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Tour des Annapurnas en avril 2012 (deux semaines), partie 1 English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a 1 an, je préparais mon voyage au Népal en Avril, pour notamment effectuer le trek du tour des Annapurnas. Et grâce à ce forum, j'avais pu glaner beaucoup d'informations qui se sont avérées assez utiles..et d'autres m'ont manquées... Alors avec quelques mois de retard, et pour ceux qui à leur tour prépareraient cet itinéraire dans les semaines à venir, peut être mon retour d'expérience pourra informer certaines personnes...😎
Quelques informations d'ordre général:Nous sommes parti avec un ami la 2e quinzaine d'avrilLes grandes lignes de notre itinéraire: 1 journée à Kathmandou, transfert en bus à Bulbhule et trek sur la 1ère partie du circuit des Annapurnas, de Bhulbule à Muktinah. De Muktinah, plusieurs bus pour rejoindre Tatopani, et trek de 2 jours Tatopani -> Poon Hill -> Naya Pull, puis 1 journée à PokharaNous avons voyagé avec Lufthansa (2 escales à Frankfort + Delhi), pour un billet à 690€ l'A/R par personneSur place, notre budget a été de 400€/p, qui comprend: le visa, les permis de trek, le retour en avion de Pokhara à Kathamndou une nuit en Hotel++ 0 Kathmandou, les transports, et les nuits/repas en lodge le long du trekJ1 Après quasiment 24h de vols/transit (dont celui à Delhi qui paraissait interminable, en plus des moustiques dans l'aéroport!), nous arrivons un peu crevé à Kathmandou vers 8AM. On galère un peu pour obtenir les visas, puis on retrouve le van de l'Hotel Ganesh, que j'avais réservé à l'avance. Bien qu'un peu cher pour Kathmandou (17$), l'endroit est vraiment paisible alors qu'il est situé en plein centre ville. On en profite donc pour se détendre un peu dans la cour intérieur très sympa. Après le dej, on passe notre après midi à obtenir les permis de trek nécessaires pour les Annapurnas (prévoyez vos photos à l'avance c'est plus simple!), tout en se promenant dans les rues de KTM qui sont particulièrement tumultueuses. A l’hôtel, le manager nous propose d'organiser le transport de demain jusque Besi Sahar: au lieu de prendre un bus public direct pas très confortable, il nous conseille plutôt de prendre un bus "VIP" (plus cher...) jusque Dumre et ensuite de récupérer un van local jusque Besi Sahar. On se laisse convaincre (ce qui ne sera pas forcement une excellent idée...). Le soir, ballade dans les rues commerçantes de KTMJ2 On rejoint le terminal des bus. Nous retrouvons le nôtre, qui ne nous parait pas particulièrement plus VIP que les autres... Nous arrivons à Dumre aux alentours de 1PM...C'est un vrai bazar!! On a l'impression d'être les seuls occidentaux à être déposés là! On essaye de trouver un van pour Bulbhule, tout en évitant les gros pièges à touristes. On en trouve finalement un, mais il faut attendre 30mn...En attendant, on nous fait attendre dans une salle de resto où bien évidemment on nous pousse à la conso (mais bon..c'est l'jeu ma pauv lucette!). Nous ne sommes plus seuls, 2 japonais attendent comme nous...ils ne parlent pas un mot d'anglais, et ont l'air encore plus méfiant que nous! Finalement, après 2h d'attente, notre carosse est prêt...un bus plus que local, bondé à rabords, 35° à l'intérieur , poules et enfants qui braillent et la musique à fond. Le voyage va être long... L'objectif du jour était d'aller jusque Bulbule et ainsi d'économiser le trajet a priori sans intérêt de Basi Sahar à Bulbhule. Nous ne sommes déjà pas en avance, mais à quelques km de Besi Sahar...le bus crève!! 1H plus tard nos repartons. Arrivée à Besi Sahar, nous sommes sur le point de nous lancer au pas de course pour les 2h de marche jusque Bulbhule, mais on abandonne l'idée avec l'arrivée d'un orage! Comme nous avions prévu d'être le lendemain soir à Tal, cad 2 étapes plus loin. On se dit que l'on prendra demain une jeep entre Bhulbule et Syange pour rattraper le retard...J3 Cà y'est c'est enfin le grand départ, beaucoup d'incertitudes et d’excitations... On se lève aux aurores et partons dès 6h de Besi Sahar à pied. La journée s'annonce très belle! Nous avons fait le choix de faire cette partie à pied, plutôt que d'attendre les premières jeep. Le trajet n'a certes rien d'extraordinaire, mais il permet d'apprécier de très loin les premières cimes à plus de 6000m, et nous ne sommes qu'à 800m!! Il faut dire qu'à cette heure là, nous ne sommes pas embêtés par le ballet poussiéreux des jeep. On arrive à Bhulbule pour une pause ptit dej méritée, nous avons fait ces 2h de marche au pas de course (et ce n'est pas fini!!). Le village a vraiment un côté très bucolique et paisible, on regrette de ne pas y avoir pu passer la nuit! On part ensuite se renseigner sur la jeep reliant Bhulbule à Syange...on annonce un prix démentiel, pour a priori 1h en moins... On fait nos calculs et on se dit que en se dépêchant, on peut relier Syange en 4h, puis Tal en 4h, donc a priori 8 h de marche...ahah! Naïfs que nous sommes! Si la 1ère partie est assez facile (plate et à l'ombre), les difficulté apparaissent aux alentours de Bahundanda, le chemin est en montagne russe, et la t° commence à grimper! Qui plus est, tout notre équipement est dans notre sac, et nos rations d'eau sont au max, les sacs sont assez lourd! On arrive exténuer vers 1PM à Syange. J'ai déjà les épaules ont miettes, et mon ami ressent quelques douleurs au genou... Et nous sommes censés faire 4h de marche de plus pour atteindre à 1700m...700m de dénivelé plus haut... On repart, mais on se rend vite à l'évidence que nous ne saurons pas aller plus loin que Jagat...1300m et à 2,5h de Tal. Pour ma part, je suis au bord de l'épuisement, et j'ai quelques signes de nausées (à 1300m déjà le mal aigu des montagnes???). On prend donc du retard sur cette 1ere étape, nous ne le rattraperons que 2 jours plus tard. Nous avions vraiment été trop optimistes en voulant faire ces 2 étapes en 1, d'autant qu'il s'agissait de notre toute 1ère étape, et sous une chaleur importante! Nos organismes ont donc bien été mis dans le bain! Côté paysages, après une vallée assez ouverte et verdoyante jusque Syange, celle ci se transforme en gorges très profondes dont on ne distingue pas le haut. par la suite. Jagat est un petit village situé sur un promontoire rocheux, on a l'impression qu'il est accroché à la montagne. A partir de 13/14h, le temps s'est couvert et devient menaçant, mais ce sera ainsi souvent le cas tout le reste du séjour. On loge dans une petite GH sans prétention, mais agréable. On se couche exténué, mais contents au final d'être bien lancé! Petite remarque budgétaire ici: on l'avait plus ou moins senti à Besi Sahar et aussi avec le prix de la jeep (que nous n'avons pas pris!), mais les prix pratiqués ont connu une belle inflation que ceux indiqués dans mon Guide Book (pourtant assez récent): si le prix de la chambre est réglementé et donc toujours aux ~de 1€, les repas eux ne sont pas réglementé, et les prix s'avèrent 2x plus cher que prévu. Rien de démentiel bien évidemment (surtout au regard de notre PA), mais il n'y a aucun DAB sur le parcours, et nous devons donc tenir avec ce que nous avons, et même si nous avions prévu du rab, il va donc falloir qu'on fasse attention à nos dépenses. Par la suite, on est même aller jusqu'à négocier 0,5€ sur le prix de la chambre! Radins que nous sommes!!!J4 Aie aie!! On est tendu de chez tendu au réveil!! Ça tire de partout!! Objectif du jour: Dharapani en pessimiste, Danakyu en réaliste..ou Timang en très optimiste! On reprend donc la chemin dans les gorges. Le départ est difficile pour les organismes, mais les douleurs disparaissent au fur et à mesure, et on atteint assez rapidement Chamje, en ayant emprunté un itinéraire bis plus sauvages et permettant de contempler de magnifiques cascades! Après un petite halte, nous repartons en direction de Tal. On commence aussi à croiser pas mal de sherpa avec leur ânes sur le chemin, mais pas encore beaucoup de touristes à ce stade. Les gorges se ressèrent à l'approche de Tal, et avant l'arrivée au village, nous avons la premier gros dénivelé avec un escarpement rocheux de 250m de déniv qu'il faut grimper. Dans la montée on croise quelques militaires, et un camp est installé juste en haut, une certaine agitation semble animer les lieux...on se demande pourquoi et on le comprendra plus tard! Une fois la montée effectué, nous arrivons à Tal, qui se situe au début d'une long plateau dans une vallée qui s'est bien élargie. On fait une halte pour reposer les épaules dans le village. Tal devait être notre village étape de la veille, et on regrette là aussi de ne pas y passer la nuit car le village est très sympa. A défaut, on décide d'y déjeuner, on choisit un lodge à la sortie du village, conseillé dans mon guide book pour ses quelques mets succulents! Et on ne sera pas déçu! Mais alors que l'on profite du déjeuner, une énorme déflagration a lieu! Sur le coup on est vraiment surpris et on se demande de quoi il s'agit. Un gigantesque nuage de poussière se forme et remplit toute la valet, on est obligé de rentrer pour ne pas être dérange, un vrai Sirocco!! On apprend qu'il s'agit en fait des militaires qui font péter des pans de montagnes à la dynamite, pour la construction de la future route carrossable menant à Manang! Heureusement que nous n'étions pas à proximité quand tout çà a pété! Après cette pause dej pétaradante, on repart en direction de Dharapani. On doit d'abord longer la rivière sur un long plat assez fatigant car dans un pierrier important et avec des bourrasques de vents. Avant Nache, la vallée se ressère à nouveau, et le chemin se fait aérien par endroit, avec des passages assez humides sur des cascades en plein milieu du chemin. La particularité du chemin dans cette vallée et qu'il change régulièrement de rive, on traverse donc assez régulièrement des des ponts suspendus, et parfois accompagnés de troupeaux d'ânes. On avance assez bien finalement, et vers 15h nous arrivons à Dharapani, célèbre notamment pour être le point de départ/arrivée de trek du Manaslu. On est en meilleure forme qu'hier, on décide donc de prolonger l'étape au moins jusque Danakyu. Petit passage obligé au check point pour pointer nos permis avant de repartir. La montée vers Dankyu est un peu plus soutenu...ou bien c'est nous qui sommes plus fatigués...ou les 2? A partir de Dharapani, le paysage se transforme: alors que jusqu'ici la flore se voulait surtout subtropicale, on passe désormais d'avantage vers un univers alpin, avec l'apparition d'arbres épineux. Après 1h30 de marche, on arrive à l'entrée de Danakyu, mais le lodge que nous voulions se situe dans la partie supérieure du village, et on marche quasi 30mn de plus pour y arriver, et là çà commence à devenir difficile!! On arrive donc assez épuisé au final! En voyant ce qui nous attend demain matin, on se dit que dans tous les cas, nous n'aurions pas été capable de continuer plus loin auj: une belle montée de 500m de déniv jusqu'à Timang! On restera bien là pour la nuit. Après s'être couvert dans l'ap midi, le temps se dégage pour le couché de soleil, et on aperçoit les premières cimes enneigées en surplomb sûrement aux alentours de 6000m (!!!). Petit luxe du lodge, on peut prendre une "douche" chaude. La dernière remontait à 48h, avec la poussière sur les chemins, on commençait à se sentir poisseux! L'avantage de stopper dans des villes intermédiaires, comme Danakyu plutôt que dans les villes étapes plus "officielles" (Tal, Chame, etc..) c'est qu on y rencontre moins de touriste et un peu plus d'authenticité! C'est l'avantage que l'on se trouve dans le retard pris depuis le 1er jour...Le soir, on dine en compagnie de jeunes locaux particulièrement excité, et proches de la bagarre..ambiance!!J5 On a bien dormi! Encore une fois le ciel est bien dégagé, et c'est dans une vallée ensoleillé et verdoyante que nous repartons. L'objectif initial du jour est Dukhur Pokhari, mais finalement nous comblerons notre retard jusque Pisang après une très longue journée! On démarre très fort, puisque comme on l'avait vu hier, la montée au prochain village, Timang 2550m, nécessite une montée de 500m sur un chemin sinueux, à travers falaises, cascades, sapins, et rhododendrons. Cette montée, bien que physiquement difficile, est entouré d'un cadre enchanteresse. Tout semble si paisible. En milieu de montée, on se fait doubler par un jeune couple, et sans bâtons qui plus est! Mon ego en prend un coup, mais mon ego à mal au dos aussi! On atteint Timang au bout de 1,5h de montée exténuante. Et dire que nous ne sommes qu'à 2500m!! Timang est un village vraiment rustique, très peu d'infrastructure. Du village .On ne s'y arrête pas et on continue en direction de Chame. Sur le chemin, on a une vue imprenable à l'est sur le Manaslu, 8e sommet au monde tout de même.. Juste après Timang, on passe un pont suspendu assez impressionnant. Faut pas avoir le vertige, près de 100m de vides sous nos pieds... On continue ensuite vers une vallée assez ouverte, une sorte de plateau d'alpages avec bon nombre d'élevages, et notamment de chevaux. On approche Chame, la capitale administrative de la vallée, et avec Chame, nous apercevons notre premier 7000! Il s'agit de l'Annapurna IV. Quand vous voyez un pic de plus de 7000m depuis 2600m, çà fait une drôle d'impression! On se sent vraiment, vraiment petit! On arrive à Chame pil poil pour la pause dej! Mais on est dejà un peu sur les rotules! On prend donc une longue pause de 2h dans un resto du village. Chame possède quelques boutiques Internet&Tél, on en profite donc pour se brancher au monde quelques instants (modernité quand tu nous tiens!!). Après nos 2h de pause, on repart un peu tendu en direction de Dukhur Pokhari (3240m), 800m de dénivelé et 3h de marche au programme de l'après midi. Après une montée rude vers Bhratang, la pente se fait un peu plus douce mais sûr tout de même. On pert un peu de temps à la sortie de Bhratang, car le chemin principal est fermé à cause des travaux d’aménagements, et on a un peu de mal à trouver le chemin alternatif. Après Bhrathang, la vallée bifurque plein nord et on marche face à montagne très impressionnant géologiquement parlant, qui forme un virage en forme de toboggan incurvée haut de 1000m. Les locaux lui ont donné un nom dont je ne suis plus sur, mais qui ressemblait à qqchose comme "Stairway to Heaven" (ou qqchose comme çà...et non non je ne suis pas fan de de groupe de rock!:p)...bref très impressionnant. Comme d'hab, le temps se grise, et aujourd'hui on sent clairement que l'on approche la haute montagne, le vent s'est levé et la t° a baissé, on enfile d’ailleurs pour la 1ère fois notre polaire. Nous arrivons finalement à Dukhur vers 4PM...Et on n'hésites... Même si on est crevé, Pisang n'est qu'à une grosse heure de marche, et sans vraiment de dénivelé, et mon guide book parle d'n resto qui fait de très bonnes pizzas...et l'ambiance à Dukhur est un peu morose. Qui plus est cela nous permettrait d'enfin rattraper notre retard initial, puisque Pisang devait être notre arrivée du jour. On prend donc notre courage à 2 mains (enfin à 2 pieds...) et on repart en direction de Pisang. 2 villages existent en fait: Lower Pisang à 3150m avec des lodges de bonnes catégories, et Upper Pisang à 3300m avec des logements plus basiques mais bénéficiant de vues panoramiques. Étant donné notre état de fatigue, on opte plutôt pour Lower Pisang (tant pis pour la vue on l'aura demain!) alléchés par cette histoire de pizzas....mais 30mn après Dukhur, on commence à se poser des questions...on a l’impression de monter monter, alors que le village est plus bas...Et on arrive bien à Pisang...mais à Upper! Bon qu'à cela ne tienne pour notre pizzas, au moins c'est fait, et il est vrai que la vue décoiffe même si le ciel est vraiment couvert et que la nuit tombe. Avec l'arrivée à Upper Pisang, c'est aussi l'arrivée en territoire d'influences tibétaines, l'architecture s'est clairement modifié, et de nombreux drapeaux à prières ornent les villages. On choisit une lodge des plus basiques qui nous fait même la chambre gratos..pour peu que l'on dine chez elle (ahh on est bien français tien!). On nous prépare un sceau d'eau chaude pour que nous prenions notre "douche", qui en réalité se situe dans les toilettes...du grand luxe! Une fois la nuit tombée, on sent vraiment que l'on a passé un cap auj, la nit est vraiment fraîche et on dort avec un ts cette nuit! Mais on finit cette soirée avec un sentiment d'effort accompli! J6 Aujourd'hui est un grand jour, on entre enfin dans le domaine de la haute montagne et nous allons faire toute une journée avec un panorama permanent sur la chaine des Annapurnas. Contrairement aux autre matin, il fait certes plutôt beau, mais il y a un léger voile dans le ciel, qui durera une bonne partie de la journée. La journée débute par une rude montée au village de Ghyaru à 3620m. 300m de dénivelé de lacets infernaux qui montent abruptement. Ghyaru est un village célèbre bon son temple. Tout comme Upper Pisang, Ghyaru est dans la pure tradition tibétaine. On s'arrête 15mn pour reprendre notre souffle, le temps également de discuter avec l'instituteur de l'école du village, qui nous explique comment fonctionne son école. Après Ghyaru, le chemin suit le flan de la montagne avec une vue panoramique extraordinaire sur les massif des Annapurnas. Le spectacle est littéralement grandiose!! On poursuit donc tranquillement jusque Ngawal, où nous nous arrêtons pour la pause dej. On trouve un resto très sympa, où l'on déjeune sur le toit face aux montagnes, dément!! le vent souffle en bourrasque, mais cela a eu pour effet de chasser les nuages. L'étape de l'après midi s'annonce assez pénard puisqu'il s'agit dune descente vers Bragha, on prend donc notre temps le midi en se reposant au soleil et profitant du panorama. La fin de l'étape se fait donc assez rapidement par une descente rapide sur Bragha, 250m plus bas à 3450m. Après l’accalmie du midi, le ciel se recouvre à nouveau et on a même droit à quelque gouttes! Mais l'arrivée à Bragha est somptueuse: l'ancien village est situé au cœur d'une cirques de rochers sculptés par le vent, et le mélange entre les lumières du couché de soleil et l'ombre menaçant des nuages et de ces rochers créent un paysages d'un contraste saisissant! Les lodges du village sont un peu à l'écart. On choisi le plus huppé, avec pâtisserie et accès internet (mais qui ne fonctionnera pas faute de satellites!). Thomas est un peu crevé à l'arrivée et me laisse donc aller visité le village tout seul, village qui nécessite une petite grimpette, qui fait un peu mal aux jambes! mais quel plaisir de se promener au milieu d'un tel panorama! Arrivée dans la village, je passe devant le temple, et une vieille dame me propose d'entrer...un peu sceptique au départ (...je crois à une démarche commerciale..), je la suis tout de même...et heureusement car il s'agira d'un de mes moments préférés du séjour. En effet, cette vieille dame n'était autre que la gardienne du temple, et elle a opéré tout une cérémonie, rien que pour moi..et sans rien n'attendre en retour...moment magique coincé dans le temps... à la fin de la cérémonie, elle me marque le Tilak sur le front, signe porte bonheur! Je sors de là un peu déboussolé, conscient que je viens d'assister à un moment unique. Je redescend en oubliant la marque que j'ai sur le front...du coup Thomas se demande ce qu'il m'est arrivée!! Ahah, ben t'aurais du venir!! La soirée se termine tranquillement. Demain est censé être une journée de repos avec seulement une très courte étape pour atteindre Manang, mais si je suis en forme, je compte bien m'acclimater et faire un aller retour au View Point à 4000m!· J7 Levé à 6h, il fait un temps magnifique, idéal a priori pour l’objectif du jour, un point de vue en surplomb à 4000m, 600m plus haut. Le side trip complet consiste à aller au Ice Lake à 4600m, cad 1200m plus haut, mais sur le coup, cela me parait assez compliqué. J’ai ressenti quelques douleurs au genou en fin de journée hier, il ne faut donc pas trop prendre de risques…çà, c’est ce que je me dits !! Au-delà de l’intérêt visuel, le but est d’acclimater le corps à l’altitude en vue des prochaines étapes. Après avoir retraversé à nouveau le village, la montée débute fort en lacets pour rejoindre un replat à 3800m. Grosse différence ce matin, je n’ai pas de sac de rando, seulement un petit sac pour l’eau, et je le ressent clairement dans les jambes. La montée se fait très tranquillement à un bon rythme, je dépasse même la plupart des groupes parti jusqu’à 1h avant moi. Après le replat, une montée assez vertigineuse le long d’une crête aérienne permet d’atteindre le fameux View Point à 4000m…Que j’atteins donc au bout de 1,5h, au lieu des 3h escomptés… Et je me sens très bien, je me dis donc que je peux pousser encore un peu… Au final, et 1h plus tard, j’arrive au Ice Lake à 4600m sans réelle difficulté. Je suis assez étonné, et optimiste du coup pour la suite, du peu de symptômes ressentis ! Je suis par ailleurs le 1er à arriver sur les lieux, les prochains rares randonneurs n’arriveront que 30mn après. Du coup, un sentiment se totale solitude m’envahit : je suis à 4600m, au pied d’un pic à 6000m qui me parait si proche, et en face de moi, le plus beaux panoramas de mon trek, avec l’ensembles des Annapurna et un ciel complètement dégagé. A 4600m, j’ai l’impression d’être à hauteur du glacier du Gangapurna juste en face moi. C’est le genre de décor que je ne pourrais admirer que peu de fois dans ma vie. L’Ice Lake est un lieu très paisible, il n’y a aucun bruit aucun son, je suis seul face au gigantisme de la nature. Sur les bords du lac, seul un petit monument religieux tibétain est présent, ce qui confère un côté très spirituel au lieu. Il fait par contre assez froid, et au bout de 20mn, je commence en plus à ressentir un petit début de maux de tête (je viens de passer de 3400 à 4600m en 2,5h…). Je fais donc un tour rapide de l’Ice Lake, me recharge en eau dans le lac (si elle n’est pas pur ici, elle ne le sera nulle part !), et reprend l’itinéraire en sens inverse. Au moment de partir, les randonneurs dépassés dans la montée arrivent seulement. Je descends assez rapidement, mais en faisant tout de même attention à ne pas trop forcer sur les genoux. Je suis d’autant plus satisfait que le temps se gâte, et que les randonneurs qui ne montent que maintenant ne jouiront pas du même panorama (hihihi). Dans la descente, je croise le couple qui nous avons dépassé 2 jours plus tôt, et que nous avions revu dès l’arrivée à Upper Pisang. Contrairement à nous, ils ne se sont pas installés à Bragha, mais juste plus haut à Manang, là où nous irons aujourd’hui. On les rejoindra d’ailleurs au même lodge un peu plus tard dans la journée. Je reviens vers 12h à Bragha. Thomas fait bronzette au soleil (même s’il commence à se voiler !) en m’attendant. Le temps de remettre les sacs sur le dos, et nous partons de Braga, pour juste 30mn de marche assez simple jusque Manang, qui est le cœur de la vallée de la Marsyangdi. Il existe même un petit aérodrome ! Pour certains, Manang est un peu trop développé. Mais il faut y voir des bons côtés. Cela permet de profiter de quelques plaisirs (bon lodges, resto, pâtisserie, et même un petit cinéma très…folklo !) avant les prochaines étapes beaucoup plus rudes. On s’installe dans un lodge à bonne réputation grâce à ces pâtisseries, qui s’avérera donc être le même que celui de notre couple avec qui l’on va sympathiser dans la soirée, et qui s’avéreront donc ne pas être un couple mais 2 amis suisses de Genève, dont la fille a pas mal d’expérience en randonnée (c’est donc ça !! Mon égo est rassuré !). Après un bon repas, où nous n’avons pas pu nous empêcher de gouter au hamburger local, on part au Tourism Center pour se renseigner sur les conditions d’accès au Tilicho Lake. Nous voulons en effet faire ce side trip, qui nécessite 2 jours de plus sur l’itinéraire habituel. Mais les conditions d’accès sont réputées assez compliquées et l’on va donc se renseigner. Mais la réponse nous sera apportée quelques heures plus tard. En effet, cette fois ci, si le temps se dégrade, cela va au-delà du ciel couvert, puisqu’il se met à neiger à gros flocon !! On est tout de même à 3400m et en plein cœur d’un des plus hauts massifs au monde… Problème, la neige n’est pas que provisoire, et elle tombe toute l’après-midi jusque dans la soirée. Cela remet évidemment en question notre détour au Tilicho Lake. Nous nous renseignons auprès des locaux, qui nous déconseillent d’y aller, le chemin sera encore plus que d’habitude sujet au glissement de terrain. On ne peut qui plus est pas se permettre de perdre une journée. On discute aussi avec le couple suisse qui eux aussi veulent faire l’étape au Tilicho. Ils ont un peu plus de marche de manœuvre que nous, et peuvent donc se permettre éventuellement de prendre 1 journée supplémentaire si le parcours est difficile. Résignés, et vraiment déçus, je prends la décision qui apparait plus sage(pourtant ça ne me ressemble pas !) en continuant sur le chemin normal montant au col de Thorung La. L’avantage est que notre parcours sera un peu plus serein : le side trip au Tilicho devait être fait au pas de course et sans marche de manœuvre, c’était donc un peu tendu. Au moins la neige nous règle le problème. Autre problème, nous ne sommes qu’à 3400m, s’il neige comme cela, dans quelles conditions sera le col à 5416m ! Nous avions fait le choix de ne prévoir qu’un équipement léger, et je crains de ne pas être bien équipé ! C’est donc un peu déçu et avec quelques doutes que l’on se couche ! Dehors, le ciel est à nouveau dégagé, c’est déjà ça…
FIN DE LA 1ERE PARTIE! (suite ici ==> http://voyageforum.com/...ost=5767645;#5767645)
Il y a 1 an, je préparais mon voyage au Népal en Avril, pour notamment effectuer le trek du tour des Annapurnas. Et grâce à ce forum, j'avais pu glaner beaucoup d'informations qui se sont avérées assez utiles..et d'autres m'ont manquées... Alors avec quelques mois de retard, et pour ceux qui à leur tour prépareraient cet itinéraire dans les semaines à venir, peut être mon retour d'expérience pourra informer certaines personnes...😎
Quelques informations d'ordre général:Nous sommes parti avec un ami la 2e quinzaine d'avrilLes grandes lignes de notre itinéraire: 1 journée à Kathmandou, transfert en bus à Bulbhule et trek sur la 1ère partie du circuit des Annapurnas, de Bhulbule à Muktinah. De Muktinah, plusieurs bus pour rejoindre Tatopani, et trek de 2 jours Tatopani -> Poon Hill -> Naya Pull, puis 1 journée à PokharaNous avons voyagé avec Lufthansa (2 escales à Frankfort + Delhi), pour un billet à 690€ l'A/R par personneSur place, notre budget a été de 400€/p, qui comprend: le visa, les permis de trek, le retour en avion de Pokhara à Kathamndou une nuit en Hotel++ 0 Kathmandou, les transports, et les nuits/repas en lodge le long du trekJ1 Après quasiment 24h de vols/transit (dont celui à Delhi qui paraissait interminable, en plus des moustiques dans l'aéroport!), nous arrivons un peu crevé à Kathmandou vers 8AM. On galère un peu pour obtenir les visas, puis on retrouve le van de l'Hotel Ganesh, que j'avais réservé à l'avance. Bien qu'un peu cher pour Kathmandou (17$), l'endroit est vraiment paisible alors qu'il est situé en plein centre ville. On en profite donc pour se détendre un peu dans la cour intérieur très sympa. Après le dej, on passe notre après midi à obtenir les permis de trek nécessaires pour les Annapurnas (prévoyez vos photos à l'avance c'est plus simple!), tout en se promenant dans les rues de KTM qui sont particulièrement tumultueuses. A l’hôtel, le manager nous propose d'organiser le transport de demain jusque Besi Sahar: au lieu de prendre un bus public direct pas très confortable, il nous conseille plutôt de prendre un bus "VIP" (plus cher...) jusque Dumre et ensuite de récupérer un van local jusque Besi Sahar. On se laisse convaincre (ce qui ne sera pas forcement une excellent idée...). Le soir, ballade dans les rues commerçantes de KTMJ2 On rejoint le terminal des bus. Nous retrouvons le nôtre, qui ne nous parait pas particulièrement plus VIP que les autres... Nous arrivons à Dumre aux alentours de 1PM...C'est un vrai bazar!! On a l'impression d'être les seuls occidentaux à être déposés là! On essaye de trouver un van pour Bulbhule, tout en évitant les gros pièges à touristes. On en trouve finalement un, mais il faut attendre 30mn...En attendant, on nous fait attendre dans une salle de resto où bien évidemment on nous pousse à la conso (mais bon..c'est l'jeu ma pauv lucette!). Nous ne sommes plus seuls, 2 japonais attendent comme nous...ils ne parlent pas un mot d'anglais, et ont l'air encore plus méfiant que nous! Finalement, après 2h d'attente, notre carosse est prêt...un bus plus que local, bondé à rabords, 35° à l'intérieur , poules et enfants qui braillent et la musique à fond. Le voyage va être long... L'objectif du jour était d'aller jusque Bulbule et ainsi d'économiser le trajet a priori sans intérêt de Basi Sahar à Bulbhule. Nous ne sommes déjà pas en avance, mais à quelques km de Besi Sahar...le bus crève!! 1H plus tard nos repartons. Arrivée à Besi Sahar, nous sommes sur le point de nous lancer au pas de course pour les 2h de marche jusque Bulbhule, mais on abandonne l'idée avec l'arrivée d'un orage! Comme nous avions prévu d'être le lendemain soir à Tal, cad 2 étapes plus loin. On se dit que l'on prendra demain une jeep entre Bhulbule et Syange pour rattraper le retard...J3 Cà y'est c'est enfin le grand départ, beaucoup d'incertitudes et d’excitations... On se lève aux aurores et partons dès 6h de Besi Sahar à pied. La journée s'annonce très belle! Nous avons fait le choix de faire cette partie à pied, plutôt que d'attendre les premières jeep. Le trajet n'a certes rien d'extraordinaire, mais il permet d'apprécier de très loin les premières cimes à plus de 6000m, et nous ne sommes qu'à 800m!! Il faut dire qu'à cette heure là, nous ne sommes pas embêtés par le ballet poussiéreux des jeep. On arrive à Bhulbule pour une pause ptit dej méritée, nous avons fait ces 2h de marche au pas de course (et ce n'est pas fini!!). Le village a vraiment un côté très bucolique et paisible, on regrette de ne pas y avoir pu passer la nuit! On part ensuite se renseigner sur la jeep reliant Bhulbule à Syange...on annonce un prix démentiel, pour a priori 1h en moins... On fait nos calculs et on se dit que en se dépêchant, on peut relier Syange en 4h, puis Tal en 4h, donc a priori 8 h de marche...ahah! Naïfs que nous sommes! Si la 1ère partie est assez facile (plate et à l'ombre), les difficulté apparaissent aux alentours de Bahundanda, le chemin est en montagne russe, et la t° commence à grimper! Qui plus est, tout notre équipement est dans notre sac, et nos rations d'eau sont au max, les sacs sont assez lourd! On arrive exténuer vers 1PM à Syange. J'ai déjà les épaules ont miettes, et mon ami ressent quelques douleurs au genou... Et nous sommes censés faire 4h de marche de plus pour atteindre à 1700m...700m de dénivelé plus haut... On repart, mais on se rend vite à l'évidence que nous ne saurons pas aller plus loin que Jagat...1300m et à 2,5h de Tal. Pour ma part, je suis au bord de l'épuisement, et j'ai quelques signes de nausées (à 1300m déjà le mal aigu des montagnes???). On prend donc du retard sur cette 1ere étape, nous ne le rattraperons que 2 jours plus tard. Nous avions vraiment été trop optimistes en voulant faire ces 2 étapes en 1, d'autant qu'il s'agissait de notre toute 1ère étape, et sous une chaleur importante! Nos organismes ont donc bien été mis dans le bain! Côté paysages, après une vallée assez ouverte et verdoyante jusque Syange, celle ci se transforme en gorges très profondes dont on ne distingue pas le haut. par la suite. Jagat est un petit village situé sur un promontoire rocheux, on a l'impression qu'il est accroché à la montagne. A partir de 13/14h, le temps s'est couvert et devient menaçant, mais ce sera ainsi souvent le cas tout le reste du séjour. On loge dans une petite GH sans prétention, mais agréable. On se couche exténué, mais contents au final d'être bien lancé! Petite remarque budgétaire ici: on l'avait plus ou moins senti à Besi Sahar et aussi avec le prix de la jeep (que nous n'avons pas pris!), mais les prix pratiqués ont connu une belle inflation que ceux indiqués dans mon Guide Book (pourtant assez récent): si le prix de la chambre est réglementé et donc toujours aux ~de 1€, les repas eux ne sont pas réglementé, et les prix s'avèrent 2x plus cher que prévu. Rien de démentiel bien évidemment (surtout au regard de notre PA), mais il n'y a aucun DAB sur le parcours, et nous devons donc tenir avec ce que nous avons, et même si nous avions prévu du rab, il va donc falloir qu'on fasse attention à nos dépenses. Par la suite, on est même aller jusqu'à négocier 0,5€ sur le prix de la chambre! Radins que nous sommes!!!J4 Aie aie!! On est tendu de chez tendu au réveil!! Ça tire de partout!! Objectif du jour: Dharapani en pessimiste, Danakyu en réaliste..ou Timang en très optimiste! On reprend donc la chemin dans les gorges. Le départ est difficile pour les organismes, mais les douleurs disparaissent au fur et à mesure, et on atteint assez rapidement Chamje, en ayant emprunté un itinéraire bis plus sauvages et permettant de contempler de magnifiques cascades! Après un petite halte, nous repartons en direction de Tal. On commence aussi à croiser pas mal de sherpa avec leur ânes sur le chemin, mais pas encore beaucoup de touristes à ce stade. Les gorges se ressèrent à l'approche de Tal, et avant l'arrivée au village, nous avons la premier gros dénivelé avec un escarpement rocheux de 250m de déniv qu'il faut grimper. Dans la montée on croise quelques militaires, et un camp est installé juste en haut, une certaine agitation semble animer les lieux...on se demande pourquoi et on le comprendra plus tard! Une fois la montée effectué, nous arrivons à Tal, qui se situe au début d'une long plateau dans une vallée qui s'est bien élargie. On fait une halte pour reposer les épaules dans le village. Tal devait être notre village étape de la veille, et on regrette là aussi de ne pas y passer la nuit car le village est très sympa. A défaut, on décide d'y déjeuner, on choisit un lodge à la sortie du village, conseillé dans mon guide book pour ses quelques mets succulents! Et on ne sera pas déçu! Mais alors que l'on profite du déjeuner, une énorme déflagration a lieu! Sur le coup on est vraiment surpris et on se demande de quoi il s'agit. Un gigantesque nuage de poussière se forme et remplit toute la valet, on est obligé de rentrer pour ne pas être dérange, un vrai Sirocco!! On apprend qu'il s'agit en fait des militaires qui font péter des pans de montagnes à la dynamite, pour la construction de la future route carrossable menant à Manang! Heureusement que nous n'étions pas à proximité quand tout çà a pété! Après cette pause dej pétaradante, on repart en direction de Dharapani. On doit d'abord longer la rivière sur un long plat assez fatigant car dans un pierrier important et avec des bourrasques de vents. Avant Nache, la vallée se ressère à nouveau, et le chemin se fait aérien par endroit, avec des passages assez humides sur des cascades en plein milieu du chemin. La particularité du chemin dans cette vallée et qu'il change régulièrement de rive, on traverse donc assez régulièrement des des ponts suspendus, et parfois accompagnés de troupeaux d'ânes. On avance assez bien finalement, et vers 15h nous arrivons à Dharapani, célèbre notamment pour être le point de départ/arrivée de trek du Manaslu. On est en meilleure forme qu'hier, on décide donc de prolonger l'étape au moins jusque Danakyu. Petit passage obligé au check point pour pointer nos permis avant de repartir. La montée vers Dankyu est un peu plus soutenu...ou bien c'est nous qui sommes plus fatigués...ou les 2? A partir de Dharapani, le paysage se transforme: alors que jusqu'ici la flore se voulait surtout subtropicale, on passe désormais d'avantage vers un univers alpin, avec l'apparition d'arbres épineux. Après 1h30 de marche, on arrive à l'entrée de Danakyu, mais le lodge que nous voulions se situe dans la partie supérieure du village, et on marche quasi 30mn de plus pour y arriver, et là çà commence à devenir difficile!! On arrive donc assez épuisé au final! En voyant ce qui nous attend demain matin, on se dit que dans tous les cas, nous n'aurions pas été capable de continuer plus loin auj: une belle montée de 500m de déniv jusqu'à Timang! On restera bien là pour la nuit. Après s'être couvert dans l'ap midi, le temps se dégage pour le couché de soleil, et on aperçoit les premières cimes enneigées en surplomb sûrement aux alentours de 6000m (!!!). Petit luxe du lodge, on peut prendre une "douche" chaude. La dernière remontait à 48h, avec la poussière sur les chemins, on commençait à se sentir poisseux! L'avantage de stopper dans des villes intermédiaires, comme Danakyu plutôt que dans les villes étapes plus "officielles" (Tal, Chame, etc..) c'est qu on y rencontre moins de touriste et un peu plus d'authenticité! C'est l'avantage que l'on se trouve dans le retard pris depuis le 1er jour...Le soir, on dine en compagnie de jeunes locaux particulièrement excité, et proches de la bagarre..ambiance!!J5 On a bien dormi! Encore une fois le ciel est bien dégagé, et c'est dans une vallée ensoleillé et verdoyante que nous repartons. L'objectif initial du jour est Dukhur Pokhari, mais finalement nous comblerons notre retard jusque Pisang après une très longue journée! On démarre très fort, puisque comme on l'avait vu hier, la montée au prochain village, Timang 2550m, nécessite une montée de 500m sur un chemin sinueux, à travers falaises, cascades, sapins, et rhododendrons. Cette montée, bien que physiquement difficile, est entouré d'un cadre enchanteresse. Tout semble si paisible. En milieu de montée, on se fait doubler par un jeune couple, et sans bâtons qui plus est! Mon ego en prend un coup, mais mon ego à mal au dos aussi! On atteint Timang au bout de 1,5h de montée exténuante. Et dire que nous ne sommes qu'à 2500m!! Timang est un village vraiment rustique, très peu d'infrastructure. Du village .On ne s'y arrête pas et on continue en direction de Chame. Sur le chemin, on a une vue imprenable à l'est sur le Manaslu, 8e sommet au monde tout de même.. Juste après Timang, on passe un pont suspendu assez impressionnant. Faut pas avoir le vertige, près de 100m de vides sous nos pieds... On continue ensuite vers une vallée assez ouverte, une sorte de plateau d'alpages avec bon nombre d'élevages, et notamment de chevaux. On approche Chame, la capitale administrative de la vallée, et avec Chame, nous apercevons notre premier 7000! Il s'agit de l'Annapurna IV. Quand vous voyez un pic de plus de 7000m depuis 2600m, çà fait une drôle d'impression! On se sent vraiment, vraiment petit! On arrive à Chame pil poil pour la pause dej! Mais on est dejà un peu sur les rotules! On prend donc une longue pause de 2h dans un resto du village. Chame possède quelques boutiques Internet&Tél, on en profite donc pour se brancher au monde quelques instants (modernité quand tu nous tiens!!). Après nos 2h de pause, on repart un peu tendu en direction de Dukhur Pokhari (3240m), 800m de dénivelé et 3h de marche au programme de l'après midi. Après une montée rude vers Bhratang, la pente se fait un peu plus douce mais sûr tout de même. On pert un peu de temps à la sortie de Bhratang, car le chemin principal est fermé à cause des travaux d’aménagements, et on a un peu de mal à trouver le chemin alternatif. Après Bhrathang, la vallée bifurque plein nord et on marche face à montagne très impressionnant géologiquement parlant, qui forme un virage en forme de toboggan incurvée haut de 1000m. Les locaux lui ont donné un nom dont je ne suis plus sur, mais qui ressemblait à qqchose comme "Stairway to Heaven" (ou qqchose comme çà...et non non je ne suis pas fan de de groupe de rock!:p)...bref très impressionnant. Comme d'hab, le temps se grise, et aujourd'hui on sent clairement que l'on approche la haute montagne, le vent s'est levé et la t° a baissé, on enfile d’ailleurs pour la 1ère fois notre polaire. Nous arrivons finalement à Dukhur vers 4PM...Et on n'hésites... Même si on est crevé, Pisang n'est qu'à une grosse heure de marche, et sans vraiment de dénivelé, et mon guide book parle d'n resto qui fait de très bonnes pizzas...et l'ambiance à Dukhur est un peu morose. Qui plus est cela nous permettrait d'enfin rattraper notre retard initial, puisque Pisang devait être notre arrivée du jour. On prend donc notre courage à 2 mains (enfin à 2 pieds...) et on repart en direction de Pisang. 2 villages existent en fait: Lower Pisang à 3150m avec des lodges de bonnes catégories, et Upper Pisang à 3300m avec des logements plus basiques mais bénéficiant de vues panoramiques. Étant donné notre état de fatigue, on opte plutôt pour Lower Pisang (tant pis pour la vue on l'aura demain!) alléchés par cette histoire de pizzas....mais 30mn après Dukhur, on commence à se poser des questions...on a l’impression de monter monter, alors que le village est plus bas...Et on arrive bien à Pisang...mais à Upper! Bon qu'à cela ne tienne pour notre pizzas, au moins c'est fait, et il est vrai que la vue décoiffe même si le ciel est vraiment couvert et que la nuit tombe. Avec l'arrivée à Upper Pisang, c'est aussi l'arrivée en territoire d'influences tibétaines, l'architecture s'est clairement modifié, et de nombreux drapeaux à prières ornent les villages. On choisit une lodge des plus basiques qui nous fait même la chambre gratos..pour peu que l'on dine chez elle (ahh on est bien français tien!). On nous prépare un sceau d'eau chaude pour que nous prenions notre "douche", qui en réalité se situe dans les toilettes...du grand luxe! Une fois la nuit tombée, on sent vraiment que l'on a passé un cap auj, la nit est vraiment fraîche et on dort avec un ts cette nuit! Mais on finit cette soirée avec un sentiment d'effort accompli! J6 Aujourd'hui est un grand jour, on entre enfin dans le domaine de la haute montagne et nous allons faire toute une journée avec un panorama permanent sur la chaine des Annapurnas. Contrairement aux autre matin, il fait certes plutôt beau, mais il y a un léger voile dans le ciel, qui durera une bonne partie de la journée. La journée débute par une rude montée au village de Ghyaru à 3620m. 300m de dénivelé de lacets infernaux qui montent abruptement. Ghyaru est un village célèbre bon son temple. Tout comme Upper Pisang, Ghyaru est dans la pure tradition tibétaine. On s'arrête 15mn pour reprendre notre souffle, le temps également de discuter avec l'instituteur de l'école du village, qui nous explique comment fonctionne son école. Après Ghyaru, le chemin suit le flan de la montagne avec une vue panoramique extraordinaire sur les massif des Annapurnas. Le spectacle est littéralement grandiose!! On poursuit donc tranquillement jusque Ngawal, où nous nous arrêtons pour la pause dej. On trouve un resto très sympa, où l'on déjeune sur le toit face aux montagnes, dément!! le vent souffle en bourrasque, mais cela a eu pour effet de chasser les nuages. L'étape de l'après midi s'annonce assez pénard puisqu'il s'agit dune descente vers Bragha, on prend donc notre temps le midi en se reposant au soleil et profitant du panorama. La fin de l'étape se fait donc assez rapidement par une descente rapide sur Bragha, 250m plus bas à 3450m. Après l’accalmie du midi, le ciel se recouvre à nouveau et on a même droit à quelque gouttes! Mais l'arrivée à Bragha est somptueuse: l'ancien village est situé au cœur d'une cirques de rochers sculptés par le vent, et le mélange entre les lumières du couché de soleil et l'ombre menaçant des nuages et de ces rochers créent un paysages d'un contraste saisissant! Les lodges du village sont un peu à l'écart. On choisi le plus huppé, avec pâtisserie et accès internet (mais qui ne fonctionnera pas faute de satellites!). Thomas est un peu crevé à l'arrivée et me laisse donc aller visité le village tout seul, village qui nécessite une petite grimpette, qui fait un peu mal aux jambes! mais quel plaisir de se promener au milieu d'un tel panorama! Arrivée dans la village, je passe devant le temple, et une vieille dame me propose d'entrer...un peu sceptique au départ (...je crois à une démarche commerciale..), je la suis tout de même...et heureusement car il s'agira d'un de mes moments préférés du séjour. En effet, cette vieille dame n'était autre que la gardienne du temple, et elle a opéré tout une cérémonie, rien que pour moi..et sans rien n'attendre en retour...moment magique coincé dans le temps... à la fin de la cérémonie, elle me marque le Tilak sur le front, signe porte bonheur! Je sors de là un peu déboussolé, conscient que je viens d'assister à un moment unique. Je redescend en oubliant la marque que j'ai sur le front...du coup Thomas se demande ce qu'il m'est arrivée!! Ahah, ben t'aurais du venir!! La soirée se termine tranquillement. Demain est censé être une journée de repos avec seulement une très courte étape pour atteindre Manang, mais si je suis en forme, je compte bien m'acclimater et faire un aller retour au View Point à 4000m!· J7 Levé à 6h, il fait un temps magnifique, idéal a priori pour l’objectif du jour, un point de vue en surplomb à 4000m, 600m plus haut. Le side trip complet consiste à aller au Ice Lake à 4600m, cad 1200m plus haut, mais sur le coup, cela me parait assez compliqué. J’ai ressenti quelques douleurs au genou en fin de journée hier, il ne faut donc pas trop prendre de risques…çà, c’est ce que je me dits !! Au-delà de l’intérêt visuel, le but est d’acclimater le corps à l’altitude en vue des prochaines étapes. Après avoir retraversé à nouveau le village, la montée débute fort en lacets pour rejoindre un replat à 3800m. Grosse différence ce matin, je n’ai pas de sac de rando, seulement un petit sac pour l’eau, et je le ressent clairement dans les jambes. La montée se fait très tranquillement à un bon rythme, je dépasse même la plupart des groupes parti jusqu’à 1h avant moi. Après le replat, une montée assez vertigineuse le long d’une crête aérienne permet d’atteindre le fameux View Point à 4000m…Que j’atteins donc au bout de 1,5h, au lieu des 3h escomptés… Et je me sens très bien, je me dis donc que je peux pousser encore un peu… Au final, et 1h plus tard, j’arrive au Ice Lake à 4600m sans réelle difficulté. Je suis assez étonné, et optimiste du coup pour la suite, du peu de symptômes ressentis ! Je suis par ailleurs le 1er à arriver sur les lieux, les prochains rares randonneurs n’arriveront que 30mn après. Du coup, un sentiment se totale solitude m’envahit : je suis à 4600m, au pied d’un pic à 6000m qui me parait si proche, et en face de moi, le plus beaux panoramas de mon trek, avec l’ensembles des Annapurna et un ciel complètement dégagé. A 4600m, j’ai l’impression d’être à hauteur du glacier du Gangapurna juste en face moi. C’est le genre de décor que je ne pourrais admirer que peu de fois dans ma vie. L’Ice Lake est un lieu très paisible, il n’y a aucun bruit aucun son, je suis seul face au gigantisme de la nature. Sur les bords du lac, seul un petit monument religieux tibétain est présent, ce qui confère un côté très spirituel au lieu. Il fait par contre assez froid, et au bout de 20mn, je commence en plus à ressentir un petit début de maux de tête (je viens de passer de 3400 à 4600m en 2,5h…). Je fais donc un tour rapide de l’Ice Lake, me recharge en eau dans le lac (si elle n’est pas pur ici, elle ne le sera nulle part !), et reprend l’itinéraire en sens inverse. Au moment de partir, les randonneurs dépassés dans la montée arrivent seulement. Je descends assez rapidement, mais en faisant tout de même attention à ne pas trop forcer sur les genoux. Je suis d’autant plus satisfait que le temps se gâte, et que les randonneurs qui ne montent que maintenant ne jouiront pas du même panorama (hihihi). Dans la descente, je croise le couple qui nous avons dépassé 2 jours plus tôt, et que nous avions revu dès l’arrivée à Upper Pisang. Contrairement à nous, ils ne se sont pas installés à Bragha, mais juste plus haut à Manang, là où nous irons aujourd’hui. On les rejoindra d’ailleurs au même lodge un peu plus tard dans la journée. Je reviens vers 12h à Bragha. Thomas fait bronzette au soleil (même s’il commence à se voiler !) en m’attendant. Le temps de remettre les sacs sur le dos, et nous partons de Braga, pour juste 30mn de marche assez simple jusque Manang, qui est le cœur de la vallée de la Marsyangdi. Il existe même un petit aérodrome ! Pour certains, Manang est un peu trop développé. Mais il faut y voir des bons côtés. Cela permet de profiter de quelques plaisirs (bon lodges, resto, pâtisserie, et même un petit cinéma très…folklo !) avant les prochaines étapes beaucoup plus rudes. On s’installe dans un lodge à bonne réputation grâce à ces pâtisseries, qui s’avérera donc être le même que celui de notre couple avec qui l’on va sympathiser dans la soirée, et qui s’avéreront donc ne pas être un couple mais 2 amis suisses de Genève, dont la fille a pas mal d’expérience en randonnée (c’est donc ça !! Mon égo est rassuré !). Après un bon repas, où nous n’avons pas pu nous empêcher de gouter au hamburger local, on part au Tourism Center pour se renseigner sur les conditions d’accès au Tilicho Lake. Nous voulons en effet faire ce side trip, qui nécessite 2 jours de plus sur l’itinéraire habituel. Mais les conditions d’accès sont réputées assez compliquées et l’on va donc se renseigner. Mais la réponse nous sera apportée quelques heures plus tard. En effet, cette fois ci, si le temps se dégrade, cela va au-delà du ciel couvert, puisqu’il se met à neiger à gros flocon !! On est tout de même à 3400m et en plein cœur d’un des plus hauts massifs au monde… Problème, la neige n’est pas que provisoire, et elle tombe toute l’après-midi jusque dans la soirée. Cela remet évidemment en question notre détour au Tilicho Lake. Nous nous renseignons auprès des locaux, qui nous déconseillent d’y aller, le chemin sera encore plus que d’habitude sujet au glissement de terrain. On ne peut qui plus est pas se permettre de perdre une journée. On discute aussi avec le couple suisse qui eux aussi veulent faire l’étape au Tilicho. Ils ont un peu plus de marche de manœuvre que nous, et peuvent donc se permettre éventuellement de prendre 1 journée supplémentaire si le parcours est difficile. Résignés, et vraiment déçus, je prends la décision qui apparait plus sage(pourtant ça ne me ressemble pas !) en continuant sur le chemin normal montant au col de Thorung La. L’avantage est que notre parcours sera un peu plus serein : le side trip au Tilicho devait être fait au pas de course et sans marche de manœuvre, c’était donc un peu tendu. Au moins la neige nous règle le problème. Autre problème, nous ne sommes qu’à 3400m, s’il neige comme cela, dans quelles conditions sera le col à 5416m ! Nous avions fait le choix de ne prévoir qu’un équipement léger, et je crains de ne pas être bien équipé ! C’est donc un peu déçu et avec quelques doutes que l’on se couche ! Dehors, le ciel est à nouveau dégagé, c’est déjà ça…
FIN DE LA 1ERE PARTIE! (suite ici ==> http://voyageforum.com/...ost=5767645;#5767645)
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011 English translation pending
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Meilleure période pour prendre ses billets d'avion pour la Thaïlande en août 2013? English translation pending
Quelle est la meilleure période niveau tarif pour prendre ses billets en ligne pour la thailande, départ en août prochain ?
Merci !
Merci !
Où dormir à Delhi? English translation pending
Bonjour,
Quel quartier me conseillez-vous à Delhi pour choisir mon hôtel?
Je vois que Connaught Place est central avec restaus etc...
Merci de vos avis
Retour de croisière sur le Queen Elisabeth du 17 au 29 novembre 2012 English translation pending
Un petit compte –rendu de notre croisière sur le Queen Elisabeth du 17 au 29 Novembre 2012.
Au départ d’Athènes, nous devions faire escale à Mykonos, Izmir, HAIFA, Limassol, ALEXANDRIE, Santorin, NAPLES et Rome pour finir ; En réalité, avec les évènements qui se passent dans cette région, notre itinéraire a été pour le moins chamboulé.🤪
Je pense que ce n’était pas la bonne période pour visiter ce coin de Méditerranée. 😠
Nous sommes arrivés la veille à Athènes avec une nuit dans un superbe hôtel, réservé par Cunard. Nos vacances démarraient pour le mieux.
L’embarquement s’est déroulé sans encombre et à midi, nous étions dans notre cabine. Un petit tour au self pour nous restaurer et en route pour la visite du Navire. C’est le frère jumeau du Queen Victoria sauf le pont supérieur qui a été entièrement revue. A l’avant se trouve une aire de jeu couverte par une toile tendue où l’on trouve un terrain de Criquet, un terrain de boule et enfin un mini terrain de tennis. La piscine centrale est la même mais le jardin d’hiver attenant n’a pas de toit rétractable. Sur la partie arrière, la piscine ressemble plus à un bain de pied mais l’avantage est que le pont est entièrement dégagé et la place est très agréable pour ��couter l’orchestre qui s’y produit tous les midis. la décoration du navire est dans le même esprit que le QV mais dans des tons plus clairs.
Notre cabine balcon au pont 5 est très bien. En entrant vous avez la salle de bain et la penderie, puis le lit et enfin le sofa et bureau près de la porte fenêtre. Les peignoirs et chaussons sont présents, ainsi que les produits de toilette tel que savonnette, gel douche, shampoing, après champoing, lait pour le corps, coton tige, coton et bonnettes. Tous ces produits ont été remplacés au jour le jour.
Une bouteille de blanc de blanc nous attendait dans un sceau. Cadeau de bienvenue pour le World Club Sylver.
Au retour du self, nos valises nous attendaient. Comme d’habitude, il y a suffisamment de place dans les penderies, avec une quarantaine de cintres à notre disposition pour tout pendre.
Le soir une mauvaise nouvelle est annoncée : Pas d’escale à Haïfa pour cause de troubles.🏴☠️ Aïe, nous sommes déçu mais nous nous disons que vu ce qui se passe, c’est peut être plus prudent. Enfin nous apprenons que les deux jours à Haïfa sont remplacés par une escale à Rhodes (Nous connaissons mais sommes heureux d’y retourner) et une escale à Antalya en Turquie ; Une première pour nous. Ensuite nous ferons escale à Limassol, puis une journée en mer avant d’arrivée à Alexandrie.
Notre croisière démarre et l’organisation Cunard est toujours au point comme par exemple des navettes gratuites pour relier les centres ville quand le port est éloigné.😉
Un petit bémol toutefois, l’hôtesse francophone est partie en congés et n’a pas été remplacée.😠 Donc, nous n’avons pas de journal en français ni les menus traduits. Il faut dire que nous sommes à peine une trentaine de francophone dont 14 français. Heureusement qu’il y a des serveurs Mauriciens qui viennent à notre secours pour les traductions des menus et d’ailleurs nous avons pu sans difficulté changer de table pour être avec l’un deux. Du coup, nous avons passé d’agréables moments à table. 😉
Nos escales se sont bien passées, à Mykonos, nous apprécions le calme et prenons en photos les deux stars que sont Petros I et II, une petite balade jusqu’aux moulins puis retour par les boutiques qui soldent pour fin de saison. C’est un avantage que nous allons découvrir tout le long de la croisière : LES SOLDES.🙂
A Izmir : Rien à dire, c’est moche.🙁
Rhodes : Toujours aussi sympa et les commerçants soldent avec le sourire. Nous avons passé de bons moments.
Antalya : Nouveauté et pas déçu car la ville est très agréable, le petit port fait plus penser à Hollywood avec ses bateaux pirates qu’à un port de plaisance mais c’est assez folklorique. Les marchands du bazar sont un peu insistants mais bon c’est l’habitude.
Limassol ne nous aura pas enchantés, vous vous en doutez bien et ce n’est pas la petite troupe de danseurs qui se produit pour nous qui nous fera changer d’avis.😕
Par contre, nous avons trouvé quelques trucs à acheter (Et oui, c’est bientôt Noël et du coup nous avons acheté plein de petit cadeaux.) Au retour sur le bateau, nous avons pris la pluie, je dirai même un torrent de pluie et bien sûr nous n’avons pas de parapluies car le matin, il faisait grand beau.
Heureusement qu’il y a une grande boutique devant l’arrêt de bus où tout le monde trouve refuge.😛
Notre journée en mer se déroule gentiment, il y a du soleil mais le fond de l’air est frais. Nous assistons aux différentes activités comme les sculptures sur végétaux. Toujours aussi spectaculaire.🙂
Puis une autre mauvaise nouvelle est annoncée : L’escale d’Alexandrie est annulée pour cause d’émeute en ville.😠 Bon, adieu Pyramides, ce ne sera pas pour cette fois. Le Commandant se fond en excuses et cherche une solution de remplacement. En attendant, nous continuons notre route à petite vitesse vers notre prochaine escale Santorin.
Nous sommes averti que l’escale remplaçant Alexandrie sera Malte, nous sommes content🙂, nous ne connaissons pas et nous devons arrivée en fin de journée, passer la nuit à quai et repartir le lendemain en début d’après midi.
En attendant, la route des ânes nous attend pour visiter Fira.
Hé oui, nous avons décidé pour éliminer un peu de s’attaquer aux lacets de Santorin. 🙂🙂 Hou là là, âme sensible s’abstenir. L’odeur est terrible et nous sommes au mois de novembre, j’imagine en été. Enfin, après une demi-heure d’ascension, nous arrivons dans Fira. Il y a très peu de monde, et pour cause mais les boutiques sont ouvertes et nous accueillent avec le sourire. Encore quelques achats et retour au bateau pour le déjeuner. Ce midi nous prenons un Fish &Chips au Pub. Il est très bon comme d’habitude.
Nous appareillons en milieu d’après midi pour Malte.
La journée en mer se passe pour le mieux avec une mer d’huile, du soleil, que demander de plus. Nous sommes impressionnés à l’approche de Malte par la quantité de Tankers qui sont en stand by ; J’en ai compté 39. Si j’ai bien compris, ils sont là comme pour un gigantesque marché pétrolier.
L’arrivée sur Malte est un enchantement, avec en prime un super coucher de soleil.
Un bateau de chez Princess attend notre arrivée avant de partir. Tout le monde est sur les ponts et le Commandant à autorisé l’accès sur l’avant. Les deux navires se saluent à grands coups de sirène. Quel baroufle avec l’écho. Un Maltais agite un drapeau depuis le haut du fort. Très sympathique.
Vous le deviner, notre passerons la matinée à visiter La Valette et arpenter les petites rues en découvrant quelques belles églises. Nous avons assisté devant le Palais à une dance de jets d’eau au son de la musique. Pas mal.
Il est l’heure de rentrer à bord, nous déjeunons et assistons au départ.
En route pour Naples, nous passerons le détroit de Messine vers 23H00. J’ai espoir de voir le Stomboli depuis mon balcon mais en regardant la route suivi sur l’écran, notre cabine n’est pas du bon côté. Tant pis pour cette fois et je n’ai pas le courage de me lever et d’attendre sur le pont.
La nuit est calme mais au petit matin, nous nous apercevons que le vent souffle. La mer n’est pas encore creusée mais elle est blanche d’écume. Un coup d’œil sur l’écran nous annonce un vent à 58 nœuds et une annonce du Commandant nous fait craindre le pire :
Escale de Naples est annulée, impossible d’accoster, le port est fermé. 😠
Donc, il reste une solution, reprendre la mer au large en direction de Rome. Nous passerons donc une nouvelle journée en mer à petite vitesse, bercé par la houle. Il y a du coup à bord, un certain mécontentement, notamment côté français…..🤪 Pour ma part, je me dis que c’est la croisière pas de bol mais qu’après tout, ça peut arriver, surtout en cette saison😇. Donc pour nous ça sera journée relax avant de faire nos valises.
CONCLUSION :
Certes, côté escales, nous n’avons pas eu de chance, par contre en ce qui concerne le navire, rien à redire. Bateau très agréable, personnel au top et au petit soin et enfin une nourriture excellente🙂🙂🙂.
En ce qui concerne le personnel, je dois dire que par rapport au QV, était beaucoup plus relax et ça se ressentait malheureusement dans le service qui était un peu moins rigoureux quelquefois. Nous avons eu l’occasion d’en parler avec d’autres passagers qui avaient fait le même constat. Par contre, en parlant avec les serveurs, ceux-ci préféraient travailler sur ce bateau.(Normal😉).
Voilà ce que j’avais à dire sur cette croisière, bien entendu, je suis a votre disposition si vous avez des questions
Bonne journée à tous.
Au départ d’Athènes, nous devions faire escale à Mykonos, Izmir, HAIFA, Limassol, ALEXANDRIE, Santorin, NAPLES et Rome pour finir ; En réalité, avec les évènements qui se passent dans cette région, notre itinéraire a été pour le moins chamboulé.🤪
Je pense que ce n’était pas la bonne période pour visiter ce coin de Méditerranée. 😠
Nous sommes arrivés la veille à Athènes avec une nuit dans un superbe hôtel, réservé par Cunard. Nos vacances démarraient pour le mieux.
L’embarquement s’est déroulé sans encombre et à midi, nous étions dans notre cabine. Un petit tour au self pour nous restaurer et en route pour la visite du Navire. C’est le frère jumeau du Queen Victoria sauf le pont supérieur qui a été entièrement revue. A l’avant se trouve une aire de jeu couverte par une toile tendue où l’on trouve un terrain de Criquet, un terrain de boule et enfin un mini terrain de tennis. La piscine centrale est la même mais le jardin d’hiver attenant n’a pas de toit rétractable. Sur la partie arrière, la piscine ressemble plus à un bain de pied mais l’avantage est que le pont est entièrement dégagé et la place est très agréable pour ��couter l’orchestre qui s’y produit tous les midis. la décoration du navire est dans le même esprit que le QV mais dans des tons plus clairs.
Notre cabine balcon au pont 5 est très bien. En entrant vous avez la salle de bain et la penderie, puis le lit et enfin le sofa et bureau près de la porte fenêtre. Les peignoirs et chaussons sont présents, ainsi que les produits de toilette tel que savonnette, gel douche, shampoing, après champoing, lait pour le corps, coton tige, coton et bonnettes. Tous ces produits ont été remplacés au jour le jour.
Une bouteille de blanc de blanc nous attendait dans un sceau. Cadeau de bienvenue pour le World Club Sylver.
Au retour du self, nos valises nous attendaient. Comme d’habitude, il y a suffisamment de place dans les penderies, avec une quarantaine de cintres à notre disposition pour tout pendre.
Le soir une mauvaise nouvelle est annoncée : Pas d’escale à Haïfa pour cause de troubles.🏴☠️ Aïe, nous sommes déçu mais nous nous disons que vu ce qui se passe, c’est peut être plus prudent. Enfin nous apprenons que les deux jours à Haïfa sont remplacés par une escale à Rhodes (Nous connaissons mais sommes heureux d’y retourner) et une escale à Antalya en Turquie ; Une première pour nous. Ensuite nous ferons escale à Limassol, puis une journée en mer avant d’arrivée à Alexandrie.
Notre croisière démarre et l’organisation Cunard est toujours au point comme par exemple des navettes gratuites pour relier les centres ville quand le port est éloigné.😉
Un petit bémol toutefois, l’hôtesse francophone est partie en congés et n’a pas été remplacée.😠 Donc, nous n’avons pas de journal en français ni les menus traduits. Il faut dire que nous sommes à peine une trentaine de francophone dont 14 français. Heureusement qu’il y a des serveurs Mauriciens qui viennent à notre secours pour les traductions des menus et d’ailleurs nous avons pu sans difficulté changer de table pour être avec l’un deux. Du coup, nous avons passé d’agréables moments à table. 😉
Nos escales se sont bien passées, à Mykonos, nous apprécions le calme et prenons en photos les deux stars que sont Petros I et II, une petite balade jusqu’aux moulins puis retour par les boutiques qui soldent pour fin de saison. C’est un avantage que nous allons découvrir tout le long de la croisière : LES SOLDES.🙂
A Izmir : Rien à dire, c’est moche.🙁
Rhodes : Toujours aussi sympa et les commerçants soldent avec le sourire. Nous avons passé de bons moments.
Antalya : Nouveauté et pas déçu car la ville est très agréable, le petit port fait plus penser à Hollywood avec ses bateaux pirates qu’à un port de plaisance mais c’est assez folklorique. Les marchands du bazar sont un peu insistants mais bon c’est l’habitude.
Limassol ne nous aura pas enchantés, vous vous en doutez bien et ce n’est pas la petite troupe de danseurs qui se produit pour nous qui nous fera changer d’avis.😕
Par contre, nous avons trouvé quelques trucs à acheter (Et oui, c’est bientôt Noël et du coup nous avons acheté plein de petit cadeaux.) Au retour sur le bateau, nous avons pris la pluie, je dirai même un torrent de pluie et bien sûr nous n’avons pas de parapluies car le matin, il faisait grand beau.
Heureusement qu’il y a une grande boutique devant l’arrêt de bus où tout le monde trouve refuge.😛
Notre journée en mer se déroule gentiment, il y a du soleil mais le fond de l’air est frais. Nous assistons aux différentes activités comme les sculptures sur végétaux. Toujours aussi spectaculaire.🙂
Puis une autre mauvaise nouvelle est annoncée : L’escale d’Alexandrie est annulée pour cause d’émeute en ville.😠 Bon, adieu Pyramides, ce ne sera pas pour cette fois. Le Commandant se fond en excuses et cherche une solution de remplacement. En attendant, nous continuons notre route à petite vitesse vers notre prochaine escale Santorin.
Nous sommes averti que l’escale remplaçant Alexandrie sera Malte, nous sommes content🙂, nous ne connaissons pas et nous devons arrivée en fin de journée, passer la nuit à quai et repartir le lendemain en début d’après midi.
En attendant, la route des ânes nous attend pour visiter Fira.
Hé oui, nous avons décidé pour éliminer un peu de s’attaquer aux lacets de Santorin. 🙂🙂 Hou là là, âme sensible s’abstenir. L’odeur est terrible et nous sommes au mois de novembre, j’imagine en été. Enfin, après une demi-heure d’ascension, nous arrivons dans Fira. Il y a très peu de monde, et pour cause mais les boutiques sont ouvertes et nous accueillent avec le sourire. Encore quelques achats et retour au bateau pour le déjeuner. Ce midi nous prenons un Fish &Chips au Pub. Il est très bon comme d’habitude.
Nous appareillons en milieu d’après midi pour Malte.
La journée en mer se passe pour le mieux avec une mer d’huile, du soleil, que demander de plus. Nous sommes impressionnés à l’approche de Malte par la quantité de Tankers qui sont en stand by ; J’en ai compté 39. Si j’ai bien compris, ils sont là comme pour un gigantesque marché pétrolier.
L’arrivée sur Malte est un enchantement, avec en prime un super coucher de soleil.
Un bateau de chez Princess attend notre arrivée avant de partir. Tout le monde est sur les ponts et le Commandant à autorisé l’accès sur l’avant. Les deux navires se saluent à grands coups de sirène. Quel baroufle avec l’écho. Un Maltais agite un drapeau depuis le haut du fort. Très sympathique.
Vous le deviner, notre passerons la matinée à visiter La Valette et arpenter les petites rues en découvrant quelques belles églises. Nous avons assisté devant le Palais à une dance de jets d’eau au son de la musique. Pas mal.
Il est l’heure de rentrer à bord, nous déjeunons et assistons au départ.
En route pour Naples, nous passerons le détroit de Messine vers 23H00. J’ai espoir de voir le Stomboli depuis mon balcon mais en regardant la route suivi sur l’écran, notre cabine n’est pas du bon côté. Tant pis pour cette fois et je n’ai pas le courage de me lever et d’attendre sur le pont.
La nuit est calme mais au petit matin, nous nous apercevons que le vent souffle. La mer n’est pas encore creusée mais elle est blanche d’écume. Un coup d’œil sur l’écran nous annonce un vent à 58 nœuds et une annonce du Commandant nous fait craindre le pire :
Escale de Naples est annulée, impossible d’accoster, le port est fermé. 😠
Donc, il reste une solution, reprendre la mer au large en direction de Rome. Nous passerons donc une nouvelle journée en mer à petite vitesse, bercé par la houle. Il y a du coup à bord, un certain mécontentement, notamment côté français…..🤪 Pour ma part, je me dis que c’est la croisière pas de bol mais qu’après tout, ça peut arriver, surtout en cette saison😇. Donc pour nous ça sera journée relax avant de faire nos valises.
CONCLUSION :
Certes, côté escales, nous n’avons pas eu de chance, par contre en ce qui concerne le navire, rien à redire. Bateau très agréable, personnel au top et au petit soin et enfin une nourriture excellente🙂🙂🙂.
En ce qui concerne le personnel, je dois dire que par rapport au QV, était beaucoup plus relax et ça se ressentait malheureusement dans le service qui était un peu moins rigoureux quelquefois. Nous avons eu l’occasion d’en parler avec d’autres passagers qui avaient fait le même constat. Par contre, en parlant avec les serveurs, ceux-ci préféraient travailler sur ce bateau.(Normal😉).
Voilà ce que j’avais à dire sur cette croisière, bien entendu, je suis a votre disposition si vous avez des questions
Bonne journée à tous.
Bons baisers d'Abyssinie English translation pending
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde.
Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions.
Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre.
1Eur = 25Birrs
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Retour de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous!!
Après avoir écouté les conseils de pas mal de personnes sur le forum, voici un petit compte rendu de notre voyage a bangkok:
- Arrivée à Bangkok le dimanche 11 novembre vers 8h. Première claque en sortant de l'aéroport, il faisait vraiment chaud et lourd!!!
On a du attendre quelques minutes le temps de prendre un taxi pour qu'il nous emmène directement à la gare Uah Lampong, pour prendre directement un train direction Ayutthaya!! billets en poche en 2eme classe (pas de 3eme classe dans ce train la), environs 1h30 de trajet avec petits gateaux et rafraichissement compris dans le tarif du billet ( c'est bon ça!!!).
- On a passé la journée jusqu'au soir à visiter les temples de la ville, tous autant magnifiques les uns que les autres!!
- Direction encore une fois la gare pour prendre un train de nuit direction Chiang Mai (train couchette 2eme classe)
- Arrivée vers midi avec 2 heures de retard, nous mis pied à terre pour une nuit à la grace boutique house, tres belle guesthouse et pas chère avec en prime une piscine. Nous avons aussi réserver un trek a cet endroit qui c'est super bien passé!!!
Nous avons rencontré par hasard un français qui habité la bas depuis 10 ans qui nous bien aidé et nous a degauté un bel hotel pour pas cher et nous a conseiller pas mal d'endroit à visiter autour de Chiang Mai (je passe les détails mais je répondrais à chacun d'entre vous si vous avez des questions, no problémo!!).
- Visite de temples, grottes, sources d'eaux chaudes, achats, massages, treks, balade en scooter, soirées dans un bar sympa, saturday night market, sunday market, night bazar, quelques resto à conseiller...
- Après une semaine dans ce coin là, avion le dimanche soir direction Phuket!
On a aterri vers minuit, on avait donc deja prévu une guesthouse pasloinde l'aéroport et tout proche 10 min a pied de Aonang beach, le tanama house environs 20euros la nuit. Donc plage le matin pour se détendre et pour la première nager dans les eaux thailandaise, un régal!!! pas beaucoup de touristes et belle plage. On pris un taxi pour Phuket town pour y trouver une guesthouse vu sur le routard moins de 10e la nuit et chambre correct. On y a pris des billets de bateau pour koh phi phi pour le lendemain matin! entre temps on a pu aller en scooter visiter la pointe de l'ile et admirer le coucher de soleil!!
- Donc mardi 20 nov. au matin embarcation pour Koh phi phi dont beaucoup de personnes m'avait déconseiller mais bon... On ne regrette pas du tout même s'il est vrai qu'il y a beaucoup de touristes mais bon j'en fait parti aussi et je ne voulait pas rater cette île surtout que c'est la première que je met les pieds au pays du sourire :). trè belle île magnifique paysage on y a fait une excursion on était a peine une dizaine sur le bateau pour aller faire du snorkeling du coté de phi phi ley. On y est donc resté 2 jours une nuit et on a pas du tout regretté
- Direction koh lanta toujours en bateau depuis koh phi phi du mercredi au dimanche matin, nous avons séjourné au Where Else super accueil et bonne ambiance sans compter la partie restauration un régal!! Visite de l'île en scooter et bien sur playa pour le detente ceci dit beaucoup plus rocheuse qu'à phi phi. Tres belle île ou y règne la cool attitude :)
- le dimanche matin encore bateau direction koh Kradan petite île au sud de Lanta juste en face de koh Muk. On a dormi au Kalumé Village qui rentré dans notre budget. Le patron est un italien super sympa qui nous a même fait a mangé un soir! L'île est petite mais la plage paradisiaque!! On est allé a koh muk voir la grottre d'émeraude c'est magnifique surtout que l'on était les premiers à y aller le matin, rien que pour nous!!!
- On y est resté jusqu'au mercredi matin ou nous avons pris un bateau direction Trang pour y prendre un bus direction Krabi ou nous sommes resté qu'une journée ou nous avons vu la fête de loy krathong, avant de prendre un avion direction Bangkok pour la fin de nos vacances :(
- Nous sommes resté à Bangkok du mercredi soir au samedi matin, nous avons fait quelques temples, parcs, achats au mbk center, tatouages, et soirée Muay Thai au lumpini stadium
Voila un court résumé de notre petit périple et si je peux aidé du mon ou détaillé activités ou lieu visité cela sera avec grand plaisir!!!!
Après avoir écouté les conseils de pas mal de personnes sur le forum, voici un petit compte rendu de notre voyage a bangkok:
- Arrivée à Bangkok le dimanche 11 novembre vers 8h. Première claque en sortant de l'aéroport, il faisait vraiment chaud et lourd!!!
On a du attendre quelques minutes le temps de prendre un taxi pour qu'il nous emmène directement à la gare Uah Lampong, pour prendre directement un train direction Ayutthaya!! billets en poche en 2eme classe (pas de 3eme classe dans ce train la), environs 1h30 de trajet avec petits gateaux et rafraichissement compris dans le tarif du billet ( c'est bon ça!!!).
- On a passé la journée jusqu'au soir à visiter les temples de la ville, tous autant magnifiques les uns que les autres!!
- Direction encore une fois la gare pour prendre un train de nuit direction Chiang Mai (train couchette 2eme classe)
- Arrivée vers midi avec 2 heures de retard, nous mis pied à terre pour une nuit à la grace boutique house, tres belle guesthouse et pas chère avec en prime une piscine. Nous avons aussi réserver un trek a cet endroit qui c'est super bien passé!!!
Nous avons rencontré par hasard un français qui habité la bas depuis 10 ans qui nous bien aidé et nous a degauté un bel hotel pour pas cher et nous a conseiller pas mal d'endroit à visiter autour de Chiang Mai (je passe les détails mais je répondrais à chacun d'entre vous si vous avez des questions, no problémo!!).
- Visite de temples, grottes, sources d'eaux chaudes, achats, massages, treks, balade en scooter, soirées dans un bar sympa, saturday night market, sunday market, night bazar, quelques resto à conseiller...
- Après une semaine dans ce coin là, avion le dimanche soir direction Phuket!
On a aterri vers minuit, on avait donc deja prévu une guesthouse pasloinde l'aéroport et tout proche 10 min a pied de Aonang beach, le tanama house environs 20euros la nuit. Donc plage le matin pour se détendre et pour la première nager dans les eaux thailandaise, un régal!!! pas beaucoup de touristes et belle plage. On pris un taxi pour Phuket town pour y trouver une guesthouse vu sur le routard moins de 10e la nuit et chambre correct. On y a pris des billets de bateau pour koh phi phi pour le lendemain matin! entre temps on a pu aller en scooter visiter la pointe de l'ile et admirer le coucher de soleil!!
- Donc mardi 20 nov. au matin embarcation pour Koh phi phi dont beaucoup de personnes m'avait déconseiller mais bon... On ne regrette pas du tout même s'il est vrai qu'il y a beaucoup de touristes mais bon j'en fait parti aussi et je ne voulait pas rater cette île surtout que c'est la première que je met les pieds au pays du sourire :). trè belle île magnifique paysage on y a fait une excursion on était a peine une dizaine sur le bateau pour aller faire du snorkeling du coté de phi phi ley. On y est donc resté 2 jours une nuit et on a pas du tout regretté
- Direction koh lanta toujours en bateau depuis koh phi phi du mercredi au dimanche matin, nous avons séjourné au Where Else super accueil et bonne ambiance sans compter la partie restauration un régal!! Visite de l'île en scooter et bien sur playa pour le detente ceci dit beaucoup plus rocheuse qu'à phi phi. Tres belle île ou y règne la cool attitude :)
- le dimanche matin encore bateau direction koh Kradan petite île au sud de Lanta juste en face de koh Muk. On a dormi au Kalumé Village qui rentré dans notre budget. Le patron est un italien super sympa qui nous a même fait a mangé un soir! L'île est petite mais la plage paradisiaque!! On est allé a koh muk voir la grottre d'émeraude c'est magnifique surtout que l'on était les premiers à y aller le matin, rien que pour nous!!!
- On y est resté jusqu'au mercredi matin ou nous avons pris un bateau direction Trang pour y prendre un bus direction Krabi ou nous sommes resté qu'une journée ou nous avons vu la fête de loy krathong, avant de prendre un avion direction Bangkok pour la fin de nos vacances :(
- Nous sommes resté à Bangkok du mercredi soir au samedi matin, nous avons fait quelques temples, parcs, achats au mbk center, tatouages, et soirée Muay Thai au lumpini stadium
Voila un court résumé de notre petit périple et si je peux aidé du mon ou détaillé activités ou lieu visité cela sera avec grand plaisir!!!!
GPS dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage pour l'été prochain dans l'Ouest des USA et je me demande si il vaut mieux apporter son propre GPS. Toutes les voitures de location n'en n'ont pas.
Comme je dois en acheter un, avez vous des conseils pour un modèle avec cartes US
Merci.
Je prépare un voyage pour l'été prochain dans l'Ouest des USA et je me demande si il vaut mieux apporter son propre GPS. Toutes les voitures de location n'en n'ont pas.
Comme je dois en acheter un, avez vous des conseils pour un modèle avec cartes US
Merci.
Compte-rendu de croisière transocéanique Magnifica du 28 octobre au 14 novembre 2012 English translation pending
Bonjour
Je passerai sur les conditions du départ du Magnifica de Barcelone au lieu de Marseille, dues à la météo et à la fermeture du port. Je pense que tous les membres du forum sont au courant. Donc, avec un couple d'amis (Anna38), nous arrivons à la gare St Charles à 11h45, puis taxi jusqu'au port. En passant vous voyons le Napoleon Bonaparte à quai, avec un air penché. Finalement, nous sommes plutôt satisfaits de ne pas embarquer à Marseille. Cela nous évitera aussi un mal de mer ! Dans la salle d'embarquement, nous nous inscrivons de suite pour le car n°3, direction Barcelone (2 sont déjà partis ) Un panier-repas pour prendre patience , et vers 13h, c'est le départ... Deux arrêts en cours de route, et à 20h destination finale vers un hôtel de l'aéroport, avec bagages. Malheureusement, il ne reste que 4 chambres de libre. Alors re-bagages dans la soute du car, et les chauffeurs ont beaucoup de mal, dans la nuit, à repérer le nouvel hôtel. Enfin, c'est le bon : chambres confortables, diner-buffet (c'est un 4*) Le lendemain, après un petit-déjeuner copieux, c'est le grand départ pour le port de Barcelone. Enregistrement express...direction vers les cabines pour déposer les bagages à main...puis le restaurant Edera pour un déjeuner bien mérité. En attendant les bagages, visite du bateau pendant que les passagers de Gênes sont en excursions.
En résumé : Bien que nous ayons appris seulement par le Forum du changement de port, MSC (bureaux ouverts le samedi ) n'a pas prévenu, ni les agences, ni les passagers. Cependant, la compagnie a bien géré sur place, et rapidement, l'acheminement vers Barcelone. Par contre, je ne suis pas certaine que les passagers, arrivés très tard à l'hôtel, soient vraiment satisfaits ! J'espère qu'ils donneront leur avis... A bientôt pour la suite...
JIBE
Je passerai sur les conditions du départ du Magnifica de Barcelone au lieu de Marseille, dues à la météo et à la fermeture du port. Je pense que tous les membres du forum sont au courant. Donc, avec un couple d'amis (Anna38), nous arrivons à la gare St Charles à 11h45, puis taxi jusqu'au port. En passant vous voyons le Napoleon Bonaparte à quai, avec un air penché. Finalement, nous sommes plutôt satisfaits de ne pas embarquer à Marseille. Cela nous évitera aussi un mal de mer ! Dans la salle d'embarquement, nous nous inscrivons de suite pour le car n°3, direction Barcelone (2 sont déjà partis ) Un panier-repas pour prendre patience , et vers 13h, c'est le départ... Deux arrêts en cours de route, et à 20h destination finale vers un hôtel de l'aéroport, avec bagages. Malheureusement, il ne reste que 4 chambres de libre. Alors re-bagages dans la soute du car, et les chauffeurs ont beaucoup de mal, dans la nuit, à repérer le nouvel hôtel. Enfin, c'est le bon : chambres confortables, diner-buffet (c'est un 4*) Le lendemain, après un petit-déjeuner copieux, c'est le grand départ pour le port de Barcelone. Enregistrement express...direction vers les cabines pour déposer les bagages à main...puis le restaurant Edera pour un déjeuner bien mérité. En attendant les bagages, visite du bateau pendant que les passagers de Gênes sont en excursions.
En résumé : Bien que nous ayons appris seulement par le Forum du changement de port, MSC (bureaux ouverts le samedi ) n'a pas prévenu, ni les agences, ni les passagers. Cependant, la compagnie a bien géré sur place, et rapidement, l'acheminement vers Barcelone. Par contre, je ne suis pas certaine que les passagers, arrivés très tard à l'hôtel, soient vraiment satisfaits ! J'espère qu'ils donneront leur avis... A bientôt pour la suite...
JIBE
Impressions d'Inde du Nord English translation pending
Salut,
Un petit comte rendu de notre trop court séjour en Inde, sac au dos.
Avec ma compagne nous arrivons à l'aéroport de Delhi à 8h00. Trajet en taxi prepaid jusqu'à la gare car le métro est HS, première prise de contact avec l'Inde ! Nous trouvons rapidement un hotel et partons nous balader dans les environs. On en prend plein les yeux, les oreilles, les narines, mais on s'était bien préparés donc le choc n'est pas trop rude🙂. Après cette première journée on réalise enfin, on y est !
Le lendemain nous partons en train pour Haridwar, puis nous prenons le bus pour Rishikesh ou nous passerons trois jours à décompresser. On trouve une guesthouse à Laxman juhla avec une magnifique vue sur le Gange, très calme, vraiment sympa. On se balade on passe notre temps à manger, on prend le rythme, cool😎. Je suis vraiment impressionné par le nombre d'Israéliens présents, on en verra à plusieurs reprise lors du voyage, mais jamais autant qu'à Rishikesh. Les paysages sont magnifiques, le cadre appelle réellement à la méditation.
Nous repartons ensuite pour Haridwar ou nous passerons 3 jours vraiment super. Ma chère et tendre n'a pas été plus séduite que ça, mais moi j'ai adoré cette ville, cette atmosphère de 15 août permanent, le défilé incessant des pèlerins, la curiosité des indiens qui nous abordaient continuellement pour nous demander ce que nous faisions là, pour nous prendre en photo et inversement, les couleurs et les odeurs du Bara Bazar... Ce sera vraiment mon coup de coeur en Inde !
Nous partons ensuite pour 2 jours à Agra, ou nous nous joindrons aux nombreux touristes Indiens et Occidentaux qui déferlent sur la ville. Au programme visites de nombreux monuments, dont un fameux mausolée, et balades dans la vieille ville. Après une semaine en Inde nous buvons notre première bière en terrasse, instant de bonheur inoubliable🙂.
Après ces deux jours un peu éprouvants nous partons passer 3 jours à Mathura. Les hotels près des ghats étant miteux, et ceux près de la gare trop chers, nous logerons finalement à Vrindavan dans la guest house du mouvement Hare Krishna. Ici tout tourne autour de la "secte", les gens ne nous saluent plus par le traditionnel namaste, mais par "hare krishna"🤪. Ici plus qu'ailleurs les mendiants sont à fond dans leur rôle, de par la présence d'occidentaux membres du "mouvement" ils sont habitués à recevoir de belles sommes et sont donc assez tenaces... Les deux villes sont vraiment magnifiques, les nombreux temples ne gachent rien. J'ai été vraiment impressionné par la ferveur religieuse dans le temple de Krishna Ballaram et sur les ghats lors des aartis. C'est donc avec regret que nous rentrons sur Delhi pour nos trois derniers jours😕.
Arrivés près de la gare nous retrouvons notre hôtel du premier jour et partons rapidement faire un tour dans Paharganj faire quelques emplettes. Nous passerons la fin du séjour a nous balader dans la ville à pied, à rickshaw ou en métro. On se dit qu'on a bien fait de garder Delhi pour la fin, on a pu apprécier plus sereinement sans ressentir l'oppression du premier jour. Au final on s'adapte très bien à la foule et aux regards soutenus.
Voili voilou.
Alors ce qu'on a particulièrement aimé :
- La gentillesse des Indiens. - La bouffe. - La montagne et les baignades rafraîchissantes dans le Gange à Rishikesh. - Le mélange de ferveur religieuse et d'ambiance bon enfant à Haridwar. - Les monuments d'Agra. - Le patrimoine architectural de Mathura et Vrindavan, la balade sur la Yamuna au lever du soleil, magique... - La folie de New-Delhi, les alentours de la Jama masjid et le quartier Musulman.
Ce qu'on a moins aimé :
- La pollution et la crasse partout. - Les nombreuses sollicitations des rabatteurs. - La mendicité des enfants. - La cohabitation de la rissesse et de la pauvreté.
Voilà, On s'en sera bien rendu compte, l'Inde est vraiment un pays de contraste, mais une chose est sûre on a adoré et on y retournera un jour ! En tout cas un grand merci à tous ceux qui font vivre ce forum qui est une vraie mine d'info qui nous a permis de bien préparer notre voyage.
Quelques photos pour conclure :
Un petit comte rendu de notre trop court séjour en Inde, sac au dos.
Avec ma compagne nous arrivons à l'aéroport de Delhi à 8h00. Trajet en taxi prepaid jusqu'à la gare car le métro est HS, première prise de contact avec l'Inde ! Nous trouvons rapidement un hotel et partons nous balader dans les environs. On en prend plein les yeux, les oreilles, les narines, mais on s'était bien préparés donc le choc n'est pas trop rude🙂. Après cette première journée on réalise enfin, on y est !
Le lendemain nous partons en train pour Haridwar, puis nous prenons le bus pour Rishikesh ou nous passerons trois jours à décompresser. On trouve une guesthouse à Laxman juhla avec une magnifique vue sur le Gange, très calme, vraiment sympa. On se balade on passe notre temps à manger, on prend le rythme, cool😎. Je suis vraiment impressionné par le nombre d'Israéliens présents, on en verra à plusieurs reprise lors du voyage, mais jamais autant qu'à Rishikesh. Les paysages sont magnifiques, le cadre appelle réellement à la méditation.
Nous repartons ensuite pour Haridwar ou nous passerons 3 jours vraiment super. Ma chère et tendre n'a pas été plus séduite que ça, mais moi j'ai adoré cette ville, cette atmosphère de 15 août permanent, le défilé incessant des pèlerins, la curiosité des indiens qui nous abordaient continuellement pour nous demander ce que nous faisions là, pour nous prendre en photo et inversement, les couleurs et les odeurs du Bara Bazar... Ce sera vraiment mon coup de coeur en Inde !
Nous partons ensuite pour 2 jours à Agra, ou nous nous joindrons aux nombreux touristes Indiens et Occidentaux qui déferlent sur la ville. Au programme visites de nombreux monuments, dont un fameux mausolée, et balades dans la vieille ville. Après une semaine en Inde nous buvons notre première bière en terrasse, instant de bonheur inoubliable🙂.
Après ces deux jours un peu éprouvants nous partons passer 3 jours à Mathura. Les hotels près des ghats étant miteux, et ceux près de la gare trop chers, nous logerons finalement à Vrindavan dans la guest house du mouvement Hare Krishna. Ici tout tourne autour de la "secte", les gens ne nous saluent plus par le traditionnel namaste, mais par "hare krishna"🤪. Ici plus qu'ailleurs les mendiants sont à fond dans leur rôle, de par la présence d'occidentaux membres du "mouvement" ils sont habitués à recevoir de belles sommes et sont donc assez tenaces... Les deux villes sont vraiment magnifiques, les nombreux temples ne gachent rien. J'ai été vraiment impressionné par la ferveur religieuse dans le temple de Krishna Ballaram et sur les ghats lors des aartis. C'est donc avec regret que nous rentrons sur Delhi pour nos trois derniers jours😕.
Arrivés près de la gare nous retrouvons notre hôtel du premier jour et partons rapidement faire un tour dans Paharganj faire quelques emplettes. Nous passerons la fin du séjour a nous balader dans la ville à pied, à rickshaw ou en métro. On se dit qu'on a bien fait de garder Delhi pour la fin, on a pu apprécier plus sereinement sans ressentir l'oppression du premier jour. Au final on s'adapte très bien à la foule et aux regards soutenus.
Voili voilou.
Alors ce qu'on a particulièrement aimé :
- La gentillesse des Indiens. - La bouffe. - La montagne et les baignades rafraîchissantes dans le Gange à Rishikesh. - Le mélange de ferveur religieuse et d'ambiance bon enfant à Haridwar. - Les monuments d'Agra. - Le patrimoine architectural de Mathura et Vrindavan, la balade sur la Yamuna au lever du soleil, magique... - La folie de New-Delhi, les alentours de la Jama masjid et le quartier Musulman.
Ce qu'on a moins aimé :
- La pollution et la crasse partout. - Les nombreuses sollicitations des rabatteurs. - La mendicité des enfants. - La cohabitation de la rissesse et de la pauvreté.
Voilà, On s'en sera bien rendu compte, l'Inde est vraiment un pays de contraste, mais une chose est sûre on a adoré et on y retournera un jour ! En tout cas un grand merci à tous ceux qui font vivre ce forum qui est une vraie mine d'info qui nous a permis de bien préparer notre voyage.
Quelques photos pour conclure :
Recherche de nouvelles fraiches à propos de l'Iran English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes un couple voyageant de Paris jusqu'en Thailande. Etant actuellement en turquie l'etape a suıvre est l'iran et vu le developpement inquietant de la situation geo-politique je suis a la recherche de nouvelles les plus fraiche possible pour savoir s'il est judicieux de traverse ce pays.
meme si je reste persuadé que les medias occidentaux exagerent beaucoup la situation et que le querelles entre gouvernements ne touche que rarement les populations, on ne peut nier qu'il y ait de l'huile sur le feu en ce moment.
Quelques questions donc :
- doit on absolument dire aux gens que nous sommes mariés ?
- si oui, imaginons que l'on nous demande un justificatif ?
- est-il vrai qu'il faut desormais une autorisation de sejour pour penetrer sur le territoire iranien ou un visa demandé a trabzon en turquie suffit-il ?
- qu'en est-il du climat aux mois de novembre-decembre ?
J'aıi posé ici des questions en vrac si certains voient d'autres choses d'indispensables toutes les remarques sont les bienvenues
merci beaucoup a tous
Polo et Alice
ps: dsl pour les fautes d'ortographes je ne suis pas bien habitué au clavier turc
Nous sommes un couple voyageant de Paris jusqu'en Thailande. Etant actuellement en turquie l'etape a suıvre est l'iran et vu le developpement inquietant de la situation geo-politique je suis a la recherche de nouvelles les plus fraiche possible pour savoir s'il est judicieux de traverse ce pays.
meme si je reste persuadé que les medias occidentaux exagerent beaucoup la situation et que le querelles entre gouvernements ne touche que rarement les populations, on ne peut nier qu'il y ait de l'huile sur le feu en ce moment.
Quelques questions donc :
- doit on absolument dire aux gens que nous sommes mariés ?
- si oui, imaginons que l'on nous demande un justificatif ?
- est-il vrai qu'il faut desormais une autorisation de sejour pour penetrer sur le territoire iranien ou un visa demandé a trabzon en turquie suffit-il ?
- qu'en est-il du climat aux mois de novembre-decembre ?
J'aıi posé ici des questions en vrac si certains voient d'autres choses d'indispensables toutes les remarques sont les bienvenues
merci beaucoup a tous
Polo et Alice
ps: dsl pour les fautes d'ortographes je ne suis pas bien habitué au clavier turc
Cherche hôtel à Antanarivo English translation pending
Bonjour a tous ! Nous cherchons un hotel propre a petit budget pour la nuit du samedi 13 au 14 octobre. Notre avion arrive samedi matin et nous souhaiterions que le chauffeur de l hotel vienne nous chercher a l aeroport. Quelqu'un connaitrait il une adresse ? Plutot en centre ville car nous aimerions nous balader la journee du samedi. J ai entendu parler de l hotel Sakamanga qui a l air tres bien mais est complet...
Bye ;)
De Yellowstone à Disneyland en passant par Vegas (résumé+photos) English translation pending
Voyage du 3 au 25 Septembre avec comme point de départ Las Vegas pour rejoindre le Yellowstone, Grand Teton et finir pour une semaine à Anaheim et Los Angeles
J'ai preparé ce voyage un peu plus de trois mois avant le départ car le contexte économique de ma boîte était assez compliquée (attente d'un PSE) donc j'ai du faire des concessions sur le prix des billets d'avion (jamais payé si cher pour septembre) et sur le logement à Yellowstone (complet il faut généralement s'il prendre presque un an à l'avance pour les logements les plus économiques) en dormant dans une cabine à 10km de l'entrée ouest du parc.
Pour les billets d'avion, je suis passée par Opodo avec un Lyon/Franckfort/Philadelphie/Las Vegas soit plus de 24h de voyage et deux compagnies Lufthansa puis Us Airways pour les deux vols suivants, prix 750€ par personne
Pour les hôtels, pour Las Vegas, j'ai choisi le Flamingo alors qu'habituellement je vais à l'Imperial Palace voisin mais il y a actuellement de très gros travaux avec la construction d'un nouvelle complexe Linq derrière, j'ai réservé direcement sur le site avec un lien trouvé sur http://www.smartervegas.com/hotels.aspx pour un tarif de 85€ sur les 3 nuits (les prix sont beaucoup plus élevés à Vegas les vendredi et samedi soirs ça multiplie par dix des fois)
Pour les hôtels d'étape à Orem et Provo (banlieues de Salt Lake City) je suis passée par le site d'enchères cachées américaines Priceline où pour 50€ la nuit j'ai eu deux hôtels deux et demi étoiles de qualité un Best Western, et un La Quinta (avec à chaque fois piscines intérieures, petit déj et wifi gratuit, la literie est également d'une qualité bien supérieure au 2 étoiles)
A West Yellowstone, on a passé 6 nuits dans les cabines en bois d'un camping KOA, on a chosit les plus basiques qui comprennent un lit, un lit surposé, un chauffage éléctrique (indispensable vu les températures la nuit), les sanitaires sont communs, et le camping possède une magnifique piscine couverte avec un jacuzzi, pas contre le wifi marche super mal, j'ai payé 67$ la nuit en achetant la carte koa qui fait gagné 10% et est valable un an http://www.yellowstonekoa.com/cabins.html
A Jackson un nuit en cabine toujours dans un KOA cabine identique au premier mais moins cher et camping beaucoup plus petit, pas de piscine mais le wifi marchait nickel http://koa.com/campgrounds/jackson-hole/
Au retour sur Vegas comme on était samedi soir on a logé hors du strip au Tuscany and Suites pour 67€ http://tuscanylv.com/ très sympa à 5 min à pied du Bally donc accès au strip très rapide, chambre immense de 55m2, joli piscine, point noir wifi payant dans les chambres, gratuit dans les parties communes et frais par nuit obligatoires de 15$ qu'on s'est bien remboursé à la machine à sous ;-)
A Anaheim 6 nuits au http://www.valueinnanaheim.com/ motel basique à 10min à pieds de l'entrée des parcs Disney, piscine sympa, un peu vieux, petit déj horrible, wifi correct 270€ les 6 nuits
A Los Angeles motel à 5 min en voiture de LAX pratique pour le départ et pour éviter les embouteillages http://www.valueinnanaheim.com/ 190$ les trois nuits, très calme, wifi très bon, piscine fermée lors de notre séjour, à 10 min de la plage, 30 min d'Universal et Hollywood.
Pour la voiture je suis passée par elocationdevoiture (via Alamo) pour un SUV standard 375€ du 5 au 16/09 prise à l'aéroport de Las Vegas et retour à Anaheim sur West Katella Avenue le 16/09
La seconde voiture par Avis toujours sur West Katella Avenue pour 3 jours 75€
Le budget nourriture est à la base de 40$ par jour pour deux personnes mais finalement ça sera plutôt en moyenne 50$ (j'ai pas mal de Groupons et de réductions prises sur les sites des restos pour atteindre ce chiffre)
Voilà la présentation est faite, nous sommes à trois jours du départ et Lufthansa annonce des suppressions de vols à cause d'importantes grèves...
J'ai preparé ce voyage un peu plus de trois mois avant le départ car le contexte économique de ma boîte était assez compliquée (attente d'un PSE) donc j'ai du faire des concessions sur le prix des billets d'avion (jamais payé si cher pour septembre) et sur le logement à Yellowstone (complet il faut généralement s'il prendre presque un an à l'avance pour les logements les plus économiques) en dormant dans une cabine à 10km de l'entrée ouest du parc.
Pour les billets d'avion, je suis passée par Opodo avec un Lyon/Franckfort/Philadelphie/Las Vegas soit plus de 24h de voyage et deux compagnies Lufthansa puis Us Airways pour les deux vols suivants, prix 750€ par personne
Pour les hôtels, pour Las Vegas, j'ai choisi le Flamingo alors qu'habituellement je vais à l'Imperial Palace voisin mais il y a actuellement de très gros travaux avec la construction d'un nouvelle complexe Linq derrière, j'ai réservé direcement sur le site avec un lien trouvé sur http://www.smartervegas.com/hotels.aspx pour un tarif de 85€ sur les 3 nuits (les prix sont beaucoup plus élevés à Vegas les vendredi et samedi soirs ça multiplie par dix des fois)
Pour les hôtels d'étape à Orem et Provo (banlieues de Salt Lake City) je suis passée par le site d'enchères cachées américaines Priceline où pour 50€ la nuit j'ai eu deux hôtels deux et demi étoiles de qualité un Best Western, et un La Quinta (avec à chaque fois piscines intérieures, petit déj et wifi gratuit, la literie est également d'une qualité bien supérieure au 2 étoiles)
A West Yellowstone, on a passé 6 nuits dans les cabines en bois d'un camping KOA, on a chosit les plus basiques qui comprennent un lit, un lit surposé, un chauffage éléctrique (indispensable vu les températures la nuit), les sanitaires sont communs, et le camping possède une magnifique piscine couverte avec un jacuzzi, pas contre le wifi marche super mal, j'ai payé 67$ la nuit en achetant la carte koa qui fait gagné 10% et est valable un an http://www.yellowstonekoa.com/cabins.html
A Jackson un nuit en cabine toujours dans un KOA cabine identique au premier mais moins cher et camping beaucoup plus petit, pas de piscine mais le wifi marchait nickel http://koa.com/campgrounds/jackson-hole/
Au retour sur Vegas comme on était samedi soir on a logé hors du strip au Tuscany and Suites pour 67€ http://tuscanylv.com/ très sympa à 5 min à pied du Bally donc accès au strip très rapide, chambre immense de 55m2, joli piscine, point noir wifi payant dans les chambres, gratuit dans les parties communes et frais par nuit obligatoires de 15$ qu'on s'est bien remboursé à la machine à sous ;-)
A Anaheim 6 nuits au http://www.valueinnanaheim.com/ motel basique à 10min à pieds de l'entrée des parcs Disney, piscine sympa, un peu vieux, petit déj horrible, wifi correct 270€ les 6 nuits
A Los Angeles motel à 5 min en voiture de LAX pratique pour le départ et pour éviter les embouteillages http://www.valueinnanaheim.com/ 190$ les trois nuits, très calme, wifi très bon, piscine fermée lors de notre séjour, à 10 min de la plage, 30 min d'Universal et Hollywood.
Pour la voiture je suis passée par elocationdevoiture (via Alamo) pour un SUV standard 375€ du 5 au 16/09 prise à l'aéroport de Las Vegas et retour à Anaheim sur West Katella Avenue le 16/09
La seconde voiture par Avis toujours sur West Katella Avenue pour 3 jours 75€
Le budget nourriture est à la base de 40$ par jour pour deux personnes mais finalement ça sera plutôt en moyenne 50$ (j'ai pas mal de Groupons et de réductions prises sur les sites des restos pour atteindre ce chiffre)
Voilà la présentation est faite, nous sommes à trois jours du départ et Lufthansa annonce des suppressions de vols à cause d'importantes grèves...
Louer une voiture en Inde English translation pending
Bonjour,
je souhaite louer une voiture au départ de Delhi ou Agra. Le trajet étant Delhi vers Agra, puis Agra vers Fathepur Sikri, puis direction Ranthambore, puis Jaipur, avec un retour à l'envoyeur si je puis dire, donc plus ou moins retour DElhi ou Agra, mais sans nous, le reste du voyage se faisant en train.
J'ai eu un devis s'approchant de 200 euros pour 4 jours, ce que je trouve assez conséquent.
Est ce que quelqu'un aurait une adresse à me fournir ?
Merci pour vos réponses.
je souhaite louer une voiture au départ de Delhi ou Agra. Le trajet étant Delhi vers Agra, puis Agra vers Fathepur Sikri, puis direction Ranthambore, puis Jaipur, avec un retour à l'envoyeur si je puis dire, donc plus ou moins retour DElhi ou Agra, mais sans nous, le reste du voyage se faisant en train.
J'ai eu un devis s'approchant de 200 euros pour 4 jours, ce que je trouve assez conséquent.
Est ce que quelqu'un aurait une adresse à me fournir ?
Merci pour vos réponses.
Trek de l'Everest Base Camp English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu de faire le trek EBC du 21 octobre au 9 novembre en solo. Je me réjouis d'avance, ça fait 3 mois que je m'entraine dans les Alpes. (Le dernier week-end : +1600m (3250m) - 1600m)
Voici mes questions (au fil du parcours prévu) :
Kathmandou - Lukla en avion (quelle compagnie me conseillez-vous, Sita Air à bannir?) Je n'ai pas assez de temps pour faire Jiri - Lukla et retour à pied. (A moins qu'en moto-cross ça passe sur les sentiers? Si c'est possible, je le ferais, en louant une moto depuis Kathmandou.)
Lukla - Namche Bazar. Possibilité de louer les services d'un porteur pour faire ce trajet? (assurances pour lui?) car je prévois un second sac à dos pour mon équipement plus lourd (tente, matelas gonflable, réchaud gaz, 3ème paire de godasse pour crampons, vêtements chauds, réchaud pour faire la fondue, petite bouteille de vin...) Je laisserai ce sac à Namche pendant mon trek et le récupèrerais plus tard pour faire l'ascension d'un 6'000m et déboucher la topette une fois au sommet😎.
Namche Bazar - Gokyo - Gokyo Ri peak - Thanknak - Cho La pass - Dzongla - Lobuche - Gorakh shep - Kala Pattar - Lobuche - Kongma La - Chukung - Dingboche - Pangboche - Retour à Namche. Pensez-vous que ce trajet soit bien dans ce sens ou faut-il faire : Pangboche - Dingboche - Chukung - Kongma La - Kala Pattar - Lobuche - Dzongla- Cho La - et Gokyo à la fin?
J'ai prévu aussi de faire un trekking peak de 6'000m (Lobuche East ou Island Peak) quelle est le moins technique, car je n'ai pas trop d'expérience en alpinisme? Et est-il possible de prévoir guide+porteurs à Lobuche ou Chukung (dans ce cas je devrair faire porter mon équipement resté à Namche) ou faut-il réserver avant? (Kathmandou ou Namche? et dans ce cas que l'agence me rejoigne à Lobuche ou Chukung avec tout l'équipement?
Faut-il faire le TIMS et le Permis pour le 6'000m à Kathmandou ou à Namche? Je prévois de faire le trek en Tea house, mais à cette période, il y a t'il de la place partout? ou faut-il prendre sa tente (au cas ou?)
Voilà, c'est à peu près tout... Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer de leur expérience sur ce trek.
J'ai prévu de faire le trek EBC du 21 octobre au 9 novembre en solo. Je me réjouis d'avance, ça fait 3 mois que je m'entraine dans les Alpes. (Le dernier week-end : +1600m (3250m) - 1600m)
Voici mes questions (au fil du parcours prévu) :
Kathmandou - Lukla en avion (quelle compagnie me conseillez-vous, Sita Air à bannir?) Je n'ai pas assez de temps pour faire Jiri - Lukla et retour à pied. (A moins qu'en moto-cross ça passe sur les sentiers? Si c'est possible, je le ferais, en louant une moto depuis Kathmandou.)
Lukla - Namche Bazar. Possibilité de louer les services d'un porteur pour faire ce trajet? (assurances pour lui?) car je prévois un second sac à dos pour mon équipement plus lourd (tente, matelas gonflable, réchaud gaz, 3ème paire de godasse pour crampons, vêtements chauds, réchaud pour faire la fondue, petite bouteille de vin...) Je laisserai ce sac à Namche pendant mon trek et le récupèrerais plus tard pour faire l'ascension d'un 6'000m et déboucher la topette une fois au sommet😎.
Namche Bazar - Gokyo - Gokyo Ri peak - Thanknak - Cho La pass - Dzongla - Lobuche - Gorakh shep - Kala Pattar - Lobuche - Kongma La - Chukung - Dingboche - Pangboche - Retour à Namche. Pensez-vous que ce trajet soit bien dans ce sens ou faut-il faire : Pangboche - Dingboche - Chukung - Kongma La - Kala Pattar - Lobuche - Dzongla- Cho La - et Gokyo à la fin?
J'ai prévu aussi de faire un trekking peak de 6'000m (Lobuche East ou Island Peak) quelle est le moins technique, car je n'ai pas trop d'expérience en alpinisme? Et est-il possible de prévoir guide+porteurs à Lobuche ou Chukung (dans ce cas je devrair faire porter mon équipement resté à Namche) ou faut-il réserver avant? (Kathmandou ou Namche? et dans ce cas que l'agence me rejoigne à Lobuche ou Chukung avec tout l'équipement?
Faut-il faire le TIMS et le Permis pour le 6'000m à Kathmandou ou à Namche? Je prévois de faire le trek en Tea house, mais à cette période, il y a t'il de la place partout? ou faut-il prendre sa tente (au cas ou?)
Voilà, c'est à peu près tout... Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer de leur expérience sur ce trek.
Guest house pas chère à Douchanbé? (Tadjikistan) English translation pending
salut
je compe me rendre depuis osh a dushambe dans les prochains jours>>> je suis a la recherche d une guesthouse pas cher a dushambe merci
je compe me rendre depuis osh a dushambe dans les prochains jours>>> je suis a la recherche d une guesthouse pas cher a dushambe merci
Retour du Sri Lanka en juillet 2012 avec deux ados: plage + visites English translation pending
Bonjour,
Nous avons passé 16 jours au Sri Lanka au mois de juillet. Les vacances furent réussies. Le Sri Lanka est un pays très agréable avec pleins de choses à voir, une population charmante et un climat agréable. Il y est très facile de voyager. De plus la vie est très bon marché. Nous avons d'abord passé 5 jours à Negombo pour nous reposer. Nous avions choisi l'hôtel Jetwing Blue. Très bien, bel environnement, très jolies piscines, personnel aimable bien que pas toujours très performant..., nourriture de bon niveau (juste piquante comme il faut), bon centre de soins, tennis, ... Nous avons réalisé une excursion d'une après-midi sur les canaux de Negombo. C'est très agréable et avons vu plein d'oiseaux. Ensuite, nous sommes partis pour un tour de 6 jours avec un guide trouvé grâce à internet. Je vous le recommande chaudement. Il s'appelle Cyril Perera. Il parle français. Ceci était important pour nous car nos enfants de 12 et 14 ans ne comprennent pas un mot d'anglais. Nous avons voyagé dans une pretite camoniette avec notre guide et un chauffeur. Nous avons payé 75 euros par jour tout compris pour nous 4. C'est un peu plus cher que la moyenne pour une journée (environ 50 euros) mais c'est le seul guide que j'ai trouvé qui parlait français. Il m'avait téléphoné chez moi avant de partir me prouvant ainsi sa connaissance de notre langue. Voici son adresse mail: cyrilkalutara@yahoo.com et son numéro de portable: 0094777602368 Voici en résumé le tour que nous avons effectué. J'avais moi-même réservé les hôtels sur internet. Nous avons apprécié chaque visite. Jour 1 : Negombo - Kurunegala - Sigriya: 150 km Kurunegala: rochers en forme d’animaux, boudha géant Sigriya (30$): visite après-midi (belle lumière - fresques fermées à 17h30) forteresse (palais du roi Kassapa): jardins royaux, les fresques des demoiselles de Sigriya, mur miroir, porte du lion, sommet (370 mètres de haut) - Fantastique Nuit 1: Kassapa lions rock (demi-pension) - Sigiriya (payé 295 euros pour 2 nuits - 2 chambres - otel.com) Jour 2: Sigriya - Anuradhapura: 82 km Mihintale: début du boudhisme au Sri Lanka: hôpital, visite de la colline escalier (1840 marches), Knata Chetya, réfectoire, paysages magnifiques - Très bien Anuradhapura - capitale du Sri Lanka pendant 14 siècles jusqu’au 11 siècle Achat des billets (25 $) - Visite du sud au nord: Vessagiriya, temple de Isurumuniya , royal gardens, Sri Maha Bodhi (arbre sacré de plus de 2000 ans), palais de bronze, Mirisavati Dagoba, musée archéologie (?), , Ruvanveliseya dagoba, jetavanarama dagoba, Thuparama dagoba, Kuttam Pokuna (les bains jumeaux), samadhi boudha, temple mahasena, Ratna Prasada, Lankarama dagoba - Le tout très intéressant avec une vrai ferveur religieuse impressionnante. Midi: Shalini Tourist Rest Nuit 2: Kassapa lions rock Jour 3: Sigiriya - Polonnaruwa (67 km) - 6 juillet Tour en éléphant à Habarana: 50 euros les 20 minutes pour 4. Un peu une arnaque mais les enfants le voulaient vraiment...... Polonnaruwa (25$) seconde capitale royale du Sri Lanka (11-13 siècle): achat du billet puis visite du sud au nord: statue du roi Parakrana Bahu, Monastère de la bibliothèque (gul vihara), musée, Nissanka Malla, palais royal, salle du conseil de Parakrama Bahu, Kumar Pokuna, temple de Shiva1, terrasse de la relique de la dent, Rankot Vihara, Lankatilaka, Kalu Gal Vihara, bassin au lotus, Tivanka Image house - Très agréable et beaucoup à voir. Minneriya Natinal parc: cher mais c'était vraiment très joli... beaux paysages. Nous n'avons vu que des éléphants mais vraiment beaucoup d'éléphants.... Nuit 3: Thilanka resort and spa (petit déjeuner) - Dambulla Jour 4: Dambulla - Kandy: 75 km Dambulla (1200 rs): temples troglodytes: lieu de pèlerinage depuis 2000 ans. Très bien. Spice garden (5 km avant Matale): un attrape touriste mais intéressant quand même. Nous n'avons rien acheté. Matale: temple alvihara rock, kovil (200 rs), Kandy, dernière capitale des rois avant l’arrivée des britanniques: temple de la dent sacrée (1000 rs -jambes couvertes): haut lieu de pèlerinage pour les bouddhistes (devale: Natha Devale, Pattini Devale, Vishanu Devale, kataragana Devale), lac de Kandy, Nuit 4: The Mansion (demi-pension) - Kandy Jour 5: Kandy - Nuwara Eliya : 70 km Sur la route: Jardin botanique Pera Deniya (1100rs), temple embekke (150rs), chute de Ramboda (entre Gampolla et Nuwara Eliya): pour manger le midi, visite d’une plantation et fabrique de thé: fabrique de thé de Labookellie - Très belle nature, pleins de fruits à découvrir, visite très instructive des usines à thé. Nuwara Eliya: poste, villas style Tudor, marché: fruits et légumes et vêtements, New bazar (marché), Nuit 5: Nuwara Eliya: St Andrew (123 euros hotelopia.com: 1 nuit, 2 chambres) Jour 6: Retour vers Negombo (190 km) en passant par A7: St Clair falls (st clair Castle & tea Estate), Hatton, Kitugala (film rivière Kwai - arrêt le midi ). Belle route mais il n'a pas cessé de pleuvoir. Ensuite, nous avons de nouveau passé 5 jours à l'hôtel Jetwing Blue.
Nous avons passé 16 jours au Sri Lanka au mois de juillet. Les vacances furent réussies. Le Sri Lanka est un pays très agréable avec pleins de choses à voir, une population charmante et un climat agréable. Il y est très facile de voyager. De plus la vie est très bon marché. Nous avons d'abord passé 5 jours à Negombo pour nous reposer. Nous avions choisi l'hôtel Jetwing Blue. Très bien, bel environnement, très jolies piscines, personnel aimable bien que pas toujours très performant..., nourriture de bon niveau (juste piquante comme il faut), bon centre de soins, tennis, ... Nous avons réalisé une excursion d'une après-midi sur les canaux de Negombo. C'est très agréable et avons vu plein d'oiseaux. Ensuite, nous sommes partis pour un tour de 6 jours avec un guide trouvé grâce à internet. Je vous le recommande chaudement. Il s'appelle Cyril Perera. Il parle français. Ceci était important pour nous car nos enfants de 12 et 14 ans ne comprennent pas un mot d'anglais. Nous avons voyagé dans une pretite camoniette avec notre guide et un chauffeur. Nous avons payé 75 euros par jour tout compris pour nous 4. C'est un peu plus cher que la moyenne pour une journée (environ 50 euros) mais c'est le seul guide que j'ai trouvé qui parlait français. Il m'avait téléphoné chez moi avant de partir me prouvant ainsi sa connaissance de notre langue. Voici son adresse mail: cyrilkalutara@yahoo.com et son numéro de portable: 0094777602368 Voici en résumé le tour que nous avons effectué. J'avais moi-même réservé les hôtels sur internet. Nous avons apprécié chaque visite. Jour 1 : Negombo - Kurunegala - Sigriya: 150 km Kurunegala: rochers en forme d’animaux, boudha géant Sigriya (30$): visite après-midi (belle lumière - fresques fermées à 17h30) forteresse (palais du roi Kassapa): jardins royaux, les fresques des demoiselles de Sigriya, mur miroir, porte du lion, sommet (370 mètres de haut) - Fantastique Nuit 1: Kassapa lions rock (demi-pension) - Sigiriya (payé 295 euros pour 2 nuits - 2 chambres - otel.com) Jour 2: Sigriya - Anuradhapura: 82 km Mihintale: début du boudhisme au Sri Lanka: hôpital, visite de la colline escalier (1840 marches), Knata Chetya, réfectoire, paysages magnifiques - Très bien Anuradhapura - capitale du Sri Lanka pendant 14 siècles jusqu’au 11 siècle Achat des billets (25 $) - Visite du sud au nord: Vessagiriya, temple de Isurumuniya , royal gardens, Sri Maha Bodhi (arbre sacré de plus de 2000 ans), palais de bronze, Mirisavati Dagoba, musée archéologie (?), , Ruvanveliseya dagoba, jetavanarama dagoba, Thuparama dagoba, Kuttam Pokuna (les bains jumeaux), samadhi boudha, temple mahasena, Ratna Prasada, Lankarama dagoba - Le tout très intéressant avec une vrai ferveur religieuse impressionnante. Midi: Shalini Tourist Rest Nuit 2: Kassapa lions rock Jour 3: Sigiriya - Polonnaruwa (67 km) - 6 juillet Tour en éléphant à Habarana: 50 euros les 20 minutes pour 4. Un peu une arnaque mais les enfants le voulaient vraiment...... Polonnaruwa (25$) seconde capitale royale du Sri Lanka (11-13 siècle): achat du billet puis visite du sud au nord: statue du roi Parakrana Bahu, Monastère de la bibliothèque (gul vihara), musée, Nissanka Malla, palais royal, salle du conseil de Parakrama Bahu, Kumar Pokuna, temple de Shiva1, terrasse de la relique de la dent, Rankot Vihara, Lankatilaka, Kalu Gal Vihara, bassin au lotus, Tivanka Image house - Très agréable et beaucoup à voir. Minneriya Natinal parc: cher mais c'était vraiment très joli... beaux paysages. Nous n'avons vu que des éléphants mais vraiment beaucoup d'éléphants.... Nuit 3: Thilanka resort and spa (petit déjeuner) - Dambulla Jour 4: Dambulla - Kandy: 75 km Dambulla (1200 rs): temples troglodytes: lieu de pèlerinage depuis 2000 ans. Très bien. Spice garden (5 km avant Matale): un attrape touriste mais intéressant quand même. Nous n'avons rien acheté. Matale: temple alvihara rock, kovil (200 rs), Kandy, dernière capitale des rois avant l’arrivée des britanniques: temple de la dent sacrée (1000 rs -jambes couvertes): haut lieu de pèlerinage pour les bouddhistes (devale: Natha Devale, Pattini Devale, Vishanu Devale, kataragana Devale), lac de Kandy, Nuit 4: The Mansion (demi-pension) - Kandy Jour 5: Kandy - Nuwara Eliya : 70 km Sur la route: Jardin botanique Pera Deniya (1100rs), temple embekke (150rs), chute de Ramboda (entre Gampolla et Nuwara Eliya): pour manger le midi, visite d’une plantation et fabrique de thé: fabrique de thé de Labookellie - Très belle nature, pleins de fruits à découvrir, visite très instructive des usines à thé. Nuwara Eliya: poste, villas style Tudor, marché: fruits et légumes et vêtements, New bazar (marché), Nuit 5: Nuwara Eliya: St Andrew (123 euros hotelopia.com: 1 nuit, 2 chambres) Jour 6: Retour vers Negombo (190 km) en passant par A7: St Clair falls (st clair Castle & tea Estate), Hatton, Kitugala (film rivière Kwai - arrêt le midi ). Belle route mais il n'a pas cessé de pleuvoir. Ensuite, nous avons de nouveau passé 5 jours à l'hôtel Jetwing Blue.
Quatre semaines à deux en Birmanie English translation pending
Deux retraités habitués des voyages en Asie nous nous rendons en BRMANIE pour la premiere fois et pour quatres semaines de la mi décembre à la mi janvier 2013. Nos billets d'avion sont pris sur vietnam airline avec escale à Hanoi
Je me permet de soumetre à l'avis des habitués de ce pays mon programme qui a été élaboré en tenant compte des discussions déja publiées sur ce site et en faisant un amalgame des différents avis
J1 Arrivée à Rangoon à 18h : choix d'un hotel ? J2 Rangoon j3 Rangoon-Mandalay : Par bus de nuit ? J4 - J5 et J6 Mandalay et ses environs : est ce trop long , deux jours sont ils suffisants ? J7 Mandalay-Monywa J8 Monywa-Pakkoku (bus)-Bagan(Bateau) J9 -J10-J11 Bagan J12 Bagan-Kalaw(bus) J13-J15 Trek Kalaw-Inle ( cela vaut il la peine?) J16, J17 et J18 Inle et environs J19 Inle -Kengtung en avion J20, J21 et J22 Kentung : ballades à la journée ou trek de 2ou trois jours ? J23 Kengtung -Yangoon en avion : vol direct? J24 Yangoon-Bago J25 Bago -Rocher d'Or J26 Rocher d'or J27 Rocher d'Or-Yangoon J28 Yangoon -France
Sur cette base de circuit classique y a t il mieux à faire ? Qu ' en pensez vous ?
J1 Arrivée à Rangoon à 18h : choix d'un hotel ? J2 Rangoon j3 Rangoon-Mandalay : Par bus de nuit ? J4 - J5 et J6 Mandalay et ses environs : est ce trop long , deux jours sont ils suffisants ? J7 Mandalay-Monywa J8 Monywa-Pakkoku (bus)-Bagan(Bateau) J9 -J10-J11 Bagan J12 Bagan-Kalaw(bus) J13-J15 Trek Kalaw-Inle ( cela vaut il la peine?) J16, J17 et J18 Inle et environs J19 Inle -Kengtung en avion J20, J21 et J22 Kentung : ballades à la journée ou trek de 2ou trois jours ? J23 Kengtung -Yangoon en avion : vol direct? J24 Yangoon-Bago J25 Bago -Rocher d'Or J26 Rocher d'or J27 Rocher d'Or-Yangoon J28 Yangoon -France
Sur cette base de circuit classique y a t il mieux à faire ? Qu ' en pensez vous ?
Que pensez-vous de Fenerive-Est? (Madagascar) English translation pending
lors de mon voyage en minibis de Tamatave a saint-marie en 2005
j ai fait une halte a Fenerive-est le temps de boire un jus de fruit
j ai trouvé cette petite ville trés agreable
je voudrais avoir des avis
qui connait
merci
Vaccins/médicaments pour Inde, Népal, Bhoutan, Bangladesh, Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu un grand voyage de plus d'un mois faisant le tour de l'Inde, du Népal, du Bhoutan, du Bangladesh (y compris la frontière avec la Birmanie) et du Sri Lanka, dans le sens des aiguilles d'une montre :-)
Notre départ est le 20 juillet au matin, ce qui nous laisse très peu de temps pour nous occuper des vaccins et médicaments.
A votre avis, qu'est-il essentiel de faire avant de partir, sachant que nous ne sommes vraiment pas fans de vaccins et de médication... 🤪
Une personne déjà partie en Inde m'a dit que son traitement contre le paludisme n'avait finalement pas servi à grand-chose. J'ai également vu que certains vaccins nécessitaient 3 prises... trop tard ?
D'une manière générale, nous faisons toujours attention à ce que nous touchons / inhalons / mangeons, mais bon... le sous-continent indien risque d'être quelque peu difficile, même avec masque pour dormir, gants en plastiques et gel hydro-alcoolique.
Merci d'avance pour tous vos conseils avisés sur le sujet !
Weekender
Nous avons prévu un grand voyage de plus d'un mois faisant le tour de l'Inde, du Népal, du Bhoutan, du Bangladesh (y compris la frontière avec la Birmanie) et du Sri Lanka, dans le sens des aiguilles d'une montre :-)
Notre départ est le 20 juillet au matin, ce qui nous laisse très peu de temps pour nous occuper des vaccins et médicaments.
A votre avis, qu'est-il essentiel de faire avant de partir, sachant que nous ne sommes vraiment pas fans de vaccins et de médication... 🤪
Une personne déjà partie en Inde m'a dit que son traitement contre le paludisme n'avait finalement pas servi à grand-chose. J'ai également vu que certains vaccins nécessitaient 3 prises... trop tard ?
D'une manière générale, nous faisons toujours attention à ce que nous touchons / inhalons / mangeons, mais bon... le sous-continent indien risque d'être quelque peu difficile, même avec masque pour dormir, gants en plastiques et gel hydro-alcoolique.
Merci d'avance pour tous vos conseils avisés sur le sujet !
Weekender
Change en Ouzbékistan English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars ce soir en Ouz, question de dernière minute : quid du change des euros en ouzbek sum ? taux de change officiel ? au noir ? risque d'une telle pratique ?
je vous remercie d'avance ! ;) Tiou
Je pars ce soir en Ouz, question de dernière minute : quid du change des euros en ouzbek sum ? taux de change officiel ? au noir ? risque d'une telle pratique ?
je vous remercie d'avance ! ;) Tiou
Comment se rendre de New Delhi à Agra en train? English translation pending
Bonjour à tous
Dans 2 semaines je m'envole direction le Ladakh ! Après un périple dans cette région je vais me retrouver 5 jours à New Delhi et j'aimerai en profiter pour aller à Agra.. forcément !
Sauf que je suis un peu perdue en lisant les post concernant les trains et réservations...
Faut-il que j'en réserve un depuis la France et si oui quelles sont les démarches?
Puis-je réserver sur place et si oui où dois-je me rendre?
Sinon avez-vous des conseils à me donner sur ce que je peux faire et voir dans la capitale pendant ces quelques jours?
Je suis une femme et je vais voyager seule pour la première fois :
merci pour vos réponses !
Dans 2 semaines je m'envole direction le Ladakh ! Après un périple dans cette région je vais me retrouver 5 jours à New Delhi et j'aimerai en profiter pour aller à Agra.. forcément !
Sauf que je suis un peu perdue en lisant les post concernant les trains et réservations...
Faut-il que j'en réserve un depuis la France et si oui quelles sont les démarches?
Puis-je réserver sur place et si oui où dois-je me rendre?
Sinon avez-vous des conseils à me donner sur ce que je peux faire et voir dans la capitale pendant ces quelques jours?
Je suis une femme et je vais voyager seule pour la première fois :
merci pour vos réponses !
Location de "truck camper" dans l'Ouest américain English translation pending
Hello,
En vue d'un futur voyage, je me demandais s'il était possible de louer 1 "truck camper" dans l'ouest américain, sur une base de pick-up 4x4. J'ai fait pas mal de recherche, en vain...
Xavier
En vue d'un futur voyage, je me demandais s'il était possible de louer 1 "truck camper" dans l'ouest américain, sur une base de pick-up 4x4. J'ai fait pas mal de recherche, en vain...

Xavier
Bug du site cleartrip pour les trains? English translation pending
Bonjour,
Est ce que quelqu'un à un souci pour reserver sur cleartrip en ce moment ? ( sans parler de l'inscription sur irctc et le code otp mobile etc .... Cette partie est OK pour moi, inscrition et validation des comptes ok......) Mon probléme est qu'aprés avoir rempli le noms des voyageurs, je clik sur continuer pour passer au paiement et voila le message qui s'affiche : "We're sorry, but something went wrong.We've been notified about this issue and we'll take a look at it shortly.
Est ce que quelqu'un a le même souci que moi , ceci vient il d'eux ?!!! Cela fait plusieurs jours que ce message s'affiche 😠 et je commence vraiment à perdre patience.... ( c'était si simple avt..) Je leurs ai ecrit mais pas de réponse... Est ce que quelqu'un connait l'adresse mail pour contacter cleartrip et être sûr d'avoir une réponse???
Merci a vous de réponse..
Est ce que quelqu'un à un souci pour reserver sur cleartrip en ce moment ? ( sans parler de l'inscription sur irctc et le code otp mobile etc .... Cette partie est OK pour moi, inscrition et validation des comptes ok......) Mon probléme est qu'aprés avoir rempli le noms des voyageurs, je clik sur continuer pour passer au paiement et voila le message qui s'affiche : "We're sorry, but something went wrong.We've been notified about this issue and we'll take a look at it shortly.
Est ce que quelqu'un a le même souci que moi , ceci vient il d'eux ?!!! Cela fait plusieurs jours que ce message s'affiche 😠 et je commence vraiment à perdre patience.... ( c'était si simple avt..) Je leurs ai ecrit mais pas de réponse... Est ce que quelqu'un connait l'adresse mail pour contacter cleartrip et être sûr d'avoir une réponse???
Merci a vous de réponse..
États-Unis avec US Airways: quoi dans le bagage à main? English translation pending
bonjour,
je parts en août pour les USA avec US Airway.
pour faciliter les escales, nous n'aurons qu'1 bagage à main chacun(dimension max pour cabine) + le sac à main ou sacoche ordi autorisé et rien en soute.
les différents guides m'inquiètent sur ce que je peut y mettre, notamment en trousse de toilette.
Sont ils très strictes ? faut t'il vraiment tout mettre en petits flacons translucides ?
que faire pour les diverses crèmes ? (dentifrice, crème solaire, crème nivéa, stick à lèvre etc)
merci de vos expériences ...
merci de vos expériences ...
Pêche en Islande English translation pending
Bonjour à tous!
Nous partons un mois en islande, mais voilà le souci : on voulons nous nourrir de poissons tant que possible... J'aurais voulu savoir quelles rivières il fallait suivre de préférence, quel est le prix des cartes, y a t'il beaucoup de contrôles, et surtout : y a t'il beaucoup de poissons?
Merci d'avance!
Nous partons un mois en islande, mais voilà le souci : on voulons nous nourrir de poissons tant que possible... J'aurais voulu savoir quelles rivières il fallait suivre de préférence, quel est le prix des cartes, y a t'il beaucoup de contrôles, et surtout : y a t'il beaucoup de poissons?
Merci d'avance!
Compte rendu d'un voyage de trois semaines au Rajasthan English translation pending
« The young Sikh never went where he coulndn’t take his horse .. »
23 h aéroport de Delhi… Un turban blanc que nos yeux fatigués n’ont aucun mal à localiser dans la nuit : _ I’m Ranjeet Même barbe, même sourire que sur les photos, c’était bien lui. Direction Delhi et l’hôtel dont je ne parlerai pas, (j’ai voulu faire tout seul….1ère erreur de casting). Le lendemain départ à 9h et vers 11h nous entrions au Rajasthan ; c’était parti ! Impressions… Nawalgarh (1 journée) ..Un véritable musée à ciel ouvert, pas moins de 300 havelis dans le village, des chefs d’œuvres à tous les coins de rue, mais pour combien de temps encore ? paradoxalement peu ou pas de touristes, ils sont tous à Mandawa, en tout cas nous ça nous va super, c’est le moment de dérouiller les appareils photo. Pour dormir 2 options : « le château du prince charmant »The Grand Haveli and Resort à 2500Rps environ et la « ferme de Cendrillon » à 800 Rp , peut- être aurions-nous dù « casser la tirelire »…? Bikaner (1 journée) Ville sans trop d’intérêt s’il n’y avait une des merveilles du Rajasthan : Junagarh Fort interdiction de faire l’impasse. Un hôtel confortable : Harasar Haveli , des chambres pour tout budget de 700rps (+ que correctes) à + 2000Rps. Avec resto sur le toit, repas à 250 Rps... Deshnok Visite du fameux Rat Temple, sympa maisil faut quand même aimer les rats ; n’oubliez surtout pas de revêtir les sur boots qu’on vous propose à l’entrée, car pieds nus….avec un peu de chance vous verrez peut-être le rat blanc et assurerez ainsi la prospérité de votre descendance. Khuri (1 journée) ...Un super moment à l’écart de la cohue et à l’abri des embrouilles : attention à tout ce qui est proposé par les hôtels de Jaisalmer et par certains chauffeurs.1 heure de dromadaire ( ça suffit largement !) un coucher de soleil dans le désert de Thar (c’est pas le Sahara mais c’est sympa ; on y a même surpris un groupe d’antilopes se préparant pour la nuit, qui a détalé avec empressement à notre passage) soirée agréable, repas partagé avec un couple de catalans (des voisins de 150km à plus de 6500km de la « maison », pas banal), musique et danses folkloriques ; Chandani Desert Resort environ 2000 Rps pour 2 tout compris... Jaisalmer (2 jours) ..Notre coup de cœur (mais on en a eu tellement) c’est vraiment une splendeur, des ruelles où on a envie de se perdre tellement on s’y sent bien, et l’or, celui de la pierre dont l’éclat varie avec la position du soleil…on a opté pour l’hôtel Paradise , dans les murailles aux environs de 1000 Rps, avec une belle terrasse sur le toit pour le petit dej, voir pour le dîner, (les repas sont préparés par le restau situé en face et non pas par le cuisinier de l’hôtel ??) On a appris une fois rentrés, qu’il existait une polémique à propos des hôtels situés à l’intérieur de la forteresse, de leur non respect d’un certain nombre de règles environnementales, et des risques qu’ils font courir à terme à la cité…j’avais noté une autre adresse avant de partir le Maru Palace, recommandé par plusieurs voyageurs, j’en ai profité pour vérifier sur place et cela n’a pas l’air mal, à proximité de l’entrée principale. A vous de voir …. Pour dîner un bon resto sur les toits « Monica » à l’extérieur de la cité à deux pas de la porte principale. Le temple Jaïn à ne pas manquer. Le coucher de soleil sur les rives du lac, Zen....
Jodhpur (3 jours) ...Une énigme pour nous, nous n’avons pas du tout aimé la ville(malgré la place de l’horloge), le bazar, les gens….. pourquoi ? mystère, on doit être les seuls au monde dans ce cas, enfin d’après les commentaires entendus ça et là . Il est vrai que le jour où nous y étions un pic de pollution important était atteint, les yeux qui piquent, la gorge irritée beaucoup de monde, un peu de fatigue …. Cependant des visites extraordinaires pour compenser, le fort de Mehrangarh, Jawand Thada cénotaphe de marbre blanc petite merveille aussi appelée « petit Taj », enfin un dîner sur le toit terrasse d’un Haveli( voir Ranjeet), la plus belle vue du fort illuminé, somptueux. On a séjourné au Dilhion Guest house , situé un peu à l’écart du bruit et de la pollution ( ça fait du bien) et qui appartient a un professeur à la retraite, très british, parfait ; environ 1000 Rps p.d. compris .... Un super restau :OnThe Rock dans un cadre bucolique genre le livre de la jungle une carte et un personnel au top, un repas entre 500rps et 700rps : extra !. Une halte pour déjeuner dans une famille Bishnoï minorité au sujet de laquelle j’avais vu un reportage à la télé. Je me faisais une fête…Ma grosse déception du voyage, le tourisme est en train ici comme ailleurs de briser les rêves et les illusions de beaucoup de naïfs, mais bien entendu, encore une fois, ces réflexions n’engagent que moi. Faites-vous votre propre idée. Pour la photo c’estparfait, des costumes aux couleurs éclatantes, des animaux (grues et antilopes) à se mettre sous l’objectif. Ranakpur Certainement l’un des plus beaux temples Jaïns de l’Inde tout en marbre blanc ciselé, une splendeur (attention mesdames, vous n’y serez pas acceptées tous les jours…) Kumbhalgarh (1jour) Un petit crochet en montagne (1100m) pour visiter le fort rajpoute et ses 36km de murailles, réputé imprenable, sauf pour ce sacré Akbar évidemment. Le Kumbhal Castel ne nous a pas laissé de souvenir impérissable, mais il n’y a pas trop de choix. 1200rps la chambre. Udaïpur (2 jours) .... Un lever de soleil sur la ville depuis le balcon de notre chambre donnant sur le lac et le City Palace … Whhaou c’est magique et c’est au Dream Heaven, hôtel qui n’a pas un abord facile et qui peut surprendre lorsqu’on y arrive la première fois ; mais cette impression disparaît dès lors que l’on grimpe un étage et que le patron (super sympa) vous fait visiter ses chambres ; elles sont agréables, propres avec des peintures murales du plus bel effet. Evidemment, choisir une chambre qui donne sur le lac (de 500 à 1000 Rps) ; en prime un toit-terrasse avec des coins aménagés avec tables basses et coussins, très cosy comme ils disent dans les guides. Une vue imprenable sur le lac et le palais, un simple dîner (excellent) aux chandelles devient tout simplement sublime . La visite du City Palace , le bazar, un déjeuner sur le toit-terrasse du Maxim’s café…que du bonheur !.... Là on aurait dû remonter sur Pushkar mais j’avais décidé de passer avant par Chittorgarth et Bundi …(j’ai encore voulu faire tout seul…2nde erreur de casting) Chittorgarth on ne s’est même pas arrêté, la visibilité n’excédant pas 100m ( pollution et poussière des carrières de marbre) nous n’avons pas voulu faire courir de risques inutiles aux yeux de mon épouse
Bundi (1 journée) On n’aurait pas dû, tellement la pollution était importante, tellement il n’y a rien à voir à part le fort, tellement il n’est pas entretenu que cela fait mal, tellement qu’un des 2 gardiens na pas l’électricité dans toutes les pièces : nous entrons dans une salle ouverte aux quatre vents où nichent les pigeons et où accessoirement sont en train de « mourir » des fresques sublimes avec des « bleus naturels » uniques en Inde je m’apprête à déclancher mon Sony lorsque j’entends derrière moi « NO FLASH PLEASE »….et enfin tellement les singes ils font ch…, qu’on est obligé de déambuler dans certains coins de la ville, notamment au château muni d’un gourdin. Pushkar (3 jours) Avec Udaïpur l’endroit idéal pour recharger les accus, haut lieu de pèlerinage hindou… et alentours de la culture du pavot ; cool! Mais il est vrai que l’on s’y sent bien ; la spiritualité ambiante n’y est sûrement pas étrangère. Attention aux embrouilles cependant avec les prétendus sadhus (il y en a de vrais) prêts à vous bénir vous et individuellement tous les membres de votre famille et de vous réclamer après le prix fort . Un petit hôtel super sympa l’Evrest Hôtel clean 600 rps. Jaïpur (2Jours) ...Une ville qui bouillonne, des travaux, des embouteillages, d’où le choix de notre mentor de nous proposer de loger dans un quartier où nous ne serions pas obligés de passer trop de temps en voiture lors de nos déplacements. Le Rajputana Haveli c’est du top niveau : à l’entrée, chasseur en livrée hyper souriant, personnel sympa, bien sûr on a franchi un palier question budget mais on ne le regrette pas, car comme disait ma grand mère , "il n’y a jamais de mal à se faire du bien de temps en temps". Environ 2000 Rps p.d. compris A voir: le Hawa Mahal ou « palais des vents », clic-clac sur la façade uniquement car il ne se visite pas. Photo sur le trottoir d’en face avec le charmeur de serpents, Le City Palace, toujours habité en partie par le maharaja Et bien sûr le fort d’Amber, une merveille où nous sommes entrés directement par la porte ouest, en prenant bien soin d’éviter le parking principal, et l’incitation de se rendre au fort 500 m plus loin, sur le dos d’un des 150 éléphants faisant le trajet aller et retour, à la queue leu-leu, comme dans le livre de la jungle. C' est tout simplement insupportable ( encore une fois un avis strictement perso). Le meilleur thali que nous ayons mangé en inde, à 2 pas du palais des vents : Shri Balaji Veg. Restaurant sur l’avenue du palais des vents, à droite en descendant. Mais attention au piège, vous avez 3 sortes de thalis (à volonté ) à 150Rps chacun affichés en grand au-dessus de la porte d’entrée : penjabi thali, rajasthani thali ou gujrati thali. On vous demande si vous le voulez épicé, bien sûr vous répondez "pas trop" et on vous apporte un « tourist thali » (nom qu’il porte sur la note) extraordinaire accompagné des meilleurs chapatis du monde (et des environs) mais à 300 Rps c .à.d. le double de ce qui est affiché à l’entrée mais qui figure bien sur la carte et à ce prix ! Trop forts. Je n’ai pas aimé : le Jantar Mantar observatoire astronomique situé à côté du palais dont l’entrée coûte 100 Rps mais où on est obligé de prendre un guide si on veut comprendre quelque chose, faute de documentation ; ok, sauf qu’un guide francophone « coûte » 500 Rps alors qu’un guide anglophone seulement 150Rps dixit le cerbère à l’entrée. A la question « pourquoi cette différence ? » Réponse : le français est plus difficile à apprendre ! Comment dit-on pigeon en hindi ? Pour le principe bien sûr nous avons fait l’impasse leur faisant cadeau des 100 rps déjà payées...
Agra (1 journée)
...La cerise sur le gâteau ! je pense qu’une partie de notre cerveau ne fonctionne que lorsque l’on débarque un beau matin à Venise, et qu’une autre partie agit de même lorsque l’on arrive en même temps que le soleil devant le Taj Mahal. Heureusement qu’à l’époque où nous vivons il existe encore des endroits où nous avons la possibilité de vivre de tels moments ; bien sûr tout cela est très personnel mais je vous souhaite sincèrement de vivre les mêmes émotions.
La veille, visite du fort rouge vers 16h et coucher de soleil depuis la rive opposée à celle du Taj. Amis photographes, à vos appareils ! le lieu étant sacré les berges sur la droite sont un lieu de crémations permanentes. Au niveau des hôtels si on se fie aux commentaires lus ça et là c’est une loterie, avec très souvent un mauvais rapport qualité prix. Et bien pour inverser la tendance, un hôtel qui ne paye pas de mine : le Tourist Guesthouse (environ 700 Rps) des chambres simples mais propres autour d’un superbe patio arboré, agrémenté de guirlandes multicolores, donnant un air de fête à la nuit tombée ; quoi de plus sympa aussi d’être réveillé par le chant des oiseaux…D’accord à 5 heures du mat c’est peut-être un peu tôt ... Epilogue Les autoroutes ont fait leur apparition au Rajasthan ! Tout bien comme chez nous, avec des péages tous les 10km, équipés de barrières automatiques parfois, le plus souvent manuelles et avec deux fois deux voies. Mais les similitudes s’arrêtent là, en effet , elles traversent les villes et si elles sont toujours en mode 2x2, il y a des carrefours avec des feux tricolores, des gens qui traversent partout, et des vaches allongées en plein milieu de la chaussée. En Inde on roule à gauche, et la voie dite « rapide » est celle située à droite ; et bien prudence, car c’est sur celle–ci qu’on a le plus de chances de rencontrer des charrettes « dromado-tractées » des camions surchargés roulant a peine plus vite, des motos transportant toute la famille (record observé et photographié 6 personnes ) lorsque ce n’est pas, et là ça surprend un peu plus quand on n’a pas l’habitude, un camion venant en sens inverse (j’ai aussi les preuves numériques !). Je faisais part de mon étonnement à Ranjeet mais je ne réussis qu’à déclencher un sourire amusé et poli sur son visage, visiblement je n’étais pas le premier… J’étais perdu dans mes réflexions lorsque, à la faveur d’un ralentissement, un représentant de la force publique, toutes moustaches dehors et les bras en croix, nous intime l’ordre de nous ranger sur le bas-côté. Ranjeet obtempère, me demande 100rps et descend du véhicule ; un long monologue du représentant de l’ordre plus tard, il revient et me demande 200rps de plus, je m’exécute, sans poser de question, l’œil particulièrement noir de Ranjeet me déconseillant de le faire pour l’instant. _Alors ? osais-je à son retour quelques instants plus tard _Tu n’avais pas mis ta ceinture… _... ????.... INCREDIBLE INDIA !
Un dernier grand merci à RANJEET pour les merveilleux moments qu’il nous a permis de vivre.
23 h aéroport de Delhi… Un turban blanc que nos yeux fatigués n’ont aucun mal à localiser dans la nuit : _ I’m Ranjeet Même barbe, même sourire que sur les photos, c’était bien lui. Direction Delhi et l’hôtel dont je ne parlerai pas, (j’ai voulu faire tout seul….1ère erreur de casting). Le lendemain départ à 9h et vers 11h nous entrions au Rajasthan ; c’était parti ! Impressions… Nawalgarh (1 journée) ..Un véritable musée à ciel ouvert, pas moins de 300 havelis dans le village, des chefs d’œuvres à tous les coins de rue, mais pour combien de temps encore ? paradoxalement peu ou pas de touristes, ils sont tous à Mandawa, en tout cas nous ça nous va super, c’est le moment de dérouiller les appareils photo. Pour dormir 2 options : « le château du prince charmant »The Grand Haveli and Resort à 2500Rps environ et la « ferme de Cendrillon » à 800 Rp , peut- être aurions-nous dù « casser la tirelire »…? Bikaner (1 journée) Ville sans trop d’intérêt s’il n’y avait une des merveilles du Rajasthan : Junagarh Fort interdiction de faire l’impasse. Un hôtel confortable : Harasar Haveli , des chambres pour tout budget de 700rps (+ que correctes) à + 2000Rps. Avec resto sur le toit, repas à 250 Rps... Deshnok Visite du fameux Rat Temple, sympa maisil faut quand même aimer les rats ; n’oubliez surtout pas de revêtir les sur boots qu’on vous propose à l’entrée, car pieds nus….avec un peu de chance vous verrez peut-être le rat blanc et assurerez ainsi la prospérité de votre descendance. Khuri (1 journée) ...Un super moment à l’écart de la cohue et à l’abri des embrouilles : attention à tout ce qui est proposé par les hôtels de Jaisalmer et par certains chauffeurs.1 heure de dromadaire ( ça suffit largement !) un coucher de soleil dans le désert de Thar (c’est pas le Sahara mais c’est sympa ; on y a même surpris un groupe d’antilopes se préparant pour la nuit, qui a détalé avec empressement à notre passage) soirée agréable, repas partagé avec un couple de catalans (des voisins de 150km à plus de 6500km de la « maison », pas banal), musique et danses folkloriques ; Chandani Desert Resort environ 2000 Rps pour 2 tout compris... Jaisalmer (2 jours) ..Notre coup de cœur (mais on en a eu tellement) c’est vraiment une splendeur, des ruelles où on a envie de se perdre tellement on s’y sent bien, et l’or, celui de la pierre dont l’éclat varie avec la position du soleil…on a opté pour l’hôtel Paradise , dans les murailles aux environs de 1000 Rps, avec une belle terrasse sur le toit pour le petit dej, voir pour le dîner, (les repas sont préparés par le restau situé en face et non pas par le cuisinier de l’hôtel ??) On a appris une fois rentrés, qu’il existait une polémique à propos des hôtels situés à l’intérieur de la forteresse, de leur non respect d’un certain nombre de règles environnementales, et des risques qu’ils font courir à terme à la cité…j’avais noté une autre adresse avant de partir le Maru Palace, recommandé par plusieurs voyageurs, j’en ai profité pour vérifier sur place et cela n’a pas l’air mal, à proximité de l’entrée principale. A vous de voir …. Pour dîner un bon resto sur les toits « Monica » à l’extérieur de la cité à deux pas de la porte principale. Le temple Jaïn à ne pas manquer. Le coucher de soleil sur les rives du lac, Zen....
Jodhpur (3 jours) ...Une énigme pour nous, nous n’avons pas du tout aimé la ville(malgré la place de l’horloge), le bazar, les gens….. pourquoi ? mystère, on doit être les seuls au monde dans ce cas, enfin d’après les commentaires entendus ça et là . Il est vrai que le jour où nous y étions un pic de pollution important était atteint, les yeux qui piquent, la gorge irritée beaucoup de monde, un peu de fatigue …. Cependant des visites extraordinaires pour compenser, le fort de Mehrangarh, Jawand Thada cénotaphe de marbre blanc petite merveille aussi appelée « petit Taj », enfin un dîner sur le toit terrasse d’un Haveli( voir Ranjeet), la plus belle vue du fort illuminé, somptueux. On a séjourné au Dilhion Guest house , situé un peu à l’écart du bruit et de la pollution ( ça fait du bien) et qui appartient a un professeur à la retraite, très british, parfait ; environ 1000 Rps p.d. compris .... Un super restau :OnThe Rock dans un cadre bucolique genre le livre de la jungle une carte et un personnel au top, un repas entre 500rps et 700rps : extra !. Une halte pour déjeuner dans une famille Bishnoï minorité au sujet de laquelle j’avais vu un reportage à la télé. Je me faisais une fête…Ma grosse déception du voyage, le tourisme est en train ici comme ailleurs de briser les rêves et les illusions de beaucoup de naïfs, mais bien entendu, encore une fois, ces réflexions n’engagent que moi. Faites-vous votre propre idée. Pour la photo c’estparfait, des costumes aux couleurs éclatantes, des animaux (grues et antilopes) à se mettre sous l’objectif. Ranakpur Certainement l’un des plus beaux temples Jaïns de l’Inde tout en marbre blanc ciselé, une splendeur (attention mesdames, vous n’y serez pas acceptées tous les jours…) Kumbhalgarh (1jour) Un petit crochet en montagne (1100m) pour visiter le fort rajpoute et ses 36km de murailles, réputé imprenable, sauf pour ce sacré Akbar évidemment. Le Kumbhal Castel ne nous a pas laissé de souvenir impérissable, mais il n’y a pas trop de choix. 1200rps la chambre. Udaïpur (2 jours) .... Un lever de soleil sur la ville depuis le balcon de notre chambre donnant sur le lac et le City Palace … Whhaou c’est magique et c’est au Dream Heaven, hôtel qui n’a pas un abord facile et qui peut surprendre lorsqu’on y arrive la première fois ; mais cette impression disparaît dès lors que l’on grimpe un étage et que le patron (super sympa) vous fait visiter ses chambres ; elles sont agréables, propres avec des peintures murales du plus bel effet. Evidemment, choisir une chambre qui donne sur le lac (de 500 à 1000 Rps) ; en prime un toit-terrasse avec des coins aménagés avec tables basses et coussins, très cosy comme ils disent dans les guides. Une vue imprenable sur le lac et le palais, un simple dîner (excellent) aux chandelles devient tout simplement sublime . La visite du City Palace , le bazar, un déjeuner sur le toit-terrasse du Maxim’s café…que du bonheur !.... Là on aurait dû remonter sur Pushkar mais j’avais décidé de passer avant par Chittorgarth et Bundi …(j’ai encore voulu faire tout seul…2nde erreur de casting) Chittorgarth on ne s’est même pas arrêté, la visibilité n’excédant pas 100m ( pollution et poussière des carrières de marbre) nous n’avons pas voulu faire courir de risques inutiles aux yeux de mon épouse
Bundi (1 journée) On n’aurait pas dû, tellement la pollution était importante, tellement il n’y a rien à voir à part le fort, tellement il n’est pas entretenu que cela fait mal, tellement qu’un des 2 gardiens na pas l’électricité dans toutes les pièces : nous entrons dans une salle ouverte aux quatre vents où nichent les pigeons et où accessoirement sont en train de « mourir » des fresques sublimes avec des « bleus naturels » uniques en Inde je m’apprête à déclancher mon Sony lorsque j’entends derrière moi « NO FLASH PLEASE »….et enfin tellement les singes ils font ch…, qu’on est obligé de déambuler dans certains coins de la ville, notamment au château muni d’un gourdin. Pushkar (3 jours) Avec Udaïpur l’endroit idéal pour recharger les accus, haut lieu de pèlerinage hindou… et alentours de la culture du pavot ; cool! Mais il est vrai que l’on s’y sent bien ; la spiritualité ambiante n’y est sûrement pas étrangère. Attention aux embrouilles cependant avec les prétendus sadhus (il y en a de vrais) prêts à vous bénir vous et individuellement tous les membres de votre famille et de vous réclamer après le prix fort . Un petit hôtel super sympa l’Evrest Hôtel clean 600 rps. Jaïpur (2Jours) ...Une ville qui bouillonne, des travaux, des embouteillages, d’où le choix de notre mentor de nous proposer de loger dans un quartier où nous ne serions pas obligés de passer trop de temps en voiture lors de nos déplacements. Le Rajputana Haveli c’est du top niveau : à l’entrée, chasseur en livrée hyper souriant, personnel sympa, bien sûr on a franchi un palier question budget mais on ne le regrette pas, car comme disait ma grand mère , "il n’y a jamais de mal à se faire du bien de temps en temps". Environ 2000 Rps p.d. compris A voir: le Hawa Mahal ou « palais des vents », clic-clac sur la façade uniquement car il ne se visite pas. Photo sur le trottoir d’en face avec le charmeur de serpents, Le City Palace, toujours habité en partie par le maharaja Et bien sûr le fort d’Amber, une merveille où nous sommes entrés directement par la porte ouest, en prenant bien soin d’éviter le parking principal, et l’incitation de se rendre au fort 500 m plus loin, sur le dos d’un des 150 éléphants faisant le trajet aller et retour, à la queue leu-leu, comme dans le livre de la jungle. C' est tout simplement insupportable ( encore une fois un avis strictement perso). Le meilleur thali que nous ayons mangé en inde, à 2 pas du palais des vents : Shri Balaji Veg. Restaurant sur l’avenue du palais des vents, à droite en descendant. Mais attention au piège, vous avez 3 sortes de thalis (à volonté ) à 150Rps chacun affichés en grand au-dessus de la porte d’entrée : penjabi thali, rajasthani thali ou gujrati thali. On vous demande si vous le voulez épicé, bien sûr vous répondez "pas trop" et on vous apporte un « tourist thali » (nom qu’il porte sur la note) extraordinaire accompagné des meilleurs chapatis du monde (et des environs) mais à 300 Rps c .à.d. le double de ce qui est affiché à l’entrée mais qui figure bien sur la carte et à ce prix ! Trop forts. Je n’ai pas aimé : le Jantar Mantar observatoire astronomique situé à côté du palais dont l’entrée coûte 100 Rps mais où on est obligé de prendre un guide si on veut comprendre quelque chose, faute de documentation ; ok, sauf qu’un guide francophone « coûte » 500 Rps alors qu’un guide anglophone seulement 150Rps dixit le cerbère à l’entrée. A la question « pourquoi cette différence ? » Réponse : le français est plus difficile à apprendre ! Comment dit-on pigeon en hindi ? Pour le principe bien sûr nous avons fait l’impasse leur faisant cadeau des 100 rps déjà payées...
Agra (1 journée)
...La cerise sur le gâteau ! je pense qu’une partie de notre cerveau ne fonctionne que lorsque l’on débarque un beau matin à Venise, et qu’une autre partie agit de même lorsque l’on arrive en même temps que le soleil devant le Taj Mahal. Heureusement qu’à l’époque où nous vivons il existe encore des endroits où nous avons la possibilité de vivre de tels moments ; bien sûr tout cela est très personnel mais je vous souhaite sincèrement de vivre les mêmes émotions.
La veille, visite du fort rouge vers 16h et coucher de soleil depuis la rive opposée à celle du Taj. Amis photographes, à vos appareils ! le lieu étant sacré les berges sur la droite sont un lieu de crémations permanentes. Au niveau des hôtels si on se fie aux commentaires lus ça et là c’est une loterie, avec très souvent un mauvais rapport qualité prix. Et bien pour inverser la tendance, un hôtel qui ne paye pas de mine : le Tourist Guesthouse (environ 700 Rps) des chambres simples mais propres autour d’un superbe patio arboré, agrémenté de guirlandes multicolores, donnant un air de fête à la nuit tombée ; quoi de plus sympa aussi d’être réveillé par le chant des oiseaux…D’accord à 5 heures du mat c’est peut-être un peu tôt ... Epilogue Les autoroutes ont fait leur apparition au Rajasthan ! Tout bien comme chez nous, avec des péages tous les 10km, équipés de barrières automatiques parfois, le plus souvent manuelles et avec deux fois deux voies. Mais les similitudes s’arrêtent là, en effet , elles traversent les villes et si elles sont toujours en mode 2x2, il y a des carrefours avec des feux tricolores, des gens qui traversent partout, et des vaches allongées en plein milieu de la chaussée. En Inde on roule à gauche, et la voie dite « rapide » est celle située à droite ; et bien prudence, car c’est sur celle–ci qu’on a le plus de chances de rencontrer des charrettes « dromado-tractées » des camions surchargés roulant a peine plus vite, des motos transportant toute la famille (record observé et photographié 6 personnes ) lorsque ce n’est pas, et là ça surprend un peu plus quand on n’a pas l’habitude, un camion venant en sens inverse (j’ai aussi les preuves numériques !). Je faisais part de mon étonnement à Ranjeet mais je ne réussis qu’à déclencher un sourire amusé et poli sur son visage, visiblement je n’étais pas le premier… J’étais perdu dans mes réflexions lorsque, à la faveur d’un ralentissement, un représentant de la force publique, toutes moustaches dehors et les bras en croix, nous intime l’ordre de nous ranger sur le bas-côté. Ranjeet obtempère, me demande 100rps et descend du véhicule ; un long monologue du représentant de l’ordre plus tard, il revient et me demande 200rps de plus, je m’exécute, sans poser de question, l’œil particulièrement noir de Ranjeet me déconseillant de le faire pour l’instant. _Alors ? osais-je à son retour quelques instants plus tard _Tu n’avais pas mis ta ceinture… _... ????.... INCREDIBLE INDIA !
Un dernier grand merci à RANJEET pour les merveilleux moments qu’il nous a permis de vivre.
Hôtel avec Wi-Fi à Tamatave? (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Je viens vous voir car je recherche un hotel à Tamatave disposant d'une connexion internet car je dois passer une soutenance sur skype d'ici quelques jours. Je suis actuellement au Flamboyant mais je recherche quelque chose de moins cher, peut importe le confort! J'en appel donc à vos expériences...
Merci à ceux qui prendrons le temps de me répondre
Jérémy
Je viens vous voir car je recherche un hotel à Tamatave disposant d'une connexion internet car je dois passer une soutenance sur skype d'ici quelques jours. Je suis actuellement au Flamboyant mais je recherche quelque chose de moins cher, peut importe le confort! J'en appel donc à vos expériences...
Merci à ceux qui prendrons le temps de me répondre
Jérémy
Vacances seule à Maurice English translation pending
Bonjour,
Je pars à Maurice 1 semaine seule pour les vacances. Je souhaiterai me poser du coté de Grand Baie pour plus de facilité concernant les activités et les sorties (pas envie de m'isoler) Je cherche donc un hébergement pas trop cher dans ce coin où je puisse tout faire ou presque à pied (plage, marchés, shopping, restos...) Avez vous des bons plans ? Une autre question : y a t il des bus de nuit pour les sorties nocturnes ? Est-ce dangereux ou pas ou est il possible de circuler à pied également la nuit ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Elo
Je pars à Maurice 1 semaine seule pour les vacances. Je souhaiterai me poser du coté de Grand Baie pour plus de facilité concernant les activités et les sorties (pas envie de m'isoler) Je cherche donc un hébergement pas trop cher dans ce coin où je puisse tout faire ou presque à pied (plage, marchés, shopping, restos...) Avez vous des bons plans ? Une autre question : y a t il des bus de nuit pour les sorties nocturnes ? Est-ce dangereux ou pas ou est il possible de circuler à pied également la nuit ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Elo
Iran: visa à l'arrivée English translation pending
Sur le site du consulat iranien à Paris, il est indiqué qu'on peut obtenir un visa de 15 jours (prolongeable), directement à l'arrivée à l'aéroport de Téhéran.
Est-ce que c'est vrai et appliqué ?
Quelqu'un a utilisé cette "facilitation" ?
Est-ce que c'est vrai et appliqué ?
Quelqu'un a utilisé cette "facilitation" ?