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Inscription internet pour the Wave English translation pending
bonjour,
Depuis hier, j'essaye, en vain, de m'inscrire par internet, pour participer au tirage au sort pour "The Wave" J'essaye sur le site https://www.blm.gov/az/paria/obtainpermits.cfm?usearea=C que j'ai trouvé par l'intermédiaire d'Annie Molinet (Aiassa)("the.wave.free.fr)
Est-ce le bon site??? Est-ce que d'autres ont essayé et réussi, contrairement à moi, à introduire leur demande, ce week-end ????
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Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (3ième partie) English translation pending
Début du voyage: 1ère partie http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie http://voyageforum.com/...eme_partie_D2398576/ 3ere partie Page-Los Angeles

J48 Samedi 6 septembre
Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant.
Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann…
Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau !
La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…
J49 Dimanche 7 septembre
Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !


Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.


Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.


Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.
Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.
Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.
J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.



Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.

Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.
Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.
J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.
Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.
J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.
Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée.
Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.

La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».
Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.
La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis.
J53 Jeudi 11 septembre
Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.
La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.
J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.


Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.
Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !
J55 Samedi 13 septembre

Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).
Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.

J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.
Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.
Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.

Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.
J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.
Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.
Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.

Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.
Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.
Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …

Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.
J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid.
Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.
Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…

J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.

La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.
J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.


Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.

J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…
Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.
J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.


Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.


Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.
J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.



Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.


Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.
J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.
Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.
Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.

J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.

Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.


J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.


Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.

Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.
Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.




Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.
J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.
La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…
Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…
J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.

Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.
Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût.
Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.
J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.
J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…
J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.
J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.
J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.
Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.
Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.
J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.
Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.
Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.


Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.
Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…


C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.
J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.



Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.
Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai…
CONCLUSIONS
Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch.
Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie.
Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.
Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...
Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.
Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?


J48 Samedi 6 septembre
Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant.
Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann…
Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau !
La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…J49 Dimanche 7 septembre
Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !


Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.


Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.

Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.
Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.
Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.



Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.

Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.
Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.
Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.
Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée.
Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.
La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».
Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.
La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis.
J53 Jeudi 11 septembre
Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.
La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.


Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.
Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !J55 Samedi 13 septembre

Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).
Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.
J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.
Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.
Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.
Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.
Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.
Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.
Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.
Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.
Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …
Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.
J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid.
Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.
Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…
J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.

La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.


Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.
J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…
Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.


Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.

Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.



Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.

Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.
Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.
Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.
J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.

Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.

J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.


Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.

Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.
Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.



Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.
J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.
La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…
Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.

Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.
Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût.
Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.

J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…

J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.
J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.

J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.
Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.
Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.
Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.
Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.

Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.
Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…

C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.
J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.



Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.
Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai…
CONCLUSIONS
Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch.
Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie.
Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...
Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.
Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?

Films incontournables pour un voyage aux États-Unis? English translation pending
Passionnée de cinéma et des USA, j'organise une voyage dans l'Ouest pour des amis et je voudrais leur donner une liste de films à voir. En effet, je suis convaincue que pour vraiment apprécier le voyage, il faut avoir des références cinématographiques qui nous permettent de nous exclamer tout le long du parcours : "oh on a l'impression d'être dans tel film ou telle série !!"
Quels sont selon vous les incontournables à avoir vus avant de découvrir les States.
Il y a quelques jours, Vas y vite nous a parlé de Bullit. Moi je citerais : Forrest gump, l'évadé d'Alcatraz, Manhattan, Collision et 24 grammes ( pour LA), Ocean Eleven (pour Las Vegas)....
Grand Canyon, The Wave, Antelope, Horseshoes... dans quel ordre? English translation pending
Je sollicite votre grande bienveillance pour avoir quelques conseils d'organisation de visite autour de Page 😎
Le 15/06 j'admire le sunrise sur le Grand Canyon puis je pars sur Page l'idée du départ c'était d'aller voir les 2 antelope, lower et upper mais ça le fera pas, ou en tout cas pas au " bons horaires" d'ou la question précédente sur le cout de scinder la visite sur deux jours ... 🤪 l'après midi je pourrais aller voir Horseshoes Bend
Le 16/06 je vais à la Wave très tôt la matin j'aurais du temps l'après midi mais amha plus vraiment l'envie de marcher 😉
Le 17 je dors le soir à Monument Valley ce qui me laisse la journée sur Page et donc la possibilité de visiter l'autre Antelope puis de filer tranquillement sur MV
Qu'en pensez vous ? Merci d'avance
Le 15/06 j'admire le sunrise sur le Grand Canyon puis je pars sur Page l'idée du départ c'était d'aller voir les 2 antelope, lower et upper mais ça le fera pas, ou en tout cas pas au " bons horaires" d'ou la question précédente sur le cout de scinder la visite sur deux jours ... 🤪 l'après midi je pourrais aller voir Horseshoes Bend
Le 16/06 je vais à la Wave très tôt la matin j'aurais du temps l'après midi mais amha plus vraiment l'envie de marcher 😉
Le 17 je dors le soir à Monument Valley ce qui me laisse la journée sur Page et donc la possibilité de visiter l'autre Antelope puis de filer tranquillement sur MV
Qu'en pensez vous ? Merci d'avance
Miami: transports pour Keys et les Everglades? English translation pending
Bonjour à tous,
Etant donné que mon projet de road trip sur la côte ouest est reporté à aout 2010 je repart à new york du 29 juillet au 04 aout 2009
J'ai trouvé un billet d'avion Paris>NY>Miami>Paris à 960 € Du coup j'ai quelques questions a vous posez sur Miami
Je part donc a Miami une semaine du 04/08 au 11/08, je serais a priori (car pas encore réservé) à south beach à l'hotel essex house 760 € pour 7 nuits.
J'aimerais faire les everglades (airboat notamment) et les keys. Alors est-ce nécessaire de louer une voiture pour ces 2 destinations ou puis-je trouver un bus, train qui m'emène la bas avec un allez retour dans la journée ?
Et même si je loue une voiture j'imagine que je peux faire les everglades allez-retour dans la journée mais pas pour les keys qui nécesite de dormir sur place au moins une nuit.
Et pour miami, sachant aurai-je besoins de la voiture pour me déplacer ?
Etant donné que mon projet de road trip sur la côte ouest est reporté à aout 2010 je repart à new york du 29 juillet au 04 aout 2009
J'ai trouvé un billet d'avion Paris>NY>Miami>Paris à 960 € Du coup j'ai quelques questions a vous posez sur Miami
Je part donc a Miami une semaine du 04/08 au 11/08, je serais a priori (car pas encore réservé) à south beach à l'hotel essex house 760 € pour 7 nuits.
J'aimerais faire les everglades (airboat notamment) et les keys. Alors est-ce nécessaire de louer une voiture pour ces 2 destinations ou puis-je trouver un bus, train qui m'emène la bas avec un allez retour dans la journée ?
Et même si je loue une voiture j'imagine que je peux faire les everglades allez-retour dans la journée mais pas pour les keys qui nécesite de dormir sur place au moins une nuit.
Et pour miami, sachant aurai-je besoins de la voiture pour me déplacer ?
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Temps pour relier Burr Trail et Notom Road? (États-Unis) English translation pending
Bonjour
Je suis en train de préparer mon road book 🙂 et j'ai un souci de timing.😠
En effet, dans la journée, je voudrais aller de Capitol Reef à Bryce en passant par : Notom Road Burr Trail
Google map me donne un ordre de temps, mais comme il s'agit de pistes.... je ne crois pas qu'il faille me fier au temps indiqué 🤪
Merci aux connaisseurs 😎😎 de m'indiquer combien de temps il faut compter, pour relier ces deux points en passant par les pistes indiquées ci-avant.
Je suis en train de préparer mon road book 🙂 et j'ai un souci de timing.😠
En effet, dans la journée, je voudrais aller de Capitol Reef à Bryce en passant par : Notom Road Burr Trail
Google map me donne un ordre de temps, mais comme il s'agit de pistes.... je ne crois pas qu'il faille me fier au temps indiqué 🤪
Merci aux connaisseurs 😎😎 de m'indiquer combien de temps il faut compter, pour relier ces deux points en passant par les pistes indiquées ci-avant.
Sud Dakota et Wyoming en août 2010 English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer mon prochain voyage Août 2010.
Les états visités seront le Sud Dakota et le Wyoming.
Nous voyagerons avec 2 enfants : 6 ans et 11 ans
Voici quelques questions :
Quelles sont les températures en été pour ces 2 états ?
Car je veux faire une selection des hôtes avec piscine intérieure ou extérieure.
De plus, est ce que la boucle Denver + visite Dakota du Sud+ Visite Wyoming et retour par Salt lake city est-elle logique ?
Est ce que les routes et paysages sont monotones ?
Pouvez vous m'indiquer les sites impératifs à visiter avec 2 enfants.
Nous avons déjà fait Utah, Nevada, Arizona et Californie cet été.
Avez vous de bonnes adresses pour les hôtes ou ranchs ?
Quelles sont les activités à faire avec des enfants hormis les visites.
merci bcp pour votre aide.
A plus
ps : Je peux échanger des conseils pour les autres états.
slts
Vath
Transfert d'argent aux Philippines au plus bas coût? English translation pending
Bonjour, voila, je suis au philippines et je souhaiterais connaitre le meilleur moyen de me faire envoyer de l argent car ma banque me prend 4 ou 7 pourcent je crois plus 8 euro par retrait... Et le probleme est qu ici (a Panglao en tout cas, je ne peux pas retirer plus de 10 000 pessos par retrait... alors ca monte vite... 8euro + 4 ou 7 pourcent, pour 150 euro... arf...
Western union ??? je sais pas trop comment ca marche quelqu un aurais une idee svp ???
Western union ??? je sais pas trop comment ca marche quelqu un aurais une idee svp ???
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (1ère partie) English translation pending
Enfant, je tendais des embuscades à la Cavalerie américaine en compagnie de Cochise et Géronimo…Adolescent, je m’endormais en admirant le magnifique poster du Lac Maligne que j’avais fixé au plafond juste au-dessus de mon lit…Il m’aura fallu attendre 25 ans avant de découvrir tous ces paysages et tous ces sites historiques qui ont enchanté mes jeunes années! J’ai emmené, dans mon sillage, ma petite famille ( Nathalie ma compagne, Julia, ma fille de 13 ans et Nathan, mon fils de 9 ans) pendant 2 mois et demi en camping-car. Nous avons parcouru 12 000 kms sur des routes plus mythiques les unes que les autres et avons randonné plus de 300 kms sans compter le canoë sur le fameux Lac Maligne !.. Nous avons rencontré des gens formidables que ce soit parmi les Native Nations que parmi les Américains. Mon objectif était, au départ, de partir 5 mois, de l’Alaska au sud de l’Arizona, mais les contraintes administratives, professionnelles et financières m’ont obligé à revoir mon projet à la baisse ; nous avons donc vécu cette aventure inoubliable sur 75 jours. Je remercie les membres du forum qui m’ont aidé à mettre le circuit en place ( les carnets de voyage que j’ai « dévorés » avant de partir m’ont été d’une aide très précieuse…) ainsi que les auteurs de « ouestusa.fr », Thierry Lagarde et Philippe Schuler, le site de « arizona- dream » et enfin le site de « vazyvite » que je conseille si vous voulez passer de bons moments de rigolade…
1ere partie Seattle-Hardin 
J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.

J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.
Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet
Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak

J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.
J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.

Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet

Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak
Suite de la discussion sur Madagascar ce jour: le 9 février 2009 English translation pending
Bonjour!!!!!!!!!
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
Voici le lien de référence à cette discussion mise en place par Jipi
http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
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http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Premier voyage à New York: visites English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai 17 ans et depuis près de deux ans, je me passionne pour cette ville, j'apprends son histoire, sa culture, la vie là bas etc... Or voilà que mon père vient de m'annoncer que nous irons à New York dans le cadre d'un séjour organisé avec son comité d'entreprise du 23 Avril (jeudi) au 27 ( lundi, sachant qu'on part le dimanche à 19h en avion).
Nous aurions les visites libres mis à part une visite en bus de 2h30, il me semble, de Manhattan. On arrivera le jeudi à 12h30 à l'aéroport, donc on aura l'après midi du jeudi, la journée du vendredi et du samedi et la matinée du dimanche car l'avion étant à 19h il faudra partir assez tôt je pense. Je suis conscient d'être le énième à faire un post à ce sujet mais j'avais besoin d'avoir "mon post" à moi (pardonnez-moi cet égocentrisme) pour pouvoir clarifier notre séjour ^^. Dans ce "week-end" à NY, je pensais monter en haut de l'ESB de nuit (avec le coucher du soleil), faire Top of the Rock de jour, est-ce une bonne idée de faire les deux ? Je pensais aussi faire le tour de la Statue de la Liberté grâce au ferry gratuit, mais la voit-on bien depuis le ferry ? Et j'ai entendu qu'Obama avait réouvert la "tête" de la statue au public, est-ce vrai ? Sinon je comptais me balader dans "toute" l'île et faire du "shopping", auriez vous des coins, spécialisés dans les jeans et vêtements en général ? J'avais mis de côté l'idée de musées à cause du manque de temps et je comptais bien entendu traverser le Brooklyn Bridge ^^. J'aurais aussi souhaité visité le siège de l'ONU (celui des Assemblées générales) est-ce possible ? Et j'aimerais si possible avoir une idée de la taille de la ville à pieds... Par exemple depuis l'ESB à Times Square, etc. De Greenwich à Battery Park et Wall Street.
Merci de votre attention, j'espère avoir été pas trop confus et si vous avez des questions ou même des idées d'endroits où aller, je suis preneur.
Ah, j'oubliais, mon hôtel est l'Edisson Hotel, tout près de Times Square.
J'ai 17 ans et depuis près de deux ans, je me passionne pour cette ville, j'apprends son histoire, sa culture, la vie là bas etc... Or voilà que mon père vient de m'annoncer que nous irons à New York dans le cadre d'un séjour organisé avec son comité d'entreprise du 23 Avril (jeudi) au 27 ( lundi, sachant qu'on part le dimanche à 19h en avion).
Nous aurions les visites libres mis à part une visite en bus de 2h30, il me semble, de Manhattan. On arrivera le jeudi à 12h30 à l'aéroport, donc on aura l'après midi du jeudi, la journée du vendredi et du samedi et la matinée du dimanche car l'avion étant à 19h il faudra partir assez tôt je pense. Je suis conscient d'être le énième à faire un post à ce sujet mais j'avais besoin d'avoir "mon post" à moi (pardonnez-moi cet égocentrisme) pour pouvoir clarifier notre séjour ^^. Dans ce "week-end" à NY, je pensais monter en haut de l'ESB de nuit (avec le coucher du soleil), faire Top of the Rock de jour, est-ce une bonne idée de faire les deux ? Je pensais aussi faire le tour de la Statue de la Liberté grâce au ferry gratuit, mais la voit-on bien depuis le ferry ? Et j'ai entendu qu'Obama avait réouvert la "tête" de la statue au public, est-ce vrai ? Sinon je comptais me balader dans "toute" l'île et faire du "shopping", auriez vous des coins, spécialisés dans les jeans et vêtements en général ? J'avais mis de côté l'idée de musées à cause du manque de temps et je comptais bien entendu traverser le Brooklyn Bridge ^^. J'aurais aussi souhaité visité le siège de l'ONU (celui des Assemblées générales) est-ce possible ? Et j'aimerais si possible avoir une idée de la taille de la ville à pieds... Par exemple depuis l'ESB à Times Square, etc. De Greenwich à Battery Park et Wall Street.
Merci de votre attention, j'espère avoir été pas trop confus et si vous avez des questions ou même des idées d'endroits où aller, je suis preneur.
Ah, j'oubliais, mon hôtel est l'Edisson Hotel, tout près de Times Square.
Lecture, bons romans à suggérer!? English translation pending
Destination: Océan Indien!
Quoi de plus agréable, n’est-ce pas, que de lire - sur le pont du navire (ou en attendant l’avion) – un bon roman ou un bon livre récit de voyage qui traite précisément de notre prochaine destination, où l'action se passe exactement là où on s'en va! Je m’adresse donc à tous les bibliophiles, amoureux de la lecture, qui voudraient avoir des recommandations de bons romans à lire concernant l`île Maurice et Madagascar et à ceux qui voudraient nous suggérer d'autres titres...
Pour le bénéfice de ceux et celles qui iront en vacances dans les îles de l’Océan Indien, notamment les croisiéristes (futurs ou anciens) sur le Costa Europa - Voyage Perles de l’Océan Indien – voyage que je connais bien maintenant pour l'avoir fait le 22 novembre 2008 de Savona à Maurice via l'Égypte, le canal de Suez, le Yemen, Oman – je vous donne une liste de 10 romans que j’ai particulièrement aimés et qui m’ont permis de mieux découvrir et apprécier la culture, la mentalité, les écrivains de l’île Maurice et de Madagascar. Toutes autres suggestions de lecture pour ces destinations, ainsi que critiques et questions sont les bienvenues.
Romans concernant l’île Maurice
1. Dormann, Geneviève : «Le bal du dodo», Albin Michel, 1989. Auteure française, qui décrit des personnages et des situations qui pourraient être réels; l’action se passe dans l’île Maurice. Excellent roman, léger, informatif, très agréable à lire! Je lui donne 10 sur 10.
2. Le Clézio, J.M.G.: «La quarantaine», Gallimard, 1995. Écrivain franco-mauritien né à Nice (France). Prix Nobel de littérature en 2008. C’est l’histoire, captivante, d’immigrants vers l’île Maurice placés en quarantaine sur les îles Plate et Gabriel de Maurice. Il est intéressant de noter que les grands-parents de JMG Le Clézio ont été propriétaires de la maison Créole Eureka de l’île Maurice, grand domaine colonial que l’on peut visiter, situé à Moka au sud de Port-Louis: http://www.maisoneureka.com/histoire.htm
3. Le Clézio, J.M.G.: «Mondo et autres histoires», Gallimard, 1978. Bien écrit, poétique, personnages de l’île Maurice : «… la mer, la liberté, les rochers, les bateaux, …boire le soleil». Né à Nice, JMG Le Clézio est citoyen de France et de l’île Maurice et récipient du Prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre.
4. Saint-Pierre, Bernardin de : «Paul et Virginie», Le Trésor des lettres françaises, éd. 1967. Roman pastoral, exotique, sérieux, paru en 1788 et devenu un classique. L’action se passe à l’île Maurice vers 1726; fondée sur des faits véridiques dont le naufrage du navire le Saint-Géran – poétique, charmant, texte fascinant. On y décrit les beautés naturelles de l’île Maurice.
5. Humbert, Marie-Thérèse : «Amy», Stock, 1998. L’auteure est née à l’île Maurice et vit en France. L’action se passe à l’île Maurice. Fascinant!
6. Humbert, Marie-Thérèse : «A l’autre bout de moi», Stock, 1979. Bonne étude de mœurs, avec toutefois quelques longueurs. Histoire de deux sœurs jumelles à l’île Maurice; bonne intrigue qui implique subtilement toutes les hiérarchies sociales.
7. Devi, Amanda : «La vie de Joséphin le fou», Continents noirs Gallimard, 2003. L’auteure est originaire de l’île Maurice. Légende sortie des sources volcaniques de l’île Maurice. Émouvant!
8. Devi, Ananda : «Ève de ses décombres», Gallimard, 2006. L’action se passe à l’île Maurice, «celle que n’ignorent pas seulement les dépliants touristiques».
Romans concernant Madagascar
9. Roberts, Nora : «Coup de cœur», Belfond, 2005 (traduit de l’américain). Roman plein de suspense, d’aventures au Madagascar et de passion. L’action se passe à Madagascar. Un véritable coup de cœur pour moi! Comme roman avant un voyage à Madagascar, je lui donne 10 sur 10.
10. Kauffmann, Alexandre : «Mauvais numéro», Arléa, 2000. Prix Alexandre Vialette 2001. C’est Madagascar qui est le cadre où évoluent ces brèves histoires de «perdants»…
J'attends de vos nouvelles. On pourrait s'échanger d'autres titres pour d'autres destinations aussi: Seychelles, Kenya, Égypte, Yemen, Oman...
Quoi de plus agréable, n’est-ce pas, que de lire - sur le pont du navire (ou en attendant l’avion) – un bon roman ou un bon livre récit de voyage qui traite précisément de notre prochaine destination, où l'action se passe exactement là où on s'en va! Je m’adresse donc à tous les bibliophiles, amoureux de la lecture, qui voudraient avoir des recommandations de bons romans à lire concernant l`île Maurice et Madagascar et à ceux qui voudraient nous suggérer d'autres titres...
Pour le bénéfice de ceux et celles qui iront en vacances dans les îles de l’Océan Indien, notamment les croisiéristes (futurs ou anciens) sur le Costa Europa - Voyage Perles de l’Océan Indien – voyage que je connais bien maintenant pour l'avoir fait le 22 novembre 2008 de Savona à Maurice via l'Égypte, le canal de Suez, le Yemen, Oman – je vous donne une liste de 10 romans que j’ai particulièrement aimés et qui m’ont permis de mieux découvrir et apprécier la culture, la mentalité, les écrivains de l’île Maurice et de Madagascar. Toutes autres suggestions de lecture pour ces destinations, ainsi que critiques et questions sont les bienvenues.
Romans concernant l’île Maurice
1. Dormann, Geneviève : «Le bal du dodo», Albin Michel, 1989. Auteure française, qui décrit des personnages et des situations qui pourraient être réels; l’action se passe dans l’île Maurice. Excellent roman, léger, informatif, très agréable à lire! Je lui donne 10 sur 10.
2. Le Clézio, J.M.G.: «La quarantaine», Gallimard, 1995. Écrivain franco-mauritien né à Nice (France). Prix Nobel de littérature en 2008. C’est l’histoire, captivante, d’immigrants vers l’île Maurice placés en quarantaine sur les îles Plate et Gabriel de Maurice. Il est intéressant de noter que les grands-parents de JMG Le Clézio ont été propriétaires de la maison Créole Eureka de l’île Maurice, grand domaine colonial que l’on peut visiter, situé à Moka au sud de Port-Louis: http://www.maisoneureka.com/histoire.htm
3. Le Clézio, J.M.G.: «Mondo et autres histoires», Gallimard, 1978. Bien écrit, poétique, personnages de l’île Maurice : «… la mer, la liberté, les rochers, les bateaux, …boire le soleil». Né à Nice, JMG Le Clézio est citoyen de France et de l’île Maurice et récipient du Prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre.
4. Saint-Pierre, Bernardin de : «Paul et Virginie», Le Trésor des lettres françaises, éd. 1967. Roman pastoral, exotique, sérieux, paru en 1788 et devenu un classique. L’action se passe à l’île Maurice vers 1726; fondée sur des faits véridiques dont le naufrage du navire le Saint-Géran – poétique, charmant, texte fascinant. On y décrit les beautés naturelles de l’île Maurice.
5. Humbert, Marie-Thérèse : «Amy», Stock, 1998. L’auteure est née à l’île Maurice et vit en France. L’action se passe à l’île Maurice. Fascinant!
6. Humbert, Marie-Thérèse : «A l’autre bout de moi», Stock, 1979. Bonne étude de mœurs, avec toutefois quelques longueurs. Histoire de deux sœurs jumelles à l’île Maurice; bonne intrigue qui implique subtilement toutes les hiérarchies sociales.
7. Devi, Amanda : «La vie de Joséphin le fou», Continents noirs Gallimard, 2003. L’auteure est originaire de l’île Maurice. Légende sortie des sources volcaniques de l’île Maurice. Émouvant!
8. Devi, Ananda : «Ève de ses décombres», Gallimard, 2006. L’action se passe à l’île Maurice, «celle que n’ignorent pas seulement les dépliants touristiques».
Romans concernant Madagascar
9. Roberts, Nora : «Coup de cœur», Belfond, 2005 (traduit de l’américain). Roman plein de suspense, d’aventures au Madagascar et de passion. L’action se passe à Madagascar. Un véritable coup de cœur pour moi! Comme roman avant un voyage à Madagascar, je lui donne 10 sur 10.
10. Kauffmann, Alexandre : «Mauvais numéro», Arléa, 2000. Prix Alexandre Vialette 2001. C’est Madagascar qui est le cadre où évoluent ces brèves histoires de «perdants»…
J'attends de vos nouvelles. On pourrait s'échanger d'autres titres pour d'autres destinations aussi: Seychelles, Kenya, Égypte, Yemen, Oman...
Les photos ça n'arrête pas English translation pending
on en est là :
c'est où ?
Circuit de dix-sept jours dans l'Ouest américain à moto Harley English translation pending
Je prepare un voyage de 17 jours pour faire un circuit las vegas los angeles san francisco et quelques parcs nationaux
periode: mai juin
existe_t_il un vol paris las vegas direct?
Peut on louer un harley facilement à las vegas precaution à prendre toutes les informations me seront bien utiles merci
Qui sera dans l'ouest des Etats-Unis en juillet? English translation pending
Sur la suggestion du Tigre, je me lance et ouvre ce topic pour ceux qui découvriront les merveilles de l'Ouest cet été... sous le cagnard de juillet et pendant l'affluence des congés scolaires... mais qui sont bien contents quand même 😉 Yeehaa !
Mon speedo-circuit (non finalisé, d'où les "?"). J'ai laissé tomber Page et Zion, où nous sommes déjà allés, mais je voulais absolument refaire Bryce, Monument Valley et le Grand Canyon, et panacher le circuit des "nouveautés" que sont pour moi Moab et Capitol Reef. Cette découverte sera malheureusement bien trop brève, mais j'ai dû tenir compte de certaines contraintes familiales 😇
J1 - 29 juin : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport J2 - 30 juin : Départ tôt pour le Grand Canyon – Arrêt à Kingman etc. Nuit au Grand Canyon Lodge J3 - 1er juillet : Grand Canyon le matin et route pour Monument Valley – Nuit à MV - The View – J4 - 2 juillet : Valley of the gods ? - Goosenecks State Park ? - Needles Overlook ? – Dead Horse Point ? - Nuit à Moab - Red Cliffs 272 km J5 - 3 juillet : Vol Canyonlands ? Arches ? – Gobblins? - Traversée Capitol Reef – Nuit à Torrey, Best Western J6 - 4 juillet : Scenic BW 12 - Bryce – Nuit au Ruby’s Inn – 182 km J7 - 5 juillet : Départ pour Las Vegas – Visite l'aprem. Nuit à LV, Planet Hollywood J8 - 6 juillet : Visite LV – Déjeuner Stratosphère ? Attraction ? Fin d’aprem : départ pour LA. Nuit à LA - Hilton Santa Monica J9 - 7 juillet : LA Universal ? Getty ? Pasadena ? Nuit Santa Monica J10 - 8 juillet : LA – Santa Barbara ? Nuit Santa Monica J11 - 9 juillet : LA - Hollywood – Chinese theatre etc. ? Vol retour à 20h55 J12 - 10 juillet : Londres
Mon speedo-circuit (non finalisé, d'où les "?"). J'ai laissé tomber Page et Zion, où nous sommes déjà allés, mais je voulais absolument refaire Bryce, Monument Valley et le Grand Canyon, et panacher le circuit des "nouveautés" que sont pour moi Moab et Capitol Reef. Cette découverte sera malheureusement bien trop brève, mais j'ai dû tenir compte de certaines contraintes familiales 😇
J1 - 29 juin : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport J2 - 30 juin : Départ tôt pour le Grand Canyon – Arrêt à Kingman etc. Nuit au Grand Canyon Lodge J3 - 1er juillet : Grand Canyon le matin et route pour Monument Valley – Nuit à MV - The View – J4 - 2 juillet : Valley of the gods ? - Goosenecks State Park ? - Needles Overlook ? – Dead Horse Point ? - Nuit à Moab - Red Cliffs 272 km J5 - 3 juillet : Vol Canyonlands ? Arches ? – Gobblins? - Traversée Capitol Reef – Nuit à Torrey, Best Western J6 - 4 juillet : Scenic BW 12 - Bryce – Nuit au Ruby’s Inn – 182 km J7 - 5 juillet : Départ pour Las Vegas – Visite l'aprem. Nuit à LV, Planet Hollywood J8 - 6 juillet : Visite LV – Déjeuner Stratosphère ? Attraction ? Fin d’aprem : départ pour LA. Nuit à LA - Hilton Santa Monica J9 - 7 juillet : LA Universal ? Getty ? Pasadena ? Nuit Santa Monica J10 - 8 juillet : LA – Santa Barbara ? Nuit Santa Monica J11 - 9 juillet : LA - Hollywood – Chinese theatre etc. ? Vol retour à 20h55 J12 - 10 juillet : Londres
Spots Wifi gratuits à Bangkok? English translation pending
Bonjour, actuellement sur Bangkok, qui peut me dire ou trouver des spots
WIFI GRATUITS dans les secteurs touristiques de la ville, les payants sont legions !
j' arrive tout juste de Manille et Kuala Lumpur ou l' on en trouve en pagaille,
(Starbucks, MacDo, Aeroports....), mais sur Bangkok "nada", meme a Paris on
est mieux servi, c' est pas peu dire !
Merci d' avance.
Niveau d'eau de la Virgin river narrow à Zion au 30 mai? (Etats-Unis) English translation pending
Je serai dans la region de zion autour du 30 mai prochain, évidament je veux voir la virgin river narrow. Je me questionne sur le niveau d'eau a cette periode de l'année. Les crues printanieres sont elle fini s'il y a lieu? Le niveau et la temperature de l'eau rent elle difficilement possible ce passage obligé du sud ouest americain.
Voyage à New York et au Québec fin avril-début mai 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
C’est ma première intervention sur ce forum que je trouve hyper intéressant donc j’en profite pour me présenter : je m’appelle Christophe, j’ai 29 ans et je vis à Lille (Nord).
Récemment, j’ai pris la décision de faire un voyage fin avril / début mai (15 jours) au Canada et aux Etats-Unis. Plus précisément, je vais voir des amis qui sont à Montréal et je voudrai en profiter pour faire un aller/retour rapide à Québec City et une escapade de 3/4 jours à New York ! En fait, comme ils bossent la semaine, je ne pourrai voyager avec eux que le we, les autres jours, j’ai donc l’intention de bouger seul !
J’ai donc pas mal de questions en tête sur la faisabilité de mon voyage, sur les moyens de transport, sur les hôtels et sur les démarches administratives à engager… J’ai trouvé quelques réponses sur les différents sujets mais je cherche des compléments d’informations et des avis sur telle ou telle idée.
Voici les premières questions que je me pose :
- Il faut que je fasse un passeport. A priori, le délai d’obtention en mairie/préfecture est de 1 mois et il n’est pas nécessaire de l’avoir au moment de réserver ses billets d’avion ! C’est bien ça ?
- Ensuite, je n’ai pas trop compris s’il faut que je fasse 2 demandes de visa touristique (une pour le Québec et une pour les USA) ou si je peux prendre mon visa à la frontière américaine ?
- Est-ce que quelqu’un a un bon plan pour se loger à Québec City ? Combien de temps faut-il passer dans la ville pour visiter les principaux sites ?
- Pour Montréal, qui peut me conseiller des sites incontournables à visiter également ?
- Pour me rendre à NY, j’ai vu que le moyen le plus simple et le plus « rapide » et surtout le moins cher est le bus. La compagnie Greyhound propose des prix intéressants. Est-ce que vous me conseillez le voyage de jour ou de nuit entre Montréal et NY ?
- A NY, en cherchant un peu les hôtels, j’en ai trouvé un qui correspond à mon budget : le Portland Square Hotel qui se situe sur la 47th entre la 6th et la 7th. L’emplacement a l’air plutôt pas mal, à quelques mètres de la station de métro Rockefeller. Est-ce que quelqu'un y est déjà allé ? Comment sont les chambres ? le bruit ? la propreté ?
- Au niveau du programme à NY, en 4 jours, on m’a conseillé d’aller voir principalement, Ellis Island, la Statue de la Liberté, de faire un tour à Wall Street, d’aller voir une comédie musicale à Broadway, Central Park, la 5th, de monter en haut de l’Empire State Building et du Rockefeller Center, y-a-t-il d’autres lieux incontournables ? Oui, j’imagine… mais en 3 jours sur place ???
- Par rapport à l’argent, faut-il plutôt changer l’argent en France ? Retirer des billets canadiens sur place (en sachant qu’avec ma CB, cela me coute seulement 1, 5% du montant + conversion euros-dollars) ? Pour les dollars américains, est-ce qu’on peut changer des dollars canadiens à la frontière ou il faut aussi en retirer une fois sur place ?
Voilà, c'était peut-être un peu long… et mes questions peuvent paraître un peu simples mais je pense que j’en aurai d’autres au fur et à mesure que mon voyage se concrétisera !
Ah si, dernière chose, si des personnes vont aussi à Montréal ou à New York à la même période, ça m’intéresse…
Merci d’avance pour vos réponses et à bientôt. Bonne soirée. Christophe
C’est ma première intervention sur ce forum que je trouve hyper intéressant donc j’en profite pour me présenter : je m’appelle Christophe, j’ai 29 ans et je vis à Lille (Nord).
Récemment, j’ai pris la décision de faire un voyage fin avril / début mai (15 jours) au Canada et aux Etats-Unis. Plus précisément, je vais voir des amis qui sont à Montréal et je voudrai en profiter pour faire un aller/retour rapide à Québec City et une escapade de 3/4 jours à New York ! En fait, comme ils bossent la semaine, je ne pourrai voyager avec eux que le we, les autres jours, j’ai donc l’intention de bouger seul !
J’ai donc pas mal de questions en tête sur la faisabilité de mon voyage, sur les moyens de transport, sur les hôtels et sur les démarches administratives à engager… J’ai trouvé quelques réponses sur les différents sujets mais je cherche des compléments d’informations et des avis sur telle ou telle idée.
Voici les premières questions que je me pose :
- Il faut que je fasse un passeport. A priori, le délai d’obtention en mairie/préfecture est de 1 mois et il n’est pas nécessaire de l’avoir au moment de réserver ses billets d’avion ! C’est bien ça ?
- Ensuite, je n’ai pas trop compris s’il faut que je fasse 2 demandes de visa touristique (une pour le Québec et une pour les USA) ou si je peux prendre mon visa à la frontière américaine ?
- Est-ce que quelqu’un a un bon plan pour se loger à Québec City ? Combien de temps faut-il passer dans la ville pour visiter les principaux sites ?
- Pour Montréal, qui peut me conseiller des sites incontournables à visiter également ?
- Pour me rendre à NY, j’ai vu que le moyen le plus simple et le plus « rapide » et surtout le moins cher est le bus. La compagnie Greyhound propose des prix intéressants. Est-ce que vous me conseillez le voyage de jour ou de nuit entre Montréal et NY ?
- A NY, en cherchant un peu les hôtels, j’en ai trouvé un qui correspond à mon budget : le Portland Square Hotel qui se situe sur la 47th entre la 6th et la 7th. L’emplacement a l’air plutôt pas mal, à quelques mètres de la station de métro Rockefeller. Est-ce que quelqu'un y est déjà allé ? Comment sont les chambres ? le bruit ? la propreté ?
- Au niveau du programme à NY, en 4 jours, on m’a conseillé d’aller voir principalement, Ellis Island, la Statue de la Liberté, de faire un tour à Wall Street, d’aller voir une comédie musicale à Broadway, Central Park, la 5th, de monter en haut de l’Empire State Building et du Rockefeller Center, y-a-t-il d’autres lieux incontournables ? Oui, j’imagine… mais en 3 jours sur place ???
- Par rapport à l’argent, faut-il plutôt changer l’argent en France ? Retirer des billets canadiens sur place (en sachant qu’avec ma CB, cela me coute seulement 1, 5% du montant + conversion euros-dollars) ? Pour les dollars américains, est-ce qu’on peut changer des dollars canadiens à la frontière ou il faut aussi en retirer une fois sur place ?
Voilà, c'était peut-être un peu long… et mes questions peuvent paraître un peu simples mais je pense que j’en aurai d’autres au fur et à mesure que mon voyage se concrétisera !
Ah si, dernière chose, si des personnes vont aussi à Montréal ou à New York à la même période, ça m’intéresse…
Merci d’avance pour vos réponses et à bientôt. Bonne soirée. Christophe
New York en avril English translation pending
Bonjour
Je souhaite aller à New York en avril prochain avec mon fils de 19 ans.
Je pensais prendre un billet d'avion et hôtel et pas prendre de circuit organisé qui ne plaira pas forcément à mon fils.
J'aimerai avec l'avis de personnes ayant fait un séjour de 5 jours sur New York.
Est il possible de coupler avec qq jours à Washington ?
Je vais partir de Lyon, qui connait une astuce pour avoir un billet pas cher ? Merci de vos messages.
A bientôt.
Je souhaite aller à New York en avril prochain avec mon fils de 19 ans.
Je pensais prendre un billet d'avion et hôtel et pas prendre de circuit organisé qui ne plaira pas forcément à mon fils.
J'aimerai avec l'avis de personnes ayant fait un séjour de 5 jours sur New York.
Est il possible de coupler avec qq jours à Washington ?
Je vais partir de Lyon, qui connait une astuce pour avoir un billet pas cher ? Merci de vos messages.
A bientôt.
Retour de l'hôtel Playa Costa Verde English translation pending
Bonjour!nous étions au costa verde du 11 au 18 janvier, voici un bref résumé.c`était notre 2ième visite a holguin la première ayant été au playa pesquero donc nous savions a quoi nous attendre de la plage, il y a pas mal de roches pour entrer dans la mer mais on a qu`a aller vers le pesquero a gauche et il y a de belles place pour entrer, a faire attention si il y a des vagues on ne voit pas ou sont les coraux on a vu plusieurs personnes se faire mal un matin de vagues.Ça manque un peu d`ombre sur la plage vu qu`il y a beaucoup d`arbres qui ont cassées a cause des ouragans mais on venait a bout de se trouver une place.une journée il manquait de chaises pour certains qui était arrivés plus tard.
Coté bouffe c`est un des endroits ou l`on a mangé le mieux depius qu`on voyage!Le buffet est varié et délicieux, ceux qui ne trouve pas leur comptes sont difficilles.Il y avait pâte et pizza, viandes avec de très bonne sauce, poissons enfin tout était bon, les desserts très bien aussi.ne pas manquer le jeudi soir spécial cubain avec langoustes et saumon fumé humm!Nous sommes aller au resto a la carte végétarien qui est ordinaire et au asiatique, vraiment délicieux et très animés.l`italien était complet et nous avions une réservation déja faite avec sunwing au restaurant cubain mais on y est pas aller on aimait trop le buffet.Le snack bar de la piscine est ouvert 24hres et c`est très bon.
Nos chambres étaient assez spacieuses et fonctionnelles, grands balcons, le ménage était toujours bien fait.seul poit négatif l`insonorisation pas fameuses, et plusieurs fêtards qui reviennent chez eux en criant a tue tête.Nous avons eu un très bon service partout sur le site.
Nous n`avons pas fait d`excursions nous avons seulement pris le train pour guardalavaca, 5cuc par personnes, on voit de beaux paysages et nous amène a un marché et on peut aller sur la plage du club amigo.
Enfin je reccomande cette hotel je lui donne 8 sur 10.Si vous avez des questions ça me fera plaisir d`y répondre🙂.
Yves
Coté bouffe c`est un des endroits ou l`on a mangé le mieux depius qu`on voyage!Le buffet est varié et délicieux, ceux qui ne trouve pas leur comptes sont difficilles.Il y avait pâte et pizza, viandes avec de très bonne sauce, poissons enfin tout était bon, les desserts très bien aussi.ne pas manquer le jeudi soir spécial cubain avec langoustes et saumon fumé humm!Nous sommes aller au resto a la carte végétarien qui est ordinaire et au asiatique, vraiment délicieux et très animés.l`italien était complet et nous avions une réservation déja faite avec sunwing au restaurant cubain mais on y est pas aller on aimait trop le buffet.Le snack bar de la piscine est ouvert 24hres et c`est très bon.
Nos chambres étaient assez spacieuses et fonctionnelles, grands balcons, le ménage était toujours bien fait.seul poit négatif l`insonorisation pas fameuses, et plusieurs fêtards qui reviennent chez eux en criant a tue tête.Nous avons eu un très bon service partout sur le site.
Nous n`avons pas fait d`excursions nous avons seulement pris le train pour guardalavaca, 5cuc par personnes, on voit de beaux paysages et nous amène a un marché et on peut aller sur la plage du club amigo.
Enfin je reccomande cette hotel je lui donne 8 sur 10.Si vous avez des questions ça me fera plaisir d`y répondre🙂.
Yves
Chez Mère Teresa à Calcutta en février English translation pending
Je souhaite à nouveau partager tous ses moments forts de la vie à Calcutta.
Je retourne en février chez les Soeurs missionnaires de la Charité et j'espère bien y retrouver la petite Nisha et ses "sit down ! sit down !!!" si autoritaires mais qui me faisait tellement rire (et la petite Kameri aussi) quand j'arrivais dans la petite salle de classe de l'orphelinat de Daya Dan... et puis, les cris des corbeaux qui s'ajoute aux klaxons, l'odeur d'encens imprégnée d'ordures et de pollution, les délicieuses tartines de mon vendeur de chaï, les rickshaws et leurs blessures soignées au dispensaire, un minuscule temple au pied d'un grand banian, Tirupati et ses deux serveurs sourds-muets ... le grand tourbillon de la vie.
Je retourne en février chez les Soeurs missionnaires de la Charité et j'espère bien y retrouver la petite Nisha et ses "sit down ! sit down !!!" si autoritaires mais qui me faisait tellement rire (et la petite Kameri aussi) quand j'arrivais dans la petite salle de classe de l'orphelinat de Daya Dan... et puis, les cris des corbeaux qui s'ajoute aux klaxons, l'odeur d'encens imprégnée d'ordures et de pollution, les délicieuses tartines de mon vendeur de chaï, les rickshaws et leurs blessures soignées au dispensaire, un minuscule temple au pied d'un grand banian, Tirupati et ses deux serveurs sourds-muets ... le grand tourbillon de la vie.
Livres et films sur New York? English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence une liste de lectures (et de films à voir) ayant pour thème ou comme lieu de l'action New York.
Qui aurait des titres à me conseiller, connus ou moins connus ? je m'intéresse autant aux oeuvres "classiques" qu'aux créations plus contemporaines, aux romans, aux livres de socio, d'histoire, aux polar...
Merci d'avance pour vos réponses
Christine
Quelle est l'expérience la plus insolite que vous avez vécu en en Inde? English translation pending
Salut
Comme l'inde est le pays des extrêmes . Lire quelques petits récis, devrait me permetre de m'évader du temps qui me semble infini, avant mon prochain départ et peut-être m'inspirer pour une nouvelle aventure...
merci et Bye bye
Hôtel Bi & Bee Saigon English translation pending
Quelqu'un est-il allé à l'un de ces hotels à Saigon? Si oui comment est-ce? Ça a l'air bien sur internet mais les commentaires sur Trip advisor sont assez durs. C'est la propreté et la qualité des lits qui m'importent. La vue, le personnel, la bouffe je peux faire pas mal de compromis puisque je ne serai là que pour dormir.
Sinon je prends toutes les suggestions pour des hôtels autour de 25$ la nuit, au centre ville. J, ai vu qu'il y avait des trucs recommandés mais sans adresse internet. Comme c'est pour les 1ères nuits j'aimerai pouvoir réserver avant de partir.
Merci d'avance
Sylvie
Sinon je prends toutes les suggestions pour des hôtels autour de 25$ la nuit, au centre ville. J, ai vu qu'il y avait des trucs recommandés mais sans adresse internet. Comme c'est pour les 1ères nuits j'aimerai pouvoir réserver avant de partir.
Merci d'avance
Sylvie
Itinéraire pour un séjour court à NYC en mai English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Je me joins à la communauté VF et vous écris mon premier message pour vous demander vos conseils / avis ...
Voilà je pars à New York en mai prochain (du 20 au 25 précisément) avec mon ami ! C'est un voyage organisé par le CE de mon travail qui comprend hôtel + petit-déj mais les activités/ visites et autres repas sont libres... J'ai donc préparer un petit programme et je souhaiterai avoir l'avis des connaisseurs (si cela est faisable ou non) et vos conseils (j'ai déjà bien navigué sur le forum et pêché des infos par ci par là mais toutes informations supplémentaires seraient les bienvenues) ...
Mercredi 20 mai
Arrivée fin d'après-midi Fin d’après midi libre : Times Square Dîner libre : ?
Jeudi 21 mai Matinée : Visite de Manhattan en autocar (compris dans le séjour) Déjeuner libre : ? Après-midi : Rockefeller Center, Central Park, Harlem Dîner libre :?
Vendredi 22 mai Matinée : Empire State Building, Bryant Parc, Madison Square Garden Déjeuner libre : Restaurant Shake Shak Après-midi : Madison Avenue, Grand Central Terminal, Chrysler Building, United Stations Dîner libre :?
Samedi 23 mai Matinée : Bateau pour Statue de la liberté + Ellis Island, World Trade Center Site + Wall Street (Ground Zero), Pont de Brooklyn (prendre le métro jusqu'à Brooklyn et revenir à Manhattan à pied par le pont) Déjeuner libre : Chinatown ? Après-midi : Litlle Italy, Soho, Broadway, Greenwich Village, 5e avenue Dîner libre :?
Dimanche 24 mai Matinée libre : Shopping ?? Déjeuner libre : ?
Transfert à l'aéroport - Arrivée France lundi dans la matinée
Bon j'ai encore quelques recherches à faire pour les restos et coins sympas où manger !!
Voilà, merci d'avance aux personnes qui pourront me répondre ! A bientôt
Je me joins à la communauté VF et vous écris mon premier message pour vous demander vos conseils / avis ...
Voilà je pars à New York en mai prochain (du 20 au 25 précisément) avec mon ami ! C'est un voyage organisé par le CE de mon travail qui comprend hôtel + petit-déj mais les activités/ visites et autres repas sont libres... J'ai donc préparer un petit programme et je souhaiterai avoir l'avis des connaisseurs (si cela est faisable ou non) et vos conseils (j'ai déjà bien navigué sur le forum et pêché des infos par ci par là mais toutes informations supplémentaires seraient les bienvenues) ...
Mercredi 20 mai
Arrivée fin d'après-midi Fin d’après midi libre : Times Square Dîner libre : ?
Jeudi 21 mai Matinée : Visite de Manhattan en autocar (compris dans le séjour) Déjeuner libre : ? Après-midi : Rockefeller Center, Central Park, Harlem Dîner libre :?
Vendredi 22 mai Matinée : Empire State Building, Bryant Parc, Madison Square Garden Déjeuner libre : Restaurant Shake Shak Après-midi : Madison Avenue, Grand Central Terminal, Chrysler Building, United Stations Dîner libre :?
Samedi 23 mai Matinée : Bateau pour Statue de la liberté + Ellis Island, World Trade Center Site + Wall Street (Ground Zero), Pont de Brooklyn (prendre le métro jusqu'à Brooklyn et revenir à Manhattan à pied par le pont) Déjeuner libre : Chinatown ? Après-midi : Litlle Italy, Soho, Broadway, Greenwich Village, 5e avenue Dîner libre :?
Dimanche 24 mai Matinée libre : Shopping ?? Déjeuner libre : ?
Transfert à l'aéroport - Arrivée France lundi dans la matinée
Bon j'ai encore quelques recherches à faire pour les restos et coins sympas où manger !!
Voilà, merci d'avance aux personnes qui pourront me répondre ! A bientôt
Voyages organisés pour aller à Graceland? (Memphis) English translation pending
Bonjour,
Mon mari à toujours eu comme rêve d'aller voir la maison d'Elvis à Graceland !! Est-ce que vous savez si il existe des voyages organisés pour aller à cet endroit ?
Merci !
Mon mari à toujours eu comme rêve d'aller voir la maison d'Elvis à Graceland !! Est-ce que vous savez si il existe des voyages organisés pour aller à cet endroit ?
Merci !
Quinze jours à Bornéo (Malaisie) English translation pending
18.7.08
Arrivée à l'aéroport Genève à 9h45 pour décoller à 11h45. Après 6h de vol avec Quatar airways, escale à Doha (Quatar) de 1h20. C'est rigolo de voir des femmes voilée ou en bourka en train d'acheter des produits Goutchi, Dior, Givenchy avec leur maris enturbannés... on est presque les seuls touristes occidentaux. A 20h (heure locale, GTM+2), départ pour 8h de vol jusqu'à Kuala Lumpur. Air Quatar c'est très bien... écrans individuels (avec plusieurs dizaines de films à choix, jeux, guide GPS etc...), nourriture excellente. Le deuxième vol a eu bcp de turbulence vers la fin... et Evelyne a été malade.
19.7.08
Arrivée à l'aéroport de KL à 9h20 (GTM+7), tout est ok ! On a nos bagages Houppie !! Et on passe brièvement au Burger King pour s'acheter un hamburger et un coca. . On change 700.- suisse / 1francs suisse = 3 RM. On saute dans la navette (3RM/2) qui doit nous emmener à l'aéroport low cost de KL (LCCT) qui est à 30min. On décolle avec une heure de retard, à 14h, avec Air asia, pour Bornéo, Kuching (qui veut dire chat en Malais). On dort tout le voyage (2h) et à l'arrivée, il pleut des cordes... on rencontre 2 américains avec qui on partage le prix du taxi (20RM/4). Ils connaissent la ville pour y être déjà venu plusieurs fois. Ils nous conseille un endroit pour dormir, ils ont réservé depuis longtemps et découvrent que malheureusement comme ils n'ont pas payé la caution, ils n'ont pas de chambre. On part ensemble chercher un autre endroit et ils ont entendu parler d'un « B&B Nomad » à 100m qui est bien. On y va (on enlève nos pompes à l'entrée), et miracle, il ont de la place. Chambres simples (75 RM/nuit) avec clim, douches sur les toilettes, propre et ambiance monstre conviviale ! Puis nous partons découvrir la ville à pied sous un parapluie. Les rues sont désertes et en plus, c'est dimanche est le centre touristique est fermé...on voulait réservé une nuit supplémentaire pour Bako...tant pis. On mange une morse dans un bouibouis indien. Une espèce de crêpe/rösti très bonne – avec un coca (8RM). On rentre se coucher, 19h. A première vue, les gens parlent bien anglais et sont très sympathiques.
20.7.08
Réveil à 7h15. Avec le décalage horaire, on dort mieux le matin que le soir. Petit déj. copieux (panecake – minis-bananes – pain grillé – fruits ...etc) puis départ pour la station de bus (que nous n'avons pas trouvé hier soir...). On arrive juste trop tard, le bus est déjà parti (2RM/pers) et du coup, plutot que d'attendre une heure, on prend un bas mini (minibus) (40RM/2)... après avoir négocier le prix, 2 touristes entrent et payent le même prix que nous?!.. 35 min. plus tard nous voici au débarcadère du parc national de Bako. L'organisation est très pro. d'accueil nickel. Ils ont notre réservation pour la nuit prochaine et malheureusement on ne pourra pas faire une nuit de plus, comme on espérait. On monte sur une barque (des pêcheurs arrondissent leur fin de mois en faisant le transport des touristes) 47RM/barque – 4 pers. et on arrive 40min plus tard au parc Bako. Tout est très bien rodé, il y a l'accueil et ils nous donnent un plan photocopié des différents parcours (il y a 30km au total) à faire dans la jungle. On leur laisse nos sacs en consigne (la chambre n'est pas encore prête) et départ !
On choisi un parcours en boucle de 5, 8 km, 3h30 de marche, indiqué parfaitement bien de couleur rouge. Très vite on voit les premiers macaques qui jouent sans nous prêter attention. On suit les flèches et nous sommes très vite plongés dans une nature luxuriante et dense, très dense ! Seul trace humaine, les bornes toutes les 100m qui égraine notre balade, en indiquant le trajet restant à faire...mais nous sommes étonnés de voir que nous progressons lentement...il fait chaud et humide. Assez vite, après 600m, Evelyne croit avoir reçu une goutte de pluie... Cédric très positif (comme tjr) lui répond que ça vient de tomber d'une feuille d'arbre...mais malheureusement il a fallut admettre qu'elle a raison (encore) puisque qu'il s'est mis à pleuvoir... d'abord doucement...Evelyne propose de faire demi-tour... nous sommes au km 4, 6. Cédric, tjr positif, lui dit que ça va s'arrêter.... malheureusement, Evelyne a encore raison et très rapidement des trombes d'eau se sont abattues sur nous et le chemin s'est transformé en rivière...et nos chaussures trempées sont mises à l'abri dans nos sacs à dos et changée contre des tongs. Et c'est trempé jusqu'aux culottes que nous avons terminé cette balade. Non sans glisser 2-3 fois et risquer de goûter la boue d'encore plus prêt. Heureusement nous n'avons ni vu les migales, serpent promis. A l'arrivée, sous un soleil resplendissant, nous avons fait sêcher nos vêtements, passeport, argent, sac, chaussures. Un macaque a bien aié nous faucher une canette de coca pour la finir en haut d'un arbre. Vers 16h, sec et remis de nos émotions, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour nous rendre à un plage à 1, 2km de là. (en tongs directement.) On apperçoit nos premiers nasiques de loin. Nuit moyenne sous la moustiquaire et l'électricité est arrivée à minuit en nous réveillant avec la lumière. Du coup, on a pû mettre la prise anti-moustique.
21.7.08
Levé à 8h30, la nuit n'a pas été très reposante pour Evelyne... on se motive à passer sous la douche (eau brune...de pluie et froide). Les macaques omniprésents et nous font une haie d'honneur jusqu'à la salle de bain... ils essaient même d'ouvrir la fenêtre de la chambre. Il a plu toute la nuit et le sol est détrempé ce qui amuse les deux ou trois facochères qui font trempette dans la boue autour des maisonettes. Petit déj. spartiate qui se compose de cookies (que l'on se fait faucher par...devinez qui...les macaques!!!)...finalement on prend la décision de ne pas rester plus longtemps à Bako, l'expérience d'hier nous a bien refroidi et le temps est encore bien nuageux.On prend un bateau (tjr 47RM) et nous arrivons juste à l'heure pour prendre le bus (4RM/2). On retourne au B&B Nomad mais cette fois, nous avons moins de chance puisqu'il ne reste pas de chambre climatisée et avec SDB. On prend une plus simple sans SDB et sans clim. (65RM)...on donne des habits à laver à la réception (6RM). On part manger, vers 12h, dans un restaurant chinois super sympa où on mange assis sur des coussins en buvant un excellent thé froid jasmin/citron vert. Ensuite on déambule un peu en ville (carte postale (1RM)et timbres(0, 5RM)) avant d'aller se faire masser pdt une heure ! (90RM/2) C'est très agréable et la masseuse de Cédric aime bien lui masser les jambes...On part ensuite faire une croisière « sunset » sur la Sarawak River dans une ambiance très asiatique : Petits luminions Musique à fond commentaires avec echo Jus de fruit et cake à la pastèque (de la même couleur que la pastèque) On a débuté sous une pluie battante qui s'est un peu calmée par la suite. Les danses traditionnelles locales ont couronné notre croisière... Repas du soir dans un resto pagode du bord du fleuve...déco sympa, prix elevés et pas très bon...dodo.
22.7.08
La nuit a été mouvementée puisqu'un couple (de Hollandais, pour changer...) a pris procession de la chambre d'à côté vers 23h30 et que visiblement ils n'ont pas compris qu'ils n'étaient pas les seuls dans le B&B...même en criant, sifflant, rien n'y fait, ils parlent, hurlent à tel point que nous rallumons pour lire pdt 30 minutes, en attendant qu'ils se calment. Vivement 7h pour la vengeance... 7h, le réveil sonne et nous nous levons avec peine ! Mais la consolation est de pouvoir faire du bruit. On déjeune et on fait nos sacs, on paye la chambre, on laisse nos bagages en lieu sûr. On part pour aller chercher le bas mini pour le centre de réhabilitation les orang-outans devant le centre touristique à 8h30 ! Quand nous arrivons, il est sur le point de partir... il reste juste 2 places ! OUF ! (25RM/pers). Le trajet prend entre 30 et 40 minutes et nous voici au centre pour assister au « nourrissage » des grands primates ! C’est très impressionnant de voir le mâle dominant de plus de 150 kg se déplacer de branche en branche et de voir les arbres ployer sous sont poids. On a même la chance de voir la jeune maman avec son nourrisson de 2 semaines… au total, c’est une quinzaine d’orang-outan que nous avons eu le privilège d’apercevoir quand on sait que le parc fait plusieurs hectares et que les singes sont en liberté, mais nourris deux fois par jour. Retour à Kuching vers 11h pour flâner un peu, on prend une barque pour aller voir la rive opposée du fleuve (0, 3RM/pers)…on fait les boutiques sans rien acheter. On croise finalement les deux américains (le taxi du 1er jour) et on leur demande où on peut manger correctement à Kuching… c’est vrai que ça n’est peut-être pas la question à poser à des Ricains… et le seul resto qu’ils nous recommandent et dans lequel nous ne soyons pas encore allé est le « blablabla » est ça tombe bien, il est justement fermé le mardi !!! Cédric trouve un truc sympa dans le lonely et nous partons à sa recherche… après 25min sans succès et dans un coin lugubre avec la nuit qui tombe, on rebrousse chemin…et c’est à ce moment que nous le trouvons et heureusement car c’est le meilleure endroit que nous ayons testé !!! Le « Hornbills café » c’est un resto à ciel ouvert où tu choisis (à gogo) des viandes crues marinées ou pas, poissons, crustacé, poulet, bœuf, porc etc… des légumes : choux, brocolis, chouxfleur, champignons et raviolis. Sur la table est posé un système à gaz avec au centre de l’eau qui boue et autour des compartiments pour griller. Il faut assaisonner l’eau avec sel, poivre, épices, herbes et mettre du beurre dans les compartiments, et à choix, on grille ou on cuit dans le bouillon les viandes et légumes !! Un régal et merci encore au monsieur de la table d’à côté qui nous a tout expliqué !! Le tout pour 18RM/pers…6frs suisse…On retourne vers 20h au B&B pour prendre nos sacs et notre lessive, écrire un petit mot sur le mur de l’escalier, et hop dans un taxi pour l’aéroport ! On décolle à l’heure (22h) et on arrive à Kota Kinabalu à 23h45 ! On saute dans un taxi (45RM) et on a le doute de savoir si il a bien saisi l’endroit où il doit nous amener…. Il semblerait que oui, puisque 15min plus tard et après un léger problème avec le taxi (il a loupé un virage en ne braquant pas suffisamment…) nous voici dans l’endroit le plus glauque de la ville (à se demander si le Lonely, qui le conseille, y a mis les pieds… ils disent : le charme de l’endroit compense largement l’éloignement du centre ville), dans un Back Packer qui ressemble à un abri anti-atomique, en pleine zone industrielle !!! (58RM/nuit)
23.7.08
Reveil à 9h30, aujourd’hui, c’est repos !!! Nous n’avons rien à faire jusqu’à 14h, heure de notre prochain vol pour Tawau (il n’y a pas la possibilité d’enchaîner les deux vols…). On se douche, c’est propre (au moins ça…) et nous sautons dans un taxi pour le centre ville sous une pluie diluvienne… On se réfugie tout de suite dans un centre commercial et après avoir tourné 1h en rond, on se rend compte que KK n’est pas vraiment ce qu’on imaginait… c’est au bord de la mer, mais c’est pas trop aménagé pour passer du bon temps… on a vite fait de reprendre un taxi dans l’autre sens et on trouve un bouiboui pour manger à midi (très bon et pas cher, 7RM/2). Puis on tue le temps… Evelyne en lisant, et Cédric en surfant sur internet pendant 1h pour 2RM…puis c’est enfin l’heure d’aller à l’aéroport ! Décollage à 16h comme prévu et durée du vol de 50min….on monte et hop on redescend illico ! On se renseigne comment aller à Semporna depuis là, et on monte dans un bus qui nous amène en ville de Tawau (à 25km – 1h – 10Rm/pers)…on enchaîne avec un bas mini…bondé… (30RM/2)qui refait le trajet jusqu’à l’aéroport (en moins de temps) et qui nous conduit jusqu’au club de plongée de semporna (moyennant un pourboire supplémentaire…10RM)… arrivée à 19h30. On trouve le B&B reservé et le centre de plongée Tout est OK, on part demain matin pour notre première immersion ! On soupe dans un resto super bon, crevettes aigres-douces, poulet aigre-doux, et soupe nuddles + boissons + 2 soupes + aubergines grillée (un régal) + 2 assiettes de fruits… le tout pour 25RM !!! 22h30 dodo.
24.7.08
On se lève (avec le réveil) pour être à 7h30 au centre de plongée, en espérant partir avec le bateau à 8h...mais après avoir choisi notre matériel, mis nos valeurs dans un safe et poirauté, on prend le large seulement vers 9h15...l'organisation de scuba Junky est un peu légère...on avait lu de bonnes critiques à leur sujet, mais c'est pas trop ça... 1h30 après un voyage mouvementé et humide, nous arrivons à Mabul, l'eau est turquoise... et des dizaines de tortues pointent le bout de leur nez aux alentours de la longhouse sur pilotis dans laquelle nous allons loger pendant 3 jours. C'est plutôt spartiate et juste propre. Deux salles de bain sommaires pour tout le monde (eau à temp. ambiante). Ensuite, on attend... on ne sait pas pourquoi, ni sur qui, mais tjr est-il que nous repartons en direction de la 1ere plongée seulement à midi avec le doute que nous puissions faire les 3 plongées journalières. La 1ère plongée a lieu au large de Mabul avec une visibilité médiocre... on n'a pas vu grand chose...on est déçus. Enfin, on met le cap sur Sipadan (avec un autre bateau, plus rapide...c'est sur lui que nous attendions avant...) et là, 2ème plongée nickel ! Le rêve ! On comprend pourquoi il s'agit du 2ème site au monde !!! On a vu des dizaines de tortues, des requins à pointes blanches. La plongée passe trop vite ! On fait une pause, sur Sipadan, à 15h30 pour le repas de midi (très bon). L'île est super surveillée, il y a des militaires armés partout et ça ne rigole pas... La 3ème plongée tjr au large de Sipadan et on est encore une fois sous la charme... on voit un groupe de 11 tortues mâles à la recherche de femelles. On sort de l'eau tout contents et on se réjouit de revenir demain ! Cap sur Mabul, douche, repas, rami et au lit ! Enfin...lorsque Cédric se couche, le lit cède sous son poids. On doit changer de chambre... avec deux lits séparés.
25.7.08
2 ème jour de plongée à Sipadan, il pleut presque toute la matinée. Mais ça ne gâche pas notre plaisir ! On a plus chaud sous l'eau (28-30°C) que sur le bateau. Le soleil fait son apparition vers 12h et c'est sous un ciel partiellement dégagé que nous plongeon l'après-midi. Cédric prend des photos sous l'eau avec l'appareil loué (100RM) par le scuba junky. On ne compte plus les baracudas (un banc de plusieurs milliers d'individus à la 2ème plongée), poissons clowns, requins, tortues, muraines etc... Ambiance sympa entre les plongeurs, mais les moniteurs semblent s'emm.... et font leur job, sans plus. Retour à Mabul... douche, souper et dodo.
26.7.08
7h. Il fait beau, le soleil resplendit, mais de gros nuages à l'horizon laissent présager du pire ! Et finalement, un orage qui va durer 2 bonnes heures nous tombe dessus. On essaie de trouver d'autre touristes qui pourraient nous prêter de l'agent puisque nous avons laissé une bonne partie de nos valeurs dans le safe à Semporna... il faut trouver des gens à qui on puisse rendre le soir au retour au centre de scuba junkie, on trouve et on paye (60 RM/nuit/pers.). On attend avec les dives masters (des autres que les 2 premiers jours. ils sont super sympas) que la pluie se calme puis finalement le temps d'une brève accalmie, on part en bateau (il recommence alors à pleuvoir de plus belle) et on plonge au large de Mabul (à 300m de l'île, on ne la voit plus). On plonge, on voit de belles choses, dont un « corail garden » mais ce n'est pas aussi beau qu'à Sipadan... et lorsque nous sortons de l'eau, après une heure d'immertion, il fait beau !! Ouf... et le soleil ne nous a plus quitté toute la journée. Retour en vitesse à Semporna et nous payons nos immertions (1850RM/2), on reçoit notre CD-ROM avec les photos de la plongée, et on prend nos quartier au Semporna Inn (super classe, propre et avec SDB = 76RM/nuit). On rend l'argent emprunté (60RM) On se rend soudain compte qu'il est possible d'aller chez Oncle Tan, en partant à 7h30, en arrivant à 12h, juste à temps pour commencer le trip dans la jungle...seulement nous, on a un jour de battement que l'on pensait utile pour faire le trajet... On essaye, avec l'aide de tonton Junkie de téléphoner pour voir si on arrive à avancer d'un jour nos 3 jours dans la jungle...mais non, impossible, pas de place. Le soir on fait nos sacs, tout en sachant que c'est très souvent inondé chez Oncle Tan (c'est un couple de québécois qui nous l'a dit)...on redoute...Evelyne songe même à ne pas aller là-bas...et finalement on emballe tout ce à quoi on tient, dans des sacs plastiques, et on fait deux sacs : un avec les habits emballés, et un autre avec ce qu'il doit rester au sec.... on redoute. Souper super bon comme le 1er soir ici à Semporna.
27.7.08
On se lève à 6h45 pour aller prendre le bus à 7h30 qui finalement s'avère être le bus de 8h. Un bus flambant neuf et voyage de 4h (40RM/pers). Cédric a la bonne idée de donner un CD de musique au chauffeur qui s'empresse de le mettre et de le diffuser dans le car à plein tube ! A tel point, que ça saturait!! En plus, on l'a écouté 3 fois en boucle....jusqu'à ce qu'Evelyne se lève et aille mettre le volume sur 0... Aldebert, Marc Aymon, K, Cabrel, JJG n'ont plus de secret pour eux. Le bus s'arrête au bord de la route, à un rond point et nous dit de sortir... mais où est Uncle Tan ? Pas besoin de demander...3 ou 4 personnes nous abordent en nous montrant le chemin. 500m à pied et nous voici au campement de base. Très grand, propre, très pros. On obtient vite les infos que nous voulons, de vrais pros ! On prend pocession de notre chambre (avec clim et SDB à l'étage 100RM/nuit). On fait du farniente entre lectures, ramis, ping-pong, billard, et essayer, sans succès d'aller sur le net. Le soir on mange les grillades (excellent !), on nourrit les chats et on rentre avant que l'orage ne commence... et c'est dans un concert d'éclairs que nous nous endormons.
28.7.08
Finalement il semblerait que ce soit pas si terrible que ça ce séjour dans la jungle...on a vu des gens revenir vivants et pas trop sales... et on espère que l'orage de cette nuit n'a pas détrempé le sol du camp dans la forêt. On se lève vers 7h30 pour manger (tjr très bon...ça promet pour les 3 jours prochains...)et on boucle les sacs avant de partir, à 9h, voir une nouvelle fois les orangs-outans à 2km d'ici, à Sepilok... trajet derrière un pick-up. Finalement on assiste au nourrissage des primates... c'est décevant... déjà, c'est très cher (30RM/pers + 10RM par appareil photo...) et il n'y a pas bcp d'orang-outan... on a préféré le centre de Kuching. On rentre à pieds (20min) puisque l'animation n'aura duré que 10min + film 30min (sympa, intéressant), à 11h30 on est prêts à rentrer... il faut dire que l'on a pas trop envie d'attendre le pick-up jusqu'à 12h30... On a le temps de manger, de jouer au rami et de regarder les photos de la plongée sur l'ordinateur réservé à internet (gratuit, mais internet n' jamais fonctionné...) On voit un groupe de français (9) arriver et Cédric a peur qu'ils viennent avec nous pendant les jours... malheureusement ses crainte sont fondées... Et c'est parti pour 1h30 de bas mini (on passe acheter ce qui manque aux gens... pencho contre la pluie...) puis 30-40 min d'attente avant de prendre place sur une barque pour remonter la Sungai Kinabatangan pendant 30 min. Le temps apercevoir 3 ou 4 crocos, des dizaines de macaques, et un varan, le guide est sympa, il nous fait faire des détours et on zigzague sur la rivière pour voir les animaux. On arrive au débarcadère, on choisi nos bottes et il nous reste 400m de gadoue à franchir (comment c'est quand il pleut ?) avant de découvrir nos chambres...enfin plutôt nos cages ! Il s'agit d'abris grillagés sur pilotis avec des matelas à même le sol (ça sent la vieille pâte humide au bord du lavabo....). Le temps de faire 3 ramis et il est 19h30, le temps de passer au briefing ! Ils nous orientent sur les « problèmes » de ces prochaines heures. Au programme : 21h trip boat de nuit, 6h30 safari boat du matin, 8h petit déj., 10h30 balade de 2h dans la jungle (500m), 13h diner, 17h trip boat au coucher du soleil, 21h balade de nuit 1h=200m, 10h retour à la case départ. On mange à 20h et c'est excellent ! Il y a environ 8-10 plats tous plus bons les uns que les autres... un peu fort des fois... 21h, on reprend place dans le bateau et on part pour débusquer les zanimaux ! On a un très bon guide et on a la chance de voir 4 ou 5 king fisher (martin pêcheur), 2-3 hiboux, 1-2 crocos, un chat sauvage, un furet, une grosse grenouille, et des singes. Super sympa! Retour à 23h pour se brosser les dents (eau brunâtre) et faire dodo dans notre nid douillet.
29.7.08
4h45, on se fait réveillé par une tribut de macaque qui essaient d'entrer dans notre cage... fermée. Ils tirent sur la ficelle que Cédric a suspendu hier pour y accrocher des affaires. Ils font bcp de bruit et on fini par se rendormir jusqu'à 6h, une demie heure plus tard, nous sommes alignés sur la barque pour le morning boat trip. On voit des macaques (par centaines...), des nasiques (par dizaines), un aigle, 2-3 martin pêcheur et même un orang-outan !! Il est assez loin alors on accoste et on essaie de le retrouver dans la jungle. Mission impossible ! Retour pour le petit déj. et il est déjà 10h30, l'heure d'aller se promener dans la jungle pour y découvrir les insectes, migales, sangsue (que cédric a trouvé dans sa botte droite...), grenouille toute plate qui imite l'écorse d'un arbre, mille pattes, cent pattes, etc... Balade fort enrichissante avec un guide très sympa ! Retour au camp pour le repas de midi. L'après-midi est calme, et il n'y a rien au programme jusqu'à 17h. Les macaques savent qu'à ce moment là, ils peuvent attaquer, car tous les guides vont se coucher ou pêcher. Alors, ils s'organisent en arrivant petit à petit sur les toits autour du lieu où l'on mange. Losqu'ils passent à l'acte, impossible pour nous, simple touriste blanc, de faire reculer la tribu de macaque... ils repartent avec une conserve, un sac plastique avec des médics (le mâle dominant les mange puis vomi...), et 3 panecakes. Finalement un membre du staff alerté par nos cris est arrivé et par sa simple présence a fait fuir tout les singes ! Il pleut brièvement et à 17h, en route pour le boat trip (on cherche nos bottes que les nouveaux arrivés nous ont piqué...). On observe des singes... par dizaines (macaques, à crêtes et nasiques) et 2 crocos. Le soir on mange, c'est excellent, comme le soir précédent et à 21h, c'est parti pour la balade de nuit. Evelyne a hésité a venir et elle n'a pas été déçue : une tarentule, 3 scorpions, des grenouilles, sangsue, mille pattes, lézard et un petit oiseaux dans son nid (que chaque soir, des touristes, viennent faire ch....). Evelyne a trouvé un papillon dans sa botte et Cédric une grenouille. 22h30 dodo dans le nid qui pue !
30.7.08
Réveil à 8h ! Aujourd’hui c'est un jour de transition... et on ne sait pas trop comment on va faire... car notre vol pour Kuala Lumpur est prévu demain à 18h au départ de Tawau et on a pas trop envie de dormir une nuit et passer une journée à Tawau (c'est une ville portuaire sans charme...). On a l'idée d'avancer notre retour sur la capitale....même si les français nous on dit avoir payé 1600 euros pour avoir modifié un vol à la dernière minute. On va voir. A 10h30, nous sommes dans la barque qui nous ramène à la civilisation. On a hâte de pouvoir prendre une douche... et ça va peut-être chose possible dans 12h à KL... qui sait ? 35min plus tard, sur la terre ferme on nous dit d'aller au bord de la route et d'arrêter un bas mini qui fait la navette entre Sendakan et Laha Datu pour ensuite prendre un autre bas mini pour Tawau. On est un peu angoissés àl'idée que tous les bus soient plein en passant à notre hauteur...et que du coup on aie a attendre quelques heures.... 3min plus tard, nous sommes assis dans un bas mini !!! Mais après 30min, sans comprendre pourquoi, il s'arrête (pour de bon pas comme ça a été le cas 25 fois, pour prendre des gens et les déposer tous les 100...on faisait du 30km/h de moyenne) et nous fait descendre...on change de bus et on paye (30RM/2) et on arrive à Tawau sans arrêt ! Houppie !! A 13h, nous sommes à Laha Datu, sur un terrain vague, d'où partent tous les transports et on voit le bus pour Tawau...mais avant, nous partons avec nos gros sacs à la recherche d'un cybercafé pour voir si on arrive à modifier ou à acheter un vol Tawau -> KL pour le soir même. En 20minutes, montre en main, nous avons 2 nouveaux billets (1100RM/2) et nous voici dans un bas mini (60RM/2) en direction de l'aéroport. Il fait chaud et on avance pas vite (on voit les bornes km défiler lentement), 2h pour faire 148km...à 15h40 nous sommes à destination ! Ouf ! On s'imagine déjà dans notre hotel de luxe, sous la douche... On mange, on décolle à 19h15 et à 21h45 nous sommes dans un taxi (45RM) en direction du concorde inn. C'est le grand luxe (pas le même prix que les autres hotels jusqu'ici...230RM/nuit), un groom nous prend nos sacs etc... On se douche...haaaaaaa... et dodo 23h.
31.7.08
8h00 debout. Evelyne se lave les cheveux, p'tit déj de luxe avec buffet (Cédric met trop d'épice dans ses spags et le regrette 20 min...) puis départ pour l'aéroport international avec le shuttle bus de l'hôtel (3min – gratuit) et on prend le klia ekspres, un train à grande vitesse (160k/h, rien à voir avec celui de Shanghai à 400km/h) qui fait les 75km en 28min (70RM/pers aller retour). On saute dans le metro (2RM/2)pour visiter le chinatown. Les marchands mettent en place leur stands (montres, chaussures, t-shirts, lunette de soleil, dvd...etc tous des copies) et nous allons voir les temples chinois et indiens dans les environs. Un coca dans un des nombreux KFC, puis metro pour faire une balade dans le quartier malais (petites maisons avec des jardins au milieu des buildings...)re-metro et nous voici au pied des tours jumelles Petronas. (les 1500 billets gratuits on déjà trouvé preneur et il nous est impossible de monter sur le sky bridge). On prend quelques photos...il fait trop chaud, on va se rafraîchir (même un peu trop) dans un centre commercial gigantesque, au pied des tours. Il y a des milliers de personnes et toutes les marques de luxe sont présentes ici !! On décide d'aller sur une autre tour (menara KL), toute proche qui domine la ville depuis une colline et de là on aura une meilleure vue sur les tours petronas. Metro puis traversée d'une vraie jungle en pleine ville !! Il y a des sentiers et des singes jouent dans les arbres ! Au pied de la tour, nous mangeons un hamburger (35M/2) et nous prenons l'ascenseur (60RM/2) pour monter 250m plus haut ! Joli point de vue de là-haut et les commentaires audio en français sont très intéressants. On descend et on retraverse le parc de forêt vierge en évitant une famille d'une bonne dizaine de macaques et nous voici en plein little india ! Le dépaysement est total ! Des indiens partout, des magasins de saris, des kiosques qui vendent des revues indiennes et des resto pour manger des merveilleux curry ! On reprend le metro, le klia ekspres. en attendant le shuttle bus à l'aéroport, on assiste à une scène assez spéciale : une horde de fans hystériques court après un groupe musical de Hong-Kong (playboy genre Tokyo hôtel), elles crient, photographient, et courent pour les suivre. C'est surréaliste...on est mort de rire ! Et j'oublie les agents de la sécurité débordés qui essaient de contenir la foule. On rentre au concorde inn profiter un peu de la piscine, le soir repas à l'hôtel (bon, mais trop occidental...et le double du prix, 76RM/2). Dodo 22h
1.8.08
7h00 réveil et petit déj copieux (buffet impressionnant, pain, tresse, oeufs, légumes, saucisses, riz sauté, nouilles, fruits etc...). On repart en ville (shuttle + Klia ekspres + métro) et on cherche le bus numéro 11 qui doit nous mener aux batu's caves !!! On sillonne le little india en demandant notre chemin, il y a bcp de monde, il est 9h et c'est l'heure de pointe ! On le trouve et départ pour 45min (4RM/2) à travers KL et arriver au pied d'une colline où viennent se recueillir plus d'un million de fidèles au mois de janvier-février. Aujourd’hui, il y a plus de touristes que d'indous. On avance sur un sentier large de 100m de long puis on arrive au pied des 280 marches à gravir pour admirer la grotte. En bas des marches, les marchands du temple confectionnent des colliers de fleurs multicolores et vendent des offrandes(fruits). Il y a aussi une immense statue dorée de 45m qui impose le respect (elle est là depuis 2 ans à peine). C’est drôle de voir des femmes musulmanes en bourka qui visitent cet endroit… La grotte est habitée par des centaines de macaques qui volent tout ce qu’ils peuvent…offrandes y compris. Ils règnent en maître sur ce lieu. C’est gigantesque, le plafond de la grotte laisse passer un peu de lumière du jour, 60 – 80 mètre au dessus de nos têtes. On reste un moment, le temps de s’imprégner un peu … puis retour en ville pour manger au Chinatown ( au passage, on admire le lieu où a été déclaré l’indépendance du pays le 31.8.1957) des dumpling (raviolis) et un délicieux plat de nouilles avec des tranches de porc laquées. (avec les boissons 15RM/2). Retour à l’hôtel (métro+ Klia ekspres + shuttle) à 16h et on profite une dernière fois de la piscine.
2.8.08
2h on part pour l’aéroport, et décollage à 5h00 avec 45min de retard ! Arrivée à GE à 13h40.
Désolé pour les fautes d'orthographe... j'ai tapé assez vite... et je ne me suis pas trop re-lu.
20.7.08
Réveil à 7h15. Avec le décalage horaire, on dort mieux le matin que le soir. Petit déj. copieux (panecake – minis-bananes – pain grillé – fruits ...etc) puis départ pour la station de bus (que nous n'avons pas trouvé hier soir...). On arrive juste trop tard, le bus est déjà parti (2RM/pers) et du coup, plutot que d'attendre une heure, on prend un bas mini (minibus) (40RM/2)... après avoir négocier le prix, 2 touristes entrent et payent le même prix que nous?!.. 35 min. plus tard nous voici au débarcadère du parc national de Bako. L'organisation est très pro. d'accueil nickel. Ils ont notre réservation pour la nuit prochaine et malheureusement on ne pourra pas faire une nuit de plus, comme on espérait. On monte sur une barque (des pêcheurs arrondissent leur fin de mois en faisant le transport des touristes) 47RM/barque – 4 pers. et on arrive 40min plus tard au parc Bako. Tout est très bien rodé, il y a l'accueil et ils nous donnent un plan photocopié des différents parcours (il y a 30km au total) à faire dans la jungle. On leur laisse nos sacs en consigne (la chambre n'est pas encore prête) et départ !
On choisi un parcours en boucle de 5, 8 km, 3h30 de marche, indiqué parfaitement bien de couleur rouge. Très vite on voit les premiers macaques qui jouent sans nous prêter attention. On suit les flèches et nous sommes très vite plongés dans une nature luxuriante et dense, très dense ! Seul trace humaine, les bornes toutes les 100m qui égraine notre balade, en indiquant le trajet restant à faire...mais nous sommes étonnés de voir que nous progressons lentement...il fait chaud et humide. Assez vite, après 600m, Evelyne croit avoir reçu une goutte de pluie... Cédric très positif (comme tjr) lui répond que ça vient de tomber d'une feuille d'arbre...mais malheureusement il a fallut admettre qu'elle a raison (encore) puisque qu'il s'est mis à pleuvoir... d'abord doucement...Evelyne propose de faire demi-tour... nous sommes au km 4, 6. Cédric, tjr positif, lui dit que ça va s'arrêter.... malheureusement, Evelyne a encore raison et très rapidement des trombes d'eau se sont abattues sur nous et le chemin s'est transformé en rivière...et nos chaussures trempées sont mises à l'abri dans nos sacs à dos et changée contre des tongs. Et c'est trempé jusqu'aux culottes que nous avons terminé cette balade. Non sans glisser 2-3 fois et risquer de goûter la boue d'encore plus prêt. Heureusement nous n'avons ni vu les migales, serpent promis. A l'arrivée, sous un soleil resplendissant, nous avons fait sêcher nos vêtements, passeport, argent, sac, chaussures. Un macaque a bien aié nous faucher une canette de coca pour la finir en haut d'un arbre. Vers 16h, sec et remis de nos émotions, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour nous rendre à un plage à 1, 2km de là. (en tongs directement.) On apperçoit nos premiers nasiques de loin. Nuit moyenne sous la moustiquaire et l'électricité est arrivée à minuit en nous réveillant avec la lumière. Du coup, on a pû mettre la prise anti-moustique.
21.7.08
Levé à 8h30, la nuit n'a pas été très reposante pour Evelyne... on se motive à passer sous la douche (eau brune...de pluie et froide). Les macaques omniprésents et nous font une haie d'honneur jusqu'à la salle de bain... ils essaient même d'ouvrir la fenêtre de la chambre. Il a plu toute la nuit et le sol est détrempé ce qui amuse les deux ou trois facochères qui font trempette dans la boue autour des maisonettes. Petit déj. spartiate qui se compose de cookies (que l'on se fait faucher par...devinez qui...les macaques!!!)...finalement on prend la décision de ne pas rester plus longtemps à Bako, l'expérience d'hier nous a bien refroidi et le temps est encore bien nuageux.On prend un bateau (tjr 47RM) et nous arrivons juste à l'heure pour prendre le bus (4RM/2). On retourne au B&B Nomad mais cette fois, nous avons moins de chance puisqu'il ne reste pas de chambre climatisée et avec SDB. On prend une plus simple sans SDB et sans clim. (65RM)...on donne des habits à laver à la réception (6RM). On part manger, vers 12h, dans un restaurant chinois super sympa où on mange assis sur des coussins en buvant un excellent thé froid jasmin/citron vert. Ensuite on déambule un peu en ville (carte postale (1RM)et timbres(0, 5RM)) avant d'aller se faire masser pdt une heure ! (90RM/2) C'est très agréable et la masseuse de Cédric aime bien lui masser les jambes...On part ensuite faire une croisière « sunset » sur la Sarawak River dans une ambiance très asiatique : Petits luminions Musique à fond commentaires avec echo Jus de fruit et cake à la pastèque (de la même couleur que la pastèque) On a débuté sous une pluie battante qui s'est un peu calmée par la suite. Les danses traditionnelles locales ont couronné notre croisière... Repas du soir dans un resto pagode du bord du fleuve...déco sympa, prix elevés et pas très bon...dodo.
22.7.08
La nuit a été mouvementée puisqu'un couple (de Hollandais, pour changer...) a pris procession de la chambre d'à côté vers 23h30 et que visiblement ils n'ont pas compris qu'ils n'étaient pas les seuls dans le B&B...même en criant, sifflant, rien n'y fait, ils parlent, hurlent à tel point que nous rallumons pour lire pdt 30 minutes, en attendant qu'ils se calment. Vivement 7h pour la vengeance... 7h, le réveil sonne et nous nous levons avec peine ! Mais la consolation est de pouvoir faire du bruit. On déjeune et on fait nos sacs, on paye la chambre, on laisse nos bagages en lieu sûr. On part pour aller chercher le bas mini pour le centre de réhabilitation les orang-outans devant le centre touristique à 8h30 ! Quand nous arrivons, il est sur le point de partir... il reste juste 2 places ! OUF ! (25RM/pers). Le trajet prend entre 30 et 40 minutes et nous voici au centre pour assister au « nourrissage » des grands primates ! C’est très impressionnant de voir le mâle dominant de plus de 150 kg se déplacer de branche en branche et de voir les arbres ployer sous sont poids. On a même la chance de voir la jeune maman avec son nourrisson de 2 semaines… au total, c’est une quinzaine d’orang-outan que nous avons eu le privilège d’apercevoir quand on sait que le parc fait plusieurs hectares et que les singes sont en liberté, mais nourris deux fois par jour. Retour à Kuching vers 11h pour flâner un peu, on prend une barque pour aller voir la rive opposée du fleuve (0, 3RM/pers)…on fait les boutiques sans rien acheter. On croise finalement les deux américains (le taxi du 1er jour) et on leur demande où on peut manger correctement à Kuching… c’est vrai que ça n’est peut-être pas la question à poser à des Ricains… et le seul resto qu’ils nous recommandent et dans lequel nous ne soyons pas encore allé est le « blablabla » est ça tombe bien, il est justement fermé le mardi !!! Cédric trouve un truc sympa dans le lonely et nous partons à sa recherche… après 25min sans succès et dans un coin lugubre avec la nuit qui tombe, on rebrousse chemin…et c’est à ce moment que nous le trouvons et heureusement car c’est le meilleure endroit que nous ayons testé !!! Le « Hornbills café » c’est un resto à ciel ouvert où tu choisis (à gogo) des viandes crues marinées ou pas, poissons, crustacé, poulet, bœuf, porc etc… des légumes : choux, brocolis, chouxfleur, champignons et raviolis. Sur la table est posé un système à gaz avec au centre de l’eau qui boue et autour des compartiments pour griller. Il faut assaisonner l’eau avec sel, poivre, épices, herbes et mettre du beurre dans les compartiments, et à choix, on grille ou on cuit dans le bouillon les viandes et légumes !! Un régal et merci encore au monsieur de la table d’à côté qui nous a tout expliqué !! Le tout pour 18RM/pers…6frs suisse…On retourne vers 20h au B&B pour prendre nos sacs et notre lessive, écrire un petit mot sur le mur de l’escalier, et hop dans un taxi pour l’aéroport ! On décolle à l’heure (22h) et on arrive à Kota Kinabalu à 23h45 ! On saute dans un taxi (45RM) et on a le doute de savoir si il a bien saisi l’endroit où il doit nous amener…. Il semblerait que oui, puisque 15min plus tard et après un léger problème avec le taxi (il a loupé un virage en ne braquant pas suffisamment…) nous voici dans l’endroit le plus glauque de la ville (à se demander si le Lonely, qui le conseille, y a mis les pieds… ils disent : le charme de l’endroit compense largement l’éloignement du centre ville), dans un Back Packer qui ressemble à un abri anti-atomique, en pleine zone industrielle !!! (58RM/nuit)
23.7.08
Reveil à 9h30, aujourd’hui, c’est repos !!! Nous n’avons rien à faire jusqu’à 14h, heure de notre prochain vol pour Tawau (il n’y a pas la possibilité d’enchaîner les deux vols…). On se douche, c’est propre (au moins ça…) et nous sautons dans un taxi pour le centre ville sous une pluie diluvienne… On se réfugie tout de suite dans un centre commercial et après avoir tourné 1h en rond, on se rend compte que KK n’est pas vraiment ce qu’on imaginait… c’est au bord de la mer, mais c’est pas trop aménagé pour passer du bon temps… on a vite fait de reprendre un taxi dans l’autre sens et on trouve un bouiboui pour manger à midi (très bon et pas cher, 7RM/2). Puis on tue le temps… Evelyne en lisant, et Cédric en surfant sur internet pendant 1h pour 2RM…puis c’est enfin l’heure d’aller à l’aéroport ! Décollage à 16h comme prévu et durée du vol de 50min….on monte et hop on redescend illico ! On se renseigne comment aller à Semporna depuis là, et on monte dans un bus qui nous amène en ville de Tawau (à 25km – 1h – 10Rm/pers)…on enchaîne avec un bas mini…bondé… (30RM/2)qui refait le trajet jusqu’à l’aéroport (en moins de temps) et qui nous conduit jusqu’au club de plongée de semporna (moyennant un pourboire supplémentaire…10RM)… arrivée à 19h30. On trouve le B&B reservé et le centre de plongée Tout est OK, on part demain matin pour notre première immersion ! On soupe dans un resto super bon, crevettes aigres-douces, poulet aigre-doux, et soupe nuddles + boissons + 2 soupes + aubergines grillée (un régal) + 2 assiettes de fruits… le tout pour 25RM !!! 22h30 dodo.
24.7.08
On se lève (avec le réveil) pour être à 7h30 au centre de plongée, en espérant partir avec le bateau à 8h...mais après avoir choisi notre matériel, mis nos valeurs dans un safe et poirauté, on prend le large seulement vers 9h15...l'organisation de scuba Junky est un peu légère...on avait lu de bonnes critiques à leur sujet, mais c'est pas trop ça... 1h30 après un voyage mouvementé et humide, nous arrivons à Mabul, l'eau est turquoise... et des dizaines de tortues pointent le bout de leur nez aux alentours de la longhouse sur pilotis dans laquelle nous allons loger pendant 3 jours. C'est plutôt spartiate et juste propre. Deux salles de bain sommaires pour tout le monde (eau à temp. ambiante). Ensuite, on attend... on ne sait pas pourquoi, ni sur qui, mais tjr est-il que nous repartons en direction de la 1ere plongée seulement à midi avec le doute que nous puissions faire les 3 plongées journalières. La 1ère plongée a lieu au large de Mabul avec une visibilité médiocre... on n'a pas vu grand chose...on est déçus. Enfin, on met le cap sur Sipadan (avec un autre bateau, plus rapide...c'est sur lui que nous attendions avant...) et là, 2ème plongée nickel ! Le rêve ! On comprend pourquoi il s'agit du 2ème site au monde !!! On a vu des dizaines de tortues, des requins à pointes blanches. La plongée passe trop vite ! On fait une pause, sur Sipadan, à 15h30 pour le repas de midi (très bon). L'île est super surveillée, il y a des militaires armés partout et ça ne rigole pas... La 3ème plongée tjr au large de Sipadan et on est encore une fois sous la charme... on voit un groupe de 11 tortues mâles à la recherche de femelles. On sort de l'eau tout contents et on se réjouit de revenir demain ! Cap sur Mabul, douche, repas, rami et au lit ! Enfin...lorsque Cédric se couche, le lit cède sous son poids. On doit changer de chambre... avec deux lits séparés.
25.7.08
2 ème jour de plongée à Sipadan, il pleut presque toute la matinée. Mais ça ne gâche pas notre plaisir ! On a plus chaud sous l'eau (28-30°C) que sur le bateau. Le soleil fait son apparition vers 12h et c'est sous un ciel partiellement dégagé que nous plongeon l'après-midi. Cédric prend des photos sous l'eau avec l'appareil loué (100RM) par le scuba junky. On ne compte plus les baracudas (un banc de plusieurs milliers d'individus à la 2ème plongée), poissons clowns, requins, tortues, muraines etc... Ambiance sympa entre les plongeurs, mais les moniteurs semblent s'emm.... et font leur job, sans plus. Retour à Mabul... douche, souper et dodo.
26.7.08
7h. Il fait beau, le soleil resplendit, mais de gros nuages à l'horizon laissent présager du pire ! Et finalement, un orage qui va durer 2 bonnes heures nous tombe dessus. On essaie de trouver d'autre touristes qui pourraient nous prêter de l'agent puisque nous avons laissé une bonne partie de nos valeurs dans le safe à Semporna... il faut trouver des gens à qui on puisse rendre le soir au retour au centre de scuba junkie, on trouve et on paye (60 RM/nuit/pers.). On attend avec les dives masters (des autres que les 2 premiers jours. ils sont super sympas) que la pluie se calme puis finalement le temps d'une brève accalmie, on part en bateau (il recommence alors à pleuvoir de plus belle) et on plonge au large de Mabul (à 300m de l'île, on ne la voit plus). On plonge, on voit de belles choses, dont un « corail garden » mais ce n'est pas aussi beau qu'à Sipadan... et lorsque nous sortons de l'eau, après une heure d'immertion, il fait beau !! Ouf... et le soleil ne nous a plus quitté toute la journée. Retour en vitesse à Semporna et nous payons nos immertions (1850RM/2), on reçoit notre CD-ROM avec les photos de la plongée, et on prend nos quartier au Semporna Inn (super classe, propre et avec SDB = 76RM/nuit). On rend l'argent emprunté (60RM) On se rend soudain compte qu'il est possible d'aller chez Oncle Tan, en partant à 7h30, en arrivant à 12h, juste à temps pour commencer le trip dans la jungle...seulement nous, on a un jour de battement que l'on pensait utile pour faire le trajet... On essaye, avec l'aide de tonton Junkie de téléphoner pour voir si on arrive à avancer d'un jour nos 3 jours dans la jungle...mais non, impossible, pas de place. Le soir on fait nos sacs, tout en sachant que c'est très souvent inondé chez Oncle Tan (c'est un couple de québécois qui nous l'a dit)...on redoute...Evelyne songe même à ne pas aller là-bas...et finalement on emballe tout ce à quoi on tient, dans des sacs plastiques, et on fait deux sacs : un avec les habits emballés, et un autre avec ce qu'il doit rester au sec.... on redoute. Souper super bon comme le 1er soir ici à Semporna.
27.7.08
On se lève à 6h45 pour aller prendre le bus à 7h30 qui finalement s'avère être le bus de 8h. Un bus flambant neuf et voyage de 4h (40RM/pers). Cédric a la bonne idée de donner un CD de musique au chauffeur qui s'empresse de le mettre et de le diffuser dans le car à plein tube ! A tel point, que ça saturait!! En plus, on l'a écouté 3 fois en boucle....jusqu'à ce qu'Evelyne se lève et aille mettre le volume sur 0... Aldebert, Marc Aymon, K, Cabrel, JJG n'ont plus de secret pour eux. Le bus s'arrête au bord de la route, à un rond point et nous dit de sortir... mais où est Uncle Tan ? Pas besoin de demander...3 ou 4 personnes nous abordent en nous montrant le chemin. 500m à pied et nous voici au campement de base. Très grand, propre, très pros. On obtient vite les infos que nous voulons, de vrais pros ! On prend pocession de notre chambre (avec clim et SDB à l'étage 100RM/nuit). On fait du farniente entre lectures, ramis, ping-pong, billard, et essayer, sans succès d'aller sur le net. Le soir on mange les grillades (excellent !), on nourrit les chats et on rentre avant que l'orage ne commence... et c'est dans un concert d'éclairs que nous nous endormons.
28.7.08
Finalement il semblerait que ce soit pas si terrible que ça ce séjour dans la jungle...on a vu des gens revenir vivants et pas trop sales... et on espère que l'orage de cette nuit n'a pas détrempé le sol du camp dans la forêt. On se lève vers 7h30 pour manger (tjr très bon...ça promet pour les 3 jours prochains...)et on boucle les sacs avant de partir, à 9h, voir une nouvelle fois les orangs-outans à 2km d'ici, à Sepilok... trajet derrière un pick-up. Finalement on assiste au nourrissage des primates... c'est décevant... déjà, c'est très cher (30RM/pers + 10RM par appareil photo...) et il n'y a pas bcp d'orang-outan... on a préféré le centre de Kuching. On rentre à pieds (20min) puisque l'animation n'aura duré que 10min + film 30min (sympa, intéressant), à 11h30 on est prêts à rentrer... il faut dire que l'on a pas trop envie d'attendre le pick-up jusqu'à 12h30... On a le temps de manger, de jouer au rami et de regarder les photos de la plongée sur l'ordinateur réservé à internet (gratuit, mais internet n' jamais fonctionné...) On voit un groupe de français (9) arriver et Cédric a peur qu'ils viennent avec nous pendant les jours... malheureusement ses crainte sont fondées... Et c'est parti pour 1h30 de bas mini (on passe acheter ce qui manque aux gens... pencho contre la pluie...) puis 30-40 min d'attente avant de prendre place sur une barque pour remonter la Sungai Kinabatangan pendant 30 min. Le temps apercevoir 3 ou 4 crocos, des dizaines de macaques, et un varan, le guide est sympa, il nous fait faire des détours et on zigzague sur la rivière pour voir les animaux. On arrive au débarcadère, on choisi nos bottes et il nous reste 400m de gadoue à franchir (comment c'est quand il pleut ?) avant de découvrir nos chambres...enfin plutôt nos cages ! Il s'agit d'abris grillagés sur pilotis avec des matelas à même le sol (ça sent la vieille pâte humide au bord du lavabo....). Le temps de faire 3 ramis et il est 19h30, le temps de passer au briefing ! Ils nous orientent sur les « problèmes » de ces prochaines heures. Au programme : 21h trip boat de nuit, 6h30 safari boat du matin, 8h petit déj., 10h30 balade de 2h dans la jungle (500m), 13h diner, 17h trip boat au coucher du soleil, 21h balade de nuit 1h=200m, 10h retour à la case départ. On mange à 20h et c'est excellent ! Il y a environ 8-10 plats tous plus bons les uns que les autres... un peu fort des fois... 21h, on reprend place dans le bateau et on part pour débusquer les zanimaux ! On a un très bon guide et on a la chance de voir 4 ou 5 king fisher (martin pêcheur), 2-3 hiboux, 1-2 crocos, un chat sauvage, un furet, une grosse grenouille, et des singes. Super sympa! Retour à 23h pour se brosser les dents (eau brunâtre) et faire dodo dans notre nid douillet.
29.7.08
4h45, on se fait réveillé par une tribut de macaque qui essaient d'entrer dans notre cage... fermée. Ils tirent sur la ficelle que Cédric a suspendu hier pour y accrocher des affaires. Ils font bcp de bruit et on fini par se rendormir jusqu'à 6h, une demie heure plus tard, nous sommes alignés sur la barque pour le morning boat trip. On voit des macaques (par centaines...), des nasiques (par dizaines), un aigle, 2-3 martin pêcheur et même un orang-outan !! Il est assez loin alors on accoste et on essaie de le retrouver dans la jungle. Mission impossible ! Retour pour le petit déj. et il est déjà 10h30, l'heure d'aller se promener dans la jungle pour y découvrir les insectes, migales, sangsue (que cédric a trouvé dans sa botte droite...), grenouille toute plate qui imite l'écorse d'un arbre, mille pattes, cent pattes, etc... Balade fort enrichissante avec un guide très sympa ! Retour au camp pour le repas de midi. L'après-midi est calme, et il n'y a rien au programme jusqu'à 17h. Les macaques savent qu'à ce moment là, ils peuvent attaquer, car tous les guides vont se coucher ou pêcher. Alors, ils s'organisent en arrivant petit à petit sur les toits autour du lieu où l'on mange. Losqu'ils passent à l'acte, impossible pour nous, simple touriste blanc, de faire reculer la tribu de macaque... ils repartent avec une conserve, un sac plastique avec des médics (le mâle dominant les mange puis vomi...), et 3 panecakes. Finalement un membre du staff alerté par nos cris est arrivé et par sa simple présence a fait fuir tout les singes ! Il pleut brièvement et à 17h, en route pour le boat trip (on cherche nos bottes que les nouveaux arrivés nous ont piqué...). On observe des singes... par dizaines (macaques, à crêtes et nasiques) et 2 crocos. Le soir on mange, c'est excellent, comme le soir précédent et à 21h, c'est parti pour la balade de nuit. Evelyne a hésité a venir et elle n'a pas été déçue : une tarentule, 3 scorpions, des grenouilles, sangsue, mille pattes, lézard et un petit oiseaux dans son nid (que chaque soir, des touristes, viennent faire ch....). Evelyne a trouvé un papillon dans sa botte et Cédric une grenouille. 22h30 dodo dans le nid qui pue !
30.7.08
Réveil à 8h ! Aujourd’hui c'est un jour de transition... et on ne sait pas trop comment on va faire... car notre vol pour Kuala Lumpur est prévu demain à 18h au départ de Tawau et on a pas trop envie de dormir une nuit et passer une journée à Tawau (c'est une ville portuaire sans charme...). On a l'idée d'avancer notre retour sur la capitale....même si les français nous on dit avoir payé 1600 euros pour avoir modifié un vol à la dernière minute. On va voir. A 10h30, nous sommes dans la barque qui nous ramène à la civilisation. On a hâte de pouvoir prendre une douche... et ça va peut-être chose possible dans 12h à KL... qui sait ? 35min plus tard, sur la terre ferme on nous dit d'aller au bord de la route et d'arrêter un bas mini qui fait la navette entre Sendakan et Laha Datu pour ensuite prendre un autre bas mini pour Tawau. On est un peu angoissés àl'idée que tous les bus soient plein en passant à notre hauteur...et que du coup on aie a attendre quelques heures.... 3min plus tard, nous sommes assis dans un bas mini !!! Mais après 30min, sans comprendre pourquoi, il s'arrête (pour de bon pas comme ça a été le cas 25 fois, pour prendre des gens et les déposer tous les 100...on faisait du 30km/h de moyenne) et nous fait descendre...on change de bus et on paye (30RM/2) et on arrive à Tawau sans arrêt ! Houppie !! A 13h, nous sommes à Laha Datu, sur un terrain vague, d'où partent tous les transports et on voit le bus pour Tawau...mais avant, nous partons avec nos gros sacs à la recherche d'un cybercafé pour voir si on arrive à modifier ou à acheter un vol Tawau -> KL pour le soir même. En 20minutes, montre en main, nous avons 2 nouveaux billets (1100RM/2) et nous voici dans un bas mini (60RM/2) en direction de l'aéroport. Il fait chaud et on avance pas vite (on voit les bornes km défiler lentement), 2h pour faire 148km...à 15h40 nous sommes à destination ! Ouf ! On s'imagine déjà dans notre hotel de luxe, sous la douche... On mange, on décolle à 19h15 et à 21h45 nous sommes dans un taxi (45RM) en direction du concorde inn. C'est le grand luxe (pas le même prix que les autres hotels jusqu'ici...230RM/nuit), un groom nous prend nos sacs etc... On se douche...haaaaaaa... et dodo 23h.
31.7.08
8h00 debout. Evelyne se lave les cheveux, p'tit déj de luxe avec buffet (Cédric met trop d'épice dans ses spags et le regrette 20 min...) puis départ pour l'aéroport international avec le shuttle bus de l'hôtel (3min – gratuit) et on prend le klia ekspres, un train à grande vitesse (160k/h, rien à voir avec celui de Shanghai à 400km/h) qui fait les 75km en 28min (70RM/pers aller retour). On saute dans le metro (2RM/2)pour visiter le chinatown. Les marchands mettent en place leur stands (montres, chaussures, t-shirts, lunette de soleil, dvd...etc tous des copies) et nous allons voir les temples chinois et indiens dans les environs. Un coca dans un des nombreux KFC, puis metro pour faire une balade dans le quartier malais (petites maisons avec des jardins au milieu des buildings...)re-metro et nous voici au pied des tours jumelles Petronas. (les 1500 billets gratuits on déjà trouvé preneur et il nous est impossible de monter sur le sky bridge). On prend quelques photos...il fait trop chaud, on va se rafraîchir (même un peu trop) dans un centre commercial gigantesque, au pied des tours. Il y a des milliers de personnes et toutes les marques de luxe sont présentes ici !! On décide d'aller sur une autre tour (menara KL), toute proche qui domine la ville depuis une colline et de là on aura une meilleure vue sur les tours petronas. Metro puis traversée d'une vraie jungle en pleine ville !! Il y a des sentiers et des singes jouent dans les arbres ! Au pied de la tour, nous mangeons un hamburger (35M/2) et nous prenons l'ascenseur (60RM/2) pour monter 250m plus haut ! Joli point de vue de là-haut et les commentaires audio en français sont très intéressants. On descend et on retraverse le parc de forêt vierge en évitant une famille d'une bonne dizaine de macaques et nous voici en plein little india ! Le dépaysement est total ! Des indiens partout, des magasins de saris, des kiosques qui vendent des revues indiennes et des resto pour manger des merveilleux curry ! On reprend le metro, le klia ekspres. en attendant le shuttle bus à l'aéroport, on assiste à une scène assez spéciale : une horde de fans hystériques court après un groupe musical de Hong-Kong (playboy genre Tokyo hôtel), elles crient, photographient, et courent pour les suivre. C'est surréaliste...on est mort de rire ! Et j'oublie les agents de la sécurité débordés qui essaient de contenir la foule. On rentre au concorde inn profiter un peu de la piscine, le soir repas à l'hôtel (bon, mais trop occidental...et le double du prix, 76RM/2). Dodo 22h
1.8.08
7h00 réveil et petit déj copieux (buffet impressionnant, pain, tresse, oeufs, légumes, saucisses, riz sauté, nouilles, fruits etc...). On repart en ville (shuttle + Klia ekspres + métro) et on cherche le bus numéro 11 qui doit nous mener aux batu's caves !!! On sillonne le little india en demandant notre chemin, il y a bcp de monde, il est 9h et c'est l'heure de pointe ! On le trouve et départ pour 45min (4RM/2) à travers KL et arriver au pied d'une colline où viennent se recueillir plus d'un million de fidèles au mois de janvier-février. Aujourd’hui, il y a plus de touristes que d'indous. On avance sur un sentier large de 100m de long puis on arrive au pied des 280 marches à gravir pour admirer la grotte. En bas des marches, les marchands du temple confectionnent des colliers de fleurs multicolores et vendent des offrandes(fruits). Il y a aussi une immense statue dorée de 45m qui impose le respect (elle est là depuis 2 ans à peine). C’est drôle de voir des femmes musulmanes en bourka qui visitent cet endroit… La grotte est habitée par des centaines de macaques qui volent tout ce qu’ils peuvent…offrandes y compris. Ils règnent en maître sur ce lieu. C’est gigantesque, le plafond de la grotte laisse passer un peu de lumière du jour, 60 – 80 mètre au dessus de nos têtes. On reste un moment, le temps de s’imprégner un peu … puis retour en ville pour manger au Chinatown ( au passage, on admire le lieu où a été déclaré l’indépendance du pays le 31.8.1957) des dumpling (raviolis) et un délicieux plat de nouilles avec des tranches de porc laquées. (avec les boissons 15RM/2). Retour à l’hôtel (métro+ Klia ekspres + shuttle) à 16h et on profite une dernière fois de la piscine.
2.8.08
2h on part pour l’aéroport, et décollage à 5h00 avec 45min de retard ! Arrivée à GE à 13h40.
Désolé pour les fautes d'orthographe... j'ai tapé assez vite... et je ne me suis pas trop re-lu.
Premier voyage à New York English translation pending
Bonjour, je vais partir avec mes parents pour la 1ere foie à new-york
qui est mon rêve depuis assez longtemps, maintenant que sa y es,
je ne sais plus trop par où commencé, ni par quoi faire ou dire ..
Je pars une semaine, pendant avril, la 2eme semaine des
vacances de paques, j'atteri a Newark avec la compagnie Air Continental
et j'aimerais des renseignements sur comment ce diriger dans cet aéroport,
ensuite, je séjourne dans l'Hotel Warwick qui ce trouve dans Midtown East .
Pour m'y rendre, je suppose que je dois prendre le taxis ? Laisser tomber le
métro, on est une famille de peureux lol . La taxis ferais tres bien l'affaire,
mais j'aurais besoin aussi de renseignements pour les Taxis, sont ils méchants ? lol
Ensuite effectuer un planning durant la semaine, incluant biensure la chose que
je préfère sur cette terre, LE SHOPPING (L) ! Visiter tout les endroits slpendides &
fabuleux puis me restaurer bien évidement, renseignements aussi sur les restaurants tout pres de mon Hotel qui est située à 65 W 54th Street New York, NY 10019 .
Merci d'avance pour les conseils et renseignements que vous aurez a me donnez . !
Voyage de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2009 English translation pending
Bonsoir,
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max
En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.
Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂
Voici le programme:
J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)
J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.
J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)
J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)
J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.
J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.
J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???
J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)
J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.
J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)
J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)
J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)
J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)
J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)
J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF
J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.
J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)
J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???
J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.
J20 29 Juillet: LA
J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.
Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.
Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉
@ bientôt.
Max