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Vingt-cinq jours sur l'Ouest canadien et Yellowstone en juin English translation pending
by Mosquito34 · 2010-12-07 · 23 replies
Je désire partir en juin et faire un grand Tour des Rocheuses entre Canada et USA

Je compte arriver à Calgary et je dispose de 25 jours entiers sur place.

Mon interet est surtout la photo de nature et animalière

Voilà mon road book sur 25 jours !

Jour 0 : arrivée à Calgary Jour 1 : voiture jusqu'au Parc Waterton Jour 2 à 8 (7 jours): Parc Waterton et glaciers (usa) jour 9 : route jusqu'à Yellowstone Jour 10 à 16 (7 jours) : Yellowstone Jour 17-18 : trajet jusqu'à Jasper Jour 19 à 22 (4 jours): Parc Jasper Jour 23 à 25 (3 jours) : Parc Banff Jour 26 : départ

Qu'en pensez ? certaines étapes sont trop courtes ? trop longues ?

Y-at-il des endroits dans les environs que j'ai zappé et qui sont incontournables ?

Je compte camper la plupart du temps, quelle température en juin dans les Rocheuses ?

Peut-on aller aux USA avec un véhicule loué au Canada ?

Merci de vos réponses
Kenya au mois d'août 2011 English translation pending
by Nolann2003 · 2010-11-24 · 8 replies
Bonjour,

Je souhaiterais partir au mois d'août 2010 au Kenya avec mon fils de 7 ans en alternant plage/safari. Pouvez-vous me dire, au niveau saison, si c'est OK.

Pouvez-vous me donner le nom des meilleurs Tours Opérateurs et vos commentaires si vous êtes déjà allés au mois d'août au Kenya.

Merci🙂
Circuit en Afrique du Sud avec deux adolescents English translation pending
by Minaselis · 2010-11-11 · 9 replies
Nous partons en Afrique du Sud du 23 juillet au 13 aout 2011 (2 adultes et 2 ados 13 et 14 ans);Organisant seule ce voyage, je recherche des idées d'itinéraire sachant que : - Nous souhaitons prendre notre temps dans les parcs - Nous éviterons Le Cap et le sud en général; - Nous louerons une voiture pendant les 3 semaines - Nous sommes très intéressés par les animaux et la nature en général (randonnées) Drakensberg est il envisageable en aout (température ?)? Suis preneuse de toute idée d'hébergement pour ce circuit (budget max 120€/nuit pour 4). Merci par avance
Maroc: ne faites surtout pas cela! English translation pending
by PatDef1 · 2010-10-27 · 17 replies
Bonjour,  

J'ai constaté avec effroi lors de mon dernier séjour à Merzouga que des enfants proposent au bord de la route de se faire prendre en photo avec des bébés fennec terrorisés qu'ils viennent d'attraper ............  Surtout, ne cautionnez pas cela !  Pire encore, j'ai vu un touriste donner 500 Dirhams à un enfant pour qu'il relâche l'animal.  Ce qui fut fait immédiatement, mais vous pouvez être certain que cet animal sera à nouveau capturé au plus vite.  En procédant ainsi, vous encouragez ces enfants à continuer à attraper ces animaux, ce qui à terme pourrait porter préjudice à la pérennité de cette espèce dans la région.  Merci.  @+
Vingt jours en Australie au mois de mars: itinéraire et climat? English translation pending
by Mastos · 2010-10-23 · 60 replies
Bonjour,

Au départ de ce projet, un promotion sur le billet d'avion mais avec des restrictions quant au mois (mars 2011) et à la durée (21 jours, soit 20 jours effectifs sur place) et l'atterrissage à Melbourne (éventuellement Sydney mais 10% plus cher). Ayant visité la Nouvelle-Zélande en Van l'an dernier, c'est cette formule qui serait privilégiée pour l'Australie (si vous avez des conseils d'agences, on prend 🙂)

Pourriez-vous éclairer ma lanterne par rapport à ces points:

1°) la météo. Qu'en est-il au mois de mars ?

2°) le sens de l'itinéraire. Vaut-il mieux au départ de Melbourne remonter directement par la côte vers le nord jusqu'à Brisbane et redescendre vers Melbourne en avion ou vaut-il mieux partir en avion de Melbourne vers Brisbane et descendre en Van jusqu'à Melbourne ?

3°) le tronçon à visiter: la question précédente fait état du tronçon Melbourne-Brisbane (ou vice-versa), mais est-il réaliste compte-tenu de la saison et du nombre de jours limité d'étendre ce tronçon à Cairns et/ou Adélaïde ?

Vous allez me dire que le climat dépend des endroits visités (et moi que les endroits visités dépendront du climat). Est-ce qu'à cette saison il est possible de plonger dans des bonnes conditions, quels sont les endroits sympas pour ça ?

Et dernière question, est-ce qu'en Australie, on peut dormir dans son van hors camping aussi facilement qu'en Nouvelle-Zélande (genre dans les aires d'autoroute, parkings, etc), malgré les règles l'interdisant ?

Merci
Mygales et serpents dans l'habitat en Guyane? English translation pending
by Ioen · 2010-10-22 · 11 replies
bonjour, j'aimerais beaucoup m'installer en guyane avec mon copain et mon fils en bas age l'année prochaine, mais voila j'habite a la reunion et il y'a les fameuses arraignées "babouk" qui sont pas mal impressionnnantes et qui aime beaucoup les maisons, et j'en ai deja une peur bleu mais je gere!!je voulais savoir je sais qu il y'a rarement des morsures de mygales ou serpents mais j'ai surtous peur de les voirs dans ma maison, alors es ce qu' il y'en a de temps en temps dans les maisons (a cayenne, kourou , remire) dans les appartements ou es ce tres rare?je me lance un defi de partir las bas mais prendre ma serviette de bain et trouver une mygale dedans de bon matin je sais pas si mon coeur tiendra!merci de vos reponses.et derniere question quel est la ville la plus tranquillle?(insecurité..)
Retour sur notre voyage au Québec English translation pending
by Domfamily · 2010-09-06 · 15 replies
Bonjour à tous, suite au voyage au Quebec que nous avons fait en août 2010, il me tenait à coeur de faire un petit compte rendu de notre séjour sur place et vous confier aussi un peu mes impressions sur ce merveilleux pays qui nous a vraiment conquis!😎🙂🙂🙂🙂!

J'ouvre une petite parenthèse pour remercier chaudement mes "co-équipiers"de voyage via internet sur ce Forum, Néfer😉, Lise-Denise😉qui nous a sauvé la mise sur les deux derniers jours pour nous trouver un hôtel sans quoi nous nous serions retrouvé dans une situation trés délicate😛😊 , Saskja😉, jjwill, Tokala ainsi que beaucoup d'autres qui m'ont apporté, par leurs petites ou grandes interventions , une grande aide pour construire mon itinéraire😎😎😎😎!

Voilà, nous sommes partis 3 semaines en famille ( deux ados de 17(garçon) et 15 ans(fille) et notre petit dernier de 10 ans(garçon)) à la rencontre de "la belle Province", du 30 juillet au 21 aout(avec un petit détour sur l'Ontario en vue de visiter Toronto et les chutes du Niagara ).Nous avons vraiment été enchantés par ce pays et par ses habitants , l'accueil, la gentillesse et la serviabilité restant ce qui m'a le plus marqué ( les enfants ont été agréablement surpris tout de suite!)pendant ce voyage🙂🙂🙂🙂.

Je vous donne le détail de notre itinéraire sur 23 jours, en vous précisant que , pour des raisons indépendantes de ma volonté, j'ai du préparer ce voyage pour 5 en 3 mois 😛(reflexion et étude d'un parcour si possible "fun" pour satisfaire parents , ados et enfant, billets d'avion, voiture de location, réservation d'hôtels et gîtes...ouf😛😊!) mais que nous sommes globalement satisfait de notre circuit même si la préparation s'est effectuée sur un rythme marathon.

circuit en autotour( location d'une voiture chez Avis) créer sur mesure par mes soins (au total une boucle de 2800km environ sur 22 jours)🙂Points positifs de notre parcours : nous avons à peu prés bien cibler les lieux que nous voulions découvrir et les activités qui nous tenait à coeur de réaliser .Le beau temps et la chaleur nous ont suivi tout au long de notre route (même à Tadoussac😛!) 22 jours sur 23😎!🤪point demi-négatif(😏):Le temps sur place pour chaque étape mal équilibrée😕 partie "étapes à Montréal, Toronto, Niagara, Ottawa, "trop courtes et partie "étapes au lac st jean et Tadoussac"un peu trop longues Jour 1 arrivée Montréal- Aéroport Trudeau vers 13h vendredi 30 juillet Taxi (sans problème😉 malgrés que nous étions 5+ nos 2 valises assez grosses et 1 petite valise) Nous nous rendons à notre hôtel
http://www.ithq.qc.ca/hotel/ ( grand confort et petit déjeuner excellent!) visite l'aprés-midi dans le quartier du plateau , souper le soir sur place et dodo

Jour 2 Montréal

samedi 31 juillet visite de la basilique Notre -Dame et découverte du vieux port. Le soir, sur les conseils d'un charmant employé de l'hôtel, nous assistons de notre chambre aux grands feux d'artifices en hommage à la suéde. C'est magnifique , nous voyons tout d'assez prêt sans avoir à nous déplacer!

Jour 3 Montréal dimanche 1 aout centre des sciences : http://www.centredessciencesdemontreal.com/jeunes.html dés 10h, nous arrivons à l'ouverture . Activités géniales😉😉😉 les enfants sont ravis et nous aussi! Flannerie dans le vieux port, en fin d'aprés-midi nous embarquons dans l'amphibus http://www.montreal-amphibus-tour.com/Visiter_Montreal.html trés impresionnant la rentrée dans l'eau😛!

Jour 4 Toronto lundi 2 aout nous faisons une pause sur la route à Kingston pour visiter le fort henry, trés distrayant🙂 arrivée le soir sur Toronto notre hôtel est trés bien situé au coeur de la ville http://www.bondplace.ca/

Jour 5 Toronto Mardi 3 aout visite de la ville, L'eaton center est à deux pas de notre hôtel visite de chinatown, visite de l'AGO (magnifique!) nous rendons le soir au pied de la tour CN

Jour 6 Journée fabuleuse aux chutes du Niagara Mercredi 04 aout Clifton Hill va emballé nos gamins qui regretterons de repartir sans trop avoir profiter des attractions

Jour 7 visite de Toronto le matin / Départ Ottawa ( arrivée en soirée) jeudi 5 aout Motel clarion Gattineau http://www.hotelclariongatineauottawa.com/ (correct et sans chichi avec l'avantage d'être à un prix trés raisonnable)

Jour 8 Ottawa 6 aout nous nous rendons pour 10h sur la colline du parlement et nous assistons à la relève de la garde puis nous avons droit à visite guidée gratuite du parlement trés interressante🙂🙂 Aprés-midi: visite du musée de la civilisation, un des meilleurs souvenir de mon séjour , les enfants ont adorés!

Jour 9 Grandes piles 7 aout gîte de la vielle école http://www.lavieilleecole.ca/francais/gite.html observation de l'ours noir "aux berges de st maurice" village des bûcherons 😉🙂trés interressant!(surtout prenez la visite guidée et pas l'audio guide)

Jour 10 Lac Edouard 8 aout Seigneurie du Triton:fantastique🙂🙂🙂, en pleine forêt , au milieu de nul part. Route en montagne russe pour se rendre au village puis 10km de route caillouteuse pour arriver à l'embarcadère . Traversée d'un lac , paysages à couper le souffle . Accueil dans un ancien club house avec un décor de trappeur digne des cinémas holywoodiens. Soirée autour du feu ou l'art de griller des shamallow🙂 le lendemain, balade en Rabraska pour découvrir un peu la faune

Jour 11 Roberval/Lac st jean 9 aout gîte de la traversée - seule mauvaise impression de notre séjour🏴‍☠️malheusement nous allons séjourner 3 nuits dans ce gîte qui s'avérera être un véritable fiasco avec le propriétaire qui s'est montré trés pénible et odieux avec nous . Regards furtifs derrière la porte de nos chambres sans que nous comprenions pourquoi, remarques désagréables, sentiments d'être surveillé sans cesse. Nous avons presque hésité à partir le deuxième jour étant donné l'ambiance.Heureusement que nous n'étions pas là en journée🤪!

Jour 12 Roberval/ st félicien 10 aout- visite du zoo de st Félicien trés beau avec ses animaux en semi- liberté🙂🙂

Jour 13 Roberval/ village de val jabert: animations sympathiques et chutes trés belles 11 aout

Jour 14 12 aout Saguenay/Chicoutimi nuit Auberges des Battures: magnifique vue sur le fjord😎😎 visite de la petite maison blanche http://www.saguenay-guidetouristique.com/Chicoutimi/Le-Musee-de-la-Petite-Maison-Blanche/ histoire incroyable!

Jour 15 Bergeronnes 13 aout accueil formidable d'Anne la propriétaire du gîte de la Bergeronnette http://www.bergeronnette.com/ location d'un appartement pour 3 jours balade autour de Bergeronnes puis achats alimentaires sur Tadoussac

Jour 16 Tadoussac 14 aout croisière de 3h en bateau pour observer Les baleines et visiter l'embouchure du fjord De là, on aura la chance d'apercevoir plusieurs fois des baleines bleues et des rorquals communs.

Jour 17 Bergeronnes/ Tadoussac 15 aout Balade en zodiac le matin (observation des baleines)cela fera un peu double-emploi avec la croisière de la vieille mais il faut bien occuper les enfants! Et puis , le spectacle des baleines qui viennent reprendre leur souffle à la surface reste magnifique et un moment inoubliable l'aprés-midi, visite du centre d'observation des mamifères marins🙂🙂🙂passionnant!

Jour 18 Départ pour Quebec 16 aout nuit Auberge du quartier (grande allée ouest)bien située http://www.aubergeduquartier.com/ arrivée à Quebec en milieu d'aprés-midi. Nous cherchons à faire des achats car il pleut mais il est 17h et les magasins ferment. Nous profitons d'une éclaircie pour partir en repèrage en vue de notre visite de la veille ville le lendemain .Nous apercevons le chateau Frontenac de loin et nous sommes trés impresionnés😇 😊! Jour 19 Quebec 17 aout visite de la citadelle le matin. repas trés agréable dans un restaurant italien de la vieille ville. Balade et achat dans le quartier du petit Champlain. Nous loupons notre visite guidée au chateau frontenac qui sera reporté au lendemain. Nous assistons à un accident de calèche sur la petite place à coté du chateau Frontenac. Un cheval s' emballe, part au galop et le cochet ne maîtrise plus rien. C'est trés spectaculaire, heureusement, il ya peu de casse. les passagers et le cochet s'en sortent indemnes !

Jour 20 Quebec 18 aout visite des chutes Montmorency toute la matinée, splendides 🙂! retour sur Quebec , visite du musée de la civilisation, trés bien fait, les enfants ont adorés🙂🙂nous aussi🙂😉 : animations musicales géniales! Animation sur les 7 péchés capitaux sous forme de comtes et de mise en scène. un vrai plaisir! Nous finissons par la visite guidée du chateau Frontenac , nous sommes vraiment sous le charme de cette ville😎😊!

Jour 21 Montréal( le soir) 2 nuits à l'auberge universel http://www.auberge-universel.com/contactez_nous.htm 19 aout Matinée à Quebec . Notre agent de voyage nous avez parlé d'un magasin abritant un parc d'attraction. Nous nous y rendons et c'est vrai que l'effet est bluffant! Les enfants sont ravis!

http://www.galeriesdelacapitale.com/fr/

Jour 22 Montréal 20 aout Dernières heures shopping. Balade dans la ville souteraine trés impresionnante.Retour vers 16h à l'hotel où les enfants profiterons de la piscine

Jour 23 Départ pour la France 21 aout Montreal aéroport Trudeau.Il fait trés chaud!😎😊 Nous allons prendre du retard pour déposer la voiture . Nous enregistrons nos bagages et nos places dans l'urgence mais tout va bien, notre avion est là ! Nous rentrons chez nous avec des images pleins les yeux!

Merci à tous encore pour votre aide. A bientôt et au plaisir d'avoir de vos nouvelles ! Stéfanie, maman de la domfamily😉
Utah + Yellowstone en été 2011 English translation pending
by Max68 · 2010-09-06 · 197 replies
Bonjour,

Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.

J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.

Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).

Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?

J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels

Merci d'avance, cordialement

Jean-François
Argentine, péninsule de Valdés: organisation des visites English translation pending
by Phil4000 · 2010-08-14 · 27 replies
Bonjour,

Après mon post sur Salta, je poursuis mes requêtes sur la Péninsule Valdès... A la mi-novembre, nous devrions arriver sur Trelew et probablement prendre le bus sur Puerto Madryn et y passer la nuit. Le lendemain, visite de la Péninsule avec tour en bateau pour les baleines. Nuit à Puerto Madryn et le lendemain, excursion sur Punta Tomba et les manchots.

Questions: - à la mi-novembre, faut-il réserver son hôtel à l'avance ? - quelle gamme de prix pour les excursions ? - une agence à recommander ? - à deux, n'est-ce pas moins cher de louer une voiture ? - Après la visite de Punta Tomba, est-il possible de rentrer à temps sur Trelew pour un vol le soir ?

Merci d'avance...

Après Valdès, on devrait partir sur El Calafate... Le post va suivre ;-)

Philippe
Parcours du Karnataka (État indien): votre avis? English translation pending
by Monikapaulau · 2010-08-11 · 15 replies
Bonjour a tous, Je viens vous solliciter car je tourne en rond pour faire mon périple de 20 jours mi-janvier-février Voici ce que j'envisage : arrivée Bangalore - Nagarhole - Mysore - Bandipur (réserve) - Ooty (silent valley) - Ooty Cochin en train - Munnar ( Elephant Valley-Kodaikanal) Varkala - Kannyakumari Retour par Trivandrum. Mes questions sont : combien de temps faut-il rester dans ces endroits ? Les réserves sont elles visibles en cette période et surtout va t-on voir quelque chose? Ou faire une ballade d'éléphant ? Connaitriez-vous un chauffeur voiture sérieux pour ce périple ? Merci pour vos conseils et vos idées lumineuses.
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Itinéraire pour trois semaines au Costa Rica: votre avis? English translation pending
by Celineda · 2010-06-06 · 19 replies
Bonjour voici l'itinéraire que nous souhaiterions faire cet été. Toutes les suggestions et les commentaires sont les bienvenus.

22 juillet: Arrivée vers 14H00 et location d'un 4X4 Direction Poas et Nuit dans un hôtel près de Poas

23 juillet : Matin Randonnée Volcan Poas Soir: La Fortuna

Savez vous combien de temps il faut pour faire Poas La Fortuna?

24 juillet: Matin Randonnée Arenal Soir: El Castillo

25 juillet: Randonnée Arenal depuis El Castillo Soir: Monteverde

Idem je ne sais pas combien de temps il faut pour se rendre à Monteverde...?

26 juillet: Randonnée Soir: Monteverde

27 juillet: Route pour la Péninsule de Nicoya Playa Grande

28 juillet Samara

29 juillet Mal Pais

30 juillet : Montezuma

31 juillet: Départ pour Manuel Antonio

01 août Manuel Antonio

02 août: Départ pour Corcovado

03 août: Corcovado

04 août: Corcovado

Comment et en combien de temps relier Corcovado à Cahuita ?

06 août: Cahuita

07 août: Manzanillo

08 août : ?

09 août : ?

10 août : ?

soit nous allons a Tortugueros soit nous gardons un peu de marge pour le reste du voyage

11 SAN JOSE OU ALUJELA

12 DEPART RETOUR PARIS
Randonnées aux monts Usambara en Tanzanie English translation pending
by Gadge · 2010-05-31 · 8 replies
Bonjour, Plusieurs questions sur les monts Usambara : - quel est le climat en juillet (températures moyennes le jour et la nuit - pour les vêtements à emporter), - quelle est le lieu de base idéal pour rayonner et découvrir (randonnées), - il existe des associations locales qui organisent des randos (1 à plusieurs jours). Quelqu'un a-t-il des infos (par exemple y a-t-il des guides parlant français et comment les contacter?) Merci beaucoup.
Organiser un parcours à Sabah (Malaisie) English translation pending
by Lolokris · 2010-03-27 · 2 replies
Nous partons 3 semaines au mois d'aout 2010 à sabah. Nous avons d'ores et déjà réservé pom pom island pendant 4 jours pour la suite nous aimerions aller à : - danunm valley (1 journée et nuit de marche)par exemple au bornéo resort - passer deux jours sur la rivière kinabatangan - 2 nuits au sepilok jungle resort pour faire le centre de rehabilitation des orangs outangs ensuite - 4 jours à Lankayan island (parait il que l'on peut voir des tortues donc peut être pas necessaire de faire turtle island) et 3 jours à kota kinabulu pour finir Notre problème est que nous avons beaucoup de mal à organiser toute la partie nature du voyage!!!! En effet nous serons de retour de pom pom à semporna à 14 h45 et aprés...???? Devons nous partir en taxi le jour même puiqqu'il n'y aura plus de bus? aller à lahud dahu pour aller à Danum valley? Parait il qu'a Danum il est difficile d'observer les animaux et que c'est difficile d'accés...dois on zapper cette partie et aller directement au rainforest lodge à Sukau pour la rivière?Dormir à Lahud Dahu sera alors necessaire vu le temps de trajet....Enfin on se demande si tout n'est pas réalisable depuis le Sepilok jungle resort, en ce cas nous dormirions à Semporna et nous prendrions le bus à 7 heures le lendemain pour Sandakan puis Sepilok....Voilà, beaucoup d'interrogations...Et si nous organisions toute cette partie sur mesure? Trop chere? C'est que nous ne voulons pas trop perdre de temps avec les transports sachant qu'en cette période l'aéroport de sukau ne desert ni lahud datu ni sandakan..... Nous attendons impatiemment vos suggestions pour organiser le programme nature (6 jours environ) sachant que nous ne parlons pas du tout anglais et que même si l'on a envie de vivre des choses authentiques et sommes prêt pour cela à dormir dans la jungle ou un logde a sukau 2 à 3 nuits nous aimons aussi le confort....!!!!! Merci d'avance
Itinéraire de trois semaines en Namibie en camping-car: votre avis? English translation pending
by Jpr03 · 2010-01-29 · 13 replies
Bonjour à tous,

Après plusieurs jours et surtout de longues nuits à passés à la lecture des différents messages je viens vers vous afin de vous faire partager mon projet d'itinéraire Namibie/Bostwana pour cet été. Il n'a pas été facile de trouver un bon compromis entre madame qui ne voulait pas entendre parler des tentes sur le toit et les enfants (deux garçons de 10 et 13 ans) qui eux souhaitent se la jouer aventuriers. Pour essayer de rassurer ma femme et de contenter mes fils, j'ai décidé d'opter pour une solution intermédiaire: le camping-car. En plus ce sera une nouveauté pour nous, on voulait essayer depuis longtemps. Je vous communique le projet d'itinéraire élaboré après bien des hésitations entre en faire le plus possible, bien en profiter, faire attention aux temps de parcours...

28 et 29/07 Vol Clermont-Ferrand/Johannesbourg via Paris (Air France A380) puis Jo'Burg/Windhoek Prise en charge du CC et nuit à l'hôtel. 30/07 Sesriem 31/07 Sesriem (Sossusvlei) 01/08 Walvis Bay 02/08 Palmwag 03/08 Opuwo 04/08 Kamanjab (Ferme Cheetahs Otjitotongwe) 05/08 Etosha Okaukuejo 06/08 Etosha Halali 07/08 Etosha Namutoni 08/08 Mahango Game Park Bagani ou Shakawe 09/08 Mahango Game Park Bagani ou Shakawe

10/08 Kwando Camp 11/08 Kasane (Chobe Safari Lodge)

12/08 Kasane (Chobe Safari Lodge) 13/08 Kasane (Chobe Safari Lodge) Restitution véhicule Kasane 14/08 Transfert Kasane/Victoria Falls - Nuit à Victoria Falls 15/08 Victoria Falls 16/08 Transfert Victoria Falls/Livingstone - Vol Livingstone/Jo'Burg/Clermont-Ferrand

Ja sais que l'étape Etosha/Mahango est longue (environ 600kms) mais j'ai lu par ailleurs sur ce forum que c'était très réalisable sur la journée, qu'en pensez-vous?

Voilà, j'attends avec impatience vos avis sur ce premier jet.

Merci d'avance. A+ Joël
Voyager la partie malaisienne de Bornéo pour pas cher? English translation pending
by Ixaman · 2010-01-28 · 10 replies
salut a tous. Actuellement a penang, nous faisons un trip d'un an autour du monde. Nous voulons aller sur borneo pour un mois (amateur de nature) mais les prix pratiquer ici nous font un peu peur. Est ce les meme prix a borneo, y a t il possibilite de trouver des guesthouses economiques (si vous avez des adresses n'hesitez pas!) et peut on circuler facilement en bus (+eco dans les 2 sens du termes :-) Merci beaucoup pour votre aide.
Visite du Grand Téton English translation pending
by Dédémimi · 2010-01-22 · 27 replies
Bonjour, combien de temps dans Grand Téton pour voir le plus intéressant? Merci
Combiner Queen's Garden et Navajo Loop (Bryce Canyon): quel sens? (États-Unis) English translation pending
by Inesines · 2010-01-15 · 23 replies
Si on veut combiner queen's garden et Navajo loop , Dans quel sens et à quel endroit commencer la marche ?
Itinéraire pour dix jours au Québec? English translation pending
by Goldy · 2010-01-12 · 17 replies
Bonjour à tous, En prévision d'un séjour au quebec début mai je viens un peu vous solliciter pour idées d'itinéraires.... en sachant que nous atérissons à Montréal, que nous souhaitons voir la ville de Quebec et autant que possible voir les baleines si cela est possible en cette saison ? Que nous conseillez vous ? autour de Montréal, autour de quebec et concernant les baleines à quel endroit (st laurent ou saguenay) merci par avance bien à vous
Pêche à Riviera Maya (Puerto Morelos) English translation pending
by HoneyD · 2009-12-22 · 12 replies
Bon c'est fait là on ne change plus d'endroit pour notre voyage de janvier car nos billets sont achetés 🙂

Sans y aller avec une excursion, j'ai lu quelque part qu'il était possible de simplement emmener nos cannes à pêches avec nous car vu que ce sont des eaux internationales aucun permis de pêche n'est requis pour pêcher au Mexique.

Est-ce que quelqu'un ici a déjà tenté l'expérience de la pêche par lui même au Mexique ?
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 1ère partie English translation pending
by Xfg59 · 2009-12-18 · 10 replies
Déjà 5 mois que nous sommes rentrés, et je n'ai pas encore pris le temps de faire le tri de mes photos, ni de créer ce carnet de voyage qui me tenait pourtant à coeur. Nous y voilà, je le ferai au fur et à mesure.

Pour notre 4e voyage en famille dans l'ouest américain, nous avons choisi les grands espaces en réalisant une boucle de 5700 km au départ de Denver à travers Colorado, Wyoming, Dakota du Sud et Montana, entre plaines et montagnes, et ne l'avons pas regretté... Nos voyages précédents nous ont donné envie de moins survoler les étapes et certains trouveront que nous aurions pu en faire plus sur cette durée, mais c'était un choix délibéré, d'autant plus que nous voyagions avec nos deux garçons de 7 et 8 ans.

J1. 30/06/09 : VOYAGE ALLER Départ de Bruxelles à 10h pour Londres avec BMI, où nous prenons un vol United pour Denver ; nous avons le plaisir d'être surclassés en Economy Plus et de pouvoir étendre nos jambes (tous ceux qui font plus d'1m85 doivent comprendre de quoi je parle !). Vols sans problèmes, nous arrivons à l'heure à Denver et, ô surprise, passons l'immigration en moins de 15 mn. Après avoir récupéré nos bagages direction la navette hertz où nous attend un superbe 4x4 Nissan Pathfinder (4e fois chez hertz aux usa, toujours des voitures japonaises). Nous prenons la route par l'I25 vers le sud pour Colorado Springs. Le temps est magnifique, et trouvons le site de Denver dans cette plaine/prairie au pied des Rocheuses tout à fait remarquable. Nous arrivons à Colorado Springs après environ 1h30 de route, nous rendons à l'hôtel Quality Inn (super rapport qualité-prix, 42 € la nuit, bien situé et personnel impeccable) réservé sur expedia. Il est 19h et choisissons d'aller coucher directement.

J2. 01/07/09 : COLORADO SPRINGS (GARDEN OF THE GODS, USAF ACADEMY, OLD COLORADO CITY) Décalage horaire oblige, nous nous réveillons à 5h, et ne tardons pas à nous lever pour être les premiers au petit déjeuner. Nous prenons ensuite la voiture, direction Garden of the Gods, superbe parc où de nombreux sentiers permettent de se promener entre des rochers rouges plantés verticalement, avec Pikes Peak en toile de fond. Le temps est magnifique. Nous marchons deux bonnes heures, il fait chaud, sec, et regrettons rapidement d'avoir oublié l'eau en voiture !
http://www.gardenofgods.com/home/index.cfm

En repartant, en voiture, vers le visitor center, les enfants voient des panneaux indiquant "Rock Ledge ranch" et insistent pour qu'on aille voir de quoi il s'agit. Nous y allons donc et passerons finalement plus de 2 heures dans ce site intéressant et vivant (avec figurants en costume d'époque) reconstituant la vie des pionniers et des indiens au XIXe siècle. Affamés, nous nous rendons enfin au visitor center de Garden of the Gods, que nous visitons après nous être sustentés. De là nous décidons d'aller visiter l'US Air Force Academy au nord de la ville. Après une inspection de la voiture en règle au poste de garde, nous entrons, et circulons librement, dans l'immense site de l'AF Academy. Plusieurs avions sont exposés (F10, A10, B52 pour les connaisseurs), mais le clou de la visite c'est la chapelle des cadets, avec sa singulière et très élégante architecture composée de 17 flèches en aluminium. Un orage violent monte sur la Front Range à l'ouest, et ne tarde pas à atteindre le site. Nous nous réfugions dans le visitor center, où nous achetons quelques souvenirs pendant qu'à l'extérieur, les éléments se déchainent. Décidément, tout ici est fait en grand, même les orages !! http://www.usafa.af.mil/ Le soir, alors que les nuages se dissipent, direction Old Colorado City, vieux quartier pittoresque plein de boutiques sympas... malheureusement pour la plupart fermées à cette heure tardive. Après un excellent dîner dans un restaurant italien, nous assistons à un concert de jazz gratuit en plein air.

J3. 02/07/09 : COLORADO SPRINGS (SEVEN FALLS, US OLYMPIC COMPLEX, MANITOU SPRINGS) Nous nous levons à nouveau de bonne heure, direction Seven Falls, étroit Canyon animé par une succession de 7 chutes d'eau. L'endroit est très touristique, plutôt commercial (terrain privé et entrée payante / environ 30 $ pour nous 4), mais l'heure matinale fait que nous sommes quasiment seuls... Un ascenseur monte à un point de vue sur les chutes, que l'on peut également surplomber grâce à un escalier impressionnant de 224 marches, mais ce qui nous aura le plus plu c'est le sentier d'Inspiration Point qui mène en une bonne heure A/R à un beau point d'observation sur le canyon, et à l'est, sur Colorado Springs et la plaine qui s'étend à l'infini. En prime, au retour, nous tombons nez à nez avec une biche. Notre première rencontre avec la faune locale, et ce n'était qu'un début ! http://www.sevenfalls.com/home/index.cfm

De retour au parking, nous décidons de visiter le complexe d'entraînement aux jeux olympiques. A plus de 1800 m d'altitude, le site de Colorado Springs est en effet un excellent endroit pour l'entraînement des sportifs de haut niveau. Visite intéressante, surtout pour voir les installations, mais un peu décevante car, en ce début d'été, l'activité du centre nous a paru très ralentie. De plus, notre guide parlait à une vitesse folle et nous avons eu du mal à saisir toutes ses explications.

Sur la montagne, à l'ouest, un nouvel orage est en formation. Il est 15h et nous n'avons pas encore mangé. Nous revenons dans le centre ville et nous arrêtons acheter des sandwiches chez Subway que nous avalerons dans le parc adjacent. Nous faisons ensuite une petite ballade dans les rues pas très vivantes du centre, néanmoins bordées de quelques bâtiments intéressants. Nous partons ensuite en course chez Wall Mart, et à la sortie du magasin, nous sommes surpris par un nouvel orage monstrueux. Cela semble monnaie courante dans le coin, se dit-on... La pluie ne s'arrête pas et nous décidons, après un passage à l'hôtel où nous piquons une tête dans la piscine (entre deux averses et un peu inquiets du tonnerre qui gronde), d'aller passer la soirée à Manitou Springs. Très joli coin, malheureusement la pluie reprend et nous contraint à écourter notre promenade.

J4. 03/07/09 :COLORADO SPRINGS (PIKES PEAK, MANITOU CLIFF DWELLINGS) Ce matin, direction Pikes Peak. En sortant de la chambre d'hôtel, ô stupeur, alors que jusque là nous nous étions levés avec un ciel limpide, Pikes Peak est coiffé d'un dôme nuageux, certes gracieux, mais qui ne nous arrange absolument pas !! Tant pis, c'est notre dernier jour ici, et décidons de tenter l'ascension quand même. Nous prenons donc la route, et au péage de la Pikes Peak Highway, on nous donne toutes les consignes nécessaires pour la descente afin de ne pas faire surchauffer les freins de la voiture. Nous n'avons vraiment pas regretté les 30 $ payés ! La route s'élève à travers une forêt de conifère, longe un lac de retenue, puis des panneau "end of pavement" nous indique que nous arrivons sur la partie non bitumée de la route. Au fur et à mesure que la piste s'élève, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage, à l'ouest vers les sommets enneigés des Rocheuses. Après quelques arrêts photos, nous atteignons finalement le sommet désertique et... les nuages !! Quelle déception, car il n'y a rien d'autre à voir que le brouillard. Il fait un froid glacial, renforcé par un vent violent, et malgré les épaisseurs (pulls, polaires, coupe-vents) superposées, nous nous réfugions dans la boutique de souvenirs. Soudain, un rayon de soleil perce à travers les fenêtres ; nous ressortons et découvrons un panorama sublime sur 360°, de la Great Continental Divide à l'Ouest aux plaines du Kansas à l'Est. Au nord, les dômes caratéristiques de l'aéroport de denver se devine aisément. Nous nous amusons de ce que marcher à cette altitude peut être essouflant, puis prenons le chemin du retour, boîte de vitesse bloquée sur les 2 premiers rapports et presque sans jamais toucher au frein. Dans un virage, un mule-deer traverse la piste devant nous. A mi-parcours un ranger contrôle la température des freins et nous autorise à continuer. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pique-niquer en pleine forêt. Quel bonheur, comme toujours, de trouver des aires de pique nique partout, et surtout des toilettes, propres, même dans les coins les plus reculés !! Quelques kilomètres plus bas, nous nous arrêtons faire une petite marche au bord du Crystal Reservoir, avec de jolies vues sur Pikes Peak. Les enfants jouent aux chercheurs d'or et reviendront avec quelques cristaux (de roches...) http://www.pikes-peak.com/ En rentrant vers Colorado Springs, nous faisons un arrêt à Manitou Cliff Dwellings, site d'habitations troglodytiques Anasazi. En fait il s'agit de constructions déplacées de la région des Four Corners dans le sud ouest du Colorado au début du XXe siècle. Le problème c'est que les tarifs ne sont indiqués qu'arrivé au péage, qui se trouve juste après un virage, à un endroit où on ne peut faire demi-tour. "Piégés", nous payons donc l'entrée (35 $ pour nous 4 + taxes). Honnêtement, nous avons trouvé l'endroit géré de manière hyper mercantile, manquant d'authenticité. Et il y a peu à visiter. Une déception. http://www.cliffdwellingsmuseum.com/ Le soir nous rentrons à l'hôtel, et dînons au restaurant "Black Eyed Pea" juste à côté( réduction pour les clients de l'hôtel). Excellent rapport qualité/prix, et des portions énormes !

J5. 04/07/09 : COLORADO SPRINGS - LEADVILLE (via FLORISSANT FOSSIL BEDS NM). Nous prenons la route de bonne heure, plein ouest par l'US24 direction FLORISSANT FOSSIL BEDS NM, que nous atteignons après 1 heure d'une route magnifique délivrant de superbes vues sur le versant ouest de Pikes Peak. Nous nous rendons au visitor center où une "Mamie" ranger nous accueille et propose aux enfants de faire un "junior ranger program", petit livret d'activités à faire au fur et à mesure de nos visites. Nos enfants ne parlent absolument pas anglais, mais, moyennant quelques traductions, cela s'est avéré un excellent moyen de rendre la visite intéressante à leurs yeux. Nous avons renouvelé l'opération à chaque visite d'un National Park ou d'un National Monument. En plus, à la fin, les jeunes Rangers doivent prêter serment et ont droit à un badge souvenir. Le site occupe le lit d'un lac préhistorique noyé par les coulées de boue provoquées par un volcan, emprisonnat ainsi des milliers d'animaux et de végétaux ainsi fossilisés. Des sentiers parcourent la forêt et la prairie où l'on peut observer d'impresionnants troncs de sequoia fossilisés, et croiser de nombreux écureuils. Nous partons ensuite pique-niquer sur la Lower twin rock road, dans une aire de pique nique où nous nous sentons seuls au monde. Seuls un écureuil et un groupe de cerfs (superbe, mais le temps de dégainer l'appareil photo ils avaient disparu) nous ont tenus compagnie. Au loin un nouvel orage monte. Après déjeûner, nous visitons le Hornbeck Homestead (emplacement de la ferme de la fin du XIXe d'une pionnière), dans un joli site hors du temps, sous un ciel de plus en plus menaçant. http://www.nps.gov/FLFO/index.htm Nous reprenons ensuite la route à travers la Pikes National Forest jusqu'au Wilkerson Pass où, soudainement, la route plonge dans South Park, une large dépression d'une cinquantaine de kilomètres de large au milieu des montagnes. En face, à l'ouest, la chaîne des Collegiate Peaks (Monts Princeton, Yale, Harvard...) domine South Park et la vallée de l'Arkansas. La route traverse South Park en ligne droite. C'est une terre d'élevage et des milliers de boeufs Angus peuplent les lieux, en semi-liberté. Nous traversons ensuite la bourgade de Buena Vista, entièrement dédiée aux sports d'eau (rafting...) dans la haute vallée de l'Arkansas. Nous mettons alors cap au nord, remontant la vallée jusqu'à Leadville. Nous y avons réservé un chalet au Grand West Village, en pleine forêt... Assez cher, mais quel confort, quel calme, quel environnement !! A notre arrivée, personne à l'accueil, mais notre clé se trouve avec un petit mot dans une boîte au lettre à côté de la porte. http://www.grandwest.com/ Après nous être installés, nous partons dîner, et essayons le Quincy's dans la rue principale. A l'entrée n nous précise que c'est menu unique : prime rib, plusieurs épaisseurs possibles. Nous prenons le plus petit morceau pour les adultes, et un pour deux pour les enfants. C'était largement suffisant, accompagné d'une pomme au four, de salade et d'une excellent sauce "horseraddish" (raifort?). Et excellent. Notre meilleur souvenir culinaire cet été !! Nous avons ce jour là commencé notre cure de viande rouge qui allait durer jusqu'à la fin du voyage (sorry doc')... Après dîner, nous avons attendu pour admirer le feu d'artifice (ben oui, on était le 4 juillet). Bon, c'est pas une grande ville... Le 4 juillet 2007 on était à San Francisco, et la comparaison serait inconvenue !

J6. 05/07/09 : LEADVILLE. Après une excellente nuit, et un réveil sous un frais soleil, nous décidons de partir randonner autour de Turquoise Lake. Las, c'était sans compter sans les moustiques, qui nous ont assaillis malgré le répulsif dont nous nous étions enduits... Nous avons fini par rebrousser chemin. Nous avons donc finalement fait le tour du lac en voiture, avant d'aller à la Leadville National Fish hatchery, pisciculture chargée de l'élevage de différentes espèces de truites pour peupler les cours d'eau du Colorado. Une petite exposition intéressante nous apprend que les cours d'eau des rocheuses n'étaient absolument pas poissoneuses hormis la présence par endroit d'une espèce endémique la "cutthroat trout". On a alors importé la truite arc-en-ciel, qui est aujourd'hui considérée comme nuisible dans certains lacs (comme yellowstone) car elle a a pris la place de l'espèce locale. Pour un quarter, vous pouvez acheter des granulés et nourrir les truites dans les bassins. Cela amusa beaucoup les enfants. Le temps se faisant menaçant, nous décidons exceptionnelement de ne pas pique niquer, nous nous arrêtons au safeway faire quelques courses et rentrons nous concocter un excellent repas au chalet.

L'après-midi, nous allons faire un tour en ville et visiter le National Mining Hall of Fame & Museum (http://www.mininghalloffame.org/), qui retrace l'épopée de la mine à travers l'ouest américain et plus particulièrement dans les rocheuses, avec quelques expositions "grandeur nature" assez réussies. La ville de Leadville est parait-il la plus haute agglomération en Amérique du Nord. Perchée à près de 3.200 m d'altitude, le site est en effet grandioses, dans une large vallée entourée de sommets à plus de 4.200 m. La grandeur passée est encore très visible, surtout dans la rue principale avec de nombreux bâtiments d'époques. http://www.leadville.com/

Le soir nous retournons chez Quincy's et nous régalons à nouveau ! Une adresse incontournable, à l'accueil super sympa.

J7. 06/07/09 : LEADVILLE (CO) - WHEATLAND (WY) via DENVER. Nous quittons Leadville vers 9h, par le col Fremont et l'impressionnante mine Climax (cuivre), avant de rejoindre l'I 70 que nous prenons vers l'ouest, direction Denver. Nous arrivons à Denver vers 12h et nous dirigeons vers le très beau City Park. Nous nous garons près du Museum of nature and Science, et nous installons pour pique-niquer au bord d'un lac (Ferryl Lake), avec une jolie vue sur Dowtown la Front range en arrière plan. Après déjeûner, nous nous rendons en voiture vers le Civic Center. Nous y visitons le Capitole, où nous apprenons que le Colorado s'appelle le "Centennial State" car il est entré dans l'Union en 1876, soit exactement 100 ans après la déclaration d'indépendance des Etats Unis. Vers 16h nous reprenons la route vers le nord, direction le Wyoming. Nous essuyons à nouveau un orage monstrueux, entrons dans le Wyoming, passons Cheyenne et nous arrêtons dans la petite ville de Wheatland pour la nuit. Nous avons réservé une chambre au Super 8, très récent et doté d'une jolie piscine couverte (heureusement car dehors, un orage se déchaîne) dont nous profitons avant d'aller dîner. Heureusement notre chambre ne donnait pas à l'arrière sur un parking poids lourd bruyant.

J8. 07/07/09 : WHEATLAND (WY) - KEYSTONE (SD) via FORT LARAMIE. Vers 8h, nous reprenons la I25 vers le nord avant de bifurquer plein est sur la 26 vers Guernsey et Fort Laramie. A Guernsey, nous prenpns 1h pour visiter le site "Oregon trails Ruts NHS", en fait un des endroits ou le passage des convois sur la piste de l'Oregon a laissé de plus de traces. Nous sommes seuls ou presque, et le site nous a beaucoup ému : il en est passé des pionniers, des anonymes motivés par l'appât du gain ou simplement l'espoir d'une vie meilleure pour créer de telles ornières en quelques décennies... De là, nous reprnons la route pour effectuer les quelques miles qui nous séparent de Fort Laramie. Il est environ 10h30 quand nous arrivons, et il y a très peu de monde sur place. Encore une visite comme on les aime, loin de la foule. Le lieu est intéressant, nos enfants y effectuent à nouveau un programme Junior Ranger, nous permettant d'apprendre pas mal de choses sur les site. Ancien fort militaire, puis comptoir de commerce, Fort Laramie n'a plus aujourd'hui d'enceinte mais se présente comme un ensemble de bâtiments construits autour d'une vaste esplanade : dortoirs, quartiers des officiers, magasins, prison, boulanger etc... le tout meublé, et "peuplé" de figurants en costume qui répondent volontiers à vos questions. Après la visite et un rapide pique-nique, nous reprenons le volant, plein nord vers la région des Black Hills. Nous roulons sur la route 85 pendant 140 miles jusqu'à Newcastle, Wyoming sans croiser grand monde, au milieu des étendues semi-désertiques des plaines de l'Ouest. "Papa, Maman, c'est le pays de Yakari ici !" remarquera Arthur, 7 ans. à Newcastle, nous bifurquons vers l'est sur la route 16, direction les Black Hills qui se dessinent très nettement devant nous. En arrivant sur les premiers contreforts, nous sommes frappés par le spectacle de désolation qu'offrent des kilomètres carrés de forêt brûlée. Heureusemnt, au bout d'un moment le paysage retrouve ses couleurs, et nous circulons dans une profonde et belle forêt vallonnée. Nous passons la petite ville de Custer, sans nous y arrêter, passons au pied du monument à Crazy Horse, puis quelques minutes plus tard devant le site du Mt Rushmore. Nous arrivons enfin dans la très touristiques bourgade de Keystone, où nous avons réservé une cabine Deluxe au Powder house lodge. La cabine est très sympa, chambre séparée pour les parents, mezzanine avec 2 lits pour les enfants, grand séjour. Mais franchement, la propreté laisse à désire, on dirait que les poussières n'ont pas été faites depuis longtemps... Autre point négatif : l'eau qui coule du robinet est jaunâtre et sent le souffre ! http://www.powderhouselodge.com. Le soir nous prenons un agréable dîner sur place, dans la belle salle à manger du lodge.

2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
Yellowstone: temps de parcours pour la fin août? English translation pending
by Hoodoos44 · 2009-12-02 · 22 replies
Bonjour à tous,

Je pars visiter pour la 2e fois l'Ouest Américain avec 2 amies... J'ai pour mission de m'occuper de la partie Yellowstone que je ne connais pas du tout.

J'ai hâte de découvrir ce parc étonnant. Afin de préparer au mieux mon voyage, j'aimerais faire appel à vos expériences sur les temps de parcours à l'intérieur du parc.

De ce que j'ai compris, il est souhaitable de loger à West Yellowstone, donc quels sont les temps de parcours, pour un séjour fin août 2010, entre :

- West Yellowstone et les principaux lieux de visite - les temps de parcours entre les principaux lieux de visite

Merci par avance pour vos réponses

Cordialement

Pierre
L'Ouest américain, le Canada et l'Alaska: mon opinion sur ces pays visités lors de mon tour du monde English translation pending
by Dervoyage · 2009-11-05 · 1 reply
LES USA



L'ouest américain, l'une des régions les plus belles de notre planète !!! Les paysages y sont variés, magnifiques et grandioses. Le Far West : désert, montagne, forêt, campagne, mer, lac, rivière, glacier, vous avez l'embarras du choix. Les américains prennent grand soin de leurs parcs nationaux, la nature y est exceptionnelle. Pour moi, le plus beau d'entre tous est Bryce Canyon, pour son décor féerique. Les villes moyennes récentes sont quadrillées par de larges avenues, je les trouve banales, sans âme. Par contre j'ai adoré San Francisco, la belle victorienne et quelques cités minières d'autrefois. Le pays est très propre, très ordonné. Les américains sont polis, aimables, courtois, organisés, disciplinés, calmes et individualistes. Mais, après avoir traversé l'Amérique Latine, je n'ai pas retrouvé la spontanéité, l'ambiance et la joie de vivre des sud-américains.

LE CANADA



Le pays des grands espaces, de l'eau et de la forêt. A l'Ouest les Rocheuses, à l'Est la fin des Appalaches, au centre les grandes plaines agricoles, au Nord la forêt boréale et la toundra. Une faune abondante : ours, bisons, musks, loups, renards, cervidés, écureuils, rapaces, castors, saumons, phoques, baleines ... Quatre régions à découvrir absolument : Les Rocheuses pour des paysages fantastiques de montagnes, de lacs, de glaciers, de forêts et de rivières. Le Yukon pour son isolement, sa forêt d'épinettes, son histoire de trappeurs et de chercheurs d'or. L'Ontario pour ses grands lacs, véritables mers intérieures, ses paysages entre lacs et forêts. Le Québec, pour son ambiance francophone, sa gastronomie, ses villages pittoresques très colorés, ses superbes couleurs d'automne, le fjord du Saguenay, le Saint-Laurent, ses baleines et ses bélugas. Cet état membre du royaume d'Angleterre est divisé entre anglophones et francophones, deux cultures différentes en constante opposition.

L'ALASKA



On m'avait dit va en Alaska, tu ne seras pas déçu. Eh bien ! je n'ai pas été déçu. Situé là-haut, sur le cercle arctique polaire, ce pays est magnifique. En été, la température y est agréable et l'on profite pleinement des longues journées interminables sous le soleil de minuit. L'Alaska, le pays des grands espaces, moins d'un habitant au kilomètre carré. Ce territoire offre au visiteur sa nature et sa faune sauvages. Des montagnes, dont le plus haut sommet d'Amérique du Nord : le McKinley 6 194 m, des fjords, des glaciers, des rivières, des lacs, d'immenses forêts, la toundra et la mer. Des animaux : ours, orignal, caribou, musk, loup, castor, aigle, puffin, saumon, loutre, phoque, baleine ... Mais, à cause des nombreux prédateurs humains, il faudra s'éloigner loin, loin à l'intérieur de leurs territoires pour les découvrir !! L'Alaska est aussi une terre de pétrole avec tout ce que cela engendre. Les esquimaux, Inuit, à qui l'on a imposé par la force des choses une vie sédentaire dans une société de consommation se sont adaptés ou sont devenus clochard !!
Zimbabwe et Mozambique, déconseillés? English translation pending
by Elchulo · 2009-11-01 · 27 replies
bonjour, je suis actulement en pleine preparation du voyage de 4 mois en afrique (fevr a mai) en voiture. je comptais y inclure ces deux pays mais en faisant des recherche des circuits proposes en afrique australe et de l est , ces pays ne sont pas representes.  Qu en est il de l actualite politique la bas? je crois qu il y a des elections en ce moment au mozambique? Est il dangereux d y aller? Est ce deconseilles. Le voyage serait a peu pres partir en afrique du sud et remonter jusqu au kenya. le tout en voiture (4x4?) achete en afrique du sud. Faisable? quelle genre de voiture? pour le logement que conseillez vous (tentes? hotels?). merci
Reims quatre saisons English translation pending
by Lucbertrand · 2009-09-30 · 5 replies
Campagne autour de Reims au fil des saisons

J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.

Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.

Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.

On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.

Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.

Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.

Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.

Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.

Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.

Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.

Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.

En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.

Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.

L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.

Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.

L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.

J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.

L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.

L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.

Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.

Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.

Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.

Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.

Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.

Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.

L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.

Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.

Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.

De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.

J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.

Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.

Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.

Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!

L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.

Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
Hôtel Hacienda Baru English translation pending
by Gavroche53 · 2009-09-04 · 2 replies
Bonjour, J'aimerai savoir si des membres sont déjà allé à L'hacienda Baru, près de Dominical, et quels sont leurs commentaires. Recommanderiez-vous cet endroit pour un séjour d'un mois? Merci à l'avance.
Comment observer des Colibris en Arizona? English translation pending
by Route66 · 2009-08-31 · 8 replies
Bonjour à tous Je serais de passage à Tucson et dans le sud de l'Arizona en juillet 2010 Tout m'interesse ! Alors quelqu'un pourrai il me faire bénéficier de son expérience dans l'observation des Colibris ?(Hummingbirds en anglais) et m'indiquer un endroit pour en voir facilement: jardin publique ? propriété privée ?, parc national de Saguaro ?, jardin d'hotel?

Merci à tous et bons voyages

Route66
Danger de circuler en 4x4 au Botswana? English translation pending
by Budetcri · 2009-08-23 · 28 replies
Notre correspondant à Windhoek nous déconseille de "circuler" en 4x4 sur Moremi et Chobe quand on n'a pas l'expérience de rouler sur les pistes (ensablement, embrayage qui peut se casser...)De plus certains animaux peuvent créer des problèmes, alors du coup on nous a un peu "cassé notre jouet"! Il nous conseille le Mankwe busch camp qui organise des game drive accompagné d'un guide ce qui serait plus sécurisant mais ce camp semble loin de Xakanaxa et Savuti, quelqu'un peut il me dire ce qu'il en est ! car au niveau des prix game drive accompagné ne demande pas le même budget qu'en self drive, merci à tous
Galapagos sans réservation? English translation pending
by GC75 · 2009-05-12 · 13 replies
Bonjour a tous et merci de m eclairer si vous avez ete confrontes a mon probleme. Je souhaiterais aller au Galapagos dans les jours qui viennent et c est evidemment assez cher, bien qu il semble qu on soit encore en saison basse et que la crise ait fait baisser les departs. J ai vu sur ce forum qu il etait possible de reduire le budget en achetant une croisiere directement en equateur ou je me trouve actuellement. Je compte bien aller voir les agences de Quito sur le conseil de divers colistiers, mais je suis aussi assez tentee par me debrouiller directement a puerto Ayora. Dans ce cas, j ai quand meme quelques apprehensions: est il facile de trouver des vols peu de tps avant le depart? peut on acheter independamment l aller et le retour, pcq, par definition, je ne saurais pas quand je reviendrai pusique je m expose a chercher une croisiere qqs jours a puerto ayora? une fois sur place, vaut il mieux passer par une agence ou directement par le capitaine? trouve-t-on des croisieres avec une reduction substantielle? si vous vez des ex de prix, je suis preneuse.

Et apres la croisiere, qqs jours a Santa Cruz ou Isabela? J ai vu que sur les forums on etait plutot fan d Isabela, mais j ai egalement entendu dire que c etait beaucoup plus cher, tout payant, etc...

Merci beaucoup de votre aide

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