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Marche de München à Mulhouse English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je voudrais partir de München et marcher jusqu'à Mulhouse à pied. Seulement je ne trouve pas d'itinéraire de randonné car j'aimerais éviter un maximum la route, et surtout jamais passer par l'autoroute.
Si vous avez une idée d'itinéraire merci!
Si vous avez une idée d'itinéraire merci!
De Xai Xai à Vilankulos (Mozambique) English translation pending
De Xai Xai à Vilankulos. Le 21 juin 2013.
Debout à 6 heures . Je quitte ma chambre humide sans regret. Adieu la douche qui goutte et les toilettes qui fuient.. A cette heure matinale, inutile de songer à ce qui pourrait ressembler à un petit déjeuner.. Pas même un petit café.
Le jour est déjà levé et il fait encore frais. Je me positionne sur le bord de la route et attends un bus qui viendrait de Maputo..il y a déjà plusieurs personnes. On se lève tôt en Afrique. Le hasard veut qu'un Toyota 4x4 flambant neuf se soit arrêté à proximité. Je m'adresse au conducteur , lui explique ma destination. Il accepte de m'emmener moyennant 500 Metzical . C'est moins cher que le bus et bien plus confortable. Je n'hésite pas une demi- seconde et me voilà assis confortablement , prêt pour absorber les 500 kms de route jusqu'à ma destination. Il n'est pas encore 7 heures. Si tout se passe bien j'arriverai à Vilankulos vers 13 heures. Une véritable aubaine.!!
La route est en bon état et le paysage, sans être exceptionnel, reste des plus agréables. Palmiers et quelques baobabs. Une forêt peu dense. De nombreux et jeunes écoliers sur le bord de la route. On enfile les kilomètres sans problème et vers 13 heures mon chauffeur me dépose à une croisée de chemins. C'est PAMBARA. A droite ma destination.. Lui continue tout droit, vers Beira, 500kms au nord et moi , il me reste une vingtaine de kms pour atteindre mon but.
Je me poste, une fois de plus , sur le bord de la route , plutôt déserte. La chance me sourit à nouveau. Rapidement, un pick-up qui ramène des ouvriers des champs s'arrête pour me prendre et une demi- heure plus tard moyennant une somme modique, me voilà au centre de Vilankulos.
Il ne me reste qu'à trouver un hôtel convenable à un prix abordable. Ce n'est pas le plus simple. Je l'ai déjà évoqué , les prix de l'hôtellerie au Mozambique sont incroyablement élevés. Bien trop élevés pour le niveau de prestation offert. Les premiers hôtels que je découvre offrent des chambres entre 80 et 100 euros. C'est un peu la norme de prix mais nettement au dessus de mon budget.
Un " local" qui parle un peu anglais m'indique une adresse pas chère. Le "Dercia Motel". Je m'y rends. C'est effectivement pas très cher mais très " local"...! Cela fera mon affaire. Au moins pour cette nuit. La chambre est petite et les sanitaires et douche sont sur le palier. Pas très grand et vraiment spartiate. Bonne surprise, le matelas est plutôt bon. Mauvaise surprise, ça gueule dans les environs.. J'ose espérer que cela s'arrêtera cette nuit sinon.. Même avec une tonne de boules Quiès dans les oreilles, il me sera impossible de fermer l'œil.
Je pose mon sac , trouve un petit resto où on sert le désormais incontournable 1/2 poulet riz- salade. J'ai une petite overdose de poulet. J'en mange chaque jour et à chaque repas depuis mon arrivée dans ce pays. !! Mais là, je n'ai rien mangé depuis hier soir. Puis, j'essaye , comme chaque jour de trouver un spot WiFi. Ça commence très mal car ici , comme dans les précédentes villes, ils ne semblent même pas comprendre le sens du mot.. Une Sud africaine a entendu ma conversation et elle m'indique un lieu où, parait- il , je vais trouver mon bonheur. Le " Kilimandjaro Café." Je m'y rends.. Divine surprise , je suis accueilli avec le sourire par un couple de Sud Africains qui me confirment qu'ils ont le Wifi et que cela fonctionne. Je teste immédiatement à l'aide de mon IPad. Youpi... Ça marche. -32 mails en attente d'être lus et tous les miens qui vont pouvoir partir. Super..!
Je me commande un cappucino, excellent au demeurant pour 50 mtz, et m'attelle au tri et à la lecture de tous mes mails. J'actualise toutes mes données et aussi celle du "Monde" que je consulte théoriquement chaque jour.. Parfait. J'aurai de la lecture ce soir.
La nuit tombe vite. Vers 17 h30 le jour décline rapidement. A 18 heures il fait nuit noire. Le café ferme ses portes avec l'arrivée de la nuit. Je n'ai toujours pas vu la plage qui se trouve pourtant toute proche. Ce sera pour demain. Je n'ai que ça à faire.
Debout à 6 heures . Je quitte ma chambre humide sans regret. Adieu la douche qui goutte et les toilettes qui fuient.. A cette heure matinale, inutile de songer à ce qui pourrait ressembler à un petit déjeuner.. Pas même un petit café.
Le jour est déjà levé et il fait encore frais. Je me positionne sur le bord de la route et attends un bus qui viendrait de Maputo..il y a déjà plusieurs personnes. On se lève tôt en Afrique. Le hasard veut qu'un Toyota 4x4 flambant neuf se soit arrêté à proximité. Je m'adresse au conducteur , lui explique ma destination. Il accepte de m'emmener moyennant 500 Metzical . C'est moins cher que le bus et bien plus confortable. Je n'hésite pas une demi- seconde et me voilà assis confortablement , prêt pour absorber les 500 kms de route jusqu'à ma destination. Il n'est pas encore 7 heures. Si tout se passe bien j'arriverai à Vilankulos vers 13 heures. Une véritable aubaine.!!
La route est en bon état et le paysage, sans être exceptionnel, reste des plus agréables. Palmiers et quelques baobabs. Une forêt peu dense. De nombreux et jeunes écoliers sur le bord de la route. On enfile les kilomètres sans problème et vers 13 heures mon chauffeur me dépose à une croisée de chemins. C'est PAMBARA. A droite ma destination.. Lui continue tout droit, vers Beira, 500kms au nord et moi , il me reste une vingtaine de kms pour atteindre mon but.
Je me poste, une fois de plus , sur le bord de la route , plutôt déserte. La chance me sourit à nouveau. Rapidement, un pick-up qui ramène des ouvriers des champs s'arrête pour me prendre et une demi- heure plus tard moyennant une somme modique, me voilà au centre de Vilankulos.
Il ne me reste qu'à trouver un hôtel convenable à un prix abordable. Ce n'est pas le plus simple. Je l'ai déjà évoqué , les prix de l'hôtellerie au Mozambique sont incroyablement élevés. Bien trop élevés pour le niveau de prestation offert. Les premiers hôtels que je découvre offrent des chambres entre 80 et 100 euros. C'est un peu la norme de prix mais nettement au dessus de mon budget.
Un " local" qui parle un peu anglais m'indique une adresse pas chère. Le "Dercia Motel". Je m'y rends. C'est effectivement pas très cher mais très " local"...! Cela fera mon affaire. Au moins pour cette nuit. La chambre est petite et les sanitaires et douche sont sur le palier. Pas très grand et vraiment spartiate. Bonne surprise, le matelas est plutôt bon. Mauvaise surprise, ça gueule dans les environs.. J'ose espérer que cela s'arrêtera cette nuit sinon.. Même avec une tonne de boules Quiès dans les oreilles, il me sera impossible de fermer l'œil.
Je pose mon sac , trouve un petit resto où on sert le désormais incontournable 1/2 poulet riz- salade. J'ai une petite overdose de poulet. J'en mange chaque jour et à chaque repas depuis mon arrivée dans ce pays. !! Mais là, je n'ai rien mangé depuis hier soir. Puis, j'essaye , comme chaque jour de trouver un spot WiFi. Ça commence très mal car ici , comme dans les précédentes villes, ils ne semblent même pas comprendre le sens du mot.. Une Sud africaine a entendu ma conversation et elle m'indique un lieu où, parait- il , je vais trouver mon bonheur. Le " Kilimandjaro Café." Je m'y rends.. Divine surprise , je suis accueilli avec le sourire par un couple de Sud Africains qui me confirment qu'ils ont le Wifi et que cela fonctionne. Je teste immédiatement à l'aide de mon IPad. Youpi... Ça marche. -32 mails en attente d'être lus et tous les miens qui vont pouvoir partir. Super..!
Je me commande un cappucino, excellent au demeurant pour 50 mtz, et m'attelle au tri et à la lecture de tous mes mails. J'actualise toutes mes données et aussi celle du "Monde" que je consulte théoriquement chaque jour.. Parfait. J'aurai de la lecture ce soir.
La nuit tombe vite. Vers 17 h30 le jour décline rapidement. A 18 heures il fait nuit noire. Le café ferme ses portes avec l'arrivée de la nuit. Je n'ai toujours pas vu la plage qui se trouve pourtant toute proche. Ce sera pour demain. Je n'ai que ça à faire.
Randonnée sur deux jours avec nuit dans une ferme/auberge dans les Vosges English translation pending
Bonjour,
J'aimerais faire une rando à cheval sur 2 journées (une journée + une matinée) en passant la nuit dans une ferme auberge. Si nécessaire je peux prendre avec moi mon sac de couchage, j'ai du matériel léger et compact. Je recherche de préférence un parcours nature qui en met plein la vue, et si possible pas trop plein de touristes. Je planifie ce petit trip la semaine prochaine (21 - 28 juillet). J'ai une condition physique qui tient bien la route je dirais... En parcourant le forum j'ai cru comprendre que le GR5 est le top pour randonner dans les Vosges, si vous avez des tuyaux sur une section à prendre plus qu'une autre, une ferme auberge qui vous a conquis, je suis preneur :)
Un grand merci Jak
J'aimerais faire une rando à cheval sur 2 journées (une journée + une matinée) en passant la nuit dans une ferme auberge. Si nécessaire je peux prendre avec moi mon sac de couchage, j'ai du matériel léger et compact. Je recherche de préférence un parcours nature qui en met plein la vue, et si possible pas trop plein de touristes. Je planifie ce petit trip la semaine prochaine (21 - 28 juillet). J'ai une condition physique qui tient bien la route je dirais... En parcourant le forum j'ai cru comprendre que le GR5 est le top pour randonner dans les Vosges, si vous avez des tuyaux sur une section à prendre plus qu'une autre, une ferme auberge qui vous a conquis, je suis preneur :)
Un grand merci Jak
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Trajet Royan-Aurillac à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions rallier, cet été, Royan à Aurillac. Avez-vous des conseils d'itinéraires? (mis à part celui de google!)😉 Nous avons 15 jours.
Merci pour vos conseils!
Nicolas www.roueslibres.org
Nous aimerions rallier, cet été, Royan à Aurillac. Avez-vous des conseils d'itinéraires? (mis à part celui de google!)😉 Nous avons 15 jours.
Merci pour vos conseils!
Nicolas www.roueslibres.org
Quelle destination avec plage et calme, budget 1000€/1300€ tout compris? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir deux semaines en septembre 2013, vers une destination ou je trouverais le repos, l'évasion et le loisir (plage de préférence).
Ayant un budget limité : 1300 euros tout compris, je sollicite votre expertise si je puis dire.
J’hésite entre un pays asiatique et la Turquie.
Dans l'attente de vous lire,
Cordialement,
Neiloo
Je souhaite partir deux semaines en septembre 2013, vers une destination ou je trouverais le repos, l'évasion et le loisir (plage de préférence).
Ayant un budget limité : 1300 euros tout compris, je sollicite votre expertise si je puis dire.
J’hésite entre un pays asiatique et la Turquie.
Dans l'attente de vous lire,
Cordialement,
Neiloo
Voyage à vélo de Colmar à Fribourg? English translation pending
Bonjour,
Je vais visiter à vélo les éco-quartiers allemands proche de l'Alsace: à Fribourg, Stuttgart et Tübingen.
Connaissez vous un trajet cyclable de Colmar à Fribourg, qui est sympa?
Et un fois à Stuttgart et Tübingen, est-ce qu'il y a des bonnes voies cyclables aménagées pour les vélos?
Merci!
Deux semaines entre Toronto et Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons (ma compagne et moi) rendre visite à de la famille à Toronto en mai 2014. Nous comptons en profiter pour visiter l'Ontario et le Québec pendant deux semaines avec une voiture de location. Ma compagne est attirée par la ville de Québec, moi par Ottawa... et tous les deux par Montréal qui est quand même incontournable. Comme nous devons rendre la voiture et reprendre notre vol retour à Toronto. Cela nous ferait : Toronto - Ottawa - Montréal - Québec et retour. Le problème est qu'il n'y a pas vraiment moyen de faire une boucle même si l'aller par une route et le retour par une autre sont possibles.
Mes questions :
1) Combien de jours de visite méritent ces villes selon vous ? 2) Notre circuit nous paraît assez urbain, qu'y aurait-il de plus "forêt" pas trop loin de ces quatre grandes villes ? (C'est dommage d'aller deux semaines au Canada sans profiter des grands espaces) 3) J'aimerais terminer par la région de North Bay, Sudbury pour un jour ou deux avant de redescendre sur Toronto. Quelqu'un connaît ou a d'autres suggestions du côté de Québec-ville ?
J'ai déjà organisé pas mal de voyages c'est la première fois que je "cale" un peu et que je n'y vois pas très clair...
Mon projet :
J1 : Toronto (famille) J2 : Toronto (visite de la ville) J3 : une journée à Niagara Falls, retour à Toronto le soir J4 : Toronto-Montréal J5 : Montréal J6 : Montréal J7 : Montréal - Québec J8 : Québec J9 : Québec - Ottawa J10 : Ottawa J11 : Ottawa - région de North Bay J12 : région de North Bay J13 : région de North Bay- Toronto J14 : Toronto - Paris
Merci d'avance.
Nous allons (ma compagne et moi) rendre visite à de la famille à Toronto en mai 2014. Nous comptons en profiter pour visiter l'Ontario et le Québec pendant deux semaines avec une voiture de location. Ma compagne est attirée par la ville de Québec, moi par Ottawa... et tous les deux par Montréal qui est quand même incontournable. Comme nous devons rendre la voiture et reprendre notre vol retour à Toronto. Cela nous ferait : Toronto - Ottawa - Montréal - Québec et retour. Le problème est qu'il n'y a pas vraiment moyen de faire une boucle même si l'aller par une route et le retour par une autre sont possibles.
Mes questions :
1) Combien de jours de visite méritent ces villes selon vous ? 2) Notre circuit nous paraît assez urbain, qu'y aurait-il de plus "forêt" pas trop loin de ces quatre grandes villes ? (C'est dommage d'aller deux semaines au Canada sans profiter des grands espaces) 3) J'aimerais terminer par la région de North Bay, Sudbury pour un jour ou deux avant de redescendre sur Toronto. Quelqu'un connaît ou a d'autres suggestions du côté de Québec-ville ?
J'ai déjà organisé pas mal de voyages c'est la première fois que je "cale" un peu et que je n'y vois pas très clair...
Mon projet :
J1 : Toronto (famille) J2 : Toronto (visite de la ville) J3 : une journée à Niagara Falls, retour à Toronto le soir J4 : Toronto-Montréal J5 : Montréal J6 : Montréal J7 : Montréal - Québec J8 : Québec J9 : Québec - Ottawa J10 : Ottawa J11 : Ottawa - région de North Bay J12 : région de North Bay J13 : région de North Bay- Toronto J14 : Toronto - Paris
Merci d'avance.
Séjour de vingt jours au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et partons visiter le Costa Rica du 16 aout au 4 septembre pour une durée de 20 jours.
Nous avons envie de mixé terre et mer dans des endroits calmes et peu touristique avec beaucoup de découverte et observation de la faune et la flore, avec ou sans guide et la possibilité de faire des activités telles que randonnées, rafting, kayak...
Nous souhaitons profiter tranquillement de notre séjour, privilégiant si besoin la qualité à la quantité d'endroits visités, le moyen de transport est le bus.
Les endroits souhaités sont : Alajuela (jolie marché le vendredi et samedi) Sarchi (forêt nuageuse de Los Angeles) le region de sarapiqui Tortuguero Parc de Cahuita Turrialba (rafting) Cartago volcan irazu Parc marino Ballena Parc de Corcovado Parc manuel Antonio parc santa rosa santa elena monteverde San José
Voila, c’est à eu prés les endroits choisis, entre terre et mer…c’est une première ébauche de séjour, nous ferons aussi beaucoup au feeling…
Je pense que certains trajets en bus peuvent être compliqués.
Si vous connaissez, à bon marché, des endroits où dormir, des guides et des lieux pour des activités telles que randonnées et rafting , merci d’avance…
Dans l'attente de vos réponses, bonne fin de journée à tous et à toutes
Nous sommes un couple et partons visiter le Costa Rica du 16 aout au 4 septembre pour une durée de 20 jours.
Nous avons envie de mixé terre et mer dans des endroits calmes et peu touristique avec beaucoup de découverte et observation de la faune et la flore, avec ou sans guide et la possibilité de faire des activités telles que randonnées, rafting, kayak...
Nous souhaitons profiter tranquillement de notre séjour, privilégiant si besoin la qualité à la quantité d'endroits visités, le moyen de transport est le bus.
Les endroits souhaités sont : Alajuela (jolie marché le vendredi et samedi) Sarchi (forêt nuageuse de Los Angeles) le region de sarapiqui Tortuguero Parc de Cahuita Turrialba (rafting) Cartago volcan irazu Parc marino Ballena Parc de Corcovado Parc manuel Antonio parc santa rosa santa elena monteverde San José
Voila, c’est à eu prés les endroits choisis, entre terre et mer…c’est une première ébauche de séjour, nous ferons aussi beaucoup au feeling…
Je pense que certains trajets en bus peuvent être compliqués.
Si vous connaissez, à bon marché, des endroits où dormir, des guides et des lieux pour des activités telles que randonnées et rafting , merci d’avance…
Dans l'attente de vos réponses, bonne fin de journée à tous et à toutes
Costa Rica pour un long week-end - Arenal? English translation pending
Hello,
Habitant a Panama, j'aimerais partir au mois d'aout au Costa Rica pour un long weekend. (Avion sur San Jose et location de voiture). Je serais plus motive par les volcans que l'on a pas vraiment au Panama. La playa... il y en a assez ici.
Donc ma question, pour 3 jours max sur place (decompte avion etc)... quel itineraire choisir ?
Objectif: Joli hotel pour me relaxer, un peu de fraicheur, jolie vue, un petit trekking et un volcan sans perdre trop de temps sur la route? = Arenal ???
Merci! Michael
Habitant a Panama, j'aimerais partir au mois d'aout au Costa Rica pour un long weekend. (Avion sur San Jose et location de voiture). Je serais plus motive par les volcans que l'on a pas vraiment au Panama. La playa... il y en a assez ici.
Donc ma question, pour 3 jours max sur place (decompte avion etc)... quel itineraire choisir ?
Objectif: Joli hotel pour me relaxer, un peu de fraicheur, jolie vue, un petit trekking et un volcan sans perdre trop de temps sur la route? = Arenal ???
Merci! Michael
Bateau de Sainte-Marie à Antalaha (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars le mois prochain, je voudrais aller de Sainte Marie (ou à peu près ...) vers Antalaha et si possible en bateau. Dans différents messages on fait mention de bateaux qui feraient se trajet mais sans beaucoup plus de précisions ... Quelqu'un aurait-il des infos et conseils (périodicité, sécurité, coût, temps, ...) sur ce trajet ? Le but étant de ne pas être obligé de repartir par Tana et de monter jusqu'à Diégo pour aller sur la côte de la Vanille ou de couper par Maroantsetra et la forêt ... Merci à tous. Fili
Je pars le mois prochain, je voudrais aller de Sainte Marie (ou à peu près ...) vers Antalaha et si possible en bateau. Dans différents messages on fait mention de bateaux qui feraient se trajet mais sans beaucoup plus de précisions ... Quelqu'un aurait-il des infos et conseils (périodicité, sécurité, coût, temps, ...) sur ce trajet ? Le but étant de ne pas être obligé de repartir par Tana et de monter jusqu'à Diégo pour aller sur la côte de la Vanille ou de couper par Maroantsetra et la forêt ... Merci à tous. Fili
Circuit "Le Petit Luberon" avec enfants English translation pending
Bonjour à tous 🙂
Bonjour
Suite à mon 1er message assez long et détaillé (que vous trouverez ici si vous voulez lire tous les circuits : http://voyageforum.com/forum/deux_semaines_demie_en_provence_en_aout_2013_D6015115/ ) , un circuit me pose encore problème : le Petit Luberon.
J'ai préparé ce circuit à l'aide de guides touristiques et d'internet (sites avec photos) à partir du site de notre location. Et comme d'habitude, le circuit "idéal" est beaucoup trop long surtout que la plupart des villages cités sont très connus et touristiques. Nous partons fin août et avec un enfant de 3 ans donc selon vous quels sont les villages à ne surtout pas louper ou ceux qui peuvent être évités (entre parenthèses je vous donne mon impression) :
_ Circuit « Le Petit Lubéron » (1 journée) : villages plus touristiques et plus connus donc plus de monde ! : Coustellet (classé marché d'exception le dim matin donc je comptais faire le circuit un dimanche et commencer par-là) Goult (joli mais pas exceptionnel) le Pont Julien (joli mais lieu ponctuel : vaut vraiment le coup dans le circuit déjà bien chargé ?) Bonnieux avec l’enclos des bories (joli village mais pas exceptionnel d'après les photos. Apparemment l'intérêt du village serait surtout l'enclos des bories et/ou la balade dans la forêt de cèdres : votre avis sur les 2 ?) Lacoste (village plutôt mignon d'après les photos avec le château du marquis de Sade et tout le village restauré) Abbaye St-Hilaire avec un petit sentier pedestre au milieu des oliviers de 15min (assez tentant mais avons-nous assez de temps ?) Ménerbes (très joli vu de loin d'après les photos mais à l'intérieur ? doit-on juste s'arrêter au loin ou visiter tout le village ?) Oppèdes-le-Vieux (j'adore. M'a vraiment fait craqué !)
Merci d'avance à tous ceux qui ont la gentillesse de me répondre 😉
Bonjour
Suite à mon 1er message assez long et détaillé (que vous trouverez ici si vous voulez lire tous les circuits : http://voyageforum.com/forum/deux_semaines_demie_en_provence_en_aout_2013_D6015115/ ) , un circuit me pose encore problème : le Petit Luberon.
J'ai préparé ce circuit à l'aide de guides touristiques et d'internet (sites avec photos) à partir du site de notre location. Et comme d'habitude, le circuit "idéal" est beaucoup trop long surtout que la plupart des villages cités sont très connus et touristiques. Nous partons fin août et avec un enfant de 3 ans donc selon vous quels sont les villages à ne surtout pas louper ou ceux qui peuvent être évités (entre parenthèses je vous donne mon impression) :
_ Circuit « Le Petit Lubéron » (1 journée) : villages plus touristiques et plus connus donc plus de monde ! : Coustellet (classé marché d'exception le dim matin donc je comptais faire le circuit un dimanche et commencer par-là) Goult (joli mais pas exceptionnel) le Pont Julien (joli mais lieu ponctuel : vaut vraiment le coup dans le circuit déjà bien chargé ?) Bonnieux avec l’enclos des bories (joli village mais pas exceptionnel d'après les photos. Apparemment l'intérêt du village serait surtout l'enclos des bories et/ou la balade dans la forêt de cèdres : votre avis sur les 2 ?) Lacoste (village plutôt mignon d'après les photos avec le château du marquis de Sade et tout le village restauré) Abbaye St-Hilaire avec un petit sentier pedestre au milieu des oliviers de 15min (assez tentant mais avons-nous assez de temps ?) Ménerbes (très joli vu de loin d'après les photos mais à l'intérieur ? doit-on juste s'arrêter au loin ou visiter tout le village ?) Oppèdes-le-Vieux (j'adore. M'a vraiment fait craqué !)
Merci d'avance à tous ceux qui ont la gentillesse de me répondre 😉
Corse du Sud, Propriano avec enfants English translation pending
bonjour nous partons au mois de juillet 2013 pour deux semaines a propriano l été dernier nous etions a moriani nous avions relever des merveilleux endroits mais il y a tant de kilometres qui distance un lieu d un autre parfois que nous n avons pas pu tout faire nous reviendrons au nord nous recherchons pour nos vacances des endroits insolites de belles choses de rencontrer et ecouter la vie des corses nous venons chez vous pour vous decouvrir connaitre votre facon de vivre votre terroir vos chants nous souhaitons pas etre parmis les touristes nous venons pour vous connaitres pourriez vous indiquez un itineraire pour avoir un peu plus de souvenirs et essayer de rater le moins possible de cette belle ile pour ceux qui n y sont jamais aller les corses sont tres sympa calme agréables nous etions zen ils nous ont vraiment apaiser faut y aller et ne rester pas sur les plages interresser vous a eux merci d avance de vos reponses
Circuit idéal pour escale de cinq jours à Makassar? (Indonésie) English translation pending
Bonjour, au moi d'aout je vais aller en Asie du sud est avec des amis
Il nous a été conseiller de séjourner quelque temps au Sulawesi
Ainsi Nous atterrissons le 21 aout au matin à Makassar
Nous reprenons l'avions le 26 aout au matin
je voudrais ainsi avoir vos avis, afin d'organiser ces 5 jours en pays Sulawesi
Sachant que nous voulions privilégier l'aspect naturel du pays, Rizière, foret etc...
N'étant jamais aller en Indonésie, et au vu des différentes infos qui tournent sur le forum je vous remerci de me proposer vos idées d'itinéraire pour cette escale
Bonne journée
N'étant jamais aller en Indonésie, et au vu des différentes infos qui tournent sur le forum je vous remerci de me proposer vos idées d'itinéraire pour cette escale
Bonne journée
Amazonie bolivienne: alternative à Rurre? English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons fin juillet début août à faire un petit tour en amazonie bolivienne. On nous déconseille Rurre (trop touristique?) et nous cherchons donc une alternative (Trinidad?) pour trois, quatre jours. La meilleure chose serait l'indication d'un guide expérimenté (fr, angl, esp au choix) Merci pour vos réponses
Jacquesletaw
ps : nous sommes 5
Nous cherchons fin juillet début août à faire un petit tour en amazonie bolivienne. On nous déconseille Rurre (trop touristique?) et nous cherchons donc une alternative (Trinidad?) pour trois, quatre jours. La meilleure chose serait l'indication d'un guide expérimenté (fr, angl, esp au choix) Merci pour vos réponses
Jacquesletaw
ps : nous sommes 5
Cinq jours au Rwanda - Que faire? English translation pending
Bonjour,
Je me rendrai au Burundi en juillet, et j'ai prévu avec mes 2 amis, de faire un ptit tour au Rwanda. Nous arriverions un dimanche soir à Kigali, et devrions être de retour le vendredi soir à Bujumbura. Envie de voir le pays, mais de ne pas courir d'un endroit à l'autre.
Que nous conseillez vous? Je ne me rend pas compte non plus de l'état des routes, et du temps pour circuler d'une place à l'autre
Merci d'avance!
Je me rendrai au Burundi en juillet, et j'ai prévu avec mes 2 amis, de faire un ptit tour au Rwanda. Nous arriverions un dimanche soir à Kigali, et devrions être de retour le vendredi soir à Bujumbura. Envie de voir le pays, mais de ne pas courir d'un endroit à l'autre.
Que nous conseillez vous? Je ne me rend pas compte non plus de l'état des routes, et du temps pour circuler d'une place à l'autre
Merci d'avance!
À faire au Portugal en une semaine en août? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi aimerions aller au Portugal 1 semaine du 5 au 11 août. Nous serons en voiture.
Qu'y a-t-il à visiter/voir/faire absolument entre Lisbonne et Porto à cette période? Où sont les plages où il est agréable de se baigner?
Merci!
Mon mari et moi aimerions aller au Portugal 1 semaine du 5 au 11 août. Nous serons en voiture.
Qu'y a-t-il à visiter/voir/faire absolument entre Lisbonne et Porto à cette période? Où sont les plages où il est agréable de se baigner?
Merci!
Petits villages typiques de Kakhétie? (Géorgie) English translation pending
Hello,
Je serais en Géorgie au mois d'août. J'aimerai entre autre visiter la Kakhétie. Quels petits villages/villes typiques me conseillez-vous? Il y a quelques sites incontournables mais j'aimerai aussi juste découvrir le coeur de cette région. On m'a parlé de quelques villages aux abords de l'azerbaijan mais sans plus d'infos.
Merci beaucoup
Emilie
Je serais en Géorgie au mois d'août. J'aimerai entre autre visiter la Kakhétie. Quels petits villages/villes typiques me conseillez-vous? Il y a quelques sites incontournables mais j'aimerai aussi juste découvrir le coeur de cette région. On m'a parlé de quelques villages aux abords de l'azerbaijan mais sans plus d'infos.
Merci beaucoup
Emilie
Circuit en Malaisie: quelle île choisir? English translation pending
Bonjour,
Départ proche pour la malaisie.
Nous pensons passer 2 nuits à KL, 2 à Cameron, 3 à Penang, 2 à Belum, 1 à KOTA Baru, 3 dans les Perenthians, 2 à Malacca et 1 à KL.
Il nous reste 4 nuits en malaisie.
Soit on reste plus longtemps quelque part. Où?
Soit on découvre un autre site.
Kuala Kangsar? Quelqu'un connait?
Endau Rompin? (nous aurions peut être plus de chance de voir des animaux qu'à Temam Negara)
Palau Tioman? Mais n'est ce pas la même chose que les Perenthians?
Parmi les îles, laquelle choisir?
Belum: l'office du tourisme nous en a parlé. Quelqu'un y est il déjà allé et peut il nous donner des infos?
Ce circuit peut il être réalisé en transports en commun ou faut il louer une voiture?
Merci pour votre aide.
Merci pour votre aide.
Voyage à "thème", villages de vacances en France? English translation pending
Bonjours ,
je suis nouvelle ici sur le forum . Voila je me demandais si en France il n’y avait pas de centre ou village de vacances Particulier, je m’explique . Des centres ou villages a "thème " comme les westerns , les indiens ou vivre a l’ancienne avec des activités . Car j’ai cherché est je n’est pas vraiment trouvé pour le moment ... Merci de votre aide . 😊
je suis nouvelle ici sur le forum . Voila je me demandais si en France il n’y avait pas de centre ou village de vacances Particulier, je m’explique . Des centres ou villages a "thème " comme les westerns , les indiens ou vivre a l’ancienne avec des activités . Car j’ai cherché est je n’est pas vraiment trouvé pour le moment ... Merci de votre aide . 😊
Cinq jours dans le parc du Tama Negara: quelle randonnée? English translation pending
Bonjour,
Je pars très bientôt pour la Malaisie et le park du Taman Negara se trouve sur ma liste des choses à visiter. J'ai prévu 5 jours sur place et je souhaiterais avoir des avis sur la façon dont je peux organiser mon séjour.
J'ai remarqué plusieurs campsite dans ce park et j'aurais le matériel de camping (hamac, réchaud, sac de couchage). Je suis habitué des randos itinérante et trek en montagne, principalement, mais n'ai aucune expérience de la forêt tropicale.
- jours 1 : canopy walk + petite rando autour de Kuala Tahan - jours 2 à 5 : j'ai remarqué 3 treks différents :
- la plus longue vers le mont Gunung Tahan (7jrs, juste Aller) - celle vers Rentis Tenor (3jrs A/R, en boucle) - celle vers Kuala Keniam (4jrs A/R, pas de boucle)
Y'a t-il des personnes qui auraient fait ces rando et si oui, laquelle avez-vous le plus appréciée ? les sentiers sont-ils correctement balisés ? (seul la piste vers Gunung Tahan oblige à prendre un guide à ce que j'ai compris).
Merci beaucoup :)
Vivaldi
Je pars très bientôt pour la Malaisie et le park du Taman Negara se trouve sur ma liste des choses à visiter. J'ai prévu 5 jours sur place et je souhaiterais avoir des avis sur la façon dont je peux organiser mon séjour.
J'ai remarqué plusieurs campsite dans ce park et j'aurais le matériel de camping (hamac, réchaud, sac de couchage). Je suis habitué des randos itinérante et trek en montagne, principalement, mais n'ai aucune expérience de la forêt tropicale.
- jours 1 : canopy walk + petite rando autour de Kuala Tahan - jours 2 à 5 : j'ai remarqué 3 treks différents :
- la plus longue vers le mont Gunung Tahan (7jrs, juste Aller) - celle vers Rentis Tenor (3jrs A/R, en boucle) - celle vers Kuala Keniam (4jrs A/R, pas de boucle)
Y'a t-il des personnes qui auraient fait ces rando et si oui, laquelle avez-vous le plus appréciée ? les sentiers sont-ils correctement balisés ? (seul la piste vers Gunung Tahan oblige à prendre un guide à ce que j'ai compris).
Merci beaucoup :)
Vivaldi
Connaissez-vous Sam Son? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Je vais bientôt partir au Vietnam et on m'a conseiller d'aller faire un petit tour à Sam Son, j'aimerais savoir si quelqu'un connaît la ville de Sam Son? Je n'ai pas trouver beaucoup d'informations sur cette ville?
Il y a un resort là bas (Van chai resort) je ne sais pas s'il est bien et j'aimerais avoir plus d'information svv est ce que quelqu'un pourrez me renseigner?
Merci d'avance.
Bornéo et les centres de réhabilitation English translation pending
Bonsoir
je souhaiterais aller à Bornéo(plutôt Sabah) pour découvrir la faune et la flore locales;je suis une passionnée de primates;mais tous ces parcs et centres d' accueil comme Sépilok, toutes
ces belles balades sur la Kinabatangan River ne sont ils pas des attrape_nigauds où on paye cher pour une petite promenade accompagnée de ..........30 personnes?
connaissez vous Bornéo Adventure?
connaissez vous des sociétés qui organisent des visites "privées"?
merci merci
Deux semaines au Rwanda en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Je suis passionnée par les animaux et j'ai un rêve depuis très longtemps : voir les gorilles de montagne... Gorilles dans la brume sur l'histoire de Dian Fossey m'avait vraiment émue.
Je souhaite donc partir au Rwanda pendant 2 semaines.
J'ai vu que la saison des pluies c'est septembre à décembre puis mars à juin. Est-ce que février serait une bonne période? Date de mes prochaines vacances...
Avez-vous pris un opérateur local? Nous sommes 2 à partir et ne souhaitons pas être dans un tour opérator avec plein de touristes (même si le Rwanda n'est pas très touristique).
Avez-vous loué un 4x4? Si, oui où?
Combien de temps à l'avance faut-il s'y prendre pour avoir le permis gorilles?
Et avez-vous vu des chimpanzés dans la foret primaire de Nhyungwe?
Et qu'en est-il de la sécurité si on veut faire de la randonnée dans la chaine des volcans Virunga?
Je sais que ce sont beaucoup de questions...
Merci beaucoup pour toutes vos réponses!
Et je suis preneuse de vos itinéraires effectués et vos avis rétrospectifs!
Voir des séquoias à Yosemite en dehors de Mariposa? English translation pending
Bonjour,
Ma question est dans le titre. Pour ne pas faire trop de détours faute de temps, est-ce possible de voir des séquoias à Yosemite Park sans aller à Mariposa Grove.
Sur la Tioga Road ou dans la vallée par exemple?
Merci!
Ma question est dans le titre. Pour ne pas faire trop de détours faute de temps, est-ce possible de voir des séquoias à Yosemite Park sans aller à Mariposa Grove.
Sur la Tioga Road ou dans la vallée par exemple?
Merci!
Se déplacer en Thaïlande? English translation pending
Bonjour a tous,
je conte partir en thailande du 20 janvier au 7 fevrier avec mon copain et 2 autre amis !
On passe 3 jour a Bangkok ! Le 23 nous prenon un bus direction pattaya ou nous resteron jusqu'au 28 ! On voulais ensuite partir plus dans le sud mais j'hesite entre phuket/ koh samui/ koh phiphi !
En sachant que nous ne voulant vraiment pas depensé beaucoup, connaissai vous un moyen de relier pattaya a une de ces ile que je vous ai cité pas cher ? Et quelle ile me conseiller vous sachant qu'on recherhe de belle plage avec les cocotier/ ou on peut aussi faire la fete/ ou il y a de la foret pour se balader/ et ou on peut faire de belle escurtions ! Et un moyen de transport de relié une de ces ile a bngkok pour notre retour ?
Merci a tous
je conte partir en thailande du 20 janvier au 7 fevrier avec mon copain et 2 autre amis !
On passe 3 jour a Bangkok ! Le 23 nous prenon un bus direction pattaya ou nous resteron jusqu'au 28 ! On voulais ensuite partir plus dans le sud mais j'hesite entre phuket/ koh samui/ koh phiphi !
En sachant que nous ne voulant vraiment pas depensé beaucoup, connaissai vous un moyen de relier pattaya a une de ces ile que je vous ai cité pas cher ? Et quelle ile me conseiller vous sachant qu'on recherhe de belle plage avec les cocotier/ ou on peut aussi faire la fete/ ou il y a de la foret pour se balader/ et ou on peut faire de belle escurtions ! Et un moyen de transport de relié une de ces ile a bngkok pour notre retour ?
Merci a tous
Réservation de chalet à la Seigneurie du Triton (Mauricie) English translation pending
Bonjour,
Nous avons plannifier une journée a la seigneurie du triton, au moment de réserver un chalet , la personne me réponds qu il n est pas possible de réserver qu une seule nuit mais minimum 2. Sinon il faut prendre l auberge. Je me rends compte que l arrivée se fait à 16h. Autant dire qu il n est pas rentable de passer qu une journée.
Y a t ils des personnes qui pourraient me conseiller ? Dois je décaler mon séjour pour passer 2 nuits ?
Merci pour vos réponses
Nous avons plannifier une journée a la seigneurie du triton, au moment de réserver un chalet , la personne me réponds qu il n est pas possible de réserver qu une seule nuit mais minimum 2. Sinon il faut prendre l auberge. Je me rends compte que l arrivée se fait à 16h. Autant dire qu il n est pas rentable de passer qu une journée.
Y a t ils des personnes qui pourraient me conseiller ? Dois je décaler mon séjour pour passer 2 nuits ?
Merci pour vos réponses
De la connaissance des frontières par les moustiques (Laos - Chine) English translation pending
Bonjour a tous,
ceci n'est pas un enieme sujet pour savoir quel anti palu prendre pour notre voyage, mais juste une interrogation / reflexion que nous avons en ce moment.
A l'institut pasteur, on nous avait dit avant de partir: Laos, anti palu tout le temps toute l'annee et partout. Bien. Et pour le yunnan, en Chine? Ca depend, dans le sud oui, si il pleut... Un peu flou quoi.
En ce moment, nous sommes a Mengla: http://facilmap.org/#lon=101.28295898;lat=21.30984614;zoom=8;layer=GgSt;l.m.0.lon=101.55761718;l.m.0.lat=21.5041855
Donc dans le sud on y est, et on traverse a velo depuis plusieurs jours toute la foret tropicale. Il pleut bien sur tous les jours, saison des pluies oblige.
Pas de moustiques, les gens ne se protegent absolument pas (short, t-shirt le soir), il n'y a aucune moustiquaire et il est impossible de se procurer quoi que ce soit contre les moustiques sauf les classiques spirales et plaquettes a bruler.
Franchement ca nous pose question, du coup on ne prend toujours pas nos anti palu (doxy) et on se demande bien comment vont faire les moustiques pour nous devorer sitot le poste frontiere franchi. Voila, donc on hesite, on se demande si en France on n'en fait pas un peu trop... On attend de voir a Boten (la ville frontiere cote laos) ce que l'on peut trouver en pharmacie. Mais surtout, on regardera si les locaux laos se protegent plus que les locaux chinois et on fera pareil je pense.
Voila, avez vous deja ressenti un tel decalage?
Ti'Pol
Franchement ca nous pose question, du coup on ne prend toujours pas nos anti palu (doxy) et on se demande bien comment vont faire les moustiques pour nous devorer sitot le poste frontiere franchi. Voila, donc on hesite, on se demande si en France on n'en fait pas un peu trop... On attend de voir a Boten (la ville frontiere cote laos) ce que l'on peut trouver en pharmacie. Mais surtout, on regardera si les locaux laos se protegent plus que les locaux chinois et on fera pareil je pense.
Voila, avez vous deja ressenti un tel decalage?
Ti'Pol
Nuit vers Porto ou Porto Vecchio au départ de Porticcio? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons une location de 2 semaines au mois de juillet à Porticcio avec enfants 4 et 7 ans et souhaitons réserver 1 nuit soit vers Porto pour visiter les calanques de Piana, peut être aller vers la réserve de scandola si ça fait pas trop loin, soit réserver une nuit vers Bonifacio ou Porto Vecchio pour visiter plus à l aise par là pendant 2 jours.
Des conseils ? Vers où est il plus facile d aller visiter en faisant l aller/retour sur Porticcio le même jour, et vers ou est il nécessaire de prendre une nuit afin de ne pas faire trop de voiture dans la même journée ?
Merci d avance de vos réponses et conseils, ce sera notre premier séjour en Corse et tous vos conseils seront les bienvenus, aussi quant à ce qu il ne faut pas manquer dans la région de Porticcio.
🙂
Nous avons une location de 2 semaines au mois de juillet à Porticcio avec enfants 4 et 7 ans et souhaitons réserver 1 nuit soit vers Porto pour visiter les calanques de Piana, peut être aller vers la réserve de scandola si ça fait pas trop loin, soit réserver une nuit vers Bonifacio ou Porto Vecchio pour visiter plus à l aise par là pendant 2 jours.
Des conseils ? Vers où est il plus facile d aller visiter en faisant l aller/retour sur Porticcio le même jour, et vers ou est il nécessaire de prendre une nuit afin de ne pas faire trop de voiture dans la même journée ?
Merci d avance de vos réponses et conseils, ce sera notre premier séjour en Corse et tous vos conseils seront les bienvenus, aussi quant à ce qu il ne faut pas manquer dans la région de Porticcio.
🙂
Nom d'une randonnée sur la frontière espagnol/portugaise? English translation pending
bonjour tout le monde,
Je vais aller en espagne très très bientot. Je pensais au début faire el camino de la plata. Mais quand je regarde de plus pres, j'ai l'impression que ce n'est pas si bien que cela...du moins j'ai un gros doute.
Quand je regarde google map, je vois qu'entre l'espagne et le portugal, tu as une grosse bande de vert. Et la foret, j'adore ca. La nature sauvage ou du moins conservé.
Connaissez vous le nom d'une randonnée qui longue cette frontiere, que ce soit coté portugaise ou espagnole? Mes recherches sur internet ne donne rien.
merci beaucoup
Je vais aller en espagne très très bientot. Je pensais au début faire el camino de la plata. Mais quand je regarde de plus pres, j'ai l'impression que ce n'est pas si bien que cela...du moins j'ai un gros doute.
Quand je regarde google map, je vois qu'entre l'espagne et le portugal, tu as une grosse bande de vert. Et la foret, j'adore ca. La nature sauvage ou du moins conservé.
Connaissez vous le nom d'une randonnée qui longue cette frontiere, que ce soit coté portugaise ou espagnole? Mes recherches sur internet ne donne rien.
merci beaucoup