Search VoyageForum
FR
Japon - Avril 2009 English translation pending
by Nancy · 2009-04-26 · 24 replies
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Que de clichés sont tombés en 2 trop courtes semaines ! Harmonie, raffinement, respect … voilà les mots qui me viennent aujourd’hui pour qualifier ce pays. 2 semaines de repos. Oui de repos. Aucune agression d’aucune sorte : pas de bruit, pas de klaxon, pas de bousculade, pas d’arnaque, pas de graffitis … jusqu’aux sonneries des métros tellement plus douces et agréables que les stressantes cornes de brume de nos RER … Tout en étant bien consciente de la perception forcément partielle que j’ai eue en 2 semaines de tourisme, je garde du Japon, l’image raffinée d’une splendide estampe.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 28 Mars – Vol Air France Paris / Osaka Dim – Arrivée à Kansai Airport à 9h05 - KYOTO - Nuit 1 à Kyoto Lun – KYOTO - Nuit 2 à Kyoto Mar – KYOTO - Nuit 3 à Kyoto Mer – HIMEJI – Nuit 4 à Kyoto Jeu – NARA - Nuit 5 à Kyoto Ven – KYOTO - Nuit 6 à Kyoto Sam – KANAZAWA - Nuit à Kanazawa Dim – OGIMACHI - Nuit à Ogimachi Lun – TAKAYAMA - Nuit 1 à Takayama Mar – TAKAYAMA - Nuit 2 à Takayama Mer – TOKYO (Arrivée à 14h10) - Nuit 1 à Tokyo Jeu – TOKYO - Nuit 2 à Tokyo Ven – NIKKO - Nuit 3 à Tokyo Sam – KAMAKURA - Nuit 4 à Tokyo Dim 12 Avril – TOKYO - Vol Air France Tokyo / Paris – Départ de Narita Airport à 21h55

BUDGET : 1 000 Yens = 8, 00 € en achat de cash à Paris Un peu moins cher en paiement par CB, autour de 7, 90 € Retrait cash à un ATM de Kyoto à 7, 87 € (pour un retrait unique et massif de 100 000 Yens)

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Osaka – Tokyo/Paris : 1 132 €/p achetés par tel auprès d’AF JR Pass 14 jours : 389 €/p achetés auprès de Voyageurs du Monde

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 3 153 € dont 1 709 € pour l’hébergement, le reste étant réparti entre les repas, les entrées de sites (entre 300 et 600 Yens), les quelques transports non couverts par le JR Pass. J’avais apporté 125 000 Yens changés en France. On a retiré 100 000 Yens à un ATM en une seule fois (pour minimiser les frais forfaitaires). Pour le reste, on a payé en CB, très bien acceptée.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 6 195 € pour nous 2 pour 15 jours.

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins mais, ici au Japon, on peut aussi dépenser vraiment beaucoup plus. On ne s’est pas privé mais on a quand même fait bien plus attention que dans tout autre pays d’Asie …

GUIDES : Guide bleu – Ed 2008 - Sans surprise, culturel et complet. LP Kyoto en anglais - Décevant. Guide Michelin Voyager pratique - Un bon compromis entre culture et logistique.

Internet est une mine d’informations qui m’a permis de préparer dans le détail mon voyage. J’ai tout particulièrement parcouru et apprécié :
http://www.tourisme-japon.fr/ notamment les pdf à télécharger, comme ici par exemple : http://www.tourisme-japon.fr/...oto-higashiyama.... et http://www.japan-guide.com/

Jamais je n’ai autant préparé un voyage. Internet le permet. Et … j’adore ça !!! On m’avait avertie que le Japon est assez peu anglophone ; l’écriture m’est totalement hermétique ; les habitudes ne sont pas les nôtres … J’ai donc beaucoup, beaucoup, beaucoup lu avant de partir. Sur tout. Au-delà de la préparation classique du programme de visites, j’ai potassé !... Comment prendre le métro, le bus, le train, les bonnes manières dans un ryokan, dans un restaurant, comment prendre son bain dans un o furo, comment utiliser les toilettes japonaises, où trouver à manger pas cher … Je connaissais quasi par cœur le plan de métro de Kyoto … J’exagère à peine … Etait-ce indispensable ?... Bien sûr que non, mais 1-ça m’a beaucoup amusée, 2-ça m’a rassurée, 3-ça n’a fait de mal à personne … Et cela étant dit, je pense quand même que, sans être indispensable, ça nous a permis de gagner du temps (c’est surtout ça en fait l’intérêt) et ça nous a évité quelques galères et quelques fautes de savoir-vivre. A mon avis, l’indispensable c’est l’accès aux hébergements et les horaires des trains grâce à hyperdia.com (encore que, si vous avez du temps, vous pourrez voir ça sur place). Le reste n’est que gourmandise …

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Osaka – Tokyo/Paris – Air France Achetés début septembre par téléphone auprès d’Air France à 1 132 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais réguliers et directs. Entre 11 et 12h heures de vol confortable.

Arrivée à 09h05 à Osaka : Kansai Airport (KIX) : http://www.kansai-airport.or.jp/...train/index.h... http://www.japan-guide.com/e/e2033.html Pas de souci à l’aéroport, il est très fonctionnel, les indications majeures sont écrites en anglais, les pictogrammes sont internationaux … Ouf !... On récupère très vite notre bagage. On cherche un peu le bureau d’échange pour le JR Pass. Pas bien longtemps … En quelques minutes, l’échange est fait et nous prenons notre réservation pour le prochain train vers Kyoto. Kansai Airport >> Kyoto Station - Ltd (Limited) Express Haruka (1h15) A 11h30, nous étions arrivés à la gare de Kyoto, prêts à démarrer ce fabuleux périple !

Départ à 21h55 de Tokyo : Narita Airport (NRT) : http://www.narita-airport.jp/en/ http://www.japan-guide.com/e/e2027.html Pas tenus de prendre des trains JR puisque nos JR Pass avaient expiré depuis la veille, nous avons choisi la Keisei Line. Depuis Nippori, nous arrivons en un peu plus d’1h à Narita Airport (1 000 Y, sans réservation). A ne pas confondre avec le Keisei SkyLiner, plus rapide, plus confortable (ô combien !) mais 2 fois plus cher (et réservation obligatoire). C’est selon … nous, nous avions le temps … Nippori Station >> Narita Airport – Ltd Express Keisei Line (un peu plus d’1h – 1 000Y/p) Le site internet de l’aéroport indique le terminal de départ. Pour nous, c’était le terminal 1 (terminus du train), North Wing, 4th floor. Attention, à mon grand étonnement, l’aéroport est tristounet et à partir de 20h, plus grand chose d’ouvert, quelques restaurants déprimants.

2 – Le train et le JR Pass Le JR Pass est à acheter impérativement en France. Je vous renvoie sur Internet pour en savoir plus http://www.japanrailpass.net/fr/fr007.html et pour le commander http://www.voyjapon.net/...?session=&lng=fr Ne pas oublier qu’il est aussi valable sur les trains JR à Tokyo dont la fameuse Yamanote Line, grand circulaire de Tokyo qu’on a beaucoup utilisé. On n’a pas regretté notre investissement, même si dans notre cas, il n’était peut-être pas rentable (je n’ai pas vérifié) mais il facilite tellement les choses ...

Le train fait partie d’un voyage au Japon. Facile, fréquent, fiable, confortable … A Tokyo, on prend le shinkansen (TGV) comme on prend le métro chez nous … C’est très impressionnant, c’est devenu un plaisir et ça reste un moment très fort de notre voyage. Serow, membre sur ce forum, est un passionné du train au Japon (je le remercie pour son aide dans ma préparation d’ailleurs), je comprends maintenant qu’on le devienne. Nous avons croisé un couple ayant loué une voiture. Je crois que c’est dommage …

Je vous renvoie sur hyperdia, le fameux site magique qui permet de préparer tous les voyages en train : http://www.hyperdia.com/...english/hyperWeb.cgi D’une totale fiabilité, on y trouve les horaires, les noms, les types de trains. On peut même pousser le plaisir jusqu’à obtenir le numéro du quai … Ca aide dans la préparation du voyage pour s’assurer de la faisabilité du planning. Sur place, ça aide également pour réserver : je présentais à l’agent les horaires imprimés en indiquant le ou les trains souhaités : nos réservations nous ont toujours pris moins d’une minute (sérieux !). En fait, comme toujours, c’est surtout intéressant si, comme nous, vous avez peu de temps et souhaitez optimiser la moindre journée. Sinon, vous pouvez évidemment tout improviser sur place.

3 – Sur place Nous n’avons jamais pris le taxi, jamais eu besoin. Nous avons utilisé les bus (à Kyoto notamment), les métros, les trains (de l’omnibus au shinkansen), le vélo et surtout nos 2 jambes.

Dès notre arrivée à la gare de Kyoto, nous avons rejoint le Bus Information Center (juste à la sortie de la gare) pour y acheter une Traffica Kyo Card (carte prépayée de 1 000 Y qui facilite l’utilisation du métro et du bus) et récupéré un plan de bus. Par la suite, comme des grands, nous avons acheté nos Traffica Kyo Card aux automates des gares de métro. Le bus est très pratique et bien plus facile d’utilisation qu’on peut le supposer … Quant au métro, Kyoto est traversée par 2 lignes, vraiment pas de quoi se perdre. Je vous renvoie sur ce lien pour en savoir plus : http://www.city.kyoto.jp/...ccess/transport.html J’ai beaucoup hésité à louer des vélos à Kyoto. On a préféré finalement le bus et la marche.

A Tokyo, c’est plus subtil …… nous n’avons pas acheté de carte prépayée (PASMO ou SUICA) car tous nos déplacements ou presque se sont faits grâce à la JR Yamanote Line (couverte par nos JR Pass). Pour les quelques fois où nous avons emprunté le métro, nous avons acheté nos tickets à l’unité aux automates. Nous avions 10 jours d’expérience, et c’était devenu de la rigolade … Même tout écrit en japonais ! http://www.tokyometro.jp/...n/service/index.html

Nous avons parcouru Takayama en vélo. Un vrai bonheur, ça s’y prête très très bien. Et c’était indispensable pour nous, vu l’éloignement du minshuku. Vélos mis à disposition (gratuitement) par le minshuku d’ailleurs.

HEBERGEMENT : Pour info, centrales de réservation pour l’hébergement : http://www.itcj.jp/ http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm

Pour une telle destination, j’ai préféré assurer en réservant. Ainsi étais-je sûre d’avoir ce que je voulais et de ne pas galérer sur place. Au final, sans croire que c’était une nécessité, ça nous a quand même bien simplifié la vie … Réservation facile et fiable sur internet fin décembre, sans paiement d’avance. Pour chaque lieu, j’avais imprimé le plan d’accès, toujours très précis. Celui de l’hôtel de Kanazawa remporte la palme, avec une description quasi pas à pas et des photos du quartier ! J’avais également en main la confirmation par mail de la réservation (jamais réclamée, totalement inutile …)

J’ai beaucoup cherché ! Je voulais absolument des chambres japonaises sans pour autant devoir casser ma tirelire à chaque nuit. Du charme, pas du luxe. J’ai donc choisi, tout au moins pour Kyoto et Tokyo, des ryokans modernes qui, s’ils n’ont plus rien de traditionnels en extérieur, ont recréé au niveau des chambres une ambiance parfaitement japonaise. A Kyoto, le jardin intérieur et le o furo complétaient parfaitement l’illusion. Tout en étant conscients qu’il s’agissait d’un compromis, ça nous a permis d’approcher les habitudes de vie japonaises (tatamis, futon, tables basses, o furo, yukatas) sans dépenser de trop grosses sommes (déjà que !…). Bien sûr, les vrais ryokans traditionnels tout en bois ont sans doute un charme que n’auront jamais ces bâtiments modernes. Mais trop chers pour nous. L’expérience en minshuku (chambre chez l’habitant) à Ogimachi était, elle, beaucoup plus authentique même si les échanges avec les propriétaires sont restés très limités … Partout : check in vers 15 ou 16h, les bagages sont mis de côté jusqu’à cette heure ; internet gratuit (sauf à Ogimachi) ; paiement en CB (sauf à Ogimachi).

Quelques mots sur le o furo. Lors de mes recherches, la présence, a fortiori la qualité, du o furo n’a pas été un critère. Ce fut une erreur. Nous avons beaucoup aimé cette habitude du bain commun (non mixte) qui offre l’espace d’une immense pièce de douches (où chacun se douche assis devant une grande glace), la détente d’un grand bain très chaud, le raffinement et le calme d’un endroit agréable. N’hésitez surtout pas à profiter de ces bains. Osez, il n’y a que la première fois qui coûte. Après, quand on a laissé son yukata, sa serviette et sa pudeur au vestiaire, ce n’est que du bonheur. A Kyoto, les o furo donnaient sur la cascade du jardin. Splendide. A Ogimachi, le o furo était tout petit, donc mixte et privé : on l’utilisait en couple. 2 douches et une grande baignoire tout en bois. A Takayama, les o furo des hommes et des femmes étaient si différents que l’accès était inversé soir et matin pour que chacun puisse profiter des 2. Et quelle ne fut notre déception d’apprendre que le Katsutaro de Tokyo n’en avait pas … Mais la salle de bain privée était conçue dans cet esprit et nous a consolés … Nous n’avons pas testé de sento (bains publics en ville) ni de onsen (bains publics naturels alimentés par une source thermale). On se garde ces plaisirs pour le prochain voyage.

Kyoto : Ryokan Nishiyama Réservation faite sur leur site (cliquer ici) Entre 18 et 20 000 Y la nuit, sans aucun repas. Gloups … et on est encore loin du haut de gamme … Notre gros coup de cœur. Hôtel moderne sur 4 étages. Les grandes chambres de style japonais sont spacieuses, belles et très propres. Petit jardin intérieur avec cascade. O furo superbe. Très bien situé en centre ville, à quelques minutes d’un métro et à 2 pas des arcades de Sanjo. Nous y avons pris un seul petit déjeuner japonais, servi au 1er étage, dans une très belle salle aux tables japonaises. Très bien mais trop cher pour tous les jours (1 500 Y/p) … Nous y avons également testé le kaïseki. J’y reviens plus loin.

Kanazawa : Castel Inn Kanazawa Réservation faite via une centrale de réservation (cliquer ici) 10 400 Y la nuit avec les 2 pdej. Hôtel classique, sans aucun charme. Chambre occidentale correcte. O furo glauque d’après Philippe, pas utilisé. Pourquoi lui ? Parce qu’à 5 min à pied de la gare et des bus pour Ogimachi/Takayama. Un avantage : le petit dej (japonais) inclus sous forme de buffet. Waouh, quel régal !

Ogimachi : Minshuku Kidoya Réservation faite via la centrale de réservation Japanese Guest House (cliquer ici) 16 800 Y la nuit, les 2 dîners et les 2 pdej. Sans aucun doute, le meilleur rapport qualité/prix ! Dans le village, maison traditionnelle au toit de chaume. Simple et authentique. O furo rustique, privé, tout en bois. Repas du soir et petit déjeuner inclus dans la prestation. Copieux et délicieux. Un grand souvenir !

Takayama : Minshuku Iwatakan Réservation faite sur leur site (cliquer ici) 11 000 Y la nuit et les 2 pdej. Belle maison à un étage, o furo agréable, vélo gratuit à disposition (indispensable car excentré) Pdej servi dans un joli salon japonais. De la gare, on l’a rejoint à pied : 20 grosses minutes de marche. Ca se fait bien, c’est tout plat. Retour plus confortable par la navette gratuite de l’hôtel. Je n’ai pas bien compris pourquoi cet hébergement avait l’appellation minshuku et non ryokan. Avec sa douzaine de chambres, ça se rapproche plus du ryokan que du minshuku … Peut-être est-ce simplement parce que les gérants sont les propriétaires et habitent sur place ?…

Tokyo : Annex Katsutaro Ryokan Réservation faite sur leur site(cliquer ici) 12 600 Y la nuit seule. Hôtel moderne sans charme (déco grise sobre que j’ai trouvée plus tristounette que raffinée) mais les chambres japonaises sont bien agréables, très spacieuses. Pas de o furo mais une sdb privée japonaise (petit banc pour se doucher assis). Situé dans un quartier très populaire, très animé, près d’Ueno, à quelques min d’une station de métro, du JR Yamanote Line et de la Keisei Line (direct pour Narita Airport).

J’ai été très satisfaite de ces hébergements. En dehors du Castel Inn de Kanazawa plus pratique que charmant, je les recommande tous sans hésitation.

REPAS : Ceux qui connaissent mes carnets le savent : on est des gourmands. La découverte de la gastronomie fait toujours partie de nos voyages et ici, au Japon, ce fut un voyage dans le voyage ! Beaucoup de choses différentes. Nos repas (y compris le petit dej) furent toujours de très bons moments. Encore faut-il laisser le palais s’habituer à ces saveurs, à ces textures et à ces odeurs nouvelles. Un mot sur les sushis. Nous sommes tous les 2 de très grands amateurs de suhsis. Des gourmands même … Allez, disons-le, des goinfres ! On m’avait prévenue que j’aurais sûrement du mal à en trouver au Japon. C’est faux, on en trouve. Mais pas plus que d’autres repas bien plus originaux. Nous avons essayé de goûter à tout … sauf à la baleine. Affaire de conviction. Pour en savoir plus, internet : http://www.tourisme-japon.fr/...irs/gastronomie.... http://www.japan-guide.com/e/e2036.html

Globalement, il est difficile de faire un repas pour moins de 600 Yens (on peut … mais on a faim 1 heure après). Sauf cas particuliers, on tournait autour de 1 000/ 1 200 Yens chacun hors boisson. Comme souvent, le verre de bière plombe l’addition (autour de 500 Y). On s’est régalé de poisson et avons consommé bien peu de viande (gourmands, oui, mais pas gros mangeurs de viande).

Quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :

Kyoto : Kaïseki du ryokan Nishiyama (cliquer ici) Nous avons testé le réputé kaïseki de notre ryokan. 7 000 Y/p. Pas cher par rapport à ce qu’on peut trouver par ailleurs. J’ai vraiment regretté qu’il soit servi dans la salle à manger du rdc, sur des tables occidentales. Le charme n’y était pas et à ce prix là, c’est dommage. Sans compter qu’en plus ce soir là, une famille de 6 Français avait une attitude grossière (fou rire déplacé, délire ridicule sur les plats, manque d’égard envers les dames qui servaient …) attitude qui nous a vraiment mis mal à l’aise et gâché notre plaisir. J’ai aussi regretté de ne pas réussir à en savoir plus auprès des dames sur ce qu’on mangeait et comment le manger. Le cadre, l’ambiance, l’atmosphère, rien n’y était ; en 35 minutes, nous avions englouti notre kaïseki. C’était raté … c’est dommage. Souvenir mitigé et colère contre ces malotrus … L’irrespect est un des comportements que je supporte le plus mal. Le kaïseki est une véritable expérience, un événement, une aventure dans le pays du goût et de l’élégance qui mérite donc un environnement propice. Alors, plutôt que de mégotter comme on l’a fait, trouvez-vous une belle adresse, mettez le prix, et profitez de toute votre soirée. Ne vous précipitez pas le premier jour néanmoins, laissez votre palais se préparer à accueillir ces délices.

Musashi Sushi (cliquer ici) C’est un kaiten-zushi, un sushi-train où toutes les assiettes qui défilent sur un tapis roulant devant vous sont ici au même prix : 137 Y ttc. Pas de surprise au moment de l’addition. On est plus tranquille au 1er étage qu’au rdc. Ce ne sont pas les meilleurs sushis qu’on ait mangés mais le meilleur rapport qualité/prix/ambiance. Il est à quelques minutes de notre ryokan et nous y sommes allés plusieurs fois. Avec une dizaine d’assiettes chacun (souvent 2 sushis par assiette), on ressortait repus ! Je vous le disais, des goinfres … Comme dans tous les kaiten-zushi, thé vert, gingembre, sauce soja et wasabi sont à volonté.

Okutan Restaurant (cliquer ici) Au Nord du temple Nanzen-ji, un menu unique à 3 150 Y tout à base de tofu. Maison traditionnelle tout en bois et bambou. Magnifique. Expérience culinaire extraordinaire mais on l’a fait trop tôt dans notre voyage (dès le 2ème jour). Notre palais n’était pas encore ouvert à la subtilité du tofu. On garde néanmoins un beau souvenir de ce moment unique.

Ogimachi : Hakusien (n° 57 sur le plan fourni à votre arrivée à Ogimachi, au Centre d’Infos) Dans une maison traditionnelle, on mange assis sur des tatamis. Menus de sobas et de bœuf hida grillé sur la feuille de magnolia. Nous choisissons un soba spécial au poisson (980 Y) et un soba tofu (650 Y). On s’est vraiment régalé.

Le dîner servi (à 18h pétantes !) dans notre minshuku était excellent. Bœuf hida, un poisson (entier, à dépiauter aux baguettes, courage !), des tempura, des pickles, du tofu, de la soupe miso … J’en garde un bien meilleur souvenir que le kaïseki de Kyoto, même si culinairement ce n’est pas le même niveau. Le repas nous a été servi dans un salon japonais (évidemment, là il n’y avait que cela), juste en face de notre chambre. 2 cloisons à faire glisser pour s’y rendre, un pur bonheur. Le cadre était parfait et personne pour nous gâcher ce bon moment. Ne ratez pas cette expérience d’une nuit à Ogimachi.

Takayama : Nous avons 2 excellentes adresses, dans la même rue.

Depuis la gare, gare dans votre dos, prenez la rue principale vers la gauche puis, face au grand bâtiment HEIWA –je pense que c’est un parking-, prenez à droite. Vous passez un 1er carrefour et trouverez sur votre gauche Le Koma Restaurant (il est référencé dans le Guide Michelin) C’est un okonomiyaki (clic) (nous, on disait aussi teppanyaki) une plaque chauffante devant vous vous permet de cuire votre "omelette" ou vos nouilles à votre façon. C’est original, excellent, pas cher (autour de 600 Y le plat), chacun y trouve son compte. On a adoré les teppanyaki, celui-ci a eu notre préférence.

Dans la même rue, 2 carrefours plus loin, toujours sur la gauche : Le Kazuhiko Nakasai C’est un sushi-ya, restau de sushis. 1 600 Y le plateau de 7 sushis + 6 makis. 800 Y la petite bouteille de saké (30 cl) pour accompagner divinement le poisson cru. Bien sûr c’est bien plus cher qu’au Musashi Sushi de Kyoto mais ça n’a rien à voir au niveau qualité. Le poisson est succulent et les tranches sont énormes ! Nos meilleurs sushis. De très loin. A 18h, ce mardi soir, le restau était bourré de Japonais. Nous avons mangé au comptoir. Ce qui n’est pas mal pour commander à l’unité et faire des tas d’essais …

Tokyo : Au Tsukiji Market, le Daiwa Sushi est très réputé et … très cher. Une bonne trentaine de personnes attendent déjà, sagement alignées. On ne recule pas et nous faisons la queue ½h (finalement, ça va assez vite) avant d’être installés, collés serrés au comptoir, et de commander nos sushis. Quelle déception ! Nous n’en étions pas à nos premiers sushis et donc, nous étions en mesure de comparer. Les boules de riz ne se tenaient pas et le poisson était bon mais sans plus. Bref, réputation surfaite …

Partout : Enfin, n’oublions pas les bentos : repas tout prêts dans de jolies boîtes de carton ou de bambou, plus ou moins élaborés, toujours très frais, toujours très bons. On en trouve dans les superettes (Lawson, Family Mart, Seven Eleven …), les gares, les sous-sols des grands magasins, … Très pratiques lors des trajets en train. Les baguettes sont toujours fournies. Et ce n’est vraiment pas cher. Nous avons aussi acheté de cette façon des sushis à emporter. Pour moins de 500 Y, vous trouvez des boites de 10 sushis. Très bons ! Le sous-sol du grand magasin Mitsukoshi (à Tokyo) est une véritable caverne d’Ali Baba de bouffe. Nous y avons acheté quelques bentos "de luxe". Même là, ça reste tout à fait abordable. Et quel plaisir des yeux ! On s’est fait un pique-nique absolument divin avec ces boites ! Pensez-y, c’est un bon plan.

L’ITINERAIRE : Le Japon, pays des temples, des maisons en bois, des jardins, de la gastronomie. Entre autres. C’est ce que nous, nous allions y chercher. Autant de domaines où nous allons pouvoir mesurer leur sens de l’harmonie. Maintes fois j’ai été interpellée par une image parfaite : l’œil se pose, par hasard, à un endroit, et vous avez devant vous un tableau harmonieux, cohérent, abouti. Le regard glisse, rien ne l’arrête. A aucun moment, on ne se dit : "Ah tiens, ça c’est dommage …". Rien n’est le fruit du hasard : les pierres posées dans le jardin zen n’ont pas d’autres places que la leur … Pourtant, en ce qui me concerne, j’ai mis un certain temps à m’habituer à ces jardins secs. De grandes étendues de sable ratissé, des rochers, de ci, de là … Le premier m’a laissée sceptique face à ce dénuement, face à ce rien. Comme toujours, en sachant donner du temps au temps, en sachant laisser son œil s’habituer, en se laissant apprivoiser, on finit par ressentir, par percevoir … J’ai fini par éprouver devant ces jardins un sentiment de sérénité, de plénitude mais surtout de bien-être. Les jardins de mousse sont plus flatteurs, plus faciles à aborder. Les lanternes sont magnifiques, tellement évocatrices du Japon ! Lors de la préparation de ce voyage, je pensais qu’avec un peu de chance, peut-être, en verrai-je une ?!… Si j’avais su !… Maintenant, je sais. Aucun autre pays ne m’a jamais laissé cette impression d’aboutissement. Cette maîtrise de l’harmonie, du raffinement, du sobre, de l’esthétisme dans le dépouillement, qu’elle soit pour un jardin, pour une maison traditionnelle, pour un kaïseki, m’a laissée pantoise d’admiration. Harmonie jusque dans le bruit feutré de la cloison en bambou et papier de riz qui glisse pour découvrir un jardin, jusque dans cette sensation que l’on a quand on marche en chaussettes sur un tatamis, mélange de souplesse et de fermeté, jusque dans la ligne des toits, ni rectiligne, ni courbe mais un doux mélange des 2 … Harmonie aussi dans la présentation des plats d’un kaïseki. Quel raffinement ! Et que dire du tofu ? La première fois, comme pour un jardin sec, on a l’impression d’avoir avalé un … rien. Et puis notre palais s’affine. Texture, douceur, finesse du goût, nous sommes là encore dans le domaine du très subtil, de la délicatesse. Quel sens n’est pas touché par l’harmonie et le raffinement qui règnent au Japon ? Le Japon nous oblige à faire attention à ce que l’on voit, à ce que l’on entend, à ce que l’on goûte (mangeriez-vous un kaïseki aussi goulûment qu’un hamburger ?) … Souvent, je me suis trouvée balourde (d’engloutir mon sushi comme une vulgaire boulette de viande, de le couvrir de wasabi, de ne pas prendre le temps de m’asseoir au bord de ce jardin, ne pas écouter le bruit de cette fontaine, de visiter, guide à la main, plutôt que de ressentir …). Le Japon est bien plus qu’un voyage culturel, c’est un voyage de sensations, presqu’un voyage d’introspection. Sans doute, le voyage le plus riche qu’on ait fait. Tout ici invite à la sérénité, au calme et sans doute à terme (trop court 2 semaines !) à la méditation. Le Japon m’a touchée, dans mes tripes.

Allez, redescendons … 2 semaines, c’est donc très court … Nous avons fait un choix d’itinéraire ultra classique mais allégé pour avoir le temps de nous imprégner. Je voulais par ailleurs privilégier Kyoto par rapport à Tokyo. Le choix de commencer par Kyoto m’avait été recommandé (à juste titre) car Kyoto est plus facile "d’utilisation". Plus petite, plus tranquille, bus et métro y sont simples d’utilisation. Ca permettait de démarrer en douceur avant d’arriver dans les labyrinthes de Tokyo. Enfin, le prix du billet d’avion est le même avec un retour de Kyoto ou de Tokyo … Pour une fois et sans vanité, je crois que si je devais le refaire, je ne changerais rien à cet itinéraire. Il faut dire que j’y avais passé des heures !… Simplement, l’idéal aurait sans doute été de partir une semaine plus tard pour avoir des cerisiers plus fleuris sur Kyoto et peut-être un peu moins froid …

L’entrée des temples varie entre 300 et 600 Y. A la longue, ça finit par chiffrer. Souvent quand on parle de temple, il s’agit de complexe comprenant plusieurs grands bâtiments dont le temple principal. Comme une sorte de béguinage. Le meilleur exemple est le temple Daitoku-ji à Kyoto qui est en fait un complexe regroupant une vingtaines de temples … On peut y passer plusieurs heures … Comme toujours, une boussole est très utile, mais pensez bien que les plans japonais ont rarement le Nord en haut !... Enfin, après s’être fait prendre une fois (voire 2 …), on est plus attentif …

Aucun intérêt à décrire nos visites par le menu. Comme je l’ai dit plus haut, la préparation (en amont ou sur place) est facile, les sources d’informations nombreuses. Chacun fera ses choix selon ses goûts, ses aspirations. J’ai juste envie de partager quelques points forts ou faibles. Pour le reste, à chacun son voyage.

Kyoto : Des dizaines de temples, autant de jardins, des petites rues pittoresques, une gastronomie variée et raffinée, … Kyoto a beaucoup à offrir. Pour autant, Kyoto reste une très grande ville avec de grands immeubles, de larges avenues commerçantes, des quartiers très modernes, une gare futuriste magnifique. Globalement, on pourrait juger que la ville manque de charme. Ce fut en tout cas notre sentiment quand nous sommes arrivés tout en haut de la gare, sur le toit terrasse. On a été déçu. Mais, il suffit alors de redescendre de ce toit terrasse et de se perdre dans tous ces petits quartiers qui, eux, sont bourrés de charme. Les balades le long de la rivière Shirakawa ou de la rivière Kamo sont enchanteresses. Les quartiers, même très touristiques, de Gion, de Ponto-cho méritent leur renommée … Même si la première impression est surprenante (et peut-être décevante), le charme de Kyoto opère dès qu’on s’y enfonce. Perdez-vous dans ses petites rues au détour desquelles vous ne manquerez sûrement pas d’apercevoir quelques jolies apprenties geishas … Je voulais vraiment y passer du temps. L’un des moyens a été de visiter Himeji et Nara en A/R depuis Kyoto. Je ne regrette pas. Après 6 jours à Kyoto, nous en sommes partis avec beaucoup de nostalgie.

Himeji : Kyoto >> Himeji - Shinkansen Hikari (1h) Nous avions réservé nos places aller ; avec le JR Pass, la réservation est gratuite donc … ça ne mange pas de pain … ; retour sans réservation. De la gare de Himeji, nous sommes montés au château à pied (15 min) Le château justifie à lui seul l’A/R. Il n’y a pas redondance avec le château Nijo-jo de Kyoto. Au contraire, ils se complètent. On y trouve des points communs et de belles différences. Ne négligez pas le bâtiment Ouest (en fin de visite) qui offre des vues splendides sur le château. A défaut d’un grand ciel bleu idéal, nous avons eu la chance d’avoir un ciel orageux, ce qui, avec les cerisiers roses et les façades blanches et noires du château, n’était pas mal non plus ! Nous avons passé à Himeji une grosse matinée, nous étions de retour à Kyoto vers 15h.

Nara : Kyoto >> Nara – JR Nara Line (1h) Pas de réservation pour ce type de train local. Nous partons tôt, train vers 7h. Petit dej dans le train. C’est tellement propre qu’on est super attentif à nos miettes … A la sortie de la gare de Nara, des bus attendent les passagers. Pas compliqué … 180 Y/p pour arriver à l’entrée du parc et voir les premiers daims. Pas sauvages pour 2 sous. Habitués à l’homme. On les caresse comme on caresserait un chien. Très surprenant. Nous arrivons au grand Todaï-ji vers 9h. C’est un peu tard (il ouvre à 7h30, c’est dire !) car il y a déjà pas mal de monde, principalement des Japonais. Le Todaï-ji n’est pas décevant ! Nous déambulons ensuite dans le parc et terminons par le temple Kasuga Taisha dont l’allée est bordée de 3 000 (dit-on) lanternes de bois, de pierre, de bronze. Certaines sont gigantesques, d’autres, toutes moussues, patinées par le temps, ont presqu’une âme. C’en est émouvant. Le quartier Naramachi ne nous a pas transportés. Certes, les vieux temples sont splendides, comme toujours, mais enchevêtrés dans un quartier un peu trop moderne à notre goût. De retour à la gare de Nara, nous sautons dans le premier train, un rapide vers Kyoto. 47min au lieu de 68. C’est bien, on est content mais on réalise trop tard que, du coup, le train ne marque pas l’arrêt à Inari où nous avions prévu de descendre pour aller voir le Fushimi Inari Shrine, longue succession de portails rouges qui m’avait paru impressionnante. Tant pis … On ne fera pas le chemin en arrière. Notre précipitation nous a joué un tour ! Nous étions de retour à Kyoto vers 16h30

Kanazawa : Kyoto >> Kanazawa - Ltd Exp Thunderbird (2h) A la sortie de la gare, ne manquez pas les jets d’eau qui affichent l’heure. C’est tout simple et simplement superbe. Nous avons visité Kanazawa sous une pluie incessante. C’est là qu’on teste son sens de l’abnégation et sa résistance aux imprévus du voyage !… Le Loop Bus nous conduit d’abord dans le pittoresque quartier des geishas. Puis direction le marché aux poissons, très authentique où nous déjeunerons dans un délicieux kaiten-zuschis. Il y en a pleins, il suffit d’en choisir un où il y a la queue. Malgré la pluie, le jardin Kenrokuen est extraordinaire. On va s’y promener près de 2 heures sans voir le temps passer. Et pourtant, il pleut !!! Le quartier des Samouraïs nous éblouit (bien davantage que celui des geishas). Ici, les maisons sont très grandes. Gros coup de cœur pour celle du clan Nomura que l’on visite. Pour finir, on rentre à pied jusqu’à notre hôtel en longeant le canal. La pluie n’altère ni notre courage ni notre enthousiasme ! Et la beauté de ce canal vigoureux nous paie de nos efforts ! Je pensais que Kanazawa serait une étape sans intérêt dans notre programme. Il n’en fut rien. Dès notre arrivée à Kanazawa, nous avions acheté nos billets de bus pour Shirakawa-go. 1 800 Y/p. Les bus se trouvent à la sortie de la gare. Le guichet pour Takayama et Shirakawa-go est à gauche. Bref, c’est facile.

Shirakawa-go - Ogimachi : Kanazawa >> Shirakawa-go - Bus (1h20 - 1 800 Y/p) On arrive donc à Shirakawa-go à 10h. Aussitôt, on réserve nos billets de bus pour Takayama, départ le lendemaine à 10h45. On va déposer notre sac dans le minshuku réservé. La journée est à nous. Oui, je le dis, ça vaut le coup d’y dormir une nuit. D’abord pour avoir vraiment le temps de flâner dans ce magnifique petit village avec les Alpes Japonaises en toile de fond. Ensuite, pour l’expérience de la nuit et du dîner en minshuku. Nous avons visité le village reconstitué. 500 Y l’entrée. Il regroupe de vieilles maisons récupérées d’un peu partout. Nous y passerons plus de 2 heures. Cette fois, la maison japonaise n’a plus de secret pour nous. Economisez la visite de la Wada House si vous comptez visiter ce parc-musée. Il y a redondance … A cela près que la Wada House a une histoire. Mais bon … Le lendemain matin, avant le départ pour Takayama, nous avons encore eu largement le temps de flâner dans le village, quasiment seuls, avec la gelée et la brume matinales et l’odeur des chaumes. Un très beau souvenir !

Takayama : Shirakawa-go >> Takayama - Bus (50 min - 2 400 Y/p) Adorable petite ville de province, très bien préservée avec de grands quartiers de maisons encore tout en bois. A vrai dire, c’est ainsi que j’imaginais Kyoto, oubliant la taille et le modernisme de Kyoto … Le Morning Market est sympathique sans être extraordinaire … Ne manquez pas, plein Est, la promenade dans Higashiyama à pied. Très bien fléchée, elle enchaîne toute une collection de petits temples pleins de majesté. Ambiance surprenante et souvenir unique. Ayant passé 1 journée pleine à Ogimachi, nous n’avons pas été visiter le Hida Folk Village.

Tokyo : Takayama >> Nagoya - Ltd Exp Hida (2h30) Nagoya >> Tokyo - Shinkansen Hikari (1h50) Nous avions pris quelques minutes (à peine !) à la gare de Takayama pour réserver nos trains : départ de Takayama à 9h37, arrivée à Nagoya à 12h01 puis correspondance à Nagoya à 12h22 (shinkansen) pour Tokyo. J’espérais bien (un poil inquiète quand même !) que 20 minutes pour la correspondance suffiraient. Montre en main, il nous en aura fallu … 3 !! C’est vraiment beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Arrivés à Tokyo, notre première activité fut de grimper en haut de la mairie (extraordinaire building cathédrale de 50 étages) pour profiter de la vue sur Tokyo. C’est gratuit, ça vaut le coup. Et c’est magnifique. Le temps était trop couvert pour qu’on aperçoive le Fujiyama mais nous avions eu la chance de le voir depuis le shinkansen (choisissez des places à gauche). Ensuite, nous avions envisagé de faire le tour de la ville par la JR Yamanote Line (ligne gratuite avec le JR Pass, aérienne, et qui fait sa boucle en 1h environ). On a abandonné, c’est sans intérêt. La ligne est trop encaissée, on manque de recul pour profiter et puis s’il y a du monde, difficile de dire aux gens "dégagez les fenêtres, je veux voir !…" Donc, mauvaise idée … Tsujiki Market : on a raté notre visite, on y est arrivé bien trop tard. Vers 10h, on a surtout vu des caisses blanches de polystyrène … Nous, les lève-tôt, nous étions un peu vexés … Tant pis. Maintenant, vu tout le sang qu’il restait encore et ce que j’ai pu lire, je ne suis pas sûre de le regretter complètement. Je pense qu’il y avait une forme inconsciente mais volontaire de protection dans cet acte manqué. Jardin Hama Rikyu-teien : il faut y aller ! Ce beau jardin entouré de gratte ciel est ... improbable. Qui met qui en valeur ? Mi Avril, avec les cerisiers et le colza en fleurs, on a fait des photos surréalistes !

J’avais prévu Tokyo dans mon programme car, quand même, je ne pouvais pas l’éviter … Mais, je n’étais vraiment pas très heureuse de devoir passer les 4 dernières journées de notre voyage dans cette mégalopole que j’imaginais bruyante, polluée, trépidante, laide, oppressante … Elle est tout le contraire ! Très peu de circulation, pas de coups de klaxon, du monde bien sûr mais sans aucune bousculade, des quartiers qui, pour certains, ressemblent à de petits villages, des pots de fleurs qui égayent les fenêtres ou les pas de portes, des temples préservés, disséminés un peu partout … bref, vous avez compris, même ici, à Tokyo, j’ai été époustouflée par tant de sérénité. Dimanche, nous avons passé nos dernières heures dans le parc d’Ueno. Ambiance de fête : tous les cerisiers en fleurs ombrageaient des familles en pique-nique, des orchestres animaient les places, des stands vendaient des snacks à grignoter au bord de l’eau … quel crève-cœur de quitter un tel endroit pour retourner travailler. Bouh, gros coup de blues …

Nikko : Ueno >> Utsonomiya – Shinkansen Yamabiko (45 min) Utsonomiya >> Nikko – JR Nikko Line (40 min) Depuis la gare, on a rejoint les temples à pied (une bonne ½ h) car les bus sont peu nombreux. A moins qu’on ait mal regardé … c’est bien possible … «L’on ne connaît pas le beau, si l’on ne connaît pas Nikko» dit le proverbe. C’est vrai. C’est inouï. Même si la débauche de couleurs vives est surprenante et donne parfois un côté un peu kitsch assez décalé, on reste pantois devant ces sculptures de bois coloré. Nikko est une apothéose. Ne pas manquer aussi la balade Gammanga Fuchi et son alignement de dizaines, centaines (? personne ne sait) de petites statues (jizo) de pierre, toutes parées d’un bavoir rouge et d’un bonnet au crochet rouge. Très original. Très mignon. Torrent mugissant à droite. Belle balade.

Kamakura : Tokyo >> Kita Kamakura - JR Yokosuka Line (1h) On part très très tôt. Au point d’arriver à Kita-Kamakura à 7h50 … On monte vers le Kencho-ji qui n’ouvre qu’à 8h30. Si le guichet était fermé, le temple n’en est pas moins ouvert. Bel état esprit, n’est-ce pas ! Nous avançons et, pendant plus d’½ h, nous aurons le lieu pour nous tout seuls. Un vrai bonheur ! Nous paierons sagement notre entrée … lors de notre sortie. Ce temple de Kencho-ji est, de loin, celui qui nous a le plus plu (ici, à Kamakura). J’ai beaucoup aimé aussi Engaku-ji, remarquable pour son cimetière enchevêtré, un peu brouillon, étagé sur une petite colline. Ambiance zen. Retour à la gare de Kita-Kamakura, une station vers Kamakura, puis un petit coup de navette ferroviaire vers Hase. Le temple de Hase Dera ne m’a pas du tout plu. Même la surprenante grotte qui abrite quelques statues ne m’emballe pas. Par contre, le Grand Bouddha est spectaculaire. Tous les regards sont tournés vers le ciel. Quelle majesté ! La visite de Kamakura permet par ailleurs de traverser une jolie campagne.

DIVERS : L’accueil : même s’ils sont peu nombreux, ceux qui parlent anglais se précipiteront pour vous aider s’ils vous voient dans l’embarras. Avec les autres, on se débrouille très bien avec des gestes, des sourires … Plusieurs fois, nous avons montré dans notre guide le nom en japonais du lieu que nous cherchions. Nous avons toujours reçu une réponse amicale et pertinente. L’un d’eux a même été jusqu’à utiliser son portable pour mieux nous renseigner ! Ils se mettent en 4. Lors de la première utilisation des automates dans une station de métro, un agent nous a accompagnés pour nous apprendre. Sans faire à notre place ! Pédagogue, en plus ! Et sans un mot d’anglais. La langue n’est pas un barrage si infranchissable. La carte bancaire : largement acceptée. Nombreux ATM en ville. Malgré tout, il faut quand même prévoir du cash. Le climat à cette époque : nous avons eu très très froid la première semaine à Kyoto. Je pense que nous étions largement sous les 10°C. Un vent glacial complétait le tableau. Soleil néanmoins mais nous avons regretté des gants ! La 2ème semaine a été bien plus clémente avec des températures autour de 15-18°C. Cela dit, une seule journée de pluie et malgré le froid, nous rentrons tout bronzés ! Vêtements : à Kyoto, on portait 1 tee-shirt, 2 polaires et un coupe vent ! On ne se salit pas du tout. Ni par la saleté, ni par la transpiration … on peut voyager très léger. On avait des chaussures de marche et rien d’autre. Les tongs sont totalement superflues car des pantoufles nous ont systématiquement été prêtées dans tous nos hébergements (voire dans les temples, il faut dire qu’il y fait très froid …). L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de Japonais qui, comme nous, visitent Kyoto à la période des cerisiers en fleurs. Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. WC partout, ultra propres, gratuits. Les moustiques : pas le moindre non plus Photos : nous n’avions pas acheté d’adaptateur pour recharger notre APN. Les hôtels en prêtent (sauf à Ogimachi). Cool ! L'artisanat : tout est cher … ça limite les achats … on a quand même acheté 2 yukatas (kimono d’intérieur en coton, environ 3 500 Yens chacun) et quelques babioles mais rien d’extraordinaire. De très belles théières de fonte mais pas dans notre budget. Une magnifique gouttière de cuivre comme dans les temples à 19 000 Yens. La dame m’expliquait que ça ferait un beau cadeau … tu m’étonnes !

On a beaucoup aimé :🙂 Participer à la vie japonaise : dormir sur des futons, se doucher assis, se baigner dans les o furo, marcher sur des tatamis, faire glisser une paroi coulissante, manger la soupe miso avec des baguettes, faire la queue sagement pour monter dans les trains, rouler à vélo sur les trottoirs, s’asseoir en tailleur (enfin, comme on peut) devant un jardin, regarder les Japonais s’émerveiller devant la beauté des fleurs de cerisiers, s’émerveiller soi-même devant la beauté des fleurs de cerisiers, … ne pas courir, ne pas stresser, ne rien craindre … être totalement détendus pendant 15 jours.

On a moins aimé :😕 Je cherche encore …

En conclusion ... Peu de voyages nous ont laissé une telle émotion. Quand on me demande, "alors le Japon, qu’avez-vous vu ?" j’ai du mal à répondre. Non pas qu’on n’ait rien vu, non … mais ce n’est finalement pas cela qui est important. Quand vous rentrez de Rome, vous pensez au Colisée … Mais du Japon ?... Moi, je pense à la sérénité d’un jardin, je pense à l’âme d’une lanterne, aux lignes épurées d’un temple ou d’une maison …. Où ? Lesquels ? Qu’importe … Je reviens du Japon avec une écaille de vernis d’esprit zen. Enrichissement autant intérieur que culturel. Notre album photos, si réussi soit-il, ne reflètera pas notre voyage.
Canal du Midi à vélo: état de la route et hébergements? English translation pending
by Thierryvan59 · 2009-04-21 · 23 replies
😉 Bonjour à vous tous,

J'ai l'intention de circuler en vélo sur le canal du midi en mai 2010. Pourriez-vous me renseigner sur l'état de la route, et d'éventuels renseignements sur les hébergements que l'on peut trouver le long du canal.

D'autres renseignements sont les bienvenues

Merci d'avance Thierryvan59
Retour de croisière " Parfums Méditerranéens" sur l'Orient Queen English translation pending
by Choumi · 2009-04-20 · 40 replies
😉😉😉 Bonjour à tous ceux qui sont rentrés hier, 19 avril, à Marseille, bonjour😎 Nath42, Nounou54😏, tous ceux de😉 l'Isère, les amis 😏😏😏 de table d'Avignon, Bordeaux, Montluçon et toutes les connaissances 😄😏faites sur cette croisière.

Nous sommes bien rentrés par la route et la maison semblait bien tristounette après ce magnifique circuit. Les enfants étaient les "rois" de cette croisière et je crois qu'ils s'en souviendront.

Bien sûr, par rapport à ma croisière sur l'Orient Queen d'avril 2008, j'ai trouvé bien des😕 différences que j'expliquerai après. Mais, ceux qui faisaient leur première croisière ont tous été ravis.

Météo parfaite tout le temps pour les excursions, un peu de "bouge-bouge" les nuits, nourriture très bonne, moins copieuse et moins de choix que l'an dernier, mais ils ont misé sur les buffets pour les enfants.

Excursions : 1/ GENES, nous avons fait l'aquarium et ne l'avons pas regretté ! J'ai vu bien des aquariums mais aucun aussi intéressant et, pour les enfants, bien mieux que le tour de ville ou Portofino. Nous n'avons pas attendu aussi longtemps que nous le pensions en voyant ce monde, avons pris la visite des bassins à 15 euros/adultes et 12 euros/enfants. Pour la journée et tout voir, c'est 35 euros. C'est magnifique !!!!

2/ Civitavecchia/ROME, nous avons pris l'excursion à la journée, tout y est splendide, on ne sait plus où regarder tellement il y a de choses à voir. Seul, le repas fourni nous a compliqué la vie, on nous le donne à l'arrivée à Rome et ce carton encombrant nous a tous énervés...pour marcher, ensuite on nous a donné un plastique, ce qui était déjà mieux ! La basilique est à voir, c'est sûr, et nous n'avons pas eu à trop attendre dans les files.

3/ TRAPANI, nous avons pris l'excursion à Erice, très beau village médiéval, puis, nous avons pris le funiculaire, dans le brouillard total, mais, comme disait notre charmant guide " c'est un voile magique, imaginez la légende de ce pays, c'est encore plus beau comme ça...etc...). C'est qu'on monte à 750 m ! Car, par beau temps, la vue là-haut est magnifique...Dans le brouillard et le froid, nous avons donc essayé de "voir" à travers ces mèches de brouillard et, soudain, quelques minutes de clarté pour la photo et...hop ! re-brouillard et il "gelait". Ce fut cependant vraiment magique, y compris la descente en funiculaire dans ce coton nous enveloppant complètement... Arrivés dans ce beau village, où il faisait beau, nous ne pensions qu'à une chose : boire quelque chose de chaud ! Certains ont suivi le guide pour visiter.

Je continuerai plus tard et espère que tout le monde est arrivé à "bon port", Amicalement à tous, Choumi😎
Jeu photos: prêts pour le décollage? English translation pending
by Lilie82 · 2009-04-18 · 145 replies
Salut a tous,

Cette discussion etant tombee aux oulbiettes...

C'est ou? 😉

Lilie
Recherche photos des escales à Savone, Palma, Palerme, Malte, Barcelone et Rome English translation pending
by Chrikarom · 2009-04-13 · 36 replies
Bonjour !

Je suis à la recherche de photos des escales à :

Savone Palma Palerme Malte Barcelone Rome

Merci beaucoup pour votre sympathie et à bientôt !
Frais pour l'encaissement en France d'un chèque sénégalais? English translation pending
by Luc69009 · 2009-04-08 · 24 replies
bonjour j'aimerais savoir quels sont les frais pour l'encaissement en france d'un chèque sénégalais, par exemple de 1100€ . merci d'avance . cordialement
Site internet d'informations pour l'Orissa (Inde) English translation pending
by Trabuc · 2009-04-07 · 8 replies
Bonjour Je prépare mon séjour dans l'état d'Orissa en Inde, départ le 12 septembre pour 1 mois (Roissy CDG > Kolkota puis train vers l'Orissa) et je vous livre ci-dessous quelques sites qui m'ont bien aidé pour ce voyage qui est presque bouclé...

Plein d'infos touristiques en général Orissa
http://www.orissa-tourism.com/index.html

Orissa Tourism Development Corporation http://www.panthanivas.com/index.asp

Tout sur les parcs naturels et protégés de l'Orissa http://www.wildlifeorissa.in/

Le site de tous les trains indiens (réservation en ligne) http://www.indianrail.gov.in/index.html

Une carte pointant les principaux lieux à voir dans l'Orissa www.orissalinks.com/orissagrowth/wp-content/uploads/2008/07/touristdestination.jpg

Le site du Centre de Demande de Visa pour l'Inde en France http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx

Si cela peut en aider d'autres ou faire découvrir l'Orissa !

Bons voyages Bernard.
Cadeaux souvenirs du Canada? English translation pending
by Che962 · 2009-04-06 · 35 replies
bonjour tout le monde! je voulais vous demander conseil pour des cadeaux souvenirs du canada sympa et pas trop cher. merciiii ^^
Escale de croisière à Tunis: que visiter? English translation pending
by Gilera · 2009-03-26 · 49 replies
bonjours je vais faire une escale à Tunis la semaine de paques avec croisiere Costa de 8h à 17h avec mes enfants et mes parents. apres avoir lu pas mal de message sur le forum j'aimerai prendre le TGM pour aller à Carthage, Sidi Bou Said et Tunis.Est-ce faisable en 8h? que faut-il visiter à Carthage et à quelle station faut-il descendre? La station TGM à la Goulette est-elle loin du debarcadere? vaut-il mieux aller à Tunis le matin et Sidi et carthage l'apres midi ou l'inverse. Merci pour vos reponses à toutes ces questions
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Quatorze jours à vivre à Bangkok, Koh Tao, Kanchanaburi, Sangkhlaburi English translation pending
by Namast · 2009-03-05 · 18 replies
Bonjour à tous, un petit retour de notre virée en famille en Thailande ce mois de février 2009. En espérant que ca puisse servir ou vous distraire quelques minutes ! Le carnet sur notre site est un peu plus détaillé, et les photos peuvent y etre agrandies.

Jour 1 - Toulouse > BangkokVoyage sans probleme, à l'heure, bagages, douane, on sort direction un kiosque de change pour changer l'équivalent de 100 euros (à un peu moins de 44 bahts pour 1 euro). L'organisation thaï est toujours aussi rodée. Peu avant la sortie, un agent d'information nous demande où nous allons, et nous dirige vers le kiosque à taxis. 3/4h plus tard, et 370 B en moins, le taxi qui n'avait que faire des limitations de vitesse nous dépose devant notre hôtel "habituel", le new siam 2 non loin de la fameuse Kaosan Road. Notre résa est bonne, notre chambre triple est prête, et quelques minutes plus tard, nous sommes en train de nous baigner dans la piscine de l'hôtel, avec non loin de là, quelques lassi à la banane qui nous attendent ! Les vacances sont lancées, les filles aux anges malgré le voyage et le décalage. Le soir, pour faire toujours aussi peu original, on se rend à pieds, sous la douce chaleur de Bangkok, à un petit resto en plein air non loin de là, légèrement caché derrière un petit rempart de végétation, pour y retrouver une cuisine très épicée, voire très spicy mince, la Chang beer peine à adoucir le palais. Entre temps, après plusieurs agences de voyage, impossible d'acheter un billet de train (complet paraît-il). Pas trop envie d'aller à la gare pour vérifier, donc on se contentera d'acheter un pack bus+bateau pour rejoindre Koh Tao, l'île de la tortue, plus connue pour ses coraux et poissons. Jour 2 - Bangkok Aujourd'hui, on part visiter le Wat Phra Kaew et le Grand Palace. On prend l'un des gros bateaux bus qui naviguent que le Chao Phraya (39 B pour nous 4). Débarquement, quelques mètres à marcher au milieu d'un petit marché, puis de l'avenue menant à l'entrée. Les odeurs du marché font vite place à l'odeur des gaz d'échappements de bus, voitures et autres tuktuk bruyants. Le soleil brule d'autant que l'air raffraichissant du fleuve n'est plus qu'un souvenir. Bienvenue à Bangkok ! La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage. Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie ! Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ? Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes. Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort. Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle. La plage est calme, avec seulement deux "resorts". En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île). Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience. On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage. La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir. Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île. Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit. Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi. Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha. Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger. On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face. Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques. Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil. Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air. Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée. 2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région ! De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales. De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-) On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc... Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur). Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue. Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200. Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai. Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international. Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable. Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec. Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants. La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave. Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen. Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête. Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit. Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue. Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades. Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois). Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan. Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant. Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord. Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant ! Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi ! Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon ! On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois. Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous. Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique. Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie. ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés ! Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉

Jour 13 - Sangkhlaburi, retour sur Bangkok Comment bien commencer la journée ? Ben si vous avez bien suivi, en allant soit sur le pont, soit au bord du lac non ? Gagné, ca sera le lac, plus proche, histoire de ne pas arriver trop réveillé. L'atmosphère est brumeuse, le soleil ne tapera pas trop fort pour ce réveil en douceur. Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures ! Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici. Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil. 13h30, on reprend la voiture. 17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B) 17h40, départ du bus pour Bangkok 20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok 20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai.... Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ? D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn... Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie...
Rencontre VF dans les environs de Montréal pour une cabane à sucre le 28 mars 2009 - COMPLET English translation pending
by Petitsoleil · 2009-02-16 · 56 replies
Bonjour!

Après une rencontre à Québec en février, je reprends le flambeau de l'organisation des rencontres, cette fois conjointement avec MllePascale, une membre fidèle aux rencontres et organisatrice dans l'âme comme moi.

On vous invite donc le Samedi 28 mars à 16 h (pour le plein air) et à 18h30 (pour le repas) à la traditionnelle cabane à sucre du printemps!

Cabane à sucre Paquette 419, 5e Avenue Ste-Anne des Plaines Québec, Canada J0N 1H0 Téléphone : (450) 478-1074

Prix : 19$ adulte / 7$ enfant (tx incluses)

Pour ceux qui arriveront à 16h, il y a plusieurs activités extérieures (marche dans les bois, traîneau, fermette d'animaux, musée de l'histoire du sirop et démonstration de la fabrication de sirop d'érable). On vous attendra à l'entrée (j'aurai un carton écrit VF pour vous retrouver) et on pourra en profiter pour jaser tout le monde ensemble et faire des activités. Si vous avez des enfants, ils sont bienvenus!

Pour ceux qui préfèrent souper, des tables seront réservées pour le groupe de VoyageForum à partir de 18h30. En soirée, il y aura un D.J avec animation, donc pour ceux qui aiment les soirées qui bougent, vous pourrez vous trémousser sur la musique!

L'endroit est sur la rive-nord (dans les Laurentides), à environ 40 minutes de Montréal. Je vous demande de vous inscrire pour réserver votre place (aucun nombre limite) et de spécifier dans votre message si vous êtes disposés à faire du co-voiturage (propriétaires de voiture) ou si vous avez besoin d'un pouce pour vous y rendre (spécifier d'où vous partirez). Entre voyageurs on va essayer de ce rendre ce service pour faire en sorte que tout le monde puisse venir!

Si vous voulez plus d'info sur la cabane et un plan du trajet pour s'y rendre, voici le lien:
http://www.cabaneasucre.ca/entree/index.htm

Au plaisir de vous revoir pour une "soirée canayenne!" (dit avec un accent de l'ancien temps!) 😛

ATTENTION! POINT DE RENCONTRE POUR CO-VOITURAGE:

Ceux qui ont dit qu'ils avaient besoin d'un lift et ceux qui ont dit qu'ils avaient de la place dans leur voiture et qui souhaitent profiter du bel après-midi (prévision 10 degrés celcius avec soleil pour l'instant) on se rejoint à 15 h15 (tentez d'être à l'heure!!) au :

Pétro-Canada 545, Henri-Bourassa EST mtl, H3L 1C7

c'est a 1 minute du Metro Henri-Bourassa (ligne orange), sortie NORD

Cherchez la pancarte VF à l'entrée de la station service, ce sera le point de rencontre et sur place, on divisera les places dans les voitures. IL serait important que tous ceux qui ont offert des places dans leur voiture au départ de Montréal y soient pour ne pas avoir à laisser des gens derrière faute de voitures!!

MERCI!

Véronique et MllePascale
Bangkok, Vientiane et Isan English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-02-08 · 111 replies
Cela fait quelques temps que je pèse le pour et le contre de commettre sur le forum certaines de mes aventures. Vont-elles intéresser quelqu’ un ? Ne vont-elles pas choquer certains et ne vais-je pas m' exposer aux furies qui semblent sévir assez fréquemment sur VF ? Aurai-je bien le temps d’ écrire mes récits et d’ organiser quelques photos pour les illustrer, et de poursuivre les commentaires que, j’ espère, je recevrai ? Je suis après tout plutôt très occupé ! Mais en fin de compte, j’ ai décidé de me lancer, et donc je vais commencer le narratif d’ un petit périple, il n’ y a pas trop longtemps de ça, de Bangkok à Vientiane, puis en Isaan avant de retourner à Bangkok. Ce premier chapitre n’est pas accompagné de photos, mais je promets d’ en fournir par la suite, si il y a du répondant positif ! Et si je touche un terrain vraiment réceptif, je penserai alors à continuer par d’ autres récits.

Alors voilà….

Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.

Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane. Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant… Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple… Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.

Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !

🙂🏴‍☠️😛😎
De retour du Burkina Faso.... English translation pending
by Lliouba · 2009-01-19 · 24 replies
"De retour...." Complété et modifié

Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.

La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....

L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.

Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.

Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.

Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.

Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....

Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !

Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!

Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.

Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.

Il y a encore tant d'autres rencontres.....

Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.

Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.

Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...

La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !

Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.

Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.

Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....

Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.

Et bien d'autre choses encore, bien sûr...

Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.

Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.

Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.

Voici quelques première photos.

Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!

Bonne année à tous et à vos familles....

Anbédoni...

Croquis de JL H
http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49

Diaporama Photos:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/

Dessins des mômes:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
Peuples du monde English translation pending
by Stefmadebzh · 2009-01-18 · 27 replies
Salut à tous,

A travers le monde, de nombreux peuples vivent sur cette jolie planète. Mais pour certains la paix n'est pas au rendez-vous...mais quel dommage de ne pas en parler plus souvent...Les médias ont déjà oubliés ce qui se passent actuellement au Tibet, pour parler de la Palestine...pour les oublier un peu plus tard à leur tour...nous voyageons tous pour rencontrer d'autres cultures et la constatation est la même aux quatres coins du monde...les amérindiens, les aborigènes, les inuits, les kanaks...et plein d'autres encore sont mis de côté par les effets de la mondialisation, de la politique de nos dirigeants...alors qu'ils sont les réels propriétaires de leur terre...Voyager n'est pas uniquement fait pour voir le bon côté du pays....c'est aussi découvrir les faces cachées et agir en conséquence...

J'espère qu'un jour les frontières n'existeront plus comme un barrage pour la population de nombreux pas...nous occidentaux...nous pouvons visiter des pays alors que la population elle même est cantonnée à ne pas bouger et rêve à travers son écran télé...triste réalité...🏴‍☠️
Deux semaines à Bali: réserver un hôtel ou pas? English translation pending
by Jusdorange · 2009-01-13 · 14 replies
bonjour !

je potasse mes guides et je ne sais pas pas vraiment où réserver pour notre séjour du 11 au 25 avril prochains à Bali. j'avais pensé d'abord réserver près de l'aéroport de Denpasar (Kuta ou Sanur?) pour 1 ou 2 maxi car on préfère le calme.

ensuite répartir le séjour entre Amed, Ubud, les îles Gili...

mais j'ai du mal à m'y retrouver parmis les offres, d'autant que la plupart des hôtels sont à Kuta et Ubud mais dans les coins tranquilles c'est plus compliqué.

en plus dès que je trouve un hôtel qui me plait (authentique et calme), le prix est trop élevé (dans les 80 € alors que notre budget pr 2 est de 50 €).

alors peut etre devrais-je juste réserver les 2 premières nuits et chercher sur place ensuite ? j'ai peur de m'y perdre et d'être stressée sur place.

j'ai vraiment besoin que vous me fassiez part de votre expérience, récente surtout, pour ne pas le regretter.

merci d'avance.
Avis sur itinéraire d'un mois en Argentine English translation pending
by Billewallas · 2008-12-31 · 22 replies
Bonjour a tous!

Je m'apprête a partir pour l'Argentine avec une amie pendant 1 mois et nous aimerions savoir si notre planning est faisable en l'espace d'un mois

Arrivée a Buenos Aires Vol vers El Calafate (Patagonie du Sud), Fitz Roy, Chili etc... Location d'une voiture pour visiter la Patagonie du Sud puis remonter vers le nord Se diriger vers la péninsule Valdes

Retour a Buenos Aires Vol pour les Chutes d'Iguazu (Argentine, Bresil)

Retour a Buenos Aires Vol vers Salta visite du Nord La Quiacia en Bolivie Plaine de l'atacama (Chili)

Retour a Paris

On aimerait louer une voiture d'El Calafate a Buenos Aires. Les prix ont l'air prohibitif (drop off fees) mais sur place n'est-ce pas meilleur prix (une estimation?)? Et si vous avec des adresses d'agence pas cher nous sommes preneurs.

Si vous avez des conseils et des adresses nous sommes aussi preneur meme si le forum en regeorge. Nous partons du 21 au 18 fevrier, si d'autres personnes veulent se joindre ce sera avec plaisir!

Bonnes fetes!

Merci d'avance

Billy
Vivre sans voiture à Toulouse (31) ou Montpellier (34)? English translation pending
by Alexp70 · 2008-12-23 · 8 replies
Sans voitures et vivre grâce au vélo, transports en communs et la force des jambes? La "mieux" pour les jeunes et celle qui a le meilleur climat!😎 Merci.
Camino de Compostelle: questions sur le Nortes à pied (Espagne) English translation pending
by Lilie82 · 2008-12-12 · 17 replies
Hola peregrinos y todos,

Je pensais trouver plus d'infos sur VF concernant le camino Nortes, zut...🙁

Je pars trotter sur la section Bilbao - Santander debut Janvier (je sais, ce n'est pas la saison).

Bien vu cette discussion, mais elle date de 2007 et parle de la saison estivale:

http://voyageforum.com/...g=compostelle%20nord;

Le site d'Eze http://www.stjacques.fr/...index.php?pagenum=76 bien sur (pas tout le encore), quand meme, me reste 2 petites questions:

1 - Je sais qu'il est fort probable que le temps ne soit pas clement, et la difficulte physique, pas grave, je le sais (j'adore me faire mal en montagne😄). Je voudrais simplement savoir si les sentiers restent praticables sous un temps de crotte, sans avoir besoin de passer par des caminos secondaires, comme il en existe par exemple entre St Jean PDP et Roncesvalles sur le Frances.

2 - La coquille (panneaux indicatifs) est-elle aussi bien indiquee et le marcage est-il aussi clair sur cette partie du Nortes que sur le Frances (j'en doute quand meme)? Juste pour savoir, quitte a me perdre, je prefere le faire de jour... en janvier, les journees sont plus courtes. 🤪 Pour savoir si je dois prevoir pas mal de laps de temps dans mon temps de marche pour me perdre, et donc savoir plus ou moins jusqu'a quelle heure je peux dormir le matin.😇 Je sais, la motivation de cette question parait un peu debile...

Merci d'avance pour vos infos, je passerai peut-etre reposer quelques questions d'ici janvier.

Lilie
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
by Montmagny · 2008-11-26 · 76 replies
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.

Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.

Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.

J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.

Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...

merci beaucoup
République Dominicaine: pays dangereux! English translation pending
by PAbayahibe · 2008-11-20 · 55 replies
Bonjour Trop c'est TROP..A en croire TOUS les representants des TO des Hotels '' All inclusive''..La Republique Dominicaine est un pays DANGEREUX.. Les discours a l'interieur des Hotels sont toujours les memes quelque soit le TO.. SURTOUT ne SORTEZ pas de l'HOTEL..c'est dangereux.. Mais bon DIEU pourquoi vendez vous une destination ou tout le monde se fait aggresser..voler..violer..tuer des la sortie de l'Hotel..????.A vous entendre Chers Representants ..la RD serait cela.. Et tout y passe ..Marchands de cigars escrocs..ce serait des feuilles de banane..Excursions Pirates ..les agences exterieurs sont Illegales ..Les vendeurs de Tableaux sont des voleurs..les bons restos il n'y en a pas ..SAUF..celui que l'on vous indiquera.. NO por FAVOR..arretez de denigrer la RD et ses habitants et tous ceux qui travaillent pour le plaisir des Touristes.. Arretez de VENDRE vos produits en diffamant ceux qui vous derangent.. A VOUS TOUS qui viendrez en REPUBLIQUE DOMINICAINE ..un seul conseil..si vous entendez des discours de ce genre de la part de votre representant..rapportez le aupres des commercants a l'exterieur des Hotels.. Un comite est en place pour faire cesser ces discours mensonges et degradant pour la RD et les DOMINICAINS.. envers le Ministere du Tourisme qui en souffre aussi.. AMITIES
Carnet de voyage: Namibie en famille en août 2008 English translation pending
by Timarolou · 2008-11-03 · 7 replies
Voici enfin ce carnet de voyage en remerciement à tout ceux qui m’ont aidé sur ce forum et afin de rendre le service pour les prochains voyageurs.

Nous sommes partis à 4, en 4X4 avec tentes sur le toit, pendant 15 jours. Les protagonistes : - Vincent, le père - Sophie, la mère - Titouan, le fils (9 ans à Etosha) - Maëlle, la fille (7ans)

Ce qui nous a heureusement surpris : - Air Namibia : à l’heure, service OK, place potable pour les jambes dans l’appareil. - Alter Action à Swakopmund pour le sandboarding (cf 15/08/08), équipe très pro et très sympa qui se sont notamment super bien occupé de nos enfants. Une matinée + déjeuner + vidéo de nos exploits pour 1000ND à 4. Ce qui nous a déçu : - ASCO car hire : explications sommaires, véhicule de 60000KM ne dépassant pas le 90km/h sur route droite goudronnée, tentes en fin de courses, matériel de camping très usagé aussi. - Lonely Planet : alors que nous lui faisions confiance les yeux fermés eut égard aux expériences passées, ce guide est obsolète, peu précis voire erroné.

Budjet 8320 euros : - train + avion Roissy–Lille-Londres -Windhoek AR 4000 euros - 4x4 location 2210 euros - Lodges + restos 470 euros - Argent liquide (Campings+entrées parc+nourritures+souvenirs + essences) 1640 euros

6/08/2008 Londres

Nous quittons la maison pour Roissy à 10h45. Un chauffeur nous conduit et nous dépose (par erreur ?) à l'autre bout du terminal 2. Nous devons marcher 20 minutes avec nos bagages pour arriver à la gare. Nous découvrons alors que notre train a 1h30 de retard donc arriverait trop tard pour notre correspondance à Lille. Nous prenons le premier train pour Lille et arrivons juste à temps. Le changement et le passage de la douane se font sans encombre. Après 1h30 de voyage avec l'Eurostar, nous arrivons à l'heure à Londres (14h30 heure locale avec 1h de décalage). Saint Pancras est une belle gare toute rénovée avec une magnifique verrière. Nous achetons nos billets de train aller-retour pour Gatwick (Thameslink 38livres/4). Puis nous prenons le métro jusqu'au bord de la Tamise à 1km de Big Ben. Nous attendons quelques minutes au pied de la tour pour entendre sonner 16h. Il y a énormément de monde, les enfants ont du mal à tirer leur valise, il fait chaud. Nous remontons Whitehall de Big Ben à Trafalgar. Nous nous arrêtons à la maison des horses-guards mais il n'y en a pas ! Nous voyons 2 gardes à pied, un immobile et l'autre qui va et vient. A Trafalgar square est installée une grande scène pour les J.O. mais du coup il n'y a pas d'accès possible aux statues de lions. Nous faisons une pause sur le bord de la place, nous achetons sodas et glaces ce qui requinque bien les enfants. Nous retournons par le métro à Saint Pancras où nous montons dans le train pour Gatwick airport. Nous arrivons au terminal sud alors que notre avion décolle au terminal nord : nous devons prendre une navette. L'avion est programmé 1h10 en retard par rapport à l'horaire que nous avions (soit à 22h40). Nous attendons tranquillement en faisant des jeux de société. Nous sommes fourbus. Nous dormons par intermittence dans l’avion et arrivons à l’heure prévue à la réservation soit 8h47.

7/08/2008 Windhoek-Waterberg

Le ciel est d’un bleu limpide, il fait bon. Le chauffeur d’ASCO car Hire nous attend. Nous faisons route vers le centre ville dans un paysage très vallonné. ASCO nous donne quelques explications un peu rapides. Nous réclamons des plaques de désensablement et une carte de Namibie. Nous faisons quelques course au petit centre commercial à côté d’ASCO et déjeunons dans un petit restau. Nous partons en empruntant la B1. Nous nous arrêtons à Okahandja pour acheter du biltong de koudou, eland et oryx, très bon. Nous prenons une piste pour aller voir une ferme d’autruches repérée dans le Lonely planet mais faisons rapidement demi-tour car la piste est mauvaise avec du sable mou et à bien relire la carte, il y a environ 50km donc 2h AR, nous n’avons pas le temps. Nous voyons nos premières termitières (il y en a partout), des melons à même le sol et des nids qui pendent aux arbres, dans le sable de la piste : plein de traces d’animaux. De nouveau en route vers le Waterberg nous voyons plein de phacochères : de loin, de près, de dos, de côté, de face, broutant, courant, seul, à plusieurs ou avec des petits ; et quelques gazelles. Sur la piste D2512 qui nous mène au camping de la réserve, la nuit tombe. Nous voyons des phacochères traverser et surtout 5 ou 6 magnifiques koudous mâles et femelles qui traversent la route en galopant : superbe instant ! Arrivés au camping nous demandons l’heure du game drive le lendemain matin, le gardien nous répond 6h. Nous exécutons notre premier montage de tentes dans la nuit sans problème. Nos lampes frontales sont indispensables malgré la petite lampe près du braai. Nous ne trouvons ni le brûleur ni la lampe à gaz que nous sommes censés avoir. Vincent fait notre 1er braai avec des espèces de gallets de charbon que nous avions acheté à Windhoek pensant acheter du charbon de bois. Au menu : saucisses de porc et de bœuf dans du pain, chips au vinaigre, yaourts. Au lit !

8/08/2008 waterberg, météorite de grootfontein

Réveil 5h-5h15 Petit déjeuner et rangement sommaire. Nous nous présentons devant l’accueil pour le game drive à 6h pile. Tout le monde est déjà là (nous apprendrons plus tard que le rendez-vous était à 5h45). Le guide doit vérifier que toute les personnes ayant réservé sont bien là pour pouvoir nous accepter. Il fait un petit tour puis revient nous chercher. Nous nous installons dans un camion 4x4 sans porte ni vitre. Le guide nous prête des capes en laine polaire…heureusement, car nous commençons par 16 km de piste à 70hm/h avec le vent en pleine tête : c’est frigorifiant ! Maëlle voit un koudou sur le bord de la piste, mais le chauffeur (Linus) n’a pas entendu. Des gardes-barrière ouvrent et ferment des grands portails à notre passage, un peu comme dans « les dieux sont tombés sur la tête ». Cela intéresse beaucoup Titouan. Nous arrivons enfin au pied du plateau que nous gravissons par une pente très raide. Nous voilà surplombant la plaine. Notre plateau est constitué de sable amené par les vents depuis le Kalahari depuis des millions d’années. De vastes inondations ont emporté tout ce sable, sauf ici. Nous reprenons la route et apercevons très bien un dik-dik : la plus petite des antilopes (grande comme une petite chèvre). Sur le bord de la piste nous voyons aussi dans les buissons de grands koudous gris rayé de blanc, des oryx farouches qui bondissent en traversant la piste, un steenbok (antilope aux grandes oreilles) et surtout la Roan antilope qui est une bête magnifique aux longues cornes courbées et au museau noir et blanc. Nous nous arrêtons à des points d’eau, où des affûts discrets ont été aménagés. Nous déjeunons en observant l’approche lointaine d’une troupe de babouins, d’une outarde Kori et le galop gracieux d’une biche koudou. Après être revenus, le guide nous propose de payer 1000ND à la réception ou 500ND à lui. Bon…OK. Nous démontons tranquillement les tentes, faisons de l’ordre dans le coffre et repartons. Nous photographions les panneaux « attention phacochères » et « attention antilopes ». Nous nous arrêtons pour acheter quelques vivres, faire le plein et arrivons par une piste très peu fréquentée à la météorite près de Grootfontein : un bloc de 54 tonnes de métal pur (86% fer, 12%Ni) tombée là personne ne sait depuis quand. Nous campons non loin de Grootfontein dans le jardin d’une maison d’hôtes tenue par des allemands, qui nous préparent des steaks géniaux. (camping+repas+boissons : 430ND pour nous 4) RQ :Nous découvrons des plantes rigolotes en forme d’ananas sur pied avec un candelabre au dessus ! Ce sont des aloes zébrés.

9/08/2008 Etosha

Réveil 5h30, lever 5h45, départ 7h15. Route vers Etosha (goudronnée). Nous croisons un groupe d’une vingtaine de babouins des 2 côtés de la route.

Titouan : « Nous sommes rentrés dans le parc, peu de temps plus tard, papa a trouvé des steenboks assez près mais cachés par le feuillage. Ensuite nous sommes allés vers le campement. Sur notre route nous avons vu une girafe derrière un arbre. Nous sommes arrivés au campement. Là, papa et maman ont fait plein de choses : ils ont pris une carte (carte d’Etosha avec tous les animaux présents dans la réserve achetée à la librairie du camp), ils ont mis des chaises et une table pour réserver une place au campement, ils ont fait des sandwiches et je ne sais quoi encore. » Nous sommes alors partie pour un game drive en famille jusqu’à 17h30. Nous voyons gnous, springboks, koudous, impalas, girafes, zèbres, oryx, autruches de très loin, différents oiseaux. Nous voyons à la tombée de la nuit des dik-diks plusieurs fois et de très près, ils sont très mignons avec leurs longs cils. Repas au barbecue : T-bones de bœuf et d’éland, pâtes et gâteau d’anniversaire pour les 9 ans de Titouan. Dans le camp, les chacals rodent. Titouan : « Le soir, quand il faisait nuit, nous sommes allés à un point d’eau. Nous sommes restés presqu’une heure dans le silence. A part trois chacals et deux canards, aucun animal n’est venu. Nous sommes rentrés en grelottant. »

10/08/2008 Etosha

Réveil 5h15, départ 7h. Game drive jusqu’à midi puis de 14h30à 17h30. Nous revoyons très bien des girafes, un troupeau d’une trentaine de zèbres avec des petits vraiment de tout près, également pleins d’impalas de tout près. Après avoir vu plein de déjections énormes, nous voyons 3 éléphants en 3 fois au loin et un de tout près : nous passons en voiture devant la route qu’il voulait traverser, du coup il secoue sa tête et sa trompe montrant son mécontentement, nous nous poussons pour qu’il puisse passer derrière…sans prendre le temps d’une photos ! A midi, après les formalités pour entrer dans le camping d’Halali, nous prenons le temps d’un pique-nique et d’un plongeon dans la piscine pour les enfants. L’après midi, nous nous sommes arrêtés le long du pan : un désert de sel de 4731 km2. Nous avons ensuite fait beaucoup de route pour ne voir qu’ 1 girafe, 2 koudous et un steenbok. Les enfants trouvent le temps long. Heureusement sur le retour nous voyons un aigle martial à la tombée de la nuit. Le soir repas œuf sur le plat, riz et yaourts. Au point d’eau éclairé la nuit, nous voyons un puis trois puis quatre rhinocéros blanc a priori une femelle, un mâle et deux jeunes qui jouent, courent, tentent de mettre le plus gros dans l’eau. Dodo tard, vers 23h !

11/08/2008 Etosha

Réveil 5h15, départ 6h30. Le spectacle continu. Après avoir vu quelques grands oiseaux, nous trouvons dans les feuillage un groupe d’une douzaine d’éléphants femelles et petits, c’est fantastiques !

Titouan : « Au point d’eau nous avons vu des oryx qui se battaient, des autruches qui mangeaient de la boue, des zèbres par vingtaines, des koudous inquiets, des phacochères qui nous fuyaient. Puis nous sommes allés à un autre point d’eau. Là nous avons vu des éléphants qui buvaient, puis se lavaient avec de la boue. »

En consultant le livre d’or du camp d’Okukueyo, nous repérons un coin où des lionnes sont fréquemment retrouvée. Avant de s’y rendre nous allons voir le « forêt fantôme » et pique-niquons protégés par une grille. Nous découvrons de près les nids géants des oiseaux tisserands ou « les HLM à oiseaux » déjà vus de loin. En allant vers les points d’eau repérés plus tôt, nous avons trouvé sur la route, 2 lionnes endormies puis se réveiller et se laver les pattes. De retour rapide car nous étions juste dans les temps pour arriver avant la fermeture du camp, une girafe surgit brusquement sur la route : nous devons freiner à fond pour l’éviter de peu, belle frayeur ! Apothéose de cette magnifique journée, nous voyons dans les fourrés, un lion et une lionne, allongés puis s’accoupler (quelques secondes !) enfin la lionne se lever et traverser la route devant nous. Nous arrivons à l’heure pile à la porte du camp qui est refermée derrière nous. Plan d’eau le soir : rien.

12/08/2008 Etosha - Cheetah park

Réveil 5h15, lever 5h30 et départ vers 6h45. Nous retournons au point d’eau où nous avions seulement aperçu aux jumelles, une panthère hier. Aujourd’hui nous y voyons une lionne de loin. Puis nous nous rendons là où nous avions trouvé les lionnes allongés et nous voyons sur la route quatre lionnes. Nous les suivons sur quelques centaines de mètres. Elles passent à quelques mètres de la voiture. Sophie prend des photos à travers la vitre (les lionnes sont vraiment trop près !) Vincent plus téméraire se penche à la fenêtre tandis que Sophie allongées sur ses genoux a le doigt prêt pour fermer la vitre d’urgence !

Nous sortons d’Etosha : sur la route nous voyons encore girafes, zèbres, springboks, éléphants… Titouan « Les guépards- Nous sommes partis du parc Etosha vers 10h30. Nous avons fait un peu de route, puis des courses. Nous arrivons au parc (Cheetah Farm) vers 2h. Une personne nous a accueillis. Elle nous a expliqué ce qu’il ne fallait pas faire avec les guépards : courir, crier…Nous avons pu nous approcher et les caresser. C’était super !!! » Nous découvrons notre emplacement de camping, avec beaucoup d’espace, dans la nature, super ! A 16h15 nous montons dans un pick-up. Nous sommes debout à l’arrière chacun sur un bord avec des voisins très sympas : un couple français photographe et cameraman qui sont déjà venus 10 mois en Namibie il y a 3 ans, ainsi qu’un couple d’Italien avec leurs 3 enfants (6, 8 et 9 ans). Les autres touristes sont entassés dans des bétaillères … nous sommes bien lotis. Nous entrons dans la réserve privée et assistons au repas des guépards « semi-sauvages » (une dizaine). Nous les voyons arriver en courant du fond de la savane : magnifique, attendre la viande debout assis ou couché, s’énerver devant l’attente en nous menaçant, puis sauter ou s’arracher la viande : vraiment un grand moment (bien que ce soit un peu artificiel). De retour, nous voyons à pied dans un plus petit enclos, une mère et ses trois petits à travers un grillage. Le soir, après avoir fait le feu et manger les grillades de gibier préparées par Vincent, nous admirons les étoiles à la "chaleur" du foyer (il fait très froid).

13/08/2008 Petrified forest, Twyfelfontein, Brandberg

Réveil 5h15, départ 7h. Nous faisons une balade pour voir des arbres tortueux. Nous en trouvons deux types : - un avec des branches enchevêtrées - un comme un serpent s’enroulant autour des autres arbres. Il y a une herbe « lanceuses de flèches » qui se détachent dès qu’on la touche : ça pique ! Maëlle en a plein partout. De retour à la « réception» nous voyons un girafon de 9 mois recueilli par les fermiers après qu’ils l’ai retrouvé prisonnier d’un grillage sans sa mère. Nous le caressons. Maëlle se fait donner un coup de sabot lorsqu ‘elle passe près de ses jambes sans qu’il ne la voit…plus de peur que de mal. Nous faisons ensuite route vers Petrified forest. Nous voyons ces arbres vieux de 280 millions d’année, pétrifiés. Nous voyons également des welvichias dont une de 200 ans. Il fait une chaleur écrasante. Les chaussures de marche de Vincent ont définitivement rendu l’âme : semelles complètement décollées après 13 ans de bons et loyaux services. Route splendide vers Twyfelfontein : d’abord collines jaunes puis amas de rochers rouges. Nous arrivons à Twyfelfontein dans un paysage magnifique de pierres rouges entassées aux formes sculptées par le temps. Nous voyons parfaitement bien les gravures d’animaux réalisées il y a 4000 ans par les san enseignant la vie sauvage aux enfants. La ballade de ¾ d’heure est vraiment grandiose dans ce paysage.

A nouveau la route est extraordinaire entre Twyfelfontein et le Brandberg avec des paysages magiques. Nous prenons une petite route (D2319) moins longue que la route principale (C35) puisque jusque là les petites routes ont toujours été bonnes. Là, la route est de plus en plus étroite et ensablée. Nous arrivons au village de Soris Soris où nous nous retrouvons devant une fourche. Nous prenons la voie qui nous semble la meilleure et arrivons au cœur du village. Nous tournons pour rejoindre l’autre route. Le chemin est de plus en plus mauvais. Nous arrivons au bord de la rivière Ugab asséchées. Le chemin se poursuit de l’autre côté de la rivière : il faut descendre la berge abrupte sur environ 90 cm. Sur le bord quelques branchages témoignent d’un probable ancien désensablement. Vincent y va prudemment avec les indications de Sophie à l’extérieur et passe sans encombre et sans s’arrêter pour ne pas s’enliser. Un peu plus loin nous rejoignons la petite route du départ ?! Nous avons du nous tromper…sans doute à Soris Soris puisque nous n’avons eu aucune bifurcation ailleurs. Nous sommes enfin sur la bonne route. Nous avons prévu de dormir à Ugab Wilderness Camp. Nous trouvons un beau panneau d’un mètre sur deux nous l’indiquant, heureux d’ arrivé juste avant la nuit. Après 10 km de chemin ensablé et caillouteux entre les hautes herbes jaunes, nous tombons sur des bifurcations avec des « fermes » isolées ??? Ugab camp est il encore plus loin ou n’existe-t-il plus ? Nous faisons demi-tour. Nous croisons un troupeau de springboks qui traversent. La nuit est tombée. Nous avions repéré un camping un peu plus loin : White Lady camping. Bel emplacement sous un arbre immense sans vision sur des voisins avec vue sur le Brandberg. Sanitaires rudimentaires. Repas. Dodo.

14/08/2008 Cape cross, swakopmund, Walvis Bay

Réveil 5h15, lever 5h30, départ 6h30. Le ciel est couvert de nuages ! nous ne voyons pas le Brandberg devant nous et le jour est plus long à se lever. Les enfants jouent à grimper et à se faire prendre en photo sur « notre arbre ». Route vers Swakopmund sans soleil, 150km de désert désolant plat et jaune pâle avec quelques buissons de temps en temps. Nous avons l’impression de rouler sur le sable pendant des km, la route ne se distingue du reste que par les traces de pneus. Petit détour pour prendre de l’essence à Henties Bay : maisons posées sur le sable, infrastructures modernes mais sur des routes de sable (stop et divers panneaux dans le sable), assez irréel ! Nous achetons à la station service des sandwichs pour le midi pour la 3ème fois (pas cher et pratique). Route vers cape cross, la route de sel est très bonne, peu différente du goudron. L’océan est magnifique avec d’immenses rouleaux. Au bord de la route nous voyons des petites échoppes pour vendre des cristaux de sels rosés. Nous croisons une usine de sel. A Cape Cross l’odeur est pestilentielle. Nous commençons par sentir puis entendre puis enfin voir les milliers d’otaries dans les vagues et sur la plage, petits et gros, mâles et femelles, nageant, plongeant, dormant, allaitant. Les chacals rodent. Nous restons 1 h à les observer et à les photographier. Route vers Swakopmund puis nous poursuivons jusqu’à Walvis Bay. Le paysage est superbe entre les dunes rouges et l’océan. Nous croisons une épave de bateau. Au loin, de nombreux navires. Nous nous rendons sur la lagune et voyons une usine de sel puis rapidement, devant, une centaines de flamands blancs ou roses, petits et grands. Les enfants jouent avec les puces des sables. Nous mettons 1h30 à trouver notre hôtel à Swakopmund avec les indications erronées du Lonely Planet. Après de nombreux tours Vincent demande à une guesthouse où se trouve le beach lodge. L’hôte, très sympa, nous indique que l’hôtel ne se trouve pas à 1km comme noté mais à environ 4km ! Dernière demande à une femme devant sa maison qui nous précède en voiture pour nous indiquer le chemin. L’hôtel est en forme de bateau et donne directement sur l’océan. La suite est très belle avec 2 chambres, de belles couettes blanches, balcons donnant sur l’océan, salle de douche, salon avec cuisine américaine : quel luxe après nos sept jours de camping ! Tout le monde apprécie ! De l’hôtel nous réservons pour le lendemain une matinée avec Alter Action repéré sur Internet pour faire du surf debout ou allongé. Nous achetons à Swakopmund des chaussures de marche pour Vincent. Retrait d’argent et petites courses alimentaires, nous en profitons également pour réserver un resto pour ce soir (Cape to Cairo). Nous retournons à l’hôtel pour une bonne douche et shampoing, quel bonheur ! Le Repas s’avère très bon et très copieux. Vincent et moi prenons un T-bone de 500g présenté sur une grosse planche à découper. Retour. Dodo.

15/08/2008 Sandboarding

Grasse matinée : lever 6h45 ! Petit déjeuner somptueux et succulent avec vue sur l’océan et ses vagues géantes. 9h15, l’équipe de « Alter Action » vient nous chercher et nous conduit dune 7. Sandboarding Nous prenons notre matériel et après quelques explications, nous montons la dune à pied. Titouan et Maëlle font du surf allongés sur une planche que l’on courbe à l’avant en la relevant avec les mains. Ils descendent la tête la première à toute vitesse. Ils se débrouillent comme des champions. Titouan a sa vitesse mesurée à 66km/h et Maëlle 65km/h. Vincent s’y risquera aussi une fois et ira à 71km/h : décharge d’adrénaline assurée ! Vincent et Sophie font du sandboard debout (=snowboard mais dans le sable). Cela fait un peu comme du snow dans la poudreuse. Nous montons 4 fois de suite (la montée est épuisante). Nous achetons 4 T-Shirts comme souvenirs et trophées de nos exploits ! Crystal Gallery. Nous voyons différentes pierres semi-précieuses dans leur roche d’origine, ainsi que la fabrication des bijoux. Nous aimons la Pietersite qui nous évoque des peintures fauves par ses différentes courbes du bleu au vert en passant par l’orange, le marron et le jaune. Nous achetons un beau collier d’howlite blanche et bleue pour Mamie. Nous passons chercher le film du sandboard tourné ce matin par Alter-Action. Après avoir repris de l’essence et de l’argent à Walvis-Bay, il est déjà 16h30, nous partons alors pour avancer la route vers le Naukluft. Nous nous arrêtons au premier camping indiqué dans le lonely planet alors que la nuit tombe : le Kriess se rus. Il reste bien des traces d’emplacements avec des tables et des chaises +/- cassées + braai et poubelle mais le « camping » est désert, il est visiblement fermé. Vu l’heure nous nous installons là, pas très rassurés d’être ainsi isolés…

16/08/2008 Naukluft Réveil 5h, départ 6h. Nous déjeunons dans la voiture. Le paysage de montagne est magnifique. Nous nous arrêtons pour nous prendre en photo devant le panneau du tropique du capricorne. Nouvel arrêt essence au pittoresque « village » de solitaire. Nous atteignons le parking de l’Olive Trail dans le Naukluft vers 9h30. le temps de préparer nos sacs, nous partons à 10h. Il fait très froid et nous prenons tous pull, polaire et gants. Nous suivons les traces de pas blanc peints sur les rochers. Nous grimpons dans un paysage de montagne puis avons une belle vue sur le plateau. Nous pique-niquons en face de rochers où vivent toutes une famille de damans. Suit le descente du lit d’un torrent dans les rochers avec parfois des murets à desescalader : les enfants aiment beaucoup, mais la marche dans les gros rochers parfois à l’arête pointue et/ou non stable n’est pas simple. Nous marchons au fond d’un magnifique canyon. Sur les parois abruptes s’accrochent Kokerboom et cactus. Passage étroit entre les gorges et délicat car en hauteur. Une chaîne aide au passage qui reste difficile. Après les essais de Vincent et Sophie, nous choisissons de passer du côté droit de la falaise où le passage avec chaîne est plus difficile mais plus court. Nous accrochons les enfants à l’aide de la corde d’escalade achetée avant de partir et les assurons sur la chaine avec une dégaine. Chaque adulte d’un côté du passage, nous les guidons l’un puis l’autre. Ils se sont bien amusés. Nous, nous avons eu un peu peur. Reste quelques difficultés dans la descente passées sans problème. Nous voyons de superbes roches aux courbes roses et vertes que Titouan apprécie tout particulièrement. Enfin, sur la fin de la ballade, nous voyons un troupeau de koudous sortir du lit de la rivière et grimper dans la montagne. De toute la randonnée, nous n’avons pas quitté nos polaires ! Nous quittons Naukluft et trouvons le camping prévu : Tsauchab river camp. Il n’y a plus de d’emplacement sur place mais on nous en indique un à 8 km de là, au camping Naukluft view bush camp, très bien. Nous ne voyons aucun voisin une fois installés et nous avons des toilettes et une douche privés, bac vaisselle sur l’emplacement mais sans eau chaude et pas d’électricité. Repas barbecue et dodo. Il fait super froid et il y a un vent glacial.

17/08/2008 Sossusvlei

Réveil dans le froid puis route d’une centaine de km vers Sesriem : l’entrée dans le pays des dunes géantes de sable rouge. Nous réservons le resto au Sossusvlei lodge, prenons notre emplacement de camping, faisons le plein et dégonflons les pneus à 1.8 bars. A cette occasion nous réalisons que l’une des roues de secours est complètement dégonflée ! Nous partons vers les dunes : 60km de belle route goudronnée, puis 5 km de sable. Nous passons le sable mou plutôt bien en position 4x4, jusqu’à ce que nous croisions quelqu’un à contresens. Nous nous écartons des « rails » imprimés dans le sable…et nous nous enlisons. Nous ressortons facilement (en 5mn) après avoir creusé à la main dans le sable mou pour disposer des sortes d’échelles de désensablement (réclamées au loueur à Windhoek). Une fois arrivés, nous partons à pied pour Dead Vlei : un ancien lac asséché parsemé d’arbres morts, au milieu des dunes. Photos, déjeuner. Puis nous jouons aux billes sur le sol bien dur. Retour à la voiture et recharge en eau. Nous décidons de gravir une dune au bord de Dead Vlei. Nous apercevons des springboks. Nous suivons la ligne de crête de la dune sur environ 2km. La fin est harassante. Titouan et Vincent font seuls les 500 derniers mètres. Retour au camping à la nuit tombée, nous regonflons les pneus. Douches. L’entrée du restaurant est difficile à trouver à pied la nuit : nous enjambons une barrière. Sur place, on peur choisir à volonté des viandes d’animaux sauvages : koudou, eland, oryx, impala, zèbre, autruche, phacochère, crocodile…miam miam ! Aucune de nos deux cartes bleu visa premier ne passe à la caisse : nous payons en liquide. Dodo.

18/08/2008 Route D707, Aus

Réveil 5h15, lever 5h45, départ 7h15. Très jolie route C27 puis D707 : montagnes et collines jaunes ou rouges, grandes étendues d’herbes jaunes, nombreux animaux : autruches avec leurs bébés, koudous, springboks, oryx. Sur la D707 nous passons de nombreux « brr » et barrières dans un paysages de dunes rouges d’un côté et de montagnes de l’autre. Nous rencontrons quelques passages avec du sable sur la route. Arrêt à Aus, essence et achat de sandwiches. Titouan : « Nous avions vu des chevaux sauvages ptès de Aus. Ils appartenaient aux allemands qui les ont abandonné il y a cent ans. Nous les avons vu de près, de loin, faire caca, courir, ruer, qui se frottaient l’encolure, nous en avons même vu un collé à la vitre. Nous sommes allés aux toilettes. Papa ne voulait pas que je m’approche trop des chevaux qui mordent. Ensuite nous sommes allés à un point d’eau. Là, nous avons mangé et nous avons vu des poulains. » Puis route vers Fish River. Nous arrivons à Seeheim vers 16h., le paysage est vraiment différent avec des falaises marron et vert et des déserts de cailloux sur une terre très foncée. Seeheim est un hôtel avec quelques places de camping très serrée. Nous sommes dans un coin exiguë entre les toilettes qui puent l’eau sale et le lit d’une rivière asséchée dans lequel se trouve différents os de cadavre d’animaux et des tuyaux de travaux. Il n’y a ni électricité, ni coin pour la vaisselle et cela pour 240ND la nuit ! Malgré tout, barbecue sympa préparé par les enfants avec du gnou au menu + riz + ananas au dessert. Dodo à 20h. Remarque : sur place, un perroquet gris du Gabon, sympa, et un chiot qui vient mordiller les lacets des enfants qui nous ne cessons de repousser.

19/08/2008 Fish river canyon, désert de Gondwana à cheval

Départ 7h15 Nous faisons un peu plus d’une heure de route vers le Fish River canyon, le 2ème plus grand canyon du monde. Nous payons l’entrée dans le parc et nous nous rendons aux différents points de vue. Il y a des nuages, nous le voyons d’abord dans l’ombre puis le soleil apparaît et le canyon s’éclaire. C’est gigantesque. Nous nous rendons au 2ème lodge de notre séjour : le canyon lodge dans la réserve privée de Gondwana. Nous découvrons nos 2 bungalows, très beaux mais malheureusement sans rochers à l’intérieur comme nous l’avions vu sur la pub Internet, seuls les enfants ont un rocher à côté de leurs toilettes. Tout proches, on peut voir des amas de gros rochers qui forment des petites collines. Nous pique-niquons devant notre bungalow tandis que les enfants escaladent. Petit tour détente à la piscine glacée puis thé (compris dans la prestation) en attendant notre balade à cheval dans le désert de Gondwana. Pendant 1 heure nous nous régalons d’un paysage de farwest, tels de véritables cow-boys. (Nous sommes seulement tous les quatre avec le guide, les chevaux et le matériel sont au top). A nouveau thés puis douches, nous savourons le luxe. Le dîner est à la hauteur du reste avec de la viande de springbok que nous n’avions pas encore goûté. Dodo à 20h30.

20/08/2008 forêt de kokerbooms, giant playground

Titouan : “Ce matin nous nous sommes levés tard : à 6h. Après un très bon déjeuner nous avons caressé les chevaux en liberté. Plus tard, nous nous sommes promenés dans une forêt de Kokerboom. Nous y avons vu des lézards. Ensuite, nous avons randonné dans un paysage de blocs de pierres empilées. Cela ressemblait à une cité en ruines. » Route de 221 km vers Hardap resort, nous arrivons à la fermeture (17h15). Autour de nous, de belles collines en forme de tétons : collines jaunes surplombées d’une petite falaise marron. Camping rudimentaire sans vue. Le soir, nous mangeons au restaurant. Il y a une belle vue sur le lac mais nous ne voyons rien car il fait nuit. Dodo.

21/08/2008 Hardap resort, départ

Grand rangement avant le départ. Nous vidons la voiture et refaisons les sacs…remplis de poussières. Dernière visite avant de partir, nous cherchons les oiseaux sensés se trouver autour du lac. Les îlots avec leur colline jaune donne un aspect étrange et très joli au lac, malheureusement il ne fait pas très beau. Il n’y a personne. Cela donne l’impression d’un parc autrefois touristique et désormais abandonné. Nous roulons sur le barrage et voyons en contre-bas une bonne dizaine de pélicans. Nous descendons pour nous en approcher mais malheureusement de jeunes pécheurs viennent de les faire fuir lorsque nous arrivons ! Nous quittons le parc et croisons une colonie de babouins sur le bord de la route : nous nous arrêtons mais ils sont très farouches. La route vers Windhoek nous semble longue. Le 4x4 ne roule pas à plus de 90km/h sur la route droite goudronnée ! Nous dépensons nos derniers dollars dans un magasin d’artisanat pour touriste où nous achetons de petits cadeaux et déjeunons sur place. Nous nous rendons ensuite au bureau d’ASCO car hire. Puis partons pour l’aéroport après quelques formalités. La famille de français qui se trouve avec nous dans le minibus, nous informe que l’avion est prévu pour partir une heure en avance…heureusement que nous étions largement dans les temps !

Au revoir la Namibie, quel beau voyage, que de souvenirs !

Remarque : Pour intéresser les enfants tout au long du voyage nous leur avons fait passer les grades d'explorateur avec des points marqués à chaque nouvel animal observé puis les grades de rangers avec des étapes marquées par nos grandes expériences (sandboarding, marche dans le Naukluft, marche dans le désert, lecture de carte routière, lecture du ciel austral, préparation du feu...). Ils terminent fièrement Rangers avec un bel insigne donné dans l'avion.
Couverture sociale en France en vivant au Maroc? English translation pending
by Bcharles · 2008-10-28 · 26 replies
Bonjour je souhaite vivre au Maroc sur l'année 2009 je voudrais savoir quelles sont les démarches à faire pour garder une couverture sociale depuis la France merci d'avance pour votre réponse Bruno
Kengtung (Birmanie): étape à ne pas manquer? English translation pending
by Sylviea · 2008-10-26 · 24 replies
Bonjour, Je pars 15 jours en birmanie et mon programme va donc etre assez chargé et j'ai besoin de vos conseils pour faire les bons choix. Je compte rester 2 j a Yangon et après prendre l'avion pour Kengtung et y rester 3 J. Après par avion, je rejoins le lac Inle pour 3 j puis Mandalay 2 j toujours par avion et je finis par Bagan 3 et retour à Yangon pour prendre mon avion. En trois jours à Kengtung, est ce que je pourrais avoir un apercu de la région ? quel guide prendre ? mon séjour est très court et je souhaite faire un petit extra pour sortir du programme classique alors est ce que d'aller à Kengtung est conseillé ?

Une autre question, quel avantage à passer par l'agence gulliver pour réserver ces billets d'avion, peut on les reserver directement sur Yangon airways par internet

a bientot et merci d'avance sylviea
Au Vietnam, seule pendant trois semaines.... English translation pending
by Souadi · 2008-10-25 · 29 replies
Hello,

Je pars seule pour 3 semaines au Vietnam a partir du 02 novembre 2008, j arrive a Hanoi et je repars de Saigon...

Avez vous des contacts de Guest house pas cher et sympa, mon budget est max 15 usd, mon itineraire approximatif : Hanoi, la baie d Along, Sapa, Hue, Hoi An, Nha Trang, Mui Ne, Saigon et sur l ile de Phu Quoc... mais je pense qu en 3 semaines je ne pourrai pas faire tout ce que j aimerai, aussi J attends vos conseils... les endroits a voir absolument, le climat, les vetements a emporter, le bus, le train ou l avion bien que mon budget est mini... y a t il des low cost au Vietnam????

Merci beaucoup. Souadi
Vos avis sur le bateau de croisières Costa Concordia? English translation pending
by Bruno06220 · 2008-10-10 · 21 replies
bonjour à tous.

j'ai lu sur ce site des avis mitigés sur le concordia.

nous avons fait déjà 2 croisières avec costa. (fortuna et classica) en janvier nous repartons sur le concordia pour l'égypte et la turquie.

que pensez vous du concordia ?
Vos trois destinations préférées au Vietnam? English translation pending
by Mmedupont · 2008-10-04 · 16 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir vos 3 destinations préféré au vietnam de Hanoi a nha trang. nous partons 3 semaines le 2 janvier . Nous sommes allé en thaillande l'an dernier et avons adoré....mais comme vous dites si bien, on a un peu trop couru a notre gout.

C'est pourquoi 3 destinations pour 17 jours nous plairait. Nous gouts sont tres simple. Pas trop de temples, les plus importants seulement. pas de plage.. nous aimons surtout la nature, le paysage et les gens. Nous n'avons pas peur du froid.(étant habitué!!!) et voyagerons en avion local...en passant est il possible de réservé l'avion directement de l aéroport?
Faire la route entre Tananarive et Mahajanga? (Madagascar) English translation pending
by Frenchair · 2008-10-04 · 44 replies
Bonjour je pars a mada avec mon amie en Novembre et souhaiterai louer une voiture a tana et faire la route vers mahajaga en 2 jours avec une halte On m a dis que la route est en tres bonne etat les paysages magnifiques... qu en pensez vous ? quel est le prix d une voiture de location pour 4 jours ou peut on s arreter sur ce trajet ?

je sais qu on loue des voitures avec chauffeurs mais conduire soi meme pernet de s arreter qu en on veut ..pour prendre des photos par exemple

Merci d avance a tous

Olivier
Temps pour visiter le Vatican? English translation pending
by Ellimac · 2008-10-01 · 23 replies
Bonsoir,

pensez-vous qu'il est réaliste de visiter et le même jour ? Dans quel ordre faire les choses, en tenant compte des contraintes horaires et de la foule... merci de vos témoignages, conseils.
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
by Thunderbolt · 2008-09-30 · 254 replies
Bonjour,

J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.

Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.

Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.

Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...

Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.

Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂

Merci !

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display