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Las Vegas ou Los Angeles pour un jour de repos? English translation pending
by Emisy · 2012-08-03 · 17 replies
Bonjour à tous,

Après de nombreux mois notre circuit est enfin prêt pour le Grand le 15 août ... on décompte les jours ... vols - auto locations et hôtels réservés sauf 2 nuits : ... donc besoin d'aide .....

Voilà en gros notre circuit : la demande se situe au niveau du jour 13 soit comme indiqué dans le circuit ci-dessous J13 repos las Vegas et J14 départ très matinal vers 6h du mat pour LA visite aprem Hollywood + J15 Visite Venice Beach et Marina del Rey = 2 nuits à Las Vegas OU J13 départ LV vers Los Angeles arrivé dans l'aprem - Hôtel 1 nuit à réserver à Hollywood ou Beverly Hills - J14 Visite au matin de Hollywood - aprem Venice Beach+ Marina del rey - à LA nous avons déjà réservé un Hôtel pour 2 nuits mais à Retondo beach donc un peu loin de Hollywood .... Ce qui donnerait J 15 - Repos = 1 nuit Las Vegas + 1 nuit Hollywood

Que choisir ?????????????? Pour le reste j'espère que notre cicuit tiens la route ...😉 Merci pour votre collaboration à tous 😊

JOUR 1 ET 2 = mercredi 15 + jeudi 16 août

De Las Vegas = Repos après vol avion + visite de la ville - ½ heure aéroport max

La plus part des nouveaux et grandioses centres vacanciers ou hôtels-casinos de Las Vegas se situent dans la partie sud du strip proche de l'aéroport McCarran International.

Le long de la partie nord du Strip, à quelques kilomètres plus loin que l'aéroport McCarran International et plus loin que la vieille ville les casinos sont plus vieux et moins spectaculaires, ils offrent des chambres moins chères

JOUR 3 = vendredi 17 août

De Las Vegas à Zion à 280 Km au Nord-Est de Las Vegas (3-4 heures de route),

La plupart des visiteurs entrent dans le parc par l'entrée sud, près de la ville de Springdale en quittant l'autoroute Interstate 15 vers la route hightway 9.

JOUR 4 = samedi 18 août

De Zion à Bryce canyon : Bryce Canyon National Park est situé dans le Sud-Ouest de l'état de Utah, à 140 Km de Zion National Park. (1h ½ à 2 heures de route)

En venant de Las Vegas, passez par Zion National Park (Highway 9 depuis l'Interstate 15). La Highway 9 rejoint la Highway 89.

JOUR 5 = dimanche 19 août

De Bryce Canyon à Capitol Reef : 300 km (4-5 heures de route) continuer sur la Highway 12 en direction de l'Ouest puis du Nord. Cette Highway rejoint la Highway 24 à Torrey, à quelques miles à l'Ouest du parc. Les paysages le long de la Highway 24 depuis l'Interstate 70 au Nord, sont magnifiques et très sauvages. Cette région est désertique et peu habitée --> grandes distances sans rien.

JOUR 6 = lundi 20 août

De Capitol Reef à Moab : 230 KM – (3/4 heures de route)

JOUR 7 = mardi 21 août

Canyonlands : 165 km 2heures1/2 de route Attention = 5 heures aller – retour !!!

est situé au Sud-Est de l'Utah. Seules deux entrées permettent d'accéder au parc: Au Sud-Est du parc par la Route 211 depuis la Highway 191et au Nord par la Route 279 après Moab

JOUR 8 = mercredi 22 août

Arches National Park est situé dans le Sud-Est de l'état de Utah, à 8 Km au Nord de Moab 10 minutes

JOUR 9 = jeudi 23 août

De Moab à Monument Valley 285 km - (3 heures de route) de Moab descendez au Sud sur la Highway 191 j'usqu'a la Highway 163. est situé à la frontière entre l'état de Utah et l'état d'Arizona, à 35 Km au Nord de Kayenta, à 172 Km de Page (Lake Powell),

JOUR 10 = vendredi 24 août

De Monument Valley à Page 172 Km de Page (Lake Powell), - 2 heures de route

JOUR 11 = samedi 25 août

De Page –Lake Powell à Grand Canyon : Page est à 220 Km du Grand Canyon 2 heures 45’ de route

Pour y parvenir, rejoindre la Highway 89 en direction du Sud depuis la Highway 64 ? à vérifier

Attention : La falaise Sud (South Rim) est distante de 350 Km de la falaise Nord (North Rim).

Le Grand Canyon Village (falaise Sud) est situé à 220 Km de Page (Lake Powell)

JOUR 12 = dimanche 26 août

De Las Vegas au Grand Canyon: 225 miles (375km.) environ 5heures Prenez l’ autoroute 515 en direction du Nord jusqu’ à la ville de "Boulder", puis prenez la route 93 qui traverse le barrage d’ "Hoover" et qui vous emmène au Sud-Est à travers le désert de Kingman en Arizona. Prenez la route 40 direction Est, ou la vieille route 66 si vous avez quelques heures en plus, jusqu’ à Williams en Arizona, puis la route 64/180 en direction du Nord jusqu’ au bord dela partie Sud du Canyon.

JOUR 13 = lundi 27 août

Las Vegas = Repos

JOUR 14 = mardi 28 août

De Las Vegas à Los Angeles : 275 miles (480 km.) environ 5 heures 1/2 Prenez l’autoroute 5 qui vous fait passer au Nord-Est de Los Angeles jusqu’ à Barstow puis à travers le vaste désert "Mojave" jusqu’ à Las Vegas au Nevada. Cette route est super, mais elle devient très fréquentée tous les vendredi soirs lorsque beaucoup de californiens se dirigent vers Las Vegas pour le week-end et à nouveau tous les dimanche soirs lorsqu’ ils rentrent chez eux.

Un arrêt à Calico (près de Barstow) permet de couper le trajet ... intéressant bien très (trop) "commercial". Nous y avions déjeûné.

JOUR 15 = mercredi 29 août

Los Angeles = visite de la ville + aprèm plage

JOUR 16 = jeudi 30 août

Arrêt à midi à Santa Barbara

De Los Angeles à Santa Barbara: 100 miles (180 km.) environ 2 heures Toujours sur l’ autoroute101 continuez de longer la côte jusqu’ à Ventura puis vous rentrerez dans la métropole de Los Angeles. Ne manquez pas de voir les plages de Santa Monica et de Venice.

De Santa Barbara à San Luis Obispo – Morro bay : 100 miles (200 km.) environ 2 heures Prenez l’ autoroute101 à travers la côte centrale et parmis le pays des vins Californiens, en passant par Solvang une communauté Danoise incongrue de Californie, jusqu’ à Santa Barbara avec ses plages et maisons splendides. = Arrêt le midi à Santa Barbara - soir San Luis Obispo arrêt puis Morro bay

JOUR 17 = vendredi 31 août

Morro Bay: 143 miles (240 km.) entre 3 et 8 heures ??? de route Vous devriez prendre la nationale 1 le long de la côte plutôt que l’ autoroute 101 à l’ interieur. Par celle-ci vous verrez la côte majesteuse de la Californie oû les montagnes maritimes se jètent directement dans l’ océan et leures pointes passent au-dessus des nuages. La nationale 1 longe ces montagnes au-dessus de précipices rocheux, de falaises et de plages enclavées. Big Sur et la nationale maritime Le littoral sur une longueur d' environ 100 miles au Sud de Monterey jusqu' à San Luis Obispo est vraiment magnifique. La chaine de montagnes Santa Lucia se jète dans les eaux bleues de l' océan Pacific avec des promontoires rocheux, falaises et baies isolées. La route one étreint les pentes des montagnes élevées ce qui rend ce parcours spectaculaire surtout dans les virages. Le village de Big Sur ainsi que d' autres petites communautés sont les seuls signes de civilisation qui empiètent sur cette beauté naturelle. Ça prend quelques heures de passer par cette route ou une journée entière pour admirer les points panoramiques magnifiques et explorer plusieurs parcs et réserves naturelles. Avant de commencer tout trajet le long de Big Sur il est conseillé de regarder les conditions météorologiques. Il y a souvent des éboulements de boue ou roches qui font fermer temporairement les routes surtout durant les périodes de pluies.

en prenant la 1 (la nationale), compte une vitesse moyenne MAXIMALE de 50mph (si tu ne suis pas un camping car) - et c'est une route qui est assez penible (virages) donc en general les gens se font une pause de 30mn au milieu pour eviter le mal de mer.

De Monterey- plutôt arrêt à Carmel à San Francisco : 13o km par la route Pacific Coast hightway +/- 1 heures ½

Visite de Carmel, une des plus charmantes petites villes balnéaires de Californie.

JOUR 18 = samedi 1er septembre

San Francisco = visite de la ville

JOUR 19 = dimanche 2 septembre

San Francisco = visite de la ville

JOUR 20 = lundi 3 septembre

San Francisco = shopping le matin + transfert fin aprèm vers aéroport. En fonction de l’heure départ avion – heure avion 19h35

L'aéroport se situe à 23 km au sud ouest de San Francisco.

Depuis le centre-ville de San Francisco, emprunter la route 101 en direction du sud et suivre les panneaux indiquant l'aéroport

JOUR 21 = mardi 4 septembre

Arrivé à Bruxelles à 18h05
Pingyao, Lijiang ou Fenghuang? English translation pending
by Alturtusi · 2012-07-05 · 9 replies
Bonjour, je pars en Chine pour 3 semaines fin août, dans mon itineraire Beijing, Chengdu et, peut être, l'ouest du Sichuan ou bien le sud du Gansu. J'aurais le temps de visiter une ville traditionelle chinoise, par ce que j'ai lu il parait que les plus belles sont Pingyao, Lijiang ou Fenghuang, donc je me pose les questions suivantes.

Je cherche specialement l'avis des gens qui ont visité au moins un des trois villages.

A votre avis, quelle ville est la plus ouverte aux laowai/étrangers, c'est à dire, là où on peut se communiquer plus facilement en anglais et il y a des auberges les plus propres.

En deuxième place, quelle ville a le climat le plus agréable fin août ou bien debut septembre?

Merci d'avanca par vos réponses.
Topo sur circuit Tamil Nadu et Kérala English translation pending
by Somtum · 2012-06-29 · 10 replies
Bonjour,

Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.

J1 : Milan ... Bombay

J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...

J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram

Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram

Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.

Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.

Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.

Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).

J5 : Mamallapuram ... Pondichéry

Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.

J6 : Pondichéry

Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.

J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry

Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.

J8 : Pondichéry

Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.

Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.

Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.

Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.

J9 : Pondichéry ... Trichy

Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre à Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.

J10, J11 : Trichy

Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.

Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.

Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.

J12 : Trichy ... Tanjore

Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.

Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.

J13 : Tanjore ... Rameswaram

Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.

J14, J15, J16 : Rameswaram

La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.

Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.

Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.

Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.

J17 : Rameswaram ... Madurai

Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.

Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.

Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.

J18 : Madurai ... Munnar

Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.

J19, J20, J21 : Munnar

Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).

Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).

Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.

Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.

J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey

Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.

J23, J24, J25 : Allepey

Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).

Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.

Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.

Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.

J26 : Allepey ... Cochin

Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.

Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.

Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.

J27 : Cochin ... Bombay

Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.

J28, J29 : Bombay

Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...

Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.

J30 : Bombay ... Milan

Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.

Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.

Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Italie du Nord, face B: les villes de la plaine du Pô et les Dolomites - carnet pratique English translation pending
by Halo · 2012-06-08 · 6 replies
Sur la face A de l'Italie du Nord, il y aurait forcément Venise, Milan et les Lacs. En ce mois d'août, nous sommes partis découvrir la face B à travers 3 régions : Lombardie, Vénétie et Emilie-Romagne.

La période n’était sans doute pas idéale, les villes de la plaine, désertées par les italiens en vacances, étaient endormies sous une chaleur permanente dépassant parfois les 35°, sans un souffle d'air... Ce n’était pas non plus le moment d’aller chercher du calme et de la solitude à la montagne… Mais cela reste un très beau voyage pour 17 jours de découvertes culturelles, de randonnée dans des paysages de montagnes époustouflants, et même (un peu) de plage...

Programme : J1 : trajet depuis la France ; nuit à Certosa di Pavia. J2 : Certosa di Pavia, Pavia, Sabbionetta ; nuit à Mantova. J3 : Mantova ; nuit à Mantova. J4 : Verona ; nuit à Mantova. J5 : Treviso ; nuit à Cibiana di Cadore (Dolomites). J6 à J9 : randonnées à la journée dans les Dolomites ; nuits à Cibiana di Cadore. J10 : Belluno, Feltre, villa Maser, Asolo ; nuit à Padova. J11 : Padova ; nuit à Padova. J12 : Vicenza ; nuit à Padova. J13 : riviera de la Brenta ; nuit à Padova. J14 : Chioggia, abbaye de Pomposa, plage à Lido di Volano ; nuit à Ferrara. J15 : Ferrara ; nuit à Ferrara. J16 : Ravenna, plage à Lido di Spina ; nuit à Ferrara. J17 : Bologna, Piacenza ; nuit à Piacenza.

Itinéraire J1 à J5, de Pavia aux Dolomites :

Itinéraire J10 à J17, des Dolomites à Piacenza :

Généralités

Bibliographie : - guide Michelin « vert » Italie : bien pour le culturel, mais ne pas compter sur lui pour le pratique, ni pour un regard critique ; - guide du Routard « Italie du Nord » : bon mix entre culturel et pratique, mais en plus d’exclure Milan, les lacs, Venise (qui font l’objet d’autres GDR), il ignore complètement les Dolomites ; - et enfin les plus que moyens Petit Futé « Alpes Italiennes » et « Italie du Nord » (à noter que le premier ne couvre pas certaines vallées des Dolomites, qui sont couverte par le deuxième, et vice versa : comprenne qui pourra !). Le seul mérite du PF est donc de couvrir partiellement les Dolomites…

Transports : voiture. Autoroutes payantes (les péages peuvent se calculer par ex avec le site ViaMichelin). Les centre-villes sont interdits aux voitures et ça ne plaisante pas (surveillance par caméras). Il faut donc absolument respecter la signalisation rond blanc cerclé de rouge ! Les parkings gratuits ou pas chers en périphérie du centre sont bien indiqués dans le GDR. Nous n’avons jamais eu à payer de parking exhorbitant. Logement : mis à part Vérone et les bords de mer, les villes de la plaine du Pô ont une fréquentation touristique moyenne - basse en août. De plus les Italiens sont majoritairement en vacances donc il n’y a pas de voyageurs d’affaires, de salons ou autres. Nous avons tout réservé 15 jours avant de partir par internet et obtenu des promos de dernière minute intéressantes du style pour 2 nuits payées, une nuit offerte. Attention pour les Dolomites : ne pas y aller sans réserver à moins de vouloir craquer son CODEVI ! La région est archi pleine en été et il est difficile de trouver une réservation un mois avant ! La plupart des hébergements n’ont pas de site internet ou du moins pas de disponibilité en ligne, et il faut les contacter un par un pour connaître la disponibilité. Bref à moins d’avoir un budget de 250 euros la nuit, ne pas prendre le risque de débarquer sans réservation. Informations touristiques sur les Dolomites : une fois qu’on a compris que le massif des Dolomites court sur 3 régions (Trentin Haut-Adige, Vénétie, Vénétie Frioul-Julienne), chacune gérant à sa manière les sites web de ses diverses offices du tourisme, on met le doigt sur la difficulté à se renseigner sur les Dolomites via internet. Surtout si on ajoute que les guides touristiques français sont archi nuls sur cette région. Pour ajouter à la confusion, il y a aussi le massif des Dolomites de Brenta qui s’appelle un peu pareil mais ce n’est pas le même massif. Bref, bon courage à tous ceux qui veulent découvrir les Dolomites, j’imagine que c’est comme vouloir planifier ses vacances dans les Alpes françaises sans connaître le nom d’un seul endroit précis… une belle galère. Températures : en plaine nous avons eu constamment des températures au dessus de 30° et jusqu’à 38° certains jours ! A noter aussi beaucoup de moustiques dans certains coins dès qu’on était en bord d’une rivière - pas de problème en ville. Dans les Dolomites, températures classiques de montagne en été, et temps parfois pluvieux…

Les lieux visités

Certosa di Pavia *** (la Chartreuse de Pavie) : ce lieu de toute beauté, dans un village au milieu des rizières, est encore aujourd'hui occupé par des moines ; la façade est un extraordinaire assemblage de marbres de diverses couleurs, et les cloîtres offrent un calme plaisant. Façade de la Chartreuse

Pavia (Pavie)** : située à une dizaine de km au Sud de la Chartreuse, au bord du fleuve Ticino. Ville étudiante un peu provinciale comparée à sa grande voisine Milan, elle garde un caractère médiéval prononcé : les nombreuses constructions en briques, les rues pavées, la vieille université et ses multiples patios, les tours de garde médiévales hautes de plusieurs dizaines de mètres (un peu inquiétantes, on se demande si elles vont nous tomber sur la tête au passage : il y en a une qui s’est écroulée il y a quelques années), une très vieille et belle église romane (Basilica di San Michele Maggiore), le vieux pont couvert. Les villes de la plaine du Pô et de ses affluents sont LE paradis du vélo, tout le monde circule à vélo de l’étudiant au retraité en passant par le monsieur costard-cravaté. Une place du centre de Pavie

Sabbioneta *** : village classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (un peu comme la moitié de l’Italie du Nord serait-on tenté de dire…), c’est une sorte de « ville nouvelle », un Cergy-Pontoise à la mode Renaissance : elle a été conçue par un rejeton des ducs de Mantoue comme une future grande ville, avec tout l’équipement : les remparts en étoile, la place principale avec le palais et sa grande galerie à colonnes, le théâtre couvert, les édifices publics, les églises… Le duc avait vu un peu grand, son plan est resté inachevé, et la ville n’a jamais été aussi peuplée qu’il l’avait prévu… Une bonne partie de la ville n’a donc jamais été construite, les remparts sont par endroit ouverts, donnant vue sur la plate campagne environnante, les touristes sont rares à affronter la canicule du mois d’août, quelques cafés sont ouverts, mais de manière générale il n’y a pas grand monde dans les rues… La splendeur de la ville n’a pas à proprement parler « décliné », elle n’a en fait jamais vraiment existé, elle a seulement été rêvée. Aurait-elle inspiré à Italo Calvino « les villes invisibles », son conte mélangeant le rêve et l’urbanisme ? Galerie du Palazzo Giardino à Sabbioneta

Mantova*** (Mantoue) : le centre-ville comprend beaucoup de zones piétonnes et de petites rues agréables. Nous n’avons pas pu visiter la Rotonda mais avons admiré la Basilica Sant Andrea impressionnante, les murs et les voutes sont entièrement décorés avec des trompe l’œil. La visite du palais ducal est un incontournable qui permet de mesurer la puissance des seigneurs de Mantoue à la Renaissance. On se perd dans un nombre impressionnant de bâtiments, d’ailes, de corridors, de galeries couvertes, de cours intérieures. Nous goûtons à la Torta Mantovana, gâteau aux pignons qu’on pourra qualifier, selon qu’on est poli ou non, soit d’ « un peu sec », soit carrément d’étouffe-chrétien. Les bords du « lac » offrent des possibilités de promenade ou de pique nique agréables : en fait de lac, c’est une boucle du fleuve Mincio qui fait de la ville une péninsule entouré de tous les côtés sauf au Sud. La vue sur le palais ducal est grandiose quand on entre dans la ville par le pont situé côté Est. Vue de Mantova et du palais ducal

Verona*** (Vérone) : la ville est très agréable, l’architecture générale des maisons est assez semblable à ce qu’on retrouve à Mantoue. La fréquentation touristique est au moins 10 fois plus importante qu'à Mantoue, notamment dans le secteur autour des arènes et de la piazza delle Erbe ; à la maison de Juliette, on frise l’hystérie collective. Heureusement, comme dans tous les lieux touristiques, il suffit de s’éloigner de 100m et on se retrouve un peu plus au calme. Poignée de porte dans une rue de Vérone La Piazza dei Signori

Treviso** (Trévise) : la vieille ville est charmante, l’architecture ressemble aux villes que nous avons déjà visitées : de la brique, de la pierre, des maisons à arches, des façades peintes par endroit, un édifice public surmonté d’une haute tour de briques crénelée. La personnalité de Trévise, ce sont ses petits canaux sillonnent la ville, pas des canaux paisibles comme sur la lagune de Venise, mais des sortes de petits torrents domestiqués. Le calme d'un dimanche au centre de Trévise

Les randonnées dans les Dolomites : nous avons acheté pour environ 6 euros dans les offices du tourisme des « cartes touristiques » au 1 :30 000 éditées par la province de Belluno (côté Vénétie donc !) qui sont suffisamment détaillées pour des randonnées à la journée et ont l’avantage de couvrir des secteurs assez grands : par exemple secteur Cortina d’Ampezzo, secteur San Vito di Cadore. Les randonnées effectuées : Tour des Cinque Torri *** (près de Cortina d'Ampezzo), Monte Rite ** (dans la vallée de Cibiana di Cadore), Rifugio Galassi ** au départ du lieu-dit Praciadelan (randonnée dans le Nord du massif de l’Antelao). Bilan des randonnées : prévoir des dénivelés importants (a minima 700m de positif) car les parkings sont très bas en altitude (en dessous de 1500m), la montée est censée être facilitée par les nombreux télésièges mais impossible pour nous avec un jeune enfant… C’est évidemment le pays des via ferrata, mais là encore… Les paysages sont impressionnants mais en randonnant à la journée nous n’avons jamais eu l’impression d’être loin de la civilisation : toujours un refuge, un remonte pente pas trop loin pour nous empêcher d’oublier que Cortina d’Ampezzo n’est à quelques kilomètres ! Cibiana di Cadore : c’est un village isolé à l’écart de la route principale reliant Pieve di Cadore à Cortina d’Ampezzo. Il nous faut, chaque jour, faire 5 km de route sinueuse et très pentue pour rejoindre la vallée principale à hauteur de Vodo di Cadore. L’avantage c’est que la circulation devant l’hôtel est très réduite et nous avons l’impression d’être vraiment « à la montagne ». Contrairement par exemple à San Vito di Cadore, qui souffre de bouchons à certaines heures et où le stationnement est payant, comme dans une grande ville ! Vue sur le Sassolungo depuis Cibiana di Cadore Randonnée du tour des Cinque Torri Randonnée du Monte Rite : vue sur le Monte San Pelmo

Sur le trajet entre les Dolomites et Padova :

Belluno * la porte d’entrée des Dolomites, et Feltre * : deux petites villes pas désagréables où l’on retrouve des éléments d’architecture typiques de la Vénétie : les fameuses fenêtres en ogive, les lions de Venise, les arcades… Maison à fenêtres vénitiennes à Belluno

La villa Maser ** et la chapelle voisine construites par Palladio, que nous n'avons pu pas visiter. La villa Maser... depuis la route

Asolo *, classé parmi les plus beaux villages d’Italie, qui nous a un peu déçu, c’est joli, sans plus, avec une belle vue sur la plaine du haut du château.

Padova ** (Padoue) : le centre-ville est très vivant avec ses nombreux marchés. Visite du palazzo de la Raggione. Nous ne visitons pas la chapelle des Scrovegni qui est pourtant immanquable, parait-il (attention il y a un système de réservation à l'avance sans lequel point de salut). L'autre centre de Padoue se situe autour du Prato de la Valle, avec sur cette très grande place la basilique Sainte-Justine et un peu plus loin la basilique de Saint-Antoine. Les marchands du temple sont là en nombre, pour vendre leurs produits aux pèlerins venus du monde entier voir les reliques de St Antoine. La basilique n’a en elle-même rien d’extraordinaire, de jolis cloîtres et c’est à peu près tout. Marché à Padova

Vicenza *** (Vicence), la ville de Palladio, célèbre architecte de la Renaissance. Le centre-ville est très agréable à parcourir à pied. L’attraction principale est le Théâtre Olympique, construit par Palladio, c’est un théâtre couvert avec un extraordinaire décor en trompe l’œil et en relief, c’est superbe. Plusieurs autres musées se visitent avec le billet d’entrée mais nous n’en visiterons qu’un, un superbe palais baroque avec des décors extraordinairement exhubérants, le Palazzo Thiene. Nous visitons également les extérieurs de la Villa Rotonda située en dehors de la ville. La villa présente des formes simples et élégantes qui donnent l’illusion qu’elle a été facile à concevoir et à construire. Des générations d’architectes ont ensuite copié le style de Palladio, à travers toute l’Europe. A noter que la Vénétie abrite des dizaines de villas de Palladio qui sont classées dans leur ensemble au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. On trouve des brochures sur internet répertoriant ces constructions. Villa Rotonda à côté de Vicenza

Riviera de la Brenta *. C’est une portion de canal allant de Padoue à la lagune de Venise et qui était bordée de résidences d’agrément construites par les riches vénitiens, dont plusieurs se visitent. Avouons-le, pour profiter pleinement de la visite, il faut faire un certain travail d’imagination et faire abstraction de la route, très passante, longeant le canal. Les demeures sont très nombreuses, variées, surprenantes, mais l’endroit manque aujourd’hui de ce charme un peu campagnard auquel j’avais rêvé… Chioggia*** : cité portuaire située à l'extrême Sud de la lagune de Venise. Les constructions sont beaucoup moins riches qu’à Venise, mal entretenues parfois, mais les canaux sont là, les arcades, les églises majestueuses, les quartiers des pêcheurs, les vues sur la lagune. Vous l’aurez compris, Chioggia nous a ravis. Un canal à Chioggia

L'abbaye de Pomposa** : isolée dans la plaine de l'embouchure du Pô, elle abrite une très belle église, très ancienne et bien restaurée. Fondée dans des conditions très défavorables, au beau milieu d’un delta malsain, elle a été abandonné par les moines lorsque l’endroit s’est retrouvé au beau milieu des eaux après la rupture des digues du Pô. Par manque de temps nous n'avons pas pu visiter Commachio pourtant toute proche. Détail de la façade de l'abbaye de Pomposa

Ferrara *** (Ferrare) : la ville est très jolie, calme en ce mois d’août où la température frise les 35° l’après-midi… La ville est assez étendue. Les époques se juxtaposent à Ferrara, mais se mélangent peu. La ville s’est agrandie par à coups, selon les impulsions données par ses Ducs. Ce qui frappe c’est l’unité architecturale de la ville, majoritairement construite de briques roses, avec des rues pavées. Ensuite chaque quartier a sa personnalité, depuis le premier centre historique médiéval, avec ses maisons incluant des passages couverts par-dessus les ruelles, à l’extension Renaissance, plus aérée avec ses palais, ses portes en arc et ses balcons avec des décorations en terre cuite, et enfin la majestueuse extension Ercoléenne, la plus tardive et la moins achevée. On y découvre un impressionnant cimetière situé intra muros, on longe des rues bordées de palais renaissance et de constructions qui vont en s’éclaircissant… pour aller se perdre dans une sorte de campagne dans les murs de la ville… On évoque évidemment le souvenir du jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani, qui est imaginairement situé quelque part dans cette frontière mal définie entre la ville et la campagne ; on longe le cimetière juif où commence son roman, on lit dans le vieux centre la plaque apposée sur le mur de l’ancienne synagogue… Au centre de la ville, le Duomo et le Castello Estenze impressionnent et écrasent les autres constructions de par leur masse. La visite du château vaut le détour avec notamment de nombreuses explications sur l’histoire de la ville. Ferrara fut sans conteste le coup de cœur du voyage. Castello Estenze à Ferrare

Ravenna*** (Ravenne) : les mosaïques de Ravenne sont exceptionnelles, avec une nette préférence de ma part pour la Basilica di San Vitale, qui avec une architecture typiquement byzantine, avec coupoles et plan rond, associées à la richesse des mosaïques donne un ensemble réellement grandiose. Basilica San Vitale

Bologna** (Bologne) : visitée en coup de vent, elle donne une impression de très grande ville par rapport à celles dont nous venons, mais en conservant un certain charme "historique" : les hautes tours médiévales, le Duomo etc. Détail de la fontaine de Neptune à Bologne

Piacenza* (Plaisance), la déception du voyage ; la ville souffre de la comparaison avec nos étapes précédentes. Mis à part l’hypercentre qui est assez bien mis en valeur, avec des rues piétonnes et quelques édifices historiques comme le Duomo, la ville est plutôt d’une architecture quelconque, et manque du charme que nous avions trouvé par exemple à Pavia.

Carnet d'adresses : hôtels

J1 : Certosa di Pavia - Hôtel Italia. 80 euros pour 2 avec petit déjeuner. Hôtel pas vraiment bon marché et son restaurant-pizzeria est aussi sympathique qu’un grill Campanile en France… Mais la chambre avec clim est très confortable (3* méritées). Anti-moustiques obligatoire en soirée si l’on expose sa peau plus de 10 secondes à l’extérieur… J2 à J4 : Mantova - Hôtel ABC Mantova. L’hôtel est tout confort 3*, pour 55 euros la nuit avec petit déjeuner (promotion voyages-sncf). Il est situé face à la gare ce qui n’est pas trop loin du centre-ville. Le plus : une cour intérieure au calme pour passer les soirées. J5 à J9 : Cibiana di Cadore (Dolomites) – Albergo Remauro. 130 euros / nuit en demi-pension, réservé via le site Venere. Le coup de coeur du voyage. Le restaurant gastronomique est excellent, l’ambiance familiale, le confort des chambres simple mais tout à fait correct. Le fils de la famille, à la fois propriétaire et chef cuisinier, nous attribue une chambre très spacieuse car nous voyageons avec un bébé. Ce sont des gens très sympathiques qui nous feront nous sentir comme à la maison. La clientèle est majoritairement italienne, quelques français, beaucoup d’habitués et notamment des personnes revenant voir leur famille dans le coin. Le soir, de nombreux villageois se retrouvent au bar de l’hôtel autour d’une glace ou d’une partie de cartes. La vue depuis l’auberge est magnifique sur le Sassolungo di Cibiana. J10 à J13 : Padova - Hôtel Methis. Un hôtel 4* pour 55 euros / nuit avec petit déjeuner sur 4 nuits au total, réservé avec voyages-sncf. Un hôtel destiné à la clientèle d'affaires, à peu près désert au mois d'août, situé à 10 min à pied de la place principale, au calme au bord d’un canal… En plein mois d’août le bar de l’hôtel est fermé et tous les restaurants proches de l’hôtel sont fermés pour congés ; il faut aller en plein centre-ville ou au Prato della Valle pour dîner. J14 à J16 : Ferrara – Hôtel Touring. C’est un hôtel 3* idéalement situé à côté du château Castello Estense, en plein centre-ville. 3 nuits réservées en promotion directement sur le site de l’hôtel, pour 54 euros/nuit pour deux avec petit-déjeuner. Plusieurs restaurants et snacks à proximité immédiate de l’hôtel pour dîner. J17 : Piacenza – Euro Hotel. L’hôtel 3*, situé à 1.5km du centre à travers un quartier terne et inintéressant, n’est pas bon marché (80 euros la nuit pour 2 avec petit déjeuner) et la chambre, certes bien aménagée, est vraiment toute petite...
Voyager seul, pourquoi? English translation pending
by Mimourita · 2012-05-06 · 127 replies
Bonsoir, J'ai pu voir qu'il y avait un sujet sur "voyager seul, sauter le pas" qui soulevait la question d’où aller en voyageant seul ... J'aime beaucoup voyager et autant dire qu'en ce moment ça me démange, mais je ne m'imagine pas faire ça en solo ni avec une personne inconnue (encore que je commence à l'envisager!) et ça m’intéresserait beaucoup de savoir ce qui vous a motivé à partir seul(e) la première fois (enfin toutes les fois d'ailleurs!) ^^
Un mois en Indonésie: quelles îles? English translation pending
by Olive842 · 2012-04-22 · 24 replies
Bonjour,

Nous sommes deux étudiants de 21 ans, et après avoir pas mal hésité, nous avons pris hier nos billets pour l'Indonésie. Départ dans un mois, le 26 mai, et retour le 25 juin. Nous avons trouvé un billet AR depuis Genève vers Jakarta à 725 € par personne (il y avait moins cher, mais nous avions besoin d'un billet modifiable, car nous partons après nos examens, mais nous pouvons toujours être convoqués pour des rattrapages à partir de mi-juin en cas d'échec - peu probable).

Nous arrivons donc à Jakarta le samedi 27 mai à 14 h ; nous repartons exactement 28 jours plus tard, le 24 mai à 18H.

Pour être franc, nous ne connaissions presque rien de l'Indonésie il y a une semaine. Ce voyage est le fruit d'une volonté de voir autre chose que ce que nous connaissons (nombreux voyages en Europe et dans le monde arabe). Je pars pour un an au Sénégal à partir d'octobre, je cherche donc aussi à découvrir d'autres destinations, et en ce sens l'Asie du sud est m'a paru intéressante. Pourquoi l'Indonésie plutôt que la Thaïlande ou d'autres destinations ? Un peu le hasard ; un peu les photos que nous en avons vu ; et puis, l'intérêt pour ce qui est le 4ème pays le plus peuplé du monde, dans lequel cohabitent plusieurs religions visiblement sans heurts. Parallèlement à l'intérêt "culturel", nous aimerions également profiter des plages. Nous aimons beaucoup la randonnée, et nous pensons faire un trek si possible autour d'un volcan.

Néanmoins, tout est à organiser ; nous savons qu'un mois est assez court. Mais nous nous refusons de prévoir jour après jour un programme tel un TO. Nous voulons laisser place à l'imprévu dans notre voyage. Cela étant dit, il nous est nécessaire de définir les îles où nous voulons aller. C'est pourquoi je vous demande de l'aide ; quelles îls pourraient correspondre à nos envies de découverte ? Nous ne ferons pas l'impasse sur Bali mais nous doutons de l'intérêt d'y passer trop de temps. Idem pour Lombok. Ce que nous voulons, c'est éviter les hordes de touristes affrétés par des TO, avec leurs appareils photos, rentrant dans leurs palaces et mangeant des les restau pour touristes. Ce type de tourisme nous a profondément dégouté, notamment au Maroc et en Egypte. En Algérie, en revanche, point de tourisme ; les rencontres que nous avons fait étaient totalement différentes, beaucoup plus vraies. Voilà ce que nous recherchons ; ce qui ne veut pas dire que nous voulons partir dans les destinations uniquement sans touristes : nous sommes évidement des touristes, et nous l'assumons. En revanche, nous pensons respecter les populations dans notre mode de voyage. Par conséquent, je vous sollicite pour essayer de trouver des destinations mettant plus en avant l'éco-tourisme que le tourisme de masse; des destinations où nous pourrions faire des rencontres qui sortent du rapport acheteur-vendeur.

Concrètement, nous avions pensé à visiter d'abord Java (puisque nous arrivons à Jakarta), puis Bali - Lombok. Puis nous avons imaginé Sumatra - Bali/lombok. Enfin, nous sommes allé jusqu'à imaginer Java - Bali - Flores. Maintenant je pense à Bornéo, qui a l'air peut être plus authentique, moins "courrue" que les autres. Nous avons pensé également aux Celèbes.

Quelles sont, selon vous, les "meilleures" îles pour un voyage routard ?
Avis sur itinéraire de vingt-cinq jours au Pérou en août? English translation pending
by ZogZog · 2012-04-10 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes deux jeunes actifs français et planifions un voyage au Pérou en aout prochain. Nous aimerions recevoir quelques conseils sur notre itineraire que vous trouverez en pièce jointe.

Nous avons ciblé les "incontournables" du Pérou pour le moment mais comme vous le voyez, il reste quelques jours à caser.

Nous avons lu énormément de choses sur ce Forum mais difficile de trier. (trek dans la cordillère blanche ? QUel logement choisir autours de Puerto Maldonado ? etc..). L'objectif est de s'imprégner au maximum de la culture locale en rencontrant des habitants et en faisant en sorte de s'échapper si possible des chemins largement battus par la horde de touristes européens chaque année.

Merci !
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
by Zebulon787 · 2012-04-04 · 24 replies
Bonjour,

Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.

Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?

Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.

J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.

Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?

Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?

Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...

Merci d'avance !🙂
Séjour sur Luzon, Manille, Batad, Banaue, Sagada, Manille, lac Taal, Manille en une semaine? English translation pending
by Milpupici · 2012-04-02 · 20 replies
bonjour, eh bien je crois que j'ai tout mis dans le titre. nous partons fin avril aux philippines et nous commençons par un peu plus d'une semaine sur l'île de luzon. je voudrais savoir si notre itinéraire est faisable: j1: manille + nuit manille j2: manille puis bus vers banaue le soir j3: arrivée à banaue + journée + nuit j4: départ vers batad + journée à batad + nuit j5: sagada puis banaue pour prendre le bus vers manille j6: départ vers les environs du lac taal (je ne sais pas si y a une ligne de bus vers ce coin à partir de manille ni le temps qu'il faut ni où ça emmène) j7 et 8: visite du lac taal et environs j9 : retour sur manille est ce faisable? et pour quel budget? merci d'avance pour vos réponses
Futur voyage de quinze jours sans TO en Egypte English translation pending
by Wowow · 2011-12-27 · 29 replies
Bonjour à tous🙂

j'écris car je n'arrive pas à trouver l'info exact que je recherche 😊 1er point est il possible de longer en bateau (peu importe felouque, navette, ferry...)le nil d'un point à un autre (soit le caire/louxor) (soit louxor/assouan) sans dormir dedans ou voir juste une nuit? 2eme point Le caire et plus particulierement ses excursions (gizeh, memphis, saqqarah, mastaba et autres) je cherche le plus economique et donc visiter par nous meme mais j'ai du mal au niveau des distances entre la ville et tous ces points si qqun peu me diriger sur un site ou autre 3eme point pour ceux qui on était en jordanie j'aimerai savoir comment m'y prendre pour 4 jours au depart de taba direction wadi rum, petra et amman (pour le vol retour au caire (vol simple))à savoir distances transports etc...

merci😇

je suis preneuse aussi cc les hotels à assouan le caire louxor et taba ainsi qu'en jordanie wadi rum (campement) petra et amman( pas encore si besoin)
Quoi faire en Indonésie aux mois de juillet et août 2012? English translation pending
by Keussef · 2011-11-09 · 31 replies
Salut à tous !!

J'ouvre donc ce sujet pour avoir quelques renseignements sur ce pays, qui après quelques mois de réflexion, sera notre destination pour l'été prochain. C'est certes tôt pour en parler, mais l'hiver arrive et ça fait du bien de rêver. :D Donc voila, l'été dernier, nous sommes partis 1 mois en Malaisie, et se fut une expérience génial, aillant été très impressionné par le multiculturalisme sud-est Asiatique, nous souhaitons donc partir dans la même région, dans un pays, qui d'après ce que j'ai pu voir, semble plus sauvage et moins touristique que la Malaisie. J'aimerai donc savoir certaines choses avant de me lancé dans la réservation des billets, et j'espère trouver sur ce forum quelques personnes qui sont allé la bas, qui seront me conseiller. On pense partir pour une durée de 5 semaines maxi, de mi-juillet à mi-aout, et sommes très intéressé par la faune présente la bas, la civilisation

Alors tout d'abord, quels sont les région à conseiller/à éviter ? Nous avons un guide Lonely Planet sur l'Indonésie, et pour le moment, je serai bien tenté de faire Sumatra et Sulawesi. D'autres région me tente ( Kalimantan ? Papouasie ? ), mais étant donné la durée de notre voyage, et l'immensité de ce pays ( qui compte quand même 17000 îles, dont 8000 habités !!! ) je doute qu'on puisse d'offrir le luxe de visiter plus de régions. Egalement, est-ce obligatoire d'apprendre l'Indonésien pour pouvoir circuler dans les endroits que ne sont pas les plus touristiques. Est-ce que Bali et Lumbok valent tout de même le coup malgré le fait que ça soit les régions les plus touristiques du pays ? Car nous recherchons pas spécialement à aller a l'autre bout du monde uniquement pour côtoyer des européens. ( comme se fut le cas dans certains endroit en Malaisie )

Ce que nous recherchons avant tout, c'est un voyage en amoureux en mode routard, ou l'on pourrai faire de belles balades dans des lieux sauvages ( jungle, rizière... ), voir des tas d'animaux, des paysages fabuleux, faire une pause farniente sur une plage paradisiaque, et biensur cotoyer les gens de la bas et leur culture, qui semblent au moins aussi chaleureux que les Malaisiens ( Malais ? ). Notre budget est d'environ 1000€ par personne ( sans l'avion ), je pense qu'il y aura moyen de se faire plaisir avec cette somme. Pour comparé, sur une durée de 4 semaines, nous avons dépensé seulement 600€ chacun en Malaisie cette année, ça nous à tout de même permis de faire le tour du pays sans serrer la ceinture, de faire des milliers de choses, et d'en voir des milliards !!

Voila !! Si mon post manque de précision, n'hésitez pas à demander, je ne serai pas bien loin ( pas encore du moins ) A vous les studios !!
Retour du Transsibérien 2011 English translation pending
by Baguette20 · 2011-08-29 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous. Voilà un premier résumé de mon transibérien 2011.

6/7 Août: Saint Pétersbourg - Hostal: Cuba Hostal. Bien situé (en face de l'Eglise Kazan) mais l'ambiance ne nous a pas convaincu et encore moins l'odeur de vomi dans notre chambre. Restaurants: Zoom Café (première à droite en sortant de l'hotel). Très bon! Et equilibré. Crème de champignon très bonne! Vino y Sopa (en face de l'hostal): très bon, ambiance intime. Et comme son nom l'indique, grande variété de vins et de soupes Visites: - L'Hermitage: indispensable! J'ai beaucoup aimé. - Eglise du sang versé: Même chose - très beau dehors et dedans. - Eglise de Kazan: allez-y à 18h00 pour la messe avec la chorale. Ça vaut la peine. - St Isaac: bof - Palace de Peterhof: allez-y en métro puis bus. Beaucoup plus économique qu'en bateau (800 roubles!!!). C'est plus long mais pas tant que ça. Le jardin en soit est sympa, surtout les fontaines sur la partie droite. Je n'ai pas visité le palace. - Nevski Prospekt: une grande avenue... rien de spécial en soit. Et malheureusement, pas eu le temps pour plus! Il faudra revenir.

8/9 Août: Moscou Hostal Godzilla: Très bien! Agréablement surpris après la mauvaise impression du Cuba Hostal. Apparemment, un des meilleurs hostals de Moscou après avoir discuté avec d'autres amis rencontrés au hasard là-bas qui dormaient ailleurs. Restaurant: Café Margarita. Très bien! Musique en direct (on paye un extra de 100r je crois). Les blinis de saumon sont excellents! Visites: que du classique: Kremlin, Mausolée de Lénine, Place Rouge, Saint Basile, ... et déjà départ pour Ekaterinbourg!

Train: 2 jours et 1 nuit. Très bon confort. On a eu la chance d'être en bonne compagnie (un père et sa fille). Il y avait même du papier dans les toilettes!

Ekaterinbourg: Ville vraiment très agréable. Pas grand chose à voir en soit, mais bonne ambiance. Le seul et unique bar où nous sommes sortis durant ces 3 semaines, ce fut là-bas. Le New Bar est un peu caché dans une rue derrière le TGI Friday (près du canal). Une fois passés les 2 molosses de la sécurité, on aterrit dans un bar dans le style berlinois... De bons cocktails et de bons prix... Hostal: Meeting point - Bien situé (mais il faut le trouver - il est à côté de la pharmacie!), il ne faut pas être un accroc de la propreté. Les draps sont propres et c'est finalement pas si mal quand on voit le reste... Mais la bonne ambiance et le sourire de notre hôtesse compense les défauts. Pour une nuit, c'est bon... Pour plus, je ne sais pas!

Et là, on commence les grands trajets! Direction Irkutsk, soit 3 nuits et deux jours de train! Heureusement, je suis tombé sur une famille de russes super sympas. Sans parler un mot de russe (parce que merci et bonjour ne suffisent pas!), on a réussi à établir un fort contact et on s'est finalement bien marrés durant tout le trajet. La bière et la vodka aident. En revanche, prrévoir du papier toilette. Et attention, 15 minutes avant et après les grands arrêts, les toilettes sont fermées! Tout est bien indiqué en ce qui concerne les temps d'arrêts donc pas de panique. On a même le temps de sortir de la gare pour prendre quelques photos (Novosibirsk et Omsk notamment). Sur ce train, 3 repas étaient inclus ce qui est bien car ça change des noodles instantanés... Et ce qu'ils vendent sur les quais ne m'inspiraient pas trop confiance!

Irkutsk: Direction la gare routière, ou ce qu'ils appellent ainsi. À la sortie de la gare, prendre le tram 4 (qui se dirige vers la droite). Une fois arrivés, on a pris un minibus pour 100 roubles par personne jusqu'à Listvianka. On a dormi chez Olga. Chambre double normale mais le mur n'allait pas jusqu'en haut... donc pour l'intimité on repassera. Le repas proposé (et accepté) était à un prix abusif pour ce qui était proposé. Mais c'était bon... Listvianka en soit n'a rien d'extraordinaire. Mais pour se reposer et ne rien faire et profiter du lac Baikal, c'était parfait. Une nuit était suffisante. Le lendemain, retour dès le matin à Irkutsk car il pleuvait. La ville n'a rien d'extraordinaire mais les maisons en bois valent le coup d'oeil. Retour à la gare pour passer en Mongolie!

Train vers UB: La frontière russe est terrible. 5h d'attente avant qu'ils vérifient les passeports. Pour info, je ne m'étais pas enregistré en Russie et il n'y a eu aucun problème. C'est le premier train où nous ne sommes que des touristes. Ca change... Finalement, on discute, on trinque et on mange pour passer le temps. La frontière mongole est plus rapide et plus sympa.

Mongolie - Oulan Bator: Hostal: Petite Marmotte - C'est un hostal apparemment recommandé par le Petit Futé que j'ai trouvé par hasard sur Wikitravel. Il n'y a que des français!! C'est impressionnant car c'est le premier hostal où on ne m'a pas salué en anglais!! L'endroit en soit est sympa et bien monté MAIS: je n'ai pas été accueilli par notre hôte ni par personne. C'est "débrouille toi"! Heureusement, les occupants m'ont donné une carte et m'ont expliqué où j'étais. J'aurais pu partir sans payer et personne ne s'en serait rendu compte. La seule personne qui était là ne parle pas anglais et bredouille 3 mots de français. Autre détail: la mezzanine est sympa mais on ne peut pas fermer à clef (rideaux!). Et UB n'est pas la ville la plus sûre (on nous le rappelle dans tous les magasins!), donc on ne sait pas trop si laisser ses affaires ou pas... Conseil: choisissez la chambre double qui coûte le même prix (15€ - pas de dollars!!). Mais l'endroit est sympa et l'ambiance aussi.

Visite: on avait 7 jours en Mongolie. Le premier jour, on a cherché un tour (trouvé avec GOlden Gobi) et on a visité les deux musées, histoire de la Mongolie et histoire naturelle. L'un comme l'autre valent le détour. Le squelette de dinosaure est vraiment bien. Oulan Bator en soit n'a rien d'attrayant. La Peace Avenue est la seule rue plus ou moins praticable pour les voitures. Le State Department Store est à des prix exhorbitants. La Mongolie, c'est cher.

Tour avec Golden Gobi: 6 jours en Mongolie centrale: - Little Gobi: on voit quelques dunes et on est montés à chameau. - Vallée d'Orkhon (2j): Le meilleur du voyage - randonnée à cheval jusqu'à la cascade. Des paysages à couper le souffle. Un ciel étoilé impressionnant. - Hot springs: mise à part la douche à disposition dans le camp de touriste ainsi que la mini piscine, ça ne vaut pas le coup. La source est dans un cube en béton horrible avec toute la tuyauterie qui va jusqu'au camp... On aurait pu s'en passer... Mais la douche est bienvenue (et les toilettes à l'occidentale aussi!). - Little Gobi (encore): l'organisation commence à se dérégler... On retourne dans le mini Gobi, mais de l'autre côté. C'était pas prévu! Mais bon, c'est joli. - Hustai National Park: Très beau et surtout, énormément d'animaux et notamment les chevaux sauvages qui font sa renommée. On a pu les approcher de très près. Mais encore des soucis avec la guide et on repart très tôt... pour rien!

Résumé: La Mongolie, c'est très beau et les paysages sont époustouflants. Si vous prenez un tour, ne vous attendez pas à un contact avec les nomades qui soit très chaleureux. On est des touristes parmi d'autre. Si vous voulez vraiment avoir un meilleur contact, partez seuls et n'allez pas dans ces Guest Houses dans la steppe. Les gers: il fait froid (c'est ouvert) donc prévoyez le sac de couchage. Et soyez prêts à expérimenter les toilettes avec une odeur fortes et accroupis... :-) Ça en fait toout le charme! Les camps de touristes sont plus adaptés au "Luxe occidental" mais bon, tout est relatif. Golden Gobi: les 4 premiers jours, bien. Les deux derniers ont été perdus pour des malentendus... Donc organisation à revoir. Je n'ai pas d'info sur les autres tours. On est passé par UB Guest House: l'ambiance et le lieu ne nous ont vraiment pas inspiré. Le personnel est vraiment insistant.. bref, content de ne pas avoir dormi là-bas. Khongor: bonne impression mais ils n'avaient pas le tour qu'on cherchait. La Guest House avait l'air propre. Oulan Bator: on n'a eu aucun problème mais les avertissements contre les pickpockets sont constants... Pas vraiment un endroit où j'aimerais retourner. Et c'est cher. Timbre pour carte postale, 1100 MNT, soit près d'1€.

Direction aéroport pour arriver à Pékin.

CHINE - Pékin

Contraste avec la Mongolie: ville très sûre et agréable. Mais on ne voit pas le soleil!! Taxi aéroport - Hostal: 67 yuans Billet de métro: 2 yuans Repas dans un bon restau (canard laqué): 160 yuans pour deux Repas dans un bouiboui dans la rue: 40 yuans pour deux Repas dans un restau normal: 50 yuans pour deux On n'y est resté que 3 jours. Hostal: Pineapple. Bien mais pas de fenêtre. Demandez à voirr la chambre avant. Zone: Dongzhimen. Bien desservi par le métro. Visites: temple du ciel (bof), cité interdite (bof)... Tout est neuf. Mon impression: un restau chinois! Le meilleur du séjour? La nourriture. Et ce n'est pas si différent de ce qui se fait en Europe. C'est seulement plus épicé.

Et les achats? Pas cher mais pas non plus l'affaire du siècle comme on pourrait le penser. Il faut négocier durement.

Retour avec Aéroflot à Madrid...

N'hésitez pas à poser vos questions...

Ciao
l'Ouest américain en famille: choisir un camping car ou une location de voiture? English translation pending
by Aimevoyager · 2011-08-29 · 16 replies
pour ceux qui ont déja fait ce périple (san Francisco, LV, parcs) que conseillez vous pour 1 famille avec 3 grands ados ? le camping car ou la voiture et hotel ? je me pose la question d'une part au niveau budget et aussi car je sais qu' en Fr par exemple, les campins car ne peuvent aller partout, ce qui limite beaucoup l'interêt (petits village inaccessibles...ok aux US les petits villages aux petites rue n'existent pas, mais peut être y a t-il d'autres contraintes) Ps : si je visitais avec un camping car, je ne le louerai qu'à partir de LV car je sais qu'on ne peut pas traverser death valley. (cela demanderait donc un vol SF/LV) nous aurions 3 semaines en tout, en juillet prochain.

je reflechis en avance car je sais que en reviennent et pourront me donner leurs avis (itinéraires, trucs pour 1 famille)

merci de votre aide !
Croisière Costa Magica "civilisations antiques" en avril 2012 English translation pending
by Tounet40 · 2011-08-27 · 380 replies
Bonjour

Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Un mois dans l'Ouest américain (fin juin-juillet 2011) English translation pending
by Patbill · 2011-08-06 · 58 replies
Hi everyone ! Je lance en ligne notre trip dans l’ouest. Cette année on se concentre sur l’utah principalement, avec un bout de l’arizona, pour terminer par le Wyoming. Protagonistes : Patrick (52 ans, c’est moi) et Quentin dit « Q » mon fils de 20 ans. On a décidé cette année de louer un 4x4 afin de pouvoir visiter qq endroits moins courus, ainsi que de privilégier le camping. 1 mois donc, de Bruxelles à Las Vegas. 4 jours dans le nord de l’Arizona, puis 13 jours en Utah avant de prendre un avion vers le nord (4 jours idaho et 5 wyoming). On a pu faire la quasi-totalité de ce qu’on avait planifié ( voir notre post http://voyageforum.com/v.f?post=3991821;page=unread#unread ), malgré 2 couacs (je maintiens le suspense). Environ 2500 miles, dont 40 heures passées sur des pistes et 80 heures de randonnée.

Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas

Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.

survol du Groenland

Episode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.

Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff

Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.

On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !



De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.

il ne faut pas rater le tournant !

On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.



Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !

la suite ..plus tard
Retour de croisière Costa Pacifica "Civilisations Antiques" ex retour en terre sainte 16 avril 2011 English translation pending
by MAG21 · 2011-04-30 · 92 replies
Voilà, nous sommes déjà rentrés de cette merveilleuse croisière au cours de laquelle nous avons fait de super rencontres : audfab13, FERNICOLE13, Georges, Margareth, Steven et Judith de Toronto, tchateuse et sa famille , Sonia et sa marraine, …!😛

Spéciale dédicace à Fabrice et sa famille (rencontré sur le forum pour faire l’escale initialement prévue en Egypte), sans qui cette croisière n’aurait pas été aussi riche et aussi agréable ! 😎

Itinéraire réalisé : Savone – Mer – Katakolon – Mer – Limassol – Rhodes – Marmaris – Izmir – Athènes – Mer – Civitavecchia (Rome) - Savone

Je précise que nous avions réservé cette croisière il y un an et que l'Egypte et ensuite l'Israël ont été annulé. Nous avions quand même décidé de ne pas annuler puisque nous ne connaissions pas les escales de remplacement. Nous partions donc en ayant "oublié" l'Egypte et Israël...

Voilà, le décor est planté !
Itinéraire de trente-cinq jours en Chine: de Pékin à Hong Kong (retour de Pékin) English translation pending
by Jocky972 · 2011-04-29 · 27 replies
Bonjour à tous, je devais aller en Chine l'été dernier mais cela n'a pas pu se faire alors j'ai remis çà à l'été prochain. Du coup, mes dates de vacances ont changé et j'ai dû reprendre mon itinéraire. Voilà à quoi cela pourrait ressembler:

- Arrivée à Pékin le 14 juillet (à 5h55) - Départ de Pékin le 16 août à (7h45)

- Itinéraire de 35 jours de Pékin à Hong-Kong : J1 : Arrivée en avion à Pekin (à 5h55) : L'Opéra de Pékin Le Palais d'Été, Les Hutongs de Pékin J2 : Pekin : La place Tiananmen, La Cité Interdite, Le temple du Ciel, Restaurant Quanjude - Canard Laqué J3 : Pekin : La Grande Muraille (rando, voiture + chauffeur pour nous emmener à Jinshanling et revenir nous chercher à Simatai.) J4: Pekin > Jinan (en train 5h30 fin de journée). J7 : Jinan (chez une amie) J8 : Jinan J9 : Jinan J10 : JINAN > Pingyao (7h en train de nuit) ou Jinan > Zhengzhou (La forêt de pagodes Les temples Shaolin Spectacle de kung-fu Shaolin) ou Jinan > Luoyang (Les Grottes de Longmen, Le temple du Cheval blanc.) J11: Pingyao J12 : Pingyao > Xi'an (6h en train de nuit) J13 : Xi’an (armée de terre cuite) Le Musée Provincial du Shaanxi, Les Remparts de le Vieille Ville. J14 : Xi’an La Grande pagode de l'Oie sauvage, La Tour de la Cloche. J15 : Xi’an > Chengdu J16 : Chengdu J17 : Chengdu > Wolong (2h en bus/taxi) J18 : Chengdu >Jiuzhaigou (2h30 en bus) J19: Jiuzhaigou (home stay) J20: Jiuzhagou (Huanglong) > Chengdu (2h30 en bus) J21: Chengdu > Emeishan (2h15 en bus) J22: Emeishan (2h15 en bus) > Leshan (50mn en bus) > Chengdu (2h30 en bus) J23: Chengdu J24: Chengdu >Guilin (1h30 en avion) J25: Guilin > Zhangjiajie(16h en train ????) J26: Zhangjiajie J27: Zhangjiajie >Longsheng (balade rizières)(en bus ?) J28: Guilin J29: Rivière Li (croisière pour Xingpin), Yangshuo, > Guilin J30: Guilin > Hong-Kong (20h en train )en avion 1h30) J31: Hong-Kong J32: Hong-Kong J33: Hong-Kong J34: Hong-Kong > Pekin (1,1h en train/3h50 en avion) J35: Pekin La Voie Sacrée, Les Tombeaux des Ming J36 :depart 7h45

Toutes vos remarques sont les bienvenues! j'ai tendance à vouloir en faire trop à chaque fois que je voyage alors je ne serai pas surprise si vous me dîtes que c'est trop chargé; C'est notre 1er voyage en Chine (couple de 35 et 40 ans) et depuis le temps que j'ai envie d'y aller, évidemment, on a envie d'en voir le maximum mais j'ai aussi envie de voir vivre les gens et d'apprécier quelques moments relax.

J'ai déjà quelques questions:

- Si certains l'ont fait, que choisiriez-vous entre Pingyao, Zhengzhou et Luoyang? j'ai vu que cétait à peu près à égale distance de Jinan.

- Est-ce jouable de faire Emeishan et Leshan dans la même journée et de rentrer ensuite à Chengdu car je n’arrive pas à trouver de vol au départ des autres villes. - J’avais pensé aller à Lijiang et prendre l’avion de Lijiang à Guilin mais cela rallonge de beaucoup. Est-il dommage de supprimer Lijiang de notre voyage ? - Je ne trouve pas de train entre Guilin et Zhangjiajie, est-ce normal ? combien de temps faut-il compter en bus ? 15h ? - Pouvez-vous me dire quels trajets valent le coup d’être faits en train plutôt qu’en avion ? J’imagine que certains trajets valent vraiment le coup rien que pour les paysages. Nous n’avions pas prévu de prendre l’avion car l’idée était de « vivre » le voyage même dans les transports mais vu les distances et le temps dont on dispose, je pense que ce n’est pas faisable si on ne prend que le train.

Un grand merci à tous ceux qui prendront le temps de se pencher sur mon itinéraire, c'est vraiment génial de pouvoir échanger. J'ai déjà vu beaucoup de posts sur le sujet et c'est toujours avec plaisir que je les lis! C'est comme si j'étais déjà un peu là-bas... Bonne journée.
Voyage de trois semaines au Vietnam depuis Hanoï English translation pending
by NasLn · 2011-04-28 · 26 replies
bonjour a tous je passe 3 semaines au viet-nam j arrive par hanoi

et je me prevois un petit plan helas je squizz le nord et rejoind la frontiere du cambodge par le sud dite moi ce que vous en pense

1 hanoi 2 la bai d along 3 hue 4 ho chi min 5 can tho et chau doc pour passer au cambodge avec surement des etape coup de coeur en route ca fait une semaine que je fouine et je crois pouvoir prendre un ticket de bus valable pour allez jusque dans le sud a mon rythme est ce vrai ?

toute vos suggestion sont les beinvenues

pour ma part je revien de l indonesie et franchement c etait genial si vous voulez des adresse sur sumatra ou java contactez moi en privee🙂
Itinéraire en Belgique pour l'été 2011 English translation pending
by Gabriellapie · 2011-04-25 · 30 replies
Bonjour, Je prépare un voyage en Belgique avec ma copine depuis quelques semaines. Nous sommes un couple canadien dans la jeune vingtaine. Nous disposons d'un petit budget et serons en Belgique du 20 juillet au 10 août 2011. Nous voyagerons en train entre ces villes.

20 juillet: Arrivée à Bruxelles - mercredi soir: Marché de la Place du Chatelin (nourriture et vin; surtout entre 16h-20h) - jeudi: célébration de la fête nationale (1. Qu'est-ce qu'il y a à faire pour l'occasion?) - samedi ou dimanche: marché Anderlecht (produits frais, plus "local"; station Clemenceau); marché de la Place du Grand Sablon (antiquités; matin) - dimanche: visite du Marché du Midi (nourriture, vêtements et +; très grand)

- visite: Palais royal, Centre Belge de la Bande Dessinée, musée Horta et musée David-et-Alice-Van-Buuren - promenade: parc du Cinquantenaire, place du Jeu de Balle, - marchés: marché de la Place du Jeu de Balle (tous les matins à partir de 7h; marché aux puces) - autres activités à faire: tour guidé de la ville par un "greeter", Bruxelles les Bains, festival Bruxellons!

24 juillet: départ de Bruxelles et arrivée à Gand - dimanche et lundi: Festival de Gand

- visite: château des comtes, cathédrale St-Bavon - promenade: quartier cuve, quai de la Lys, quai aux Herbes, beguinage Langeviolettestraat et Oud Begijhof, derrière le château (endroit tranquille)

J'ai entendu dire que Gand était une ville universitaire dynamique. 2. Quels les bons endroits pour sortir à Gand? (bistros, bar branché, bar typique... ou autres endroits agréables?) 3. Quels sont les bons restaurants typiques? (pour manger du waterzooi et boire une Karmeliet Tripel par exemple)

28 juillet: départ de Gand et arrivée à Anvers - visite: musée des Beaux-Arts, musée Plantin-Moretus, maison de Rubens - festival: Sfinks (musique du monde) et Zomer Van Antwerpen (divers)

3 août: départ pour Anvers et arrivée à Bruges - à partir de vendredi: MAfestival - dimanche: Zandfeesten (marché des antiquités; dans le parc du roi Albert)

- visite: musée Memling, musée Groeninge et Gruuthuse - promenade: Minnewater, béguinage de la vigne - festival: Klinkers (tout notre séjour; musique du monde)

visite des villages de Damme et Lissewege (une demi journée chacun) excursion une journée à la plage (4. Quel village côtier vaut le détour? nous ne sommes pas fan des endroits trop touristique comme Ostende...)

10 août: départ de Bruges et retour au Canada

5. Quel conseils et suggestions avez-vous à nous donner? 6. Avons nous manqué des évènements et des attractions? 7. À ceux qui ont voyagé ou habitude la Flandre, qu'en pensez-vous? 8. Devrions-nous absolument allez dans d'autres régions? l'avantage des destinations que nous avons choisies est la facilité de se déplacer entre les villes en train et l'abondance des attractions qu'elles offrent. Nous pouvons nous déplacer facilement et y rester longtemps.
Lima: transfert de l'aéroport Chavez vers le terminal Cruz del Sur? English translation pending
by Paucar · 2011-03-27 · 32 replies
Bonjour à tous,

Notre vol (Ibéria) arrivera à Lima le 28 avril à 17h35. Nous aurions aimé prendre directement un bus de nuit pour Chiclayo. Un bus part à 20h de Javier Prado, Cruz del Sur. Est-ce que vous pensez que c'est jouable ?

Merci,

Paucar
Concours photo du mois de février 2011 "Expressions et regards aux quatre coins du monde" English translation pending
by Williama · 2011-02-02 · 243 replies
Ami(e)s de la photo voyageuse bonjour,

Le 8ème concours international de photo VF est lancé par le comité d'organisation composé par Williama et Gevehi, sur le thème : “Expressions et regards aux 4 coins du monde”. Mettez en ligne vos portraits de voyage les plus expressifs : regards complices, naïfs ou hautains, de Joconde ou de braise... , expressions interrogatives, pleine de colère, de joie, de douleur, bouffonneries etc ... que ces images soient volées suivant le souhait de Gérard07 ou non ...

Une seule règle : le protagoniste sur l’image doit regarder l’objectif. S’il s’agit d’un groupe de personnes au moins l’une d’entre elles doit regarder vers l’objectif.

Règlement :

- 3 photos maximum par personne à poster jusqu'au 22 février minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil des images du concours, merci de poster 1 seule image par post. - On vote du 23 au 28 février. Tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le 1er mars proclamation des résultats, hymne, lâcher de ballons, champagne... - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de mars. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : transports collectifs et publics du monde, métiers du monde, bleu, prières, scènes de rues du monde, on vous mène en bateau, le monde en musique.

Afin de ne pas encombrer ce topic de palabres et autres discussions vous avez l'espace voisin suivant
http://voyageforum.com/voyage/discussion_relative_au_concours_photo_fevrier_2011_expressions_regards_D4047829/
Trois semaines en Syrie: mai 2010 English translation pending
by Eustache · 2011-01-07 · 10 replies
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Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.

Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.

Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.

Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.

Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.

Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.

Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l’hôtel).

Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.

Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.

Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.

Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.

Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.

Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.

Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.

Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.

Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.

Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.

Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)

Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.

Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.

Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.

Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.

Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
Choses à faire et à voir sur Kauai, Oahu et Maui? (Hawaï) English translation pending
by Genevieveg26 · 2010-11-24 · 34 replies
Bonjour je voudrais avoir vos idées d'endroits, plages, villes, etc. à voir et à faire absolument, vos must!

Je vais passer 16 jours (décembre-janvier) sur Oahu et Maui ou kawai...vos avis entre ces 2 dernières, sachant que je suis endeinte de 3-4 mois, donc pas de trek long....j'aime les volcans, montagnes, plages, baignade, plongée (mon conjoint va en faire seul...), etc. Vos idées!!!???

Merci, Genevieve
Shanti, Shanti, Benares et l'Orissa... English translation pending
by Parvat · 2010-11-03 · 37 replies
Je me savais un peu con, et inconsciente et fofolle etc, mais là franchement, ca dépasse tout... Ne pas me réveiller et rater mon avion pour Delhi, jeter 500€ dans les chiottes et tirer la chasse, j'en reviens toujours pas de ma connerie... Enfin... Merci Patricia qui m'a prêté les sous pour un nouveau ticket, et le 5 aout... J'atterris à Indira Gandhi Airport... Purée!!! Qu'est ce qu'il est tout neuf tout beau! Ca fait à peine une semaine que ce nouvel aéroport est ouvert, le tapis plein est épais de plusieurs centimètres, des oeuvres d'art moderne ornent les murs, je récupère relativement vite mon sac, et je passe les portes. WAOUH quelle chaleur! Ou est ce que je suis ici pour qu'il fasse si chaud? mais j'suis con, j'suis dehors... Le stand des prepaid taxis à changé de place, pas très au point le système. Je partage une voiture avec un couple d'ukrainiens, et hop direction Paharganj. Beyrouth... Les bâtiments longeant la rue ont été détruit en partie... Des gravas monstrueux partout... Ils espèrent vraiment avoir fini à temps pour les Commenwealth Olympic Games dans deux mois??? Hare Krishna guest house: 300 rps, sdb cracra, tant pis, rzzzz...

6 aout Les trains pour un départ à Benares le soir même sont complets, mais Mughal Sarai n'est qu'à 10 km de là, et il y a encore de la place! Toubidouyeah, demain j'serai à Varanasi!!! En attendant je vais voir le Raj Ghat, la tombe de Gandhi. Cela faisait une éternité que je voulais y aller, mais j'aime prendre mon temps et il y a tant de choses à voir dans la capitale indienne... Raj Ghat est un endroit bien calme au milieu d'un immense parc... Je suis bien émue devant sa tombe...



Quel bien fou de quitter la ville tout en travaux partout... 19h, j'suis à la gare, avec mon lourd sac, vin, chocolat et tout le tralala salami parmesan pour les copains, le train à 3h de retard... Mert', j'dois faire pipi... Je dépose mon sac, et trouve pas loin un coin entre deux grosses malles en bout de quai. J'en profite pour fumer une p'tite clop discretos, si un flic me voit, c'est paf 200 roupettes d'amende en plus de toute la populace me fixant "Ooooh, une femme étrangère qui fume!!!!" De retour cherchant une place assise de libre, deux hommes me font de la place sur un banc. Bien sur on papote, mais c'est pas des which country ou where is your husband, ou quand bien même, ils sont très sympas. Je passe trois heures si agréables en leur compagnie que je leur offre une tablette de chocolat belge qu'ils engouffrent en se léchant les babines... Ah, le train est là...

7 aout: Arrivée à la gare de Mughal Sarai, ici je sais par expérience que les rickshaws sont collants et arnaqueurs au possible... Je sors de la gare d'un pas décidé, regarde les rickshaws autour de moi, j'en vois un avec un seul indien dedans. "Do you go to Benares? Yes? Can I come with you?" "Euh? yes." Je suis désolée gentil monsieur de m'être faite invitée en vous forcant un peu la main, mais comme ca je ne me prends pas la tête. Varanasi... Le carrefour Gaudholia toujours aussi encombré, je retrouve mes repères comme si j'avais quitté la ville hier. Dans la Bengali tola (street), l'échoppe de Nitin est ouverte, je le vois se ruer hors de la boutique en m'entendant crier "My sweet younger brother!!!" Et on ne se donne pas un namasté poli, mais on se serre fort et longtemps dans les bras, tellement heureux de se revoir!!! J'ouvre mon sac, et lui donne les trois quarts... Masques buccaux et gants plastiques pour l'hôpital ou il travaille tous les matins, bouteille de vin et salami pour Céline, (infirmière à l'hosto "Agir pour Benares") chocolats etc. Chouette, mon sac est tout léger! Je vais au baba guest house m'installer dans une chambre réservée, leur offre une tablette de chocolat, prends une douche et vais voir le Gange...

Je m'assois sur les ghats, observe la vie, le fleuve qui est bien haut...



Un indien me regarde attentivement... "hey hello when did you arrived?" Zut, c'est le "palm reader" le diseur de bonne aventure... Et non je ne suis toujours pas intéressée par connaître mon futur... "yes maybe later..." Je continue ma balade, et à la chaï shop suivante, rebelotte je m'assois sur les marches, papote avec les indiens toujours curieux... "Which country? How long in India? How many times in India?11??? Eleven times??? You like India a lot!!!" etc... Quand je veux payer mon thé... No no! Already paid" Kaou, copine internaute que j'ai eu le bonheur de voir plusieurs fois, est aussi à Benares, je suis toute heureuse et impatiente de la retrouver... Arrivée à son guest house, le Ganapati, elle n'est plus là! Comment ca elle est partie il y a deux jours??? Je vais sur la terrasse, me savoure un fruit shake, papote avec Dil, le serveur qui m'apporte un cheese tomato sandwich gratos car en trop...



Ensuite je retourne dans la bengali tola street, bois un chai avec Nitin, revois le grand sourire de Ram Ji du Chandan restaurant, aperçois un mec qui danse dans la ruelle en me regardant... Gopal! Un de mes deux amis tailleurs! On se serre dans les bras On va trouver son frère Govind à l'échoppe, je bois encore un chai avec eux et Shankar, leur voisin parfumeur... Quand je retourne au Chandan resto qui je vois? Florenciaaa!!!!! Fabieeeeenne!!! Waouh, c'est trop génial! On s'est connue l'année passée au même endroit, on avait été à Allahabad ensemble!

Voilà Florencia (d'Argentine) Qui a laissé tomber son boulot d'avocate pour enseigner le yoga... Elle dégage de bonnes vibes, non?

8 aout 2010... P'tit déj' au Chandan avec Nitin qui à déjà fini son boulot à l'hôpital, faut dire il est passé midi... Je ne suis pas encore remise du décalage... Il m'annonce que ce soir nous allons visiter le durga temple avec Céline. Rendez vous à sa boutique à 17h. En attendant, je vais dire bonjour à Nawal, qui tient une très jolie boutique près du temple d'or. Je choisis de la belle soie jaune or brillante pour les rideaux de ma chambre, et de la belle soie sauvage turquoise pour les rideaux d'Anne, ma colocataire. Qu'est ce que j'aime faire du shopping en Inde... Le choix est terriblement difficile tellement il y a de belles choses, puis en Belgique le shopping, j'oublie tellement ca coute cher. Petit tour au Ganapati guest house ou je rencontre Didier, très sympa français. 17h. Céline est là, ainsi que Sonnie également infirmière. Tous les quatre allons au Durga temple que j'ai déjà vu plusieurs fois.../... Purée... Quel monde de dingue! Plaaaaatchhh!!!! Mon mollet gauche vient de s'enfoncer dans un mélange de bouse, de boue, et de je ne sais pas quoi... Les autres rigolent à s'en décrocher la mâchoire... Bon, c'est pas grave, je rassure les infirmiers, je n'ai pas de blessures au pied, et 20 mètres plus loin je trouve un point d'eau que je monopolise bien 10 longues minutes... Ca pue cette mert' Ce mois ci, comme c'est le mois de Shiva, on traverse une grande foire avec toutes sortes de stands, stand de tir, stand de pêche aux canards, manège à petites voitures, avions etc.

On va dire bonjour à Durga, et génial, on va faire un tour dans la (pas grande) roue! Youpie!!! Toutoubidou.... On fait la file, se serrons les coudes car ces jeunes, purée, ils poussent... Notre tour arrive et nous grimpons dans la nacelle sans qu'elle ne s'arrête... Tranquille pèpère, la vue est sympa... Mais elle va de plus en plus vite, on s'accroche, je crie des Youpie tout plein alors que Céline ferme les yeux et se serre à moi comme une malade... Sans barrières de sécurité bien sur, elle est morte de peur! Après bien une vingtaine de tours, on nous fait descendre dans une cohue hallucinante...



Un peu avant d'arriver à ma guest house, passant devant le Jyoti café, je retrouve Frans! Prof de français de Nitin que j'avais aussi rencontré l'année passée! Il vit ici la plupart de l'année, c'est trop génial de retrouver toutes ces têtes connues, et on s'étonne que je me sente bien ici... 😎 .../...
Bungalow sur pilotis à Papeete? English translation pending
by Roger59 · 2010-11-02 · 32 replies
Bonjours, nous allons faire une croisiere en tahiti depart de papeete j'aimerais bien une nuit ou 2 essayer un bungalow sur pilotis , mais lesquel vous conseiller a papeete, est-ce bien dispendieux ?? et la location auto est-elle dispendieuse aussi merci pour info
Trajet Huarraz-Lima? English translation pending
by Aurelie1584 · 2010-10-06 · 17 replies
Bonjour à tous!!!

Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...

Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.

Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴‍☠️ 🏴‍☠️

Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)

Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)

Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.

Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂

J espere a tres vite!

Aurelie
Comment visiter les réserves Mudumalai et/ou Wayanad? (Inde) English translation pending
by Sushicat · 2010-10-03 · 8 replies
Bonjour,

Nous serons en Inde du sud en décembre janvier et avons bien l'intention d'aller nous perdre dans la jungle...

Nous avions pensé au début aux parcs Parambikulam et/ou Annamalai mais apparemment indispensable de réserver surtout à cette période et réserver n'est vraiment pas dans nos habitudes, on ne sait pas exacatement à quel moment on y sera.

Puis on s'est dit qu'il y avait d'autres parcs qui avaient l'air bien, si jamais nous poussions jusque MySore, à savoir Wayanad et/ou Mudumalai.

Comment s'organiser à moindre cout pour visiter ces parcs (nous ne sommes pas adeptes des hotels grand luxe du tout) ? Peut on y accéder plus facilement que les 2 autres ?

Sont ils mieux (moins bien, différents...) que Annamalai ? Je suppose que la différence se situe aussi dans la flore.

Voila je suis preneuse de toute information.

Merci beaucoup.
Dix jours en octobre au Vietnam, Cambodge, Bali, Thaïlande ou Pekin? English translation pending
by Cat9001 · 2010-08-28 · 22 replies
Bonjour a tous!

Je sais, je sais, je poste un nouveau message meme si tout a ete dit dans d'autres postes, mais vu la combinaison de conseil dont j'ai besoin, je me permet de faire un nouveau message.

Alors voila, j'ai 10 jours de vacances mi octobre, et je souhaite partir en Asie. Question, quel pays? J'ai regarde les billets d'avion et d'hotel et vu mon budget, il me reste les choix suivants: Vietnam (Hanoi), Cambodge (Phnom Pen), Bali, Thailande ou Pekin... Note importante, je ne suis pas alle en asie a part a Hong Kong et je cherche du depaysement, de la culture et ne pas m'ennuyer pendant 10 jours... J'hesite a partir en Thailande car j'ai lu sur certain sites qu'Octobre est le mois le plus pluvieux de l'annee...

Maintenant a vous de jouer et de me conseiller le meilleur pays!!

Cat 9001
Itinéraire de trois semaines au Japon English translation pending
by Martab · 2010-06-21 · 12 replies
Bonjour

voici à moins de 2 semaine au départ pour le japon... Comme on a pas trop eu le temps de s'organiser avant on viens d'essayer de construire notre itinéraire...je sais il y a plusieurs questions-réponses sur ce forum mais on bcp d'espoir d'avoir aussi vos réponses à nos questions. Voilà notre itinéraire et relatives questions (on reste 3 semaine environ).

- Arrivé à Tokyo+ 4 jours à Tokyo - Weekend à Hakone - Nagoya et soirée sumo (si possible) - départ le matin pour Magome et Tsumago (1 jour) - départ le lendemain pour takayama (et ce-là implique revenir sur Nagaya si je ne me trompe pas...) - 2 jours à takayama. - Arrivée à Kyoto le 16 pour le GION MATSURI. 3 jour à Kyoto dont 1 jours aller/retour à NARA. - De Kyoto partir vers Koya san.

Puis il ne reste 2 jours....au début on voulais aller à Miyajima mais en 2 jours il nous parais un peu loin et je ne sais pas si ça veux le coup....ou il y avais aussi l'option Mont Fuji....mais au même temps on ne voudrai pas trop se surcharger...

On reviendra en suite sur tokyo pour encore 2 jour et 1 jour à Kamakura

Donc voilà en gros notre itinéraire....

On a aussi plusieurs questions:

1/Pour aller à Magome et Tsumago on pensait: partir de nagoya le matin, arriver à Magome et lasser les sac à l'hotel, partir en ballade jusqu'à Tsumago, puis visite de tsumago, puis bus pour revenir à Magome et dormi puis repartir de Magome le lendemain matin...est ce que vous pensait cela faisable???

2/Puis de Kyoto a Koya sa quel transport et combien de temps cela ça peut prendre? Est ce un nuit au temple (vu que c'est assez cher) est elle suffisante? Il faut conter combien de temps pour visiter la ville?

3/Il nous reste donc 2 jours (voir 1 si vous nous suggérer de rester 2 nuit à Koya san...mais est ce que cela veux vraiment???), quoi faire?Himeji, pas trop loin? Ou autres??????

4/On va prendre le JR pass pour 15 jours est ce que c'est bien de l'activer le jour du départ à Hakone? Car j'ai vu qu'il y un pass pour visiter hakone qui coute environ 500 yen mais je ne sais pas si le trajet de et vers Tokyo est inclus....donc je ne sais pas si vaux mieux réserver l'activation du JR pass pour le depart vers Nagoya...

Voilà je sais bcp des questions...mais on compte vraiment sur votre aide....

Merci!!!!!
Incredible India, septembre 2009 English translation pending
by Noirdez · 2010-06-08 · 3 replies
Bonjour, voyageuses, voyageurs,

Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !

12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !

13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.

Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.

Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.

Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.

Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l’inde ! 🙂

En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !

Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.

Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.

Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.

Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.

14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).

A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !

Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.

Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.

C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.

Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !

15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.

On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.

Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.

Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.

Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.

On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).

Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.

La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…

16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !

Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !

Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !

Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.

Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.

On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.

17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). Même les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !

Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).

C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.

18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.

On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !

S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.

Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.

J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.

Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.

19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.

Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !

Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.

Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !

Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.

Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.

Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !

20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.

Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !

Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…

Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !

Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !

21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !

En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.

Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !

On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.

Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !

22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.

Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.

Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».

23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …

Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !

Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.

Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.

24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.

La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.

Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎

Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !

1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴‍☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…

Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).

Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.

A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !

Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.

Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.

Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !

25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.

Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !

Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.

26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .

Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.

27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.

On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.

28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.

C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !

Incredible India !

Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)

Au plaisir de vous lire,

Eva

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