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Nouvel itinéraire dans l'ouest américain English translation pending
Bonjour, voici un nouvel itinéraires car sur la précédente discution vous avez parlé de tout sauf de mon itinéraire, donc je vous en renvoi un, en esperant que vous me direz vos sentiment se qu’il y a à changé ou a enlever
J1: los angeles ( nuit a los angeles)
J2: Santa Barbara - San Luis Obispo - San Siméon (nuit sur San Simeon)
J3: Big Sur - Carmel - Monterey - Santa Cruz ( nuit sur SF)
J4-5-6: SAN FRANCISCO ( nuit sur SF)
J7: SF - Fresno ( nuit three rivers)
J8: Three rivers - Sequoia NP - King Canyon ( nuit sur Mariposa)
J9: Yosemite ( nuit dans yosemite)
J10: Yosemite par Tiago Pass (nuit a Lee Vining)
J11: Monolake - bodie (nuit a Lone Pine)
J12: Death Valley ( Nuit a Las Vegas)
J13: Las Vegas ( Nuit a Las Vegas)
J14: Zion Park (nuit a Tropic)
J15: Bryce Canyon ( nuit a Torrey)
J16: Capitol Reef - (nuit a Moab)
J17 : Arches NP (nuit a Moab)
J18 : Canyonland(nuit a Cortes)
J19 : Mesa Verde (nuit a Mexican Hat)
J20: Monument valley ( nuit a Page)
J21: Rainbow bridge, glen canyon et lac powell (nuit à Page)
J22 : antelope canyon (nuit a Williams)
J23: Grand Canyon (Nuit sur Williams)
J24: Visite de la route 66 entre Williams et Las Vegas (nuit a Las Vegas)
J25: Visite entre Las Vegas et Los angeles (nuit a los angeles)
J26: Los angeles (Nuit a los angeles)
J27: Los angeles - Joshua tree (Nuit a san diego)
J28: San Diego (Nuit A los angeles)
Voici mon itinéraire, donc si vous pouviez me dire s'il est réalisable ainsi que les changement a apporté comme prolonger des étapes en rajouter ou enlever certaine étapes car identiques a d'autre. J'attend avec impatiente vos commentaires et suggestions afin d'améliorer mon pojet si en fonction des étapes vous pouvez me conseiller différentes choses a voir ou a faire cela m'aiderai beaucoup. Vous en remerciant par avance, j'attend vos réponse avec impatience. GAETAN
Voici mon itinéraire, donc si vous pouviez me dire s'il est réalisable ainsi que les changement a apporté comme prolonger des étapes en rajouter ou enlever certaine étapes car identiques a d'autre. J'attend avec impatiente vos commentaires et suggestions afin d'améliorer mon pojet si en fonction des étapes vous pouvez me conseiller différentes choses a voir ou a faire cela m'aiderai beaucoup. Vous en remerciant par avance, j'attend vos réponse avec impatience. GAETAN
Avis sur notre boucle dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Cher Grands Gourous du voyage,
Comme tous les néophites de ce site, je vous ai beaucoup lus avant de pondre notre circuit (j'espère que ça se voit !)... que je soumets à votre immense sagesse😏. Mes contraintes: nous sommes 4 (ma femme et moi avec deux garçons de 16 et 11 ans) nous ne voulons pas trop courir (j'ai la moyenne la plus faible du monde en km/j: 172!😎). on adore les parcs: ma femme et les grands préfèrent le style parcs d'attraction et moi le style parc naturel🤪. Je cherche désespérément l'équilibre, pour ma santé mentale pendant le séjour🏴☠️... nous voulons aussi passer dans des coins inintéressants pour tâter de l'ouest profond et sans maquillage on veut (le beurre, l'argent du beurre...) absolument passer à San Diego, LA (vite), Las Vegas mais ne pas trop rouler😐. on veut passer plusieurs jours à SF et San Diego on veut voir des avions et des porte avions, acheter des tas de trucs américains, manger des hamburgers dans des booths, mettre "riders on the storm" sur la route dans le désert, voir le grand canyon au coucher du soleil, serrer la main de Clint Eastwood, caresser un phoque, passer dans un sequoia.... Bref, j'ai assassiné Yosemite et Death Valley pour pouvoir résoudre cette quadrature du cercle. L'idéal aurait été de prendre un billet arrivée L Vegas et retour SF...mais c'est trop tard😕. J'ai aussi tordu le cou au camping car dont nous rêvions (pôvre, pas beaucoup de fans sur le site...) trop lent et cher. Il reste donc la substantifique moelle de mes cogitations fébriles dans la belle liste ci dessous avec tous les renseignements qui vous permettront de vous lâcher (merci d'avance de me faire du mal !)
J1 : Toulouse>>San francisco : Arrivée 13h05 le 2 Juillet. Recherche hotel et récupération J2 : San francisco>>Three Rivers (Kings Canyon)/ 426km/ 4h20/ Récup Voiture et route avant 10h. Visite Sequoia et Kings Canyon/ Lodge Kings Canyon J3 : Three Rivers (Kings Canyon)>>Edwards/ 301km/ 3h10/ Rando, visite parc Kings puis en fin de journée départ vers Edwards / Motel Edwards J4 : Edwards>>Las Vegas / 333km/ 3h10/ Visite base Edwards de 10h à 11h30 puis route vers Vegas/ Hotel Casino à Vegas J5 : Las Vegas>>Bryce Canyon)/ 422km/ 4h10/ Départ vers Bryce Canyon dans l'après midi/ lodge Bryce Canyon J6 : Bryce Canyon/ Rando, visite parc/ lodge Bryce Canyon J7 : Bryce Canyon>>North Rim (Gd Canyon)/ 258km/ 3h20/ Visite, ballades/ lodge Gd Canyon J8 : North Rim (Gd Canyon)>>Page/ 194km/ 2h40 Antelope Canyon et ballades/ Motel Page J9 : Page>>Kayenta (Monument Valley)/ 160km/ 2h10/ Visite de monument valley à cheval/ Motel Monument Valley J10 : Kayenta (Monument Valley)>>Needles/ 576km/ 5h40/ arrêt Flagstaff, route 66…/ Motel Needles J11 : Needles>>San Diego/512km/ 5h/ Route 66, Bagdad Café!, arrivée soirée San Diego et Visite vieille ville/ Hotel San Diego J12 : San Diego/ Visite San Diego Seaworld/ Hotel San Diego J13 : San Diego/ Visite San Diego, Balboa Parc, Legoland/ Hotel San Diego J14 : San Diego/ Visite Nimitz, flotte et plage/ Hotel San Diego J15/ San Diego>>Los Angeles/ 194km/ 2h/ Visite LA après midi et restau dodo/ Hotel Universal J16 : Los Angeles>>Santa Barbara / 152km/ 1h40/ Visite Universal matin et départ am pour Santa Barbara, .Plage/ Motel Santa Barbara J17 : Santa Barbara/ Plage et plongée/ Motel Santa Barbara J18 : Santa Barbara>>San Luis Obispo/ 170km/ 1h45/ Route côtière le soir, tranquille, avec stops/ Motel San Luis Obispo J19 : San Luis Obispo>>Carmel/ 243km/ 2h30/ Visite, glandouille/ Motel Carmel ou Monterey J20 : Carmel>>San Francisco/ 192km/ 2h10/ Départ matin, ballade SF après midi/ Hotel SF J21 : San Francisco/ Ballades ext SF: Napa, Muir woods…/ Hotel SF J22 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J23 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J24 : San Francisco/ Départ 15h10 TOTAUX : 4131km et 19h45 de route
PS: pour le 4 juillet, nous serons entre Kings Canyon et Edwards; pas terrible pour le feu d'artifice…
Merci d'avance pour vos commentaires éclairés 😊!
Comme tous les néophites de ce site, je vous ai beaucoup lus avant de pondre notre circuit (j'espère que ça se voit !)... que je soumets à votre immense sagesse😏. Mes contraintes: nous sommes 4 (ma femme et moi avec deux garçons de 16 et 11 ans) nous ne voulons pas trop courir (j'ai la moyenne la plus faible du monde en km/j: 172!😎). on adore les parcs: ma femme et les grands préfèrent le style parcs d'attraction et moi le style parc naturel🤪. Je cherche désespérément l'équilibre, pour ma santé mentale pendant le séjour🏴☠️... nous voulons aussi passer dans des coins inintéressants pour tâter de l'ouest profond et sans maquillage on veut (le beurre, l'argent du beurre...) absolument passer à San Diego, LA (vite), Las Vegas mais ne pas trop rouler😐. on veut passer plusieurs jours à SF et San Diego on veut voir des avions et des porte avions, acheter des tas de trucs américains, manger des hamburgers dans des booths, mettre "riders on the storm" sur la route dans le désert, voir le grand canyon au coucher du soleil, serrer la main de Clint Eastwood, caresser un phoque, passer dans un sequoia.... Bref, j'ai assassiné Yosemite et Death Valley pour pouvoir résoudre cette quadrature du cercle. L'idéal aurait été de prendre un billet arrivée L Vegas et retour SF...mais c'est trop tard😕. J'ai aussi tordu le cou au camping car dont nous rêvions (pôvre, pas beaucoup de fans sur le site...) trop lent et cher. Il reste donc la substantifique moelle de mes cogitations fébriles dans la belle liste ci dessous avec tous les renseignements qui vous permettront de vous lâcher (merci d'avance de me faire du mal !)
J1 : Toulouse>>San francisco : Arrivée 13h05 le 2 Juillet. Recherche hotel et récupération J2 : San francisco>>Three Rivers (Kings Canyon)/ 426km/ 4h20/ Récup Voiture et route avant 10h. Visite Sequoia et Kings Canyon/ Lodge Kings Canyon J3 : Three Rivers (Kings Canyon)>>Edwards/ 301km/ 3h10/ Rando, visite parc Kings puis en fin de journée départ vers Edwards / Motel Edwards J4 : Edwards>>Las Vegas / 333km/ 3h10/ Visite base Edwards de 10h à 11h30 puis route vers Vegas/ Hotel Casino à Vegas J5 : Las Vegas>>Bryce Canyon)/ 422km/ 4h10/ Départ vers Bryce Canyon dans l'après midi/ lodge Bryce Canyon J6 : Bryce Canyon/ Rando, visite parc/ lodge Bryce Canyon J7 : Bryce Canyon>>North Rim (Gd Canyon)/ 258km/ 3h20/ Visite, ballades/ lodge Gd Canyon J8 : North Rim (Gd Canyon)>>Page/ 194km/ 2h40 Antelope Canyon et ballades/ Motel Page J9 : Page>>Kayenta (Monument Valley)/ 160km/ 2h10/ Visite de monument valley à cheval/ Motel Monument Valley J10 : Kayenta (Monument Valley)>>Needles/ 576km/ 5h40/ arrêt Flagstaff, route 66…/ Motel Needles J11 : Needles>>San Diego/512km/ 5h/ Route 66, Bagdad Café!, arrivée soirée San Diego et Visite vieille ville/ Hotel San Diego J12 : San Diego/ Visite San Diego Seaworld/ Hotel San Diego J13 : San Diego/ Visite San Diego, Balboa Parc, Legoland/ Hotel San Diego J14 : San Diego/ Visite Nimitz, flotte et plage/ Hotel San Diego J15/ San Diego>>Los Angeles/ 194km/ 2h/ Visite LA après midi et restau dodo/ Hotel Universal J16 : Los Angeles>>Santa Barbara / 152km/ 1h40/ Visite Universal matin et départ am pour Santa Barbara, .Plage/ Motel Santa Barbara J17 : Santa Barbara/ Plage et plongée/ Motel Santa Barbara J18 : Santa Barbara>>San Luis Obispo/ 170km/ 1h45/ Route côtière le soir, tranquille, avec stops/ Motel San Luis Obispo J19 : San Luis Obispo>>Carmel/ 243km/ 2h30/ Visite, glandouille/ Motel Carmel ou Monterey J20 : Carmel>>San Francisco/ 192km/ 2h10/ Départ matin, ballade SF après midi/ Hotel SF J21 : San Francisco/ Ballades ext SF: Napa, Muir woods…/ Hotel SF J22 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J23 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J24 : San Francisco/ Départ 15h10 TOTAUX : 4131km et 19h45 de route
PS: pour le 4 juillet, nous serons entre Kings Canyon et Edwards; pas terrible pour le feu d'artifice…
Merci d'avance pour vos commentaires éclairés 😊!
Guide de voyage pour circuit dans l'Ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour, j'ai l'intention de partir deux à trois semaines faire un circuit dans l'ouest des Etats unis. Je commence à me renseigner à droite à gauche, à lire beaucoup de choses sur le net et particuliérement sur ce forum!!! une vraie mine de renseignements... mais j'aimerai quand meme "lire" un ou deux guides ... d'après vous qu'est ce qui est le mieux?? j'ai vu qu'il y avait un routard, un guide bleu, mais il y en a peut etre d'autres... j'attends vos conseils avec impatience!!!
D'avance merci!!
Sophie
Intérêt de Death Valley English translation pending
Bonjour,
Avant de rejoindre San francisco, nous souhaitons traverser Death Valley depuis Las Vegas. Deux options s'offrent à nous : Partir de Las Vegas le matin, faire les points de vue intéressants dans Death Valley, rejoindre Bakersfield pour y passer la nuit (ou s'arrêter avant si le trajet est trop loin) et repartir le lendemain pour San Francisco. Partir de Las Vegas le matin, faire les points de vue intéressants dans Death Valley et revenir sur Las Vegas pour prendre l'avion vers San Francisco le lendemain.
La seconde solution offre l'avantage de ne pas faire toute la route en voiture jusqu'à San Francisco (trajet long !). Faire l'aller retour Las Vegas --> Death Valley n'est peut être pas la solution idéale.
Aussi, je me demandais si aller à Death Valley était indispensable : ce sera fin mai et il fera une chaleur étouffante qui ne nous permettra pas de faire des "balades" dans Death valley. Nous aurons seulement un aperçu de la voiture. Après avoir vu les merveilles que sont Bryce, Monument Valley, Canyonlansds, etc, Page et les randos dans les parcs, cela pourraît s'avérer frustrants non ?
Qu'en pensez vous ? Si nous "zappons" Death valley, que manquons nous ? Est ce comme si nous allions en Italie sans passer par Rome par exemple ?
Merci pour vos précieux conseils
Avant de rejoindre San francisco, nous souhaitons traverser Death Valley depuis Las Vegas. Deux options s'offrent à nous : Partir de Las Vegas le matin, faire les points de vue intéressants dans Death Valley, rejoindre Bakersfield pour y passer la nuit (ou s'arrêter avant si le trajet est trop loin) et repartir le lendemain pour San Francisco. Partir de Las Vegas le matin, faire les points de vue intéressants dans Death Valley et revenir sur Las Vegas pour prendre l'avion vers San Francisco le lendemain.
La seconde solution offre l'avantage de ne pas faire toute la route en voiture jusqu'à San Francisco (trajet long !). Faire l'aller retour Las Vegas --> Death Valley n'est peut être pas la solution idéale.
Aussi, je me demandais si aller à Death Valley était indispensable : ce sera fin mai et il fera une chaleur étouffante qui ne nous permettra pas de faire des "balades" dans Death valley. Nous aurons seulement un aperçu de la voiture. Après avoir vu les merveilles que sont Bryce, Monument Valley, Canyonlansds, etc, Page et les randos dans les parcs, cela pourraît s'avérer frustrants non ?
Qu'en pensez vous ? Si nous "zappons" Death valley, que manquons nous ? Est ce comme si nous allions en Italie sans passer par Rome par exemple ?
Merci pour vos précieux conseils
Circuit aux États-Unis de l'Ouest pour cet été English translation pending
Bonsoir,
Une amie et moi même souhaitont faire un circuit dans l'ouest américain courant juin (après les partiels.. c'est à dire à partir du 18 juin) ou courant juillet. Nous sommes plus tentées pour un circuit organisées car nous aurons seulement 19 ans lors du départ, et je n'aurai que an et trois mois de permis. D'ailleurs en parlant de permis, à partir de quel âge peut on conduire une voiture dans les Etats de l'Ouest ? Est-il tout de même possible de faire un circuit individuel après un an de permis français et avoir seulement 19 ans ?
Au sujet des agences, nous nous sommes déjà un peu renseignées, mais nous avons du mal à faire notre choix. Nous aimerions donc avoir quelques conseils sur les agences de voyages qui pratiquent les circuits organisés, les plus viables et celles qui proposent à la fois des prix raisonnables. D'après ce que j'ai pu lire, plus on passe de temps dans cet immense endroit, plus on est content ^^ Donc on espère un circuit d'au moins 12 nuits.. bon après il faut voir au niveau des moyens que l'on a, mais pour amortir un peu le voyage, je pense qu'il faut partir pour 12 nuits minimum.
De plus, nous aimerions connaître les endroits à ne pas manquer. Sachant que notre circuit sera réellement court vu l'espace à visiter.., nous voudrions savoir quels sont les endroits indispensables, et quels sont ceux que l'on peut passer outre. (il faut bien faire une sélection! =) )
J'aurais certainement d'autres questions à vous poser, je vous remercie d'avance de vos réponses en tout cas :)
A bientôt
Christelle
Une amie et moi même souhaitont faire un circuit dans l'ouest américain courant juin (après les partiels.. c'est à dire à partir du 18 juin) ou courant juillet. Nous sommes plus tentées pour un circuit organisées car nous aurons seulement 19 ans lors du départ, et je n'aurai que an et trois mois de permis. D'ailleurs en parlant de permis, à partir de quel âge peut on conduire une voiture dans les Etats de l'Ouest ? Est-il tout de même possible de faire un circuit individuel après un an de permis français et avoir seulement 19 ans ?
Au sujet des agences, nous nous sommes déjà un peu renseignées, mais nous avons du mal à faire notre choix. Nous aimerions donc avoir quelques conseils sur les agences de voyages qui pratiquent les circuits organisés, les plus viables et celles qui proposent à la fois des prix raisonnables. D'après ce que j'ai pu lire, plus on passe de temps dans cet immense endroit, plus on est content ^^ Donc on espère un circuit d'au moins 12 nuits.. bon après il faut voir au niveau des moyens que l'on a, mais pour amortir un peu le voyage, je pense qu'il faut partir pour 12 nuits minimum.
De plus, nous aimerions connaître les endroits à ne pas manquer. Sachant que notre circuit sera réellement court vu l'espace à visiter.., nous voudrions savoir quels sont les endroits indispensables, et quels sont ceux que l'on peut passer outre. (il faut bien faire une sélection! =) )
J'aurais certainement d'autres questions à vous poser, je vous remercie d'avance de vos réponses en tout cas :)
A bientôt
Christelle
Visiter Havasupai et/ou le Grand Canyon? (États-Unis) English translation pending
bonjour,
pourriez vous me dire s'il est interessant de faire une randonnée dans le grand canyon sud si on a la veille fait la randonnée jusqu'à havasapai (sur 2 jours).
ce que j'entends par là (car je sais bien que c'est forcément interessant...😉 ): cela apport-il quelque chose d'autre ou bien est-ce qu'il ne vaut pas mieux se contenter de prendre la desert view drive en faisant quelques stops pour les vues et d'avancer sur le parcours ? (sachant qu'on sera sûrment ereinté après cette rando🤪 ).
nous avons 12 jours pour "survoler" tous ces grands espaces naturels entre las vegas et moab, et je cherche (comme d'hab 😉) à optimiser le mieux ce temps pour voir le plus de paysages diversifiés possibles. et j'ai craqué pour havasupai 🙂 sur le site ouestusa.fr ....
pour info, je souhaite ensuite rester 1 nuit au grand canyon, 2 nuits à page ( the waves est le but principal de mon voyage), 3 ou 4 à moab, 1 à capitol reef, 1 à bryce, et 1 à zion. (à peu de choses près ....).
merci par avance de votre aide
ce que j'entends par là (car je sais bien que c'est forcément interessant...😉 ): cela apport-il quelque chose d'autre ou bien est-ce qu'il ne vaut pas mieux se contenter de prendre la desert view drive en faisant quelques stops pour les vues et d'avancer sur le parcours ? (sachant qu'on sera sûrment ereinté après cette rando🤪 ).
nous avons 12 jours pour "survoler" tous ces grands espaces naturels entre las vegas et moab, et je cherche (comme d'hab 😉) à optimiser le mieux ce temps pour voir le plus de paysages diversifiés possibles. et j'ai craqué pour havasupai 🙂 sur le site ouestusa.fr ....
pour info, je souhaite ensuite rester 1 nuit au grand canyon, 2 nuits à page ( the waves est le but principal de mon voyage), 3 ou 4 à moab, 1 à capitol reef, 1 à bryce, et 1 à zion. (à peu de choses près ....).
merci par avance de votre aide
Aide pour circuit dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un voyage d'une quinzaine de jours dans l'ouest américain en juin (9 au 23), j'ai déjà effectué il y a 3 ans un
circuit accompagné avec un guide super mais malheureusement avec pas beaucoup de temps pour les visites ( à la japonnaise comme
certains l'écrivent)
sauf pour los angeles et san francisco ou nous avions pris des journées libre supplémentaires.
j'ai donc visité rapidement ; le grand canyon(survol en helicoptère), brice canyon, vallée du feu, sequoia, traversée le parc de
zion, et un peu plus longuement (4heures) monument valley.
L'année dernière j'ai effectué un circuit "autotour" en floride sur la base du circuit proposé par nouvelles frontières (avec
modification sur les conseils du forum) avec le vol, la voiture et les hotel réservés par leurs soins.
Cette année, je souhaiterais avec vos conseils, établir ce circuit en sachant que je ne parle pas l'anglais, que je ne suis pas un
aventurier, que je suis veuf et que je me déplace avec ma fille (qui se debrouille en anglais).
1) pour cette periode faut il réserver d'avance les hotels ( à part le 1er Jour) si oui quel site me conseiller vous.
2) je pense arriver à los angeles
3) me conseiller un circuit avec les parcs que nous n'avons pas fait qui merite notre visite et revoir les parcs comme le grand
canyon, brice canyons. nous referons LA et SF une autre fois.
Je sais également qu'il y a plein de circuit déjà paru dans ce forum, mais je fais appel au spécialiste.
d'avance je vous remercie,
Circuit de 38 jours dans le sud-ouest américain English translation pending
bonjour à tous,
Je prépare un voyages aux USA pour mai 2008, oui c'est encore loin mais il nous faut le temps d'économiser bcp bcp d'argent (nous sommes 4 étudiants). 😎 le voyage de nos rêves !
Voici l'intinéraire auquel nous avons pensé : j'espère qu'il est pertinent et réalisable en 44 jours, toute critique est la bienvenue !
Départ de paris - arrivée à new york jour 1 à 4 : new york (à organiser) jour 5 : NY - L.A en avion jour 6: location de la voiture en matinée, départ pour Las végas (5h de route ?) apres midi et nuit à las végas jour 7: direction grand canyon, nuit à williams jour 8: départ pour le grand canyon (1h de route), journée et nuit dans le canyon, où ? jour 9: route (1h30) pour voir les réserves des navajos et territoire Hopi nuit à Kayenta ? jour 10: route découverte de monument valley (2h), où passer la nuit ? jour 11: route vers le lac Powel (heure ?), nuit ? jour 12: route jusqu'à canyolands, nuit dans le canyon ? jour 13: canyolands et route l'apres midi pour moab nuit à moab jour 14: Arches, nuit ? jour 15: direction silverton et durango, nuit à durango jour 16: découverte de mesa verde jour 17: route vers Taos, nuit à taos jour 18: route pour santa fé, nuit à santa fé jour 19: Santa fé, route dans l'apres midi pour albuquerque, nuit à albuquerque jour 20: route vers Gallup, nuit à gallup jour 21: route en direction de sedona, nuit dans un endroit sympatique où ? jour 22: sedona, visite des alentours, nuit à sedona jour 23: route vers phoenix, nuit à Toscon (il ya des parcs pas loin) jour 24: visite de Tombstone et bisbee, nuit à Bisbee jour 25: route par le mexique si c'est possible pour rejoindre la côte californienne jour 26, 27, 28, 29, 30 : route au mexique, petites escales sympa (à voir) jour 30: arrivée à San diego dans l'apres midi jour 31: los angeles jour 32: direction san francisco par la route du litoral, arret sur la cote quand le paysage nous interresse jour 33: route, nuit à san francisco jour 34: journée à san francisco, nuit à san francisco jour 35: route vers le parc Yosemite, nuit dans le parc jour 36: route pour sequoia park jour 37: sequoia park à death valley jour 38: route vers la death valley par la 395, nuit dans le parc jour 39: journée dans death valley, nuit à baker ? jour 40: retour à los angeles jour 41: los angeles et les alentours, hollywood, plages... jour 42, 43, jours de "battement" (prévu au cas ou...) jour 44: L.A - NY en avion départ pour Paris
Les jours de battements au cas ou, mais ça veut dire qu'on ne peut pas réserver, ou alors le faire la veille avant d'arriver dans la ville ou le parc, c'est possible ? Comme ça ça nous laisse un peu de liberté, ne pas tout planifier au millimètre pres.
Alors pensez vous que c'est possible ? Que me conseillerez vous de rajouter, d'enlever ? je suis ouverte à toutes propositions
merci beaucoup d'avance !
Je prépare un voyages aux USA pour mai 2008, oui c'est encore loin mais il nous faut le temps d'économiser bcp bcp d'argent (nous sommes 4 étudiants). 😎 le voyage de nos rêves !
Voici l'intinéraire auquel nous avons pensé : j'espère qu'il est pertinent et réalisable en 44 jours, toute critique est la bienvenue !
Départ de paris - arrivée à new york jour 1 à 4 : new york (à organiser) jour 5 : NY - L.A en avion jour 6: location de la voiture en matinée, départ pour Las végas (5h de route ?) apres midi et nuit à las végas jour 7: direction grand canyon, nuit à williams jour 8: départ pour le grand canyon (1h de route), journée et nuit dans le canyon, où ? jour 9: route (1h30) pour voir les réserves des navajos et territoire Hopi nuit à Kayenta ? jour 10: route découverte de monument valley (2h), où passer la nuit ? jour 11: route vers le lac Powel (heure ?), nuit ? jour 12: route jusqu'à canyolands, nuit dans le canyon ? jour 13: canyolands et route l'apres midi pour moab nuit à moab jour 14: Arches, nuit ? jour 15: direction silverton et durango, nuit à durango jour 16: découverte de mesa verde jour 17: route vers Taos, nuit à taos jour 18: route pour santa fé, nuit à santa fé jour 19: Santa fé, route dans l'apres midi pour albuquerque, nuit à albuquerque jour 20: route vers Gallup, nuit à gallup jour 21: route en direction de sedona, nuit dans un endroit sympatique où ? jour 22: sedona, visite des alentours, nuit à sedona jour 23: route vers phoenix, nuit à Toscon (il ya des parcs pas loin) jour 24: visite de Tombstone et bisbee, nuit à Bisbee jour 25: route par le mexique si c'est possible pour rejoindre la côte californienne jour 26, 27, 28, 29, 30 : route au mexique, petites escales sympa (à voir) jour 30: arrivée à San diego dans l'apres midi jour 31: los angeles jour 32: direction san francisco par la route du litoral, arret sur la cote quand le paysage nous interresse jour 33: route, nuit à san francisco jour 34: journée à san francisco, nuit à san francisco jour 35: route vers le parc Yosemite, nuit dans le parc jour 36: route pour sequoia park jour 37: sequoia park à death valley jour 38: route vers la death valley par la 395, nuit dans le parc jour 39: journée dans death valley, nuit à baker ? jour 40: retour à los angeles jour 41: los angeles et les alentours, hollywood, plages... jour 42, 43, jours de "battement" (prévu au cas ou...) jour 44: L.A - NY en avion départ pour Paris
Les jours de battements au cas ou, mais ça veut dire qu'on ne peut pas réserver, ou alors le faire la veille avant d'arriver dans la ville ou le parc, c'est possible ? Comme ça ça nous laisse un peu de liberté, ne pas tout planifier au millimètre pres.
Alors pensez vous que c'est possible ? Que me conseillerez vous de rajouter, d'enlever ? je suis ouverte à toutes propositions
merci beaucoup d'avance !
Circuit de quatorze jours dans l'Ouest américain avec Nouvelles-Frontières? English translation pending
Salut a tous
voila nous comptons faire un circuit accompagner avec nouvelle frontière, j'ai trouver un circuit qui me semble bien par apport a la diversité des site a visité et le prix, il s'appelle OBJECTIF USA DANS LE GRAND OUEST 14 JOURS.je voudrais savoir si quelqu'un a fait ce circuit et qui pourrai me renseigner .car ce forfait est propose en collaboration avec un voyagiste partenaire a nouvelle frontière et je voudrais bien savoir qui est le partenaire . Merci
😐
Voyager écolo: rêve ou réalité? English translation pending
Bonjour à tous.
Je suis un amoureux de la nature. Tous mes voyages sont d'ailleurs axés sur des endroits sauvages. J'adore la montagne, je suis très attiré par les déserts de sable, de glace ou de rochers. Pour moi, s'imprégner d'un lieu implique d'abord de faire connaissance avec ses lieux sauvages, puis avec sa population. Les nuits dont je garde les meilleurs souvenirs sont celles que j'ai passées au bord d'un lac, sur une dune, à la lisière d'un bois ou à côté d'un cratère. Le bruit du vent, le rose du ciel valent beaucoup plus à mes yeux que tel monument ou musée.
Pour toutes ces raisons, j'essaie autant que possible de minimiser mon empreinte sur la nature. J'ai du matériel de qualité donc je n'ai pas souvent besoin de renouveler. En général je voyage à pieds ou en vélo, parfois en train ou en faisant du stop. Il m'arrive aussi de prendre l'avion pour aller vers une destination lointaine mais je sais que c'est particulièrement polluant... alors c'est un peu frustrant.
C'est difficile aussi pour moi de me présenter dans des endroits où règnent la misère, parfois la faim. J'essaie d'y aller avec des moyens très modestes, mais je sais que ce sera forcément difficile pour un enfant des favelas de discuter avec un français qui a la chance de voyager.
Je suis bien loin du tourisme de masse que nous propose telle agence ou tel club de vacances, mais je me demande parfois si le simple fait de m'offrir tel ou tel voyage est un peu en contradiction avec ma volonté écologiste...
Avez-vous déjà connu ce genre d'interrogation?
Quelle est votre opinion sur le sujet?
Au plaisir de vous lire!
État d'enneigement actuel au Québec? (décembre 2006) English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'adresse tout particulièrement à nos amis Québécois car je souhaiterai connaître l'état d'enneigement au sol actuel au Québec et particulièrement dans la région Nord du Lac st Jean. Nous partons dans 2 jours et avons prévu un circuit motoneige et traineau mais nous commençons à nous inquièter.
merci beaucoup pour vos réponses
Je m'adresse tout particulièrement à nos amis Québécois car je souhaiterai connaître l'état d'enneigement au sol actuel au Québec et particulièrement dans la région Nord du Lac st Jean. Nous partons dans 2 jours et avons prévu un circuit motoneige et traineau mais nous commençons à nous inquièter.
merci beaucoup pour vos réponses
Carnet de voyage dans l'Ouest sauvage (américain) effectué en juin 2006: deuxième partie English translation pending
CARNET DE VOYAGE JUIN 2006: DEUXIEME PARTIE
Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr
Jour 12: Moab Area
Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.

De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).


La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).
Jour 13: Moab Area
Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point
Island in the Sky
The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch



The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès
Dark Canyon
Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River
et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.

On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.
Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.

La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue

La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.
Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)
En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.



Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.

Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.

A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.
Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)
Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.

Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.
Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.

La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.
Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)
Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.

Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.



De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.

Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.

Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.

La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.

Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.
Jour 17 : Chinle -> Holbrook
Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d’arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.


J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.

Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa


celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés

et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.
Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs
En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert

ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.

Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.
Jour 19 : Havasupai
La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa

et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.

Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.
Jour 20 : Peach Springs -> Sedona
Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.
Jour 21 : Sedona
La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view


avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,


mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park
Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)
Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot
restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.
En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,

Signal Hill avec ses petroglyphs

et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer

Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.
Jour 23 : Sonoran Desert Museum
Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.







En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….
Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr
Jour 12: Moab Area
Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.

De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).



La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).
Jour 13: Moab Area
Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point
Island in the Sky
The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch



The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès
Dark Canyon
Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River
et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.

On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.
Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.

La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue

La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.
Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)
En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.



Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.

Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.

A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.
Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)
Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.

Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.

Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.

La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.
Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)
Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.

Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.



De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.

Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.

Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.

La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.

Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.
Jour 17 : Chinle -> Holbrook
Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d’arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.


J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.

Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa


celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés

et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs
En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert

ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.

Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.
Jour 19 : Havasupai
La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa

et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.

Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.
Jour 20 : Peach Springs -> Sedona
Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.
Jour 21 : Sedona
La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view


avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,


mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park
Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)
Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot
restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.
En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,
Signal Hill avec ses petroglyphs

et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer

Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.
Jour 23 : Sonoran Desert Museum
Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.







En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….
"The Loneliest Road of America" English translation pending
Qui a déjà pris la highway 50 (http://www.travelnevada.com/story.asp?sid=40), au Nevada? Elle me dit bien car complètement paumée, mais j'ai peur de la trouver aussi un peu tristounette. La terre a l'air assez terne sur les photos que j'ai pu en voir sur Internet. Ça me semblait pourtant pas mal pour rejoindre Moab à partir de SF (au mois de mai).
Kashtin🙂🙂
Kashtin🙂🙂
Etats-Unis: carnet de voyage dans l'ouest sauvage effectué en juin 2006: première partie English translation pending
VOYAGE SOUTHWEST USA 2006: PREMIERE PARTIE
Il est vrai que je ne suis pas vraiment fan des carnets de voyage (mon site www.ouestusa.fr n’en comporte d’ailleurs pas en tant que tel) mais les multiples exemples récents et réussis sur le forum m’ont poussé à tenter aussi l’expérience sur le dernier trip de juin 2006 qui fut un mix entre sites connus (entrevus en coup de vent en 1999 et 2000) et de wilderness. Je remercie en premier lieu ma femme Lysiane qui n’a pas trop râlé malgré les 700km de pistes plus ou moins cassantes et les quelques journées marathon sous le caniard du southwest. Enfin, je remercie Philippe (Sedonax) qui m’a donné quelques tuyaux et qui m’a accompagné durant ce voyage au travers de l’excellent ouvrage ‘Photographing the Southwest UTAH’ auxquel il a contribué. Vous retrouverez bien entendu toutes les photos, videos, cartes détaillées, conseils et moteur de recherche personnalisé sur les endroits évoqués dans ce carnet de route sur www.ouestusa.fr
Jour1 : Paris -> Phoenix Vol AF et Continental sans histoire. A Phoenix j’ai pris le temps de bien choisir mon 4X4 sur parc en prenant celui qui avait la plus grande garde au sol et qui était un véritable 4WD et non AWD. Mon choix s’est porté sur le Nissan X Terra (équivalent Pathfinder en Europe)
Jour2 : Grand Canyon South Rim(nuit au Bright Angel Lodge)
Comme à notre habitude, le peu de sommeil la première nuit nous pousse à partir vers 6h30 pour nous rendre au supercenter Walmart le plus proche pour faire le premier ravitaillement dont l’indispensable glacière king size. Puis route vers la rive sud du GC dont nous n’avions eu qu’un bref aperçu lors de notre voyage de stakhanovistes en 1999. Pour le premier jour, il vaut mieux commencer soft vu les effets du décalage + altitude + chaleur et ce fut donc la Hermit rest road à pied le long de la corniche à partir du Bright Angel Lodge.

Pour ceux qui ne désire pas se taper du dénivelé, c’est l’idéal pour deux raisons on longue la rim qui dessert tous les points de vue lorsque vous en avez marre, vous pouvez reprendre la navette La mise en jambe ne sera pas de trop pour le morceau de choix du lendemain à savoir hermit rest to dripping spring
Jour 3 : Grand Canyon south rim
Je laisse Lysiane se reposer mais pour moi, lever vers 4h30 pour aller voir le lever de soleil à Mather Point. Je m’y attendais un peu mais je suis un peu déçu car trop de monde (l’intimité dans le grand canyon Ce n’est pas aux points de vue que vous la trouverez mais il y a une exception….) et la profondeur du canyon génère trop d’ombres.

Retour au lodge et départ pour Hermit Rest vers 8h00. La navette nous mène au bout de la Hermit Rest road où se trouve le départ de la randonnée ‘Hermit Rest to Dripping Spring’. La chaleur est torride et nous ne le saurons que plus tard mais nous sommes partis trop tôt car les 430m de dénivelé seront terribles à remonter en début d’après midi. Au bout de 2h30 environ on arrive à destination sous l’alcôve où nous attend la source d’eau salutaire et où nous pique niquerons (j’apporte toujours avec moi la glacière souple dans le sac à dos).

Si les points de vue ne sont pas synonymes de solitude, ce n’est pas le cas de cette rando où ne nous croiserons pas grand monde bien que les paysages soit grandioses. On se remet en route au bout de 1h30 et là grave erreur car en partant en début d’après midi la remontée est terrible vu le manque d’ombre, la chaleur et le dénivelé. Heureusement comme souvent dans le southwest, un peu de vent vient vous rafraîchir justement quand vous avez trop chaud (c’est bien foutu la nature….). Ce sera donc pauses fréquentes (coup de chaud pour Lysiane), économie d’eau et les deux sacs à dos pour moi pour soulager Lysiane dans sa progression. Au bout de 2h30 on arrive enfin à Hermit rest house où le coca cola frais sera un véritable bonheur.
Je suis allé pour ma part ensuite à Shoshone point qui est le seul point de vue non indiqué et vierge de touristes (eh oui c’est possible) enfin c’est ce que je croyais car 100m avant le point de vue je commence à voir bon nombre de voitures de part et d’autre de la piste (2miles A/R à pied) bien qu’interdite aux véhicules mais à l’arrivée je comprend -> c’est un dîner de mariage au bord de la rim.

Franchement cela à plus de gueule qu’un mariage à Vegas (j’ai toujours l’image de la marié en robe blanche sur le strip avec la bouteille de Corona à la main…)
Enfin pour conclure la journée, coucher de soleil à Yavapai Point certainement le plus beau pour la fin de journée

Jour 4 : Grand Canyon -> Page (nuits chez Bashful Bob)
As usual, lever matinal pour démarrer South Kaibab trail à 8h maxi. Deuxième descente dans le canyon mais nous nous arrêterons à Cedar Ridge (2h A/R) ce qui donne déjà un bon aperçu.


La descente au fond et A/R dans la journée sera pour une prochaine fois et certainement pas en plein été. Après quelques points de vue, on prend la desert view road vers l’est avec pique nique en route au milieu des pins dans un endroit bien tranquille. Après 2 bonnes heures de routes, nous arrivons à Navajo Bridge et quelques miles plus loin au trailhead (si on peut appeler cela trailhead puisque rien n’est indiqué) de Cathedral wash. La rando est très sympa mais la chaleur est torride avec en plus un vent chaud qui rend le parcours pénible, surtout pour Lysiane qui ne m’accompagnera pas au fond du canyon, là où c’est le plus photogénique.

Je n’irais pas moi-même jusqu’au Colorado. Cela donnera un prétexte pour revenir une prochaine fois. Arrivée à Page en fin d’AM chez notre pôte Bob Whombacher propriétaire de Bashful bob motel, pour moi l’endroit le plus sympa et kitch de la ville. Cela promet un BBQ bien arrosé avec Bob durant le séjour
Jour5 : Coyote Buttes North + Old Paria Movie Set
Nous attaquons là deux journées spéciales puisque consacrées au Top du wilderness dans le southwest, je veux parler de Vermillion Cliffs National Monument avec Coyote Buttes North le premier jour et Coyote Buttes South le lendemain. Ce sera notre troisième incursion dans CBN (4ème en comptant la fois où on s’est paumé en 2003 et où on a rencontré Philippe (Sedonax) sans le savoir, deux ans avant de se rencontrer de nouveaux par l’intermédiaire de mon site web) mais la première consacré aux environs de The wave et pas seulement à cet icône du southwest (pas toujours exploitée à bon escient d’ailleurs comme le montre la couverture ridicule d’un atlas routier USA2006…). Départ à 7h et comme d’habitude dans CBN, la journée sera mémorable avec 7h d’exploration avec :
The Wave


second Wave

Sand Cove et The Animal

The Animal, découvert par mon pôte Philippe, lieu de notre pique nique du jour. On arrivera à la voiture à sec d’eau (6.5l) mais comblé de bonheur. J’ai tout de même une inquiétude pour le lendemain dans CBS car le temps est couvert.
Sur le chemin du retour, détour par Old Paria Movie Set.

On ne le sait pas encore mais un incendie criminel détruira quelques semaines plus tard ces décors de cinéma qui avait déjà été reconstruit une fois suite à des inondations.
Jour 6 : Coyote Buttes South
Je n’avais pas prévu initialement de faire une incursion dans Coyote Buttes south, car je ne voulais pas courir le risque d’ensablement avec mon propre véhicule de location, mais quelques jours avant veille le départ de France, Philippe a retrouvé le nom de l’outfitter dont il avait entendu parlé, je l’ai contacté et plusieurs mails et un coup de fil plus tard on convenait d’un rendez vous au parking de Wire pass pour aller passer la journée dans Coyote Buttes South avec Cottonwood section en début d’après midi et Paw Hole en toute fin de journée. Je me suis donc fait conduire par Wally (retraité dont le plus grand plaisir est de faire découvrir CBN, CBS ou White Pocket) dans cet endroit extraordinaire où nous avons exploré ensemble Cottonwood section




puis moi seul dans Paw Hole.

Pour qui aime les endroits sauvages, CBS est un must et espérons que son accès restera difficile car l’extrème fragilité de la roche en certains endroits ne résisterai pas à une augmentation importante de la fréquentation. La qualité des photos ne fut pas à la hauteur de l’endroit car le temps s’est vite couvert en début d’après midi avec en plus des nuages de fumée noires de feux de foret dans la région de Flagstaff qui affecteront notre trip en fin de parcours
De retour à page, la soirée fut très sympa avec un BBQ partagé avec Bob et un pote à lui, vendeur de sandwich, de passage une fois par semaine au motel. On a parlé de tout et de rien, descendu quelques bières (Bob terminant au vin blanc dans sa canette de bière….) et Bob était tout fier de nous faire la démo de son système d’enceinte sans fil qui lui permet de voir son émission télé animalière favorite tout en sifflant des bières dehors… Au cas où vous l’auriez pas compris, Bob est un bon vivant et j’espère qu’il sera encore présent quelques années à la tête de son motel (il a tout de même 78 ans)
Jour 7 : Page -> Tropic (Wahweap Hoodoos, Yellow Rock, Cottonwood road, Bryce Canyon)
J’avais initialement prévu qu’on se lève très tôt pour être au moment optimal dans les White Ghosts mais vu la couverture nuageuse, nul besoin de se presser et nous partirons vers 9H (quelle grasse matinée !!!). La piste qui mène à l’accès Nord des Wahweap hoodoos n’est pas trop cassante mais le ciel ne laisse rien présager de bon et j’espère que la pluie attendra un peu car cela peut devenir vite impraticable. Dans ce genre d’endroits, on est toujours émerveillé de voir au détour d’un chemin apparaître ces formations rocheuses si particulières alors que le reste de l’environnement est banal. Ces Hoodoos sont vraiment unique et je peste contre le ciel qui me prive de belles photos (Quoique)
Au moment de quitter les lieux cependant je vois une éclaircie se profiler à l’horizon et nous resterons encore une bonne demie heure pour découvrir l’endroit sous un tout autre visage

Retour sur la Cottonwood Road, le temps est de plus en plus couvert et la pluie fait son apparition de temps en temps -> La rando vers Yellow Rock risque de ne pas être très agréable. Après le pique nique à la jonction avec la brigham plain road, pour la seule fois du voyage, je laisse Lysiane dans son transat pliable et me dirige seul vers Yellow Rock (je ne voulais pas que la montée et la descente dans le loose rock soit une cause de divorce !!!). Il est clair que la montée avec sa pente à 100% est sportive mais moins casse gueule qu’à la descente.

Le temps est pourri, il commence à pleuvoir quelques gouttes mais contre toute attente, les photos ne seront pas si mal car au moins les couleurs ne seront pas écrasées par le soleil !!! J’y reviendrais mais par temps ensoleillé et en passant plus de temps sur place.


La fin de la Cottonwood Road sera pluvieuse avec les orages qui pointèrent le bout de leur nez.

Après un rapide check sur les prévisions heurées sur le site web de weather channel (je consulte souvent le site), nous voyons que le ciel devrait se dégager en toute fin d’AM sur Bryce. Nous décidâmes alors après un peu de repos de tenter une incursion dans Bryce à Sunset Point et là c’est le jackpot -> Le ciel fut fabuleux (comme souvent après l’orage) et j’y ferais mes meilleures photos dans Bryce.

Jour 8 : Bryce Canyon + mossy cave + red canyon + Devils garden
C’est la quatrième fois que l’on vient à Bryce Canyon et à chaque fois le plaisir d’y randonner est immense car peu de parc permettent une telle immersion au cœur des créations de dame nature.

Dans l’amphithéatre, nous avons expérimenté toutes les randos et dans ces cas là il y a une astuce -> les faire dans l’autre sens car cela permet souvent de découvrir le paysage sous un autre jour. Nous ferons donc Navajo + Peekaboo + Queen’s garden


mais en partant cette fois ci de Sunrise Point.


Un petit en cas pris au snack près de Sunrise point et nous voilà partis vers Red Canyon pour deux petites randos : pink ledge et photo trail qui donnent quelques vues très sympa du parc.

Ce n’était pas prévu au programme mais il est tôt et de toute façon il ne faut pas être à Devils Garden avant la toute fin de journée.
En route vers Escalante, stop à Mossy Cave, rando très sympa et sans difficulté qui mène à une grotte et une jolie cascade au milieu des pink cliffs.

L’après midi est déjà bien entamée lorsqu’on se dirige vers Escalante. Un peu de repos au motel et fin d’une journée bien remplie à Devils Garden déjà vu en 2004 mais sous un temps pluvieux. Inutile de dire que cela a une autre gueule sous un soleil de fin de journée.

C’est la fin d’une journée bien remplie mais ce n’est que le préambule aux deux journées marathons qui s’annoncent et pour lesquelles il est impératif que le ciel soit clément -> nous serons gâté avec trois jours sans nuages (même si j’aurais apprécié quelques cumulo nimbus sur les photos)
Jour 9 : Hole in the Rock Road (Peekaboo gulch + Broken Bow Arch + Sunset arch)
Les deux voire trois jours qui se profilent s’annoncent long et difficiles mais exaltant. Nous commencerons par la Hole In the rock road avec un programme ambitieux dont je doute moi même de la faisabilité mais comme souvent en se levant tôt on rentre au chausse pied. Nous sommes donc partis aux environs de 7h30 pour être au trailhead de Peekaboo gulch vers 8h30. Après la descente au fond du canyon, petite incursion dans Dry fork of coyote gulch qui est très photogénique en ce début de matinée.
15 minutes de marche aller permette d’en avoir un bon apperçu. Nous attaquons alors le premier centre d’intérêt majeur de la journée : Peekaboo gulch dont l’exploration est quelque peu acrobatique et que je ne considère pas pour ma part comme un must.

L’exploration sera courte et l’escapade aura duré 2h environ en tout. Direction Willow gulch trailhead pour aller voir Broken Bow Arch. Pour une fois, le pique nique sera rapide au cul de la voiture. La rando est très agréable et très sauvage avec une végétation souvent dense dès que l’on longe le ruisseau. A partir de ce moment, Nous ne rencontrerons plus âme qui vive en randonnée jusque 3 jours plus tard…. Au bout de 1h30, L’arche se découvre majestueuse et massive et nous regrettons de ne pas avoir pique niquer sous la falaise sur le côté de l’arche car l’endroit à l’ombre est très sympa -> ce sera pour la prochaine fois.

Sur le chemin du retour je pousse Lysiane à choisir un chemin glissant et se sera la chute dans l’eau ce qui ne l’a fait pas vraiment rire au contraire de moi. Vu la température qui règne sur la roche, les vêtements seront secs en quelques minutes seulement. Il est environ 17h lorsqu’on arrive au parking du water tank pour partir vers Sunset Arch. Avec une bonne vue, on aperçoit à l’œil nu l’arche posée au loin. Je fixe le cap au GPS et en route en coupant au plus court dans les petites dunes de sable.

Il faut compter 1h30 env A/R sachant que le retour est en faut plat et qu’en cette fin de journée bien remplie on en a un peu plein les bottes. Les 36 miles de pistes jusqu’à l’US12 seront expédiés en 46 minutes….
Le repos sera bien mérité avant le gros morceau du lendemain que j’attends avec impatience
Jour 10 : Upper Muley Twist Canyon (nuit chez Joy's B&B)
Lors de notre voyage de 2004, j’avais été impressionné par le Waterpocket Fold, gigantesque pliure dans la croute terrestre, et m’était juré de faire la randonnée de Upper Muley twist canyon qui offre les plus belles vues sur le Waterpocket fold. De plus, cela me donnera l’occasion de visiter un site que Philippe n’a pas fait (eh oui, il en reste) En ce début de journée je crains deux paramètres : la chaleur car il n’y a pas un poil d’ombre dans le canyon et la température en été y est très elevée l’état des 2, 5 miles de piste qui mènent au trailhead car en 2004 j’avais rebroussé chemin car trop cassante. La parcourir à pied rallongerait trop la durée pour que la rando soit faisable dans la journée
Après long canyon dans la Burr Trail road et l’entrée dans Capitol reef


mes craintes sur la piste s’envoleront. C’est très cassant mais praticable. Par contre la chaleur est bien là et en partant du trailhead, je n’imagine pas faire la rando dans sa totalité mais nous partons quand même avec 6 litres d’eau + boisson énergisante au cas où. Après 45 minutes de wash, on passe devant les deux premières arches dont Saddle arch, de loin la plus belle.

Nous quittâmes alors le wash pour monter sur la rim du canyon avec halte au milieu de la montée pour le pique nique. Une fois sur la RIM, on ne quittera plus la vision du Waterpocket Fold pendant près de 3 miles et on en prend plein les yeux.

Au bout de rim, début de la descente qui sera très pénible car le chemin est tortueux et cassant. La progression sera lente jusqu’à atteindre le wash.

Cela fait 5 heures passées que l’on est parti, la fatigue commence à se faire sentir, les réserves d’eau sont bien entamées mais il reste encore 2h de marche dans le wash sans grand intérêt. C’est pourquoi il est préférable de commencer par le wash et donc faire la rando dans le sens inverse du notre. Au bout de 7h on arrive enfin à la voiture et réserves d’eau à sec juste avant d’arriver…. Mais la journée n’est pas terminée car il faut encore parcourir environ 40 miles de piste qui seront parcourus au pas de course sur la Nottom road.
On arrivera en toute fin d’après midi chez joy, mamy veuve de 82 ans qui tient sont bed and breakfast à Hanksville. L’endroit est cosy et kitsch (comme souvent chez les américains). On a partagé avec Joy le dernier match de la finale NBA où pour une fois je supporte l’est contre l’ouest défendu par Joy (le jour où je supporterai une équipe du Texas n’est pas encore arrivé…)
Jour 11 : Horse Shoe canyon
Après un petit dej pantagruélique et avoir signé le guest book, nous disons au revoir à notre hôte d’un soir qui me conseille de renoncer à Horse shoe canyon en raison de la chaleur. C’est vrai que la journée s’annonce encore torride mais on verra bien sur place et c’est la seule rando au programme de la journée donc on devrait s’en tirer. Après environ 30 miles de piste sans grande difficulté on arrive au trailhead, seuls comme d’habitude, de ce canyon situé dans The Maze, la partie la plus inhospitalière et difficile d’accès de Canyonlands. Une fois arrivés dans le fond du canyon, la partie la plus pénible de la rando commence puisque la totalité du parcours s’effectue dans le sable et sans ombre. Avant de découvrir la Great Galery, on découvre sur le chemin trois panels de petroglyphs dont le premier est le plus joli. 2H30 après le départ, arrivée devant la Great Galery qui porte bien son nom avec des petroglyphs hauts de plus de 2m dont certains ressemblent à des fantômes.

Ce ne sont pas les plus beau petroglyphs que j’ai vu mais il faut voir cet endroit une fois. Cerise sur le gâteau, quelques arbres offrent de l’ombre juste en face de la galerie. On pique niquera donc en face de ces personnages qui nous contemplent.

Le retour au plus chaud de la journée sera pénible mais je m’attendais à pire. Sur la route qui mène à Moab, nous ferons halte à l’aéroport de Canyonlands pour convaincre lysiane de faire un survol de Canyonlands et Monument valley avec moi. Au départ pas très chaude pour ce trip elle sera totalement rassurée après avoir vu le pilote et nous prenons donc rendez vous pour le surlendemain à 7H30. Arrivée à Moab (5ème séjour), notre endroit fétiche, chez Dave et Kay, baroudeurs infatigables qui vivent plus souvent dans leur stage coach que dans leur maison. Ce sont des amis de Philippe, et quand je l'ai accompagné lors de notre trip de septembre 2005 ils nous avaient prété leur maison en leur absence. Cette année, avec Lysiane nous avons pu faire leur connaissance et entrer dans le cercle de leur amis. Ils nous ont même laissé leur maison pour rester dans le camping car (qui il faut bien le dire est une maison sur roues). L’hospitalité américaine n’est pas un vain mot, c’est une réalité !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE: TO BE CONTINUED VERY SOON....
Il est vrai que je ne suis pas vraiment fan des carnets de voyage (mon site www.ouestusa.fr n’en comporte d’ailleurs pas en tant que tel) mais les multiples exemples récents et réussis sur le forum m’ont poussé à tenter aussi l’expérience sur le dernier trip de juin 2006 qui fut un mix entre sites connus (entrevus en coup de vent en 1999 et 2000) et de wilderness. Je remercie en premier lieu ma femme Lysiane qui n’a pas trop râlé malgré les 700km de pistes plus ou moins cassantes et les quelques journées marathon sous le caniard du southwest. Enfin, je remercie Philippe (Sedonax) qui m’a donné quelques tuyaux et qui m’a accompagné durant ce voyage au travers de l’excellent ouvrage ‘Photographing the Southwest UTAH’ auxquel il a contribué. Vous retrouverez bien entendu toutes les photos, videos, cartes détaillées, conseils et moteur de recherche personnalisé sur les endroits évoqués dans ce carnet de route sur www.ouestusa.fr
Jour1 : Paris -> Phoenix Vol AF et Continental sans histoire. A Phoenix j’ai pris le temps de bien choisir mon 4X4 sur parc en prenant celui qui avait la plus grande garde au sol et qui était un véritable 4WD et non AWD. Mon choix s’est porté sur le Nissan X Terra (équivalent Pathfinder en Europe)
Jour2 : Grand Canyon South Rim(nuit au Bright Angel Lodge)
Comme à notre habitude, le peu de sommeil la première nuit nous pousse à partir vers 6h30 pour nous rendre au supercenter Walmart le plus proche pour faire le premier ravitaillement dont l’indispensable glacière king size. Puis route vers la rive sud du GC dont nous n’avions eu qu’un bref aperçu lors de notre voyage de stakhanovistes en 1999. Pour le premier jour, il vaut mieux commencer soft vu les effets du décalage + altitude + chaleur et ce fut donc la Hermit rest road à pied le long de la corniche à partir du Bright Angel Lodge.

Pour ceux qui ne désire pas se taper du dénivelé, c’est l’idéal pour deux raisons on longue la rim qui dessert tous les points de vue lorsque vous en avez marre, vous pouvez reprendre la navette La mise en jambe ne sera pas de trop pour le morceau de choix du lendemain à savoir hermit rest to dripping spring
Jour 3 : Grand Canyon south rim
Je laisse Lysiane se reposer mais pour moi, lever vers 4h30 pour aller voir le lever de soleil à Mather Point. Je m’y attendais un peu mais je suis un peu déçu car trop de monde (l’intimité dans le grand canyon Ce n’est pas aux points de vue que vous la trouverez mais il y a une exception….) et la profondeur du canyon génère trop d’ombres.

Retour au lodge et départ pour Hermit Rest vers 8h00. La navette nous mène au bout de la Hermit Rest road où se trouve le départ de la randonnée ‘Hermit Rest to Dripping Spring’. La chaleur est torride et nous ne le saurons que plus tard mais nous sommes partis trop tôt car les 430m de dénivelé seront terribles à remonter en début d’après midi. Au bout de 2h30 environ on arrive à destination sous l’alcôve où nous attend la source d’eau salutaire et où nous pique niquerons (j’apporte toujours avec moi la glacière souple dans le sac à dos).

Si les points de vue ne sont pas synonymes de solitude, ce n’est pas le cas de cette rando où ne nous croiserons pas grand monde bien que les paysages soit grandioses. On se remet en route au bout de 1h30 et là grave erreur car en partant en début d’après midi la remontée est terrible vu le manque d’ombre, la chaleur et le dénivelé. Heureusement comme souvent dans le southwest, un peu de vent vient vous rafraîchir justement quand vous avez trop chaud (c’est bien foutu la nature….). Ce sera donc pauses fréquentes (coup de chaud pour Lysiane), économie d’eau et les deux sacs à dos pour moi pour soulager Lysiane dans sa progression. Au bout de 2h30 on arrive enfin à Hermit rest house où le coca cola frais sera un véritable bonheur.
Je suis allé pour ma part ensuite à Shoshone point qui est le seul point de vue non indiqué et vierge de touristes (eh oui c’est possible) enfin c’est ce que je croyais car 100m avant le point de vue je commence à voir bon nombre de voitures de part et d’autre de la piste (2miles A/R à pied) bien qu’interdite aux véhicules mais à l’arrivée je comprend -> c’est un dîner de mariage au bord de la rim.

Franchement cela à plus de gueule qu’un mariage à Vegas (j’ai toujours l’image de la marié en robe blanche sur le strip avec la bouteille de Corona à la main…)
Enfin pour conclure la journée, coucher de soleil à Yavapai Point certainement le plus beau pour la fin de journée

Jour 4 : Grand Canyon -> Page (nuits chez Bashful Bob)
As usual, lever matinal pour démarrer South Kaibab trail à 8h maxi. Deuxième descente dans le canyon mais nous nous arrêterons à Cedar Ridge (2h A/R) ce qui donne déjà un bon aperçu.


La descente au fond et A/R dans la journée sera pour une prochaine fois et certainement pas en plein été. Après quelques points de vue, on prend la desert view road vers l’est avec pique nique en route au milieu des pins dans un endroit bien tranquille. Après 2 bonnes heures de routes, nous arrivons à Navajo Bridge et quelques miles plus loin au trailhead (si on peut appeler cela trailhead puisque rien n’est indiqué) de Cathedral wash. La rando est très sympa mais la chaleur est torride avec en plus un vent chaud qui rend le parcours pénible, surtout pour Lysiane qui ne m’accompagnera pas au fond du canyon, là où c’est le plus photogénique.

Je n’irais pas moi-même jusqu’au Colorado. Cela donnera un prétexte pour revenir une prochaine fois. Arrivée à Page en fin d’AM chez notre pôte Bob Whombacher propriétaire de Bashful bob motel, pour moi l’endroit le plus sympa et kitch de la ville. Cela promet un BBQ bien arrosé avec Bob durant le séjour
Jour5 : Coyote Buttes North + Old Paria Movie Set
Nous attaquons là deux journées spéciales puisque consacrées au Top du wilderness dans le southwest, je veux parler de Vermillion Cliffs National Monument avec Coyote Buttes North le premier jour et Coyote Buttes South le lendemain. Ce sera notre troisième incursion dans CBN (4ème en comptant la fois où on s’est paumé en 2003 et où on a rencontré Philippe (Sedonax) sans le savoir, deux ans avant de se rencontrer de nouveaux par l’intermédiaire de mon site web) mais la première consacré aux environs de The wave et pas seulement à cet icône du southwest (pas toujours exploitée à bon escient d’ailleurs comme le montre la couverture ridicule d’un atlas routier USA2006…). Départ à 7h et comme d’habitude dans CBN, la journée sera mémorable avec 7h d’exploration avec :
The Wave


second Wave

Sand Cove et The Animal

The Animal, découvert par mon pôte Philippe, lieu de notre pique nique du jour. On arrivera à la voiture à sec d’eau (6.5l) mais comblé de bonheur. J’ai tout de même une inquiétude pour le lendemain dans CBS car le temps est couvert.
Sur le chemin du retour, détour par Old Paria Movie Set.

On ne le sait pas encore mais un incendie criminel détruira quelques semaines plus tard ces décors de cinéma qui avait déjà été reconstruit une fois suite à des inondations.
Jour 6 : Coyote Buttes South
Je n’avais pas prévu initialement de faire une incursion dans Coyote Buttes south, car je ne voulais pas courir le risque d’ensablement avec mon propre véhicule de location, mais quelques jours avant veille le départ de France, Philippe a retrouvé le nom de l’outfitter dont il avait entendu parlé, je l’ai contacté et plusieurs mails et un coup de fil plus tard on convenait d’un rendez vous au parking de Wire pass pour aller passer la journée dans Coyote Buttes South avec Cottonwood section en début d’après midi et Paw Hole en toute fin de journée. Je me suis donc fait conduire par Wally (retraité dont le plus grand plaisir est de faire découvrir CBN, CBS ou White Pocket) dans cet endroit extraordinaire où nous avons exploré ensemble Cottonwood section




puis moi seul dans Paw Hole.

Pour qui aime les endroits sauvages, CBS est un must et espérons que son accès restera difficile car l’extrème fragilité de la roche en certains endroits ne résisterai pas à une augmentation importante de la fréquentation. La qualité des photos ne fut pas à la hauteur de l’endroit car le temps s’est vite couvert en début d’après midi avec en plus des nuages de fumée noires de feux de foret dans la région de Flagstaff qui affecteront notre trip en fin de parcours
De retour à page, la soirée fut très sympa avec un BBQ partagé avec Bob et un pote à lui, vendeur de sandwich, de passage une fois par semaine au motel. On a parlé de tout et de rien, descendu quelques bières (Bob terminant au vin blanc dans sa canette de bière….) et Bob était tout fier de nous faire la démo de son système d’enceinte sans fil qui lui permet de voir son émission télé animalière favorite tout en sifflant des bières dehors… Au cas où vous l’auriez pas compris, Bob est un bon vivant et j’espère qu’il sera encore présent quelques années à la tête de son motel (il a tout de même 78 ans)
Jour 7 : Page -> Tropic (Wahweap Hoodoos, Yellow Rock, Cottonwood road, Bryce Canyon)
J’avais initialement prévu qu’on se lève très tôt pour être au moment optimal dans les White Ghosts mais vu la couverture nuageuse, nul besoin de se presser et nous partirons vers 9H (quelle grasse matinée !!!). La piste qui mène à l’accès Nord des Wahweap hoodoos n’est pas trop cassante mais le ciel ne laisse rien présager de bon et j’espère que la pluie attendra un peu car cela peut devenir vite impraticable. Dans ce genre d’endroits, on est toujours émerveillé de voir au détour d’un chemin apparaître ces formations rocheuses si particulières alors que le reste de l’environnement est banal. Ces Hoodoos sont vraiment unique et je peste contre le ciel qui me prive de belles photos (Quoique)
Au moment de quitter les lieux cependant je vois une éclaircie se profiler à l’horizon et nous resterons encore une bonne demie heure pour découvrir l’endroit sous un tout autre visage

Retour sur la Cottonwood Road, le temps est de plus en plus couvert et la pluie fait son apparition de temps en temps -> La rando vers Yellow Rock risque de ne pas être très agréable. Après le pique nique à la jonction avec la brigham plain road, pour la seule fois du voyage, je laisse Lysiane dans son transat pliable et me dirige seul vers Yellow Rock (je ne voulais pas que la montée et la descente dans le loose rock soit une cause de divorce !!!). Il est clair que la montée avec sa pente à 100% est sportive mais moins casse gueule qu’à la descente.

Le temps est pourri, il commence à pleuvoir quelques gouttes mais contre toute attente, les photos ne seront pas si mal car au moins les couleurs ne seront pas écrasées par le soleil !!! J’y reviendrais mais par temps ensoleillé et en passant plus de temps sur place.


La fin de la Cottonwood Road sera pluvieuse avec les orages qui pointèrent le bout de leur nez.

Après un rapide check sur les prévisions heurées sur le site web de weather channel (je consulte souvent le site), nous voyons que le ciel devrait se dégager en toute fin d’AM sur Bryce. Nous décidâmes alors après un peu de repos de tenter une incursion dans Bryce à Sunset Point et là c’est le jackpot -> Le ciel fut fabuleux (comme souvent après l’orage) et j’y ferais mes meilleures photos dans Bryce.

Jour 8 : Bryce Canyon + mossy cave + red canyon + Devils garden
C’est la quatrième fois que l’on vient à Bryce Canyon et à chaque fois le plaisir d’y randonner est immense car peu de parc permettent une telle immersion au cœur des créations de dame nature.

Dans l’amphithéatre, nous avons expérimenté toutes les randos et dans ces cas là il y a une astuce -> les faire dans l’autre sens car cela permet souvent de découvrir le paysage sous un autre jour. Nous ferons donc Navajo + Peekaboo + Queen’s garden



mais en partant cette fois ci de Sunrise Point.


Un petit en cas pris au snack près de Sunrise point et nous voilà partis vers Red Canyon pour deux petites randos : pink ledge et photo trail qui donnent quelques vues très sympa du parc.

Ce n’était pas prévu au programme mais il est tôt et de toute façon il ne faut pas être à Devils Garden avant la toute fin de journée.
En route vers Escalante, stop à Mossy Cave, rando très sympa et sans difficulté qui mène à une grotte et une jolie cascade au milieu des pink cliffs.

L’après midi est déjà bien entamée lorsqu’on se dirige vers Escalante. Un peu de repos au motel et fin d’une journée bien remplie à Devils Garden déjà vu en 2004 mais sous un temps pluvieux. Inutile de dire que cela a une autre gueule sous un soleil de fin de journée.

C’est la fin d’une journée bien remplie mais ce n’est que le préambule aux deux journées marathons qui s’annoncent et pour lesquelles il est impératif que le ciel soit clément -> nous serons gâté avec trois jours sans nuages (même si j’aurais apprécié quelques cumulo nimbus sur les photos)
Jour 9 : Hole in the Rock Road (Peekaboo gulch + Broken Bow Arch + Sunset arch)
Les deux voire trois jours qui se profilent s’annoncent long et difficiles mais exaltant. Nous commencerons par la Hole In the rock road avec un programme ambitieux dont je doute moi même de la faisabilité mais comme souvent en se levant tôt on rentre au chausse pied. Nous sommes donc partis aux environs de 7h30 pour être au trailhead de Peekaboo gulch vers 8h30. Après la descente au fond du canyon, petite incursion dans Dry fork of coyote gulch qui est très photogénique en ce début de matinée.
15 minutes de marche aller permette d’en avoir un bon apperçu. Nous attaquons alors le premier centre d’intérêt majeur de la journée : Peekaboo gulch dont l’exploration est quelque peu acrobatique et que je ne considère pas pour ma part comme un must.

L’exploration sera courte et l’escapade aura duré 2h environ en tout. Direction Willow gulch trailhead pour aller voir Broken Bow Arch. Pour une fois, le pique nique sera rapide au cul de la voiture. La rando est très agréable et très sauvage avec une végétation souvent dense dès que l’on longe le ruisseau. A partir de ce moment, Nous ne rencontrerons plus âme qui vive en randonnée jusque 3 jours plus tard…. Au bout de 1h30, L’arche se découvre majestueuse et massive et nous regrettons de ne pas avoir pique niquer sous la falaise sur le côté de l’arche car l’endroit à l’ombre est très sympa -> ce sera pour la prochaine fois.

Sur le chemin du retour je pousse Lysiane à choisir un chemin glissant et se sera la chute dans l’eau ce qui ne l’a fait pas vraiment rire au contraire de moi. Vu la température qui règne sur la roche, les vêtements seront secs en quelques minutes seulement. Il est environ 17h lorsqu’on arrive au parking du water tank pour partir vers Sunset Arch. Avec une bonne vue, on aperçoit à l’œil nu l’arche posée au loin. Je fixe le cap au GPS et en route en coupant au plus court dans les petites dunes de sable.

Il faut compter 1h30 env A/R sachant que le retour est en faut plat et qu’en cette fin de journée bien remplie on en a un peu plein les bottes. Les 36 miles de pistes jusqu’à l’US12 seront expédiés en 46 minutes….
Le repos sera bien mérité avant le gros morceau du lendemain que j’attends avec impatience
Jour 10 : Upper Muley Twist Canyon (nuit chez Joy's B&B)
Lors de notre voyage de 2004, j’avais été impressionné par le Waterpocket Fold, gigantesque pliure dans la croute terrestre, et m’était juré de faire la randonnée de Upper Muley twist canyon qui offre les plus belles vues sur le Waterpocket fold. De plus, cela me donnera l’occasion de visiter un site que Philippe n’a pas fait (eh oui, il en reste) En ce début de journée je crains deux paramètres : la chaleur car il n’y a pas un poil d’ombre dans le canyon et la température en été y est très elevée l’état des 2, 5 miles de piste qui mènent au trailhead car en 2004 j’avais rebroussé chemin car trop cassante. La parcourir à pied rallongerait trop la durée pour que la rando soit faisable dans la journée
Après long canyon dans la Burr Trail road et l’entrée dans Capitol reef


mes craintes sur la piste s’envoleront. C’est très cassant mais praticable. Par contre la chaleur est bien là et en partant du trailhead, je n’imagine pas faire la rando dans sa totalité mais nous partons quand même avec 6 litres d’eau + boisson énergisante au cas où. Après 45 minutes de wash, on passe devant les deux premières arches dont Saddle arch, de loin la plus belle.

Nous quittâmes alors le wash pour monter sur la rim du canyon avec halte au milieu de la montée pour le pique nique. Une fois sur la RIM, on ne quittera plus la vision du Waterpocket Fold pendant près de 3 miles et on en prend plein les yeux.

Au bout de rim, début de la descente qui sera très pénible car le chemin est tortueux et cassant. La progression sera lente jusqu’à atteindre le wash.

Cela fait 5 heures passées que l’on est parti, la fatigue commence à se faire sentir, les réserves d’eau sont bien entamées mais il reste encore 2h de marche dans le wash sans grand intérêt. C’est pourquoi il est préférable de commencer par le wash et donc faire la rando dans le sens inverse du notre. Au bout de 7h on arrive enfin à la voiture et réserves d’eau à sec juste avant d’arriver…. Mais la journée n’est pas terminée car il faut encore parcourir environ 40 miles de piste qui seront parcourus au pas de course sur la Nottom road.
On arrivera en toute fin d’après midi chez joy, mamy veuve de 82 ans qui tient sont bed and breakfast à Hanksville. L’endroit est cosy et kitsch (comme souvent chez les américains). On a partagé avec Joy le dernier match de la finale NBA où pour une fois je supporte l’est contre l’ouest défendu par Joy (le jour où je supporterai une équipe du Texas n’est pas encore arrivé…)
Jour 11 : Horse Shoe canyon
Après un petit dej pantagruélique et avoir signé le guest book, nous disons au revoir à notre hôte d’un soir qui me conseille de renoncer à Horse shoe canyon en raison de la chaleur. C’est vrai que la journée s’annonce encore torride mais on verra bien sur place et c’est la seule rando au programme de la journée donc on devrait s’en tirer. Après environ 30 miles de piste sans grande difficulté on arrive au trailhead, seuls comme d’habitude, de ce canyon situé dans The Maze, la partie la plus inhospitalière et difficile d’accès de Canyonlands. Une fois arrivés dans le fond du canyon, la partie la plus pénible de la rando commence puisque la totalité du parcours s’effectue dans le sable et sans ombre. Avant de découvrir la Great Galery, on découvre sur le chemin trois panels de petroglyphs dont le premier est le plus joli. 2H30 après le départ, arrivée devant la Great Galery qui porte bien son nom avec des petroglyphs hauts de plus de 2m dont certains ressemblent à des fantômes.

Ce ne sont pas les plus beau petroglyphs que j’ai vu mais il faut voir cet endroit une fois. Cerise sur le gâteau, quelques arbres offrent de l’ombre juste en face de la galerie. On pique niquera donc en face de ces personnages qui nous contemplent.

Le retour au plus chaud de la journée sera pénible mais je m’attendais à pire. Sur la route qui mène à Moab, nous ferons halte à l’aéroport de Canyonlands pour convaincre lysiane de faire un survol de Canyonlands et Monument valley avec moi. Au départ pas très chaude pour ce trip elle sera totalement rassurée après avoir vu le pilote et nous prenons donc rendez vous pour le surlendemain à 7H30. Arrivée à Moab (5ème séjour), notre endroit fétiche, chez Dave et Kay, baroudeurs infatigables qui vivent plus souvent dans leur stage coach que dans leur maison. Ce sont des amis de Philippe, et quand je l'ai accompagné lors de notre trip de septembre 2005 ils nous avaient prété leur maison en leur absence. Cette année, avec Lysiane nous avons pu faire leur connaissance et entrer dans le cercle de leur amis. Ils nous ont même laissé leur maison pour rester dans le camping car (qui il faut bien le dire est une maison sur roues). L’hospitalité américaine n’est pas un vain mot, c’est une réalité !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE: TO BE CONTINUED VERY SOON....
Etape entre Grand Canyon et Los Angeles? English translation pending
JE suis toujours dans l'organisation de notre voyage dans l'ouest, et j'en suis au troisième circuit, ils ne diffèrent pas trop les uns des autres mais j'essai toujours de faire au mieux pour éviter de manquer des choses ou de faire de trop longue distance.
J'aurais souhaiter savoir quelle étape peut-on mettre entre GRAND CANYON et LOS ANGELES??
Autre question: Est ce faisable Yosemite-->Death Valley d'un trait ou faut-il une étape (genre Mammoth Lakes)?
A bientôt. Biz
J'aurais souhaiter savoir quelle étape peut-on mettre entre GRAND CANYON et LOS ANGELES??
Autre question: Est ce faisable Yosemite-->Death Valley d'un trait ou faut-il une étape (genre Mammoth Lakes)?
A bientôt. Biz
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 1) English translation pending
Vous pouvez retrouver ce carnet sur mon site, avec les photos "relookées", https://sites.google.com/site/louestamericainsouslatente/
Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.
La préparation :
Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !
Nos choix :
- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?
L’itinéraire
C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !
Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles
V18 Départ Los Angeles pour Lyon
Carte réalisée par Vazyvite
Le road Book : TRES IMPORTANT
J’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)
Choix des activités :
Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)
- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !
Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !
La voiture
Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !
Les bagages
Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.
- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.
Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à d��monter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !

- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.
- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.
- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).
- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.

- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.
- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!
- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.
Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !
Les campings
Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).
J’ai adoré :
Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)
Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)
Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !
Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.
En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.
Je n’ai pas aimé :
Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)
San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!
J’ai détesté :
Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !
Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)
Les bonnes surprises :
- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !
Les déceptions
Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)
Si c’était à refaire
On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)
Ce qui a été difficile :
Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :
Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)
Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €
Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€
Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€
Total campings : 558€
Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.
Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !
La Plançon’s family au far west !
Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).
Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq
Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.
Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !
Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone
Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite
Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.
Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco
Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.
Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre.
Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard.
Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin.
Quelques points qui nous ont marqué :
- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.

- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.
- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade.
- Chinatown et ses lampions colorés.
En clair, on a aimé et on y retournerait bien.


2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite
Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .

Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.

Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.

Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie

- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez

- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.

3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse
Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),

- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),

- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.


L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.

Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.


Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!
Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs



- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !

- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages


- la palette des artistes qui porte bien son nom !
Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.
4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace
Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.
Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.
Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.
Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels

Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).

Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !
5ème Etape : Zion, la force tranquille

Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)

Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.

Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…
6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées

A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …


Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).
La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.
Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.
Les écureuils chapardeurs au camping! 
7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton
Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …

Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.

On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.

Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !
Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.


Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).






Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.

8ème étape : Grand Teton
L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.

Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.

Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!


Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …
La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......
Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.
La préparation :
Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !
Nos choix :
- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?
L’itinéraire
C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !
Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles
V18 Départ Los Angeles pour Lyon
Carte réalisée par Vazyvite
Le road Book : TRES IMPORTANTJ’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)
Choix des activités :
Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)
- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !
Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !
La voiture
Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !

Les bagages
Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.
- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.
Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à d��monter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !

- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.
- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.
- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).
- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.

- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.
- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!
- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.

Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !
Les campings
Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).
J’ai adoré :
Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)
Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)
Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !
Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.
En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.
Je n’ai pas aimé :
Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)
San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!
J’ai détesté :
Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !
Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)
Les bonnes surprises :
- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !
Les déceptions
Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)
Si c’était à refaire
On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)
Ce qui a été difficile :
Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :
Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)
Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €
Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€
Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€
Total campings : 558€
Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.
Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !
La Plançon’s family au far west !
Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).
Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq
Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.
Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !
Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone
Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite
Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.
Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco
Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.
Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre.
Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard.
Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin.
Quelques points qui nous ont marqué :- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.

- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.
- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade.
- Chinatown et ses lampions colorés.
En clair, on a aimé et on y retournerait bien.

2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite
Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .

Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.


Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.

Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie

- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez

- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.

3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse
Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),

- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),

- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.


L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.

Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.


Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs



- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !

- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages


- la palette des artistes qui porte bien son nom !
Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.
4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace
Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.
Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.
Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels

Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).

Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !
5ème Etape : Zion, la force tranquille

Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)

Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.

Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…
6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées

A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …


Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).
La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.
Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.
Les écureuils chapardeurs au camping! 
7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton
Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …

Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.

On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.


Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.


Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).






Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.

8ème étape : Grand Teton
L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.

Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.

Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!


Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …
La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......
Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Skywalk au Grand Canyon English translation pending
Bonjour,
j'ai vu que le Skywalk était selon certains sites en cours de finition au Grand Canyon.(voir terminé selon d'autres) si certains ont des infos, donnez les moi car pour septembre çà devrait être bon pour nous. je vous joins le site ci-dessous :
http://www.grandcanyonskywalk.com/home.html
merci.
j'ai vu que le Skywalk était selon certains sites en cours de finition au Grand Canyon.(voir terminé selon d'autres) si certains ont des infos, donnez les moi car pour septembre çà devrait être bon pour nous. je vous joins le site ci-dessous :
http://www.grandcanyonskywalk.com/home.html
merci.
La voiture aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour. J'ai plusieurs questions concernant la voiture aux Etats-Unis.
Je vais d'abord commencer par le début en vous présentant mon projet.
J'ai 20 ans. En septembre 2007, je partirai 1 an aux Etats-Unis dans le cadre de l'apprentissage de l'anglais. Je serai donc dans une école de langues (EF pour ceux qui veulent savoir). Je passerai un semestre à Boston puis le deuxième semestre à Los Angeles.
Seulement voilà, on m'a dit que la voiture est nécessaire aux Etats-Unis et quasiment indispensable pour Los Angeles. Puisque bien entendu je veux faire des visites à côté, je pense que la voiture est indispensable.
Je vais avoir mon permis sous peu. En septembre 2007, j'aurais 21 ans mais pas 1 ans d'ancienneté pour pouvoir louer une voiture donc cette solution est écartée. Il reste la possibilité d'emmener ma voiture ou d'en acheter une sur place.
Je dois dire que j'ai une voiture plutôt récente, petite certes (Ford Ka) mais elle n'a que quelques milliers de kilomètres (elle a juste servi à faire 4 allers-retour Strasbourg-paris). Donc la première solution qui me viendrai à l'esprit, ce serait de la faire expédier. Seulement, je me suis renseigné j'ai pas trouvé grand chose au départ de la France. J'ai trouvé sur le site www.shipmyvehicle.com une formule Le Havre-Boston pour plus de 2000 $ euros ce qui couterait plus de 4000 $ aller-retour sans compter le coût du transfert Boston-LA qui coûte entre 500 et 1000 dollars et encore l'avion. Donc au final c'est une solution qui reviendrait assez chère.
Donc j'aurais tendance de me tourner vers l'achat de voiture sur place. A ce qu'on m'a dit, les voitures sont beaucoup moins chères qu'en France et tu peux facilement en trouver pour moins de 5000 dollars. Seulement voilà, quest-ce que ça vaut ? Je n'ai pas envie de me retrouver avec une voiture qui tombe en panne toutes les semaines !! Où devrais-je acheter ma voiture ? J'ai un peu regardé sur ebay motors, y a des offres assez intéressantes mais est-ce sérieux. Et le miléage est pour la plupart au dessus de 75.000 miles ce qui fait près de 120.000 kilomètres. Je trouve ça assez élevé. Je m'y connais pas trop en voiture. Jusqu'à combien de kilomètres au compteur peut-on rouler sans problèmes ? Si c'est pour avoir tout le temps des pannes, non merci !
Que me conseillez-vous comme possibilité pour conduire aux Etats-Unis ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
J'ai 20 ans. En septembre 2007, je partirai 1 an aux Etats-Unis dans le cadre de l'apprentissage de l'anglais. Je serai donc dans une école de langues (EF pour ceux qui veulent savoir). Je passerai un semestre à Boston puis le deuxième semestre à Los Angeles.
Seulement voilà, on m'a dit que la voiture est nécessaire aux Etats-Unis et quasiment indispensable pour Los Angeles. Puisque bien entendu je veux faire des visites à côté, je pense que la voiture est indispensable.
Je vais avoir mon permis sous peu. En septembre 2007, j'aurais 21 ans mais pas 1 ans d'ancienneté pour pouvoir louer une voiture donc cette solution est écartée. Il reste la possibilité d'emmener ma voiture ou d'en acheter une sur place.
Je dois dire que j'ai une voiture plutôt récente, petite certes (Ford Ka) mais elle n'a que quelques milliers de kilomètres (elle a juste servi à faire 4 allers-retour Strasbourg-paris). Donc la première solution qui me viendrai à l'esprit, ce serait de la faire expédier. Seulement, je me suis renseigné j'ai pas trouvé grand chose au départ de la France. J'ai trouvé sur le site www.shipmyvehicle.com une formule Le Havre-Boston pour plus de 2000 $ euros ce qui couterait plus de 4000 $ aller-retour sans compter le coût du transfert Boston-LA qui coûte entre 500 et 1000 dollars et encore l'avion. Donc au final c'est une solution qui reviendrait assez chère.
Donc j'aurais tendance de me tourner vers l'achat de voiture sur place. A ce qu'on m'a dit, les voitures sont beaucoup moins chères qu'en France et tu peux facilement en trouver pour moins de 5000 dollars. Seulement voilà, quest-ce que ça vaut ? Je n'ai pas envie de me retrouver avec une voiture qui tombe en panne toutes les semaines !! Où devrais-je acheter ma voiture ? J'ai un peu regardé sur ebay motors, y a des offres assez intéressantes mais est-ce sérieux. Et le miléage est pour la plupart au dessus de 75.000 miles ce qui fait près de 120.000 kilomètres. Je trouve ça assez élevé. Je m'y connais pas trop en voiture. Jusqu'à combien de kilomètres au compteur peut-on rouler sans problèmes ? Si c'est pour avoir tout le temps des pannes, non merci !
Que me conseillez-vous comme possibilité pour conduire aux Etats-Unis ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Le jeu des photos (encore et encore) English translation pending
bonjour,
sur les conseils de Catherine alias Glidule j'ouvre un nouveau post :
la encore plus facile que ma précédente!!!
sur les conseils de Catherine alias Glidule j'ouvre un nouveau post :
la encore plus facile que ma précédente!!!
Avis sur circuit dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
🙂 Bonjour,
Voici donc mon circuit "prévisionnel" pour le mois de septembre prochain dans l'ouest. Je me suis bcp aidé de vos conseils (un clin d'oeil particulier à certaines personnes => elles se reconnaîteront je l'espère), et également du guide du routard et du guide bleu ouest USA (très bon guide), avec des descriptions précises de chq site.
Il nous reste désormais à voir pour les hotels ou motel, ainsi que la compagnie de location de voiture, les billets d'avions, etc... pour fixer au mieux notre budget.
Le voilà:
* Lundi 10 septembre 2007 => Départ de Paris (ne savons pas encore kel aéroport) direction San Fransisco. Découverte à pied du Fisherman's Wharf, location de voiture.
Nuit à SFO
* Mardi 11 septembre 2007 => Matin: visite de la prison d'Alcatraz Apm: traversée du Golden Gate Bridge, puis direction Yosemite (Environ 4h de route)
Nuit à Yosemite
* Mercredi 12 septembre 2007 => Journée à Yosemite
Nuit à Yosemite
* Jeudi 13 septembre 2007 => Matin à Yosemite puis apm direction Death Valley (à voir pr la distance car sur guide michemin ils disent 190 miles et sur Mapquest 297 miles)
Nuit à Death Valley
* Vendredi 14 septembre 2007 => Traversée de Death Valley puis direction en fin apm Las Vegas (142 miles = 3h)
Nuit à Las Vegas
* Samedi 15 septembre 2007 => Journée à Las Vegas: boutique, visite strip, casinos, et surtout Re-Mariage ds une chapelle.
Nuit à Las Vegas
* Dimanche 16 septembre 2007 => Direction Grand Canyon NP (LV>Grd Canyon = 276, 96 miles soit 4h50)
Nuit au grand Canyon ou environs
* Lundi 17 septembre 2007 => Journée au Grand Canyon, survol en hélicoptère
Nuit au grand Canyon ou environs
* Mardi 18 septembre 2007 => Matin au Grand Canyon, puis apm direction Le Pays Navajos: Canyon de chelly (236 miles = 4h40)
Nuit au Canyon de Chelly ou environs
* Mercredi 19 septembre 2007 => Canyon de Chelly en 4x4 1/2 journée, apm direction Monument Valley (155, 44miles = 3h30)
Nuit à MV
* Jeudi 20 septembre 2007 => Monument Valley, puis direction Page Lake Powell (113, 02 miles = 3h)
Nuit à Page
* Vendredi 21 septembre 2007 => Traversée du Lake Powell en bateau (1/2 journée), puis direction Moab (144, 30miles = 3h)
Nuit à Moab
* Samedi 22 septembre 2007 => Canyonlands (Moab>Canyonland = 23, 05 miles soit 50mn)
Nuit à Moab
* Dimanche 23 septembre 2007 => Matin visite Arches NP, puis apm direction Bryce Canyon (295, 90 miles=5h20)
Nuit à Bryce Canyon ou environs
* Lundi 24 septembre 2007 => Bryce Canyon (à voir pour 1/2 journée à cheval), fin d'apm direction Las Vegas (261, 43 miles = 4h15)
Nuit à Las Vegas + tournée qques Casinos
* Mardi 25 septembre 2007 => Journée à Las Vegas, shopping; puis direction Los Angeles (270, 88 miles = 4h)
Nuit à Los Angeles
* Mercredi 26 septembre 2007 => Los Angeles: Universals Studios
Nuit à Los Angeles
* Jeudi 27 septembre 2007 => Beverly Hills, Hollywood (Tha walk of Fame quand mm!!!), et si possible les Studios Chaplin car je suis une très très Grande Fan de Charlie Chaplin.
Départ de Los Angeles Vers la France!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà, ce circuit nous parait pour le moment pas trop mal, les distances nous les trouvons assez raisonnables. Pour les distances et le temps nous avons vu cela sur Mapquest. S'il y a d erreur pouvez vous me les indiquer.
Maintenant, j'attends votre avis.
Merci. Heureuse d'avoir déjà fait une ébauche de circuit!!!!!!!!!!!!!!!
Bisous à tous
Voici donc mon circuit "prévisionnel" pour le mois de septembre prochain dans l'ouest. Je me suis bcp aidé de vos conseils (un clin d'oeil particulier à certaines personnes => elles se reconnaîteront je l'espère), et également du guide du routard et du guide bleu ouest USA (très bon guide), avec des descriptions précises de chq site.
Il nous reste désormais à voir pour les hotels ou motel, ainsi que la compagnie de location de voiture, les billets d'avions, etc... pour fixer au mieux notre budget.
Le voilà:
* Lundi 10 septembre 2007 => Départ de Paris (ne savons pas encore kel aéroport) direction San Fransisco. Découverte à pied du Fisherman's Wharf, location de voiture.
Nuit à SFO
* Mardi 11 septembre 2007 => Matin: visite de la prison d'Alcatraz Apm: traversée du Golden Gate Bridge, puis direction Yosemite (Environ 4h de route)
Nuit à Yosemite
* Mercredi 12 septembre 2007 => Journée à Yosemite
Nuit à Yosemite
* Jeudi 13 septembre 2007 => Matin à Yosemite puis apm direction Death Valley (à voir pr la distance car sur guide michemin ils disent 190 miles et sur Mapquest 297 miles)
Nuit à Death Valley
* Vendredi 14 septembre 2007 => Traversée de Death Valley puis direction en fin apm Las Vegas (142 miles = 3h)
Nuit à Las Vegas
* Samedi 15 septembre 2007 => Journée à Las Vegas: boutique, visite strip, casinos, et surtout Re-Mariage ds une chapelle.
Nuit à Las Vegas
* Dimanche 16 septembre 2007 => Direction Grand Canyon NP (LV>Grd Canyon = 276, 96 miles soit 4h50)
Nuit au grand Canyon ou environs
* Lundi 17 septembre 2007 => Journée au Grand Canyon, survol en hélicoptère
Nuit au grand Canyon ou environs
* Mardi 18 septembre 2007 => Matin au Grand Canyon, puis apm direction Le Pays Navajos: Canyon de chelly (236 miles = 4h40)
Nuit au Canyon de Chelly ou environs
* Mercredi 19 septembre 2007 => Canyon de Chelly en 4x4 1/2 journée, apm direction Monument Valley (155, 44miles = 3h30)
Nuit à MV
* Jeudi 20 septembre 2007 => Monument Valley, puis direction Page Lake Powell (113, 02 miles = 3h)
Nuit à Page
* Vendredi 21 septembre 2007 => Traversée du Lake Powell en bateau (1/2 journée), puis direction Moab (144, 30miles = 3h)
Nuit à Moab
* Samedi 22 septembre 2007 => Canyonlands (Moab>Canyonland = 23, 05 miles soit 50mn)
Nuit à Moab
* Dimanche 23 septembre 2007 => Matin visite Arches NP, puis apm direction Bryce Canyon (295, 90 miles=5h20)
Nuit à Bryce Canyon ou environs
* Lundi 24 septembre 2007 => Bryce Canyon (à voir pour 1/2 journée à cheval), fin d'apm direction Las Vegas (261, 43 miles = 4h15)
Nuit à Las Vegas + tournée qques Casinos
* Mardi 25 septembre 2007 => Journée à Las Vegas, shopping; puis direction Los Angeles (270, 88 miles = 4h)
Nuit à Los Angeles
* Mercredi 26 septembre 2007 => Los Angeles: Universals Studios
Nuit à Los Angeles
* Jeudi 27 septembre 2007 => Beverly Hills, Hollywood (Tha walk of Fame quand mm!!!), et si possible les Studios Chaplin car je suis une très très Grande Fan de Charlie Chaplin.
Départ de Los Angeles Vers la France!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà, ce circuit nous parait pour le moment pas trop mal, les distances nous les trouvons assez raisonnables. Pour les distances et le temps nous avons vu cela sur Mapquest. S'il y a d erreur pouvez vous me les indiquer.
Maintenant, j'attends votre avis.
Merci. Heureuse d'avoir déjà fait une ébauche de circuit!!!!!!!!!!!!!!!
Bisous à tous
Novices en cyclotourisme: voyage en Amérique Centrale et du Nord English translation pending
Bonjour à vous tous!
Je suis tout nouveau ici, c'est donc le premier sujet que je lance. Veuillez m'excuser si ce que je vais demander l'a déjà été (redirigez moi si tel est le cas..merci)
Voilà, je m'appelle Nicolas, j'ai 22 ans et je suis étudiant pour encore quelques mois. Avec Jonathan, mon meilleur ami, nous aimerions découvrir le cyclotourisme.. nous n'avons pas d'éxpérience dans ce domaine, et n'avons comme atout que notre grain de folie, notre motivation et notre goût pour l'aventure. Nous allons nous lancer en septembre 2008 pour un voyage qui devrait durer environ 6mois, à savoir d'un pays d'Amérique Centrale jusqu'au Canada. (ou le contraire)
Pour préparer ce voyage, nous aimerions nous mettre en contact avec des personnes qui ont également parcouru ces pays à vélo, dans un premier temps pour dresser un itinéraire moins vague. Ce que je demande donc ici, ce sont des conseils, des routes à absolument emprunter, des régions à ne pas manquer.. Nos intérêts sont principalement naturels (faune, flore, paysages, montagnes, déserts...) mais aussi culturels (rencontre des habitants). Hormis New York, nous n'avons pas trop envie de visiter de grandes villes..
Voilà j'espère que je me suis fait comprendre, et j'espère que vous saurez m'aider..
Merci pour votre attention!
Nico
Je suis tout nouveau ici, c'est donc le premier sujet que je lance. Veuillez m'excuser si ce que je vais demander l'a déjà été (redirigez moi si tel est le cas..merci)
Voilà, je m'appelle Nicolas, j'ai 22 ans et je suis étudiant pour encore quelques mois. Avec Jonathan, mon meilleur ami, nous aimerions découvrir le cyclotourisme.. nous n'avons pas d'éxpérience dans ce domaine, et n'avons comme atout que notre grain de folie, notre motivation et notre goût pour l'aventure. Nous allons nous lancer en septembre 2008 pour un voyage qui devrait durer environ 6mois, à savoir d'un pays d'Amérique Centrale jusqu'au Canada. (ou le contraire)
Pour préparer ce voyage, nous aimerions nous mettre en contact avec des personnes qui ont également parcouru ces pays à vélo, dans un premier temps pour dresser un itinéraire moins vague. Ce que je demande donc ici, ce sont des conseils, des routes à absolument emprunter, des régions à ne pas manquer.. Nos intérêts sont principalement naturels (faune, flore, paysages, montagnes, déserts...) mais aussi culturels (rencontre des habitants). Hormis New York, nous n'avons pas trop envie de visiter de grandes villes..
Voilà j'espère que je me suis fait comprendre, et j'espère que vous saurez m'aider..
Merci pour votre attention!
Nico
Visite du parc de Mesa Verde aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence à préparer notre retour dans l' ouest USA qui aura lieu l' été prochain.
Pourriez-vous me parler un peu de ce parc, je veux dire de votre expérience personnelle, car j' ai déjà lu les explications qu' ils y donnent dans les guides et je n' arrive pas à me décider si je dois l' inclure dans notre circuit.
D' après ce que j' ai compris une bonne partie des visites se font avec un guide. Notre anglais n' étant pas très performant, je me pose la question si la visite sera tout de même intéressante pour nous. A savoir aussi que nous avons 2 enfants qui ne comprennent pas du tout l' anglais.
Y a-t-il tout de même un intérêt de visiter ce parc si toutes fois nous ne faisons pas la visite guidée?
Merci de votre aide.
doni
Je commence à préparer notre retour dans l' ouest USA qui aura lieu l' été prochain.
Pourriez-vous me parler un peu de ce parc, je veux dire de votre expérience personnelle, car j' ai déjà lu les explications qu' ils y donnent dans les guides et je n' arrive pas à me décider si je dois l' inclure dans notre circuit.
D' après ce que j' ai compris une bonne partie des visites se font avec un guide. Notre anglais n' étant pas très performant, je me pose la question si la visite sera tout de même intéressante pour nous. A savoir aussi que nous avons 2 enfants qui ne comprennent pas du tout l' anglais.
Y a-t-il tout de même un intérêt de visiter ce parc si toutes fois nous ne faisons pas la visite guidée?
Merci de votre aide.
doni
Des Oryx du Kgalagadi aux Rhinos blancs du Pilanesberg (Afrique du Sud septembre 2006) English translation pending
On ne va pas faillir aux bonnes & vieilles habitudes, celles de faire un petit (ou grand) écho du dernier trip réalisé.
Inlassable ... Insatiable, cela reste encore et toujours au coeur des espaces sauvages africains, que j'aime tant.😉
AFRIQUE DU SUD 06
Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)
Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc …Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)
Dimanche, jour de grand marché … Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 🤪
15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !
Sur le quai N°4 … Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV … Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 😏
Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.
Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer … Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)
Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip » … Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »
Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage … Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !
Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris-JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 😕
15 min de retard pour l’embarquement … Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !
Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!
Au départ

Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)


Tiens le survol de la Zambie.

Lu 04.09.06 (JNB – Upington)
Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction !
Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance !
A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.
La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou … Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 😛
Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !
9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington … Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)
Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange … J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !
Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’AFS !

Ca sent bon la brousse ici … L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres … L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà
C’est sous un vent à décrocher les cornes … que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.
Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)
Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats …C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe …
A la terrasse de la GH … déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.

La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.
La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain.
Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)
Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc …Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)
Dimanche, jour de grand marché … Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 🤪
15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !
Sur le quai N°4 … Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV … Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 😏
Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.
Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer … Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)
Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip » … Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »
Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage … Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !
Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris-JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 😕
15 min de retard pour l’embarquement … Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !
Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!
Au départ

Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)


Tiens le survol de la Zambie.

Lu 04.09.06 (JNB – Upington)
Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction !
Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance !
A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou … Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 😛
Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !
9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington … Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)
Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange … J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !
Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’AFS !

Ca sent bon la brousse ici … L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres … L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà

C’est sous un vent à décrocher les cornes … que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.
Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)
Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats …C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe …
A la terrasse de la GH … déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.

La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.
La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain.
Circuit individuel en Californie English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum et j'aurais besoin de quelques renseignements! donc si vous pouvez m'aider n'hésitez pas! Je suis étudiante et je souhaite effectuer un séjour linguistique de 4 semaines à San Francisco. j'ai deja trouvé l'organisme pour les cours. Cependant, je souhaiterais apres ce séjour, rester 15 jours de plus afin de visiter . J'aimerais donc effectuer un circuit individuel avec location de voiture afin de voir des villes comme los angeles, san francisco, las vegas mais également le grand canyon ainsi que des parcs etc... J'aimerais donc savoir si il existe des organimes de voyages qui organisent des circuits individuels (sans le transport en avion si possible) pour s'assurer les logements? ou alors j'aimerais savoir si certains d'entre vous on fait ce style de circuit par camping? Aviez vous organisez ce voyage seul pour par un voyagiste? comment trouver le bon circuit? etc.. Je vous remercie!
J'ai vu sur internet que Vacances-Transat organisait des voyages individuelles si vous connaissez d'autres voyagistes de ce style n'hésitez pas...
Je suis nouvelle sur ce forum et j'aurais besoin de quelques renseignements! donc si vous pouvez m'aider n'hésitez pas! Je suis étudiante et je souhaite effectuer un séjour linguistique de 4 semaines à San Francisco. j'ai deja trouvé l'organisme pour les cours. Cependant, je souhaiterais apres ce séjour, rester 15 jours de plus afin de visiter . J'aimerais donc effectuer un circuit individuel avec location de voiture afin de voir des villes comme los angeles, san francisco, las vegas mais également le grand canyon ainsi que des parcs etc... J'aimerais donc savoir si il existe des organimes de voyages qui organisent des circuits individuels (sans le transport en avion si possible) pour s'assurer les logements? ou alors j'aimerais savoir si certains d'entre vous on fait ce style de circuit par camping? Aviez vous organisez ce voyage seul pour par un voyagiste? comment trouver le bon circuit? etc.. Je vous remercie!
J'ai vu sur internet que Vacances-Transat organisait des voyages individuelles si vous connaissez d'autres voyagistes de ce style n'hésitez pas...
Ouest américain: excursions au départ de Las Vegas et budget pour un mois? English translation pending
Tout d'abord, bonjour à tous.
Je ne suis qu'une petite padawan perdue sur cet énorme forum qui grouille de bons conseils, donc je me permets d'ouvrir un sujet sur ce qui est, jusqu'à présent, un rêve flou.
Je m'explique, je suis étudiante (donc peu de moyens) (mais j'économise) et je souhaite partir avec mon ami visiter le grand ouest américain (peu original, je le conçois)
Cependant, c'est très difficile d'assimiler toutes les informations qui nous sont données!
Alors, pour commencer, nous avons la chance d'avoir de la proche famille résident à Las Vegas, et à Salt Lake City. Les visites se feraient donc proches de ces deux lieux. Malheureusement, je n'ai pas la notion des distances aux Etats Unis :Est-il possible de partir faire des excursions pour la journée du départ de Las Vegas? (afin de pouvoir y retourner le soir pour y loger gratos)Idem de Salt Lake City?
Quel budget faut-il prévoir pour partir un mois, sachant que le logement et la nourriture nous sera fourni au moins la moitié du voyage? (600 euros A-R Paris-Las Vegas sans changement, est ce envisageable? J'avais vu ce genre de promos, mais si c'est pour tomber dans une arnaque... Quelle est la compagnie aérienne la plus fiable?)
Merci d'avance pour vos conseils, que je tâcherai de bien digérer, et excusez-moi si ce sujet a été posté maintes et maintes fois, mais la tête m'en tourne à tous les lire!
Edit : Voilà une petite carte modifiée par mes soins (il faut bien justifier ses études de géographie😊) pour vous montrer le périmètre "autorisé" :
Cependant, c'est très difficile d'assimiler toutes les informations qui nous sont données!
Alors, pour commencer, nous avons la chance d'avoir de la proche famille résident à Las Vegas, et à Salt Lake City. Les visites se feraient donc proches de ces deux lieux. Malheureusement, je n'ai pas la notion des distances aux Etats Unis :Est-il possible de partir faire des excursions pour la journée du départ de Las Vegas? (afin de pouvoir y retourner le soir pour y loger gratos)Idem de Salt Lake City?
Quel budget faut-il prévoir pour partir un mois, sachant que le logement et la nourriture nous sera fourni au moins la moitié du voyage? (600 euros A-R Paris-Las Vegas sans changement, est ce envisageable? J'avais vu ce genre de promos, mais si c'est pour tomber dans une arnaque... Quelle est la compagnie aérienne la plus fiable?)
Merci d'avance pour vos conseils, que je tâcherai de bien digérer, et excusez-moi si ce sujet a été posté maintes et maintes fois, mais la tête m'en tourne à tous les lire!
Edit : Voilà une petite carte modifiée par mes soins (il faut bien justifier ses études de géographie😊) pour vous montrer le périmètre "autorisé" :
Ouest américain en août 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est, j'ai en main le Guide Sud-Ouest américain Michelin, ainsi qu'une carte I.G.N. États-Unis Ouest et quelques catalogues d'agences ! 🙂 Je vais donc commencer les préparatifs de mon voyage aux USA. (Depuis le temps qu'on en parle en famille... ) Je compte visiter l'Ouest américain en août 2007 (Pas trop le choix de la période à cause des vacances scolaires...) avec mon épouse, ma fille qui aura alors 18 ans et mon fils qui aura 15 ans. C'est certainement le dernier voyage que l'on fera tous ensembles et il est pour moi très important qu'il soit réussi ! Je vais donc avoir besoin de vos précieux renseignements ! (J'ai bien sûr déjà pas mal fouiné sur le forum et j'ai lu beaucoup de choses...)
Mon itinéraire n'est pas encore vraiment établi et j'hésite encore sur les lieux à visiter mais j'aimerais déja poser quelques questions qui me permettront de mieux préparer ce voyage 😉 Est-il absolument nécessaire de réserver les hôtels à l'avance en partant en août ? Ou bien est-il possible de réserver simplement les nuits d'hôtel à l'arrivée et au départ et se débrouiller sur place pour le reste ? Faut-il commencer à s'inquiéter des réservations dès maintenant (Vols et Hôtels) ou bien attendre encore un peu ? Parlons gros sous... Mon budget pour 4 personnes tourne autour de 12 000 € 🤪, j'aimerais rester environ trois semaines dans l'ouest et éventuellement visiter New York au retour (2 ou 3 jours) si c'est possible ! Pensez-vous que ce budget global (Vols, Hotels, Nourriture, Parcs, etc...) est réaliste ? En louant une voiture au départ de San Francisco, est-il possible de la rendre dans une autre ville (un autre état) sans supplément ? Vaut-il mieux passer par une centrale de réservation (Agence ?) ou se débrouiller tout seul pour trouver les vols et les hôtels ? Lors de notre voyage de noces en Floride en 1987 (Ca ne nous rajeuni pas...) je me souviens que beaucoup de chambres d'hôtel comportaient deux grands lits, ou un grand lit et deux lits d'une personne et que les prix étaient calculés par chambre et non par personne ! Qu'en est-il aujourd'hui ? J'ai commencé à regarder les prix des nuités dans des catalogues de voyage et ils calculent par personne... Ce qui ne fait pas du tout mon affaire !Merci de bien vouloir répondre à ses premières interrogations, nous allons réfléchir ce week-end à notre itinéraire (et je ne manquerai pas de vous le soumettre). Toutes les suggestions sont donc les bienvenues ! 😎
Ca y est, j'ai en main le Guide Sud-Ouest américain Michelin, ainsi qu'une carte I.G.N. États-Unis Ouest et quelques catalogues d'agences ! 🙂 Je vais donc commencer les préparatifs de mon voyage aux USA. (Depuis le temps qu'on en parle en famille... ) Je compte visiter l'Ouest américain en août 2007 (Pas trop le choix de la période à cause des vacances scolaires...) avec mon épouse, ma fille qui aura alors 18 ans et mon fils qui aura 15 ans. C'est certainement le dernier voyage que l'on fera tous ensembles et il est pour moi très important qu'il soit réussi ! Je vais donc avoir besoin de vos précieux renseignements ! (J'ai bien sûr déjà pas mal fouiné sur le forum et j'ai lu beaucoup de choses...)
Mon itinéraire n'est pas encore vraiment établi et j'hésite encore sur les lieux à visiter mais j'aimerais déja poser quelques questions qui me permettront de mieux préparer ce voyage 😉 Est-il absolument nécessaire de réserver les hôtels à l'avance en partant en août ? Ou bien est-il possible de réserver simplement les nuits d'hôtel à l'arrivée et au départ et se débrouiller sur place pour le reste ? Faut-il commencer à s'inquiéter des réservations dès maintenant (Vols et Hôtels) ou bien attendre encore un peu ? Parlons gros sous... Mon budget pour 4 personnes tourne autour de 12 000 € 🤪, j'aimerais rester environ trois semaines dans l'ouest et éventuellement visiter New York au retour (2 ou 3 jours) si c'est possible ! Pensez-vous que ce budget global (Vols, Hotels, Nourriture, Parcs, etc...) est réaliste ? En louant une voiture au départ de San Francisco, est-il possible de la rendre dans une autre ville (un autre état) sans supplément ? Vaut-il mieux passer par une centrale de réservation (Agence ?) ou se débrouiller tout seul pour trouver les vols et les hôtels ? Lors de notre voyage de noces en Floride en 1987 (Ca ne nous rajeuni pas...) je me souviens que beaucoup de chambres d'hôtel comportaient deux grands lits, ou un grand lit et deux lits d'une personne et que les prix étaient calculés par chambre et non par personne ! Qu'en est-il aujourd'hui ? J'ai commencé à regarder les prix des nuités dans des catalogues de voyage et ils calculent par personne... Ce qui ne fait pas du tout mon affaire !Merci de bien vouloir répondre à ses premières interrogations, nous allons réfléchir ce week-end à notre itinéraire (et je ne manquerai pas de vous le soumettre). Toutes les suggestions sont donc les bienvenues ! 😎
Avis sur parcours dans l'Ouest des Etats-Unis en octobre/novembre English translation pending
Apres plusieurs semaines de recherches sur ce forum, et avec l’aide de sites de certains d’entre vous, notamment ceux de vazyvite et ouestusa, je me suis enfin décidée a vous soumettre ce circuit.
J’espère recevoir vos commentaires, conseils et critiques afin de le valider une bonne fois pour toutes.
Nous arriverons a Denver de Detroit aux alentours du 23 octobre avec un westfalia et comptons dormir principalement dedans, dans les campings.
- Pensez vous que les températures a cette période seront compatibles avec notre projet (camping dans le camper + les visites prévues) ?
- Est-ce que certaines de nos étapes sont inutiles, inintéressantes ou irrealisable avec un Westfalia (je pense sourtout aux etapes vers Escalente entre Bryce Canyon et Capitol Reef et la Death Valley) ?
- Est-ce que nous allons passer à cote de quelque chose à voir et que je n’ai pas noté (sachant que nous avons déjà visité Dead Horse Point, Arches, Canyonland Nord, Bryce Canyon et Zion l’année dernière) ?
- Une dernière question : les campings dans les parc nationaux sont souvent dépourvus de douche et les camping privés refusent l’utilisation des leurs, même en payant. Connaissez vous des bons plans ou des adresses ou il est possible de prendre des douches durant notre parcours (a Moab certains campings proposent une douche payante au voyageurs mais je n’en ai vu que dans cette ville) ?
Les 4 jours a Las Vegas sont volontaires et nous devons être rentré a Detroit 7 jours après, d’où le détour après Mesa Verde sur Moab plutôt que continuer sur page et faire la partie Bryce Canyon – Moab après Las Vegas.
Merci d’avance pour votre aide 🙂
J1 : Arrivée a Denver par la route depuis Detroit / Nuit a Denver J2 : Great Sand Dunes / Nuit dans le parc. J3 : Enchanted Circle / Cimarron / Rio Grande Gorge / Nuit à Taos J4 : Taos / Taos Pueblo / Chimayo en passant par la 76 / Espanola et Puye Cliff Dwellings / Nuit dans le parc Bandelier National Monument. J5 : Bandelier National Monument / Santa Fe / Nuit à Santa Fe J6 : Santa Fe - Albuquerque par la route de la Turquoise / Petroglyphe National Monument / Nuit à Albuquerque J7 : Albuquerque / Corales Village / Nuit a Albuquerque. (possibilitee de zapper cette journee si la visite de Albuquerque peut se faire le J6) J8 : Acoma Pueblo et Sky City / El Malpais National Monument / Nuit dans Petrified Forest National Park J9 : Canyon de Chelly / Nuit dans le parc J10 : Gooseneck State Park / Valley of the gods / Muley Point / Natural Bridge / Monument Valley au coucher du soleil / Nuit a Monument Valley. J11 : Messa Verde / Nuit à Messa Verde. J12 : Canyonland National Park (partie sud) / Nuit à Canyonland J13 : Negro Bill Canyon en passant pas la Scenic Byway 128 / Fishers Towers / Sand Flats / Courthouse Wash Petroglyphs / Nuit à Arches National Parc J14 : Arches / Scott M Matheson Wetland Preserve. / Rejoindre Canyonland (est ce possible par la scenic Byway 279?) / Nuit à Canyonland. J15 : Crystal Geyser / crack canyon / little wild horse canyon / Goblin valley State Park / little egipt / Arsenic arche Monument / Lac Powell / Nuit au Lac Powell ou a Goblin Valley State Park ( si pas le temps d’aller vers le sud de Hanksville) J16 : Capitol Reef / Nuit à Capitol Reef. J17 : Visite sur la route 12 : La burr trail road / Lower calf creek falls / Hole In The Rock Road / Escalante Petrified Forest / Kodachrome State Park. / Mossy cave / Nuit à Bryce. J18 : Red Canyon / Coral pink sand dunes / Nuit à Kanab. J19 : Buckskin Gulch / Horseshoesbend / Lake Powell / Antelope Canyon / Nuit à Page. J20 : Visite si possible Coyote Buttes Nord sinon visite de Wupatki National Monument et Sunset Cratere National Monument / Nuit à Flagstaff ou Grand Canyon. J21 : Grand Canyon / Nuit à Grand Canyon J22 : Hoover Dam et Lake Mead / Nuit à Las Vegas. J23 : Red Rock Canyon / Nuit à Las Vegas J24 : Death Valley / Nuit Death Valley. J25 : Las Vegas / Nuit à Las Vegas J26 : Valley Of Fire / Snow canyon / Nuit à St George ou Cedar City. J27 : Cedar Breaks National Monument / Nebo Loop / Salt Lake City / Nuit à Salt Lake City J28 : Dinosaur National Monument / Nuit a Dinosaur National Monument J29 : 6 heures de route / Nuit a Rockie Mountain National Park (Dois-je prevoir un temps de visite ou y passer suffi a en avoir un bon appercu? N'y fait il pas trop froid a la mi - novembre pour y camper?), ou Estes Park, ou Denver.
Merci encore pour votre aide !
J1 : Arrivée a Denver par la route depuis Detroit / Nuit a Denver J2 : Great Sand Dunes / Nuit dans le parc. J3 : Enchanted Circle / Cimarron / Rio Grande Gorge / Nuit à Taos J4 : Taos / Taos Pueblo / Chimayo en passant par la 76 / Espanola et Puye Cliff Dwellings / Nuit dans le parc Bandelier National Monument. J5 : Bandelier National Monument / Santa Fe / Nuit à Santa Fe J6 : Santa Fe - Albuquerque par la route de la Turquoise / Petroglyphe National Monument / Nuit à Albuquerque J7 : Albuquerque / Corales Village / Nuit a Albuquerque. (possibilitee de zapper cette journee si la visite de Albuquerque peut se faire le J6) J8 : Acoma Pueblo et Sky City / El Malpais National Monument / Nuit dans Petrified Forest National Park J9 : Canyon de Chelly / Nuit dans le parc J10 : Gooseneck State Park / Valley of the gods / Muley Point / Natural Bridge / Monument Valley au coucher du soleil / Nuit a Monument Valley. J11 : Messa Verde / Nuit à Messa Verde. J12 : Canyonland National Park (partie sud) / Nuit à Canyonland J13 : Negro Bill Canyon en passant pas la Scenic Byway 128 / Fishers Towers / Sand Flats / Courthouse Wash Petroglyphs / Nuit à Arches National Parc J14 : Arches / Scott M Matheson Wetland Preserve. / Rejoindre Canyonland (est ce possible par la scenic Byway 279?) / Nuit à Canyonland. J15 : Crystal Geyser / crack canyon / little wild horse canyon / Goblin valley State Park / little egipt / Arsenic arche Monument / Lac Powell / Nuit au Lac Powell ou a Goblin Valley State Park ( si pas le temps d’aller vers le sud de Hanksville) J16 : Capitol Reef / Nuit à Capitol Reef. J17 : Visite sur la route 12 : La burr trail road / Lower calf creek falls / Hole In The Rock Road / Escalante Petrified Forest / Kodachrome State Park. / Mossy cave / Nuit à Bryce. J18 : Red Canyon / Coral pink sand dunes / Nuit à Kanab. J19 : Buckskin Gulch / Horseshoesbend / Lake Powell / Antelope Canyon / Nuit à Page. J20 : Visite si possible Coyote Buttes Nord sinon visite de Wupatki National Monument et Sunset Cratere National Monument / Nuit à Flagstaff ou Grand Canyon. J21 : Grand Canyon / Nuit à Grand Canyon J22 : Hoover Dam et Lake Mead / Nuit à Las Vegas. J23 : Red Rock Canyon / Nuit à Las Vegas J24 : Death Valley / Nuit Death Valley. J25 : Las Vegas / Nuit à Las Vegas J26 : Valley Of Fire / Snow canyon / Nuit à St George ou Cedar City. J27 : Cedar Breaks National Monument / Nebo Loop / Salt Lake City / Nuit à Salt Lake City J28 : Dinosaur National Monument / Nuit a Dinosaur National Monument J29 : 6 heures de route / Nuit a Rockie Mountain National Park (Dois-je prevoir un temps de visite ou y passer suffi a en avoir un bon appercu? N'y fait il pas trop froid a la mi - novembre pour y camper?), ou Estes Park, ou Denver.
Merci encore pour votre aide !
Quatorze jours dans l'Ouest américain English translation pending
vos avis sur ce preprogramme prévu pour avril 2007
J1 nuit à Phoenix J2 J3 grand canyon J4Chelly canyon J5 MV J6 J7 Moab J8 Bryce canyon J9 LV J10 re LV ou death valley JII J12 Mammoth Lake (on y est hebergé) J13 J14 San Francisco
vos conseils sur des hotels avec chambre pour 4
vos avis sur le circuit conseil merci
Le trésor du Mandango (Équateur) English translation pending
On est en mai de cette année 2006. Je vis depuis 6 mois dans un village des andes en Equateur qui est plutot connu pour sa montagne "sacrée".
J'avais rencontré un suisse plus ou moins inconscient qui avait passé une semaine à se lever au chant du coq et à revenir tard le soir sans dire un mot avec le sourire de quelqu'un qui a envie de dire quelque chose mais qui se retient, genre grosse connerie.
Au bout d'une semaine, lors d'une conversation tardive, alors que la chinoise qui vivait avec moi dormait dans la pièce d'à coté, je lui fait boire un alcool de caña (punta) qu'un ami peruvien mélange à des plantes de la foret, du genre à faire craquer les filles qui le boient. Son visage s'illumine et je sens qu'il bouillone comme une grosse marmite.
"Ca te dirais d'aller chercher un trésor?..."
"????" " :) "
"un trésor??"
C'est le genre de moment que j'adore, ce silence sur 2 visages qui sourient en conivence qui preparent une grosse connerie.
"Ca fait une semaine que je monte là haut, et des gars sont en train de creuser 2 trous gigantesques. Je les ai approché, j'ai joué le touriste idiot (il le joue très bien de nature) et les ai questionné sur l'endroit..."
"Ah...et..."
"4 gars creusent, 1 est caché dans les buissons en snyper...ils ont des talkye Walkyes et chacun a un pistolet á la ceinture...Je leur ai posé des questions idiotes sur ce qu'ils faisaient et ca leur a pas beaucoup plus..."
"..."
"Hier je suis rentré tard le soir apres les avoir suivis, eux et leur ane chargé comme une mule de pierres, empruntant le chemin de derriere, puis en passant par le petit village de derriere la montagne, une vielle femme m'a proposé de venir boire un café, et m'a naturellement parler de la légende du trésor des Incas"
"...donc...si je comprends bien...tu veux qu'on aille la haut, ..., non?"
Le lendemain, apres avoir acheté une barre a mine, preparer nos sacs, nos sandwichs comme des scouts, on part la haut en fin d'aprem. En haut, un type, machette en bandouliere, l'air tendu, a l'air de garde, on cache vite la barre a mine et on va lui parler. Il nous dit de circuler parce que labas derriere c'est dangereux, il faut pas y aller.
Il est con ou c'est moi. Ou alors il fait pas parti des pirates, mais est un gars du village qui est venu faire la garde. On respire, bavarde, nous dit qu'il ya quelque chose de dangereux pres de la falaise labas.
"Tiens on voit ma maison de là!!!!" (Là, c'est moi...en fait c'est moi qui ai été super con, car le mec apres, nous racontent que ca fait 3 semaines qu'il apporte la nourriture a 5 personnes qui travaillent les trous)
Là j'en crois pas mes oreilles, ca fait 5 minutes que ce type, nous raconte tout, le tresor, tout, il nous demande meme si c'est pas un de nous 2 qui vient tous les jours faire chier les gars.) Là on doit réfléchir à un plan.
"Ce con va jamais se casser tant qu'on est là!!"
"On lui dit qu'on va la haut et lui raconte qu'on va faire le tour par le passage de derriere pour pas qu'il nous attende."
On s'en va, se promene un peu comme 2 idots et se posent sur la falaise de l'autre coté de la montagne d'où on pouvait l'apercevoir sans que lui nous voit. Fume du tabac, bavarde un peu, jusqu'a voir le type s'en aller et prendre le chemin qui vient vers nous. là, on descend la montagne en speed et cherchent une cachette pour l'entendre passer sans que lui...
"Mais si il nous voit?...qu'est ce qu'on dit, affalés dans l'herbes comme 2 imbéciles, il va nous massacrer"
"On a qu'à dire qu'on est homos et...tu vois quoi...?" "t'es con...:)"
On attend, un aigle passe au dessus de nous, repasse et repasse.
"Eh!!! j'le connais, il vient chasser pres de ma maison presque tout les matins quand je ptitdejeune"
Je le salue. Il est beau. On entend les pas du gars descendant la montagne, attend un peu, puis on se met en route, pour remonter là haut. Le soleil se couche dejà, et là je commence à comprendre que c'est plus pour rire. J'ai une montée d'adrenaline comme jamais, en fait j'ai les jambes qui tremblent et le corps à moitié contrôlable. Mon pote, lui, trace, il jubile, je le vois, un plan qu'il avait preparé depuis une semaine.
On va chercher la barre a mine cachée dans les buissons de l'autre coté de la montagne.
Ca y est on y voit plus que le dégradé de rose orange rouge des nuages, c'est la pénombre. On prend un petit sentier qui mène a la falaise, et là se retrouvent devant 2 gigantesques trous d'au moins 3 metres de profondeurs en dénivelé, avec des metres cubes de terre deblayée derniere nous qui tombe de la falaise. Car les trous sont á moins de 5 mètres de la falaise. 5 métres en pente, sur terran callouteux, et de nuit.
On commence a creuser. Enfin il commence a creuser. Moi il faut dejá que je calme mes nerfs, mon corps qui m'a envoyé une dose surealiste d'adrénaline, à plus rien controler...
il creuse...on se rend compte qu'en fait, c'etait de la terre "rebouchée", certainement pour cacher quelque chose.
une heure... on se relaye... il fait nuit.
Et là je commence a penser que toute la terre qu'on a bougé...
"on peut plus faire marche arriere" me dit il.
"comment ca?"
"Tu te rappelles que t'as montré où t'habitais au type...t'es vraiment con!"
"...."
Là je commence à me rende compte de l'étendue du tableau.
Il creuse...je creuse...on creuse...
mon imagination s'évade et j'ai alors la vision apocaliptique de 5 hommes balafres se penchant par dessus les trous avec des fusils a pompes, tes torches nous aveuglant et le sourire au levres nous tabassant jusqu a la mort pour nous enterrer dans nos propres trous et les leurs d'ailleurs.
Je prends conscience que on est pas dans un jeu comme quand on est jeune où on s'invente des défis. Mais pourtant on est encore 2 enfants creusant, sous un putain de ciel etoilé qui nous regarde sans broncher. Le ciel est là...meme la lune, elle sourit même, la conne... On est pieds nus, torses nus, une pioche et des pierres servant de peleteuses. Et tout d'un coup on tombe sur quelque chose...un sac.
"Merde."
On se regarde. Lui il jubile. Moi pas du tout. J'ai envie d'etre a la maison pour regarder les etoiles de ma terrace et etre tranquille. Et là je veux meme pas savoir ce qu'il y a dans le sac. Lui creuse sans m'ecouter, deblaye autour du sac (ceux de 50 kg de riz). On se rend vite compte qu'en fait c'est un sac de terre qui sert de porte qui mene a une autre "porte". Effectivement, derriere, une porte en bois. Puis un tunnel d'au moins 4 metres, une chaise, des assiettes, des piolets, des machins, tout un arsenal pour creuser pro.
"Putain, on est où??? Tu veux pas qu'on aille jouer aux billes plutot, il est 2 heures du mat et j'ai plus envie de trouver un tresor...Tu vois ca me faisait marrer tout le debut, mais d'habitude, on trouve jamais rien quand on part en expedition, et là...les gars sont armés et savent où j'habite...ca veut dire qu'on doit partir demain matin pour la frontiere peruvienne et plus jamais revenir, finit tout ce que j'ai entrepris ici depuis 6 mois...."
Discussion... on regarde le tunnel...
"on va se prendre un maté, tranquille...? a la maison...et se cuisiner une soupe aux choux bien chaude et réconfortante?"
"...."
On rebouche les trous...sans parler, rapidement, preofessionel meme, le mieux qu'on pouvait pour ne pas laisser de traces et descend de la montagne. Mon coeur se calme petit a petit, et on peut enfin resentir les etoiles au dessus de notre tete, la lune, ecouter la vie nocturne, se refumer du tabac...vivre, sentir quoi...
On rentre a la maison...
Les jours suivant les villageois apprennent que des bandits armés pillent leurs terre, un cammando de quelques paysans montent la nuit a l'endroit qu'on leur a indique. Ils rebouchent les trous, fruit du labeur de 3 semaines de travail a raison de 5 hommes, des barres a mine, un ane pour transporter le trésor...
2 jours apres, les bandits descendent de la montagne fous de rage, pillent quelques personnes, sur le passage et vont s'en prendre a la maison qu'ils pensaient qu'on abitait, la saccage, la mettent a sac, allume le gaz et se cassent. C'etait pas la mienne... Le lendemain, ils attaquent la famille du consul americain sans savoir en haut meme de cette montagne, et menacent de violer la fille, la famille en balade du dimanche (c'est une montangne tres connue en Equateur et touristique). Ca arrive aux oreilles de l'embassade aussitot descendu de la montagne.
Le soir meme des patrouilles d'Interpol sillonent les rues du village ala recherche des bandits. Ils ne savent pas a quoi ils ressemblent, sauf mon pote qui a meme des photos et un enrengistrement d'une conversation avec l'un des types.
On ne dit rien, en profite pour se faire petit et part a 30 km de la en velo. La on rencontre des militaires, et des compagnies en train de creuser des mines, on parle avec quelqu'uns des militaires, tout d'un coup on entend une explosion incroyable qui nous soufle le corps, puis 30 secondes plus tard, une autre plus petite. Ils etaient en train de lancer des obus a partir de la vallée ou on se trouvait par dessus la montagne, et la petite detonation etait en fait le bruit de l'obus sur le versant arriere. Une 20 aie d'obus en une heure ont ete tires.
Pauvre montagne...
"Mais on est où là??? Tu trouves pas que ca a quelque chose d'irreel? ce décor, ces militaires qui s'entrainent a tirer des obus, et ces enormes engins qui deblayes des tonnes de terre..."
On se casse. on est a 30 bornes de la maison, la nuit tombe, les paysages sont magnifiques, genre canyon du colorado. Mon pote creve une roue. On arrivera que vers la moitie de la nuit, apres des heures de galeres merveilleuses sur des routes inconnues et caillouteuses, mal renseignés par un groupe de moines bénedictins se rendant à leur monatere, et un village phantome qui n'existe pas avec des gens qui n'existe pas non plus dans un monde dans une autre dimension, une sorte de vie en parallele, dans laquelle on a traversé une porte sans s'en rendre compte.
C'est magnifique pourtant, à mi chemin entre le rêve et la réalité.
"Ya pas de temps ici, tu sens pas?"
"?"
"les gens se rient de nous, tu vois pas qu'ils existent pas???"
"?"
"on doit retrouver la sortie!"
Vers 2 heures on arrivera à la maison...
2 jours plus tard je pars vers la plage pour prendre des "vacances", je rencontre l'un des militaires croisé dans la montagne. Comment c'est possible???
Sauf que cette fois, c'etait a la plage, 6 heures du soir, couché de soleil. Des putains de vagues, un putain de vent. Personne sur la plage, à part nous. Le type avoisinait les 100 kilos de gras musclés, faciès a la Lebowsky, en slip noir échancré aux elastiques trop grands, laissant depasser des partis de lui qu'on a pas envie de regarder plus d'une fois. Des tongs aux pieds, la gueule Balafré, la levres completement refaite jusqu'au nez, des lentilles de contact bleu clair, une bouteille de whisky a la main, lui donne une apparence a la dracula latino. Il fete l'anniversaire de son pote colombien, maigre et poilu, un chapeau de cow boy, a bord de la renault megane que le militaire s'etait paye et qu'il avait gare sur la plage, toutes portes ouvertes, une cumbia colombienne au volume maxi, sort du haut parleur rafistole du coffre. Il essaye de se donner un air, mais a l'air en fait insignifiant. Un autre ami colombien egalement en slip me temps le whisky deja bien entamé et me force a boire. Il pleut, il vente, la mer est dechainnée.
Il faut que je me sorte de ce guepier, car les gars me degoutent, ils sont tombes dans les fins fonds de la condition humaine. Ils transpirent l'alcool. Ils sont completement bourrés et abêté, ils me forcent à boire a chaque tournée de bouteille et le militaire commence à lorgner sur mes tongues. Il aimerait bien me les échangé contre les siennes plus moches et plus grandes. Il me lache pas, arrive meme à me les retirer pour les essayer. Elles lui vont bien, il trouve. Il aime bien la sensation de confort, la matière, et "Ipanema do Brasil" sur le coté...
Je me sors de là.
Je pars vers la capitale Quito. Ici c'est la decadence citadine, des meufs partout, des bars, de l'alcool, de la drogue, des putes, des néons, des jeunes anglais qui parlent fort et très voyant partout, qui projettent des treks de type aventure...Apres 6 mois reclu dans la montagne, j'ai du mal à gérer. Je tente une biere au bar, en 2 secondes une pute vient m'acoster.
Demain je rentre "à la maison"...
J'avais rencontré un suisse plus ou moins inconscient qui avait passé une semaine à se lever au chant du coq et à revenir tard le soir sans dire un mot avec le sourire de quelqu'un qui a envie de dire quelque chose mais qui se retient, genre grosse connerie.
Au bout d'une semaine, lors d'une conversation tardive, alors que la chinoise qui vivait avec moi dormait dans la pièce d'à coté, je lui fait boire un alcool de caña (punta) qu'un ami peruvien mélange à des plantes de la foret, du genre à faire craquer les filles qui le boient. Son visage s'illumine et je sens qu'il bouillone comme une grosse marmite.
"Ca te dirais d'aller chercher un trésor?..."
"????" " :) "
"un trésor??"
C'est le genre de moment que j'adore, ce silence sur 2 visages qui sourient en conivence qui preparent une grosse connerie.
"Ca fait une semaine que je monte là haut, et des gars sont en train de creuser 2 trous gigantesques. Je les ai approché, j'ai joué le touriste idiot (il le joue très bien de nature) et les ai questionné sur l'endroit..."
"Ah...et..."
"4 gars creusent, 1 est caché dans les buissons en snyper...ils ont des talkye Walkyes et chacun a un pistolet á la ceinture...Je leur ai posé des questions idiotes sur ce qu'ils faisaient et ca leur a pas beaucoup plus..."
"..."
"Hier je suis rentré tard le soir apres les avoir suivis, eux et leur ane chargé comme une mule de pierres, empruntant le chemin de derriere, puis en passant par le petit village de derriere la montagne, une vielle femme m'a proposé de venir boire un café, et m'a naturellement parler de la légende du trésor des Incas"
"...donc...si je comprends bien...tu veux qu'on aille la haut, ..., non?"
Le lendemain, apres avoir acheté une barre a mine, preparer nos sacs, nos sandwichs comme des scouts, on part la haut en fin d'aprem. En haut, un type, machette en bandouliere, l'air tendu, a l'air de garde, on cache vite la barre a mine et on va lui parler. Il nous dit de circuler parce que labas derriere c'est dangereux, il faut pas y aller.
Il est con ou c'est moi. Ou alors il fait pas parti des pirates, mais est un gars du village qui est venu faire la garde. On respire, bavarde, nous dit qu'il ya quelque chose de dangereux pres de la falaise labas.
"Tiens on voit ma maison de là!!!!" (Là, c'est moi...en fait c'est moi qui ai été super con, car le mec apres, nous racontent que ca fait 3 semaines qu'il apporte la nourriture a 5 personnes qui travaillent les trous)
Là j'en crois pas mes oreilles, ca fait 5 minutes que ce type, nous raconte tout, le tresor, tout, il nous demande meme si c'est pas un de nous 2 qui vient tous les jours faire chier les gars.) Là on doit réfléchir à un plan.
"Ce con va jamais se casser tant qu'on est là!!"
"On lui dit qu'on va la haut et lui raconte qu'on va faire le tour par le passage de derriere pour pas qu'il nous attende."
On s'en va, se promene un peu comme 2 idots et se posent sur la falaise de l'autre coté de la montagne d'où on pouvait l'apercevoir sans que lui nous voit. Fume du tabac, bavarde un peu, jusqu'a voir le type s'en aller et prendre le chemin qui vient vers nous. là, on descend la montagne en speed et cherchent une cachette pour l'entendre passer sans que lui...
"Mais si il nous voit?...qu'est ce qu'on dit, affalés dans l'herbes comme 2 imbéciles, il va nous massacrer"
"On a qu'à dire qu'on est homos et...tu vois quoi...?" "t'es con...:)"
On attend, un aigle passe au dessus de nous, repasse et repasse.
"Eh!!! j'le connais, il vient chasser pres de ma maison presque tout les matins quand je ptitdejeune"
Je le salue. Il est beau. On entend les pas du gars descendant la montagne, attend un peu, puis on se met en route, pour remonter là haut. Le soleil se couche dejà, et là je commence à comprendre que c'est plus pour rire. J'ai une montée d'adrenaline comme jamais, en fait j'ai les jambes qui tremblent et le corps à moitié contrôlable. Mon pote, lui, trace, il jubile, je le vois, un plan qu'il avait preparé depuis une semaine.
On va chercher la barre a mine cachée dans les buissons de l'autre coté de la montagne.
Ca y est on y voit plus que le dégradé de rose orange rouge des nuages, c'est la pénombre. On prend un petit sentier qui mène a la falaise, et là se retrouvent devant 2 gigantesques trous d'au moins 3 metres de profondeurs en dénivelé, avec des metres cubes de terre deblayée derniere nous qui tombe de la falaise. Car les trous sont á moins de 5 mètres de la falaise. 5 métres en pente, sur terran callouteux, et de nuit.
On commence a creuser. Enfin il commence a creuser. Moi il faut dejá que je calme mes nerfs, mon corps qui m'a envoyé une dose surealiste d'adrénaline, à plus rien controler...
il creuse...on se rend compte qu'en fait, c'etait de la terre "rebouchée", certainement pour cacher quelque chose.
une heure... on se relaye... il fait nuit.
Et là je commence a penser que toute la terre qu'on a bougé...
"on peut plus faire marche arriere" me dit il.
"comment ca?"
"Tu te rappelles que t'as montré où t'habitais au type...t'es vraiment con!"
"...."
Là je commence à me rende compte de l'étendue du tableau.
Il creuse...je creuse...on creuse...
mon imagination s'évade et j'ai alors la vision apocaliptique de 5 hommes balafres se penchant par dessus les trous avec des fusils a pompes, tes torches nous aveuglant et le sourire au levres nous tabassant jusqu a la mort pour nous enterrer dans nos propres trous et les leurs d'ailleurs.
Je prends conscience que on est pas dans un jeu comme quand on est jeune où on s'invente des défis. Mais pourtant on est encore 2 enfants creusant, sous un putain de ciel etoilé qui nous regarde sans broncher. Le ciel est là...meme la lune, elle sourit même, la conne... On est pieds nus, torses nus, une pioche et des pierres servant de peleteuses. Et tout d'un coup on tombe sur quelque chose...un sac.
"Merde."
On se regarde. Lui il jubile. Moi pas du tout. J'ai envie d'etre a la maison pour regarder les etoiles de ma terrace et etre tranquille. Et là je veux meme pas savoir ce qu'il y a dans le sac. Lui creuse sans m'ecouter, deblaye autour du sac (ceux de 50 kg de riz). On se rend vite compte qu'en fait c'est un sac de terre qui sert de porte qui mene a une autre "porte". Effectivement, derriere, une porte en bois. Puis un tunnel d'au moins 4 metres, une chaise, des assiettes, des piolets, des machins, tout un arsenal pour creuser pro.
"Putain, on est où??? Tu veux pas qu'on aille jouer aux billes plutot, il est 2 heures du mat et j'ai plus envie de trouver un tresor...Tu vois ca me faisait marrer tout le debut, mais d'habitude, on trouve jamais rien quand on part en expedition, et là...les gars sont armés et savent où j'habite...ca veut dire qu'on doit partir demain matin pour la frontiere peruvienne et plus jamais revenir, finit tout ce que j'ai entrepris ici depuis 6 mois...."
Discussion... on regarde le tunnel...
"on va se prendre un maté, tranquille...? a la maison...et se cuisiner une soupe aux choux bien chaude et réconfortante?"
"...."
On rebouche les trous...sans parler, rapidement, preofessionel meme, le mieux qu'on pouvait pour ne pas laisser de traces et descend de la montagne. Mon coeur se calme petit a petit, et on peut enfin resentir les etoiles au dessus de notre tete, la lune, ecouter la vie nocturne, se refumer du tabac...vivre, sentir quoi...
On rentre a la maison...
Les jours suivant les villageois apprennent que des bandits armés pillent leurs terre, un cammando de quelques paysans montent la nuit a l'endroit qu'on leur a indique. Ils rebouchent les trous, fruit du labeur de 3 semaines de travail a raison de 5 hommes, des barres a mine, un ane pour transporter le trésor...
2 jours apres, les bandits descendent de la montagne fous de rage, pillent quelques personnes, sur le passage et vont s'en prendre a la maison qu'ils pensaient qu'on abitait, la saccage, la mettent a sac, allume le gaz et se cassent. C'etait pas la mienne... Le lendemain, ils attaquent la famille du consul americain sans savoir en haut meme de cette montagne, et menacent de violer la fille, la famille en balade du dimanche (c'est une montangne tres connue en Equateur et touristique). Ca arrive aux oreilles de l'embassade aussitot descendu de la montagne.
Le soir meme des patrouilles d'Interpol sillonent les rues du village ala recherche des bandits. Ils ne savent pas a quoi ils ressemblent, sauf mon pote qui a meme des photos et un enrengistrement d'une conversation avec l'un des types.
On ne dit rien, en profite pour se faire petit et part a 30 km de la en velo. La on rencontre des militaires, et des compagnies en train de creuser des mines, on parle avec quelqu'uns des militaires, tout d'un coup on entend une explosion incroyable qui nous soufle le corps, puis 30 secondes plus tard, une autre plus petite. Ils etaient en train de lancer des obus a partir de la vallée ou on se trouvait par dessus la montagne, et la petite detonation etait en fait le bruit de l'obus sur le versant arriere. Une 20 aie d'obus en une heure ont ete tires.
Pauvre montagne...
"Mais on est où là??? Tu trouves pas que ca a quelque chose d'irreel? ce décor, ces militaires qui s'entrainent a tirer des obus, et ces enormes engins qui deblayes des tonnes de terre..."
On se casse. on est a 30 bornes de la maison, la nuit tombe, les paysages sont magnifiques, genre canyon du colorado. Mon pote creve une roue. On arrivera que vers la moitie de la nuit, apres des heures de galeres merveilleuses sur des routes inconnues et caillouteuses, mal renseignés par un groupe de moines bénedictins se rendant à leur monatere, et un village phantome qui n'existe pas avec des gens qui n'existe pas non plus dans un monde dans une autre dimension, une sorte de vie en parallele, dans laquelle on a traversé une porte sans s'en rendre compte.
C'est magnifique pourtant, à mi chemin entre le rêve et la réalité.
"Ya pas de temps ici, tu sens pas?"
"?"
"les gens se rient de nous, tu vois pas qu'ils existent pas???"
"?"
"on doit retrouver la sortie!"
Vers 2 heures on arrivera à la maison...
2 jours plus tard je pars vers la plage pour prendre des "vacances", je rencontre l'un des militaires croisé dans la montagne. Comment c'est possible???
Sauf que cette fois, c'etait a la plage, 6 heures du soir, couché de soleil. Des putains de vagues, un putain de vent. Personne sur la plage, à part nous. Le type avoisinait les 100 kilos de gras musclés, faciès a la Lebowsky, en slip noir échancré aux elastiques trop grands, laissant depasser des partis de lui qu'on a pas envie de regarder plus d'une fois. Des tongs aux pieds, la gueule Balafré, la levres completement refaite jusqu'au nez, des lentilles de contact bleu clair, une bouteille de whisky a la main, lui donne une apparence a la dracula latino. Il fete l'anniversaire de son pote colombien, maigre et poilu, un chapeau de cow boy, a bord de la renault megane que le militaire s'etait paye et qu'il avait gare sur la plage, toutes portes ouvertes, une cumbia colombienne au volume maxi, sort du haut parleur rafistole du coffre. Il essaye de se donner un air, mais a l'air en fait insignifiant. Un autre ami colombien egalement en slip me temps le whisky deja bien entamé et me force a boire. Il pleut, il vente, la mer est dechainnée.
Il faut que je me sorte de ce guepier, car les gars me degoutent, ils sont tombes dans les fins fonds de la condition humaine. Ils transpirent l'alcool. Ils sont completement bourrés et abêté, ils me forcent à boire a chaque tournée de bouteille et le militaire commence à lorgner sur mes tongues. Il aimerait bien me les échangé contre les siennes plus moches et plus grandes. Il me lache pas, arrive meme à me les retirer pour les essayer. Elles lui vont bien, il trouve. Il aime bien la sensation de confort, la matière, et "Ipanema do Brasil" sur le coté...
Je me sors de là.
Je pars vers la capitale Quito. Ici c'est la decadence citadine, des meufs partout, des bars, de l'alcool, de la drogue, des putes, des néons, des jeunes anglais qui parlent fort et très voyant partout, qui projettent des treks de type aventure...Apres 6 mois reclu dans la montagne, j'ai du mal à gérer. Je tente une biere au bar, en 2 secondes une pute vient m'acoster.
Demain je rentre "à la maison"...