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Coût d'un voyage entre Mopti et Gao? (Mali) English translation pending
je compte faire mopti, gao en fin d'année en pinasse.Connaissez vous le cout d'un tel voyages? les sites a visiter? les bonnes adresses? l' avez vous déjà fait? quels sont les personnes a contacter sur place? en bref plein de renseignements dont je suis preneur
merci a bientot
Ah, l’Afrique!: Namibie/Botswana en famille English translation pending
Ah, l’Afrique!
Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/
« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!
La carte de Namibie et le parcours

Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.
Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »
- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)
- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»
- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)
- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »
Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.
Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.

Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…
Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.
Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !
Le jour le plus long !
Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !
C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !
Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.
En piste !

La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.


Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.

Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary’s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.
Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.
Les dunes qui chantent

La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.

Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.

Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.

L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.

Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !

Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?

Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …

Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.


On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.
Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.


Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).
Naukluft et l’Olive Trail

Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.

Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.
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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.

5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.

Go to Walvis bay !
La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.

Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.

L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !
Walvis Bay : un havre de paix balnéaire
C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.
A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.

Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.


La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.


la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.


Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.
Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).

Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.

Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.


Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.

Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.


Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.

Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).



Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................
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Le Brandberg Ugab Camp
Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.

Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.
La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.

Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.
Les toilettes!
Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.

Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.
France - Allemagne dans le camping désert!
Aba Huab Camp
Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.

Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)

La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.

Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert
Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.

Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …

L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.
Purros : le village du bout du monde

Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.

Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.


Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?

L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...


Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.

Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !

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. La douche du camping!
Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.

Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.

Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.


Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?
Des éléphants dans le camping!
Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »
Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis.
Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet.
La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux.
Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois.
Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr.
Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous !
Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin.
Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers …
Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien.
Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses.
Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver.
C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.
Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes.
Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus.
Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit.
Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher.
En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente.
L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ».
Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ».
« Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture.
Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 .
Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…
Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !
Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perp��tuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ...
......
Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation.
Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba.
Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là.
En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif !
Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ». De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire … 
Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre …
Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable.
Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.
La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.
Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ».
A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). .......................................................
Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même.
De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour.
Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure … 
FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/
« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!
La carte de Namibie et le parcours

Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.
Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »
- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)
- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»
- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)
- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »
Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.
Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.

Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…
Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.
Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !
Le jour le plus long !
Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !
C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !
Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.
En piste !

La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.


Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.

Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary’s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.
Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.
Les dunes qui chantent

La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.

Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.

Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.

L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.

Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !

Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?

Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …

Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.


On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.
Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.


Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).
Naukluft et l’Olive Trail

Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.

Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.
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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.

5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.

Go to Walvis bay !
La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.

Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.

L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !
Walvis Bay : un havre de paix balnéaire
C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.
A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.

Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.


La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.


la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.


Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.
Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).

Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.

Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.


Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.

Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.


Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.

Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).



Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................
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Le Brandberg Ugab Camp
Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.

Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.
La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.

Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.
Les toilettes!Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.

Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.
France - Allemagne dans le camping désert!Aba Huab Camp
Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.

Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)

La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.

Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert
Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.

Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …

L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.
Purros : le village du bout du monde

Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.

Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.


Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?

L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...


Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.

Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !

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. La douche du camping!Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.

Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.

Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.


Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?
Des éléphants dans le camping!Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »
Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis.
Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet.
La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux.
Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois.
Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr.
Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous !
Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin.
Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers …
Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien.
Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses.
Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver.
C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes.
Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus.
Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit.
Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher.
En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente.
L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ».
Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ».
« Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture.
Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 .
Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !

Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perp��tuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ...
......
Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation.
Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba.
Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là.
En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif !
Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ». De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire … 
Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre …
Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable.
Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.
La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.
Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ».
A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). .......................................................
Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même.
De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour.
Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure … 
FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Destination en Europe du Nord pour l'été 2008? English translation pending
Bonjour,
Je compte peut-être partir en vacances dans le nord de l'Europe cet été avec un ami. Je souhaiterais avoir vos conseils sur quelques points précis: le choix de la destination: nous hésitons encore sur notre destination: Norvège, Suède, Finlande, Islande? C'est surtout le budget dont nous disposons qui nous guide! Lequel de ces pays vaut le plus le coup (fiancièrement et touristiquement parlant?) le budget à prévoir (hors billet d'avion): nous aimerions ne pas dépasser les 1000 euros chacun pour une dizaine voire une quinzaine de jours. J'ai lu que la vie est assez chère dans ces pays mais est-ce possible? l'hébergement: tente et sac de couchage semblent-ils une bonne solution, en particulier pour faire des économies? Le climat et les campings dans ces pays le permettent-ils? les transports: quel est le plus intéressant dans ces pays ? bus? train? location de voiture sans doute trop onéreuse? les circuits: avez-vous des circuits particulièrement intéressants à nous proposer dans l'un de ces pays, en sachant que nous sommes surtout à la recherche de nature et de grands espaces?
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient nous conseiller.
Guillaume
Je compte peut-être partir en vacances dans le nord de l'Europe cet été avec un ami. Je souhaiterais avoir vos conseils sur quelques points précis: le choix de la destination: nous hésitons encore sur notre destination: Norvège, Suède, Finlande, Islande? C'est surtout le budget dont nous disposons qui nous guide! Lequel de ces pays vaut le plus le coup (fiancièrement et touristiquement parlant?) le budget à prévoir (hors billet d'avion): nous aimerions ne pas dépasser les 1000 euros chacun pour une dizaine voire une quinzaine de jours. J'ai lu que la vie est assez chère dans ces pays mais est-ce possible? l'hébergement: tente et sac de couchage semblent-ils une bonne solution, en particulier pour faire des économies? Le climat et les campings dans ces pays le permettent-ils? les transports: quel est le plus intéressant dans ces pays ? bus? train? location de voiture sans doute trop onéreuse? les circuits: avez-vous des circuits particulièrement intéressants à nous proposer dans l'un de ces pays, en sachant que nous sommes surtout à la recherche de nature et de grands espaces?
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient nous conseiller.
Guillaume
Voyage en Irlande en janvier English translation pending
Bonsoir,
J'ai décidé de partir en Irlande en janvier. Je prends mon billet d'avion sur RyanAir tout naturellement, si je le prends maintenant il ne dépasse pas les 50 euros pour les dates que j'ai choisi. Pour infoormation je suis âgé de 20 ans et je pars seul. En effet je partirais du 10 au 14 janvier. Ensuite l'intérieur de mon voyage reste à decider. Je vais attérir à Dublin donc je pense déjà passé quelques jours à Dublin. Ensuite j'aimerais aller à Galway, voir le Connemara, Limerick, Killarney, Cork et Waterford. J'ai quelques questions. Me conseilleriez-vous le train ou le bus entre les villes ? Est-il nécessaire que je réserve les billets de transports avant d'être en Irlande ? Pour le logement je pense allier auberges de jeunesse and B&B pour pouvoir rencontrer des irlandais. Ayant eu une bonne experiences des auberges de jeunesses je pense que cela est une bonne solution. Et de par mon père les B&B sont très sympas chez l'habitant. Pensez-vous que cela est une bonne idée ?
Merci d'avance de répondre à mes questions. Kevin
J'ai décidé de partir en Irlande en janvier. Je prends mon billet d'avion sur RyanAir tout naturellement, si je le prends maintenant il ne dépasse pas les 50 euros pour les dates que j'ai choisi. Pour infoormation je suis âgé de 20 ans et je pars seul. En effet je partirais du 10 au 14 janvier. Ensuite l'intérieur de mon voyage reste à decider. Je vais attérir à Dublin donc je pense déjà passé quelques jours à Dublin. Ensuite j'aimerais aller à Galway, voir le Connemara, Limerick, Killarney, Cork et Waterford. J'ai quelques questions. Me conseilleriez-vous le train ou le bus entre les villes ? Est-il nécessaire que je réserve les billets de transports avant d'être en Irlande ? Pour le logement je pense allier auberges de jeunesse and B&B pour pouvoir rencontrer des irlandais. Ayant eu une bonne experiences des auberges de jeunesses je pense que cela est une bonne solution. Et de par mon père les B&B sont très sympas chez l'habitant. Pensez-vous que cela est une bonne idée ?
Merci d'avance de répondre à mes questions. Kevin
Koh Samet en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous, je laisse ce petit message afin d'eviter ques mes mesaventures ne vous arrive...
Nous avons été sur l'île de koh samet qui est magnifique par contre il faut que je vous informe sur une chose...
Ne vous loger pas au silversand!!!!!!!!!
En effet, je suis aller sur l'île pour la plage et le premier jour a été un enchainement de mauvaises surprises (à croire que le sort s'acharnait sur nous),
Arrivé sur banthip pier, là où vous devez prendre un bateau pour vous emener sur l'ile, vous vous faites harceler par 4 ou 5 thaïs qui vous force à prendre une reservation de chambre d'hôtel à 2200 bath minimum la nuit, ils vous font croire qu'il n'y a pas de guest house sur place et que tout est complet et qu'il ne reste que ça.
Ne vous faites pas avoir, vous trouverez des guest house et hotels avec des chambres à 1200 bath la nuit...
Bref, arrivé sur l'ile les taxis vous sautent dessus comme d'habitude, vous forcant a payer 400bath pour aller sur l'ile!!! c'est 30 bath par personne quand vous montez à plusieurs dans le taxi, car c'est des "taxi-bus" et si vous n'etes que 2 c'est 100bath par personne.
Bref on s'est rendu au silversand, un ensemble de bungalows avec beaucoup d'ambiance, quelques européens et de petits bungalows assez bien entretenus, le seul hic est que le soir de notre arrivée, nous sommes sortis prendre un verre au bar de l'hotel, et en 30 mn quelqu'un a forcé la porte de notre chambre pour y prendre notre pc portable une caméra vidéo et de l'argent...
le staff constate les faits mais ne s'en préoccupe pas plus que ça, je me demande même s'ils ne sont pas de mêche... les flics, pendant que je demandait a l'un d'eux comment je devais faire pour porter plainte et si l'hôtel prennait le probleme en charge, l'autre était parti prendre une bierre au bar...
Autant vous dire que nous étions vraiment en colère et heureusement ce bungalows beneficiait d'un coffre ou nous avions entreposer le reste de nos affaires, ce qui a sauvé nos passeports et le reste de notre argent.
Sur l'île en général vous trouverez peud e chambre avec des coffres et pour les bungalows prennez ceux qui se situe près de la réception sinon allez dans un hôtel ou guest house traditionnel où la réception peut voir qui rentre et qui sort.
voilà pour ma part, ça gacher les derniers jours de nos vacances en tout cas...
Bref, arrivé sur l'ile les taxis vous sautent dessus comme d'habitude, vous forcant a payer 400bath pour aller sur l'ile!!! c'est 30 bath par personne quand vous montez à plusieurs dans le taxi, car c'est des "taxi-bus" et si vous n'etes que 2 c'est 100bath par personne.
Bref on s'est rendu au silversand, un ensemble de bungalows avec beaucoup d'ambiance, quelques européens et de petits bungalows assez bien entretenus, le seul hic est que le soir de notre arrivée, nous sommes sortis prendre un verre au bar de l'hotel, et en 30 mn quelqu'un a forcé la porte de notre chambre pour y prendre notre pc portable une caméra vidéo et de l'argent...
le staff constate les faits mais ne s'en préoccupe pas plus que ça, je me demande même s'ils ne sont pas de mêche... les flics, pendant que je demandait a l'un d'eux comment je devais faire pour porter plainte et si l'hôtel prennait le probleme en charge, l'autre était parti prendre une bierre au bar...
Autant vous dire que nous étions vraiment en colère et heureusement ce bungalows beneficiait d'un coffre ou nous avions entreposer le reste de nos affaires, ce qui a sauvé nos passeports et le reste de notre argent.
Sur l'île en général vous trouverez peud e chambre avec des coffres et pour les bungalows prennez ceux qui se situe près de la réception sinon allez dans un hôtel ou guest house traditionnel où la réception peut voir qui rentre et qui sort.
voilà pour ma part, ça gacher les derniers jours de nos vacances en tout cas...
Carnet de route: voyage au Brésil avec un bébé English translation pending
Cet été nous sommes partis au brésil avec notre fille qui avait 15 mois.
Voici quelques infos qui pourront peut-être servir, vu les questions que je me posais avant de partir!
Notre trajet : Arrivée par la Guyane - Belem - Santarem et Alter do Chao - San Juan, les Lençois Maranhense et toute la côte jusqu'à Jericoacoara - Fortaleza - et retour par la Guyane.
1ere info: LE VACCIN DE LA FIEVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE Y COMPRIS POUR LE BEBE, et il faut ABSOLUMENT AVOIR SON livret jaune de VACCINATION INTERNATIONAL. Nous avons eu des soucis pour la première fois, alors que je suis allée 3 fois au Brésil avant sans qu'on ne me le demande jamais. Les autorités et les compagnies aériennes ne transigent pas;, surtout dans le nord.
1) nourriture : petits pots très difficiles à trouver (seulement dans les centres commerciaux de grandes villes, type San juan, ou les villes touristiques) et ils sont très cher (1, 5€ le pot de 130g...soit environ 3€ le repas). En revanche, pas de souci pour acheter légumes et viande et cuisiner dans les cuisines des hotels, ou se faire faire des purée et compotes (ces dernières, les brésiliens ne connaissent quasi pas) dans les resto (la plupart du temps c'est offert!!). Les hôtels en revanche facturent la purée pour un tarif proche des petits pots, mais c'est frais! LAIT: pas de souci, mais nous avions emmené du lait en poudre 2è age pour éviter de se poser de question. Sinon vous trouverez sur place du lait en poudre (mieux que lait de croissance pour le transport ça prend moins de place).
2) chaleur : no souci, emmenez un brumisateur et restez à l'ombre, mais nous on a bien été au soleil parfois et notre fille en a juste eu qqs couleurs, jamais de coup de soleil. C'est vrai qu'on a moins bronzé que les autres vacances...
3) la tente pop-up était SUPER PRATIQUE. mais attention, prévoir une petite semaine d'adaptation; notre fille a pleuré très fort les 2 premières nuits (la première elle a fini dans son lit et la tente hors de sa vue tellement elle n'en voulait pas..) Mais ensuite, elle est super pratique. On a fait du bâteau, déjeuné dans des petits restos de connaissances, et ça nous a permi de lui installer sa tente qui était un environnement connu dans différents endroits où elle n'aurait surement pas dormi sinon.
4) Jericoacoara : la plage n'était pas idéale pour un bébé au mois d'août, car il y avait beaucoup de vent. Dans l'eau c'était bien, mais sur la plage, elle pouvait être gênée. On n'a pas eu super chaud en dehors des horaires 10h-15h à vrai dire... Sinon question accès: on y est allés en buggy, elle a adoré! un bébé, dès que ça secoue, il adore... on es repartis en camion +:- pick-up, elle était avec mon mari en cabine, no souci. Quesiton sécurité, on avait pris une écharpe de portage qui nous a permi de l'attacher à nous dans tous ces moyens de transport un peu cahotique (petits bâteaux à moteur rapides, buggy, 4x4...)
5) SANTE : autres vaccins: hepatites A et B sont faisables chez le bébé, n'hésitez pas à demander conseil à votre pediatre ET l'institut pasteur. Pas de souci pour le traitement anti-pallu si besoin (malarone TB supportée) mais attention aux anti-moustiques : de nombreux contiennent du DEET ou qch comme ça qui est déconseillé chez les moins de 3 ans. Donc on a pris un produit avec un nom contenant "Cologne" ; Peut ête moins puissant, mais moins nocif; De toutes façons, il vaut mieux couvrir le bébé pour éviter les piqures. Notre fille était parmi les rares personnes à ne pas avoir été malade du voyage, et pourtant, elle mettait tout à la bouche!
6) couches : no souci, on en trouve partout dans les "pharmacies". En revanche, si le prix est OK, la qualité n'est pas bonne, donc il faut changer son bébé très souvent!!
7) Nous avons fait un voyage itinérant, et on avait donc peur que notre fille soit difficile à supporter dans les avions, avec des siestes irrégulières, voire quasi impossibles. En fait, elle dormait peu, par mini-siestes le plus souvent, et ça allait. Plus ça bougeait (bâteau rapides, buggy... plus elle dormait facilement! pour les longues heures d'avion, on lui donné de l'homéopathie la veille et pendant le voyage, ça l'a un peu calmée. L'écharpe de portage était pratique pour dans l'avion. Sinon pour le soir, on avait la poussette canne, INDISPENSABLE à mon sens. ça permet de "tenir" le bébé pendant des formalités comme l'enregistrement etc. Et de l'endormir pendant ou avant notre dîner et en profiter ensuite un peu!
NB: nous n'avions pas emmené assez de vêtements, donc on a passé nore temps à laver. un bébé ça sa e salit tout le temps, mais en vacances encore pire que d'habitude! Et en voyge itinérant, on n'a pas toujorus le temps de faire sécher. je conseille 2 tenues par jour au moins, en ajoutant qqs vêtements chauds pour les endroit avec clim.
Voilà, on a passé des vacances fantastiques, c'est vrai que, partant en groupe, on avait aussi des proches pour nous décharger parfois du bébé qui, après qqs jours, a adoré avoir pleins de gens gags qui n'attendait qu'a s'occuper d'elle!
N'hésitez pas si vous avez quelque question sur le Brésil touristique ou pratique!
Notre trajet : Arrivée par la Guyane - Belem - Santarem et Alter do Chao - San Juan, les Lençois Maranhense et toute la côte jusqu'à Jericoacoara - Fortaleza - et retour par la Guyane.
1ere info: LE VACCIN DE LA FIEVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE Y COMPRIS POUR LE BEBE, et il faut ABSOLUMENT AVOIR SON livret jaune de VACCINATION INTERNATIONAL. Nous avons eu des soucis pour la première fois, alors que je suis allée 3 fois au Brésil avant sans qu'on ne me le demande jamais. Les autorités et les compagnies aériennes ne transigent pas;, surtout dans le nord.
1) nourriture : petits pots très difficiles à trouver (seulement dans les centres commerciaux de grandes villes, type San juan, ou les villes touristiques) et ils sont très cher (1, 5€ le pot de 130g...soit environ 3€ le repas). En revanche, pas de souci pour acheter légumes et viande et cuisiner dans les cuisines des hotels, ou se faire faire des purée et compotes (ces dernières, les brésiliens ne connaissent quasi pas) dans les resto (la plupart du temps c'est offert!!). Les hôtels en revanche facturent la purée pour un tarif proche des petits pots, mais c'est frais! LAIT: pas de souci, mais nous avions emmené du lait en poudre 2è age pour éviter de se poser de question. Sinon vous trouverez sur place du lait en poudre (mieux que lait de croissance pour le transport ça prend moins de place).
2) chaleur : no souci, emmenez un brumisateur et restez à l'ombre, mais nous on a bien été au soleil parfois et notre fille en a juste eu qqs couleurs, jamais de coup de soleil. C'est vrai qu'on a moins bronzé que les autres vacances...
3) la tente pop-up était SUPER PRATIQUE. mais attention, prévoir une petite semaine d'adaptation; notre fille a pleuré très fort les 2 premières nuits (la première elle a fini dans son lit et la tente hors de sa vue tellement elle n'en voulait pas..) Mais ensuite, elle est super pratique. On a fait du bâteau, déjeuné dans des petits restos de connaissances, et ça nous a permi de lui installer sa tente qui était un environnement connu dans différents endroits où elle n'aurait surement pas dormi sinon.
4) Jericoacoara : la plage n'était pas idéale pour un bébé au mois d'août, car il y avait beaucoup de vent. Dans l'eau c'était bien, mais sur la plage, elle pouvait être gênée. On n'a pas eu super chaud en dehors des horaires 10h-15h à vrai dire... Sinon question accès: on y est allés en buggy, elle a adoré! un bébé, dès que ça secoue, il adore... on es repartis en camion +:- pick-up, elle était avec mon mari en cabine, no souci. Quesiton sécurité, on avait pris une écharpe de portage qui nous a permi de l'attacher à nous dans tous ces moyens de transport un peu cahotique (petits bâteaux à moteur rapides, buggy, 4x4...)
5) SANTE : autres vaccins: hepatites A et B sont faisables chez le bébé, n'hésitez pas à demander conseil à votre pediatre ET l'institut pasteur. Pas de souci pour le traitement anti-pallu si besoin (malarone TB supportée) mais attention aux anti-moustiques : de nombreux contiennent du DEET ou qch comme ça qui est déconseillé chez les moins de 3 ans. Donc on a pris un produit avec un nom contenant "Cologne" ; Peut ête moins puissant, mais moins nocif; De toutes façons, il vaut mieux couvrir le bébé pour éviter les piqures. Notre fille était parmi les rares personnes à ne pas avoir été malade du voyage, et pourtant, elle mettait tout à la bouche!
6) couches : no souci, on en trouve partout dans les "pharmacies". En revanche, si le prix est OK, la qualité n'est pas bonne, donc il faut changer son bébé très souvent!!
7) Nous avons fait un voyage itinérant, et on avait donc peur que notre fille soit difficile à supporter dans les avions, avec des siestes irrégulières, voire quasi impossibles. En fait, elle dormait peu, par mini-siestes le plus souvent, et ça allait. Plus ça bougeait (bâteau rapides, buggy... plus elle dormait facilement! pour les longues heures d'avion, on lui donné de l'homéopathie la veille et pendant le voyage, ça l'a un peu calmée. L'écharpe de portage était pratique pour dans l'avion. Sinon pour le soir, on avait la poussette canne, INDISPENSABLE à mon sens. ça permet de "tenir" le bébé pendant des formalités comme l'enregistrement etc. Et de l'endormir pendant ou avant notre dîner et en profiter ensuite un peu!
NB: nous n'avions pas emmené assez de vêtements, donc on a passé nore temps à laver. un bébé ça sa e salit tout le temps, mais en vacances encore pire que d'habitude! Et en voyge itinérant, on n'a pas toujorus le temps de faire sécher. je conseille 2 tenues par jour au moins, en ajoutant qqs vêtements chauds pour les endroit avec clim.
Voilà, on a passé des vacances fantastiques, c'est vrai que, partant en groupe, on avait aussi des proches pour nous décharger parfois du bébé qui, après qqs jours, a adoré avoir pleins de gens gags qui n'attendait qu'a s'occuper d'elle!
N'hésitez pas si vous avez quelque question sur le Brésil touristique ou pratique!
Goulding's lodge, monument valley: qui y est allé? English translation pending
Bonjour,
Que pensez-vous de cet hôtel? Les propriétaires sont-ils sérieux?
J'ai voulu faire une réservation depuis la page http://www.gouldings.com/english/lodge.htm Or, le lien pour réserver une chambre est le suivant: http://74.41.145.160/iqreservations
Il n'y a pas de https lorsqu'on arrive à l'étape pour taper les infos sur sa carte bleue, ça me paraît assez bizarre, qu'en pensez-vous?
Que pensez-vous de cet hôtel? Les propriétaires sont-ils sérieux?
J'ai voulu faire une réservation depuis la page http://www.gouldings.com/english/lodge.htm Or, le lien pour réserver une chambre est le suivant: http://74.41.145.160/iqreservations
Il n'y a pas de https lorsqu'on arrive à l'étape pour taper les infos sur sa carte bleue, ça me paraît assez bizarre, qu'en pensez-vous?
Avis sur itinéraire Paris-Côte d'Azur du 11 au 20 août 2007 English translation pending
Bon, me voilà décidée. Je parts visiter la côte d'Azure et Paris du 11 au 20 août. J'ai toutefois quelques questions, alors peut-être que quelqu'un pourra m'aider. J'arrive à Paris (Charle de Gaulle) et je reparts de Paris.
Je vais prendre la passe train de 3 jours (317CAN$) ou 5 jours(350$)Je sais pas encore.
J1-j2:visite de la ville lumière et Versailles
j3 trajet en train jusqu'à Marseille 1 dodo
j4 trajet Marseille Toulon 1 dodo
j5 trajet vers Canne visite et trajet jusqu'à Nice
j6 Nice visite de la ville
j7 trajet Nice Monaco (petit tour d'une journée dodo à Nice
j8 trajet Nice Paris
j9 départ pour Mtl
Question1 : J'ai le choix entre passer 9 jours ou 13 jours en France. Si je choisis le 13, que puis-je ajouter à mon étinéraire? du temps à Paris? Avignon?
Q.2 : est-ce que ça vaut la peine de prendre une passe de train de plusieurs jours?
Q.3 Comment faire pour me rendre au château de Versaille?
Q.4 S'il n'y a plus de place en auberge de jeunesse, y a-t-il d'autres options?(à noter que j'ai un minuscule budget)
Q.5 Dois-t-on tout réserver, nuitées et transports en avance pour ces dates?
Q.6 Y a-t-il des autocars (bus) qui relient Nice à Canne ou NIce à Monaco?(je veux épargner une journée sur ma passe de train).
Merci de bien vouloir m'aider😉.
Destination pour voyage à prix mini English translation pending
Tout d'abord, bonjour à tous 🙂, car ceci est mon premier post dans votre communautée.
Je m'autorise à poster après avoir survoler une bonne partie de ce forum, à la recherche d'informations qui pourraient m'être utile, et je suis surtout frappé par les expériences extraordinaires que certain d'entre vous vivent au travers de leurs voyages.
Je recherche une solution pour partir en voyage en juillet à l'étranger (je vais développer plus loin) à 2 personnes pour un prix ne dépassant pas (ou très peu) les 500 € par personne. Autant dire que je recherche l'impossible...
D'autant plus que je suis difficile, car je sais ce que je ne veux pas. Les hotêls clubs ne m'interessent pas. Je ne cherche pas des vacances pour me faire dorer la pilule au bord de la piscine, entre touristes, et où les seuls regards sur le pays hôte sont fait en sorties organisées.Au contraire, je recherche... De l'authenticité : En gros être autonome, dans des zones peu touristiques, ou nature ou population autoctone sont largement majoritaire. Du dynamisme : Sans aller jusqu'aux treks de folie, je vois mes vacances comme un savant mélange d'activité physique (rando, ...) et de farniente (pas glande, mais pouvoir prendre le temps de profiter d'une crique, d'un lac, d'une forêt, d'une visite). Du dépaysement : La destination sera l'étranger. Nouvelle langue, nouvelle culture, ... sont des choses que j'aimerais découvrir. Cependant, je souhaite rester dans une zone ou la météo est clémente en cette période de l'année, et si possible ou des baignades sont possibles (soit mer, soit lacs...).J'ai fait de nombreuses recherches sur internet, et j'ai trouver un peu de tout, mais souvent au dessus de mes tarifs, et souvent des voyages trops "pris par la main". Nous ne sommes pas très difficile côté logement car plutot habitué au camping (lors de vacance en France).
C'est pourquoi je me tourne vers vous, afin de savoir ce qui est le plus interressant : Passer par une agence de tourisme, et dans ces cas là, avez vous des adresses ? Reserver séparément le vol, le logement, et la logistique ?Comme je l'ai déjà dit, je pense chercher l'impossible 🤪, mais sait-on jamais, je ne pense pas être le seul dans ce cas. Puis je sais qu'avec mon budget, la destination ne sera pas lointaine, mais même proche, cela reste cher (îles mediterranéennes, croatie, maroc, ...).
Merci d'avance pour tous les tuyaux que vous me donnerez !! 😉
Je recherche une solution pour partir en voyage en juillet à l'étranger (je vais développer plus loin) à 2 personnes pour un prix ne dépassant pas (ou très peu) les 500 € par personne. Autant dire que je recherche l'impossible...
D'autant plus que je suis difficile, car je sais ce que je ne veux pas. Les hotêls clubs ne m'interessent pas. Je ne cherche pas des vacances pour me faire dorer la pilule au bord de la piscine, entre touristes, et où les seuls regards sur le pays hôte sont fait en sorties organisées.Au contraire, je recherche... De l'authenticité : En gros être autonome, dans des zones peu touristiques, ou nature ou population autoctone sont largement majoritaire. Du dynamisme : Sans aller jusqu'aux treks de folie, je vois mes vacances comme un savant mélange d'activité physique (rando, ...) et de farniente (pas glande, mais pouvoir prendre le temps de profiter d'une crique, d'un lac, d'une forêt, d'une visite). Du dépaysement : La destination sera l'étranger. Nouvelle langue, nouvelle culture, ... sont des choses que j'aimerais découvrir. Cependant, je souhaite rester dans une zone ou la météo est clémente en cette période de l'année, et si possible ou des baignades sont possibles (soit mer, soit lacs...).J'ai fait de nombreuses recherches sur internet, et j'ai trouver un peu de tout, mais souvent au dessus de mes tarifs, et souvent des voyages trops "pris par la main". Nous ne sommes pas très difficile côté logement car plutot habitué au camping (lors de vacance en France).
C'est pourquoi je me tourne vers vous, afin de savoir ce qui est le plus interressant : Passer par une agence de tourisme, et dans ces cas là, avez vous des adresses ? Reserver séparément le vol, le logement, et la logistique ?Comme je l'ai déjà dit, je pense chercher l'impossible 🤪, mais sait-on jamais, je ne pense pas être le seul dans ce cas. Puis je sais qu'avec mon budget, la destination ne sera pas lointaine, mais même proche, cela reste cher (îles mediterranéennes, croatie, maroc, ...).
Merci d'avance pour tous les tuyaux que vous me donnerez !! 😉
Itinéraire Death Valley - Yosemite English translation pending
Bonjour, je monte mon voyage pour cet été, j'ai un souci de parcours ...
Après Death Valley, pour rejoindre Yosemite: les itinéraires nous proposent par le sud et faire escale à Bakersfield (ou Visalia): l' intérêt est de pouvoir ensuite visiter Sequoia Park en montant vers Yosemite. La 2ème possibilité est de passer par l' est et faire escale à Mammoth Lakes mais le passage par Sequoia park ne sera plus possible.
Quel est selon vous le meilleur itinéraire (avec des enfants de 7 - 13 et 15 ans) pour allier le mieux l' intérêt des paysages et visites en opposition avec la durée (longue) du parcours. Nous aurons en suite 1 journée pleine sur Yosemite avant de repartir sur San Francisco...
Îles Perhentian avec enfants de 2 et 4 ans (Malaisie) English translation pending
Bon, après la Thaïlande, me voici -déjà prête pour un nouveau départ- à la recherche d'infos sur la Malaisie (péninsulaire, à priori) .
J'ai lu des tas de récits, de blogs sur les Iles Perhentians, qui semblent assez fabuleuses...
Pensez-vous que cela puisse nous convenir, à nous et nos petits, sachant que nous ne plongerons pas, au mieux nous ferons du snorkeling depuis la plage, car nos enfants ne pourraient évidemment pas nous suivre...
J'ai également lu qu'on pouvait faire une mini ballade dans la jungle...même avec un tout petit?
Dernière question, concernant la sécurité:ces îles sont-elles désertes au point de ne pas avoir un dispensaire ou assimillé, pour la prise en charge de la bobologie, parce qu'avec un marmot qui crapahute comme le mien, ça me rassurerait...sinon, faudra que je l'habille en combi de polystyrène, et il risque d'avoir chaud😛
J'ai une toute dernière question, mais faudra pas se moquer...quelqu'un peut-il me dire si ces gros Varants (que j'ai découverts sur les blogs) peuvent être aggressifs?(c'est le père qui flippe, et pour lui, pas pour ses enfants...)
Merci à tous de bien vouloir m'éclairer, je n'attends plus que vos avis pour acheter les billets!
J'ai une toute dernière question, mais faudra pas se moquer...quelqu'un peut-il me dire si ces gros Varants (que j'ai découverts sur les blogs) peuvent être aggressifs?(c'est le père qui flippe, et pour lui, pas pour ses enfants...)
Merci à tous de bien vouloir m'éclairer, je n'attends plus que vos avis pour acheter les billets!
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps English translation pending
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps
Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
Choix d'un camping-car pour une famille de routards English translation pending
Bonjour à tous et à toute !
Marion et moi, nous avons toujours voyagé plutôt "routard" : moyen de transport locaux, petits hôtels sans confort, recherche du contact avec les gens sur place. Vous imaginez... On a fait un tour du monde en 2001 (http://www.mauvaisetroupe.com) et on compte bien remettre cela d’ici quelques années.
Sauf que depuis 2001, il y a eu 3 petits monstres qui remplissent bien notre vie : une fille de 3 ans et demi, et deux garçons de 2 ans et... 10 jours!!
Bref, en attendant que tout le monde soit capable de porter un sac à dos et qu’on reparte tous en utilisant les trains en Inde, les bus boliviens ou les camions au Laos, on n’a pas envie de rester à la maison...
D’où l’idée de partir en camping car. Le but serait de commencer rapidement par des voyages en Europe, puis d’ici quelques années (quand le dernier aura 3 ou 4 ans) de faire un gros voyage. Du style - pour ceux qui ont vu - de celui de cette famille dans Zone Interdite cette semaine.
Le problème c’est que nous ne connaissons absolument rien en camping-car ! D’où mes questions : Quel type de camping car ? Camping car ou fourgonnette aménagée (on est 5) ? Moteur ? 4 x 4 (pour les routes défoncées du Cambodge, pour sortir des routes goudronnées) ?
Si quelqu’un a une expérience à partager, un site à nous faire connaître, ou autre, qu’il n’hésite pas à nous contacter. Notre courrier électronique : "nous2 CHEZ mauvaisetroupe POINT com" (ou passer par notre site...)
Merci d’avance
Lionel
PS : Quelqu'un connait le modèle et la marque du camping car de la famille de routards dans l'émisison de M6 de cette semaine ???
Marion et moi, nous avons toujours voyagé plutôt "routard" : moyen de transport locaux, petits hôtels sans confort, recherche du contact avec les gens sur place. Vous imaginez... On a fait un tour du monde en 2001 (http://www.mauvaisetroupe.com) et on compte bien remettre cela d’ici quelques années.
Sauf que depuis 2001, il y a eu 3 petits monstres qui remplissent bien notre vie : une fille de 3 ans et demi, et deux garçons de 2 ans et... 10 jours!!
Bref, en attendant que tout le monde soit capable de porter un sac à dos et qu’on reparte tous en utilisant les trains en Inde, les bus boliviens ou les camions au Laos, on n’a pas envie de rester à la maison...
D’où l’idée de partir en camping car. Le but serait de commencer rapidement par des voyages en Europe, puis d’ici quelques années (quand le dernier aura 3 ou 4 ans) de faire un gros voyage. Du style - pour ceux qui ont vu - de celui de cette famille dans Zone Interdite cette semaine.
Le problème c’est que nous ne connaissons absolument rien en camping-car ! D’où mes questions : Quel type de camping car ? Camping car ou fourgonnette aménagée (on est 5) ? Moteur ? 4 x 4 (pour les routes défoncées du Cambodge, pour sortir des routes goudronnées) ?
Si quelqu’un a une expérience à partager, un site à nous faire connaître, ou autre, qu’il n’hésite pas à nous contacter. Notre courrier électronique : "nous2 CHEZ mauvaisetroupe POINT com" (ou passer par notre site...)
Merci d’avance
Lionel
PS : Quelqu'un connait le modèle et la marque du camping car de la famille de routards dans l'émisison de M6 de cette semaine ???
Hébergement en Alberta et Colombie-Britannique cet été English translation pending
Bonjour à tous!
Mon voyage se rapproche, je pars le 16/06 pour vancouver et vers les rocheuses, pour revenir le 2/7.
Malgré un avis rassurant d'un des membre, j'angoisse pour l'hébergement à banff, jasper et sur l'ile de vancouver, où je n'ai pas réservé à l'avance. (j'ai regardé le site officiel de camping à banff, et le camping de Lake Louise est déjà overbooké!
Je n'ai réservé que la premiere nuit à vancouver et les 4 dernières nuits.
Croyez-vous que ce sera la galère pour s'héberger à tarif raisonnable (max. 80 cad/nuit) ?
Sachant que je pars avec une toile de tente, pour avoir toutes les possibilités, bien que je ne souhaite pas passer toutes mes nuits en camping.
D'avance merci de vos avis éclairés, au cas où il faudrait que je réserve...
Autre chose : pour la boucle vancouver-rocheuses-vancouver, je compte monter via KELOWNA (étape) pour atteindre Banff, et ensuite repartir de Jasper via Kamloops .
Si vous avez des suggestions....
Merci,
Olivier
Mon voyage se rapproche, je pars le 16/06 pour vancouver et vers les rocheuses, pour revenir le 2/7.
Malgré un avis rassurant d'un des membre, j'angoisse pour l'hébergement à banff, jasper et sur l'ile de vancouver, où je n'ai pas réservé à l'avance. (j'ai regardé le site officiel de camping à banff, et le camping de Lake Louise est déjà overbooké!
Je n'ai réservé que la premiere nuit à vancouver et les 4 dernières nuits.
Croyez-vous que ce sera la galère pour s'héberger à tarif raisonnable (max. 80 cad/nuit) ?
Sachant que je pars avec une toile de tente, pour avoir toutes les possibilités, bien que je ne souhaite pas passer toutes mes nuits en camping.
D'avance merci de vos avis éclairés, au cas où il faudrait que je réserve...
Autre chose : pour la boucle vancouver-rocheuses-vancouver, je compte monter via KELOWNA (étape) pour atteindre Banff, et ensuite repartir de Jasper via Kamloops .
Si vous avez des suggestions....
Merci,
Olivier
Voyage d'un an aux Amériques à quatre English translation pending
Bonjour à tous,
cela fait quelques semaines que l'idée à germer, surtout àprès un retour d'un voyage de 15 jours au costa rica qui nous a paru frustrant car trop court, pas le temps de s'arrêter, de profiter de certains sites, de certaines ambiances de gens formidables ...., envie aussi de profiter de ces moments en famille pour élargir notre vision (et celle de nos enfants ) du monde et de ces habitants Après avoir lu plusieurs discussion sur le forum, avoir visiter de nombreux sites de familles ayant vécu une expérience d'un an sur ce continent, cela parait maintenant évident, il faut le faire !!!, en profiter pendant que les enfants sont encore à l'école primaire. Nous aimerions pouvoir discuter de vives voix avec des personnes ou des familles ayant vécu une expérience d'un long périple en amérique afin de discuter de ce qu'il faut ou ne faut pas faire. La durée de préparation nécéssaire et plein de conseils afin de matérialiser un peu plus notre rêve.
merci à tous
cela fait quelques semaines que l'idée à germer, surtout àprès un retour d'un voyage de 15 jours au costa rica qui nous a paru frustrant car trop court, pas le temps de s'arrêter, de profiter de certains sites, de certaines ambiances de gens formidables ...., envie aussi de profiter de ces moments en famille pour élargir notre vision (et celle de nos enfants ) du monde et de ces habitants Après avoir lu plusieurs discussion sur le forum, avoir visiter de nombreux sites de familles ayant vécu une expérience d'un an sur ce continent, cela parait maintenant évident, il faut le faire !!!, en profiter pendant que les enfants sont encore à l'école primaire. Nous aimerions pouvoir discuter de vives voix avec des personnes ou des familles ayant vécu une expérience d'un long périple en amérique afin de discuter de ce qu'il faut ou ne faut pas faire. La durée de préparation nécéssaire et plein de conseils afin de matérialiser un peu plus notre rêve.
merci à tous
Pérou en septembre, logement à Lima et trek (Choquequirau) English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir vadrouillé en Italie, en Irlande et en Croatie, j'ai décidé de partir un peu plus loin... Je pars avec mon cher et tendre trois semaines au Pérou en septembre, et j'ai déjà trouvé plein d'infos sur le forum, mais j'ai encore quelques petites questions qui me taraudent... Je sais que Lima est une vilel dangereuse, mais y a-il des choses à éviter particulièrement (à part toutes les choses de bon sens, comme ne pas se balader avec le camescope dernier cri ou exhiber ses billets de 100 dollars...) ? Auriez-vous une adresse sympa et pas trop chère à me conseiller (genre auberge de jeunesse ou petit hôtel dans un quartier qui ne craigne pas trop...) ? Autre question : on aurait bien fait un trek dans le sud, mais visiblement le Chemin de l'Inca est très fréquenté... Est-ce qu'il faut être super entraîné physiquement pour un trek comme le Choquequuirau ? Est-ce qu'il y en a un plus simple ? Et enfin, est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le détour pour passer par Nazca ?
Tous les autres bons plans sont les bienvenus, évidemment...
Merci pour vos réponses, bon voyage à vous !!!
Après avoir vadrouillé en Italie, en Irlande et en Croatie, j'ai décidé de partir un peu plus loin... Je pars avec mon cher et tendre trois semaines au Pérou en septembre, et j'ai déjà trouvé plein d'infos sur le forum, mais j'ai encore quelques petites questions qui me taraudent... Je sais que Lima est une vilel dangereuse, mais y a-il des choses à éviter particulièrement (à part toutes les choses de bon sens, comme ne pas se balader avec le camescope dernier cri ou exhiber ses billets de 100 dollars...) ? Auriez-vous une adresse sympa et pas trop chère à me conseiller (genre auberge de jeunesse ou petit hôtel dans un quartier qui ne craigne pas trop...) ? Autre question : on aurait bien fait un trek dans le sud, mais visiblement le Chemin de l'Inca est très fréquenté... Est-ce qu'il faut être super entraîné physiquement pour un trek comme le Choquequuirau ? Est-ce qu'il y en a un plus simple ? Et enfin, est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le détour pour passer par Nazca ?
Tous les autres bons plans sont les bienvenus, évidemment...
Merci pour vos réponses, bon voyage à vous !!!
Two Quebecers Attempting Mount Meru
In 2015, for my 50th birthday, my daughter and I went to Kenya and Tanzania for a safari. Ten years later, for my 60th, a new African adventure: returning to Tanzania, this time to attempt the ascent of Mount Meru.
After watching documentaries and films about Everest climbers, I’ve always been drawn to the idea of experiencing something like that. I’m impressed by those who risk their lives just to chase their dreams and push their limits (my partner would say they’re crazy). I’ve never pretended I could climb the roof of the world. My sights were set on Kilimanjaro instead. But when my daughter planned our adventure, she lowered my ambitions by a few meters by choosing Meru—and I get it. We’re both very active, but we’re not seasoned athletes. And our mountains in Quebec, as beautiful as they are, don’t offer the chance to climb very high to test our endurance against the lack of oxygen.
So, to prepare physically, I worked my 60-year-old legs daily by walking and climbing small hills near home. As for altitude sickness, I’ll have to trust my system and my old lungs, but it still stresses me out. The departure is approaching, and there’s no turning back—I tell myself that at worst, I’ll have tried.
February 2nd, departure day. We leave Montreal on an Air France flight as scheduled. Luckily, because we were worried, our flight times were delayed, and our layover at CDG will be tight. After a 6.5-hour flight to Paris, no messing around—we have just enough time to sit for about thirty minutes before boarding another 8.5-hour flight to Zanzibar, still with Air France. In Zanzibar, we stay on the plane while pale-faced passengers disembark, replaced by sun-kissed travelers (it’s sunny and warm in Zanzibar). We then take a short flight to Kilimanjaro Airport, our final destination. Exhausted but happy to step off the big metal bird, a driver from the agency we chose (Soaring Flamingo) waits to take us to our hotel, the Tulia in Arusha. It’s 2 AM when we finally collapse onto the mattress. Tomorrow, we’ll spend the day recovering from the sleepless flight, relaxing by a murky pool in a beautiful flower-filled courtyard, surrounded by palm trees and the everyday sounds of Africa. At that moment, I feel privileged to share this experience with my daughter, and I think about the mountain that awaits us.
To be continued...
After watching documentaries and films about Everest climbers, I’ve always been drawn to the idea of experiencing something like that. I’m impressed by those who risk their lives just to chase their dreams and push their limits (my partner would say they’re crazy). I’ve never pretended I could climb the roof of the world. My sights were set on Kilimanjaro instead. But when my daughter planned our adventure, she lowered my ambitions by a few meters by choosing Meru—and I get it. We’re both very active, but we’re not seasoned athletes. And our mountains in Quebec, as beautiful as they are, don’t offer the chance to climb very high to test our endurance against the lack of oxygen.
So, to prepare physically, I worked my 60-year-old legs daily by walking and climbing small hills near home. As for altitude sickness, I’ll have to trust my system and my old lungs, but it still stresses me out. The departure is approaching, and there’s no turning back—I tell myself that at worst, I’ll have tried.
February 2nd, departure day. We leave Montreal on an Air France flight as scheduled. Luckily, because we were worried, our flight times were delayed, and our layover at CDG will be tight. After a 6.5-hour flight to Paris, no messing around—we have just enough time to sit for about thirty minutes before boarding another 8.5-hour flight to Zanzibar, still with Air France. In Zanzibar, we stay on the plane while pale-faced passengers disembark, replaced by sun-kissed travelers (it’s sunny and warm in Zanzibar). We then take a short flight to Kilimanjaro Airport, our final destination. Exhausted but happy to step off the big metal bird, a driver from the agency we chose (Soaring Flamingo) waits to take us to our hotel, the Tulia in Arusha. It’s 2 AM when we finally collapse onto the mattress. Tomorrow, we’ll spend the day recovering from the sleepless flight, relaxing by a murky pool in a beautiful flower-filled courtyard, surrounded by palm trees and the everyday sounds of Africa. At that moment, I feel privileged to share this experience with my daughter, and I think about the mountain that awaits us.
To be continued...
Road trip en camping-car Ouest canadien + Yellowstone en juin-juillet English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants (11 et 15 ans). Nous voulons faire l’Ouest Canadien en juin juillet 2020 (à partir du 15/06 idéalement 22/06)
Les enfants aiment faire des randos, nous avons déjà fait l’Ouest américain en 2016 avec les grands parcs nationaux. Nous préférons explorer les parcs via les randonnées plutôt que les points de vue du parking.
Nous passons une journée sur Montréal pour faire un retour aux sources et revoir des amis. (1 année d'expatriation à Montréal 2015)
Nous choisissons le camping car avec un itinéraire sans boucle (avec option de le rendre dans une autre ville). Nous le prenons au Canada (Vancouver – Calgary), mais nous sommes ouverts à le prendre aux USA (Seattle – Bozeman).
voici le 1er parcours proposé:
J1 décollage de Paris- arrivée à Montréal - Nuit à Montréal J2 décollage de Montréal - découverte de Vancouver Nuit à Vancouver J3 visite Vancouver Nuit à Vancouver J4 prise du camping-car + ferry vers Victoria (4h) + visite Nuit à Victoria J5 visite Victoria (jardins butchards +Musée) Nuit à Victoria J6 route vers Ucluelet (4h) + wild pacific trail Nuit à Ucluelet J7 rainforest trail + shooner cove trail + long beach+ Tofino Nuit à Ucluelet J8 cathedrale grove (1h) + route vers nanaimo (3h) + visite alentours Nuit à Nanaimo J9 ferry (4h) + route vers Kamloops (8h) ou Wells gray (9h30) Nuit à Kamloops ou WG J10 Route vers Wells gray (1h30) si J9 Nuit à kamloops+ visite WG Nuit à Wells gray J11 rando WELLS GRAY (4-5 h) trophy meadows Nuit à Wells gray J12 Route vers mont Robson (2h30) -rando kinney lake (4h) +Route vers Jasper (1h) + visite Jasper Nuit à Jasper J13 5h de rando sulphur skyline trail + Miette Hot Springs Nuit à Jasper J14 5h de rando lac maligne et canyon maligne+ lac medicine Nuit à Jasper J15 visite Jasper si pas le tps en J12+ Whistlers Mountain (hike ou skytram) Nuit à Jasper J16 route Icefield parkway 6h avec arrêts dont Parker Ridge Trail (2h30) Nuit à Yoho J17 rando lac O'HARA (6-7h)+ Takakkaw Falls Nuit à Yoho J18 rando lac Emerald (2h) + Lac Moraine (Sentinel ou Consolation lakes) Nuit à Lac Louise J19 rando 5 h plaine des 6 glaciers (lac LOUISE)+ lac vermillon Nuit à Banff J20 rando johnston canyon (4h) + minnewanka + visite Banff Nuit à Banff J21 rando sunshine meadows (4h) + sulfur Banff gondola?+ upper hot springs Nuit à Banff J22 cave and basin (2h)+ route vers calgary (1h30)+ Stampede Nuit à Calgary J23 route vers Lacs Waterton (2h+1h30) + Head-Smashed-In Buffalo Jump(2-3h) + visite Waterton centre Nuit à Waterton J24 départ matinal à 6h pour route vers Mammoth Hot Springs (8h) + visite Nuit à Yellowstone J25 départ Old faithful (Midway Geyser Basins, Upper Geyser, Black Sand) Nuit à Yellowstone J26 restant visite J25+ west thumb geyser + Lake Yellowstone area Nuit à Yellowstone J27 visite mud volcano area (1h) + canyon Yellowstone (3h) Nuit à Yellowstone J28 route vers Calgary (11h) Nuit vers Calgary
J29 rendre le camping-car (le matin) et retour Paris
Le départ du voyage peut se faire de Vancouver ou de Calgary, mais nous essayons de voir pour la Stampede du 3 au 12/07. Est-ce que ça vaut vraiment le détour en sachant que nous avons fait une soirée rodéo à Bryce Canyon ? Nous cherchons à intégrer Yellowstone tout en ne dépassant pas 4 semaines (voir moins) et quand même prendre le temps d’explorer. N’est-ce pas trop ambitieux de l’intégrer ? Que proposez-vous au mieux pour pouvoir le faire ? Des sites à supprimer ? L’île de Vancouver vaut-elle vraiment le détour pour le Pacific Rim Trail et Victoria ? car cela prend 2 traversées en ferry pour seulement 5 jours. La route highway 99 (Sea To The Sky) a-t-elle un sens à privilégier ? (de Vancouver à Wells Gray ou inversement) On envisagerait de faire la route en une seule journée jusque Clearwater, est-ce envisageable sachant que des sites comme Brackendale (rassemblement d’aigle à tête blanche) et Historic Hat Creek avaient retenu notre attention. Sinon, quelle ville étape à privilégier entre Whistler, Lillooet ou Kamloops
Merci d'avance pour tous avis et propositions d'avance.
voici le 1er parcours proposé:
J1 décollage de Paris- arrivée à Montréal - Nuit à Montréal J2 décollage de Montréal - découverte de Vancouver Nuit à Vancouver J3 visite Vancouver Nuit à Vancouver J4 prise du camping-car + ferry vers Victoria (4h) + visite Nuit à Victoria J5 visite Victoria (jardins butchards +Musée) Nuit à Victoria J6 route vers Ucluelet (4h) + wild pacific trail Nuit à Ucluelet J7 rainforest trail + shooner cove trail + long beach+ Tofino Nuit à Ucluelet J8 cathedrale grove (1h) + route vers nanaimo (3h) + visite alentours Nuit à Nanaimo J9 ferry (4h) + route vers Kamloops (8h) ou Wells gray (9h30) Nuit à Kamloops ou WG J10 Route vers Wells gray (1h30) si J9 Nuit à kamloops+ visite WG Nuit à Wells gray J11 rando WELLS GRAY (4-5 h) trophy meadows Nuit à Wells gray J12 Route vers mont Robson (2h30) -rando kinney lake (4h) +Route vers Jasper (1h) + visite Jasper Nuit à Jasper J13 5h de rando sulphur skyline trail + Miette Hot Springs Nuit à Jasper J14 5h de rando lac maligne et canyon maligne+ lac medicine Nuit à Jasper J15 visite Jasper si pas le tps en J12+ Whistlers Mountain (hike ou skytram) Nuit à Jasper J16 route Icefield parkway 6h avec arrêts dont Parker Ridge Trail (2h30) Nuit à Yoho J17 rando lac O'HARA (6-7h)+ Takakkaw Falls Nuit à Yoho J18 rando lac Emerald (2h) + Lac Moraine (Sentinel ou Consolation lakes) Nuit à Lac Louise J19 rando 5 h plaine des 6 glaciers (lac LOUISE)+ lac vermillon Nuit à Banff J20 rando johnston canyon (4h) + minnewanka + visite Banff Nuit à Banff J21 rando sunshine meadows (4h) + sulfur Banff gondola?+ upper hot springs Nuit à Banff J22 cave and basin (2h)+ route vers calgary (1h30)+ Stampede Nuit à Calgary J23 route vers Lacs Waterton (2h+1h30) + Head-Smashed-In Buffalo Jump(2-3h) + visite Waterton centre Nuit à Waterton J24 départ matinal à 6h pour route vers Mammoth Hot Springs (8h) + visite Nuit à Yellowstone J25 départ Old faithful (Midway Geyser Basins, Upper Geyser, Black Sand) Nuit à Yellowstone J26 restant visite J25+ west thumb geyser + Lake Yellowstone area Nuit à Yellowstone J27 visite mud volcano area (1h) + canyon Yellowstone (3h) Nuit à Yellowstone J28 route vers Calgary (11h) Nuit vers Calgary
J29 rendre le camping-car (le matin) et retour Paris
Le départ du voyage peut se faire de Vancouver ou de Calgary, mais nous essayons de voir pour la Stampede du 3 au 12/07. Est-ce que ça vaut vraiment le détour en sachant que nous avons fait une soirée rodéo à Bryce Canyon ? Nous cherchons à intégrer Yellowstone tout en ne dépassant pas 4 semaines (voir moins) et quand même prendre le temps d’explorer. N’est-ce pas trop ambitieux de l’intégrer ? Que proposez-vous au mieux pour pouvoir le faire ? Des sites à supprimer ? L’île de Vancouver vaut-elle vraiment le détour pour le Pacific Rim Trail et Victoria ? car cela prend 2 traversées en ferry pour seulement 5 jours. La route highway 99 (Sea To The Sky) a-t-elle un sens à privilégier ? (de Vancouver à Wells Gray ou inversement) On envisagerait de faire la route en une seule journée jusque Clearwater, est-ce envisageable sachant que des sites comme Brackendale (rassemblement d’aigle à tête blanche) et Historic Hat Creek avaient retenu notre attention. Sinon, quelle ville étape à privilégier entre Whistler, Lillooet ou Kamloops
Merci d'avance pour tous avis et propositions d'avance.
Itinéraire Colorado - Utah en août English translation pending
Bonsoir,
le virus ne passe pas, je repars pour un 6ème trip dans ces coins là !!!
J'ai visité les grands classiques (sauf Mesa Verde et Great Sand Dunes), donc je pars sur des lieux parcourus, mais dans des endroits que je ne connais pas.
J'ai perdu à la loterie de The Wave, mais je vais à Kanab, donc j'espère ...
Mon idée est de pas mal randonner.
Voici mon parcours, avec les hôtels.
Si quelqu'un a un avis, je suis preneur, notamment pour la fin où j'ai un peu galéré. Il y a quelquefois des journées avec des OU (suivant le temps, The Wave, etc …). J'ai compté 4500 km, c'est pas mal certes, mais conduire est un vrai plaisir, même après une randonnée.
Bonne lecture
a+
Jour 1 : Lyon – Denver Mercredi 24 Juillet : Long vol Nuit à l’hôtel La Quinta Inn by Wyndham DENVER Aurora
Jour 2: Denver – Colorado Springs Jeudi 25 Juillet : Paint Mines Interpretive Park - Air Force Academy Colorado - Garden of The Gods Nuit à l’hôtel Rainbow Lodge and Inn
Jour 3: Colorado Springs - Alamosa Vendredi 26 Juillet : Red Rock Canyon – Ufowatchtower - Great Sands Dunes NP Nuit à l’hôtel The Sunset Inn
Jour 4: Alamosa - Durango Samedi 27 Juillet : Antonito : Cano's Casttle et Indiana Jone's Home - Bachelor Loop - North Clear Creek Falls - Treasure Falls Nuit à l’hôtel Econo Lodge Inn & Suites
Jour 5: Durango Dimanche 28 Juillet : Journée activité organisée : Raft sur la rivière Animas River et train touristique vers (ou depuis) Silverton – Découverte du village Nuit à l’hôtel Econo Lodge Inn & Suites
Jour 6: Durango - Cortez Lundi 29 Juillet : Journée de randonnées et de points de vue dans ce parc consacré aux indiens Anasazis (Montezuma Valley Overlook - Park Point Overlook - Step House Trail - Cedar Tree Tower Overlook - Spruce Tree House Trail - Musée Chapin Mesa - Square Tower House - Sun Point Overlook - Sun Temple - Cliff Palace Overlook - Hemenway House - Soda Canyon Trail ) Nuit à l’hôtel Days Inn by Wyndham
Jour 7: Cortez – Mexican Hat Mardi 30 Juillet : Four Corners –Natural Bridges National Monument :Petites randonnées vers Sipapu Bridge et Owachomo Bridge - Muley Point Overlock, - Mocky Dugway - Valley of the gods - Nuit à l’hôtel San Juan Inn
Jour 8: Mexican Hat - Kanab Mercredi 31 Juillet : Navajo National Monument Marble Canyon et Navajo Bridge - Lee’s Ferry – Randonnée Catédral Wash Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 9: Kanab Jeudi 1 Août : Rendez vous au tirage au sort de la loterie pour The Wave Randonnée dans le site de Edmaier’s Secret - Randonnée dans le site de White Valley Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 10: Kanab Vendredi 2 Août : Randonnée dans le site de Buckskin Gulch et Wire Pass - Randonnée dans le site de Paria Movie Set Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB OU
Randonnée dans le site fantastique de The Wave Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 11: Kanab - Escalante Samedi 3 Août : Cottonwood Road –Hackberry Canyon pour Yellow Rock - Narrows - Grovesnor Arch - Kodachrome Basin State Park (Scénic Drive –Chimley Rock -Shakespeare Arch Trailhead )– Mossy cave Nuit à l’hôtel Circle D Motel OU
Red Rock Canyon - Mossy cave - Kodachrome Basin State Park (Scénic Drive –Chimley Rock le symbole du parc –Shakespeare Arch Trailhead - Bull Valley Gorge ) Nuit à l’hôtel Circle D Motel
Jour 12: Escalante - Torrey Dimanche 4 Août : Broken Bow Arch - Peek a Boo Canyon et Spooky Gulch - Devil’s Garden Nuit à l’hôtel Broken Spur Inn & Steakhouse OU
Lower Calf Creek Falls- Strike Valley Overlock Nuit à l’hôtel Broken Spur Inn & Steakhouse
Jour 13: Torrey - Hanksville Lundi 5 Août : Chimney Rock trail - Panorama Point et Goosenecks Overlook - Oasis de Fruita - Cohab Canyon trailhead - Scénic Drive de Capitol Reef - Hickman Bridge Trail - Arrêt photo à Behunin Cabin – Piste Coal Mine road pour voir Factory Butte et Moonscape Overlock – Nuit à l’hôtel Whispering Sands Motel
Jour 14: Hanksville - Moab Mardi 6 Août : Goblin Valley - Little Wild Horse Canyon –Cristal Geyser - Sego Canyon Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 15: Moab Mercredi 7 Août : Mesa Arch - Green River Overloock - Shafer Trail puis Potash road (Arrêts à Gooseneck Overlook, Musselman Arch, Thelma & Louise point ) - Corona Arch Fin de journée à Mill Creek Canyon Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 16: Moab Jeudi 8 Août : Devil Garden trail – Delicat Arch – Grandstaff Canyon – Faux Falls Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 17: Moab – Delta Vendredi 9 Août : Colorado National Monument – Rattlesnake canyon Nuit à l’hôtel Riverwood Inn
Jour 18: Delta - Glenwood Springs Samedi 10 Août : Black Canyon of Gunnison Nuit à l’hôtel GLENWOOD SPRINGS Cedar Lodge
Jour 19: Glenwood Springs - Aspen Dimanche 11 Août : Aspen – Maroon Belles – Grotto Trail Nuit à l’hôtel GLENWOOD SPRINGS Cedar Lodge
Jour 20: Glenwood Springs - Lakewood Lundi 12 Août : Rifle Falls – Riffle Arch - Georgetown Nuit à l’hôtel La Quinta by Wyndham Denver Southwest
Jour 21: Lakewood - Lyon Mardi 13 Août : Roxborough - Outlets at Castle Rock Départ le soir de Denver
Jour 22: Retour en France Mercredi 14 Août :Retour en France Vol de nuit – Escale et fin du voyage !
Jour 1 : Lyon – Denver Mercredi 24 Juillet : Long vol Nuit à l’hôtel La Quinta Inn by Wyndham DENVER Aurora
Jour 2: Denver – Colorado Springs Jeudi 25 Juillet : Paint Mines Interpretive Park - Air Force Academy Colorado - Garden of The Gods Nuit à l’hôtel Rainbow Lodge and Inn
Jour 3: Colorado Springs - Alamosa Vendredi 26 Juillet : Red Rock Canyon – Ufowatchtower - Great Sands Dunes NP Nuit à l’hôtel The Sunset Inn
Jour 4: Alamosa - Durango Samedi 27 Juillet : Antonito : Cano's Casttle et Indiana Jone's Home - Bachelor Loop - North Clear Creek Falls - Treasure Falls Nuit à l’hôtel Econo Lodge Inn & Suites
Jour 5: Durango Dimanche 28 Juillet : Journée activité organisée : Raft sur la rivière Animas River et train touristique vers (ou depuis) Silverton – Découverte du village Nuit à l’hôtel Econo Lodge Inn & Suites
Jour 6: Durango - Cortez Lundi 29 Juillet : Journée de randonnées et de points de vue dans ce parc consacré aux indiens Anasazis (Montezuma Valley Overlook - Park Point Overlook - Step House Trail - Cedar Tree Tower Overlook - Spruce Tree House Trail - Musée Chapin Mesa - Square Tower House - Sun Point Overlook - Sun Temple - Cliff Palace Overlook - Hemenway House - Soda Canyon Trail ) Nuit à l’hôtel Days Inn by Wyndham
Jour 7: Cortez – Mexican Hat Mardi 30 Juillet : Four Corners –Natural Bridges National Monument :Petites randonnées vers Sipapu Bridge et Owachomo Bridge - Muley Point Overlock, - Mocky Dugway - Valley of the gods - Nuit à l’hôtel San Juan Inn
Jour 8: Mexican Hat - Kanab Mercredi 31 Juillet : Navajo National Monument Marble Canyon et Navajo Bridge - Lee’s Ferry – Randonnée Catédral Wash Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 9: Kanab Jeudi 1 Août : Rendez vous au tirage au sort de la loterie pour The Wave Randonnée dans le site de Edmaier’s Secret - Randonnée dans le site de White Valley Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 10: Kanab Vendredi 2 Août : Randonnée dans le site de Buckskin Gulch et Wire Pass - Randonnée dans le site de Paria Movie Set Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB OU
Randonnée dans le site fantastique de The Wave Nuit à l’hôtel Comfort Suites KANAB
Jour 11: Kanab - Escalante Samedi 3 Août : Cottonwood Road –Hackberry Canyon pour Yellow Rock - Narrows - Grovesnor Arch - Kodachrome Basin State Park (Scénic Drive –Chimley Rock -Shakespeare Arch Trailhead )– Mossy cave Nuit à l’hôtel Circle D Motel OU
Red Rock Canyon - Mossy cave - Kodachrome Basin State Park (Scénic Drive –Chimley Rock le symbole du parc –Shakespeare Arch Trailhead - Bull Valley Gorge ) Nuit à l’hôtel Circle D Motel
Jour 12: Escalante - Torrey Dimanche 4 Août : Broken Bow Arch - Peek a Boo Canyon et Spooky Gulch - Devil’s Garden Nuit à l’hôtel Broken Spur Inn & Steakhouse OU
Lower Calf Creek Falls- Strike Valley Overlock Nuit à l’hôtel Broken Spur Inn & Steakhouse
Jour 13: Torrey - Hanksville Lundi 5 Août : Chimney Rock trail - Panorama Point et Goosenecks Overlook - Oasis de Fruita - Cohab Canyon trailhead - Scénic Drive de Capitol Reef - Hickman Bridge Trail - Arrêt photo à Behunin Cabin – Piste Coal Mine road pour voir Factory Butte et Moonscape Overlock – Nuit à l’hôtel Whispering Sands Motel
Jour 14: Hanksville - Moab Mardi 6 Août : Goblin Valley - Little Wild Horse Canyon –Cristal Geyser - Sego Canyon Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 15: Moab Mercredi 7 Août : Mesa Arch - Green River Overloock - Shafer Trail puis Potash road (Arrêts à Gooseneck Overlook, Musselman Arch, Thelma & Louise point ) - Corona Arch Fin de journée à Mill Creek Canyon Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 16: Moab Jeudi 8 Août : Devil Garden trail – Delicat Arch – Grandstaff Canyon – Faux Falls Nuit à l’hôtel Apache Motel
Jour 17: Moab – Delta Vendredi 9 Août : Colorado National Monument – Rattlesnake canyon Nuit à l’hôtel Riverwood Inn
Jour 18: Delta - Glenwood Springs Samedi 10 Août : Black Canyon of Gunnison Nuit à l’hôtel GLENWOOD SPRINGS Cedar Lodge
Jour 19: Glenwood Springs - Aspen Dimanche 11 Août : Aspen – Maroon Belles – Grotto Trail Nuit à l’hôtel GLENWOOD SPRINGS Cedar Lodge
Jour 20: Glenwood Springs - Lakewood Lundi 12 Août : Rifle Falls – Riffle Arch - Georgetown Nuit à l’hôtel La Quinta by Wyndham Denver Southwest
Jour 21: Lakewood - Lyon Mardi 13 Août : Roxborough - Outlets at Castle Rock Départ le soir de Denver
Jour 22: Retour en France Mercredi 14 Août :Retour en France Vol de nuit – Escale et fin du voyage !
Groenland en ski / pulka: fjord d'Uummannaq - péninsule de Nugssuaq English translation pending
Fin décembre 2018 : c’est la période de préparation de la randonnée en ski nordique et pulka du mois de mars. Il faut constituer l’équipe, choisir la destination, réunir le matériel… L’examen des cartes des glaces montre que tout le réseau de fjord dans la région d’Uummannaq sur la côte Ouest du Groenland est relativement bien pris. Les montagnes de la presqu’île de Nugssuaq semblent être un bon terrain de jeu : à l’intérieur de la presqu’île, un système de larges vallées et de lacs permet de rejoindre le fond du fjord d’Uummannaq. Une boucle en ski nordique/pulka entre montagnes et banquise se dessine peu à peu sur le papier et pendant les vacances de Noël nous prenons nos billets pour Qaarsut, petit village au sud d’Uummannaq. Pour l’équipe cela sera assez simple : nous partirons à deux. Nous nous connaissons depuis 2 ans et avons déjà effectué ce type de voyage. Nous avons cherché en vain d’autres personnes pour être trois ou quatre ou plus mais entre le budget, la disponibilité et le matériel spécifique, réunir un groupe est vraiment l’étape la plus compliquée du voyage ! Dommage, à deux, que ce soit au niveau de la sécurité et de l’entente collective la marge est plutôt réduite…
Nous organisons au fil des semaines le voyage et le trajet. Depuis Qaarsut, nous gagnerons Uummanaq en ski pour nous ravitailler. Puis, nous franchirons les montagnes de Nugssuaq par un col glaciaire à 1300 m. Depuis la mer et en début de séjour avec les pulkas pleines cette ascension constitue la principale incertitude du parcours. Grâce à Google Earth et des images aériennes piochées dans un reportage de Faut pas Rêver dans la région, nous pouvons bien préparer cette étape glaciaire : la pente flirte avec les 10° en moyenne et les crevasses sont visiblement peu nombreuses. Nous sommes quand même contraints de prendre tout le matériel spécifique : cordes, baudriers, matériel de mouflage…
Après le glacier, le parcours sera plus plat et plus tranquille, à l’intérieur de Nugssuaq un chapelet d’immenses lacs nous ramènera sur la piste reliant les villages d’Ikerasak et de Qaqertaq, cette dernière débouche ensuite sur le fjord d’Uummanaq. Une fois sur le fjord, selon l’avance, soit nous rentrerons sur Qaarsut au plus court, soit nous poursuivrons le voyage dans les multiples bras de mer. L’engagement reste limité, le parcours est encadré de villages que ce soit au sud ou au nord de plus la banquise est largement parcourue par les pêcheurs et les habitants des villages. D’après la carte au 1/250 000 de la région, quelques cabanes ponctuent le parcours notamment sur la banquise, nous verrons sur place si elles existent encore et disposent d’un moyen de chauffage, nous comptons davantage sur la tente que sur ces abris.
Les ours sont apparemment peu nombreux dans la région mais chaque année quelques uns sont quand même signalés sur le fjord d’Uummannaq. Emporter un fusil et un système d’alarme semble être prudent. Nous contactons l’agence UummannaqSeasafaris basée à Uummanaq et gérée par Paaluk, natif de la région. Il nous loue donc un fusil pour les quinze jours de notre périple.
Nous trouvons quelques récits de rando en été sur Nugssuaq mais pas grand-chose en hiver (à part un recit de Marc Breuil sur l’île d’Upernivik plus au nord). Toutefois grâce à Paaluk et à d’autres habitants d’Uummannaq nous savons que la banquise sera excellente, cette année dès mi janvier le fjord est praticable en traineau.
Du fait des contraintes professionnelles, nous partons les 15 premiers jours de mars. Ce n’est pas une date optimale : c’est la période la plus froide de l’année et la durée du jour bien qu’augmentant rapidement est relativement courte. En début de séjour, dès 18h, dans la tente nous aurons besoin de la frontale. De plus, le rayonnement solaire est plutôt faible : nous constaterons qu’à 14h en plein soleil, la température est presque identique (comprendre tout aussi basse) qu’à 7h du matin à l’ombre. Partir fin mars/début avril est une option plus confortable pour profiter de la chaleur du soleil….
J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)
J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.
28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.
1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.
Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !
2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.
Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.
A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.

Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !
3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.
Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.
4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.
L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.
Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.
5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.
La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.

Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.
La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.
6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…
A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.
7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.

Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.
8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.
Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.
Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.
De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.
9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.
A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.
A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.
Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…
Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.
10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.
Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)
J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.
28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.
1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.

Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !
2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.

Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.

A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.

Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !
3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.

Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.

4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.

L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.

Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.
5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.

La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.

Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.

La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.
6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…

A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.
7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.

Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.
8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.

Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.

Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.

De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.
9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.

A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.

A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.

Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…
Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.
10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.

Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
Retour de ce fabuleux voyage aux États-Unis avec mes remerciements English translation pending
Bonjour à tous,
Notre voyage USA 2018
Je commencerai ce petit compte rendu par un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu me répondre et accorder de l'intérêt à mes différents posts. Ce fabuleux et unique voyage réussi grâce à la mine d'informations et de conseils glanés après des heures de lecture du forum et divers autres sites. Un voyage qui ne s'improvise pas.
Unique, de part les recherches effectuées et le budget mais surtout par la beauté des paysages.
Comme je le raconte aux proches, nous avons été des contemplateurs, souvent.
Petit rappel : 3 adultes voyage du 29 mai au 14 juin 2018.
San Francisco 5 nuits
Las Vegas 1 nuit
Grand Canyon : 2 nuits
MV 1 nuit
Lake Powell 2 nuits
Bryce 2 nuits
Zion : 2 nuits
Las Vegas 1 nuit
Le transport :
En raison des grèves SNCF, notre voyage a commencé par une annulation de train, une réservation sur Flixbus à la dernière minute et donc une nuit à passer sur Paris qui n'était pas prévue (nous sommes de Besançon). Flixbus, ce sont les bus vert fluo ! Pas chers, 25 € le trajet Besançon-Paris par personne. Une heure de voyage en plus en raison des bouchons à l'arrivée, intérieur bas de gamme.
Les vols ont été réservés sur le site de la compagnie Norwegian en février 2018. Atterrissage à Oakland. Vol direct Paris-San Francisco catégorie Low fare 640 € par adulte y/c un bagage cabine, un bagage en soute, un repas (moyen sans plus), un petit-déjeuner et choix de la place. Vol à l'heure, écran tactile avec film, musique, jeux. Par contre attention, il faut prendre avec soi des écouteurs sinon c'est payant (3,50 €). Comme j'avais acheté mes billets assez tôt, j'ai pu choisir des places spéciales, il y en a quelques unes dans l'avion, avec plus de place pour les jambes. C'est top pour un vol de 11h !
Nous n'avons pas été déçus par cette compagnie.
Nous avons utilisé la compagnie Southwest pour effectuer un vol intérieur SF vers LV.
150 € l'aller-retour par adulte. J'ai fais le check-in 24h00 avant le vol et j'ai eu une confirmation par mail avec des numéros de places attribuées à chacun. Par contre, grosse surprise en montant dans l'avion. En fait le numéro de place sert à l'ordre d'appel des passagers à l'embarquement. Dans l'avion, vous vous installez ou vous voulez en fonction des places restantes. Nous avons donc été séparés lors du vol aller, mais pour 1h30, c'était pas bien grave. Mais c'est bon à savoir avant de partir cela évite de chercher ses places à tort, bloquer un peu les autres dans l'allée avant de comprendre les explications de l'hôtesse !
La location de la voiture :
Prise de la Nissan Qashqai noire flambant neuve à l'aéroport de LV. Pas encore immatriculée. Hertz location avec la carte Gold et des codes de réduction récupérés sur un forum pour 11 jours 355 usd à payer au comptoir. RAS, retour en 5 mn, malgré une voiture rendue totalement poussiéreuse. Pour 3 avec 3 valises dont une dédiée au matériel de camping, j'ai trouvé le coffre un peu juste. A refaire, pour un peu plus de confort (facilité à sortir et ranger les affaires), je prendrais une catégorie au dessus.
J'en profite pour souligner l'extrême sympathie des Américains lors d'une mésaventure avec la voiture la veille de la rendre. Impossible de démarrer la voiture le matin du départ.
Sûrement lié à un problème de batterie en raison de l'utilisation intensive de la radio la veille.
Nous voilà bien. Mon conjoint décide de faire le tour du camping (Zion), et dans les 10 mn quelqu'un est venu très gentiment nous dépanner.avec sa voiture et des pinces crocodiles. Vraiment sympas ces américains partout ou on est allés.
Hébergement : Un mix de airbnb, hôtel, camping et motel.
Concernant le camping, nous avions 2 tentes 3 places pour 3 adultes, achetées en France et assez compactes pour tenir dans les valises. L'une de marque Coleman Darwin 3 et l'autre Naturehike (3 kg). Des sacs de couchage Millet confort 10° limite confort 6° suffisants pour la période (4° tout de même le matin à 6h00 à Bryce !!).
Nous avons acheté au Walmart les matelas pneumatiques (Intex double full size à 22 $) que nous avons ramenés une glacière en polystyrène à 3 $ qui a parfaitement tenu le séjour, des casseroles, une cartouche de gaz. Le réchaud à gaz a été récupéré à Basically free bike rental.
En effet, nous avons loué des vélos à San Francisco chez « Basically free bike rental » pour 3 vélos pour un montant de 102 $. La location de vélos vous permet de disposer d'un crédit dans leur boutique. Dans notre cas, un crédit de 96 $ (moins les taxes) ce qui nous a permis de récupérer (donc gratuitement) un réchaud ultra light, un sac cadeau, des barres de céréales, des boissons.
Je conseille fortement !!
Location airbnb à SF : une petite maison choisie à Berkeley, 5 nuits (gros budget hébergement mais au final 4 jours à SF c'est le minimum si l'on considère le temps d'adaptation avec la fatigue et le décalage horaire. Nous avons choisi Berkeley en raison de l'atterrissage à Oakland, mais aussi parce que notre fils devait passer à l'université et aussi parce que nous avions réservé la visite de la Tesla factory à Fremont.
Berkeley se trouve à 20 mn en Bart de Embarcadero donc c'est correct en termes de temps de transport mais coût du Bart en sus du prix du transport Muni.
Hôtel à LV :
The Carriage House : 106 $ la nuit pour une chambre 2 grands lits confortables, cuisine équipée (mais on ne s'en sert pas vraiment), grande salle de bain. Très bon contact par mail. J'avais réservé directement sur le site de l'hôtel. J'avais demandé étage élevé, vue piscine, chambre rénovée. Mes souhaits ont été respectés. Très bon accueil. Thé et café à disposition le matin. Parking gratuit. Climatisation un peu bruyante mais éteinte la nuit. Nous avons bien dormi et l'hôtel se trouve à 10 mn à pied du Bellagio. La piscine est chaude et calme. Je recommande, excellent rapport qualité / prix.
Motel à Page :
The Red Rock Motel : 347 USD pour 2 nuits (moins 5% de réduction si paiement cash sur place pour un appartement/maison rdc avec 2 grandes chambres, 2 terrasses, mobiliers de jardin, climatisation et ventilateur dans les chambres, lits confortables, grande cuisine toute équipée, barbecue. Place de parking gratuite dans la rue devant l'appartement.
Un supermarché à 5 mn. Excellent accueil. Se trouve dans la rue des Motels. Au calme. Super adresse.
Camping à Grand canyon (Mathercampground), Bryce (Ruby's Inn) et Zion (Watchman).
Les 2 campings de Bryce étant fermés pour travaux, le choix du Ruby's Inn s'est fait par défaut. Mais nous sommes assez satisfaits car nous sommes arrivés à midi pour choisir un site sympa au calme (on fait le tour du camping avec sa voiture), il faut réserver par internet mais le choix de l'emplacement se fait sur place first come first serve. Il faut choisir un site au fond du camping, loin de la route. Ces emplacements sont agréables, ombragés et douches chaudes gratuites, plein d'écureuils. Une foyer pour le barbecue et un petit supermarché sur place. Pour se déplacer, nous avons préféré utiliser notre voiture plutôt que la navette. Les nuits sont fraîches à Bryce même en juin. Nous sommes allés voir le lever du soleil, il faisait 4° !! alors qu'il fait plus de 30° en journée.
Assurance :
C'est la 1ère fois que je contracte une assurance spécifique pour un voyage à l'étranger. Après maintes hésitations et pour partir l'esprit serein, j'ai utilisé les services de Chapka assurances et j'ai payé 206 € pour 3 et 18 jours (plafond frais médicaux et hospitalisation 500 000 €).
Les visites ou activités :
A San Francisco :
En 4 jours pleins, on peut faire l'essentiel des visites mais un jour supplémentaire serait l'idéal. C'est une ville très agréable avec les attraits du bord de mer, et ses rues pentues Il y beaucoup de choses à voir et l'hébergement est très coûteux. Nous avons acheté le Muni pass 3 jours pour pouvoir utiliser le cable-car à volonté et on ne s'est pas privé. C'est top. Un must, la visite d'Alcatraz car cette visite permet d'entrer dans la prison mais cela permet aussi une promenade dans la baie et un aperçu de la ville. Nous avons choisis la visite « early bird » la première du matin. A la descente du ferry, nous n'avons pas attendu les explications du ranger pour filer récupérer les audio guides. Un ranger s'en est aperçu et nous a demandé de faire demi tour afin d'attendre le groupe. Ce qu'on a fait mais dès qu'il a eu le dos tourné...on a vite oublié les consignes et nous n'étions pas les seuls. Entrer les premiers à l'intérieur permet de s'imprégner du lieu, de profiter du calme et faire des photos des couloirs encore vide. A 10 heures, c'est blindé de monde !
La visite du musée du cable-car est très intéressante et gratuite.
Nous avons loué des vélos à la ½ journée pour aller jusqu'au GGB, le traverser et flâner autour de Fisherman's.
A Las Vegas :
Ce n'est pas le meilleur souvenir de notre voyage. Deux nuits nous ont amplement suffit. Chaleur caniculaire, 46° ! la foule, le bruit et la débauche de lumière. A voir une fois, pour le fun, pour le Bellagio et ses fontaines, se faire plaisir au buffet du Wynn. Pour ceux que cela intéresse, assez cher, pour y avoir dîner à 3, la note c'est 176 $ incluant des bières (les boissons alcoolisées ne sont pas incluses dans le buffet). Attention fermeture le soir à 21h30. Mais le buffet vaut vraiment le coup, on est ressorti repu et tout est bon et varié. J'ai le souvenir du bœuf fondant, des spécialités de tous les pays, et les desserts, jamais vu un tel buffet en France, The buffet !!! On avait prévu de se l'offrir en préparant le voyage (en économisant longtemps à l'avance).
Ce qui m'a procuré le plus d'émotion : le Grand Canyon Beaucoup de photos ont été prises durant les 2 jours, mais même si certaines sont très belles, elles ne restituent pas la réalité et la majesté des lieux A faire une fois dans sa vie !! S’asseoir et regarder tout simplement !
La randonnée jusqu'à Cedar ridge est très sympa, en prenant son temps, de l'eau et des vivres, un chapeau et de bonnes chaussures et de pas présager de ses capacités physiques (des gens croisés qui remontaient avec difficultés, peu d'ombre).
A Monument Valley :
C'est comme dans les western, nous y avons campé une nuit (installation des tentes face à West Mitten butte (il y a pire comme paysage!) et ensuite nous avons fait la piste. Il faut avoir au moins 3 heures à consacrer à la piste en roulant doucement, car on s'arrête souvent pour prendre des photos, au coucher du soleil il y a des couleurs magnifiques. A ne pas manquer, c'est incroyable. Le camping est petit, nous avions les emplacements 29 et 30 vous choisissez en arrivant au camping (il y a une sorte de guitoune ou vous payez et on vous remet un code pour les sanitaires, propres, douches chaudes incluses dans le prix – une tente par emplacement dans le sable). Nous avons eu énormément de vent au cours de la nuit, il faut bien arrimer la tente afin d'éviter les mauvaises surprises.
Nous avons pris le repas du soir et le petit-déjeuner au restaurant. Très bien. Petit déjeuner buffet au top 14€ / personne, chaud et froid, sucré et salé, varié et à volonté.
Il y a également une boutique de souvenirs ….très attirante ! et une belle terrasse pour admirer tranquillement ce lieu magique.
Après chaque étape du parcours, on pense avoir vu le plus beau…….mais non en fait, on va de surprise en surprise, et chaque jour c'est encore plus beau et les miles défilent avec plaisir accompagné du pur son de la radio « classic vinyl ».
A Page :
Horseshoe Bend sur la route. A ne pas manquer. Visite avant midi, prendre de l'eau y consacrer à peu près 1h00. Beaucoup de bus .Les touristes sont massés à quelques endroits mais on peut grimper un peu plus loin et être à peu près seuls. Installation au motel à Page. Découverte du lac. Coucher du soleil à Wahweap overlook. Très beau point de vue sur le lac et au coucher du soleil.
Le lendemain fut une étape détente. Séance de tir le matin (pour les garçons) et location de bateau l'après-midi, balade et pic-nic sur le lake powell.
Nous avons loué un 26 deck boat à Antelope marina, sans réservation possible sur internet pour une demi-journée. La location se fait de 11h00 à 16h00 pour un tarif de 235 $ plus le plein à 80 $. C'était génial, chacun de nous a pu s'initier à la conduite d'un bateau, nous avons fait une pause pic-nic et baignade dans un cadre exceptionnel, seuls au monde, tellement le lac est immense. Le bateau contrairement à un jet ski ne permet pas de naviguer dans les canyons très étroits mais on a partagé un super moment.
Départ pour Bryce le lendemain, avant Lower Antelope. Visite à 8h00 réservée 4 mois à l'avance, assez cher, 40 $ par personne, chez Ken's tour. Paiement sur place. Aucun regret, lieu unique et très beau. Nous avons pu prendre des photos sans personne car les groupes se suivent avec suffisamment de distance. Il faut se présenter 30 mn à l'avance, pas plus d'attente au final. Paiement sur place carte bancaire. Bon prestataire. Bon accueil et guide sympa.
A Bryce :
Parc fabuleux qui mérite 2 nuits et 1,5 jour sur place. Coucher du soleil à Inspiration point et lever du soleil à Sunrise point. Un parc unique à faire une fois dans sa vie. Nous sommes allés en voiture jusqu'à Rainbow point, c'est le point le plus haut la vue est très belle. Nous avons fait la randonnée Queen's garden depuis Sunrise point et sommes remontés à Sunset point par Navajo loop. Avec beaucoup d'eau et un pic-nic bien entendu. Dans ce parc, nous n'avons pas utilisé la navette car c'est très grand et à cette époque pas de problème de parking.
A Zion :
Étant sur place l'après-midi et un jour complet le lendemain, nous avions décidé de voter entre Angel's landing et The Narrows. En raison de la chaleur, 39 degrés en journée, nous avons naturellement choisi The Narrows. La veille, nous étions passés voir les rangers afin de s'assurer des bonnes conditions météo pour cette randonnée. Pas besoin de chaussures spécifiques et un bâton ramassé au camping m'a servi pour le fun !
Nous avions décidé de commencer cette randonnée vers midi. Nous avons du attendre 30 mn avant de pouvoir prendre la navette qui mène jusqu'au dernier arrêt. Donc beaucoup de monde et ceci mi-juin ! Pas mal de monde les 2 premières heures de balade. Beaucoup de famille. Au niveau de l'embranchement (ordeville canyon), nous avons pris à droit. Magique, le canyon se rétrécit, on s'est retrouvé pratiquement tous seuls. La balade devient un peu plus physique, plus on avance, plus c'est sauvage. Limite canyoning parfois, c'était super. Un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine une fois, sinon la plupart du temps au genou dans l'eau à 18 degrés !
Zion est un parc exceptionnel à visiter absolument, la route scenic 12 entre Bryce et Zion est merveilleuse.
Sur la route entre Bryce et Zion, nous avons eu la chance de voir un troupeau de bisons venant s'abreuver.
Thank you and have a nice trip
Marianne
Je commencerai ce petit compte rendu par un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu me répondre et accorder de l'intérêt à mes différents posts. Ce fabuleux et unique voyage réussi grâce à la mine d'informations et de conseils glanés après des heures de lecture du forum et divers autres sites. Un voyage qui ne s'improvise pas.
Unique, de part les recherches effectuées et le budget mais surtout par la beauté des paysages.
Comme je le raconte aux proches, nous avons été des contemplateurs, souvent.
Petit rappel : 3 adultes voyage du 29 mai au 14 juin 2018.
San Francisco 5 nuits
Las Vegas 1 nuit
Grand Canyon : 2 nuits
MV 1 nuit
Lake Powell 2 nuits
Bryce 2 nuits
Zion : 2 nuits
Las Vegas 1 nuit
Le transport :
En raison des grèves SNCF, notre voyage a commencé par une annulation de train, une réservation sur Flixbus à la dernière minute et donc une nuit à passer sur Paris qui n'était pas prévue (nous sommes de Besançon). Flixbus, ce sont les bus vert fluo ! Pas chers, 25 € le trajet Besançon-Paris par personne. Une heure de voyage en plus en raison des bouchons à l'arrivée, intérieur bas de gamme.
Les vols ont été réservés sur le site de la compagnie Norwegian en février 2018. Atterrissage à Oakland. Vol direct Paris-San Francisco catégorie Low fare 640 € par adulte y/c un bagage cabine, un bagage en soute, un repas (moyen sans plus), un petit-déjeuner et choix de la place. Vol à l'heure, écran tactile avec film, musique, jeux. Par contre attention, il faut prendre avec soi des écouteurs sinon c'est payant (3,50 €). Comme j'avais acheté mes billets assez tôt, j'ai pu choisir des places spéciales, il y en a quelques unes dans l'avion, avec plus de place pour les jambes. C'est top pour un vol de 11h !
Nous n'avons pas été déçus par cette compagnie.
Nous avons utilisé la compagnie Southwest pour effectuer un vol intérieur SF vers LV.
150 € l'aller-retour par adulte. J'ai fais le check-in 24h00 avant le vol et j'ai eu une confirmation par mail avec des numéros de places attribuées à chacun. Par contre, grosse surprise en montant dans l'avion. En fait le numéro de place sert à l'ordre d'appel des passagers à l'embarquement. Dans l'avion, vous vous installez ou vous voulez en fonction des places restantes. Nous avons donc été séparés lors du vol aller, mais pour 1h30, c'était pas bien grave. Mais c'est bon à savoir avant de partir cela évite de chercher ses places à tort, bloquer un peu les autres dans l'allée avant de comprendre les explications de l'hôtesse !
La location de la voiture :
Prise de la Nissan Qashqai noire flambant neuve à l'aéroport de LV. Pas encore immatriculée. Hertz location avec la carte Gold et des codes de réduction récupérés sur un forum pour 11 jours 355 usd à payer au comptoir. RAS, retour en 5 mn, malgré une voiture rendue totalement poussiéreuse. Pour 3 avec 3 valises dont une dédiée au matériel de camping, j'ai trouvé le coffre un peu juste. A refaire, pour un peu plus de confort (facilité à sortir et ranger les affaires), je prendrais une catégorie au dessus.
J'en profite pour souligner l'extrême sympathie des Américains lors d'une mésaventure avec la voiture la veille de la rendre. Impossible de démarrer la voiture le matin du départ.
Sûrement lié à un problème de batterie en raison de l'utilisation intensive de la radio la veille.
Nous voilà bien. Mon conjoint décide de faire le tour du camping (Zion), et dans les 10 mn quelqu'un est venu très gentiment nous dépanner.avec sa voiture et des pinces crocodiles. Vraiment sympas ces américains partout ou on est allés.
Hébergement : Un mix de airbnb, hôtel, camping et motel.
Concernant le camping, nous avions 2 tentes 3 places pour 3 adultes, achetées en France et assez compactes pour tenir dans les valises. L'une de marque Coleman Darwin 3 et l'autre Naturehike (3 kg). Des sacs de couchage Millet confort 10° limite confort 6° suffisants pour la période (4° tout de même le matin à 6h00 à Bryce !!).
Nous avons acheté au Walmart les matelas pneumatiques (Intex double full size à 22 $) que nous avons ramenés une glacière en polystyrène à 3 $ qui a parfaitement tenu le séjour, des casseroles, une cartouche de gaz. Le réchaud à gaz a été récupéré à Basically free bike rental.
En effet, nous avons loué des vélos à San Francisco chez « Basically free bike rental » pour 3 vélos pour un montant de 102 $. La location de vélos vous permet de disposer d'un crédit dans leur boutique. Dans notre cas, un crédit de 96 $ (moins les taxes) ce qui nous a permis de récupérer (donc gratuitement) un réchaud ultra light, un sac cadeau, des barres de céréales, des boissons.
Je conseille fortement !!
Location airbnb à SF : une petite maison choisie à Berkeley, 5 nuits (gros budget hébergement mais au final 4 jours à SF c'est le minimum si l'on considère le temps d'adaptation avec la fatigue et le décalage horaire. Nous avons choisi Berkeley en raison de l'atterrissage à Oakland, mais aussi parce que notre fils devait passer à l'université et aussi parce que nous avions réservé la visite de la Tesla factory à Fremont.
Berkeley se trouve à 20 mn en Bart de Embarcadero donc c'est correct en termes de temps de transport mais coût du Bart en sus du prix du transport Muni.
Hôtel à LV :
The Carriage House : 106 $ la nuit pour une chambre 2 grands lits confortables, cuisine équipée (mais on ne s'en sert pas vraiment), grande salle de bain. Très bon contact par mail. J'avais réservé directement sur le site de l'hôtel. J'avais demandé étage élevé, vue piscine, chambre rénovée. Mes souhaits ont été respectés. Très bon accueil. Thé et café à disposition le matin. Parking gratuit. Climatisation un peu bruyante mais éteinte la nuit. Nous avons bien dormi et l'hôtel se trouve à 10 mn à pied du Bellagio. La piscine est chaude et calme. Je recommande, excellent rapport qualité / prix.
Motel à Page :
The Red Rock Motel : 347 USD pour 2 nuits (moins 5% de réduction si paiement cash sur place pour un appartement/maison rdc avec 2 grandes chambres, 2 terrasses, mobiliers de jardin, climatisation et ventilateur dans les chambres, lits confortables, grande cuisine toute équipée, barbecue. Place de parking gratuite dans la rue devant l'appartement.
Un supermarché à 5 mn. Excellent accueil. Se trouve dans la rue des Motels. Au calme. Super adresse.
Camping à Grand canyon (Mathercampground), Bryce (Ruby's Inn) et Zion (Watchman).
Les 2 campings de Bryce étant fermés pour travaux, le choix du Ruby's Inn s'est fait par défaut. Mais nous sommes assez satisfaits car nous sommes arrivés à midi pour choisir un site sympa au calme (on fait le tour du camping avec sa voiture), il faut réserver par internet mais le choix de l'emplacement se fait sur place first come first serve. Il faut choisir un site au fond du camping, loin de la route. Ces emplacements sont agréables, ombragés et douches chaudes gratuites, plein d'écureuils. Une foyer pour le barbecue et un petit supermarché sur place. Pour se déplacer, nous avons préféré utiliser notre voiture plutôt que la navette. Les nuits sont fraîches à Bryce même en juin. Nous sommes allés voir le lever du soleil, il faisait 4° !! alors qu'il fait plus de 30° en journée.
Assurance :
C'est la 1ère fois que je contracte une assurance spécifique pour un voyage à l'étranger. Après maintes hésitations et pour partir l'esprit serein, j'ai utilisé les services de Chapka assurances et j'ai payé 206 € pour 3 et 18 jours (plafond frais médicaux et hospitalisation 500 000 €).
Les visites ou activités :
A San Francisco :
En 4 jours pleins, on peut faire l'essentiel des visites mais un jour supplémentaire serait l'idéal. C'est une ville très agréable avec les attraits du bord de mer, et ses rues pentues Il y beaucoup de choses à voir et l'hébergement est très coûteux. Nous avons acheté le Muni pass 3 jours pour pouvoir utiliser le cable-car à volonté et on ne s'est pas privé. C'est top. Un must, la visite d'Alcatraz car cette visite permet d'entrer dans la prison mais cela permet aussi une promenade dans la baie et un aperçu de la ville. Nous avons choisis la visite « early bird » la première du matin. A la descente du ferry, nous n'avons pas attendu les explications du ranger pour filer récupérer les audio guides. Un ranger s'en est aperçu et nous a demandé de faire demi tour afin d'attendre le groupe. Ce qu'on a fait mais dès qu'il a eu le dos tourné...on a vite oublié les consignes et nous n'étions pas les seuls. Entrer les premiers à l'intérieur permet de s'imprégner du lieu, de profiter du calme et faire des photos des couloirs encore vide. A 10 heures, c'est blindé de monde !
La visite du musée du cable-car est très intéressante et gratuite.
Nous avons loué des vélos à la ½ journée pour aller jusqu'au GGB, le traverser et flâner autour de Fisherman's.
A Las Vegas :
Ce n'est pas le meilleur souvenir de notre voyage. Deux nuits nous ont amplement suffit. Chaleur caniculaire, 46° ! la foule, le bruit et la débauche de lumière. A voir une fois, pour le fun, pour le Bellagio et ses fontaines, se faire plaisir au buffet du Wynn. Pour ceux que cela intéresse, assez cher, pour y avoir dîner à 3, la note c'est 176 $ incluant des bières (les boissons alcoolisées ne sont pas incluses dans le buffet). Attention fermeture le soir à 21h30. Mais le buffet vaut vraiment le coup, on est ressorti repu et tout est bon et varié. J'ai le souvenir du bœuf fondant, des spécialités de tous les pays, et les desserts, jamais vu un tel buffet en France, The buffet !!! On avait prévu de se l'offrir en préparant le voyage (en économisant longtemps à l'avance).
Ce qui m'a procuré le plus d'émotion : le Grand Canyon Beaucoup de photos ont été prises durant les 2 jours, mais même si certaines sont très belles, elles ne restituent pas la réalité et la majesté des lieux A faire une fois dans sa vie !! S’asseoir et regarder tout simplement !
La randonnée jusqu'à Cedar ridge est très sympa, en prenant son temps, de l'eau et des vivres, un chapeau et de bonnes chaussures et de pas présager de ses capacités physiques (des gens croisés qui remontaient avec difficultés, peu d'ombre).
A Monument Valley :
C'est comme dans les western, nous y avons campé une nuit (installation des tentes face à West Mitten butte (il y a pire comme paysage!) et ensuite nous avons fait la piste. Il faut avoir au moins 3 heures à consacrer à la piste en roulant doucement, car on s'arrête souvent pour prendre des photos, au coucher du soleil il y a des couleurs magnifiques. A ne pas manquer, c'est incroyable. Le camping est petit, nous avions les emplacements 29 et 30 vous choisissez en arrivant au camping (il y a une sorte de guitoune ou vous payez et on vous remet un code pour les sanitaires, propres, douches chaudes incluses dans le prix – une tente par emplacement dans le sable). Nous avons eu énormément de vent au cours de la nuit, il faut bien arrimer la tente afin d'éviter les mauvaises surprises.
Nous avons pris le repas du soir et le petit-déjeuner au restaurant. Très bien. Petit déjeuner buffet au top 14€ / personne, chaud et froid, sucré et salé, varié et à volonté.
Il y a également une boutique de souvenirs ….très attirante ! et une belle terrasse pour admirer tranquillement ce lieu magique.
Après chaque étape du parcours, on pense avoir vu le plus beau…….mais non en fait, on va de surprise en surprise, et chaque jour c'est encore plus beau et les miles défilent avec plaisir accompagné du pur son de la radio « classic vinyl ».
A Page :
Horseshoe Bend sur la route. A ne pas manquer. Visite avant midi, prendre de l'eau y consacrer à peu près 1h00. Beaucoup de bus .Les touristes sont massés à quelques endroits mais on peut grimper un peu plus loin et être à peu près seuls. Installation au motel à Page. Découverte du lac. Coucher du soleil à Wahweap overlook. Très beau point de vue sur le lac et au coucher du soleil.
Le lendemain fut une étape détente. Séance de tir le matin (pour les garçons) et location de bateau l'après-midi, balade et pic-nic sur le lake powell.
Nous avons loué un 26 deck boat à Antelope marina, sans réservation possible sur internet pour une demi-journée. La location se fait de 11h00 à 16h00 pour un tarif de 235 $ plus le plein à 80 $. C'était génial, chacun de nous a pu s'initier à la conduite d'un bateau, nous avons fait une pause pic-nic et baignade dans un cadre exceptionnel, seuls au monde, tellement le lac est immense. Le bateau contrairement à un jet ski ne permet pas de naviguer dans les canyons très étroits mais on a partagé un super moment.
Départ pour Bryce le lendemain, avant Lower Antelope. Visite à 8h00 réservée 4 mois à l'avance, assez cher, 40 $ par personne, chez Ken's tour. Paiement sur place. Aucun regret, lieu unique et très beau. Nous avons pu prendre des photos sans personne car les groupes se suivent avec suffisamment de distance. Il faut se présenter 30 mn à l'avance, pas plus d'attente au final. Paiement sur place carte bancaire. Bon prestataire. Bon accueil et guide sympa.
A Bryce :
Parc fabuleux qui mérite 2 nuits et 1,5 jour sur place. Coucher du soleil à Inspiration point et lever du soleil à Sunrise point. Un parc unique à faire une fois dans sa vie. Nous sommes allés en voiture jusqu'à Rainbow point, c'est le point le plus haut la vue est très belle. Nous avons fait la randonnée Queen's garden depuis Sunrise point et sommes remontés à Sunset point par Navajo loop. Avec beaucoup d'eau et un pic-nic bien entendu. Dans ce parc, nous n'avons pas utilisé la navette car c'est très grand et à cette époque pas de problème de parking.
A Zion :
Étant sur place l'après-midi et un jour complet le lendemain, nous avions décidé de voter entre Angel's landing et The Narrows. En raison de la chaleur, 39 degrés en journée, nous avons naturellement choisi The Narrows. La veille, nous étions passés voir les rangers afin de s'assurer des bonnes conditions météo pour cette randonnée. Pas besoin de chaussures spécifiques et un bâton ramassé au camping m'a servi pour le fun !
Nous avions décidé de commencer cette randonnée vers midi. Nous avons du attendre 30 mn avant de pouvoir prendre la navette qui mène jusqu'au dernier arrêt. Donc beaucoup de monde et ceci mi-juin ! Pas mal de monde les 2 premières heures de balade. Beaucoup de famille. Au niveau de l'embranchement (ordeville canyon), nous avons pris à droit. Magique, le canyon se rétrécit, on s'est retrouvé pratiquement tous seuls. La balade devient un peu plus physique, plus on avance, plus c'est sauvage. Limite canyoning parfois, c'était super. Un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine une fois, sinon la plupart du temps au genou dans l'eau à 18 degrés !
Zion est un parc exceptionnel à visiter absolument, la route scenic 12 entre Bryce et Zion est merveilleuse.
Sur la route entre Bryce et Zion, nous avons eu la chance de voir un troupeau de bisons venant s'abreuver.
Thank you and have a nice trip
Marianne
Hôtel sympathique à Sydney et location de campervan English translation pending
Bonjour,
Nous partons cet été en Australie; nous atterrissons à Sydney et souhaitons visiter cette ville avant de récupérer notre campervan pour un périple sur la cote est et nord. Est ce que 3 jours sont corrects ? Pourriez vous me conseiller des hôtels bien situés ( pour 3 personnes) , afin d'éviter trop de perte de temps dans les transports. Quels sont les sites à privilégier en 3 jours ? Pour la location du campervan , j'ai repéré le site de camperman (site australien) , prix & garanties intéressants ; auriez vous des plans sympas en bon rapport qualité prix (location pour 5 personnes car nous rejoignons des amis). Avez vous des cies aériennes locales à me conseiller car nous rejoindrons des amis à Brisbane (d'où nous louerons le campervan) Autre question sans rapport avec les précédentes, en terme de santé, y'a tel des choses à éviter afin de ne pas prendre de risque !!! D'avance merci pour vos précieux conseils.
Nous partons cet été en Australie; nous atterrissons à Sydney et souhaitons visiter cette ville avant de récupérer notre campervan pour un périple sur la cote est et nord. Est ce que 3 jours sont corrects ? Pourriez vous me conseiller des hôtels bien situés ( pour 3 personnes) , afin d'éviter trop de perte de temps dans les transports. Quels sont les sites à privilégier en 3 jours ? Pour la location du campervan , j'ai repéré le site de camperman (site australien) , prix & garanties intéressants ; auriez vous des plans sympas en bon rapport qualité prix (location pour 5 personnes car nous rejoignons des amis). Avez vous des cies aériennes locales à me conseiller car nous rejoindrons des amis à Brisbane (d'où nous louerons le campervan) Autre question sans rapport avec les précédentes, en terme de santé, y'a tel des choses à éviter afin de ne pas prendre de risque !!! D'avance merci pour vos précieux conseils.
Qu'en est-il du froid à Yellowstone en juillet (camping + enfants)? English translation pending
Bonjour à tous,
si certains ont déjà vu mon ébauche de voyage, nous allons passer quelques jours à Yellowstone (début-mi juillet). J'ai lu pas mal de carnet de voyage disant qu'il y fait très froid la nuit. Je ne suis pas une pro du camping, et avec mes 2 enfants j'aimerai ne pas trop me louper. Avez vous des conseils à me donner? Sachant que sur les 5 nuits, nous n'avons pu en caler que 3 dans un des 2 campings avec douche, je me pose la question si nous tentons pour les 2 jours avant le madison, un camping sans douche.
Merci à tous et bon lundi
si certains ont déjà vu mon ébauche de voyage, nous allons passer quelques jours à Yellowstone (début-mi juillet). J'ai lu pas mal de carnet de voyage disant qu'il y fait très froid la nuit. Je ne suis pas une pro du camping, et avec mes 2 enfants j'aimerai ne pas trop me louper. Avez vous des conseils à me donner? Sachant que sur les 5 nuits, nous n'avons pu en caler que 3 dans un des 2 campings avec douche, je me pose la question si nous tentons pour les 2 jours avant le madison, un camping sans douche.
Merci à tous et bon lundi
Visite des fjords et itinéraire Bergen - Bergen English translation pending
Bonjour!
J'organise pour les 30 ans de mon homme un voyage de 15 jours en Norvège pour aller voir les fameux Fjords sur la période fin août début septembre.
Je ne suis pas fan des compromis donc vous imaginez la galère que représente un tel travail de conception de voyage!
Alors point important: c'est un cadeau pour mon homme mais c'est lui qui conduit sinon il s'ennuie en voiture.. et en même temps je veux qu'il profite et passe pas ses journées en voiture. On a déjà fait pas mal de road trips notamment en Nouvelle Zélande et on avait réussi à allier route et repos mais je ne l'avais pas organisé donc je me rappelle plus du ratio route/repos, et là une donnée supplémentaire: on aura notre petite fille de 7 mois.
En pièce jointe j'ai mis une idée d'itinéraire que je souhaiterais faire. L'idée serait d'arriver en avion à Bergen et de repartir de Bergen. Pour ensuite faire une boucle en mode road trip en voiture avec arrêts dans hotels, auberges de jeunesse, hyttes...
J'essaie donc de concocter un itinéraire qui permette de voir les 3 principaux Fjords, Hardanger, Geiranger et Sognefjord. En passant par 2 routes différentes, ce qui a l'air compliqué. Et c'est d'autant difficile d'éviter les grosses autoroutes. Notamment pour aller de Geilo au Geirangerfjord en remontant pour ensuite descendre de Geiranger jusqu'à Bergen en passant par le Sognefjord.
J'ai vu un autre itinéraire qui m'avait semblé pas mal mais que je n'ai pas réussi à mettre sur gogole map, il n'accepte pas de me faire passer par notamment les routes 55,51 etc. itinéraire: Bergen, Nordheimund, Eidfjord, Geilo, Solvorn, Lom, Geiranger, Loen, Balestrand, Bergen. Mais quelle route prendre entre Loen, Balestrand et Bergen?
Je ne sais pas ce qui est le mieux, des journées avec 5h de route suivies de journées de pause, ou 2 à 3h de route par jour? La première option permet de se poser 2 nuit par logement ce qui est un plus... Mais je pense préférer la deuxième option.
Je suis donc preneuse sur des conseils liés aux villes par lesquelles passer et liés aux routes à emprunter! (notamment est-il possible de prendre la route 51 pour éviter la E6? Gogole map n'accepte pas de me faire passer par cette route...)
Merci beaucoup pour vos réponses à ce message assez conséquent...Blandine
Hawaï: combien de temps par île? English translation pending
Bonjour à tous !
Après 2 ans sans vacances (ça commence à tirer) il était grand temps que mon amie et moi-même nous remettions dans le bain du voyage 😄 Si la Thaïlande en février mettra fin à notre disette, nous étions aussi à la recherche d'une destination mêlant découverte, beaux paysages, sport et repos pour Septembre 2018 (c'est loin mais un tel voyage ça se prépare, que ce soit financièrement ou en termes d'organisation). C'est donc sur Hawaï que notre choix s'est porté.
A travers la lecture des carnets de voyage de plusieurs forumeurs/euses nous avons donc ébauché un programme pour notre séjour qui s'étalera du 23/08 au 14/09 soit 21 jours complets sur place. Nous avons choisi de nous concentrer sur 3 îles pour avoir le temps de découvrir correctement chacune d'entre elles sans trop courir. Voici ce sur quoi nous partons, avec les activités que nous pensons immanquables :
OAHU : 5 jours (Honolulu+Waikiki, Pearl Harbor, Diamond Head) BIG ISLAND : 9 jours (Volcanoes NP, Mauna Kea) KAUAI : 7 jours (Helico-tour de la Na Pali Coast, Waimea Canyon)
Pensez-vous que cette organisation soit judicieuse pour découvrir les îles en question?
Voyez-vous d'autres activités "immanquables" selon votre expérience?
Combien de jours accorder à la visite du Volcanoes NP? en sachant que nous souhaiterions au minimum faire le Kilauea Iki trail et voir de la lave en fusion si possible? D'ailleurs des conseils quant à ce dernier point pour maximiser nos chances?
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😛
Après 2 ans sans vacances (ça commence à tirer) il était grand temps que mon amie et moi-même nous remettions dans le bain du voyage 😄 Si la Thaïlande en février mettra fin à notre disette, nous étions aussi à la recherche d'une destination mêlant découverte, beaux paysages, sport et repos pour Septembre 2018 (c'est loin mais un tel voyage ça se prépare, que ce soit financièrement ou en termes d'organisation). C'est donc sur Hawaï que notre choix s'est porté.
A travers la lecture des carnets de voyage de plusieurs forumeurs/euses nous avons donc ébauché un programme pour notre séjour qui s'étalera du 23/08 au 14/09 soit 21 jours complets sur place. Nous avons choisi de nous concentrer sur 3 îles pour avoir le temps de découvrir correctement chacune d'entre elles sans trop courir. Voici ce sur quoi nous partons, avec les activités que nous pensons immanquables :
OAHU : 5 jours (Honolulu+Waikiki, Pearl Harbor, Diamond Head) BIG ISLAND : 9 jours (Volcanoes NP, Mauna Kea) KAUAI : 7 jours (Helico-tour de la Na Pali Coast, Waimea Canyon)
Pensez-vous que cette organisation soit judicieuse pour découvrir les îles en question?
Voyez-vous d'autres activités "immanquables" selon votre expérience?
Combien de jours accorder à la visite du Volcanoes NP? en sachant que nous souhaiterions au minimum faire le Kilauea Iki trail et voir de la lave en fusion si possible? D'ailleurs des conseils quant à ce dernier point pour maximiser nos chances?
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😛
Booking a tent in Koh Surin
Hi,
I’m looking for how to book a tent in Koh Surin to stay for several days. Does anyone know the current booking site?
Itinéraire circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
je vous écris pour vous demander votre aide pour mon itinéraire. Je pars mi septembre et je voulais savoir comment modifier mon itinéraire pour le rendre optimal.
J1 (15 septembre) : Arrivée à Los Angeles, récupération de la voiture
J2 (16 septembre) : visite de Los Angeles
J3 (17 septembre) : visite studio + départ à Las Vegas 462 km, 4 heures, 14 minutes
J4 (18 septembre): départ vers Red Rock State Park 459 km, 4 heures, 43 minutes
J5 (19 septembre) : départ vers Grand Canyon 164 km, 1h 49 minutes
J6 (20 septembre) : départ vers Monument Valley 244 km, 2 h 26 minutes
J7 (21 septembre) : départ vers Atelope canyon 187 km, 1 h 53 minutes +horseshoes Bend 11,9 km, 13 minutes +Barrage de glen canyon 8,2 km, 9 minutes
J8 (22 septembre) : départ vers Bryce Canyon 231 km, 2 h 29 minutes
J9 (23 septembre) : départ vers Zion 116 km, 1h 19 minutes
J10 (24 septembre) : départ vers Death Valley 468 km, 4 h 27 minutes + Mammoth Lakes 317 km, 3 h 24 minutes + Lac Mono 46 km, 33 minutes (ça me semble beaucoup en une journée, mais je m'étais dit que passer la journée entière à Deteh Valley c'est un peu long, donnez moi votre avis)
J11 (25 septembre) : Départs vers Yosemite 124 km, 2 h 09 minutes
J12 (26 septembre): Yosemite + départ vers Sequoia Notional Park 275 km, 3 h 45 minutes
J13 (27 septembre) : Départ vers Monterey 368 km, 3 h 47 minutes
J14 (28 septembre) : Départ vers San José et visite de Google avec un ami qui y travaille 115 km, 1 h 12 minutes
J15 (29 septembre) : Départ vers San Francisco 77 km, 48 minutes
J'ai un problème dans mon programme parce que départ pour la France c'est le vendredi 6 octobre et on ne veut pas passer une semaine entière à San Francisco. Donc j'ai vraiment besoin de votre aide pour savoir où vous me conseillez de rester plus longtemps. Et pour Death Valley, quelles sont les choses à voir ?
Merci d'avance pour votre aide.
je vous écris pour vous demander votre aide pour mon itinéraire. Je pars mi septembre et je voulais savoir comment modifier mon itinéraire pour le rendre optimal.
J1 (15 septembre) : Arrivée à Los Angeles, récupération de la voiture
J2 (16 septembre) : visite de Los Angeles
J3 (17 septembre) : visite studio + départ à Las Vegas 462 km, 4 heures, 14 minutes
J4 (18 septembre): départ vers Red Rock State Park 459 km, 4 heures, 43 minutes
J5 (19 septembre) : départ vers Grand Canyon 164 km, 1h 49 minutes
J6 (20 septembre) : départ vers Monument Valley 244 km, 2 h 26 minutes
J7 (21 septembre) : départ vers Atelope canyon 187 km, 1 h 53 minutes +horseshoes Bend 11,9 km, 13 minutes +Barrage de glen canyon 8,2 km, 9 minutes
J8 (22 septembre) : départ vers Bryce Canyon 231 km, 2 h 29 minutes
J9 (23 septembre) : départ vers Zion 116 km, 1h 19 minutes
J10 (24 septembre) : départ vers Death Valley 468 km, 4 h 27 minutes + Mammoth Lakes 317 km, 3 h 24 minutes + Lac Mono 46 km, 33 minutes (ça me semble beaucoup en une journée, mais je m'étais dit que passer la journée entière à Deteh Valley c'est un peu long, donnez moi votre avis)
J11 (25 septembre) : Départs vers Yosemite 124 km, 2 h 09 minutes
J12 (26 septembre): Yosemite + départ vers Sequoia Notional Park 275 km, 3 h 45 minutes
J13 (27 septembre) : Départ vers Monterey 368 km, 3 h 47 minutes
J14 (28 septembre) : Départ vers San José et visite de Google avec un ami qui y travaille 115 km, 1 h 12 minutes
J15 (29 septembre) : Départ vers San Francisco 77 km, 48 minutes
J'ai un problème dans mon programme parce que départ pour la France c'est le vendredi 6 octobre et on ne veut pas passer une semaine entière à San Francisco. Donc j'ai vraiment besoin de votre aide pour savoir où vous me conseillez de rester plus longtemps. Et pour Death Valley, quelles sont les choses à voir ?
Merci d'avance pour votre aide.
Découvrir la Nouvelle-Zélande en van English translation pending
23 mai 2017
Nous sommes rentrés hier d'un voyage de 4 semaines en Nouvelle-Zélande, des images plein la tête, mais pas encore les mots pour décrire tout ce que nous avons vu et ressenti. Tout est encore si frais, et pourtant déjà si loin...
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂
Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Harcèlement au Maroc: vos avis et expériences? English translation pending
Bonjour,
Nous avons passés 10 jours au Maroc en avril.
Nos conditions de voyage : arrivée en avion à Marrakech, location d'une petite voiture (la moins chère), voyage "nature" (surtout observation des oiseaux) et camping sauvage (petite tente igloo).
Circuit effectué : massif du Toubkal dans le Haut Atlas, puis descente plus au sud (par la route 203), ensuite direction Ouarzazate (via la N 10), ensuite on a continué vers l'est (toujours la N10) pour aller dans les Gorges de Todra, la Vallée des Roses, les Gorges du Dadès...
Retour vers Ouarzazate et remontée vers Marrakech (N 9)
Dernier jour passé à l'est de Marrakech, dans les collines des environs de Sidi-Rahal (route 210).
Nous avons adoré les paysages, même si la lumière était épouvantable et peu propice à la belle photo de paysage (une espèce de brume poussiéreuse en permanence)
Nous avons eu de chouettes contacts avec quelques Marocains, mais , la plupart du temps nous avons été sans cesse harcelés !
Que ce soit pour essayer de nous faire acheter des bijoux, des fossiles, des pierres ou pour nous demander de l'argent, des stylos ou des bonbons !
C'était épuisant ! Nous avions eu l'impression de passer nos journées à fuir...
Où que nous allions, même en rase campagne, enfants ou adultes arrivaient pour nous solliciter ! Nous avions beau refuser, ils insistaient...
Il n'y a que le dernier jour, passé à l'est de Marrakech que nous avons été tranquilles....
Avez-vous vécu la même chose ?
Que faire ? Comment réagir ?
Nous avions peut-être mal choisi notre itinéraire ? Notre dernière journée, passée dans un coin sans aucun touriste, me fait penser qu'il faut éviter tous les "beaux coins " réputés et donc fréquentés par les touristes ?
Touristes qui ne sont d'ailleurs sans doute pas sans responsabilité dans cet état de fait ?
J'avoue que malgré la beauté de ce pays et la gentillesse de ses habitants (ceux qui ne harcèlent pas ), nous hésitons à retourner au Maroc...
Le Kaokoland et le Damaraland en voiture "classique" English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais visiter la région du Kaokoland et du Damaraland en voiture classique car la location d'un 4 x 4 est trop onéreuse.
Pourriez-vous, par vos témoignages, me dire si ces régions sont accessibles avec une voiture de base ?
Cordialement.
Je souhaiterais visiter la région du Kaokoland et du Damaraland en voiture classique car la location d'un 4 x 4 est trop onéreuse.
Pourriez-vous, par vos témoignages, me dire si ces régions sont accessibles avec une voiture de base ?
Cordialement.