Search VoyageForum
FR
Court diaporama "NYC 48 heures chrono" English translation pending
by Christiang · 2013-11-16 · 22 replies
48 heures au hasard dans Manhattan...

http://www.flickr.com/...57637724859524/show/

L'agitation habituelle de la "grosse pomme", boostée par de beaux éclairages d'hiver, hélas pas toujours continus, mais délivrant parfois de belles surprises... Par conséquent, un diaporama urbain et coloré, beaucoup moins dépressif que celui que j'avais commis sur VF en aout 2012...😛

Moins de 30 photos comme à mon habitude (chiffre fatidique au delà duquel on crée l'ennui😕) A visionner de préférence en plein écran (touche F11)

Pour ceux que ça intéresse, configuration matériel extrêmement légère : Un reflex Nikon avec focale fixe 50 mm 1.4, et le compact Canon au fond du sac, en appui temporaire lorsque besoin d'une focale un peu plus longue, un peu aux dépens de la qualité... Quelques recadrages (mais très peu) et pas de traitement d'image à part deux ou trois points de contrastes ou de saturation Photoshop en plus ou en moins lorsque c'était nécessaire... Pas de trépied (un peu un regret pour les photos de nuit, mais au diable le poids et vive la réactivité 🙂!) L'unique photo "vintage" en format carré est une photo I-Phone avec application Hipstamatic (bof !)
Environ 18 jours au Vietnam Nord et Centre English translation pending
by Thepopmarie · 2013-10-29 · 14 replies
Bonjour,

J'ai pensé à cet itineraire, classique pour le nord et le centre en avril -mai prochain, avec l'idée d''etre à bac ha un dimanche, mais il y a 2 jours à combler...

ven 18 avril : depart paris sam 19:arrivée hanoi-repos-balade dim 20: hanoi lun 21: avion danang puis depart hoi an mar 22: hoi an mer 23 : hoi an jeu 24: depart pour hue ven 25: hue sam 26? dim 27? lun 28: tam coc mar 29 tam coc mer 30 retour hanoi puis train lao cai jeu 1: arrivée sapa-balade ven 2: trek sapa sam 3: marché sapa puis depart bac ha dim 4: marché bac ha puis depart train hanoi lun5 : hanoi mar 6: depart along+croisiere mer7: fin croisiere+ retour hanoi jeu 8: hanoi +depart paris

merci de vos idées/commentaire!! Vaut il mieux faire tam coc à la place des lun 21 et mar 22 pour descendre dans le centre après ou peu importe? je crois qu'il y a bien un train de nuit hue-ninh bin dans les 2 sens ... Pour les treks a Sapa avec une nuit chez l'habitant, à quelle heure se fait le retour sur sapa? à l'heure pour aller au marché?

MERCI!
Islande... le tour de l'île et plus encore! English translation pending
by Krikri6792 · 2013-09-25 · 144 replies
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !

La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :

sites.google.com/site/fabuleuxvoya...

Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte et à + 🙂

_

Table des matières :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _

Présentation

Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.

Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.

Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.

Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.

Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.

Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.

Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !

J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !

J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :



Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie

J0 : Mercredi 27 juin 2013

Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.

Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !

Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?

A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.

Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.

A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !

Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !

J1 : Jeudi 28 juin 2013

Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !

Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !

A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.

Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !

Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.

La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.

Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !

Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !

C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.

Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.

A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !

C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)

Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.

Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !

Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !

Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !

Distance parcourue dans la journée : 220 km



Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013

Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !

Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !

Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.

Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.

En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.

Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.

Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.

Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.

Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.

En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.

Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.

Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.

Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.

Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.

Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.

C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.

En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)

En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.

Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !

Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.

Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.

En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208

J3 : Samedi 30 juin 2013

Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !

Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.

Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.

Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.

Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.

Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.

Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !

Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.

Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419

La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.

En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.

Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.

L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)

De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.

Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.

En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !

Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.

Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.

Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !

Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.

Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.

En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km



Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013

Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.

Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.

Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.

Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.

La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.

A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.

Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.

Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.

Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !

Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !

Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !

Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.

Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.

Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.

Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.

Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !

Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.

Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.

Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.

Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.

A retenir : première journée sans pluie !

Distance parcourue dans la journée : 150 km



Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013

Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.

Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.

800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.

C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.

En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.

Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.

Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !

Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.

Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).

Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !

En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.

Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années

Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.

Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.

Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.

Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.

Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !

Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !

L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.

Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !

Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !

Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.

Distance parcourue dans la journée :



Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013

Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.

En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.

Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.

Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.

Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !

Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.

Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.

Altitude de départ : 180 mètres

Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.

Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée

Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !

Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.

Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.

A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.

Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.

Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !

Altitude d'arrivée : 740 mètres

La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.

Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037

La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !

Fin d'après-midi à Vik.

D'abord sur la plage de Reynisdrangur.

Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.

Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !

Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).

Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.

Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.

A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 215 km



Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013

Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !

En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.

Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".

Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.

Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres

Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.

En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !

Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.

En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.

Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.

La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !

Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.

Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !

Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).

La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.

Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.

Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.

Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !

En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.

Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.

Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !

Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !

Distance parcourue dans la journée : 100 km.



Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013

Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.

Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.

Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?

En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.

Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.

A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres

La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.

11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.

Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.

Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.

A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?

En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.

Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.

Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.

Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.

Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !

De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.

Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)

Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.

En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.

L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.

Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.

Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !

Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !

Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.

Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.

Encore plus abstraite… à la Dali !

Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.

Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.

Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.

Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.

Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.

Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.

On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !

Distance parcourue dans la journée : 240 km.



Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013

Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.

Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.

La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.

Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).

Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !

Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.

Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.

On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.

Ici des eiders à duvet.

Là un arlequin plongeur.

Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.

La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !

Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.

Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.

Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.

Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.

Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.

Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km.

J10 : Samedi 6 juillet 2013

Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !

En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.

Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !

Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.

Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !

A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !

A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !

A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.

Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.

La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.

Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."

Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.

D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.

Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.

Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.

A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.

Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.

Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.

Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.

En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.

Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.

Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.

Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.

Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"

Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.

Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !

Distance parcourue dans la journée : 195 km



Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013

85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !

Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)

Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.

Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.

A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?

C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.

Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.

Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.

Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.

Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.

Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.

Altitude : un peu plus de 300 mètres.

Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.

C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !

Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.

Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)

Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…

En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !

Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !

Distance parcourue dans la journée : 30 km

J12 : Lundi 8 juillet 2013

Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.

En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.

Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.

La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !

Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.

Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.

Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.

Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.

Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".

Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.

D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.

Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.

En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.

Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.

Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.

Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !

Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !

Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.

Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.

La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…

Distance parcourue dans la journée : 140 km



Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013

100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.

Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.

A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.

Au début, il y encore un peu de vert !

Mais bientôt tout n'est plus que cendre…

Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.

Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.

Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.

Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !

Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.

Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.

Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !

Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.

Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.

Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.

A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).

Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.

Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.

Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.

A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.

La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.

Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.

Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.

Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.

Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.

Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.

Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.

Distance parcourue dans la journée : 335 km



Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013

Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).

Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !

Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.

En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.

Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.

Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.

Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.

Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.

Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !

Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.

Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).

Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.

En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.

Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.

En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.

En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.

Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !

Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.

Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !

Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.

Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !

Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !

Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.

Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.

Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !

Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.



Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013

Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !

Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.

Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.

Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.

Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !

Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !

Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.

Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !

Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.

Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.

Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !

15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.

Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.

Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.

Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)

Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique

En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.

Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.

Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.

En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.

D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.

Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !

Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.

La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.

Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.

Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…

Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.



Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013

9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.

A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.

En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…

Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !

Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.

J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !

Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.

Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !

Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !

Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.

Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.

A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.

Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.

Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.

Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.

Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !

Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.

Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.

Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres

J17 : Samedi 13 juillet 2013

Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.

Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.

Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.

Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)

Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.

Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !

C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !

Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.

Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !

Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.

Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.

C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !

Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.

C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.

Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !

Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.



Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013

Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.

Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.

Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.

Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.

Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.

Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !

Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.

Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.

Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !

Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?

Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?

Je lui laisse la parole :

Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.

La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.

L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.

Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.

Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.

Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.

Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.

Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.

Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.

Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !

Finalement nous annulons la deuxième plongée.

Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.

Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.

Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.

Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.

Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres

J19 : Lundi 15 juillet 2013

Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.

Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.

Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.

A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !

Alors, raconte…

Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.

Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.

L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.

Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement

Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.

Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !

Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.

Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.

Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !

Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.

Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.

Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :

… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.

Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.

Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.

Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !

Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.

Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.

Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.

A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.

Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !

Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !

Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres



Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013

Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…

En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.

On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.

A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.

Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.

Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.

Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.

A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.

Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.

Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.

Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.

Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.

Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.

C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.

Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".

Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.

Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.

Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".

Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.

Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.

Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.

Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !

On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.

En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !

La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !

Distance parcourue dans la journée : 185 km.



De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013

Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !

Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?

En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.

Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?

Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.

Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.

C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".

C'est indiscutablement notre cascade préférée !

Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.

Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.

Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.

Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.

Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !

Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.

A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !

Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.

Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.

Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.

Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).

La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.

Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.

Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !

Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)

Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.

Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.

On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet

Distance parcourue dans la journée : 285 km



Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013

"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !

Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.

280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.

Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.

Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.

Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.

La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.

Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !

A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.

Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.

La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.

"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !

Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.

Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.

Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.

Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.

Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.

Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.

Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.

En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.

Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !

Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres

J23 : Vendredi 19 juillet 2013

Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.

A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.

Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.

Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.

Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.

La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.

Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !

Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.

Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !

Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.

Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.

Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.

C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.

Une juste récompense après une journée difficile !

Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.

Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !

Tout est bien qui finit bien !

Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !



Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013

Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.

Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.

Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.

Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.

Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.

Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.

Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.

En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.

Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".

Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !

Bref, pas vraiment de chance, cette fois !

Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.

En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !

Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres

J25 : Dimanche 21 juillet 2013

Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.

A ce propos…

Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.

Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !

Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.

Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.

Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.

Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.

Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.

Ils surgissent bien de terre en bord de mer !

Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.

A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.

Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J

Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !

Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.

Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.

La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.

La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.

Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !

Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.

L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !

Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.

Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013

Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !

Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.

Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !

Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.

A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.

A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.

A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.

Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.

En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.

La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.

En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !

Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.

Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !

Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !

A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.

Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.

Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.

Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.

Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.

Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.

Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.

Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".

Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.

Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !

A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.

Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.

Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.



De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013

Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !

Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.

Je le laisse commenter sa matinée :

"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.

Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.

Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.

Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !

L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.

Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.

Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.

La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.

Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.

Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.

Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.

L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.

Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.

Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.

C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.

Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.

Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.

Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.

Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.

Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…

… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)

… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande

… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville

… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie

… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.

Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.

A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !



Le mot de la fin

Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.

Alors, qu'en est-il ?

A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.

Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.

Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.

En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.

Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.

Nos coups de cœur !

C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.

- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.

- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.

- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.

- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.

- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.

- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.

- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.

Ce qu'on a moins aimé :

- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.

- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.

Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !

A propos de l'itinéraire

Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.

Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.

En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.

A propos du véhicule

Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.

Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.

A propos des hébergements et des réservations

Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.

Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.

Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.

Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.

Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.

Faut-il réserver ou pas ?

La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.

Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).

Ouvrages et sites Internet utiles

Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000

Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :

* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/

* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677

* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home

* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...

* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/

* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...

* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/

* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/

* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html

Un dernier mot…

Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.

Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !

C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.

A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

L'Andalousie en famille (2 enfants de 4 et 7 ans) English translation pending
by Lilikan44 · 2013-09-14 · 7 replies
Bonjour,

avant d'envisager un super voyage à deux au méxique dans 1 ou 2 ans, et pour éviter de laisser ttes nos économies au ski, nous souhaitons profiter de nos deux enfants et faire un petit voyage en famille fin février en andalousie. Nous ne l'avons jamais fait et nous aimerions avoir vos bons plans, vos avis etc etc pour notre futur voyage. climat (nous partirions du 22 au 1er mars), où dormir avec des enfants pas trop cher, où manger quoi voir etc etc le but étant de vraiment profiter de nos bouts de choux (nous travaillons bcp) sans les barber mais aussi de flaner. Je parle l'espagnol couramment donc pas de soucis... merci d'avance pour votre aide. Je m'y prend largement en avance pour faire les bons choix, les vacances se faisant très rares en ce qui nous concerne... A bientôt
Résumé de nos 3 semaines entre grandes villes et grands parcs English translation pending
by Wallis06 · 2013-08-17 · 71 replies
Nous voila rentrés de trois semaines d’un beau voyage avec nos filles de 12 et 14 ans. Notre premier voyage, il y a deux ans, nous avait donné envie de revenir et nous ne l’avons pas regretté.

Voila l’itinéraire : San Francisco – Yosemite – Monterey –San Simeon – Santa Barbara – Los Angeles – Las Vegas – Zion – Bryce – Las Vegas – New York.

Je ne vais pas pouvoir remercier individuellement tous ceux qui m’ont aidée par leurs réponses ou leurs questions mais un grand merci en particulier au site d’Itat pour le choix des randonnées et à Cendryon pour ses magnifiques carnets qui donnent envie de voyager.

J1 : Vol pour San Francisco

Le voyage commence par un réveil très matinal puisque notre premier vol avec KLM décolle de Nice à 6H25 du matin. Pour le vol suivant, le transit à Amsterdam n’est que de 1H25 mais c’est largement suffisant car les bagages sont enregistrés jusqu’à San Francisco et il faut 20 min pour rejoindre la porte d’embarquement. Je dirai un petit mot à la fin sur les billets d’avions et les hôtels. Après 11 heures de vol qui sont passées étonnamment vite, nous voila enfin arrivés. Le passage de l’immigration n’a pris que 15 min et on a même eu droit à un agent souriant.

Le taxiste qui nous a un peu intrigué car parlant encore plus mal anglais que nous, nous a emmené sans encombre au Grant Hotel pour 53 $ (pourboire compris) et à peine une heure après être sortis de l’avion, les vacances ont enfin commencé !

Pour ce premier jour, comme je ne savais pas très bien à quelle heure et dans quel état on arriverait, je n’avais pas prévu grand-chose. Nous sommes donc partis en début d’après-midi visiter les quartiers proches de l’hôtel. Nous avons commencé par faire un petit tour à Union Square, très animé.



Les filles ont eu droit à une énorme glace gratuite car en passant devant un immeuble, quelqu’un nous a dit d’entrer car on distribuait des glaces. Effectivement, à l’intérieur d’une immense verrière, il y avait deux personnes distribuant des glaces qui nous ont demandé quels parfums on voulait et ensuite il y avait sur des tables quantité de toppings différents. Celui qui servait les glaces, n’a pas su nous dire pour quelle raison il les servait, sa seule explication, c’est que c’était déjà comme ça l’été dernier !

Après cette sympathique entrée en matière, nous sommes partis vers le Civic Center.



Et là, changement de quartier et changement d’ambiance. Je savais que le quartier de Tenderloin abritait beaucoup de SDF mais la misère sociale de certaines rues que nous avons traversées m’a vraiment choquée. Surtout après avoir arpenté la partie très animée et commerçante de Market St. La seule chose qui m’ait plu dans ce quartier, c’est un jardin communautaire au milieu de la ville. Nous avons discuté avec une des femmes qui jardinait et qui nous a parlé de son fonctionnement. Les membres très hétéroclites (on a vu des jeunes, des moins jeunes et même un SDF) qui sont des habitants du quartier viennent entretenir le très beau potager plusieurs heures par mois.



Après ce premier aperçu de la ville, il a fallu se rendre à l’évidence, le voyage et le décalage horaire, nous avaient bien ratatinés et nous n’avions même pas le courage d���aller diner quelque part. On a donc acheté des salades toutes prêtes à un Walgreens ( une sorte de droguerie-pharmacie où l’on trouve des salades toutes prêtes de crudités et de fruits et des boissons). Et on est allés se coucher à 18H30 …
New York en juillet-août 2013: planning de circuit et itinéraire English translation pending
by Kimo24 · 2013-06-28 · 1 reply
Bonjour à tous!

Après avoir parcouru des centaines de discussions, je vais tenter de créer un post afin de me rassurer sur mon futur voyage!

Après un Road trip de 3 semaines avec ma compagne (27 et 26 ans) en Floride, nous débarquerons à Laguardia le matin du 28 juillet.

J'ai loué une voiture pendant les 3 premiers jours afin de visiter les alentours avant notre semaine new-yorkaise.

J'espère que je pourrai profiter de vos avis d'experts pour la finition de mon programme!!

Pour notre logement dans NY, j'ai réservé via Airbnb un studio dans le quartier de Hell's Kitchen du 31 juillet au 8 aout.

Nous parlons pas très bien l'anglais, mais suffisament pour ce faire comprendre.

A New York, nous souhaitons faire le max de trajets à pieds, au pire en bus, pour profiter au max des payasage!

On est pas trop musée surtout quand il fait beau dehors. On adore les points de vues panoramiques et les lieux cool et relax, et un peu (mais juste un peu!) les attrapes-touristes!

Alors voici ma première ébauche:

Jour1 - 28 juillet: recup auto 11h et départ pour Washington. Visite de la Maison Blanche, du Lincoln Memorial, et autre lieux touristiques. Nuit sur place.

Jour 2 - 29 juillet: départ direction Philadelphie pour voir la statue de Rocky. Ensuite direction Athlantic City. (Pays Amish entre deux??). Nuit sur place

Jour 3 - 30 juillet: Départ New Jersey Outlets ou Woodburry outlets. Recup studio vers 19h et repérages dans le quartier et découverte de Times Square de nuit! (accessible à pied)

Jour 4 - 1 aout: Matin: recup NY Pass et MetroCard pour 7 jours - visites Madison Square Garden - immeuble "Friends" 96 bedford street - Metpacking district - high line Aprem: Intrepid Sea Air Museum (en attendant la circle line) Soir: 19h Circle line pour le coucher de soleil sur la skyline

Jour 5 - 2 aout: 9h statue de la liberté - Charging Bull - Wall Street - 9/11 Tribute Center - Century 21. Aprem: Chinatown - Little Italy - remontée par Soho jusqu'a Union Square et Broadway jusqu'au Flatiron Building - Apero au 230 Fifth. Soir: 21h NY Skyride 23 Montée Empire State Building

jour 6 - 3 aout: Matin Montée Top of the Rock - tour du Rockfeller Center - Radio City Music Hall - 5 Ave Aprem: Cathedrale St-Patrick - Grand Central Terminal - Chrysler Building - hotel Waldorf Astoria - ONU - NY Library Soir: Balades Times Square de nuit - American eagle pour la photo! - resto Bubba Gump!

Jour 7 - 4 aout: Matin 8h30 Brunch au 230 Fifth Aprem Musée d'histoire naturelle - Central Park (balade en barque) - passer devant le guggenheim - soir: rsto The View

Jour 8 - 5 aout: 10h Water Taxi Aprem: 5 pointz (grafiti) - gantry plaza park soir: pont de Brooklyn et essayer d'arriver avant coucher de soleil sur Brooklyn heights - rest dans les alentours

Jour 9 - 6 aout: Matin Yankees Stadium Tour - halrem apolo theater - visites quartier Aprem: Cathedral St-John the Divin - Central Park (tour à velo) Soir: ?

Jour 10 - 7 aout: Matin: Roosvelt Island Tramawy - Freedom Park Aprem: Madame Tussauds - Balades Times Square de jour (magasins Toy's'Rus, M&M's, NBA Store, ...) Soir 19h: Minskoff Theater: The Lion King.

Jour11 - 8 aout: Balades dernier achats... départ aéroport 15h...

Remarque: J'ai essayé de créer des journée pas trop stressantes afin de pouvoir profiter des interets imprevus que l'on risque fortment de croiser!

Voila, j'espere que vous prendrez du plaisir à lire ma préparation et que vous n'hesiterez pas à me conseiller en cas de besoin!

Me rejouis deja de rediger mon carnet de retour!!

Merci pour vos futurs précieux conseils, les vacances ne seraient pas pareilles sans vous!!

Meilleurs salutations!

Karim et Elisabeth
Discussion autour du concours mai 2013: "Accumulations, fatras et capharnaüm " English translation pending
by Vazyvite · 2013-04-29 · 417 replies
Bienvenue à tous !

C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "

Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.

A vous de jouer ...
Idées de visites à Los Angeles, Morro Bay et San Francisco en dix jours? English translation pending
by Wawanopoulos · 2013-03-15 · 12 replies
Bonjour,

Je pars en Californie pour un peu plus d'une semaine, et j'aimerais avoir des idées de visites pour les 3 destinations suivantes par lesquelles je vais passer durant ces quelques jours. Pouvez-vous, pour chacune d'entre elle, m'aiguiller sur des activités, lieux, parcs, visites à faire ? Peut-être des visites incontournables à ne pas manquer ?

Je précise que mes hôtels sont déjà réservés dans ces villes et que je ne peux pas changer.

- Los Angeles (4 jours)

- Morro Bay (3 jours)

- San Francisco (4 jours)

Merci d'avance pour vos suggestions.

Cordialement
Périple à vélo en Irlande, Écosse et Angleterre English translation pending
by Zdudu · 2013-01-19 · 28 replies
Bonjour, J'ai 22 ans, je fait du vélo sur route et vtt depuis 12 ans (dont 10 en compétitions), parcourant depuis plusieurs mois ce très bon forum pour les voyages, j'ai décidé de vous présenter mon futur projet : partir à vélo pour traversé l'Irlande, l'Ecosse et l'Angleterre, soit envrion 2500 km en 40/50 jours, ce voyage sera une occasion de progressé en Anglais et faire ce que voulais depuis très longtemps voyagé à vélo, je compte rouler entre 60 et 80 km/jour voir plus si c'est possible, avec un vélo de course Peugeot en Acier où il est simple de rajouter porte bagage pour les sacoches.

Voici un premier itinéraire : Lorient -> roscoff : 156 km, pas compté dans le total
http://goo.gl/maps/3kDBT Cork -> Gallway : 405 km http://goo.gl/maps/FWrva Gallway -> Larme : 485 km - 890 http://goo.gl/maps/ozN25 Cairnryan -> Edinburgh 595 km http://goo.gl/maps/aJlWl Edinburg -> Preston : 414 km - 1838 http://goo.gl/maps/uAgWw Preston -> plymouth : 658 km http://goo.gl/maps/LDwxP

Etant de Bretagne, j'imagine le climat dans ces pays ne doit pas être très différent, par contre j'ai vue qu'il y avait pas mal de midges. Pour la tente je pense prende une tente Vaude Taurus II sur le site du vieux campeur et en réchaud un MSR Superfly, j'aurai voulu savoir si ces choix sont bien ? Je prévois aussi de faire le tour du Finistère en 4-5 jours en Avril histoire de m'habituer au cyclo-camping. Tout conseil sera le bienvenu.

Merci beaucoup !
Carnet de voyage d’un mois dans le nord du Guangxi, le sud du Guizhou et le Yunnan (9 novembre-8 décembre 2012) English translation pending
by Jacou0109 · 2012-12-21 · 7 replies
Bonjour, ayant bien profité des remarques, conseils et autres suggestions glanés sur VF, je viens à mon tour renvoyer l’ascenseur et vous donner des infos récentes et précises sur notre voyage en Chine.

Budget total pour 2 personnes et 30 jours : 3418 € - avion : 2 vols aller de Bâle/Mulhouse à Guilin et retour de Kunming à Bâle (Air China) : 1433 € - visas x 2 : 190 €

Dépenses sur place : 1745 € dont : - Hôtels : 525.50 € - Transports : 490.40 € - Nourriture : 350.30 € - Visite : 220.70 € - Divers/souvenirs : 158.10 €

Quelques prix en yuans : Bière locale (1/2l) 8 à 15 Thé tasse : 8 à 12 théière 30 à 50 Plat de légumes 12 à 18 Plat légumes avec peu de viande 18 à 25 Plat de viande 30 à 45 Plat de 8 à 10 raviolis 5 à 7 Portion de riz blanc 3 Soupe de nouilles 10 à 15 Breakfast complet 22 à 40 Plateau repas complet (station de bus) 15 Un trajet en bus urbain 1 à 3 Petits en cas dans la rue (beignet, brochette, galette) 1 à 4 Bus de ligne pour 350 km 110

Déroulement du voyage 9/11 Une escale de 7h à Pékin nous permet d’aller faire un tour jusqu’à la Cité Interdite. Après les formalités d’entrée sur le territoire chinois et après avoir vérifié que nos bagages n’avaient pas été débarqués comme pressentis à Francfort, nous changeons de l’argent et prenons le train express puis le métro, il est un peu plus de 7h du matin et il fait 6°, le ciel est gris et brumeux. C’est l’heure de pointe et il faut se battre pour pénétrer dans les rames du métro, c’est chacun pour soi. Nous sortons à la station Tian Anmen et nous nous dirigeons vers la Cité Interdite toute proche. Malgré l’heure matinale, des groupes de visiteurs chinois dirigés par les inévitables guides à fanion et sono gueularde investissent la cité en même temps que nous, mais vu la taille et l’espace de la Cité ils ne seront pas gênants durant notre visite, avançant deux fois plus vite que nous ! Nous allons arpenter cette cité pendant plus de 3h, passant d’immenses cours cérémonielles et froides à des palais tout aussi vastes et imposants qui se ressemblent tous un peu, puis à des cours plus intimistes, côté Ouest à l’atmosphère plus humaine, c’était le lieu de résidence d’habitants moins prestigieux que les régnants. Le ciel s’est découvert et les nombreuses peintures et les ors des poutrages resplendissent au soleil. Nous terminons par le jardin assez kitch avec ses fameuses pierres dressées qu’affectionnent les Chinois. Nous quittons la Cité, en empruntant quelques rues typiques du vieux Pékin les « hutongs » qui bordent la Cité à l’Est et qui nous ramènent vers le métro. Retour vers l’aéroport où nous reprenons un avion pour Guilin avec escale à X’ian. Atterrissage à Guilin vers 20h. Mauvaise surprise pas de bagages ! Premier contact avec l’administration chinoise, celle du bureau des plaintes des bagages perdus après des explications confuses de part et d’autres, c’est normal vu nos manques respectifs de compétences dans la langue de l’autre, on nous assure que nos bagages restés à Pékin seront livrés demain à notre hôtel dans l’après midi. En insistant nous obtenons même 100 yuans pour acheter le nécessaire brosses à dents et dentifrice par exemple ! Il est 22h30 et il nous faut encore prendre la navette pour aller en ville (30 mn) et là négocier un taxi pour nous emmener à l’hôtel. Notre chauffeur à bien du mal à décrypter l’adresse de notre hôtel, pourtant imprimé en caractères chinois (j’avais anticipé les difficultés de communication avec les Chinois). Affamés et fatigués nous terminons notre 1ère journée en commandant un plat de nouilles et des dim sun (ravioles). Il est 23h30 et nous sommes debout depuis 47h…Basta 10/11 Découverte de la ville de Guilin sous un ciel gris mais avec une température clémente. D’emblée on constate que c’est une ville touristique avec son lot de vendeurs qui vous assaillent tout autour du lac et des bus de touristes qui lâchent leurs passagers devant les sites payants (75 yuans pour le Pic de l’éléphant) qui bordent le lac. Le prix exorbitant demandé (ce n’est quand même qu’un parc aménagé) n’a pas l’air de troubler les hordes de Chinois qui se précipitent ! Rencontre et échange avec un français sympathique « Cyclonomade » qui parcourt l’Asie en bicyclette depuis de nombreuses années. Un étudiant chinois qui passait par là et qui apprend l’anglais nous demande s’il peut parler avec nous pour perfectionner son anglais ! Nous partons vers le centre ville de Guilin et découvrons les innombrables petites cantines mobiles qui proposent leurs plats aux passants. En continuant vers le second lac nous pouvons « apprécier » les ajouts architecturaux kitch dont raffolent les Chinois : petit pont chinois en cristal, temple avec bas-reliefs, etc. Après avoir récupéré nos sacs à dos (ouf !) à l’hôtel nous prenons un bus dans l’après-midi pour Yuangshuo et découvrons les embarras de la circulation chinoise : voitures, camions, bus, tricycles, bicyclettes cohabitent dans une anarchie totale dominée par un concert ininterrompu de klaxons. 1 heure ½ plus tard le bus nous laisse au bord d’un trottoir de Yuangshuo. Nous ne savons pas où nous sommes et Yangshuo s’avère plus grand que la petite ville que nous imaginions, de plus les plans sommaires du routard ou du L.P. ne nous sont pas d’un grand secours. Après quelques tergiversations nous prenons un taxi qui nous amène en 10 mn à notre hôtel réservé sur le site Agoda et bien situé au calme le long de la rivière Li (River View Hôtel). Première pause de la journée avec un thé siroté sur notre terrasse qui donne sur la rivière Lijiang. Découverte de la ville très touristique de Yangshuo, avec ses rues très commerçantes comme West Street avec hôtels, restaurants, karaokés, boites de nuit, arpentés par une foule de touristes chinois. Dîner chez Gan’s Noodles, bonne adresse, bonne chère, prix doux. 11/11 Après avoir loué deux VTT à l’hôtel (2x20Y) nous partons en direction de la Montagne de la Lune (Moon Hill en « bon chinois » !) en même temps qu’une centaine de jeunes Chinois également en bicyclette, il est vrai que c’est dimanche. Nous évitons les nombreuses attractions payantes situées le long de la route (grottes diverses) et devant lesquelles des myriades de bus sont garées, pour nous contenter de la Montagne de la Lune, pic karstique sur lequel on peut grimper par un chemin en escalier et qui vous offre une vue superbe sur la vallée en contrebas et les nombreux pics environnants. Peu de monde prêt à s’essouffler pour monter là haut, tant mieux. Nous revenons vers le pont d’où bifurque la route qui longe la rivière Yulong. Arrivés à un débarcadère nous négocions un retour vers le pont en radeau de bambou. Après un marchandage serré, nos vélos sont chargés sur un triporteur qui nous les rendra au pont pendant que nous descendons la rivière sur un radeau de bambou propulsé par la seule force des bras du batelier qui fait avancer le radeau avec sa gaffe. Gros avantage c’est le calme absolu qui nous permet de profiter en toute quiétude du magnifique spectacle des pitons karstiques qui bordent la rivière. Au bout d’1h ¼ et après avoir passé quelques rapides bien inoffensifs nous voilà de retour au pont. Retour en ville 12/11 Toujours en vélo nous partons cette fois en direction du village de Fuli en empruntant les petites routes et en longeant la rivière Lijiang sur sa rive droite dans le sens du courant. Beaux paysages campagnards où alternent les rizières, les zones de cultures maraîchères, les vergers, etc. Pour atteindre Fuli nous prenons le bac dans le village qui se trouve exactement de l’autre côté de la rivière. C’est jour de marché et nous en profitons pour arpenter les allées à l’air libre ou couvertes de ce marché où se retrouvent les vendeurs de fruits et légumes, les bouchers, les poissonniers, les coiffeurs et toute la partie non alimentaire. Après avoir visité le village et goûté gratuitement à l’alcool local dans un débit de boissons, nous reprenons nos vélos et partons vers le Sud en direction du village de Liugong. Un peu perdus dans les rizières avec un chemin qui disparait progressivement du paysage, nous le retrouvons grâce à un paysan-passeur qui nous indique la bonne direction et nous fait passer la rivière pour atteindre Liugong, petit village caractérisé par ses vieilles maisons patriciennes un peu décaties mais qui lui donnent un cachet particulier. Retour en vélo à Yangshuo par une belle lumière de fin d’après-midi. Nous croisons des paysans qui rentrent des champs avec leurs buffles, des femmes qui ramènent du bois ou des légumes sur leur dos ou dans des charrettes, belles scènes bucoliques qui transcendent le temps. 13/11 Beau temps, mais avec un peu de brume, nous partons à pied en direction de la gare de bus pour aller à Yangdi (1h de bus) où nous comptons marchander un radeau de bambou motorisé pour descendre la rivière Li jusqu’à Xingping. Il y a malheureusement peu de touristes individuels à Yangdi et nous ne sommes pas en position de force, mais on arrive quand même à faire baisser le prix officiel de 216 y par personne à 260 y pour 2. Et c’est parti pour plus d’une heure de navigation, nous sommes bien entourés par les gros bateaux qui viennent de Guilin. Paysage magnifique, mais on n’est pas seul pour en jouir, c’est normal ! Arrivés à Xingping nous partons à la recherche du marché et visitons cette petite ville agréable avec son quartier de belles maisons traditionnelles et ses marchands d’estampes chinoises. Déjeuner d’excellents dim sun chez M. Lee (référencé sur un post de VF). Retour en bus à Yangshuo. 14/11 Départ ce matin à 7h15 pour les terrasses de Longji. Pour éviter une perte de temps et des transbordements à Guilin nous avons acheté deux billets direct Yangshuo-rizières de Longji. En fait il n’y a dans ce bus que des touristes qui vont passer la journée à visiter les rizières pour retourner le soir sur Yangshuo ou Guilin. Quant à nous nous resterons sur place deux jours. A cause d’un énorme bouchon au péage de l’autoroute de Guilin nous n’arrivons à l’entrée des rizières qu’à 10h30, avec 1h de retard. Nous quittons nos touristes chinois pour prendre un bus local pour Dazhai où nous arrivons vers 11h30. Du parking il faut à peine 10 mn à pied pour arriver au petit village de Dazhai. Après quelques recherches, nous choisissons l’hôtel situé en face du terrain de sport du village. Dommage qu’il fasse gris et qu’il bruine, le village tout en bois s’étage entre les rizières en terrasse qui grimpent à l’assaut des nuages. Les femmes Yao sont reconnaissables à leurs coiffes dans lesquelles elles enroulent leur longue chevelure. Les maisons tout en bois, à 2 et même 3 étages sont magnifiques et aucun clou n’est utilisé pour leur construction, tout est assemblé par mortaises et tenons chevillés. La plupart des hôtels du village sont vides ou fermés et nous serons les seuls touristes durant notre séjour. 15/11 P’tit-déj. spartiate et local, le temps est à la pluie mais nous décidons quand même de faire les quelques points de vue signalés Pour ce faire nous grimpons jusqu’au village de Tiantou puis au point de vue « Thousand layers of heaven » en passant par le point « Seven stars… ». Dommage que le temps ne soit pas meilleur mais on ne peut qu’admirer l’énorme travail réalisé ici depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne sur près de 1000 m de dénivelé. Nous tentons ensuite d’aller voir « Music of the paradise » mais on rentre très vite dans les nuages qui rendent l’ascension inutile. Nous redescendons vers Dazhai et décidons de changer de village pour voir d’autres points de vue depuis Ping’an à une quinzaine de km. Nous prenons le bus local qui nous laisse au pont d’où s’embranche la route de Ping’an nous attendrons vainement un bus local pour faire les quelques km qui restent à parcourir, finalement nous faisons du stop et une voiture occupée par une couple de chinois avec enfants et belle mère nous véhicule gentiment jusqu’à Ping’an. Depuis le parking il nous faut bien marcher 30mn avant d’arriver dans le centre du village où se trouvent les hôtels, nous nous installons au Qing Hôtel, chambre rustique mais correcte, patronne un peu revêche mais ça ira. Ping’an quoique relativement désert en cette saison est beaucoup plus touristique que Dazhai, toute la montée du parking vers le village se fait en passant devant des dizaines de stands chargés d’articles touristiques il faut dire que Ping’an est le village où arrivent tous les jours des dizaines de bus depuis Guilin , Yanshuo et d’ailleurs et qu’ils en repartent en fin de journée. 16/11 Le temps étant particulièrement bouché, sans aucune visibilité nous reprenons le bus local qui nous amènera jusqu’à Longshen au bout d’1h ½. De là, nous reprenons un bus pour San Jiang (1h30) puis un taxi (30 y) qui nous amène à Chengyang. Après avoir payé la taxe d’entrée (2x60 y) nous prenons une chambre au Drum Tower Hôtel c’est sommaire, il fait froid et humide mais on s’en contentera (60 y). Première reconnaissance du village et de ses fameux « ponts de la pluie et du vent ». une fois de plus c’est en balade à pied que l’on entr’aperçoit le mieux la vie du village, les femmes qui travaillent au champs, nettoient les poissons à la rivière, les charpentiers qui construisent ces superbes maisons en bois, et les vieux qui tapent le carton et discutent de tout et de rien dans la rue ou autour d’un feu de bois dans les espaces réservés comme les « tours du tambour ». Il n’y a plus aucun touriste dès que l’on s’éloigne de plus de 100m du pont de la pluie et du vent le plus connu près de la route et on se retrouve immergé dans la vieille Chine traditionnelle de toujours. 17/11 Changement d’hôtel, nous changeons pour le Dong Village hôtel aux chambres un peu moins sommaires et au restaurant réputé. Heureusement il ne pleut plus et le soleil fait même quelques apparitions. Nous partons nous balader dans les beaux villages qui jouxtent Chengyang : tous ont plusieurs ponts de la pluie et du vent ainsi que des tours du tambour où se retrouvent les vieux bien au chaud devant un brasero. De très beaux moulins à eau sont répartis tout le long de la berge pour irriguer les rizières surplombant la rivière. 18/11 Départ de Chengyang vers 9h. Nous prenons un van pour San Jiang (quand même 300 000 hab.) où j’échouerai à changer de l’argent, un banquier m’avouera qu’aucune banque ici n’est habilitée à changer des devises. Re-bus pour Zhaoxing, que nous atteignons après 3h de route de montagne éprouvante. A notre habitude nous allons visiter quelques hôtels avant de choisir à côté de la police le Zhaoxing hôtel * * dont nous marchandons âprement le prix : résultat 240 y les 2 nuits au lieu de 400 initialement : belle chambre claire et propre avec TV et AC. Nous profitons d’un beau soleil pour visiter le village, on se croirait dans une Venise Dong avec ses nombreux canaux ou rivières qui sillonnent le village. Pour dîner il y a peu de choix, c’est le restaurant du Dong village hôtel qui sera notre préféré. Malgré des lacunes linguistiques de part et d’autres, nous arrivons en allant en cuisine et en montrant dans l’armoire réfrigérée ce qui nous inspire à faire comprendre à la cuisinière ce que nous aimerions manger ( prix imbattable 40 y pour 2). 19/11 Découverte de la campagne environnante, nous prenons le chemin qui monte, monte , à travers les rizières en terrasses jusqu’au village de Tang’An situé tout en haut de la vallée : superbe balade, le chemin est quelque fois difficile à repérer mais il y a peu de risque de se perdre. Au retour nous avons voulu revenir sur Zhaoxing en faisant la boucle par le village de Jilun, mais nous avons perdu la trace du sentier dans les rizières et avons rebroussé chemin, par contre la vue sur les terrasses était superbe et valait bien ce petit détour. Dîner toujours au même endroit, mais cette fois en compagnie d’une trentaine de convives de marque en costume cravate pour les messieurs et robe élégante et talons hauts pour les dames. Discours, toasts et verres d’alcool de riz se succèdent, interrompus par les chants de jeunes femmes en costume local . Nous sommes invités à partager ces moments de convivialité et on nous explique qu’il s’agit d’une réunion de responsables d’investissements touristiques qui rencontrent les représentants des pouvoirs locaux des comtés voisins pour développer le tourisme dans la région. Après de nombreux « Campaï » nous nous quittons la bouche en feu et l’esprit embrumé. 20/11 Mal renseignés, nous ratons le bus local pour Luoxang d’où un bus part à 8h30 pour Kaili. Pour ne pas le rater, nous prenons un taxi pour Luoxang (40 y). Après 3h20 d’autoroute nous voilà à Kaili, le temps de changer de l’argent dans un ATM et nous repartons à 13h pour Guiyang pour encore 3h de route. La gare routière étant loin du centre, comme toujours, nous prenons un taxi qui nous dépose devant l’hôtel prévu dans le centre ville, mais comme il n’est pas terrible nous changeons pour un hôtel devant la gare ferroviaire, hôtel que nous marchandons comme c’est l’usage malgré des incompréhensions linguistiques de part et d’autres. Nous allons faire un tour du côté du marché situé juste à côté de l’hôtel, c’est un quartier très animé avec des vendeurs Ouigours de brochettes, et des dizaines de stands de cuisine de tous les coins de la Chine, c’est vraiment un quartier très animé et sympathique. 21/11 Après un petit déjeuner chinois passable à l’hôtel, nous allons découvrir les charmes matinaux de la ville de Guiyang : adeptes de Taï Chi ou de Qi gong, danseurs de zumba ou de tango, joueurs de badminton, fouetteurs de toupies, calligraphistes qui dessinent sur les trottoirs, amateurs de cerfs-volants, tous sont à l’œuvre dans les parcs ou les rues de la ville. Nous découvrons aussi les fameux marchés aux oiseaux dont les cages sont accrochées aux arbres. Visite d’un bel ensemble religieux formé d’une pagode et d’un pavillon. Retour à l’hôtel, nous récupérons nos bagages et prenons un taxi en direction de la gare routière pour prendre un bus direct pour les chutes de Huangguoshu où nous arrivons 2h1/2 plus tard. En sortant de la gare routière on nous oblige d’abord à passer par la case paiement en nous orientant vers la caisse du site (2x90 y) puis nous allons prospecter les hôtels que nous voyons dans la rue mais on nous fait comprendre qu’ils ne sont pas pour nous ! Après de nouvelles incompréhensions, un Chinois nous emmène dans sa voiture vers un hôtel habilité à nous recevoir 1 km plus loin. Très belle chambre avec tout le confort, TV, AC, ordinateur à disposition dans la chambre, négociée à 120 y la nuit, une bonne affaire. Bon dîner composé grâce au langage des mains effectué devant le réfrigérateur d’un restaurateur… 22/11 Pour trouver l’entrée du site, on nous indique la direction de la route qui descend, au bout d’un bon km nous arrivons devant le 1er site payant : la cascade de Doupotang. A cette heure matinale nous sommes quasiment seuls. La chute est très large mais peu haute. Nous reprenons la route pour faire encore quelques km à pied avant d’arriver au site des plus grandes chutes de Chine, objet de notre séjour ici entre temps nous sommes passés devant une imitation de cathédrale chrétienne implantée dans ce lieu improbable où il n’y a pas de maisons mais des ruines de bâtiments détruits pour on ne sait qu’elle raison ? Avant d’accéder aux chutes on traverse un grand jardin de bonzaïs et de pierres dressées comme les aiment les chinois. On commence maintenant à descendre vers les chutes et on croise de plus en plus de monde, toujours en groupes serrés et bruyants. Les chutes sont vraiment très belles et bruyantes aussi ! On part se promener sur le sentier en boucle qui passe sous les chutes (sans payer de supplément) et on revient vers le point de départ. A la sortie, voulant repartir avec un bus local pour éviter 4 à 5 km à pied sans aucun intérêt , impossible malgré le « big tourist center information » de trouver une seule personne parlant anglais ! Par hasard et par chance nous avons trouvé le bon bus qui nous a ramenés en ville : en fait de ville il s’agit plutôt d’un immense chantier de construction d’avenues et d’immeubles de rapport tout autour de la station de bus qui devait il y a peu se trouver dans un no man’s land. 23/11 On a cru comprendre qu’un bus partait vers 9h en direction de Xingyi, notre prochaine étape mais ne voyant rien venir on croit comprendre (encore une fois) que nous devons nous faire déposer par un taxi à l’entrée de l’autoroute pour faire du stop-bus. Effectivement au bord de l’autoroute et au bout d’une demi-heure nous arrêtons un bus et lui montrons les idéogrammes de Xingyi et nous voilà repartis pour 3h30 de bus sur routes et autoroutes en traversant de magnifiques paysages de gorges et de reliefs karstiques. A Xingyi, grande ville tentaculaire nous prenons un taxi pour le centre ville et nous faisons déposer devant la seule adresse que nous possédions dans cette ville, malheureusement on nous déclare que l’hôtel est plein, c’est bien la 1re fois, et l’employée nous en conseille un autre situé à l’autre bout de la ville dans les faubourgs modernes. Re-taxi et nous voilà devant une super hôtel à la chinoise avec hall de réception immense et froid plein de marbre et de gros meubles en bois massif, nous nous attendions à un prix dissuasif qui finalement sera très correct avec une chambre à 210 y soit 26 €. 24/11 Heureusement une des employées de l‘hôtel parle un peu anglais et grâce à ses petits papiers nous pourrons nous débrouiller pour aller en bus local aux deux endroits qui nous intéressent, les gorges de Maling et la forêt aux 10 000 pics. En 10 mn, avec le bus n°4 pris devant l’hôtel nous arrivons aux gorges de Maling. Après avoir payé la taxe (2x80 y) nous descendons vers le fond de la gorge par un bel escalier entièrement bétonné tout du long. Nous sommes très peu nombreux et la balade est agréable, le chemin passe devant plusieurs cascades très fines et très esthétiques. Au bout de 2h1/2 d’une très belle balade de montées et des descentes dans la gorge nous ressortons du site par le même chemin et reprenons le bus n°4 vers le centre ville. Arrivés en ville nous prenons le bus n°1, puis le 100 qui nous amène à l’entrée du site de la forêt des 10 000 pics. Nous payons la taxe d’entrée (2x80) et partons à pied (ça peut également se faire en voiturette électrique) pour faire ce bel itinéraire de 8 à 9 km sur une route qui domine une très belle vallée environnée de pics karstiques. Arrivés au bout, cette route privée rejoint la route locale où nous reprenons le bus 100 puis le n°1 jusqu’en ville. 25/11 Nous quittons l’hôtel et en taxi nous rejoignons la station de bus où nous apprenons qu’il nous faudra attendre 4h avant de pouvoir continuer vers Shilin. En bons voyageurs habitués à mettre à profit toute attente, nous partons à la découverte d’une ville à priori inintéressante pour un touriste : les 4 heures d’attente se seront vite écoulées tellement il y a de choses à voir : parc public avec toutes les activités que l’on peut y trouver : taï chi, marché aux oiseaux, parents et leurs enfants, vieux qui discutent, puis il y a un marché toujours intéressant à visiter, un peu plus loin il y a une manifestation officielle en faveur du dépistage du sida etc. Le bus part à 13h et c’est parti pour 4h30 jusqu’à Shilin : là le bus nous laisse au bord de la route, à côté d’une station essence ! Que faire ? Où aller ? Nous tentons de nous renseigner mais personne ne parle anglais dans ce coin paumé ! Finalement après diverses tentatives nous reprenons un bus local qui nous dépose dans la zone touristique qui jouxte le site de la forêt de pierres. Nous nous installons dans un hôtel et clôturons la journée avec du canard au menu. 26 /11 Nous prenons le bus n° 5, comme on nous l’a conseillé, il nous laisse à l’entrée du site : c’est un site hyper touristique en Chine et très couru, résultat il est hors de prix : 175y + 50y (pour la voiturette que nous refusons !) =28€. A l’entrée un gigantesque hall aux ¾ vide dans lequel quelques employées attendent le client mais personne ne parle anglais ! on nous indique vaguement l‘entrée du site en nous désignant la route qui contourne le hall en fait nous allons marcher pendant 40 mn, voyant passer des groupes de chinois dans leurs voiturettes électriques nous dévisageant goguenards et se demandant ce que nous faisons à pied ici, avant d’arriver à l’entrée du site proprement dit. Evidement il aurait été plus honnête de placer l’entrée payante ici mais moins rentable car les 50 y de voiturette électrique ne se justifiaient plus, les chinois ont tout compris du bizness ! Que dire du site lui-même ? Il est évidemment exceptionnel même si certains n’y voient qu’un amoncellement de pierres. On s’y baladera plusieurs heures, montant et descendant les sentiers qui serpentent entre ces gros cailloux aux formes extravagantes. Comme toujours les chinois y découvrent des formes identifiables et romanesques que nous aurons souvent du mal à reconnaître, question de culture ? Pour éviter une nouvelle « longue marche » j’avise une sortie qui pourrait s’avérer plus proche de notre hôtel, encore aurait-il fallu que nous prenions le bus 5 dans le bon sens, on avait 50% de chance mais on a perdu puisqu’on s’est retrouvé dans la gare routière de la ville de Shilin à 10 km du site !!! Retour avec le même bus mais en sens contraire, en Chine l’aventure est toujours là où on ne l’attend pas. Nous quittons Shilin en reprenant le bus 5 (cette fois dans le bons sens) et nous nous retrouvons pour la 2me fois à la gare routière de Shilin où nous prenons un bus pour Kunming où nous arrivons 2h plus tard. Comme toujours nous sommes à des années-lumière du centre ville et prenons un taxi sauvage conduit par une femme qui va se jouer à merveilles des embarras de la circulation pour nous amener devant l’hôtel que nous lui avions indiqué le seul hic c’est que l‘hôtel n’existe plus, seul subsiste un bâtiment désaffecté. Pourtant nos deux guides (Routard et Lonely Planet) le mentionnaient dans leurs éditions les plus récentes, comme quoi ou la Chine évolue à une très grande vitesse ou les rééditions des guides sont douteuses …je pense qu’il y a des deux dans cette problématique. Finalement nous trouverons à nous loger un peu plus loin et nous gouterons avec délices à une cuisine européenne bienvenue après 15 jours de cuisine chinoise pas toujours très fine et élaborée. 27/11 Inutile de vouloir petit-déjeuner avant 9h30, beaucoup de restaurants n’ouvrent qu’à cette heure. On se contentera d’un nescafé pris dans la chambre de l’hôtel puis on repart pour la gare routière en bus local (n°2 puis n° 154) soit quand même 1h30 de trajet. Là nous partons pour Jianshui c’est à dire pour 4h40 de bus. Nous choisissons un hôtel dans le centre de la vieille ville de Jianshui et allons visiter la très belle maison de la famille Zhu. C’est un ensemble de belles maisons décorées d’estampes et séparées par des cours intérieures, appartenant à une famille enrichie par les affaires et qui date du début du siècle. Il y règne une atmosphère calme empreinte de nostalgie. 28 /11 Excellent petit-déjeuner à l’hôtel Hua Qing, ciel bleu, nous partons en bus pour aller voir un très beau pont, le pont du double dragon situé à quelques km de Jianshui. Puis nous reprenons bus et tricycle vers Danshang autre village aux vieilles maisons patriciennes de la famille Zhang cette fois. Retour à Jianshui et visite l’après-midi du temple de Confucius, bel ensemble architectural de temples près d’un lac, ici aussi calme et tranquillité des femmes répètent des chants, des hommes jouent aux cartes un peu plus loin, des enfants s’amusent. 29/11 Une fois de plus on va faire du taxi puis du bus, cette fois pour aller à Yuanyang, soit 4h30 de bus tape-cul, vu l’état de la route de montagne qui succède bien vite à l’autoroute du début. Arrivés à Nansha nous reprenons un petit bus local qui va nous monter à Yuanyang. Il fait beau et nous choisissons l’hôtel d’état sur la grande place. Très vite nous sommes sollicités par un chauffeur de taxi qui se propose de nous emmener voir les rizières en terrasses. Nous négocions et partons peu de temps après faire notre première balade motorisée en… tricycle puisque notre chauffeur de taxi es ten fait un chauffeur de tricycle, qu’à cela ne tienne, il faut juste penser à se couvrir car son tricycle est ouvert à tous les vents et à cette altitude il fait souvent froid. Quant aux fesses elles sont déjà bien tannées par les sièges des bus locaux pris depuis plus de 20 jours ! Nous découvrons le panorama qui se dévoile depuis le mirador de Laohuzui et c’est vraiment époustouflant et magique, on reste béat d’admiration devant le colossal travail réalisé par ces paysans depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne et permettre la culture exigeante du riz. Vu de là-haut le spectacle est fantastique avec les reflets du soleil couchant sur les terrasses inondées. Nous ne sommes pas seuls : des photographes japonais suréquipés avec gros reflex et téléobjectifs mitraillent à tout va. 30/11 Levés aux aurores, vers 6h, il fait encore nuit et nous partons toujours en tricycle bien couverts et sous la bruine voir les rizières depuis le mirador de Duoyishu : ici aussi le spectacle est incroyable, malgré une petite pluie, mais cette fois ce sont les reflets du soleil levant qui colorent les rizières inondées, bientôt les dernières nappes de brouillard se lèvent et le soleil se met de la partie ajoutant du contraste et de la lumière à ce spectacle unique. Nous continuons par les terrasses de Bada, nouvel émerveillement et nous nous arrêtons enfin au village de Qing Kou, le village aux fameux toits en forme de champignons, en fait des toitures à 4 pans recouvertes de chaume. La rue principale du village est encombrée par des camions et des tracteurs chargés de chaume et de bambou et les villageois sont justement en train de renouveler les couvertures de chaume. Tous les bras valides ont été réquisitionnés et le village bruit de toutes ces activités. Je pars me promener du côté des moulins où les meules sont mues par la force de l’eau et je fais une incursion dans les rizières toute proches pour profiter d’autres points de vue. Sur la place du village une équipe de la CCTV (télé chinoise) est en train de filmer et d’interviewer les sages du conseil des anciens et je suis fortement sollicité par le réalisateur pour apparaître à côté des anciens peut-être pour montrer l’intérêt que portent les touristes à ce village ! Retour en ville et, oh surprise ! Nous rencontrons des français, c’est bien la 1re fois depuis 3 semaines. 01/12 Nous prenons un petit déjeuner européen à l’hôtel gouvernemental Yunti **** puis reprenons un bus pour Kunming, encore 7h15mn sur les routes à supporter des films de kung-fu et leurs bruits de fond répétitifs et violents ainsi que les raclements de gorge intempestifs de certains voyageurs, nos oreilles souffrent…Arrivés à la gare routière, nous nous débrouillons comme des chefs, bus 154 jusqu’à la gare ferroviaire puis bus 2 sur Beijing Lu jusqu’à un arrêt situé à 100m de notre hôtel. Dîner au restaurant Aoma. 02/12 Petit déj. en chambre (les restaurants sont encore fermés à cette heure) et rebus urbain jusqu’à la station routière ouest où nous prenons un bus pou Dali, départ 9h30, 5h de bus avec en prime un super-bouchon au péage de l’autoroute : Les manœuvres de resquille et de coupe-files des conducteurs au moment de passer devant les quelques cabines de péages sont surréalistes, on voit des 50 tonnes doubler toutes les voitures pour s’intercaler au dernier moment dans la file du péage en 4me ou 5me file… Nous avons quelques difficultés pour comprendre où et quel bus prendre pour aller, de la ville moderne où nous arrivons, à Old Dali qui seule nous intéresse. Finalement, comme toujours après avoir sollicité plusieurs autochtones on nous indique le bus n°8 et l’endroit exact (juste à côté de la gare routière où nous venons d’arriver). 30 mn plus tard nous sommes à la recherche d’un hôtel que nous trouvons en plein dans le centre touristique de Dali, dans une maison de l’ethnie majoritaire ici les Bai le Yin villa. Il fait beau et même chaud, malgré l’altitude (1900m) et nous allons déambuler dans les rues très touristiques de la ville. Fixing Lu et Renmin Lu sont des rues consacrées à 100% au tourisme et sont effectivement arpentées dès potron-minet par des groupes de touristes chinois suivant plus ou moins docilement leur guide et mitraillant tout sur leur chemin sans oublier les représentants de la race routarde européenne qui firent les beaux jours de Dali dont nous sommes sans conteste à leurs yeux les dignes représentants ! Dîner au Bambou café, tenu par un Chinois qui parle, ce qui est rare ici un français impeccable. 03/12 Pour ne pas changer nos habitudes, bus local (45mn) jusqu’au village de Shaping, village situé au nord du lac et où se tient un fameux marché. En fait c’est un tout petit marché installé dans un terrain vague sur un monticule qui domine le lac et fréquenté par les locaux presque tous en habit traditionnel. Pas un touriste, on est vraiment loin de l’agitation mercantile de Dali. Nous repartons en bus et nous nous arrêtons à Zhucheng autre village caractéristique connu pour sa place centrale dont un des côtés est occupé par une scène de théâtre bien conservée et par un bel arbre qui ombrage une partie de la place. On y trouve également des ateliers de tissage de teinture de batiks de couleur indigo. Retour à Dali et excellent dîner au « café de Jack » je m’y sens comme chez moi !!! 04/12 Journée vélo, nous partons en direction du lac dans l’intention de le traverser en bac pour découvrir la rive Est, mais arrivés au débarcadère de Caï Cun nous devons vite déchanter devant les prix exorbitants demandés à savoir 360y pour les deux soit 46 € uniquement pour faire quelques km en bateau. Qu’à cela ne tienne, nous empruntons la belle petite route qui longe le lac en direction du nord ce qui nous permettra et de voir les activités maraîchères côté terre et celles piscicoles côté lac. A cette heure matinale il est 10h !, les paysans sont tous au champ occupés à bonifier leurs terres en répandant les contenus de leurs seaux malodorants chargés de purin. Les pêcheurs quant à eux, démêlent leurs filets et les battent pour faire tomber les petits poissons qui y sont encore accrochés. Après 3h de pédalage tranquille nous rentrons par la route du centre mais avec un vent contraire assez violent ce qui est nettement moins agréable. Retour à Dali, tour externe à pied des trois pagodes et c’est bien suffisant, pour éviter le prix déraisonnable (121 y) réclamé. 05/12 Nous avons loué à quatre (avec Jean-Luc et Denis) un taxi pour faire un tour du lac de 9h à17h pour 300 y. nous commençons par le village de Xizhou qui n’a rien d’extraordinaire, mais comme il y a un marché et un mariage c’est toujours bon à prendre. Nous en verrons un autre à Shangguan, et encore un autre bien plus grand à Wase caractérisé par les nombreux stands non alimentaire qui vendent toutes ces « cochonneries » de mauvaise qualité de fabrication chinoise (c’est quand même normal ici) que nous connaissons bien en France aussi. Les coiffeurs itinérants sont là également ainsi que les rebouteux, les herboristes et les diseuses de bonne aventure. Retour par la même route et arrêt devant les pêcheurs aux cormorans. En fait c’est un spectacle, payant bien sûr, ou des pêcheurs, le sont-ils vraiment ? Font une démonstration de pêche aux cormorans devant des barques remplies de touristes, le tout sous une musique appropriée et sous les applaudissements du public. Très peu pour nous, nous avons continué notre chemin. 06/12 Nouvelle journée bus, de retour cette fois vers Kunming avec un départ direct de Dali à 9h30 et arrivée à 15h après 5h30 de route. 07/12 Avant dernière journée de notre voyage consacré à la visite de la ville que nous avons déjà traversé de part en part plusieurs fois sans jamais la visiter. Nous prenons un bus (n°2) pour nous rapprocher du temple Yuantong qui fait l’objet de notre visite. Prix raisonnable, c’est à signaler pour une fois (2x6 y). Comme souvent c’est une oasis de calme dans une ville très animée, il y a plusieurs bâtiments qui se répartissent autour d’un petit lac. Le temple lui-même très ancien est très beau avec son architecture octogonale. Il est situé au milieu du lac et est accessible par deux beaux ponts de pierre à trois arches. Des fidèles viennent brûler des cierges et des bâtonnets d’encens. Là aussi les marchands du temple vendent leurs bondieuseries kitch. Nous continuions notre chemin et revenons vers le centre ville en direction du marché des oiseaux et des fleurs : déception car il est tout petit et il y très peu de participants. D’ailleurs le quartier à l’air d’être en sursis vu le nombre de maisons détruites qui l’encadrent, en dehors d’une fameuse pharmacie répertoriée dans les guides il y a peu à voir. Juste à côté se déploient les gratte-ciels du Kunming du XXI me siècle où triomphent les enseignes de Carrefour, KFC, Mac Do, Starbucks etc. c’est aussi la Chine mais elle a peu à voir avec celle du marché d’à côté et c’est celle- là qui a le vent en poupe…dernière balade agréable le long de la rivière qui sépare la ville en deux du Nord au Sud. 08/12 Décollage du nouvel aéroport de Kunming en direction de Pékin, puis Munich et enfin Bâle/Mulhouse. Fin du voyage.

Nos coups de cœur

- Les rizières en terrasses de Longji et de Yuanyang. Les gorges de la Maling - La descente en radeau de bambou de la rivière Yulong - Les villages Dong de Chengyang et de Zhaoxing - Les nombreux marchés des villages des minorités ethniques - Des Chinois très serviables malgré d’énormes difficultés de communication

Nos coups de sang ou déceptions

- Les tarifs prohibitifs pour beaucoup de sites touristiques réserver les richesses naturelles et culturelles d’un pays à quelques « happy few » très fortunés est inacceptable. Ainsi une entrée à Shilin (175+50 yuans) représente un mois de salaire d’un chinois moyen. - Les habitudes chinoises qui consistent à se débarrasser au plus vite de tout ce qui encombrent le corps d’où ces bruyants raclements de gorge suivi de crachats incessants… - Les trajets en bus très sonores : Les martèlements des bandes sonores des films de kungfu à fond la caisse, les cris des chinois quand ils téléphonent avec leurs mobiles et ils téléphonent tous à tout bout de champs, les coups de klaxons permanents. - Les gares routières excentrées très loin des centres ville qui obligent systématiquement à prendre bus ou taxi pour les rejoindre, même si on le comprend pour des raisons écologiques. - La télé chinoise tout aussi débile que chez nous avec les mêmes types de jeux, les émissions comiques, les téléréalités, le téléachat, les émissions financières et économiques, la retransmission des séances du parlement, etc. - Une cuisine moins savoureuse et fine que celle des pays limitrophes (Thaïlande, Vietnam ou Laos)et plus grasse. - Une Chine à deux vitesses avec les très riches qui circulent en Lexus, BMW, Mercedes et Audi et les très pauvres que l’on voit dans les villages retirés des campagnes de la province du Guizhou, mais en ville aussi. - Le thé, boisson nationale hors de prix dans de nombreux restaurants : 10 à 15 y la tasse (1,30 à 1,80€) et 40 y (5 €) la théière ! - En général il nous semble que le coût de la vie en Chine est un plus élevé que dans les pays limitrophes du sud-est asiatique.

Scènes typiques chinoises - Les vieux que l’on voit dans des endroits qui leurs sont réservés (tour du tambour dans le Guizhou) où ils s’adonnent aux jeux de société (cartes, mah-jong) en fumant cigarettes ou petites pipes. - Les activités sportives matinales dans les parcs publics : taïchi, Qi gong, zumba, badminton, cerf-volant, toupies, etc. - La taille des poids lourds vraiment lourds : j’ai vu un semi-remorque chargé de 21 voitures. La surcharge se paye souvent par des ruptures d’essieux. - Les embouteillages en entonnoirs au péage d’autoroutes où chaque conducteur essaye de griller la priorité à l’autre. - Les énormes travaux d’infrastructure visibles partout : routes et autoroutes, gratte-ciels… - Le nombre important des véhicules électriques : motos, triporteurs, tracteurs, voitures, camionnettes, c’est d’ailleurs dangereux car on ne les entend pas arriver ! - Peu d’activités avant 8h ou9 h du matin, comme quoi les Chinois ne sont pas aussi matinaux que leurs voisins des pays d’Asie du Sud-est. - La façon dont tous les conducteurs de bus se jouent des radars grâce à leurs détecteurs-scanners. - Grâce à une couverture exceptionnelle (mêmes dans les villages retirés du Guizhou) les Chinois ne se séparent jamais de leur téléphone mobiles qu’ils utilisent partout, dans les rizières comme en ville.

Conseils pour de futurs voyageurs - Disposer d’une liste des noms des lieux à visiter en idéogrammes chinois, et sur place demander à des chinois ayant quelques notions d’anglais de bien vouloir écrire une destination ou un numéro de bus. - Bien évaluer la durée des transports en bus ou en train toujours plus longs que prévus. - Attention, en novembre les régions visitées ont un climat plutôt frais, les matins et les soirs sont frisquets, un pull sera insuffisant, prévoir pulls et polaires ou blousons chauds. - Tous les ATM (distributeurs de billets) n’acceptent pas les cartes internationales, prévoyez une marge surtout si vous voyagez dans des zones rurales ou peu touristiques, ainsi entre Guilin et Kaili pas de change possible.

Remarques et conclusion Très souvent seuls touristes occidentaux, de plus individuels, on s’est sentis « perdus « parmi 1.4 milliards de chinois et on l’a vraiment été entre Dazhai et Shilin. Dépaysement assuré ! Pour tous renseignements précis et adresses diverses vous pouvez nous laisser des messages. Vous pouvez voir une sélection de nos photos en cliquant sur ces liens :

https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineProvinceDuGuangxiNovembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPP845jJ98TAGw&feat=directlink https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineDuGuizhouAuYunnanNovembreEtDecembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKqjhK3ch5LXBw&feat=directlink
Planification d'un voyage à Paris et environs, hébergement, circuit et transport en train? English translation pending
by Yoyochampagn · 2012-11-11 · 10 replies
😊 Salut tout le monde,

Nous débutons nos recherches pour préparer un voyage à Paris au printemps ou à l'automne 2013. Nous venons du Canada et c'est la première fois que nous allons en Europe.

Nous prévoyons 2 semaines pour ce voyage et nous désirons visiter Paris mais aussi combiner ce voyage à une ou deux destinations où nous aimerions s'y rendre en train. Nous avions quelques idées en tête, comme Bruxelle ou l'Alsace ou le Luxembourg. Tout semble bien beau à visiter et nous ne savons pas trop par où commencer.........Quelqu'un a quelque chose à me suggerer? Y a -t-il des incontournables, des endroits à ne pas manquer?Une région particulière à voir? Si oui, lesquels? Et, surtout, qu'est ce qu'il ne faut pas manquer?Est-ce que Bruxelle, l'Alsace ou le Luxembourg sont des destinations à ne pas manquer?Des moyens économiques de se déplacer?Un site internet ou nous pouvons acheter des "excursions tout inclus"?Un site internet où nous pouvons retrouver des trucs pour voyager "pas cher" (billet d'avion (départ de Montréal), de trains, hébergement, bonnes adresses pour se nourrir, les endroits à visiter?Le meilleur temps pour visiter cette région?Vous avez des idées d'itinéraires? Combien de temps devons-nous consacrer à chaque endroit visiter?Pour l'hébergement, nous serons 2 couples, donc nous avons besoin de 2 chambres à coucher séparées. Mais nous sommes ouverts à tout type d'hébergement. Mais nous ne voulons pas être trop loin de Paris quand nous y serons, nous voulons être quand même assez près pour pouvoir marcher et être près des transport (RER ou autre train)Nous prévoyons utiliser les autobus rouge "open tour" pour se déplacer à Paris et ou Bruxelle ou autre. Vous nous conseiller?Bref, j'attend vos suggestions de voyages....
Ouragan Sandy (25 octobre 2012) English translation pending
by Jjosee · 2012-10-25 · 37 replies
Bonjour,

Quelqu'un a pu avoir des nouvelles récentes de Cuba? À cette heure, elle semble être sortie de l'île.

Merci !
Recherche d'itinéraire pour la France et l'Italie English translation pending
by Elyanestonge · 2012-09-09 · 36 replies
Bonjour !

Je suis une québécoise de 20 ans désireuse de partir en Europe avec une amie pour découvrir les beautés de la France et l'Italie. Comme je n'ai jamais voyagé en Europe, j'aurai besoin de conseils pour réaliser ce voyage de 3 semaines.

Nous désirons partir au mois d'octobre, et avons prévu un budget de 4000 dollars maximum pour les 3 semaines. Nous voulons entre autre se meler a la culture et connaitre les traditions, voir des paysages à couper le souffle, visiter des musés et monuments historiques et rencontrer des gens de là-bas. Mon amie et moi avons prévu séjourner dans les auberges jeunesse pour économiser le plus possible, et nous avons également pensé à utiliser le TGV de nuits entre certaines destinations dans ce même but.

Ceci étant dit, j'ai élaboré un itinéraire possible en me fiant aux commentaires de mon entourages et aux endroits que j'aimerais visiter. J'aimerais que vous m'aidiez en me recommandant ou non certains endroits !

Voici l'itinéraire auquel je pensais:

FRANCE

1. Arrivée à Paris (4-5 jours) Nous avons des amis qui nous hébergeraient pour une durée de 4 ou 5 jours ( Q: Est-ce que 4 ou 5 jours suffisent pour visiter cette belle ville?)

2. Lyon (2 jours) Nous désirons prendre un TGV pour se rendre vers Lyon. Nous prévoyons y rester 2 jours pour y visiter entre autre la colline de Fourvière et le quartier de la Croix rousse (Q: D'autres choses à ne pas manquer à Lyon?)

3. Arlès (1 jour) Nous nous arrêterons par la suite dans la petite ville D'Arlès, qui nous a été fortemement conseillé. Cependant, je n'en connais pas beaucoup sur elle, alors j'ignore quoi visiter, et combien de jour y rester?

4. Marseille (2 jours) Notre quatrième arrêt serait à Marseille. Par contre, nous nous demandions si un arrêt à Avignon avant cette destinantion en voudrait la peine? À Marseille, nous voulons visiter Notre-Dame de la Garde, le Chateau d'IF et les Calanques.

5. Nice (2 jours) Notre cinquième destination serait Nice, Monaco. (Q: Cependant, la côte d'Azur nous a été déconseillé, car c'est trop touristique et très cher. Qu'en pensez-vous? Est-ce que cela vaut la peine, même au mois d'Octobre?)

6. Arrêt à Menton?

ITALIE

7. Cinq-Terre (1 ou 2 jours) Cette destination nous a été fortement conseillé. Je ne connais pas vraiment cet endroit, alors j'ignore quoi ne pas manquer ?

8. Florence (2 ou 3 jours) Nous prévoyons nous arrêter à la belle ville de Florence. Cette ville est composée de magnifiques monuments, alors nous ne savons pas par où commencer? Nous voulons du moins visiter le Duomo et les Jardin de Boboli. Comme nous disposons de 3 jours, nous devons pensez à un itinéraire logique qui nous permettrait d'en voir le plus possible. Des suggestions?

9. Venise (2 ou 3 jours) Notre avant-dernière destinantion serait Venise. Même si elle n'est pas complètement dans notre chemin, je pense qu'elle vaut le détour. Nous désirons visiter la place st-marc, la basilique et le palais des Doges, entre autre.

10. Rome (4 ou 5 jours) Quoi de mieux que Rome pour terminer de merveilleux périple

Alors voilà. Désolée si le message est un peu long et peu précis, mais j'ai voulu écrire via ce site pour me faire éclaircir et conseiller. Cet itinéraire n'est aucunement formel, il peu y avoir place à beaucoup de changements.

Merci d'avance pour vos judicieux conseils
Deux semaines entre les États-Unis et le Canada (New York et Nouvelle-Angleterre, Ontario et Québec) English translation pending
by Santéa · 2012-09-05 · 16 replies


Au mois d'avril 2012, je suis parti pendant 2 semaines aux Etats-Unis (New York & Nouvelle Angleterre) et au Canada (Ontario & Québec), voici le résumé de ce voyage. Vous pouvez aller le lire directement sur mon site :
http://samiharrat.wordpress.com/ (ou en cliquant sur les titres de chaque épisode) pour y voir les photos déjà postées en haute résolution, de nombreuses photos supplémentaires, et même quelques vidéos ...

Episode 0 : Itinéraires & Préparatifs



Les vacances de Pâques cette année, on les a passera en Amérique du Nord. D’abord ce sera la grosse pomme, la capitale du monde : New-York City ! Puis on continuera notre périple sur les routes canadiennes (des Grands Lacs à l’embouchure du Saint-Laurent) et américaines (à travers la Nouvelle-Angleterre).

1. New York ; (VOL) New York > Buffalo ; 2. Niagara Falls ; 3. Kingston ; 4. Montréal ; 5. Québec ; 6. Boston

A New-York on devrait voir les incontournables tout en essayant de sortir un peu des sentiers battus. En 7 jours ça devrait être faisable … En même temps, il y a tellement de choses à faire sur place qu’il faudra sûrement faire des choix. Mais gardons le suspens … Pour le Canada, même si cela fait maintenant près de 6 mois que l’on prépare ce voyage et qu’à 3 semaines du départ, tout est désormais fin prêt, ça a été plus dur à organiser! Pour l’itinéraire tout d’abord ; j’ai mis plusieurs semaines pour me décider, à peser le pour et le contre. S’il était acquis que l’on passerai la première semaine à NYC, la seconde était beaucoup plus floue. Visiter de fond en comble l’est du Canada en une semaine, c’est impossible !En premier lieu, j’avais imaginé une arrivée à Toronto avec location d’une voiture. Ensuite on serai remonté par la rive Nord du lac Ontario jusqu’à Ottawa la capitale fédérale avant de rentrer au Québec. Là nous aurions visité Montréal et Québec et un parc national (sans doute celui de la Mauricie) avant de reprendre un avion pour New York. Malheureusement, ce projet était beaucoup trop ambitieux, plus de 600 € d’avion juste pour la liaison Québec > New York plus la liaison New York > Toronto pour environ 200 €. C’était totalement hors budget ! Et en plus, l’hiver pouvant durer plus longtemps au Canada qu’en Europe la visite d’un parc national aurait pu être compromise. Finalement voici l’itinéraire qui a été retenu : Après notre semaine new-yorkaise, nous prendrons donc l’avion en direction de l’aéroport international Buffalo Niagara. L’avantage d’arriver à Buffalo c’est qu’on peut louer une voiture sur le sol US. ce qui nous permettra de la rendre à New York en fin de séjour (ce qui est impossible si on loue la voiture au Canada). Grâce à ce “stratagème” on économise les 600 € du billet Québec > New-York, mais on rajoute presque 1000 km de route ! En contrepartie, on pourra passer une nuit dans l’un des berceaux de la jeune nation américaine : Boston. On commencera donc par les chutes du Niagara avec une nuit à Niagara Falls (2) côté canadien. Le lendemain matin, direction Toronto et sa tour CN avant de foncer l’après midi vers Kingston (3) et la région des Milles Îles. Pour le 3ème jour direction Montréal (4) (où on restera 2 nuits) puis Québec (5) (2 nuits également) avant de terminer notre boucle par une dernière nuit à Boston (6) avant notre retour à NYC.

Episode 1 : Un dimanche de Harlem au Brooklyn Bridge



Hier, nous sommes enfin arrivé dans la ville qui ne dort jamais après 1h de bus, 2 heures d’attentes à Paris-CDG, 8 heures de vol ponctuées par une escale à Dublin et des dizaines de questions des très zélés douaniers américains. On a rapidement pris possession dans la soirée de notre appartement dans l’East Village avant de s’effondrer terrassés par le décalage horaire. Aujourd’hui, par contre, nous sommes très vite sur le pont ! Au programme, une messe à Harlem, la découverte de Central Park et de l’Upper East Side avant de terminer par le Brooklyn Bridge.

Jour 1 (15 avril 3012) : Harlem – Central Park – Upper East Side – Grand Central – Nations Unies – Brooklyn & East River

D. Domicile ; 1. First Corinthian Baptist Church ; 2. Apollo Theatre ; 3. Central Park ; 4. Guggenheim ; 5. Grand Central ; 6. Nations Unies ; 7. Brooklyn Bridge & East River

Ce premier jour, c’est dimanche, le jour du seigneur. Et à New York, le dimanche il faut aller voir une messe gospel à Harlem. Nous voilà donc parti à 7 heures tapantes en direction de la 116ème rue, au nord de Central Park. Nous avons jeté notre dévolu sur la First Corinthian Baptist Church qui fait l’angle de la 116th st. et de l’Adam Clayton Powell Boulevard. Et là c’est parti pour deux heures de prêches enflammés, de chants et de danses aux accents afro-américains. Même si l’on n’est pas croyant, on ne peut qu’être touché par cette débauche d’énergie et de ferveur.



Une fois la messe terminée, on prend le breakfast dans un déli (delicatesense) puis on se dirige vers la 125ème rue, centre névralgique d’Harlem ou se situe le fameux Appolo Theater qui a accueilli parmi les plus grands artistes afro-américains.



Pour continuer cette matinée, on retourne par le métro en direction de Central Park. On descend à la station se trouvant sur la 81ème rue, au niveau du musée d’Histoire Naturelle. Puis on rentre dans Central Park que l’on traverse d’Ouest en Est. Tous les new-yorkais se sont donnés rendez-vous en ce dimanche aux allures estivales dans le poumon de la Big Apple. Et, enfin, au détour d'un bosquet, nous apercevons nos premiers grattes-ciel un peu plus loin au sud de Manhattan.



En continuant la traversée du parc, on voit se profiler entre les arbres les buildings de la 5ème avenue. Arrivé sur la 5ème avenue, nous remontons en direction du MET et du musée Guggenheim.



On longe les façades des riches immeubles de l’Upper East Side qui donnent directement sur Central Park avant de s’enfoncer plus en avant dans ce quartier huppé. Direction Lexington avenue et Park avenue que l’on parcourt à tour de rôle. Après le déjeuner dans un Subway on descend en métro jusqu’à Grand Central. On aperçoit sur Park avenue l’immense Chrysler Building entouré d’autres grattes-ciel comme le Met Life.



Puis, on oblique vers l’Est en direction du bâtiment des Nations-Unies construit par l’architecte français le Corbusier de 1947 à 1952. De retour vers Grand Central pour reprendre le métro on tombe sur un super marché qui sort de l’ordinaire des standards américains. Son nom : l'Amish Market. Il vend toutes sortes de produits peu courants aux USA comme des fromages à pâte persillé.



Reprenant le métro, on traverse l’East River direction Brooklyn. On sort au grand air tout près du pont du même nom dans le quartier de DUMBO. On s’installe au pied du pont de Brooklyn pour observer la skyline de Manhattan juste en face. On dîne de hot-dogs en attendant le couché du soleil et ses reflets orangés sur un Lower Manhattan qui s’illumine.



Ereintés par une longue première journée, on attrape un taxi pour nous ramener dans notre pied à terre new-yorkais pour un repos bien mérité. Le lendemain sera consacré à la visite de Liberty Island et Ellis Island, de Lower Manhattan, Ground Zero avant de terminer par un match des New Jersey Nets face à Miami Heat au Prudential Center de Newark.

Episode 2 : Sous le regard de Miss Liberty



Pour cette deuxième journée, c’est le sud de Manhattan qui retient notre attention, la matinée sera consacrée à la statue de la Liberté et à Ellis Island puis l’après midi, on ira voir Wall Street et ses indignés, Ground Zero avant de finir par un match de NBA à Newark.

Jour 2 (16 avril 2012) : Liberty & Ellis Island – Financial District – World Trade Center & 9/11 Memorial – Newark

D. Départ ; 1. Bowling Green ; 2. Liberty Island ; 3. Ellis Island ; 4. Wall Street ; 5. 9/11 Memorial ; 6. Newark

Ce matin, en direction du métro, on s’arrête dans une bakery (boulangerie) pour prendre un déjeuner à la new-yorkaise : blueberry muffin et iced coffee. Aujourd’hui les new-yorkais sont au travail malgré les 30 degrés qu’affichera le thermomètre au plus fort de la journée. Arrivés dans le Lower Manhattan, station Bowling Green, on se dirige le Charging Bull, l’un des emblème de la toute puissance financière américaine, un car de japonais se fait prendre en photo devant alors que le taureau en lui même est désormais inaccessible, entouré par des grilles.Puis, on s’insère dans la file qui mène aux ferry pour Liberty Island, se félicitant d’avoir pris un billet à l’avance évitant ainsi une queue de plusieurs centaines des mètres (jusqu’au bout de Battery Park !)

On à le droit alors comme à l’aéroport aux portiques de sécurité avec passage des sacs aux rayons X. Puis c’est l’embarquement sur l’un des nombreux ferry de la Statue Cruise qui font l’aller retour toutes les 20 minutes. La traversé nous offre un magnifique panorama sur la skyline et la Statue de la Liberté.



Arrivés à mi-chemin, on délaisse Manhattan et la vue sur Jersey City pour se tourner vers l’avant du navire. Celui ci contourne Liberty Island par la gauche et nous permet d’avoir un beau point de vue sur la statue.



Inaugurée en 1886, oeuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi et de l’ingénieur Gustave Eiffel, offerte par la France aux Etats-Unis pour fêter le centenaire de leur indépendance, la “Statue de la Liberté éclairant le monde” mesure 46 mètres de haut (96 socle compris) pèse 225 tonnes et l’index de la main mesure à lui seul 2,4 mètres …



Après une brève halte à la terrasse d’une buvette on reprend le bateau vers Ellis Island et son musé de l’immigration.A l’intérieur d’Ellis Island sont racontées les 4 siècles de l’émigration aux USA des premier colons achetant Manhattan aux indiens algonquins pour 28 $ aux différentes vagues irlandaises, italiennes, allemandes … des XIX et XX ème siècles.



De retour sur Manhattan, on s’arrête dans un buffet chinois pour manger ou l’addition se paye au poids (5,89 $ la livre). Puis, on continue notre ballade vers Wall Street et le Stock Exchange (la bourse). Quelques indignés sont rassemblés près de la statue de Georges Washington observés par l’oeil bienveillant de touristes et d’agents de police de la NYPD.



On s’arrête ensuite chez Century 21, magasin de dégriffé par excellence pour lequel on se concentre surtout aujourd’hui sur le rayon chaussure (des Nike Air Max à 33 $ ça ne se loupe pas !). 16 heures arrivant, on se dirige vers le World Trade Center juste à côté et le 9/11 Memorial.



De nouveau queue, portiques de sécurité pour observer le site des 2 tours aménagé en un mémorial ainsi que les nouvelles tours qui remplaceront celle abattues il y a de ça 11 ans.



Pour terminer notre journée, on prend ensuite le PATH (sorte de RER) à direction de Newark Penn Station. Juste à côté au Prudential Center se joue le match de NBA opposant les New Jersey Nets aux Miami Heat.



On a droit à un show à l’américaine, avec hymne à cappella, cheerleaders, concours de dunks, et musique non stop. Sur le plan du jeu, les Nets tiennent longtemps tête au Miami Heat de LeBron James, Dwayne Wade et Chris Bosh grâce a un excellent Kris Humphries comptant même jusqu’à 10 points d’avance. Mais ils craquent dans les dernières secondes de la partie s’inclinant finalement 101 à 96 !
Aller vivre en Thaïlande ou... aux Philippines? English translation pending
by DandeNG · 2012-07-29 · 5 replies
Bonjour,

Je suis retraité depuis début décembre 2010 et vis en région parisienne. Marre du climat, ras le bol de ces journées froides et grises de l'endroit où j'habite, j'envisage de partir vers la fin de l'année 2012 en Thaïlande pour un voyage exploratoire, de 2 à 3 mois, afin de, peut être y retourner par la suite pour y vivre beaucoup plus longtemps...

J'ai lu des articles très sympas sur un site assez intéressant pour une personne dans ma situation ====>
http://www.retraite-etranger.fr/ Ce site reprenant les bons plans pour aller vivre sa retraite hors de France.

D'autre part, j'ai vu une vidéo reprenant la diffusion d'une émission TV passée en mai 2011 (sur Sept à Huit) et qui m'a fait rêver ===> http://www.enthailande.org/2011/12/09/video-des-retraites-dor%C3%A9e-en-thailande/

Seulement pas mal d'autres articles m'on fait déchanté quant aux prix qui avaient bien augmenté depuis en Thaïlande, sans compter la solitude et l'éloignement par rapport à la France..

Je suis quand même tenté d'aller voir sur place pour me rendre compte.

Pourriez-vous me conseiller un ou des endroits (villes) où je puisse aller ?

Qql'un pourrait-il me dire ce qu'il pense de mon envie d'aller vivre sur place (Propriétaire de mon appart que je louerai), cela me ferait un peu plus de 3 000 € par mois de revenus (je vis seul), je ne souhaite surtout pas un endroit trop touristique style Phuket, ou malfamé, style Pattaya. Je souhaiterai être en bord de mer car j'adore me baigner et j'aime beaucoup les massages, que je "pratique déjà à Paris, mais normaux.....

Un autre article parle des Philippines qui serait également un pays offrant pas mal d'avantages, pour une personne dans ma situation

Je vous remercie à l'avance pour vos conseils.

Daniel🙂
Partage d'infos sur Amsterdam, Barcelone, Italie du Nord à moto et autres voyages English translation pending
by Bouboulette · 2012-07-27 · 0 replies
Nous rentrons d’un week end prolongé à Amsterdam. Nous avons logé au b&b Adriaen van ostade dans le quartier De Pijp et nous avons été ravi. Si le vélo est roi, nous avons préféré nous promener à pied et avons emprunter les transports en commun. Concernant les visites, nous avions réservé en France le Musée Van Gogh et le Rijksmuseum. En outre, nous avons visité aussi Maison de Rembrandt et Het Ship qui est très intéressant en matière d’architecture. En terme de promenades, nous avons longé les canaux (Herengracht, Keizersgracht, Prinsengracht avec la Westerkerk, Amstel avec le Magerebrug et les maisons penchées, le Jordaan. Le port offre lui des architectures contemporaines. Dans le centre, on trouve l’Oude Zijde avec De Wallen (le quartier rouge) à son extrémité la Oude Kerk, la plus vieille église de la ville. La place du Dam avec la Nieuwe Kerk et Konninklijk Paleis, Le Spui et le beguinage, Sint Luciensteeg est partie la plus ancienne de la ville, la maison des trois canaux, Beurs Van Berlage à Damrak où nous avons pris un bateau avec Canal Hopper. Si vous souhaitez des informations (visites, logements, restos, parking, transport en commun et cartes de réduction), vous pouvez consulter : http://vacancesstephalex.free.fr/ Sinon n'hésitez pas à me contacter

Alexandra

Partage d'infos sur Barcelone TRANSPORT : De retour de Barcelone, nous sommes partis avec Ryanair. Arrivé à l'aéroport, nous avons pris le train Rodalies de la renfe (: liaison directe toutes les 30mns de 6h10 à 22h10. Durée : 20 à 25mns. Dehors entre les deux terminaux, prendre l’escalator menant au tunnel surélevé rouge et blanc). La carte T10 à 9.25€ donne droit à 10 trajets et peut être utilisée par plusieurs personnes. T70 à 51.80€ donne les mêmes droits pour 70 trajets sur un mois. Pour nous déplacer, nous avons utilisé les transports urbains : 6 lignes de métro, 2 lignes de train (Ferrocarils de la Generalitat de Catalunya FGC), et des bus desservent l’ensemble des centres d’intérêt. Très pratique, facile à comprendre et propre. Fonctionne de 5h à 0h et jusqu’à 2h les vendredis, samedis et veille de jours fériés ; de 6h à minuit les dimanches et fêtes.

RESERVATION ET ARTICKET (les coupes files) A partir de France, nous avons réservé La sagrada Familia et la casa Batlo, c’est très intéressant de le faire par internet car cela évite les longues heures d’attente… Sur place, nous avons acheté L’articket, en vente à l’office du tourisme, valable 6 mois à 30€ donne accès à 7 grands musées : CCB, MACBA, MNAC, Pedrera, Fundacion Tapies, Musée Picasso, Fundacion Miro. Outre l’intérêt financier quand on veut visiter plusieurs choses sur Barcelone, cela évite surtout de faire la queue car à son coupe-file (il y avait beaucoup d’attente pour le musée Picasso, le musée Miro et la Pedrera !).

VISITE PAR QUARTIER Voici ce que nous avons visité (et nous a plu) dans chaque quartier :

BARRI GOTIC : la Cathédrale, le dédale des ruelles autour de la cathédrale (notamment la carrer Bisbe Irurita), Plaça del Rei, Plaça Reial

El RAVAL (BARRI XINO ou quartier chinois) : CCCB (centre culturel), MACBA (musée d’art contemporain), Palau Güell , Esglesia de Sant Pau del Camp

LA RIBERA : nous sommes passés devant le Palau de la musica mais nous ne l’avons pas visité, Mercat de Santa caterina, Carrer Montcada et le Museu Picasso

PORT ET BARCELONETA : promenade en bord de mer à la découverte des sculptures de Lichtenstein, Horn, Gehry et Llena, le port olympique et l’architecture contemporaine (Miralles, Nouvel Herzog et de Meuron), les plages

GRACIA : Casa Vicenç, Parc Güell

EIXAMPLE : Hospital de la Santa Creu i Sant Paul, Basilique de la Sagrada Familia, Casa de les Punxes, Le Palau Quadras, La casa Sayrach, Pedrera, La mansana de la Discorida, Casa Batllo

MONTJUIC : Caixaforum, Pavello Mies Van der Rohe, MNAC musée national d’art de Catalunya, Fundacio Miro

Nous avons répertorié par quartier ce que nous avons visité, les restos, bars à tapas que nous avons fréquenté… http://vacancesstephalex.free.fr/ si vous voulez des renseignements, n’hésitez pas.

Notre parcours de l'Italie du Nord à moto

ORGANISATION DU VOYAGE Départ de Rouen le samedi 10 juillet, personne sur la route! et arrivée le soir à Vilers-Le-lac (25) où un ami nous a hébergé. Passage en Suisse (Neufchâtel, Lausanne, Martigny...). Nous n'avons pas regretté ce choix car même s'il faut payer la vignette suisse, les paysages valent le coup d'oeil! Passage par Domodossola et Cannobio par la route de Malesco. Si cette route est agréable en moto, elle peut s'avérer très pénible en voiture à cause de l'étroitesse de la chaussée! Arrivée à Stresa dimanche. On pose les bagages 3 nuits. Au programme: le lago maggiore, le lago d'Orta Départ le mercredi en direction de Come pour 3 nuits. Au programme: le lago di Como, Siguignola pour la vue sur le lago di Lugano, Bergame. Départ le samedi (Je n'ai pas pensé au départ en vacances des italiens et on s'est retrouvé dans les bouchons italiens où chez eux, la bande d'arrêt d'urgence sert de 4e voie!) et arrivée à Vérone pour 3 nuits. Au programme: Vérone bien sûr, le lago di garda, Mantova, Padova. Départ le mardi our Venise mais avant, crochet par Maser pour voir la Villa Barbaro. La moto est au garage... mais nous n'en avons pas besoin de toutes façons à Venise où nous restons 5 nuits. Départ le dimanche pour Ravenne et arrêt deux nuits à Rimini (erreur de casting!), on en profite pour visiter San Leo et la république de San MArin. Arrivée à Portofino le mardi.

Mes parents nous ont accueilli à partir du mercredi à Ste Maxime Après notre petit tour habituel dans le var, on reprend la route vers la Normandie pour rentrer. Pour le détail du parcours et les différentes étapes : http://vacancesstephalex.free.fr/ Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Alexandra
Vivre à Sangmelima en famille, louer une maison? (Cameroun) English translation pending
by Fly39 · 2012-07-21 · 13 replies
Bonjour, Je cherche des infos sur cette ville(commerces, ecole, santé), peut-on y vivre en famille(enfts de 10 et 12 ans)?Existe-il des familles d'expats? Pour l'hebergement est-il possible de louer une maison? merci
Itinéraire dans le nord de l'Italie, villes et endroits à visiter? English translation pending
by Furiae · 2012-05-27 · 57 replies
Bonjour, même si il y a beaucoup de sujets sur l'Italie je préfère poster. En effet, j'envisage de ma diriger vers l'Italie l'année prochaine et en prévision, je souhaiterais établir un itinéraire des villes et endroits à visiter et surtout le côté pratique. pour pouvoir calculer un peu mon budget.

Pour commencer, je me dis le nord de l'italie serait bien pour commencer, car même si j'ai envie de voir la Toscane et Rome c'est déjà plus éloigné. Nous venons de la Belgique.

Tout d'abord visiter Milan mais je ne sais pas encore vraiment alors si vous avez un récit de voyages ou des idées je suis preneuse.

- Bergame j'en ai entendu du bien - Vérone - Venise - Je serais également tenté de voir l'endroit ou a été touner certaines scènes de Star Wars à savoir la Villa Balbianello au lac de Côme. (comment ça se passe ou faut-il se rendre? Combien ça coûte et comment ça se passe pour visiter? et j'aimerais finir les vacances quelques jours pour se reposer dans la région di Levante ou dans les environs. Si vous avez des endroits à me conseiller.

Par contre je me demande ce qui est le plus intéressant au niveau du logement entre les différentes visites (nous serons en voiture). Par exemple arrivée à Milan rester 2 nuits sur place pour pouvoir visiter une autre ville dans les environs ou loger dans chaque villes visiter? Es-ce possible et intéressant de prendre le train pour relier d'un endroit à l'autre sans pour ainsi devoir y loger et ne faire les grandes étapes qu'en voiture? Dans ses destinations es-ce facile de trouver de quoi se garer? Si je manque vraiment une ville importante dans les environs ça m'intéresse aussi, nous n'avons pas vraiment de nombres de jours précis mais j'aimerais que le voyage me coûte un peu moins de 2000euro si c'est possible.
Madère en octobre 2012: carte des AJ et location de voiture? English translation pending
by Crackers64 · 2012-05-17 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons en couple à Madère début Octobre, pour une dizaine de jours. Visites et randos au programme. J'ai quelques questions :

1°) concernant l'hébergement : à Funchal, j'envisage d'aller à l'hotel Mirasol, qu'en pensez-vous ? J'ai aussi pensé aux auberges de jeunesse pour le reste de l'ile : faut-il être titulaire de la carte des AJ du Portugal ? sont-elles d'un bon rapport qualité prix, avec le minimum de confort nécessaire ? le petit dej est-il compris dans le prix de la nuitée ? (le budget en AJ en chambre semble être dans les 30 euros) Quels autres hébergements à petit budget (et charme éventuellement) pouvez-vous me conseiller dans le reste de l'ile ?

2°) la location de voiture : avez-vous un loueur à me conseiller ? vaut-il mieux louer de France ?

3°) Porto Santo semble une étape interessante : combien de temps ? est-ce faisable à la journée ? vaut-il mieux prendre l'avion ou le bateau ?

4°) Combien de temps à Funchal ? (dans mon guide j'ai vu beaucoup de choses à faire et à voir, j'ai l'impression qu'il faut bien trois jours, non ?)

merci de vos réponses.
Mars 2012: de Lisbonne à Lisbonne par l’Alentejo et l’Algarve en 15 jours English translation pending
by Jacou0109 · 2012-03-25 · 2 replies
Conditions générales Du 29/02/12 au 16/03/12 : Lisbonne, Evora, Beja, Tavira, Albufeira, Vila Nova de Milfontes, Lisbonne. Transports : vol low cost Bâle-Lisbonne (189 € AR pour 2) location voiture 13 jours (189 €) Logements réservés sur des sites spécialisés pour les hôtels et pour les locations : 572 € soit 35.72€ par nuit en moyenne Budget total pour deux (avion compris) : 1665 €

Carnet de voyage

29/02 Vol de 2h15 depuis Bâle, arrivée à Lisbonne vers 17h30 sous le soleil ; nous contactons l’agence qui nous a loué le studio pour les avertir de notre arrivée imminente. Nous prenons devant l’aéroport, l’aérobus n°1 qui est en instance de partance en descendons 1/2h plus tard à l’arrêt Rossio situé à 5mn du studio réservé sur internet (50€ par nuit). Si le quartier est très populaire et les maisons un peu décaties, le studio dispose de tout le confort habituel et l’accueil de la part du responsable est sympathique. Premier contact avec le quartier du Rossio et recherche d’un restaurant pour le dîner ; Difficile d’éviter les restaurants touristiques de la rua das Portas de S. Antao dont les rabatteurs essaient tous de vous charmer et de vous attirer dans leur restaurant. Nous nous laissons faire et prenons un repas correct sans plus pour quand même 41 € à deux, pas vraiment un super rapport qualité prix ! Petite promenade dans le quartier de la Baixa, Praça Restauradores, Praça Dom Pedro IV et Praça Figueira. Retour dans notre studio qui semble être situé dans le quartier africain vu le nombre important d’anciens colonisés qui discutent et commercent devant l’église Sao Domingos. C’est sympa et plein de vie. 01/03 Après le petit déjeuner nous nous dirigeons vers la Mer de Paille en traversant le quartier pombalien de la Baixa avec sa structure de rues en damier. Nous débouchons sur la Praça du Comercio qui nous surprend par ses grandes dimensions accentuées par le vide qui la caractérise. Nous allons jusqu’au bout où l’on peut s’avancer par un plan incliné jusqu’à faire trempette dans la Mer de paille. Nous continuons en direction de la rue où se trouve la belle façade manuéline de l’église de Conceiçao Velha, puis la casa dos Bicos et la « forteresse cathédrale » (Sé). Un peu plus loin le mirador de Santa Luzia offre un superbe panorama sur les toits de Lisbonne et la mer de Paille. Nous descendons par les petites ruelles étroites et pentues de l’Alfama. Déjeuner en terrasse, de sardines, bien sûr ! dans un sympathique bistro « A Morgadinha de Alfama ». Nous remontons à pied vers le château que nous visitons surtout pour profiter de la vue sur toute la ville (360°). Retour vers notre studio, entre temps le ciel s’est couvert et il pleut. Courses dans les magasins de la Praça Figueira et dîner chez nous. Je ressors prendre quelques photos du « Lisbonne by night ». 02/03 Découverte ce matin du quartier du Chiado en empruntant la rua do Carmo qui donne sur le fameux ascenseur « eifelien » de Santa Justa. Visite des ruines de l’église du Carmo, détruite par le tremblement de terre de 1755 et jamais reconstruite puis nous passons devant le théâtre San Carlo, la Praça Camoes toujours très animée avec ses bars et ses terrasses et le mirador de Santa Catarina (belle vue sur le Tage, les docks et la Mer de Paille). Visite ensuite de l’église Sao Roque dont les chapelles surchargées et dorées nous rappellent les autels baroques latino-américains. Nous continuons par le beau mirador du jardin Sao Pedro de Alcántara et sa superbe vue sur le quartier de Baixa et de Graça et du château, puis arrivons à la Praça de Principe Real avec son cèdre exceptionnel qui ombrage une belle surface de la place et ses beaux magasins d’antiquités spécialisés en azulejos (dès 15€ l’azulejo). Nous redescendons à pied en longeant le trajet du typique funiculaire de Gloria. Nous prenons ensuite le tram 15 à la Praça de Figueira en direction de Belèm et nous nous arrêtons à la fameuse pâtisserie près des Hiéronymites pour gouter les excellents pasteis de Belèm accompagnés d’un galao (grand verre de café au lait). En bon touriste nous allons nous promener autour de la tour de Belèm puis allons visiter l’église et le cloître des Hiéronymites : c’est toujours un choc de voir cette merveille, l’église, sa voûte nervurée et ses piliers, le monastère et son cloître avec ses galeries sculptées dans une pierre d’une belle couleur. 03/03 Direction Sintra par le train qui part toutes les 20 mn de la belle gare du Rossio ; Nous apprécions d’être logés dans le quartier du Rossio ce qui nous permet et de voir l’essentiel du vieux Lisbonne à pied mais aussi d’être près des stations de bus ou de train. Du terminus de la gare nous partons à pied vers le centre ville de Sintra (20 mn) et décidons d’aller faire un circuit à pied repéré sur le site internet de la ville et qui va nous permettre de faire une balade en passant par plusieurs belles demeures typiques de Sintra, le Castelo où nous pique- niquons malgré un temps assez changeant ; de là nous redescendons par un sentier qui nous ramène à Sintra en passant par l’église Santa Maria. Arrêt pour goûter aux pâtisseries locales : les « travesseira » à la pâtisserie Piriquita dans le centre de Sintra. Nous repartons à pied pour visiter la Quinta da Regaleira. Si la maison elle-même ne recèle pas de trésors exceptionnels, les documents sur l’histoire de sa construction et sur son architecte sont intéressants mais c’est surtout le jardin qui est fantastique dans tous les sens du terme : Des coins mystérieux, des cascades et des grottes, une chapelle et surtout l’étrange puits initiatique qui descend à 27m par un escalier en colimaçon dans les profondeurs de la terre, tout un univers symbolique. Retour à Lisbonne, goûtons à la célèbre liqueur Ginginha près du Rossio. 04/03 Après avoir récupéré notre voiture de location nous prenons la route en direction du Sud empruntant le pont du 25 avril en direction du Cabo Espichel, très beau site impressionnant avec son église bâtie au bout d’un promontoire qui domine la mer et encadrée par les deux ailes des bâtiments conventuels. Nous continuons vers la Sierra d’Arrabida, (petit arrêt à Vila Fresca de Azeitao pour acheter du moscatel) en empruntant la belle route qui domine la mer avant d’arriver à Setubal où nous pique-niquons dans une aire où se retrouvent les locaux qui pratiquent le barbecue. Nous continuons en direction de Montemor Nuovo, belle petite ville blanche dominée par son château. Arrivée à Evora en fin d’après-midi, installation à l’hôtel situé à la périphérie de la ville. Petit tour à Evora sous un bel éclairage de fin d’après-midi qui met en valeur des beaux monuments. 05/03 Départ en voiture pour faire le circuit des mégalithes, bel éclairage encore ce matin dans la campagne alentejane. Pas un chat sur ces sites, mais des moutons et des chèvres ! visite au menhir de Guadalupe, au cromlech (bel ensemble de plusieurs dizaines de pierres) et du tumulus près de Valverde (moins photogénique avec son toit de tôle ondulée). Nous visiterons ensuite plusieurs petites villes : Arraiolos réputée pour ses tapis, Estremoz, Evoramonte : ce sont de belles ville blanches, tranquilles avec leurs vieux qui se chauffent au soleil, et comme toujours quelques belles églises et un château perché d’où la vue sur les alentours est très belle. Celui d’Evoramonte est très original avec son habillage de gros nœuds qui le fait ressembler à un gros paquet cadeau. 06/03 Nous continuons notre tournée des villes de l’Alentejo : Monsaraz, superbe village perché sur sa colline que domine un château fort d’où la vue sur la région environnante et le fleuve Guadiana est superbe. Ce sera ensuite le tour de Serpa autre belle ville aux maisons blanches et colorées, où le chaud soleil et une terrasse accueillante nous invite à nous désaltérer d’une rafraichissante bière locale. Puis nous arrivons à Beja étape du soir où nous avons réservé une chambre dans un très bel hôtel du centre ville (43 € avec petit déjeuner buffet copieux). Visite de la ville et excellent dîner dans un restaurant du centre (O Alentejano). 07/03 Au programme aujourd’hui, la ville de Mértola joliment installée dans le méandre du fleuve Guadiana et remarquable par sa belle église blanche qui était originellement une mosquée comme on peut encore le constater à l’intérieur. Le vieux village est également à voir. Nous continuons vers Alcoutim, lui aussi situé au bord du Guadiana et qui fait face à son homologue espagnol Sanlucar de Guadiana ; C’est un petit village agréable avec comme toujours, son église et son château. En fin de journée nous voilà à Tavira ou nous avons loué un bel appartement avec deux balcons et tout le confort pour une somme dérisoire (15€ par nuit) situé à 15 mn à pied du centre. Du 08/03 au 10/03 Tavira Durant ces trois jours nous allons en profiter pour découvrirà pied les incontournables de cette région de l’Algarve. D’abord la ville de Tavira qui mérite largement une visite approfondie et son immense plage sur l’île ( ilha de Tavira) accessible en 10 mn par bateau (toutes les heures sauf entre 12h et 14h prix 1.40€ AR) depuis le port situé au bout de l’avenue des cuatro aguas. La promenade de Pedras del rei (téléchargeable sur internet) est une balade dans les marais salants et les marécages qui séparent la ville de la mer d’où l’on peut observer des oiseaux migrateurs. Le petit village de Cacela Vielha sur la côte est également un petit bijou à visiter en voiture. Du 11/03 au 14/03 Olhos de Agua Nous quittons cette partie de l’Algarve pour nous arrêter 4 jours plus à l’Ouest en nous installant à Olhos de Agua (près d’Albufeira), toujours dans un petit appartement loué sur internet pour 35€ par nuit. Rien à redire l’appartement est quasiment neuf, très clair avec ses trois terrasses dont l’une dispense une belle vue sur la mer au loin (à 10 mn à pied). Ici aussi nous avons surtout arpenté le bord de mer remarquable par ses belles plages bordées de falaises impressionnantes d’une très belle couleur ocre rouge. Nous avons beaucoup apprécié les plages de Falésia et leur superbe couleur ocre et blanche surtout au coucher du soleil : Elles nous ont fait penser à Bryce Canyon aux Etats-Unis ; Elles sont facilement accessibles en voiture (accès fléché). Nous sommes allés faire une très belle balade du côté de Pera sur la plage de Praia Grande. L’intérêt de cette balade est de longer sur une belle passerelle en bois une lagune où nichent de nombreux oiseaux migrateurs. Autre balade en montagne cette fois du côté de la petite ville de Monchique dans la sierra du même nom qui domine de 900m ce coin de l’Algarve ; c’est l’employée très compétente et serviable de l’office du tourisme qui nous a proposé cette balade de 2h qui mène au sommet du Picota à 773 m. Nous avons fait un excellent déjeuner à un prix imbattable (14.5€ pour deux avec entrée, plat, dessert, café et vin) au petit restaurant « Snack-bar O Zé » situé en face de l’O.T. NB : réfléchissez à deux fois avant d’emprunter l’autoroute qui traverse l’Algarve, elle est payante ce qui n’a rien d’étonnant sauf qu’il n’y a pas de postes de péages et donc qu’il vous faudra 2 jours plus tard penser à acquitter cette taxe à un bureau de poste pour éviter une amende, bonjour la simplicité ! Autre belle plage près de Portimao celle de Praia da Rocha, remarquable par ses falaises et ses pitons isolés dans la mer. On peut facilement la rejoindre par de nombreux escaliers où l’admirer depuis les terrasses situées en hauteur. La charmante petite chapelle de N.S. de la Rocha près d’Albufeira ménage également une belle vue sur les falaises et les plages. Ne ratez pas à Carvoeiro le site d’Algar Seco où les falaises creusées par la violence des vagues ont laissé apparaître des trous et des grottes que l’on peut parcourir par un sentier creusé dans le roc, c’est très surprenant et photogénique. Un peu plus à l’Ouest (200m) le belvédère de N.S. de Encarnaçao domine la mer et les falaises de Carvoerio. Enfin un autre site incontournable et fameux est le site de Ponta de Piedade au Sud de Lagos, (bien fléché). J’ai peu évoqué, en dehors de Tavira, les principales villes de la côte d’Algarve qui son, t me semble-t-il, complètement défigurées par un bétonnage intense digne de la côte méditerranéenne espagnole, avec leurs rues touristiques standardisées qui vous donnent l’impression d’être dans n’importe quelle station touristique du monde, ça n’a donc pour nous aucun intérêt. 15/03 Départ de Olhos de Agua pour Vila Nova de Milfontes avec un arrêt à Sagres et son fameux fort, que nous n’avons pas visité, lui préférant la découverte libre de ce paysage de bout du monde. Même type de paysage un peu plus loin au Cap Saint Vincent. Arrivons à Vila Nova de Milfontes sous un orage violent. 16/03 Visite de Vila Nova de Milfontes, agréable étape sur le retour vers Lisbonne. Nuitée dans une sympathique maison d’hôtes « a casazul » dans l’immédiate périphérie de la ville (50€).

Conclusion C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons redécouvert ce pays que nous avions visité il y a quelque 33 ans ! Nos souvenirs étant devenus partiels et confus, il était temps de les réactualiser.

Nous retiendrons la gentillesse des Portugais à notre égard, la richesse de leur culture architecturale, la beauté des falaises sauvages de l’Algarve, la cuisine portugaise, et en particulier les pâtisseries .Nous ne nous souvenions pas de leur grand nombre et de leur qualité. Le temps a été exceptionnellement beau et chaud, nous n’avons eu qu’une petite ½ journée de pluie à Lisbonne et un orage de 2h au retour. En ce qui concerne la crise qui touche le Portugal à l’instar d’autres pays du Sud de l’Europe, les traces visibles repérables par des touristes de passage nous paraissent assez discrètes : on peut noter la fréquence du mot poupança (c'est-à-dire économie) dans la presse, à la télévision, dans les magasins, les panneaux « à vendre » sur les maisons et les commerces, les nombreux volets fermés dans les résidences touristiques, il est vrai que nous étions en basse saison : A ce sujet, que c’est agréable de se promener, dans les villes, sur les plages, dans des endroits très touristiques en étant presque toujours seuls ou presque, de pouvoir se garer n’importe où sans chercher une place pendant des heures…il est vrai que la mer est très froide à cette saison mais la baignade n’était pas notre objectif. Nous restons à la disposition des forumistes pour tout renseignement complémentaire : adresses d’hôtels, transport aérien, auto de location etc.

NB : notre album de photos de voyage est visible sur le site de Picasa en activant le lien suivant :

https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/Mars2012LisbonneLAlentejoEtLAlgarve?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMGV8YC7o4_GtwE&feat=directlink
Compte rendu d'une croisière aux États-Unis et au Canada sur le Carnival Glory English translation pending
by Grandpierreg · 2012-02-12 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire un compte rendu de notre croisière aux Etats-Unis et au Canada sur le Carnival Glory. Cette croisière a été faite en septembre 2011 mais je ne peux faire le compte rendu que maintenant à cause du fait que j’ai été assez occupé et que j’ai dû faire également un voyage professionnel de plusieurs semaines à l’étranger. Désolé donc de ce compte rendu très tardif. J’espère toutefois qu’il vous sera utile. Ce fut notre quatrième croisière. Les deux premières furent sur L’Orient Queen de Louis Cruises Lines et la troisième sur le MSC Splendida. Le trajet de cette croisière de 8 jours a été le suivant : New-York / en mer / Boston / Portland / Saint John / Halifax / en mer / New-York

http://www.carnival.com/...Military:, length:3,

Jour 1 - New-York- l’embarquement

Après avoir passé 2 jours à visiter New-York, le jour d’embarquement pour cette croisière est arrivé. Nous prenons un taxi qui doit nous amener au port. Malheureusement, le taxi est pris dans un embouteillage monstre et nous sommes obligés de le quitter pour continuer le trajet à pied avec toutes nos valises. Heureusement, ce trajet n’est pas long puisque en quittant le taxi, nous voyons au loin le Carnival Glory. Arrivé au pied du bateau, des porteurs se chargent de mettre les valises dans des chariots. Nous remarquons de suite que les futurs passagers autour de nous donnent un pourboire au porteur. Nous faisons de même. Puis nous montons à l’étage indiqué. Les passagers sont dirigés vers différents portiques de sécurité selon le type de cabine. Au portique de sécurité, c’est comme à l’aéroport : tout passe au rayon X. La sécurité est beaucoup plus stricte qu’à Marseille. Nous sommes ensuite dirigés vers des guichets où l’on nous prend en photo et où l’on nous donne tous les papiers nécessaires. La jeune femme qui s’occupe de nous semble déconcertée quand nous lui présentons nos passeports français. Elle quitte son guichet pour faire voir nos passeports à ses supérieurs. Nous craignons un moment qu’il y est un problème mais finalement tout s’arrange. On nous fait ensuite asseoir dans une grande salle. Une étiquette contenant un numéro nous a été donnée. Il faut attendre que le personnel appelle ce numéro pour pouvoir monter sur le paquebot. Nous attendons donc assez longtemps d’ailleurs. L’embarquement est beaucoup plus long que lorsque nous sommes montés sur le MSC Splendida à Marseille. Un papier nous informe que l’ordre des escales est modifié à cause d’un banc de baleines qui perturbe le trajet ! Un autre papier nous informe qu’à cause du triste anniversaire (10 ans) des attentats du 11 septembre, la sécurité sera renforcée. Les paquebots qui sont au port de New-York sont bien pleins car les américains craignent des attentats à New-York. Certains fuient la ville à bord des paquebots où ils se sentent plus en sécurité… A travers les vitres de la salle, nous voyons le Carnival Glory. Les passagers qui patientent comme nous sont pour la plupart plutôt âgés. Il y a beaucoup d’américains mais aussi des touristes de l’Amérique du Sud ainsi qu’un groupe d’asiatiques. Les américains de la côte Est des Etats-Unis qui font des croisières vers le Sud, et notamment vers les Caraïbes, sont plutôt jeunes. A l’inverse, ceux qui font des croisières vers le Nord, et notamment vers le Canada, sont plutôt âgés. Finalement, nous entrons dans le paquebot. Il est 12h30. Nous comprenons que nous sommes autorisés à déjeuner à la cafétéria mais que nous ne sommes pas autorisés à aller dans nos cabines car elles ne sont pas encore prêtes ! Nous nous perdons, avec d’autres passagers d’ailleurs, dans l’immensité du paquebot. Nous ne parvenons pas à trouver la cafétéria. Heureusement, nous croisons un membre d’équipage qui nous l’indique gentiment. Je décrirai le jour 2 le Carnival Glory et notre cabine. Nous déjeunons donc à la cafétéria. C’est un buffet à volonté. La nourriture n’est pas terrible. Il y a par contre des cookies délicieux. Je n’en ai jamais mangé d’aussi bons. Après avoir mangé, aucune annonce ne nous précise que nous sommes autorisés à aller dans nos cabines. Nous décidons d’y aller par nous-même. Nous entrons dans notre cabine sans problème. Elle est prête. Nous nous rafraichissons puis a lieu l’exercice de sauvetage. Nous commençons ensuite à visiter le paquebot lorsqu’on s’aperçoit qu’il est sur le point de quitter le port de New-York et nous ne voulons pas manquer le départ ! Nous montons alors sur le pont promenade. Le départ est somptueux ! Tous les paquebots quittent le port en même temps et se suivent les uns derrière les autres. Il y a un paquebot de Norwegian Cruise, un de Celebrity Cruises , un autre de Holland America et d’autre encore. Nous passons devant les gratte-ciels de Manhattan, puis sous un immense pont (dont j’ai oublié le nom), puis devant la Statue de la Liberté. Nous voyons peu à peu New-York disparaître dans l’horizon. La journée est déjà bien entamée. Nous savions déjà que nous sommes au deuxième service pour le diner. Nous constatons avec plaisir que nous sommes à une table de deux personnes. On nous apporte le menu : plusieurs entrées, plats et desserts au choix. On peut prendre tout ce que l’on veut. J’ai pris à chaque fois deux entrées, un plat et un dessert. On peut prendre aussi (sans supplément) un café, un thé et même un verre de lait servis dans un grand verre. Je prenais à chaque fois le verre de lait. Nous sommes agréablement surpris des repas : de la qualité, de la quantité suffisante et les plats sont bien servis. Nos deux serveurs sont sympathiques tout en étant professionnels. Ils semblent à la fois ravis et surpris que nous soyons français. Nous avions craints que la cuisine sur un paquebot américain ne soit pas de qualité : ce n’est pas le cas. J’ai même mangé des escargots ! Un officier habillé tout en blanc (un croate) vient à notre table pour se présenter et nous faire un petit discours. Nous apprenons alors que nous sommes les deux seuls français à bord ! Après le diner, le spectacle. Nous sommes un peu déçus car en fait, ce n’est pas un spectacle. C’est un show à l’américaine qui présente le personnel du Carnival Glory. Un gros ballon gonflable qui représente le Carnival Glory gonfle peu à peu au fur et à mesure du show.

Jour 2 – en mer – Carnival Glory

C’est une journée en mer. La prochaine escale au jour 3 est Boston. Comme Boston est assez proche de New-York, le paquebot avance très lentement. Nous profitons de cette journée pour visiter le Carnival Glory. Il a été construit en 2003 par les chantiers italiens Fincantieri. Ce sont ces chantiers qui ont construit les paquebots Costa. Le Carnival Glory peut accueillir 2974 passagers et il y a 1150 membres d’équipage. Ce paquebot offre tout le confort d’un 4**** : salle de spectacle, salle de sport, espace bien être (sauna, hammam, jacuzzi, massage), bibliothèque, piscine, casino, bars, salons, atrium avec ascenseurs panoramiques, magasins, restaurant, cafétéria, salle de jeux, discothèque, … C’est un beau paquebot mais il n’est toutefois pas aussi beau et luxueux que le MSC Splendida. La décoration est moins sobre et moins contemporaine. Nous avons été agréablement surpris de notre cabine. Nous avions une cabine extérieure standard. Elle était spacieuse puisqu’elle faisait 22 m² (10 m² sur l’Orient Queen et 18 m² sur le MSC Splendida), bien agencée et confortable. Il y avait un coffre-fort ainsi qu’un sèche-cheveux. Dans la salle de bains, il y avait un petit panier contenant des savons, des dentifrices (très agressifs), des rasoirs, des shampooings, ... Il n’y avait pas de peignoirs ou de chaussons par contre. Notre cabine communiquait avec une cabine voisine par une porte. C’est bien pratique quand on est en famille (les parents dans une cabine et les enfants dans la voisine), ou quand on voyage avec des amis mais quand on est que deux, je vous conseille de ne pas prendre de cabine qui communique avec la voisine car cette communication est un point faible sur le plan acoustique. Nous entendions un peu nos voisins mais surtout ils fumaient ( !) et la fumée passait par cette porte communicante. Nous avons dû la calfeutrer avec une serviette. Cette porte peut bien sûr se fermer à clef. Les petits déjeuners se font à la cafétéria sous forme de buffet à volonté. Ils sont assez moyens. Les cookies sont délicieux. Nous avons remarqué que certaines personnes ramenaient leur plateau pour manger dans leur cabine. Ils laissaient ensuite le plateau vide dans le couloir. Je n’ai pas le souvenir que l’on pouvait déjeuner au restaurant. Nous avons toujours déjeuné à la cafétéria sous forme de buffet à volonté. C’est assez moyen. Les diners se font au restaurant. Plusieurs entrées, plats, desserts et café, thé ou un verre de lait sont proposés dans le menu. On peut prendre ce que l’on veut. J’ai toujours pris deux entrées, un plat, un dessert et un verre de lait. Comme je l’ai dit plus haut, c’est bon, copieux et bien servis. Les repas sont faits par un cuisinier français. J’ai remarqué que contrairement à nos précédentes croisières, les tables ne sont pas fleuries. Les spectacles après le diner sont biens aussi. Certains soirs toutefois, il y avait un divertissement sous forme de sketch (stand-up comedy) auquel nous avions du mal à adhérer… Le bateau est propre et bien entretenu. Le personnel aimable et efficace. J’ai remarqué également qu’à la fin de la croisière, nous n’avons pas rempli de questionnaire de satisfaction ! Nous avons également apprécié la longueur des escales : de 8 à 10 h ! Par contre, aucuns efforts n’est fait pour les touristes étrangers : les informations, les journaux de bords, les repas, les spectacles, les excursions, le personnel, … tout est en anglais. Pour les excursions, nous les avons achetées directement sur le site internet de Carnival avec une carte American Express. Nous avons essayé avec une carte bancaire visa mais ça ne fonctionnait pas … Nous avons pu profiter ainsi du taux de change avantageux pour nous Européens. Le carnet des excursions était dans notre cabine à notre arrivée ! On peut annuler ou modifier les excursions sans problème. Il y a un espace personnalisé accessible depuis le téléviseur pour savoir quelles excursions ont été réservées et quelles ont été les dépenses à bord du paquebot.

Jour 3 – Boston (Etats-Unis)

Boston est la capitale du Massachusetts. Nous avons pris à chaque fois des excursions proposés par le bateau à chacune des escales. Pour Boston, nous avons pris l’excursion « Historique Boston et Harvard ». Nous nous sommes promenés dans un premier temps dans le vieux Boston, vu de vieilles maisons du XVIII ème siècle tout en bois notamment celle où à séjourné Georges Washington, la cathédrale, un immeuble entièrement construit avec des canettes de bières recyclées, vu également les gratte-ciels les plus connus de Boston, son port de plaisance, le plus vieux cimetière de Boston du XVIIIème siècle, la plus vieille église de Boston tout en bois (toujours du XVIIIème siècle). Nous sommes passés également devant un petit monument en mémoire des soldats de Boston décédés en guerre, leur plaque d’immatriculation en métal qu’ils ont autour du cou y étant accroché dessus. Nous avons aussi visité un square où se trouve la statue de Paul Revere, célèbre pour sa chevauchée en avril 1775. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu le vieux Capitole, construit en 1713… Nous avons ensuite visité la célèbre université de Harvard. Nous nous sommes baladés dans le campus : la bibliothèque, l’église du campus, la maison du Directeur mais surtout la célèbre statue de John Harvard que l’on voit dans de nombreux films (« Social Network » par exemple).

Jour 4 – Portland (Etats-Unis)

Portland est la capitale du Maine. Nous avons pris l’excursion « Le meilleur de Portland et Kennebunkport » Balade dans le centre-ville où l’on a vu le Parlement, le Capitole, la cathédrale, … Le car nous a ensuite amené à l’extérieur du centre-ville pour aller visiter le phare de Portland qui se trouve à l’extrémité d’un parc boisé. Belle vue sur la mer et ses environs. Le phare, construit en grande partie en bois, est beau et typique de l’architecture de la région. Nous avons ensuite visiter Kennebunkport qui est un joli petit village de pêcheurs qui est devenu peu à peu un lieu de villégiature chic et chère (un peu comme St Tropez). De nombreuses personnalités ont leur résidence secondaire. Nous sommes passés par exemple devant la résidence de la famille Buch. Joli balade dans le centre du village construit en majorité en bois. On peut faire du shopping mais c’est très cher. Des calèches en bois circulent dans le village. Le soir, de retour au paquebot, c’était la soirée de gala. Tout le monde était très bien habillé. Le diner était un peu plus élaboré. C’est ce soir-là que j’ai mangé des escargots. Mais, contrairement sur l’Orient Queen ou sur le MSC Splendida, nous ne sommes pas pris en photo avec le Commandant et aucun cocktail ou champagne ne nous est proposé !

Jour 5 – Saint John (Canada)

Saint John est la plus grande ville du New Brunswick. A ne pas confondre avec Saint John’s capitale de Terre-Neuve-et-Labrador et également avec Saint John’s capitale d’Antigua-et-Barbuda ! Nous avons pris l’excursion « Le Top 10 de Saint John » Visite du musée de la ville. On peut notamment y voir tous les outils qui étaient nécessaire à l’époque pour chasser la baleine, des costumes et du mobilier d’époque, les découvertes archéologiques et géologiques, … Nous avons visité également le marché couvert de Saint John où l’on peut voir les produits récoltés dans la région. Balade dans le centre-ville ou l’on nous fait voir les maisons les plus anciennes et les plus typiques. Puis on nous montre une curiosité du coin : « les chutes d’eau réversibles ». C’est une rivière qui coule tantôt dans un sens (de gauche à droite) puis dans l’autre sens (de droite à gauche) avec beaucoup de remous selon le fait qu’elle est soumise ou pas à la marée de la mer. Nous sortons ensuite de la ville pour rouler dans la campagne canadienne dans des endroits marécageux et boisés. Nous admirons de beaux paysages. Nous arrivons ensuite au village de pécheurs de Saint Martins où l’on peut notamment admirer des ponts en bois tout couvert. Ceci dans le but d’éviter que la partie en bois où roulent les voitures ne gèle. Nous continuons le trajet pour s’arrêter à la baie de Fundy, célèbre pour sa beauté, sa riche diversité en faune et en flore. Au large, la baie est fréquentée par les baleines que nous n’avons malheureusement pas vues. Nous nous baladons sur la plage. Le guide, qui est habillé en costume traditionnel local nous explique que si l’on trouve un galet cerclé de blanc, c’est un porte bonheur. J’en trouve un justement que je ramène précieusement en France ! La guide m’a demandé d’où je venais. Je lui réponds que je suis français mais je comprends par la suite qu’elle comprend que je suis québécois. J’insiste en disant que je suis français « de France ». Elle comprend alors et semble très surprise. En faisant les magasins, j’achète un petit tableau comme souvenir. Le hasard fait que la guide s’en aperçoit. Son visage s’illumine alors, elle vient vers moi pour me remercier chaleureusement. Elle se met à me parler et je comprends que ces vendeurs chez qui j’ai acheté ce tableau font ce métier pour arrondir leur fin de mois et que ce n’est pas leur activité principale. Ils le font par nécessité et j’ai l’impression que leur vie est assez difficile.

Jour 6 – Halifax (Canada)

Halifax est la capitale de la Nouvelle-Ecosse. Elle est célèbre car c’est dans cette ville que sont enterrées les victimes du naufrage du Titanic. Nous avons pris l’excursion « Le Top 10 d’Halifax » La guide est également habillée en costume traditionnel local. Visite de la ville avec notamment le port de plaisance, le vieux fort sur les hauteurs d’Halifax, le parc de la ville (avec son petit lac où flotte dessus une maquette du Titanic !), les maisons à l’architecture typique et visite enfin du cimetière où sont enterrées les victimes du naufrage du Titanic. Nous quittons ensuite la ville pour aller visiter dans les environs Peggy’s Cove qui est un joli petit port de pêcheurs avec un beau phare. Il y aussi une sculpture sur un rocher. Nous avons également visité une fabrique de sirop d’érable. Au retour dans notre cabine, nous trouvons une feuille qui nous indique que le lendemain, le Carnival Glory va traverser une mer agitée et qu’il faut s’attendre à ce que le paquebot tangue … Nous quittons Halifax sous un brouillard très épais. Le bateau avance très lentement en émettant une sirène caractéristique pour prévenir les environs de sa présence. Nous avons remarqué aussi qu’il émettait un gros flash à intervalle régulier. Tout ceci donne une atmosphère triste et lugubre.

Jour 7 – en mer

En effet ! Quand on se réveille, le bateau tangue mais cela ne nous dérange pas plus que çà…Le brouillard a disparu. Nous passons une bonne partie de la journée à faire du shopping dans les magasins du paquebot et à jouer au casino. Beaucoup, notamment les plus âgés, ont préférés resté dans leur cabine.

Jour 8 – New-York – Débarquement

Il y avait possibilité de laisser sa valise le jour 7 avant de se coucher dans le couloir pour que le personnel s’occupe jour 8 de la décharger. Nous avons préféré la garder avec nous. Nous prenons notre petit déjeuner et retournons dans notre cabine où l’on attend que l’on nous appelle pour pouvoir débarquer. Ils appellent les passagers pont par pont. Notre pont est enfin appelé. Nous débarquons sans problèmes. Nous prenons un taxi qui nous amène à la gare pour prendre le train pour Washington où nous rejoignons des amis pour une dizaine de jours.

Conclusion

Nous sommes globalement satisfaits de cette croisière. Nous avons bien apprécié d’avoir une cabine spacieuse. Nous avons par conséquent réservé une cabine extérieure sur le nouveau Carnival Breeze pour une croisière de 13 jours en septembre. Le trajet est le suivant : Barcelone / Monaco / Livourne (Pise, Florence, Luca) / Civitavecchia (Rome)/Olbia/en mer/Dubrovnik/Venise (2 jours)/en mer/Messine/en mer/Barcelone.
Avis sur circuit au Canada: Ontario et Québec English translation pending
by Emmet · 2011-12-14 · 30 replies
Bonjour à tous!!

Alors voilà, c'est décidé cette année (2012) nous souhaitons partir au canada et y faire un circuit de 15/20jours.... Nous avons l'habitude des circuits organisés seul (on a fait 2 fois les USA et une fois l'Islande 😛) mais nous connaissons pas le Canada! 🤪 Nous comptons partir en septembre/octobre, la période n'est pas vraiment définie mais nous aimerions voir "l'été indien"?!

Nous avons déjà pas mal éccumé les forums et les aides au voyages (livres, sites...) et nous avons réussi à déterminer un premier itinéraire en fonction de ce que l'on aimerait voir et faire 🙂 mais nous pensons que les avis des connaisseurs est toujours bon a prendre!

Nous pensions prendre un vol multi-destination (Paris-Toronto / Montreal -Paris) mais nous ne sommes pas fermés si vous pensez qu'il est préférable de faire un circuit fermé Montreal/Montreal par ex... Les premiers vols que j'ai trouvé sont soit sur Air Transat, soit sur Air Canada, soit sur Air France... Mais je ne connais que Air France! Que pensez vous des autres compagnies, quelles sont vos expériences?

Voici l'itinéraire que nous avons imaginés:

Jour 1 =Paris – Toronto

Jour 2 = Toronto

Jour 3 = Toronto

Jour 4 = Toronto – Niagara Falls (Prise de la voiture) --> est ce qu'on reviens sur Toronto ou y a t-il un coin sympa sur la route?

Jour 5 = Toronto – Kingston -->Visite de la villekingston + croisière milles iles + point d'observation "Ivy lea"

Jour 6 = Ivy Lea – Ottawa

Jour 7 = Ottawa – Parc du mont tremblant --> Parc oméga (matin) + mont tremblant (après midi) + nuit sur la route

Jour 8 = Parc du mont tremblant – Parc de la Mauricie – Trois Rivière --> Visite du parc de la Mauricie + Trois rivière (nuit)

Jour 9 = Trois Rivières – parc de la Jacques Cartier – Saint Félicien --> Visite du parc Jacques Cartier + route pour Saint Félicien (nuit)

Jour 10 = Saint Félicien – Saguenay --> Visite du Zoo + route du Saguenay (nuit)

Jour 11 = Saguenay – L’anse saint Jean – Saint Siméon --> route vers L’anse Saint jean + « village nouvelle France » + Excursion à cheval + Route Baie Sainte Catherine (Excursion Baleine ?)

Jour 12 = Saint Siméon (ou tadoussac?) – Québec --> Saint Irénée + Canyon Saint Anne / Baie saint Paul + visite de la Basilique sainte Anne de beaupré + Chute de Montmorency

Jour 13 = Québec --> soirée cabane à sucre (ile d'orleans)

Jour 14 = Québec - Montréal

Jour 15 = Montréal

Jour 16 = Montréal – Paris (départ 19h50 – vol de 6h45)

Jour 17 = Arrivée à Paris

Cela vous parait-il faisable? Faut-il rajouter ou enlever des choses? Faut-il prévoir des en plus (1 à 3 jours)? Y a t-il des visites qu'il faut réserver de France? Le city-pass de toronto est-il bien? le temps passé dans les grandes villes est-il suffisant? Les temps de route ne sont-ils pas trop long? 😊

En fait tous vos avis, toutes vos idées ou toutes vos remarques constructives seront les bienvenue!!!

Merci.... 😉
Trois semaines dans l'Ouest canadien et Yellowstone English translation pending
by Oeildepalour · 2011-11-03 · 40 replies
apres un periple passionnant de 27 jours dans l'ouest americain organise avec l'aide des forumeurs vazyvite et tous les autres nous prevoyons ma femme et moi de visiter l'ouest canadien en y ajoutant yellowstone nous sommes retraites septuagenaires et ne parlons toujours pas l'anglais nous prevoyons de le faire au mois de juin afin d'etre revenu pour recevoir les petits enfants en vacances en juillet. j'aie fais une premiere approche en utilisant toutes les infos que j'aie pu trouver sur les forums mais je serai tres heureux de recevoir critiques commentaires et conseils qui me permetrons d'ameliorer cette ebauche nous ne sommes pas a deux trois jours pres nous ne sommes pas de tres grands marcheurs voici cette ebauche EBAUCHE CIRCUIT OUEST CANADIEN

JOUR 1 NANTES PARIS CALGARY JOUR 2 CALGARY JOUR 3 CALGARY DRUMHELLER 140kms JOUR 4 DRUMHELLER LETHBRIDGE 280 kms JOUR 5 LETHBRIDGE GREAT FALLS 300kms JOUR 6 GREAT FALLS YELLOWSTONE 430 kms JOUR 7 YELLOWSTONE JOUR 8 YELLOWSTONE HELENA 290kms JOUR 9 HELENA KALISPEL 370kms JOUR 10 KALISPEL WATERTON LAKES 270 kms JOUR 11 WATERTON LAKES BANF 350kms JOUR 12 BANF JASPER 280kms JOUR 13 JASPER JOUR 14 JASPER CLEARWATER 340 kms JOUR 15 CLEARWATER KAMLOOPS 125 kms JOUR 16 KAMLOOPS WISTLER 160 kms JOUR 17 WISTLER VICTORIA 235 kms + ferry JOUR 18 VICTORIA VANCOUVER 100kms + ferry JOUR 19 VANCOUVER JOUR 20 VANCOUVER et vol PARIS JOUR 21 PARIS NANTES toute infos sera la bienvenue merci d'avance
Où fait-il le plus chaud au Maroc en novembre? English translation pending
by Hampia · 2011-10-24 · 32 replies
Bonjour,

...sujet peut-être déjà débattu mais je n'ai pas trouvé suffisament d'infos dans les discussions déjà lancées. En fait, il ne s'agit pas forcément pour moi d'aller à l'endroit le plus chaud mais je pars avec une amie le 12 novembre, juste pendant une semaine et nous avons acheté notre billet en août quand l'été (ou plutôt l'absence d'été) en France devenait insupportable ... :) Je rêve donc de pouvoir profiter de quelques heures de soleil la journée (le + possible) sachant que les soirées seront forcément fraîches. J'aurais envie de retourner à Essaouira que j'aime beaucoup mais dans mes souvenirs, il y a beaucoup de vent, agréable certes en été, mais peut-être pas en novembre... Sachant qu'on atterrit à Marrakech et qu'on ne souhaite pas visiter plus de 3 lieux en une semaine, auriez vous des conseils à nous donner ? J'ai déjà visité Fès, Ait Benhaddou, Ouarzazate, les gorges du Thodra et du Dadès, Tarroudant, Agadir, Safi. Possibilité de retourner dans un de ces lieux mais je préfèrerai découvrir une autre ville ou un autre village.
Route Ouagadougou-Koupela début décembre, logement à Koupela? English translation pending
by Vincentdu18 · 2011-10-12 · 2 replies
Bonjour, nous voulons aller debut decembre a koupela en partant de Ouagadougou. Est ce que l'on peut y aller en voiture sans problème ou faut il privilégier d'autres moyens de transports? Deuxième question: ou loger à Koupela ou à proximité?

D'avance merci tous

Vincent
Logement à Ouagadougou? English translation pending
by Laaffi · 2011-08-29 · 26 replies
Depuis la fermeture de la Maison Azaaba y aurait il d' autres options a Ouaga, la Case d'hotes, hotel Les Palmiers. Qu'elles sont les conditions chez les Dominicaines ( Les Lauriers). Je cherche qlq chose de simple, mais qui donne qd meme un certain confort avec des services ( Internet, repas, ...) .
Croisière Coral du Cap vers Istanbul et les îles grecques du 23 octobre au 2 novembre 2011 English translation pending
by Minako · 2011-08-22 · 80 replies
Bonjour a tous, Nous somme un jeune couple. Nous allons effectué notre première croisiere.

Nous ouvrons ce poste afin de permettre a toutes les personnes qui vont effectuer cette croisière aux même dates que nous, afin de faire connaissance avant de monter a bord, et de pouvoir partager certaines excursions tous ensemble.

On vous attend avec impatience, et pour les autre, a bientôt sur le coral
Recherche témoin pour un mariage à New York entre le 18 et 24 août 2011 English translation pending
by FredNY · 2011-07-24 · 6 replies
Bonjour,

Nous recherchons des témoins pour notre mariage qui aura lieu à New York, entre le 18 et 24 août 2011. Si d'aventure vous êtes en vacances sur manhattan ou si vous y résidez nous serions heureux de pouvoir profiter de vos services. Notre voyage en lui même est bouclé. Les formalités administratives également, c'est le dernier obstacle à notre projet. On compte sur vous. De notre coté, après plusieurs voyages à New York on peut mettre à profit nos astuces pour profiter au mieux de cette ville magnifique. A très bientôt. FredNY
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
by Cendryon · 2011-06-30 · 153 replies
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).

Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!

Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)

Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!

A bientôt ! 😉

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display