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Circuit en baie d'Along au Vietnam English translation pending
Bonjour, nous sommes 2 à partir entre novembre et janvier 2007 au vietnam nous sommes à la recherche d'une possibilité de circuit à bord d'un bateau pour quelques jours embarqués à travers la baie minimum 3 nuits à petit prix, les tarifs proposés sur le net sont bcp trop chers merci si vous avez de bons plans.
Phongsali et Ou Tai au Nord Laos English translation pending
Bonjour
Je suis actuellement a Ventiane et je vais a Luang Prabang
De la j'ai cru comprendre (en faisant une recherche sur le forum) qu'il est possible de rejoindre Phongsali en une journee. Sinon cela vaut-il le coup de s'arreter a Udomxai
Je cherche des infos sur ces 2 destinations au nord Laos
Hebergement mais surtout possibilites de rayonner autour
Quel est l'etat des routes fin juillet ?
Si vous avez des noms de villages et la frequence des bus pour y aller, ca m'interesse
Possibilite de trouver ou pas des guides
Merci
Siya
http://perso.orange.fr/chine-ethnic
Tarifs pour transiter un camping-car en cargo au départ de France pour les Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
nous cherchons sans aucun succès une compagnie pour transporter un camping-car uniquement (nous prenons nous un vol) pour le récupérer aux Etats-Unis; apparemment deux seuls endroits pour effectuer la traversée ; le Havre et Marseille mais malgré nos recherches net aucun renseignement sur le prix etc.....
merci merci
nous cherchons sans aucun succès une compagnie pour transporter un camping-car uniquement (nous prenons nous un vol) pour le récupérer aux Etats-Unis; apparemment deux seuls endroits pour effectuer la traversée ; le Havre et Marseille mais malgré nos recherches net aucun renseignement sur le prix etc.....
merci merci
Avis sur itinéraire de huit jours au Pérou English translation pending
Bonjour,
je pars avec mon copain au Pérou le 26 juillet d'abord pour un mariage à Lima puis pour un circuit Pérou (Cuzco jusqu'à la frontière bolivienne)/ Bolivie/Chili
Toutefois entre les 2 nous avons quelques jours seuls du 1 au 8 août et nous aimerions en profiter pour visiter un peu plus le Pérou.
Que nous conseillez vous en 1 semaine? Le nord? le Sud?
Nous avions pensé faire la cordillère blanche
Mardi 1 : Lima -Huaraz
Mercredi 2 : Chavin de huantar
jeudi 3 : Huaraz- monterrey puis carraz
vendredi 4 : Caraz - canyon del pato-chimbote puis continuation pour dormir à Trujillo (nous ne savons pas si nous aurons une correspondance pour trujillo...???????)
Samedi 5 : chan-chan et Huacas
Dimanche 6 : trujillo et départ dans la soirée pour Lima
Lundi 7 : Arrivée au matin à Lima puis correspondance pour Pisco et Parracas (est-ce qu'il y a une correspondance rapide?) réserve naturelle
Mardi 8 : matinée aux iles ballestas puis retour vers Lima dans l'après-midi (nous devons être à Lima pour 17h00)
Est-ce réaliste? au point de vue temps? Horaires de bus? Argent?
Tous les conseils sont les bienvenus......
Merci d'avance
Stationnement pour la voiture proche du port de Marseille English translation pending
URGENT ! je pars en bateau de marseille pour 1 mois 1/2 et je dois laisser ma voiture mais où car aucun parking n'est prévu à cet effet, merci de vos tuyau. Sachant que je viens de la haute loire avec mes 3 enfants et des bagages donc le train est impossible. merci de vos réponses
Couple mixte avec trois enfants au Maroc English translation pending
bjr c'est la 1 fois que je v au maroc en voiture de lille avec mon concubin qui lui est d origine marocaine mais naturalisé francais et nos 3 enfants, nous ne sommes pas maries, ns partons début juillet, ns voudrions connaitre les tarifs du bateaux de cette année a partir d'algeciras, comment est la circulation debut juillet, et est ce que ca craint de traverser l'espagne la nuit ? merci pour vos réponses!
ps :je v a fes, on m'a dit qu'il faisait tres tres chaud !!
ps:si on veut louer une chambre, risque t'on des pbs vu que ns ne sommes pas mariés, merci
ps:si on veut louer une chambre, risque t'on des pbs vu que ns ne sommes pas mariés, merciBouteille de gaz au Maroc English translation pending
Bonjour a tous,
J'aimerai savoir ce que l'on trouve comme gaz au Maroc et où... Je compte partir avec des bouteilles de 5kg rouge (butane je crois...) mais elles ne sont pas pleins, est-ce que j'ai une chance de pouvoir en trouver la-bas ? Merci d'avance.
Thomas
J'aimerai savoir ce que l'on trouve comme gaz au Maroc et où... Je compte partir avec des bouteilles de 5kg rouge (butane je crois...) mais elles ne sont pas pleins, est-ce que j'ai une chance de pouvoir en trouver la-bas ? Merci d'avance.
Thomas
Hua Hin au départ de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir à combien se trouve hua hin au départ de bangkok et comment on peut y aller.
Aussi je voudrais savoir si c'est un endroit que vous me conseillez?
Merci à tous!!!!
Encontro dos aguas près de Manaus au Brésil English translation pending
Est-ce que quelqu'un aurait des tuyaux pratiques sur le fameux Encontro das Aguas entre le Rio Negro et le Solimoes, près de Manaus ? Comment y aller en évitant de prendre un "tour" organisé ?
Merci d'avance
🙂
Janvier 2006 au Cambodge English translation pending
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Cambodge et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d’un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous co��tera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d’un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous co��tera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
Réserve de Pacaya-Samiria au départ de Lagunas (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Je suis a la recherche d'infos sur Lagunas comme point de depart pour qq jours dans la reserve naturelle de Pacaya Samiria. Il ne semble pas que grand monde y soit alle et ca a l'air magnifique. Je sais que c'est accessible par bateau depuis Yurimaguas (environ 6h). Si vous y etes alles, dites moi comment c'etait! Merci
Mathilde
Je suis a la recherche d'infos sur Lagunas comme point de depart pour qq jours dans la reserve naturelle de Pacaya Samiria. Il ne semble pas que grand monde y soit alle et ca a l'air magnifique. Je sais que c'est accessible par bateau depuis Yurimaguas (environ 6h). Si vous y etes alles, dites moi comment c'etait! Merci
Mathilde
Rejoindre Rio San Juan au Nicaragua par le nord du Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous,
pour notre futur périple au Nica, on arrive par le Costa rica ...je cherche à rejoindre le rio san juan par le nord du CR sur la carte cela semble possible par pital -Boca tapata ( route 250) et le rio san carlos on rejoint le san juan à Boca san carlos ...Quelqu'un connait-il ce trajet ? autre éventualité Puerto viejo se Sarapichi on rejoint à trinidad mais je pense que c'est un peu trop loin car il faut remonter presque tour le rio san juan ... Si qq connait nous sommes à l'affut de vos infos merci
pour notre futur périple au Nica, on arrive par le Costa rica ...je cherche à rejoindre le rio san juan par le nord du CR sur la carte cela semble possible par pital -Boca tapata ( route 250) et le rio san carlos on rejoint le san juan à Boca san carlos ...Quelqu'un connait-il ce trajet ? autre éventualité Puerto viejo se Sarapichi on rejoint à trinidad mais je pense que c'est un peu trop loin car il faut remonter presque tour le rio san juan ... Si qq connait nous sommes à l'affut de vos infos merci
Etat des routes et sécurité au Guatemala English translation pending
bonjour, nous voulons louer une voiture pour faire tous les belles places au guatemala, ont se demandait si c'est risquer, ont part avec ma fille de 4 ans et nous voulons monter jusqu'a tikal!!je sais qu'il y a l'autobus mais juste pour l'info si ca vaut la peine?? ont sais qu'il arrive des attaques aux touristes, je ne sais pas si ses pire en voiture!! fred
Trois semaines au Cambodge en février English translation pending
bonjour à tous,
Quelques petites questions pratiques, je pars en individuel 3 semaines en Février - arrivée Siem Reap retour PPH. Est ce que sur ce laps de temps le Mondolkiri vaut le coup? Si oui, comment ? Et Battambang ? Sinon quelqu'un a t'il des adresses à conseiller (GH, petits hôtels - 5, 15 $ sur PPH, Kampot) ? Merci d'avance pour vos infos.
De l'Algérie au Mali en camion: est-ce un guide obligatoire? English translation pending
Bonjour,
Nous pensons nous descendre l'Algérie pour nous rendre au Mali à tessalit en camion, quelqu'un peut il me renseigner si un guide est obligatoire et à partir d'OU???
Bien merci pour les infos... et puis aussi, il y a t'il une compagnie maritime moins onéreuse que sncm??? ou meme sur bateau marchand???
merci à tous pour les infos...
bidi
Prix réserve Pacaya Samira au Pérou English translation pending
Hola tout le monde,
Je suis à Iquitos, on est 3, on cherche un moyen de découvrir la jungle mais ça parait un peu difficile sans guide, du moins pour vraiment aller dans un endroit authentique, voir un max d'animaux et apprendre un peu sur les plantes et arbres, voir rencontrer un vrai chaman! On vient de se faire un trip en solo vers le village de Tamshiyacu, c'était très bien, très zénifiant et les gens superbes mais j'aimerais vraiment maintenant expérimenter la vrai jungle! Pour l'instant nos recherches nous amènent à des trucs assez hors budget nous concernant: pour la réserve de Pacaya, 5 jours avec un guide et son aide + bouffe + frais d'entrée dans la réserve, le minimum qu'on ai obtenu est 450 Soles par personne ! Sinon pour la région de Herrera plus haut en un peu plus cheap niveau bouffe: 250 soles par personnes toujours pour 5 jours, ceci ne comprenant pas le trajet en bateau. Est-ce que quelqu'un peut me dire si de Bretana, il est possible de négocier un guide pour un prix modique ou non, ça parait difficile d'après les gens d'ici, de plus les frais d'entrée sont non négociables: 100 soles par personne???? En fait notre but est de descendre jusqu'à Pucalpa avec un stop en route dans un endroit qui en vaut vraiment la peine...et si possible un prix pour mochilleros! Enfin si vous avez des bons plans merci de m'éclairer un peu!
Merci à tous.
Charly
Je suis à Iquitos, on est 3, on cherche un moyen de découvrir la jungle mais ça parait un peu difficile sans guide, du moins pour vraiment aller dans un endroit authentique, voir un max d'animaux et apprendre un peu sur les plantes et arbres, voir rencontrer un vrai chaman! On vient de se faire un trip en solo vers le village de Tamshiyacu, c'était très bien, très zénifiant et les gens superbes mais j'aimerais vraiment maintenant expérimenter la vrai jungle! Pour l'instant nos recherches nous amènent à des trucs assez hors budget nous concernant: pour la réserve de Pacaya, 5 jours avec un guide et son aide + bouffe + frais d'entrée dans la réserve, le minimum qu'on ai obtenu est 450 Soles par personne ! Sinon pour la région de Herrera plus haut en un peu plus cheap niveau bouffe: 250 soles par personnes toujours pour 5 jours, ceci ne comprenant pas le trajet en bateau. Est-ce que quelqu'un peut me dire si de Bretana, il est possible de négocier un guide pour un prix modique ou non, ça parait difficile d'après les gens d'ici, de plus les frais d'entrée sont non négociables: 100 soles par personne???? En fait notre but est de descendre jusqu'à Pucalpa avec un stop en route dans un endroit qui en vaut vraiment la peine...et si possible un prix pour mochilleros! Enfin si vous avez des bons plans merci de m'éclairer un peu!
Merci à tous.
Charly
Treks et lac Titicaca au Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
Plus qu'un mois à patienter et nous voilà partis au Pérou…
Quelques questions importantes restent cependant en suspend sur deux points en particulier :
1 - Les treks On envisage de faire au moins le canyon de Colca (2 jours) et un autre vers Cusco (peut-être le chemin des Incas mais peut-être un autre selon vos indications, surtout si il est complet…) : Question : Est-il indispensable de prendre des "vrais" chaussures de rando ou est-ce que des intermédiaires (moins lourdes et moins volumineuses, je ne parle pas de prendre des baskets non plus mais des chaussures style "Trail") suffisent ? On a vraiment peur du manque de place et du poids du sac… comme pas mal de monde j'imagine.
2 – Les îles sur le lac Titicaca Nous nous posons toujours la questions de savoir si cela vaut la peine d'aller jusqu'à La Paz (on n'a que 3 semaines et on a des échos divergents sur cette ville) car de toutes façons on aura pas le temps d'aller plus loin (salar de uyuni notamment, on a hésité longtemps). Bref, on se demande quelles îles nous allons visiter sur le Titicaca, on nous a dis le plus grand bien de l'île du soleil (??) mais si on ne va pas jusqu'en Bolivie est-ce que ça vaut le coup de se rallonger pour ça ? On n'ira pas aux îles Uros et peut-être pas à Taquille… Que pensez-vous de l'Amantani ? Suasi ? Avez-vous d'autres conseils ? J'ai vraiment l'impression que plus ça va et plus le tourisme dénature ces endroits (en même temps, en y allant, on participe au développement touristique… hum…).
Merci de vos conseils avisés !
Jérôme
Plus qu'un mois à patienter et nous voilà partis au Pérou…
Quelques questions importantes restent cependant en suspend sur deux points en particulier :
1 - Les treks On envisage de faire au moins le canyon de Colca (2 jours) et un autre vers Cusco (peut-être le chemin des Incas mais peut-être un autre selon vos indications, surtout si il est complet…) : Question : Est-il indispensable de prendre des "vrais" chaussures de rando ou est-ce que des intermédiaires (moins lourdes et moins volumineuses, je ne parle pas de prendre des baskets non plus mais des chaussures style "Trail") suffisent ? On a vraiment peur du manque de place et du poids du sac… comme pas mal de monde j'imagine.
2 – Les îles sur le lac Titicaca Nous nous posons toujours la questions de savoir si cela vaut la peine d'aller jusqu'à La Paz (on n'a que 3 semaines et on a des échos divergents sur cette ville) car de toutes façons on aura pas le temps d'aller plus loin (salar de uyuni notamment, on a hésité longtemps). Bref, on se demande quelles îles nous allons visiter sur le Titicaca, on nous a dis le plus grand bien de l'île du soleil (??) mais si on ne va pas jusqu'en Bolivie est-ce que ça vaut le coup de se rallonger pour ça ? On n'ira pas aux îles Uros et peut-être pas à Taquille… Que pensez-vous de l'Amantani ? Suasi ? Avez-vous d'autres conseils ? J'ai vraiment l'impression que plus ça va et plus le tourisme dénature ces endroits (en même temps, en y allant, on participe au développement touristique… hum…).
Merci de vos conseils avisés !
Jérôme
3 semaines au Rajasthan... English translation pending
Déjà finies...🙁
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arriv��e à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arriv��e à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Bons plans pour se reposer au Vietnam English translation pending
Je pars au viet nam pour le mois de juillet . Je recherche un endroit près de la mer, pas touristiques où je pourrai me poser tranquillement pendant une semaine ....porriez vous m'indiquer un bon plan ?
merci
merci
délai pour pouvoir traverser de l'Espagne au Maroc en bateau English translation pending
Salut à tous!
Je projette de partir au maroc fin août, et on m'a parlé de longs délais pour effectuer la traversée en bateau (non pas sur le bateau mais avant!!!!!!!!).
Paraît-il les délais d'attente avant l'embarcation seraient très longs (contrôle aux fronti��res? fouille des bagages? embouteillages?? que sais-je?).
Serait-ce pure calomnie ou est-il plus prudent de prévoir quelques jours tampons en prévision?
Merci d'avance pour les réponses!!
Je projette de partir au maroc fin août, et on m'a parlé de longs délais pour effectuer la traversée en bateau (non pas sur le bateau mais avant!!!!!!!!).
Paraît-il les délais d'attente avant l'embarcation seraient très longs (contrôle aux fronti��res? fouille des bagages? embouteillages?? que sais-je?).
Serait-ce pure calomnie ou est-il plus prudent de prévoir quelques jours tampons en prévision?
Merci d'avance pour les réponses!!
Hôtel Selima à Port El Kantaoui English translation pending
Bonjour,
Je lis depuis plusieurs jours vos méssage sur vos destinations et je voudrais vous poser quelques questions : Je sais que vous êtes plutot pour les voyages découverte, mais moi je suis novice dans le monde du voyage. premier vol en avion et premier voyage lointain (tunisie). Je vais me rendre à l'hôtel selima à port el kantaoui et je voudrais savoir si vous connaissez cet hôtel et votre avis.
Que me conseillez vous de faire comme excursion pas loin de là.
Merci d'avance
Je lis depuis plusieurs jours vos méssage sur vos destinations et je voudrais vous poser quelques questions : Je sais que vous êtes plutot pour les voyages découverte, mais moi je suis novice dans le monde du voyage. premier vol en avion et premier voyage lointain (tunisie). Je vais me rendre à l'hôtel selima à port el kantaoui et je voudrais savoir si vous connaissez cet hôtel et votre avis.
Que me conseillez vous de faire comme excursion pas loin de là.
Merci d'avance
Routes du Maroc au Togo en camionnette English translation pending
Bonjour,
On compte descendre en camionnette (type Renault Master) du maroc au Togo (en passant par mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina, Niger, Bénin, Togo) pour un projet associatif avec des villages sur la route. On recherche des informations pratiques : les bonnes routes, les mauvaises, au niveau praticabilité; le passage des frontières : les conseils pour passer le véhicule (les pays qui exigent le carnet de passage en douane ?), pour obtenir les visas, attente, backchichs éventuels, somme max sur soi... des endroits à ne pas louper est-il possible de vendre le véhicule au Togo ? Que faut-il faire pour cela ?
Et autres renseignements divers, si vous avez.
Merci beaucoup d'avance à tous...
José.
Achat d'artisanat au Mali English translation pending
Bonjour,
Je pars donc au Mali en mars, pour ceux qui ont suivi 😉 et j'aimerais ramener des masques, bijoux et objets de déco maliens.
J'aimerais avoir vos bons plans, savoir comment marchander et éviter de se faire "couilloner", savoir ce que l'on a le droit de ramener et quel est le type de bagage à prendre pour ramener mes acquisitions. Je part avec NF mais en circuit Aventure donc je pense partir avec un sac à dos (forcément me direz vous !)
Merci encore de vos conseils
Je pars donc au Mali en mars, pour ceux qui ont suivi 😉 et j'aimerais ramener des masques, bijoux et objets de déco maliens.
J'aimerais avoir vos bons plans, savoir comment marchander et éviter de se faire "couilloner", savoir ce que l'on a le droit de ramener et quel est le type de bagage à prendre pour ramener mes acquisitions. Je part avec NF mais en circuit Aventure donc je pense partir avec un sac à dos (forcément me direz vous !)
Merci encore de vos conseils
Flights to Maumere or Ende from Bali Denpasar
Hi everyone,
I’m currently working on a 30-day itinerary for May/June 2027.
10 days in eastern Java (Malang, Bromo, waterfalls, Meru Beriti Park, Banyuwangi, and Ijen), a short transit in Ubud for a few days, then Flores before heading back to Jakarta.
We’ll spend 15 days in Flores (the classic route: Moni, Bajawa, Riung, Ruteng, ending in Labuan Bajo).
I’d love some firsthand feedback on flights to Maumere or Ende from Bali Denpasar. I know there are no direct routes and that you have to connect through Labuan Bajo or Timor (I think), which isn’t an issue in itself.
But I’ve read here and there that flights to these destinations can be delayed—or worse, canceled—and that it’s better to fly in and out of Labuan Bajo, which isn’t exactly ideal...
Thanks for any tips or experiences you can share!
Compte rendu l'Océan Indien à bord du Costa Mediterranea du 15 au 29 février 2020 English translation pending
bonjour à tous
Voici un compte rendu assez rapide de mes 2 semaines sur le COSTA MEDITERRANEA sur l’itinéraire OCEAN INDIEN
AVERTISSEMENT
Ce compte rendu sera à l'image de mon propre ressenti au cours de cette croisière et s'adresse à toute personne intéressée de lire un compte rendu faisant part de critiques positives et aussi négatives sur la compagnie COSTA croisières
Des comparaisons ou allusions aux compagnies américaines peuvent être évoquées, donc merci d'arrêter de me lire ici si cela vous insupporte...
Ce fut notre croisière numéro 25, cela faisait 5 ans que nous n'avions plus pris COSTA CROISIERES. Nous avons choisi cette croisière avant tout pour son itinéraire que seule COSTA proposait et pour mettre toutes nos chances de notre côté nous avons pour la première fois opté pour une suite.
CHAPITRE 1 LE DEPART Nous avons acheté le vol séparément avec AIR MAURITIUS (affreté par AIR FRANCE à l'aller) cout du vol PARIS / PORT LOUIS 830 euros par personne aller / retour
Nous décollons donc le 14 février à 23h30 sur un BOEING 777 d'air FRANCE, les écrans sont minuscules et le mien ne fonctionne pas. Énormément d'enfants à bord... dieu merci pour notre tranquillité ils sont plus au milieu et nous à l’arrière de l'avion. On nous sert un diner vers 1h du matin... c'est pas terrible on n'a pas vraiment faim puis après avoir desservi ils éteignent les lumières. Nous sommes assez serrés et on ne dormira pas beaucoup 😕 Après un vol assez remuant nous atterrissons enfin ! il est 13h35.
Nous ne sommes pas au bout de notre peine.. il faut ensuite passer le contrôle de la température puis une longue attente d'une heure 30 pour passer la douane puis un nouveau guichet qui nous demande d'attester qu'on n'est pas allé en Chine les 3 derniers mois puis les bagages puis enfin la sortie ... OUF !! Notre chauffeur est là !! encore 45mn de route et nous voilà arrivés devant un terminal ...euh une grande tente amènagée, très rudimentaire 🤪 On dépose nos valises, puis assez rapidement on monte sur le bateau ... Il nous disent que nos cabines sont prêtes !! LOL heureusement à cette heure là !! eh oui il est déjà 16h30 !! On n'avait jamais embarqué aussi tard 😕 ... DIRECTION PONT 7 CABINE 7341 une très grande suite à l'arrière ! cout 2250 euros par personne pour 14 nuits / 15 jours (boissons à volonté / restaurant club / places reservées aux 3 premiers rangs du théatre / débarquement prioritaire en cas de chaloupe / majordome ) Nous sommes enchantés ! cabine très spacieuse, couloir, salon, petite pièce qui dessert chambre et dressing et d'un autre coté salle de bain double vasque avec douche hydromassante... j'aurais préféré une baignoire jaccuzi mais j'avoue que la douche a jets a aussi été très agrèable. Sans oublier un très très grand balcon qui fait le tiers de derriere du paquebot + un peu sur le coté 😎 J'ouvre le frigo 7 / 8 boissons pas très intéressantes... Tiens on frappe ? Le majordome vient se présenter, je lui fais tout de suite une liste de ce que je veux avoir dans le frigo - jus de pêche - jus d'ananas -jus d'orance - seven up - fanta orange
Il me dit s'en occuper.. Il demande à voir notre carte.. il me dit que nous sommes affectés au second service au restaurant des suites... et la je lui dis que je ne suis pas d'accord pour me voir attribuer un service.. Géné il me dit qu'il faut voir avec la maitre d'hotel... Je lui dis que je vais effectivement voir cela avec lui !!!
A SUIVRE.... 😉 CHAPITRE 2 : Quand le maitre d'hotel du club Médusa se rend compte que poupou10 est une dure à cuire... 😄









Ce fut notre croisière numéro 25, cela faisait 5 ans que nous n'avions plus pris COSTA CROISIERES. Nous avons choisi cette croisière avant tout pour son itinéraire que seule COSTA proposait et pour mettre toutes nos chances de notre côté nous avons pour la première fois opté pour une suite.
CHAPITRE 1 LE DEPART Nous avons acheté le vol séparément avec AIR MAURITIUS (affreté par AIR FRANCE à l'aller) cout du vol PARIS / PORT LOUIS 830 euros par personne aller / retour
Nous décollons donc le 14 février à 23h30 sur un BOEING 777 d'air FRANCE, les écrans sont minuscules et le mien ne fonctionne pas. Énormément d'enfants à bord... dieu merci pour notre tranquillité ils sont plus au milieu et nous à l’arrière de l'avion. On nous sert un diner vers 1h du matin... c'est pas terrible on n'a pas vraiment faim puis après avoir desservi ils éteignent les lumières. Nous sommes assez serrés et on ne dormira pas beaucoup 😕 Après un vol assez remuant nous atterrissons enfin ! il est 13h35.
Nous ne sommes pas au bout de notre peine.. il faut ensuite passer le contrôle de la température puis une longue attente d'une heure 30 pour passer la douane puis un nouveau guichet qui nous demande d'attester qu'on n'est pas allé en Chine les 3 derniers mois puis les bagages puis enfin la sortie ... OUF !! Notre chauffeur est là !! encore 45mn de route et nous voilà arrivés devant un terminal ...euh une grande tente amènagée, très rudimentaire 🤪 On dépose nos valises, puis assez rapidement on monte sur le bateau ... Il nous disent que nos cabines sont prêtes !! LOL heureusement à cette heure là !! eh oui il est déjà 16h30 !! On n'avait jamais embarqué aussi tard 😕 ... DIRECTION PONT 7 CABINE 7341 une très grande suite à l'arrière ! cout 2250 euros par personne pour 14 nuits / 15 jours (boissons à volonté / restaurant club / places reservées aux 3 premiers rangs du théatre / débarquement prioritaire en cas de chaloupe / majordome ) Nous sommes enchantés ! cabine très spacieuse, couloir, salon, petite pièce qui dessert chambre et dressing et d'un autre coté salle de bain double vasque avec douche hydromassante... j'aurais préféré une baignoire jaccuzi mais j'avoue que la douche a jets a aussi été très agrèable. Sans oublier un très très grand balcon qui fait le tiers de derriere du paquebot + un peu sur le coté 😎 J'ouvre le frigo 7 / 8 boissons pas très intéressantes... Tiens on frappe ? Le majordome vient se présenter, je lui fais tout de suite une liste de ce que je veux avoir dans le frigo - jus de pêche - jus d'ananas -jus d'orance - seven up - fanta orange
Il me dit s'en occuper.. Il demande à voir notre carte.. il me dit que nous sommes affectés au second service au restaurant des suites... et la je lui dis que je ne suis pas d'accord pour me voir attribuer un service.. Géné il me dit qu'il faut voir avec la maitre d'hotel... Je lui dis que je vais effectivement voir cela avec lui !!!
A SUIVRE.... 😉 CHAPITRE 2 : Quand le maitre d'hotel du club Médusa se rend compte que poupou10 est une dure à cuire... 😄









Circuit de 4 semaines au Sultanat d'Oman, automne 2019 English translation pending
Bonjour aux voyageurs,
Nous voici tout juste de retour (brusque transition climatique je vous assure !) de notre sincèrement enchanteur périple de 5575 km, en couple, de 4 semaines au sultanat d’Oman, cet automne 2019.
POURQUOI OMAN ?
Les comptes rendus lus ici et là (surtout ici pour être honnête) sont tous enthousiastes et pour nous retraités vivant à la montagne, l’automne est un peu la saison creuse avant la neige et le ski. Et un peu de chaleur (on n’a pas été déçu sur ce point) et de ciel bleu sont aussi de bons arguments ! Nos dates ont aussi été choisies de façon à ne pas partir trop tôt à cause de la chaleur – le tropique du Cancer passe un peu au Nord de Muscat la capitale qui est assez au Nord du pays – et d’éviter d’être sur place lors des fêtes d’anniversaire du Sultan pendant lesquelles nous avions lu qu’il devenait difficile de se loger près des lieux touristiques.
Nous n’avons vraiment pas été déçus et chaque jour de notre séjour a été très dense en découvertes variées, sans pour autant que ce soit une course quotidienne de site en site.
Oman, c’est une multitude de paysages somptueux et variés : mer d’Oman à l’Est et océan indien au Sud Est avec des plages de sable blanc (la plupart du temps pour nous seuls), les déserts des Wahibas et Rub al Khali, les montagnes aux canyons impressionnants, wadis encaissés que l’on parcourt en partie à la nage dans une eau claire et chaude… Oman c’est aussi une histoire riche d’un peuple de voyageurs – c’est le pays de Simbad le marin et des caravanes d’encens de la reine de Saba – avec ses vestiges antiques, ses nombreux forts, ses vielles villes aux souks tortueux… Oman, c’est aussi des villes « à l’américaine » avec des centres commerciaux démesurés, au choix de marchandises étonnant et où la voiture est indispensable… Oman, c’est surtout les Omanais avec leur fabuleux sens de l’hospitalité désintéressée (qui a devant sa maison une fontaine d’eau glacée filtrée, parfois même du café et des dattes à l’attention du voyageur qui passe par là ?), leur courtoisie, leur sourire… Je m’arrête avant de devenir lyrique mais il y a là quelque chose à apprendre des Omanais…
Oman est un pays facile à visiter, malgré des distances non négligeables à franchir entre certaines étapes, mais les infrastructures sont bonnes, voir très bonnes et par exemple la traversée de presque 900 km jusqu’à Salalah se fait sans fatigue insurmontable par une autoroute gratuite 2x2 voies sur plus de la moitié du trajet (attention aux radars !!!). C’est aussi facile pour le voyageur car on se sent en sécurité partout. On a compris qu’il n’y avait pas à se faire de soucis à laisser les bagages dans le coffre de la voiture, sans tablette arrière : souvent les omanais laissent le moteur de leur véhicule tourner pour maintenir la clim et font leurs courses. Attention toute fois à ne pas prendre de mauvaises habitudes au retour ! De plus la qualité de l’eau est contrôlée de partout et les omanais sont presque maniaques de la propreté des mains (queue fréquente aux lavabos des restos), on a mangé salades et fruits sans aucun des problème digestifs auxquels il nous est arrivé d’être sujets lors d’autres voyages.
Contrairement à ce que nous pensions lorsque nous avons commencé à planifier notre circuit, le coût de la vie en voyage n’y est pas si cher : l’essence à 0,50 € en est pour beaucoup l’une des raisons, mais nous avons trouvé des hôtels très corrects à moins de 25 € la nuit avec petit déjeuner et la plupart des repas (souvent cuisine indienne) à environ 10 € pour 2 (sauf s’il y a des langoustes au menu, on frise plutôt les 12 € par personne !…).
LES PREPARATIFS :
Formalités : Avant le départ, nous avons demandé en ligne sur le site evisa les visas touristiques limités à 30 jours. C’est à faire moins d’un mois avant l’entrée dans le pays, mais avec une petite marge pour éviter tout aléa. Ces documents seront à imprimer et ont été réclamés au contrôle d’immigration. C’est rapide puisque nous avons reçu les visas 5 à 6 heures après le payement.
Avion : Les billets sont pris sur le site Lufthansa via une recherche Google Flights : hors vacances, les tarifs restent abordables.
Voiture : Nous avons fait le choix de louer un véhicule 4x4 pour pouvoir passer sans problème en montagne et dans le désert, mais aussi pour pouvoir transporter notre volumineux matériel de camping. Après avoir comparé les sites web des différents loueurs internationaux et locaux et lancé des consultations directes par email, c’est l’agence Dollar de l’aéroport de Muscat que nous avons retenue pour un contrat mensuel payé en ligne avec un tarif qui se démarquait fortement de la concurrence… Le permis de conduire international ne semble pas obligatoire, mais comme j’en avais un, le présenter à la page traduite en arabe est apprécié.
Quelques infos en vrac basées sur notre vécu sur place au sujet des déplacements : • les 2x2 voies sont gratuites ainsi que le stationnement. • attention aux radars tous les 3 à 4 km sur les 2x2 voies et à tous les carrefours dans les grandes villes. • les routes sont en général très bien entretenues et éclairées la nuit, même loin des agglomérations • les pistes sont raclées souvent et faciles avec un 4x4. Beaucoup sont possibles avec un véhicule standard. • les wadis deviennent impraticables et dangereux en cas de pluie (même lointaine…). • pas de contrôle de police routière pour nous sauf chek-point de l’armée vers la frontière du Yémen. • pompes à essence tout les 100 à 120 km maxi. • les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées hors des villes. • voiture de location « bridée » à 120 km/h compteur (113 réels sur le GPS). • conducteurs Omanais prudents, courtois et disciplinés. • gonflage pour le sable : 15 PSI soit 1 bar.
Hôtels : Pour loger dans les villes, on a réservé sur le site B**king.com une liste d’hôtels avec possibilité d’annulation car notre périple n’était pas complètement figé (c’est aussi le voyage que de garder la liberté de choisir une destination au dernier moment). Facile aussi de modifier les réservations car partout nous avions de la 4G ou un wifi correct dans les hôtels.
Camping : Il a fallu faire rentrer dans les sacs tout le matériel de camping – tente à arceaux, duvets, matelas auto-gonflants, ustensiles de cuisine – mais au final, nous avions de la marge en poids et tout est rentré sans problème dans le sac de soute, la valise de cabine et le petit sac à dos pour l’ordinateur que nous avions chacun… On plante sa tente de partout dans des endroits fabuleux sans être embêté. Les nuits en altitudes commençaient déjà à être fraîches en octobre : le sweat-shirt était bienvenu.
Navigation : La préparation des cartes pour le GPS a été faite en se basant sur les nombreux comptes-rendus que l’on trouve sur Oman, sur les sites de randos ou de voyages en 4x4. Toutes ces infos sont reportées sur « maps » de G**gle, elles sont alors retravaillées pour être mises au format .mca compatible avec notre « navigator » GPS, puis stockées sur les smartphones équipés des cartes gratuites OSM très complètes. C’est toujours bien utile une fois sur place de ne pas perdre de temps à tenter de s’orienter pour se rendre sur un point touristique où tourner en rond en ville à la recherche de son hôtel… Un clic suffit mais ça occupe quelques heures en préparation (mais c’est déjà le voyage) !!!
Choix du circuit : Pour des raisons de durée de visas, pour éviter les passages de frontières, de contrat de location de voiture, nous avons avons laissé tomber l’idée de la visite de la péninsule de Musandam et ses fjords certainement magnifiques. Nous ne sommes pas remonté beaucoup plus au Nord que Muscat. Le commencement du trip par les jebels en altitude laisse espérer une température plus supportable et décale d’autant l’arrivée au sud vers le début de l’hiver. Les trajets entre étapes sont établis de façon à optimiser les visites, sans que la durée moyenne passée en voiture dépasse 3 heures par jour.
Vous trouverez plus de détails pouvant être utile pour planifier (feuille de route que nous modifions au jour le jour, bilan des dépenses, liens vers sites utiles, commentaires laissés sur les logements, quelques photos…) , en suivant le lien vers nos documents de préparation et de suivi de voyage : docs.google.com/...LR0/edit?usp=sharing. Ce ne sont que des documents de travail et la mise en page peut laisser à désirer… Les indications sur les dépenses seront affinées au fur et à mesure de la réception des relevés bancaires. Nous n’avons pas visité tous les points d’intérêt relevés sur la feuille de route ainsi que sur la carte, mais c’était bien pratique, une fois sur place, de voir d’un coup d’œil ce qui méritait de consacrer un peu de temps aux alentours.

Le lien direct vers la carte interactive de notre circuit, telle que prévue lors de la préparation et qui a été complétée au fur et à mesure du voyage (par des lieux à visiter, restos sympas, emplacements de camping que nous avons particulièrement appréciés…), est ici : drive.google.com/...FRmo&usp=sharing
L’AGENDA de VOYAGE : Voici un résumé de nos étapes, tout n’y est pas mais c’est une trame mémoire de l’organisation générale quotidienne.
jeudi 17 oct. : départ de Lyon pour Munich par Air Baltic puis Munich-Mascate sur Oman Air en vol de nuit.
vendredi 18 oct. : arrivée à Muscat Airport à 6:40, une grande journée devant nous. Pas de problème pour les formalités de police : c’est très bien organisé : on laisse nos visas contre un coup de tampon sur les passeports et en moins d’une demie heure c’est terminé. Nous allons au desk Dollar dans le hall des arrivées pour retirer la voiture. Ici aussi cela se passe bien et vite. Nous sommes agréablement surpris que la caution puisse se faire avec la nouvelle carte de « débit » au nom de madame (pas nécessairement au même nom donc que lors de la réservation) sur laquelle nous n’avons pas de frais, alors que sur les documents il était spécifié « carte de crédit ». On en profite pour acheter une carte SIM sur le stand OMANTEL juste à côte : attention, le forfait que nous avons acheté 12 € ne permettait pas d’appeler sur la data (Whatsa*p, Sk*pe et autres). Il aurait fallu prendre l’option adéquate indiquée « Whatsa*p » : tant pis, surtout qu’on a constaté que le wifi des hôtel n’autorise pas non plus l’appel en data… (Par contre, presque partout, même dans des endroits très reculés, la 4G permet de se connecter à l’internet.)
Le TOYOTA Fortuner 7 places 2.7 boite auto 4x4 que nous récupérons après nous être perdus entre les étages des parkings, n’a que 2 ans mais déjà 83000 km au compteur. Il est en bon état avec pas mal d’options (entre autre radar de recul bien pratique quand il a fallu manœuvrer serré le premier soir dans Muthra complètement embouteillé) et 4 bons pneus. On aura donc de la place pour entasser notre matériel de camping. Pas de temps perdu non plus : à 8:30 nous sommes prêts à quitter l’aéroport. Nous pointons le GPS (Navigator sur Android et carte OSM sur laquelle j’ai ajouté des POI) sur le grand Mall de Bousher. Visite rapide chez Carrefour pour voir s’il y a des cartouches de gaz pour le réchaud Primus mais chou blanc. Nous montons à l’étage où il y a une libraire « Border » pour acheter le célébrissime et indispensable OMAN OFF-ROAD (« OOR » pour les intimes) présenté en tête de gondole. Le format retenu est complètement incompréhensible – plutôt pour exposer sur une étagère que pour un guide de voyage amené à être consulté fréquemment en voiture par le passager – broché, papier glacé, 1,6 kg pour une largeur de 25 cm, certes de très bonne qualité et bien documenté. On achète aussi une carte d’Oman qui se révélera d’une utilité limitée.

En voiture, nous traversons sur l’autre partie de cet immense centre commercial pour voir chez Lulu Hypermarket s’ils ont les cartouches de gaz recherchées. Fiasco encore, mais nous visitons – étonnés par la diversité des produits – cette grande surface où il y a beaucoup plus de monde que chez Carrefour où se sont les « expat » qui s’y approvisionnent. Nous achetons quelques vivres pour nos soirées de camping ainsi que 2 fauteuils de camping en promo (15 € les 2) et 2 nattes (à l’étage) pour renforcer l’isolation sur sols caillouteux, accessoires que nous avons trouvé bien utiles à l’usage. Sur le coup des midis, nous allons à l’hôtel « Muscat Al Murooj Grand Hotel » où nous avons réservé : la chambre – très confortable et grande – est déjà prête. Un repas avec viande de chameau et riz au resto juste à coté puis 2 bonnes heures de sieste.
Nous voila en meilleure forme, rangeons nos sacs et passons 2 heures à la piscine sur le toit de l’hôtel : ça commence pas mal…
A tombée de nuit on repart à la recherche de cartouches de gaz : un ou deux clics sur internet nous orientent vers un petit magasin spécialisé en matériel de camping : « the adventurer », pas de problème, il y a le modèle de cartouche que nous voulons. Il y a un matériel incroyable, des tentes, duvets bien sûr mais aussi des articles dont on n’avait pas idée que cela existait (merci la Chine et ses usines…). On a remarqué (sans acheter!) entre autres gadgets, quelque chose qui ressemble à un mitigeur chromé équipé d’une pompe intégrée pour puiser l’eau dans les grosses bobonnes plastiques !!! On a tout de même cédé aux sirènes de la société de consommation en s’offrant une lampe LED surpuissante sur socle magnétique à positionner sur la carrosserie et se raccordant par pinces sur la batterie de la voiture, qui s’est révélée très utile en camping.
On file après faire un tour à Muthra embouteillée : vraiment beaucoup de monde car c’est vendredi. Balade sur la corniche où pas mal de familles se promènent car il commence relativement à faire moins chaud (30°C tout de même) puis au souk, qui est à ce qu’il nous semble, surtout pour les touristes, sauf peut être dans quelques ruelles éloignés où des échoppes proposent autre chose que de l’encens et des casquettes…

A 9 heures, un bon jus de fruit frais pris en face du port, et au lit car la journée a été longue. On met la clim car le lit est équipé d’une couette épaisse et que sinon, on étouffe de chaleur. Dommage pour le bilan carbone, mais ce sera de même dans tous les hôtels où nous avons dormi. samedi 19 oct. : après un petit déjeuner somptueux en choix et qualité, en route ! Premier arrêt à une pompe à essence pour compléter le réservoir laissé à moitié vide par le précédent utilisateur : un vrai plaisir devant le prix affiché à moins de 0,50 € le litre, sachant que notre 4x4 semble assez gourmand. Bonjour encore le réchauffement de la planète. Stop suivant à Seeb Beach & Fish Market avec des poissons de tailles impressionnantes parfois posés à même le sol.

Ensuite Barka Fort que l’on contourne sans visiter car on se réserve pour le Fort Nakhal un peu plus loin. Sur place manque de bol : « fermé pour travaux » et il semblerait que les travaux soient amenés à durer !

L’heure avançant, nous décidons de monter directement sur Wadi Bani Kharus, après être passés par un « coffee shop » à Al Awabi où nous commandons à emporter pour le soir, un poulet riz - biryany + salade pour environ 7 € pour 2 ! Pas de touriste dans le wadi et la palmeraie où nous marchons à l’ombre pendant 2 heures dans un vert luxuriant. Premiers contacts chaleureux avec des Omanais travaillant leur parcelle de terre sous les dattiers et bananiers et qui nous proposent de venir boire le café chez eux. Nous déclinons car nous ne voulons pas les interrompre, mais le sens de l’hospitalité à Oman n’est pas une légende.

L’Oman Off-Road indique des emplacements où planter sa tente le long de la piste très chaotique qui relie les wadis Tanuf & Awf. C’est une des seules pistes que nous avons empruntées où le 4x4 est indispensable, à cause de la pente marquée et des rigoles au milieu des cailloux, hormis celles en sable meuble où on se plante sans la motricité complète (expérience vécue !). Coin superbe près du col, mais la nuit tombe vite et la température aussi car on est à 1100 m d’altitude. On se dépêche de monter la tente : la lampe achetée à Muscat remplit parfaitement son rôle. Petit apéro avec le Martini que nous avions transvasé avant de partir, dans une bouteille d’eau minérale, pour éviter les désagréments qui pourraient résulter des manipulations parfois peu délicates des sacs lors des chargements dans les avions (expérience vécue! bis). Nous n’arrivons pas à finir le repas du coffee shop tellement c’est copieux et à 7:30 nous sommes déjà dans les duvets.
dimanche 20 oct. : réveil un peu avant 6:00. Petit déjeuner grâce au réchaud Primus parfaitement adapté à sa cartouche ! On plie vite car le soleil arrive et ça cogne déjà fort ! Plongée sur le Wadi Bani Awf par la piste magnifique qui est plus carrossable que celle de la montée de la veille.

En bas on bifurque vers Little Snake Canyon pour une rando d’environ 1:30. Personne encore cette fois. Je me baigne dans une piscine naturelle mais pas madame qui la trouve trop fraîche le matin.

On reprend la piste pour Bait Bimah ( 4x4 indispensable ) où on a réservé en 1/2 pension pour la nuit, nous laissons la voiture et partons à pied pour « Snake Canyon » qu’on va parcourir en descente par le côte Sud. Superbe gorge très encaissée mais on doit s’arrêter au bout d’ 1 à 2 km car il y a un passage quasi vertical de 8 m et complètement lissé par l’eau, impossible à franchir sans corde.

Re-baignade pour moi dans une belle vasque. On retourne au gîte pour reprendre la voiture sur 5 km pour rejoindre l’entrée Nord du canyon et le faire cette fois en remontant. Départ avec de l’eau à la ceinture et superbe rando entre des murailles de roches très resserrées. On arrive à une piscine naturelle où il faut nager, et qui est fermée en amont par une cascade de 3 m. On doit renoncer, mais on a pratiquement parcouru tout le canyon en deux fois. Pour le faire entièrement d’une traite, je suppose qu’il faut partir du Sud mais avec une corde pour tirer un rappel dans les passages délicats, puis se faire remonter par la piste sur les 5 km… Retour à Bait Bimah pour une bonne douche. Au repas du soir, il y a un groupe d’une dizaine de Singapouriennes encadré par un guide français… qui habite les alpes du sud à moins de 30 km de chez nous !!! Salut Cyril !!!
lundi 21 oct. : une bonne nuit, sans se faire bercer, dans la chambre simple mais confortable « Al Hail » – on a pas mal randonné la veille – et départ après un petit déjeuner correct pour visiter l’oasis perchée de Bilat Sayt. Personne encore comme touriste lors de la visite. Nous ne croiserons que 2 voitures en repartant. En route vers l’étape du soir : Al Hamra par une piste magnifique surplombant vallées et oasis. Balade au col en longeant le bord de la falaise. Comme on ne passe pas loin, on fait le détour à la grotte « Al Hoota Cave » qu’on ne visitera finalement pas : le prix du billet est élevé (15 €), le dépliant ne nous convainc pas vraiment et cerise sur le gâteau il faut patienter 2 heures pour la prochaine visite et marcher 1 heure A/R sous un soleil de plomb (36°C affiché par la voiture) car le petit train qui mène à l’entrée est en panne ! On laisse les valises à l’hébergement du soir et rajoutons une demie-heure de voiture pour le village de Misfat Al Abriyyin où nous flânons 1 heure dans les ruelles et dans la palmeraie.

Cette fois, il y a des touristes, par bus entiers… mais ils restent tous concentrés vers le centre du village. Les hôtels et chambres d’hôtes ont placardé des panneaux un peu de partout dans les étroites ruelles et les cohortes d’aventuriers avec large chapeau, tenue saharienne, gros objectif sur le ventre et valise à roulette qui s’y rendent font beaucoup perdre en authenticité. Un tour en 4x4 par la piste raide qui part au dessus de Misfat Al Abriyyin, offre un point de vue panoramique sur la vallée. Retour à « Al Hamra Guest House ». Je profite de la petite piscine, puis resto où je découvre le jus frais d’avocat en terrasse au « Hud Hud restaurant » suivi d’un ragoût de chameau : très bon mais très nourrissant. Il n’y a que quelques rares tables dans ce restaurant, mais c’est une noria de voitures qui viennent chercher les plats commandés en « take away » signalant leur arrivée aux serveurs à coups de klaxon. Retour à la chambre après quelques courses au supermarché (dont une balayette à 1 € qui nous servira à se débarrasser de la poussière des pistes qui s’accumule sur la voiture et qui a tendance à rentrer dans l’habitacle à l’ouverture des portières. Utile aussi pour les pieds pleins de sable sur les plages). C’est l’heure du repos des voyageurs.
mardi 22 oct. : lever à 7:00 et petit déjeuner au « Hud Hud restaurant ». On en profite pour prendre un take away (dire plutôt « to parcel ») pour le soir. Visite de l’ancien Al Hamra : Bait Al Safah en bordure de sa palmeraie montre une architecture impressionnante avec ses maisons abandonnées de 2, 3 voir 4 étages en terre battue, toutes enchevêtrées mais qui malheureusement tombent en ruine. Ça a tout de même de la gueule…

En route maintenant pour la montagne et le Jabal Shams. Nous abandonnons rapidement l’idée de suivre la piste qui monte à An Nakhur par le Wadi Nakhr peu roulante et qui nous prendrait trop de temps à faire en aller-retour. Direction le Jebel Shams et son plateau où nous nous lançons dans la superbe rando "W6:balcony trail Jebel Shams" pour 3 heures de marche environ.

C’est mieux de prévoir en tout début d’après midi ce fabuleux aller et retour accroché à la falaise, surplombant un paysage qui n’a pas grand-chose à envier au Grand Canyon du Colorado (pour être honnête c’est quand même moins large !) car le retour peut alors se faire en partie à l'ombre. Il est temps de trouver maintenant un endroit où planter la tente. Et là, on découvre juste sur le bord du plateau, sur la crête sommitale de la falaise, au dessus du canyon avec toute la vallée et la plaine en contrebas, LE coin où s’installer.

Je suis sûr que les passagers des voitures qui ont ralenti en dessous sur la piste un peu plus tard auraient bien aimé que l’emplacement soit encore libre (point GPS sur la carte)… La tente plantée (c’est une expression car la roche plate du sol ne laissait pénétrer aucune « sardine »), c’est corvée de bois en voiture. Soirée feu de camp tard dans la nuit (au moins jusqu’à 8 heures, mais il fait nuit noire à 6:00) à s’émerveiller du paysage à nos pieds.
mercredi 23 oct. : au petit matin, départ pour la rando "W4: Jebel shams". On monte pendant plus de 2 heures le long du canyon avec de beaux points de vue.

Le cheminement entre les buissons commence à devenir monotone. On s’aperçoit alors en regardant la carte sur le GPS que le dernier tiers de la rando n'est pas très intéressant : la zone militaire qui occupe le sommet n'est pas autorisée et il n’est donc pas possible d’atteindre le sommet, mais seulement une antécime, sans perspective sur les autres vallées. On aurait mieux dû regarder avant et faisons demi tour sans regret.
Arrivés à la voiture, cap sur le Wadi Damm. Rando dans ce superbe canyon aux parois sombres, où de grandes vasques d’eau limpide incitent à la baignade.

Pour continuer la montée du wadi, passage un peu sportif sans prise, où il faut s’aider d’une corde (qui reste en place), dos contre la roche (la technique de franchissement originale est heureusement décrite dans l’OOR, sans quoi nous ne serions certainement pas passés !). Demi tour après être arrivés jusqu’à l’endroit où le wadi s’élargit et l’eau disparaît sous les graviers et de nouveau la baignade en passant.
On trouve une place de camping tranquille dans la vallée parallèle au wadi pour passer la nuit. On finit les restes du take away qui s’est bien conservé dans la glacière garnie de bouteilles en plastiques toujours remplies de glace, préparées à « Al Hamra Guest House ».
.... à suivre ...
Nous voici tout juste de retour (brusque transition climatique je vous assure !) de notre sincèrement enchanteur périple de 5575 km, en couple, de 4 semaines au sultanat d’Oman, cet automne 2019.
POURQUOI OMAN ?
Les comptes rendus lus ici et là (surtout ici pour être honnête) sont tous enthousiastes et pour nous retraités vivant à la montagne, l’automne est un peu la saison creuse avant la neige et le ski. Et un peu de chaleur (on n’a pas été déçu sur ce point) et de ciel bleu sont aussi de bons arguments ! Nos dates ont aussi été choisies de façon à ne pas partir trop tôt à cause de la chaleur – le tropique du Cancer passe un peu au Nord de Muscat la capitale qui est assez au Nord du pays – et d’éviter d’être sur place lors des fêtes d’anniversaire du Sultan pendant lesquelles nous avions lu qu’il devenait difficile de se loger près des lieux touristiques.
Nous n’avons vraiment pas été déçus et chaque jour de notre séjour a été très dense en découvertes variées, sans pour autant que ce soit une course quotidienne de site en site.
Oman, c’est une multitude de paysages somptueux et variés : mer d’Oman à l’Est et océan indien au Sud Est avec des plages de sable blanc (la plupart du temps pour nous seuls), les déserts des Wahibas et Rub al Khali, les montagnes aux canyons impressionnants, wadis encaissés que l’on parcourt en partie à la nage dans une eau claire et chaude… Oman c’est aussi une histoire riche d’un peuple de voyageurs – c’est le pays de Simbad le marin et des caravanes d’encens de la reine de Saba – avec ses vestiges antiques, ses nombreux forts, ses vielles villes aux souks tortueux… Oman, c’est aussi des villes « à l’américaine » avec des centres commerciaux démesurés, au choix de marchandises étonnant et où la voiture est indispensable… Oman, c’est surtout les Omanais avec leur fabuleux sens de l’hospitalité désintéressée (qui a devant sa maison une fontaine d’eau glacée filtrée, parfois même du café et des dattes à l’attention du voyageur qui passe par là ?), leur courtoisie, leur sourire… Je m’arrête avant de devenir lyrique mais il y a là quelque chose à apprendre des Omanais…
Oman est un pays facile à visiter, malgré des distances non négligeables à franchir entre certaines étapes, mais les infrastructures sont bonnes, voir très bonnes et par exemple la traversée de presque 900 km jusqu’à Salalah se fait sans fatigue insurmontable par une autoroute gratuite 2x2 voies sur plus de la moitié du trajet (attention aux radars !!!). C’est aussi facile pour le voyageur car on se sent en sécurité partout. On a compris qu’il n’y avait pas à se faire de soucis à laisser les bagages dans le coffre de la voiture, sans tablette arrière : souvent les omanais laissent le moteur de leur véhicule tourner pour maintenir la clim et font leurs courses. Attention toute fois à ne pas prendre de mauvaises habitudes au retour ! De plus la qualité de l’eau est contrôlée de partout et les omanais sont presque maniaques de la propreté des mains (queue fréquente aux lavabos des restos), on a mangé salades et fruits sans aucun des problème digestifs auxquels il nous est arrivé d’être sujets lors d’autres voyages.
Contrairement à ce que nous pensions lorsque nous avons commencé à planifier notre circuit, le coût de la vie en voyage n’y est pas si cher : l’essence à 0,50 € en est pour beaucoup l’une des raisons, mais nous avons trouvé des hôtels très corrects à moins de 25 € la nuit avec petit déjeuner et la plupart des repas (souvent cuisine indienne) à environ 10 € pour 2 (sauf s’il y a des langoustes au menu, on frise plutôt les 12 € par personne !…).
LES PREPARATIFS :
Formalités : Avant le départ, nous avons demandé en ligne sur le site evisa les visas touristiques limités à 30 jours. C’est à faire moins d’un mois avant l’entrée dans le pays, mais avec une petite marge pour éviter tout aléa. Ces documents seront à imprimer et ont été réclamés au contrôle d’immigration. C’est rapide puisque nous avons reçu les visas 5 à 6 heures après le payement.
Avion : Les billets sont pris sur le site Lufthansa via une recherche Google Flights : hors vacances, les tarifs restent abordables.
Voiture : Nous avons fait le choix de louer un véhicule 4x4 pour pouvoir passer sans problème en montagne et dans le désert, mais aussi pour pouvoir transporter notre volumineux matériel de camping. Après avoir comparé les sites web des différents loueurs internationaux et locaux et lancé des consultations directes par email, c’est l’agence Dollar de l’aéroport de Muscat que nous avons retenue pour un contrat mensuel payé en ligne avec un tarif qui se démarquait fortement de la concurrence… Le permis de conduire international ne semble pas obligatoire, mais comme j’en avais un, le présenter à la page traduite en arabe est apprécié.
Quelques infos en vrac basées sur notre vécu sur place au sujet des déplacements : • les 2x2 voies sont gratuites ainsi que le stationnement. • attention aux radars tous les 3 à 4 km sur les 2x2 voies et à tous les carrefours dans les grandes villes. • les routes sont en général très bien entretenues et éclairées la nuit, même loin des agglomérations • les pistes sont raclées souvent et faciles avec un 4x4. Beaucoup sont possibles avec un véhicule standard. • les wadis deviennent impraticables et dangereux en cas de pluie (même lointaine…). • pas de contrôle de police routière pour nous sauf chek-point de l’armée vers la frontière du Yémen. • pompes à essence tout les 100 à 120 km maxi. • les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées hors des villes. • voiture de location « bridée » à 120 km/h compteur (113 réels sur le GPS). • conducteurs Omanais prudents, courtois et disciplinés. • gonflage pour le sable : 15 PSI soit 1 bar.
Hôtels : Pour loger dans les villes, on a réservé sur le site B**king.com une liste d’hôtels avec possibilité d’annulation car notre périple n’était pas complètement figé (c’est aussi le voyage que de garder la liberté de choisir une destination au dernier moment). Facile aussi de modifier les réservations car partout nous avions de la 4G ou un wifi correct dans les hôtels.
Camping : Il a fallu faire rentrer dans les sacs tout le matériel de camping – tente à arceaux, duvets, matelas auto-gonflants, ustensiles de cuisine – mais au final, nous avions de la marge en poids et tout est rentré sans problème dans le sac de soute, la valise de cabine et le petit sac à dos pour l’ordinateur que nous avions chacun… On plante sa tente de partout dans des endroits fabuleux sans être embêté. Les nuits en altitudes commençaient déjà à être fraîches en octobre : le sweat-shirt était bienvenu.
Navigation : La préparation des cartes pour le GPS a été faite en se basant sur les nombreux comptes-rendus que l’on trouve sur Oman, sur les sites de randos ou de voyages en 4x4. Toutes ces infos sont reportées sur « maps » de G**gle, elles sont alors retravaillées pour être mises au format .mca compatible avec notre « navigator » GPS, puis stockées sur les smartphones équipés des cartes gratuites OSM très complètes. C’est toujours bien utile une fois sur place de ne pas perdre de temps à tenter de s’orienter pour se rendre sur un point touristique où tourner en rond en ville à la recherche de son hôtel… Un clic suffit mais ça occupe quelques heures en préparation (mais c’est déjà le voyage) !!!
Choix du circuit : Pour des raisons de durée de visas, pour éviter les passages de frontières, de contrat de location de voiture, nous avons avons laissé tomber l’idée de la visite de la péninsule de Musandam et ses fjords certainement magnifiques. Nous ne sommes pas remonté beaucoup plus au Nord que Muscat. Le commencement du trip par les jebels en altitude laisse espérer une température plus supportable et décale d’autant l’arrivée au sud vers le début de l’hiver. Les trajets entre étapes sont établis de façon à optimiser les visites, sans que la durée moyenne passée en voiture dépasse 3 heures par jour.
Vous trouverez plus de détails pouvant être utile pour planifier (feuille de route que nous modifions au jour le jour, bilan des dépenses, liens vers sites utiles, commentaires laissés sur les logements, quelques photos…) , en suivant le lien vers nos documents de préparation et de suivi de voyage : docs.google.com/...LR0/edit?usp=sharing. Ce ne sont que des documents de travail et la mise en page peut laisser à désirer… Les indications sur les dépenses seront affinées au fur et à mesure de la réception des relevés bancaires. Nous n’avons pas visité tous les points d’intérêt relevés sur la feuille de route ainsi que sur la carte, mais c’était bien pratique, une fois sur place, de voir d’un coup d’œil ce qui méritait de consacrer un peu de temps aux alentours.

Le lien direct vers la carte interactive de notre circuit, telle que prévue lors de la préparation et qui a été complétée au fur et à mesure du voyage (par des lieux à visiter, restos sympas, emplacements de camping que nous avons particulièrement appréciés…), est ici : drive.google.com/...FRmo&usp=sharing
L’AGENDA de VOYAGE : Voici un résumé de nos étapes, tout n’y est pas mais c’est une trame mémoire de l’organisation générale quotidienne.
jeudi 17 oct. : départ de Lyon pour Munich par Air Baltic puis Munich-Mascate sur Oman Air en vol de nuit.
vendredi 18 oct. : arrivée à Muscat Airport à 6:40, une grande journée devant nous. Pas de problème pour les formalités de police : c’est très bien organisé : on laisse nos visas contre un coup de tampon sur les passeports et en moins d’une demie heure c’est terminé. Nous allons au desk Dollar dans le hall des arrivées pour retirer la voiture. Ici aussi cela se passe bien et vite. Nous sommes agréablement surpris que la caution puisse se faire avec la nouvelle carte de « débit » au nom de madame (pas nécessairement au même nom donc que lors de la réservation) sur laquelle nous n’avons pas de frais, alors que sur les documents il était spécifié « carte de crédit ». On en profite pour acheter une carte SIM sur le stand OMANTEL juste à côte : attention, le forfait que nous avons acheté 12 € ne permettait pas d’appeler sur la data (Whatsa*p, Sk*pe et autres). Il aurait fallu prendre l’option adéquate indiquée « Whatsa*p » : tant pis, surtout qu’on a constaté que le wifi des hôtel n’autorise pas non plus l’appel en data… (Par contre, presque partout, même dans des endroits très reculés, la 4G permet de se connecter à l’internet.)
Le TOYOTA Fortuner 7 places 2.7 boite auto 4x4 que nous récupérons après nous être perdus entre les étages des parkings, n’a que 2 ans mais déjà 83000 km au compteur. Il est en bon état avec pas mal d’options (entre autre radar de recul bien pratique quand il a fallu manœuvrer serré le premier soir dans Muthra complètement embouteillé) et 4 bons pneus. On aura donc de la place pour entasser notre matériel de camping. Pas de temps perdu non plus : à 8:30 nous sommes prêts à quitter l’aéroport. Nous pointons le GPS (Navigator sur Android et carte OSM sur laquelle j’ai ajouté des POI) sur le grand Mall de Bousher. Visite rapide chez Carrefour pour voir s’il y a des cartouches de gaz pour le réchaud Primus mais chou blanc. Nous montons à l’étage où il y a une libraire « Border » pour acheter le célébrissime et indispensable OMAN OFF-ROAD (« OOR » pour les intimes) présenté en tête de gondole. Le format retenu est complètement incompréhensible – plutôt pour exposer sur une étagère que pour un guide de voyage amené à être consulté fréquemment en voiture par le passager – broché, papier glacé, 1,6 kg pour une largeur de 25 cm, certes de très bonne qualité et bien documenté. On achète aussi une carte d’Oman qui se révélera d’une utilité limitée.

En voiture, nous traversons sur l’autre partie de cet immense centre commercial pour voir chez Lulu Hypermarket s’ils ont les cartouches de gaz recherchées. Fiasco encore, mais nous visitons – étonnés par la diversité des produits – cette grande surface où il y a beaucoup plus de monde que chez Carrefour où se sont les « expat » qui s’y approvisionnent. Nous achetons quelques vivres pour nos soirées de camping ainsi que 2 fauteuils de camping en promo (15 € les 2) et 2 nattes (à l’étage) pour renforcer l’isolation sur sols caillouteux, accessoires que nous avons trouvé bien utiles à l’usage. Sur le coup des midis, nous allons à l’hôtel « Muscat Al Murooj Grand Hotel » où nous avons réservé : la chambre – très confortable et grande – est déjà prête. Un repas avec viande de chameau et riz au resto juste à coté puis 2 bonnes heures de sieste.
Nous voila en meilleure forme, rangeons nos sacs et passons 2 heures à la piscine sur le toit de l’hôtel : ça commence pas mal…
A tombée de nuit on repart à la recherche de cartouches de gaz : un ou deux clics sur internet nous orientent vers un petit magasin spécialisé en matériel de camping : « the adventurer », pas de problème, il y a le modèle de cartouche que nous voulons. Il y a un matériel incroyable, des tentes, duvets bien sûr mais aussi des articles dont on n’avait pas idée que cela existait (merci la Chine et ses usines…). On a remarqué (sans acheter!) entre autres gadgets, quelque chose qui ressemble à un mitigeur chromé équipé d’une pompe intégrée pour puiser l’eau dans les grosses bobonnes plastiques !!! On a tout de même cédé aux sirènes de la société de consommation en s’offrant une lampe LED surpuissante sur socle magnétique à positionner sur la carrosserie et se raccordant par pinces sur la batterie de la voiture, qui s’est révélée très utile en camping.On file après faire un tour à Muthra embouteillée : vraiment beaucoup de monde car c’est vendredi. Balade sur la corniche où pas mal de familles se promènent car il commence relativement à faire moins chaud (30°C tout de même) puis au souk, qui est à ce qu’il nous semble, surtout pour les touristes, sauf peut être dans quelques ruelles éloignés où des échoppes proposent autre chose que de l’encens et des casquettes…

A 9 heures, un bon jus de fruit frais pris en face du port, et au lit car la journée a été longue. On met la clim car le lit est équipé d’une couette épaisse et que sinon, on étouffe de chaleur. Dommage pour le bilan carbone, mais ce sera de même dans tous les hôtels où nous avons dormi. samedi 19 oct. : après un petit déjeuner somptueux en choix et qualité, en route ! Premier arrêt à une pompe à essence pour compléter le réservoir laissé à moitié vide par le précédent utilisateur : un vrai plaisir devant le prix affiché à moins de 0,50 € le litre, sachant que notre 4x4 semble assez gourmand. Bonjour encore le réchauffement de la planète. Stop suivant à Seeb Beach & Fish Market avec des poissons de tailles impressionnantes parfois posés à même le sol.


Ensuite Barka Fort que l’on contourne sans visiter car on se réserve pour le Fort Nakhal un peu plus loin. Sur place manque de bol : « fermé pour travaux » et il semblerait que les travaux soient amenés à durer !

L’heure avançant, nous décidons de monter directement sur Wadi Bani Kharus, après être passés par un « coffee shop » à Al Awabi où nous commandons à emporter pour le soir, un poulet riz - biryany + salade pour environ 7 € pour 2 ! Pas de touriste dans le wadi et la palmeraie où nous marchons à l’ombre pendant 2 heures dans un vert luxuriant. Premiers contacts chaleureux avec des Omanais travaillant leur parcelle de terre sous les dattiers et bananiers et qui nous proposent de venir boire le café chez eux. Nous déclinons car nous ne voulons pas les interrompre, mais le sens de l’hospitalité à Oman n’est pas une légende.

L’Oman Off-Road indique des emplacements où planter sa tente le long de la piste très chaotique qui relie les wadis Tanuf & Awf. C’est une des seules pistes que nous avons empruntées où le 4x4 est indispensable, à cause de la pente marquée et des rigoles au milieu des cailloux, hormis celles en sable meuble où on se plante sans la motricité complète (expérience vécue !). Coin superbe près du col, mais la nuit tombe vite et la température aussi car on est à 1100 m d’altitude. On se dépêche de monter la tente : la lampe achetée à Muscat remplit parfaitement son rôle. Petit apéro avec le Martini que nous avions transvasé avant de partir, dans une bouteille d’eau minérale, pour éviter les désagréments qui pourraient résulter des manipulations parfois peu délicates des sacs lors des chargements dans les avions (expérience vécue! bis). Nous n’arrivons pas à finir le repas du coffee shop tellement c’est copieux et à 7:30 nous sommes déjà dans les duvets.
dimanche 20 oct. : réveil un peu avant 6:00. Petit déjeuner grâce au réchaud Primus parfaitement adapté à sa cartouche ! On plie vite car le soleil arrive et ça cogne déjà fort ! Plongée sur le Wadi Bani Awf par la piste magnifique qui est plus carrossable que celle de la montée de la veille.

En bas on bifurque vers Little Snake Canyon pour une rando d’environ 1:30. Personne encore cette fois. Je me baigne dans une piscine naturelle mais pas madame qui la trouve trop fraîche le matin.

On reprend la piste pour Bait Bimah ( 4x4 indispensable ) où on a réservé en 1/2 pension pour la nuit, nous laissons la voiture et partons à pied pour « Snake Canyon » qu’on va parcourir en descente par le côte Sud. Superbe gorge très encaissée mais on doit s’arrêter au bout d’ 1 à 2 km car il y a un passage quasi vertical de 8 m et complètement lissé par l’eau, impossible à franchir sans corde.

Re-baignade pour moi dans une belle vasque. On retourne au gîte pour reprendre la voiture sur 5 km pour rejoindre l’entrée Nord du canyon et le faire cette fois en remontant. Départ avec de l’eau à la ceinture et superbe rando entre des murailles de roches très resserrées. On arrive à une piscine naturelle où il faut nager, et qui est fermée en amont par une cascade de 3 m. On doit renoncer, mais on a pratiquement parcouru tout le canyon en deux fois. Pour le faire entièrement d’une traite, je suppose qu’il faut partir du Sud mais avec une corde pour tirer un rappel dans les passages délicats, puis se faire remonter par la piste sur les 5 km… Retour à Bait Bimah pour une bonne douche. Au repas du soir, il y a un groupe d’une dizaine de Singapouriennes encadré par un guide français… qui habite les alpes du sud à moins de 30 km de chez nous !!! Salut Cyril !!!
lundi 21 oct. : une bonne nuit, sans se faire bercer, dans la chambre simple mais confortable « Al Hail » – on a pas mal randonné la veille – et départ après un petit déjeuner correct pour visiter l’oasis perchée de Bilat Sayt. Personne encore comme touriste lors de la visite. Nous ne croiserons que 2 voitures en repartant. En route vers l’étape du soir : Al Hamra par une piste magnifique surplombant vallées et oasis. Balade au col en longeant le bord de la falaise. Comme on ne passe pas loin, on fait le détour à la grotte « Al Hoota Cave » qu’on ne visitera finalement pas : le prix du billet est élevé (15 €), le dépliant ne nous convainc pas vraiment et cerise sur le gâteau il faut patienter 2 heures pour la prochaine visite et marcher 1 heure A/R sous un soleil de plomb (36°C affiché par la voiture) car le petit train qui mène à l’entrée est en panne ! On laisse les valises à l’hébergement du soir et rajoutons une demie-heure de voiture pour le village de Misfat Al Abriyyin où nous flânons 1 heure dans les ruelles et dans la palmeraie.

Cette fois, il y a des touristes, par bus entiers… mais ils restent tous concentrés vers le centre du village. Les hôtels et chambres d’hôtes ont placardé des panneaux un peu de partout dans les étroites ruelles et les cohortes d’aventuriers avec large chapeau, tenue saharienne, gros objectif sur le ventre et valise à roulette qui s’y rendent font beaucoup perdre en authenticité. Un tour en 4x4 par la piste raide qui part au dessus de Misfat Al Abriyyin, offre un point de vue panoramique sur la vallée. Retour à « Al Hamra Guest House ». Je profite de la petite piscine, puis resto où je découvre le jus frais d’avocat en terrasse au « Hud Hud restaurant » suivi d’un ragoût de chameau : très bon mais très nourrissant. Il n’y a que quelques rares tables dans ce restaurant, mais c’est une noria de voitures qui viennent chercher les plats commandés en « take away » signalant leur arrivée aux serveurs à coups de klaxon. Retour à la chambre après quelques courses au supermarché (dont une balayette à 1 € qui nous servira à se débarrasser de la poussière des pistes qui s’accumule sur la voiture et qui a tendance à rentrer dans l’habitacle à l’ouverture des portières. Utile aussi pour les pieds pleins de sable sur les plages). C’est l’heure du repos des voyageurs.
mardi 22 oct. : lever à 7:00 et petit déjeuner au « Hud Hud restaurant ». On en profite pour prendre un take away (dire plutôt « to parcel ») pour le soir. Visite de l’ancien Al Hamra : Bait Al Safah en bordure de sa palmeraie montre une architecture impressionnante avec ses maisons abandonnées de 2, 3 voir 4 étages en terre battue, toutes enchevêtrées mais qui malheureusement tombent en ruine. Ça a tout de même de la gueule…

En route maintenant pour la montagne et le Jabal Shams. Nous abandonnons rapidement l’idée de suivre la piste qui monte à An Nakhur par le Wadi Nakhr peu roulante et qui nous prendrait trop de temps à faire en aller-retour. Direction le Jebel Shams et son plateau où nous nous lançons dans la superbe rando "W6:balcony trail Jebel Shams" pour 3 heures de marche environ.

C’est mieux de prévoir en tout début d’après midi ce fabuleux aller et retour accroché à la falaise, surplombant un paysage qui n’a pas grand-chose à envier au Grand Canyon du Colorado (pour être honnête c’est quand même moins large !) car le retour peut alors se faire en partie à l'ombre. Il est temps de trouver maintenant un endroit où planter la tente. Et là, on découvre juste sur le bord du plateau, sur la crête sommitale de la falaise, au dessus du canyon avec toute la vallée et la plaine en contrebas, LE coin où s’installer.

Je suis sûr que les passagers des voitures qui ont ralenti en dessous sur la piste un peu plus tard auraient bien aimé que l’emplacement soit encore libre (point GPS sur la carte)… La tente plantée (c’est une expression car la roche plate du sol ne laissait pénétrer aucune « sardine »), c’est corvée de bois en voiture. Soirée feu de camp tard dans la nuit (au moins jusqu’à 8 heures, mais il fait nuit noire à 6:00) à s’émerveiller du paysage à nos pieds.
mercredi 23 oct. : au petit matin, départ pour la rando "W4: Jebel shams". On monte pendant plus de 2 heures le long du canyon avec de beaux points de vue.

Le cheminement entre les buissons commence à devenir monotone. On s’aperçoit alors en regardant la carte sur le GPS que le dernier tiers de la rando n'est pas très intéressant : la zone militaire qui occupe le sommet n'est pas autorisée et il n’est donc pas possible d’atteindre le sommet, mais seulement une antécime, sans perspective sur les autres vallées. On aurait mieux dû regarder avant et faisons demi tour sans regret.
Arrivés à la voiture, cap sur le Wadi Damm. Rando dans ce superbe canyon aux parois sombres, où de grandes vasques d’eau limpide incitent à la baignade.

Pour continuer la montée du wadi, passage un peu sportif sans prise, où il faut s’aider d’une corde (qui reste en place), dos contre la roche (la technique de franchissement originale est heureusement décrite dans l’OOR, sans quoi nous ne serions certainement pas passés !). Demi tour après être arrivés jusqu’à l’endroit où le wadi s’élargit et l’eau disparaît sous les graviers et de nouveau la baignade en passant.
On trouve une place de camping tranquille dans la vallée parallèle au wadi pour passer la nuit. On finit les restes du take away qui s’est bien conservé dans la glacière garnie de bouteilles en plastiques toujours remplies de glace, préparées à « Al Hamra Guest House ».
.... à suivre ...
Croisière MSC Meraviglia du 24 novembre au 8 décembre 2019 English translation pending
je pars samedi 23/11 pour miami via new York avec american airlines
quelqu, un fait il cette croisiere
Compte rendu croisière Iles du soleil (4 au 15 octobre 2019) English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous voila de retour après un passage dans les Canaries, c'était Super.
je vais vous raconter notre petit périple.
Pour Rappel;
1° 04/10/19 Marseille (embarq) 17h00
2° 05/10/19 Plaisirs en Mer
3° 06/10/19 Plaisirs en Mer
4° 07/10/19 Arrecife Canaries 13H00 19h00
5° 08/10/19 Santa Cruz de Ténerife 08H00 17H00
6° 09/10/19 FUNCHAL (Madére) 08H00 17H00
7° 10/10/19 Plaisirs en Mer
8° 11/10/19 MALAGA 08H00 13H00
9° 12/10/19 Plaisirs en Mer
10° 13/10/19 CIVITAVECCHIA (ROME) 09H00 20H00
11° 14/10/19 SAVONE 08H00 17H00
12° 15/10/19 Marseille (Débarq) sniff sniff 08H00
Nous voilà parti pour 12 jours.On va coucher sur Marseille. Vendredi 04 Octobre, on se lève 7h30 petit déjeuner et hop nous prenons la route. Nous arrivons au port, on se gare au parking puis allons déposer les bagages et enregistrements au terminal À A 13h15, Appel du N°1. bateau. Pour nous ce sera à 13h45, on a le N° 3 . On a déjà voyagé avec le Pacifica, on va à la cabine récupérer la Costa Card et après on va rentrer la CB comme ça on peut boire un verre en déjeunant. C’est la course à la place libre tout le monde fait la queue. On réussi à trouver 2 place à une table de 6. On déjeune rapide et on va voir si nos valises sont arrivées. Elles sont là bien. Donc on va au spa prendre un forfait pour la croisière 133 €. A 16h30 exercice de sécurité + le baratin habituel sur le bateau.La française qui explique les conditions à bord et les excursions à du retard donc on décide de s’éclipser pour aller au spa se faire relaxer. On part chacun notre tour discrètement, 😉 Bon je sais c’est pas bien mais comme c’est toujours le même baratin et en plus on le fait au théâtre
Nous voilà parti pour 12 jours.On va coucher sur Marseille. Vendredi 04 Octobre, on se lève 7h30 petit déjeuner et hop nous prenons la route. Nous arrivons au port, on se gare au parking puis allons déposer les bagages et enregistrements au terminal À A 13h15, Appel du N°1. bateau. Pour nous ce sera à 13h45, on a le N° 3 . On a déjà voyagé avec le Pacifica, on va à la cabine récupérer la Costa Card et après on va rentrer la CB comme ça on peut boire un verre en déjeunant. C’est la course à la place libre tout le monde fait la queue. On réussi à trouver 2 place à une table de 6. On déjeune rapide et on va voir si nos valises sont arrivées. Elles sont là bien. Donc on va au spa prendre un forfait pour la croisière 133 €. A 16h30 exercice de sécurité + le baratin habituel sur le bateau.La française qui explique les conditions à bord et les excursions à du retard donc on décide de s’éclipser pour aller au spa se faire relaxer. On part chacun notre tour discrètement, 😉 Bon je sais c’est pas bien mais comme c’est toujours le même baratin et en plus on le fait au théâtre
Qui sera à bord du MSC Fantasia au départ de Gênes le 26 octobre 2019 English translation pending
Bonjour
Nous partons en transfert de Nice le 26 octobre avec pour une 1ere fois une Suite Aurea 9009 qui sera a bord en même temps et qui connaît la suite aurea ? merci
Nous partons en transfert de Nice le 26 octobre avec pour une 1ere fois une Suite Aurea 9009 qui sera a bord en même temps et qui connaît la suite aurea ? merci
Meilleur parcours pour 20 jours en Crète au mois de juillet English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Après avoir découvert pour la première fois la Crète cette année en hôtel club ( Creta maris à hersonissos} avec ma femme et ma fille, .
Nous sommes littéralement tomber amoureux de cette île et de ses habitants, par conséquent nous voudrions découvrir celle-ci d'une façon différente l'année prochaine, en effectuant un road trip de 20 jours au mois de juillet.
Afin de préparer ce voyage au mieux, j'aurais besoin de conseils sur le meilleur parcours à faire, sachant que je voudrais privilégier le sud et l'ouest de l'Ile car nous avons déjà vu Agios nikolaos et Elounda.
Si vous avez des bon plans sur les hébergements, restaurants, activités ou autres, j'en serai le premier ravis
Merci par avance pour votre aide.