Results for "Art+cycladique+|+123+>+211"
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Arts martiaux Qi Gong Tai Chi Kung Fu au Maroc English translation pending
salut
je part au maroc en janvier et je suis fan d art martiaux je ne pense pas que ce soit tres developé au maroc mais sait on jamais si qqn a entendut parler d une ecole qqonque d art martiaux au maroc merci de me tenir au c ourant ...
kalil
Offre cours de portugais brésilien à Rio English translation pending
Portugais Brésilien: grammaire, conversation, rédaction. Préparation pour éxamens possible. En plus: culture, société, histoire, art et musique brésilienne.
Jeune brésilienne étudiante en Éducation et Langues, ayant déjà vécu en France et en Suisse.
Au votre domicile ou bureau, sur toute la ville de Rio de Janeiro.
Travail non rémunéré en Thaïlande English translation pending
Bonjour
je voudrais savoir si c'est possible d'ouvrir une école d'art martiaux ( tai chi chuan ) en Thaïlande et de ne pas demander de participation financière. En fait si les gens le désirent pourraient en échange des cours me donner de la nourriture ( fruits / riz /patates). J'aimerai pouvoir donner les cours en plein air ( dans un parc ?) pour attirer un max de monde
Votre avis ?
Merci d'avance
je voudrais savoir si c'est possible d'ouvrir une école d'art martiaux ( tai chi chuan ) en Thaïlande et de ne pas demander de participation financière. En fait si les gens le désirent pourraient en échange des cours me donner de la nourriture ( fruits / riz /patates). J'aimerai pouvoir donner les cours en plein air ( dans un parc ?) pour attirer un max de monde
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Recherche de stage à l'étranger English translation pending
Bonjour,
je suis une jeune etudiante en fin d'étude aux Beaux Art de Lyon et je recherche un stage pour apprendre un savoir faire traditionnel idéalement dans la gravure sur bois, la céramique et le textile.
je suis trés motivée et parle anglais.
c'est trés compliqué d'entrer en contact avec des artisans ou même des societes étrangères. Merci de m'aider!!!😕
Barcelone: musées MACBA et CCCB? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais voulu avoir vos avis concernant le Musée d'art contemporain de Barcelone (Macba) et le Centre de la culture contemporaine de Barcelone.
Je ne les ai jamais visités et je cherche une alternative au Musée Picasso (plus aucune réservation possible) pour mes élèves de 18-20 ans (pas du tout issus de section artistique). J'ai un peu peur que ces deux institutions soient un peu trop hermétiques pour eux (même avec mes explications).
Merci d'avance pour vos réponses ;-)
J'aurais voulu avoir vos avis concernant le Musée d'art contemporain de Barcelone (Macba) et le Centre de la culture contemporaine de Barcelone.
Je ne les ai jamais visités et je cherche une alternative au Musée Picasso (plus aucune réservation possible) pour mes élèves de 18-20 ans (pas du tout issus de section artistique). J'ai un peu peur que ces deux institutions soient un peu trop hermétiques pour eux (même avec mes explications).
Merci d'avance pour vos réponses ;-)
Étudier à Melbourne English translation pending
Bonsoir à tous,
Actuellement étudiante à Nice (France) en Mise à niveau d'Art appliqué, je souhaite me lancer dans un BTS de Design Graphique. Souhaitant faire mes études en Australie, et précisément, à l'université de Melbourne, j'y ai trouvé un équivalent de ce BTS : l'Advanced Diploma of Graphic Design. C'est donc une occasion parfaite pour moi, mais je suis sérieusement en manque d'informations, j'aimerai savoir si quelqu'un pourrait me renseigner sur : - Les tarifs d'une année à Melbourne University, et si possible, dans mon domaine choisi - Le type de visa dont j'aurais besoin pour étudier un an, et si possible, travailler à mi temps - Dois-je dois passer des examens d'anglais pour pouvoir intégrer une université Australienne ? - A combien revient le logement dans le campus de l'université
Si je pourrais avoir ne serait-ce qu'une de ces réponses, ce serait déjà une aide énorme ! :)
Actuellement étudiante à Nice (France) en Mise à niveau d'Art appliqué, je souhaite me lancer dans un BTS de Design Graphique. Souhaitant faire mes études en Australie, et précisément, à l'université de Melbourne, j'y ai trouvé un équivalent de ce BTS : l'Advanced Diploma of Graphic Design. C'est donc une occasion parfaite pour moi, mais je suis sérieusement en manque d'informations, j'aimerai savoir si quelqu'un pourrait me renseigner sur : - Les tarifs d'une année à Melbourne University, et si possible, dans mon domaine choisi - Le type de visa dont j'aurais besoin pour étudier un an, et si possible, travailler à mi temps - Dois-je dois passer des examens d'anglais pour pouvoir intégrer une université Australienne ? - A combien revient le logement dans le campus de l'université
Si je pourrais avoir ne serait-ce qu'une de ces réponses, ce serait déjà une aide énorme ! :)
Troubles à Khorog? (Tadjikistan) English translation pending
Bonjour,
nous partons au Tadjik. nous pensions passer le col de Kizil Art le 5 aout , apparement l'ambassade nous deconseille de nous y rendre , qqun a t il des infos sur ce qu'il se passe notamment à Khorog? pouvons nous nous rendre jusqu'à Mourgab voire Bachor.
Merci.
ERIC
Destination Cuba... (blog) English translation pending
La vie à Cuba sous tous ses angles, questions de société, religion, art, sortie, bons plans, et beaucoup d'autres lieux à découvrir sur blog non commercial Cubazic, naviguez dans le petit moteur de recherche incorporé colonne de droite sur la page d'accueil ou dans les différentes rubriques...Bon voyage amigos...
http://cubazic.blogspot.com/
Japon: fondation/musée dans la province de Kyoto? English translation pending
Bonjour,
qui peut m'aider à retrouver le nom d'une fondation/musée d'art qui se situe en dehors de Kyoto dans un cadre magnifique
on m'en a parlé à plusieurs reprises et j'ai oublié le nom et le lieu...
merci d'avance
Création d'une entreprise au Cameroun English translation pending
bonjour
Je cherche des informations sur la creation, dans les regles de l'art, d'une entreprise au cameroun.
Investissements, taxes et autres assurances à acquitter
merci pour vos réponses
cordialement
Je cherche des informations sur la creation, dans les regles de l'art, d'une entreprise au cameroun.
Investissements, taxes et autres assurances à acquitter
merci pour vos réponses
cordialement
Un an en Irlande: famille d'accueil, volontariat...? English translation pending
Bonjour,
J'ai 21 ans et je suis étudiante en histoire de l'art et je voudrais partir 1 an en Irlande à la rentrée prochaine, pour faire des rencontres, améliorer mon anglais et surtout parce que je suis amoureuse de ce pays.
Le problème, c'est que je souhaiterais continuer ma 2ème année de licence par correspondance et pour cela il me faudra rentrer en France 1 semaine en janvier et 1 semaine en mai pour passer les partiels.
Est-il possible de partager le quotidien d'une famille d'accueil pendant 1 an, en participant aux différentes tâches ? Une sorte de volontariat. J'ai aussi pensé à faire jeune fille au pair mais je ne sais pas trop m'y prendre avec les enfants...
Pour le lieu, je rêverais de vivre sur Inishmore... J'ai contacté An Charraig en qui j'avais mis tous mes espoirs, mais ils m'ont répondus qu'ils ne prenaient plus de volontaires l'an prochain.
Connaissais vous d'autres moyen de passer 1 an sur l'île ?
J'ai 21 ans et je suis étudiante en histoire de l'art et je voudrais partir 1 an en Irlande à la rentrée prochaine, pour faire des rencontres, améliorer mon anglais et surtout parce que je suis amoureuse de ce pays.
Le problème, c'est que je souhaiterais continuer ma 2ème année de licence par correspondance et pour cela il me faudra rentrer en France 1 semaine en janvier et 1 semaine en mai pour passer les partiels.
Est-il possible de partager le quotidien d'une famille d'accueil pendant 1 an, en participant aux différentes tâches ? Une sorte de volontariat. J'ai aussi pensé à faire jeune fille au pair mais je ne sais pas trop m'y prendre avec les enfants...
Pour le lieu, je rêverais de vivre sur Inishmore... J'ai contacté An Charraig en qui j'avais mis tous mes espoirs, mais ils m'ont répondus qu'ils ne prenaient plus de volontaires l'an prochain.
Connaissais vous d'autres moyen de passer 1 an sur l'île ?
Un été en Ouzbékistan English translation pending
Voici un très beau blogbien complet sur l'Ouzbekistan : http://www.uzbektravel.net/
Art, culture, design, travel, food...
Entrée de la Turquie dans la CEE sur Radio France (août 2009) English translation pending
Je vous invite à écouter la réflexion de Mihai Oroveanu, directeur du musée d'art contemporain de Bucarest, qui souligne la tolérance des turcs; réflexion qui change du discours dominant actuel en Europe, au sujet de l'entrée de la Turquie dans la CEE : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/thema_documents/ (écouter le passage de 3 min à partir de l'heure et vingt et une minutes d'émission).
A écouter et méditer....
A écouter et méditer....
Festival cubain au Parc Jean-Drapeau à Montréal le 25 juillet prochain! English translation pending
Chômage pendant séjour d'aide humanitaire? English translation pending
Bonjour à tous.
Je m'apprête à partir dans un projet d'art et culture grâce à l'association Adice localisée à Roubaix, normalement ce périple débuterait en octobre prochain et ce pour une année compléte.
Cependant une question vient de jaillir en moi. Je suis actuellement assistant d'éducation et mon contrat se termine officiellement le 31 aout. Donc je serai bénéficiaire de l'allocation chômage. Mais lorsque je partirai, est ce que cette somme continuera de m'être versée ou est ce que le tout sera bloqué, les organismes sachant que je ne serai pas sur le territoire français?
MErci de m'éclairer sur cette interrogation...
Voyage en Turquie pour un étudiant marocain sans passer par Paris? English translation pending
comment trouver un sejour en Turquie pour un étudiant (histoire de l'art) au départ de Casa (payable en dhs ou en euros ) sans passer par Paris (visa français refusé). Merci
Recherche chantiers au Sénégal fin septembre et octobre 2009 English translation pending
bonjour je recherche un chantier artistique basé sur la danse les percus et l'art batik au Senegal pour la periode fin septembre et octobre 2009....pourriez vous m'apporter des infos si vous en connaissez quelques uns???merci d'avance..
Récit de voyage en Chine: "Les montagnes dans les nuages" English translation pending
🙂C'est l'histoire d'une fille qui rencontre un vieux maître d'art martial, complètement excentrique, qui est aussi docteur traditionnel chinois, aux Canaries et qui part avec lui en Chine où il n'est pas retourné depuis 30 ans. L'auteure du coup, se met au qi gong et au taiji et va de surprise en surprise dans ce voyage qui part dans tous les sens. Bon, je raconte très mal mais c'est un livre génial qui parle de la Chine dont personne ne parle(j'y suis allée plusieurs fois et je parle un peu chinois), c'est très marrant et gai, et j'ai bien retrouvé le côté comique et chaleureux des amis que j'ai en Chine. Je le conseille à tous ceux qui s'intéressent à la Chine et aux autres aussi, ceux qui ne conaissent que ce que racontent les journaux (et qui est vrai, je dis pas le contraire, mais bon, la Chine, c'est pas que ça) pour qu'ils se fassent une idée un peu plus complète de la question. En tout cas, moi, c'est le meilleur livre que j'ai lu écrit par un occidental. Et par une fille encore! Qui voyage toute seule(dans la deuxième partie du livre, après qu'elle ait laissé Monsieur Lin, ce super bonhomme, dans un monastère taoiste des montagnes dans les nuages) comme moi!Elle s'appelle Adèle O'Longh et sa maison d'édition est:Hoëbecke.
Une pastelliste oeuvrant au fin fond de la Chine à Paris du 6 février au 21 mars 2008 English translation pending
Excellente coloriste, Myriam David est une pastelliste de talent, sachant rénover un art ancien, mixant un charme tout personnel et une technique moderne et raffinée.
Elle aime à travailler sur place, au cours de ses nombreux voyages : Grèce, Californie, Mexique, Italie, mais surtout Chine, d'où elle rapporte toujours croquis, pastels, et carnets de voyage.

Ces principales expositions personnelles sont "Chine profonde" aux Galeries Lafayette "carnets de voyage en Chine" à l'UNESCO, et dernièrement, "Ma Chine" présentée à l'occasion du Nouvel An Chinois, chez Asian Bar (George V) à Paris, du 6 février au 21 mars 2008.
Son oeuvre a reçu de nombreux prix, dont celui du Conseil Général de la Haute-Garonne.
Source : Présentation de Myriam David Galeries des œuvres de l'artiste

Ces principales expositions personnelles sont "Chine profonde" aux Galeries Lafayette "carnets de voyage en Chine" à l'UNESCO, et dernièrement, "Ma Chine" présentée à l'occasion du Nouvel An Chinois, chez Asian Bar (George V) à Paris, du 6 février au 21 mars 2008.
Son oeuvre a reçu de nombreux prix, dont celui du Conseil Général de la Haute-Garonne.
Source : Présentation de Myriam David Galeries des œuvres de l'artiste
Thai Airways à Samui et Bangkok Airways en Europe English translation pending
Bangkok airways n'a plus le monopole !
Cliquez ici
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Passeport à l'iranienne (livre) English translation pending
Passeport à l'iranienne - Nahal Tajadod - Editions JC Lattès (... ou l'art et la manière de faire renouveler son passeport à Téhéran)
"Pour faire renouveler le passeport d'une femme, tout un peuple se mobilise. Et la vraie vie de Téhéran nous est soudain révélée, sous le regard aigu du rire : deux photographes spécialistes de portraits islamiques, un médecin légiste qui troque des organes, une maquerelle qui veut envoyer des filles à Dubaï, une grand-mère qui offre une poule vivante à un militaire implacable, un technicien qui cache une parabole TV dans une marmite d'offrandes religieuses... Il y a là toute une énumération qui a la fantaisie et la générosité désordonnée des bazars orientaux où le rituel du târof - qui consiste à d'abord refuser tout paiement - est infiniment plus vivant et précieux que la loi du talion, où Hâfez côtoie Balzac avec un même appétit de vivre. Voilà l'Iran surprenant que nous fait découvrir Nahal Tajadod avec espièglerie et humour, et surtout avec l'immense tendresse d'une femme qui aime passionnément son pays et refuse l'image qu'on offre de lui.
Biographie de l'auteur Nahal Tajadod est née en Iran. Elle descend d'une famille liée à l'histoire de son pays. Elle vient vivre à Paris en 1977, étudie le chinois et travaille sur les relations entre l'Iran et la Chine. Elle a publié en 2005 Roumi le brûlis, une superbe biographie romancée du grand poète persan."
300 pages pour nous faire vivre, avec humour, les multiples péripéties qui aboutiront enfin au renouvellement du précieux document fil conducteur de ce livre savoureux, dans l'Iran d'aujourd'hui... A lire absolument !
"Pour faire renouveler le passeport d'une femme, tout un peuple se mobilise. Et la vraie vie de Téhéran nous est soudain révélée, sous le regard aigu du rire : deux photographes spécialistes de portraits islamiques, un médecin légiste qui troque des organes, une maquerelle qui veut envoyer des filles à Dubaï, une grand-mère qui offre une poule vivante à un militaire implacable, un technicien qui cache une parabole TV dans une marmite d'offrandes religieuses... Il y a là toute une énumération qui a la fantaisie et la générosité désordonnée des bazars orientaux où le rituel du târof - qui consiste à d'abord refuser tout paiement - est infiniment plus vivant et précieux que la loi du talion, où Hâfez côtoie Balzac avec un même appétit de vivre. Voilà l'Iran surprenant que nous fait découvrir Nahal Tajadod avec espièglerie et humour, et surtout avec l'immense tendresse d'une femme qui aime passionnément son pays et refuse l'image qu'on offre de lui.
Biographie de l'auteur Nahal Tajadod est née en Iran. Elle descend d'une famille liée à l'histoire de son pays. Elle vient vivre à Paris en 1977, étudie le chinois et travaille sur les relations entre l'Iran et la Chine. Elle a publié en 2005 Roumi le brûlis, une superbe biographie romancée du grand poète persan."
300 pages pour nous faire vivre, avec humour, les multiples péripéties qui aboutiront enfin au renouvellement du précieux document fil conducteur de ce livre savoureux, dans l'Iran d'aujourd'hui... A lire absolument !
Syrie: parfums... English translation pending
SYRIE: PARFUMS D' ALEP ET DE DAMAS
LE CAFE AL NOFARA: l'art de conter
Depuis 250 ans sous les regards bienveillants des portraits de famille, des présidents et des mollahs ainsi que des vieilles photos de Damas acrochées aux murs la tradition au Café Al Nofara est toujours vivante. Seule concession à notre époque la télévision qui n'a pas droit de cité quand le conteur prend la parole. Installé sur son fauteuil lui même juché sur un piedestal le conteur domine une assemblée qui suit attentivement où en songeant ses gestes et mimiques. Des volutes bleues libérées par les narghilés parfument l'atmosphère d'une odeur légerement acre et sucrée invitant à la nonchalence et malgré le ballet incéssant du préposé aux pipes à eau le conteur n'en poursuit pas moins son récit ne s'interrompant que pour avaler une gorgée de thé, dire quelques plaisanteries ou répondre aux perplexités de son auditoire. Le spectacle est aussi dans la salle minuscule du café les clients rentrent ou sortent se frayant sans bruit un passage entre les tables et les chaises, y consomment du thé tout en faisant rougir la braisse du narghilé, participent en faisant vivre et revivre l'histoire mainte fois entendue par des cris de guerre ou de victoire selon les passages lus. Dans le café Al Nofara le temps semble suspendu à un fil tenu qui nous relie à notre imaginaire, à notre envie d'échapper du réel, à notre envie d'être le héros de l'histoire et de briller au firmament. Depuis plus de deux siècles des générations de syriens prennent place tous les soirs sur les banquettes et les chaises de ce café mythique pour écouter un bout de leur feuilleton préféré pouvant durer des semaines ou des mois. Ce sont des épopées qui narrent de vieilles histoires passionantes, qui parlent de héros tout droit sortis de la nuit des temps, ce sont des contes imaginaires, des contes des mille et une nuits qui font rêver, qui nous emmènent loin, très loin… L'épée virevolte, fend les airs, s'abbat avec fracas sur un guéridon en fer, mime la mise à mort des méchants accompagnée par les cris de joie des spectateurs: le conteur est aussi acteur, ses mains et ses yeux savent attirer l'attention en soulignant les passages les plus importants rendant ainsi le récit vivant et accessible à tous. Du minaret de la mosquée des Omeyades le chant du muezin s'élève appelant à la prière, il pénètre jusque dans la salle comme pour rapeller les hommes à plus de rigueur. Mélange de profane et de sacré mais la bataille entre les deux hommes durent depuis si longtemps qu'Allah se réjouit de cette rivalité qui en fait n'en est pas une car même si les deux voix s'entrechoquent, se superposent, se font concurence, se séparent, se dépassent c'est pour mieux se rejoindre pour sublimer le triomphe du bien sur le mal dans un seul et même cri.
LES SOUKS: l'art du commerce
Se laisser porter, emporter, griser, ennivrer par les sons, les odeurs, les voix, les parfums… Se perdre, se mouvoir entre les étals et la foule… Fermer les yeux et se laisser pénétrer par ces éffluves et ces contacts furtifs… Rêver en écoutant tous ces bruits nouveaux qui comme un murmure viennent mourrir dans nos oreilles… Voyager au coeur de la vie, au coeur des hommes, au coeur de nos lointaines racines et vivre un moment magique qui dépasse notre entendement. Rentrer dans le jeu des vendeurs, parlementer sans fin pour le plaisir de la discussion, répondre par un sourire aux invitations enjoleuses des rabatteurs… Toucher, palper, comparer les marchandises, faire la moue et semblant de partir en étant sur d'être rappeler et de l'emporter pour un bon prix. Mais bon prix pour qui? Le souk, lieu magique, lieu de toutes les envies, de toutes les recherches, de toutes les tentations, lieu de rencontre, lieu de vie, ici tout palpite du matin au soir, ici tout se vend, tout s'achète, tout se négocie, il suffit d'être patient. C'est le royaume des affaires, royaume des hommes qui vendent et des femmes qui achètent binome indispensable à la bonne marche du commerce. Les souks racontent l'histoire de l'opulence d'une ville et grâce à Soliman le Magnifique les grands échanges avec les Occidentaux connaitront leur âge d'or. Les caravanrésails abriteront les rencontres fructueuses des Orientaux vendant pierres précieuses, textiles, épices aux Européens descendus de leurs vaisseaux chargés de monaie. Imbriqués dans les souks, les khans monumentaux avec leurs entrées majeustueuses décorées de pierres noires et blondes et de déssins géométriques offrent de beaux exemples d'architecture mamelouque. Venise fut la première a installer un comptoir à Alep et encore aujourd'hui dans une odeur de savon, de cardamome, de clou de girofle et au rythme de la musique du cuivre martellé on peut toujours y faire provisions de tapis, d'étoffes, de bijoux sans oublier le bric-à-brac savament ordonné des denrées alimentaires. Objets hétéroclites, boutiques pleines à craquer, objets insolites, étals surchargés, antiquités, objets de la vie quotidienne, bijoux, quincaillerie, odeurs et couleurs déclinées à l'infini, cris des porteurs et des camelots, prières des muezins, conversations animées, klaxons des rares véhicules qui osent braver les ruelles quasi impasses des souks, tout s'entrechoque dans un caos inimaginable ou pourtant règne un ordre plusieurs fois millenaire. De nos jours encore divisé par corporation le souk obéit toujours aux ancestrales lois d'honnêteté, de courtoisie et d'entr'aide. Les souks, monde à part, partie intégrante des pays du Moyen Orient loin du tumulte extérieur de la ville moderne fourmillent et grouillent, les marchandises passent de main en main, des fabriques aux étalalages, des vendeurs aux cabas des clientes. Les transactions se font sereinement, sans cri ni heurt et discrètement l'argent change de porte monaie. Pas de tiroir caisse qui sonne à son ouverture, pas de coffre fort, pas de facture, pas de bureaucratie, la parole et une poignée de main cellent le pacte sur l'honneur entre les deux parties. Etrangement à la rue le souk est calme, tout le monde parle à voix basse, musique et radio n'ont pas droit de cité seule la sonnerie des téléphones et des marchands de réveils troublent parfois les laborieuses transactions. On se presse, on court on se bouscule presque, la foule ne s'arrete jamais, c'est un perpétuel va et vient, un véritable ballet entre les khans, caravansérails, ruelles, venelles, dédales, couloirs, cours intérieures qui structurent les souks comme si la bonne affaire allait échapper aux yeux inquisiteurs des acheteurs. Les boutiques sont pleine à craquer, on doit jongler entre les objets les plus divers installés devant des échoppes à même le passage tout en essayant de ne pas faire dégringoler les étagères ou les vendeurs ont installé avec patience leur produits. Les humains et les marchandises s'entassent et se heurtent dans les ruelles car l'espace fait cruellement défaut dans les souks: acheteurs, vendeurs, rabateurs, porteurs, livreurs, bicyclettes, motos, ânes, brouettes, petits fourgons, diables, chariots, étals ambulants se disputent l'espace étroit laissé libre entre les rangées des boutiques exigües et minuscules qui déssinent des damiers aux senteurs de cannelle, de safran et de corde. Les échoppes sont parfois si petites que les vendeurs ne peuvent y entrer ou en sortir qu'en sautant à l'aide d'une corde le comptoir. Vendeurs installés au milieu et sur leur produits, ici pas d'espace perdu, la moindre place est traquée, les marchandises sont reines et occupent tout du sol au plafond, ainsi bassines, sacs de toutes sortes, récipients, caisses, cageots, étagères, plateaux, boites, bidons, cartons débordants font office de décoration car l'imagination ne manque pas pour mettre en valeur le moindre article et appater le client en mélangeant judicieusement les couleurs et les odeurs. Le souk malgré son origine millenaire sait aussi se transformer, le plus bel exemple nous arrive d'Alep. Ses anciennes prisons font maintenant vivre d'autres prisonniers non plus des deserteurs ou des voleurs mais des prisonniers du travail! Ce sont les ciseaux qui enchainent ces hommes car c'est le royaume des tailleurs. Les petites cellules regorgent de tissu qui sera vite taillé pour devenir pantalons, vestes ou djellabas et les petites mains expertes les coudront à la maison permettant ainsi aux femmes de gagner quelque argent. Le souk vit aussi à l'heure des fêtes religieuses. Durant le Ramadan quinze minutes avant l'heure de rompre le jeune les lourds rouleaux métalliques claquent un à un, les boutiques se ferment et la foule dévale presque en courant les ruelles du souk pour aller festoyer avant de rendre à la mosquée. En moins de trente minutes le souk sera vide et seuls quelques cartons et emballages abandonnés dans les rues désertées ou ne travaillent que les patissiers fortement sollicités en ces jours de fêtes témoigneront des affaires traitées. Le souk semble un endroit propère ou tout le monde qu'il soit riche commerçant où vendeur à la sauvette, acheteurs où badaux trouve son compte. Et le soir à l'heure ou le bruit des rideaux de fer annoncent la fermeture, à regret on doit quitter cet havre de paix pour être à nouveau happé par la vie trépidente de la ville moderne et le souk peut s'endormir tranquillement… demain il sera nettoyé pour que les transactions interompues par la nuit puissent reprendre et que se rendre dans les souks soit sans cesse une fête, un vrai bonheur.
LE HAMMAM: l'art raffiné de vivre
Le hammam, endroit vieux comme le monde toujours d'actualité a traversé les époques et les révolutions sans muter, est toujours aussi fréquenté. Ces vieux murs résonnent encore des brouhahas des notables, des coquettes, des courtisanes et des petites gens qui sont venus laver leur enveloppe charnelle et resourcer leur esprit. Ses grandes coupoles percées de ronds de verres pour mieux filtrer la lumière, ses arcades divisant les salles, sa décoration lui donnant l' aspect d'un palais raffiné, le chuintement, le clapotis et le murmure de l'eau, la moiteur et la douce fraicheur du sol en pierre noires et blanches poli par des génerations de visiteurs sied à la méditation, à l'abandon de soi, aux confidences et au bavardage. On vient au hammam pour s'amuser, passer la journée, faire des rencontres, trouver des réponses à ses problèmes; le hammam avec le café et la mosquée représentent l'essence même du monde arabe. D'une salle proviennent des cris de joie, des rires et des éclats de voix, c'est la fête aujourd'hui dans le hamman, des amies ont accompagnées la future mariée pour sa toilette nuptiale. Le hamman est encore depuis sa lointaine création un lieu de vie privilégié au Moyen Orient, ces murs pourraient raconter tant de joie et de peine. Pour nous occidentaux le hamman est entouré d'un halo de mystère, que doit-il se passer dans ses murs si épais d'où rien ne transpire? Dès l'entrée on est agréablememt surpris par les reflets du soleil jouant sur les vieilles pierres, les boiseries, les mosaiques, les lanternes, les bassins et les fontaines; les corps sont dévétus, les nudités s'exposent sans fausse pudeur, sans vergogne, ici c'est le temple du culte de l'eau qui vous invite à s'amuser avec elle de mille façons. Eau débordant des fontaines, eau se fracassant sur le sol, eau jettée sur les corps à peine lavés et frottés, l'eau dans le hamman est synonime de bonheur, de bien être et d'oubli, sans elle cette joyeuse atmosphère ne serait pas possible. Accroupies devant les fontaines, s'aspergant abondament d'eau tiède, voire très chaude, les femmes se lavent tout en échangeant des confidences. Femmes aux rondeurs porteuses de vie, femmes au corps sveltes ou flasques, petites filles s'éveillant à la vie, toutes apprécient ce moment de détente loin de l'univers suffocant des hommes. De leur côté les hommes font de même, on ne mélange pas le masculin et le féminin au hamman! Dans le caldarium une épaisse vapeur humide entre en action pour combattre les impuretés, les corps sont délicatement baignés avec de l'eau à peine tiède provoquant de délicieux frissons avant de fondre sous les caresses sensuelles des mains expertes des esthéticiennes d'une autre époque: elles vous frottent, savonnent, lavent, tournent et retournent jusqu'a qu'elles soient satisfaites de leur soin puis leurs doigts de fée soulagent les zones douloureuses de nos chairs veillissantes; depuis des millénaires ils ont tellement pétris de corps, vu tellement de misères qu'ils les devinent au premier coup d'oeil, au premier contact avec le grain de la peau. Dans la salle de repos, délicieusement fatiguées, propres comme au premier jour de la vie, des piles de serviettes en pur coton innaculé attendent de s'enrouler autour de nos hanches et de nos épaules prolongeant ainsi le plaisir de la toilette par son doux contact. Allanguies sur des divans qui ont vu des milliers de corps beaux et usés, lentement, tout en sirotant un thé à la menthe presque trop sucré on se prend à rêver à une vie sans soucis comme celle que devaient avoir les compagnes de Schéhérazade.
LES PALAIS: l'art sublimé
Se perdre dans les ruelles entrecoupées de voûtes et d'arcs du vieux quartier chrétien d'Alep, longer les façades sobres et épurées de la rue Jdaideh qui ne laissent en rien soupçonner l'extraordinaire beauté des intérieurs. Oser pousser la porte de quelques maisons de ces fortunés marchands d'un autre siécle pour en saisir des bribes de vie. Se laisser susprendre par le raffinement dévoilé par ces portes entrouvertes et subir le charme qui émane de ces vieilles pierres. Ces maisons parfois transformées en musées, hotel ou restaurants vous invitent à la découverte des saveurs orientales et exciteront votre imagination. Comme un pélerinage il faut toutes les visiter pour mieux saisir dans quel luxe vivaient ces habitants du temps du commerce avec la Sérénissime. Au coeur d'Alep et de Damas, dans les vieux quartiers et dans le fin fond des souks, syriens et étrangers amoureux de ces pierres millénaires restaurent des anciennes demeures mameloukes pour y travailler et y vivre dans un raffinement oriental. La restauration et la mise en valeur du patrimoine par des particuliers redonnent ses lettres de noblesse à ces plus vieilles villes du monde. C'est la décoration qui a fait la réputation de ces petits palais, murs et plafonds sont en bois peint, sertis d'or et de petits médaillons figurant des mosquées et des dômes au dessin vif et naïf ou des corbeilles de fleurs et de fruits. Autrefois on invitait chanteurs et musiciens chez soi pour jouer de la musique dans le grand salon de reception ou les invités et leurs hotes du haut de l'estrade en marbre rose les écoutaient tout en partageant quelques pistaches fraîches et un verre de thé. En Syrie, les habitations traditionelles qui pour la plupart datent du XVIIIe et XIXe sont tournées vers une cour intérieure prolongée par un salon d'été de conception iranienne, l'iwan. La combinaison de la cour typique de la demeure méditéranéenne et de l'iwan font l'orginalité de ces maisons où le frémissement des feuillages et la senteur des fleurs des orangers et des citroniers invitent à la rêverie. Dans le patio, l'iwan est une halte d'ombre parfumée pour ècouter le cliquetis des selsébils, ces fontaines murales qui versent en murmurant leurs goutelettes d'eau… alors qu'un escalier extérieur couvert d'une treille grimpe vers les toits où à l'heure du crépuscule les chrétiennes d'Orient comme les femmes voilées qui cachent leur peau de nacre vont écouter la beauté du chant du muezzin et c'est ici sous le croissant de lune que Damas et Alep lèvera le voile pour nous.
LE CAFE AL NOFARA: l'art de conter
Depuis 250 ans sous les regards bienveillants des portraits de famille, des présidents et des mollahs ainsi que des vieilles photos de Damas acrochées aux murs la tradition au Café Al Nofara est toujours vivante. Seule concession à notre époque la télévision qui n'a pas droit de cité quand le conteur prend la parole. Installé sur son fauteuil lui même juché sur un piedestal le conteur domine une assemblée qui suit attentivement où en songeant ses gestes et mimiques. Des volutes bleues libérées par les narghilés parfument l'atmosphère d'une odeur légerement acre et sucrée invitant à la nonchalence et malgré le ballet incéssant du préposé aux pipes à eau le conteur n'en poursuit pas moins son récit ne s'interrompant que pour avaler une gorgée de thé, dire quelques plaisanteries ou répondre aux perplexités de son auditoire. Le spectacle est aussi dans la salle minuscule du café les clients rentrent ou sortent se frayant sans bruit un passage entre les tables et les chaises, y consomment du thé tout en faisant rougir la braisse du narghilé, participent en faisant vivre et revivre l'histoire mainte fois entendue par des cris de guerre ou de victoire selon les passages lus. Dans le café Al Nofara le temps semble suspendu à un fil tenu qui nous relie à notre imaginaire, à notre envie d'échapper du réel, à notre envie d'être le héros de l'histoire et de briller au firmament. Depuis plus de deux siècles des générations de syriens prennent place tous les soirs sur les banquettes et les chaises de ce café mythique pour écouter un bout de leur feuilleton préféré pouvant durer des semaines ou des mois. Ce sont des épopées qui narrent de vieilles histoires passionantes, qui parlent de héros tout droit sortis de la nuit des temps, ce sont des contes imaginaires, des contes des mille et une nuits qui font rêver, qui nous emmènent loin, très loin… L'épée virevolte, fend les airs, s'abbat avec fracas sur un guéridon en fer, mime la mise à mort des méchants accompagnée par les cris de joie des spectateurs: le conteur est aussi acteur, ses mains et ses yeux savent attirer l'attention en soulignant les passages les plus importants rendant ainsi le récit vivant et accessible à tous. Du minaret de la mosquée des Omeyades le chant du muezin s'élève appelant à la prière, il pénètre jusque dans la salle comme pour rapeller les hommes à plus de rigueur. Mélange de profane et de sacré mais la bataille entre les deux hommes durent depuis si longtemps qu'Allah se réjouit de cette rivalité qui en fait n'en est pas une car même si les deux voix s'entrechoquent, se superposent, se font concurence, se séparent, se dépassent c'est pour mieux se rejoindre pour sublimer le triomphe du bien sur le mal dans un seul et même cri.
LES SOUKS: l'art du commerce
Se laisser porter, emporter, griser, ennivrer par les sons, les odeurs, les voix, les parfums… Se perdre, se mouvoir entre les étals et la foule… Fermer les yeux et se laisser pénétrer par ces éffluves et ces contacts furtifs… Rêver en écoutant tous ces bruits nouveaux qui comme un murmure viennent mourrir dans nos oreilles… Voyager au coeur de la vie, au coeur des hommes, au coeur de nos lointaines racines et vivre un moment magique qui dépasse notre entendement. Rentrer dans le jeu des vendeurs, parlementer sans fin pour le plaisir de la discussion, répondre par un sourire aux invitations enjoleuses des rabatteurs… Toucher, palper, comparer les marchandises, faire la moue et semblant de partir en étant sur d'être rappeler et de l'emporter pour un bon prix. Mais bon prix pour qui? Le souk, lieu magique, lieu de toutes les envies, de toutes les recherches, de toutes les tentations, lieu de rencontre, lieu de vie, ici tout palpite du matin au soir, ici tout se vend, tout s'achète, tout se négocie, il suffit d'être patient. C'est le royaume des affaires, royaume des hommes qui vendent et des femmes qui achètent binome indispensable à la bonne marche du commerce. Les souks racontent l'histoire de l'opulence d'une ville et grâce à Soliman le Magnifique les grands échanges avec les Occidentaux connaitront leur âge d'or. Les caravanrésails abriteront les rencontres fructueuses des Orientaux vendant pierres précieuses, textiles, épices aux Européens descendus de leurs vaisseaux chargés de monaie. Imbriqués dans les souks, les khans monumentaux avec leurs entrées majeustueuses décorées de pierres noires et blondes et de déssins géométriques offrent de beaux exemples d'architecture mamelouque. Venise fut la première a installer un comptoir à Alep et encore aujourd'hui dans une odeur de savon, de cardamome, de clou de girofle et au rythme de la musique du cuivre martellé on peut toujours y faire provisions de tapis, d'étoffes, de bijoux sans oublier le bric-à-brac savament ordonné des denrées alimentaires. Objets hétéroclites, boutiques pleines à craquer, objets insolites, étals surchargés, antiquités, objets de la vie quotidienne, bijoux, quincaillerie, odeurs et couleurs déclinées à l'infini, cris des porteurs et des camelots, prières des muezins, conversations animées, klaxons des rares véhicules qui osent braver les ruelles quasi impasses des souks, tout s'entrechoque dans un caos inimaginable ou pourtant règne un ordre plusieurs fois millenaire. De nos jours encore divisé par corporation le souk obéit toujours aux ancestrales lois d'honnêteté, de courtoisie et d'entr'aide. Les souks, monde à part, partie intégrante des pays du Moyen Orient loin du tumulte extérieur de la ville moderne fourmillent et grouillent, les marchandises passent de main en main, des fabriques aux étalalages, des vendeurs aux cabas des clientes. Les transactions se font sereinement, sans cri ni heurt et discrètement l'argent change de porte monaie. Pas de tiroir caisse qui sonne à son ouverture, pas de coffre fort, pas de facture, pas de bureaucratie, la parole et une poignée de main cellent le pacte sur l'honneur entre les deux parties. Etrangement à la rue le souk est calme, tout le monde parle à voix basse, musique et radio n'ont pas droit de cité seule la sonnerie des téléphones et des marchands de réveils troublent parfois les laborieuses transactions. On se presse, on court on se bouscule presque, la foule ne s'arrete jamais, c'est un perpétuel va et vient, un véritable ballet entre les khans, caravansérails, ruelles, venelles, dédales, couloirs, cours intérieures qui structurent les souks comme si la bonne affaire allait échapper aux yeux inquisiteurs des acheteurs. Les boutiques sont pleine à craquer, on doit jongler entre les objets les plus divers installés devant des échoppes à même le passage tout en essayant de ne pas faire dégringoler les étagères ou les vendeurs ont installé avec patience leur produits. Les humains et les marchandises s'entassent et se heurtent dans les ruelles car l'espace fait cruellement défaut dans les souks: acheteurs, vendeurs, rabateurs, porteurs, livreurs, bicyclettes, motos, ânes, brouettes, petits fourgons, diables, chariots, étals ambulants se disputent l'espace étroit laissé libre entre les rangées des boutiques exigües et minuscules qui déssinent des damiers aux senteurs de cannelle, de safran et de corde. Les échoppes sont parfois si petites que les vendeurs ne peuvent y entrer ou en sortir qu'en sautant à l'aide d'une corde le comptoir. Vendeurs installés au milieu et sur leur produits, ici pas d'espace perdu, la moindre place est traquée, les marchandises sont reines et occupent tout du sol au plafond, ainsi bassines, sacs de toutes sortes, récipients, caisses, cageots, étagères, plateaux, boites, bidons, cartons débordants font office de décoration car l'imagination ne manque pas pour mettre en valeur le moindre article et appater le client en mélangeant judicieusement les couleurs et les odeurs. Le souk malgré son origine millenaire sait aussi se transformer, le plus bel exemple nous arrive d'Alep. Ses anciennes prisons font maintenant vivre d'autres prisonniers non plus des deserteurs ou des voleurs mais des prisonniers du travail! Ce sont les ciseaux qui enchainent ces hommes car c'est le royaume des tailleurs. Les petites cellules regorgent de tissu qui sera vite taillé pour devenir pantalons, vestes ou djellabas et les petites mains expertes les coudront à la maison permettant ainsi aux femmes de gagner quelque argent. Le souk vit aussi à l'heure des fêtes religieuses. Durant le Ramadan quinze minutes avant l'heure de rompre le jeune les lourds rouleaux métalliques claquent un à un, les boutiques se ferment et la foule dévale presque en courant les ruelles du souk pour aller festoyer avant de rendre à la mosquée. En moins de trente minutes le souk sera vide et seuls quelques cartons et emballages abandonnés dans les rues désertées ou ne travaillent que les patissiers fortement sollicités en ces jours de fêtes témoigneront des affaires traitées. Le souk semble un endroit propère ou tout le monde qu'il soit riche commerçant où vendeur à la sauvette, acheteurs où badaux trouve son compte. Et le soir à l'heure ou le bruit des rideaux de fer annoncent la fermeture, à regret on doit quitter cet havre de paix pour être à nouveau happé par la vie trépidente de la ville moderne et le souk peut s'endormir tranquillement… demain il sera nettoyé pour que les transactions interompues par la nuit puissent reprendre et que se rendre dans les souks soit sans cesse une fête, un vrai bonheur.
LE HAMMAM: l'art raffiné de vivre
Le hammam, endroit vieux comme le monde toujours d'actualité a traversé les époques et les révolutions sans muter, est toujours aussi fréquenté. Ces vieux murs résonnent encore des brouhahas des notables, des coquettes, des courtisanes et des petites gens qui sont venus laver leur enveloppe charnelle et resourcer leur esprit. Ses grandes coupoles percées de ronds de verres pour mieux filtrer la lumière, ses arcades divisant les salles, sa décoration lui donnant l' aspect d'un palais raffiné, le chuintement, le clapotis et le murmure de l'eau, la moiteur et la douce fraicheur du sol en pierre noires et blanches poli par des génerations de visiteurs sied à la méditation, à l'abandon de soi, aux confidences et au bavardage. On vient au hammam pour s'amuser, passer la journée, faire des rencontres, trouver des réponses à ses problèmes; le hammam avec le café et la mosquée représentent l'essence même du monde arabe. D'une salle proviennent des cris de joie, des rires et des éclats de voix, c'est la fête aujourd'hui dans le hamman, des amies ont accompagnées la future mariée pour sa toilette nuptiale. Le hamman est encore depuis sa lointaine création un lieu de vie privilégié au Moyen Orient, ces murs pourraient raconter tant de joie et de peine. Pour nous occidentaux le hamman est entouré d'un halo de mystère, que doit-il se passer dans ses murs si épais d'où rien ne transpire? Dès l'entrée on est agréablememt surpris par les reflets du soleil jouant sur les vieilles pierres, les boiseries, les mosaiques, les lanternes, les bassins et les fontaines; les corps sont dévétus, les nudités s'exposent sans fausse pudeur, sans vergogne, ici c'est le temple du culte de l'eau qui vous invite à s'amuser avec elle de mille façons. Eau débordant des fontaines, eau se fracassant sur le sol, eau jettée sur les corps à peine lavés et frottés, l'eau dans le hamman est synonime de bonheur, de bien être et d'oubli, sans elle cette joyeuse atmosphère ne serait pas possible. Accroupies devant les fontaines, s'aspergant abondament d'eau tiède, voire très chaude, les femmes se lavent tout en échangeant des confidences. Femmes aux rondeurs porteuses de vie, femmes au corps sveltes ou flasques, petites filles s'éveillant à la vie, toutes apprécient ce moment de détente loin de l'univers suffocant des hommes. De leur côté les hommes font de même, on ne mélange pas le masculin et le féminin au hamman! Dans le caldarium une épaisse vapeur humide entre en action pour combattre les impuretés, les corps sont délicatement baignés avec de l'eau à peine tiède provoquant de délicieux frissons avant de fondre sous les caresses sensuelles des mains expertes des esthéticiennes d'une autre époque: elles vous frottent, savonnent, lavent, tournent et retournent jusqu'a qu'elles soient satisfaites de leur soin puis leurs doigts de fée soulagent les zones douloureuses de nos chairs veillissantes; depuis des millénaires ils ont tellement pétris de corps, vu tellement de misères qu'ils les devinent au premier coup d'oeil, au premier contact avec le grain de la peau. Dans la salle de repos, délicieusement fatiguées, propres comme au premier jour de la vie, des piles de serviettes en pur coton innaculé attendent de s'enrouler autour de nos hanches et de nos épaules prolongeant ainsi le plaisir de la toilette par son doux contact. Allanguies sur des divans qui ont vu des milliers de corps beaux et usés, lentement, tout en sirotant un thé à la menthe presque trop sucré on se prend à rêver à une vie sans soucis comme celle que devaient avoir les compagnes de Schéhérazade.
LES PALAIS: l'art sublimé
Se perdre dans les ruelles entrecoupées de voûtes et d'arcs du vieux quartier chrétien d'Alep, longer les façades sobres et épurées de la rue Jdaideh qui ne laissent en rien soupçonner l'extraordinaire beauté des intérieurs. Oser pousser la porte de quelques maisons de ces fortunés marchands d'un autre siécle pour en saisir des bribes de vie. Se laisser susprendre par le raffinement dévoilé par ces portes entrouvertes et subir le charme qui émane de ces vieilles pierres. Ces maisons parfois transformées en musées, hotel ou restaurants vous invitent à la découverte des saveurs orientales et exciteront votre imagination. Comme un pélerinage il faut toutes les visiter pour mieux saisir dans quel luxe vivaient ces habitants du temps du commerce avec la Sérénissime. Au coeur d'Alep et de Damas, dans les vieux quartiers et dans le fin fond des souks, syriens et étrangers amoureux de ces pierres millénaires restaurent des anciennes demeures mameloukes pour y travailler et y vivre dans un raffinement oriental. La restauration et la mise en valeur du patrimoine par des particuliers redonnent ses lettres de noblesse à ces plus vieilles villes du monde. C'est la décoration qui a fait la réputation de ces petits palais, murs et plafonds sont en bois peint, sertis d'or et de petits médaillons figurant des mosquées et des dômes au dessin vif et naïf ou des corbeilles de fleurs et de fruits. Autrefois on invitait chanteurs et musiciens chez soi pour jouer de la musique dans le grand salon de reception ou les invités et leurs hotes du haut de l'estrade en marbre rose les écoutaient tout en partageant quelques pistaches fraîches et un verre de thé. En Syrie, les habitations traditionelles qui pour la plupart datent du XVIIIe et XIXe sont tournées vers une cour intérieure prolongée par un salon d'été de conception iranienne, l'iwan. La combinaison de la cour typique de la demeure méditéranéenne et de l'iwan font l'orginalité de ces maisons où le frémissement des feuillages et la senteur des fleurs des orangers et des citroniers invitent à la rêverie. Dans le patio, l'iwan est une halte d'ombre parfumée pour ècouter le cliquetis des selsébils, ces fontaines murales qui versent en murmurant leurs goutelettes d'eau… alors qu'un escalier extérieur couvert d'une treille grimpe vers les toits où à l'heure du crépuscule les chrétiennes d'Orient comme les femmes voilées qui cachent leur peau de nacre vont écouter la beauté du chant du muezzin et c'est ici sous le croissant de lune que Damas et Alep lèvera le voile pour nous.
Mali: envoi de souvenirs encombrants en Suisse English translation pending
Bonjour! 😉
Nous sommes actuellement en vacances au Mali et, seduites par l art africain, nous aimerions nous en faire envoyer en suisse. Nous savons que cela peut se faire par container depuis l asie et que cela prend quelques mois. Trouve t on pareil en afrique et si oui, a quel cout?
merci d avance
Elo et Virgo 🙂
India Bazaar English translation pending
"India Bazaar" / Un petit bouquin sympa d'images populaires indiennes (calendar art, bazaar art) de ttes origines : imagerie pieuse, publicité, images éducatives..... Et en particulier extraordinaire collection d'.....étiquettes de boites d'allumettes, de pétards (feux d'artifice, bien sur ) ......etc....
Joli et drole.
( Samantha Harison et Bari Kumar, ed. Taschen, Cologne /courte présentation trilingue, anglais, alld, français)
Joli et drole.
( Samantha Harison et Bari Kumar, ed. Taschen, Cologne /courte présentation trilingue, anglais, alld, français)
Festival de conte au pays Dogon au Mali English translation pending
annonce aannonce bonjour a tous voila un prochain grand evenement en pays dogon l'art de la parole et du diure au pays dogon car nouis organisons en fin d'année un evenement de conte aENDE ALORS A TOUS LES VOYAGEURS SI VOUS PASER PAR LE PAYS DOGON VOS SUGGESTIONS ET EVENTUELEMENT VOTRE PARTICIPATION SONT LES BIENVENUE
Billets d'avion pour le Japon et rail pass English translation pending
😉bonjour!
Je suis heureuse car je pars a osaka etudier l'art en aout 2005! Seulement, je ne connait encore rien du pays au soleil levant et j'aurais aimé avoir deux ou trois infos... Premierement, je cherche un billet d avion aller retour sachant que je rentre seulement en mai 2006... Connaissez vous un site sur lequel les billets sont moins chers et correspondent à mes attentes? Ensuite, est-il ptéférable d'acheter un billet à la derniere minute ou plait-il de le prendre bien en avance? Et enfin, japan rail pass est une formule à acheter en france ou au japon?
Je vous remercie de m'avoir lue....😏 totorette
Je suis heureuse car je pars a osaka etudier l'art en aout 2005! Seulement, je ne connait encore rien du pays au soleil levant et j'aurais aimé avoir deux ou trois infos... Premierement, je cherche un billet d avion aller retour sachant que je rentre seulement en mai 2006... Connaissez vous un site sur lequel les billets sont moins chers et correspondent à mes attentes? Ensuite, est-il ptéférable d'acheter un billet à la derniere minute ou plait-il de le prendre bien en avance? Et enfin, japan rail pass est une formule à acheter en france ou au japon?
Je vous remercie de m'avoir lue....😏 totorette
Voyage 20 jours à l'est de Java English translation pending
Bonjour à tous
Jarrive demain soir à Java. Je viens principalement sur l'île afin de decouvrir l'art du batik . Auriez vous des organismes, endroits ou ateliers à me conseiller svp ? Sinon je suis preneuse de vos bon plans (trekking, plages ...)à aller decouvrir.
Jai sinon une question concernant le prix des taxis de l'aéroport de surabaya au centre ville ? Car Je n'arrive pas à trouver d'infos récentes à ce sujet. Sinon il y a t'il un bus pour se rendre au centre ?
Merci d'avance pour vos réponses
En campagne du Japon? English translation pending
Bonjour,
Un petit message ici, pour rechercher vos avis et idées,
Le japon m'attire, dans son art de vivre & sa culture. Bien sûr que je veux voir Tokyo, Kyoto, parce qu'il "faut le voir un jour" et cela me plairait évidemment,
Mais plus encore, c'est le Japon reculé qui m'attire le plus.. ça peut paraître con, mais dans "Le Dernier Samouraï", il y de ces paysages, en pleine campagne, de petits villages isolés en hauteur... Et c'est réellement ce Japon là, que j'aimerais visiter, vivre.
Alors, vers quelle région du Japon me tourner, et comment m'y rendre ? Pourrais-je m'en sortir en anglais ?
Merci pour votre aide précieuse.
Un petit message ici, pour rechercher vos avis et idées,
Le japon m'attire, dans son art de vivre & sa culture. Bien sûr que je veux voir Tokyo, Kyoto, parce qu'il "faut le voir un jour" et cela me plairait évidemment,
Mais plus encore, c'est le Japon reculé qui m'attire le plus.. ça peut paraître con, mais dans "Le Dernier Samouraï", il y de ces paysages, en pleine campagne, de petits villages isolés en hauteur... Et c'est réellement ce Japon là, que j'aimerais visiter, vivre.
Alors, vers quelle région du Japon me tourner, et comment m'y rendre ? Pourrais-je m'en sortir en anglais ?
Merci pour votre aide précieuse.
Pistes kirghizes en poids lourd et dates de fermeture English translation pending
Salut!
Quelques questions pour notre itinéraire à venir :
Est ce que quelqu'un connait la piste entre jalalabat et kazarman par kok art? Ca passe en poids lourd ? Des camions locaux y passent-ils?
A quelle date la route barskoon...engilchek...karakol ferme-t-elle? Date fixe ou fonction de la neige? Ca passe en PL?
Et pour finir a quelle date la frontiere de karkara entre karakol et kegen ferme-t-elle generalement?
Merci si vous avez quelques infos, sinon on verra sur le tas...
Est ce que quelqu'un connait la piste entre jalalabat et kazarman par kok art? Ca passe en poids lourd ? Des camions locaux y passent-ils?
A quelle date la route barskoon...engilchek...karakol ferme-t-elle? Date fixe ou fonction de la neige? Ca passe en PL?
Et pour finir a quelle date la frontiere de karkara entre karakol et kegen ferme-t-elle generalement?
Merci si vous avez quelques infos, sinon on verra sur le tas...
12 jours en Norvège: Oslo, Bergen et le Sognefjord English translation pending
Bonjour à tous !
Je voulais partager avec vous notre séjour de 12 jours en Norvège. Au programme : - de l'Art à Bergen et Oslo - l'un des plus beaux voyages en train (selon Lonely Planet) - la traversée du Sognefjord - la presqu'île de Bygdoy - le célèbre train qui relie Flam à Myrdal - de la randonnée
Il y en a pour tous les goûts!!
voici le lien de notre blog : http://vacances-en-norvege-oslo-bergen-fjord.blogspot.fr/
Bonne lecture et bonnes vacances ! 😉
Je voulais partager avec vous notre séjour de 12 jours en Norvège. Au programme : - de l'Art à Bergen et Oslo - l'un des plus beaux voyages en train (selon Lonely Planet) - la traversée du Sognefjord - la presqu'île de Bygdoy - le célèbre train qui relie Flam à Myrdal - de la randonnée
Il y en a pour tous les goûts!!
voici le lien de notre blog : http://vacances-en-norvege-oslo-bergen-fjord.blogspot.fr/
Bonne lecture et bonnes vacances ! 😉