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Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Histoire de guerre et réalité en Géorgie? English translation pending
Je lis les news sur la Georgie, et je suis surpris par ce qui se passe et la violence aux portes de l'Europe. Quelqu'un est il deja alle en Georgie et connait il un peu l'histoire et la realite la bas? Ca semble etre une histoire de gaz ou petrole.
Pourquoi ont ils attaque l'ossetie du sud, et pourquoi les Russes ont ils une reaction demesuree a ce point??? Ca montre encore que la CE n'est pas suffisament credible.
Pourquoi je poste cela sur VF? Car bien souvent les personnes sur place n'ont pas la meme vision que ce que les medias montrent.
Kirghizie l'annee 2005 English translation pending
Salut a tous!
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
Konichiwa Japan ou 16 jours au pays du Soleil Levant English translation pending
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés.
Lundi 23 et mardi 24 mars
Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable.
Mercredi 25 mars
Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu.
Jeudi 26 mars
Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés.
Vendredi 27 mars
Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet.
Samedi 28 mars
La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles.
Dimanche 29 mars
Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa.
Lundi 30 mars
A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants.
Mardi 31 mars
Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville.
Mercredi 1er avril
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
Cherche logement chez l'habitant en Guadeloupe en janvier 2008 English translation pending
Bonjour nous sommes un couple qui partons pour le mois de janvier en Guadeloupe. Nous cherchons un logement peu ou pas du tout couteux. En échange nous proposons de vous accueillir et prendre du temps avec vous pour vous faire visiter notre région qu'est la Bretagne si jamais vous avez projet de venir.
En fait c'est un échange culturel et non pas seulement de maison que nous vous proposons.
Merci pour l'attention que vous porterez à cette requête.
A très vite .
Hiloon et yanic!
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Moto sur train Moscou - Oulan-Bator English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de baroudeurs 3x20, et projetons de rejoindre Moscou en moto, puis de mettre la moto sur le train jusqu'en Mongolie et là utiliser à nouveau notre moto. Quelqu'un sait-il si la moto peut monter à bord du train et quelles sont les conditions de circulation à moto en Mongolie. Toutes les infos sont les bienvenues. Nous envisageons les mois de mai, juin, juillet. Quel est votre avis? Merci d'avance
Nous sommes un couple de baroudeurs 3x20, et projetons de rejoindre Moscou en moto, puis de mettre la moto sur le train jusqu'en Mongolie et là utiliser à nouveau notre moto. Quelqu'un sait-il si la moto peut monter à bord du train et quelles sont les conditions de circulation à moto en Mongolie. Toutes les infos sont les bienvenues. Nous envisageons les mois de mai, juin, juillet. Quel est votre avis? Merci d'avance
Hôtel Sorgun Select à Side English translation pending
Je voudrais réserver dans cet hotel pour le réveillon de nouvel an.
Pouvez-vous me donner le plus de renseignements possible concernant la nourriture, les chambres, l'all-inclusive, la situation par rapport à Side, ...
Merci beaucoup.
Que voir en... Turquie English translation pending
Que voir en Turquie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser la Turquie en trois parties : - L'Ouest avec les régions Egéenne et de Marmara, - Le Centre avec les régions Méditerranéenne, Mer Noire et Anatolie Centrale, - L'Est avec l'Anatolie orientale et du Sud-est.
1- L'OUEST
1.1 - Région de Marmara Ayvalik : jolie petite cité portuaire où subsistent nombre de belles maisons et autres édifices notamment religieux (églises, mosquées, monastère). Plusieurs plages et des possibilités de plongées dans les environs.Balikesir : grande ville de l'intérieur dans la région de Marmara. Elle possède quelques monuments comme le tombeau des bey de Karasi.Bursa : pas très loin d'Istanbul, la ville est la quatrième du pays. Elle compte nombre de monuments et vestiges historiques, ainsi que divers musées. On peut également profiter de plages (Armutlu, Mudanya…) et même d'une station de ski dans ses environs (Mont Uludag).Edirne : c'est la grande ville de Thrace, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie. Relativement peu visitée, elle possède cependant quelques monuments, des vieux quartiers et surtout une mosquée qui a été récemment classée à l'UNESCO.Enez : située à la frontière grecque, c'est une petite ville avec une citadelle, des plages et nombre d'oiseaux qui nichent dans les lacs environnants.Erdek : station balnéaire de taille moyenne sur la côte méditerranéenne à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bursa. Elle accueille très majoritairement un tourisme local. Igneada : cette commune, à la frontière bulgare et face à la Mer Noire, attire un tourisme très majoritairement local pour ses plages ainsi que pour les petits lacs et forêts de ses environs parmi lesquels on peut se balader.Ile d'Imbros : à l'entrée des Dardanelles, la grande île montagneuse offre de belles plages avec des possibilités au niveau plongée et planche à voile. On peut également y voir plusieurs villages grecs plus ou moins abandonnés. Ile de Tenedos : à quelques kilomètres des côtes et à la sortie du détroit des Dardanelles. L'île possède un château, un bourg aux ruelles étroites et à l'architecture traditionnelle ainsi que de belles plages.Iles de Marmara : plusieurs îles montagneuses (Avsa, Marmara…) situées dans la mer du même nom face à Istanbul. On peut y voir divers témoignages de leur période grecque d'avant 1920 (maisons, monastères…) et surtout profiter des plages et autres activités nautiques.Istanbul : sans en être la capitale, Istanbul est la principale ville de Turquie et surtout un incontournable de tout voyage dans le pays tant au niveau de ses quartiers, de ses monuments que son animation. Toute sa zone historique est classée au patrimoine de l'UNESCO.Iznik : une grosse bourgade en bordure du lac du même nom avec un vieux centre et des remparts.Kilyos : à quelques kilomètres au nord d'Istanbul, sur la Mer Noire, ce village est devenu la station balnéaire des habitants de l'agglomération istanbouliote.Kirklareli : petite ville proche de la Bulgarie avec un centre ancien qui a préservé son architecture traditionnelle.Kiyikoy : en bord de Mer Noire, des plages et des forêts alentours pour ce gros village qui a su garder sa belle architecture et ses remparts.Mudanya : petite ville en bord de mer pas loin de Bursa avec des plages et de vieilles maisons.Osmaneli : une bourgade des environs de Bursa avec de belles demeures traditionnelles ottomanes et les vestiges d'une église orthodoxe de la fin du XIXe siècle. Péninsule de Gallipoli : cette longue péninsule de Thrace fut le théâtre d'une importante bataille de la première Guerre mondiale. On peut y voir plusieurs mémoriaux et les champs de batailles des Dardanelles.Polonezkoy : à quelques kilomètres d'Istanbul ce village créé au milieu du XIXe siècle par des polonais a gardé l'architecture de même que diverses traditions du pays d'origine de ses habitants.Sarkoy : la petite ville à l'entrée de la Péninsule de Gallipoli possède la plus longue plage de Turquie ainsi que des vignobles.Sile : sur la Mer Noire, une station balnéaire fréquentée par les habitants d'Istanbul.Vize : c'est l'ancienne capitale du Royaume de Thrace. Vize possède une belle mosquée, une citadelle et un amphithéâtre romain.Yalova : sur la Mer de Marmara, face à Istanbul qu'on peut rejoindre en ferries, Yalova offre juste quelques monuments dont une des maisons d'Ataturk. Plus touristique, la petite ville de Termal juste à côté est connue pour ses sources chaudes et ses cascades. Zeytingbagi : ce petit village de la côte à proximité de Mudanya et de Bursa possède nombre de beaux édifices et maisons datant des périodes ottomanes et byzantines.1.2- Région Egéenne Akyaka : cette bourgade située dans une jolie région au nord de Marmaris dispose d'une belle architecture traditionnelle.Alaçati : ce village à côté de Cesme est reconnu pour sa jolie architecture traditionnelle grecque et ses vieux moulins. Sa plage est également appréciée des amateurs de planche à voile.Altinoluk : petite station balnéaire du nord de la région égéenne bien moins connue et fréquentée que nombre d'autres sur cette côte.Bodrum : station balnéaire assez réputée de la côte sud-ouest qui dispose également d'un beau château et d'un théâtre antique. On peut aussi y faire de la plongée et des balades en bateaux traditionnels.Cesme : à l'ouest d'Izmir, la ville avec son château et son centre ancien est devenue une station balnéaire, ainsi qu'une porte d'entrée en Turquie grâce à ses lignes de ferries de/vers la Grèce et l'Italie.Dalaman : cette ville moyenne n'est uniquement connue au niveau touristique que pour accueillir un important aéroport international qui dessert une large partie de la Riviera turque.Denizli : grande agglomération de l'intérieur servant avant tout de "carrefour" en matière de transports ou de base pour découvrir Pamukkale tout proche.Dikili : dans une belle région, ce petit port de pêche-station balnéaire possède toujours un vieux centre à l'architecture typique de la côte ainsi qu'une remarquable mosquée en bois.Fethiye : une station de bord de mer très fréquentée de la côte sud-ouest (et voisine d'Oludeniz très connu pour sa superbe plage). La ville compte également une forteresse Croisée et plusieurs tombes antiques creusées dans la roche. C'est aussi de là que part la "Voie Lycienne" qui est un sentier de randonnée de presque 500 km qui va jusqu'à Antalya.Foça : au nord-ouest d'Izmir, sur la côte, la localité a gardé un vieux centre à l'architecture traditionnelle grecque. Plusieurs plages dans les environs.Göcek : des plages et un important port de plaisance proche de Dalaman. C'est aussi le point de départ de balades en bateaux à destination des petites criques et îles des environs.Izmir : c'est la troisième ville du pays. Malgré quelques monuments et un grand bazar, c'est plus une ville d'arrivée ou de passage pour découvrir les environs (plages, stations balnéaires, sites antiques…).Kusadasi : une station balnéaire au sud d'Izmir très fréquentée et qui accueille aussi nombre de bateaux de croisières et de tout-inclus. Plusieurs sites antiques (Ephèse, Milet…) sont situés dans ses environs.Marmaris : c'est une des principales stations balnéaires de la côte turque et des plus fréquentées en saison.Mugla : petite agglomération au nord de Marmaris avec un vieux centre-ville.Pamukkale : c'est dans cette commune que se situent les célèbres "sources calcaires pétrifiantes" d'ailleurs classées au patrimoine de l'UNESCO, tout comme d'ailleurs le site antique de Hierapolis qui les jouxte.Presqu'île de Datça : à l'ouest de Marmaris, la longue et jolie péninsule est devenue une zone très touristique avec plusieurs plages et petits villages autour de la principale commune qu'est Datça.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Selçuk : petite ville agréable au nord de Kusadasi servant généralement de base à la découverte du superbe site d'Ephèse situé à sa périphérie, de même que le beau village de Sirince.Sirince : petit village grec (jusqu'en 1920) à une dizaine de kilomètres de Selçuk connu pour son vin et ses belles maisons.1.3- Sites antiques Aphrodisias : pas loin de Denizli, ce sont les vestiges d'une cité romaine parmi les mieux conservés de la région. Assos : dans un petit village surplombant la mer face à l'île grecque de Lesbos se trouvent les vestiges de la cité grecque d'Assos. On y voit notamment le temple d'Athéna, le théâtre et les anciennes murailles de la cité.Dalyan : à deux pas des plages se découvrent en bateau plusieurs dizaines de tombes lyciennes creusées dans des falaises dominant la petite rivière Dalyan. Juste à côté, les vestiges de l'ancienne cité de Kaunos.Didymes : avec ses voisines Milet et Priène, Didymes est un important site antique grec de la côte Egéenne.Ephèse : juste à côté de Selçuk, Ephèse est un des principaux - et des plus beaux - sites antiques de Turquie.Milet : avec ses voisines Didymes et Priène, cette ancienne cité portuaire grecque est un important site antique de la côte Egéenne.Pergame : les importants vestiges d'une cité antique à la périphérie de le ville actuelle de Bergama.Priène : avec ses voisines Didymes et Milet, Priène est un important site antique grec de la côte Egéenne.Sardes : ce sont les vestiges de l'ancienne capitale de Lydie, à l'est d'Izmir. Troie : c'est le site archéologique de la célèbre ville de Troie. Situé pas loin de la ville de Cannakale, il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. 1.4 - Patrimoine naturel Gorges de Saklikent : entre Fethiye et Antalya. C'est un des plus grands canyons "d'Europe" dans lequel on peut randonner. Pas loin, on peut aussi faire du ski à la station de Saklikent.Grottes de Dupnisa : situées en Thrace, des grottes au milieu d'une forêt ouvertes à la visite.Lac Kus : ce lac au sud de Bandirma est réputé pour abriter en saison de multiples espèces d'oiseaux migrateurs.Mont Uludag : juste à côté de Bursa ce massif, classé parc national, est le plus haut de la partie ouest du pays (2 543 m). On peut y skier en hiver de même qu'y faire des randonnées le reste du temps.Parc national de la péninsule de Dilek : une presqu'île boisée au sud de Kusadasi dans laquelle randonner et profiter de plages tranquilles.Parc national de Kaz Dagi : une jolie zone montagneuse culminant à près de 1 800 m où on peut profiter des paysages et randonner.2- LE CENTRE
2.1- Région Méditerranéenne Adana : c'est la quatrième ville de Turquie. Elle possède quelques musées et vieux quartiers. On peut également visiter pas très loin les ruines de Mallus, Castabala, Anazarbe et quelques autres sites.Alanya : sur la côte, à l'est d'Antalya, la station balnéaire est connue pour sa citadelle et surtout les activités nautiques qu'elle propose (plongée, balades en bateau…).Anamur : la ville, face à l'île de Chypre, abrite un vieux château ainsi que les vestiges d'une ancienne cité antique. Plusieurs plages également dans les environs. Antakya : plus connue sous le nom d'Antioche, la ville est proche de la frontière syrienne. On y trouve plusieurs édifices religieux, une citadelle et quelques vestiges romains.Antalya : c'est la grande ville de la côte sud et un point d'entrée aérien possible dans le pays. Au delà des plages et autres stations balnéaires des environs, Antalya offre de vieux quartiers et nombre d'édifices et bâtiments anciens.Demre : c'est dans cette petite ville de la côte sud qu'est née la légende du Père Noël. La ville abrite également les vestiges de l'ancienne Myra avec sa nécropole et divers témoignages de l'époque romaine.Egirdir : en bordure du lac du même nom, Egirdir possède quelques vestiges de son passé (château, mausolées, édifices religieux). C'est aussi une bonne base pour découvrir la région des lacs.Iskendurun : proche de la Syrie, l'ancienne Alexandrette et un des principaux ports du pays et la plus grande ville de la partie est de la côte méditerranéenne.Isparta : c'est la grande ville de la Région des lacs. Elle est connue pour son huile de rose.Kalkan : petite station balnéaire à la belle architecture dans laquelle on peut pratiquer la plongée et les sports nautiques.Kas : ce port de pêche est aussi une station balnéaire qui comme beaucoup d'autres a su préserver son architecture traditionnelle de même que quelques vestiges de son passé antique. On peut aussi randonner et plonger dans ses environs.Kayakoy : à quelques kilomètres au sud de Fethiye. C'est un village fantôme abandonné par sa population grecque dans les années (19)20. On peut faire de petites randonnées dans ses environs.Kemer : station de bord de mer assez fréquentée en dessous d'Antalaya.Manavgat : station balnéaire entre Antalya et Alanya. On peut voir plusieurs cascades, ainsi que le site antique de Sidé, dans ses environs proches.Mersin : grande ville portuaire entre Antalya et la Syrie.Région des lacs : au nord d'Antalya, une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…). On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Silifke : cette localité entre Alanya et Mersin possède plusieurs vestiges comme sa forteresse, des remparts et une nécropole. Plusieurs plages et des grottes à visiter dans ses environs.Tarsus : à côté de Mersin, la ville compte nombre de vestiges datant aussi bien de l'époque antique qu'ottomane.Tasucu : cette ville portuaire à la belle architecture, située à côté de Silifke, est le point de départ des ferries pour Chypre Nord.2.2- Anatolie CentraleAnkara : assez délaissée des touristes, la capitale turque n'en compte pas moins plusieurs musées intéressants dont le Musée anatolien.Avanos : petit village à côté de Nevsehir et Göreme réputé pour ses poteries.Beypazari : cette petite ville proche d'Ankara est reconnue pour ses vieux quartiers à la belle architecture traditionnelle.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Derinkuyu : c'est une des principales villes souterraines des environs de Nevsehir et surtout une des plus représentatives. Juste à côté, Kaymakli est aussi un bon exemple.Divrigi : à la limite avec l'Est, cette petite ville abrite une grande mosquée et un hôpital datant des XII et XIIIe siècles. Ces deux édifices sont inscrits à l'UNESCO.Göreme : cette vallée/village de Cappadoce est inscrite à l'UNESCO (et classé parc national) pour ses magnifiques églises, ses habitations et villages troglodytiques, ses célèbres cheminées de fée et ses paysages en général. On peut y randonner notamment dans les vallées de Zelve qui font partie du site.Kayseri : grande agglomération de Cappadoce. Outre pour ses divers monuments, la ville est aussi appréciée pour la station de ski du Mont Erciyes (3 916 m) au pied de laquelle elle a été construite.Konya : considérée comme ville sainte, Konya est connue pour ses derviches tourneurs ainsi que pour ses édifices religieux.Nevsehir : c'est la capitale de la Cappadoce et une bonne base pour découvrir les environs où se mélangent nature (cheminées de fée, randonnées…) et histoire (églises, villes souterraines).Ozkonak : une des principales cités souterraines des environs de Nevsehir.Uçhisar : petit village entre Nevsehir et Göreme avec une intéressante forteresse perchée.Urgüp : une autre petite ville de Cappadoce pouvant servir de base à la découverte de la région. On y trouve nombre d'habitations (et hôtels) troglodytiques.2.3- Mer NoireAkçakoca : station balnéaire de la Mer Noire avec un château et une vieille ville.Amasra : jolie station de bord de mer qui attire pas mal de monde en saison, notamment en provenance d'Ankara et Istanbul.Amasya : une grande ville entre Cappadoce et Mer Noire qui a conservé nombre de ses maisons de style ottoman ainsi que plusieurs vestiges antiques.Château de Zilkale : belle forteresse byzantine située à quelques kilomètres de la côte de la Mer Noire, pas loin de la frontière géorgienne. D'autres citadelles et églises datant de l'époque du Royaume de Géorgie dans les environs.Giresun : en bord de mer, une petite ville avec un beau château, de vieilles maisons ottomanes et une petite île à découvrir.Kastamonu : cité portuaire sur la Mer Noire avec une vieille ville.Monastère de Sumela : à quelques kilomètres au sud de Trabzon, un superbe monastère niché au creux d'une falaise.Rize : grand port à l'est de la Mer Noire, au coeur d'une région productrice de thé. Rize est surtout une base pour découvrir les environs.Safranbolu : cette localité entre Ankara et la Mer Noire est réputée pour sa superbe architecture ottomane, au point d'ailleurs d'être classée à l'UNESCO.Samsun : c'est la plus grande agglomération turque des bords de la Mer Noire ainsi qu'un port très important.Sinop : sur la presqu'ile du même nom, un port avec des remparts et quelques vestiges historiques. Tokat : cette ville proche de Samsun abrite une belle citadelle ottomane de même que divers bâtiments et maisons de cette époque.Trabzon : grande cité portuaire de la côte nord-est avec de vieux quartiers. La ville est généralement utilisée pour visiter le superbe monastère de Sumela à quelques kilomètres.Vallée de Yusufeli : on peut voir plusieurs forts médiévaux et églises géorgiennes dans cette vallée qui abrite la petite bourgade du même nom.2.4- Sites antiquesArycanda : le site d'une ancienne cité lycienne des environs d'Antalaya.Aspendos : à une cinquantaine de kilomètre d'Antalya, les vestiges d'une cité gréco-romaine avec notamment un superbe théâtre antique parmi les mieux conservés.Gordiom : situé au sud-ouest d'Ankara, ce sont les restes de l'ancienne capitale du royaume de Phrygie.Hattusas : le site archéologique d'Hattusas, l'ancienne capitale hittite, est classé au patrimoine de l'UNESCO. Il est situé à côté du village de Bogazkale, au nord de la Cappadoce.Kekova : à côté de Kas, la petite île de Kekova abrite les vestiges d'une cité engloutie désormais devenue une balade "classique" au départ de Kas.Limyra : les ruines de ce qui fut en son temps une des plus importantes cités lyciennes.Olympos : les vestiges d'une cité antique construite en bord de mer à une soixantaine de kilomètres au sud d'Antalya.Pergé : le site d'une ancienne cité construite en bord de rivière dans la région d'Antalya. Un autre site antique, Phaselis, n'est pas loin.Phaselis : le site d'une ancienne cité Lycienne de la région d'Antalya. Un autre, Pergé, n'est pas loin.Sidé : un beau site antique à la périphérie de la station balnéaire de Manavgat.Termessos : au nord d'Antalya, en altitude, c'est un des sites antiques les mieux préservés de Turquie.Xanthos-Letoon : situés au nord de Kas, ce sont deux sites antiques de Lycie (sanctuaire et cité) classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. 2.5 - Patrimoine naturel Désert de Karapinar : une zone désertique avec des dunes dans les environs de Konya.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Lac Tuz : second plus grand lac de Turquie et un abris pour nombre d'oiseaux, notamment des flamants roses.Mont Chimère : pas loin d'Antalaya, ce lieu est connu pour ses phénomènes de "roches enflammées" dus à l'émanation souterraine de gaz combustibles.Monts Kaçkar : d'assez hautes montagnes proches de la Mer Noire dans le nord-est du pays. On y vient pour les paysages, le raft et la randonnée.Parc national d'Ilgaz : entre Ankara et la Mer Noire, ce parc montagneux et apprécié pour ses paysages, la randonnée et le ski en hiver.Parc national de Koprulu : ce parc de la province d'Antalya s'est constitué autour du canyon du même nom. On peut y randonner.Région des lacs : une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…) au nord d'Antalya. On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Vallée d'Ihlara : très belle vallée au coeur de la Cappadoce dans laquelle on peut randonner et découvrir divers vestiges historiques dont d'innombrables églises troglodytiques.3- L'EST
3.1- Anatolie orientale Ani : à deux pas de l'Arménie dont elle fut vers l'an mille la capitale de l'empire, Ani est une ville médiévale abandonnée où subsistent encore nombre d'édifices.Battalgazi : une petite agglomération avec divers vestiges anciens (mosquées, caravanserail, remparts romains...).Dogubeyazit : cette ville d'altitude à la frontière iranienne est d'abord une base pour découvrir le Mont Ararat, de même que le palais d'Ishak Pacha situé à sa périphérie.Erzurum : à presque 2 000 m d'altitude, c'est la principale agglomération d'Anatolie Orientale avec quelques (rares) témoignages anciens comme sa citadelle. Juste à côté, on peut faire du ski sur le Mont Palandöken.Kars : cette ville moyenne proche de l'Arménie possède une belle architecture russe du XIXe siècle et une citadelle perchée.Malatya : c'est une des principales villes de l'est de la Turquie. Quelques parcs et musées à voir.Van : grande ville kurde sur les bords du lac du même nom. On peut y voir notamment une citadelle, des édifices religieux arméniens et surtout s'en servir comme base pour découvrir le lac Van.3.2- Anatolie du Sud-estDiyarbakir : ville importante de la région sud-est avec un vieux centre et des remparts.Gaziantep : grande agglomération proche de la frontière syrienne avec une forteresse, un musée et un vaste bazar.Harran : à quelques kilomètres de la Syrie, ce site archéologique situé dans la ville éponyme se compose de longues murailles ainsi que de divers vestiges médiévaux.Hasankeyf : à l'extrême sud-est du pays, cette bourgade des bords du Tigre possède de nombreux vieux édifices (citadelle, mosquées, palais, pont…) qui en font un lieu pas mal visité au niveau local.Mardin : belle petite ville ancienne construite à flan de colline et reconnue pour son architecture.Urfa : la ville, à proximité de la Syrie, possède nombre d'édifices anciens et de façon générale une belle architecture. 3.3- Patrimoine naturel Lac Van : c'est le plus grand lac de Turquie. On peut s'y baigner et découvrir quelques petits villages, de même que les ruines médiévales de la cité de Tushpa ou la cathédrale arménienne de l'Ile d'Akdamar.Mont Ararat : à la frontière avec l'Iran, on peut assez facilement escalader (avec un permis) cette montagne de 5 165 m sur laquelle se serait échoué l'arche de Noé. L'Ararat est aussi le point culminant de la Turquie.Mont Nemrut Dagi : classé à l'UNESCO ce mont de 2 206 m, au sud-est de la Turquie, est connu pour ses paysages et surtout les statues antiques qu'on peut voir à son sommet.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
L'Ouest : Aphrodisias; Dalyan; Didymes: Ephèse; Gorges de Saklikent; Istanbul; Milet; Mont Uludag; Pamukkale; Pergame; Priène; Riviera turque; Troie; Zeytingbagi.
Le Centre : Cappadoce; Derinkuyu; Göreme; Kekova; Monastère de Sumela; Monts Kaçkar; Ozkonak; Région des lacs; Riviera turque; Safranbolu; Sidé; Termessos; Vallée d'Ihlara.
L'Est : Ani; Hasankeyf; Mardin; Mont Ararat; Mont Nemrut Dagi.
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On peut diviser la Turquie en trois parties : - L'Ouest avec les régions Egéenne et de Marmara, - Le Centre avec les régions Méditerranéenne, Mer Noire et Anatolie Centrale, - L'Est avec l'Anatolie orientale et du Sud-est.
1- L'OUEST
1.1 - Région de Marmara Ayvalik : jolie petite cité portuaire où subsistent nombre de belles maisons et autres édifices notamment religieux (églises, mosquées, monastère). Plusieurs plages et des possibilités de plongées dans les environs.Balikesir : grande ville de l'intérieur dans la région de Marmara. Elle possède quelques monuments comme le tombeau des bey de Karasi.Bursa : pas très loin d'Istanbul, la ville est la quatrième du pays. Elle compte nombre de monuments et vestiges historiques, ainsi que divers musées. On peut également profiter de plages (Armutlu, Mudanya…) et même d'une station de ski dans ses environs (Mont Uludag).Edirne : c'est la grande ville de Thrace, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie. Relativement peu visitée, elle possède cependant quelques monuments, des vieux quartiers et surtout une mosquée qui a été récemment classée à l'UNESCO.Enez : située à la frontière grecque, c'est une petite ville avec une citadelle, des plages et nombre d'oiseaux qui nichent dans les lacs environnants.Erdek : station balnéaire de taille moyenne sur la côte méditerranéenne à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bursa. Elle accueille très majoritairement un tourisme local. Igneada : cette commune, à la frontière bulgare et face à la Mer Noire, attire un tourisme très majoritairement local pour ses plages ainsi que pour les petits lacs et forêts de ses environs parmi lesquels on peut se balader.Ile d'Imbros : à l'entrée des Dardanelles, la grande île montagneuse offre de belles plages avec des possibilités au niveau plongée et planche à voile. On peut également y voir plusieurs villages grecs plus ou moins abandonnés. Ile de Tenedos : à quelques kilomètres des côtes et à la sortie du détroit des Dardanelles. L'île possède un château, un bourg aux ruelles étroites et à l'architecture traditionnelle ainsi que de belles plages.Iles de Marmara : plusieurs îles montagneuses (Avsa, Marmara…) situées dans la mer du même nom face à Istanbul. On peut y voir divers témoignages de leur période grecque d'avant 1920 (maisons, monastères…) et surtout profiter des plages et autres activités nautiques.Istanbul : sans en être la capitale, Istanbul est la principale ville de Turquie et surtout un incontournable de tout voyage dans le pays tant au niveau de ses quartiers, de ses monuments que son animation. Toute sa zone historique est classée au patrimoine de l'UNESCO.Iznik : une grosse bourgade en bordure du lac du même nom avec un vieux centre et des remparts.Kilyos : à quelques kilomètres au nord d'Istanbul, sur la Mer Noire, ce village est devenu la station balnéaire des habitants de l'agglomération istanbouliote.Kirklareli : petite ville proche de la Bulgarie avec un centre ancien qui a préservé son architecture traditionnelle.Kiyikoy : en bord de Mer Noire, des plages et des forêts alentours pour ce gros village qui a su garder sa belle architecture et ses remparts.Mudanya : petite ville en bord de mer pas loin de Bursa avec des plages et de vieilles maisons.Osmaneli : une bourgade des environs de Bursa avec de belles demeures traditionnelles ottomanes et les vestiges d'une église orthodoxe de la fin du XIXe siècle. Péninsule de Gallipoli : cette longue péninsule de Thrace fut le théâtre d'une importante bataille de la première Guerre mondiale. On peut y voir plusieurs mémoriaux et les champs de batailles des Dardanelles.Polonezkoy : à quelques kilomètres d'Istanbul ce village créé au milieu du XIXe siècle par des polonais a gardé l'architecture de même que diverses traditions du pays d'origine de ses habitants.Sarkoy : la petite ville à l'entrée de la Péninsule de Gallipoli possède la plus longue plage de Turquie ainsi que des vignobles.Sile : sur la Mer Noire, une station balnéaire fréquentée par les habitants d'Istanbul.Vize : c'est l'ancienne capitale du Royaume de Thrace. Vize possède une belle mosquée, une citadelle et un amphithéâtre romain.Yalova : sur la Mer de Marmara, face à Istanbul qu'on peut rejoindre en ferries, Yalova offre juste quelques monuments dont une des maisons d'Ataturk. Plus touristique, la petite ville de Termal juste à côté est connue pour ses sources chaudes et ses cascades. Zeytingbagi : ce petit village de la côte à proximité de Mudanya et de Bursa possède nombre de beaux édifices et maisons datant des périodes ottomanes et byzantines.1.2- Région Egéenne Akyaka : cette bourgade située dans une jolie région au nord de Marmaris dispose d'une belle architecture traditionnelle.Alaçati : ce village à côté de Cesme est reconnu pour sa jolie architecture traditionnelle grecque et ses vieux moulins. Sa plage est également appréciée des amateurs de planche à voile.Altinoluk : petite station balnéaire du nord de la région égéenne bien moins connue et fréquentée que nombre d'autres sur cette côte.Bodrum : station balnéaire assez réputée de la côte sud-ouest qui dispose également d'un beau château et d'un théâtre antique. On peut aussi y faire de la plongée et des balades en bateaux traditionnels.Cesme : à l'ouest d'Izmir, la ville avec son château et son centre ancien est devenue une station balnéaire, ainsi qu'une porte d'entrée en Turquie grâce à ses lignes de ferries de/vers la Grèce et l'Italie.Dalaman : cette ville moyenne n'est uniquement connue au niveau touristique que pour accueillir un important aéroport international qui dessert une large partie de la Riviera turque.Denizli : grande agglomération de l'intérieur servant avant tout de "carrefour" en matière de transports ou de base pour découvrir Pamukkale tout proche.Dikili : dans une belle région, ce petit port de pêche-station balnéaire possède toujours un vieux centre à l'architecture typique de la côte ainsi qu'une remarquable mosquée en bois.Fethiye : une station de bord de mer très fréquentée de la côte sud-ouest (et voisine d'Oludeniz très connu pour sa superbe plage). La ville compte également une forteresse Croisée et plusieurs tombes antiques creusées dans la roche. C'est aussi de là que part la "Voie Lycienne" qui est un sentier de randonnée de presque 500 km qui va jusqu'à Antalya.Foça : au nord-ouest d'Izmir, sur la côte, la localité a gardé un vieux centre à l'architecture traditionnelle grecque. Plusieurs plages dans les environs.Göcek : des plages et un important port de plaisance proche de Dalaman. C'est aussi le point de départ de balades en bateaux à destination des petites criques et îles des environs.Izmir : c'est la troisième ville du pays. Malgré quelques monuments et un grand bazar, c'est plus une ville d'arrivée ou de passage pour découvrir les environs (plages, stations balnéaires, sites antiques…).Kusadasi : une station balnéaire au sud d'Izmir très fréquentée et qui accueille aussi nombre de bateaux de croisières et de tout-inclus. Plusieurs sites antiques (Ephèse, Milet…) sont situés dans ses environs.Marmaris : c'est une des principales stations balnéaires de la côte turque et des plus fréquentées en saison.Mugla : petite agglomération au nord de Marmaris avec un vieux centre-ville.Pamukkale : c'est dans cette commune que se situent les célèbres "sources calcaires pétrifiantes" d'ailleurs classées au patrimoine de l'UNESCO, tout comme d'ailleurs le site antique de Hierapolis qui les jouxte.Presqu'île de Datça : à l'ouest de Marmaris, la longue et jolie péninsule est devenue une zone très touristique avec plusieurs plages et petits villages autour de la principale commune qu'est Datça.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Selçuk : petite ville agréable au nord de Kusadasi servant généralement de base à la découverte du superbe site d'Ephèse situé à sa périphérie, de même que le beau village de Sirince.Sirince : petit village grec (jusqu'en 1920) à une dizaine de kilomètres de Selçuk connu pour son vin et ses belles maisons.1.3- Sites antiques Aphrodisias : pas loin de Denizli, ce sont les vestiges d'une cité romaine parmi les mieux conservés de la région. Assos : dans un petit village surplombant la mer face à l'île grecque de Lesbos se trouvent les vestiges de la cité grecque d'Assos. On y voit notamment le temple d'Athéna, le théâtre et les anciennes murailles de la cité.Dalyan : à deux pas des plages se découvrent en bateau plusieurs dizaines de tombes lyciennes creusées dans des falaises dominant la petite rivière Dalyan. Juste à côté, les vestiges de l'ancienne cité de Kaunos.Didymes : avec ses voisines Milet et Priène, Didymes est un important site antique grec de la côte Egéenne.Ephèse : juste à côté de Selçuk, Ephèse est un des principaux - et des plus beaux - sites antiques de Turquie.Milet : avec ses voisines Didymes et Priène, cette ancienne cité portuaire grecque est un important site antique de la côte Egéenne.Pergame : les importants vestiges d'une cité antique à la périphérie de le ville actuelle de Bergama.Priène : avec ses voisines Didymes et Milet, Priène est un important site antique grec de la côte Egéenne.Sardes : ce sont les vestiges de l'ancienne capitale de Lydie, à l'est d'Izmir. Troie : c'est le site archéologique de la célèbre ville de Troie. Situé pas loin de la ville de Cannakale, il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. 1.4 - Patrimoine naturel Gorges de Saklikent : entre Fethiye et Antalya. C'est un des plus grands canyons "d'Europe" dans lequel on peut randonner. Pas loin, on peut aussi faire du ski à la station de Saklikent.Grottes de Dupnisa : situées en Thrace, des grottes au milieu d'une forêt ouvertes à la visite.Lac Kus : ce lac au sud de Bandirma est réputé pour abriter en saison de multiples espèces d'oiseaux migrateurs.Mont Uludag : juste à côté de Bursa ce massif, classé parc national, est le plus haut de la partie ouest du pays (2 543 m). On peut y skier en hiver de même qu'y faire des randonnées le reste du temps.Parc national de la péninsule de Dilek : une presqu'île boisée au sud de Kusadasi dans laquelle randonner et profiter de plages tranquilles.Parc national de Kaz Dagi : une jolie zone montagneuse culminant à près de 1 800 m où on peut profiter des paysages et randonner.2- LE CENTRE
2.1- Région Méditerranéenne Adana : c'est la quatrième ville de Turquie. Elle possède quelques musées et vieux quartiers. On peut également visiter pas très loin les ruines de Mallus, Castabala, Anazarbe et quelques autres sites.Alanya : sur la côte, à l'est d'Antalya, la station balnéaire est connue pour sa citadelle et surtout les activités nautiques qu'elle propose (plongée, balades en bateau…).Anamur : la ville, face à l'île de Chypre, abrite un vieux château ainsi que les vestiges d'une ancienne cité antique. Plusieurs plages également dans les environs. Antakya : plus connue sous le nom d'Antioche, la ville est proche de la frontière syrienne. On y trouve plusieurs édifices religieux, une citadelle et quelques vestiges romains.Antalya : c'est la grande ville de la côte sud et un point d'entrée aérien possible dans le pays. Au delà des plages et autres stations balnéaires des environs, Antalya offre de vieux quartiers et nombre d'édifices et bâtiments anciens.Demre : c'est dans cette petite ville de la côte sud qu'est née la légende du Père Noël. La ville abrite également les vestiges de l'ancienne Myra avec sa nécropole et divers témoignages de l'époque romaine.Egirdir : en bordure du lac du même nom, Egirdir possède quelques vestiges de son passé (château, mausolées, édifices religieux). C'est aussi une bonne base pour découvrir la région des lacs.Iskendurun : proche de la Syrie, l'ancienne Alexandrette et un des principaux ports du pays et la plus grande ville de la partie est de la côte méditerranéenne.Isparta : c'est la grande ville de la Région des lacs. Elle est connue pour son huile de rose.Kalkan : petite station balnéaire à la belle architecture dans laquelle on peut pratiquer la plongée et les sports nautiques.Kas : ce port de pêche est aussi une station balnéaire qui comme beaucoup d'autres a su préserver son architecture traditionnelle de même que quelques vestiges de son passé antique. On peut aussi randonner et plonger dans ses environs.Kayakoy : à quelques kilomètres au sud de Fethiye. C'est un village fantôme abandonné par sa population grecque dans les années (19)20. On peut faire de petites randonnées dans ses environs.Kemer : station de bord de mer assez fréquentée en dessous d'Antalaya.Manavgat : station balnéaire entre Antalya et Alanya. On peut voir plusieurs cascades, ainsi que le site antique de Sidé, dans ses environs proches.Mersin : grande ville portuaire entre Antalya et la Syrie.Région des lacs : au nord d'Antalya, une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…). On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Riviera turque : c'est la partie du littoral qui court des environs d'Izmir jusqu'au delà d'Antalya. Elle est très touristique avec ses très nombreuses stations balnéaires et ses sites antiques. Un sentier de randonnées longe en partie la côte dans sa partie sud.Silifke : cette localité entre Alanya et Mersin possède plusieurs vestiges comme sa forteresse, des remparts et une nécropole. Plusieurs plages et des grottes à visiter dans ses environs.Tarsus : à côté de Mersin, la ville compte nombre de vestiges datant aussi bien de l'époque antique qu'ottomane.Tasucu : cette ville portuaire à la belle architecture, située à côté de Silifke, est le point de départ des ferries pour Chypre Nord.2.2- Anatolie CentraleAnkara : assez délaissée des touristes, la capitale turque n'en compte pas moins plusieurs musées intéressants dont le Musée anatolien.Avanos : petit village à côté de Nevsehir et Göreme réputé pour ses poteries.Beypazari : cette petite ville proche d'Ankara est reconnue pour ses vieux quartiers à la belle architecture traditionnelle.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Derinkuyu : c'est une des principales villes souterraines des environs de Nevsehir et surtout une des plus représentatives. Juste à côté, Kaymakli est aussi un bon exemple.Divrigi : à la limite avec l'Est, cette petite ville abrite une grande mosquée et un hôpital datant des XII et XIIIe siècles. Ces deux édifices sont inscrits à l'UNESCO.Göreme : cette vallée/village de Cappadoce est inscrite à l'UNESCO (et classé parc national) pour ses magnifiques églises, ses habitations et villages troglodytiques, ses célèbres cheminées de fée et ses paysages en général. On peut y randonner notamment dans les vallées de Zelve qui font partie du site.Kayseri : grande agglomération de Cappadoce. Outre pour ses divers monuments, la ville est aussi appréciée pour la station de ski du Mont Erciyes (3 916 m) au pied de laquelle elle a été construite.Konya : considérée comme ville sainte, Konya est connue pour ses derviches tourneurs ainsi que pour ses édifices religieux.Nevsehir : c'est la capitale de la Cappadoce et une bonne base pour découvrir les environs où se mélangent nature (cheminées de fée, randonnées…) et histoire (églises, villes souterraines).Ozkonak : une des principales cités souterraines des environs de Nevsehir.Uçhisar : petit village entre Nevsehir et Göreme avec une intéressante forteresse perchée.Urgüp : une autre petite ville de Cappadoce pouvant servir de base à la découverte de la région. On y trouve nombre d'habitations (et hôtels) troglodytiques.2.3- Mer NoireAkçakoca : station balnéaire de la Mer Noire avec un château et une vieille ville.Amasra : jolie station de bord de mer qui attire pas mal de monde en saison, notamment en provenance d'Ankara et Istanbul.Amasya : une grande ville entre Cappadoce et Mer Noire qui a conservé nombre de ses maisons de style ottoman ainsi que plusieurs vestiges antiques.Château de Zilkale : belle forteresse byzantine située à quelques kilomètres de la côte de la Mer Noire, pas loin de la frontière géorgienne. D'autres citadelles et églises datant de l'époque du Royaume de Géorgie dans les environs.Giresun : en bord de mer, une petite ville avec un beau château, de vieilles maisons ottomanes et une petite île à découvrir.Kastamonu : cité portuaire sur la Mer Noire avec une vieille ville.Monastère de Sumela : à quelques kilomètres au sud de Trabzon, un superbe monastère niché au creux d'une falaise.Rize : grand port à l'est de la Mer Noire, au coeur d'une région productrice de thé. Rize est surtout une base pour découvrir les environs.Safranbolu : cette localité entre Ankara et la Mer Noire est réputée pour sa superbe architecture ottomane, au point d'ailleurs d'être classée à l'UNESCO.Samsun : c'est la plus grande agglomération turque des bords de la Mer Noire ainsi qu'un port très important.Sinop : sur la presqu'ile du même nom, un port avec des remparts et quelques vestiges historiques. Tokat : cette ville proche de Samsun abrite une belle citadelle ottomane de même que divers bâtiments et maisons de cette époque.Trabzon : grande cité portuaire de la côte nord-est avec de vieux quartiers. La ville est généralement utilisée pour visiter le superbe monastère de Sumela à quelques kilomètres.Vallée de Yusufeli : on peut voir plusieurs forts médiévaux et églises géorgiennes dans cette vallée qui abrite la petite bourgade du même nom.2.4- Sites antiquesArycanda : le site d'une ancienne cité lycienne des environs d'Antalaya.Aspendos : à une cinquantaine de kilomètre d'Antalya, les vestiges d'une cité gréco-romaine avec notamment un superbe théâtre antique parmi les mieux conservés.Gordiom : situé au sud-ouest d'Ankara, ce sont les restes de l'ancienne capitale du royaume de Phrygie.Hattusas : le site archéologique d'Hattusas, l'ancienne capitale hittite, est classé au patrimoine de l'UNESCO. Il est situé à côté du village de Bogazkale, au nord de la Cappadoce.Kekova : à côté de Kas, la petite île de Kekova abrite les vestiges d'une cité engloutie désormais devenue une balade "classique" au départ de Kas.Limyra : les ruines de ce qui fut en son temps une des plus importantes cités lyciennes.Olympos : les vestiges d'une cité antique construite en bord de mer à une soixantaine de kilomètres au sud d'Antalya.Pergé : le site d'une ancienne cité construite en bord de rivière dans la région d'Antalya. Un autre site antique, Phaselis, n'est pas loin.Phaselis : le site d'une ancienne cité Lycienne de la région d'Antalya. Un autre, Pergé, n'est pas loin.Sidé : un beau site antique à la périphérie de la station balnéaire de Manavgat.Termessos : au nord d'Antalya, en altitude, c'est un des sites antiques les mieux préservés de Turquie.Xanthos-Letoon : situés au nord de Kas, ce sont deux sites antiques de Lycie (sanctuaire et cité) classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. 2.5 - Patrimoine naturel Désert de Karapinar : une zone désertique avec des dunes dans les environs de Konya.Cappadoce : au coeur du pays, la Cappadoce est devenue un haut lieu du tourisme. On y vient pour ses paysages (avec ses célèbres "cheminées de fée"), ses petits villages, ses villes souterraines, ses églises et autres vestiges historiques, ainsi que pour ses nombreuses possibilités de randonnées.Lac Tuz : second plus grand lac de Turquie et un abris pour nombre d'oiseaux, notamment des flamants roses.Mont Chimère : pas loin d'Antalaya, ce lieu est connu pour ses phénomènes de "roches enflammées" dus à l'émanation souterraine de gaz combustibles.Monts Kaçkar : d'assez hautes montagnes proches de la Mer Noire dans le nord-est du pays. On y vient pour les paysages, le raft et la randonnée.Parc national d'Ilgaz : entre Ankara et la Mer Noire, ce parc montagneux et apprécié pour ses paysages, la randonnée et le ski en hiver.Parc national de Koprulu : ce parc de la province d'Antalya s'est constitué autour du canyon du même nom. On peut y randonner.Région des lacs : une région avec plusieurs grands lacs (Egirdir, Beysehir…) au nord d'Antalya. On y vient pour les paysages, la découverte de petits villages et la randonnée.Vallée d'Ihlara : très belle vallée au coeur de la Cappadoce dans laquelle on peut randonner et découvrir divers vestiges historiques dont d'innombrables églises troglodytiques.3- L'EST
3.1- Anatolie orientale Ani : à deux pas de l'Arménie dont elle fut vers l'an mille la capitale de l'empire, Ani est une ville médiévale abandonnée où subsistent encore nombre d'édifices.Battalgazi : une petite agglomération avec divers vestiges anciens (mosquées, caravanserail, remparts romains...).Dogubeyazit : cette ville d'altitude à la frontière iranienne est d'abord une base pour découvrir le Mont Ararat, de même que le palais d'Ishak Pacha situé à sa périphérie.Erzurum : à presque 2 000 m d'altitude, c'est la principale agglomération d'Anatolie Orientale avec quelques (rares) témoignages anciens comme sa citadelle. Juste à côté, on peut faire du ski sur le Mont Palandöken.Kars : cette ville moyenne proche de l'Arménie possède une belle architecture russe du XIXe siècle et une citadelle perchée.Malatya : c'est une des principales villes de l'est de la Turquie. Quelques parcs et musées à voir.Van : grande ville kurde sur les bords du lac du même nom. On peut y voir notamment une citadelle, des édifices religieux arméniens et surtout s'en servir comme base pour découvrir le lac Van.3.2- Anatolie du Sud-estDiyarbakir : ville importante de la région sud-est avec un vieux centre et des remparts.Gaziantep : grande agglomération proche de la frontière syrienne avec une forteresse, un musée et un vaste bazar.Harran : à quelques kilomètres de la Syrie, ce site archéologique situé dans la ville éponyme se compose de longues murailles ainsi que de divers vestiges médiévaux.Hasankeyf : à l'extrême sud-est du pays, cette bourgade des bords du Tigre possède de nombreux vieux édifices (citadelle, mosquées, palais, pont…) qui en font un lieu pas mal visité au niveau local.Mardin : belle petite ville ancienne construite à flan de colline et reconnue pour son architecture.Urfa : la ville, à proximité de la Syrie, possède nombre d'édifices anciens et de façon générale une belle architecture. 3.3- Patrimoine naturel Lac Van : c'est le plus grand lac de Turquie. On peut s'y baigner et découvrir quelques petits villages, de même que les ruines médiévales de la cité de Tushpa ou la cathédrale arménienne de l'Ile d'Akdamar.Mont Ararat : à la frontière avec l'Iran, on peut assez facilement escalader (avec un permis) cette montagne de 5 165 m sur laquelle se serait échoué l'arche de Noé. L'Ararat est aussi le point culminant de la Turquie.Mont Nemrut Dagi : classé à l'UNESCO ce mont de 2 206 m, au sud-est de la Turquie, est connu pour ses paysages et surtout les statues antiques qu'on peut voir à son sommet.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
L'Ouest : Aphrodisias; Dalyan; Didymes: Ephèse; Gorges de Saklikent; Istanbul; Milet; Mont Uludag; Pamukkale; Pergame; Priène; Riviera turque; Troie; Zeytingbagi.
Le Centre : Cappadoce; Derinkuyu; Göreme; Kekova; Monastère de Sumela; Monts Kaçkar; Ozkonak; Région des lacs; Riviera turque; Safranbolu; Sidé; Termessos; Vallée d'Ihlara.
L'Est : Ani; Hasankeyf; Mardin; Mont Ararat; Mont Nemrut Dagi.
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De retour du Club Lykia World à Olüdeniz, meilleur village de vacances de la Méditerranée English translation pending
Sincèrement, le Lykia World à Oludeniz mérite parfaitement son titre décerné par un groupement de tourisme allemand de "meilleur village de vacances de la méditerranée".
Lykia World, c'est :
1) situation et description générale : * un domaine de 26 hectares en pleine nature dans une baie (sorte de grande crique) entourée de montagnes (bien aérée donc). Un panorama beau à couper le souffle. A côté du Lykia World se trouve d'ailleurs la plage où fut tourné le film "le Lagon Bleu" avec Brooke Shields) * 2 parties dans Lykia World : la Résidence avec une partie du centre de Thalasso, grand bloc de 4 étages avec ascenseur, 5 piscines avec petits toboggans dont 2 intérieures, je dirais que ça convient plus aux personnes âgées, 2 restaurants (1 principal et 1 à thème italien). La 2ème partie séparée de la Résidence par un petit cours d'eau est le Village (beaucoup plus grand que la Résidence (80% du domaine)) qui comprend sa Réception propre, son centre avec magasins (chers cependant car monopolistiques) (librairie, fringues, bijouterie, location de voiture, magasin de photos, fleuriste, ...) ainsi qu'un grand Luna Park pour les enfants, bar, dance floor, café avec glaces et milk shakes, restaurant principal, 2 restos à thèmes avec vue sur mer (Chinois et Japonais), salle de cinéma, grande piscine sans toboggans où ont lieu tous les Pool games (water polo, aqua gym, jeux, ...). Ensuite, la partie Village descend vers la mer avec l'amphithéâtre pour les spectacles et le resto Marine (au bord de la mer) qui donne droit chaque soir à un coucher de soleil magnifique. * des immenses jardins parfaitement entretenus, bien fleuris et à la pelouse impeccable, certains dans une pinède * au-dessus du domaine, on trouve le Children's paradise (4 hectares de paradis pour les enfants) (voir plus loin pour la description) * une plage privée de 700 m de long (sable et galets) avec une mer turquoise et aménagée avec tentes géantes ou parasols, transats, ...
2) accueil : * une équipe d'animateurs géniaux et très pros mais qui ne s'y croient pas (pas comme au club med donc). Cosmopolite : des Turcs mais aussi des Ukrainiens (tous danseurs professionnels (dont 3 nanas acrobates géniales), des Roumains, Anglais, Sud Africains, une petite Wallonne aussi, et surtout un type formidable qui parle couramment 5 langues : Gengis l'Entertainment Manager, un type marrant et boute-en-train et qui gère de main de maître son équipe. * un personnel souriant (réception, serveurs, femmes d'ouvrages, ...) anglophone et quelques rares francophones (pas grave)
3) logement * des chambres agréables avec clim excellente (deux chambres communicantes c'est épatant car chaque chambre a son équipement propre (sdb, wc, tv, terrasse avec mobilier, ...). La nôtre (bloc Patara) était avec vue sur jardin et pinède et vue latérale sur mer. D'autres formules sont possibles (avec dressing room par exemple, ...) * La vue sur mer est un supplément important, (1000 €) et n'est valable que pour un bloc parallèle à la plage et qui s'appelle Siména. Bloc de 3 étages mais le 1er ne serait pas à conseiller car la vue sur mer serait gênée par des buissons et puis paraît-il, la vue sur mer, c'est bien mais le bruit du flux et du reflux la nuit en dérangeraient certains...
4) restauration : excellent ! * 3 restaurants principaux (1 à la Résidence, 1 au Village, 1 au bord de la mer) avec buffets : nourriture excellente, très variée et pour tous les goûts, je m'explique : le breakfast : grande variété de petits pains, de fromages, de charcuteries, de confitures, de fruits, de crêpes, de céréales, de jus, d'oeufs (à la coque, au plat, brouillés, en omelette cuites devant toi avec les ingrédients que tu veux (champignons, oignons, tomates, fromage, ...) enfin bref pour tous les goûts, c'est gargantuesque (un petit bémol, c'est payant pour les jus frais pressés devant soi (2€) le dîner : potages, viandes, pizzas, diverses pâtes, crêpes fourrées, salades, légumes, poissons, plats cuisinés devant soi, boissons à volonté (sodas (Coca, Sprite, Fanta, ...), bière Tuborg, vins, jus, eaux), desserts (pâtisseries, glaces, fruits, ...) : liste loin d'être exhaustive le souper : voir midi + thèmes vestimentaires (Black and White, Red and White pour les tenues du personnel et des clients (c'est fun !) + certains soirs, les cuisiniers sortaient le grand jeu (crustacés, espadon entier découpé devant les clients, ...). Ah ces soupers au restaurant Marine, avec le bruit des vagues et le coucher de soleil sur la mer, wouaww ! * 2 restaurants pour les enfants (adultes admis of course) mais nourriture plus pour les gosses (hamburgers, frites, spaghettis, brochettes...) et tables et chaises plus basses * 5 restaurants à thèmes avec service à table (moyennant supplément de 10 € pour les adultes, moins pour les enfants) et réservation : chinois, japonais, italien, turc et le Neptune, spécial poissons. Ces restaurants sont charmants car ils nous plongent dans l'ambiance (turc avec barbecue géant et danse du ventre, Neptune très romantique car au bord de la plus belle piscine de l'hôtel (Oasis cfr infra) avec orchestre de musique classique, petites bougies, ...). Tous ces restos sont ouverts le soir hormis le chinois qui propose à midi gratuitement des nouilles
On peut manger quasi tout le temps si on veut car les repas s'enchaînent sans cesse : petit déj de 7H30 à 11H, petit déj tardif (last breakfast) de 11H à 12H, dîner de 12H à 14H30, snacks de 15H30 à 17H30, pastèques ou concombres sur la terrasse du Village, soupers de 19H à 21H30, snacks chauds au bar du village jusqu'à minuit.
5) sports: * terrestres : 2 terrains de volley, 19 terrains de tennis avec club house et école de tennis allemande, terrains de basket et de football (un pour adultes et un pour les enfants au children's paradise), pistes de roller, tatami pour judo, vélo (payant), mur d'escalade, terrain d'aérobic, fléchettes, tir à l'arc avec moniteur (splendide dans un coin plus calme de l'hôtel avec cibles pour débutants et cibles pour chevronnés), golf avec moniteur (3 trous), tennis de table, cours de jonglage, j'en oublie sûrement... * aquatiques : natation évidemment (avec les 19 piscines si je ne me trompe pas ;-), aquagym planches à voile, voile, canoë (tous gratuits) + plein de sports payants tels le ski nautique (pas cher 10€), le jet ski, le banana Boat (mon aîné Tom a adoré), les tours en bateau et alors un appareil surprenant digne d'un film de James Bond : un bateau volant (sorte de canot pneumatique avec un ULM attaché dessus). Dans les sports aquatiques, il ne faut surtout pas oublier le centre de Plongée avec des moniteurs professionnels et un caisson de décompression unique dans la région. Les plongeurs débutants le font d'abord en piscine et ensuite ils vont à bord du bateau du club explorer les fonds sous-marins. * aériens : le sport roi à Oludeniz, c'est le parapente. C'est en effet l'un des plus beaux endroits au monde pour ce sport. L'hôtel possède son propre club avec des moniteurs très professionnels (chacun entre 2000 et 4000 sauts à leur actif). J'ai eu la chance de faire un saut tandem avec l'organisateur des championnats du monde 2004 de parapente. Wouaaaw quel souvenir incroyable ! On gravit d'abord la montagne en Jeep 4x4 (40 minutes de montée) puis on est à 1100 m dans un genre de prairie, on court et hop ! on est au-dessus du vide avec un panorama magnifique (j'ai tout filmé). Le vol dure une vingtaine de minutes et avec les conditions de rêve que l'on rencontre dans cette région, on atterrit avec une précision diabolique au pied du restaurant Marine. Dans les sports aériens, on peut aussi pratiquer l'ULM. * sports cérébraux: échecs, backgammon, cartes (cours de Poker si si !), jeux de société, ...
6) Bien-être : il y a eu un article sur le Lykia World à ce sujet dans la revue belge Touring du mois de mai si je me rappelle bien. De nouveau, à souligner, le professionnalisme : le responsable du bien-être est Mike Mitchell, un Américain qui fut Mister Universe en 2002 si je ne m'abuse. * fitness : 2 salles complètes avec tout ce qu'on peut rêver * thalassothérapie : piscine intérieure d'eau de mer (payante) * massages (tous payants) : il y a un desk ouvert le matin au Village avec 2 gars qui ont un catalogue gros comme un bottin pour tous les massages et soins possibles que l'on peut faire au Lykia World. Mon épouse et moi-même avions choisi un massage "aromathérapie" : 80 minutes de massage aux arômes de jasmin et d'orange dans un jardin au calme qui domine la mer (avec le bruit des vagues et celui des grillons), on est massé de la pointe du gros orteil au sommet du crâne, je vous laisse imaginer le Bonheur que ce fut javascript: addTag(':P')
7) Les enfants : * Le Lykie Club : divisé en 5 catégories : les bébés, les enfants de 3 à 6 ans, de 6 à 9 ans, de 9 à 12 ans et les teenagers. Dès 10 h du matin, commencent tous les jours sauf le lundi, les activités pour les tranches d'âges respectives avec 3 ou 4 moniteurs par groupe, tous charmants et souriants (certains mais rares, francophones). On reçoit un prospectus toutes les semaines avec les activités prévues. Et là de nouveau, l'offre est immense. Citons en vrac, les initiations sportives (tennis, judo, basket ball en piscine, tournois de football, tir à l'arc, ...), récréatives (1/2 journée d'excursion en mer, banana boat), ludiques (cirque, chasses au trésor, maquillages, déguisements), créatives (ateliers de peinture, de coloriages, de modelage de terre cuite, de peinture sur t-shirt, ...) et surtout ce qui est génial, c'est la préparation du spectacle du samedi soir (mes enfants ont fait le spectacle Némo et ont été enchantés). Bref si on veut, on peut caser ses enfants du matin au soir (ce qui n'était pas le cas pour nous mais chacun fait ce qu'il lui plaît). On peut aussi décider d'amener ses enfants à n'importe quel moment de la journée. Gage de sérieux et de sécurité, on signe un carnet quand on dépose et quand on reprend ses enfants) * Le children's paradise : c'est un paradis pour les enfants de +/- 4 hectares situé au-dessus du village. Là-bas, on y trouve plein de piscines disséminées dans une immense pinède avec des jardins, une dizaine de toboggans, du plus grand (44 mètres) au plus petit en passant par un toboggan où la descente se fait en bouée, des cordes pour remonter, des canons à eau pour jouer au pirate, des jets d'eau, un décor évoquant des criques, des grottes, une forêt de lianes et de ponts suspendus, et même une plage de sable avec jouets (camions, pelles, seaux, formes) pour les tout-petits. On y trouve aussi le tatami pour le judo, le terrain de foot pour les enfants, une piste de roller, un autre atelier créatif qu'au village, un petit amphithéâtre, des roulottes de cirque, des tables de ping-pong. Egalement pour la restauration, il y a un resto pour enfant dans la pinède et tout mignon des WC à leur taille. Les adultes ne sont pas en reste car autour de toutes ces piscines ou au bord de celles-ci, il y a plein de transats. On peut s'y reposer à l'ombre des pins parasols (et toujours ce bruit des grillons qui nous accompagne, c'est amusant) * le soir mini-disco sur le dance floor du village
8) Les animations : * toute une équipe très sympa, souriante et cosmopolite qui propose des jeux à la piscine principale, des sports, des tournois * le soir, des spectacles de grande qualité dans un superbe amphithéâtre, des costumes splendides et des danseurs et danseuses professionnelles (ils pourraient franchement passer chez Patrick Sébastien). Un soir aussi, démonstration de BMX par un champion national, shows de breakdance et de roller inline * toutes sortes d'excursions au départ de l'hôtel : safaris, Pammukale, Silikent, ... et aussi des sports en dehors de l'hôtel (tous payants) : canyoning, rafting, Quad, ...
9) Divers : * 2 navettes en forme de bateau sillonnent constamment l'hôtel pour ne pas devoir trop marcher * Internet gratuit et sans-fil pour ceux qui ont amené leur PC portable à l'hôtel (ce qui fut mon cas) (payant aussi avec câble dans la chambre) * un système de carte de fidélité quand on revient l'année suivante : il s'agit d'une carte nominative ("repeat guest card") qui offre des bonus (upgrade de chambre, réductions sur les achats dans l'hôtel, dîner gratuit dans un resto à thème) en fonction des extra-bill de l'année précédente ou du parrainage d'un client par exemple.
10) et pour finir, quelques moments personnels de bonheur intense : * se lever à 8h00 et aller nager dans ce qui est à mon sens la plus belle piscine de l'hôtel, pas loin de notre chambre. Il s'agit de la piscine Oasis (c'est une des deux "Quiet Pools" de l'hôtel interdite aux enfants). C'est une piscine merveilleuse dans le sens où l'un de ses côtés est débordant et à flanc de la colline et domine la mer, on a vraiment l'impression de nager et puis de tomber dans la mer. A cette heure, le soleil apparaît derrière la montagne et réveille la nature endormie, l'eau est à température idéale, le calme est seulement troublé par le crissement des grillons, l'esprit est serein et dispos (j'en ai des frissons rien qu'à l'écrire ;-) ) * mon saut en parapente où tout fut magique * nos repas du soir au bord de la mer avec les couchers de soleil * les massages planants
BREF : DES VACANCES MERVEILLEUSES. Je ne crois pas que l'on puisse battre un tel hôtel au niveau de son offre.
Allez, quand même 2 choses à regretter pour dire quelque chose : * les guêpes qui nous ont parfois dérangés aux repas (la prochaine fois, on apportera des clous de girofle, ça marche bien mais ils ne connaissent pas ce condiment apparemment). Et puis, on s'est aperçu que les guêpes turques adorent le poulet, il suffisait de ne pas en manger ... * on eût aimé un full all inclusive aux rares moments de la journée où il n'y a pas de repas de prévus ou bien à des endroits loin des restos (bar de la plage par exemple). M'enfin, tout se règle avec la clé de la chambre qui sert de carte de crédit pour à peu près tout (sauf les commerces) et finalement pour les 15 jours, on en eut pour maximum 130 € de frais de boissons et de glaces supplémentaires.
Lykia World, c'est :
1) situation et description générale : * un domaine de 26 hectares en pleine nature dans une baie (sorte de grande crique) entourée de montagnes (bien aérée donc). Un panorama beau à couper le souffle. A côté du Lykia World se trouve d'ailleurs la plage où fut tourné le film "le Lagon Bleu" avec Brooke Shields) * 2 parties dans Lykia World : la Résidence avec une partie du centre de Thalasso, grand bloc de 4 étages avec ascenseur, 5 piscines avec petits toboggans dont 2 intérieures, je dirais que ça convient plus aux personnes âgées, 2 restaurants (1 principal et 1 à thème italien). La 2ème partie séparée de la Résidence par un petit cours d'eau est le Village (beaucoup plus grand que la Résidence (80% du domaine)) qui comprend sa Réception propre, son centre avec magasins (chers cependant car monopolistiques) (librairie, fringues, bijouterie, location de voiture, magasin de photos, fleuriste, ...) ainsi qu'un grand Luna Park pour les enfants, bar, dance floor, café avec glaces et milk shakes, restaurant principal, 2 restos à thèmes avec vue sur mer (Chinois et Japonais), salle de cinéma, grande piscine sans toboggans où ont lieu tous les Pool games (water polo, aqua gym, jeux, ...). Ensuite, la partie Village descend vers la mer avec l'amphithéâtre pour les spectacles et le resto Marine (au bord de la mer) qui donne droit chaque soir à un coucher de soleil magnifique. * des immenses jardins parfaitement entretenus, bien fleuris et à la pelouse impeccable, certains dans une pinède * au-dessus du domaine, on trouve le Children's paradise (4 hectares de paradis pour les enfants) (voir plus loin pour la description) * une plage privée de 700 m de long (sable et galets) avec une mer turquoise et aménagée avec tentes géantes ou parasols, transats, ...
2) accueil : * une équipe d'animateurs géniaux et très pros mais qui ne s'y croient pas (pas comme au club med donc). Cosmopolite : des Turcs mais aussi des Ukrainiens (tous danseurs professionnels (dont 3 nanas acrobates géniales), des Roumains, Anglais, Sud Africains, une petite Wallonne aussi, et surtout un type formidable qui parle couramment 5 langues : Gengis l'Entertainment Manager, un type marrant et boute-en-train et qui gère de main de maître son équipe. * un personnel souriant (réception, serveurs, femmes d'ouvrages, ...) anglophone et quelques rares francophones (pas grave)
3) logement * des chambres agréables avec clim excellente (deux chambres communicantes c'est épatant car chaque chambre a son équipement propre (sdb, wc, tv, terrasse avec mobilier, ...). La nôtre (bloc Patara) était avec vue sur jardin et pinède et vue latérale sur mer. D'autres formules sont possibles (avec dressing room par exemple, ...) * La vue sur mer est un supplément important, (1000 €) et n'est valable que pour un bloc parallèle à la plage et qui s'appelle Siména. Bloc de 3 étages mais le 1er ne serait pas à conseiller car la vue sur mer serait gênée par des buissons et puis paraît-il, la vue sur mer, c'est bien mais le bruit du flux et du reflux la nuit en dérangeraient certains...
4) restauration : excellent ! * 3 restaurants principaux (1 à la Résidence, 1 au Village, 1 au bord de la mer) avec buffets : nourriture excellente, très variée et pour tous les goûts, je m'explique : le breakfast : grande variété de petits pains, de fromages, de charcuteries, de confitures, de fruits, de crêpes, de céréales, de jus, d'oeufs (à la coque, au plat, brouillés, en omelette cuites devant toi avec les ingrédients que tu veux (champignons, oignons, tomates, fromage, ...) enfin bref pour tous les goûts, c'est gargantuesque (un petit bémol, c'est payant pour les jus frais pressés devant soi (2€) le dîner : potages, viandes, pizzas, diverses pâtes, crêpes fourrées, salades, légumes, poissons, plats cuisinés devant soi, boissons à volonté (sodas (Coca, Sprite, Fanta, ...), bière Tuborg, vins, jus, eaux), desserts (pâtisseries, glaces, fruits, ...) : liste loin d'être exhaustive le souper : voir midi + thèmes vestimentaires (Black and White, Red and White pour les tenues du personnel et des clients (c'est fun !) + certains soirs, les cuisiniers sortaient le grand jeu (crustacés, espadon entier découpé devant les clients, ...). Ah ces soupers au restaurant Marine, avec le bruit des vagues et le coucher de soleil sur la mer, wouaww ! * 2 restaurants pour les enfants (adultes admis of course) mais nourriture plus pour les gosses (hamburgers, frites, spaghettis, brochettes...) et tables et chaises plus basses * 5 restaurants à thèmes avec service à table (moyennant supplément de 10 € pour les adultes, moins pour les enfants) et réservation : chinois, japonais, italien, turc et le Neptune, spécial poissons. Ces restaurants sont charmants car ils nous plongent dans l'ambiance (turc avec barbecue géant et danse du ventre, Neptune très romantique car au bord de la plus belle piscine de l'hôtel (Oasis cfr infra) avec orchestre de musique classique, petites bougies, ...). Tous ces restos sont ouverts le soir hormis le chinois qui propose à midi gratuitement des nouilles
On peut manger quasi tout le temps si on veut car les repas s'enchaînent sans cesse : petit déj de 7H30 à 11H, petit déj tardif (last breakfast) de 11H à 12H, dîner de 12H à 14H30, snacks de 15H30 à 17H30, pastèques ou concombres sur la terrasse du Village, soupers de 19H à 21H30, snacks chauds au bar du village jusqu'à minuit.
5) sports: * terrestres : 2 terrains de volley, 19 terrains de tennis avec club house et école de tennis allemande, terrains de basket et de football (un pour adultes et un pour les enfants au children's paradise), pistes de roller, tatami pour judo, vélo (payant), mur d'escalade, terrain d'aérobic, fléchettes, tir à l'arc avec moniteur (splendide dans un coin plus calme de l'hôtel avec cibles pour débutants et cibles pour chevronnés), golf avec moniteur (3 trous), tennis de table, cours de jonglage, j'en oublie sûrement... * aquatiques : natation évidemment (avec les 19 piscines si je ne me trompe pas ;-), aquagym planches à voile, voile, canoë (tous gratuits) + plein de sports payants tels le ski nautique (pas cher 10€), le jet ski, le banana Boat (mon aîné Tom a adoré), les tours en bateau et alors un appareil surprenant digne d'un film de James Bond : un bateau volant (sorte de canot pneumatique avec un ULM attaché dessus). Dans les sports aquatiques, il ne faut surtout pas oublier le centre de Plongée avec des moniteurs professionnels et un caisson de décompression unique dans la région. Les plongeurs débutants le font d'abord en piscine et ensuite ils vont à bord du bateau du club explorer les fonds sous-marins. * aériens : le sport roi à Oludeniz, c'est le parapente. C'est en effet l'un des plus beaux endroits au monde pour ce sport. L'hôtel possède son propre club avec des moniteurs très professionnels (chacun entre 2000 et 4000 sauts à leur actif). J'ai eu la chance de faire un saut tandem avec l'organisateur des championnats du monde 2004 de parapente. Wouaaaw quel souvenir incroyable ! On gravit d'abord la montagne en Jeep 4x4 (40 minutes de montée) puis on est à 1100 m dans un genre de prairie, on court et hop ! on est au-dessus du vide avec un panorama magnifique (j'ai tout filmé). Le vol dure une vingtaine de minutes et avec les conditions de rêve que l'on rencontre dans cette région, on atterrit avec une précision diabolique au pied du restaurant Marine. Dans les sports aériens, on peut aussi pratiquer l'ULM. * sports cérébraux: échecs, backgammon, cartes (cours de Poker si si !), jeux de société, ...
6) Bien-être : il y a eu un article sur le Lykia World à ce sujet dans la revue belge Touring du mois de mai si je me rappelle bien. De nouveau, à souligner, le professionnalisme : le responsable du bien-être est Mike Mitchell, un Américain qui fut Mister Universe en 2002 si je ne m'abuse. * fitness : 2 salles complètes avec tout ce qu'on peut rêver * thalassothérapie : piscine intérieure d'eau de mer (payante) * massages (tous payants) : il y a un desk ouvert le matin au Village avec 2 gars qui ont un catalogue gros comme un bottin pour tous les massages et soins possibles que l'on peut faire au Lykia World. Mon épouse et moi-même avions choisi un massage "aromathérapie" : 80 minutes de massage aux arômes de jasmin et d'orange dans un jardin au calme qui domine la mer (avec le bruit des vagues et celui des grillons), on est massé de la pointe du gros orteil au sommet du crâne, je vous laisse imaginer le Bonheur que ce fut javascript: addTag(':P')
7) Les enfants : * Le Lykie Club : divisé en 5 catégories : les bébés, les enfants de 3 à 6 ans, de 6 à 9 ans, de 9 à 12 ans et les teenagers. Dès 10 h du matin, commencent tous les jours sauf le lundi, les activités pour les tranches d'âges respectives avec 3 ou 4 moniteurs par groupe, tous charmants et souriants (certains mais rares, francophones). On reçoit un prospectus toutes les semaines avec les activités prévues. Et là de nouveau, l'offre est immense. Citons en vrac, les initiations sportives (tennis, judo, basket ball en piscine, tournois de football, tir à l'arc, ...), récréatives (1/2 journée d'excursion en mer, banana boat), ludiques (cirque, chasses au trésor, maquillages, déguisements), créatives (ateliers de peinture, de coloriages, de modelage de terre cuite, de peinture sur t-shirt, ...) et surtout ce qui est génial, c'est la préparation du spectacle du samedi soir (mes enfants ont fait le spectacle Némo et ont été enchantés). Bref si on veut, on peut caser ses enfants du matin au soir (ce qui n'était pas le cas pour nous mais chacun fait ce qu'il lui plaît). On peut aussi décider d'amener ses enfants à n'importe quel moment de la journée. Gage de sérieux et de sécurité, on signe un carnet quand on dépose et quand on reprend ses enfants) * Le children's paradise : c'est un paradis pour les enfants de +/- 4 hectares situé au-dessus du village. Là-bas, on y trouve plein de piscines disséminées dans une immense pinède avec des jardins, une dizaine de toboggans, du plus grand (44 mètres) au plus petit en passant par un toboggan où la descente se fait en bouée, des cordes pour remonter, des canons à eau pour jouer au pirate, des jets d'eau, un décor évoquant des criques, des grottes, une forêt de lianes et de ponts suspendus, et même une plage de sable avec jouets (camions, pelles, seaux, formes) pour les tout-petits. On y trouve aussi le tatami pour le judo, le terrain de foot pour les enfants, une piste de roller, un autre atelier créatif qu'au village, un petit amphithéâtre, des roulottes de cirque, des tables de ping-pong. Egalement pour la restauration, il y a un resto pour enfant dans la pinède et tout mignon des WC à leur taille. Les adultes ne sont pas en reste car autour de toutes ces piscines ou au bord de celles-ci, il y a plein de transats. On peut s'y reposer à l'ombre des pins parasols (et toujours ce bruit des grillons qui nous accompagne, c'est amusant) * le soir mini-disco sur le dance floor du village
8) Les animations : * toute une équipe très sympa, souriante et cosmopolite qui propose des jeux à la piscine principale, des sports, des tournois * le soir, des spectacles de grande qualité dans un superbe amphithéâtre, des costumes splendides et des danseurs et danseuses professionnelles (ils pourraient franchement passer chez Patrick Sébastien). Un soir aussi, démonstration de BMX par un champion national, shows de breakdance et de roller inline * toutes sortes d'excursions au départ de l'hôtel : safaris, Pammukale, Silikent, ... et aussi des sports en dehors de l'hôtel (tous payants) : canyoning, rafting, Quad, ...
9) Divers : * 2 navettes en forme de bateau sillonnent constamment l'hôtel pour ne pas devoir trop marcher * Internet gratuit et sans-fil pour ceux qui ont amené leur PC portable à l'hôtel (ce qui fut mon cas) (payant aussi avec câble dans la chambre) * un système de carte de fidélité quand on revient l'année suivante : il s'agit d'une carte nominative ("repeat guest card") qui offre des bonus (upgrade de chambre, réductions sur les achats dans l'hôtel, dîner gratuit dans un resto à thème) en fonction des extra-bill de l'année précédente ou du parrainage d'un client par exemple.
10) et pour finir, quelques moments personnels de bonheur intense : * se lever à 8h00 et aller nager dans ce qui est à mon sens la plus belle piscine de l'hôtel, pas loin de notre chambre. Il s'agit de la piscine Oasis (c'est une des deux "Quiet Pools" de l'hôtel interdite aux enfants). C'est une piscine merveilleuse dans le sens où l'un de ses côtés est débordant et à flanc de la colline et domine la mer, on a vraiment l'impression de nager et puis de tomber dans la mer. A cette heure, le soleil apparaît derrière la montagne et réveille la nature endormie, l'eau est à température idéale, le calme est seulement troublé par le crissement des grillons, l'esprit est serein et dispos (j'en ai des frissons rien qu'à l'écrire ;-) ) * mon saut en parapente où tout fut magique * nos repas du soir au bord de la mer avec les couchers de soleil * les massages planants
BREF : DES VACANCES MERVEILLEUSES. Je ne crois pas que l'on puisse battre un tel hôtel au niveau de son offre.
Allez, quand même 2 choses à regretter pour dire quelque chose : * les guêpes qui nous ont parfois dérangés aux repas (la prochaine fois, on apportera des clous de girofle, ça marche bien mais ils ne connaissent pas ce condiment apparemment). Et puis, on s'est aperçu que les guêpes turques adorent le poulet, il suffisait de ne pas en manger ... * on eût aimé un full all inclusive aux rares moments de la journée où il n'y a pas de repas de prévus ou bien à des endroits loin des restos (bar de la plage par exemple). M'enfin, tout se règle avec la clé de la chambre qui sert de carte de crédit pour à peu près tout (sauf les commerces) et finalement pour les 15 jours, on en eut pour maximum 130 € de frais de boissons et de glaces supplémentaires.
Retour du Club Sultan Oezdere English translation pending
Bonjour à tous,
Je me décide de laisser un compte rendu sur mon séjour très ensoleillé en Turquie du 17 au 27 septembre au Club Sultan a Ozdere a 40 km de Kusadasi.
J'espère que ça en aidera certain a se décider sur le choix de l'hotel pour vos futures vacances.
Tout d'abord l'Hôtel en lui même est vraiment très beau et surtout très propre.
Un personnel charmant et toujours prêt a vous aider malgré un travail quasi non stop pour eux. Ils adorent les enfants, je dirai même qu'en Turquie le fait d'avoir des enfants vous ouvrent de nombreuses portes pour faciliter la communication.
La nourriture et le logement sont vraiments d'excellente qualité.
Il y'en a pour tout les gouts.
La piscine et la plage sont biens entretenus. La plage on a pied très loin.
Seul petit point noir c'est la piscine. Elle fait 1.60 m partout. Les enfants et personnes ne savant pas nager seront déçu. Un petit bassin de 40 cm permettra aux parents de baigner bébé en toute sécurité.
La piscine apparemment sera refaite cet hiver avec un dénivelé qui permettra d'avoir pied pour les nons nageurs.
Coté animation même si c'est un club, on ne vous force pas a participer aux activités et l'équipe d'animation en place est vraiment superbe.
La journée il propose des sports extrêmes 😎 ( pétanque, cartes, fléchettes ) mais aussi foot, beach volley, aquagym ( mer et piscine) ainsi qu'un tas d'autre chose.
Chaque soir un spectacle est proposé, jamais graveleux et idiot, toujours sympathique ....
Coté excursion vous pouvez les faire avec l'hotel. Bus climatisé avec la présence de guides touristiques vraiment charmant et francophone.
Pour ma part j'ai fais Ephése +Aphrodisias + Pamukkale + Sirince.
J'ai été hyper décu de Pamukkale, non pas par le site qui est magique mais par les hordes de russes descendant du car en maillot de bain et piétinant tout sur leur passage.
Si l'UNESCO n'avait pas mis en place un programme pour rendre le site a nouveau le plus naturel possible je me demande bien si les futurs générations aurait pu en profiter.
J'ai adoré Aphrodisias que nous avons visité tôt le matin, il n'y avait quasi personne.
Ephése est un endroit magique également mais beaucoup plus de monde.
Sirince est un très charmant petit village niché dans la montagne ou vous pourrez visitez un petit marché. Les commerçants y sont très sympathiques.
Oezdere situé a 15-20 minutes a pied de l'hôtel ( dolmus 1€ ne pas donner plus c'est le prix même si on vous le demande 😏 ) n'est pas forcemment exceptionnel à visiter, juste un boulevard avec ses commerces de chaques coté.
Pour terminer je dirai que que les turcs sont des gens très accueillants et très gentils et qu'il me tarde d'y retourner afin de découvrir plus en profondeur ce pays.
Si vous avez des questions n'hésitez pas j'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Je vous laisse quelques photos de mon séjour.
La vue de l'hotel ( en face c'est Samos, l'ile grecque ):

La piscine :

La plage :

Ephése :
La ville d'Éphèse fut un des centres commerciaux, politiques et religieux les plus importants de l'antiquité. Bien qu'elle fût un port important à l'époque antique, l'ensemble de la zone s'est progressivement ensablé et la ville se trouve maintenant à près de 7 kilomètres de la côte. La divinité protectrice de la cité, était la déesse Artémis (Diane pour les Romains), déesse de la chasse et de la fécondité, à qui furent érigés trois sanctuaires et un magnifique temple lequel faisait part des sept merveilles du monde. La construction du premier commença en 550 avant J.-C. Il fut inauguré en 436 av. J.-C. et détruit en 356 av. J.-C. (la nuit de la naissance d'Alexandre le Grand) Le second fut construit grâce à d'importants dons en or de toute la population et terminé en 323 av. J.-C. Il fut déclaré l'une des Sept merveilles du monde et était de dimensions imposantes (104 mètres de long pour 50 mètres de large, le toit étant soutenu par 127 colonnes ioniques de 18 mètres de haut). Des vestiges incroyable sont visibles, ici la bibliothèque de Celsus : La bibliothèque a été construite entre 114 et 117 ap JC par Juluis Aquila en l'honneur de son père C.J Celsus, gouverneur général romain de la province d'Asie entre 106-107.
La bibliothèque de Celsus

Le Théâtre :
Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs. L'édifice est spectaculaire par ses dimensions, un des plus grands du monde antique. St Paul prêcha dans le théâtre et fut conspué par la foule qui était attachée à Artémis, source de profits pour ses prêtres et les marchands d'articles de piété.

La cité d'Aphrodisias, construite sur le versant d'une colline déclinant légèrement vers le sud-ouest et dominée par l'ancienne acropole, est située à proximité de Geyre, à 38 kilomètres de Nazilli. La cité doit son nom à la présence de l'un des plus importants sanctuaires dédiés à Aphrodite (aussi fort que celui d'Artémis à Ephèse), la déesse de nature, la beauté, l'amour et l'abondance. L'importance des lieux est attestée par la taille et la beauté des édifices qui comptent parmi les mieux conservés de cette période.
L'entrée du temple (Tetrapylon)

Le stade :

Le thêatre :

PAMUKKALE : Le "Château de coton", un des sites les plus étonnants de Turquie. Des sources chaudes très fortement chargées en calcaire dévallant les falaises ont depuis des milliers d'années modelées la montagne en d'étranges formes à la blancheur éblouissante. Cependant le site n'ayant pas été protégé par le passé il fut envahi par les complexes hôteliers, qui par la création sauvage de piscines utilisant les eaux chaudes du lieux ont mis l'écosystème du lieu en péril. Lorsque l'Unesco fut missionné pour un plan de sauvegarde et de restauration du site cela passa par la destruction pure et simple de la quasi totalité des hôtels et par une canalisation stricte du flot de touristes. Cette restauration est néanmoins longue et difficile pour ce lieu qui porte encore les stigmates du tourisme de masse. Pamukkale est aussi l'antique site de Hierapolis, nécropole bi-millénaire abritant une multitude d'églises.
La nécropole de Hiérapolis :

Les vasques de calcaires :

Sirince :
Sirince est un magnifique petit village de montagne "perdu" non loin de la côte. Oliviers, chèvres, marché, tout y est pour être dans l'ambiance typiquement turque. Sauf que… le village en lui même était en fait de culture grecque orthodoxe jusqu'en 1924 où un échange de population le repeupla de turcs.

Voila donc mon récit de mon trop court séjour en Turquie, d'ors et déja je suis prêt a y retourner des que j'en aurai l'occasion pour visiter notamment la Cappadoce qui se situe au centre du pays et qui offre des paysages fabuleux. Je termine par quelques photos prises le soir, le soleil offre des couleurs magiques !


Je vous laisse quelques photos de mon séjour.
La vue de l'hotel ( en face c'est Samos, l'ile grecque ):

La piscine :

La plage :

Ephése :
La ville d'Éphèse fut un des centres commerciaux, politiques et religieux les plus importants de l'antiquité. Bien qu'elle fût un port important à l'époque antique, l'ensemble de la zone s'est progressivement ensablé et la ville se trouve maintenant à près de 7 kilomètres de la côte. La divinité protectrice de la cité, était la déesse Artémis (Diane pour les Romains), déesse de la chasse et de la fécondité, à qui furent érigés trois sanctuaires et un magnifique temple lequel faisait part des sept merveilles du monde. La construction du premier commença en 550 avant J.-C. Il fut inauguré en 436 av. J.-C. et détruit en 356 av. J.-C. (la nuit de la naissance d'Alexandre le Grand) Le second fut construit grâce à d'importants dons en or de toute la population et terminé en 323 av. J.-C. Il fut déclaré l'une des Sept merveilles du monde et était de dimensions imposantes (104 mètres de long pour 50 mètres de large, le toit étant soutenu par 127 colonnes ioniques de 18 mètres de haut). Des vestiges incroyable sont visibles, ici la bibliothèque de Celsus : La bibliothèque a été construite entre 114 et 117 ap JC par Juluis Aquila en l'honneur de son père C.J Celsus, gouverneur général romain de la province d'Asie entre 106-107.
La bibliothèque de Celsus

Le Théâtre :
Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs. L'édifice est spectaculaire par ses dimensions, un des plus grands du monde antique. St Paul prêcha dans le théâtre et fut conspué par la foule qui était attachée à Artémis, source de profits pour ses prêtres et les marchands d'articles de piété.

La cité d'Aphrodisias, construite sur le versant d'une colline déclinant légèrement vers le sud-ouest et dominée par l'ancienne acropole, est située à proximité de Geyre, à 38 kilomètres de Nazilli. La cité doit son nom à la présence de l'un des plus importants sanctuaires dédiés à Aphrodite (aussi fort que celui d'Artémis à Ephèse), la déesse de nature, la beauté, l'amour et l'abondance. L'importance des lieux est attestée par la taille et la beauté des édifices qui comptent parmi les mieux conservés de cette période.
L'entrée du temple (Tetrapylon)

Le stade :

Le thêatre :

PAMUKKALE : Le "Château de coton", un des sites les plus étonnants de Turquie. Des sources chaudes très fortement chargées en calcaire dévallant les falaises ont depuis des milliers d'années modelées la montagne en d'étranges formes à la blancheur éblouissante. Cependant le site n'ayant pas été protégé par le passé il fut envahi par les complexes hôteliers, qui par la création sauvage de piscines utilisant les eaux chaudes du lieux ont mis l'écosystème du lieu en péril. Lorsque l'Unesco fut missionné pour un plan de sauvegarde et de restauration du site cela passa par la destruction pure et simple de la quasi totalité des hôtels et par une canalisation stricte du flot de touristes. Cette restauration est néanmoins longue et difficile pour ce lieu qui porte encore les stigmates du tourisme de masse. Pamukkale est aussi l'antique site de Hierapolis, nécropole bi-millénaire abritant une multitude d'églises.
La nécropole de Hiérapolis :

Les vasques de calcaires :

Sirince :
Sirince est un magnifique petit village de montagne "perdu" non loin de la côte. Oliviers, chèvres, marché, tout y est pour être dans l'ambiance typiquement turque. Sauf que… le village en lui même était en fait de culture grecque orthodoxe jusqu'en 1924 où un échange de population le repeupla de turcs.

Voila donc mon récit de mon trop court séjour en Turquie, d'ors et déja je suis prêt a y retourner des que j'en aurai l'occasion pour visiter notamment la Cappadoce qui se situe au centre du pays et qui offre des paysages fabuleux. Je termine par quelques photos prises le soir, le soleil offre des couleurs magiques !


Où aller en Turquie en juin pour avoir le meilleur climat? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais partir en Turquie au mois de juin. Et j'aurais voulu savoir quel était l'endroit où il y a le meilleur climat. Je sais qu'il y a la rivierra Turque. Bodrum et la côté égée ont t-il le même climat?
j'aimerais partir en Turquie au mois de juin. Et j'aurais voulu savoir quel était l'endroit où il y a le meilleur climat. Je sais qu'il y a la rivierra Turque. Bodrum et la côté égée ont t-il le même climat?
Météo à Antalya en octobre? (Turquie) English translation pending
bonjour je part a antalya le 9 octobre, j'aimerais savoir si l'on peut ce baigner a la mer et la temperature de l'air et de l'eau
Hôtel WOW Kremlin Palace à Antalya? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de réserver une semaine en octobre pour visiter Antalya.
Le "WOW KREMLIN PALACE" situé à 20 km est un des hôtels envisagés.
Qui à une expérience récente dans cet hôtel et peut m'en faire bénéficier.
Merci d'avance de votre réponse.
PS : J'ai passé 10 jours en août au "Sherwood Breeze" (très bon All In familiale), je connais la Riviera Turque, ses qualités et inconvénients, je recherche juste un avis sur l'hôtel.
Choisir une station balnéaire en Turquie? English translation pending
bonjour à tous😉
je fais des recherches 😠 pour mes vacances 2009 🙂
je voudrais partie en turquie au mois de juin avec mes parents, mon mari et ma fille de 2 ans en hotel formule all in
avant de choisir l'hotel, j'aimerais d'abord savoir dans quel coin aller car la turquie est grande .
pouvez vous m'aider à choisir la station balnéaire d'après vos expérience.
je suis à la recherche d'un endroit pas trop bruillant😠 mais pouvant faire des promenade à pied en partant de l'hotel (plage ou ville) et où l'on peut faire du shopping😏 et j'aimerais une plage de sable et l'hotel pas trop en hauteur pour les marches😠
j'attend vos réponse.....
merci
je fais des recherches 😠 pour mes vacances 2009 🙂
je voudrais partie en turquie au mois de juin avec mes parents, mon mari et ma fille de 2 ans en hotel formule all in
avant de choisir l'hotel, j'aimerais d'abord savoir dans quel coin aller car la turquie est grande .
pouvez vous m'aider à choisir la station balnéaire d'après vos expérience.
je suis à la recherche d'un endroit pas trop bruillant😠 mais pouvant faire des promenade à pied en partant de l'hotel (plage ou ville) et où l'on peut faire du shopping😏 et j'aimerais une plage de sable et l'hotel pas trop en hauteur pour les marches😠
j'attend vos réponse.....
merci
Bons plans pour Antalya, Belek et la Riviera turque? English translation pending
bonjour
nous partons prochainement pour une semaine dans la région de belek
nous recherchons toutes infos pour sorties sur antalya belek et la région proche
nous avons un fils de 9 ans qui aimerait bien voir des dauphins (en mer de préférence moins dans un parc)
quant à nous ne disposant que d'un séjour relativement court nous préférerions éviter les excursions d'un jour entier ou plus,
nous aimerions mieux les marchés, les visites courtes...
merci à tous ceux qui auront des infos
Meilleur climat sur la riviera turque (Side, Belek, Kemer, etc) en juin ou septembre? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais aller en Turquie, à la rivierra Turque car on m'a dit que c'était le meilleur climat en général. J'hésite entre juin et septembre. Laquelle période est la mieux? Je veux a tout prix éviter la pluie et le ciel gris à longueur de journée car ma première fois en Turquie n'a pas été terrible du tout niveau temps même catastrophe 🤪. C'était plus dans le nord, du côté de Kusadasi (Gümüldür) mais on m'avait pourtant certifié qu'en général, il fait beau (c'était du 17 au 26 septembre), hors, sur 8 jours sur place, je n'ai eu que 2 jours de beau temps 🤪.
j'aimerais aller en Turquie, à la rivierra Turque car on m'a dit que c'était le meilleur climat en général. J'hésite entre juin et septembre. Laquelle période est la mieux? Je veux a tout prix éviter la pluie et le ciel gris à longueur de journée car ma première fois en Turquie n'a pas été terrible du tout niveau temps même catastrophe 🤪. C'était plus dans le nord, du côté de Kusadasi (Gümüldür) mais on m'avait pourtant certifié qu'en général, il fait beau (c'était du 17 au 26 septembre), hors, sur 8 jours sur place, je n'ai eu que 2 jours de beau temps 🤪.
Hôtel Riviera Turque Xperience Club Voyage Sogun Select du 20 au 27 septembre English translation pending
Bonjour
Je cherche une compagne (ou éventuellement un compagnon) pour partager le voyage et la chambre. J'aimerais passer une semaine fin septembre dans ce superbe club hotel all-in à Side, sur la Riviera turque. Le prix avoisine les 1500 euros pour une chambre double. Donc, 750 euros/personne (par Neckermann). C'est un full all-in et tous les échos sont excellents. XPERIENCE CLUB VOYAGE SORGUN SELECT ***** Départ de Bruxelles le samedi 20/9 (ou le 21/9) et retour le samedi 27/9 (ou le 28/9) à convenir
Evidement, nous sommes en Turquie et tout le monde sait bien qu'on n'y parle pas français. J'ai été 8 fois en Turquie et, en parlant anglais, je n'ai jamais eu de soucis à communiquer.
Il est clair que chacun est libre de vivre ses vacances à son rythme et de faire ce qui lui plaît.
En espérant un sympathique contact :-)
FabienneC
Je cherche une compagne (ou éventuellement un compagnon) pour partager le voyage et la chambre. J'aimerais passer une semaine fin septembre dans ce superbe club hotel all-in à Side, sur la Riviera turque. Le prix avoisine les 1500 euros pour une chambre double. Donc, 750 euros/personne (par Neckermann). C'est un full all-in et tous les échos sont excellents. XPERIENCE CLUB VOYAGE SORGUN SELECT ***** Départ de Bruxelles le samedi 20/9 (ou le 21/9) et retour le samedi 27/9 (ou le 28/9) à convenir
Evidement, nous sommes en Turquie et tout le monde sait bien qu'on n'y parle pas français. J'ai été 8 fois en Turquie et, en parlant anglais, je n'ai jamais eu de soucis à communiquer.
Il est clair que chacun est libre de vivre ses vacances à son rythme et de faire ce qui lui plaît.
En espérant un sympathique contact :-)
FabienneC
Hôtel Sorgun Select Experience Riviera Turque English translation pending
nous
allons en aout a cet hotel . qui peut me dire se qu il en pense... nous avons 2 ado 12ans et 16ans...
mon mari et mes enfants sont fana de catamaran et de planche a voile.est ce vraiment top comme le dit la brochure pour les sports.. moi je prefere admirer les fonds marins avec masque et tuba c est plus cool...
merci de vos conseils...😉
Hôtel avec un peu de francophones sur la Riviera turque? English translation pending
nous envisageons d'aller sur la riviera turque en octobre 2009.
quelqu'un pourrait-il nous renseigner sur un hôtel ou l'on parle un peu le français?
merci d'avance.
Hôtel 5 étoiles sur la riviera turque pour mi-juin? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir vos recommendations pour un Hotel dans la riviera turque, je ne sais pas trop lequel choisir. Pourriez-vous m'aider dans mon choix tout en sachant que mon fils aura 3 ans et que j'aimerais qu'il y aie de belles piscines, tobogans, ... J'aimerais aussi que ce soit un 5 étoiles et qu'il y aie assez bien de francophones
Merci d'avance à tous pour votre aide
J'aimerais avoir vos recommendations pour un Hotel dans la riviera turque, je ne sais pas trop lequel choisir. Pourriez-vous m'aider dans mon choix tout en sachant que mon fils aura 3 ans et que j'aimerais qu'il y aie de belles piscines, tobogans, ... J'aimerais aussi que ce soit un 5 étoiles et qu'il y aie assez bien de francophones
Merci d'avance à tous pour votre aide
Hôtel/club francophone sur la riviera turque English translation pending
Bonjour, quelqu un pourrait il me donner les informations suivantes.Je suis à la recherche d un hotel/club 5 étoiles ds la riviera turque avec de l animation en français si possible.Je sais que cette région d Antalya est majoritaire de russes, allemands et anglais.J ai déja séjourné au limka limra à kiris il y a 2 ans et je m oriente vers l atlantis à Belek de la chaine Limka aussi mais tjs ce probleme se savoir s il s y trouve quand meme au moins une personne parlant le français.J ai également été atirée par l astéria à Belek mais d'apres les commentaires, aucune animation en francais.Si vous connaissez des clubs/hotels valables et avec un peu de français, pourriez vous m en faire part car je voudrais réserver d ici peu.Merci d'avance et bon we.Berna
Différence entre l'hôtel Belinda Beach et Club Belinda? English translation pending
Bonjour , j'aimerais savoir si il y as une différence entre hotel Belinda Beach et Club Belinda . Aprés plusieures recherche sur internet il ne m'est impossible de trouvé une différence .
Nous partons en Septembre 2011 ! et j'aimerais avoir des avis si qu'elle qu'un est déjà allé ici en 2011 . Beaucoup de mauvais avis sur Club Belinda , Et nous partons a Hotel Belinda Beach , c'est pour sa que j'aimerais savoir la différence .
Voici l'hotel ou nous partons c'est notre 1er voyage en Amoureux ! svp répondez moi Merci d'avance .
http://www.jetair.be/vacances_en_avion/Turquie/Rivi%C3%A8ra-turque--Antalya/side|colakli/ete/hotel/15468/hotel-Belinda-beach.htm
http://www.jetair.be/vacances_en_avion/Turquie/Rivi%C3%A8ra-turque--Antalya/side|colakli/ete/hotel/15468/hotel-Belinda-beach.htm
Quel endroit et hôtel choisir? English translation pending
Bonjour à tous.
Voila je souhaite partir en Octobre en Turquie ou eventuellement Afrique du Nord avec Marmara ou autre organnisme du même genre . Je voulais avoir quelques conseils sur les meilleurs hotels et endroits.
Grosso modo voila ce que que je recherche:
- nourriture de grande qualité
- hotel à proximité (à pieds) de la mer ET d'une ville ou il y a des choses à faire, à visiter, des marchés etc etc...
- un hotel propre et assez luxueux
- une formule vraiment all inclusive
Merci de m'aider dans mon choix svp ce serait sympa
Merci de m'aider dans mon choix svp ce serait sympa
Bon plans sur Antalya et région (Turquie)? English translation pending
J'ai trouvé un vol pas cher pour Antalya (191e) et je souhaiterais avoir tout plein d'infos sur la ville et sa région (logement bon marché, transport, et tous les bon plans)
Merci d'avance
Julien
Merci d'avance
Julien
Limra hôtel & resort (Kiris riviera - Turquie ) English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais savoir si vous connaissez l'hotel limra resort a kiris sur la riviera turque.
Je cherche tous les renseignements possible sur cet hotel.
Merci a tous.
j'aimerais savoir si vous connaissez l'hotel limra resort a kiris sur la riviera turque.
Je cherche tous les renseignements possible sur cet hotel.
Merci a tous.
Hôtel tout-inclus pour deux adultes et trois enfants? English translation pending
bonjour🙂
j'aimerait partir vers le 11/08 en Turquie avec ma (petite) famille, nous sommes 5 et le plus jeune aura 2 ans 1/2 en regardant les catalogues se n'est pas évident surtout pour le nombre ou alors à des prix que ma bourses ne me permet pas. Nous avons été très déçu l'année passée de l'hotel Thapsus en Tunisie😠 et nous ne voudrions pas rééditer cela, merçi de vos conseils.😉
Climat à Kemer en Turquie en octobre? English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu d'aller à Kemer en Turquie du 30 septembre au 15 octobre ; pouvez-vous me dire quel climat il fait à cette période (temprétaure, est-ce qu'il risque de pleuvoir...)?
Merci d'avance!
J'ai prévu d'aller à Kemer en Turquie du 30 septembre au 15 octobre ; pouvez-vous me dire quel climat il fait à cette période (temprétaure, est-ce qu'il risque de pleuvoir...)?
Merci d'avance!
Température de la Turquie en août? English translation pending
Bonjour, 🙂
Les températures sont elles identiques à Kusadasi, Bodrum et Kemer au mois d'août???
Merci pour vos réponses!😉
Cindy
Les températures sont elles identiques à Kusadasi, Bodrum et Kemer au mois d'août???
Merci pour vos réponses!😉
Cindy
Turquie en octobre English translation pending
Bonjour a tous!
J'envisage de partir fin septembre début octobre en Turquie, je ne connais du tout ce pays je voudrais tout d'abord savoir si la période est bonne pour y aller, si il y fait chaud? Par ailleurs je plonge et j'aurai aimé savoir dans quel région se trouvait les meilleurs sites de plongée et si vraiment ça vaut le coup??
PAr avance merci 😉
J'envisage de partir fin septembre début octobre en Turquie, je ne connais du tout ce pays je voudrais tout d'abord savoir si la période est bonne pour y aller, si il y fait chaud? Par ailleurs je plonge et j'aurai aimé savoir dans quel région se trouvait les meilleurs sites de plongée et si vraiment ça vaut le coup??
PAr avance merci 😉