées par Herzog et son équipe que l'on se situe au cœur du massif montagneux dont il est question. Pour ce dernier ouvrage émotion assurée si vous l'avez dans votre sac.

10/10/2008 Cette nuit la difficulté à respirer ne s'est toujours pas manifestée. Il faut dire que nous montons à un rythme lent bien adapté à l'acclimatation en douceur. Une fois de plus le petit déjeuner sera diversement apprécié. Il est constitué d'un gros bol de tsempa qui est du millet grillé puis broyé et mélangé à du lait. Ça ressemble un peu à de la blédine, en tout cas cette mixture va tenir au ventre. Départ rituel à 7 heures dans un décor toujours aussi grandiose. La rivière a creusé profondément une couche morainique et a établi son lit en une multitude de ramifications sur une petite vallée en U. Le contraste entre les veines d'eau bleu foncé, le lit de galets gris clair et les parois de moraines ocres piquetées de buissons verts, le tout dominé par la blancheur de la face nord est du Tilicho Peak est saisissant. Le chemin court à flanc vers le fond de cette vallée qui doit nous conduire au plus haut lac du monde. Parfois nous sommes dominés par des pentes de terre verticales, desquelles de grosses pierres semblent prêtes à nous fondre dessus. En période de fortes pluies le coin doit être malsain. Le long du chemin côtoyant les à-pics divers animaux paissent paisiblement.

Arrêt à Khangsar à plus de 3700 mètres. En montant, la vue s'élargit et le Tilicho Peak grandit face à nous. Les toits des maisons du village sont constellés de drapeaux de prières qui claquent au vent. Les cultures montent encore quelques centaines de mètres jusque vers les 4000 mètres . Il règne une activité importante dans les champs de sarrasin pour le ramassage et sur les toits pour le séchage. Se fait entendre, un peu partout, le bruit des scies en action, pourtant des arbres je n'en vois pas beaucoup. Sans doute travaillent-ils des matériaux montés à dos d'homme? Il monte de ce peuple besogneux un murmure de voix qui témoigne de l'activité humaine.

Nous reprenons le chemin, la vallée se resserre, les montagnes se font plus proches. Nous ne pouvons visiter un monastère car il est fermé. Arrêt pour le déjeuner au Tilicho hôtel, la terrasse est un magnifique balcon duquel nous contemplons tout à loisir la très sauvage vallée qui conduit au plus haut lac du monde. En ce lieu nous reviendrons dormir demain soir au retour du Tilcho lac. Une bonne partie de nos affaires est laissée et nous ne prenons que le strict minimum pour 24 heures. Une fois notre habituelle platée de féculents absorbée dans la bonne humeur générale, la marche reprend. Bir Singh nous met en garde sur la difficulté des passages qui viennent. En effet après une heure de marche en montées et descentes sur un chemin étroit et pénible, nous abordons une zone redressée. Le chemin à flanc se transforme en minuscule sente sur pentes instables. Il nous est demandé de marcher espacés, certains pierriers étant particulièrement croulants. Effectivement, durant un ou deux kilomètres nous jouons les funambules sur une espèce de poussière glissante au-dessus d'éboulis qu'il ne faudrait pas dévaler sur les fesses. Certains endroits sont très impressionnants, tout particulièrement dans les très raides et heureusement peu nombreuses descentes qui ponctuent l'itinéraire. Dans ces lieux, on ressent la désagréable impression d'être en limite d'adhérence de nos semelles et nous imaginons ce qui pourrait résulter d'un dérapage intempestif. Le site est grandiose dans son austérité, plus aucune végétation, du fait sans doute d'une combinaison entre l'altitude et l'érosion sévissant sur ces terres raides.

La rivière que nous surplombons de quelques centaines de mètres fut le témoin d'une expérience vécue par Maurice Herzog il y a maintenant 58 ans. Alors qu'avec une équipe à la recherche d'un itinéraire vers l'Annapurna il bivouaquait au lac Tilicho, il était descendu seul à Manang à la recherche de nourriture. Arrivé au village, il constata que la misère était telle que personne n'était en mesure de lui vendre quoi que ce soit, chaque kilo de céréales étant indispensable à la population menacée de famine. Donc il repart sans rien, pressé de rejoindre ses compagnons afin d'accélérer le retour sur la vallée au pied du Dhaulagiri, car à leur tour ils pouvaient être menacés de famine. Il se lance donc dans la remontée de la rivière en fin d'après-midi, à un moment il est obligé de la traverser. L'opération ne se passe pas très bien, il en ressort tout mouillé. Sur ces entrefaites la nuit arrive, et trempé il attendra en grelottant que le jour se lève pour retrouver son équipe. Comme je le répète il est indispensable de se munir du livre premier 8000 lors de ce trek. Toute l'histoire de cette poignée d'alpinistes, parmi les meilleurs de leur époque, ponctuera de ses anecdotes, exploits et drames votre voyage. En particulier, on réalise à quel point la vallée a changé depuis un demi-siècle. Manang, actuellement avec ses nombreux hôtels et sa multitude de magasins, n'a plus rien à voir avec ce village vivant en autarcie, sous la menace permanente de la carence d'aliments.

Enfin, après avoir tourné une crête, nous voyons arriver la fin de notre petit calvaire sur ces roulements à bille en pente et sans filet. Encore une petite difficulté, sous la forme d'un court passage très raide au-dessus d'un couloir particulièrement vertigineux, où le fait de pencher le corps en avant afin de mettre un pied au sol donne l'impression d'être en position pour le grand plongeon. La pente faiblit, la végétation colonise à nouveau le terrain, certes rabougrie, mais cela stabilise les pierres. Le fameux Camp Base se dévoile, bâtiment en béton de belles dimensions qui fait tout à fait penser à certains refuges des Alpes. De toute évidence nous ne serons pas seuls.

Comme à chaque fois que nous arrivons à l'étape, Bir Singh nous impose de monter de cent cinquante mètres de dénivelé, paraît-t-il que cela nous facilitera la nuit. Ce soir, le rassemblement pour le départ de cette montée préparatoire à l'endormissement se fait difficilement. Ça renâcle, ceux qui attendent commencent à avoir froid, l'altitude est de 4100 mètres. Enfin le groupe est constitué, oui nous sommes bien onze, pas de tire-au-flanc. Le sentier est pentu le long d'une ancienne moraine, des contestations montent . Mais le spectacle étant magnifique et l'effet bénéfique attendu, la colonne monte tant bien que mal. Mais à la fin de la file on commence à traîner et d'un coup la révolte contamine tout le monde et la marche arrière est enclenchée. Les conditions dans les dortoirs sont difficiles, en effet il ne s'agit plus de chambres. Nous sommes 4 dans l'un et 7 dans l'autre. L'espace entre chaque lit se mesure en centimètres. La température baisse ce qui sera apprécié en pleine nuit vu l'exiguïté des pièces. Le sommeil, pour certains pour ne pas dire pour tous, malgré les exercices préparatoires de montée, sera pour le moins léger. Pour ma part je vais passer de longues heures, caché dans mon sac de couchage, à lire, heureusement le livre est passionnant, ce qui fait que cette situation inconfortable ne me dérange pas vraiment.

11/10/2008 Lever matinal, 4h15, départ 5 heures. Cet horaire matinal est imposé par le fait que vers les huit heures du matin des vents violents se lèvent aux cols situés vers les 5000 mètres, ce qui est désagréable et pour bien profiter il est préférable d'y être avant. Les premiers mètres se font de nuit à la frontale. Les immenses glaciers dans cette pénombre n'en sont que plus impressionnants et majestueux. Rapidement la frontale n'est plus nécessaire, le jour se levant. Le chemin est bien tracé, mais l'altitude se fait sentir au souffle. Toute tentative de courir se solde par un emballement du rythme cardiaque et le retour au calme se fait longuement attendre. Donc garder un pas lent sans chercher l'exploit. Avec le jour, le soleil pointe et éclaire le haut de la face nord-est du Tilicho Peak. Le spectacle est grandiose, ces immenses cascades de glace toutes proches qui nous dominent de trois mille mètres, prennent des couleurs roses et jaunes. De petits nuages n'enlevant rien au décor ajoutent au mystère de ces hauteurs de la terre gelées. Vers 4900 mètres nous rencontrons la neige, la pente diminue et l'itinéraire suit un large vallon presque plat. Quelques petites mares sont dépassées puis dans toute son imposante étendue apparaît le lac le plus haut du monde. Sa couleur est d'un bleu profond, de grands glaciers tout juste issus de pentes vertigineuses forment de hautes barres de séracs à même le bord du lac au contact de l'eau. Nous nous trouvons vraiment au cœur de très hautes montagnes. Chacun de nous se souviendra toute sa vie de ce lieu magique. Nous nous situons sur un petit promontoire cinquante mètres au-dessus du niveau du lac, ce qui nous permet d'en apprécier toutes les caractéristiques. De plus, comme toujours au Népal, les endroits particuliers sont constellés de drapeaux de prières, qui ajoutent à la grandeur du lieu par la spiritualité qu'ils inspirent. Un panneau nous indique les chiffres suivants: longueur 4 kilomètres, largeur 1, 2 kilomètre, altitude 4919, soit 1107 mètres au-dessus du lac Titicaca. Il fait bon, pas encore de vent. Notre joie éclate, nous prenons conscience que notre projet prend forme et s'inscrit dans la réalité. Trois Français montés seuls nous expliquent que leur guide et leurs porteurs se sont sentis mal et qu'ils ont renoncé à monter. Comme quoi, il faut sans doute faire attention au choix des accompagnateurs. En ce qui nous concerne rien de tout cela, même les porteurs sont montés, bien que nous redescendions par le même chemin, notre guide se préoccupant de leur formation.

Le moment arrive où il nous faut quitter ce lieu. Le soleil commence à cogner malgré l'altitude, nous courons dans les grands champs de neige. A l'est la vue porte très loin, la vallée remontée depuis plusieurs jours se déroule à nos pieds. En toile de fond se dresse le Manaslu premier des trois 8000 que nous aurons le bonheur de voir. Une fois au Base Camp vers les dix heures, une petite collation nous est servie. Aujourd'hui il y a déjà pas mal de monde qui est monté, et cet après-midi va apporter son nouveau lot. Certains risquent de dormir dehors. Une fois rassasiés avec une légère appréhension nous reprenons la sente vertigineuse, mais comme toujours l'effet sera moindre au retour, cependant nous ne relâchons pas notre attention. Une fois retrouvé le chemin plus carrossable, nous marquons une petite pause. Pour la première fois, le plaisir nous sera offert de voir les fameux «blue sheeps» ou chamois de l'Himalaya, au pelage remarquable gris très clair aux reflets bleutés. Retour à l'hôtel Tilicho. Sa construction n'est pas achevée, première conséquence pas d'eau aux douches, cela ne fera que deux jours sans se laver, pas vraiment un drame. Même si cela donne un petit coup au moral, la mi-parcours compense cet état d'âme ondulant. En effet déjà neuf jours de marche, on ne dirait pas, le temps semble voler, donc profiter de chaque instant et ne surtout pas perdre de temps à se lamenter.

Garder le moral et sa bonne humeur est fondamental, d'abord pour soi et puis pour la cohésion du groupe. Nous avons croisé hier une Alsacienne qui se déplaçait seule avec son guide et un porteur. Nous nous sommes entretenus quelques minutes. Outre le fait de nous vanter la splendeur du spectacle qui nous attendait au lac, elle nous a fait part de ses expériences de voyages. Nous étions, en effet, intrigués de la voir seule, elle nous a donné l'explication suivante : pour la septième fois elle vient au Népal, au début en voyages de groupe, mais les deux dernières fois des dissensions graves entre les participants ont rendu l'atmosphère très désagréable. Donc il faut toujours faire attention lors d'activités collectives de préserver la cohésion, de bien respecter les petites habitudes et faiblesses que nécessairement nous avons tous. Lorsque les participants se connaissent avant de partir c'est déjà un petit gage d'entente. Par contre, quand les agences en fonction des besoins et des demandes, forment des groupes d'étrangers cela peut devenir délicat, et il peut en résulter que ce qui devait être une partie de plaisir se transforme en calvaire. Toujours garder à l'esprit que sans cohésion dans un groupe il est illusoire de vouloir trouver une satisfaction dans une randonnée collective, donc la tolérance, la bienveillance et la bonne humeur s'imposent. Je crois que nous étions tous bien conscients de ces facteurs.

12/10/2008 Comme pratiquement tous les matins, la montagne nous accueille au réveil par sa majesté et ses immenses pics étincelants. Depuis plusieurs jours le panorama a pour toile de fond ces géants que sont les Annapurna, le Ganggapurna et d'autres sommets, mais le regard ne se lasse pas de parcourir ces immensités de rocs et de glace, toujours intrigué par le fait d'imaginer la grosseur d'un homme accroché quelque part dans ces faces démesurées.

L'étape de ce jour doit nous ramener dans la vallée qui conduit au Thorong La. Pour ce faire, le chemin choisi emprunte un raccourci, qui en quelque sorte coupe dans la partie charnue du Y que font les deux vallées. Cet itinéraire est peu parcouru et nous n'y rencontrons pratiquement personne. Au sommet du mouvement de terrain entre les deux combes un vaste replat, sur lequel se blottit un vieux village. Les toits de ses maisons se découpent sur les blancheurs du GanggaPurna en arrière-plan. Un important troupeau de moutons se déverse sur une petite prairie. L'air est calme, le soleil éclatant, on sent le lieu habité par les forces de la nature. Un peu plus loin, le panorama s'ouvre largement sur la vallée principale et celle-ci est ponctuée de tous les villages que nous avons traversés au cours de la montée. Le Pisang Peak tient lieu de sentinelle avancée. Malgré son altitude relativement faible, ses formes élancées le font émerger, presque surgir, au-dessus de la vallée. Le point culminant de notre trek nous apparaît clairement, de jour en jour toujours plus proche. Après-demain devrait être le grand jour. Par une marche de flanc nous rejoignons l'itinéraire principal, quelques kilomètres en amont de Manang. La grosse affluence que nous avons quittée depuis deux jours est retrouvée.

Arrêt vers les onze heures à Yak Kharka, nous ne sommes pas pressés, l'étape de l'après-midi étant courte. Arrivée de bonne heure à Ledar où nous passerons la nuit à l'hôtel Cherri Lattar. Notre petite montée rituelle de bien-être n'est pas oubliée. Nous avons tout loisir de prendre notre temps. J'attaque mon troisième livre, et le fait de s'adonner à cette activité dans ce décor est un réel plaisir. Il est même décuplé par le fait d'être absorbé dans un récit qui n'a rien à voir ni avec le lieu ni avec l'époque. Je comprends mieux pourquoi de grands voyageurs, comme Paul Morand, toujours sur les routes, se déplaçaient avec des malles pleines de livres.

Et c'est là qu'en fin d'après-midi, alors que tout se passait pour le mieux, que le lamentable incident de Spaghetto se déroula. Sans rentrer dans les détails, alors qu'en absence de douche nous étions partis nous laver dans un ruisseau, très pudiquement, sans mélanger les sexes en respectant des espacements décents, le très impudique Spaghetto apparut et exhiba son vermicelle (grosseur avant cuisson) au joli sexe et bien évidemment à une distance que la morale et le savoir-vivre réprouvent totalement. Il s'ensuivit de la gêne de la part de la personne soumise à ce spectacle rapproché et de la colère de la part de ses compagnons. Mais heureusement, Ganesh, une fois de plus, veillait à assurer et maintenir contre vents et marées la bonne humeur en vengeant les pauvres trekkeurs que nous sommes de cet affront perpétré par un étranger. En effet, paraît-il, la vengeance est un plat qui se mange froid, mais en l'occurrence elle se but assaisonnée. Notre malotru, content de ses agissements ou voyant qu'il ne déclenchait pas l'effet escompté, remonta le ruisseau et but avidement à même le courant. Un peu estomaqués nous le regardions, et là Ganesh se manifesta. Quelques dizaines de mètres au-dessus de notre goujat, de derrière un rocher se dessina une belle paire de fesses blanches mais masculines et l'eau fut consciencieusement assaisonnée alors que le buveur était tout absorbé à son occupation. Nous étions aux anges et le petit talweg retentit d'un immense éclat de rire dont Spaghetto cherche toujours la raison.

Le soir, repas habituel à base de féculents. Il commence à faire froid, l'altitude est de 4200 mètres. La gentille infirmière de notre groupe vole au secours d'une jolie nordique en perdition. Le traitement administré sera efficace car nous reverrons la patiente toute souriante à l'assaut des pentes terminales du Thorong La. La nuit, tout du moins en ce qui me concerne, est pénible. La difficulté à respirer se fait sentir, et tout particulièrement au moment de sombrer dans le sommeil. Il s'ensuit une espèce de suffocation et une impossibilité de s'endormir, cela crée même une forme d'angoisse. Le meilleur antidote consiste à se lever et partir se promener dans la nuit. Là, le spectacle est extraordinaire, la voie lactée comme si on la touchait, tellement nette qu'elle apparaît en trois dimensions. Clou du spectacle, une étoile filante de belle taille parcourt la voûte céleste dans toute sa largeur. Comme quoi le désagrément peut être générateur de plaisir.

13/10/2008 L'étape du jour est de courte durée, deux heures de marche. Le temps toujours aussi beau, le décor grandiose et au-dessus du sentier le Throng La qui se rapproche. Nous sentons que le point principal de notre randonnée va bientôt être atteint. Sur le chemin une foule nombreuse crée de véritables encombrements.

Arrivée à Thorung Phedi à dix heures trente du matin, le site est constitué de nombreuses constructions capables d'héberger plusieurs centaines de marcheurs. Le froid est un peu plus vif, nous nous situons à 4450 mètres. Un grand panneau à l'entrée de ce village d'altitude met en garde contre le mal des montagnes, en décrit les symptômes et donne les conseils adéquats en cas d'atteinte. Dans la salle de restauration des courants d'air froids nous rappellent que nous sommes en montagne, il faut dire que la température agréable qui nous accompagne depuis notre départ nous l'avait fait un peu oublier.

Repas du soir, grosse platée de pâtes au fromage, certains doivent se forcer à manger, de toute évidence l'altitude n'y est pas pour rien. Chacun est un peu tendu dans la perspective des 900 mètres de dénivelé du lendemain qui doivent nous conduire à plus de 5400 mètres. La nuit est un vrai calvaire. A l'endormissement un phénomène d'apnée me réveille brutalement à chaque fois. Les parades, lire ce qui empêche de s'endormir ou aller se promener. Là encore le décor nocturne est féerique, alors que notre versant de montagne est plongé dans une pénombre épaisse, car la lune est cachée par une paroi rocheuse, en face les glaciers de l'immense barrière, qui s'étend de l'Annapurna 2 au Tilicho Peak, brillent de tous leurs feux sous l'éclairage lunaire. Dans ce monde minéral où tout bruit est absent à cette heure tardive, le contraste entre recoins très sombres et zones largement illuminées est un spectacle étonnant. On ne peut rester toute la nuit dehors car la fatigue se fait sentir, donc la seule alternative consiste à prendre patience en restant allongé entre éveil et étouffement. Heureusement l'attente ne sera pas trop longue car le départ est prévu très tôt.

14/102008 Lever 3 heures, Bir Singh passe dans toutes les chambres pour s'assurer que nous nous levons tous. La salle de restauration est vraiment encombrée, on se croirait au départ d'une course classique dans un refuge du massif du Mont Blanc au mois d'août. Ce matin encore, il n'est pas facile de manger. Le départ est prévu à quatre heures, et, respectant l'horaire, la marche débute. Un cheval et son conducteur nous accompagnent pour cette étape en cas de défaillance. Dans la pente raide une multitude de lampes frontales regroupées par dizaines matérialisent le sentier. Là plus de doute on se croit sur la voie normale du Mont Blanc ou des Écrins un jour d'affluence. High Camp est atteint au lever du jour, la neige fait son apparition au sol. Nous en foulons les premières plaques en faisant attention car elle est gelée et la pente, par endroits, assez raide. La température tombe. Le chemin remonte en biais une gigantesque moraine, bien plus immense que celles que l'on peut voir dans les Alpes. Le jour se lève franchement, le soleil commence à allumer les pentes du Thorung Peak, moment merveilleux où l'on sent la montagne passer de l'hostilité à la clémence alors que le but n'est pas atteint, mais les derniers doutes s'estompent et la réussite semble acquise. Vers les 5000 mètres halte à la première cabane à thé, petit bâtiment rectangulaire fait de pierres, à l'intérieur duquel une foule compacte s'agglutine à la recherche d'un peu de chaleur et de liquide. Malgré l'altitude et le froid il s'en dégage une odeur peu agréable. Je préfère attendre dehors. Nous reprenons notre marche pour la dernière étape. La chaleur augmente avec la montée de l'astre du jour. Le chemin, empruntant des moraines caillouteuses à l'inclinaison capricieuse, est entièrement déneigé, alors que la partie opposée du vallon est couverte d'une couche blanche, uniforme. Le souffle se fait court, les derniers cent mètres parcourus avec lenteur dans l'effort procurent une joie immense à l'idée d'une réussite imminente. La luminosité est intense, avivée par la couleur claire des pierriers que nous remontons ainsi que par l'éclat des plaques de neige.

Le plus étonnant c'est le nombre de porteurs lourdement chargés, et d'après notre guide certains transportent des denrées d'une vallée à l'autre, le chemin doit être plus court en passant par là. Alors qu'avec nos petits sacs sur le dos nous peinons, les Népalais avancent à la même vitesse voire plus vite avec 50 ou 60 kilos sur le dos. Près de l'arrivée je marche avec un groupe de porteurs, l'un a trois sacs sur le dos le tout couronné de tout un matériel de cuisine, un autre porte une énorme charge jaune sur laquelle est posé un gros sac de farine qui pèse au moins dix kilos. Ils avancent complètement penchés en avant pour ne pas se faire déséquilibrer. Dans cette dernière étape, tous ont remplacé leurs tongs par des chaussures plus confortables. Le col apparaît, vaste zone dégagée légèrement enneigée au confluent de deux immenses vallées. De part et d'autre nous dominent le Yakwakang, presque 6500 mètres et le Thorung Peak, 6144 mètres. Sur les pentes de ce dernier se distingue très nettement une trace de montée récente. L'itinéraire semble peu difficile et sans danger objectif, des pentes qui ne dépassent pas les quarante degrés.

A notre arrivée à la passe une foule joyeuse s'y presse. Là encore, la multitude de drapeaux de prières est la première chose qui attire le regard. La stèle de belles dimensions donnant l'altitude et vous félicitant d'avoir réussi cette ascension est littéralement noyée sous des épaisseurs de tissus multicolores. Chaque groupe sacrifie avec frénésie au rite de la photo au pied du monument matérialisant le col. Bien entendu, nous concernant, un drapeau basque est sorti, ce qui intrigue certains. Une Française me demande de quel pays nous venons.

L'air est calme, à huit heures le vent ne s'est pas encore levé. Nous stationnons un bon moment savourant notre plaisir, pour dix d'entre nous c'est un record d'altitude. La carte indique en toute modestie « World's biggest pass». Puis arrive l'instant de quitter cet endroit vers lequel notre esprit était tendu depuis de nombreux jours. Une descente au dénivelé important nous attend. Ce soir nous dormirons à Muktinath à 3760 mètres. Ce qui frappe immédiatement sur ce versant, c'est l'aridité. En effet cette zone est moins touchée par la mousson, et plus au nord se situe le Mustang, qui n'est pas atteint par les pluies annuelles. Nous commençons par descendre d'immenses pierriers dans un vallon large et austère durant trois heures. Halte agréable à Chanbarbu à 4200 mètres où nous déjeunons.

Nous avons la joie de voir à nouveau les fameux blue sheeps. Quelques individus paissent tranquillement dans la pente caillouteuse en face de notre terrasse de restaurant. Une fois le chemin repris, nous croisons deux Basques, c'est l'exultation. Un peu avant d'arriver à Muktinath au détour d'une crête se dévoile le Dhaulagiri dans toute sa splendeur du haut de ses 8172 mètres. Cette apparition donne un coup de poing à l'estomac. Une gigantesque pyramide, un Cervin à la puissance 5, s'élève sur le versant opposé. L'impression est d'autant plus forte qu'il est seul, détaché de toute autre chaîne de montagnes. Au cours des quatre jours à venir, il nous accompagnera et nous aurons tout le loisir de le découvrir sur trois de ses faces.

Arrivée à Muktinath, notre guide nous conduit à trois temples, le premier aux 109 fontaines, le second avec flammes dans l'eau et en dernier la source de la Kali Gandaki. Le village est très différent de ceux traversés jusqu'à présent. Il s'étale sur une immense terrasse comme une grosse marche posée dans la pente. Avec l'altitude décroissante, les températures deviennent plus confortables.

La tombée de la nuit sur le Dhaulagiri est fascinante. Sa face nord-ouest semble surgir au-dessus des toits. A cette heure elle n'est plus éclairée, le soleil se situant à l'ouest. L'effet obtenu est étonnant. Une grande pyramide noire isolée se découpe sur le ciel bleu profond. Toute notion d'échelle s'estompe. On ne sait plus s'il s'agit d'un huit mille émergeant dans toute sa grandeur ou d'un terril juste posé derrière la dernière maison du village. Sommes-nous à Saint-Étienne ou dans l'Himalaya? Très forte impression, le regard reste accroché à ce spectacle jusqu'à ce que tout se dissolve dans l'obscurité. L'hôtel Caravan est agréable, le repas du soir animé, chacun se libère définitivement de ses petites appréhensions concernant cette journée qui représentait le moment clef de notre voyage. Deux Suisses de Lausanne mangent avec nous et l'ambiance est joyeuse.

15/10/2008

Il est impératif de ne pas manquer le lever du soleil sur le Dhaulagiri. Le ciel est clair, un petit nuage se promène, l'air est frais et la grande pyramide surplombe le paysage. Elle est déjà éblouissante sans soleil. Au sommet, une pointe de lumière se pose et le grand spectacle commence. L'embrasement de la paroi progresse à vue d'œil, en quelques dix minutes toute la face sur ses milliers de mètres réfléchit les rayons de l'astre du jour. Instant magique je reste pétrifié comme hypnotisé. De tous les points du village cette montagne aux formes si parfaites est visible, comme si son esprit veillait sur le lieu.

Comme d'habitude départ matinal, à la différence des jours précédents nous descendons. A Jakot visite d'un dispensaire tenu par un Américain, mais cela ne soulève pas l'enthousiasme, cependant l'herboristerie est intéressante. La descente reprend dans un monde semi-désertique. Un petit cours d'eau traverse la piste, en effet les voitures, certes peu nombreuses, ont fait leur apparition. Un joli petit bosquet d'essences caduques aux feuilles multicolores nous rappelle que même dans ce désert l'automne est arrivé. De nombreux Népalais se dirigent vers la vallée. Un moine tient par la main un jeune garçon, une recrue qui rejoint son monastère et un nouveau mode de vie.

Au détour du chemin un promontoire, en contre-bas bien caché par la rupture de pente, le très joli village de Kagbeni. Il se trouve niché au confluent de trois vallées formant un Y. Le contraste est fort entre les cailloux gris de cette zone désertique et les multiples couleurs des champs qui colonisent les environs du village. Toujours de petits champs de céréales, de couleurs uniformes allant du vert au brun, se serrent les uns à côté des autres. Des vergers très reconnaissables à leurs arbres en boules sont regroupés et ne se mélangent pas avec le blé et le sarrasin.

Ce bourg appartenait il y a une centaine d'années au Tibet. Le Népal, après un conflit armé, l'a rattaché à son territoire ainsi que la région du Mustang. A Kagbeni se trouve le check-point d'entrée dans cette vallée. La taxe payée est versée au roi du Népal, depuis que les maoïstes ont pris le pouvoir et décidé de ne plus subventionner directement ce dernier. Comme quoi même les maoïstes népalais sont pacifiques. Dans tout autre pays, après un coup d'état de ce genre, au mieux le roi aurait eu la possibilité de s'enfuir et plus probablement il aurait été interné voire exécuté. Eh bien pas au Népal, un royaume lui a été attribué avec droit de perception de taxes pour assurer son train de vie.

Dans un petit hôtel restaurant nous prenons un thé, l'intérieur est joliment construit en bois, sur les étagères une multitude d'ustensiles de cuisine en différents métaux principalement cuivre et étain, le tout très propre. Visite dans les ruelles étroites, l'architecture est ancienne, aucun bâtiment de type lodge aux couleurs clinquantes. La sobriété ressort par l'absence de couleurs vives. Seule, lançant un éclat de lumière sur cet ensemble de ruelles ternes et sombres, la splendide face nord du Nilgiri, qui domine du haut de ses 7061 mètres.

Nous poursuivons notre marche le long de la Kali Gandaki, rivière mythique, aux eaux sombres, qui arrive du Mustang. La vallée est caillouteuse et poussiéreuse. Le vent se lève et souffle de face. L'itinéraire suit une immense plaine plate et monotone, le lit de galets que nous foulons se perd dans le lointain. Le serpent humain ondule sur des kilomètres au milieu des tourbillons soulevés par l'air. La piste longe des vergers à l'abandon, les murets se sont écroulés et les pierres les constituant se sont répandues sur le chemin. Il en ressort une impression de désolation. Sur la gauche, un large vallon minéral et asséché permet de jeter un dernier regard sur le Thorong La Peak, un petit pincement au cœur. Cette marche caillouteuse et ventée certains ne vont pas l'apprécier, pour ma part elle me plaît bien. En effet ces vastes espaces permettent de laisser vagabonder l'esprit et donnent peut-être un tout petit avant-goût des grands déserts d'Asie.

La ville de Jomsom n'étant plus très loin nous croisons des groupes de touristes fraîchement arrivés par avion par son aéroport. Un couple d'Américains, accompagné d'un guide et d'un porteur, la femme se semble pas convaincue par la beauté de ce tas de cailloux parcouru par des nuées de poussière. Un peu plus loin, un beau Népalais à la silhouette svelte porte le sac d'une rousse au visage pâle. Va-t-il l'emmener visiter les solitudes du Mustang? A tous ces groupes un petit salut est donné. Aux Népalais je ne déroge pas à la règle du Namasté, aux autres un bonjour en français. Les réactions sont diverses. Ceux qui répondent Hi ou morning, ceux qui disent bonjour avec un fort accent étranger et qui ajoutent «comment ça va» en souriant, et puis il y a ceux, heureusement peu nombreux, qui vous regardent avec un air réprobateur, leur yeux trahissant des pensée du genre: espèce de prétentieux de Français vous pourriez vous conformer à la règle traditionnelle du salut du pays ou au moins parler dans la seule langue internationale.

Deux cavaliers nous dépassent d'une chevauchée alerte. Les véhicules, voitures et motos sont de plus en plus fréquents. Les 4x4 sont lourdement chargés, de nombreuses personnes sur le toit. Il s'agit généralement de porteurs, leurs têtes dodelinent en synchronisation parfaite au gré des secousses occasionnées par les pierres de la piste. Des motos de temps à autre nous dépassent. Dans le vent nous ne les entendons pas toujours arriver et ne nous poussons pas à temps. Le chauffeur, sans impatience, se met au pas du marcheur, puis ce dernier se rend compte d'une présence et s'écarte, alors le motocycliste accélère.

Une immense passerelle enjambe la Kali Gandaki. A l'une de ses extrémités une vieille femme à l'abri relatif d'un muret expose quelques pommes à la vente. Arrivée à Jomsom, c'est vraiment le pays du vent, il y souffle avec force. Sur le pont nous conduisant au centre, les drapeaux de prières sont à l'horizontale. Des chevaux sont à l'attache en pleine rue centrale, étroite et bien pavée. Un troupeau de yaks chargés passe. Tout ce beau monde se croise en se faufilant les uns entre les autres sans précipitation et sans se bousculer. Une fois le troupeau passé, je vois avec étonnement un chien profondément endormi au beau milieu des pavés. Manifestement il n'a pas bougé lors du passage des yaks, pourtant ils étaient nombreux et le passage réduit.

La ville de Josom, outre sa piste d'aviation, héberge l'école népalaise d'alpinisme militaire. Sur une grande falaise aux couleurs fauves il est écrit en lettres immenses à la peinture blanche de façon très inesthétique : welcome for climbing. Nous déjeunons près du centre dans un restaurant envahi d'Occidentaux. Nous reprenons notre chemin venteux et poussiéreux. Le temps se fait plus menaçant et la vallée se resserre. Paysage austère, vent violent, ciel menaçant, on se sent au bout du monde. Enfin au pied d'une falaise apparaît Marpha, étape du jour. Entrée dans le village s'effectue par un magnifique shorten à porche. Ces constructions sont toujours flambant neuves, car repeintes plusieurs fois par an.

L'hôtel Dhaulagiri nous accueille, il est coquet et possède une jolie cour intérieure. Cependant, les chambres sont carcérales, surtout lorsqu'on y loge à trois. Les lits couvrent plus de la moitié de la surface de la pièce. Une unique minuscule fenêtre, qui donne sur un hall intérieur, rompt la monotonie des murs. Mais cela n'a pas beaucoup d'importance, ce n'est pas le confort que nous sommes venus chercher. Altitude 2670 mètres, les sensations d'étouffement ont complètement disparu. Le village est pittoresque, outre les très nombreuses boutiques, un monastère, que l'on atteint après un long escalier, domine. Le point de vue y est magnifique, d'une part sur la vallée, les toits des maisons et sur la falaise au pied de laquelle le village est construit.

16/10/2008 A six heures la population s'éveille. Les femmes s'activent et époussettent la devanture de leur échoppe. Geste que l'on retrouve dans tous les pays. On soulève la poussière afin qu'elle se dépose un peu plus loin. Le soleil se lève sur la pointe acérée du Nilgiri qui règne, à plus de 7000 mètres, sur ses pentes de rocs et de glace, hautes de plusieurs kilomètres.

Les trekkeurs sur cette portion sont moins nombreux, car pour nombre d'entre eux la randonnée s'est arrêtée à l'aéroport de Jomsom. Le désert cède la place à la forêt, et la vallée devient plus riante, abandonnant son austérité. La rivière semble perdue au milieu de son immense lit. A la période de la mousson elle recouvre toute la plaine. Le spectacle doit être de toute beauté.

La halte à midi a lieu à Kokhethani, sans surprise nous mangeons quelques légumes accompagnés de pâtes. De notre terrasse nous avons tout loisir de contempler l'immense versant est du Dhaulagiri, dont un impressionnant glacier occupe une large partie. C'est justement sur cet itinéraire que l'équipe de Maurice Herzog fit une tentative en 1950 avant de se tourner vers l'Annapurna. Dans son livre, il y consacre un long chapitre. Avec Lionel Terray et plusieurs sherpas ils ont remonté cette cascade de glace sur une distance importante. Les risques étaient énormes, du fait de l'instabilité des séracs. Les sherpas, qui découvraient l'escalade sur glace, ont montré des capacités d'adaptation étonnantes. Cependant il y eut quelques chutes, heureusement enrayées à temps. Sur cette cime se sont écrites de grandes pages de l'histoire de l'alpinisme en Himalaya. La première ascension de cette montagne fut accomplie 10 ans après que les Français menèrent cette première exploration. Depuis, plusieurs tentatives ont été couronnées de succès, mais le prix payé est élevé. Deux grandes catastrophes ont frappé des équipes américaine et japonaise. Pour la première, l'accident s'est produit sur l'immense arête est qui se développe sous nos yeux, sept alpinistes moururent, c'était en 1969. Il fallut attendre l'année 1970 pour que ce sommet soit foulé une seconde fois par l'homme. En 1975 un second drame se déroula sur l'arête sud-ouest, où cinq Japonais périrent. D'autres accidents ont eu pour décor ces lieux. Chantal Mauduit, très grande alpiniste française, y perdit la vie avec un sherpa dans une avalanche en mai 1998. Elle avait mis sa notoriété au service de l'association «Chantal Mauduit Namasté», qui venait en aide aux enfants Népalais. Mais pour terminer sur une note optimiste, l'homme cherchant toujours à aller plus loin dans l'exploit, la première ascension solitaire a été accomplie par un Slovène en 1999. Non, cette immense pyramide ne peut pas laisser insensible, tant d'hommes et de femmes, pris sous son charme, y ont laissé leur vie. Mais d'autres qui en sont revenus ont connu un bonheur immense dans cette réalisation.

Le regard se perd dans cette face gigantesque qui se développe sur près de 6000 mètres, en effet l'altitude à laquelle nous nous situons est de l'ordre de 2500 mètres et le sommet culmine à 8172 mètres. Cette région recèle les plus hauts dénivelés de la planète.

Il est temps de briser l'enchantement, de fuir le sortilège qui pèse sur l'endroit et de reprendre le chemin. Piste large sur laquelle les convois de mules sont nombreux. Les animaux sont chargés d'une multitude de ballots en tout genre et même des bouteilles de gaz. Des trains entiers de mules sont dédiés au transport des céréales ou des pommes à destination du Mustang. La charge normale est constituée de deux sacs de 22 kilogrammes. Ce mode de transport n'a pas fait disparaître les porteurs toujours nombreux. Nous en croisons quatre, marchant les uns derrière les autres avec très peu d'espacement, qui ont sur le dos un nombre invraisemblable de gros cartons empilés. Nous traversons une immense cascade qui descend du Dhaulagiri, ses eaux puissantes explosent tout au long de la pente en gerbes d'écume éblouissante. Sur une passerelle, encombrement de mules, deux convois se croisent.

Au village de Lete apparaît pour la première fois au regard l'Annapurna du haut de ses 8056 mètres. Jusqu'à présent ses satellites, qui l'encadrent de près, nous le cachaient. Un peu après les dernières maisons, un glissement de terrain a emporté la route. Des travaux de réparation sont en cours, mais vu l'étendue des dégâts sur ces pentes raides et instables, l'accès restera interdit aux véhicules au moins plusieurs semaines. Nous arrivons à Ghasa et logeons à l'hôtel Florida. Un groupe d'Ukrainiens y arrive en même temps que nous. Nous aurons l'occasion de les voir à l'action sur la bière et le rhum, les femmes tiennent autant que les hommes. Petit tour dans le village avant le repas. La température est douce, l'altitude avoisine les 2000 mètres. Cette journée de marche nous a fait basculer définitivement des zones désertiques à la forêt luxuriante. De grands sapins ainsi que d'autres essences colonisent les immenses pans de montagne. Une cime très impressionnante, le Bharth Chuli ou Fang, voisin immédiat de l'Annapurna nous surplombe de ses 7647 mètres, cela fait plus de 5600 mètres au-dessus. Les pentes n'en finissent pas de se développer. Pas de doute, nous sommes dans la vallée la plus profonde du monde. Le sommet, dans la lumière déclinante, se perd dans les hauteurs, la pénombre a déjà envahi la vallée qu'il illumine encore tel un phare attirant le regard des alpinistes vers des altitudes lointaines.

17/10/2008 Après une nuit agréable (maintenant on les trouve facilement bonnes) la journée est marquée par la rencontre d'une multitude de convois de mules, aux chargements hétéroclites, presque une énumération à la Prévert : pommes, riz, sarrasin, ciment, bouteilles de gaz...La bête de tête a toujours un très joli licol aux couleurs vives, formé d'un bandeau qui enserre la tête sous les oreilles et d'un petit napperon qui descend entre les yeux.

Les cigales réapparaissent et leurs stridulations emplissent à nouveau l'espace. Les bananiers donnent une touche exotique. Les premiers bus font leur apparition bien qu'il ne s'agisse encore que d'une piste défoncée et boueuse par endroits. La Kali Gandaki aux eaux presque noires chargées de terre rejoint l'un de ses affluents, la Nilgit Khola aux eaux turquoises. Elle descend de la face nord de l'Annapurna. Le flot tumultueux et sombre a vite fait d'engloutir la belle Nilgit Khola. A regarder le lit profond de cette rivière on ne peut que se souvenir des souffrances endurées lors du retour de l'Annapurna par Herzog et Lachenal, ayant subi tous deux des gelures graves aux membres. Ils étaient incapables de marcher et les sherpas ont accompli de véritables prodiges pour les descendre dans ces escarpements, parfois à dos d'homme sur des terrains très raides, où la chute n'aurait pas pardonnée. Le calvaire dura de longues journées car à cette époque il n'y avait pas d'évacuation en hélicoptère.

Des écoliers croisés en chemin épluchent des mandarines en marchant, dont l'écorce diffuse une odeur très agréable. Nous arrivons vers les quinze heures à Tatopani et là nous attend une surprise, des eaux naturellement chaudes. Tous, nous nous précipitons vers ces bassins miraculeux. Le premier présente une eau plutôt glauque dans laquelle des corps indéterminés sont en suspension. Cela ne fait rien, il est trop bon de s'y immerger. Les Ukrainiens ont la même idée, et cela nous permettra de voir la belle Irina et ses compagnons s'adonner aux plaisirs de l'eau chaude.

Au-dessus du village l'immense pyramide effilée et sombre, car rocheuse, du Nilgiri South attire irrésistiblement le regard. Là encore le dénivelé est effarant : 6839-1190 donne 5649 !!! Chaque village semble posséder sa grande montagne.

18/10/2008 Frais et dispos, cette longue journée se présente sous les meilleurs augures. Ce sera tout simplement le plus fort dénivelé de ces 18 jours de marche, 1700 mètres et cela principalement le long de grandes marches. Les marches permettent de déniveler rapidement, mais la contrepartie n'est pas négligeable, on est en permanence en rupture d'élan car l'immense escalier est irrégulier dans toutes les dimensions, hauteur et largeur. Mais un bon rythme est rapidement pris par tous. Nous avons quitté la vallée de la Kali Gandaki, que l'on voit tout en bas enchâssée entre les flancs de ces deux géants de plus de 8000 que sont l'Annapurna et le Dhaulagiri.

Notre objectif de ce jour est le village de Ghorepani, point de départ de Poon Hill endroit réputé pour ses levers de soleil sur les grands sommets de la région. Le chemin en escalier fait par moments des S, qui permettent de surplomber l'itinéraire accompli. De toute évidence le serpent humain s'est reconstitué, nous sommes à la jonction de différents treks. Les cultures colonisent de nouveau les pentes. Riz, sarrasin et millet s'étalent sur des terrasses plus ou moins vastes. Les arbres sont magnifiques. Certains présentent un tronc étonnant, immense et rectiligne, au niveau du sol quatre mètres de circonférence et subitement vers les six sept mètres il enfle en massue et double pratiquement de diamètre. Le chemin traverse une forêt de rhododendrons géants, véritables arbres dont la hauteur atteint les quinze mètres. Nous nous élevons dans ce décor riant où le vert domine, en arrière plan le Dhaulagiri émerge toujours plus majestueux au fur et à mesure de notre progression. En effet, du fait de la perspective, toutes les crêtes, autres que ce 8000, ont tendance à s'écraser, lui seul résistant à l'effet de la relativité dû à notre montée.

L'après-midi, le temps se couvre et la partie supérieure des montagnes disparaît. La fatigue commence à se faire sentir. Ghorepani est enfin atteint, étonnant ensemble de maisons toutes d'un bleu criard, blotti un pied d'un petit col. L'hôtel Kamala nous héberge. Il est d'aspect rustique et très mal insonorisé. Toute la nuit il y régnera un véritable vacarme, entre ceux qui se couchent très tard, ceux qui se lèvent très tôt et les allées et venues permanentes aux toilettes.

19/10/2008 Lever 5 heures, nous ne prenons pas le temps de petit-déjeuner, juste une légère collation. Pourquoi sommes-nous si pressés? Il s'agit de monter de 300 mètres de dénivelé pour aller assister au lever du jour à partir du fameux point de panorama, qui se dénomme Poon Hill. Début de marche de nuit, rapidement les ténèbres se déchirent. Mais ne va-t-on pas louper le début du spectacle? A cette idée le pas s'accélère automatiquement. A un moment, seul sur le chemin, je recherche même un raccourci, et ainsi je me retrouve dans une forêt de bambous très dense. Rage, erreur au mauvais moment. A l'estime je prends une direction d'interception du chemin et je fonce tête baissée. J'arrive à une petite arête de laquelle en contre-bas le chemin m'attend. Sagement je ne cherche plus à couper au plus court.

Notre guide avait tout bien prévu, nous sommes en position pour le lever du soleil et rien n'a commencé. Le nombre de spectateurs est de l'ordre de deux cents. La vue panoramique est époustouflante, trois 8000 mètres et plusieurs 7000 mètres. Le Dhaulagiri est touché le premier par les rayons solaires ensuite vient le tour de l'Annapurna et de ses satellites. Les appareils photos crépitent, des milliers de vues sont prises au cours d'une telle séance qui dure une petite heure. Ensuite le serpent humain déserte le lieu, tout content d'avoir eu une vue dégagée sur un site exceptionnel. Nous croisons quelques rhododendrons géants, qui paraît-il au printemps sont magnifiques, tels de grosses boules de fleurs.

Retour au village, petit déjeuner dans la bonne humeur puis nous quittons notre hôtel et le village de Ghorepani. Rapidement le petit col, qui se situe juste au-dessus des habitations, est atteint et nous basculons définitivement vers les basses plaines après un dernier coup d'œil au Dhaulagiri. Durant trois heures, par une interminable marche le long d'un escalier géant, nous plongeons dans la forêt luxuriante et les champs de céréales qui s'étagent sur les deux versants de la vallée. Les villages, épars, semblent comme isolés au milieu de cette marée verte qui essaie de les dévorer jusqu'en leur centre. La chaleur redevient forte. Arrivée à Tikhedhungga, altitude 1500, nous avons le sentiment d'être plongés dans un aquarium de verdure. Les flancs de montagne pentus montent très haut dans le ciel et restent couverts de végétation malgré la raideur du terrain et l'altitude, d'où cette impression, que nous éprouvons, d'être enserrés au milieu de gigantesques vagues vertes.

L'hôtelier nous accueille en français, langue qu'il maîtrise bien, il est volubile et gai. Il m'étonne franchement en me parlant des petites villes de l'agglomération lyonnaise comme Saint-Didier-au- Mont-D'or ou Caluire. Lorsqu'il me révèle qu'il a habité plusieurs mois dans la région je comprends la raison de sa connaissance des lieux. L'hôtel est agréable, il possède de vastes terrasses à même la rue principale, desquelles le trafic se voit et s'entend, en particulier le raclement sur le pavé des sabots du flot incessant de mules, qui ne s'arrête qu'avec la nuit.

Une petite escapade va nous procurer une émotion très forte, alors que le ciel s'est totalement obscurci et que seule, ou presque, la voûte céleste donne un peu de clarté à cette vallée étroite. En effet en levant les yeux, les étoiles scintillent non seulement dans ce que nous croyons être le ciel, mais aussi dans les pentes, comme si certaines d'entre elles descendaient la nuit furtivement pour se reposer dans les champs. En y regardant de plus près, nous réalisons que des maisons isolées, mais ayant l'électricité sont disséminées un peu partout dans les hauteurs. Ces habitations aux lumières ténues se confondent, à un léger jaune près, avec les astres. Il est nécessaire de faire un effort afin de percevoir la délimitation entre les étoiles et la lumière artificielle. Cela est d'autant plus difficile que la distribution des maisons est aléatoire et suit des lignes brisées en fonction des accidents du terrain et des effets de perspective. Dans une telle situation on reste un long moment à s'émerveiller des illusions de perception qui semblaient impensables tant qu'on ne les a pas expérimentées.

20/10/2008 Nous nous réveillons en sachant que c'est le dernier jour de marche, plutôt les derniers moments, car dans trois heures nous serons à la route et la suite se fera par car. Nous profitons donc de cette courte étape pour nous imprégner un peu plus de l'ambiance de cette expérience de 18 jours autour des Annapurna. Cela restera une belle aventure, même si le flot des touristes fut continu. La part de rêve n'a pas été altérée. Il suffisait de lever les yeux vers ces terres inaccessibles, et alors l'imagination et le souvenir des livres lus faisaient le reste. Bien que nous soyons tous épris de solitude, mes amis basques dans leurs montagnes aux recoins mystérieux peu parcourus et moi dans mes balades solitaires, la présence importante de nos congénères occidentaux ne nous a pas gênés. Outre la capacité à s'échapper par la pensée, la forte présence de notre guide, de ses adjoints et de nos porteurs, nous a conduit à une bonne imprégnation des lieux et des hommes de ce pays.

Une dernière passerelle, la montagne sacrée Fish Tail apparaît et au même moment la route, le village de Nayapul, c'est la fin. Nous attendons le bus. Au cours du trajet vers la ville de Pokhara, certains d'entre nous feront une expérience intéressante sur le toit du véhicule avec les porteurs. Dans la joie et l'inconscience collective à de nombreuses reprises, il faut se plaquer à la tôle, en se glissant entre les bagages, pour éviter branches d'arbres et fils électriques. A deux reprises je me fais gratter le dos par des branches basses. Ces plongeons et rampings nous arrachent ainsi qu'aux porteurs des rires prononcés. Manifestement les hommes sont bien partout les mêmes, ce sont toujours les petites et grosses bêtises qui les font rire, meilleur antidote à l'ennui. Arrivée à Pokhara, nous descendons dans un bel hôtel, de bon standing et ironie du sort, ce sera le seul endroit où nous verrons des cafards et pas des petits, on pourrait croire des hannetons. Cette ville est un immense bazar pour Occidentaux et nous faisons chauffer la carte bleue en achetant bijoux de toutes sortes, tissus que l'on nous vend pour du cachemire, sans oublier les tapis de laine qui reprennent des scènes de chasse à la manière d'un bel iranien.

Le soir, repas agréable et à nouveau, la magie de la danse avec nos porteurs nous prend sous son charme. Ils se trémoussent comme des serpents et nous passons un moment fabuleux à essayer de les imiter.

21/10/2008 Trajet de retour vers Katmandou, la circulation est toujours aussi anarchique. Notre chauffeur semble avoir un radar, un peu à la manière d'un sondeur à poissons mais pour les voitures, car il dépasse sans visibilité et ça passe toujours, heureusement la vitesse n'est jamais excessive. Mais enfin, deux bus face à face, même à trente à l'heure, mieux vaut ne pas tester. La soirée se termine dans les locaux de Nepal Trek Ecology, où nous attend une surprise. En effet c'est l'anniversaire de deux d'entre nous et le directeur d'agence nous offre un gros gâteau. Le soir nous quittons nos amis népalais qui nous ont si gentiment et efficacement accompagnés, nous sommes tous un peu tristes.

Les quatre jours suivants nous retrouvons notre guide de la ville et visitons de nombreux sites dans et aux environs de la capitale. Nous nous étions dit que quatre jours en finale à Katmandou, ça allait être difficile à meubler, surtout après ce spectacle grandiose des Annapurna. Lors de notre arrivée, la première journée au cours des nombreuses visites effectuées nous pensions avoir vu l'essentiel. Eh bien non, cette agglomération et ses environs recèlent une multitude de trésors architecturaux qu'il est très intéressant de voir, l'ancienne capitale de Patan, le village newari de Bungamati, celui de Khokana d'allure moyenâgeuse. Les temples dédiés à toutes les divinités bouddhistes ou hindouistes sont légion, à Dakshinkali ou Pharping où se trouve la grotte de Rempoché. Dans cette vaste zone, de nombreux artisans travaillant toutes sortes de matériaux, laine, terre, bois ou métal présentent de beaux ouvrages. Et puis, il y a aussi cette atmosphère particulière au moment de la récolte du riz. Partout, les rues et places des villages sont envahies de bâches sur lesquelles des tas de grains de riz sèchent. Des femmes s'activent avec des tamis pour séparer le grain de l'ivraie. Il y a aussi ce magnifique musée sur le bouddhisme, aux statues remarquablement mises en valeur, tout particulièrement un Bouddha, dont on dirait que le métal a été poli durant des siècles. Mais je ne me lancerai pas dans une description précise de ces quatre jours de visite, car cela augmenterait ce texte, déjà fort long, de quelques pages supplémentaires. Juste pour terminer, le dernier dîner dans un restaurant typique, où en fin de repas les serveurs ont laissé tomber leurs assiettes et couverts, et avec une spontanéité incroyable, se sont mis à danser comme des serpents et, déjà expérimentés, nous avons tous suivi dans la sarabande.

Le 26 au soir, nous nous retrouvons à l'aéroport dans la longue queue des trekkeurs qui rentrent. Nous avons peine à imaginer que nous venons de passer presque un mois au Népal. L'avion décolle de nuit, donc pas de dernière image. Après un transfert à Doha, l'atterrissage a lieu à l'horaire prévu, 6h30 à Charles de Gaulle. Anecdote cocasse, nous sortons de l'avion avec des personnes vues au départ à l'aéroport un mois plus tôt, et que nous reverrons sur le trek. Elles habitent Millau, j'ai une grosse pensée pour le Causse Méjean, endroit sublime. Notre groupe éclate, chacun pressé de prendre son train pour rentrer à la maison dans l'attente de nouvelles aventures.
Quelle route prendre à vélo dans les Andes? English translation pending
by Nadou3G · 2009-01-04 · 15 replies
Bonjour à tous

je prépare également un voyage en amérique du sud (du sud au Nord) en vélo pendant 6 mois (départ mai ou juin 2009). Et suis à la recherche d'infos sur le trajet le plus agréable envisageable: il paraitrait qu'il vaut mieux éviter la Panaméricaine, je suis prète à gravir les montagne de l'altiplano (déjà fait le tour des alpes en vélo alors les 4000m de dénivelé " même pas peur", suffit de prendre le temps qu'il faut) si les route empreintable sont praticables et agréables vélo. il paraitrait que c'est l'hiver là-bas quand c'est l'été chez nous ( y paraitrait que c'est à cause que la terre est ronde et tourne autour du soleil), à votre avis c'est gérable d'y dormir sous tente avec du bon matos de montagne?? il paraitrait que la Patagonie est balayée par un vent à décorner les guidons venant du Nord?? il est toute l'année ce vent??

Il paraitrait même nque y des gens qui sont déjà allé se ballader en amérique du sud en vélo, alors si vous avez une expérience à faire partager, faites circuler et roule jeunesse !!
Un mois au Brésil en janvier 2009 English translation pending
by Beleau · 2008-12-06 · 12 replies
ola à tous,

Je me rend au brésil pour environ un moi en janv. je sais, la saison des pluies est à cette époque. je cherche a faire un circuit assez nature en commençant par rio, direction igaçu, j'ai entendu dire k'il y avait un avion de rio a igaçu? puis je remonte direction le pentanal. connaissez vous une agence de voyage qui propose un trek dans le pentanal ou meme d'igaçu au pentanal? puis je souhaites me rendre a brazialia pour prendre l'avion jusqu'a Manaus. je voudrais voyager avec les habitants jusqu'a Belém. en bateau es possible?? et pour finir, belem je souhaites repartir sur la bolivie? es ce un bon trajet? ou je dois l'améliorer??

merci d'avance!
Voyage seule de quatre à six mois en Amérique du Sud, départ début 2009 English translation pending
by Elvik59 · 2008-11-16 · 3 replies
Salut à tous!

Je devais partir travailler en Chine mais avec la crise j'ai appris il y a 2j que mon contrat était annulé! Il est alors temps de partir voyager, j'ai décidé de partir faire un trip en Amérique du Sud dès Janvier pour 4-6 mois, je suis en plein dans la recherche d'infos, tracée d'itinéraire, billets avion, endroits à ne pas manquer, vaccins, visa... Je pense faire Argentine, Pérou, Bolivie, Equateur, je voulais rajouter la Colombie (j'ai eu plusieurs echos: trop dangeureux et sûr alors je ne sais plus quoi penser?) Mon rêve est d'aller à Bahia, mais ça risque de faire un détour, je vais je crois le garder pour plus tard… Mon but est de faire du couchsurfing le plus souvent possible? Quelqu'un a tenté l'expérience? J’aimerais aussi travailler dans une association dans chacun des pays (dans l’apprentissage/enseignement du Français si possible)

Si je résume les infos trouvées pour l'instant:

Argentine: Moment pour partir: Mars à Mai Visa: 90j max sans visa Budget: combien par mois? 800€? de plus en plus cher Coups de coeur: BA/Ushuaia/Iguazu/El Calafate/El Chalten/Salta/NOA autres ? De BA comment aller à Ushuaia? AR combien et quelle compagnie ? bus ou train c’est possible? Quel prix et durée du trajet ? je pense qu'il serait dommage de rater la patagonie même si ça ma fait un détour Association ?

Bolivie: Moment pour partir: Mai à Oct, je vais arriver en Bolivie avant à priori? Comment est la saison des pluies? Les routes st elles vraiment impraticables? Any témoignages ? Visa: 30j max sans visa, taxe à la sortie Budget: 400€/mois Coups de coeur: sud lipez/Salar (partir de Tupeza : Potosi Tupeza 5-8h en bus paysages superbes)/La Paz carretera de la muerte/ Coroico/Lac Titicaca Copacabana Isla del sol/Rurrenabaque (Jungle Nord), autres ? Association en Bolivie ?

Pérou : Moment pour partir : Après saison des pluies Mi-Avril Carnaval : Fev/Mars Visa : 90j max sans visa Budget : 500-600€/mois Coups de cœur : Cuzsco (compter 140$ tt compris) /Puno/Arequipa/Iquitos/Huacachina, autres ? Asso trouvée près de Iquitos

Equateur : Moment pour partir ? Visa : 90j max sans visa+billet AR Budget ? Coups de cœur ? Asso?

Billet d'avion: A votre avis plus intéressant Paris-BA et Quito- Paris, ou Paris-BA aller retour et prendre un vol intérieur pour revenir au point de départ, J’aimerais aussi savoir si certains d’entre vous ont trouvé de bons tarifs en prenant leur billet à la dernière minute ? Paris-BA Quand on choisit une date de retour modifiable, dans ce cas il vaut mieux choisir une date plus éloignée dans le temps et revenir avant si je le souhaite? ces billets modifiables st ils vraiment plus chers? Vaccins : Hep A et B je suis ok, et il me reste quelques malarone pour les zones à risque pour le Palu si je vais en Amazonie, y a-t-il un vaccin contre le dengue ? et la fièvre jaune, une fois fait on est protégé combien de temps ? Tellement d'interrogations c'est pourquoi Tout commentaire est bon à prendre!! et qui sait je pourrais peut être croiser certains d'entre vous sur place Merci d’avance !

Sarah
Voyage à vélo en Argentine - Bolivie - Pérou de mars à août 2009 English translation pending
by Tandemyann · 2008-11-03 · 14 replies
Bonjour,

J'envisage un voyage à vélo en famille en Amérique du Sud sur 6 mois (mars - août). Je pense commencer par l'Argentine en mars-avril (voire février si on arrive à être prêts), la Bolivie sur mai-juin et le Pérou sur juillet-août.

Ensuite selon comment on se sent soit on rentre en France, soit on passe encore septembre voire octobre au Pérou /Equateur puis avion jusqu'au Mexique où on terminerait l'année avant de remonter les USA en même temps que les températures jusqu'à aller titiller l'été indien au Canada avant de rentrer. A moins qu'on n'en ait pas marre :D

Vous en pensez quoi?
Idée sur un circuit d'environ un mois en Amérique du Sud? English translation pending
by Olivertrotte · 2008-10-20 · 2 replies
au cours de mon tour du monde (juin-septembre 2009) je passerait par l'amérique du sud, (environ mi aout mi septembre)

quel trajet notable me conseillez vous, sachant que j'arriverait par ushuaia, pour repartir de Rio ou Lima (pas encore décidé)

pour info, je suis assez fan de trek, que j'aurait déja fait en mongolie, népal, australie avant d'arriver en A. du sud

de plus, si vous avez des infos sur le climat des zones spécifiques que vos me recommendez, je vous en serait reconnaisant..

en attendant de vous lire.....
Pique-nique des familles métropolitaines habitant la Guadeloupe le 26 octobre English translation pending
by Dcoco12 · 2008-10-10 · 42 replies
Dimanche 12 octobre 2008 à partir de 11H 30 sur la plage dont l'entrée est face de celle de l'Iguane Café après l'aérodrome de St François au début de la route vers la pointe des Châteaux ( des drapeaux en madres bleus signaleron la plage ). Chaque famille apportera un plat salé et un plat sucré à partager, ainsi que ses verres, couvert, assiettes...
Visites pour trois semaines au Pérou cet automne? English translation pending
by Bayahibe · 2008-07-23 · 8 replies
Bonjour ! Je suis allée au Pérou pendant deux mois, il y a de cela 5 ans. Cependant, j'y allais avec l'acdi comme coopérante, ce qui fait en sorte que je n'ai pu visiter ses beautés ( mis à part le MP ). Je l'ai plutôt visité du côté humain. J'aimerais maintenant y retourner ( cet automne ) pendant trois semaines. J'aimerais savoir quels son les MUST à voir ! J'aimerais retourner à Pucallpa et au Machu. À part ça, j'Attends vos idées !!! De plus, côté logistique, j'aimerais savoir s'il faut tout réserver à l'avance et s'il est facile de se déplacer au Pérou. Quel budget à prévoir, environ. JE suis allée en Thailande il y a de cela deux ans et j'ai trouvé ca vraiment facile de me déplacer. Est-ce que c'est comparable ? MErci beaucoup à l'avance et bonne journée !
Dormir chez l'habitant au Pérou puis en Bolivie English translation pending
by Elodieboheme · 2008-07-01 · 29 replies
je cherche un pied a terre quand je vais arrivé au perou. je voyage seule donc je cherche a loger chez l'habitant. donc si vous connaissé quelquns ou une adresse etc je suis prenante!!!!je reste a votre disposition merci d'avance a bientot elodie
Quinze jours à la découverte du Pérou (première partie: Lima) English translation pending
by Millebornes · 2008-06-26 · 2 replies
Après avoir lu diverses opinions des V.F. sur les carnets de voyage, avec photos ou pas, je me lance. Je vous demande votre indulgence, car finalement, pas facile de se lancer sur V.F. pour présenter quelques tranches de vie au cours d'un voyage. Moi, j'aime faire des photos, peut-être parce que j'ai d'abord une mémoire visuelle... alors j'ai envie d'en mettre... mai un peu galère... je " suis pas " très douée et ça marche un coup sur 3 et je suis optimiste! Merci à ceux qui m'ont envoyé leurs conseils à ce sujet.

Je dédis cette première partie de ce carnet de voyage péruvien à une petite fille, rencontrée au bout d'une piste poussiéreuse, après un accident de bus...

Août 2007. Départ pour le Pérou. Un rêve d'enfant... comme pour le Mexique. Mais il y a plus d'émotion. Peut-être une fascination pour les paysages de l'Altiplano et de la cordillère des Andes... mais aussi pour cette musique que j'écoute depuis que je suis gamine.

Situé sur la côte Pacifique de l'Amérique Latine, le Pérou est un vaste pays ( 2 fois la France), qui se caractérise par la variété de ses paysages et de ses cultures, le plus souvent méconnues en Europe. Le pays se divise en 3 zones géographiques : le désert côtier avec Lima, la capitale, la sierra et la plaine amazonienne.Les Andes culminent à plus de 6000 m et comportent un haut plateau, l'Altiplano.

Nous sommes partis de Lima, pour monter progressivement, afin de nous habituer à l'altitude. Nous sommes restés seulement 15 jours pour découvrir les grands sites du Pérou : Arequipa, Cuzco, Macchu Pichu, le Titicaca avec ses îles flottantes, mais surtout la merveilleuse île de Taquilé. Ma première impression inscrite sur mon carnet de voyage, avant de me poser sur l'aéroport de Chavez de Lima sera pour les paysages que j'aperçois par le hublot : " Après 12 H d'avion, C'est un bonheur pour les yeux. J'aperçois un paysage de montagnes, dénudées, arides, dont les cimes sont plongées dans une brume de fin de journée ". Une lumière idéale pour le photographe amateur, mais les Zéros sont fatigués. Nous sommes debout depuis 24 H et la fatigue se fait sentir. Un trajet en train et déjà 2 vols, dont un long courrier, avec un Madrid-Lima sur Iberia.

Notre première étape est consacrée à la capitale. Située sur les bords de l'océan Pacifique et de la rivière Rimac, Lima a une population estimée à 9 millions d'habitants, , soit environ le 1/3 de la population péruvienne. Comme un certain nombre de voyageurs, nous avons séjourné dans le district de San Isidro, le quartier des affaires. Après plus de 24 h sans dormir, la 1ère nuit a été la bienvenue. Une chambre trop grande, pour une température un peu fraîche... En août, c'est l'hiver dans l'hémisphère sud. A Lima, le climat se caractérise par un ciel gris. C'est la brume côtière ( la Garua), qui persiste entre mai et octobre, mais située en zone désertique, la ville reçoit rarement de pluie. Bref historique : La ville a été fondée en janvier 1535, par Francisco Pizarro, peu de temps après l'arrivée des Espagnols dans la région. Elle fut la résidence des vices-rois et du tribunal de l'Inquisition. Surnommée la " ville des rois ", car elle a été fondée au moment de la fête des rois, Lima, la mal aimée, mérite qu'on s'y attarde. Au moment de sa fondation, elle se caractérise par un plan en damier. La plaza mayor ( place centrale ou place d'armes ) constitue le centre historique de la ville.Restaurée en 1997, c'est dans ce lieu que se concentrent les symboles des pouvoirs religieux et politique. Elle possède quelques édifices majeurs du XVIIIème siècle, implantés sur les anciens symboles du pouvoir de l'Inca : la cathédrale ( sur un ancien temple dédié au Puma), la mairie ( sur l'ancien palais du gouverneur de l'Inca), le palais présidentiel . Sur cette place, se sont déroulés des évènements majeurs de l'histoire du Pérou : l'assassinat de Francisco Pizarro, la déclaration d'indépendance du Pérou. Le centre de cette place, de 140 m de côté, est occupé par une fontaine en bronze du XVIIème siècle. Elle a remplacé la statue équestre du conquistador Pizarro. Il faut prendre le temps de contempler ce lieu avec ces couleurs qui font oublier la grisaille de l'hiver et s'approcher des balcons à moucharabieh.

1er contact avec la civilisation péruvienne : la huaca ( pyramide ) du district de San Isidro. Surnommée " pan de Azucar ", le pain de sucre, cettte pyramide de briques crues (adobe), doit sa construction aux Huallas, entre le 3ème et le 6ème siècle. Elle est en cours de restauration et des fouilles archélogiques s'y poursuivent. Sur place, le site possède un musée, mais nous n'avons pas eu le temps d'y aller.

Nous avons pris le temps de visiter la cathédrale, qui conserve dans l'une de ses chapelles, la dépouille de Pizarro. Si l'extérieur est sobre, l'intérieur est richemment décoré. Je suis étonnée du nombre de statues, qui sont recouvertes de vêtements. Cette tradition très ancienne, qui remonte à l'Antiquité, a le plus souvent disparu dans notre pays et dans une grande partie de l'Europe.

L'église San Francisco, toute proche, mérite aussi le détour, notamment en raison de l'importance de ses catacombes. Autre incontournables : le musée national d'archéologie et d'histoire et le musée de l'or, qui possède également une collection d'armes tout à fait exceptionnelle.

Puis, une petite pose sur les bords du Pacifique dans le quartier de Miraflores, où les falaises surplombent dangeureusement l'océan. Je n'ai jamais entendu que du négatif sur Lima, pourtant, si on sait s'attarder, on découvre une ville à l'architecture variée. J'ai aimé cette ville.

Sources : City magazine, N° 3, printemps 2006, 10 bonnes raisons de s'attarder à Lima, p. 31 à 41. Lonely planet, 5ème édition, 2004. Guide du routard

En attendant de faire quelques progrès au niveau photos, voiçi un lien, plus facile pour moi. Vous y retrouverez les photos de Lima :
http://millebornes.travelblog.fr

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