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GR20 en juillet et août 2012 English translation pending
by Gastro30 · 2012-08-16 · 14 replies
Gr20 du 21 juillet au 4aout 2012

En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.

L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.

Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.

Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.

Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….

Un short

Un pantalon divisible en 2 parties

Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été

Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)

Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit

Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac

Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)

Des gants en soie

Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)

Un pull polaire

Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)

Un coupe vent coupe pluie genre k-way

Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer

Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.

Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout

Une frontale

Un rouleau de pq

Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas

Lunettes de soleil

Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…

Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.

Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux

Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)

Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight

Un briquet

Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.

Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux

Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.

A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)

Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…

Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.

Le barda est prêt ?

Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu

Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.

Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop

Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu

Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti

Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours

Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr

La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…

Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.

Repas du soir, même tarif, même désespoir

3° étape Asco

Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.

Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher

Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.

Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.

Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.

4° étape Tighettu avec le cirque à franchir

Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…

Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.

Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…

La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.

Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane

5° étape Castel di Vergio

Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio

Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa

est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…

Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.

6° étape Manganu avec le lac de Nino

Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.

Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.

Une jolie source.

Et cette impression de calme, de sérénité.

Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.

Une pose pour admirer le paysage.

Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.

Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.

7° étape Pietra Piana et Onda

Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.

De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.

Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.

Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.

Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.

Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.

Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.

Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,

Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !

Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…

Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !

Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….

8° étapes Vizzavona et fin du gr nord

Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..

Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.

Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.

Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.

Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.

Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…

Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.

9° étape Capanelle

Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie

Magnifique ruisseau.

Et pourtant.

Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.

Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..

J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.

On verra demain.

9° etape I Paliri

Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.

Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.

10° étape Usciolu

Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.

12° étape Asinau

Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.

L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,

l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas

sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.

Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…

Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.

Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.

Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas

- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…

13° étape I paliri

On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.

L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.

Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.

Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.

Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.

14° et dernière étape Conca

Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.

Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.

Et puis un gout amer.

La fin d’un rève concrétisé

La fin d’un groupe

La fin d’une aventure préparée depuis un an

Le groupe, le voila

La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant

Les deux couples, plus gentils tu meurs

Mario et moi

Mes erreurs.

Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.

Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.

J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.

La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.

Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.

Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.

Et puis, il y a le mental.

Je ne suis parti en me disant j’espère finir.

Dans ma tete, c’était clair.

Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)

Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.

Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.

Le groupe, on ne le voit pas naitre.

Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.

Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.

Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.

Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.

Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.

Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »

Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.

Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.

Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.

De jolis moments. Inoubliable.

Le reste du goupe……..

Merci à vous.

Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.

Je supporte pas les » aurevoir »

Pour finir, en deux phrases.

Le gr20, faites le.

Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.

Fred.

P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
Long résumé de l'Ouest américain en été 2011 English translation pending
by Decadence · 2012-08-15 · 8 replies
Bonjour à tous !

Je rattrape mon retard avant mon prochain voyage (dans une semaine : Floride !). Mieux vaut tard que jamais !

Comme j'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparé notre voyage dans l'ouest l'an passé, et que les résumés de voyages et co m'ont été très utiles, c'est à mon tour de vous faire partager le mien ! J'ai essayé de mettre le plus possible de commentaires sur les hôtels et les resto mais parfois il me manquait des noms. J'espère que ce résumé pourra être utile à certains et j'en profite pour remercier tous les membres du forum !

Prêts ? Go ! (... et bon courage si vous tenez à lire l'entier !).

25 Août - Day 1

Départ de Zürich, escale à Atlanta et 4h de vol plus tard, atterrissage à Los Angeles ! On chope nos valises et ensuite direction Alamo pour prendre notre voiture : Elle est magnifique et énooorme, on a jamais vu ça ! Jon prend le volant et on se lance. Sur la route c’est bien allé jusqu’à l’entrée d’autoroutes. Mais ensuite, on n’a rien compris aux sorties ! Mais on a fini par arriver à l’hôtel (Jerry’s Motel) vivants ! Un peu vieillot et dans un quartier moyennement fréquentable mais on se rendra vite compte que c’est un peu partout comme ça à Los Angeles. En tous cas, on est vraiment contents de pouvoir enfin dormir. On a d’ailleurs même pas le courage de sortir s’acheter à souper.

26 Août – Day 2

Dès 05h30 on était réveillés, vive le décalage horaire ! On a tout de même attendu que le soleil se lève pour sauter dans la voiture afin de trouver notre premier petit déjeuner américain. Ensuite direction les studios ! On parc la voiture (15$) et on file directement à l’universal tour après être entrés pour avoir moins de queue. On a de la chance, il n’y a pas encore énormément de monde et après une petite demie heure d’attente c’est à nous ! Le tour est vraiment sympa, avec un petit coup de cœur pour l’attraction King Kong 3D qui est vraiment impressionnante et le quartier de Wisteria Lane ! On enchaîne ensuite avec Waterworld (à nouveau une petite demie heure d’attente). C’est bien fait mais assez enfantin, et pas extrêmement spectaculaire. Disons que ce qui m’a le plus amusé n’a pas été le show en lui-même mais plutôt l’animation durant le placement de tout le monde.

Dès le matin, il a fait très chaud et le soleil tape fort, on n’est pas habitués et une baisse de régime se fait sentir. Un petit hamburger-pastèque au Mel’s dinner nous remettra d’aplomb pour les attractions suivantes. Heureusement, il y a un peu partout des « cool zones » où de la brume est envoyée dans l’air pour se rafraichir, sans parler des attractions dont on ressort trempés (Jurassik Park par exemple). Vers 17h00, après avoir vu le show des animaux stars, on décide de rentrer. Le décalage horaire se fait sentir. Après être sortis du parc, on s’arrête pour manger quelque chose au Panda Inn.

27 Août – Day 3

Ce matin, départ vers 08h30 pour le Walk of Fame. Petite déception en arrivant, les noms sont ceux de personnes qui nous sont inconnues mais au fil du chemin, des étoiles marrantes apparaissent. En plus il y a peu de monde donc pas de bousculade sur le trottoir ! On en profite pour aller acheter un déjeuner dans un supermarché avant de continuer la montée des étoiles. Arrivés au Chinese Theatre, on en profite pour monter quelques étages et on voit le panneau Hollywood pour la première fois ! Ca fait bizarre !

Ensuite, départ pour Berverly Hills. On a eu du mal à trouver, on est passé par la Mulholland road drive avant de tomber sur Beverly Hills un peu par hasard. C’est magnifique ! Je ne cracherais vraiment pas sur une de ces maisons… Ensuite, montée au Griffith Observatory (trop chaud pour monter à pieds comme prévu donc on opte pour la voiture) et sur le bord de la route, on voit un coyote qui nous regarde ! Arrivés en haut, quelle chaleur ! On dirait un four ! Mais la vue est splendide on voit beaucoup mieux le panneau Hollywood et on a une vue magnifique sur Los Angeles. Après, direction Downtown où on a bien galéré pour trouver les endroits prévus (vive mon organisation !). Après avoir tourné en rond dans des rues pleines de petites échoppes un peu cracra on est tombés par hasard sur Little Tokyo (qu’on cherchait justement !). Et là bonne surprise ! C’est magnifique ! J’y aurais bien passé quelques heures de plus, mais c’est horriblement frustrant de ne rien pouvoir acheter faute de place dans la valise ! Ensuite, on cherchait les boutiques dans Downtown mais c’est tellement grand qu’on n’a fait que parcourir des immenses avenues totalement vides. On a fini par demander notre chemin et c’est là qu’on a plus ou moins compris qu’il y avait des « districts » pour chaque genre de commerces (« Clothes district », …). Quand on est enfin arrivés vers les boutiques, il était déjà 17h00 passé et on n’en pouvait plus.

28 Août – Day 4

Ce matin, départ pour San Luis Obispo avec arrêt à Santa Barbara. Sur la route, on s’arrête dans le « Beach Café » où on commande un petit déjeuner. Délicieux mais beaucoup trop gros ! Heureusement, comme ailleurs ils me proposeront une boîte (j’adore cette idée !). On reprend la route pour Santa Barbara où on arrive dans la matinée. Là, on visite un peu Stearns Wharf (la plus vieille jetée de la côte ouest) puis direction le centre ville. C’est vraiment joli, plein de boutiques dont un petit magasin adooorable où ils vendent des cupcakes délicieux. En arrivant à notre motel à San Luis Obispo, le Peach Tree Inn, c’est une bonne surprise ! On obtient une meilleure chambre pour le même prix et c’est un endroit adorable où on verra nos premiers écureuils ! Après avoir mis nos affaires dans la chambre, direction le centre ville pour un peu de shopping.

29 Août – Day 5

Ce matin, comme ces derniers jours on est debout vers 07h30. Ca tombe bien, le déjeuner nous attend et il paraît qu’il est particulièrement excellent. Et en effet, c’est pas mal du tout ! Des muffins (chocolat, myrtilles et non identifié), 3 sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, céréales, oat meat, fruits frais. On se prend donc un énorme déjeuner avant de partir pour Morro Bay où on a prévu de faire le tour Whale watching. C’est plein de brouillard et il fait un froid de canard ! Mais très vite, on oublie ça en voyant nos premières loutres qui jouent près de la côte. Plus tard, j’aperçois un banc de dauphins et on s’en approche. Ils sautent autour du bateau, magnifique ! On verra également des loutres qui cassent des coquillages sur leur ventre, adorables, plein de lions de mer ett un albatros (il paraît que c’est rare). Par contre, aucune baleine à l’horizon. Le capitaine cherche pourtant ! D’ailleurs, au lieu d’une heure et demie environ, on fera 4 heures de tour en mer. On retrouve la terre ferme vers 13h00 (ouf !). On n’a pas vu de baleines mais c’était une expérience magnifique (et extrême pour nous !). On reprend la voiture totalement congelés et direction Big Sur. On s’arrêtera le long de la route au Whale watching café quelques heures plus tard. Horriblement cher, pas très bon et service très moyen, mais on avait trop faim. Et au moins, les assiettes étaient copieuses (vive le pain servi avec les pâtes, c’est vraiment bizarre). Le long de la route qui longe la côte, on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter plusieurs fois, tant les paysages sont extraordinaires. Malgré tout, c’est assez long, surtout avec des voitures qui s’arrêtent presque dans les virages, ça ne roule pas très bien. On arrive enfin vers Monterey à 17h30 et on s’arrête pour acheter notre souper dans un centre commercial. Mauvaise pioche, à voir c’est un magasin de produits importés mais on y trouve tout de même quelques trucs. Ensuite direction le Motel 6 d’où on ne sortira pas car trop fatigués.

30 Août – Day 6

On commence par une petite ballade à Monterey mais il fait vraiment froid, c’est brumeux, humide et ça ne nous plaît pas tellement donc on se remet rapidement en chemin pour Santa Cruz. Après avoir profité pendant une bonne demi-heure des bêtises des sea lions, on reprend la route gentiment, direction San Francisco. Le soleil est revenu, il fait beau mais toujours froid. On commence par la montagne Twin Peaks. Malheureusement, à peine arrivés en haut, la vue disparait à cause du brouillard. En tous cas, ça nous a tout de suite mis dans l’ambiance. 2ème étape, la vue sur le Golden Bridge depuis Fort Point. Là encore, il fait frais et le brouillard est au rendez-vous mais la vue est tout de même splendide ! Ensuite, on décide d’aller faire un peu de shopping au centre ville mais la conduite est difficile, on se fait klaxonner (pour la première fois depuis notre arrivée aux USA!) et on a de la peine avec les interdictions de tourner à gauche. En plus, impossible de trouver un parking normal et on n’a plus de monnaie pour les horodateurs donc après s’être passablement énervés, on décide d’aller à notre hôtel, le Country Hearth Inn. En arrivant, pas de place de parc, ça commence bien. Heureusement, on pourra se garer dans la cour. La chambre est spacieuse et bien équipée. Seul bémol, la salle de bain qui n’est pas de toute fraicheur et le bruit du à une très mauvaise isolation. Ensuite on part directement à la quête d’un endroit où souper. L’endroit est sympa, il y a plein de boutiques (Lombard Street). On choisi le Naked Fish, un bar à sushis puisque Jon rêve de sushis depuis son arrivée aux USA.

31 Août – Day 7

Ce matin, départ vers 08h30 pour Chinatown. On arrive vers 09h00 et tout est encore fermé, mais au moins, on peut profiter de la vue qu’offrent toutes ces étranges maisons. On monte jusqu’à la Coit tower pour admirer la vue avant de redescendre sur Chinatown où on dîne de sushis et d’un assortiment de nourriture japonaise pour moi au Sushi rocks. Très bon et le service est sympa ! Ensuite, shopping dans Market Street ! Ensuite, direction le centre commercial de Market Street. C’est énorme et il y a carrément trop de magasins, on ne sait plus où donner de la tête et on n’ose à peine entrer dans les boutiques tellement il y a de choix. On marchera dans les rues commerçantes pendant tout l’après-midi avant d’aller souper au McDo (notre premier du voyage !). Là encore, il faudra nous expliquer pourquoi on reçoit 2 cheesburgers en commandant un menu cheesburger, c’est un grand mystère. On passera le reste de la soirée dans notre chambre en ne sentant plus nos pieds !

1er septembre – Day 8

Ce matin, direction Alcatraz ! Enfin, c’est ce qu’on pensait car arrivés là-bas après avoir couru depuis l’arrêt de bus jusqu’au Pier 33 d’où partent les bateaux qui accostent sur l’île, mauvaise surprise, plus de place jusqu’à demain ! Génial. Après réflexion, on oublie l’idée et on se contente d’une ballade le long du Pier 39. Ensuite on rentre à pieds à notre motel gentiment par le bord de l’eau en se disant qu’on pourra faire les boutiques le long de la Chestnut Street.

02 Septembre – Day 9

Grand départ pour Yosemite ! Au passage, on s’arrête au Golden Gate Park pour aller faire un tour dans le Tea Garden. C’est trop chou ! Après cette petite visite, on entame le voyage en direction de Yosemite. En chemin, on s’arrête dans un petit café pour dîner. Incroyable, je commande le petit déj à 5$ et on m’amène 2 énormes pancakes, du bacon, une omelette au fromage et une salade de fruit. Autant dire qu’on est calé après ! Pour Yosemite, j’avais prévu d’arriver par le bas afin d’aller voir Mariposa Groove Giant Sequoia mais Jon a décidé qu’on arriverait par le haut (entrée El Capitain) car c’était plus près. Donc on a abandonné l’idée (trop loin !) et on a fait la ballade de Tuolumne Grove. 30 mn environ de descente dans la forêt avec à l’arrivée quelques sequoias géants. C’est une bonne entrée en matière. La forêt sentait si bon et il y avait plein de mignons petits écureuils et chipmunks (aucune idée du nom de ces petites bêtes en français). Au retour à la voiture, direction notre hôtel près de Mariposa (Bear Creek cabins). Grand moment de solitude. On dirait l’endroit du film d’horreur « La colline a des yeux ». Baraques bizarres, gars au regard vitreux qui semble vivre dans sa voiture, baragouine et se penche à ma fenêtre pour demander ce qu’on cherche. On n’est pas très tranquilles. Heureusement, la chambre est sympa et grande, et les voisins ont l’air à peu près normaux. Ensuite, 2ème moment de solitude, on n’a rien à manger et on est au milieu de nul part sans réseau de tél ni wi-fi ! C’est là qu’on voit qu’on est des grands consommateurs et que sans civilisation on est vite perdus (oui bon, on avait un hôtel et l’électricité, mais je parlais de magasins !). On décide d’aller voir à Mariposa si par le plus grand des hasards il y aurait un supermarché. Et il y en a un ! Ensuite dodo, car demain on va randonner !

03 Septembre – Day 10

Vers 07h, on est debout et en route pour la Valley de Yosemite ! On y arrive vers 09h30 le temps de faire un plein. En chemin on s’arrête au départ du sentier pour les Bridalveil fall. Il n’y a personne, il fait un peu frais, c’est magique. Par contre, elles sont moins belles que ce que j’imaginais, mais on est déjà contents qu’il y ait de l’eau vu qu’on est à la fin de l’été ! Arrivés dans la valley même, on se met au parking proche du Curry village. Depuis là, direction Vernal fall ! Le chemin monte directement, mais c’est goudronné, joli et on est très motivés donc tout va bien malgré le chaud. On dépasse vite la plupart des gens. Arrivés en-bas des chutes, on s’étonne d’y être déjà et on continue l’ascension ! Moins de monde, très beau, mais pénible pour ceux qui n’aiment pas la montée comme moi ! Heureusement le paysage est magnifique et l’envie d’arriver en haut est plus forte que la fatigue ou le souffle court donc on continue ! Sur le chemin, comme à beaucoup d’endroits, tout le monde propose de prendre les autres en photos, c’est tellement sympathique, et les américains ont l’air très étonnés quand on leur propose spontanément de les prendre en photo alors qu’eux le font tout le temps… Etrange ! Arrivés en haut, on pic-nic au bord de l’Emerald Pool. On décide de continuer de monter jusqu’au Clark Point avant de redescendre par le chemin (pas très envie de reprendre les escaliers glissants par où on est montés). La descente nous semble sans fin, c’est vraiment chiant et en arrivant en-bas on a plus de mollets ! On reprend la voiture et direction Glacier Point ! Sur la route, embouteillage, on nous parc en attendant que d’autres redescendent du parc qui est plein. Il y a également pas mal de départ de feu le long de la route mais il paraît que c’est normal. Hyper rassurant toute cette fumée et ces arbres calcinés! Après 30mn d’attente, en route pour la fin du chemin pour Glacier Point, le trajet paraît sans fin et c’est rien comparé à ce qui nous attend. Là haut, la vue est totalement magnifique. C’est énorme ! Ensuite direction notre hôtel à June Lake (June Lake Villager Inn). Mais pour ça, on doit prendre la Tioga road après l’avoir rejointe et donc on n’est pas sortis de l’auberge. C’est long, très long, mais les paysages sont magnifiques. On croise même une marmotte, et de la neige !

04 Septembre – Day 11

Le matin est glacial à June Lake, pas étonnant, c’est une station de ski ! On va prendre un petit déj au Tiger Bar et ensuite direction Bodie, la ville fantôme. Pour y arriver, il faut rouler pendant une quinzaine de minutes sur une route non pavée. On a trouvé que c’était très moyen. Il y a du monde et on a vite fait le tour des maisons. Ensuite, direction Mono Lake. Il fait chaud, et ça sent le poisson. J’avais prévu de m’y baigner mais l’envie s’est très vite envolée. La journée se terminera par un petit souper au Tiger Bar après une ballade vers le lac près de notre motel.

05 Septembre – Day 12

Ce matin, départ vers 07h30 pour la Death Valley ! En résumé, il fait chaud, très chaud ! On cuit même ! En résumé on a fait les dunes de sable, Badwater (loin, très loin !), Devil golf road, Artist drive et Zabriskie point (magnifique !). Ensuite on continue la route direction Las Vegas. La conduite est hyper monotone, des centaines de kms sur une route toute droite. Vive le Nevada ! En plus il n’y a aucune civilisation ! 5h plus tard, on arrive à Las Vegas et on trouve notre hôtel (Flamingo) sans se perdre ! La chambre est très grande (salon + chambre séparée) mais un peu vieille donc petite déception. Après un petit souper, on fait un petit tour du strip fontaines au Bellagio, Caesar Palace mais on est crevés donc après avoir joué et perdu un dollar parce qu’on ne sait pas comment fonctionne les machines, on va dormir.

06 Septembre – Day 13

Ce matin, vers 09h, départ pour le outlet Premium north. Une nouvelle fois on est fiers de nous parce qu’on y arrive sans se perdre. Par contre même si les rabais sont énormes les marques restent toujours un peu chères pour nous. On rentre vers 13h00 et on s’arrête au MGM Grande pour chercher nos tickets pour KA du Cirque du Soleil qu’on pensait être joué ce soir. On en profite pour faire un petit tour vers les hôtels avoisinants et chez tix 4tonight où on prend le buffet du souper au Treasure Islande. On gagne 5 dollars chacun environ, moins que ce que je pensais. Ensuite petit tour à la piscine de l’hôtel : elle est bonne et il y a des chutes d’eau pour se masser les épaules, le Paradis sur terre ! C’est là qu’on se rend compte, en voyant les cocotiers, qu’on est dans une piscine en plein désert. Le soir, buffet au Treasure Islande. Vraiment bon ! En sortant, on profite de regarder le spectacle des sirènes. Nous qui nous attendions à quelque chose avec des sirènes qui nagent dans l’eau, etc on n’en croit pas nos yeux quand ce sont des espèces de gogo danseuses qui montent sur le bateau. C’est tout sauf une version Disney comme ce qu’on avait imaginé mais qu’est-ce qu’on se marre ! C’est là qu’on se rend compte qu’on est vraiment à Vegas, surtout quand le bateau des méchants pirates coule vraiment et qu’il y a des explosions énormes qui nous brulent le visage sur celui des sirènes. Après une petite ballade au Venetian on rentrera doucement à l’hôtel.

07 Septembre – Day 14

Ce matin, départ pour le Grand Canyon. De nouveau un grand moment de solitude sur cette route qui n’en finit pas et qui est ennuyeuse à mourir. Arrivés là-bas vers 17h30 environ, on se dépêche pour aller voir le coucher de soleil au bord du rim après avoir pris notre chambre (Maswik Lodge). Et là, juste à 2-3 mètres de nous, des biches et leurs petits traversent le chemin et s’arrêtent carrément pour nous regarder. Incroyable ! On est sous le charme et on croit halluciner. On arrive en 5mn de marche au bord du trou où on regarde le soleil se coucher. Il n’y a pas trop de monde et c’est magnifique.

08 Septembre – Day 15

Ce matin, on avait prévu de faire l’Hermit Road à pied mais pour finir on prend la navette et on va à pieds pendant 1-2 km depuis l’arrêt Powell… C’est très beau et surtout très grand mais un peu toujours la même chose. On reviendra pour faire un vrai trek et descendre au fond du canyon, c’est sûr, mais là on n’est pas assez en forme ! En tous cas, on se fait une petite journée tranquille qu’on finira au Yaki point avant de prendre la route pour Page. Un petit peu marre de la voiture quand même. Environ 03h plus tard (et quelques trips sur les indiens), on arrive au Motel 6 à Page. Petit détour par la piscine, Burger King et dodo !

09 Septembre – Day 16

Ce matin, on a prévu une grasse matinée puisque notre programme est assez léger mais à 07h30 on est debout donc direction l’Upper Antelope Canyon. Un guide Navajo nous amène au canyon avec 6-8 autres personnes en pic up. Visite du canyon avec explications et… Prises de photo ! Oui oui, notre guide nous montre comment avoir de belles prises de vue (visages, cœurs, couchers de soleil sur Monument Valley dessiné par les roches). La visite dure une petite heure. On hésite de faire le Lower mais on décide que non parce qu’il faudrait à nouveau payer une vingtaine de dollars par personne donc on oublie cette idée, peut-être demain. On continue par la ballade qui nous fait découvrir le Horseshoe bend. Il fait vraiment très chaud et il faut marcher dans le sable pendant une dizaine de minutes (à la montée ça va beaucoup plus long !). C’est incroyable parce qu’on voit tout d’un coup. On avance dans le sable, il n’y a rien à part des cailloux et des petits buissons, et tout à coup, la falaise ! Vers 17h00 après un retour à l’hôtel à cause d’un orage, on ressort pour essayer de trouver un endroit où se baigner mais impossible ! On tombe sur le Lone Rock où il y a des tonnes de camping cars juste au bord de l’eau et personne en train de se baigner. Bizarre.

10 Septembre – Day 17

Avant de partir pour Bryce Canyon, et après avoir cherché dans notre guide un endroit où il est possible de se baigner, on va à la « plage » ! On se parque juste avant le barrage depuis Page, on marche 5mn environ et on est seuls au monde, l’eau est magnifique, mais ça fait tout de même un peu peur. L’eau est chaude, on dirait un bain ! On patauge un bon moment. Ensuite en route pour Bryce, le GPS veut nous faire prendre une longue route non pavée mais on résiste, et on décide de faire un détour même si on mettra environ 04h00 à arriver là-bas (alors qu’on en avait calculé 2 !) ! Arrivés au canyon, il fait froid, c’est couvert et on hésite de faire notre randonnée étant donné le temps mais heureusement on fini par se lancer. On choisit la boucle Navajo Loop – Queen Garden. C’est magnifique et la montée est beaucoup moins fatigante que ce qu’on avait imaginé. Ensuite direction notre hôtel à Tropic (Bryce Canyon Inn). On voulait repartir pour voir le soleil se coucher mais le ciel est couvert et puis on a un peu la flemme.

11 Septembre – Day 18

Ce matin, on voulait au départ aller voir le lever de soleil sur Bryce Canyon mais le temps nous a un peu démotivés (il fait vraiment froid et c’est couvert) donc on a dormi jusqu’à 08h30 heure locale ! Après notre déjeuner, on fait les valises, on saute dans la voiture, petit détour par Bryce Canyon pour une dernière vue. On en profite aussi pour observer les chiens de prairie. Ensuite direction Zion. Sur la route, flash flood (pluie très forte et spontanée), super. Lorsqu’on arrive à Zion, c’est la tempête, il pleut des cordes et c’est tout gris, on voit à peine que la route est rouge. Pourtant, derrière les gouttes d’eau, on devine tout de même toutes ces falaises rouges magnifiques. On traverse tout le parc pour arriver à Springdale où est notre hôtel mais il est un peu tôt pour le check-in donc on se met en quête d’un resto où dîner. Presque tout est fermé et on finit on Pionneer Lodge. Belle surprise, les assiettes sont énormes et c’est plutôt bon ! En dessert on prend une part de cheesecake qui est monstrueuse et délicieuse ! Vers 14h30, on peut heureusement prendre notre chambre (Bumbleberry Inn). Elle est sympa, située au rez de chaussée avec baie vitrée et terrasse (ainsi que les habituels frigos et micro-ondes).

12 Septembre – Day 19

Après une bonne assiette de pancakes qu’on s’est partagés, on prend la navette du parc direction l’arrêt « The Grotto » pour faire la ballade Angel’s Landing. Il fait encore assez frais donc c’est un temps agréable pour la montée. On a vite le souffle court mais très vite la vue est déjà magnifique donc ça motive. On est arrivés au Scout’s Lookout en 40mn environ, la vue est incroyable mais déjà là, le vide est bien présent. Après avoir papoté avec plusieurs couples de français qui viennent de renoncer à monter jusqu’en haut, on se lance. On fait un petit bout le long des chaînes mais on arrête très vite. Ou les européens sont trouillards, ou les américains sont inconscients. Personnellement je penche pour la seconde solution étant donné le parcours ! Sans mousqueton, il faut être cinglé pour continuer ! En plus, étant donné la pluie de hier, il y avait encore une belle couche de sable mouillé très glissante ! En tous cas, on est déjà bien contents de nous et on redescend. Arrivés en bas, on reprend la navette pour le « Temple of Sinawava » pour faire la randonnée des Narrows. La ballade commence le long de la rivière sur un chemin plus ou moins bétonné. Il y a vraiment du monde. On s’arrête le long du chemin pour notre dîner avant de continuer jusqu’à l’entrée de la rivière entre les falaises. Il y a beaucoup de personnes qui se jettent à l’eau au propre comme au figuré ! Elle est gelée mais ça fait du bien ! Après une centaine de mètres, beaucoup de gens font demi-tour. On nous dit que quelques mètres plus loin on a de l’eau jusqu’à la poitrine. Mouais, il y a du courant, et elle est très froide. On pense faire demi-tour mais après une dizaine de minutes d’hésitation devant ledit endroit où l’eau arrive à la poitrine (et après que l’on nous ait assuré que c’est l’endroit le plus profond), on se lance en même temps qu’un autre couple. Hop, sacs à dos au-dessus de la tête et c’est parti pour quelques mètres avec de l’eau gelée presque jusqu’au cou. Heureusement, le courant est vraiment faible à cet endroit, et on ne le regrettera pas, c’est vraiment plus calme une fois le plus gros du monde semé ! Je pense qu’on a marché dans la rivière pendant 1h environ puis on a rebroussé chemin (petit rappel cette ballade se termine en plus d’un jour, ce n’est pas une boucle à proprement parler avec un départ et une arrivée comme les autres donc on fait demi-tour quand on le souhaite). L’eau est quand même froide, le courant est fort et il faut tout de même refaire tout le chemin en sens inverse. En tous cas c’était une superbe ballade, et encore une fois, on est fier de nous ! De retour à l’hôtel, après une bonne douche, direction le « Noddle and Pizza » pour souper : bonne pizza qu’on s’est partagé avant d’aller acheter une part de tarte aux myrtilles et un brownie à la pseudo boulangerie Blumeberry. Miam ! On a fini la journée avec nos gâteaux sur la terrasse devant un magnifique couché de soleil sur les montagnes de Zion, le rêve !

13 Septembre – Day 20

Et voilà, ce matin départ pour Las Vegas une nouvelle fois. La route est moins longue que ce qu’on avait imaginé, on a mit environ 3h. Arrivés là-bas, vu qu’il est trop tôt pour prendre la chambre, on va visiter le Mirage. On voulait voir les dauphins, mais c’est payant (on aurait du s’en douter !) tant pis ! On en profitera pour prendre le buffet à midi. Après notre dîner, on a à nouveau essayé de jouer. On se donne 10 dollars et en 5mn, on en gagne 50 ! On n’y croit pas… On imprime le ticket et on va retirer l’argent pour vérifier que c’est bien ça. Et en effet, la machine nous donne bien 60 $ ! On décide de jouer 20 $ chacun, qu’on perdra très rapidement. Vers 16h00, on va au check-in du Tropicana. La queue est longue, au moins 30mn ! Pfff… Au guichet, le monsieur nous dit qu’on est au 21ème étage. On trouve ça étrange, encore plus en arrivant dans l’ascenseur et en voyant que c’est le dernier étage. Mais bon, tant mieux. Arrivés devant la chambre, encore plus étrange, la 2157 est une suite. On ouvre, et là se dévoile une chambre énorme avec 2 salles de bain (dont une avec miroirs et co deux fois pour Her & His), salon, bar, chambre avec jacuzzi, sauna, 2 écrans plats, produits de toilette + parfums Bulgari…. Et fenêtres panoramiques avec vue sur le Strip… Hum… Après avoir tout pris en photo, on redescend on check-in un peu hystériques. Ben oui, on n’a pas les moyens de payer ça ! Je chope le manager qui passe par là et lui explique que « we have a very very big room and want to be sure that we paid this price so 58 $ ! ». Ca le fait bien rire et il nous explique que ce matin il a upgrader aléatoirement certaines personnes et que c’est tombé sur nous. Youhouuuuuu ! On remonte vite fait dans notre magnifique chambre pour se faire un jacuzzi avec un « sachet de thé pour le bain Bulgari ». Après un peu de repos, on profite pour faire une petite visite de l’Excalibur et du Luxor avant de retourner à notre chambre avant d’aller au MGM pour voir KA du Cirque du soleil. Le spectacle commence à 21h30. On a des très bonnes places (2ème catégorie pourtant !), au milieu juste quelques sièges sur le côté ! D’ailleurs, on a trouvé que les places du premier rang ne doivent pas être merveilleuses étant donné la disposition de la scène ! Le spectacle est incroyable, ils mettent le paquet. L’histoire est un peu simplette et le dénouement un peu rapide mais les acrobates nous le font vite oublier, notamment avec la roue et le moment où l’héroïne et le gars plein de paillettes se suspendent dans tous les sens sans harnais !

14 Septembre – Day 21

Et voilà, notre dernier jour est déjà là. On rentre à Los Angeles pour prendre l’avion demain matin. Autant dire que ça nous réjouis moyennement. On se voit déjà vivre ici ! Sur la route, on s’arrête au Outlet de Primm. Les boutiques sont sympas mais comme le premier, on ne trouve pas grand-chose puisqu’on n’est pas des grands fans de marques. J’avais prévu d’aller faire un tour à Venice Beach en arrivant à Los Angeles mais on a mis plus de temps que prévu et il est déjà 18h00 quand on arrive à notre hôtel (Travelodge de LAX). Après avoir pris notre chambre, on ressort tout l’incroyable bordel qu’on a entassé dans la voiture et direction Alamo pour la rendre. Petite larme à l’œil tout de même de laisser la voiture qui nous a accompagné pendant 3 semaines. Ca marque aussi la fin de nos vacances en nous faisant redevenir des piétons. Ensuite souper au Denny’s. On est agréablement surpris, dire qu’on a évité cette chaîne de resto toutes les vacances parce que ça ressemblait vraiment à une cantine. On est quand même un peu déprimés à l’idée de partir demain… Après avoir terminé nos valises, dodo… La nuit a été horrible avec une clim plus bruyante que jamais qui s’allume toutes les 30mn et qui fait un bruit d’hélicoptère !

15 Septembre – Day 22

Réveil à 04h30. Vu ce qu’il s’est passé à Atlanta avec nos passeports, on a prévu large. La navette gratuite nous amène à l’aéroport de LAX… Qui est en travaux. Notre avion décolle à 07h55 et 03h30 plus tard environ, on arrive à Atlanta pour l’escale et on arrivera à Zürich à 07h20 du matin (avec 40mn d’avance !).

Mon Top 5

Baignade dans le Lac Powell (eau magnifique et chaude, seuls au monde, magnifique paysage)

Visite d’Antelope Canyon (wouaaouhhhhh !)

Les journées passées à Las Vegas (ma ville coup de cœur, tout y est incroyable !)

La randonnée dans les Narrows au Zion NP (expérience inoubliable)

La randonnée aux Vernal Falls à Yosemite NP (la nature est magnifique là-bas)

Mon Top «bof »

La ville fantôme de Bodie (j’ai clairement détesté !)

Les outlets (moins bien que ce que j’avais imaginé)

Monterey (j’imagine que le temps n’a pas aidé !)

Le centre ville de Los Angeles (peu reluisant…)

Manque de temps dans certains endroits

Son Top 5

KA du Cirque du soleilD

San Francisco

La ballade dans les Narrows

La nourriture

La ballade aux Vernal Falls et les écureuils

Son Top « Bof »

La taille de Yosemite (trop grand !)

Bear Creek cabin

L’avion

Le centre ville de Los Angeles

Bodie
Notre voyage dans l'Ouest américain en famille cet été 2012 English translation pending
by Taq · 2012-08-14 · 94 replies
Voilà tout juste une semaine qu'on est rentré, il est temps de raconter notre voyage réalisé cet été du 15 juillet au 7 août avec nos 3 enfants de 10,13 et 16 ans. Je vais commencer par rappeler notre programme mis au point avec l'aide de nombreux forumeurs dévoués que je salue au passage😉:

J1 Arrivée à Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J2 Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J3 Las Vegas>Vallée of Fire>Zion. Nuit:camping Watchman Zion. J4 Zion>Bryce Canyon.Nuit: camping Sunset Bryce Canyon. J5 Bryce Canyon>Page Nuit:camping Wahweap Marina. J6 Bateau sur lac Powell.Nuit:camping Wahweap Marina J7 Page>Monument Valley;Horseshoe Bend + Lower Antelope Canyon.Nuit:camping Goulding’s Monument Valley J8 Monument-Valley>Grand Canyon. Nuit:camping Mather campground Grand Canyon J9 Grand Canyon>Las Vegas.Nuit: hôtel Siena Suites Las Vegas J10 Las Vegas> Death Valley.Nuit: hôtel Furnace Creek Ranch Death Valley J11 Death Valley>Lee Vining;Bodie.Nuit: Mono Vista RV Park Lee Vining J12 Lee-Vining>Yosemite;Monolake. Nuit: camping Wawona Yosemite J13 Yosemite.Nuit: camping Wawona Yosemite J14 Yosemite>San Francisco.Nuit:hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J15 San Francisco.Nuit: hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J16 San Francisco>Monterey.Nuit: camping Saddle Mountain Carmel J17 Monterey>Morro Bay; Baleines.Nuit: camping State Park Morro Bay J18 Morro Bay>Los Angeles;Santa Barbara.Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J19 Universal Studios Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J20 Los Angeles. Nuit:hôtel Saharan Motor Los Angeles J21 Los-Angeles>Las Vegas; Nuit:hôtel The Stratosphere Las Vegas J22 Derniers achats + départ début am .

J'avais réservé toutes les nuits en camping et hôtel (vivement conseillé, tous nos campings affichaient complets), le bateau pour le lac Powell et les billets pour Universal Studios et bien sûr les transports (billets avion, taxi, location voiture). Mon bilan: si c'était à refaire, eh bien, je n'enlèverai rien car tout est beau mais j'ajouterai des jours pour avoir le temps de se poser (et se reposer!). Voici les nuits que j'ajouterais: 1 à Bryce, 1 à Page, 1 à San Francisco, 1 à Santa Barbara et 1 à Las Vegas à la fin soit 5 jours de plus. Je déconseille donc vivement de faire le même circuit avec moins de jours ( des amis ont fait quasiment le même avec 5 jours en moins, je n'imagine pas!). Ou alors, je garderai notre circuit mais en remplaçant le camping par des motels, le camping étant chronophage. Un avis différent:pour le même nombre de jours, mon mari "zapperait" la partie Death Valley et Yosemite qu'il a trouvé moins grandiose.

Demain, j'essaye de vous poster notre bilan financier avant de raconter notre voyage jour par jour.Bonne nuit!
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
by Itat · 2012-08-13 · 396 replies
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !

Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.

Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !

Mardi 10 Juillet

Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.

Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.



Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !

Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.

Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.

Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…

Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…

Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.

Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.



Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.



Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.

Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.

Mercredi 11 Juillet

A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford



Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !

La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.



Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.

D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !





Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.



Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli



Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.



Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.



Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.

Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL

Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…

Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…

Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.

La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).

SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Avis sur parcours au Québec en septembre? English translation pending
by Supermimy · 2012-08-13 · 16 replies
bonjour,

j'avais déja ouvert un post sur un trajet Parc des Hautes-Gorges - Anse-Saint-Jean, et j'aurais besoin de vous pour savoir quel parcours choisir, car je n'arrive plus à décider.

Faut-il réserver les campings et hotels dès maintenant?

option 1: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction lsle-aux-Coudres: 2h de route > Cap Tourmente ? mercredi 19: direction Bergeronnes: 3h de route > camping mer et monde: 2 nuits sur place > baleines, kayak, détente vendredi 21: direction Anse-saint-Jean par le tour du fjord: 230 km env. 4h de route avec arret Ste-Rose-du-Nord dimanche 23: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 2: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction parc de la Jacques Cartier > 3 nuits sur place vendredi 21: direction Sainte-Rose-du-Nord: 3h de route samedi 22: direction Bergeronnes: 1h30 de route > camping mer et monde: 2 nuits sur place > baleines, kayak, détente lundi 24 : direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 2 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 3: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction Bergeronnes par la rive Sud: 4h de route : 2 nuits sur place jeudi 20: direction Anse -saint-Jean: 3h de route. 2 nuits sur place samedi 22: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 4: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction kamouraska par la rive Sud: 2h de route mercredi 19: direction Bergeronnes: 2h de route. 2 nuits sur place. vendredi 21: direction Anse -saint-Jean: 3h de route. 2 nuits sur place dimanche 23: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h

merci beaucoup à ceux qui prendront un peu de leur temps pour nous.
Quinze jours en Malaisie avec enfants fin mars/début avril English translation pending
by Naoures12 · 2012-08-09 · 38 replies
Bonjour,

Nous comptons partir en Malaisie pour 15 jours fin mars/debut avril avec des enfants de 3 et 4 ans. j'aimerais avoir des avis de parents ayant voyagé avec des petits enfants.

Est ce que c'est une bonne periode??

Nous comptons prendre un vol pour kuala Lumpur, est ce que 3 jours est suffisant dans cette ville??

Ce que nous recherchons comme voyage est la decouverte, promenades, sejour balneaire pour finir.

Avec des enfants je me demandais s'il etait preferable de louer une voiture, qu'en pensez vous?

avez vous des hotels à me conseiller ?? sachant que nous souhaitons rester ensemble dans la même chambre ce qui n'est pas toujours evident ou alors assez cher

après avoir visualiser un peu le forum, j'ai l'impression que les plages de l'est ont plus de succé que les plages de l'ouest, nous en recherchons une belle avec une eau cristaline "paradisiaque" .

Je suis un peu perdu vu que je pars avec mes loulou, j'ai donc besoin d'un peu d'aide merci d'avance
Dévaluation du peso argentin English translation pending
by Herge · 2012-07-25 · 130 replies
Bonjour à tous !

Un peu difficile d'expliquer ce qui se passe en quelques mots en Argentine, mais sachez que depuis le 01 novembre 2011, date ou le gouvernement argentin a décidé de bloquer tout le change officiel entre peso et autre monnaie (pour les argentins), ces derniers ce sont tournés sur le marché parallèle pour continuer à acheter et vendre des euros, réals brésiliens ou dollars... Les barrières mises en place donc par le gouvernement argentin est total maintenant depuis début juillet. Il est donc impossible pour un argentin ou même un étranger résident de pouvoir changer pesos contre euros ou même euros contre pesos. Aujourd'hui fin juillet 2012, il est pour les touristes totalement impossible de changer dans le sens pesos vers euros ou dollars. Pour les touristes il est seulement admis dans les casas de cambios officielles de pouvoir changer dans le sens euros/dollars vers Pesos argentins. Mais .... et c'est là que ça devient intéressant, puisque voila maintenant 7 à 8 mois que s'est mis en place un change parallèle (totalement illégal) à travers Buenos Aires et le reste du pays pour pouvoir changer librement de l'argent, et a une valeur bien plus interessante pour celui qui dispose d'euros ou de dollars. (comme vous).

Ce matin (25 juillet 2012) pour info :

A Ezeiza, Dans la casa de cambio Global Exchange : 1 € =4,40 ARS (pesos argentin) (En passant, Global Exchange est une grosse arnaque a éviter totalement !) A Banco Nacion : 1 € =5,40 ARS (peso argentin) Sur le marché informel à Buenos Aires : 1 € = Entre 6,40 ARS et 7,00 ARS

A savoir, si vous retirez avec votre carte Visa (ou autres) de l'argent aux distributeurs, ou si vous payer vos achats (sur place en Argentine), votre compte sera débité sur le cours officiel du Banco Nacion (soit 5,40 ARS). Donc, conclusion, vous avez tout intérêt a venir avec des euros dans les poches que vous changerez entre 6,40 et 7,00, et ainsi vous rapprocher du cours réel de la monnaie argentine. En un mot : Vos euros valent beaucoup plus (dans les "cuevas") que ce que les casas de cambio vous proposent ! (entre 19 et 29 % de plus).

De quoi changer totalement la qualité de votre voyage sur place et aussi de revoir totalement à la baisse votre budget.

J'ai développé toute cette situation sur :
http://www.petitherge.com/...entin-108450264.html

La tendance est au cours des prochaines semaines (je ne vous parle même pas des mois....) de voir le fossé se creuser entre cours légal et cours réel. Pour info la Banque de France comme toutes les autres banques européennes n'acceptent plus en Europe de changer les pesos argentins.(ce qui en dis long sur la confiance sur cette monnaie !)

Donc conseils : 1) N'acheter plus rien à partir d'Europe ou d'ailleurs via internet, hôtels, hébergements, vols intérieurs, circuits, agences etc..... puisque vous seriez débités en euros au cours officiel, donc à +20% aujourd'hui. (dans un mois...le pourcentage sera bien plus élevé) 2) Venez avec des euros sur vous que vous échangerez à Buenos Aires sur le marché informel. 3) Payez tout sur place en pesos et en cash, et exigez toujours une facture en pesos (jamais en euros ou en usd).

De cette manière vous préservez vos USD ou vos EUROs au cours fort.

Il est donc impossible (de manière sérieuse) de se projeter même à un ou deux mois (septembre ou octobre) à l'avance pour connaitre quel sera la situation du change en Argentine. Achetez un vol sec aller retour sur Buenos Aires, ensuite en fonction de votre date d'arrivée, vous verrez a combien sera le véritable taux de change.

L'Argentine est un pays particulier, si vous venez ici, accepter de "fonctionner" différemment.

En 2002, la valeur du peso avait déjà été divisée sur le marché informel par 4 en quelques mois.......aujourd'hui tout est possible à nouveau !

A bientôt !

Herge !</htm
Paiement du visa algérien en espèces English translation pending
by Dane38 · 2012-07-19 · 44 replies
Bonjour

Quelqu un peut il me dire pourquoi le visa pour l Algérie doit être payé en espèce et pourquoi avec certaines coupures et pas d autres ??🙁 merci
État des routes/pistes dans l'Atlas marocain? English translation pending
by Vegaumbria · 2012-07-18 · 13 replies
salut a tous,

je projette un tour dans l'atlas en en septembre , partant des cascades d'ouzoud via azilal , la vallee heureuse la catedrale, pour finir a ain leuh et foret de cedres . avez vous et des infos sur l'etat des routes/pistes dans cette zone et des conseils sur des coins a voir .

salut robert
Avis sur circuit dans l'Ouest américain? English translation pending
by Mul0w · 2012-07-18 · 30 replies
Bonjour à tous,

Organisant mon premier grand voyage aux US avec ma chérie (3 semaines), j'ai potassé pas mal de trucs, et je me demandai s'il était possible d'avoir un avis sur l'itinéraire (et donc étapes) que nous avons choisis, nous sommes en phase de résa des logements, donc un petit coup de validation de la part d'habitués permettra d'être bien confiants sur ce qu'on veut faire !

Voilà donc l'idée : en gros arrivée / départ de LA, pour une boucle par SF, Yosemite, Death Valley, Vegas + passage par certains parcs, LA

Plus en détail, pour l'instant j'ai prévu ça : (à gauche la ville où l'on passe la nuit / journée, à droite ce que l'on veut faire sur place, en gros ;) )

Day 1 : Paris / LA : Avion / Glandouille

Day 2 : LA : Universal Studios

Day 3 : LA : Balade découverte

Day 4 : LA / SF -> Dodo vers Morro Bay / San Luis Obispo

Day 5 : LA / SF -> Carmel / Monterey ...

Day 6 : SF : Journée Silicon valley

Day 7 : SF : Golden Gate / Sausalito

Day 8 : SF : Alcatraz / Fisherman

Day 9 : SF : Russian Hills / cable car ...

Day 10 : SF : Downtown et reste ville

Day 11 : SF / NAPA / Mariposa Grove (Wawona) /Curry village

Day 12 : Journée Yosemite (Glacier Point ...) -> Go Mamoth Lakes pour la nuit

Day 13 : Mamoth / remontée sur Bodie / Mono / -> Go Death Valley

Day 14 : Death Valley / LV

Day 15 : LV

Day 16 : LV

Day 17 : LV / Zion / Bryce

Day 18 : Bryce / Page / Antelope / Grand Canyon

Day 19 : Grand canyon / Needles (Mohave)Passage par Road 66

Day 20 : Needles / LA : Retour LA / Road 66 (palm springs ?!)

Day 21 : LA / Paris

Qu'en pensez-vous ? Est-ce raisonnable / réalisable ? J'ai compté environ 4000km, je me demande s'il ne faudrait pas sacrifier une journée à SF ou Vegas pour profiter + de Yosemite ou du côté de Page ...

D'avance merci !
Quelle compagnie aérienne choisir pour aller à Pékin? English translation pending
by NikiComme · 2012-07-17 · 57 replies
Bonjour! Quelles compagnies aériennes vous pouvez me recommander pour aller à Pékin? J'ai des amis qui ont visité la Chine donc j'ai déjà ramassé beaucoup d'information, mais je voudrais connaître vos impressions personnelles :) J'attends vos recommendations! Merci bcp! Niki
Endroits à visiter en Normandie et Bretagne? English translation pending
by Patrian · 2012-07-17 · 31 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en septembre prochain pour deux semaines en Normandie et Bretagne; j'aimerais avoir vos commentaires sur les plus endroits à voir et à ne pas manquer. Nous partirons de Paris en direction de la Normandie et reprendrons l'avion à Nantes. Si vous avez un itinéraire et des suggestions (beaux villages, endroits où dormir, resto) j'apprécierais beaucoup.
Retour du rivages du soleil, bons plans escales pour ceux qui partent English translation pending
by Papillon83 · 2012-07-16 · 74 replies
bonjour

çà y est de retour à la réalité après 1 semaine de rêve. beaucoup de personnes m'ont aidé pour préparer ce voyage à présent je poste cette discusion pour donner des bons plans à ceux qui partent prochainement n'hésitez pas à me poser des questions. déjà aux niveaux escales : costa donne un mini plan de chaque ville : certains sont corrects d'autres peu détaillés

savone : nous arrivons près du centre : nous avons fait le choix de visiter la ville qui a de jolis sites (ce n'est pas rome ou florence mais c'est sympa) et le dimanche çà ne grouille pas. à voir : le priamar grande forteresse à 500m à gauche du port avec un site archéologique et un musée , entrez dans la forteresse : belle vue et coin ombragé (de cette chaleur c'est appréciable); la torretta, la cathédrale et la chapelle sixtine (bien sur rien à voir avec le vatican) style roccoco: on y rentre en donnant une pièce mais des guides vous sautent dessus j'imagine pour leur donner qques choses. joli tout de même. rue principale avec petit marché bio.

rome : navette gratuite costa jusqu'à civitavecchia ensuite à 300m à droite la gare : billet au guichet 12euros par personne même prix pour les enfanspour la journée comprenant train AR, bus et métro. train toutes les 1/2 heures. nous avons eu celui de 9H10. arrivée gare termini 10h30 la gare est très grande prendre direction métro B arrêt le colisée : on arrive juste devant. faites attention à votre sac. visite extèrieur du colisée, arc de constantin , les forum il fallait faire la queue pour payer (il faut faire un choix : comme nous voulions aussi voir la basilique du vatican nous avons préféré ne pas rentrer dans le forum) nous sommes passés par la droite vers une impasse où on peut entrevoir le site direction ensuite la place où est situé le grand momumnent blanc dédié au roi victor emmanuel II et ensuite fontaine de trevi, panthéon (où on a mangé une bonne glace artisanale) et la place d'espagne ! il était déjà 13h métro A direction le vatican arrêt à san pietro 10minutes de marche queue mais rapide car c'est juste pour la sécurité . la basilique grandiose attention pas de short court ni de décolté ! après avoir fait la queue on vous dit de ne pas entrer. retour par le bus n°64 jusque la gare san pietro train 16h30 retour bateau 17h30 journée crevante : prévoyer eau, chapeau voir évantail

olbia : nous avions déjà fait cette escale où nous avions loué un minibus avec d'autres français pour faire la côte d'émeraude. on s'est contenté de faire du shopping, trop crevé de la veille sinon il ya la navette gratuite costa pour le centre ville (peu de choses à voir) il ya un point info pour les plages et des taxis qui proposent des excursions

ibiza : navette costa payante 6€ le mercredi, 9 €le jeudi par personne. nous avons marché 15 minutes et nous avons trouvé un bus le 12B au 1er rond point pour le centre prix : 1.5€par personne l'aller attention les horaires ne sont pas indiqués : c'est marqué toutes les heures mais on ne sait pas quand !!!!!!! à l'aller on a eu de la chance d'en avoir un ! mais au retour non don 40 minutes de marche pour revenir (on élimine tous les plats !!!) visiter dalt villa le centre d'ibiza c'est super beau : prenez un plan à l'office de tourisme à gauche et en bas du village l'après midi nous avons eu le temps de faire la partie gauche et quelques boutiques à t shirts !!!!!! c'en est plein ! retour 20h self service du costa ouvert jusque 21h30

lendemain à pied à l'aller ! l'autre partie de dalt villa jusqu'en haut et les bastions on peut meme voir les moulins et de magnifiques vues

je vous recommande d'écrire à l'ot d'ibiza qui vous envoie par mail les itinéraires dans le village super sympa avec des ruelles typiques. retour en bus à 12h25

l'avantage de revenir l'aprem c'est qu'il y a peu de personnes sur le bateau tout le monde est à la plage toboggan, piscine, jaccuzi à volonté! la plage la plus proche est à je crois 30 minutes à pied talamanta

palma : le bus n°1 est devant le port et s'arrête à 10 minutes de la cathédrale demandez l'arrêt au chauffeur bus tous les 10minutes ! c'est mieux 1.5€ par personne l'aller le palais (payant, nous ne sommes pas allés)) la cathédrale 6euros par personne pour tout le monde se balader dans les ruelles. bains arabes 2€ gratuit pour les enfants : un très beau jardin et les vestiges des bains arabes

restau conseillé par un français de l'office de tourisme : restaurant popé (qui veut dire popeye) 10€ : entrée plat dessert du jour et boissons comprises sauf café . on a mangé une soupe de poissons maison, un gaspacho.... pas loin de la cathédrale on voulait monter au chateau mais l'office de tourisme nous l'a déconseillé vu la chaleur il fallait prendre un bus +30minutes de marche possibilité aussi : bus rouge touristique pour ceux qui n'aiment pas marché 15 euros (à rome c'est 20euros)

les baléares sont très verdoyants avec une belle végétation dans les rues c'est fort agréable

pour le bateau je confirme qu'il est inutile d'acheter des bouteilles , l'eau en carafe est donnée à volonté sauf si vous n'aimez pas le goût on peut acheter les bouteilles d'eau pendant les excursions moi je prenais des 1l et çà passe sans problème

le vin minimum 22€ la bouteille plus surprise 15% de service donc 25.6 les forfaits boissons à 19.9 par personne et par jour doivent être pris pour toute la cabine à vous de voir. un jus de fruit à la carte c'est 3.9€. nous on a préféré les boires aux escales moins chers !

les repas : si on veut on mange presque toute la journée ! entre le petit déj, le repas jusqu'à 16h , le thé à 16h et ses accompagnements le repas du soir, la pizzeria ouverte de 12 à16 et de 21 à 22h30, les en cas de minuit !!!!!!

sachez que pour les spectacles le 1er service qui mange à 19h a son spectacle à 21h45 et ceux du 2ème service qui mangent à 21h30 ont le spectacle avant !

voilà si vous avez des questions n'hésitez pas

sinon c'était ma première croisière costa je n'avais fait que des petits bateaux j'avais peur du brouhaha, il n'y en a que vers la piscine du pont 9 et parfois au self surtout le jour du débarquement à marseille c'est la folie préférez le restau quand il y a trop de monde au self çà repose ! y'a peu de monde les cabines sont très biens même au 1er pont le forfait de 7euros par jour et par personne comprend bien les pourboires voilà bonnes vacances

De San Francisco à Yellowstone en 28 jours English translation pending
by Uluru · 2012-07-09 · 68 replies
J’ai enfin trouvé le courage de commencer mon compte rendu de notre voyage de 2010. Je ne suis pas trop littéraire mais je vais tenter de vous faire partager au mieux notre périple.

Tout a commencé par une lecture assidue d’un maximum de carnets et de discussions. Ce forum est une mine d’informations et les intervenants toujours de bon conseil et prêts à répondre aux questions. Un grand merci à tous !!

Après une première approche de l’ouest en 2008 et une envie d’y revenir, mes parents ont finis de me décider en me demandant de les y conduire avec une seule obligation : passer par Yellowstone.

L’élaboration du circuit a donc débuté au début de l’été 2009.
http://voyageforum.com/...illet_2010_D2874408/

Nous allons donc passer 28 jours au milieu de paysages extraordinaires.



Allez c’est parti.

Jeudi 17 juin: La nuit a été très courte, l’excitation m’a empêché de dormir, on charge les valises et direction l'aéroport de bordeaux, il est 5h00. Nous partons à destination d’Amsterdam avec 30 minutes de retard. Premier petit imprévu, notre avion pour SFO a un problème technique, je ne donne pas trop d’explications à ma mère pour éviter qu’elle angoisse et nous décollons finalement avec 2H40 de retard. Le vol se déroule bien et je suis très agréablement surpris par l’excellent repas et toutes les boissons distribuées durant le trajet.

Le volcan islandais a été sage avec nous et nous sommes émerveillés par la baie d’Hudson. A l’approche de SFO nous recherchons le golden gate, dommage nous sommes du mauvais côté.



Passage de l’immigration sans problème avec un agent super sympa, on fonce récupérer les bagages et direction le bâtiment des loueurs. Le réceptionniste de l'agence, sympa dans un premier temps m'apprend que la France a perdu son match contre le Mexique. Après avoir refusé de prendre toutes les assurances optionnelles, il deviendra plus froid. La prochaine étape sera l'hôtel, rien de plus facile à trouver avec le GPS. Nous plongeons dans la circulation dense de cette ville, Il faudra un petit temps d'adaptation pour bien maîtriser la boite automatique. Arrivés à destination, premier problème: impossible de retirer la clé du contact. Je me souviens que cette mésaventure est arrivée à un membre du forum mais je ne me souviens plus de la solution. Après de nombreuses recherches et l'aide du réceptionniste, je comprends qu'il faut se mettre en position P (parking) et non N (neutre). Nous logeons pour 3 nuits au Buena Vista Motor Inn, motel pas trop cher avec possibilité de garer la voiture sans supplément à condition de trouver une place dans le parking et qui est proche des transports en commun.

Le temps est beau, il fait 20° mais il y a un vent frais. Nous décidons d'aller voir le golden Gate bridge depuis les collines.





Après l'arrêt photos le vent et la fatigue nous poussent à rentrer. En effet cela fait plus de 26 heures que nous n'avons pas dormi

Vendredi 18 juin : Aujourd'hui grosse journée avec un superbe temps malgré un vent assez frais. Ce matin pas besoin de réveil, le décalage horaire fait son œuvre nous sommes frais et dispos à 3H30. Nous débutons la journée par la visite de Lombard Street.





Notre visite nous emmène vers le "pier 39", là on se retrouve au cœur d’un site ultra touristique avec des boutiques de souvenirs partout. Durant ces 3 jours nous allons faire une cure de câble, on adore !

Un remake du film The Rock?



Nous passons ensuite par Chinatown puis le quartier financier.



Fatigués par la ville, nous décidons de partir au Nord afin de voir Sausalito et Muir woods.



Finalement je n’ai pas été trop doué et j’ai loupé Muir Woods, nous nous sommes retrouvés sur la plage de Stinson plus au nord, nous longeons la côte et finissons la journée à contempler l’océan.



Samedi 19 juin : Un petit tour en câble car pour bien débuter la journée, direction la coït Tower





Vue de lombard street depuis la coït tower





Puis direction le Golden gate park pour visiter le Jardin japonais. En chemin nous sommes passés par Haigh Ashbury quartier regroupant la communauté gay et la communauté hippy. Dans le bus nous avons rencontré quelques spécimens assez particuliers dont un qui ressemblait énormément au doc de retour vers le futur (la même coupe de cheveux blancs avec en plus un mèche rose) et qui se promenait avec une raquette de tennis.

Retour en passant par les painted ladies



Puis direction twin peaks pour terminer la journée par un très joli panorama de la ville avec quand même un vent de folie.



Dimanche 20 juin :

Dernière matinée sur San francisco qui nous permet de retourner aux endroits appréciés. Un dernier tour de câble car.









Nous avons adoré cette ville que nous avons malheureusement juste un peu découvert et partons en direction du parc du yosémite. Nous y faisons un bref passage puis nous dirigeons vers Oakhurst prendre possession de notre chambre au best western.



Lundi 21 juin:

Ce matin direction Mariposa Grove pour enfin voir des Séquoias. Nous arrivons assez tôt au parking puis nous entamons la rando. C’est magnifique, il y a des animaux partout et plus on avance et moins on trouve de gens, Grizzli Giant passé et il n’y a presque plus personne autour. De temps en temps nous entendons la navette remplie de touristes passer mais rien de bien embêtant.









Il faut être toujours aux aguets, en recherchant un woodpecker qui tapotait un arbre nous tombons nez à nez avec son nid.



Un peu plus loin c’est un magnifique western tanager qui s’offre à nous.







Retour au parking après une très jolie promenade, nous nous restaurons et trouvons un nouvel ami, un petit (enfin gros) écureuil qui veux partager notre repas. Il aura usé de tous les stratagèmes en vain pour essayer d’avoir une récompense. Direction la vallée avec de nombreux arrêts et pas mal de temps perdu, il y a beaucoup de travaux sur la route. Nous passons par yosémite lodge afin de réserver nos places pour la navette demain qui nous conduira à glacier point au début de Panorama trail









Mardi 22 juin :

Départ à 8h30 avec la navette en direction de glacier point, nous sommes au départ de la rando vers 10H30. Ce sera une journée remplie de paysages exceptionnels, quelle belle randonnée.





















Le plus impressionnant aura été la descente de Vernall fall le long de la paroi avec une douche un peu plus bas.

Notre journée se termine avec la tête pleine de souvenirs et les pieds remplis d'ampoules.

Mercredi 23 juin : Notre séjour dans ce magnifique parc se termine et nous partons en direction de la vallée de la mort. Pour nous y rendre nous devons passer avec plaisir par la Tioga Road. Cela nous a permis de découvrir une dernière fois ces paysages magnifiques.

Dans la vallée nous assistons à un sauvetage par hélicoptère.



Un attroupement en bordure de route attire notre attention. Il s'agit d'un ours qui est en train de se restaurer dans la prairie.



Juste avant olmest point un animal me passe juste devant le pare-choc dans un virage, il ressemblait à un loup après coup je pense plus à un coyote.



Arrêt repas à tenaya lake





Nous arrivons en fin d’après midi à Stovepipe wells, quelle chaleur, on se croirait dans un four et quel contraste avec les paysages précédents.





Jeudi 24 juin : Après une nuit assez bruyante dans la vallée de la mort (climatisation fonctionnant à fond) nous reprenons la route vers Las Vegas avec un passage par les points de vue de la vallée.



Zabriskie Point



Badwater



Artist's palette



Et pour terminer passage par Dantes View, point de vue qui surplombe toute la vallée.



Avant d'arriver sur Las Vegas nous faisons une halte par Red Rock Canyon.





Nous logerons pour 3 nuit à l’hôtel Flamingo, la chambre est superbe au 23ème étage avec vue sur le strip et surtout vue sur les fontaines du Bellagio, ma mère est aux anges, elle ne se lasse pas du spectacle. Ce soir direction le Bellagio pour le spectacle Ô, nous allons récupérer nos places réservées quelques semaines auparavant. Le spectacle a été un pur moment de magie. Avec toute cette animation dans la ville on aurait tendance à se coucher très tard.
Faut-il avoir peur des ours dans les parcs américains? English translation pending
by Doisneau · 2012-07-06 · 41 replies
Bonjour à tous J'adore faire des randonnées d'une journèe , faire une pause casse croûte le midi et redescendre tranquilement. Ma question est" n'y a-t-il pas de souci à manger sans attirer les ours qui parait il ont un très bon odorat dans les parcs américains merci🙂
Voyage au Laos et Cambodge en février-avril 2012 2ème partie English translation pending
by Lesneophytes · 2012-06-23 · 6 replies
14 février 2012. 23h55 Enfin nous quittons Genève et ses températures négatives. Nous prenons le vol Swiss pour Bangkok via Zurich. Nous atterrissons à Bangkok et une chaleur moite nous attend. Nous récupérons nos bagages D'après les informations que nous recueillons sur place, il semble que le bus pour la gare de Hualamphong sans changement n'existe plus. Nous prenons donc le Skytrain pour Makasan. De Makasan, nous sortons de la gare pour prendre le métro pour la gare de Hualamphong. A Hualamphong, nous trouvons le représentant de Travex qui nous remet nos billets de train pour NongKai (couchettes 1ère classe réservées et payées via le site internet www.thailandtrainticket.com) et lui payons les Tbh 300 prévus pour ce travail. Nous nous restaurons dans une petite gargote juste en face de la gare. Le train part avec env. 1 h de retard ce qui ne semble stresser personne. Le lendemain matin, nous arrivons à NongKai, point de sortie de la Thaïlande avec 2 h 30 de retard. Nous constatons avec bonheur que le train (Tbh 40 pour 2) qui traverse le pont de l'Amitié pour Thalaneng, poste frontière du côté laotien a attendu que tous les voyageurs aient terminé leurs formalités de sortie de la Thailande avant de prendre son départ.

Vientiane A Thalaneng, nous obtenons nos visas pour 30 jours au Laos (coût USD 35 par pers). Ensuite un tuktuk nous emmène au centre de Vientiane. Nous marchons en direction du quartier touristique pour y trouver une Guest House (GH). Notre choix se porte sur la Mixay recommandé par le Lonely Planet (LP). Le soir nous mangeons dans la rue à deux blocs de notre GH un succulent poulet grillé accompagné de riz dit gluant qui est plus exactement un riz collant avec une bière nommée Beer Lao qui contient 6.3 dl. Le lendemain nous louons deux vélos pour faire le tour de la capitale qui ressemble à une petite ville provinciale. Nous visitons notamment le centre de la COPE qui présente un musée sur les bombes à fragmentation qui ont été larguées par millions sur le Laos durant la guerre du Vietnam. Le centre de la COPE fabrique des prothèses pour les personnes qui ont été touchées par ces engins qui tuent ou blessent aujourd'hui encore de nombreux civils, notamment des enfants et ce malgré les travaux de déminage. Ce qui nous frappe au premier abord, c'est que les Laotiens sont d'un calme imperturbable. Ils sont charmants et essaient toujours d'aider. Après deux nuits passées à Vientiane nous réservons notre départ pour Vang Vieng.

Vang Vieng Le bus est sensé nous prendre à 09h30 à la Mixay GH. Il arrivera à 10h15 et nous déposera à la station de bus. Nous nous rendrons compte plus tard que les tuktuks qui vont chercher les voyageurs à leur hôtel ne les emmènent généralement qu'à l'endroit d'où part leur bus. Nous nous habituons aux horaires laotiens plutôt souples. Notre bus partira finalement à 11h00. Une vingtaine d'Occidentaux voyagent dans ce bus climatisé et confortable pour le pays. Nous anticipons une certaine concurrence pour la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans les GH à Vang Vieng. Nous sommes sereins car nous avons réservé une chambre à la Maylin . Le voyage Vientiane-Vang Vieng dure 4 heures inconfortables en raison de l'état de la route. Nous découvrons la Maylin après avoir traversé le pont payant (4 000 kips a/r par personne). Cette GH nous a été recommandée par un VoyageFormiste. Elle est tenue par un Irlandais qui vit au Laos depuis de nombreuses années. A la Maylin, nous avons un petit bungalow (le 19) face à un panorama superbe avec en toile de fond les magnifiques montagnes karstiques. On nous donne un carnet avec le numéro de notre chambre. Dans ce carnet, nous notons nos consommations, repas, la blanchisserie, enfin bref tous nos achats. Donc, nous vivons à crédit durant notre séjour. Cela nous paraît surréaliste aujourd'hui car nous verrons par la suite que le plus souvent on nous demande de payer d'avance toutes les prestations que nous commandons. La première nuit passée à Vang Vieng nous confirme que nous avons bien choisi notre GH car les établissements sis de l'autre côté de la rivière produisent des décibels qui nous parviennent bien atténués. Le 1er soir, nous visitons Vang Vieng à pied. Pour traverser la rivière avec un pont gratuit, il faut remonter la rivière sur 300 mètres depuis la Maylin puis emprunter le pont qui enjambe la rivière. Voir photo du pont dans le LP. Cette agglomération n'a rien de particulier si ce n'est que de nombreux Occidentaux s'y rendent pour le tubing. Nous prenons une pâtisserie puis allons manger dans un restaurant indien. Nous rentrons aux environs de 20 heures avant que la musique ne commence; nous croisons énormément de jeunes européens accrochés à leur seau (bucket) contenant des glaçons avec de l'alcool local (lao lao) et des pailles. Au vu de la difficulté qu'ont certains à se déplacer, la soirée a dû commencer tôt.... Vang Vieng ne fait pas mentir sa réputation. Le lendemain, nous louons un scooter de l'autre côté du pont (40 000 kips pour la journée + 30 000 kips d'essence) car nous voulons visiter les grottes de Tham Loup et Tam Hoi. Il faut préciser qu'aucun véhicule n'est assuré et que tout accident devra être entièrement assumé par le touriste ayant loué le véhicule. Les véhicules sont usés prématurément en raison de l'état des routes et, là encore, toute réparation incomberait au touriste ayant loué le véhicule. Il convient donc d'être attentif à l'état du véhicule avant toute location. Attention aussi à la manière de conduire lao :les véhicules en sens inverse évitent les trous, doublent etc.. et se trouvent donc souvent face à nous. Nous roulons à 45-50 km/h quand soudain le goudron disparaît, remplacé par d'énormes trous. Heureusement que le scooter est équipé de freins à disques efficaces. Pour limiter le risque de chute, il vaut mieux ne pas dépasser les 40 km/h. et ètre très attentifs à tous les usagers potentiel de la route (incluant buffles d'eau, chiens, poules, etc..) Le billet d'entrée des grottes est de 10 000 kips par personne et inclut le prêt d'une lampe frontale. Nous accédons à la grotte de Tham Loup gardée par un bouddha assis. Avec notre guide nous marchons à l'intérieur de cette grotte parsemée de stalactites et de concrétions en forme de vagues verticales. Effectivement une visite sans guide présente peu d'intérêt. La seconde grotte elle, peut se faire sans guide car elle est petite 30-40 mètres de long ornée d'un petit bouddha assis. Nous prenons le chemin du retour et cherchons le départ du tubing. Nous ne trouvons pas tout de suite l'endroit où il faut bifurquer car les poteaux indicateurs sont tout petits ou simplement inexistants. En fait, il faut emprunter le chemin pour l'Organic Farm Mulburry. L'Organic Farm Mulburry se trouve à quelques mètres du départ du tubing. Quel contraste ! Des bungalows sur pilotis près d'une ferme où l'on privilégie le calme, le respect de la culture lao, un mode de culture de type bio et, juste à côté, de la musique à fond, des Occidentaux imbibés d'alcool, assis en plein soleil qui de temps à autre se jettent dans la rivière au moyen de tyroliennes. Le lendemain, nous décidons d'aller au Blue Lagoon et de grimper en passant sur le Natural Nguer Mountain d'où la vue est paraît-il magnifique. Nous louons un scooter en face de la Maylin pour éviter le pont à péage. Le scooter que nous louons est bien plus fatigué que celui du jour précédent. Le compteur, les jauges, le klaxon ne fonctionnent pas. Heureusement nous avons acheté la carte HoboMaps de Vang Vieng. Les poteaux électriques sont numérotés et nous trouvons facilement la Nguer Mountain. Entrée: 10 000 kips par personne. Un enfant d'env. 8 ans se propose de nous guider. Nous déclinons. Le sentier est très bien indiqué. La montée est rude. Nous ne sommes pas entraînés et sentons bien le poids des années. D'en haut, on peut effectivement admirer tous les environs.

Avant de nous rendre au Blue Lagoon, nous nous arrêtons dans un village Hmong pour nous désaltérer. Les Hmongs ont leur propre langue et leur propre culture. Nous faisons la connaissance d'un Anglais qui voyage en Asie depuis de nombreuses années. Il a passé plus d'un an au Laos et nous apprend que les Hmongs ont un important sens de la communauté. La communauté pourvoit à leurs besoins lorsque c'est nécessaire. En retour, ils doivent s'occuper de leur communauté lorsqu'elle en a besoin. Les filles et les garçons ont les mêmes droits. Il nous donne des informations sur la spécialité locale des ponts payants. Dans les environs de Vang Vieng, presque tous les ponts sont payants (normalement 10 0000 kips par véhicule). Les ponts payants sont gérés par plusieurs villages. Chaque village envoie un gardien de pont pendant une certaine période, puis c'est le tour d'un autre village. L'argent récolté sert en partie à rémunérer le gardien, le reste est utilisé pour financer les dépenses du village et l'entretien du pont. Intéressante façon de financer les dépenses communautaires ! Nous reprenons la route du Blue Lagoon. Nous croisons quelques cyclistes que nous plaignons car il fait vraiment très chaud et la poussière levée par les quelques véhicules qui passent doit certainement les incommoder. Au Blue Lagoon de nombreux touristes sont là, en majorité des familles. L'eau est vraiment bleue. L'appellation n'est pas usurpée. Les enfants jouent, grimpent à l'arbre, se pendent aux cordes et sautent dans l'eau. L'ambiance est détendue. C'est très agréable. Il y a une petite boutique où l'on peut faire quelques achats et manger des sandwiches et salades. Rien à voir avec le tubing. Nous continuons par la boucle dans de très beaux paysages. Les routes sont en très mauvais état. Sans la carte ou une solide connaissance des lieux, il doit être très facile de se perdre. Nous croisons beaucoup de vaches et quelques buffles. Nous passons quelques villages et écoles. Sur le chemin du retour, il y a beaucoup d'enfants à vélo. C'est probablement l'heure de la sortie des classes. Nous passons quelques ponts où nous lâchons les habituels 10 000 kips, puis rentrons à notre GH, couverts de poussière et prêts à prendre une douche. Le soir, nous retournons à notre restaurant indien. Ce circuit est à débuter en matinée pour éviter les grosses chaleurs.

Le lendemain, nous partons pour Luang Prabang. Nous quittons la Maylin en empruntant le pont payant. Certaines personnes nous ont dit que cette partie du voyage était pénible car la route est sinueuse et en mauvais état. Effectivement elle est sinueuse (c'est une route de montagne), mais seule la sortie de Vang Vieng est pleine de trous. Le reste est en bon état comparé à la portion Vientiane - Vang Vieng. Nous arrivons à 17h30 à la gare routière de Luang Prabang. Après discussion, nous en prenons un tuktuk à 6 000 kips chacun.

Luang Prabang Nous partons à la recherche de notre GH, la Sysomphone. Ayant oublié d'imprimer le plan, nous avons du mal à la trouver. Elle se trouve dans une petite rue à côté de la Merry1 et de la Thony2. La chambre est très grande ainsi que la salle de bains. Le patron est accueillant. Il parle encore quelques mots de français, vestige d'une époque où le français était la langue de l'administration. Nous partons visiter le marché de nuit qui nous plaît beaucoup même s'il est très touristique. On y trouve un très bel artisanat, notamment des tissus, du bois sculpté et aussi des stands de nourriture. Nous mangeons dans une rue adjacente et rentrons à la GH. Le lendemain, nous partons découvrir Luang Prabang. Nous nous promenons au bord du Mékong et tombons sur le port d'où partent les long boats pour différentes destinations. Nous visitons quelques temples. Certains sont magnifiques, d'autres moins. Le prix d'entrée est de 20 000 kips par personne et il n'a rien à voir avec l'état du temple. Nous pensons que ce droit d'entrée est destiné à l'entretien du temple. Nous visitons aussi le musée TAEC qui présente les principales ethnies du pays. Le soir, nous mangeons au marché de nuit ou l'on peut choisir ce que l'on veut parmi bon nombre de plats de la cuisine laotienne. Tout y est excellent et en prime la vendeuse est souriante et l'ambience détendue. Avant de rentrer à notre GH, nous dégustons les fameux jus de fruits (shakes) que tant de voyageurs nous ont vantés. Banane, mangue, ananas, papaye, tomate, citron, pastèque, dragon fruit et j'en passe. Quel bonheur ! Durant notre voyage au Laos (et aussi au Cambodge), nous en consommerons tous les jours. Et tant pis pour les recommandations de ne pas consommer de boissons avec de la glace. Ces jus de fruits ne nous rendront jamais malades car la glace est d'origine industrielle. Elle est juste pilée sur place. Nous décidons de visiter les cascades de Kuang Si en tuktuk. RDV est pris pour un départ à 11h30. L'entrée du parc coûte 20 000 kips pp. Nous y trouvons d'abord un enclos occupés par plusieurs ours. Ces ours servaient d'animaux de cirque, étaient maltraités ou avaient été capturés par des braconniers. Une équipe de passionnés en prend soin et donne des explications sur la vie des ours dans le parc. Nous suivons ensuite le sentier qui conduit aux chutes. Il y a plusieurs niveaux de chutes et 2 bassins où l'on peut se baigner. L'endroit est très reposant. Beaucoup de familles profitent de la quiétude des lieux et nous voyons de magnifiques papillons d'une taille impressionnante Le lendemain matin, après avoir gravi la colline du Phu Si (env 350 marches à monter. 20 000 kips pp) qui comporte quelques jolis temples et stupas, nous visitons le palais royal. Puis, le dimanche, nous nous réveillons tôt pour voir l'offrande aux moines. Cette pratique religieuse consiste, pour les fidèles, à donner de la nourriture aux moines. Cela se passe dans la rue, juste devant l'école primaire de Luang Prabang. A 5 h du matin des cars, minubus et tuktuks convergent vers l'endroit. Manifestement, cette offrande attire de nombreux touristes. Les fidèles et certains touristes (en majorité des Asiatiques probablement bouddhistes) s'installent sur le trottoir, un panier de riz collant et des fruits à portée de main. Les fidèles prélèvent un peu de riz de leur panier et le jettent dans le bol des moines. Nous avons constaté que les moines eux-mêmes jetaient des petits sachets de riz à des mendiants ou des enfants qui quémandaient. En somme, les moines demandent l'aumône, les fidèles les nourrissent et gagnent ainsi quelques points dans leur spiritualité. Les mendiants et les nécessiteux profitent des dons des moines. Un très bon système bien réglé où tout le monde trouve son compte. Nous avons aussi remarqué la patience et (du moins en apparence) la tolérance des moines vis à vis de l'attitude peu respectueuse de certains touristes qui viennent prendre des photos à quelques centimètres de leur visage. L'après-midi, nous visitons le centre de l'Unesco qui forme de jeunes Laotiens aux métiers de la restauration des temples. Nous nous rendons aussi au Ock Pop Tok Living Crafts Centre qui encourage le tissage de la soie en particulier. Le lendemain, le tuktuk nous prend à 08h00 comme prévu et nous amène au départ des bateaux (celui que nous cherchions depuis plusieurs jours). Nous avons payé 130 000 kips pour le voyage en longboat et à la "capitainerie" en face de Galong 4, proche du café Mékong Le prix officiel est de 110 000 kips. Nous parvenons à obtenir une place dans un fauteuil (l'un de nous deux utilisera le banc) car nous sommes en compagnie de touristes hollandais qui n'hésitent pas à pousser pour s'asseoir sur les fauteuils et non sur le banc dur car le voyage dure 8 heures. Au début, le Mekong est large et calme. Par moment, notre pilote passe d'une rive à l'autre, preuve que des bancs de sable non visibles existent. A un moment donné, nous passons sur la rivière Nam Ou. Puis, les premières falaises apparaissent et la rivière devient tumultueuse. Le copilote descend et guide l'avant du bateau pour éviter les bancs de gravier (50cm d'eau, moins parfois au bruit que produit l'hélice). Au milieu de nulle part, le pilote s'arrête sur un banc de sable et tout le monde descend pour une pause sanitaire.Des enfants jouent avec des barques et plus loin des buffles d'eau se baignent. Seuls leurs cornes et leur mufle noir dépassent de l'eau créant ainsi une impression de pierre affleurante. Le co-pilote enlève notre hélice récalcitrante au marteau; le pilote quant à lui affûte une nouvelle hélice sur un caillou. Puis, le remontage de l'hélice peut commencer. Ensuite, nous remontons la rivière qui est de plus en plus agitée. L'expérience du pilote est constamment mise à l'épreuve. Nous avons la chance d'avoir un pilote qui connaît parfaitement sa rivière ! A chaque "rapide" nous voyons des chercheurs d'or filtrer le sable. Puis nous voyons des extracteurs de sable bricolés sur des radeaux de bambou avec un tapis pour sélectionner le sable et rejeter les pierres. Nous espérons qu'ils n'utilisent pas de mercure pour séparer l'or. En effet, la rivière est un lieu de vie central où les gens font leur toilette, lavent leurs légumes et leur linge et encore ... leurs motos. Une enfilade de "rapides" se présente et notre pilote nous débarque tous en nous enjoignant de marcher environ 15 minutes en bordure de rivière. Il est vrai que nous sommes en fin de saison sèche et que le niveau de la rivière est vraiment bas. Nous retrouvons notre embarcation et lorsque nous remontons à bord, le copilote est en train de limer l'hélice qu'il vient de changer. Cela a dû toucher en montant.

NongKhiaw En fin de journée, nous arrivons à NongKhiaw. Nous trouvons une chambre à la NamHoun GH. NongKhiaw ressemble à une ville étape. Il y a peu de choses à faire. Nous visitons les grottes à 2 km de la bourgade. La 1ère grotte ne présente pas d'intérêt. La seconde servait de banque centrale laotienne pendant la guerre du VietNam. L'accès se fait par un siphon qui conduit à une grande grotte. Il semble que le chemin continue, mais sans guide, Jean-Pierre décide de rebrousser chemin. Un guide aurait été nécessaire. Le soir, nous mangeons au Deen restaurant indien recommandé par le LP. Le lendemain, nous prenons le bateau pour MungNgoi Neua. D'après le LP, Mung Ngoi a tellement été bombardée pendant la guerre que les autorités ont décidé de déplacer le chef-lieu de la province à NongKhiaw jusqu'à ce que des voyageurs la redécouvrent et vantent la beauté de son cadre. Le parcours est en effet magnifique. La rivière serpente paisiblement au milieu de ces montagnes karstiques. Le spectacle est de toute beauté. Après moins de 2 heures de navigation (et 25 000 kips pp), nous arrivons à MungNgoi.

MuangNgoi Les touristes viennent ici pour les paysages, le kayaking et les treks vers les villages Hmongs, Kameu et Laaks. Nous logeons à la GH NingNing. Nous faisons le tour du village (une route de terre de 500m de long env). Le village n'est accessible que par voie fluviale. L'électricité est produite par un générateur depuis la tombée de la nuit jusqu'à 22h. Puis, plus rien, tout le monde va se coucher. Nous décidons de visiter les villages typiques des alentours et suivons un sentier sur quelques km puis nous acquittons d'un péage de 10 000 kips pour rentrer sur le territoire des villages (un panneau indique que cet argent bénéficie à l'école du coin) De là, nous suivons le chemin au bord d'une falaise. Le chemin est cahoteux. Il vient d'être ouvert pour laisser passer des tracteurs à deux roues généralement attelés à un char qui servent à transporter des gens et du matériel. La route a été également ouverte pour permettre une exploitation de bois. Nous observons les bûcherons: ils coupent les troncs jusqu'à 30 cm de diamètre à la machette. Les troncs dont le diamètre avoisine 80 cm semblent être coupés au moyen d'une scie à deux mains au vu des marques sur les troncs abattus. Pour scier ces gros troncs, les habitants utilisent un échafaudage qui leur permet de scier au-dessus des racines apparentes à environ 1,80 mètre du sol.Les bûcherons n'ont pas l'air d utiliser de tronçonneuses. Nous arrivons au village de Ban Na où de nombreux tisserands sont au travail. Ils préparent les paniers qui contiennent le riz collant et ce n'est pas pour les touristes. Nous nous désaltérons avec une bière servie par la tenancière d'un "café". La boisson a été placée dans une glacière dans laquelle des glaçons ont dû exister... Comme le village n'a pas d'électricité, tout doit provenir de MungNgoy. Nous retournons à MungNgoy en coupant à travers les rizières asséchées. Demain, nous reprendrons le chemin de Luang Prabang par le bateau jusqu'à NongKhiaw (25 000 kips pp) , puis par le bus jusqu'à Luang Prabang (55 000 kips pp). Nous voulons poursuivre notre voyage vers Vientiane avec le bus couchettes. Nous quittons MuangNgoi par le bateau. Nous redescendons la rivière et cette fois une belle vague embarque et nous arrose copieusement. Tout le monde rit. A l'arrivée, nous obtenons les deux dernières places dans le minibus pour Luang Prabang. Nous partons donc serrés à la Lao (16 personnes sur deux bancs). Un peu plus loin, le minibus croise un camion qui arrose la piste pour éviter la poussière. Les jets sont situés exactement à la hauteur de notre banc et malgré les coups de klaxon de notre chauffeur, nous sommes à nouveau copieusement arrosés. Nous faisons 50 mètres et le chauffeur stoppe pour embarquer 6 personnes supplémentaires: 3 dans la cabine et 3 derrière. Quelques km plus tard, notre chauffeur glisse 3 chaises d'enfants en plastique entre les jambes des voyageurs. Il invite les 3 derniers passagers à les utiliser ! Pendant tout le trajet, nous chargeons et déchargeons des passagers et des marchandises. Le voyage durera 4h30 pour 105 km. Nous arrivons enfin à la gare routière de Luang Prabang Sud et demandons des places dans le sleeping bus pour Vientiane. Il se trouve que le bus couchettes de ce soir est complet. L'employé offre à Jean-Pierre des places dans un bus sur le point de partir. Il accepte et quelques minutes plus tard, nous réalisons que nos places sont au dernier rang, que le bus ressemble à une fournaise et que nous sommes les seuls étrangers. Nous quittons la gare routière à 17h00. Durant toute la nuit, le bus s'arrêtera pour prendre les passagers qu'il trouve sur sa route et leurs bagages. Notre chauffeur est très prudent. Cela compense partiellement l'inconfort. La climatisation du bus fonctionne par intermittence. Lorsqu'elle ne fonctionne pas, c'est une poussière fine qui s'engouffre dans les tuyaux de la climatisation. Cette poussière irrite les voies respiratoires. Nous sommes partis à 17 heures et arrivons à la gare routière Nord de Vientiane à 06h30. La distance est de 383 km et la température doit avoisiner le 28 degrés C.

Re- Vientiane Nous négocions un tuktuk qui nous amène directement à la Mixay GH. Après de l'attente, nous obtenons une chambre et pouvons enfin prendre une douche et nous changer. Nous décidons que lundi, nous demanderons une extension de 5 jours de notre visa lao. Il nous reste à faire la boucle de Thakaek, le plateau des Boloven et les 4000 îles. Par la suite, nous comptons nous rendre au Cambodge pour visiter Angkor. Lundi matin nous prenons notre ticket de bus pour Thakaek (120 000 kips pp) Le bus part à 13h00. Arrivée prévue 17h00. Arrivée effective 18h30. Il fait déjà nuit. Le plan du LP, indique que le Thakaek Travel Lodge (90 000 kips la chambre avec sdb) se trouve à 400 mètres env. A la gare routière, les chauffeurs de tuktuk nous disent que l'hôtel se situe a 3-4 km. Puis, un hôtelier nous confirme les 3-4 km. Nous prenons donc un tuktuk pour 15 000 kips par personne (âprement négocié). A vue de nez, les 3 km y sont sur une route en mauvais état qui nous aurait obligés à porter nos sacs à dos à roulettes de nuit sans éclairage public .

Thakaek et la boucle Le lendemain, nous allons visiter Thakhaek. Il n'y a absolument rien à faire dans cette ville qui semble prise de léthargie et ignorer ce que "se presser" signifie. Donc, repos, promenade au bord du Mékong et jus de fruits sont au menu. Le jour suivant, nous décidons de faire la boucle de Thakhaek décrite dans le LP. Nous laissons nos bagages principaux au Thakaek Travel Lodge et partons avec un scooter de Mr Ku (100 000 kips par jour. Un loueur en ville loue des motos à 50 000 kips par jour si on loue pour plus de 3 jours, mais nous choisissons Mr. Ku pour son service). L'essence au Laos coûte plus d'un Euro le litre (en fonction de l'endroit où on l'achète). Comme recommandé par Mr. Ku, nous faisons la boucle dans le sens inverse des aiguilles de la montre. La route se déroule sous nos roues et nous visitons une grotte sur les 5 proposées sur le plan fourni par Mr. Ku (Buddah cave). En effet, nous avons déjà visité beaucoup de grottes au Laos. A Nakai, nous attaquons une route défoncée et en travaux. En arrivant à la GH nous constatons qu'un sac à dos s'est ouvert et que nous avons perdu les vêtements de rechange prévus pour ces quatre jours. Retour en arrière pour essayer de retrouver nos habits. Nous ne retrouvons que quelques sous vêtements. Passablement énervé, Jean-Pierre roule vite. A un endroit donné, plusieurs nids de poule se suivent. Notre pneu arrière crève. Nous hélons une camionnette et retournons au village précédent. Un mécanicien change notre chambre à air irréparable et nous demande 25 000 kips. Nous achetons des Tshirts de rechange au marché local puis reprenons notre route pour Thalang. Nous logeons au Sabaidi GH (la chambre coûte 50 000 kips). Plusieurs autres motos de Mr. Ku arrivent (7 ou 8). Le patron de la GH essaie de plaire à sa jeune clientèle. Il est sympa, mais nous trouvons les lits vraiment durs et les portions de repas petites. Nous parlons avec quelques personnes de ce groupe de jeunes de plusieurs nationalités européennes. Ils sont sympas. Le lendemain matin, nous subissons une grosse averse. Enfin, cela se calme et nous prenons la route. Après quelques km, notre pneu arrière crève à nouveau. Heureusement, dans le groupe de jeunes qui suit, Il y a un Anglais qui est équipé de minutes et d'un kit de réparation. Il place une rustine sur notre chambre à air et nous pouvons poursuivre notre route. Noua apprécions leur aide. Sans eux, il ne nous restait plus qu'à faire demi-tour. Entre Thalang et Laksao, la route est exécrable ! La distance est de 62km. Mr. Ku prévoit 4-5 heures! Et effectivement, on ne peut aller plus vite. Pendant la première partie de ce voyage, il n'y a pas de village. En cas de pépin sérieux, il faut retourner à Thaleng: Il y a peu de véhicules. La forêt est magnifique. Dans la 2ème partie du parcours, les engins de terrassement que nous voyons nous font craindre le pire pour cette forêt primaire. Nous traversons quelques villages. Les enfants nous saluent en riant. Ils agitent leurs mains à notre passage. Les habitants vivent en compagnie de poules, canards, buffles d'eau. Nous voyons aussi des paraboles. Ils n'ont pas grand chose, mais la télé, ils l'ont!! Nous arrivons enfin à Laksao après 4h de route. Quel soulagement! Nous prenons un petit lunch à Laksao, toujours en compagnie de l'équipe de jeunes juchés sur leurs motos Kalao de Mr. Kue, faisons le plein et retrouvons le goudron à notre grande joie. Peu après Laksao, nouvelle crevaison! Toujours ce pneu arrière. La chambre à air est à nouveau irréparable. La chambre à air est changée (20 000 kips) et nous repartons tous en groupe. Quelle chance nous avons eue de tomber sur cette équipe de jeunes si sympathiques et serviables. Nous visitons le "cool spring" a env. 3km de la route sur une piste poussiéreuse. C'est un bassin d'eau très fraîche où semblent se rendre tous les habitants du coin. Ils se baignent tout habillés et s'éclaboussent avec de grands rires, puis repartent sur leurs motos. A un moment donné, quelques habitants font la fête. Ils nous invitent tous à se joindre à eux. Nous apprendrons par la suite que c'est la journée de la femme. De la musique lao, quelques bières et un peu de nourriture. Ils sont vraiment sympas ces Laos. Mais nous devrons reprendre la route pour être à la grotte de Konglor avant la nuit. La route est bonne et nous arrivons sans souci à Konglor juste à la tombée de la nuit. Nous nous arrêtons à la Sylomyan GH pour la nuit car nous craignons qu'il n'y ait pas suffisamment de place pour toute l'équipe au Chanta House. Le lendemain, nous prenons la route avec l'équipe de motards de Mr. Ku. Ils ont pu trouver de la place pour tous dans les dortoirs. (Le dortoir n'est vraiment plus de notre âge). Nous visitons la grotte de Konglor. La grotte abrite des cavités intérieures hautes de plus de 100 mètres. Elle mesure 7 km et est traversée par une rivière qui mène au village de Ban Na Tan. Les guides nous montrent les chauve souris qui y logent. Nous circulons sur de petites barques en bois accompagnés d'un pilote et de son assistant. A un moment donné, nous descendons pour suivre un sentier éclairé avec de nombreuses stalactites et stalagmites. C'est vraiment beau. Parfois, nous devons descendre et marcher un peu car le niveau de l'eau est trop bas. A Ban Na Tan, nous visitons le village. Lors de notre visite, les habitants récoltaient et séchaient des feuilles de tabac qu'ils vendront par la suite à des cigarettiers. De retour à Konglor, une averse tropicale nous trempe tous en quelques minutes. Nous prenons congé de notre équipe de jeunes motards qui rentre à Thakaek le jour même. Ils ont vraiment été très gentils et serviables avec nous et nous les remercions. Nous partons à pied sur un chemin que nous indique le propriétaire de notre GH. Le village ressemble à tous les villages laos : enfants souriants, curieux et bavards, animaux qui vivent sous le même toit que la famille, chiens qui dorment sur la route et ne se déplacent même pas lorsqu'un véhicule arrive. Le soir, tous les GH sont complets. Le propriétaire de notre GH installe une natte et une moustiquaire pour des touristes qui n'ont pas trouver à se loger. Le lendemain, nous rentrons à Thakaek et arrivons sans encombre au Thakaek Travel Lodge. Nous récupérons nos bagages du store room et restituons la moto à Mr. Ku qui nous dit que nous aurions dû lui téléphoner à la 2ème crevaison car l'expérience lui a appris que cela provenait de la dimension des pneus qui est trop petite pour cette moto et que si nous l'avions appelé, il nous aurait envoyé quelqu'un pour nous changer le pneu. Mr Ku, nous aurions préféré savoir cela avant !

Pakse et la boucle du plateau des Boloven Le soir même, nous prenons un bus de nuit pour Pakse (30 000 kips pour 2 pour le tuktuk pour la gare routière + 60 000 kips pp pour le bus) et arrivons tôt le lendemain à Pakse. Accompagnés de quelques touristes, nous prenons un tuktuk pour le centre ville et arrivons au Sabaidi2 GH recommandé par le LP. Nous espérons obtenir une chambre dans cet établissement et, heureusement, nous l'avons (78 000 kips avec douche sdb). Nous nous renseignons sur les locations de moto pour le plateau des Boloven. Le prix est identique partout : 50 000 kips/jour si la location est de 3 jours min. Nous retournons à la GH et avons la chance de tomber sur un touriste qui revient du plateau des Boloven. Il a loué une petite moto pour 2 et nous donne quelques tuyaux. Nous louons une moto un peu plus puissante que les Hondas car Jean-Pierre préfère avoir de la réserve de puissance (nous payons 240'000 kips pour 4 jours). Nous partons pour Tad Lo. Cette première chute d'eau est jolie. Il y a possibilité de dormir chez l'habitant mais nous préférons un petit hôtel (70 000 kips la nuit). Nous mangeons chez Mama qui est une petite femme souriante et pleine d'énergie. Le soir, nous nous installons et passons notre commande; puis voyons les voyageurs du coin affluer. Manifestement, Mama est connue loin à la ronde. Sa nourriture est excellente et copieuse (55 000 kips pour 2). Nous y retournerons demain pour ses pancakes à la banane si réputés (15 000 kips le petit déj pour 1 personne composé d'un pancake et d'un milkshake). Le lendemain, nous partons vers Salavan. Nous nous rendons au marché et y achetons quelques fruits. Nous revenons sur nos pas en direction de Thateng et Sekong. Ces bourgades ne présentent guère d'intérêt. Ensuite, nous bifurquons à Ban Lak pour les chutes de Katamtok. Jean-Pierre conduit 18 km sur une piste en travaux. Certaines parties sont bonnes, mais la majorité ne l'est pas. Enfin, face à nous les chutes apparaissent. Elles sont magnifiques: plus de 100 m de haut. Cette cascade vaut vraiment le déplacement. Nous rebroussons chemin et allons loger à Attapeu. A Attapeu, nous constatons que les Vietnamiens sont très présents. Il est vrai que nous sommes tout près de la frontière vietnamienne. Nous passons la nuit dans un motel très bien tenu par des Vietnamiens (80 000 kips la nuit avec l'air conditionné qui fonctionne parfaitement). Le marché regorge de Tshirts et autres vêtements made in Vietnam. Le lendemain, nous revenons sur nos pas jusqu'à Thateng, puis prenons la direction de Paksong. A Thateng, nous allons voir Koffie Wong, un Hollandais établi là depuis env. 5 ans. Grand amateur de café, il le cultive et organise des tours de sa plantation avec explications et dégustation. Le tour dure entre 1h et 1h30 et coûte 50 000 kips par personne. Koffie nous raconte comment il s'est installé ici et explique que le système est matriarcal. Koffie est passionné et excellent businessman. Sur sa recommandation, nous logeons au Savanna GH (80 000 kips la chambre). Aujourd'hui, nous rentrons sur Pakse. Il y a 2 chutes d'eau importantes et nous voulons visiter au moins Tat Fane. En chemin, nous stoppons à une jolie petite chute nommée Tat Champee. Malheureusement, nous manquons Tat Fane car nous ne trouvons pas la bifurcation. Nous retournons à Pakse et rendons notre moto.

Les 4 000 îles Nous décidons de partir le lendemain pour Si Phandone (ou les 4 000 îles). Le matin à 8h, nous prenons un mini van poussif (50 000 kips pp sans les passages en bateau). Le mini van est bien complet et 2 de nos voisins sont assis sur des demi sièges. Le chauffeur nous dit que cela ne va pas durer longtemps. En effet, après env 1/2 h de route, l'une des touristes passe dans un autre petit bus en partance pour les 4000 îles. A Done Kong, nous débarquons 2 touristes, puis le mini van continue sa route et nous arrête au débarcadère pour Done Det et Done Khone. Nous payons le passage (20 000 kips pp). Une partie des voyageurs descend à Done Det réputée plus jeune et plus bruyante. Nous poursuivons notre route pendant quelques minutes et arrivons à Done Khone. Nous nous installons dans un bungalow de la GH Souksan (chambre à 50 000 kips la nuit). Le temps semble s'être arrêté ici. Personne n'est pressé à tel point que nous avons l'impression de casser les pieds de nos interlocuteurs lorsque nous commandons une consommation ou un repas dans un restaurant. Nous nous rendons à pied aux chutes de Li Phi qui sont très belles, même maintenant que nous sommes en saison sèche. Le lendemain, nous louons des vélos à notre GH et pédalons jusqu'au point d'où partent les bateaux pour voir les dauphins Irrawady, une espèce menacée. De retour à notre GH, nous nous renseignons sur le prix des billets pour le Cambodge. Par rapport à la distance, le prix est très élevé (176 000 kips pp incl. le passage en bateau). Nous faisons connaissance avec un couple de Français qui vient du Cambodge pour prêter main forte à une Franco laotienne qui construit des bungalows de standard et service occidental juste à côté de notre GH. Ces Français ont payé leur billet 17 USD de Kratie jusqu'au poste frontière. Cela ne vaut donc pas la peine de faire le trajet par petites étapes. Dans les 4 000 îles, nous avons aussi eu le sentiment que les îliens s'ennuyaient ferme. Ils passent une bonne partie de leur journée à regarder des séries à l'eau de rose à la télé et à suivre les spots publicitaires. Nous quittons le Laos ce matin. Nous avons aimé ce pays, ses paysages (formations karstiques si caractéristiques) et ses habitants, surtout les enfants qui hèlent les voyageurs en riant. Leur insouciance fait plaisir à voir.

Passage de la frontière Laos - Cambodge Vers 8h, le propriétaire de notre GH nous conduit dans sa barque jusqu'à Ban Nakasan. Là, nous trouvons l'endroit d'où partent les minibus à destination du poste frontière. Un représentant de la compagnie de bus propose à tous les touristes de passer par son intermédiaire pour obtenir leur sortie du Laos et visa du Cambodge moyennant un émolument de 10 USD pp. Il prétend que nous ne sortirons jamais du Laos ni n'entrerons au Cambodge sans payer de "frais" et que nous avons tout intérêt à passer par lui. Une bonne douzaine de touristes acceptent et lui remettent leur passeport. Quand on pense que le salaire moyen d'un employé est d'env. 150 USD par mois et que le salaire d'un fonctionnaire est encore plus faible, on comprend que c'est une excellente affaire pour lui. Après env. 1h et demie d'attente, 3 minibus se mettent en route. A la sortie du Laos, les douaniers nous réclament 2 USD par personne pour apposer le tampon de sortie. Plusieurs touristes rechignent. Nous réclamons un reçu. Les douaniers refusent et nous rendent nos passeports. Je leur demande leur nom. Ils ne veulent rien savoir et l'intermédiaire qui a réclamé 10 USD pp pour le service des passeports nous assure que réclamer ne sert a rien car "tout le monde s'en fout" (dixit). Nous payons 3 USD pour les 2 et obtenons nos sorties du Laos.

Nous passons du côté Cambodge. 1ère étape: Le contrôle de la température corporelle au prix de 1 USD pp. Le douanier se garde bien de prendre celle de Chantal car elle a pris froid et éternue juste devant lui... Ensuite, nous payons notre visa à 20 USD pp + 3 USD pp pour le douanier. Enfin, nous passons au dernier service qui applique un tampon au "prix" de 2 USD pp. Un Japonais qui a passé par les "services" du représentant de la compagnie de bus doit donner une rallonge de 7 USD avant de récupérer son passeport, histoire de rembourser les montants versés aux douaniers. Le système est bien rodé... Le LP l'avait annoncé. Nous attendons encore plus d'une heure avant qu'un minibus nous annonce qu'il part pour Kratie. Le minibus nous dépose à Steung Treng et nous transfère dans un autre minibus complètement pourri avec un pare-brise plein de fissures.. Le chauffeur attend presqu'une heure dans l'espoir que son véhicule se remplisse. Puis il prend la route. Chaque fois qu'il téléphone, c'est parce qu'il va prendre un ou des passagers supplémentaires. Nous avions vu beaucoup de choses lors de nos voyages en Afrique, notamment comment rentabiliser l'espace dans un taxi-brousse. Mais ce chauffeur a battu le record en réussissant à caser 24 personnes dans son minibus. 8 étaient assises dans le coffre. Pour monter, ces voyageurs devraient grimper sur les sacs à dos. La route a paraît-il été construite par les Chinois. Eh bien, ils ont dû oublier d'emporter le savoir-faire ou de bons matériaux car nous voyons des ornières impressionnantes. Les passagers assis dans le coffre se font entendre lorsque le chauffeur passe dans ces ornières car leur tête heurte le toit du coffre. Le chauffeur n'en a cure. Cela le fait rire. Je suis impressionnée par le calme des Cambodgiens. A aucun moment, ils n'élèvent la voix. Le chauffeur a bien de la chance d'avoir des clients si conciliants. Nous craignons de la casse pour nos bagages. Nous arrivons à Kratie juste avant la nuit. Un hôtelier nous alpague. Il oublie de nous dire que ses chambres n'ont pas d'eau chaude (USD 7 la chambre pour 2). Nous aurions dû poser la question.

Phnom Penh Nous réservons un "express minivan" pour Phnom Penh pour le lendemain (USD 15 pp). En raison de ce que nous lisons dans le LP sur les arrachages de sacs par des motocyclistes très violents, nous prenons des mesures de sécurité dignes de celles que nous prenions à Bogota ! Toutes nos valeurs sont dans des poches intérieures sauf bien sur l'appareil photo. Le départ est prévu à 7h-7h30. A 6h45, l'hôtelier frappe à notre porte car le minibus est déjà là. Le chauffeur conduit rapidement. Son arme, c'est le klaxon. Il s'arrête peu de fois et à aucun moment, nous ne sommes tassés comme le jour précédent. Nous arrivons à Phnom Penh au marché central juste avant midi. Jean-Pierre stresse car de nombreuses personnes attendent l'arrivée des vans. Elles scrutent les bagages et ouvrent les fenêtres du van de l'extérieur. Des mains essaient de saisir les bagages. Mais rien de grave ne se produit. Il suffit de dire NON avec obstination à toutes les sollicitations et de s'éloigner un peu. Ouf, nous avons tout le temps de trouver un hôtel. Nous prenons une chambre au Royal GH idéalement situé entre le front de mer et le marché central. Nous nous offrons une chambre avec air conditionné. La patronne est très aimable. Elle nous recommande de laisser nos passeports au moins dans un locker qu'elle met gratuitement à disposition de ses clients. Nous allons visiter le palais royal situé à quelques blocs. Il est splendide. Nous sommes en admiration devant cette architecture pleine de faste. Les Khmers sont de vrais artistes. En sortant, Chantal repère des coiffeurs pour hommes installés dans la rue. Et pourquoi ne se ferait-elle pas une couleur ? Ses cheveux en ont besoin. Plus loin, tous les salons de coiffure pour dames sont regroupés. Chantal demande si elles peuvent lui faire une couleur. Pas de souci. C'est pour quand ? Tout de suite. Parfait. Après l'application de la couleur, elle passe sous un casque qui projette de la vapeur. Le shampoing s'accompagne d'un massage de la tête complet fait avec beaucoup de douceur et très agréable. A tel point que Jean-Pierre se demandait ce qu'elles peuvent bien lui faire. Prix de la couleur et du massage USD 7. Le soir nous mangeons dans un restaurant thaï sur le front de rivière. Les plats sont goûteux et bien présentés. Cela fait plaisir de sortir du sempiternel riz poulet. Le lendemain, nous prenons un tuktuk et allons visiter la prison S21 à Tuol Sleung. L'autre face du Cambodge. C'est juste insoutenable. Des milliers de personnes ont été emprisonnées ici. Elles étaient torturées de manière organisée, systématique jusqu'à ce qu'elles avouent ce que l'on voulait leur faire dire. Puis elles étaient exécutées. Un massacre insensé et incompréhensible. Les Khmers rouges ont déplacé les Cambodgiens vers les campagnes, puis dans des zones encore plus reculées. Ils ont éliminé d'abord ceux qui occupaient des postes importants et leur famille, puis les intellectuels, puis toute personne sachant simplement lire et écrire. 1.7 million de Cambodgiens ont été tués. Il est probable que certains Khmers rouges occupent encore des postes clé. Les Cambodgiens en ont encore probablement pour longtemps avant de pouvoir faire la paix avec ce passé si douloureux. Quelques jours plus tard, nous rencontrons un Cambodgien qui nous demande si nous avons visité les "killing fields" (endroit situé à env.15 km de Phnom Penh où les Khmers rouges exécutaient leurs prisonniers après les avoir torturés). Il nous dit que sa mère se trouve là-bas... Demain nous partons pour Sianoukville

Sianoukville Sianoukville ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup disent que c'est le St Tropez local. Et pourtant cette ville nous plaît. Est-ce dû au fait que nous sommes en basse saison ? Les plages sont magnifiques; des vendeuses de fruits, de crabes, de calamars et de langoustine passent nous offrir leurs produits. Elles sont absolument charmantes. Nous craquons pour des fruits puis pour des seiches grillées au charbon de bois. Nos craintes de voir de la prostitution enfantine (mineurs avec des adultes) sont dissipées. Nous prenons une excursion d'une journée en bateau pour les îles en face de Sianoukville (USD 15 pp avec le pique-nique de midi). Deux jours plus tard, bien rôtis par un soleil particulièrement traître, nous partons pour Kampot.

Kampot Nous voulons voir les plantations de poivre. Le tuktuk nous trouve une GH toute neuve au centre ville pour USD 8 la nuit. Nous louons une petite moto. Avant de partir, nous nous rendons à l'hôpital de Kampot où un médecin diagnostique de l'asthme à Chantal et lui prescrit 3 jours de traitement. L'hôpital nous remet des comprimés dans un petit sachet en plastique, donc nous ne saurons jamais quels médicaments le médecin a prescrits. Nous nous mettons en route et visitons une plantation de poivre Nous apprenons que le poivre, qu'il soit blanc, vert, rouge ou noir c'est toujours le même. Nous achetons du poivre à la plantation et sur la route. Puis nous nous rendons à Kep. C'est vraiment tout petit par rapport à Sianoukville. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons aux salines pour y faire des photos.

Re Phnom Penh Demain, nous retournons à Phnom Penh. Nous avons simplement séparé en 2 notre temps de parcours pour Siem Reap afin, d'arriver là-bas suffisamment tôt pour trouver une GH en toute tranquillité. Nous avons aussi profité de notre passage pour encaisser nos travellers cheques Thomas Cook qui ne sont pas les bienvenus en de nombreux endroits. Nous visitons aussi le musée d'art khmer (superbe). Nous sommes à nouveau impressionnés par les talents des Khmers.

Siem Reap (Angkor) L'arrivée à Siem Reap s'est mieux passée que nous le craignions. Un tuktuk nous a amenés au centre ville. Le chauffeur nous a d'abord emmenés à une GH qui ne nous a pas plu. Finalement, il a accepté de nous emmener aux Mandalay Inn et Popular GH qui sont juste l'une en face de l'autre. Nous choisissons le Popular GH avec air con. Siem Reap n'est pas vraiment représentatif du Cambodge. Tout est tourné vers le tourisme, et ce, depuis de nombreuses années. Les voyageurs en route pour les temples d'Angkor trouvent ici tous les services dont ils ont besoin. Évidemment, pour la gentillesse légendaire des Cambodgiens, ce n'est pas le meilleur endroit. Le chauffeur de tuktuk nous propose ses services pour 12 USD/jour. Nous prenons rendez-vous le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Angkor Vat. A 5h, il fait nuit, mais de nombreux tuktuks et motos sont déjà sur la route. Nous achetons un billet pour 3 jours non consécutifs à 40 USD/personne. Arrivés Angkor Vat, il fait encore nuit. Nous suivons la foule sans savoir exactement où elle va. Nous prenons place sur l'une des bibliothèques (nous l'apprendrons plus tard dans le guide sur Angkor dont nous avons fait l'acquisition). Il y a foule, le ciel rougeoie et le soleil apparaît enfin. Le temple est impressionnant. Nous l'avons vu de nombreuses fois en photo, mais là, c'est vraiment splendide. Angkor Vat a été construite au 12ème siècle. Puis nous nous rendons à Angkor Thom qui est une ville et non pas un temple. Nous aimons la Terrasse du Roi Lépreux et voyons la Terrasse des Éléphants. Le Bayon nous surprend par ses tours avec des têtes aux multiples orientations. Puis, à notre demande, le chauffeur nous conduit à Tha Prom où les fromagers se mêlent aux murs des temples. On ne sait pas si les arbres tiennent les murs ou si c'est le contraire. C'est vraiment impressionnant. L'empire khmer était gigantesque. Il englobait, en plus du Cambodge, tout le Laos, le nord de la Thailande et une partie du VietNam. Il a duré plus de 6 siècles. De nombreux souverains se sont succédés et différents courants religieux ont prévalu tout au long de cette période. Le bouddhisme vient de l'hindouisme, les bas-reliefs en témoignent.

Nous prenons rendez-vous avec notre chauffeur pour le surlendemain à 7h. Le jour dit, le chauffeur n'est pas là. Nous l'attendons une vingtaine de minutes, puis prenons un autre tuktuk Nous demandons au chauffeur de nous reconduire au Bayon car lors de notre première visite, nous n'avons pas remarqué de nombreux bas-reliefs. Nous poursuivons par Prasat Kravan, Neak Pean près d'un petit lac, le Mebon Oriental qui servait à l'époque de réservoir d'eau, Ta Som et Pre Rup. Ces temples sont un peu moins courus que les autres et nous les apprécions plus calmement. Nous visitons en fait les temples proposés dans le guide "Angkor, cite khmère" rédigé par Claude Jacques et Michael Freeman pour une visite de 3 jours, guide que nous recommandons à tout visiteur. Nous proposons à notre chauffeur de nous reprendre le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Srah Srang. Il a l'air tout content. Espérons qu'il ne nous fera pas faux bond. Le lendemain, comme prévu, le chauffeur est là à 5h. Nous admirons le lever de soleil sur Srah Srang. C'est magique et bien plus calme qu'Angkor Vat, Angkor Thom ou le Bayon. Le chauffeur nous conduit à Banteay Kdei, puis à Ta Prohm que nous visitons pour la seconde fois et où un vieux Cambodgien nous indique où prendre de belles photos, Ta Keo où les marches sont particulièrement étroites et raides, Thommanon et Chau Say Tavoda, restauré par les Chinois. Il est évident que l'empire khmer a traversé plusieurs siècles. Plusieurs styles cohabitent en fonction de la période à laquelle les temples ont été érigés. Certaines images se superposent. Des bas-reliefs ont été effacés et remplacés par d'autres en fonction de la religion dominante de l'époque (bouddhisme ou hindouisme). Il reste encore un énorme travail pour remettre en état de nombreux temples. Cela dépend en partie du financement des pays étrangers. La période des Khmers rouges a été néfaste pour les temples d'Angkor car, même si les Khmers rouges n'ont pas détruit les temples, ils ont notamment jeté les archives du Baphuon qui comportait des informations sur des dizaines de milliers de pièces. Nous avons terminé la visite des temples. Il n'est pas encore midi et le chauffeur nous propose de visiter Banteay Srei qui se trouve à 25 km env de Siem Reap (moyennant un supplément de 5 USD). Nous acceptons et il nous y conduit (compter env 45 minutes de route). Cet endroit est magique. Les temples sont très bien conservés et/ou ont été très bien restaurés. Bangkok Il nous reste un jour pour acheter nos billets de bus pour Bangkok (USD 14 pp). Nous choisissons le minibus qui part à 6h du matin afin d'avoir suffisamment de temps pour trouver une GH. L'arrivée est prévue à Khao San Road à Bangkok vers 14h. Les douanes cambodgienne et thaï se passent sans encombres. Dès que tous les passagers ont terminé toutes les démarches douanières, un autre minibus, thaï celui-là, nous conduit vers Bangkok. Ici, on conduit à gauche. La circulation est beaucoup plus rapide et plus stressante. On sent que les gens sont tendus. Nous arrivons à Khao San Road vers 15h ce qui est très bien vu les embouteillages monstrueux de cette ville. Nous prenons une GH sans vraiment en visiter plusieurs (4 Sons Plaza GH). Le prix est de Tbh 650 la chambre avec air con. Le patron n'est pas aimable. Nous posons nos bagages et cherchons des points de repère dans le quartier. C'est un endroit très touristique et animé. Plusieurs GH sont complètes. Nous n'osons imaginer ce que c'est en haute saison. Nous désirons changer de GH le plus rapidement possible. Le soir, nous dînons dans la rue. De nombreux étals proposent toutes sortes de plats très appétissants. Nous sommes impressionnés par la taille des fruits shakes. Khao San Road est LE quartier des backpackers avec ses avantages et ses inconvénients. Il n'y a pas de station de métro ou de skytrain à proximité, mais on peut prendre le bateau sur la rivière Chao Phraya et ça, c'est très pratique et bien sympa. Le quartier se trouve près du pont Rama VII caractéristique. Aujourd'hui, c'est mercredi. Nous prenons le bateau pour Chinatown. Le bateau, c'est comme les minibus dans la circulation, ils sont bondés, rapides et pressés. C'est un moyen agréable de se déplacer car on voit les vats (temples) au bord de la rivière. A Chinatown, nous avons visité un grand marché où l'on trouve vraiment de tout. Puis, nous avons pris le métro pour Silom Road. La circulation y est trépidante et c'est vraiment très bruyant. Nous avons revu les rues de Patpong. Nous ne logerons pas dans ce quartier. Puis, nous prenons le skytrain pour le centre commercial MBK. On trouve de tout à MBK. Comme nous cherchons essentiellement des vêtements, nous pouvons constater que toutes les marques sont présentes et le prix va avec. Toutefois, les articles qui ne portent pas de marques semblent bien coupés et à des tarifs bien plus raisonnables. Nous visitons quelques vats puis nous rentrons sur Khao San road à pied. Ce n'est pas si long que cela. Nous avons changé de GH pour moins cher (Thara House à Tbh 540 pour 2 avec salle de bains et aircon), plus sympa (ce n'est pas difficile) avec un service identique. Nous sommes plus proches des quais. C'est plus rapide pour prendre le bateau, mais un peu plus bruyant en raison des décibels générés par un bar tout proche. Nous constatons que les tuktuks annoncent des prix exorbitants pour de courts trajets. Conseil donc: ne pas utiliser ce mode de transport à Bangkok mais privilégier le métro, le skytrain ou le bateau. Les taxis (avec compteur) semblent également être une option possible. Nous visitons Chatuchak, le plus grand des marchés de Bangkok où nous achetons quelques habits et souvenirs pour nos proches. Nous terminons nos courses au MBK. Faire des achats de vêtements à Bangkok ne nous semble pas plus intéressant qu'à Phnom Penh. Hormis pour des faux qui ne nous intéressent pas, les prix sont élevés et les vendeurs peu intéressés à vendre (sauf dans la rue). Dimanche, nous retournons au quartier chinois par bateau Chao Phraya et nous écumons toutes les petites ruelles de ce quartier. Le soir, après notre repas, un énorme orage éclate. En 15 minutes, l'eau monte dans les rues. Impressionnant ! Le lendemain, il n'y a plus rien: l'eau s'est évacuée et le soleil est revenu. La date de notre retour approche. Cela fait maintenant 2 mois que nous sommes partis et nous nous réjouissons de retrouver notre famille. Nous réservons nos places dans un des nombreux minibus qui partent de Khao San road pour l'aéroport. Tout se passe bien. Le minibus nous lâche devant l'aéroport en 3ème file. Personne ne semble s'en offusquer. Nous entrons dans l'aéroport et effectuons les formalités sans aucun problème.
Petit budget pour cinq semaines en Thaïlande, fin 2012 English translation pending
by Sabi656 · 2012-06-21 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 2 amies et nous voulons partir à l'aventure pour 5 semaines en Thaïlande (novembre-décembre 2012). Nous pensons réserver les billets d'ici quelques jours, mais pour l'itinéraire on ne sait pas par où commencer. Si vous avez de bons tuyaux pour les vols au départ de Toulouse ou Paris on est preneuse!

Pour l'itinéraire on a consulté pas mal de bouquins (notamment le routard) et de sites internet pour se documenter le plus possible mais vos expériences seront les bienvenues car il y a bien sûr des questions auxquelles les livres ne peuvent pas répondre...et puis c'est plus sympa de papoter ;)

Quel itinéraire nous conseillez vous afin de pouvoir vraiment découvrir ce beau pays, sa culture? On pensait commencer par le nord et finir par le sud qu'en pensez-vous?

On a un budget de 1000€ hors vol, est ce que ce sera suffisant? En sachant que dormir dans des 4 ou 5 étoiles nous intéresse pas vraiment... Enfin il nous reste quelques mois pour préparer notre itinéraire du mieux possible et nous aurons sûrement des milliers de questions à vous poser...

En attendant de papoter avec vous on vous souhaite une bonne soirée :)
Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé) English translation pending
by Pong · 2012-06-20 · 402 replies
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/ qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter, ici ce serait plutôt un résumé des points proposés : Sur une idée d'Itat, nous proposons de "compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre" quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain : Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) ! ...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs ! (voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j) prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !) Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...

Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...

prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴‍☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!! confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).

- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....

* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).

Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.

Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!

éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴‍☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴‍☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)

Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Visiter l'ouest de la Suisse, région Neuchatel et Léman mi-juillet English translation pending
by Lolotte44 · 2012-06-07 · 14 replies
Bonjour, Nous souhaitons visiter l'ouest de la suisse région neuchatel et Léman et pourquoi pas plus loin puis retour par le mont Blanc.

Nous partons de la loire atlantique et nous recherchons des informations sur les possibilités pour les nuités en suisse ( hors campings ); les sites incontournables .

merci pour vos réponses

Insérer une image dans un message privé English translation pending
by Fann · 2012-05-24 · 46 replies
Bonjour, je n'arrive pas à insérer d'image dans les mp. Les images que je souhaite envoyer sont sur mon bureau en basse def. Quand je fais "insérer une image", on me demande l'adresse de l'image (j'imagine que c'est pour ceux dont les images sont hébergées sur des sites internet, non ?), mais rien ne marche.

Quelqu'un connait-il la solution (image provenant directement de mon pc) ?

Merci
Vacances inoubliables en famille à l'est du Canada English translation pending
by Wasvlc · 2012-05-20 · 31 replies
Bonjour à tous. Je visite le forum depuis plusieurs semaines maintenant et tous vos messages m’ont été d’une très grande aide pour préparer mon voyage de cet été…..Alors voilà, nous partons mon mari, moi et nos 4 enfants (5, 8, 15 et 17 ans) du 23 juillet au 15 aout au Canada. Les billets d’avion, la location de voiture et tous les hôtels sont déjà réservés. L’itinéraire est déjà défini et ne devrait donc plus changer car les hébergements sont réservés (hôtels). Voici donc le déroulé du voyage (les villes correspondent à l’emplacement des hôtels): · MONTREAL : lundi 23 juillet - mardi 24 juillet - mercredi 25 juillet Arrivée à l’aéroport le lundi 23 juillet à 15h00. · QUEBEC : jeudi 26 juillet - vendredi 27 juillet - samedi 28 juillet · RIMOUSKI : dimanche 29 juillet · CARLETON : lundi 30 juillet · PERCE : mardi 31 juillet - mercredi 1er aout · SAINT ANNE DES MONTS : jeudi 2 aout · LES ESCOUMINS : vendredi 3 aout · ROBERVAL : samedi 4 aout - dimanche 5 aout · LA MALBAIE : lundi 6 aout · SAINT ALEXIS DES MONTS : mardi 7 aout - mercredi 8 aout · OTTAWA : jeudi 9 aout - vendredi 10 aout · HUNTSVILLE : samedi 11 aout · TORONTO : dimanche 12 aout · NIAGARA FALLS : lundi 13 aout · GANANOQUE : mardi 14 aout · MONTREAL : mercredi 15 aout Départ de l’aéroport le mercredi 15 aout à 19h55

J’ai déjà bien évidemment, grâce à tous vos messages, une idée de ce que nous allons voir et visiter, mais j’aimerais que vous me donniez déjà spontanément, les choses incontournables à voir en fonction des différentes étapes et surtout en fonction des âges des différents participants à ce voyage….. je m’explique, je sais que ce voyage est chargé : beaucoup de route et beaucoup de choses à voir dans ces belles régions, mais le but de ce voyage est de satisfaire les envies de chacun sachant qu’avec de jeunes enfants, nous n’allons pas faire de grandes randonnées à pied de plusieurs heures, que mes ados ne sont pas trop fans de musées ou églises, que j’adore les beaux jardins mais que les autres n’en sont pas forcément fans….. Voilà tout cela s’avère compliqué et c’est pourquoi j’ai besoin de vous pour m’aider à trouver les visites et attractions qui plairont à (presque) tout le monde…. Et faire de ce voyage DES VACANCES INOUBLIABLES pour nous tous !!!! D’autre part, nous fêterons là bas 4 anniversaires : le 28.07 (à Québec) les 5 ans de ma petite dernière, le 31.07 (à Percé) notre anniversaire de mariage, le 01.08 (à Percé) les 8 ans de ma 2ème fille et le 13.08 (à Niagara Falls) les 15 ans de ma 1ère fille ! Qu’auriez-vous à me suggérer comme activités pour ces jours là ? Peut-être aussi des idées de cadeaux d’anniversaire typiquement canadien !? Concernant les repas, ce sera surement pique-nique ou restauration rapide le midi et restos le soir, je recherche donc de bonnes adresses : bonne cuisine, si possible typique avec spécialités locales, accueil sympa et si possible pas trop cher!! sauf pour les 4 dates citées précédemment où nous sommes prêts à mettre un peu plus cher pour marquer le coup ! Autre question, nous devons prendre le traversier le vendredi 3 aout, je sais qu’il y a plusieurs possibilités de départs et d’arrivées, quelle traversée sera la mieux en fonction de nos étapes ? Dernière question (pour l’instant !), en fonctions de nos étapes, serons nous dans certaines villes au moment de festivals, événements particuliers ou fêtes locales ? Voilà… je vous remercie par avance de l’aide que vous m’apporterez et j’ai déjà hâte de lire vos réponses…. D’autres questions viendront sûrement par la suite !
San Francisco? Yellowstone? English translation pending
by Tyflo2 · 2012-05-18 · 56 replies
Bonjour ! J'ouvre ce poste afin de vous demander conseils sur le circuit que j'essaie d'organiser depuis plusieurs mois déjà au mois d'août 2013 dans l'ouest américain. J'ai fait des recherches sur le forum mais sans trouver de réponses à mes questions. Sur un poste précédent plusieurs forumers m'ont déjà beaucoup aidé dans mes recherches. Encore un grand merci à tous !

Voici un petit récapitulatif de nos décisions à ce jour :

Nous partirons pour 28 jours fin juillet 2013 (vols inclus) Nous serons 3 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans au moment du départ Nous aimons la nature, le calme, la marche ( pas pendant des jours et des jours non plus 😛 : à la demi-journée ), les animaux, la découverte d'autres cultures Pendant les vacances, nous aimons prendre notre temps et profiter des endroits où nous séjournons pour visiter et passer du bon temps Nous avons envie de tester le voyage en camping car au moins sur une partie du trajet comme nous l'a suggéré PapJ59. Nous avons de la famille et des amis à voir à Yucaïpa (près de Los Angeles), à Orem, près de Provo dans l'Utah et à Salt Lake City : 1 jour à Yucaïpa, 2 jours à Orem et 1 jour à Salt Lake City environ

Nos impératifs : vos nombreux carnets de voyages nous ont donné des envies 😉: Los Angeles, Las Vegas, Dinosaur NP ou un musée à Salt Lake City ou Los Angeles sur ce thème, le Grand Canyon, Moab : canyonland, Arches, Bryce, Page

Nos souhaits sûrement pas réalisables cette fois-ci : Yellowstone et Grand Teton, San Francisco, un rodéo avec les enfants, 1 rassemblement de natives americans

Nos doutes : la zone entre San Francisco et Las Vegas : ça me paraît long et assez inintéressant à part Death Valley mais je ne demande qu'à être convaincue, Yosemite en Août : cascades moins impressionnantes ? foule de visiteurs

Voilà, je remercie déjà tous ceux qui m'ont lu jusqu'au bout. Pour être abonnée depuis presque un an à la newsletter, je sais que les demandes sont TRES nombreuses ! 🤪 Et un énorme merci à ceux qui prendront le temps de me répondre car après trois guides sur l'ouest américain lus et annotés, des blogs et des blogs parcourus, je me sens un peu PERDUE 😊.

Transatlantique, retour des Antilles, Luminosa 27 avril au 14 mai 2012 English translation pending
by Frandelasne · 2012-05-18 · 324 replies
Bonjour à tous, je me décide d' ouvrir le bal , comme tous nos amis de VF rencontrés sur le bateau ( nous étions plus de 18 membres à bord !!) semblent avoir difficile de s'y mettre. Et oui l'ambiance y a été des meilleures et dès les premières réunions " apéro " organisées par rcoucou, les contacts se sont noués. C'est très étrange de découvrir qui se cache sous les différents pseudos, parfois des membres très actifs sur le site, ce sont révélés très discrets à bord et d'autres pleins d'humour ce sont véritablements lachés!! Que de séances de fou-rire contagieux n'avons nous pas partagé! Je suppose qu'avec ce long pont de l'ascension , nous aurons tous eu le temps de reprendre pied et que peu à peu les anecdotes et récits vont suivre. à vous ......
Hôtel à Los Angeles et San Francisco? English translation pending
by Breizhwomen · 2012-05-12 · 23 replies
Bonjour,

Je suis en train de finaliser mon voyage pour cet été dans l'Ouest Américain et je suis à la recherche d'hôtel sur Los Angeles et San Francisco.

Sachant que nous avons une voiture et que donc il faudrait un hôtel avec parking gratuit.

Pour 1 nuit à Los Angeles, la nuit de notre arrivée à LA sachant que l'on part le lendemain pour les Parcs de l'Ouest notamment Grand Canyon... Ensuite à la fin de notre voyage nous repartons de LA et donc, j'en recherche un autre pour 3 nuits. ce coup-çi pour visiter LA.

A San Francisco, nous resterons 3 ou 4 nuits. Sur place, pas besoin de voiture, mais il faut tout de même la garer ...donc un hôtel avec parking serait bien.

Nous sommes à 4, 2 adultes et 2 ados (16 et 14).

Merci de votre aide.
De retour après quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Orlanth · 2012-05-08 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà revenus après 15j dans l’ouest américain. Voici un petit compte-rendu pour donner notre modeste pierre à l’édifice qu’est ce super forum.

Nous sommes partis 15j (du 21 avril au 6 mai) de Phoenix à San Francisco avec un vol intérieur entre Las Vegas et San francisco.

Jour1 : Départ de Bruxelles le samedi matin direction Phoenix avec une escale de 6h à NY avec Delta. Le voyage s’est très bien passé sans problème majeur à part un petit flip quand mon passeport n’a pas voulu passer pour générer les cartes d’embarquement. A la douane à JFK rien à signaler si ce n’est que c’est TRES long et qu’il faut prévoir au mini 3h pour ne pas stresser. Ce trajet aller aura en fin de compte été beaucoup plus éprouvant que le trajet retour à cause de la longue escale de 6h. Arrivé à Phoenix, nous avons alors mis 1h15 seulement à récupérer nos bagages, prendre la voiture de location et rejoindre l’hotel pour aller dormir. Je dois dire que l’organisation des aéroports américains est assez surprenante. Notre loueur de voiture était alamo. Rien à dire sur la prestation.

Jour 2&3 : Direction Sedona où je m’attendais à 15° (température moyenne fin avril) et on est arrivé avec 30° voir 35 le lendemain et un superbe soleil. Cette région est superbe et je vous conseille grandement d’y aller un jour. On a fait des randos « classique » comme West Fork (à faire), Bell Rock ou encore cathedral rock mais également moins commune comme Robber Roost. Je vous conseille de faire cette dernière car c’est vraiment sympa avec une petite balade en 4x4 dans les chemins cabossés puis une petite rando à pied. Enfin, la petite rando à pied, c’est si vous ne faites pas comme nous en montant le rocher du mauvais côté J ! En plus 5 min après notre arrivée, on a vu débarquer un indien avec ses instruments qui s’est mis à faire des incantations au soleil tout en jouant de la musique et je dois dire que c’était plutôt sympa. On a adoré Sedona. Pas mal de balades à faire et surtout peu de touristes au moment où on s’y est trouvé.

Jour 4 : sunset Volcano crater Sur le chemin du grand canyon, on a fait une petite halte à Sunset volcano crater. Pour ceux qui n’ont jamais vu un volcan dont l’éruption est récente, ca vaut le coup d’œil. On y voit des champs de lave totalement noirs et qui n’ont pratiquement pas été érodés. Les rando sont courtes mais on est vraiment sur un paysage lunaire.

Jour 4 : Grand canyon Le grand canyon, quoi en dire à part que c’est très spectaculaire et incontournable. Par contre ici, beaucoup plus de touristes dont énormément de français. On n’y était qu’une journée donc on a choisi de remonter à pied de Hermist Rest au village. Ballade sympa car on longe la rim sur 15km. Par contre, les 2 derniers arrêts de la navette sont sans intérêts car c’est un chemin bitumé. Par contre c’est plutôt bien pensé pour les personnes en fauteuil. Egalement plus de 30° là bas alors qu’on s’attendait à 12 J ! On souhaitait descendre un peu le lendemain mais le temps s’est gâté et on a préféré partir plus tôt que prévu. On y retournera peut-être un jour si on en a l’occasion pour descendre au fond ou faire la descente du colorado. Ca doit probablement être très impressionnant.

Jour 5 : Monument valley. Temps moyen pour un photographe mais, malgré tout, tout à fait correct. Bel endroit avec une balade en voiture de 17 miles sympathique. Franchement largement faisable même avec une berline mais attention où vous vous arrêtez car on peut vite s’ensabler. Le view hotel malgré son prix et un hôtel vraiment bien mais attention au petit dej qui est une vraie arnaque !!! On a apprécié cet endroit même si ce n’est pas ce qu’on a préféré lors du voyage.

Jour 6 : Page et Lake Powell : Le temps n’était pas avec nous ce jour là avec de la pluie sur le trajet et donc de la pluie sur place qui nous a empêchée de faire ce qu’on souhaitait : Notamment une balade en voiture pour aller à Altrom point. Le ranger du visitor center nous a fortement déconseillé de la tenter. On a cependant vu un beau couché de soleil avec une lumière superbe grâce aux nuages et à la pluie à l’horizon. On a ensuite attendu le lendemain matin pour aller à Horseshoe bend et lower antelope canyon. Deux balades à faire. On a eu de la chance sur notre guide à Lower antelope qui jouait de la guitare pendant la balade et qui était bien sympathique comparé à l’accueil minable de nos amis indiens à la petite cabane où l’on paye l’entrée.

Jour 7&8 : Bryce Canyon C’est vraiment le plus bel endroit que nous ayons visité. C’est absolument superbe, on n’avait jamais vu quelque chose comme ça. Pour moi c’est incontournable !! Au programme, on a fait randos à pied, notamment Fairyland loop et une rando à cheval d’1/2 journée dans Red Canyon ou on n’était que tous les 2 avec notre guide. On a pris notre pied à cette balade avec un guide qui est un vrai pisteur américain (chasseur d’ours et de mountain lion (Cougar) à dos de mule avec son chien). Le soir, je vous conseille d’aller vers le sud du parc pour essayer de voir des antilopes ou autres animaux qui sortent de la forêt. On logeait au Bryce Canyon Pine que je vous conseille vivement car les gens sont très gentils, les chambres propres avec un frigo et un four micro-onde et leur resto propose de la bouffe simple mais bonne.

Jour 9 : Zion Park :

On n’avait pas prévu de visiter ce parc, seulement d’y passer mais avec la pluie de Page, on a rejoint plus rapidement Bryce et on a décidé d’y passer une petite journée. Notre sentiment est mitigé sur ce parc peut-être car on y était le dimanche. Il y avait ENORMENT de touristes notamment américains qui venaient là le WE. Ce qui fait que les randos étaient blindées de monde. N’y étant qu’une grosse demi journée on n’a pu faire que des randos de faible difficulté. Ceci explique peut-être cela. Mais on a également eu l’impression que les randos sont soient très faciles soient très difficiles. Mais peut-être que ceux qui y sont allés plusieurs jours pourront commenter notre impression. Mais en tout cas c’est un parc qui est totalement différent de ceux qu’on avait fait avant et je pense que faire des randos techniques là bas, ca doit valoir le coup.

Jour 10 : Valley of Fire Avant d’arriver à Las vegas, on a fait une halte à Valley of fire. Endroit surprenant également qui ressort au milieu de nulle part. Ca mérite le coup d’œil également avec tous ces rochers colorés du mauve au rouge en passant par le jaune et le blanc. Il fait très chaud donc en été ca doit être infernal mais malgré tout je pense qu’il faut y passer une petite journée.

Jours 10&11 : Las Vegas Que dire de Las Vegas. On y allait vraiment motivé malgré ce style de vie qui est vraiment à l’opposé du nôtre. On n’aime pas les villes et on n’est pas des « gens de la nuit » … ! On a eu un sacré choc le jour de notre arrivée. Ce qui était vraiment pénible c’est la troupe de mexicains qui distribuent leurs images pour contacter les prostituées. J’en aurai bien claqué 1 ou 2 sur le macadam ! Malgré ca, c’est une ville à voir pour se rendre compte de la folie générale de ce lieu. Les hôtels, notamment le venetian, méritent un coup d’œil car c’est vraiment impressionnant ce qu’ils ont construit là bas. On est également allé voir un spectacle du cirque du soleil (Ka) et ca aussi ca mérite le déplacement. Ce n’est pas donné mais la maitrise dont font preuve ces artistes est impressionnante. Un gros point négatif est l’hôtel dans lequel nous sommes allés. Le Mirage. Sans exagérer, je pense qu’on a eu le moins bon accueil de notre quinzaine. La salle de bain n’était pas propre (baignoire rouillée, gros dépôt de calcaire). Il n’y avait même pas savon, gel douche … le 1er jour. Assez minable pour un 4 étoiles.

Jour 12 jusqu’à la fin : San Francisco et environs. San Francisco avec Bryce Canyon et Sedona sont dans notre top 3. Cette ville est vraiment superbe avec ces vieilles maisons victoriennes en bois et colorées. De plus les pentes bien connues grâce aux séries américaines rajoutent du charme à cette ville. On a adoré. Je vous conseille de faire le tour en bus rouge le 1er jour afin de vous donner une vue assez large de la ville et de voir les endroits que vous souhaitez voir de plus prêt. On a visité Alcatraz. Visite très bien faite avec le guide audio. A faire. On a également loué une voiture une journée pour aller à Muir wood voir les Red woods. Un parc sympa et assez surprenant mais il faut arriver TRES tôt si vous voulez une place sur le parking. Cette location nous a permis également de vadrouiller dans les rues de san francisco et descendre les pentes vertigineuses. A faire, car ça fait drôle quand on entame la descenteJ. Le même jour pour profiter de la voiture, on a décidé d’aller à la napa valley pour voir à quoi ca ressemblait. On n’avait pas prévu d’aller là bas et donc je n’avais rien lu sur cette région. Et là ce fut le drame !! On s’attendait à quelque chose type vignoble bourguignon ou bordelais mais on avait oublié qu’on était aux états-unis. On pensait se promener dans des petites routes au milieu des vignes mais en fait on était limite sur une autoroute avec une circulation énorme et un tourisme hallucinant. Les endroits de dégustation étaient blindés. Des limousines partout. Je n’avais jamais vu ca ! Enfin à part ce petit point négatif, San Francisco est également incontournable !! Je vous conseille notre Hotel : Hotel Del Sol (à la joie de vivre) au croisement entre Greenwich street et Webster street. Un accueil génial, un hotel bien situé pas trop cher pour SFO et avec un service génial : on vous aide à louer un véhicule, on vous réserve tout ce qu’il faut si vous en avez besoin (resto, navette à l’aéroport ….) et des gens très gentils. Une autre bonne adresse : un petit resto branché de burger sur Union street à l’est de l’intersection avec Fillmore street. Les jeunes qui gagnent bien leur vie se retrouve là le soir. Un peu bruyant mais les burgers sont très bons et la majorité des ingrédients sont fait maison. Le tout pour un prix correct.

Dernier jour : Juste un petit point sur notre escale à Atlanta où on avait seulement 1h30. Je m’attendais à être un peu juste vu ce que j’avais pu lire sur internet mais en fait, on a mis 18 min pause pipi comprise pour aller de la gate B33 à la gate E29 … Vraiment pas de quoi se stresser.

On a adoré les états-unis. L’ouest américain est vraiment une région qu’il faut aller voir un jour dans sa vie. Les parcs sont superbes. Les gens sont très accueillants et très gentils. Ils conduisent tranquillement. On a vu 3 fous seulement sur 2000km. Les parcs et villes sont d’une propreté exemplaire. Un petit détail mais pourtant tellement agréable c’est qu’il y a des toilettes partout. Et en plus elles sont pratiquement toutes propres. Quand elles ne le sont pas, c’est tjrs nettement plus propre que des toilettes publiques françaises. Evidemment ce pays n’a pas que des points positifs : On a vu (à Las vegas par ex) des femmes de 75 voir 80 ans travailler dans les restos comme serveuse ou caissière ! Mais malgré tout c’est une culture qui vaut la peine d’être découverte.

En tout cas, je vous conseille fortement d’aller là bas. Si on peut, on y retournera ! Si vous souhaitez des infos plus précises, n’hésitez pas à me contacter.
Compte rendu d'une croisière en fauteuil roulant électrique avec Costa English translation pending
by Blanotin · 2012-05-02 · 42 replies
Nous revenons d'une croisière sur le COSTA Serena avec trois de nos petit-fils et un de leurs amis de 11 à 13 ans et souhaitons vous faire partager notre expérience de grands-parents gérant tant bien que mal des "garnements" dont l'un (Louis) est myopathe (Duchenne), et déjà incapable de se mouvoir (d'où fauteuil électrique) et à la limite de porter à ses lèvres un verre ou une fourchette.

La Méditerranée occidentale était notre champ d'action, le sens initial prévu était inverse aux aiguilles d'une montre, la date : vacances de février 2012 communes à Paris et à Tours, le bateau : le Costa Concordia !

Hélas, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2012, notre rêve "tombait à l'eau", Louis jurait (et nous nous sommes bien demandés ce que nous aurions pu faire avec lui ce soir-là, car 45 Kg à porter à deux) de ne jamais monter sur un bateau, et on en profitait pour qu'il se fasse opérer (opération très douloureuse et longue convalescence) des tendons des deux pieds pendant ces "vacances".

Frère, ami et cousin par contre restaient enthousiastes, tant et si bien que Louis finissait par se laisser convaincre de "réessayer" une croisière pour les vacances de Pâques communes. Parents et grands-parents se disant qu'un Commandant aussi C.N que celui du Concordia, ça ne devait plus exister !!

Contrainte : Acheminement à un port avec accès facilement accessible.

En février il avait été prévu a/r en TGV de CDG sur Marseille suivi d'un transfert par véhicule spécial (accès fauteuil électrique) au port. En avril, compte-tenu de la dispersion des enfants, il fallait utiliser le véhicule "spécial" des parents de Louis pour les regrouper tous en un même lieu avant de rejoindre directement le port d'embarquement.

C'est ainsi que Marseille, puis le Costa Serena furent retenus, alors qu'il n'y avait plus beaucoup de places disponibles à bord (à cause de la défaillance du Concordia ?)

Partis de Marseille le 21 avril au soir, nous sommes rentrés samedi 28 avril (débarquement à 13H15 ses premiers)
Voir le Grand Canyon en sept jours? English translation pending
by Karimjy · 2012-05-02 · 33 replies
nous sommes deux soeurs, et nous désirons voir le Grand Canyon durée du voyage 7JOURS ;

est-ce possible ? nous ne conduisons pas donc, que me conseillez vous ? est-ce faisable ? et pourriez vous me dire comment le faire ?? l'hélicoptère est-il intéressant aussi ? merci de me répondre
Compte rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica du 19 avril au 30 avril 2012 English translation pending
by Sago28 · 2012-05-01 · 45 replies
Bonjour,

Comme promis, je vais commencer mon compte rendu de notre croisière " terre sainte"sur le costa pacifica du 19 avril au 30 avril...et oui on vient de juste de rentrer mais les valises ont étaient vidées et les machines à laver tournent à plein régime.😛 Le frigo est déjà plein 😇donc comme j'ai bien travailler je peux commencer à raconter les merveilleux jours que nous venons de passer.

Je voudrais d'abord remercier tous les membres vf qui m'on aider à organiser au mieux notre croisière, vos conseils et compte rendu nous ont permis de passer de bonnes vacances.J'ai pu ainsi aussi aider d'autres personnes à bord qui n'avaient pas toutes les infos nécessaires.😉

Jeudi 19 Avril:

Départ de la maison vers 5H00 direction l'aéroport d'Orly en taxi.La nuit a était courte😛.L'avion part à l'heure direction Nice. Arriver à Nice vers 8H00, dés notre sortie nous agrafons nos étiquettes sur les valises et nous dirigeons vers la porte 2 ou nous attendons les hôtesses de Costa.Le temps de prendre un café et une pause pipi😉, les premières hôtesses arrivent vers 9H15.Ils faut aller leurs donner nos noms pour qu'elles nous donnent notre bus de départ .Comme nous avons était entre les premiers nous prenons le premier bus avec un départ prévu vers 10H00.Mais comme il arrive en retard (chauffeur italien)nous ne partons que vers 10H45.Après avoir pu mettre les valises dans le bus parce que c'est assez sportif, avec les personnes qui poussent et ceux qui veulent à tout pris monter dans le bus alors qu'ils n'ont pas donner leurs noms aux hôtesses, nous arrivons à monter et nous prenons place pour 2H30 de route.Ne vous inquiéttez pas, plusieurs bus sont prévus et tout le monde aura de la place. N'oubliez pas de donner votre nom aux hôtesses et ne stressez pas, dites vous que vous êtes en vacances et qu'il ne partirons pas sans vous.😎😎😎😎 Le point de rencontre est situé porte 2, quand vous récupérer vos valises prenez à gauche et marcher tout droit la sortie sera sur votre droite et les bus seront de l'autre côté du trottoir juste en face. Quand nous sommes tous installer, l'hôtesse nous informe qu'il est interdit de manger et que le trajet est direct.Pensez à faire une pause "pipi" avant de monter surtout si vous avez des enfants😏. Comme nous avons un chauffeur italien (comprenez le jeu de mots)😛le trajet est assez rapide voir même expéditif, nous arrivons en 2h. Après les explications d'une autre hôtesse, qui monte dans le bus avant que nous descendons, elle nous informe que nos bagages seront récupérer et monter en cabine (pensez à bien mettre une étiquette à chaque valises).En rentrant nos n°d'embarquement nous sont donner ainsi que le programme pour le club enfant.Nous sommes le numéro 7 comme les N° 2 sont appeler nous mangeons un petit truc sur place. L'embarquement ce fait assez rapidement et nous attendons une petite heure. Vers 14H00 nous montons à bord, passage photo obligatoire et nous arrivons pont 3.Nos passeport sont récupérer dés notre arriver, ils seront rendus la veille de notre arriver à Haifa par les autorités Israéliennes. On nous donne les infos pour les forfaits "all inclusive"mais nous avons décider de prendre des forfaits "boys and girls" et café. Nous montons en cabine et nos bagages arrivent en même temps. Toutes les premières infos sont disposer sur le lit, prenez le temps de bien les lire surtout le today qui est bien pratique sur le bateau. Aujourd'hui exercice d'évacuation à 16H45, il est obligatoire pour tous les membres de la cabine même les enfants, n'oubliez pas prendre la carte rouge qui est déposer sur votre lit, elle vous sera demandez pendant l'exercice.Si vous l'oubliez, comme ma fille 🙁, par exemple, dite le au personnel qui notera le nom de la personne afin de prouver qu'elle était bien présente. N'oubliez pas aussi les gilets de sauvetage , bien sur😄, ils se trouvent dans le placard de votre cabine. L'exercice est assez long donc pour le départ du bateau se sera ratez!!!! Après notre exercice retour en cabine et petit tour du bateau pour faire la reconnaissance😛.J'en profite pour enregistrer ma carte bancaire et prendre les forfaits boissons. Nous prenons un petit gouter au buffet et puis retour en cabine pour défaire les valises. Nous sommes du premier service, restaurant "new york",18H30 3ème étage. Aujourd'hui soirée décontractée. Le diner est très léger si vous avez un gros appétit pensez à prendre plusieurs plats vous avez le droit!!!Plusieurs personnes ne savez pas qu'ils avez le droit de prendre plusieurs plat au repas en restaurant et vu que les quantités sont assez, comment dire "petite", ils avez souvent faim à la fin du repas.La qualité n'est pas toujours au rendez vous certain plat sont assez fade mais dans l'ensemble c'est convenable. Les serveurs étaient un peu déborder nous sommes rester à table 2H c'est trop long🤪, en plus on nous a installer dans une table de 8 alors que j'avais demander une table de 4.Je suis allez voir le responsable de la salle qui m'a promis de faire quelque chose pour le prochain diner. Après le spectacle qui était bien nous avons fait un tour et sommes parti au lit, la journée a était assez longue et nous sommes peu fatiguer. Demain réunion vf à la chocolaterie, avec un grand bateau comme ça faire connaissance dés le départ me parait un peu difficile, j'espère que quelqu'un sera au rendez vous. A demain pour la suite... Candy Notre spectacle est à 21H15
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Premier voyage au Canada de deux semaines English translation pending
by Pacalin · 2012-04-27 · 22 replies
bonjour à tous et à toutes

nous partons pour la premiere fois au Canada du 17 au 31 juillet un couple et un enfant de 12 Ans arrivée/ depart de Montreal 😎

on y connait absolument rien !! nous avons reservé les billets et nous sommes en pleins preparatifs du parcours terrestre nous arrivons donc le 17 en fin d'aprem je crois on va se reposer un jour et prendre la route (voiture de location) à partir 19 dans un premiere temps on voudrait voir les chutes du Niagara (évidemment) j'ai beaucoup de mal à evaluer les distances je pense quil faut qu'on fasse une pause d'une nuit mais où. Kingston à mi chemin ou direct Toronto ? combien de jours faut-il prevoir pour cette escapade montreal- les chutes- montreal à apres une autre pause à Montreal direction le Quebec on voudrait ensuite voir des ours et des baleines mais de ce coté je ne me suis pas encore assez renseignée 😕

voilà les grandes lignes de nos envies je suis à l'ecoute de tous vos conseils et de vos infos merci d'avance😉

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