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Un projet fou de tour du monde English translation pending
by LordAnonymo · 2008-11-10 · 133 replies
Bonjour à tous,

J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.

Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?

Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".

Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...

Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.

Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.

Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?

Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.

Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:



1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.

Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.

Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.

Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.

Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...

Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.

Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.

Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...

1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!

Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.

Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)

Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister

Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations

Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.

Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:

"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"

A vous la parole!

PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
Où acheter une robe de moine à Bangkok? English translation pending
by RF78 · 2008-11-09 · 88 replies
Qui pourrait me dire où acheter (si c'est possible) une robe couleur safran de moine à BKK où ailleurs en Thaïlande? Merci
Cherche à participer à une mission humanitaire en Afrique de juin à début juillet 2009 English translation pending
by Lorraine07 · 2008-11-06 · 12 replies
Bonjour, nous sommes deux étudiantes (une actuelleemnt en troisième année de licence de psychologie et l'autre titulaire d'une licence de sciences politiques). Nous souhaiterions participer à une mission humanitaire durant le mois de Juin 2009 et cela jusqu'à début juillet (le 3). Nous sommes très motivées et souhaiterions avoir plus ample information concernant les différentes associations, les conditions de volontariat...
Vivre au Québec: modes de garde des enfants lorsque les deux parents travaillent? English translation pending
by Tidene · 2008-11-05 · 105 replies
Bonjour,

Mon chèr et tendre, et moi-même carressons l'idée de partir vivre au Quebec.Il semblerait d'ailleurs que les choses commencent sérieusement à prendre forme.Mais quelques infos d'ordre pratique nous manquent. Nous avons 3 enfants, dont deux en âge scolaire, pour la petite dernière qui a 1 an, nous aimerions connaître les modes de garde, car j'aimerais poursuivre ma vie professionnelle une fois sur place. Merci de nous éclairer.

Julie
Acheter un terrain et construire à Djerba ou Zarzis English translation pending
by Yvbon · 2008-11-01 · 32 replies
Bonjour, j’aimerai rentrer en contact avec des personnes qui ont construit, ou ont en projet de faire construire leur maison en Tunisie (Djerba ou Zarzis). De préférences des personnes qui ont les mêmes contraintes, Français, avec autorisation du Gouvernât, terrain Zone Urbaine ou Touristique (titre bleu), transfert d’argent, enfin pour pouvoir échanger sur les expériences, les choses à éviter, les bonnes adresses, toutes sortes de conseils.
Récapitulatif des procédures d'enregistrement en Russie English translation pending
by Bardak · 2008-10-28 · 20 replies
Je sais que de nombreux sujets existent sur cette question. C’est d’ailleurs de ce constat que m’est venue l’idée de vous proposer ce petit récapitulatif des procédures d’enregistrement en Russie. Loin de moi l’idée de faire un cours de droit (bien que mon côté juriste ressorte forcément un peu), mais je sais d’expérience (trois ans de vie en Russie et 8 ans de voyages réguliers dans ce pays) que ces procédures sont fastidueuses et, il faut bien le dire, largement opaques pour les occidentaux.

Je précise par ailleurs, que ce petit mémo correspond aux dispositions législatives et réglementaires russes en vigueur à la date où ce message est posté. J’essaierai, dans la mesure du possible, de le mettre à jour en cas de modification legislative, néanmoins, cela ne signifie pas que mon récapitulatif soit exhaustif.

Enfin, il s'agit ici de l'enregistrement des étrangers voyageant avec un visa de tourisme. Les procédures sont sensiblement les mêmes pour les autres visas à quelques différences près.

1. L'arrivée en Russie

Avant de pouvoir pénétrer sur le territoire russe, il vous faut remplir une carte de migration. Celle-ci est en général distribuée dans l’avion en version bilingue anglais/russe. Il arrive néanmoins qu’il n’y en ait plus ou qu’elles ne soient qu’en russe. Dans ce cas, vous pourrez en trouver sur une petite table, juste avant le contrôle des passeports (tout du moins à Sheremetyevo 2). Vous devez remplir les deux volets du document (on ne vous demande que les renseignements d’usage : nom, prénom, nationalité, date de naissance, numéro de passeport, numéro de visa, durée du séjour). L’un des deux volets sera conservé par les autorités russes lors de votre entrée sur le territoire. Vous devez impérativement conserver la deuxième partie et l’avoir sur vous en cas de contrôle de police. Elle vous sera reprise lorsque vous quitterez le territoire.

2. L'enregistrement

Il s’agit sans doute là de la procédure la plus difficile à comprendre pour des occidentaux. En gros, il s’agit de l’enregistrement de votre visa et de vos déplacements sur le territoire auprès du service des migrations. Oui, il ne faut pas oublier que la Russie n’est pas un pays où on peut se déplacer librement ! L'enregistrement est d'ailleurs nécessaire dans de nombreux cas et notamment si vous voulez acheter une carte Sim.

En revanche, rares sont les agences, les hôtels ou les particuliers qui vous préviendront qu'il faut le faire. Ce n'est écrit nulle part et il arrive souvent que des étrangers se retrouvent en difficulté car ils ne savaient tout simplement pas qu'ils devaient s'enregistrer. Le coupon d'enregistrement est pourtant le seul document vraiment important lors de votre séjour en Russie. C'est cela que les flics vont contrôler en priorité. Certains de mes amis se sont retrouvés en celule, simplement parce qu'ils n'avaient pas le document.

La procédure légale est la suivante (conformément à la loi sur l’enregistrement des étrangers du 7 juillet 2006, entrée en vigueur le 15 janvier 2007) :

- Si vous êtes à l’hôtel : l’hôtel se charge de l’enregistrement (à l’exception de très rares établissements qui ne sont pas accrédités pour). Ils doivent vous enregistrer dans un délai de 24h après votre arrivée, pour la durée de votre séjour dans leur établissement. Concrètement, c’est très simple. En général, ils vont garder votre passeport 1 heure ou deux (parfois plus longtemps), afin de remplir tous les documents. Une fois qu’ils ont accompli toutes les formalités (soit dans la journée, soit le lendemain), ils vous remettent votre enregistrement. Lorsque vous quittez l’hôtel définitivement, vous devez le leur rendre afin qu’ils enregistrent votre départ. Un conseil : conservez une photocopie si vous poursuivez votre voyage en Russie, car en Province, certains policiers ne sont pas vraiment au courant des procédures. Attention ! Certains hôtels considèrent que ce n’est pas très grave de ne pas être enregistré, notamment à Moscou ou Saint-Pétersbourg où il y a peu de contrôles. Il est donc conseillé lors du check-in de leur rappeler que vous attendez votre enregistrement (en russe : registratsiya), certains hôtels ne le feront pas spontanément.

- Si vous êtes chez un particulier : c’est à lui de vous enregistrer dans un délai de trois jours ouvrés à compter de votre arrivée (il est déconseillé de le faire soi même, d’abord parce que la procédure est plus compliquée lorsque l’étranger s’enregistre lui-même, ensuite parce que c’est tout simplement infernal (à moins que vous ne vous passionniez pour les administrations du monde entier). Vous devez lui remettre une copie de votre passeport ainsi que de votre carte de migration. Il lui suffit alors de déposer une demande à la poste ou directement au FMS (Service Fédéral des Migrations) et d’acquitter la taxe d’enregistrement (aux dernières nouvelles, elle était toujours de 1 rouble par jour). Vous récupérez en échange le coupon d’enregistrement que vous devez conserver sur vous impérativement. Le jour de votre départ, vous devez rendre votre enregistrement à votre hôte qui devra se charger d’enregistrer votre départ.

Lorsque vous changez de lieu de résidence, vous devez impérativement vous réenregistrer dans votre nouveau lieu de résidence, si vous y passez plus de trois jours. Concrètement, cela signifie que lorsque vous changez de ville au cours de votre voyage, vous devez vous enregistrer dans chaque ville où vous passez plus de trois jours.

Voilà donc la procédure officielle, celle que tout le monde devrait suivre.

Le problème principal réside dans le fait qu’il s’agit d’une procédure compliquée, qui suppose, soit que vous soyez à l’hôtel, soit que vous soyez chez un particulier qui accepte de vous enregistrer. Cela implique également que votre séjour soit planifié à l’avance, que vous suiviez l’itinéraire indiqué sur votre visa...Bref, dans les faits, bien souvent, cela ne se passe pas comme ça (changement d’itinéraire à la dernière minute, parce qu’on à l’opportunité d’aller ailleurs, location de chambre chez l’habitant parce que les hôtels coûtent trop chers...).

Dans ce cas, la meilleure solution est de vous enregistrer dans un bureau de tourisme dès votre arrivée sur le sol russe.

Admettons que vous arriviez à Moscou, avec le projet de vous rendre ensuite à Saint-Petersbourg.

Dès votre arrivée à Moscou, vous allez vous enregistrer pour toute la durée de votre séjour en Russie. Il existe de nombreuses agences qui proposent cela. En général, ils prennent une copie de votre passeport, et vous récupérez votre enregistrement le lendemain. Attention, certaines agences sont hors de prix, elles peuvent vous demander jusqu’à 100 dollars pour votre enregistrement, tandis que d’autres se contentent de 500 roubles (soit à peu près 15 euros). De cette façon, vous êtes couverts.

Même si vous êtes enregistrés pour toute la durée de votre séjour, vous devez tout de même vous enregistrer dans toutes les villes où vous passez plus de trois jours. Par conséquent, à votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous avez deux choix :

- soit vous décidez d’être au maximum en règle et vous recommencez l’opération dans un bureau de tourisme sur place. - Soit vous décidez que vous en avez marre de payer dans tous les sens et dans ce cas, vous ne faites rien. En cas de contrôle, il vous suffira de dire que vous êtes là depuis moins de trois jours (normalement vous devez conserver votre billet de train pour le prouver, mais il suffit de faire le touriste qui ne comprend rien pour que les flics se lassent).

Cette procédure n’est pas tout à fait légale. Cependant, l’enregistrement que vous récupérez est tout ce qu’il y a de plus officiel. C’est exactement la même chose que de passer par une agence pour obtenir l’invitation sans pour autant acheter un de leurs voyages. L’invitation est faite au nom d’un hôtel où vous ne mettrez pas les pieds après. De la même façon, vous êtes enregistrés dans un hôtel où vous n’allez pas. Aucun flic n’ira vérifier si vous vivez bien dans l’hôtel où vous êtes enregistrés. Tout ce qu’il faut c’est avoir le papier en question, c’est tout ce qui les intéresse. Le reste est purement accessoire.

Dans le cas où vous prenez le train, en Russie, pour une durée de plus de trois jours : vous n'avez pas à vous enregistrer tant que vous ne vous arrêtez pas dans un lieu de résidence pour plus de trois jours chez un particulier, ou une journée dans un hôtel. En bref, si vous allez directement à Vladivostok, vous n'aurez à vous enregistrer qu'à Vladivostok. Le délai de trois jours pour s'enregistrer ne court qu'à compter de votre arrivée à votre lieu de résidence.

Voilà, j'espère que ce petit récapitulatif sera utile à ceux qui envisagent de venir en Russie, qui est, il faut bien le dire, et malgré certains archaismes qui perdurent (notamment l'enregistrement), un pays magnifique et envoutant. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas!
Périple en transsibérien au départ de Moscou... pour arriver au Laos! English translation pending
by Elistoire · 2008-10-26 · 15 replies
Bonjour à tous,

pour la troisième fois je songe repartir faire du bénévolat au Cambodge et au Laos ; je suis conteuse et animatrice d'atelier créatifs, et cette fois, pas envie de me joindre à un vol : du coup je pense à prendre le train jusqu'à Pékin; découvrir la mongolie!, puis je dois traverser la chine jusqu'au nord du Laos! pour l'aller ou le retour ou les deux!

Quel périple, surtout que je ne connais pas du tout la chine! Ainsi nombre de question me traverse l'esprit:

tarifs à partir de moscou? avez vous une idée, je ne trouve que des billet à 1700 euros, arghhhh! est ce que le trajet de pékin jusqu'à la frontière du laos est facile? euh tout est relatif... évidemment! mais je suis curieuse de vos avis et experiences!

merci à vous, je continue mes recherches et attends impatiemment de pouvoir échanger à ce sujet!
Apprendre le bahasa Indonesia English translation pending
by Anne92 · 2008-10-24 · 82 replies
Il y a déjà quelques post d'ouverts sur le sujet, mais j'ai l'idée d'ouvrir cette conversation pour réunir toutes les personnes qui souhaitent apprendre l'Indonésien, celles qui le parlent déjà, celles qui débutent ou la communauté indonésienne du forum pour réunir nos connaissance et s'aider dans l'apprentissage de la langue !

Peso j'apprends avec la méthode Assimil qui est très bien faite mais évidemment ce n'est pas le bahasa que les indonésiens emploient dans la vie de tous les jours. J'ai montré les leçons à une amie indo qui m'a dit qu'elle n'employait que rarement le langage de la méthode Assimil.

Donc ici ce serait bien d'avoir un peu tout le monde qui parle indonésien pour pouvoir comparer et progresser ! Le bahasa "soutenu" et "littéraire", celui qu'on parle dans les rues, entre amis, l'argot, le langage familier... lain lain :)

Bon moi j'en suis à la 25e leçon d'Assimil (au début quoi !) mais je parle un peu avec des amis ou connaissances sur le net. Rarement en réel sauf quand je suis dans le pays, c'est là évidemment qu'on progresse le + !

A vos claviers :)🙂
Où trouver un guide pour visiter Angkor? English translation pending
by Emma3595 · 2008-10-24 · 13 replies
Bonjour

Ou trouver un guide pour visiter Angkor ? Auriez vous des coordonnées à me communiquer ? Je recherche un guide parlant anglais ou français, non un tuk tuk

Merci Emma
Circuit Vancouver - Whistler - Lake Louise - Calgary sur neuf jours English translation pending
by Pong · 2008-10-23 · 27 replies
bonjour, Voici un projet de de circuit pour découvrir un peu l'Ouest canadien : (après une semaine passée à Vancouver) Qu'en pensez-vous ?

1e jour : Vancouver-Whistler (126 km). la Sea to Sky Highway, une des routes les plus scéniques de l'Ouest canadien, entre mer et montagnes. Nuit à Whistler. 2e jour : Whistler-Kamloops (299 km). Whistler, la station de ski qui accueillera les compétitions alpines des Jeux Olympiques d'Hiver de 2010 de Vancouver. Départ vers Kelowna via Cache Creek et Lillooett, le kilomètre zéro de la piste de la ruée vers l'or du Klondike. Continuation vers South Thompson Inn Guest Ranch. Installation dans un ranch en pleine nature. Temps libre sur le site pour profiter des activités. Nuit au ranch. 3e jour : Kamloops-Wells Gray-Valemount (347 km). Début de matinée libre pour profiter pleinement des activités proposées sur le site ou relaxer au bord de l'eau. Puis route vers le parc provincial de Wells Gray. Arrêt aux Chutes Helckmen, mesurant 135 m de haut, parmi les plus spectaculaires de Colombie Britannique. Continuation vers Valemount et arrêt au Mont Robson, le plus haut pic des Rocheuses canadiennes (3 953 m). Nuit à Valemount. 4e jour : Valemount-Jasper-Valemount (250 km). Visite de Jasper. Tour d'orientation de cette petite station balnéaire (vue ici de la route de Pyramid Lake) et entourée de crêtes rocheuses impressionnantes, site du Patrimoine mondial de l'Unesco et visite du Parc National de Jasper. Excursion vers le Canyon Maligne Canyon qui fut creusé dans la roche calcaire par la rivière du même nom. Retour vers Valemount en fin de journée. Dîner et nuit à Valemount. 5e jour Valemount-Lake Louise (352 km). Départ vers le Lac Louise et Lac Moraine en passant par Jasper. Arrêts photos aux Chutes Sunwapta et Athasbasca. Continuation le long des champs de glaces sur une des routes les plus scéniques en Amérique du Nord. Arrêts photos au lac et le Glacier Bow et au Lac Peyto. Arrivée à Lake Louise en fin de journée. Dîner et nuit à Lake Louise. 6e jour : Lake Louise-Banff-Calgary (177 km). Arrêt photo à Lake Louise et Lake Moraine. Départ vers Banff avec à l'arrivée, tour d'orientation de Banff : Cave & Basin (possibilité de visite), Banff Springs, Mont Sulphur, Hoodoos. Continuation vers Calgary avec un court arrêt au Parc Olympique des Jeux d'Hiver de 1988. Tour d'orientation de Calgary : centre-ville, Eau Claire Market, Fort Calgary, Stampede Park, Héritage Park, etc. 7e jour : Calgary. Matinée dédiée à la visite d'Héritage Park. Après-midi libre pour découvrir la ville à votre rythme. Nuit. 8e jour : Calgary-Paris. transfert à l'aéroport et envol vers la France. 9e jour : arrivée à Paris.

Merci de vos suggestions, et pour reprendre un post précédent, comme ce sera en été : quid de l'option camping car, ou plutôt "cabin", lodges et autres ? Je ne sais pas bien quel est le plus rentable pour 4 personnes... à bientôt sur le site, Pong
Égypte, du désert Blanc à... la mer Rouge (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-10-22 · 9 replies
Un voyage de 13 jours dont 4 jours dans le désert occidental (désert des baleines, désert noir, désert blanc et désert d'Akabat), puis après une journée de transition au Caire, 6 jours au bord de la Mer Rouge près de Marsa Alam.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version plus complète avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/...buleuxvoyagesegypte/



============================================================================ Présentation Nous avons été maintes fois en Egypte, notamment sur les bords de la Mer Rouge pour des séjours-plongée. Hervé a connu Sharm-el-Sheik et la côte du Sinai il y a trente cinq ans quand n'y existait quasiment aucune infrastructure touristique. Nous avons séjourné à plusieurs reprises à Hurgada, Safaga ou El Quseir et à chacun de nos voyages, il a fallu aller plus au sud pour espérer trouver des stations balnéaires moins bétonnées et des paysages sous-marins préservés.

C'est pour cette raison que nous avons choisi cette fois-ci les environs de Marsa Alam, d'autant que c'est le lieu le plus proche du fameux tombant d'Elphinstone où Hervé espère plonger.

Mais avant de nous poser sur les bords de la Mer Rouge, nous avions envie cette année de découvrir une autre facette de l'Egypte : le désert occidental qui, d'après les photos dans le carnet de Marie (mlefevre) "Egypte février 2008…" recèle des beautés insoupçonnées. Merci Marie !

Pour mener à bien cette partie du voyage, nous avions contacté deux agences : Helal Travel (expérimenté par Marie) et Eden Garden Tours (expérimenté par Tokala). Le deuxième prestataire ne nous ayant jamais répondu, c'est à Helal que nous avons confié l'organisation du trip.

Enfin, entre les deux destinations, restait à programmer une petite journée au Caire. Pour cela le carnet de Sylvie (senmout) m'a été utile, notamment pour prévoir ce qui pouvait être vu en une ½ journée dans le Musée Egyptien.

Voilà pour le préambule, maintenant les détails !

J1 (21/09/08) : Paris-Le Caire

Après un vol Egyptair sans souci, nous nous posons au Caire à 21h30. Température extérieure 31°! Ca change de Paris et très vite nous sommes mis dans l'ambiance !

A la sortie de l'aéroport, nous tentons vainement de trouver le shuttle de l'hôtel….mais deux touristes errant dans l'aérogare, cela ne passe pas inaperçu et les chauffeurs de taxi officiels ou officieux ne manquent pas de nous repérer. Après les avoir repoussés dans un premier temps, il devient évident que le shuttle est impossible à trouver et qu'il va bien falloir nous résoudre à prendre un taxi.

Le dernier à nous aborder sera donc le bon. En fait il s'agit d'un rabatteur (premier bakchich) qui nous amène à un taxi officieux....tant pis ! 10 euros et nous voilà embarqués ! Nous sommes éberlués par l'adresse avec laquelle le chauffeur sort son véhicule de cet inextricable embrouillaminis de voitures garées dans tous les sens. Allez, c'est parti vers le Méridien Héliopolis à fond la caisse, en slalomant entre les files, avec quelques coups de klaxons en prime !

Le Méridien est sans surprise un hôtel de classe internationale….très class ! La chambre est impeccable ! Nous posons nos sacs rapidement afin de profiter un peu du piano bar et de sa chanteuse en nous attablant dans un petit coin. Le fond musical est agréable.

Afin de me mettre dans l'ambiance justement, je commande un thé à la menthe, imaginant d'avance le petit cérémonial bien réglé…Quelle ne fut ma déception quand j'ai vu arriver une tasse garnie d'un thé en sachet et une théière d'eau chaude dans laquelle flottaient quelques bouts de menthe. Bon, pour le vrai thé bédouin, il faudra attendre demain !

Finalement, le plus magique dans cette première journée, c'est l'idée qu'en début d'après-midi nous étions encore chez nous et que le soir nous dormions au Caire !

Le désert des Baleines

J2(22/09/08) : Du Caire….au Désert des Baleines.

Très impatients de commencer notre trip, nous nous réveillons aux aurores. Il est 6h45 à ma montre (réglée dans l'avion) et 5h45 sur le réveil de la chambre. Bizarre ??? De toute manière, le petit déjeuner étant servi dès 5h30, pas la peine d'attendre !

Une fois le petit déjeuner pris, les affaires rangées, les valises prêtes, le check-out accompli, nous piaffons d'impatience dans le hall d'entrée….il est presque 8h30, heure du rendez-vous convenu avec Helal… quand je jette un coup d'œil aux horloges de la réception. Même heure au Caire qu'à Paris ? Mince, nous avons une heure d'avance ! Il faut encore attendre !

Nous nous calons dans les fauteuils du hall d'entrée, le nez plongé dans notre bouquin. Je lève tout de même de temps en temps le nez d'autant que je viens de voir une jeune femme en habit bédouin s'approcher de la réception. Serait-ce notre hôtesse ?

Voilà qu'elle ressort. En la suivant du regard, je m'aperçois qu'elle monte dans un 4X4 bien chargé (couchages, bidons, bois sur la galerie)…et sur le flanc de l'engin je lis "Helal Travel". C'est donc bien la jeune femme qu'on attendait. J'ameute Hervé et nous nous précipitons dehors ! Le réceptionniste venait de lui dire qu'il n'y avait pas de client de ce nom à l'hôtel !

Le temps de charger nos bagages dans le Toyota …et de faire les présentations (lui, Helal, Bédouin et propriétaire de l'agence du même nom ; elle, Nathalie alias Asma, Française et accompagnatrice), nous voilà lancés à travers le Caire.

La conduite des Egyptiens est on ne peut plus folklorique. On comprend très vite qu'ici on roule où on veut et on dépasse où on peut ! Et en fonction du trafic, des routes à deux voies se transforment en routes à trois voies ou plus, tout cela réglé par des coups de klaxons perpétuels ! Les feux ne sont respectés que s'il y a un agent pour le faire et si celui-ci tarde à faire avancer la file, il essuie une pluie d'injures et une rafale de coups de klaxons.

C'est dans ce vacarme assourdissant que nous traversons la ville et ses faubourgs, la plus grande métropole d'Afrique et sans doute la plus polluée aussi.

Quelques images marquantes de cette traversée :

- La vision de tous ces immeubles inachevés garnis d'antennes paraboliques…mais aussi de drôles de tours aux allures de miradors : ce sont des pigeonniers, car les Egyptiens ont une passion nationale pour les pigeons !

- Celle de la Cité des Morts servant non seulement au repos des défunts, mais aussi à celui des vivants : deux millions de Cairotes y vivent dans une extrême pauvreté!

- Celle du cimetière en périphérie avec ses caveaux musulmans et coptes, très caractéristiques.

Ma parole, n'aurai-je garder que des souvenirs lugubres ?…Non, il y a aussi le Nil que nous traversons, puis les Pyramides de Guizeh que l'on distingue à peine tellement le ciel est bas en ce début de matinée.

La traversée est interminable…encore et encore des villes nouvelles faisant partie de l'agglomération cairote dont certaines encore inhabitées …. gigantesque !

Quand nous approchons de l'oasis de Fayoum à 100kms au sud du Caire, enfin de la verdure, des cultures maraîchères, des plantations de canne à sucre et d'agrumes…. grâce au Nil et aux canaux d'irrigation.

A l'entrée de la ville, arrêt au check-point. Helal parlemente avec les policiers afin d' éviter l'escorte habituelle et nous pouvons poursuivre notre chemin sans contrainte.

Nous longeons le lac Quarun.

Puis direction Wadi Rayyan où dans les années 1960 les autorités créèrent trois lacs artificiels. A l'endroit où l'un se déverse dans l'autre, des cascades !

Un dernier arrêt pour admirer le lac et le désert du haut de cette butte rocheuse.

Helal en pleine méditation !

Puis, en route vers Wadi Al Hitan ou Désert des Baleines !

Nous y voilà ! Ici l'auberge (qui sert également de Visitor Center) où nous allons déjeuner.

Après le repas, pendant que Helal et Asma se reposent, nous partons découvrir le site. Ici ont été mis à jour des squelettes fossilisés de cétacés datant de 40 millions d'années. Le site a été classé par l'Unesco et l'on y a balisé un sentier de découverte long de 3kms/1H30 à 2H serpentant entre les dunes.

Ah, qu'il fait chaud en ce début d'après-midi. Heureusement qu'à intervalle régulier des petits abris ombragés sont prévus pour le repos des promeneurs. En fait, comme promeneurs, il n'y a que nous sur le site !

Marcher dans cet "open air museum" permet à la fois de découvrir de nombreux fossiles de baleines mais aussi de somptueux paysages !

A notre retour à l'auberge, nous nous remettons en route vers notre lieu de campement.

Helal choisit de s'arrêter là, entre dunes et montagnes, quelque part entre Wadi Rayyan et Wadi Al Hittan.

Pendant que lui et Asma installent le campement pour la nuit, Hervé et moi partons explorer les lieux environnants parsemés de nombreuses formations rocheuses très photogéniques.

Il y a du vent, beaucoup de vent ….

Quand nous revenons au campement nous trouvons nos hôtes en train de se battre contre les éléments afin d'allumer le feu et de préparer légumes, poulet et riz pour le dîner tout en surveillant l'étoile du soir annonçant le moment de la rupture du jeûne : l'Iftar (nous sommes dans la dernière semaine du Ramadan).

La nuit tombe sur le désert. C'est l'heure de s'attabler et de faire honneur au talent culinaire d'Helal : au menu, poulet en papillote cuit sur la braise, riz et légumes, délicieux… puis le thé bédouin, une merveille !

Après cette première journée très dense, première nuit sous la tente (il y a trop de vent pour dormir à la belle étoile).

Désert des Baleines

Bahariya J3(23/09/08) : vers Bahariya.

Au milieu de la nuit le vent est tombé et il a fait chaud dans la tente. Nous avons dormi très moyennement. A trois heures du matin, la prière d'Helal a déchiré le silence du désert, puis après quelques bruits de gamelles (sohour oblige) tout le monde s'est rendormi.

Notre campement au réveil.

A 7h, nous sommes les premiers levés. Après le petit déjeuner et pendant qu'Asma et Helal rangent toutes les affaires, nouvelle petite excursion dans les environs en géologues en herbe !

Sable et minuscules coquillages fossilisés.

Petits débris provenant d'une éruption volcanique dans le désert noir.

Peut-être une partie de squelette de poisson fossilisé ?

Tout à notre observation, nous flânons un peu et à notre retour au campement, le 4X4 est déjà sur la ligne de départ, le moteur en route.

Allez, c'est parti par monts et par vaux sans suivre de piste, rien qu'en se dirigeant avec le soleil (mais dans les bagages, il y a un GPS et un téléphone satellite au cas où, ouf !). Notre destination : le camp du "Jardin sous la lune" à 40km de Bahariya et à peu près à 250kms d'ici.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Helal a des objectifs bien précis : il tient à nous faire voir, par exemple cet acacia isolé au milieu de nulle part.

Vraiment isolé !!!!

Après des kilomètres à travers le désert, au loin, une ligne de haute tension se profile. Enfin un repère à notre mesure et une route probablement à l'horizon !

Effectivement, après avoir fait "sauter" le 4X4 par-dessus la ligne de chemin de fer, nous voilà sur la route du Caire à Bahariya. Mais à peine sur la route, nous la délaissons à nouveau pour nous approcher d'un cordon de dunes.

Oui, oui, nous allons descendre là avec le 4X4 !

Hervé descend à pied pour filmer. Moi, je reste dans le 4X4, je me cramponne… mais Helal maîtrise à merveille et fait "glisser" le véhicule en bas de la dune. Nous sommes bluffés !

Un retour sur la route….puis à nouveau au bout de quelques kilomètres, Helal, décidant que nous n'étions pas venus pour l'asphalte mais pour le désert, bifurque à droite et s'engage hors piste dans un paysage à couper le souffle !

Nouveau passage de dune. Ah ! Cette fois-ci, pas de chance, ensablement ! Tout le monde descend et met les mains dans le sable.

Après avoir bien déblayé, Asma se met au volant, accélère pendant que les hommes font subir au 4X4 des balancements efficaces. Puis tout le monde pousse, pousse…C'est gagné, le véhicule avance !

A l'approche de Baharyia, quelques kilomètres de route asphaltée permettent de gagner du temps et nous atteignons en milieu de journée l'oasis…qui compte tout de même 40 000 âmes, loin du cliché de l'oasis avec un point d'eau et trois palmiers.

Le véhicule s'engage dans la ville principale, Bawiti, peu reluisante puis s'arrête devant une maison où l'on nous fait entrer dans une pièce sans fenêtre sans nous donner la moindre explication. Mais où sommes nous ? Certes cela n'est pas le "Jardin sous la lune", alors que faisons-nous là ? Asma et Helal disparaissent. ……..??????

Ah, voilà Asma et nous pouvons enfin avoir à boire ! On va aussi nous servir le déjeuner. Pardi, nos hôtes manquent parfois un peu de communication !

Finalement Helal repasse par là et lâche quelques mots d'explication : nous sommes chez lui et chez sa femme où il a quatre enfants. Une de ses filles nous sert à manger puis nous demande si on veut un thé. Oui, avec "narnar" (menthe).

Le déjeuner avalé, Hervé un peu claustrophobe dans cette pièce sans fenêtre, décide de faire quelques pas dans la rue. Dans la boutique à côté il trouve Helal et Asma en grande discussion qui lui annoncent le programme de l'après-midi. Ils nous confient à Nachate, un de leurs chauffeurs pour la visite de l'oasis et de sa palmeraie.

C'est la pleine saison des dattes et Nachate nous en fait goûté quelques unes directement du dattier.

Après ce petit tour, nous espérons pouvoir enfin rejoindre le "Jardin sous la lune".

Eh, non, pas encore ! D'abord quelques arrêts en ville pour les courses puis à la maison d'Helal.

Finalement c'est à 5 (3 devant avec à leurs pieds le sac de légumes et celui de volailles, le carton d'épicerie coincé entre nous deux à l'arrière et dans le coffre l'odeur de la fournée de pain chaud) que nous parcourons les 40 kms qui nous séparent du Jardin sous la lune. C'est Asma qui conduit : enfin une conduite à l'européenne sans couper les virages ! Plutôt rassurant !

Le Jardin sous la lune, c'est un camp (pas un hôtel) avec de minuscules petites huttes et des sanitaires partagés installés dans un jardin en plein désert. Nous nous installons dans la n°6.

Les sanitaires communs laissent un peu à désirer, mais il y des douches et après deux journées passées dans le désert, elles sont bienvenues.

Helal vient de faire construire de nouvelles unités plus spacieuses, avec des fenêtres donnant sur le désert. Il ne manque qu'à les aménager ! Dommage, on s'y serait bien installé.

Pour bâtir, les briques sont faites à la main, sur place avec de la terre mouillée. Il suffit de faire un trou dans le sol, d'un peu d'eau et d'un moule rudimentaire. Aucun liant ni pour les briques ni pour les joints ni pour l'enduit de façade.

A l'issue du repas préparé ce soir par Mahmoud, Helal et ses employés se mettent à la musique et à la chanson au rythme des tams-tams….puis planification de la journée du lendemain (vive la communication !).

- Petit-déjeuner à 7h (sur notre demande)

- Jusqu'à 9h30, randonnée libre dans le désert noir derrière le camp.

- 9h30 : virée en 4X4 dans le désert noir avec Nachate

- Déjeuner au camp.

- Après-midi : départ vers le désert blanc.

Parfait, nous voilà bien informés. Asma nous dit de ne pas hésiter à frapper à sa porte en cas de problème. OK, en espérant tout de même de ne pas avoir à la déranger, nous souhaitons à tous une bonne nuit.

Cordon de dunes

Désert Noir, désert Blanc

J4 (24/09/08) : Du désert noir au désert blanc.

Très bonne nuit dans notre petite hutte "sous la lune" et réveil comme prévu à 7h afin de randonner aux alentours à la fraîche.

Mais pas un chat à l'horizon, nous appelons….personne pour nous préparer le petit-déjeuner. Ne voulant pas partir le ventre vide, il ne reste plus qu'une solution : réveiller Asma !

Peu après, Mahmoud arrive, tête baissée (visiblement il vient de se faire passer un savon !) avec le thé et les tartines.

Une fois le petit déjeuner dans le ventre, l'exploration peut commencer. Devant nous, une chaîne de montagnes en basalte séparées de dunes de sable.

Alors que le sol passe progressivement du beige aux teintes sombres, nous découvrons sous nos pieds de véritables dentelles de pierre d'une extrême fragilité .

Une de ces merveilles isolée sur le sable.

Notre objectif : rallier le sommet le plus élevé du coin.

La vue depuis là-haut.

A 9H30, Nachate, très ponctuel, nous emmène en 4X4 sur une de ces montagnes sur laquelle on vient de grimper pour un panorama identique.

Puis une petite partie de descente de dunes, histoire de nous épater !

Un dernier tour par le village d'El Haiz, les sources dans lesquelles les villageois viennent se ravitailler en eau et les enfants se baigner… avant le retour au camp.

Helal nous fait visiter son "Jardin". Il est fier de nous montrer sa première récolte de dattes, d'oignons, les plants de cacahuètes, de canne à sucre, de menthe… Un véritable "Jardin des délices" !

Les fleurs d'hibiscus rouge une fois séchées sont infusées pour donner une boisson : le karkadé.

Tout cela est possible grâce à un astucieux système d'irrigation.

Le départ vers le Désert Blanc est prévu à 15H. Cela nous laisse le temps de déjeuner et de faire une petite sieste.

Sur la route vers le Désert Blanc, après un petit détour par la Montagne de Cristal (calcite), les merveilles du désert de craie se révèlent enfin à nous.

Afin de profiter des derniers rayons de la soirée (eh ! oui, nous arrivons un peu tard ), Asma et Helal nous font descendre du 4X4 avant le lieu de campement prévu et nous les rejoignons à pied en flânant entre les formations rocheuses aux formes évocatrices.

Enfilade de champignons !

Parasol !

Arbre courbé par le vent !

Poule sous un champignon !

Sphinx et dromadaire !

Champignons encore !

La soirée est douce sous la voie lactée et on aurait bien envie de dormir à la belle étoile. Mais Helal craint de nous réveiller au moment du sohour alors nous optons une nouvelle fois pour la tente !

Désert Noir

Désert Blanc

Désert Blanc, encore

J5 (25/09/08) : Désert blanc, désert d'Akabat…..et retour au Caire.

Dernières heures dans le désert blanc, alors pour ne rien louper, nous nous levons en même temps que le soleil et avant le petit déjeuner, arpentons cette immensité pendant près de deux heures.

En laissant libre cours à notre imagination…

Deux capitaines !

Cavalier !

Cobra !

Lapin !

Bilboquet !

Puis après le petit déjeuner, nous quittons les lieux, non sans jeter un dernier coup d'oeil à cette étendue lunaire.

Alors que tout n'est que minéral par là, on ne s'attendait pas à voir cet acacia en fleurs ici : un véritable refuge pour une quantité d'insectes !

Et encore moins une oasis un peu plus loin, une vraie, comme on se les imagine ! Une "source magique" et quelques palmiers !

Dans les palmiers, une chouette aussi surprise que nous !

On ne quitte pas tout –à-fait le désert ….un dernier passage par le site d'Akabat. Superbe !

Un passage par le "Jardin sous la lune" pour le déjeuner : nous nous gavons de chouchouka jusqu'à plus faim puis avant même que nous n'ayons bu notre karkadé, Helal vient nous prévenir que c'est l'heure du départ. Déjà ! Quelle précipitation !

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous embarquons dans le 4X4 qui s'élance sur la route vers Bahariya. Quand nous le voyons prendre la direction de la maison d'Helal, nous craignons une étape supplémentaire. En fait, Helal a tout prévu mais une fois de plus sans penser à nous le communiquer. Ce n'est pas lui qui va nous convoyer jusqu'au Caire mais un microbus jusqu'en périphérie, puis un taxi jusqu'au centre.

Transbahutage des bagages dans le microbus…premier arrêt du microbus devant les bureaux de sa compagnie….deuxième arrêt à la police touristique…Attente…A ce train-là, à quelle heure arriverons-nous au Caire ? D'ailleurs, qu'attendons-nous ici ?

Hervé finit par se renseigner : nous devons être accompagnés par un policier, mais celui-ci n'est pas prêt. Ah ! le voilà, le voyage retour peut enfin commencer.

Il fait une chaleur étouffante en ce début d'après-midi, nous suggérons à notre chauffeur de mettre la climatisation mais il dit ne pas avoir assez de carburant pour pouvoir nous offrir ce luxe. Bref, il ne veut pas consommer !

Ciel laiteux, vent de sable…par la fenêtre ouverte, les grains de sable nous cinglent régulièrement le visage….la route est longue, longue…animée de temps en temps par la conduite singulière de notre chauffeur (dépassement sans visibilité, virages coupés…) et le passage de quelques check-points.

Enfin, au bout de 5 heures, les paysages désertiques laissent progressivement place à des paysages de plus en plus urbains. A l'approche du Caire, tous les papiers gras de la terre ont l'air de s'être donnés rendez-vous ici ! Quelle tristesse !

La circulation s'intensifie…tiens, on doit être à Gizeh, j'aperçois les Pyramides ! Notre chauffeur nous met la climatisation, peut-être en raison de la pollution. C'est l'heure de l'Iftar et la ville s'anime. Chauffeur et policier rompent le jeûne et nous proposent de manger quelques dattes avec eux. Partout, des vendeurs à la sauvette tendent des en-cas aux automobilistes. La prière résonne dans toute la ville.

Au terminus des bus, on abandonne le microbus …et le policier…. pour continuer en taxi jusqu'à l'hôtel Osiris au cœur du Caire.

Un ascenseur "miteux" indique Senmout dans son carnet (nous sommes donc prévenus) mais arrivés au 12ème étage…"un magnifique salon". Effectivement, c'est le cas..un havre de paix francophone que Nabil et Josiane ont créés ici, convivial et chaleureux, décoré avec beaucoup de goût. Une adresse de charme !

Nous nous décidons tout de même à quitter ce petit cocon pour un tour dans le centre. Bien mal nous en a pris !

C'est une véritable épreuve du feu, le piéton n'est pas bienvenu dans cette ville. Les trottoirs, jonchés de déchets, sont d'une hauteur à vous dissuader d'y monter alors que les rues, même aux passages protégés, sont dangereuses à traverser : les voitures roulent à fond la caisse sans respecter les feux et je me demande encore comment on a fait pour ne pas nous faire écraser et revenir en un seul morceau à l'hôtel…En tout cas épuisés par cette sortie. Nous dînerons finalement avec quelques dattes (données par Helal) avant de sombrer au pays des rêves.

Désert d'Akabat

La suite sur VF est... ICI
C'est si nul que ça le Costa Rica? English translation pending
by Laetiz · 2008-10-14 · 34 replies
Bonjour, Ca fait un moment que je suis sur ce forum a lire tous vos commentaires et j`ai l`impression que bcp de monde prefere le Panama au Costa Rica. Rassurez moi, c`est quand meme sympa le CR? Bon, je peux toujours changer mes plan mais je pensait tout de meme que le CR valait la peine.

Merci,

Laetitia
Tout plaquer et faire le tour du monde English translation pending
by Mond0 · 2008-10-07 · 70 replies
Salut, je suis nouveau sur le Forum. Je m'appelle Rémy, j'ai 20 balai, bientôt 21, je suis dans la région de Lille.

Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).

La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.

Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.

Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.

Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.

Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂

Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Est-il possible de traverser la Russie à moto? English translation pending
by Protokalys · 2008-10-02 · 32 replies
Voila si quelqun a des infos concernant la traversée de la Russie en longeant la frontiere Kazak ca serait sympa !

merci d'avance
Étudiants recherche association pour une mission humanitaire en Afrique English translation pending
by Sybile · 2008-09-17 · 10 replies
Bonjour, Nous sommes un groupe de six(au maximum) étudiants/étudiantes en STAPS entre 17 et 21 ans trés motivés pour faire du bénévolat c'est pourquoi nous cherchons une association. Nous aimerions partir en afrique fin juin et mois de juillet pour une durée de minimum deux semaines et plus si possible(jusqu'a six semaines).Nous accéptons de participer à tout types de missions( chantiers, préventions, soutiens scolaires...) merci d'avance pour vos réponses et informations sybil et P.Adrien
Nicolas Sarkozy vient de faire acheter un A330 English translation pending
by Mich74 · 2008-09-16 · 182 replies
Avant, le président français se déplaçait en A319, un avion qui l'obligeait à faire des escales dès qu'il partait de l'autre côté de la planète. Un peu loose, quand George Bush n'a besoin d'aucun arrêt pour faire le même trajet. La Dépêche du Midi vient de révéler que Nicolas Sarkozy vient donc de faire acheter un A330, qui a appartenu à Air Caraïbes ou Swissair. Pourquoi pas en A380? Je pensé que les caisse etaient vides😉................
"Marche ou Crève" - retour d'Inde anticipé. Récit et avertissement English translation pending
by Lohra · 2008-09-12 · 166 replies
Je me présente, je m'appelle Lohra, j'ai 19ans, et je suis partie seule en Inde pour a la base 12jrs, (mais rentrée au bout de 8)

Juin 2008 . achat de tickets, préparation du voyage, lecture de guide, beaucoup d'aide grace au forum ... Inde du nord Raj.

Et je voudrais dire quelquehose que l'on ne lit pas beaucoup ici : ALLER EN INDE = ETRE TRES TRES FORT PSYCHOLOGIQUEMENT.

Jai pleuré chaque soir qui se passait de tout ce que je voyais, tout ce qui tournaient dans ma tete.

Une personne seule en inde doit etre TRES FORTE, car elle n'aura aucun soutient moral, et je ne sais pas si c'est plus dur pour une fille, mas étant une fille, le pushing, la drague, le jeu de l'inde qui au départ parait amusant devient vite repoussant et fatiguant...

Bien sur qu'il y a des choses Merveilleusement Magnifique en Inde, j'avais le Taj Mahal pour moi, je fus la premiere a entrée, la premiere a l'avoir juste pour moi, personne devant, personne derrière, PERSONNE, et en ressortant tu vois tout les misereux mendiant pour un morceau de n'importe quoi, et face a ça, tu oublies que le TAJ est si grand et si beau, donc au final est-il si beau ? Car la misère qui entoure les belles choses les rendent, arf, je ne sais pas comment dire...

Je savais que ça allait etre dur tout ce que j'allais voir, mais pas tant que ça, l'horreur est de partout, les enfants qui chient sur le bord des routes manquant de se faire renverser, les gens qui roulent d'une façon arf, l'impossibilité pratuqyement de traverser la route, le fait d'etre toujours interpellé, les gens 10fois plus maigre que moi (et je suis pas bien épaisse avec mes 42kgs pour 1m72)...

Et c'est trés dur de voir tout cela, de l'avoir devant soi et de le réaliser en quelquesorte...

Et un soir en appellant ma mère en larme "maman c'est horrible ici, je n'y arrive plus, j'arrive pas a comprendre ici, c'est trop dur, je peux plus, ma tete ne suis plus, pourquoi je n'y arrive pas? pourquoi je ne suis pas assez forte ? Pourquoi je n'arrive pas a trouver ça beau ?" Et cette dernière question rien que d'y penser me retourne, car JE VEUX AIMER, c'était mon reve, je, je suis perdue...

Sans avoir vu on ne peut pas imaginer...

Pour les filles : * Faites trés attention si vous faites une balade en chameau ... Les chameliers aiment bien toucher... * A qui vous parlez, ne pas faire confiance, ne pas etre naive * Bien vous demandez si vous etes assez forte, car c'est pas une illusion la bas ...

Pour dire, une phrase que j'employais souvent "leave me alone" a tout ces gens qui te suivent comme la peste Hier soir a moitié endormi, j'ai poussé mon amoureux dans le lit en lui parlant en anglais et en lui repetant apparemment le fameux "leave me alone, I don't want you, leave alone"

Je veux juste avertir que derrière toutes les façade de l'inde : beauté, spiritualité, sourire et compagnie, il y a aussi misère, pauvreté, et c'est trés dur de voir cela, et choquant... Je suis peut-etre trop sensible.

Mais je tenais juste a le dire (meme si on m'avait dit tout cela, je serais tout de meme partie, du je sais que je ne remettrais certainement pas en cause le départ de certain et heureusement, allez - y, mais je veux juste "roder" les gens, leur dire vraiment que c'est dur, et qu'ils se préparent d'une certaine manière, psychologiquement)
Kayak en famille au Groenland, août 2008 English translation pending
by Mlefevre · 2008-08-31 · 17 replies
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre Kayak en famille au Groenland, août 2008

Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!

- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....

Premier commentaire, mais pas le dernier!

Pourquoi le Groenland?

D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!

Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.

Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.

En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland

Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.

Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.

C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse :
http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.

Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!

12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés

puis l'Islande



nous survolons le Groenland sud





et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague



atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...



Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.

Voici la carte du parcours effectué



Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide

et frôlons très vite nos premiers icebergs.



2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...



'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)

Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!

L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs



quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!

13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.

Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:

1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.



Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.

Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!



Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....

Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.

Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.



Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.



Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)



et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!



Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.



Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.

14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!



Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.



Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.



Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.

C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.



Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!



Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.



Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)

Cherchez Arnaud sur la photo...

et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.



Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!



Expérience....



On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).



Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)

15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.



Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.



Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!

Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister

Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...

En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire



qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.



Au fil de la montée se découvrent



à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.



Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.



Le vent forcit encore....



16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.



L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)



Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.

En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »

Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.

Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...



Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.



Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac

que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac



qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.



Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.



Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)



il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.

Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.



Nous regagnons tranquillement notre camp.



17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.

Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!

Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.

11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »



Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...



Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...

On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!

18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...





On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua

qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.

Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.

Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.



En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!



Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.

19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.



Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.



Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...



Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...



C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!

Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)



si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!



20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!



En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.

Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.

Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.



Belle lumière de fin de journée.



La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Retour de trois semaines en Malaisie English translation pending
by Ssandrine91 · 2008-08-25 · 19 replies
Nous rentrons tout juste de 3 semaines en Malaisie et sommes enchantés de notre voyage. Nous avons fait Sarawak (Borneo) pendant 10 jours, puis Kuala Lumpur, Malacca et les Cameron Highlands.

Si vous avez besoin d'infos, n'hésitez pas.

Cordialement
Achats immobiliers en Thaïlande: les entourloupes English translation pending
by Larsay · 2008-08-20 · 69 replies
Bonjour

Etant, en tant que traducteur et conseiller en marketing, en plein dans l'immobilier en Thailande depuis quelque temps, j'ai poste 3 sites expliquant certains points de loi et alertant tout le monde sur toutes les excroqueries qui se prqtiquent (y compris, ce qui me degoute completement, de la part de francais envers d'autres francais(de ce cote la, SE MEFIER DE CE QUI SE PASSE A KOH SAMUI ou pas mal de choses, des flics a certains promoteurs et constructeurs, commencent a ressembler a l'ignoble Pattaya!). J'ai pense bon de les regrouper esperant que cela sauvera de nombreux candidats a l'excroquerie de haut vol. DONC voila!

PS. Le sujet de ce site est l'immobilier en Thailande, pas le rascisme ou le fait qu'on aime ou qu'on aime pas. Donc merci de commenter sur le sujet uniquement,

Document No 1: 2 magouilles actuelles (aout 2008)

Je suis en train de traduire en anglais un document tres revelateur sur la conduite de certains francais -nombreux helas, ce n'est pas la premiere fois que je traduis ce genre de documents- residant en Thailande et s'engageant dans des malversation immobilieres a l'encontre de francais achetant de l'immobilier dans le pays. Le cas present -a Koh Samui comme frequemment- est d'un "constructeur" qui 1) A construit une maison n'importe comment en profitant de ce que le client habitait en France 2) A surcharge le prix de la cosntruction de 3 000 000 de Baht 3) A fait des declarations mensongeres aux autorites thaies. 4) Pire, n'a toujours pas transfere le titre de propriete du terrain au Land Office, ce qui veut dire, que, legalement, il est toujours proprio du terrain PLUS, maintenant, de la maison qu'il a construite dessus pour son "acheteur!!!!!". Apparemment, il n'en est pas a son premier coup!

De plus, j'ai une amie francaise qui voulait acheter un condo a Bangkok. Heureusement, je lui avais bien dit de me montrer tous les papiers avant de les signer. Il s'avere 1) Que le vendeur -francais- n'est pas proprietaire du condo; ce qu'il revend, c'est son contrat de vente avec le promoteur, en cheville avec un avocat qu' il a conseille a mon innocente amie. Bien entendu, ledit avocat a pondu pour mon amie un contrat de vente qui est un torchon et personne ne lui avait dit qu'elle rachetait un 1er contrat, que bien entendu ces 2 salopards ne lui ont pas montre. Le fait de revendre un contrat est parfaitement legal (ca s'appelle "Assignment of Rights") mais j'attends de voir ce 1er contrat avec impatience car juste le fait qu'ils ne lui en ont jamais parle me fait pressentir une embrouille. Je signale que, en cas de "assignment of rights", le promoteur a parfaitement le droit de refuser que son acheteur revende le contrat a un tiers. Comme, dans ce cas la, celui qui revend le contrat habite a Tahiti, bonjour pour lui courrir apres s'il y a un probleme! (d'ailleurs, j'ai dit a mon amie de faire inscrire sur SON contrat qu'en cas de litige, l'affaire devra etre portee pour arbitration a Bangkok; l'avocat a commence par lui dire que l'arbitration n'existait pas en Thailande; je lui ai mis sous le nez le "Arbitration Act of 2002" et il a donc rajoute la clause sur le contrat, mais sans preciser "Bangkok"!!!!!).

DONC, un bon conseil: mefiez vous comme de la peste de toute transaction immobiliere en Thailande. Ne vous adressez qu'a des maisons connues et ENGAGER UN CABINET D'AVOCATS RENOMME INDEPENDANT POUR TOUT VERIFIER; ils coutent plus cher que les autres, mais il vaut mieux ca que de se faire avoir, vu que les cours Thaies se foutent completement des histoires entre farang (entre farang et thais, c'est encore pire, c'est rarement le farang qui gagne!)

Voir mon site "Acheter un condo en Thailande" pour une liste des magouilles courantes.

Document No 2: Acheter un condo en Thaïlande Je viens de tomber par hazard sur un petit fascicule tres bien fait expliquant les droits des proprietaires de condos en Thailande, publie par Tighe Books, 234/807 Moo9, Nong Prue, Banglamung, Chonburi E-mail Thghebooks@hotmail.com. Bouquin tres interressant car il commence par expliquer toutes les effroyables arnaques de nombreux promoteurs de condos, notemment a Pattaya. Parmi les meilleures:

1) Utilisation des fonds communs pour des besoins personnels. Ex: un proprietaire de condo fait un proces au promoteur pour rupture ehontee de contrat; le promoteur paie (grassement) un gros avocat sur les fonds communs alors qu'il s'agit d'un proces personnel

2) Nomination d'un "Condo Manager" par le promoteur, evidemment a la botte de celui-ci. La loi est tres claire: ce Manager doit etre nomme par l'association des co-proprietaires

3) Utilisation des surfaces communes pour des operations immobilieres crasses sans en aviser les co-proprietaires, et augmentation abusive des frais de maintenance. La, helas, la loi sur les condos veut que, "pour toute decision importante, le promoteur doit reunir les co-proprietaires avec un quorum de 75%". Le pb est que, la majorite des co-proprios habitant en Europe une partie de l'annee ou preferant piccoler dans un bar ou se sauter une pute plutot que d'assister a une reunion, le quorum n'est jamais atteint. Le promoteur organise donc une reunion (ou pas du tout, il est signale un cas a Jomtiem ou aucune reunion n'a ete organisee depuis 3 ans!!!!!) et, en l'absence du quorum, prend les decisions qu'il lui plait. Resultat: a Jomtiem toujours, un salopard de promoteur a commence a eriger une structure sur le terrain appartenant a la communaute, entre l'immeuble et la mer bien sur, expliquant aux curieux que c'etait "une coffee shop pour l'agrement des co-proprios"; en fait de coffee shop, ca c'est termine par un immeuble commercial de 3 etages bloquant la vue sur la mer (qu'ils avaient payee grassement) de tous les co-proprietaires des 3 premiers etages!!!!!!!

4) Ignorance volontaire de la loi sur les condos exigeant une reunion generale annuelle (Annual General Meeting -AGM) des co-proprios et du promoteur. Inutile de dire que, celle-la, elle arrive rarement ou pas du tout.

DONC, les arnaques continuelles: Augmentation illegale des frais de maintenance Surcharges illegales sur les frais de maintenance Achats non-autorises avec les fonds communs Depenses personnelles payees sur les fonds communs Corruption de fonctionnaires locaux, police, et juges (les promoteurs ont BEAUCOUP d'argent) pour bloquer ou annuler toute reaction d'un co-proprio Diffamation des co-proprios "recalcitrants" Vol pur et simples de fonds communs en l'absence de controle serieux des co-proprietaires (suivi d'un appel de fonds + ou - volontaire en cas de grosse depense necessaire) Comptes trafiques Menaces et violences physiques contre les fortes tetes

Il faut bien dire que tout cela est un peu de la faute des co-proprios aussi, qui ne parlent pas, ne se reunissent pas, et finissent par decouvrir qu'ils sont en train de se faire avoir jusqu's l'os, mais il est trop tard!

EN D'AUTRES TERMES, MARCHER SUR DES OEUFS! Il vaut mieux payer plus cher et avoir affaire a des promoteurs serieux que de signer avec des gangsters, notemment des specialistes thais de la question

Le petit bouquin explique un truc tres simple pour flairer les promoteurs enfoires des le depart : demander une copie du Condominium Act BE 2522 (1979) au promoteur ou son agent. S'il vous dit qu'il n'y en a pas, ou qu'il ne l'a pas, ou qu'il ne sait pas ou vous pouvez l'obtenir, ou qu'il n'est disponible qu'en thai, FUYEZ!!!!!!!!

Il explique aussi de ne jamais signer un papier quelqu'il soit redige en thai. Une trado thai-anglais ou francais coute 500 baht la page; donc, vous prenez le papier et vous le donnez vous-meme a une societe de traduction (je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquer le "vous-meme"). Il vaut mieux payer ca que se faire rouler!

Mettez-vous dans la tete que, notemment a Pattaya ou regnent la mafia thaie et russe, et a Koh Samui depuis quelques temps (achat de terrain et construction) ou sevit une bande d'aigrefins francais dont je tairais les noms (mais, si vs verifier avec moi en cas de transaction la-bas, je vs dirai si c'est l'un d'eux), la moitie des promoteurs sont des escrocs complets. Donc, un bon conseil, achetez chez des maisons serieuses. Si vous etes dans le doute, n'achetez RIEN sans parler d'abord a plusieurs co-proprietaires, si possible pas obsede sexuel alcoolique (dur a trouver a Pattaya!)

Document No 3: acheter un bien immobilier (ou un commerce) en Thailande

En tant que farang, vous ne pouvez legalement pas etre proprietaire ni d'un terrain, ni d'une maison, a moins d'investir un minimum de 40 000 000 de bahts (800 000 Euro), seulement d'un condo. Certain tourne la loi en mettant le bien immobilier au nom d'une petite amie thaie ou femme thaie. FORTEMENT DECONSEILLE! Je suis, en autres, traducteur professionnel anglais-francais et je ne cesse de traduire depuis 5 ans des histoires de farang qui ont fait le coup et se sont retrouve avec rien (enfin, si! Des grosses dettes!!!!). Il suffit que la fille ne veuille plus de vous et, la maison lui appartenant legalement, ... Vous allez aux flics, ils rigolent bien, vous allez voir un avocat, il vous repond qu'il ne peut rien faire car la maison appartient legalement a la fille. J'ai meme traduit une histoire de hollandais a qui la nana avait promis le mariage; amoureux hopeless, il a achete une maison au nom de la fille pour sa famille et, des qu'elle a ete achetee, elle lui a dit en gros "Merci, au revoir". Le pire que j'ai traduit est le Suisse qui a achete DEUX maisons a Chiang Mai, une pour les parents, une pour la fille qu'il avait mariee et avec laquelle il avait des enfants; il travaillait en Suisse; un jour, pas de reponse a ces coups de tel. Il a pris l'avion et a decouvert que la salope avait vendu les 2 maisons et disparu avec toute la famille y compris les enfants!!!!!

Bien entendu, il y a des experiences heureuses, et je suis bien comptant pour les farang qui l'ont reussie, mais, au moins, les autres sont prevenus!

Si vous insistez sur une maison, la facon de detourner la loi, utilisee sans arret, est de creer par l'intermediaire d'un avocat une societe avec des prete-noms thais et la societe achete la maison. C'est une solution, mais si un jour le gouvernement se reveille, tous ces proprietaires vont se retrouver avec pas grand chose...ou plus rien.

DONC, le conseil d'ami est: louer une maison, ou acheter un condo, et les deux EN SE MEFIANT DE TOUT ET DE TOUS!

Document No. 4 : achat de terrain et maison

Ce website ne couvre pas les condos, libres a la vente aux etrangers,

Il ne couvre pas non plus le truc qui consiste a mettre le bien immobilier au nom de la femme ou petite amie thaie, avec les consequences desastreuses (a de RARES exceptions pres) que nous connaissons tous (comme je l'ai dit a un membre, la pierre, ca dure beaucoup plus longtemps que l'amour!). Donc, ne mettre un bien au nom de ces demoiselles ou madames qu'avec d'extremes precautions. Souvenez-vous qu'en Thailande, le farang, c'est le pigeon a plumer tout vif! J'INSISTE BIEN SUR LE FAIT QU'ON PEUT TOMBER BIEN, (immobilier!) MAIS C'EST SI RARE!!!!

Pour l'avocat, le roi de l'immobilier pour les francais, c'est Maitre Pensit, qui parle tres bien francais, base a Bangkok (www.pensitandlaws.com). Il a aussi un bureau a Koh Samui

Donc, VOILA!

· DROITS DE PROPRIÉTÉ PAR DES ÉTRANGERS

Les lois thaïes limitent les droits des étrangers à posséder des biens immobiliers. Par exemple, un étranger peut acheter un maximum de 1 rai (1600 m²) de terrain s’il investit 40 000 000 de Baht dans le pays. Il y a malgré tout deux possibilités d’être propriétaire pour les étrangers moins fortunés : le leasing et créer une société thaïe.

Leasing

Un étranger peut louer un bien immobilier pour 30 ans, renouvelable deux fois pour 30 ans si le propriétaire y consent. La loi a récemment changé en ce qui concerne les propriétés commerciales et industrielles, pour lesquelles la période de leasing est maintenant de 50 ans.

Biens en pleine propriété

Une société thaïe peut acheter un bien en pleine propriété et un étranger peut détenir jusqu’à 49% des parts d’une société thaïe, les autres 51% devant être aux mains de citoyens thaïs. Toutefois, l’étranger peut obtenir la majorité des voix avec des actions à vote préférentiel ou un pouvoir complet des associés locaux. La compagnie ne peut pas être dormante, doit publier des comptes annuels et acquitter les taxes.

Pour l'acheteur étranger d'un terrain ou d'une maison, le processus est donc simple : - Vous créez une société thaïe, qui achete le terrain. Bien entendu, les "associes" thais, tous bidon payes par l'avocat comme prete-noms, vous signent aussi sec un pouvoir complet, ce qui veut dire qu'ils ne peuvent toucher a rien. - La societe loue le terrain à l’acheteur étranger. en conséquence de quoi la société n’est pas dormante (elle a une activité de location) et elle a un revenu (le loyer) donc elle eut publier des comptes de fin d’année.

Cette solution apporte un avantage supplémentaire : sous certaines conditions, l’étranger a alors droit à un visa non-immigrant B (Business) long séjour (un an renouvelable chaque année).

(Ceci dit -Remarque personnelle- si un jour le gouvernement met son nez dans ces histoires, j'en connais beaucoup qui vont pleurer!)

· TITRES DE PROPRIÉTÉ DE TERRAIN

Chanote : Le seul titre de pleine propriété. Il donne au propriétaire le droit de ne pas utiliser le terrain. Toute personne nommée dans le titre peut l’utiliser face aux autorités comme preuve de propriété pour quelque opération légale que ce soit. Le titre est enregistré au Land Department de la province dans lequel est situé le terrain et son transfert est immédiat. Toutefois, la division du terrain en plus de 9 lots est soumise à la Land Allotment Law (Loi sur la division des terrains), section 286.

Le titre contient une description du terrain, sa taille, et ses frontières déterminées par images satellite reportées sur un plan de cadastre national. Le terrain est mesuré sur place exactement et délimité par des poteaux d’inscription numérotés. Le Land Department prévoit de mettre tous les terrains du pays sous le régime du Chanote.

Nor Sor 3 (Saam) Gor : Le Nor Sor 3 Gor est un certificat attestant que la personne dont le nom est inscrit est autorisée à utiliser le terrain et que toutes les conditions d’un titre Chanote sont réunies. Le terrain peut être vendu, loué, hypothéqué, etc. Toutefois, le titulaire de ce certificat ne peut pas laisser le terrain inutilisé plus de 12 ans. Il est possible dans certaines conditions de le transformer en Chanote.

Avec ce certificat, le terrain est défini en points et entré dans le cadastre sur une carte au 1:5000e. Le terrain peut être divisé et aucun acte légal ne doit être publié. Les limites sont toutefois moins précises que dans un Chanote.

Chanote et Nor Sor 3 Gor sont les seuls titres qui donnent de réels droits de propriété. Ce sont donc les seuls qu’un étranger doit considérer.

Sor Kor 1 (Nung) :

Ce certificat est uniquement pour identifier le(s) propriétaire(s) d’un point de vue fiscal. Il ne donne aucun droit de propriété.

· TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ

Une propriété est transférée par un contrat écrit par le Land Department, la transaction étant inscrite soit sur le titre, soit sur un document séparé. Tous les documents supplémentaires sont conservés dans les archives officielles.
Racisme et discrimination à l'Ambassade du Vietnam à Paris English translation pending
by Alwi · 2008-08-18 · 115 replies
nous sommes une famille de 4 : deux enfants et deux adultes. Nous avons déposé une demande de visa pour nous 4, deux sont refusées et deux acceptées, dont le papa qui est africain et le bébé! raison invoquée ? sécurité du pays! Le papa étant noir et l'enfant n'étant qu'un bébé, CELA CACHE TOUT SIMPLEMENT UN REFUS BASE SUR LA DISCRIMINATION ET LE RACISME. le grand et moi même étant très clairs de peau, voire blancs, on nous accordé le visa! désolés mais ce pays est très décevant et AUCUNE EXCUSE POSSIBLE POUR DES RACISTES PAREILS.

de plus, on les soupçonne fortement de corruption, car pour les autres fois, on est passé par actions visa pour ne pas les citer, et alors aucun problème, c'est plus cher, mais on a les visas pour tout le monde.

A l'arrivée bien sûr mêmes scènes de racisme, car le policier à la douane fait passer tout le monde ( moi et les enfants qui sommes clairs) et mon mari est toujours recalé avec plus ou moins d'agressivité, je suis obligée à chaque fois d'intercéder et cela finit en hurlante générale à l'aéroport.

malgré cela, pas rebutés, nous y retournons car nous y apprécions certaines choses qui arrivent à nous faire oublier la petitesse et l'étroitesse d'esprit des administratifs mais LA C'EST TROP !!!
Retour de quatre semaines en Jordanie English translation pending
by Olivierq · 2008-08-16 · 16 replies
Nous sommes partis 4 semaines en Jordanie et mon épouse n’ayant pas autant de vacances que nous, elle nous a rejoint pour trois semaines de voyages. Durant la première semaine nous avons passé ( nos filles 7/10 ans) 6 jours à Aqaba plage, poissons et piscine...

20 D Départ LYON. 21 L Arrivée AMMAN aéroport d’Amman (35 Km de la ville taxi 15JD). Le visa 30 jours est à 10JD et les banques de l’aéroport sont ouvertes toute la nuit 1E/1.06JD. En ville le change est de 1E/ 1.0795JD. 22 M Départ et arrivée AQABA.
http://www.bedouin-hotels.com/servicefrench.html Avec une arrivée dans la nuit à 1 H 40, il a été difficile de trouver un transport. Nous avons donc négocier un van pour 6 à 10 JD chacun. 23 M Aqaba, le Bédouin Garden Village, 35 JD la chambre familiale pour 3 en demi pension. Ce n’est pas l'hôtel classe. Ce sont des bungalows avec douche, toilettes, A/C et ventilo simple, propre mais non spacieux. Il y a une piscine. Ce n'est pas du tout dans Aqaba mais à quelques kilomètres en direction de la frontière de l'Arabie Saoudite. On y mange très bien. La plage juste en face est très sympa, y compris pour le snorkelling ( pourtant, elle n’est pas toujours très propre !). Au Bédouin toutes les consommations sont à 1 JD et pour aller en ville c’est 5 JD. Par contre dans Aqaba toutes les courses en taxi sont à 1 JD. Allez donc vers le marché aux fruits pour y manger et acheter des pâtisseries. NB : Il est fortement recommandé d’avoir des chaussures en plastic pour la plage les coraux et les oursins, indispensable pour les enfants. 24 J AQABA. 25 V AQABA. http://www.alcazarhotel.com/ Pour cette dernière nuit, le Garden recevant un groupe, nous devions laisser la chambre (ceci étant convenu dès le départ) sous sommes allés à Al Cazar hôtel 32 JD avec un excellent petit dèj et une grande piscine il est dans Aqaba et à coté de la compagnie de bus trust qui devait nous ramener à Amman pour 8/6.5 JD Adultes/Enfants. 26 S Retour AMMAN Hôtel Palace réserver l’excursion châteaux du désert du 31. Le gros avantage de cet hôtel est qu’il est fort bien situé en plein centre, les visites peuvent se faire à pied le personnel est serviable les chambres sont correctes le prix aussi 30 JD. 27 D AMMAN arrivée d’ODILE à 3H30 avec du retard ! Visite de la ville gréco-romaine amphithéâtre romain 1/0 JD Adultes/Enfants, odéon, du musée du folklore jordanien permettant d’expliquer quelques traditions, la citadelle 2/0 JD Adultes/Enfants belle vue sur la ville. Enfin, le souk des fruits et légumes, de la mosquée al Hussein, et la ville moderne. Oui, Amman n’est pas une ville géniale tel Alep ou Damas mais elle n’est pas désagréable, un jour doit suffire. A Amman toutes les courses en taxi sont à 2 JD. (sauf pour l’aéroport 15 JD). 28 L départ JERASH 51 km 1H15 Bus 3 JD pour nous quatre. Visite des ruines (8H/19H) 8/0 JD Adultes/Enfants. C’est un bon exemple d’un cité provinciale Romaine remarquablement préservée. Visite 3 h. Prendre la brochure à l’accueil et de l’eau ! Nous avions prévu de dormir deux nuits à Hotel Station touristique Olive branch à 7 km de la ville avec piscine chambre or les prix ont flambés il est à 60 JD pas de négociation possible. Nous sommes donc allés à Ajlun où nous avons visité le château en fin de journée. Taxi 12 JD 22 km. Al Jabal Castel Hotelhttp://www.aljabal-hotel.com/ 40 JD terrasse superbe avec vue panoramique et donc sur le château. De l’hotel, il faut faire la montée à pied, le château est agréable à visiter 1/0 JD Adultes/Enfants. La forteresse Qala’at ar-rabad qui se situe au sommet d’un mont à 1250m c’est un bel exemple d’architecture islamique de 1184. 29 M Départ pour UMM QAIS 110 km d’Amman ; encore une ville de l’époque Romaine mais, ici la pierre est noire 3/0 JD Adultes/Enfants On peut visiter les ruines de deux théâtres, une terrasse à colonnade et découvrir le panorama sur le lac de Tibériade Il faut aussi aller voir le musée et discuter avec la gardien fort sympathique. Bus 5 JD pour nous quatre, attention il y a un changement à Ibid mais en plus il faut passer d’une gare des bus à l’autre (transport intra ville)… Nuit à Omm-Qais Hôtel 0777712677 30 JD avec petit dèj pour le prix c’est très moyen. 30 M Retour AMMAN Attention, il n’y a pas de liaison directe pour Amman, il faut changer à Irbid. Umm qais / Irbid 25 km 45 mn et Irbid / Amman 85 km 90 mn. 31 J Excursion organisée avec le Palace vers les châteaux du désert construits et transformés par les Califs des Omeyyades18/9 JD Adultes/Enfants, départ 8H30 retour 17H.

Pour ce soir c'est tout, je finirai plus tard...
Itinéraire en Mongolie du 18 octobre au 3 novembre English translation pending
by Poobel · 2008-07-29 · 18 replies
Bonjour à tous ! Nous envisageons de partir du 18/10 au 3/11 en Mongolie afin d'effectuer le circuit suivant : Jour 1 - Paris - Ulan Baator Jour 2 - Ulan Baator Jour 3 - Baga Gazarin Chuluu Jour 4 - Ongi Khiid Jour 5 - Bayan Zag Jour 6 & 7 - Gobi Jour 8 - Jhongorin Els Jours 9 et 10 - Monts Bogd Jour 11 - Orkhon Jour 12 - Erdenezu Jour 13 - Ub - Parc Khustain Nuruu Jour 14 - Ulan Baator Jour 15 - Zuun Mood Jour 16 - Ulan Baator - Paris Tout ça en voiture avec chauffeur/guide.

Trois questions : l'itinéraire est-il cohérent en termes de temps, paysages, etc. ma moitié est trrrrrrès frileuse et nous comptons bivouaquer (à part UB, of course). Est-ce raisonnable mi-oct en termes de températures & pluviométrie ? je suis sur un budget de 2300e/pers tout compris de chez compris. Est-ce pas assez, décent, trop ?

Merci par avance pour vos lumières !

Matt

PS : j'ai l'itinéraire en PJ ; plus visuel !...
Quatrième jour de tension à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge (18 juillet 2008) English translation pending
by Lili013 · 2008-07-18 · 83 replies
PREAH VIHEAR, Cambodge - Pour la quatrième journée consécutive, le Cambodge et la Thaïlande continuaient vendredi à renforcer leurs effectifs militaires autour d'un temple historique et d'une portion de territoire revendiquée par les deux pays. Cambodge et Thaïlande ont toutefois accepté de tenir des pourparlers à partir de lundi dans le but d'apaiser la tension et éviter une action militaire. Les Thaïlandais disposent à présent de plus de 400 soldats, contre 200 la veille, en territoire cambodgien près du temple Preah Vihear, un sanctuaire du XIe siècle, en violation de la souveraineté du pays. Côté cambodgien, le nombre de soldats a plus doublé pour s'établir à 800 soldats contre 380 la veille. Le Cambodge affirme qu'une quarantaine de soldats thaïlandais ont fait une intrusion sur son territoire alors que la tension monte entre les deux pays en raison d'un différend territorial portant sur un ancien temple, a annoncé un responsable cambodgien. Cette intrusion survenait après l'arrestation par les autorités cambodgiennes de trois ressortissants thaïlandais qui ont franchi la frontière à proximité du temple, récemment inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Thaïlande et Cambodge revendiquent ce territoire de 4, 6km2 entourant le sanctuaire. En 1962, la Cour internationale de Justice de La Haye avait accordé au Cambodge la souveraineté sur le temple de Preah Vihear et sur la terre qui l'entoure; une décision qui, près de 50 ans après, continue d'irriter bon nombre de Thaïlandais même si ce temple est culturellement cambodgien, partageant un style hindou avec le célèbre site d'Angkor-Vat dans le nord-ouest du Cambodge
Projet humanitaire pour un camp Guides en juillet 2009? English translation pending
by N0velty · 2008-07-16 · 13 replies
Bonjour à tous! Je fais partie des Guides de Belgique, et nous aimerions avoir un projet humanitaire pour notre camp, qui se déroulera en 2009, dans n'importe quel pays en ayant besoin 🙂 Nous sommes 7 jeunes âgés de 16 ans et deux animateurs de plus de 20 ans. Merci d'avance! Marion
Visiter la baie de Samana English translation pending
by Tripdream · 2008-07-13 · 14 replies
Bonjour,

je pars 2 semaine et demi en novembre en République Dominicaine Je pensais organiser moi-même mon séjour moi même, mais tous les vols secs que je trouve sont au prix des séjours all included. Existe-t-il un site où l'on trouve des billets moins chers? La conduite sur place n'est elle pas trop dangereuse? Quel est le mode de transport le plus rapide et le moins chiant?

La seule chose que je sais est que nous aimerions nous promener entre Samana/ le parc de lors Haitises/ las terrenas et las Galeras. Cette zone reste apparement la plus sauvage de l'île et les plages y paraissent magnifiques. Je ne veux pas de séjours ou on est entre turistes, avec un guide qui t'accorde ton temps libre comme un gosse de 5 ans "vous avez 1h52 de quartier libre".

Tous les conseils sont bienvenus, merci d'avance!
Bons plans pour deux/trois jours autour de la région de Phimai? (Thaïlande) English translation pending
by Makasayo · 2008-07-12 · 14 replies
Bonjour, je souhaite à partir de bangkok, partir 2 à 3 jours autour de la region de phimai pour voir des temples et architectures khmers. Avez vous des conseils à m'apporter sur cette région ou des guesthouses à me proposer. Est'il possible de reserver un train de BKK de nuit pour aller dans cette région, merci
Partir pour enfin se connaître... English translation pending
by Laeka · 2008-06-23 · 24 replies
Bonjour,

Je suis une jeune femme de 28 ans et j'ai toujours rêvé dans mon coeur de partir à l'aventure, découvrir autrechose, d'autres gens et me découvrir moi-même. La vie a fait que je jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais été célibataire donc j'ai toujours remis ce rêve à plus tard...Pas facile de partir quand on construit une relation à 2... Aujourd'hui je suis "libre" et sens que je passe vraiment un cap de ma vie, j'aimerais avoir le courage de partir pour me ressourcer, sortir de ce train-train que la société nous impose et enfin repousser mes propres limites...Et pourtant ce n'est pas évident!! Si certains d'entres vous sont passer par le même genre de situation et ont eu la force de passer le cap et de partir à l'aventure, merci de partager votre expérience avec moi, ça m'encouragera certainement à faire le saut!!! Merci!
Achat d'une maison aux Philippines? English translation pending
by Jiks · 2008-06-22 · 81 replies
Bonjour,

est il possible pour un étranger d'acheter une maison + terrain au philippines?🤪 je sais que dans d'autres pays d'Asie du sud est l'achat d'un terrain et d'une maison n'est pas autoriser. merci bcp...

Jiks
Idées pour améliorer le Cameroun et le tourisme (et par extension l'Afrique)? English translation pending
by HervéG · 2008-06-19 · 28 replies
Dans mon dernier post, je voulais pointer du doigt les problèmes que j'ai rencontré, et j'ai découvert que beaucoup de monde partage cette vision d'un Cameroun "enterré" dans les problèmes.

Maintenant je lance un fil-débat dont les règles sont les suivantes :

1) Si on pointe du doigt un problème, il faut suggérer une solution 2) Pas d'attaque contre des personnalités du Cameroun ou d'Afrique (même si l'attaque est justifiée) 3) Apporter des solutions pour un ensemble (pas de clivages personnel ni ethnique) 4) Les solutions peuvent être de tout ordre et novatrices (pas de doctrine eugéniste, nazi ou quelconques conneries du genre...) 5) Précisez du pays dont vous parlez

Voilà, quelques règles simples pour que l'on puisse avancer sereinement.

A bientôt

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