Results for "Panna+|+7+>+8"
9902 results found.
Itinéraire d'un mois du Mexique au Guatemala English translation pending
Bonjour,
Nous devons confirmer nos billets d'avion demain pour un séjour d'un mois (31 juillet-28 aout 2010) avec une arrivée à Mexico et un départ de Guatemala City.
C'est donc sur l'itinéraire que nous bloquons un peu pour déterminer notre ville de départ.
Voilà ce que nous envisageons : MEXIQUE Arrivée Mexico => Oaxaca => Palenque => Chichen Itza => Tulum = 12 jours Passage au Guatemala par Belize City (Tulum=>Belize=>Tikal) GUATEMALA Tikal=>Flores=>El Mirador=> Coban/Panjachel=>Antigua => Copan (HONDURAS) = 17 jours Retour Guatemala City pour Vol vers Paris
Qu'en pensez-vous? Je crois que c'est beaucoup mais malheureusement il faut faire un compromis avec le temps dont nous disposons! Bref c'est chargé mais réalisable? 🙁
Qu'en est-il pour le passage de frontières (formalités administratives, frais) est-ce ok vu l'itinéraire? Merci d'avance. P.
Voilà ce que nous envisageons : MEXIQUE Arrivée Mexico => Oaxaca => Palenque => Chichen Itza => Tulum = 12 jours Passage au Guatemala par Belize City (Tulum=>Belize=>Tikal) GUATEMALA Tikal=>Flores=>El Mirador=> Coban/Panjachel=>Antigua => Copan (HONDURAS) = 17 jours Retour Guatemala City pour Vol vers Paris
Qu'en pensez-vous? Je crois que c'est beaucoup mais malheureusement il faut faire un compromis avec le temps dont nous disposons! Bref c'est chargé mais réalisable? 🙁
Qu'en est-il pour le passage de frontières (formalités administratives, frais) est-ce ok vu l'itinéraire? Merci d'avance. P.
Matériel et temps de trajet à Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous,
je finis mes préparations, mais j'ai encore qqs questions aux bon connaisseurs de Madagascar:
> quelle marque de bonbonne de gaz pour réchaud (de randonnée) peut on trouver à Tana: "camping gaz", colman, primus etc..
> pour le trajet ci-dessous aux mois de Février, MARS combien de temps environ faudra t-il prévoir?
Tana> Antsirabe> Morondave> allée des Baobabs> Belo sur Mer> un petit trip en pirogue avec les Vézos> Tuléar> Anakao> remonter par la RN7 jusqu'à Fianar> descente en train jusqu'à Manakara> un petit bout du canal des Pangalanes> retour sur Tana (franchement e ne sais pas par quelle route????)
> est-ce que Morondave > Belo sur Mer > Tuléar est possible en mars?😊
> et le canal des Pangalanes?
> quelle partie du canal est le plus intéressant (avec des villages authentiques, beaux paysages etc)
> est-ce un prb pour 2 filles si on ne voyage pas en 1ière classe en train Fianar>Manakara
Merci beaucoup pour vos réponses et conseils. ps: j'ai bien lu tous les sujets sur ce forum. le prb c'est que les réponses ne sont pas pour les mois de mars et février. c'est pour cette raison que je repose les questions sur les sujets qui ont déjà été traités plusieurs fois. Merci de votre compréhension et votre patience.🙂
Merci beaucoup pour vos réponses et conseils. ps: j'ai bien lu tous les sujets sur ce forum. le prb c'est que les réponses ne sont pas pour les mois de mars et février. c'est pour cette raison que je repose les questions sur les sujets qui ont déjà été traités plusieurs fois. Merci de votre compréhension et votre patience.🙂
Trajet Louxor-Hurgada en bus sans passer par l'hôtel? English translation pending
bonjour j ai lu deja les precedent post sur les trajet en bus depuis louxor jusque hurgada seulement le plus sur a l air d etre ceux qui passent par un hotel! moi je n aurais pas d hotel a louxor puisque j arriverai dans la matinéee d assouan ! je comptais donc essayer de prendre un bus par convoi militaire ( 14h ou 18h) pour etre sur de ne pas etre rejeté des bus pour non touristes! seulement je lis que ces bus sont souvent complet en saison (et moi j compte le prendre le lundi 12 avril donc haute saison)
qui peut me dire si c est tout de meme accessible? ou si j peu reserver, a louxor, ce trajet a l avance etant donné que je serai a louxor la semaine precedente? je suppose qu on ne peut pas reserver via internet?
et ensuite j voudrai savoir si le bateau depusi hurgada jusque sharm el sheikh est plus facile d acces car je compte le prendre le lendemain matin ( horaires fiables? pas de problemes de transports touristes?)
j espere avoir une reponse!! merci beaucoup!!!
Shuttle pour Roissy? English translation pending
Bonjour
quelle compagnie prendre pour aller a roissy?
J'ai pris l'annee derniere Yellow van, pas de probleme de ponctualite mais d'itineraire, nous etions les seuls francais et c'est moi qui lui ai indique le chemin nous etions perdu en banlieue!
J'attends vos commentaires , merci
Ps:Comme on peut nommer le nom des compagnies aeriennes je suppose que nous pouvons nommer egalement le nom des compagnies de shuttle
Consommation excessive de mon camping-car par froid polaire English translation pending
Actuellement je roule en montagne avec mon camping car sur fiat ducato 2.8 idtd de 2001 avec capucine Hymer et je viens de constater une augmentation très importante de ma consommation sans rien changer à mon style de conduite plutot souple.
Je suis accompagnateur en montagne et me déplace régulièrement sur des trajets assez cours de l'ordre de 20 à 30 Km max.
Il fait en revanche très froid actuellement et je démarre souvent mon véhicule par une T° de -10° voir -15° mais je ne monte jamais dans les tours et reste autour de 2000 T/mn.
Je consomme à la belle saison autour de 10/11 L voir moins de 10L sur long trajet avec une conduite très douce et là je viens de consommer 13,5 L.
Est ce d'après vous lié au froid polaire actuel et ses températures sibérienne ?
Est ce Le fait de ne rouler que sur de courtes distances 20 à 30 Km max ?
Est ce la qualité du gasoil que j'achète en supermarché qui serait douteuse et pourtant garantie jusqu'à - 15° ?
Est ce un filtre qui serait déffectueux ?
Est ce un peu de tout cela à la fois ?
Merci d'avance pour vos infos.
Voyage aux Cyclades cet été avec un enfant (Grèce) English translation pending
Bonjour,
Je pars cet été avec mon fils âgé de 8 ans pour un séjour à Paros. J'ai réservé l'hôtel, trouvé les billets d'avions, et suis en train de regarder les réservations pour les ferries qui font la traversée du Pirée à Paros. En allant sur le net, j'ai trouvé le site Greekferries, qui permet les réservations, mais je ne sais pas à quoi correspondent les différentes places qui sont proposées (cabines, salon 1, 2, 3 etc..). Que me conseillez vous, sachant que je vais voyager seule avec lui? Merci de vos réponses.
Je pars cet été avec mon fils âgé de 8 ans pour un séjour à Paros. J'ai réservé l'hôtel, trouvé les billets d'avions, et suis en train de regarder les réservations pour les ferries qui font la traversée du Pirée à Paros. En allant sur le net, j'ai trouvé le site Greekferries, qui permet les réservations, mais je ne sais pas à quoi correspondent les différentes places qui sont proposées (cabines, salon 1, 2, 3 etc..). Que me conseillez vous, sachant que je vais voyager seule avec lui? Merci de vos réponses.
Location de voiture en Californie? English translation pending
bonjour, nous partons en californie au mois de juillet pour 19 jours
je voudrais savoir sur la location de voiture, est ce chere, se sont des grosses voitures qui consomment, ou des 4x4
peux t'on loué des voitures spacieuse et a qu'elle prix
merci
Avis sur ces tours opérateurs pour un voyage en Namibie? English translation pending
Nous sommes 4 à partir pour la Namibie, 23 jours en septembre prochain.
Qui connaît Madiza tour? Vos expériences? On est sur le point de conclure avec eux et on aimerait s'assurer de faire le bon choix.
Qu'en est-il de Tourmaline et Namikala?
Tout commentaire sera apprécié,
Merci tout plein!
Initiation au Yoga en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
je pars en Inde (arrivée à Delhi) début mars pour un gros mois. C'est un pays que je n'ai jamais visité mais qui m'attire depuis un certain temps pour la richesse humaine et culturelle qu'on lui attribue. Je ne me suis pas fixé de destination particulière que je souhaite absolument visiter car je sais que l'improvisation fait partie du voyage. Deux régions ont cependant retenu mon attention : l'Himachal Pradesh pour ses montagnes et des paysages reposants, la rencontre avec les Tibétains et peut-être quelques randos.
Mon autre envie est de me rendre dans un centre pour m'initier au yoga, à la méditation, la relaxation, car je suis actuellement en quête d'une pratique pour retrouver un peu de calme intérieur et de sérénité, sans parler de l'extérieur qui mérite un peu d'égard aussi! Je pense que le yoga peut me permettre de répondre à ce que je cherche, même si actuellement je n'y connait absolument rien. On parle beaucoup de Rishikesh et d'Haridwar au sujet des ashrams dans lesquels on peut se loger et suivre des enseignements, donc je me tourne naturellement vers ces villes. Mais peut-être est-ce un peu surfait et spécialement adapté aux touristes occidentaux (merci John!!), qu'en pensez-vous?
Pour ceux qui ont déjà expérimenté, j'aimerais avoir votre avis sur une telle démarche et peut-être m'expliquer un peu le fonctionnement. Est-ce possible de commencer le yoga sur place sans avoir jamais pratiqué? Y a-t-il un type de yoga recommandé pour débuter? quelle durée me conseillez-vous? Beaucoup d'autres questions mais je me limiterai à celles-ci pour l'instant. Enfin, une dernière quand même qui peut être décisive : j'ai entendu dire que l'International Yoga festival avait lieu début mars à Rishikesh, pouvez-vous me le confirmer? car dans ce cas, je pense trouver un autre endroit moins fréquenté pour l'occasion. Je recherche avant tout du calme et de l'isolement.
Si vous avez des conseils, des adresses, des expériences que vous voulez partager, je les recevrais avec bonheur!
Nico
je pars en Inde (arrivée à Delhi) début mars pour un gros mois. C'est un pays que je n'ai jamais visité mais qui m'attire depuis un certain temps pour la richesse humaine et culturelle qu'on lui attribue. Je ne me suis pas fixé de destination particulière que je souhaite absolument visiter car je sais que l'improvisation fait partie du voyage. Deux régions ont cependant retenu mon attention : l'Himachal Pradesh pour ses montagnes et des paysages reposants, la rencontre avec les Tibétains et peut-être quelques randos.
Mon autre envie est de me rendre dans un centre pour m'initier au yoga, à la méditation, la relaxation, car je suis actuellement en quête d'une pratique pour retrouver un peu de calme intérieur et de sérénité, sans parler de l'extérieur qui mérite un peu d'égard aussi! Je pense que le yoga peut me permettre de répondre à ce que je cherche, même si actuellement je n'y connait absolument rien. On parle beaucoup de Rishikesh et d'Haridwar au sujet des ashrams dans lesquels on peut se loger et suivre des enseignements, donc je me tourne naturellement vers ces villes. Mais peut-être est-ce un peu surfait et spécialement adapté aux touristes occidentaux (merci John!!), qu'en pensez-vous?
Pour ceux qui ont déjà expérimenté, j'aimerais avoir votre avis sur une telle démarche et peut-être m'expliquer un peu le fonctionnement. Est-ce possible de commencer le yoga sur place sans avoir jamais pratiqué? Y a-t-il un type de yoga recommandé pour débuter? quelle durée me conseillez-vous? Beaucoup d'autres questions mais je me limiterai à celles-ci pour l'instant. Enfin, une dernière quand même qui peut être décisive : j'ai entendu dire que l'International Yoga festival avait lieu début mars à Rishikesh, pouvez-vous me le confirmer? car dans ce cas, je pense trouver un autre endroit moins fréquenté pour l'occasion. Je recherche avant tout du calme et de l'isolement.
Si vous avez des conseils, des adresses, des expériences que vous voulez partager, je les recevrais avec bonheur!
Nico
Sapa, splendeurs et décadence English translation pending
En direct de l'étape du jour du tour du nord-est du Vietnam,
C'est l'heure du duplex avec notre correspondant.
Le peloton tout entier a franchi la ligne d'arrivée.
Après les interviews et le traditionnel test anti-dopage,
C'est le moment pour les coureurs de profiter de quelques jours de relache bien mérités.
Et ça aussi, il savent faire...
Le réveil est, comme de coutume quand on pose nos valises quelque part, tardif. On retrouve Antoine, notre local de l'étape, à midi. On peut alors remettre nos fessards au supplice de quelques heures passées sur une selle. Antoine nous fait le privilège d'être notre guide et de nous montrer ses coins préférés des environs de Sapa, et ça ne manque pas.
Le temps d'un tour de clé et on est parti. La route a troqué son enveloppe goudronnée contre une couche poussiéreuse faite de terre et de cailloux qui m'est maintenant familière. Toute la journée, ça ne sera que ça, des pistes en zigzags avec des pentes à ne pas mettre un cycliste dehors. En d'autres termes, ça ressemble plus à un enduro qu'à "la Croisière s'amuse". D'ailleurs par moment, la croisière galère plus qu'elle ne s'amuse. C'est que nos bonnes vieilles Minsk sont plus faite pour les steppes que pour la montagne. Lorsqu'il faut venir à bout d'une montée à 30°, t'as plutôt intérêt à être bien lancé et à ne pas t'arrêter car autrement, c'est la foire à l'énervement pour repartir. Quand, en plus, tu te retrouves coincé parce qu'un de tes compères parti avant toi s'est retrouvé enlisé et bloque la voie, c'est pas la joie quand il faut t'y reprendre à dix fois pour s'élancer de nouveau. Et même si tout se passe dans la plus grande décontraction, il y a des fois où tu botterais bien quelques derrières. Mais ces sentiments vengeurs sont bien éphémères, après chaque difficulté, on est récompensé de nos efforts par des paysages incroyables où, comme pour notre première pause, des baignades dans de petites cascades rafraichissantes. Ca nous donne en plus l'occasion à chaque fois de comparer nos tilleuls à antoine et à nous comme quelques grammes de finesse dans cette journée de gros cubes. A chaque arrêt, les paysants ou les enfants des paysants qui passent par là semblent tout surpris de nous voir mais comme personne n'oublie de sourire toutes dents dehors quand il y en a, tout se passe dans des poignées de mains et des courbettes.
Comme un dessin ou une photo vaut mille discours, et comme rien de vraiment notable hormi ce qui s'offre à nous de merveilles n'est arrivé (on est toujours vivant), je vous laisse vous repaitre des photos de la journées, qui je vous préviens, vont vous éclater la rétine!!
Le soir, on est de retour au village pour une soirée à nouveau passée à quatre. Il faut dire qu'on forme une sacrée bonne équipe donc on ne se prive pas. C'est par un nouveau passage au bar que la soirée se termine à pas d'heure, on rentre à la maison mort de rire de cette journée de poussière. Quant au lendemain, c'est pas gagné qu'on sache à quoi ressemble le matin...
Le lendemain, on commence à avoir nos petites habitudes à Sapa. On a notre repère pour les petits déjeuners, pour boire des coups en fin d'après midi, pour dîner et pour finir de se calmer la soif jusqu'au milieu de la nuit. Le rendez-vous avec Antoine est fixé à 14h ce qui nous laisse largement le temps de nous lancer avec précaution dans cette nouvelle journée ensoleillée. En plus, ça laisse le temps à Antoine de savoir quelle route on va prendre car, à l'inverse de la veille, aujourd'hui il nous emmène là où il n'a jamais foutu les pieds. Tout un programme fait de glissades et d'inconnu en perspective...
Et pour cause... Le chemin n'en est plus un... C'est le lit d'un torrent qui est assèché qu'il faut s'échiner à remonter!! Et comme notre moto c'est le même veau que la veille, je vous raconte pas la partie de plaisir... Il y a même des endroits où je sais d'avance que je ne pourrais pas en venir à bout à moins de me téléporter. Je laisse donc ma place à Dani qui, avec ses grandes cannes, peut littéralement courrir assis sur la moto ce qui aide grandement à franchir tous les rochers qui jonchent le chemin et nous permet une nouvelle fois de nous taper sur les cuisses tant son style partage le même genre d'accadémisme qu'un richard Gotainer en costume orange, vert et violet. Quand il arrive en haut quand même, les rires laisse la place aux félicitations et aux remerciements. Moi, j'y serais encore!! D'ailleurs, c'est tellement vrai qu'au moment où je reprends possession de ma machine, celle-ci, sans doute perturbée par les changements de chauffeurs, fait sa caractérielle et n'avance plus d'un pouce. On peut encore la démarrer mais il est franchement impossible d'enclencher quelque vitesse que ce soit. C'est la tuile, je suis en panne au milieu de nulle part. Et on a beau essayé de réparer avec le kit fournit à cet effet, on arrive à rien même pas à ouvrir le bloc moteur. Il faut dire que c'est loin d'être évident de dévisser des vis rouillées avec un tournevis en plastique qui ferait même rire un enfant de trois ans...
Je décide donc de rester auprès de mon destrier éclopé pendant que les autres vont s'efforcer de faire venir un mécano jusque là. Je les regarde donc partir en espérant les revoir sous peu et ne pas avoir à dormir dans la montagne. Ensuite, je m'installe une petite couchette sur un coin d'herbe avec une vue imprenable sur la vallée et passe l'heure qui suit à regarder les villageois rejoindre leur maison à des kilomètres de là dont il me propose la visite si ma situation ne s'arrange pas d'ici à la fin de la journée. Mais on en arrivera jamais à cette extrèmité, après cette heure d'attente apaisée plus que fébrile, Dani, Jo et Antoine reviennent avec dans leur suite, un viet qui n'aura besoin que d'un coup du même tournevis que nous pour remettre ma titine sur les bons rails. Merci monsieur!!! Victoire!!!!
Après, tout est facile. Ca dépote dans tous les sens. Ca dépote même tellement que je manque de rater un virage dans l'excitation enfièvrée de mes retrouvailles avec la vitesse. Chaleur finalement sous controle, mais chaleur quand même!
Au final, avec toutes ces péripécies d'ordre mécanique, il est vite temps de rentrer au bercail. Sur le chemin du retour, Antoine nous arrête chez une de ses collègues qui nous accueuille quasiment comme ses fils. Et comme elle travaille comme Antoine dans un hotel onéreux de la ville, son anglais est parfait ce qui nous permet, enfin, d'avoir une vraie conversation avec un local. Ca fait du bien!! Il aura fallu deux semaines!!!
La soirée est comme une douce routine. On se fait exploser la panse et on enchaine les allers-retours aux toilettes pour soulager des vessies qu'on ne cesse de remplir. Seul fait notable dans cette frénésie d'ingestion, c'est la première fois à Sapa qu'on fait la fermeture du bar ce qui n'est pas un mince exploit car celui-ci ferme ses portes une fois et une fois seulement que le dernier client quitte les lieux. Et comme ce soir, les derniers clients, ce sont bibi et les zozos...
Au réveil, il avait d'abord été question qu'on quitte Sapa mais comment voulez-vous qu'en se couchant à 3h du matin, on soit de bon pieds bon oeil pour se fendre de 200 km sur les routes vietnamiennes? Le réveil de 8h30 s'est donc de lui-même transformé en un réveil de midi ce qui est très digeste et très confortable pour mon organisme de marmotte. Le temps de se faire beau et propre et on part avec Dani et Jo faire une petite ballade motorisée dans les rues de Sapa armés de nos appareils photos. Mais aujourd'hui pour les photos, ce n'est pas l'idéal, le ciel est menaçant et on a vite fait de rentrer à la base et achetant au retour un kit de raquette de badminton avec l'espoir que si le ciel ne nous déverse rien sur la tête, on puisse faire un minimum d'effort en courant derrière le volant. Et alors qu'on est rentré, comme la pluie ne tombe pas, je pose l'appareil photo et on fait quelques échanges rapides, freinés qu'on est dans notre élan par un matériel de fortune. Tous les deux coups de raquette, les volants au lieu de rebondir sur le cordage le traverse de part en part, ce qui n'est pas très pratique... Constatant la défaillance, on arrête là les efforts et on retourne à la chambre. On en est sorti peu après par Antoine qui nous rejoint et nous propose de nous joindre à lui pour boire un pot sur le marché avec tous ses potes locaux et expatriés. Pas la peine de nous le demander deux fois, glou glou, c'est tout nous!
L'après-midi file donc paisiblement, à tel point que je m'ennuie un peu pour dire la vérité. On en a tellement bavé pour arriver jusqu'à Sapa que je ne me vois pas ne rien faire jusqu'au lendemain pour le grand départ. J'enjoins donc Antoine pour un tour en moto. Pas la peine d'insister beaucoup, il est le seul à avoir des fourmis dans les cylindres. Une fois casqués, on redescent plein pot dans la vallée jusqu'au bord d'une petite rivière. Là, sur la rive se trouve un restaurant dont Antoine est un habitué. Il lui faut aller dire bonjour. On descent donc de selle et alors qu'on rentre dans l'établissement, l'orage commence à gronder, la pluie à se déverser en de grosses gouttes. On a finalement bien fait de s'arrêter, on a pensé à rien au moment de partir et on ne s'est chargé de rien. On s'abrite donc sous un grand parasol en se faisant servir de grandes assiettes de victuailles. impossible de se laisser mourir de faim à cause de trois gouttes!! L'averse ne dure finalement qu'une trentaine de minutes, c'est pas grand chose mais assez quand même pour qu'on décide de rentrer des fois que ça recommence. Dans la montée, je suis une nouvelle fois dans mon élément, j'enchaine les virages et sème l'ami molette. A l'arrivée, en vingt cinq minutes d'acrobaties, j'ai cinq minutes d'avance sur mon deuxième. Pas mal...
Je retourne à l'hotel en promettant à antoine un dernier verre le soir même. Là, je retrouve Jo et Dani qui ont un étrange sourire béat sur le visage. - Qu'est ce qui se passe les gars, vous me faites peur à sourire comme des clowns sanguinaires. - Tu devineras jamais quoi! - Quoi alors? - On discutait peinard avec une femme qui voulait nous vendre des sacs et la conversation allant, elle a bien compris qu'on ne lui achèterait rien. C'est le moment qu'elle a choisi pour sortir l'artillerie lourde!! - Mais encore? - Regarde ça!! Là-dessus, Jo me tend un petit paquet rempli d'une espèce de pate à modeler noiratre et daubante. - C'est quoi? - Putain mais t'es neuneu?!? C'est l'opomme!! On se fait ça ce soir? - Ca se pourrait si vous arrivez à me convaincre ce qui ne devrait pas être trop dur...
On s'est donc évertué à ne pas sauter directement à pieds joints dans notre expérience psychotrope du jour. On a filé se raffraichir la tête autour d'un bon dîner avant de partager une dernière bière avec Antoine qui méritait bien ça. Et on a fini par rentrer à la chambre vers 21h. Traditionnellement, la meilleure façon de déguster l'o-pomme c'est de la déguster avec une bonne pipe. Mais de bonne pipe on est pas propriétaire alors ne nous reste qu'un choix. Gober directement la pate. On se lance tous les trois en même temps comme des nageurs entameraient une course de façon synchronisée, chacun sur son plot. 1, 2, 3, mangez!!! Première impression, le gout est vraiment dégueulasse, c'est comme manger du goudron gluant. Deuxième impression après un quart d'heure, rien ne se passe. Deuxième et dernière tournée. De toute façon, après il y en a plus... 1, 2, 3, re-mangez!! C'est toujours aussi infect et on se pose chacun sur son lit en attendant de voir si la mer rouge va s'ouvrir devant nos yeux ébahis. Durant cette attente interminable, un éclair de lucidité me foudroye : qu'est ce que j'ai foutu de mon appareil photo??????? Je me souviens l'avoir posé quand on a commencé à jouer au badminton mais depuis plus rien... C'est le néant... Intense moment de stress exactement quand tout ce que je souhaitais, c'était le plus de calme et de sérénité possible pour ouvrir la porte à de toutes nouvelles sensations. Quel timing!! Dans mon angoisse, je descends les marches de l'hotel et me mets à chercher partout autour mais rien. Nulle part. L'appareil photo, envolé. La sérénité, pareil. Dans ma tête, je n'ai pas assez de mots pour me traiter de tous les noms!! Je file ensuite à la réception de l'hotel pour éventuellement savoir si quelqu'un l'aurait déposé mais tout le monde dort déjà. Bordel!! Il est 22h et tout le monde roupille!! Dans quel monde de lève-tôt on vit?? Résultat, il va être impossible que je me calme jusqu'au lendamain et la confirmation de ma stupidité. Et l'o-pomme dans tout ce bordel? J'imagine qu'avec tous ces soubresauts, je suis pas près d'avoir des visions!!! Et pour les autres c'est pareil, à peine une vague sensation de planer, on aurait mieux fait de rester au bar!!
On finit par s'endormir sans en savoir finalement plus sur les vertues de l'o-pomme et sans être beaucoup plus avancé quant à ma saloperie d'appareil photo. Vous avez dit bonne nuit? Au moins comme le réveil est branché à 6h30, les certitudes concernant la caméra devrait être vite levées...
Je préfère te laisser dans ce nouveau suspense irrespirable que de te dévoiler tout de suite la suite.
Si tu veux à ton tour t'apaiser, je te laisse découvrir sur A fleur de Terre les photos et vidéos de Sapa qui sont, je pense, parmi les plus réussies de tout le voyage ce qui n'est pas une mince affaire. Et toi, qu'est ce que t'en penses?
Le réveil est, comme de coutume quand on pose nos valises quelque part, tardif. On retrouve Antoine, notre local de l'étape, à midi. On peut alors remettre nos fessards au supplice de quelques heures passées sur une selle. Antoine nous fait le privilège d'être notre guide et de nous montrer ses coins préférés des environs de Sapa, et ça ne manque pas.
Le temps d'un tour de clé et on est parti. La route a troqué son enveloppe goudronnée contre une couche poussiéreuse faite de terre et de cailloux qui m'est maintenant familière. Toute la journée, ça ne sera que ça, des pistes en zigzags avec des pentes à ne pas mettre un cycliste dehors. En d'autres termes, ça ressemble plus à un enduro qu'à "la Croisière s'amuse". D'ailleurs par moment, la croisière galère plus qu'elle ne s'amuse. C'est que nos bonnes vieilles Minsk sont plus faite pour les steppes que pour la montagne. Lorsqu'il faut venir à bout d'une montée à 30°, t'as plutôt intérêt à être bien lancé et à ne pas t'arrêter car autrement, c'est la foire à l'énervement pour repartir. Quand, en plus, tu te retrouves coincé parce qu'un de tes compères parti avant toi s'est retrouvé enlisé et bloque la voie, c'est pas la joie quand il faut t'y reprendre à dix fois pour s'élancer de nouveau. Et même si tout se passe dans la plus grande décontraction, il y a des fois où tu botterais bien quelques derrières. Mais ces sentiments vengeurs sont bien éphémères, après chaque difficulté, on est récompensé de nos efforts par des paysages incroyables où, comme pour notre première pause, des baignades dans de petites cascades rafraichissantes. Ca nous donne en plus l'occasion à chaque fois de comparer nos tilleuls à antoine et à nous comme quelques grammes de finesse dans cette journée de gros cubes. A chaque arrêt, les paysants ou les enfants des paysants qui passent par là semblent tout surpris de nous voir mais comme personne n'oublie de sourire toutes dents dehors quand il y en a, tout se passe dans des poignées de mains et des courbettes.
Comme un dessin ou une photo vaut mille discours, et comme rien de vraiment notable hormi ce qui s'offre à nous de merveilles n'est arrivé (on est toujours vivant), je vous laisse vous repaitre des photos de la journées, qui je vous préviens, vont vous éclater la rétine!!
Le soir, on est de retour au village pour une soirée à nouveau passée à quatre. Il faut dire qu'on forme une sacrée bonne équipe donc on ne se prive pas. C'est par un nouveau passage au bar que la soirée se termine à pas d'heure, on rentre à la maison mort de rire de cette journée de poussière. Quant au lendemain, c'est pas gagné qu'on sache à quoi ressemble le matin...
Le lendemain, on commence à avoir nos petites habitudes à Sapa. On a notre repère pour les petits déjeuners, pour boire des coups en fin d'après midi, pour dîner et pour finir de se calmer la soif jusqu'au milieu de la nuit. Le rendez-vous avec Antoine est fixé à 14h ce qui nous laisse largement le temps de nous lancer avec précaution dans cette nouvelle journée ensoleillée. En plus, ça laisse le temps à Antoine de savoir quelle route on va prendre car, à l'inverse de la veille, aujourd'hui il nous emmène là où il n'a jamais foutu les pieds. Tout un programme fait de glissades et d'inconnu en perspective...
Et pour cause... Le chemin n'en est plus un... C'est le lit d'un torrent qui est assèché qu'il faut s'échiner à remonter!! Et comme notre moto c'est le même veau que la veille, je vous raconte pas la partie de plaisir... Il y a même des endroits où je sais d'avance que je ne pourrais pas en venir à bout à moins de me téléporter. Je laisse donc ma place à Dani qui, avec ses grandes cannes, peut littéralement courrir assis sur la moto ce qui aide grandement à franchir tous les rochers qui jonchent le chemin et nous permet une nouvelle fois de nous taper sur les cuisses tant son style partage le même genre d'accadémisme qu'un richard Gotainer en costume orange, vert et violet. Quand il arrive en haut quand même, les rires laisse la place aux félicitations et aux remerciements. Moi, j'y serais encore!! D'ailleurs, c'est tellement vrai qu'au moment où je reprends possession de ma machine, celle-ci, sans doute perturbée par les changements de chauffeurs, fait sa caractérielle et n'avance plus d'un pouce. On peut encore la démarrer mais il est franchement impossible d'enclencher quelque vitesse que ce soit. C'est la tuile, je suis en panne au milieu de nulle part. Et on a beau essayé de réparer avec le kit fournit à cet effet, on arrive à rien même pas à ouvrir le bloc moteur. Il faut dire que c'est loin d'être évident de dévisser des vis rouillées avec un tournevis en plastique qui ferait même rire un enfant de trois ans...
Je décide donc de rester auprès de mon destrier éclopé pendant que les autres vont s'efforcer de faire venir un mécano jusque là. Je les regarde donc partir en espérant les revoir sous peu et ne pas avoir à dormir dans la montagne. Ensuite, je m'installe une petite couchette sur un coin d'herbe avec une vue imprenable sur la vallée et passe l'heure qui suit à regarder les villageois rejoindre leur maison à des kilomètres de là dont il me propose la visite si ma situation ne s'arrange pas d'ici à la fin de la journée. Mais on en arrivera jamais à cette extrèmité, après cette heure d'attente apaisée plus que fébrile, Dani, Jo et Antoine reviennent avec dans leur suite, un viet qui n'aura besoin que d'un coup du même tournevis que nous pour remettre ma titine sur les bons rails. Merci monsieur!!! Victoire!!!!
Après, tout est facile. Ca dépote dans tous les sens. Ca dépote même tellement que je manque de rater un virage dans l'excitation enfièvrée de mes retrouvailles avec la vitesse. Chaleur finalement sous controle, mais chaleur quand même!
Au final, avec toutes ces péripécies d'ordre mécanique, il est vite temps de rentrer au bercail. Sur le chemin du retour, Antoine nous arrête chez une de ses collègues qui nous accueuille quasiment comme ses fils. Et comme elle travaille comme Antoine dans un hotel onéreux de la ville, son anglais est parfait ce qui nous permet, enfin, d'avoir une vraie conversation avec un local. Ca fait du bien!! Il aura fallu deux semaines!!!
La soirée est comme une douce routine. On se fait exploser la panse et on enchaine les allers-retours aux toilettes pour soulager des vessies qu'on ne cesse de remplir. Seul fait notable dans cette frénésie d'ingestion, c'est la première fois à Sapa qu'on fait la fermeture du bar ce qui n'est pas un mince exploit car celui-ci ferme ses portes une fois et une fois seulement que le dernier client quitte les lieux. Et comme ce soir, les derniers clients, ce sont bibi et les zozos...
Au réveil, il avait d'abord été question qu'on quitte Sapa mais comment voulez-vous qu'en se couchant à 3h du matin, on soit de bon pieds bon oeil pour se fendre de 200 km sur les routes vietnamiennes? Le réveil de 8h30 s'est donc de lui-même transformé en un réveil de midi ce qui est très digeste et très confortable pour mon organisme de marmotte. Le temps de se faire beau et propre et on part avec Dani et Jo faire une petite ballade motorisée dans les rues de Sapa armés de nos appareils photos. Mais aujourd'hui pour les photos, ce n'est pas l'idéal, le ciel est menaçant et on a vite fait de rentrer à la base et achetant au retour un kit de raquette de badminton avec l'espoir que si le ciel ne nous déverse rien sur la tête, on puisse faire un minimum d'effort en courant derrière le volant. Et alors qu'on est rentré, comme la pluie ne tombe pas, je pose l'appareil photo et on fait quelques échanges rapides, freinés qu'on est dans notre élan par un matériel de fortune. Tous les deux coups de raquette, les volants au lieu de rebondir sur le cordage le traverse de part en part, ce qui n'est pas très pratique... Constatant la défaillance, on arrête là les efforts et on retourne à la chambre. On en est sorti peu après par Antoine qui nous rejoint et nous propose de nous joindre à lui pour boire un pot sur le marché avec tous ses potes locaux et expatriés. Pas la peine de nous le demander deux fois, glou glou, c'est tout nous!
L'après-midi file donc paisiblement, à tel point que je m'ennuie un peu pour dire la vérité. On en a tellement bavé pour arriver jusqu'à Sapa que je ne me vois pas ne rien faire jusqu'au lendemain pour le grand départ. J'enjoins donc Antoine pour un tour en moto. Pas la peine d'insister beaucoup, il est le seul à avoir des fourmis dans les cylindres. Une fois casqués, on redescent plein pot dans la vallée jusqu'au bord d'une petite rivière. Là, sur la rive se trouve un restaurant dont Antoine est un habitué. Il lui faut aller dire bonjour. On descent donc de selle et alors qu'on rentre dans l'établissement, l'orage commence à gronder, la pluie à se déverser en de grosses gouttes. On a finalement bien fait de s'arrêter, on a pensé à rien au moment de partir et on ne s'est chargé de rien. On s'abrite donc sous un grand parasol en se faisant servir de grandes assiettes de victuailles. impossible de se laisser mourir de faim à cause de trois gouttes!! L'averse ne dure finalement qu'une trentaine de minutes, c'est pas grand chose mais assez quand même pour qu'on décide de rentrer des fois que ça recommence. Dans la montée, je suis une nouvelle fois dans mon élément, j'enchaine les virages et sème l'ami molette. A l'arrivée, en vingt cinq minutes d'acrobaties, j'ai cinq minutes d'avance sur mon deuxième. Pas mal...
Je retourne à l'hotel en promettant à antoine un dernier verre le soir même. Là, je retrouve Jo et Dani qui ont un étrange sourire béat sur le visage. - Qu'est ce qui se passe les gars, vous me faites peur à sourire comme des clowns sanguinaires. - Tu devineras jamais quoi! - Quoi alors? - On discutait peinard avec une femme qui voulait nous vendre des sacs et la conversation allant, elle a bien compris qu'on ne lui achèterait rien. C'est le moment qu'elle a choisi pour sortir l'artillerie lourde!! - Mais encore? - Regarde ça!! Là-dessus, Jo me tend un petit paquet rempli d'une espèce de pate à modeler noiratre et daubante. - C'est quoi? - Putain mais t'es neuneu?!? C'est l'opomme!! On se fait ça ce soir? - Ca se pourrait si vous arrivez à me convaincre ce qui ne devrait pas être trop dur...
On s'est donc évertué à ne pas sauter directement à pieds joints dans notre expérience psychotrope du jour. On a filé se raffraichir la tête autour d'un bon dîner avant de partager une dernière bière avec Antoine qui méritait bien ça. Et on a fini par rentrer à la chambre vers 21h. Traditionnellement, la meilleure façon de déguster l'o-pomme c'est de la déguster avec une bonne pipe. Mais de bonne pipe on est pas propriétaire alors ne nous reste qu'un choix. Gober directement la pate. On se lance tous les trois en même temps comme des nageurs entameraient une course de façon synchronisée, chacun sur son plot. 1, 2, 3, mangez!!! Première impression, le gout est vraiment dégueulasse, c'est comme manger du goudron gluant. Deuxième impression après un quart d'heure, rien ne se passe. Deuxième et dernière tournée. De toute façon, après il y en a plus... 1, 2, 3, re-mangez!! C'est toujours aussi infect et on se pose chacun sur son lit en attendant de voir si la mer rouge va s'ouvrir devant nos yeux ébahis. Durant cette attente interminable, un éclair de lucidité me foudroye : qu'est ce que j'ai foutu de mon appareil photo??????? Je me souviens l'avoir posé quand on a commencé à jouer au badminton mais depuis plus rien... C'est le néant... Intense moment de stress exactement quand tout ce que je souhaitais, c'était le plus de calme et de sérénité possible pour ouvrir la porte à de toutes nouvelles sensations. Quel timing!! Dans mon angoisse, je descends les marches de l'hotel et me mets à chercher partout autour mais rien. Nulle part. L'appareil photo, envolé. La sérénité, pareil. Dans ma tête, je n'ai pas assez de mots pour me traiter de tous les noms!! Je file ensuite à la réception de l'hotel pour éventuellement savoir si quelqu'un l'aurait déposé mais tout le monde dort déjà. Bordel!! Il est 22h et tout le monde roupille!! Dans quel monde de lève-tôt on vit?? Résultat, il va être impossible que je me calme jusqu'au lendamain et la confirmation de ma stupidité. Et l'o-pomme dans tout ce bordel? J'imagine qu'avec tous ces soubresauts, je suis pas près d'avoir des visions!!! Et pour les autres c'est pareil, à peine une vague sensation de planer, on aurait mieux fait de rester au bar!!
On finit par s'endormir sans en savoir finalement plus sur les vertues de l'o-pomme et sans être beaucoup plus avancé quant à ma saloperie d'appareil photo. Vous avez dit bonne nuit? Au moins comme le réveil est branché à 6h30, les certitudes concernant la caméra devrait être vite levées...
Je préfère te laisser dans ce nouveau suspense irrespirable que de te dévoiler tout de suite la suite.
Si tu veux à ton tour t'apaiser, je te laisse découvrir sur A fleur de Terre les photos et vidéos de Sapa qui sont, je pense, parmi les plus réussies de tout le voyage ce qui n'est pas une mince affaire. Et toi, qu'est ce que t'en penses?
Relier Bamako à Djenné en un jour? (Mali) English translation pending
Comment relier sans trop de problèmes Bamako à Djenné en un jour?
Les guides "papier"préconisent de descendre à un carrefour et de prendre un bâché pour Djenné.
Nous arriverions sans doute tard à la bifurcation et un contact à Bamako nous dit que cette solution est loin d'être sure, peu de véhicules seraient présents sur cet axe.
Merci de nous faire part de votre expérience et tuyaux pour rejoindre Djenné en une journée ( un dimanche ).
Agence pour chauffeur à Delhi? English translation pending
Bonsoir,
Nous partons en Inde fin mars 2010, nous voudrions savoir si certains d'entre vous ont de bonnes adresse de chauffeurs. Nous souhaiterions garder le même chauffeur durant la durée de notre voyage 10 jours, au nieau du budget, combien faut-il compter ?
merci à tous
Nous partons en Inde fin mars 2010, nous voudrions savoir si certains d'entre vous ont de bonnes adresse de chauffeurs. Nous souhaiterions garder le même chauffeur durant la durée de notre voyage 10 jours, au nieau du budget, combien faut-il compter ?
merci à tous
Voyage à New York: visite de la Statue de la Liberté English translation pending
Bonjour à tous !!
Je dois me rendre à New York en avril et je souhaite visiter la statue de la liberté, j'aimerai savoir comment cela se passe pour l'achat des tickets ; y a t il des tickets a acheter pour le ferry et pour la visite de la statue ? peut on désormais accéder à la couronne ? et est il préférable d'acheter ses tickets sur le net ? Par ailleurs j'arriverai par l'aéroport de JFK vers 17h30, j'hésite encore a prendre le train ou le taxi pour me rendre a manhattan du coté de madison square garden, que me suggérez vous ?? merci d'avance pour vos réponses
Vaness
Je dois me rendre à New York en avril et je souhaite visiter la statue de la liberté, j'aimerai savoir comment cela se passe pour l'achat des tickets ; y a t il des tickets a acheter pour le ferry et pour la visite de la statue ? peut on désormais accéder à la couronne ? et est il préférable d'acheter ses tickets sur le net ? Par ailleurs j'arriverai par l'aéroport de JFK vers 17h30, j'hésite encore a prendre le train ou le taxi pour me rendre a manhattan du coté de madison square garden, que me suggérez vous ?? merci d'avance pour vos réponses
Vaness
Hôtel Viva Wyndham Dominicus Palace du 8 au 15 mars 2010 English translation pending
salut je vais moi aussi a l'hotel Viva Wyndham Dominicus Palace du 8 au 15 mars 2010.
je ne sait plus quoid penser, je lis un coup l'hotel et tres bien un autre l'hotel est a fuire,
comment savoir.
merci de me repondre si quelqu'un sait comment est reellement cette hotel
merci pour votre réponse
claude
Bus de nuit entre San Cristóbal de las Casas et Mérida? (Mexique) English translation pending
Bonjour,
Je cherche si il y a un bus de nuit San Cristobal de las casas - Merida et je ne trouve rien. Existe-t-il un bus de nuit? Le LP indique qu'il y a un seul bus par jour mais ne donne pas plus de detail , sinon 13h de route. Ca m'embeterait de perdre une journee entiere dans un bus....
Merci pour tout renseignement...
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
(puisque vous m'avez demandé plus de texte, c'est chose faite ...et avec les photos....bonne lecture !!!)
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote Brice, en papouasie , à Sentani près de Jayapura.
Les visages ont changé, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidité de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles même si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.


Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.



L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.

On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......

......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!

Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!

durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!

Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .









.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.




On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!





Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!

Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!



La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!
Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.



Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......


Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.



Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.




L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.


On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......


......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!


Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!


durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!


Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .










.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!


Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.





On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!






Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!


Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!


aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!




La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!

Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.




Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......


Je pars (invité) au Cameroun (Douala) pour la première fois: us et coutumes? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends pour la premiere fois au cameroune (douala) avec un ami camerouné qui desir me faire connaitre: famille amis et coutume. Pour la premiere fois apres avoir connu la tunisie maroc martinique via des correspondances du net qui ce sont transformer en amitiés, je desir connaitre les impaires à ne pas commettre afin de ne pas froisser un membre famililale ou amis, ainsi que quelques astuces pour passer un agreable sejour . je suis contient que chaque pays et origine comporte un danger potentiel mais apporte aussi du plaisirs et du bonheur. mon travail me permet de travailler parfois avec quelques africains (benin, guiné, cameroune, cote d ivoire) et à les écouter j'ai eu envi de me lancer dans l'aventure et decouvrir ce nouveau monde . merci d'avance de vos reponses et aide divers
Emmanuel
P.S : y t'il possibilité de louer une voiture et a quel prix ?
Je me rends pour la premiere fois au cameroune (douala) avec un ami camerouné qui desir me faire connaitre: famille amis et coutume. Pour la premiere fois apres avoir connu la tunisie maroc martinique via des correspondances du net qui ce sont transformer en amitiés, je desir connaitre les impaires à ne pas commettre afin de ne pas froisser un membre famililale ou amis, ainsi que quelques astuces pour passer un agreable sejour . je suis contient que chaque pays et origine comporte un danger potentiel mais apporte aussi du plaisirs et du bonheur. mon travail me permet de travailler parfois avec quelques africains (benin, guiné, cameroune, cote d ivoire) et à les écouter j'ai eu envi de me lancer dans l'aventure et decouvrir ce nouveau monde . merci d'avance de vos reponses et aide divers
Emmanuel
P.S : y t'il possibilité de louer une voiture et a quel prix ?
Location de voiture à la Réunion? English translation pending
bonjour, je cherche des infos sur les loueurs locaux, les institutionnels étant très chers par rapport à mon budget.
j'ai entendu de parler de jordan. il y en a d'autres certainement. merci.
Assurances camping-car au Maroc English translation pending
BJR A VOUS
QUI PEUT ME RENSEIGNE SUR TOUT CE QUE J ENTENDS SUR LE VOL D UN CC AU MAROC
ES CE VRAI QUE SI ON NOUS VOLE NOTRE CC AU MAROC IL FAUT PAYER A LA DOUANE LA VALEUR DU CC
QUI PEUT ME RENSEIGNER DE CELA SI CELA EST VRAI
MERCI AVOUS
CORDIALEMENT
ADL
Retour de quinze jours en Thaïlande (Bangkok, Koh Samui et Koh Phangan) English translation pending
Ca y est je suis rentré cet aprem après 15 jours (sur BKK, Koh Samui et Koh Phangan) et je suis aussi bronzé que crevé. Je voulais juste remercier toutes celles et ceux de ce forum qui m'ont beaucoup aidé et on ne le dira jamais assez : Voyage Forum devrait être reconnu d'utilité publique!! 🙂
Avis sur séjour dans l'Ouest américain avec deux enfants (6 et 8 ans)? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous pensons partir visiter une partie de l'Ouest Américains avec nos deux enfants 6 ans et 8 ans au mois d'août 2010, mais nous hésitons. Que pensez vous de notre séjours:
départ de: Los Angeles 3 nuits. Fresno 2 nuits Yosemite 1 nuit San francisco 4 nuits Pismo Beach 1 nuit Venice Beach 4 nuits Los Angeles 1 nuit.
Logement toujours en hôtel
Voilà à quoi notre parcours devrait ressembler, nous aimons les visites, découverte, détente. Le voyage nous fait un peu peur car nous ne parlons pas trés bien l'anglais, et aussi notre circuit est en voiture de location, donc pas mal de route à faire. Quelques questions nous trottes dans la tête. Est-ce facile de se faire comprendre, les enfants ne sont pas trop petits pour un telle voyage, la sécurité de ces grandes villes.... J'attends vos conseils.
Merci
Nous pensons partir visiter une partie de l'Ouest Américains avec nos deux enfants 6 ans et 8 ans au mois d'août 2010, mais nous hésitons. Que pensez vous de notre séjours:
départ de: Los Angeles 3 nuits. Fresno 2 nuits Yosemite 1 nuit San francisco 4 nuits Pismo Beach 1 nuit Venice Beach 4 nuits Los Angeles 1 nuit.
Logement toujours en hôtel
Voilà à quoi notre parcours devrait ressembler, nous aimons les visites, découverte, détente. Le voyage nous fait un peu peur car nous ne parlons pas trés bien l'anglais, et aussi notre circuit est en voiture de location, donc pas mal de route à faire. Quelques questions nous trottes dans la tête. Est-ce facile de se faire comprendre, les enfants ne sont pas trop petits pour un telle voyage, la sécurité de ces grandes villes.... J'attends vos conseils.
Merci
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie , à sentani près de jayapura.
Les visages ont changés, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidite de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles meme si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur jayapura y réserver un vol pour wamena et acheter de la nourriture de base , riz , pates, sucre.....pour préparer nos treks ainsi qu'un laisser passer indispensable pour pouvoir continuer notre route.
L'air est saturée en humidité et la température avoisine les 35, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien.
Les papous sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.
le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec brice est en cours......
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Scooters en Thaïlande adaptés pour de la longue route? English translation pending
Y a-t-il des scooters ( Honda, Kawa, Yamaha, Susiki ) entre 150 et 200 CC commercialisés en Thailande ?
Sont ils adaptés pour faire de la longue route ?
Quels prix ?
Cordialement
FerDDex
Itinéraire pour circuit en 4x4 en Tunisie? English translation pending
Coucou nous faisons un circuit avec nos 3 enfants en 4X4 en avril 2010 , nous sommes à la recherche d'idées à visiter , de bonnes adresses sur notre chemin : restos , hotels merci . Voiçi notre parcours :Tunis - Dougga -Sbeitla -Tamerza/ Chebika/ Mides- DOUZ -TEMBAIN - KSHAR Guilaine -Guermessa/Goumrassen /kasar Addada- Matmata _ EL DJEM - Madhia -Sidi Bousaid .
Lait longue conservation aux Etats-Unis? English translation pending
salut
je viens de me faire un ancien post sur les glacières (4 pages) et tout le monde parle du lait uht qui est dispo desormais (d'apres un membre ...)
le post date de mai 2009 donc de nouveaux voyages ont été faits
alors est il possible d'avoir des retours d'expérience?
trouve-t-on facilement du lait longue conservation ?
merci de vos reponses.
Enregistrement et embarquement Air France/Lufthansa à l'aéroport de Mexico English translation pending
Bonsoir,
Je rentre d'un déplacement à Mexico avec AF. Vol aller BRU CDG MEX sans commentaires...service très correct.
Par contre je me suis amusé à comparer, puisque cela était possibe, les enregistrements et les embarquements de AF et LH à MEX.
Enregistrement : AF et LH sont dans la même salle de l'aéroport de MEX. Tout fonctionne chez LH...alors qu' un puis deux ordis sont péniblement connectés chez AF sous l'oeil amusé du personnel AF au sol. Résultat : 2 heures de queue chez AF alors que les passagers LH ont déserté depuis longtemps le hall de l'aéroport.
La porte : les deux avions sont presque côte à côte. LH part le premier. Embarquement précis, organisé ( FIRST, Business, Eco rangées par rangées ) et gabarit "bagage" utilisé gentiment. Certains bagages sont réorientés en soute.
Chez AF...le foutoir et j'assiste à une véritable ruée vers l'or. Le gabarit bagage est dans le décor, affiche fièrement "1 bagage autorisé" et donc...certains voyageurs montent à bord encombrés certains par 2 ou 3 valises. Le dernier passager embarqué devait sans doute payer pour les autres🙂
Résultat : encombrement dans les allées du T7, passagers énervés, équipage aggacé, on enlève, on remet, on monte sur les acccoudoirs, on éborgne la grosse dame, on entend même une hôtesse dire " quand est-ce que le sol fera son job...quand les valises sont dedans on peut plus les mettre dehors (sic)".
Je n'ai jamais vu utiliser dans quelque escale AF que ce soit ce fameux gabarit bagage. Dommage non ?
Je dois à la vérité historique d'ajouter que le vol retour s'est déroulé très correctement avec un réel souci d'asistance de la part de l'équipage. Ce qui me fait dire, après ma seule expérience personnelle, qu'il y a une certaine constance dans la qualité minimale des services AF en vol 😉 et une réelle détérioration des services prodigués par le personnel AF aux escales 😠. A cette heure, habitant BRU, j'alterne encore Flying Blue et M&M...même si dans ce cas-ci j'aurais préféré monter dans l'airbus allemand.
Je n'ai jamais vu utiliser dans quelque escale AF que ce soit ce fameux gabarit bagage. Dommage non ?
Je dois à la vérité historique d'ajouter que le vol retour s'est déroulé très correctement avec un réel souci d'asistance de la part de l'équipage. Ce qui me fait dire, après ma seule expérience personnelle, qu'il y a une certaine constance dans la qualité minimale des services AF en vol 😉 et une réelle détérioration des services prodigués par le personnel AF aux escales 😠. A cette heure, habitant BRU, j'alterne encore Flying Blue et M&M...même si dans ce cas-ci j'aurais préféré monter dans l'airbus allemand.
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Partir avec seulement un objectif (photo) fixe? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis photographe débutant et je pars 6 semaines en Asie l'été prochain. J'ai un Nikon D90 (donc format DX, pas full frame) et je n'ai pas trop envie de m'encombrer. Les deux seuls objectifs que je possède sont le 18-55 VR fourni avec le kit et un 35 mm f/1.8 que j'ai acheté récemment.
Comme je n'ai pas envie de tout trimbaler avec moi et changer souvent d'objectifs, je me demande si prendre seulement le 35 mm est judicieux en sachant que je ne fais pas de photo animalière, je fais surtout du paysage et monuments, environnement urbain, quelques portraits, des photos en intérieur, le tout fréquemment à faible luminosité, à l'aube et au crépuscule et le soir d'où mon investissement dans un objectif qui ouvre à 1.8.
Pensez-vous que le 35 mm devrait suffire (ça ne me dérange pas d'avancer / reculer pour cadrer) ou vais-je me sentir frustré de ne pas avoir un grand angle pour les paysages ? En d'autres termes, un 35 mm DX (donc équivalent 52 mm plein format) convient-il pour faire du paysage ou une focale plus courte est vraiment recommandée ?
Je ne souhaite pas investir dans un objectif DX "passe-partout" du type 18-200 VR car je compte passer au plein format à moyen terme et donc changer d'objectifs aussi.
Merci pour vos conseils.
Je suis photographe débutant et je pars 6 semaines en Asie l'été prochain. J'ai un Nikon D90 (donc format DX, pas full frame) et je n'ai pas trop envie de m'encombrer. Les deux seuls objectifs que je possède sont le 18-55 VR fourni avec le kit et un 35 mm f/1.8 que j'ai acheté récemment.
Comme je n'ai pas envie de tout trimbaler avec moi et changer souvent d'objectifs, je me demande si prendre seulement le 35 mm est judicieux en sachant que je ne fais pas de photo animalière, je fais surtout du paysage et monuments, environnement urbain, quelques portraits, des photos en intérieur, le tout fréquemment à faible luminosité, à l'aube et au crépuscule et le soir d'où mon investissement dans un objectif qui ouvre à 1.8.
Pensez-vous que le 35 mm devrait suffire (ça ne me dérange pas d'avancer / reculer pour cadrer) ou vais-je me sentir frustré de ne pas avoir un grand angle pour les paysages ? En d'autres termes, un 35 mm DX (donc équivalent 52 mm plein format) convient-il pour faire du paysage ou une focale plus courte est vraiment recommandée ?
Je ne souhaite pas investir dans un objectif DX "passe-partout" du type 18-200 VR car je compte passer au plein format à moyen terme et donc changer d'objectifs aussi.
Merci pour vos conseils.
Quand acheter un billet de vol Air France? English translation pending
Bonjour,
Je retourne à Cuba fin juin 2010, je viens de regarder les prix des billets Geneve/Paris/La Havane, les prix sont très élevés 1100 €/pers ! Je n'ai jamais payé autant par AF !
Y-a-t-il une chance de baisse des prix où vont-ils continuer à monter avec le temps ??
Quelle est la politique des prix d'AF ?
Merci d'avance pour votre aide
Je retourne à Cuba fin juin 2010, je viens de regarder les prix des billets Geneve/Paris/La Havane, les prix sont très élevés 1100 €/pers ! Je n'ai jamais payé autant par AF !
Y-a-t-il une chance de baisse des prix où vont-ils continuer à monter avec le temps ??
Quelle est la politique des prix d'AF ?
Merci d'avance pour votre aide
Tunisie hors goudron: plus possible sans guide et autorisation (janvier 2010) English translation pending
Bonjour aux amoureux du sable.
Ca y est, c'est tout nouveau cela vient de sortir. Il n'est plus possible de faire par exemple Douz-Ksar Ghilane seul. Un correspondant Tunisien vient de m'informer que le gouvernement Tunisien a pris cette décision au courant de ce mois. Pour sortir du goudron il faut un guide à 150 € la journée plus une autorisation de la police touristique.😠 Je le disais il n'y a pas longtemps, ils ont tendance à nous prendre pour des Américains. L'histoire ne dit pas si le guide a reçu toute la formation requise et contracté les assurances ad hoc?😏
Roro.
Roro.