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Escale à Moscou sur un vol Paris-Pékin, visa pour sortir de l'aéroport? English translation pending
by Shafetvivi · 2012-02-07 · 5 replies
Bonjour,

Je suis entrain de préparer un voyage de 3 semaines en Chine et sur les vols Paris-Pékin intéressants financièrement, il y a souvent des escales de plusieurs heures ( 15-20 h ) à Moscou. Je me demande s'il est autorisé de sortir de l'aéroport avec un visa en règle ?

Premier voyage, pleine de questions !!!

Merci d'avance pour vos infos !

Virginie
Coût de la vie à Pékin? English translation pending
by Littledark · 2011-11-16 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous

J'envisage de partir 6 mois à Pékin en 2012 pour suivre ma copine et découvrir ce pays plein d'opportunités: apprendre le chinois, rencontrer des entrepreneurs locaux... J'ai tenté de faire quelques recherches sur le web mais n'ai pas trouvé tant d'infos que ca qui sont récentes.

Travail

J'hésite à chercher du travail ou pas. Est-ce nécessaire pour une demande de visa F (affaire) ou Z (travail) ou L (tourisme) ou pas d'avoir un travail sur place? Car je gère une petite activité d'autoentrepreneur sur le web français qui prend du temps donc j'hésite à ne pas chercher de travail et a donner simplement quelques cours de français et/ou anglais et prendre quelques cours de chinois. Possible ou pas à justifier?

Si je cherche un boulot là bas, c'est facile de trouver sur place ou mieux vaut chercher dès maintenant? Avec une agence? Sachant que mon background est un master en école de commerce et un MBA dans une fac américaine.

Cours

Avez-vous une idée de s'il y a une demande pour des cours de français et/ou d'anglais à Pékin et combien je peux être payé?

Coût de la vie

Je gagne en moyenne 1400 euros de bénéfices nets par mois avec mon activité d'auto-entrepreneur, auxquels il faut déduire 700 euros d'emprunt étudiant par mois, ainsi que 700€ l'aller/retour à Pékin. je dispose également d'environ 1500€ d'économies. Mon budget à Pékin (sauf développement de mon activité) serait de 800€ + 700€ par mois, soit 830€ par mois en moyenne + éventuels cours ou boulot que je pourrai trouver sur place.

vous en pensez-quoi? Quelqu'un pourrait me dire combien coûte la vie la bas, par exemple un studio de base, les assurances...? Quand à ma copine, elle serait payée 3000 RMB, soit 400€ par mois environ et dispose de 1000€ d'économies. Ce qui nous ferait en gros 1200-1300€ par mois à deux la bas. Vous en pensez-quoi pour Pékin?

Enfin, si vous voulez me donner quelques conseils ou autre, n'hésitez pas :)

A bientôt

Martin
Oulan-Bator - Pékin à vélo English translation pending
by Buleon · 2011-11-09 · 4 replies
Je me permet de mettre un post a ce sujet etant donne qu il y a du nouveau...

L itineraire Ulan-Bator la frontiere(Zammyn-Udd) se divise sur trois grosse etapes d environ 240km chacune: Oulan-Bator Choyr :240km route goudronnee Choyr Sainshand : piste sur 190km puis nouvelle route asphaltee(50km) Sainchand Zammyn-udd:100km de route goudronnee puis 135km de piste

Nous sommes partis de Oulan-Bator le 1er Octobre 2011 direction Pekin avec un atlas au 1/200 000 achete a la poste centrale. Les deux premieres etapes suivent les rails et l on retrouve regulierement de petits hameaux de quelque maisons nous n y sommes jamais alle mais ils peuvent servir en cas de necessite. Vous trouverez leur positionnement exact sur: www.mark-ju.net/bike_ride/countries/mongolial.htm

Depart d Oulan-Bator, les 25 premiers km la route est frequentee et plutot de mauvaise qualitee. Apres environ 35km la route se divise, suivre la direstion du Sud (la route la plus a droite) a partir de ce moment le bitume est de meilleure qualite et le traffic ne fait que diminuer. controle des passeports lors du passage a un poste de police. Premiere nuit a -8 degre, la plus fraiche du trajet. A environ 100km d Oulan-Bator, Bayan est un village qui permet de faire le plein d eau minerale et de quelques produits alimentaire. Les legumes sont rares voir inexistants. Vers le kilometre 212 on croise un block d immeuble et une station essence, de loin l endroit est assez glauque, on ne s est pas arrete... Km 241 Choyr: Du haut de la colline descendre vers le bloc d immeuble vous y trouverai de quoi acheter de la nourriture et de l eau, ainsi qu internet a mongolia telecom. Il semblerais qu il y est egalement un hotel et l hopital semble moderne de l exterieur.

Choyr Sainshand: En repartant ressortir du bloc dimmeuble et prendre la route a gauche qui passe devant la station essence. Apres 2km la route est barree par des tas de sable. Derriere il y a une route en construction depuis au moins 2003, je vous conseille de la suivre(nous avons suivi une piste sablonneuse en mauvais etat et vite rectifie le tir) elle longe les rails par l est en evitant une mine de charbon au km 15. A partir de ce moment la route en construction disparait puis reapparait toujours a lest des rail, on ne perd quasiment pas les rails de vue, la ligne electrique est egalement un bon repere. La piste est parfois parsemmee de "flaques" de sables obligeants a pousser le velos sur quelque metres. Au km 71 village nomme Tsomog nous ne nous sommes pas arrete mais il semble y avoir au moins une epicerie km 81 Dalanjargalan idem; panneau a la sortie du village: Airag 25km ;Sainshand 156km km106 Airag gros village ou nous avons trouve eau et nourriture de quoi tenir 130km jusqu a Sainshand a la sortie du village les rails se separent il faut suivre la partie ouest. Petit conseil: En sortant du village longer les rails par la gauche sur une large piste a environ 1km il y a deux buses jumelee(2 pas une) qui passent sous les rails, passer dessous en baissant bien la tete, a la sortie c est tout droit la piste est bonne et longe par la gauche les rail de l 'ouest' il faut ensuite jongler entre route en constrution parfois roulante parfois inutilisable et piste tout en gardant les rails en vues. Aux environs du km186 surprise il y a une route goudronnee neuve qui va jusqu a Sainshand parfois barree par de petit tas de terre vite contournes. Au carrefour avec une autre route goudronnee prendre a droite, vous etes presque a Sainsahnd(1ou 2km) Saishand est une ville divisee en deux par une colline lorsqu on arrive du nord on ne voit que la partie gare, il faut quitter cette partie par la route vers la station essence passer la colline, de l autre cote la ville parait plus moderne. Vous trouverez restaurant internet et hotel. Nous deconseillons fortement l hotel(vert) pres de la gare pas de poignees ni de serrures aux portes.

Sainshand Zammyn Udd: Partir avec de quoi tenir en eau et nourriture pour environ 235km En partant de sainshand suivre la route goudronnee neuve qui part vers le sud. Elle passe par dessus les rails. Puis les quittes quelques kilometres plus loin. La route s arrete aux environ du km100 de nouveaux c est la route en constrution qu il faut suivre ou longer en fonction de son etat. Pas de village mais parfois une Ger (yourt) proche de la route. Aux environs du Km 185 la route en construction disparait completement, il faut alors suivre la (les) pistes des camions de transport de marchandise qui vont ou viennent de Chine En cas de doute garder en tete que les rails sont a l est.. On les voit d ailleur reapparaitre au loin(tres loin) environ 40km avant Zammyn-udd. Une fois Zammyn Udd vous trouverez hotels, restaurants, petits supermarche internet ect... Pas forcement d eau courante ni d electricite meme dans l hotel a 25Euros la nuit en face de la gare. Le confort se trouve en Chine pour beaucoup moins cher.

Les temperatures en Octobres sont allees progressivement de -8 degres au petit matin vers le positif en allant vers le sud. La journee T shirt+gore tex en partant d Oulan-Bator puis T-shirt dans le sud. Nous avons croise des cyclos coreens qui ont fait l itineraire inverse au mois de Juillet, la chaleur semblait intenable dans le Gobi. Il semble preferable de choisir le printemps ou l automne. Nous avons vu une petite tempete de sable juste avant d arriver a Zammyn-Udd il peut y en avoir de grosses, dans ce cas les buses sous les rails ou la routes semblent etre l endroit le plus indique. Si il ny a pas de Ger ni maison en vue chercher un refuge rapidement des que la tempete est confirmee. Nous transportions au max 20litre d eau pour deux.Prevoir plus en ete. Les crevaisons sont frequentes meme avec des pneu schwalbes marathons "extreme" dont le dessin est interressant sur piste, evitez de rouler dans la vegetation basse prevoir de quoi reparer les crevaisons(7 pour nous dont le matelas thermarest). Pour ma part si c etait a refaire j opterais pour des Schwalbes marathon plus. La boussole n est pas un luxe dans ces conditions je n ai pas d avis sur le GPS. On croise du monde tout les jours meme si c est assez rare;entre 10 et 20 vehicules par jour. Petite remarque concernant la Mongolie en generale; nous avons adore, il faut cependant reste tres vigilant a propos des vols et du comportement parfois violent de certains mongols. Nous nous sommes reveille avec un gars dans la chambre a minuit a Sainchand il etait rentre par une toute petite femetre de 40cm de large a 2metre de haut. Ca s est bien finit heuresement. Les histoires de vols ou d altercations avec des voyageurs sont monnaies courantes, cependant la plupart des Mongols sont tres accueillants et aidants.

Le passage de la frontiere Sino-Mongole: Interdit a velo nous avons payer 5 euros par tete pour passer les deux km en voiture(4X4). Ne pas monter dans un vehicule autre que celui transportant les velos. Plusieurs formalitees dans deux batiements differents. Une fois passe l Arc en Ciel vous ets en Chine. A Erenhot ( ville frontiere chinoise) hotel confortable pour 5 euros comter 2.50euros pour un bon repas. Le bitume est de retour partout c est un peu le retour a la civilisation. Possibilite egalement de trouver du materiel pour les velos. En revanche internet commence a etre filtre..

Erenhot Beijin(Pekin)

Environ 700km nous avons suivi un itineraire pour passer par la grande muraille (gubeiku-jinshenling) de belles surprises sur cette route surtout vers le milieu.. Reveil enneige un matin , froid et verglas pour descendre un col le 23 octobre. Je recommande d acheter toutes les cartes a Oulan-Bator(ou avant) concernant votre periple en Chine.

J espere avoir ete assez clair bonne route. Pour plus d info n hesitez pas a nous contacter.

http//:vacommejtepousse.over-blog.com
Apprendre le chinois en Chine ou le japonais au Japon? English translation pending
by IzzabelleM · 2011-08-02 · 18 replies
Bonjour!

Je songe à passer un ou deux mois à apprendre soit le chinois en chine, soit le japonais au japon, question d'apprendre la base.

Vers quel pays pencheriez vous?

merci!
Temps de visite pour Pékin? English translation pending
by Yanicane · 2011-07-18 · 8 replies
bonjour

combien de temps pour visiter : - la cité interdite - le palais d'été - le temple du ciel ?

quel est le max qu'on peut retirer au distributeur avec cb ?

merci
Hôtel agréable et bien situé à Pékin en août? English translation pending
by Tintinabulle · 2011-06-15 · 8 replies
Bonsoir Qui pourrait nous indiquer à Pékin au mois d'Aout un hotel agréable et bien situé avec de grande chambre car nous sommes 3; Nous souhaiterions dépenser autour de 30€ la nuit si possible car nous restons plus d'une semaine? Merci
Etat des routes entre Pékin (Chine) et Oulan Bator (Mongolie) English translation pending
by Charly05 · 2011-06-12 · 15 replies
Je projete de faire Pékin OB en vélo cette année. J'ai lu sur différents posts que la route était en travaux en 2008. Est ce que quelqu'un posséde des infos fraiches sur l'état de la route à l'heure actuelle? Est elle totalement goudronnée? merci à+
Transibérien entre Moscou et Pekin English translation pending
by AEB · 2011-06-01 · 21 replies
Bonjour

Je vais prendre le Transibérien en juillet entre Moscou et Pékin, via Oulan-Bator. J'ai 2-3 questions basiques à poser :

- Y at-t-il des zones fumeuses ? - Event. Wifi ? - Quel est le prix moyen de la nourriture et des boissons dans le wagon-restaurant ?

Merci

Pierre
Vietnam du 21 juillet au 8 août: Hué ou delta du Mékong? English translation pending
by Polux1204 · 2011-05-31 · 6 replies
salut a tous nous partons (SOMMES 3) AU VIETNAM DU 21/07 AU 8/08 apres 1 visite d'hanoi et ses environs, nous partons vers le nord pour 1 trek de 3/4 jours + baie d'along du 6/08 au 8/08 nous irons a Angkor. avec tout ca nous hesitons entre la visite du centre (hue ...) et le sud (delta du mekong). quelqu'un pourrait nous conseiller entre les 2 regions afin de profiter pleinement de l'une des 2.nous disposons de 6 jours avant d'aller pour Angkor. merci a tous.Paul.
Voyage d'un mois à Pékin avec des petits enfants English translation pending
by Dekarohi · 2011-04-01 · 2 replies
Bonjour,

Mon mari prépare une grande exposition en à Pékin fin septembre. Nous partons donc en famille (1 garçon de 5 ans et une fille de 3 ans) vers le 10 septembre et nous y resterons 4-5 semaines.

J'ai parcouru pas mal de discussions sur le sujet, merci pour toutes ces suggestions!!

Je voulais savoir s'il est facile de louer une voiture équipée de sièges auto pour les enfants? Je souhaiterais faire quelques balades dans la région.

J'avais pensé contacté le département de français de l'université de Pékin et voir si je ne pourrais pas trouver un/e étudiant/e qui connaît des parcs ou des endroits pour les enfants. Pensez-vous que c'est une bonne idée? Je serai seule avec les enfants les 2-3 premières semaines...

Y a-t-il des choses importantes à penser pour les enfants avant le départ? genre, faut-il prendre des pastilles purificatrices d'eau?

J'aurais sans doute encore des milliers de questions... Je commence seulement à préparer le voyage....

Merci!
À quelle fréquence passe le Transsibérien sur la ligne Moscou-Pékin? English translation pending
by Veiatarui · 2011-02-02 · 2 replies
Bonjour, Je prévois de prendre le Transsibérien en Mars prochain et je me demandais si quelqu'un savait à quelle fréquence le train passe dans les gares en hiver? Y a t'il des trains plusieurs fois par jour, ou plusieurs fois par semaine? Puis-je envisager de descendre (quasiment) à chaque arrêt et repartir le lendemain? S'y retrouve t-on facilement avec tous les numéros de trains dans les gares russes? Merci d'avance à ceux qui pourront m'aider ! Veiata
Travailler à Raiatea ou Tahiti en 2011? English translation pending
by Riviere44 · 2011-01-31 · 16 replies
bonjour, ça y est , je me lance....je ne sais pas où trouver des réponses précises à mes questions. Aujourd'hui, en 2011, pensez-vous que c'est un projet irriéalisable de partir vivre quelques années à Raiatea ou Tahiti avec ma famille: 4 enfants entre 5 et 14 ans? Je suis infirmière depuis 17 ans(dispensaire, école, hopital...) , mon mari est cadre dans la sureté/malveillance/incendie.Il nous faut au moins un poste assuré avant le grand saut....Nous devons aussi être proche d'un lycée général.D'après ce que j'ai pu lire , je ne peux pas avoir de mutation mais alors quel salaire puis-je espérer?Les locations sont-elles toujours aussi chères(maison avec 3 chambres)? C'est juste une ébauche de projet mais c'est déjà notre rêve 😎😎😎

Merci de prendre un peu de temps sivous avez quelques info
Voyage d'un mois en sac à dos à partir de Pékin English translation pending
by Tintinabulle · 2010-12-22 · 4 replies
bonjour Je cherche de l'aide pour construire un itinéraire tranquille (on ne veut pas courir et souhaitons nous cantonner à une région) d'un mois à partir de pékin cet été. Nous aimerions aller dans une région où il y a moins de canicule que dans les grosses villes. Lu beaucoup de choses intéressantes mais du mal à synthétiser et ai peur de ne pas supporter la chaleur humide. d'avance merci
Chine (Pékin) et Tibet en mars 2011: visas et transports? English translation pending
by Nicolas · 2010-12-12 · 14 replies
Je désire me rendre en chine puis au tibet en mars 2011 et j'aurais un certain nombre de questions et de conseils ...: - Du genre est ce difficile d'obtenir son via pour la chine ? - Dois je demander mon permis pour lhassa en même temps que le visa ? et combien ? - Comment se rendre à lhassa de pekin pour le moins cher possible ? (aller-retour)

et puis c'est tout pour le moment ...lol

au plaisir et merci d'avance
Train de nuit Pingyao - Pekin? English translation pending
by Tinak · 2010-11-23 · 13 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il me dire s'il existe un train de nuit reliant Pingyao à Pékin?... Je trouve beaucoup d'info sur le trajet en sens inverse mais pas sur celui-ci...😕

Merci d'avance
Création d'une carte géographique style Pékin Express English translation pending
by Boycott86 · 2010-11-02 · 4 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en train de réaliser un montage vidéo de mon dernier voyage effectué en Chine et j'aimerai, pour le début du film, ajouter un carte géographique de la Chine avec les différentes étapes de ce voyage. Je n'ai pas besoin que cette carte soit animer par un avion qui se déplace entre les villes par exemple, mais juste une image fixe suffirait.

Pour être plus précis, voilà vers quoi je veux me rapprocher le plus possible: Cette image est tirée de l'émission Pékin Express.

Pensez-vous que cela soit possible d'en créer une ainsi? Merci de votre aide.
Comment aller de la gare de Pékin (l'ancienne) à l'aéroport par le métro? English translation pending
by Sarahzaichch · 2010-10-27 · 17 replies
Bonjour,

Je rentre en France dans 20 jours et je n'ai plus de nouvelle de mon ami Pékinois. Il m'a dit qu'il y avait un métro directe pour aller de l'ancienne gare de Pékin à l'aéroport Beijjing. Est ce vrai? Comment dois-je m'y prendre? Ci joint la photo de ma gare d'arrivée à Pékin. Actuellement je vis à Chengchun...

Merci d'avance
I'm wondering... Or a little Véfe-style summary
by Dolma · 2010-09-16 · 19 replies
My brain’s short-circuiting—I’m overthinking, overanalyzing, drowning in questions... So I’m turning to you, you with your sharp, no-nonsense advice. You’ll help me, I just know it!

Here’s the thing: I don’t know what to do with my life. I want to travel the world, but I think you need money for that. Should I work to save up a nest egg first, then leave? And if I’m unemployed, can I still just go anyway?

Okay, but *where*? If I go to Cuba, I’ll fall in love with some guy who’ll want to marry me. If I go to Arab countries, I won’t be able to walk around in shorts. If I go to India, I’ll see rats everywhere and beggars dying in the streets. If I go to Argentina, I’ll probably meet aliens. If I go to Africa, I’ll see lots of Black people living in huts, and in Canada, I’ll run into bears (though, honestly, that’s not so bad—I like bears). I could keep going with examples, but I don’t want to wear you out!

And then there’s the language thing—I only speak French. How am I supposed to get by in countries where they don’t speak it?

And what am I even going to eat in all these places? Fries won’t be everywhere, that’s for sure!

But I *still* want to go, to meet people and to *really* meet *myself*. Isn’t that the point? You all say it’s important to go somewhere else to find yourself, so...

Except I’m terrified of flying. I’ve done it a few times, and every time we land, I clap because I’m so relieved to have made it in one piece! And then—bam—I just read that clapping is *super* lame, which explains why I’m always the only one doing it. Everyone else knows it’s dumb. Maybe I just travel with really smart people?

Anyway, while I wait for your brilliant advice, I’ll start packing. Wait—rolling suitcase or backpack? Ugh, why is traveling so complicated! Maybe I should just stay on my couch and watch travel documentaries, like *Peking-whatever* or *Ko-thingy*. My brain would stay intact, and I wouldn’t have to ask so many questions.

But if I stop asking questions, why am I even here? Isn’t the whole point of a forum to ask questions and get answers? Or is it not *just* for that? Sometimes people argue, sometimes they insult each other, sometimes they laugh, sometimes they get bored... Is it just like real life, then? Not even funny...

Dolma
Périple terrestre de l'Inde ou du Tibet vers la Mongolie: possible? English translation pending
by JoseeL · 2010-08-17 · 10 replies
Bonjour ! Est-ce que quelqu'un sait si c'est possible de se rendre de l'Inde par la Chine jusqu'à la Mongolie. On veut faire ce trajet vers avril 2011. Inde-Népal-Lhassa c'est assez ok mais apres ?? Et on peut traverser à terre de la chine à la Mongolie ? Merci bcp !

Josée et Phil
Prix d'un billet transsibérien Moscou-Pekin en compartiment quatre couchettes? English translation pending
by Douera16 · 2010-08-16 · 4 replies
bonsoir, j aimerais connaitre le prix d'un compartiment 4 couchettes moscou pékin en aller simple et en été merci par avance de vos réponses
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
by Simplybrice · 2010-08-05 · 1 reply
Chères électrices, chers électeurs,

Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.

Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.

Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.

J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...

L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.

Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???

En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.

Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.

Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...

On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.

Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.

Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!

On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!

Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.

Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)

Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.

Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?

On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :

- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.

Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.

- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.

Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.

- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.

- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!

On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.

- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!

Dara assène le coup de grâce.

- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!

Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.

A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.

La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!

Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.

Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...

Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!

C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.

La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.

A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!

Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!

Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).

De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.

Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!

Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!

En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.

Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.

Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...

La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!

En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.

Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.

Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...

On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.

Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...

Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...

Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.

En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.

Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!

Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.

Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!

Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.

L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?

A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!

Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!

A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.

Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.

Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.

Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.

Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.

Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.

D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.

- Excuse me, excuse me?

Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.

- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!

Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.

A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Trouver des liaisons aériennes intérieures chinoises entre Pékin et Datong? English translation pending
by Quentennis · 2010-07-26 · 8 replies
Bonjour à tous

Je vais dans les prochains jours devoir effectuer un déplacement en Chine, pour me rendre à Datong. Il n'existe pas de liaison directe entre Paris et cette ville, il faut impérativement passer par Pékin. J'ai donc essayer de trouver des liaisons intérieures entre Pékin et Datong, mais dans toutes les recherches que j'ai effectué, je n'ai trouvé qu'une seule compagnie qui réalise cette liaison : Air China avec un seul vol par jour.

Ma question est donc : quelqu'un connaîtrait-t-il le nom d'autres compagnies Chinoises qui effectuent cette liaison ?

Merci par avance pour votre aide
Prendre un visa de trente ou quatre-vingt-dix jours pour la Chine? English translation pending
by Rara · 2010-07-07 · 38 replies
Bonjour, voila!!! nous avons réservé nos billet pour la chine du 12 septembre 2010 au 05 octobre 2010 (2 adulte et enfant de3 ans1/2). sur le site du consulat chinois "validité du visa, durée de séjour et nombre d'entrée" il précise :

Conformément au règlement actuellement en vigueur, nous ne délivrons en principe que des visas avec une validité de 30 jours, une durée de séjour d'un mois et deux entrées au maximum. Comme la validité de visa n'est que de 30 jours et se calcule à partir du jour de la demande du visa, il vous est conseillé de effectuer votre demande deux ou trois semaines avant le départ pour la Chine.Sinon, la validité de visa risque d'expirer avant votre départ.

Lorsque, j'ai appelé le consulat elle me confirme que c'est 3 moi !!!!

Alors???? LE VISA CHINOIS EST VALABLE 1 OU 3 MOIS????? Merci pour vos réponse

Mon problème est le suivant du si 30 jours de visa... Je doit déposer mon dossier le lundi 06 septembre pour le vendredi 10 septembre (c'est faisable????), pour partir le Dimanche 12 décembre... ça me stresse!!! de ne pas savoir...😕 Merci pour vos précisions cordialement
Vols pas chers aller-retour Nice-Pékin et Hong Kong - Nice? English translation pending
by Jocky972 · 2010-05-08 · 5 replies
bonjour, nous prévoyons de faire un vol aller Nice- Pékin vers le 14 juillet 2010 et de faire un vol retour Hong-Kong - Nice après notre périple à travers la Chine, vers le 27 août 2010. Il m'est difficile de trouver des sites qui proposent des A/R avec une ville de départ différente. voici mes questions: Avez-vous des adresses et avez-vous déjà acheté ce type de billets à des prix intéressants? Pensez-vous qu'il vaille mieux réserver dès aujourd'hui ou bien d'attendre? je me dis que logiquement le plus tôt sera le moins cher mais est-ce comme cela que cela fonctionne? j'espère pouvoir trouver un billet à environ 800 euros / personne. Merci par avance pour votre aide.
Bagage à roulettes ou sac à dos pour la Chine? English translation pending
by Debarn · 2010-04-24 · 7 replies
Bonjour,

la date de mon départ pour la Chine approche et je me demandais ce qui serait plus pratique: le sac à dos ou le bagage à roulette ?

Nous faisons un circuit pendant 3 semaines et j'ai entendu dire qu'l y avait pas mal d'escaliers en Chine et pas beaucoup d'escalators et qu'un bagage à roulette n'est pas très utile..

Merci d'avance pour votre aide.
Réaliser un voyage de Paris à Pékin en voiture: budget et équipement? English translation pending
by Zpnicolas · 2010-04-20 · 29 replies
bonjour, je voudrais savoir si c'est possible de réaliser un voyage de paris à pekin en voiture, je voudrais aussi savoir le budget approximale pour ce voyage. et comment préparer les équipement. merci en avance🙂🙂
Train express New Delhi - Pékin? English translation pending
by AllyMcBeal · 2010-04-20 · 9 replies
Bonjour,

J'ai entendu parler d'un train express qui fait New Delhi- Pékin en 9h00.

Avez vous des informations sur ceci?

Merci d'avance!
TV5MONDE Asie diffuse l'émission "Pekin Express en Asie du Sud-Est" English translation pending
by Ottlnpac · 2010-04-13 · 16 replies
Avis a ceux qui sont en Asie actuellement. TV5 MONDE ASIE diffuse, le vendredi a 22 h (apres le journal), Pekin Express en ASE. La premiere etape a ete diffusee la semaine derniere, ils sont au Viet Nam. Je me marre, je me marre... A ne pas rater, car les candidats sont confrontes aux galeres inevitables au VN vu leur etat d'esprit (stress, fatigue, envie d'aller vite et gratuitement), franchement, le genre d'attitude a eviter a tous les coups ou "comment perdre du temps en voulant en gagner". Pas beaucoup d'images "decouvertes touristiques", mais du pur bonheur pour tous ceux qui connaissent le pays et ses habitants. Vivement vendredi soir, je ne veux rater la suite pour rien au monde !
Passage Vladivostok - Oulan-Bator via Pékin avec ses propres véhicules? English translation pending
by Vonzopirt · 2010-03-26 · 3 replies
Quelqu'un aurait ileu l'occasion de passer avec des véhicules perso la frontière Russie Chine, puis de traverser une partie de la chine avant de rallier la Mongolie? La chose semble possible même si mise en sommeil pendant les JO. Pour la seconde partie (chine Mongolie le problème semble moins ardu). Pour la première il semblerait qu'il faille beaucoup d'autorisation et un guide. Toutes précisions bienvenues (Nota nous ne sommes pas néophytes de la Chine, de la Russie et de la Mongolie). Merci d'avance.
Train Pékin/Lhassa? English translation pending
by Hakinoda · 2010-02-14 · 20 replies
Bonjour à tous J' aimerais savoir si certains d' entre vous ont rallié Pékin à Lhassa par le fameux train assez récent qui monte en 48h (un peu plus peut être?). Merci de me donner vos impressions et de me dire le prix A/R environ. Je compte aussi séjourner (histoire de me préparer puis de me remettre) 3 jours à Pékin avant et après. Que voir et que faire dans cette ville? DE même, si vous avez des bons plans (hôtels, guest houses, restaus) je suis preneuse. D' avance merci Cordialement Susheela

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