Results for "Louis+|+3+>+99"
25450 results found.
Que peut-on voir/faire autour de la ville de Québec (deux heures de route environ au maximum)? English translation pending
Bonjour,
Nous allons avoir un pied-à-terre dans la ville de Quebec, à Charlesbourg, plus exactement pendant 2 semaines du 12 au 26 août.
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 5 à 9 ans) et même si nous aurons une voiture à disposition, je n'ai pas envie de passer mes vacances en voiture, donc je souhaiterais trouver des idées de visites à faire dans un rayon maxi de 2 voir 3 heures de route autour de notre point de chute, pour les grands et les petits... comme tout bon Français qui vient visiter la région de Quebec 😏, nous voulons surtout voir la nature, les animaux, mon mari souhaiterait peut être pêcher (à la journée c'est possible??), les baleines, des sites historiques et autochtones...
Vos idées sont les bienvenues...
Biensûr comme nous décollerons de Montréal, nous passerons sans doute aussi 1 ou 2 nuits/journées de ce côté là du Quebec et j'aimerai également passer une ou 2 nuits/journées dans un gîte ou un camping (les enfants voudraient une nuit un peu originale comme une cabane perchée dans les arbres ou un tipi...) mais plus au nord, peut être vers Tadoussac.
A bientôt
Nous allons avoir un pied-à-terre dans la ville de Quebec, à Charlesbourg, plus exactement pendant 2 semaines du 12 au 26 août.
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 5 à 9 ans) et même si nous aurons une voiture à disposition, je n'ai pas envie de passer mes vacances en voiture, donc je souhaiterais trouver des idées de visites à faire dans un rayon maxi de 2 voir 3 heures de route autour de notre point de chute, pour les grands et les petits... comme tout bon Français qui vient visiter la région de Quebec 😏, nous voulons surtout voir la nature, les animaux, mon mari souhaiterait peut être pêcher (à la journée c'est possible??), les baleines, des sites historiques et autochtones...
Vos idées sont les bienvenues...
Biensûr comme nous décollerons de Montréal, nous passerons sans doute aussi 1 ou 2 nuits/journées de ce côté là du Quebec et j'aimerai également passer une ou 2 nuits/journées dans un gîte ou un camping (les enfants voudraient une nuit un peu originale comme une cabane perchée dans les arbres ou un tipi...) mais plus au nord, peut être vers Tadoussac.
A bientôt
Visite des bateaux de croisière, métiers sur l'Horizon? English translation pending
bonjour
nous partons en septembre sur l'horizon pour une 1ère croisière, et étant curieux de nature, je souhaiterais visiter davantage d'espaces du bateaux que les espaces publics, notamment :
- les locaux liés au bateau : passerelle, salle des machines, radio, locaux techniques - les locaux liés à l'hôtellerie-restauration : cuisine, boulangerie, réserves, blanchisserie..
quelles sont mes chances ?
par ailleurs, qui sait quels types de métiers spécifiques sont présents sur un paquebot en général, et sur l'horizon en particulier ? j'identifie le commandant et son second, le chef mécanicien.... quelques spécialistes pourraient ils me renseigner
merci d'avance
Alain
- les locaux liés au bateau : passerelle, salle des machines, radio, locaux techniques - les locaux liés à l'hôtellerie-restauration : cuisine, boulangerie, réserves, blanchisserie..
quelles sont mes chances ?
par ailleurs, qui sait quels types de métiers spécifiques sont présents sur un paquebot en général, et sur l'horizon en particulier ? j'identifie le commandant et son second, le chef mécanicien.... quelques spécialistes pourraient ils me renseigner
merci d'avance
Alain
Réserves privées dans le Kruger English translation pending
Bonjour,
je souhaitais avoir des avis sur les réserves privées accolées au Kruger NP. Nous allons passer 6 jours avec notre 4*4 à parcourir le Kruger du Nord au Sud, et nous nous demandions si il était intéressant de passer une nuit en plus dans une réserve privée, afin de faire un "safari" d'une journée avec un guide ? Voit-on plus d'animaux ? de plus près ? Est-ce vraiment différent ? Est-ce que ça apporte vraiment plus de choses ?
Merci par avance de votre aide
je souhaitais avoir des avis sur les réserves privées accolées au Kruger NP. Nous allons passer 6 jours avec notre 4*4 à parcourir le Kruger du Nord au Sud, et nous nous demandions si il était intéressant de passer une nuit en plus dans une réserve privée, afin de faire un "safari" d'une journée avec un guide ? Voit-on plus d'animaux ? de plus près ? Est-ce vraiment différent ? Est-ce que ça apporte vraiment plus de choses ?
Merci par avance de votre aide
Sénégal en août? (climat, moustiques...) English translation pending
Bonjour à tous !
Je viens de trouver des vols aux alentours de 500 euros pour Dakar en août.
Est ce que c'est une bonne période pour aller au Sénégal ? (Climat, moustiques, etc) Quelles sont les choses incontournables/à voir d'après vous ?
Si vous avez des bons plans, n'hésitez pas à me laisser un message :)
Merci d'avance, Anne
Je viens de trouver des vols aux alentours de 500 euros pour Dakar en août.
Est ce que c'est une bonne période pour aller au Sénégal ? (Climat, moustiques, etc) Quelles sont les choses incontournables/à voir d'après vous ?
Si vous avez des bons plans, n'hésitez pas à me laisser un message :)
Merci d'avance, Anne
Congé sabbatique et mutuelle: Vietnam, Cambodge et Laos English translation pending
Bonjour,
nous partons 9 mois en congés sabbatiques dont 5 mois au laos, cambodge, vietnam, le reste ouest usa.
Nous ne sommes plus couverts en France par la mutuelle que nous avions car c'est une mutuelle de groupe et notre contrat de travail se trouve de fait rompu.
Nous souhaiterions quand même garder une mutuelle en France au cas où.
Est-ce qu'un internaute aurait un conseil à nous donner sur une mutuelle ?
merci
Michèle
Ma visite de Washington: que du bonheur (partie 2) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici la suite de mon séjour à Washington .... avec les images
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.

La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Gentils petit chats ...

Un autre petit chat ...

Puis je me rends chez les vedettes du zoo : les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration de branches d'eucalyptus et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.

Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….

Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble. Le zoo me permet de découvrir plein d'animaux que je n'ai jamais vu en vrai, dont les fameux pandas géants et les lémuriens.

20 minutes de patience et pas mal d'images avant d'en avoir une de correcte ....

Et puis fantaisie m'a pris de suivre un papillon :

Petite pause près de jolies fleurs :

Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants…. Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza. Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne sortie. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
De l'avion bricolé par les frères Wright au module d'alunissage, via le Spirit of Saint Louis de Lindbergh, ce musée est un concentré d'exploits et d'Histoire Je me régale…

Et je me délecte de la partie consacrée à la conquête de l'espace. Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage… Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, je racontais à un gamin de 7 ans l'histoire de l'homme qui a marché sur la lune… Passion de l'Histoire et histoires d'admiration encore, toujours…

La jeep qui a roulé sur la lune ...

Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Le meilleur pour la fin :

Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row

La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
La partie 3 prochainement ...
Voici la suite de mon séjour à Washington .... avec les images
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.

La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Gentils petit chats ...

Un autre petit chat ...

Puis je me rends chez les vedettes du zoo : les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration de branches d'eucalyptus et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.

Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….

Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble. Le zoo me permet de découvrir plein d'animaux que je n'ai jamais vu en vrai, dont les fameux pandas géants et les lémuriens.

20 minutes de patience et pas mal d'images avant d'en avoir une de correcte ....

Et puis fantaisie m'a pris de suivre un papillon :

Petite pause près de jolies fleurs :

Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants…. Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza. Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne sortie. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
De l'avion bricolé par les frères Wright au module d'alunissage, via le Spirit of Saint Louis de Lindbergh, ce musée est un concentré d'exploits et d'Histoire Je me régale…

Et je me délecte de la partie consacrée à la conquête de l'espace. Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage… Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, je racontais à un gamin de 7 ans l'histoire de l'homme qui a marché sur la lune… Passion de l'Histoire et histoires d'admiration encore, toujours…

La jeep qui a roulé sur la lune ...

Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Le meilleur pour la fin :

Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row

La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
La partie 3 prochainement ...
Sentier cathare: quelle variante? English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois faire avec un ami une partie du sentier cathare la première quinzaine de mai (vacances scolaires zone C). Nous partirons de Quillan ou peut-être de Puivert car j'ai vu sur le forum que cette étape était très jolie. Cependant se pose le choix de la variante : nord ou sud ? J'ai lu quelque part que la variante sud était plus jolie, plus pittoresque avec beaucoup de gorges. Qui peut confirmer (ou infirmer) ? En gros quelle est la variante la plus intéressante ? 🙂 Pour info, nous serons en tente, l'idée étant de dormir au moins couteux 😎
Merci par avance pour vos réponses. Master Chouta
Je dois faire avec un ami une partie du sentier cathare la première quinzaine de mai (vacances scolaires zone C). Nous partirons de Quillan ou peut-être de Puivert car j'ai vu sur le forum que cette étape était très jolie. Cependant se pose le choix de la variante : nord ou sud ? J'ai lu quelque part que la variante sud était plus jolie, plus pittoresque avec beaucoup de gorges. Qui peut confirmer (ou infirmer) ? En gros quelle est la variante la plus intéressante ? 🙂 Pour info, nous serons en tente, l'idée étant de dormir au moins couteux 😎
Merci par avance pour vos réponses. Master Chouta
Matériel de camping en Corse English translation pending
Bonsoir !
Y en a t ils d entre vous susceptible de me conseiller niveau matériel de camping , tente, matelas simple ou auto gonflant ? Le plus léger possible bien sur ! J ai fait le tour de plusieurs site mais le choix est tellement vaste et les différences de prix impressionnantes que tout cela me laisse perplexe . (tente pour deux , tout ça pour notre tour de corse 🙂 merci
Naissance d'Histoires d'un monde, maison d'édition English translation pending
Bonjour à tous chers voyageurs,
Ceux qui ont lu mes nouvelles de voyage (Brésil, Birmanie, Afghanistan, Maroc, Europe) publiées dans la rubrique 'Carnets' seront peut-être intéressés de savoir qu'elles sont aujourd'hui rassemblées dans un recueil, qui sera édité et vendu au Salon du Livre de Paris (autour du 20 mars). Le prix est fixé à 5Eur (frais de port inclus) pour onze aventures, et il sera également possible de l'acquérir par correspondance via le courriel histoiresdunmonde arobase gmail.com
Par ailleurs, j'ai également décidé de me lancer dans le domaine littéraire à temps plein, par une double casquette d'écrivain et d'éditeur: ainsi, non seulement la nouvelle maison Histoires d'un monde éditera-t-elle ce recueil de nouvelles, mais également un 'vrai' livre, répondant au doux nom d'Hymalayas. Disponible au prix de 10Eur (franco de port), c'est le récit d'un voyage dans les Hymalayas indiens (Nord-Ouest: Ladakh, Zanskar, Cachemire), un voyage double : la rencontre de la culture indienne et montagnarde s'est révélée un support à la rencontre de l'écrivain et des sentiments suscités en lui par ces différences humaine, religieuse, géographique, gastronomique. Contrairement à la tendance contemporaine (dont Tesson semble fer de lance), le style d'écriture a été choisi volontairement simple et sans envolées littéraires, privilégiant le fond à la forme. J'espère que ce titre vous plaira, j'y ai mis énormément de moi-même.
Par la suite, Histoires d'un monde se destine à l'édition de récits de voyage atypiques, et évitera les simples comptes-rendus monétaires et logistiques en faveur des véritables carnets de voyage, mêlant sentiments, humanité et respect par la rencontre douce entre cultures si différentes.
Je serai disponible pour répondre en personne à vos questions à Paris, à ce Salon du Livre; si la distance ou cette date est un souci pour vous, je demeure accessible par courriel, tant pour envoyer les ouvrages déjà publiés que pour recevoir des propositions de manuscrits (tapuscrits).
Par la lecture ou par la réalité, Bons voyages à tous!
Louis
Ceux qui ont lu mes nouvelles de voyage (Brésil, Birmanie, Afghanistan, Maroc, Europe) publiées dans la rubrique 'Carnets' seront peut-être intéressés de savoir qu'elles sont aujourd'hui rassemblées dans un recueil, qui sera édité et vendu au Salon du Livre de Paris (autour du 20 mars). Le prix est fixé à 5Eur (frais de port inclus) pour onze aventures, et il sera également possible de l'acquérir par correspondance via le courriel histoiresdunmonde arobase gmail.com
Par ailleurs, j'ai également décidé de me lancer dans le domaine littéraire à temps plein, par une double casquette d'écrivain et d'éditeur: ainsi, non seulement la nouvelle maison Histoires d'un monde éditera-t-elle ce recueil de nouvelles, mais également un 'vrai' livre, répondant au doux nom d'Hymalayas. Disponible au prix de 10Eur (franco de port), c'est le récit d'un voyage dans les Hymalayas indiens (Nord-Ouest: Ladakh, Zanskar, Cachemire), un voyage double : la rencontre de la culture indienne et montagnarde s'est révélée un support à la rencontre de l'écrivain et des sentiments suscités en lui par ces différences humaine, religieuse, géographique, gastronomique. Contrairement à la tendance contemporaine (dont Tesson semble fer de lance), le style d'écriture a été choisi volontairement simple et sans envolées littéraires, privilégiant le fond à la forme. J'espère que ce titre vous plaira, j'y ai mis énormément de moi-même.
Par la suite, Histoires d'un monde se destine à l'édition de récits de voyage atypiques, et évitera les simples comptes-rendus monétaires et logistiques en faveur des véritables carnets de voyage, mêlant sentiments, humanité et respect par la rencontre douce entre cultures si différentes.
Je serai disponible pour répondre en personne à vos questions à Paris, à ce Salon du Livre; si la distance ou cette date est un souci pour vous, je demeure accessible par courriel, tant pour envoyer les ouvrages déjà publiés que pour recevoir des propositions de manuscrits (tapuscrits).
Par la lecture ou par la réalité, Bons voyages à tous!
Louis
Une voiture est-elle indispensable sur Marie-Galante? English translation pending
Bonjour,
Nous allons 3 semaines en guadeloupe dont 4 j à Marie Galante ( à capesterre).
Nous avons une voiture sur Guada, est il possible de se débrouiller sans voiture sur Marie galante ?
J'ai regardé les loc de voiture à MG, elles sont chères (35€/j), il y a, j'ai l'impression un monopole. Quelqu'un aurait il des tuyaux pour des loc moins chères. y a t il des locs de scooter?? y a t il des transports en commun ?
Merci pour les infos
Compte rendu de la croisière "Perles des Antilles" du 16 au 24 février 2013: Martinique English translation pending
Vendredi 22 février(et samedi 23…) : la Martinique
Je me réveille la gorge un peu serrée. C’est notre dernière journée complète même si on ne décolle de Pointe-à-Pitre que le lendemain soir. Cela dit, elle sera belle, comme toutes les autres d’ailleurs !
Nous débarquons à 9 heures car le gérant de Luxiane car nous attend au port. Il est bien là, avec une pancarte portant notre nom. Très gentiment, il nous guide vers la Dacia blanche qui nous emmènera vers le sud de l’île. L’an dernier, on a passé une semaine à visiter et à randonner dans le nord de la Martinique, notamment en forêt. C’était merveilleux mais cette année, on a des envies de plage, bains de mer et cocotiers. L’hiver a été très très long chez nous : il a commencé en juillet…
Nous avions réservé la voiture quelques semaines auparavant sur internet. Pour le paiement, j’ai fait un virement bancaire depuis ma banque. Aucun souci. Le système est sûr et le loueur est fiable. C’est le seul qui apporte la voiture (et revient la chercher) sur le port et il est beaucoup plus souple sur les horaires que les autres loueurs : les autres agences ferment pour la plupart avant 17 heures. Nous, on a le Tous à bord à 21 heures et on compte bien profiter de la journée.
C’est parti pour la plage des Salines. Comptez un peu moins d’une heure de trajet. Les routes sont bonnes, le paysage parfois … alpestre ! On voit des collines vertes, des prés dans lesquels broutent de grands troupeaux de vaches blanches, un peu efflanquées cependant et moins girondes que leurs consœurs de métropole. Elles sont toujours accompagnées de leur oiseau pot de colle, l’aigrette pique-bœuf, qui mange les insectes délogés par leur cheminement (Ça c’est Cullen qui me l’a appris la veille ! Je m’étais toujours interrogée sur la présence de ces oiseaux blancs dans les prairies antillaises!).
On passe lentement la longue ville côtière de Marin, puis on arrive vers Sainte-Anne. Direction les cocotiers des Salines. Devant nous, une image de carte postale … Vous savez, ces cocotiers au bord de l’eau, doucement courbés qui éventent gentiment les vacanciers, le sable blond, le rocher du Diamant au loin … Eh bien on entre dans la carte postale, on pose tranquillement nos serviettes vertes sur le sable chaud, et à nous le farniente… 😎 A midi, on mange dans un petit resto en bord de plage conseillé par le Routard : Chez Lily. C’est tout simple mais bon et copieux : poisson, gambas ou viande grillée + frites ou crudités. En dessert, flan coco ou sorbet maison à la mangue. Dure la vie !
Comme il faut bien se reposer après tous les efforts de la matinée, on répond à l’appel de deux cocotiers qui se penchent mollement l’un vers l’autre et forment juste pour nous un ombrage engageant.
Vers 15 heures, on quitte les Salines car les bains de mer et le soleil nous donnent un air de rouget en croûte de sel. En plus, nostalgie oblige, j’ai envie de revoir une petite plage sur laquelle nous passions nos journées quelques années auparavant : l’Anse-figuier. Aux abords de Sainte Luce, on se dirige vers cet endroit très différent des Salines. C’est une plage fréquentée par les locaux aux eaux cristallines et très poissonneuses. Vendredi après-midi oblige, des bandes de jeunes Martiniquais boivent des litres de Cuba libre en dansant. La musique est un peu forte mais qu’importe, on a pris les masques et tubas et on s’immerge dans le monde du silence : poissons clowns et autres, oursins gigantesques et … serpent de mer ! Louis sort précipitamment de l’eau, blême (ou presque sous les coups de soleil). Il vient d’apercevoir un long serpent jaune à pois blancs ! Le soir, on regardera sur Google, il s’agit d’une serpentine, joli poisson totalement inoffensif dont l’aspect évoque effectivement celui d’un serpent.
L’avantage de l’Anse-figuier, c’est qu’on y trouve des douches qui nous permettent de nous dessaler.
Bien rafraîchis, on file maintenant à la marina de la Pointe du bout pour aller admirer le coucher de soleil…en sirotant un bon planteur. On a posté toutes nos cartes postales ici avec nos timbres français. A Catalina, le vendeur les vendait un euro chacun. Il m’attend encore …
Puis c’est le retour au port, on rend la voiture vers 19 h 30. Voilà, c’était le dernier jour.
Je ne m’attarderai pas sur l’excursion Costa faite le lendemain : à la découverte de la Guadeloupe, Ce fut inintéressant, mercantile (le patron de la distillerie qui devait nous la faire visiter était en fait le roi de la caisse-enregistreuse : on n’a rien vu si ce n’est la boutique et on y est resté bien trop longtemps) Les deux autres visites ont été faites au pas de course, je qualifierai même celle de la Cascade aux écrevisses d’arrêt photo. Tout ça pour nous déposer à l’aéroport en catastrophe alors que l’embarquement avait déjà commencé… Très très bof … La prochaine fois, on ne prendra pas d’excursion et on restera sur le bateau. Si j’en ai le courage, je ferai un petit bilan de la croisière demain mais je voulais quand même remercier tous les forumeurs qui ont pris le temps de raconter leur croisière, de donner leurs tuyaux et qui nous ont du coup permis de réussir la nôtre notamment, Mini et Virginie, Friquette, Porites, Monsieur Pap dont j’espère lire le CR de la croisière à Valparaiso …) :) , Philoustrat (pas sûre de l’orthographe), Jany et tous ceux que j’oublie.
Sur les photos, la plage des Salines, un "parasol", le Diamant, l'entrée dans la baie de Pointe-à-Pitre, mon balcon : bou-hou-hou ...🙁
Je me réveille la gorge un peu serrée. C’est notre dernière journée complète même si on ne décolle de Pointe-à-Pitre que le lendemain soir. Cela dit, elle sera belle, comme toutes les autres d’ailleurs !
Nous débarquons à 9 heures car le gérant de Luxiane car nous attend au port. Il est bien là, avec une pancarte portant notre nom. Très gentiment, il nous guide vers la Dacia blanche qui nous emmènera vers le sud de l’île. L’an dernier, on a passé une semaine à visiter et à randonner dans le nord de la Martinique, notamment en forêt. C’était merveilleux mais cette année, on a des envies de plage, bains de mer et cocotiers. L’hiver a été très très long chez nous : il a commencé en juillet…
Nous avions réservé la voiture quelques semaines auparavant sur internet. Pour le paiement, j’ai fait un virement bancaire depuis ma banque. Aucun souci. Le système est sûr et le loueur est fiable. C’est le seul qui apporte la voiture (et revient la chercher) sur le port et il est beaucoup plus souple sur les horaires que les autres loueurs : les autres agences ferment pour la plupart avant 17 heures. Nous, on a le Tous à bord à 21 heures et on compte bien profiter de la journée.
C’est parti pour la plage des Salines. Comptez un peu moins d’une heure de trajet. Les routes sont bonnes, le paysage parfois … alpestre ! On voit des collines vertes, des prés dans lesquels broutent de grands troupeaux de vaches blanches, un peu efflanquées cependant et moins girondes que leurs consœurs de métropole. Elles sont toujours accompagnées de leur oiseau pot de colle, l’aigrette pique-bœuf, qui mange les insectes délogés par leur cheminement (Ça c’est Cullen qui me l’a appris la veille ! Je m’étais toujours interrogée sur la présence de ces oiseaux blancs dans les prairies antillaises!).
On passe lentement la longue ville côtière de Marin, puis on arrive vers Sainte-Anne. Direction les cocotiers des Salines. Devant nous, une image de carte postale … Vous savez, ces cocotiers au bord de l’eau, doucement courbés qui éventent gentiment les vacanciers, le sable blond, le rocher du Diamant au loin … Eh bien on entre dans la carte postale, on pose tranquillement nos serviettes vertes sur le sable chaud, et à nous le farniente… 😎 A midi, on mange dans un petit resto en bord de plage conseillé par le Routard : Chez Lily. C’est tout simple mais bon et copieux : poisson, gambas ou viande grillée + frites ou crudités. En dessert, flan coco ou sorbet maison à la mangue. Dure la vie !
Comme il faut bien se reposer après tous les efforts de la matinée, on répond à l’appel de deux cocotiers qui se penchent mollement l’un vers l’autre et forment juste pour nous un ombrage engageant.
Vers 15 heures, on quitte les Salines car les bains de mer et le soleil nous donnent un air de rouget en croûte de sel. En plus, nostalgie oblige, j’ai envie de revoir une petite plage sur laquelle nous passions nos journées quelques années auparavant : l’Anse-figuier. Aux abords de Sainte Luce, on se dirige vers cet endroit très différent des Salines. C’est une plage fréquentée par les locaux aux eaux cristallines et très poissonneuses. Vendredi après-midi oblige, des bandes de jeunes Martiniquais boivent des litres de Cuba libre en dansant. La musique est un peu forte mais qu’importe, on a pris les masques et tubas et on s’immerge dans le monde du silence : poissons clowns et autres, oursins gigantesques et … serpent de mer ! Louis sort précipitamment de l’eau, blême (ou presque sous les coups de soleil). Il vient d’apercevoir un long serpent jaune à pois blancs ! Le soir, on regardera sur Google, il s’agit d’une serpentine, joli poisson totalement inoffensif dont l’aspect évoque effectivement celui d’un serpent.
L’avantage de l’Anse-figuier, c’est qu’on y trouve des douches qui nous permettent de nous dessaler.
Bien rafraîchis, on file maintenant à la marina de la Pointe du bout pour aller admirer le coucher de soleil…en sirotant un bon planteur. On a posté toutes nos cartes postales ici avec nos timbres français. A Catalina, le vendeur les vendait un euro chacun. Il m’attend encore …
Puis c’est le retour au port, on rend la voiture vers 19 h 30. Voilà, c’était le dernier jour.
Je ne m’attarderai pas sur l’excursion Costa faite le lendemain : à la découverte de la Guadeloupe, Ce fut inintéressant, mercantile (le patron de la distillerie qui devait nous la faire visiter était en fait le roi de la caisse-enregistreuse : on n’a rien vu si ce n’est la boutique et on y est resté bien trop longtemps) Les deux autres visites ont été faites au pas de course, je qualifierai même celle de la Cascade aux écrevisses d’arrêt photo. Tout ça pour nous déposer à l’aéroport en catastrophe alors que l’embarquement avait déjà commencé… Très très bof … La prochaine fois, on ne prendra pas d’excursion et on restera sur le bateau. Si j’en ai le courage, je ferai un petit bilan de la croisière demain mais je voulais quand même remercier tous les forumeurs qui ont pris le temps de raconter leur croisière, de donner leurs tuyaux et qui nous ont du coup permis de réussir la nôtre notamment, Mini et Virginie, Friquette, Porites, Monsieur Pap dont j’espère lire le CR de la croisière à Valparaiso …) :) , Philoustrat (pas sûre de l’orthographe), Jany et tous ceux que j’oublie.
Sur les photos, la plage des Salines, un "parasol", le Diamant, l'entrée dans la baie de Pointe-à-Pitre, mon balcon : bou-hou-hou ...🙁
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Compte rendu de la croisière Perles des Antilles du 16 au 24 février 2013: Antigua English translation pending
Jeudi 21 février – Antigua – Tour de l’île en taxi et baignade à la plage de Valley Church
Jeudi matin, fidèle à mon habitude – incroyable, j’ai déjà des habitudes au bout de 5 jours de croisière !- j’observe l’horizon et l’arrivée toute tranquille du Luminosa à Antigua. La couleur de l’eau aux abords des plages est bien engageante et des plages, j’en vois beaucoup depuis mon cher balcon ! Il y en a 365 à Antigua, on peut en découvrir une nouvelle chaque jour de l’année, pas mal non ? J’aperçois le petit bateau du pilote qui approche de l’énorme paquebot, il paraît bien miteux mais se place impeccablement le long de la coque pour que le pilote passe d’un navire à l’autre et vienne diriger le Luminosa vers son quai d’amarrage.
On se prépare, pas le temps de traîner ce matin car on a décidé de visiter l’île en taxi. On sort, on s’extirpe du parking pour fuir les sollicitations des chauffeurs et je me dirige vers le kiosque touristique. C’est Jany qui m’avait donné ce conseil mais je ne suis pas sûre d’avoir trouvé l’endroit qu’elle m’avait indiqué. Qu’importe, l’adresse est bonne. J’explique à l’hôtesse notre souhait, bien banal ici : visiter l’île en taxi, voir Nelson Dockyard, la forêt pluviale, puis passer quelques heures sur une belle plage, Valley Church si possible. Pas de problème, elle appelle un chauffeur : ce sera 30 dollars par personne. Un couple de Français est là aussi et aucun des deux ne parle anglais. Ils vont se joindre à nous pour la journée. Des gens charmants, originaires du Bassin d’Arcachon, que je salue s’ils me lisent. Notre chauffeur est désigné, ce sera… Cullen. Lectrices de Twilight et leurs mères (j’ai une fille de 15 ans !), calmez-vous !...
Cullen arrive, c’est un peu le sosie de Teddy Rinner, en moins musclé, avec un regard doux. Je lui demande de nous faire découvrir son île, en privilégiant les coins qu’il aime ou qu’il trouve beaux. Le taxi est grand, tout neuf, avec un toit ouvrant bien pratique pour prendre des photos sans avoir besoin de s’arrêter systématiquement. On s’installe, c’est parti pour l’équipée sauvage ! (par moment je m’emballe, je m’emballe ! : ) )
Quelle chance d’être tombés sur Cullen ! Il prend son rôle de guide très au sérieux et nous explique tout ce qu’il faut savoir sur Antigua : les héros nationaux, comme le champion de cricket Sir Vivian Richard, le fonctionnement de l’école, du gouvernement, l’économie du pays, (l’île importe beaucoup et n’est pas encore auto-suffisante notamment pour la nourriture), la religion, le passé de l’île , la domination britannique, la guerre contre les Français (Cullen était tout gêné de me dire ça !) , l’esclavage. Il nous montrera d’ailleurs au fil de notre périple des villages qui sont des hauts lieux de l’émancipation des esclaves : Freeman et Liberta qui est le site de la première colonie d'Antigua pour les esclaves libérés. Histoire et géopolitique hors du cadre de l’école, voilà qui est beaucoup plus vivant et concret à la fois !
La première visite sera celle de Nelson’s Dockyard, sur le port, l’entrée coûte 8 dollars. L’English Harbour est un lieu historique devenue une magnifique marina de luxe qui abrite des yachts et des voiliers c’était le refuge, le chantier naval et la base de ravitaillement des navires anglais aux XVII et XVIIIème siècles. Mesdames, préparez vos portefeuilles car il y a une petite boutique là-bas, humm, pleine de petites robes trop tentantes, et les sacs ! les chemises ! Bon, c’est un peu cher quand même !... J
On garde nos tickets d’entrée qu’on donne à Cullen pour accéder ensuite au point de vue qui surplombe le site. C’est le moment de prendre des photos !
On reprend la balade et Cullen continue ses explications : bizarrement, je comprends tout et pourtant, j’avais cru qu’il me faudrait mobiliser toutes mes connaissances en anglais mais non, ça le fait ! Je crois que c’est parce qu’il parle simplement et sans accent trop britannique justement.
On papote gentiment et il m’explique qu’il joue au cricket tous les dimanches : les habitudes britanniques sont encore fortement ancrées malgré l’indépendance de l’île. Je lui demande s’il connaît le soccer, le foot quoi ! Quelle question idiote ! Bien sûr ! Il me cite des noms de joueurs français que je ne connais même pas (faut dire qu’à part Zidane, je suis assez limitée sur le sujet …).
La route passe à travers la forêt pluviale. Bon il faut reconnaître que pour ceux qui connaissent la forêt martiniquaise ou guadeloupéenne, c’est un peu décevant. Un peu sèche, la forêt pluviale ! On est loin de la végétation exubérante et spectaculaire de la Route de la traversée ou de celle de la Trace.
On passe ensuite devant des champs d’ananas : trop mimis les ananas d’Antigua ! Ils sont tout petits ! Comme je m’extasie niaisement devant les petits ananas, Cullen me demande si j’aimerais en goûter. Peu de temps après, il s’arrête sur le bord de la route, disparait un moment et revient avec une barquette remplie de quartiers d’ananas tout frais (i l’a fait préparer par un vendeur ambulant) plantés de cure-dents. On se régale dans la voiture.
Il nous dépose ensuite à la plage de Valley Church où l’on va passer deux bonnes heures : le genre plage de rêve avec une eau presque fluorescente. Je vous jure que c’est vrai ! On loue deux transats, Louis file dans l’eau, c’est le bonheur …
Vers 15 heures, Cullen est de retour et nous ramène au port tranquillement. C’est la cohue, il passe par un raccourci qui nous permet de voir que derrière l’image idyllique des plages et hôtels de luxe se cache une réalité difficile. Les cabanons délabrés dans les ruelles défoncées évoquent davantage les bidonvilles que les petits chalets coquets.
Devant le port où accostent les navires de croisière (ce jour-là, le Luminosa et deux paquebots de Royal Caribbéan) est construit un village dédié aux touristes avec boutiques de luxe, duty-free, façades pimpantes … C’est l’arbre qui cache la forêt.
On dit adieu et merci à Cullen qui s’est révélé être THE guide ! Mesdemoiselles qui comme Bella, rêvez d’épouser votre Cullen, ne cherchez plus : il vit à Antigua, près de la plage de Valley Church en plus ! C’est un cœur (tendre) à prendre qui vit encore avec sa mummy (sic).
Sur les photos, le bateau pilote, la vue depuis les hauteurs de Nelson Dockyard, la plage de Valley church (les gens sur la photo ne sont pas nous, c'est juste pour monter la couleur de l'eau). Désoléé, j'ai plein de photos sympas mais on est dessus . Je penserai la prochaine fois à prendre plus de photos neutres.
Jeudi matin, fidèle à mon habitude – incroyable, j’ai déjà des habitudes au bout de 5 jours de croisière !- j’observe l’horizon et l’arrivée toute tranquille du Luminosa à Antigua. La couleur de l’eau aux abords des plages est bien engageante et des plages, j’en vois beaucoup depuis mon cher balcon ! Il y en a 365 à Antigua, on peut en découvrir une nouvelle chaque jour de l’année, pas mal non ? J’aperçois le petit bateau du pilote qui approche de l’énorme paquebot, il paraît bien miteux mais se place impeccablement le long de la coque pour que le pilote passe d’un navire à l’autre et vienne diriger le Luminosa vers son quai d’amarrage.
On se prépare, pas le temps de traîner ce matin car on a décidé de visiter l’île en taxi. On sort, on s’extirpe du parking pour fuir les sollicitations des chauffeurs et je me dirige vers le kiosque touristique. C’est Jany qui m’avait donné ce conseil mais je ne suis pas sûre d’avoir trouvé l’endroit qu’elle m’avait indiqué. Qu’importe, l’adresse est bonne. J’explique à l’hôtesse notre souhait, bien banal ici : visiter l’île en taxi, voir Nelson Dockyard, la forêt pluviale, puis passer quelques heures sur une belle plage, Valley Church si possible. Pas de problème, elle appelle un chauffeur : ce sera 30 dollars par personne. Un couple de Français est là aussi et aucun des deux ne parle anglais. Ils vont se joindre à nous pour la journée. Des gens charmants, originaires du Bassin d’Arcachon, que je salue s’ils me lisent. Notre chauffeur est désigné, ce sera… Cullen. Lectrices de Twilight et leurs mères (j’ai une fille de 15 ans !), calmez-vous !...
Cullen arrive, c’est un peu le sosie de Teddy Rinner, en moins musclé, avec un regard doux. Je lui demande de nous faire découvrir son île, en privilégiant les coins qu’il aime ou qu’il trouve beaux. Le taxi est grand, tout neuf, avec un toit ouvrant bien pratique pour prendre des photos sans avoir besoin de s’arrêter systématiquement. On s’installe, c’est parti pour l’équipée sauvage ! (par moment je m’emballe, je m’emballe ! : ) )
Quelle chance d’être tombés sur Cullen ! Il prend son rôle de guide très au sérieux et nous explique tout ce qu’il faut savoir sur Antigua : les héros nationaux, comme le champion de cricket Sir Vivian Richard, le fonctionnement de l’école, du gouvernement, l’économie du pays, (l’île importe beaucoup et n’est pas encore auto-suffisante notamment pour la nourriture), la religion, le passé de l’île , la domination britannique, la guerre contre les Français (Cullen était tout gêné de me dire ça !) , l’esclavage. Il nous montrera d’ailleurs au fil de notre périple des villages qui sont des hauts lieux de l’émancipation des esclaves : Freeman et Liberta qui est le site de la première colonie d'Antigua pour les esclaves libérés. Histoire et géopolitique hors du cadre de l’école, voilà qui est beaucoup plus vivant et concret à la fois !
La première visite sera celle de Nelson’s Dockyard, sur le port, l’entrée coûte 8 dollars. L’English Harbour est un lieu historique devenue une magnifique marina de luxe qui abrite des yachts et des voiliers c’était le refuge, le chantier naval et la base de ravitaillement des navires anglais aux XVII et XVIIIème siècles. Mesdames, préparez vos portefeuilles car il y a une petite boutique là-bas, humm, pleine de petites robes trop tentantes, et les sacs ! les chemises ! Bon, c’est un peu cher quand même !... J
On garde nos tickets d’entrée qu’on donne à Cullen pour accéder ensuite au point de vue qui surplombe le site. C’est le moment de prendre des photos !
On reprend la balade et Cullen continue ses explications : bizarrement, je comprends tout et pourtant, j’avais cru qu’il me faudrait mobiliser toutes mes connaissances en anglais mais non, ça le fait ! Je crois que c’est parce qu’il parle simplement et sans accent trop britannique justement.
On papote gentiment et il m’explique qu’il joue au cricket tous les dimanches : les habitudes britanniques sont encore fortement ancrées malgré l’indépendance de l’île. Je lui demande s’il connaît le soccer, le foot quoi ! Quelle question idiote ! Bien sûr ! Il me cite des noms de joueurs français que je ne connais même pas (faut dire qu’à part Zidane, je suis assez limitée sur le sujet …).
La route passe à travers la forêt pluviale. Bon il faut reconnaître que pour ceux qui connaissent la forêt martiniquaise ou guadeloupéenne, c’est un peu décevant. Un peu sèche, la forêt pluviale ! On est loin de la végétation exubérante et spectaculaire de la Route de la traversée ou de celle de la Trace.
On passe ensuite devant des champs d’ananas : trop mimis les ananas d’Antigua ! Ils sont tout petits ! Comme je m’extasie niaisement devant les petits ananas, Cullen me demande si j’aimerais en goûter. Peu de temps après, il s’arrête sur le bord de la route, disparait un moment et revient avec une barquette remplie de quartiers d’ananas tout frais (i l’a fait préparer par un vendeur ambulant) plantés de cure-dents. On se régale dans la voiture.
Il nous dépose ensuite à la plage de Valley Church où l’on va passer deux bonnes heures : le genre plage de rêve avec une eau presque fluorescente. Je vous jure que c’est vrai ! On loue deux transats, Louis file dans l’eau, c’est le bonheur …
Vers 15 heures, Cullen est de retour et nous ramène au port tranquillement. C’est la cohue, il passe par un raccourci qui nous permet de voir que derrière l’image idyllique des plages et hôtels de luxe se cache une réalité difficile. Les cabanons délabrés dans les ruelles défoncées évoquent davantage les bidonvilles que les petits chalets coquets.
Devant le port où accostent les navires de croisière (ce jour-là, le Luminosa et deux paquebots de Royal Caribbéan) est construit un village dédié aux touristes avec boutiques de luxe, duty-free, façades pimpantes … C’est l’arbre qui cache la forêt.
On dit adieu et merci à Cullen qui s’est révélé être THE guide ! Mesdemoiselles qui comme Bella, rêvez d’épouser votre Cullen, ne cherchez plus : il vit à Antigua, près de la plage de Valley Church en plus ! C’est un cœur (tendre) à prendre qui vit encore avec sa mummy (sic).
Sur les photos, le bateau pilote, la vue depuis les hauteurs de Nelson Dockyard, la plage de Valley church (les gens sur la photo ne sont pas nous, c'est juste pour monter la couleur de l'eau). Désoléé, j'ai plein de photos sympas mais on est dessus . Je penserai la prochaine fois à prendre plus de photos neutres.
Hôtel et sites à visiter à Paris pour deux jours? English translation pending
Petit voyage rapido en France du 28 mars au 1 avril...
Nous arriverons à Paris le 28 mars tôt le matin. Nous désirons visiter Paris les journées du 28 et 29 mars. Départ en automobile le 30 au matin de Paris vers le sud puisque je dois récupérer mon nouveau chiot cocker le 31 à l'élevage du Rieu-Grand près d'Albi. Le 31 vers midi retour vers l'aéroport Charles de Gaule. Nous devrons trouver un endroit pour coucher ou on acceptera notre chiot...
Auriez-vous des suggestions pour Paris? Hotels et sites à visiter...
Auriez-vous aussi des suggestions d'iténéraires et de lieux ou site à visiter en nous rendant près d'Albi?
Merci pour vos conseils et suggestions...
Jean 🙂
Hôtel pour cinq personnes à San Francisco? English translation pending
Bonjour !
Je pars cet été (au mois de Juillet, vacances scolaire oblige) en Californie. Je cherche un hotel a San Francisco pour 5 personnes (2 adultes et 3 enfants).
En cherchant sur les sites (style hotel.com), il y a peu d'hôtel qui ont des chambres pour 5 et les prix sont faramineux (1000.-- pour 2 nuits)...
Par contre, la plupart des hôtels aux USA ont des chambres avec 2 lits King, qui sont gigantesque :-) Mes 3 enfants (entre 7 et 12 ans) peuvent très bien se partage un ces lits, si pas de rollaway disponible...
J'ai fait plusieurs emails aux hôtels, mais je n'ai quasiment jamais eu de réponse :-( Je n'ai rien contre le fait de payer 20 $ de plus pour avoir un enfant dans une chambre, mais devoir payer 500 $ pour une deuxième chambre pour mettre les enfants, ça ne me plait pas vraiment (surtout que je me vois mal les laisser tout seul dans une chambre a l'autre bout de l'hôtel)...
Pour ceux qui voyagent en famille 'nombreuses', comment faites-vous ?
Et pensez-vous qu'il faut que j'attende encore pour réserver pour le ois de Juillet (vu les prix exorbitants) ?
Merci
P.S.: Pour Los Angeles, je n'ai pas eu ce problème, hotel pour 5 à un prix convenable trouvé en 10 minutes....
Je pars cet été (au mois de Juillet, vacances scolaire oblige) en Californie. Je cherche un hotel a San Francisco pour 5 personnes (2 adultes et 3 enfants).
En cherchant sur les sites (style hotel.com), il y a peu d'hôtel qui ont des chambres pour 5 et les prix sont faramineux (1000.-- pour 2 nuits)...
Par contre, la plupart des hôtels aux USA ont des chambres avec 2 lits King, qui sont gigantesque :-) Mes 3 enfants (entre 7 et 12 ans) peuvent très bien se partage un ces lits, si pas de rollaway disponible...
J'ai fait plusieurs emails aux hôtels, mais je n'ai quasiment jamais eu de réponse :-( Je n'ai rien contre le fait de payer 20 $ de plus pour avoir un enfant dans une chambre, mais devoir payer 500 $ pour une deuxième chambre pour mettre les enfants, ça ne me plait pas vraiment (surtout que je me vois mal les laisser tout seul dans une chambre a l'autre bout de l'hôtel)...
Pour ceux qui voyagent en famille 'nombreuses', comment faites-vous ?
Et pensez-vous qu'il faut que j'attende encore pour réserver pour le ois de Juillet (vu les prix exorbitants) ?
Merci
P.S.: Pour Los Angeles, je n'ai pas eu ce problème, hotel pour 5 à un prix convenable trouvé en 10 minutes....
Croisière "Perles des Antilles" du 16 au 24 février 2013: Tortola English translation pending
Mercredi 20 février – Tortola
Mercredi matin, je me lève et vais, comme d’habitude m’installer sur le balcon pour profiter des premiers rayons et observer les îles lointaines. J’ai à chaque fois l’impression de vivre un moment privilégié…
Je me rappelle de la phrase de Léonardo dans Titanic : « Je suis le roi du monde ! »… C’est (modestement) un peu ça.
Les Iles Vierges sont là, devant moi, petit archipel accidenté et boisé puis on se rapproche de Tortola.
Nous avons prévu de visiter les Baths, sur l’île de Virgin Gorda, comme bien d’autres avant nous. Il semble que ce soit un incontournable.
J’ai toujours rêvé des Seychelles et je crois que ce site s’en approche beaucoup.
Nous sortons du Luminosa vers 9 heures, espérant attraper le ferry de 9 h30. Il faut sortir du port, marcher pendant ¼ d’heure vers la gauche (sur la carte fournie par Costa, c’est l’endroit noté « ferry »).
C’est très facile à trouver de toute façon, tout le monde y va !
En arrivant, on se fait littéralement agripper par un rabatteur de Smith’s qui veut nous vendre son passage. On ne s’en laisse pas conter car on veut partir avec Speedy, comme cela était conseillé par ceux qui nous ont précédés. Il nous suit jusque devant le comptoir de Speedy, cherchant à nous attirer vers le sien, nous empêchant de parler à la caissière qui attend, imperturbable : elle a l’habitude…
On paye 33 dollars par personne (il faut lui dire qu’on est arrivé sur le Costa pour avoir la réduction), elle nous donne de petits bracelets roses qui permettront de nous repérer à l’aller et au retour.
Puis on attend…longtemps…Le départ n’est qu’à 10h 30 … (ne vous pressez pas de sortir du Luminosa, de toute façon, vous n'aurez pas le ferry de 9 h !).
Si vous choisissez Smith’s, leur bateau part, lui, à 10 h. C’était d’ailleurs l’argument de vente de l’excité qui nous a suivis partout.
On en profite pour aller acheter nos bouteilles d’eau. On a fait de petits sandwichs avec le pain et le fromage du buffet de petit-déjeuner et pris des fruits.
On embarque, ça pousse, ça double : j’observe, incrédule, la trajectoire d’un Italien qui prend un malin plaisir à doubler tout le monde et grappille dès qu’il le peut, quelques centimètres. Peu de temps après, il adresse un salut triomphal à ses amis encore à quai. On a les petites victoires qu’on mérite…
Quel gros beauf quand même !🤪
On part, c’est long…On traverse la passe de Sir Francis Drake. Et 40, 45 minutes après c’est l’arrivée.
On embarque dans un taxi-bus rigolo, sorte de 4x4 auquel on a rajouté une roulotte ouverte. Il y en a partout là-bas et tous sont personnalisés… C’est pittoresque.
Ce qui l’est moins, c’est la suspension des véhicules qui grince misérablement à chaque dos d’âne : gare aux douleurs lombaires !🏴☠️
En arrivant sur le parking, vous verrez une caisse : sans doute pour l’entrée au « parc ». Inutile, descendez directement vers « Devil’s bay , Top of the bath’s »(c’est indiqué par de petits pancartes en bois).
On y est ! Un amoncellement hallucinant d’énormes rochers lisses d’un beau gris un peu argenté, sur lesquels poussent çà et là quelques palmiers. Tout ça au bord de la mer turquoise. D’où sortent-ils ? Comment ont-ils été disposés ainsi ? … On commence notre visite, on va crapahuter : mettez-vous en maillot directement, vous pourrez plonger comme bon vous semble dans les étranges « baths », aux couleurs surnaturelles que vous découvrirez au hasard de la balade. Ce sont de magnifiques trous d’eau dans des cavernes, éclairés par quelques rayons de soleil, ce qui donne cette étrange transparence à l’eau. C’est un vrai labyrinthe dans lequel on s’amuse à se perdre. Corde, échelles, escaliers pentus : on se prend pour Indiana Jones ! Le parcours débouche sur la plage de Devil’s bay, sur laquelle s’écrasent de bonnes vagues. Le drapeau est rouge mais de nombreux baigneurs tentent le diable. Ça me paraît tout de même assez risqué, et Paméla Anderson ne viendra pas vous sauver si vous vous noyez ! On s’installe sur de gros rochers pour admirer le site et pique-niquer tranquillement. Sinon il y a la plage bondée … Louis râle car je l’empêche d’aller nager avec les fous furieux. On décide de retourner dans le labyrinthe pour se baigner dans les trous d’eau. On en trouve un bien isolé, c’est génial : l’eau arrive entre les roches puis se retire au gré des vagues : thalasso garantie ! On rentre ensuite assez fatigués avec le bateau de 15h 30 puis, de retour sur le Luminosa, on découvre l’heure du thé : au choix, petits gâteaux, fruits, ... pizzas(!). Certains passagers se bâfrent comme c’est pas permis. Ce soir, c’est la soirée italienne ...
Sur cette soirée, je ne m’étendrai pas pour laisser aux néophytes le plaisir de la découverte. Sachez quand même que j’ai dansé avec mon serveur et que : a) a) Je danse comme un pied. b) b) Lui aussi. c) c) On était grotesques. d) d) Marc et Louis ont bien rigolé !
On y est ! Un amoncellement hallucinant d’énormes rochers lisses d’un beau gris un peu argenté, sur lesquels poussent çà et là quelques palmiers. Tout ça au bord de la mer turquoise. D’où sortent-ils ? Comment ont-ils été disposés ainsi ? … On commence notre visite, on va crapahuter : mettez-vous en maillot directement, vous pourrez plonger comme bon vous semble dans les étranges « baths », aux couleurs surnaturelles que vous découvrirez au hasard de la balade. Ce sont de magnifiques trous d’eau dans des cavernes, éclairés par quelques rayons de soleil, ce qui donne cette étrange transparence à l’eau. C’est un vrai labyrinthe dans lequel on s’amuse à se perdre. Corde, échelles, escaliers pentus : on se prend pour Indiana Jones ! Le parcours débouche sur la plage de Devil’s bay, sur laquelle s’écrasent de bonnes vagues. Le drapeau est rouge mais de nombreux baigneurs tentent le diable. Ça me paraît tout de même assez risqué, et Paméla Anderson ne viendra pas vous sauver si vous vous noyez ! On s’installe sur de gros rochers pour admirer le site et pique-niquer tranquillement. Sinon il y a la plage bondée … Louis râle car je l’empêche d’aller nager avec les fous furieux. On décide de retourner dans le labyrinthe pour se baigner dans les trous d’eau. On en trouve un bien isolé, c’est génial : l’eau arrive entre les roches puis se retire au gré des vagues : thalasso garantie ! On rentre ensuite assez fatigués avec le bateau de 15h 30 puis, de retour sur le Luminosa, on découvre l’heure du thé : au choix, petits gâteaux, fruits, ... pizzas(!). Certains passagers se bâfrent comme c’est pas permis. Ce soir, c’est la soirée italienne ...
Sur cette soirée, je ne m’étendrai pas pour laisser aux néophytes le plaisir de la découverte. Sachez quand même que j’ai dansé avec mon serveur et que : a) a) Je danse comme un pied. b) b) Lui aussi. c) c) On était grotesques. d) d) Marc et Louis ont bien rigolé !
Croisière Perles des Antilles du 16 au 24 février 2013: Catalina English translation pending
Mardi 19 février – Catalina – The day on the beach!
On se réveille tranquillement : après cette journée intense à Saona, c’est l’île de Catalina qui nous attend. Pas de stress, on descend quand on veut, les navettes font le va-et-vient toute la journée. On ne va pas aller faire la queue pour être les premiers sur la plage ! Le navire est ancré en face de la plage, en pleine mer. On sort enfin du Luminosa : Costa a affrété un bateau assez grand pour transporter un bon nombre de passagers à chaque navette. Musique tropicale à fond, l’un des marins circule, des CD à la main pour les vendre, sans grand succès, aux passagers. Il réussit à en fourguer un à des petites mamies antillaises qui n’osent pas trop refuser. Ça m’énerve un peu. On arrive à Catalina très rapidement. Des danseurs de mérengue nous attendent en costume local. Il faut passer entre eux et poser pour le photographe. Je me glisse rapidement et ne m’arrête pas. A 20 euros la pose niaise, ils peuvent toujours attendre que j’achète la photo, chez Costa. La plage est déjà bondée. On s’installe au 3ème rang ( !) et un jeune garçon nous plante un parasol au-dessus des transats. Effectivement, si on doit cuire sans ombre toute la journée, c’est la brûlure au 3ème degré assurée. L’ambiance est … tropézienne ? Odeur de crème solaire, foule, musique à fond … Pas sûr que ça nous convienne tout ça ! On est un peu des sauvages. Louis se baigne, et lorsqu’il revient, on décide d’aller faire un tour pour visiter un peu. Bon, ce n’est pas bien grand mais on n’a pas tout vu puisqu’on s’est installés aussitôt. Une piste de danse, le grand barbecue qui s’installe (des gens sont installés juste à côté, ils vont repartir en jambon fumé …), les boutiques avec leurs produits made in China puis, une rangée de jolis cabanons colorés. Juste après ça, l’ambiance change : plus personne ou si peu, plus de bruit, sauf celui des vagues, un cadre idyllique… D’ailleurs, le personnel de Costa ne s’y est pas trompé car c’est là qu’est son bar privé. Ni une ni deux, on repart vite fait vers nos transats qu’on quitte sans regrets et on file s’installer sous l’ombrage naturel d’un cocotier. Là, la vraie détente va commencer. Qu’on est bien ! On fera une brève incursion au buffet cependant, je sais que je suis difficile mais décidément, les repas chez Costa ne m’emballent pas. J’attrape deux morceaux de fromage, un morceau de pain sec, quelques carottes râpées et de l’ananas et c’est vite avalé. Pour être honnête, les amateurs de barbecue trouveront leur compte. Et il y a toujours les frites et les pâtes au fromage pour les gros mangeurs. Je m’attendais quand même à mieux pour la nourriture, vu le prix de la croisière. Sous les Tropiques, des légumes et du poisson grillé, des crevettes (à défaut de langouste), de grandes assiettes de crudités. C’est tout de même ce qu’on mange, même dans les clubs de vacances sans prétention. (je ne parle pas du Club med). Est-ce que ça coûte plus cher que les pâtes ou la viande ? Bon c’est un détail sans importance, de toute façon, on n’est pas là pour dépenser des calories.
J’avais bien aimé une phrase de Porites (je crois) sur Catalina : « faire du gras, …le laisser fondre ». Ca convient bien à la situation. Quelle chouette journée de plage ! La cadre est très beau, les alizés nous rafraîchissent doucement, ça y est, on se détend vraiment ! Le travail, le stress sont restés en France… On peut bouquiner, se baigner dans une eau fantastique, buller… Dans l’après-midi, on aperçoit les serveurs de Costa qui se baladent en petit groupe mixte sur la plage. Ils prennent des photos, s’amusent dans l’eau. Ca fait plaisir de les voir prendre du bon temps eux aussi. Parce que, le reste du temps, ils n’arrêtent pas. Je pense qu’ils ont des conditions de travail assez dures. J’espère qu’ils sont payés honnêtement. La belle journée à Catalina se termine à 16 heures avec le départ de la dernière navette. On a pris de belles couleurs (là, j’embellis un peu la situation au vu des inquiétantes plaques écarlates qui commencent à envahir mes bras et jambes – et je ne parle pas de mon nez qui ressemble vaguement à un lumignon !). Ce soir, c'est la soirée du commandant !...
On se réveille tranquillement : après cette journée intense à Saona, c’est l’île de Catalina qui nous attend. Pas de stress, on descend quand on veut, les navettes font le va-et-vient toute la journée. On ne va pas aller faire la queue pour être les premiers sur la plage ! Le navire est ancré en face de la plage, en pleine mer. On sort enfin du Luminosa : Costa a affrété un bateau assez grand pour transporter un bon nombre de passagers à chaque navette. Musique tropicale à fond, l’un des marins circule, des CD à la main pour les vendre, sans grand succès, aux passagers. Il réussit à en fourguer un à des petites mamies antillaises qui n’osent pas trop refuser. Ça m’énerve un peu. On arrive à Catalina très rapidement. Des danseurs de mérengue nous attendent en costume local. Il faut passer entre eux et poser pour le photographe. Je me glisse rapidement et ne m’arrête pas. A 20 euros la pose niaise, ils peuvent toujours attendre que j’achète la photo, chez Costa. La plage est déjà bondée. On s’installe au 3ème rang ( !) et un jeune garçon nous plante un parasol au-dessus des transats. Effectivement, si on doit cuire sans ombre toute la journée, c’est la brûlure au 3ème degré assurée. L’ambiance est … tropézienne ? Odeur de crème solaire, foule, musique à fond … Pas sûr que ça nous convienne tout ça ! On est un peu des sauvages. Louis se baigne, et lorsqu’il revient, on décide d’aller faire un tour pour visiter un peu. Bon, ce n’est pas bien grand mais on n’a pas tout vu puisqu’on s’est installés aussitôt. Une piste de danse, le grand barbecue qui s’installe (des gens sont installés juste à côté, ils vont repartir en jambon fumé …), les boutiques avec leurs produits made in China puis, une rangée de jolis cabanons colorés. Juste après ça, l’ambiance change : plus personne ou si peu, plus de bruit, sauf celui des vagues, un cadre idyllique… D’ailleurs, le personnel de Costa ne s’y est pas trompé car c’est là qu’est son bar privé. Ni une ni deux, on repart vite fait vers nos transats qu’on quitte sans regrets et on file s’installer sous l’ombrage naturel d’un cocotier. Là, la vraie détente va commencer. Qu’on est bien ! On fera une brève incursion au buffet cependant, je sais que je suis difficile mais décidément, les repas chez Costa ne m’emballent pas. J’attrape deux morceaux de fromage, un morceau de pain sec, quelques carottes râpées et de l’ananas et c’est vite avalé. Pour être honnête, les amateurs de barbecue trouveront leur compte. Et il y a toujours les frites et les pâtes au fromage pour les gros mangeurs. Je m’attendais quand même à mieux pour la nourriture, vu le prix de la croisière. Sous les Tropiques, des légumes et du poisson grillé, des crevettes (à défaut de langouste), de grandes assiettes de crudités. C’est tout de même ce qu’on mange, même dans les clubs de vacances sans prétention. (je ne parle pas du Club med). Est-ce que ça coûte plus cher que les pâtes ou la viande ? Bon c’est un détail sans importance, de toute façon, on n’est pas là pour dépenser des calories.
J’avais bien aimé une phrase de Porites (je crois) sur Catalina : « faire du gras, …le laisser fondre ». Ca convient bien à la situation. Quelle chouette journée de plage ! La cadre est très beau, les alizés nous rafraîchissent doucement, ça y est, on se détend vraiment ! Le travail, le stress sont restés en France… On peut bouquiner, se baigner dans une eau fantastique, buller… Dans l’après-midi, on aperçoit les serveurs de Costa qui se baladent en petit groupe mixte sur la plage. Ils prennent des photos, s’amusent dans l’eau. Ca fait plaisir de les voir prendre du bon temps eux aussi. Parce que, le reste du temps, ils n’arrêtent pas. Je pense qu’ils ont des conditions de travail assez dures. J’espère qu’ils sont payés honnêtement. La belle journée à Catalina se termine à 16 heures avec le départ de la dernière navette. On a pris de belles couleurs (là, j’embellis un peu la situation au vu des inquiétantes plaques écarlates qui commencent à envahir mes bras et jambes – et je ne parle pas de mon nez qui ressemble vaguement à un lumignon !). Ce soir, c'est la soirée du commandant !...
Montréal-Côte Ouest américaine English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux enseignants qui prévoyons faire un Roadtrip de MOntréal à San Francisco cet été. Nous cherchons de beaux paysages pour faire de la photo et de la randonnée. Nous avons choisi de faire beaucoup de route au départ pour consacrer plus de temps au endroit que nous voulions vraiment visiter. Nous avons de l'expérience dans les longues journées de route. Nous voulons passé par quelques villes, mais nous ne désirons pas s'éterniser dans celle-ci.
Voici notre trajet:
Jour 1 : Niagara Falls (arrêt très court au chutes en fin de journée et peut-être un peu de route par la suite) Jour 2: Escale à Chigago (8 hrs de route) Jour 3: Grosse journée de 11hrs de route pour se rapprocher des Badlands (Winner) Jour 4: Matin dans les badlands puis route en PM pour s'approcher de Yellowstone (peut-être 4 ou 5 hrs) Jour 5: Matin de route (4-5 hrs) , PM dans Yellowstone Jour 6 Yellowstone Jour 7 matin dans Yellostone Pm route pour se rendre à Salt Lake City en hotel (6 h30 de route) escale pas de visite prévue??? Jour 8 : Bryce canyon en passant par la scenic route 12 (6h30 de route) Jour 9: Bryce Canyon Jour 10: Am dans Zion et Las Vegas en soirée pour voir un spectacle seulement (pas d'intérêt pour les casinons ou le magasinage) Jour 11: Death Valley (2h15) Jour 12: Bodie (4 hrs de route) nuit dans un hotel Jour 13 et 14: Yosemite (3 hrs de route) Jour 15 et 16: San Francisco (4 hrs de route) Jour 17 et 18 : Los Angeles (7hrs de route) Jour 19: San Diego (2h30) Jour 20: AM; visite de San Diego nuit à Joshua Tree, pas de grosses randonnées prévues (seulement un escale) Jour 21-22: Grand Canyon (6hrs de route) Jour 23: Page Jour 24: Monument Valley Jour 25-26: Moab Jour 27-28 : rocky mountain Retour prévu en 2 ou 3 jours
Des suggestions? Y a-t-il d'autres Québécois qui ont fait ce genre de voyage?
Nous sommes deux enseignants qui prévoyons faire un Roadtrip de MOntréal à San Francisco cet été. Nous cherchons de beaux paysages pour faire de la photo et de la randonnée. Nous avons choisi de faire beaucoup de route au départ pour consacrer plus de temps au endroit que nous voulions vraiment visiter. Nous avons de l'expérience dans les longues journées de route. Nous voulons passé par quelques villes, mais nous ne désirons pas s'éterniser dans celle-ci.
Voici notre trajet:
Jour 1 : Niagara Falls (arrêt très court au chutes en fin de journée et peut-être un peu de route par la suite) Jour 2: Escale à Chigago (8 hrs de route) Jour 3: Grosse journée de 11hrs de route pour se rapprocher des Badlands (Winner) Jour 4: Matin dans les badlands puis route en PM pour s'approcher de Yellowstone (peut-être 4 ou 5 hrs) Jour 5: Matin de route (4-5 hrs) , PM dans Yellowstone Jour 6 Yellowstone Jour 7 matin dans Yellostone Pm route pour se rendre à Salt Lake City en hotel (6 h30 de route) escale pas de visite prévue??? Jour 8 : Bryce canyon en passant par la scenic route 12 (6h30 de route) Jour 9: Bryce Canyon Jour 10: Am dans Zion et Las Vegas en soirée pour voir un spectacle seulement (pas d'intérêt pour les casinons ou le magasinage) Jour 11: Death Valley (2h15) Jour 12: Bodie (4 hrs de route) nuit dans un hotel Jour 13 et 14: Yosemite (3 hrs de route) Jour 15 et 16: San Francisco (4 hrs de route) Jour 17 et 18 : Los Angeles (7hrs de route) Jour 19: San Diego (2h30) Jour 20: AM; visite de San Diego nuit à Joshua Tree, pas de grosses randonnées prévues (seulement un escale) Jour 21-22: Grand Canyon (6hrs de route) Jour 23: Page Jour 24: Monument Valley Jour 25-26: Moab Jour 27-28 : rocky mountain Retour prévu en 2 ou 3 jours
Des suggestions? Y a-t-il d'autres Québécois qui ont fait ce genre de voyage?
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" du 16 au 24 février 2012 English translation pending
Compte rendu de voyage – 15/24 février 2013
Voilà, nous venons à peine de revenir de notre toute première croisière. La plus belle ?
J’essaierai dans ce compte rendu de donner des détails sur notre découverte du bateau et surtout sur nos escales, sachant que nous n’avons que peu participé aux activités du Luminosa , hormis les repas .
J-2 : ST Valentin !
Les préparatifs vont bon train : gros bazar dans la chambre principale, piles de vêtements sur le lit et gros dilemme : qu’emporter ? (tout ?) Que laisser ? (hélas !)
Mon penchant naturel m’entraîne vers le « tout emporter » mais mon mari, plus pragmatique aurait tendance à ne prendre que le minimum, du genre : un caleçon + un tee-shirt par jour, (il me l’a déjà fait ça, en plus, et n’avait plus rien à se mettre au bout de quelques jours !). « T’inquiète, je lui dis, on ne porte pas les valises ! »
Pas convaincu, il soupèse en grimaçant la première. Bon ce n’est pas gagné pour emmener mon dressing !
J’ai essayé de tenir compte de tous les conseils donnés par ceux qui m’ont précédé sur cette croisière : médicaments, produit répulsif pour moustiques vampires, crème solaire, dollars, euros, Nautamine, palmes, masques et tubas, chaussures de plage…
Outre les vêtements et le nécessaire de survie, j’emporte aussi avec moi toute une bibliothèque. Lira ? Lira pas ? Est-ce vraiment réaliste d’emmener tous ces bouquins ? Je sens que mon cher époux s’énerve un peu (mais il s’énerve à chaque fois que je prépare une valise donc ce n’est pas grave !).
Tiens, un « truc » qui m’évite d’emporter le carnet d’adresses : je me suis envoyé à moi-même les adresses de mes proches. Avec le netbook en poche, je suis tranquille.
J-1 : 15 février :La journée sera fébrile ! J’ai peur d’oublier quelque chose …
En fin d’après-midi , on remplit enfin la voiture en direction de Paris. Une nuit à l’hôtel nous attend.
Samedi 16 février ! La date tant attendue est arrivée ! Non, les problèmes tant redoutés n’ont pas eu lieu : pas d’oublis des passeports, pas de panne de voiture, le réveil a bien sonné...
Nous avons pris une chambre au Novotel d’Orly-Rungis qui propose une formule Hôtel +parking (14 jours maximum) : pour 3, nous avons payé 129 euros, sachant que le parking de l’aéroport coûte environ 20 euros par jour et que nous stationnons pendant 10 jours. Le petit-déjeuner est bon est pas cher : nous avons choisi une formule café-croissants (une corbeille de petites viennoiseries en fait) pour 4 euros. Les gourmands peuvent préférer le buffet, bien plus garni !
L’hôtel est propre, moderne et assez design, à défaut d’être chaleureux.
Par ailleurs, une navette vient nous chercher à l’hôtel, nous conduit à l’aéroport, on échappera donc à la galère pour transporter les bagages.
Au retour, on se présentera à la sortie E et on reprendra cette navette jusqu’au parking de l’hôtel.
Ca y est, on se présente à l’enregistrement ! On laisse les valises partir en sachant qu’on les retrouvera dans notre cabine. Bien pratique cette organisation, d’autant que les bagages sont bien remplis !Hé hé ...
Le vol, par contre, est un peu pénible : l’avion Corsair est énorme (deux étages) et on est entassés comme dans le métro aux heures de pointe. J’avais lu les comptes rendus des précédents croisiéristes partis, les veinards, avec Air France : avion ultra moderne avec écrans personnels offrant un grand choix de films. Ici, c’est toujours l’ancien système avec l’écran central et deux tout petits pour les couloirs. Les huit heures de vol s’écoulent tant bien que mal, on a essayé de dormir un peu pour profiter de notre arrivée sur le bateau. Celle-ci se déroule bien et rapidement : dès l’arrivée dans l’aéroport, on est pris en charge par l’équipe de Costa, le transfert est rapide, et très vite …on arrive face au Luminosa !!!!! C'est tout simplement magnifique et émouvant.
Tout est simple et rapide et on peut enfin, après en avoir rêvé pendant des mois, embarquer pour la première fois. Un grand moment. On emprunte les ascenseurs qui donnent dans le grand bar central, celui où s’étale la grosse baigneuse de Botero .Direction le 8ème étage pour découvrir notre cabine : la suite 8311… (si quelqu'un sait comment insérer des photos, qu'il me l'explique en privé ... je suis nulle en technologie🤪)
Le vol, par contre, est un peu pénible : l’avion Corsair est énorme (deux étages) et on est entassés comme dans le métro aux heures de pointe. J’avais lu les comptes rendus des précédents croisiéristes partis, les veinards, avec Air France : avion ultra moderne avec écrans personnels offrant un grand choix de films. Ici, c’est toujours l’ancien système avec l’écran central et deux tout petits pour les couloirs. Les huit heures de vol s’écoulent tant bien que mal, on a essayé de dormir un peu pour profiter de notre arrivée sur le bateau. Celle-ci se déroule bien et rapidement : dès l’arrivée dans l’aéroport, on est pris en charge par l’équipe de Costa, le transfert est rapide, et très vite …on arrive face au Luminosa !!!!! C'est tout simplement magnifique et émouvant.
Tout est simple et rapide et on peut enfin, après en avoir rêvé pendant des mois, embarquer pour la première fois. Un grand moment. On emprunte les ascenseurs qui donnent dans le grand bar central, celui où s’étale la grosse baigneuse de Botero .Direction le 8ème étage pour découvrir notre cabine : la suite 8311… (si quelqu'un sait comment insérer des photos, qu'il me l'explique en privé ... je suis nulle en technologie🤪)
Le meilleur tarif pour téléphoner à Cuba English translation pending
quel est le meilleur tarif pour appeler a un cell a cuba
Autotours et navettes à Maurice? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir seule à Maurice et je m'interroge sur le moyen de transport à adopter. Etant une jeune femme seule, je préfère éviter les taxis. J'ai cru comprendre que les bus ne permettent pas d'aller partout et sont assez lents... Y-a-t-il des navettes pour touristes, des autotours? Mes recherches ont été infructueuses, alors si quelqu'un qui s'est rendu à Maurice pouvait me répondre...
Je compte partir seule à Maurice et je m'interroge sur le moyen de transport à adopter. Etant une jeune femme seule, je préfère éviter les taxis. J'ai cru comprendre que les bus ne permettent pas d'aller partout et sont assez lents... Y-a-t-il des navettes pour touristes, des autotours? Mes recherches ont été infructueuses, alors si quelqu'un qui s'est rendu à Maurice pouvait me répondre...
Conseils pour séjour d'une semaine à la Réunion? English translation pending
Bonjour à tous !
Ma femme et moi partons ce jeudi 21/02/13 pour une semaine à La Réunion.😎 Et il falloir quand même qu'on réserve quelques petites choses...🤪 (hôtels, gîtes, hélico).
Aussi, nous aimerions avoir tous vos bons conseils sur notre périple ci-dessous car peut-être que :
- nous avons des journées trop chargées (difficile d'estimer les temps de route ou de rando),
- nous pourrions optimiser les déplacements pour diminuer les temps de route,
- vous avez des bonnes adresses d'hébergement ou de restos (on cherche plus la relation avec les gens locaux et non le grand luxe).
De plus, on a posé quelques questions dans le texte de notre périple...
Un grand grand merci par avance pour vos réponses !😉😉
--
Jeudi 21 février soir : Arrivée:à l’aéroport de St Denis à 21:15. Nuit si possible à l’ouest de Saint-Denis (du côté de Saint-Paul).
Vendredi 22 fév :
Matin : Marché à Saint-Paul.
Ensuite : Faire une petite incursion à Mafate en partant de "sans souci" jusqu'aux orangers ? (combien de temps nécessaire ?)
Après-midi : plage (Ermitage, ou vers Saint-Gilles et Boucan-Canot), petite marche vers le "Bassin des Aigrettes", musée de Villèle à Saint-Gilles les Bains.
Nuit à Saint-Paul.
Samedi 23 fév :
Matin : Parcours en voiture jusqu’au Piton Maïdo (vue splendide sur le cirque de Mafate, arriver en haut avant 10h00. Le point de vue est à moins de 5 min du parking).
Une petite rando sur le début des sentiers de Mafate.
Puis, Route RF9 vers Saint-Louis.
Après-midi : Saint-Leu (plage, musée Stella).
Nuit à Saint-Louis.
Dimanche 24 fév :
Route pour Cilaos
Visite du village de Cilaos : thermes, cases créoles…
Randonnée dans le cirque de Cilaos (randonnée"la chapelle", montée au sommet du Piton des neiges)
J’ai aussi entendu parler de la roche merveilleuse et de la route de l'ilet à cordes : qu’en pensez-vous ? Autre question : n’est-il pas préférable (pour éviter de la route pour rien) d’aller au cirque de Cilaos quand nous serons du côté de Hellbourg plus dans notre périple (cf plus bas) ?
Nuit à Saint-Louis.
Lundi 25 fév :
Matin : Visite de Saint-Pierre :
· Visite de la ville : les cases créoles (rue Marius-et-Ary-Leblond) et le temple tamoul
· Shopping (intéressant ? où ?)
Après-midi : Visite du sud sauvage : Manapany, rivière Langevin (route le long de la rivière, de Langevin à Grand-Galet, Chutes de la Grande-Ravine), coulées de lave au bord de la RN2, L’anse des cascades (entre Bois-Blanc et Piton-Sainte-Rose), Piton-Sainte-Rose (l' église cernée par les laves), cap méchant (point de vue sur l'océan), Notre Dame des laves, la vierge au parasol. Tout ceci est-il faisable en une après-midi ?
Nuit du côté de Bourg-Murat (si possible de faire la route dans la journée jusque là. Si non à Sainte-Rose).
Mardi 26 fév :
visite au Piton de la Fournaise (route via la plaine des Palmistes et Bourg-Murat, si nuit précédente à Siante-Rose), rando (Descente dans l'enclos. 6 heures aller-retour du parking du pas de Bellecombe au sommet du cratère ?).
Nuit à Hell-Bourg.
Mercredi 27 fév :
rando dans la forêt de Bebour-Belouve et ensuite vers la cascade du Trou du Fer (on a aussi lu des choses sur : la cascade blanche, le voile de la marié, la mare à poule d'eau, le trou blanc, la mare à martin.)
Mais tout cela est-il faisable en une journée ?
A la place, n’est-il pas plus intéressant de passer la journée du côté du cirque de Salazie (petite randonnée jusqu'au "trou de fer") ?
Nuit à Saint-Denis.
Jeudi 28 fév :
Matin : Tour en hélico ? (vous pouvez conseiller un organisme ?)
Puis, visite de Saint-Denis :
· Le musée Léon-Dierx
· Balade dans le centre : le Barachois, la préfecture, la cathédrale Saint-Denis, l'ancien hôtel de ville, les vieilles maisons créoles de la rue de Paris, le Grand Marché, la mosquée Noor al Islam, le Petit Marché
Avion le soir (23h30).
--
Vincent
Ma femme et moi partons ce jeudi 21/02/13 pour une semaine à La Réunion.😎 Et il falloir quand même qu'on réserve quelques petites choses...🤪 (hôtels, gîtes, hélico).
Aussi, nous aimerions avoir tous vos bons conseils sur notre périple ci-dessous car peut-être que :
- nous avons des journées trop chargées (difficile d'estimer les temps de route ou de rando),
- nous pourrions optimiser les déplacements pour diminuer les temps de route,
- vous avez des bonnes adresses d'hébergement ou de restos (on cherche plus la relation avec les gens locaux et non le grand luxe).
De plus, on a posé quelques questions dans le texte de notre périple...
Un grand grand merci par avance pour vos réponses !😉😉
--
Jeudi 21 février soir : Arrivée:à l’aéroport de St Denis à 21:15. Nuit si possible à l’ouest de Saint-Denis (du côté de Saint-Paul).
Vendredi 22 fév :
Matin : Marché à Saint-Paul.
Ensuite : Faire une petite incursion à Mafate en partant de "sans souci" jusqu'aux orangers ? (combien de temps nécessaire ?)
Après-midi : plage (Ermitage, ou vers Saint-Gilles et Boucan-Canot), petite marche vers le "Bassin des Aigrettes", musée de Villèle à Saint-Gilles les Bains.
Nuit à Saint-Paul.
Samedi 23 fév :
Matin : Parcours en voiture jusqu’au Piton Maïdo (vue splendide sur le cirque de Mafate, arriver en haut avant 10h00. Le point de vue est à moins de 5 min du parking).
Une petite rando sur le début des sentiers de Mafate.
Puis, Route RF9 vers Saint-Louis.
Après-midi : Saint-Leu (plage, musée Stella).
Nuit à Saint-Louis.
Dimanche 24 fév :
Route pour Cilaos
Visite du village de Cilaos : thermes, cases créoles…
Randonnée dans le cirque de Cilaos (randonnée"la chapelle", montée au sommet du Piton des neiges)
J’ai aussi entendu parler de la roche merveilleuse et de la route de l'ilet à cordes : qu’en pensez-vous ? Autre question : n’est-il pas préférable (pour éviter de la route pour rien) d’aller au cirque de Cilaos quand nous serons du côté de Hellbourg plus dans notre périple (cf plus bas) ?
Nuit à Saint-Louis.
Lundi 25 fév :
Matin : Visite de Saint-Pierre :
· Visite de la ville : les cases créoles (rue Marius-et-Ary-Leblond) et le temple tamoul
· Shopping (intéressant ? où ?)
Après-midi : Visite du sud sauvage : Manapany, rivière Langevin (route le long de la rivière, de Langevin à Grand-Galet, Chutes de la Grande-Ravine), coulées de lave au bord de la RN2, L’anse des cascades (entre Bois-Blanc et Piton-Sainte-Rose), Piton-Sainte-Rose (l' église cernée par les laves), cap méchant (point de vue sur l'océan), Notre Dame des laves, la vierge au parasol. Tout ceci est-il faisable en une après-midi ?
Nuit du côté de Bourg-Murat (si possible de faire la route dans la journée jusque là. Si non à Sainte-Rose).
Mardi 26 fév :
visite au Piton de la Fournaise (route via la plaine des Palmistes et Bourg-Murat, si nuit précédente à Siante-Rose), rando (Descente dans l'enclos. 6 heures aller-retour du parking du pas de Bellecombe au sommet du cratère ?).
Nuit à Hell-Bourg.
Mercredi 27 fév :
rando dans la forêt de Bebour-Belouve et ensuite vers la cascade du Trou du Fer (on a aussi lu des choses sur : la cascade blanche, le voile de la marié, la mare à poule d'eau, le trou blanc, la mare à martin.)
Mais tout cela est-il faisable en une journée ?
A la place, n’est-il pas plus intéressant de passer la journée du côté du cirque de Salazie (petite randonnée jusqu'au "trou de fer") ?
Nuit à Saint-Denis.
Jeudi 28 fév :
Matin : Tour en hélico ? (vous pouvez conseiller un organisme ?)
Puis, visite de Saint-Denis :
· Le musée Léon-Dierx
· Balade dans le centre : le Barachois, la préfecture, la cathédrale Saint-Denis, l'ancien hôtel de ville, les vieilles maisons créoles de la rue de Paris, le Grand Marché, la mosquée Noor al Islam, le Petit Marché
Avion le soir (23h30).
--
Vincent
Les parcs Universal et les autres à Orlando English translation pending
Bonsoir,
Je vais très prochainement passer une semaine de vacances en Floride. Mon dilemme actuel est de savoir quels parcs nous allons faire à Orlando (nous sommes deux adultes).
Le parc Universal a, à priori, une très bonne réputation mais voilà, j'ai déjà fait celui de Los Angeles et j'ai peur de retrouver les mêmes attractions. Quelqu'un qui aurait fait les deux parcs pourrait-il m'éclairer sur ce sujet ????
Et quels autres parcs me conseilleriez-vous sachant qu'on n'est pas très fan de manèges à sensations très fortes ????
Merci pour vos réponses
Je vais très prochainement passer une semaine de vacances en Floride. Mon dilemme actuel est de savoir quels parcs nous allons faire à Orlando (nous sommes deux adultes).
Le parc Universal a, à priori, une très bonne réputation mais voilà, j'ai déjà fait celui de Los Angeles et j'ai peur de retrouver les mêmes attractions. Quelqu'un qui aurait fait les deux parcs pourrait-il m'éclairer sur ce sujet ????
Et quels autres parcs me conseilleriez-vous sachant qu'on n'est pas très fan de manèges à sensations très fortes ????
Merci pour vos réponses
Pondichéry ne parlant que le français English translation pending
bonjour
je voudrais organiser un voyage en inde avec mon mari autour de Pondichéry , mais le problème est que nous ne parlons que le français es ce imprudent merci de me répondre .Cordialement Simonne
je voudrais organiser un voyage en inde avec mon mari autour de Pondichéry , mais le problème est que nous ne parlons que le français es ce imprudent merci de me répondre .Cordialement Simonne
Voyage de quatorze jours à Paris English translation pending
Bonjour, nous quittons Montréal le 2 juin pour 14 jours à Paris et nous aimerions savoir si cela vaut le coût d'acheter les différentes passes (transport et musée). Surtout que Paris museum pass ne se prend que pour des journées consécutives.
Conseil d'itinéraire en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet de partir en Guadeloupe du 1er au 8 juin prochain. Je pensais louer un petit appartement sur place (lieu à déterminé encore une fois) ainsi qu'une voiture qui me semble indispensable sur l'île.
J'ai besoin de conseils pour un itinéraire d'une semaine, que ne faut il pas raté? Une semaine c'est court, nous partons à 4 et nous voulons voir de belles choses et pouvoir également nous reposer.
En ce qui concerne le temps, pensez vous qu'a cette période nous aurons beaucoup de pluie?
Merci pour vos conseils, et réponses.
J'ai pour projet de partir en Guadeloupe du 1er au 8 juin prochain. Je pensais louer un petit appartement sur place (lieu à déterminé encore une fois) ainsi qu'une voiture qui me semble indispensable sur l'île.
J'ai besoin de conseils pour un itinéraire d'une semaine, que ne faut il pas raté? Une semaine c'est court, nous partons à 4 et nous voulons voir de belles choses et pouvoir également nous reposer.
En ce qui concerne le temps, pensez vous qu'a cette période nous aurons beaucoup de pluie?
Merci pour vos conseils, et réponses.
Traversée du détroit de Béring Russie - Alaska English translation pending
bonjour.
je me demandais si quelqu'un savait où demander pour passer de la russie à l'alaska en cargo?
ce serait pour moi le meilleur moyen de traverser, l'avion étant inconcevable.
j'avais entendu dire qu'on avait déjà essayé de traverser le détroit de béring à pied en hiver. est-ce possible?
Air Canada va proposer au départ de Paris une classe économique supérieure English translation pending
La compagnie va proposer à partir de juillet, sur d'abord Paris-Montréal, une nouvelle cabine "Economique Privilège" aux passagers "à la recherche d'un confort et d'un service supérieurs à bord des vols internationaux".
Lire la suite...
Maurice: activités, loisirs, restaurants, sports et location de deux roues? English translation pending
Bonjour à tous,
Voila je parts au mois de mars prochain sur cette superbe ile, je me renseigne actuellement pour organiser ce petit séjour de 10 jours. Pouvez me répondre à ces demandes merci : puis je louer un deux roues sur l ile et à combien avez vous un site ? je loge sur mahébourg qu'il y à t il de bien sur place resto loisirs activités ? je souhaite faire des des activités et des loisirs avez vous des idées ? on me parle de chauffeur de taxi guide, n'esce pas plus simple de prendreun 2 roues ? les agences pour les excursions sont elles nombreuses comme ds les pays d'asie ? Je fais énormément de course pouvezm 'indiquer des endroits (spot) sympathique ? connaissez vous l'hotel margarita ?
merci encore de vos contribution
Voila je parts au mois de mars prochain sur cette superbe ile, je me renseigne actuellement pour organiser ce petit séjour de 10 jours. Pouvez me répondre à ces demandes merci : puis je louer un deux roues sur l ile et à combien avez vous un site ? je loge sur mahébourg qu'il y à t il de bien sur place resto loisirs activités ? je souhaite faire des des activités et des loisirs avez vous des idées ? on me parle de chauffeur de taxi guide, n'esce pas plus simple de prendreun 2 roues ? les agences pour les excursions sont elles nombreuses comme ds les pays d'asie ? Je fais énormément de course pouvezm 'indiquer des endroits (spot) sympathique ? connaissez vous l'hotel margarita ?
merci encore de vos contribution
Circuit de voyage en auto à partir de Bordeaux? English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Moi et ma conjointe avons comme projet de visiter la partie sud de la France à partir de Bordeaux. Le voyage serait de vingt-et-un jours et nous prévoyons louer une auto sur place. Avez-vous des suggestion de circuit interessant à faire en auto.
Moi et ma conjointe avons comme projet de visiter la partie sud de la France à partir de Bordeaux. Le voyage serait de vingt-et-un jours et nous prévoyons louer une auto sur place. Avez-vous des suggestion de circuit interessant à faire en auto.