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Tour du Monde 2016 - Costa Luminosa English translation pending
Pour les 70 ans de mon épouse, je prépare notre second tour du monde en 2016 (départ le 7 janvier)...
Comme pour le premier, je souhaite prendre contact avec quelques autres heureux passagers qui vont partager cette croisière et peut-être les faire bénéficier de notre expérience d'un premier tour sur le Princess Danae en 2012
J'espère avoir de nombreux retour pour commencer à échanger nos précieux conseils. L'année de préparation est une année formidable car comme vous le verrez, le temps passe vite, très vite, une fois que l'on a quitté Marseille
Hurtigruten: compte rendu 7ème croisière en Norvège English translation pending
Bonjour,
je viens de rentrer de mon 7ème voyage à bord de l'express-côtier en Norvège et j'ai commencé la mise en ligne de mes carnet de voyage et galerie photo. Pour le moment j'en suis au 4ème des 12 jours de l'aller-retour Bergen - Kirkenes... j'arrive aux Lofoten :)
extraits :
"jour 1 : Nous sommes le 17 mai, jour de la fête nationale norvégienne encore plus festive cette année car on y célèbre également le bicentenaire de La Constitution. Même si les défilés auxquels participe une bonne partie de la population ont lieu le matin, nous pouvons voir de nombreux norvégiennes et norvégiens revêtus de leurs bunads, habits traditionnels, depuis les bus qui nous amènent au port."
le grand pavois est hissé de la proue à la poupe du navire

jour 2 : " La Mer de Stad, réputée pour ses tempêtes aux vagues parfois monstrueuses, est dans un très « bon jour » ce matin alors que nous apercevons au loin vers le nord le Vestkapp, point le plus occidental de Norvège. Sera-t-il un jour créé, le tunnel maritime permettant d'éviter ce passage parfois dangereux ? En tout cas, aujourd'hui c'eut été dommage de passer sous terre. Au cours de mes 7 voyages, j'ai rarement doublé ce cap dans de si bonnes conditions et je me souviens notamment de mon premier passage à bord du MS Vesterålen en septembre 1999 alors que l'eau, censée tomber évidemment vers le bas, remontait en volutes de brouillard généré par le vent les cascades des falaises du rivage.
Vers 9:45, alors que nous achevons la traversée de la Mer de Stad et retrouvons l'abri des fjords, j'aperçois au nord un des phares que j'apprécie le plus sur la route de l'Hurtigruten, le Flåvær fyr."

3ème jour : "Effectivement, une demi-heure plus tard, le Kong Harald n'est plus très loin du Stokksund même si, encore à cette distance, on ne peut vraiment pas voir qu'il y a un passage tellement celui-ci est caché par les divers îlots constituant une partie des « piquets » du slalom. On a vraiment l'impression de foncer vers un mur sans aucune ouverture ; en voir un panorama ci-dessous. Alors que nous ne sommes plus qu'à 300 m de l'entrée du détroit, il n'y a pas encore grand monde sur la coursive extérieure, à l'avant du pont 5. J'ai longtemps cru, alors que nous nous rapprochions du détroit, que nous allions emprunter le « raccourci » vers lequel se dirige tout droit le navire mais quelques dizaines de mètres avant « la porte » d'entrée du slalom, le Kong Harald vire vers bâbord afin d'arrondir son futur virage dans un espace plus important que s'il avait emprunté le « raccourci » par lequel, je suis passé au moins 3 fois lors de mes précédents voyages. Hier, le 8 juin, le capitaine du MS Nordnorge a aussi opté pour cette route « arrondie ». Tout à l'heure, je regarderai quelle est l'option du capitaine du MS Trollfjord cet après-midi. Sur la galerie ci-dessus, je vous présente la route suivie par le Kong Harald lors de notre passage. Comme à chaque fois, nous sommes salués par quelques personnes sur le pont sous lequel passe le navire au milieu du détroit (atlas.no). En février 2004, lors de mon voyage à bord du MS Nordlys, le capitaine avait carrément opté de passer au large de l'île Stokkøya, craignant que la visibilité soit très compromise par une tempête de neige dans le Stokksund."

4ème jour : "7:01, "Le Cavalier" d'Hestmannøy est visible maintenant tout là-bas au nord alors qu'à l'horizon vers l'océan, les magnifiques montagnes de l'archipel de Træna (regardez les courbes de niveau de Trænstaven, une des montagnes ; voir aussi l'image satellite en cliquant sur « Flyfoto ») semblent posées sur l'horizon, directement sur la mer. Leur photo illustrait la couverture de la 7e édition en 1500 exemplaires en 2002 de la brochure Hurtigruten distribuée à bord. Træna est aussi connu pour son festival se déroulant notamment dans les grottes au flanc des montagnes (vidéos sur Arte - article de Telerama).Que j'aime l'esthétique de ces montagnes ! D'autant plus que même s'il fait très beau ce matin, la distance en trouble un peu la vision, comme un léger brouillard."

Cette fois-ci, j'ai également capté des panoramas que je vous présente en 1 800 px de large
je viens de rentrer de mon 7ème voyage à bord de l'express-côtier en Norvège et j'ai commencé la mise en ligne de mes carnet de voyage et galerie photo. Pour le moment j'en suis au 4ème des 12 jours de l'aller-retour Bergen - Kirkenes... j'arrive aux Lofoten :)
extraits :
"jour 1 : Nous sommes le 17 mai, jour de la fête nationale norvégienne encore plus festive cette année car on y célèbre également le bicentenaire de La Constitution. Même si les défilés auxquels participe une bonne partie de la population ont lieu le matin, nous pouvons voir de nombreux norvégiennes et norvégiens revêtus de leurs bunads, habits traditionnels, depuis les bus qui nous amènent au port."
le grand pavois est hissé de la proue à la poupe du navire

jour 2 : " La Mer de Stad, réputée pour ses tempêtes aux vagues parfois monstrueuses, est dans un très « bon jour » ce matin alors que nous apercevons au loin vers le nord le Vestkapp, point le plus occidental de Norvège. Sera-t-il un jour créé, le tunnel maritime permettant d'éviter ce passage parfois dangereux ? En tout cas, aujourd'hui c'eut été dommage de passer sous terre. Au cours de mes 7 voyages, j'ai rarement doublé ce cap dans de si bonnes conditions et je me souviens notamment de mon premier passage à bord du MS Vesterålen en septembre 1999 alors que l'eau, censée tomber évidemment vers le bas, remontait en volutes de brouillard généré par le vent les cascades des falaises du rivage.
Vers 9:45, alors que nous achevons la traversée de la Mer de Stad et retrouvons l'abri des fjords, j'aperçois au nord un des phares que j'apprécie le plus sur la route de l'Hurtigruten, le Flåvær fyr."

3ème jour : "Effectivement, une demi-heure plus tard, le Kong Harald n'est plus très loin du Stokksund même si, encore à cette distance, on ne peut vraiment pas voir qu'il y a un passage tellement celui-ci est caché par les divers îlots constituant une partie des « piquets » du slalom. On a vraiment l'impression de foncer vers un mur sans aucune ouverture ; en voir un panorama ci-dessous. Alors que nous ne sommes plus qu'à 300 m de l'entrée du détroit, il n'y a pas encore grand monde sur la coursive extérieure, à l'avant du pont 5. J'ai longtemps cru, alors que nous nous rapprochions du détroit, que nous allions emprunter le « raccourci » vers lequel se dirige tout droit le navire mais quelques dizaines de mètres avant « la porte » d'entrée du slalom, le Kong Harald vire vers bâbord afin d'arrondir son futur virage dans un espace plus important que s'il avait emprunté le « raccourci » par lequel, je suis passé au moins 3 fois lors de mes précédents voyages. Hier, le 8 juin, le capitaine du MS Nordnorge a aussi opté pour cette route « arrondie ». Tout à l'heure, je regarderai quelle est l'option du capitaine du MS Trollfjord cet après-midi. Sur la galerie ci-dessus, je vous présente la route suivie par le Kong Harald lors de notre passage. Comme à chaque fois, nous sommes salués par quelques personnes sur le pont sous lequel passe le navire au milieu du détroit (atlas.no). En février 2004, lors de mon voyage à bord du MS Nordlys, le capitaine avait carrément opté de passer au large de l'île Stokkøya, craignant que la visibilité soit très compromise par une tempête de neige dans le Stokksund."


4ème jour : "7:01, "Le Cavalier" d'Hestmannøy est visible maintenant tout là-bas au nord alors qu'à l'horizon vers l'océan, les magnifiques montagnes de l'archipel de Træna (regardez les courbes de niveau de Trænstaven, une des montagnes ; voir aussi l'image satellite en cliquant sur « Flyfoto ») semblent posées sur l'horizon, directement sur la mer. Leur photo illustrait la couverture de la 7e édition en 1500 exemplaires en 2002 de la brochure Hurtigruten distribuée à bord. Træna est aussi connu pour son festival se déroulant notamment dans les grottes au flanc des montagnes (vidéos sur Arte - article de Telerama).Que j'aime l'esthétique de ces montagnes ! D'autant plus que même s'il fait très beau ce matin, la distance en trouble un peu la vision, comme un léger brouillard."

Cette fois-ci, j'ai également capté des panoramas que je vous présente en 1 800 px de large
Le Maroc, toujours intéressant pour les retraités français? English translation pending
Bonjour.......
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis
L'Erg du Namib fait son entrée au patrimoine mondial (Namibie) English translation pending
Juin 2013
Lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial, l’Unesco a inscrit ce 21 juin le premier site naturel de Namibie sur la Liste du patrimoine mondial.
http://www.rfi.fr/afrique/20130621-unesco-erg-namibie-patrimoine-mondial-etna-agadez-tianshan-mont-kenya
Voilà une reconnaissance méritée 😉
Lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial, l’Unesco a inscrit ce 21 juin le premier site naturel de Namibie sur la Liste du patrimoine mondial.
http://www.rfi.fr/afrique/20130621-unesco-erg-namibie-patrimoine-mondial-etna-agadez-tianshan-mont-kenya
Voilà une reconnaissance méritée 😉
USA côte ouest et parcs nationaux English translation pending
USA côte ouest et parcs nationaux
Las Vegas – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Hanksville – Bryce Canyon – Las Vegas – Death Valley – Lee Vining – Madera – San Francisco – San Simeon – Los Angeles
Je prend enfin le temps de poster le compte rendu de notre voyage de l'été dernier. En effet, un décès dans la famille et l'organisation d'un futur voyage m'a laissé peu de temps pour corriger notre récit que nos avons écrit chaque soir lors de notre voyage.
Petites précisions, nous sommes une famille de quatre, deux adultes et deux très grands enfants de 18 et 21 ans. Pour nous, les adultes, c'était notre deuxième voyage aux USA. Le but de ce voyage était de retourner sur des sites que nous avions beaucoup apprécié lors de notre premier voyage et de faire découvrir ces merveilles aux enfants.

Lundi 16 juillet 2012
Nous arrivons à l’aéroport de Genève à 10h45, le monsieur de l’agence King Valet est déjà sur place, les papiers sont vite remplis, il prend notre voiture en charge et nous dit qu’il sera là, à la même place, le 5 août quand notre avion arrivera de Londres. Quel service, pas besoin de s’occuper de notre voiture. De plus, le parking pour les 3 semaines nous revient moins cher que de payer le train de notre domicile à l’aéroport pour nous quatre. Nous allons vite au guichet de British Airways, car nous ne sommes pas arrivés à nous enregistrer via le site internet, une page d’erreur s’affichant à chaque fois que nous essayions. Un coup de fil à l’aéroport a réglé le problème de réservation de sièges et c’est à ce moment que nous avons également appris que British Airways nous a surclassés. Chouette !
Les billets sont rapidement émis et les bagages enregistrés. Départ de Genève à 13h50 nous arrivons à Londres à 14h20. Correspondance à Londres sans problème, nous restons dans le même terminal. Nous prenons le vol pour Las Vegas à 17h00 avec 45 minutes de retard. Le vol se passe bien, il est bien agréable d’avoir des sièges plus larges et plus de place pour les jambes. Nous arrivons à 19h10 au lieu de 18h50, on a rattrapé une partie du retard. Les passages de la douane et de l'immigration se font sans problème et très rapidement. Nous prenons une navette pour aller chez Alamo, afin de récupérer notre voiture de location. La dame essaie de nous vendre un 4x4 pour « seulement » $450 de plus. Nous refusons bien sûr, elle insiste un peu, puis fini par nous faire la tête. Nous allons dans la rangée des voitures Full Size et choisissons la nôtre, une Chevrolet Impala blanche. Elle a seulement 17'000 km au compteur, le coffre est grand, donc aucun problème pour mettre tous nos bagages. Nous mettons le GPS de l’iPhone en route, cette application, Live CoPilot, se révèlera d’une grande aide dans les villes.
Arrivée à l’hôtel The Mirage, nous laissons la voiture au Valet Parking juste devant l’entrée de l’hôtel, c’est bien pratique, pas besoin de marcher et en plus c’est gratuit. Il faut juste donner un pourboire. Au check-in, j’explique à la réceptionniste que Mélina fête aujourd’hui ses 18 ans et je demande si c’est possible d’avoir une chambre avec une belle vue sur le Strip. Elle appelle un responsable, lui explique, et celui-ci nous dit que l’hôtel nous offre sa plus belle suite pour les deux nuits. Une suite de 150m2, au dernier étage, avec vue sur la piscine, le bassin avec les dauphins, la tour Eiffel, le César Palace et les fontaines du Bellagio. Tout simplement extraordinaire ! Grand séjour avec bar, immense écran plat, canapé d’angle, table à manger etc., deux chambres avec lits King Sizes, écran plat qu’on peut faire sortir au bout du lit, deux salles de bains avec baignoire, jacuzzi douche et télévision dans chacune d’entre elle, un dressing et une petite pièce avec une table de maquillage. Nous profitons de la vue sur le Strip et de notre suite, nous n’avons pas envie de nous promener dans Vegas ce soir. Mélina n’oubliera pas de sitôt son 18ème anniversaire.
Mardi 17 juillet Las Vegas
Petit déjeuner au buffet de notre hôtel, choix énorme et très bon. Puis visite des hôtels sur le Strip. Grandiose, tout est à la dimension du pays. Nous commençons par notre propre hôtel, puis le Treasure Island, le Wynn, le Venetian, le Caesars Palace, le Bellagio, le Cosmopolitan, le Planet Hollywood et le Paris Las Vegas. Nous ferons les hôtels plus au sud du Strip dans 8 jours. Il y a des boutiques et restaurants partout, les hôtels sont très bien décorés, c’est souvent assez kitsch, mais nous aimons nous promener à l’intérieur ; l y a toujours quelque-chose pour nous surprendre. Les hôtels sont souvent très beaux de l’extérieur, il y en a de tous les styles.
Vers 16h, nous faisons une pause à la piscine de notre hôtel. Pause bien méritée, nous en avons fait des kilomètres en visitant les hôtels. La piscine est très sympa avec sa montagne et sa cascade d’eau. Aucun problème pour trouver des chaises longues, avec les 1000 palmiers plantés dans tout le parc, nous trouvons de l’ombre facilement. Au bout d’une heure, Timothée s’éclipse pour profiter du jacuzzi dans notre suite. Le soir, repas au Wynn avec son magnifique buffet et ensuite retour sur le Strip pour admirer les jets d’eau devant le Bellagio, le volcan devant The Mirage, et tous les hôtels illuminés.
Mercredi 18 juillet Las Vegas – Grand Canyon
Nous prenons notre petit déjeuner dans la suite, oui, nous voulons encore profiter de notre grand salon et de la belle vue. Nous quittons Las Vegas à 9h00, direction le Grand Canyon avec pause de midi à Williams, petite ville située sur la mythique route 66. Nous avons choisi de manger au Cruiser’s Café, décor sympa et surtout une belle terrasse avec un « cowboy » qui joue de la musique Country. Nos hamburgers et frites tardent à arriver : la friteuse est tombée en panne. Le serveur s’en excuse et nous offre une entrée gratuite par personne. Au bout de 45 minutes nous pouvons enfin manger nos frites et hamburgers. Énorme !
Nous arrivons au Grand Canyon vers 16h. Nous apercevons quelques biches près du Visitor Center. La chambre au Maswik Lodge nous semble bien petite et vieille, forcément, après avoir passé deux nuits dans la suite à Las Vegas. Mais ce Lodge est bien placé, un peu en retrait de la foule et seulement en dix minutes à pied du Rim. Nous partons, tout de suite, rejoindre le Rim pour prendre le bus. Il y a une queue immense à l’arrêt de bus et nous décidons de partir à pied. Nous nous arrêtons à chaque point de vue et faisons finalement toute la Hermits Rest Route à pied. Pour nous, les plus belles vues se trouvent entre Hopi Point et Mohave Point. Pour le coucher du soleil nous rejoignons Pima Point, d’où l’on voit très bien le Colorado. Les couleurs changent vite et à 19h45 le soleil disparaît Nous prenons le bus pour rentrer. Petit repas au restaurant de l’hôtel et repos bien mérité.


Jeudi 19 juillet Grand Canyon – Page
Réveil de bonne heure, car les enfants vont faire leur tour en hélico à 9h00. Déjeuner dans la chambre, le ciel est couvert et il pleuvine un peu. Je suis déçue, ils avaient annoncé une belle journée avec du soleil, j’espère que le vol aura lieu et que la vue ne sera pas trop mauvaise. Nous arrivons à l’aéroport de Tusayan à 8h30 comme convenu lors mon coup de fil. Nous avons réservé le grand tour de 50 minutes avec un hélicoptère Ecostar. Il pleuvine toujours, mais dès que l’hélicoptère s’envole la pluie cesse et il y a même quelques éclaircies. Les enfants sont émerveillés par la splendeur du canyon et le vol se passe très bien. Les explications en français sont intéressantes et la musique bien adaptée. Benoît et moi avons fait un vol au-dessus du Grand Canyon lors de notre premier voyage aux Etats-Unis et nous voulions que les enfants puissent aussi vivre cette expérience. Ils ont adoré.
Après avoir pris quelques photos devant l’hélico, nous allons au Visitor Center. Nous n’y apprenons pas grande chose, nous nous sommes bien documentés auparavant. Petite marche jusqu’à Mather Point et Yavapai Point, puis nous prenons la voiture pour faire la Kaibab Rim Route. Il fait moins beau que la veille, les couleurs sont moins belles. Arrêt à Desert View Point, afin de visiter la Watch Tower. Cette tour d’inspiration indienne vaut surtout le coup d’être visité pour les fresques hopis peintes sur les murs. Nous achetons notre pique-nique dans le petit supermarché sur place et poursuivons la route en direction de Page. Le soleil est enfin au rendez-vous, les paysages sont magnifiques, les couleurs des roches sont splendides, du rouge au jaune, nous suivons le petit Colorado River. Il y a de grandes étendues sans habitations, juste quelques caravanes pour les indiens.
Nous nous arrêtons quelques kilomètres avant Page sur le parking qui mène à Horseshoe Bend. Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Il fait très chaud et nous croisons beaucoup de gens qui ont de la peine pour revenir. Au début, le chemin monte un peu, puis ça descend légèrement sur un chemin ensablé. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval. Les couleurs sont extraordinaires, l’eau est très claire, nous apercevons un bateau qui nous semble bien petit. Ce site est vraiment fabuleux, nous prenons pleins de photos. Le retour à la voiture se fait également sans problème, heureusement nous avons prévu pas mal d’eau.

Arrivée à Page vers 16h et check-in à l’hôtel Courtyard by Mariott. Les enfants profitent de la piscine et du jacuzzi avant de faire la Scénic Drive au Lake Powell. Malheureusement le ciel se couvre, nous voyons même quelques éclairs au loin. Nous décidons de retourner en ville pour le souper. A l’hôtel les enfants profitent du Wifi gratuit pour envoyer des WhatsApp aux copains, Benoît et moi profitons de la belle terrasse près de la piscine.
Vendredi 20 juillet Page – Monument Valley
Petit déjeuner dans la chambre et départ de Page à 8h15. Seulement 15 min plus tard nous arrivons à Lower Antelope Canyon. La descente dans le canyon par une toute petite fente et une échelle est assez impressionnante, on voit l’entrée du canyon seulement à la dernière minute. Les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables. Toute la balade guidée se fait au fond du canyon et on descend des échelles métalliques de temps en temps. Le soleil entre à plusieurs endroits dans le canyon et la palette de couleurs est tout simplement extraordinaire. Nous passons une heure dans le canyon, nous sommes une vingtaine de personnes, nous prenons le temps pour faire des photos, et finalement notre groupe est dispersé sur une cinquantaine de mètres, nous voyons parfois plus les autres membres du groupe. Notre guide Navajo est gentille et donne de bonnes explications. A un endroit, le sable est pas mal remué et la guide explique que ce sont des serpents à sonnette qui ont laissé ces traces. Chaque matin, avant l’ouverture du canyon, les navajos contrôlent le canyon et enlèvent les serpents qui s’y trouvent.

Nous remontons à la surface par un long escalier. Nous ne visiterons finalement pas le Upper, la guide Navajo nous a dit que les couleurs sont moins intenses et qu’il y a beaucoup plus de monde, jusqu'à 400 personnes en même temps dans le canyon. Nous avons lu sur différents forums la même chose, trop de monde, difficultés pour faire des photos, etc., nous nous contentons donc du Lower. Il est encore tôt et nous décidons d’avancer jusqu’à Antelope Point Marina. D'ici nous avons une belle vue sur le Lake Powell. Après quelques photos, nous prenons la route direction Monument Valley.
Nous arrivons à Monument Valley vers 14h30 et découvrons ce magnifique paysage, on se croirait en plein western. Nous profitons de faire des photos depuis la terrasse du Visitor Center et visitions le petit musée au sous-sol. Puis nous partons de suite faire la piste qui se faufile entre les gigantesques blocs rocheux éparpillés dans le désert, formant un circuit de 17 miles. Le début de la piste est assez défoncé, mais tout à fait praticable avec une berline. Nous nous arrêtons à tous les points de vue, nous prenons le temps de profiter de ces paysages. Ces formations rocheuses sont vraiment impressionnantes, de formes très variées, rappelant parfois l’aspect d’animaux. Elles sont surtout impressionnantes de part de leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Elles s’appellent butt quand elles sont plus hautes que larges et mesa quand elles sont plus larges que hautes.
Après 3 heures de piste, retour au départ et check-in à l’hôtel The View. Nous avons réservé la catégorie de chambre la moins chère, mais recevons une chambre au premier étage, éloignée du restaurant, donc avec une vue magnifique sur les buttes. Nous prenons le repas au restaurant de l’hôtel, notre table est juste derrière la baie vitrée, cela nous permet de profiter de la belle vue. Le ciel commence à se couvrir, il y a de plus en plus de nuages, mais le coucher du soleil est quand-même beau. Après le souper, le soleil est couché, sur la terrasse de l’hôtel, un western est projeté sur le mur extérieur. Ambiance bien sympathique, nous le regardons un moment avant de rejoindre notre chambre.

Samedi 21 juillet Monument Valley – Moab
Je me réveille à 5h40, je sors tout de suite sur le balcon pour voir si le ciel est dégagé ou pas. Magnifique, aucun nuage à l’horizon, je distingue bien les buttes. La lune est belle et il y a des étoiles. Je vois une voiture partir sur la piste et j’entends des gens chuchoter sur d’autres balcons. Je profite de ce calme pendant une demi-heure avant de réveiller les autres. Le ciel s’éclaircit petit à petit et le soleil apparaît. Quel spectacle magnifique !
Sitôt le petit déjeuner pris à l’hôtel (nous avons reçu un bon de réduction de 5$ par personne), départ pour Moab. Sur la route, arrêt à Gosseneck State Park. Nous nous attendions à mieux, est-ce le ciel très clair, la mauvaise luminosité ? Nous sommes un peu déçus de ce State Park.
Arrivée à Moab vers 11h. Nous mangeons rapidement chez Pasta Jay’s et avançons à notre hôtel La Quinta Inn. Puis nous achetons quelques victuailles dans un supermarché pour le repas du soir prévu dans la chambre de l’hôtel. Ensuite, nous allons à Arches National Park. Nous nous arrêtons à plusieurs points de vue avant d’aller à Windows Section. Nous décidons de faire le primitif Trail autour de South et North Windows et Turret Arches. Il n’y a personne, les gens s’arrêtent soit sur le parking ou alors juste devant les arches, mais ne vont pas plus loin. Pourtant cette marche n’est vraiment pas longue, nous avons mis un peu plus de 30 minutes. Puis nous nous déplaçons vers Double Arch. Ici, la balade est très courte et il y a un peu plus de monde. Nous avons de l’avance sur le programme, il est trop tôt pour monter à Delicat Arch pour le coucher du soleil. Mais le ciel se couvre légèrement, il est très orageux, nous voyons des éclairs au loin. Nous décidons de monter toute de suite à Delicat Arch. Cette randonnée est vraiment très belle, ça monte un peu, il fait chaud, mais on est vraiment récompensé en arrivant. Un dernier virage et Delicat Arch apparait dans toute sa splendeur. Qu’est-ce que cette arche est belle toute seule au bord de la falaise.

De plus il y a très peu de monde, aucun problème pour la prendre en photo sans personne dessus. Le ciel se dégage à nouveau, nous profitons d’un coin à l’ombre pour nous reposer. Après de nombreuses photos, de loin, de près, de dessous, seule ou avec nous, le ciel se couvre de nouveau et l’orage approche. Nous décidons de redescendre, attendre le coucher du soleil serait trop long et il y a grande chance que l’orage éclate. De toute façon, en cette fin d’après-midi la couleur de la roche est déjà bien orangée et le ciel orageux lui donne de jolies teintes. Nous aurons mis à peine une heure pour monter et 45 minutes pour descendre.
En rentrant nous nous arrêtons encore une fois à Wall Street, puis essayons de photographier les éclairs qui sont de plus en plus nombreux. Avant de sortir du Parc, arrêt au Visitor Center, nous regardons le film et visitons le petit musée. Arrivés à Moab, les rues sont mouillées, l’orage est passé par là. Souper dans la chambre de l’hôtel, puis repos.
Dimanche 22 juillet Moab – Arches – Canyonlands – Dead Horse State Park – Hanksville
Aujourd’hui, grosse journée de prévue. Réveil assez tôt, petit déjeuner compris à l’hôtel, arrivé à Arches, Devils Garden à 9h00. Randonnée jusqu’à Landscape Arch, la plus grande du parc, près de 90 mètres de long. Le ciel est malheureusement couvert. Au retour nous avançons vers Pine Tree Arch et Tunnel Arch. Timothée a cherché des serpents tout du long, mais nous avons juste vue un petit lapin.

Nous reprenons la voiture, arrêt à Fiery Furnace Point, puis retour à Moab pour prendre notre repas de midi à la Moab Brewery. Nous partons à Canyonlands, la route est belle et il y a de magnifiques points de vue. Nous nous arrêtons au Visitor Center pour voir le film et nous nous rendons à Green River Overlook. Ce point de vue est tout simplement magnifique ! La Green River porte bien son nom. Nous voyons à des kilomètres, personnellement je suis subjuguée.

La route jusqu'au Grand View Point n’est pas très longue, nous avons prévu de faire une randonnée, mais arrivés sur place, le Ranger nous déconseille de partir. En effet, il y a des gros nuages et des éclairs pas très loin. Vont-ils se diriger vers nous ou partir ? Nous attendons une demi-heure, mais on dirait que l’orage s’approche un peu et nous décidons de ne pas prendre de risque.
Nous partons vers Mesa Arch, afin de faire cette toute petite randonnée. Là, pour le moment pas de risque d’orage, donc parfait. Quelle est belle cette arche, surtout la vue qu’elle offre.

Retour à la voiture par un autre chemin tout aussi rapide, puis départ pour Dead Horse Point State Park. A nouveau, une vue magnifique ! Le Colorado dans toute sa splendeur ! Nous marchons le long de la falaise pour voir ce méandre depuis plusieurs points de vue, nous pouvons même voir les bassins de Potasse en contre bas. On dirait des grandes piscines avec une eau bleue turquoise. Les enfants ne veulent pas s’arrêter au Visitor Center et nous décidons de partir pour Hanksville.


Après 2 heures de route nous arrivons dans notre motel. Au check-in, la dame nous donne un bon pour les petits déjeuners dans la station-service juste derrière l’hôtel. Bonne surprise, nous ne savions pas que le déjeuner était compris. C’est un vrai motel américain, il n’y a pas d’autres touristes étrangers. Nous parquons notre voiture devant la porte de notre chambre et partons manger à la station-service un repas typiquement américain : burger-frites. Nous avons goûté au fameux Dr Pepper et au Rotbeer. La déco est aussi très typique et les gens qui s’y arrêtent aussi! Nous sommes contents de nous être arrêtés ici, loin des touristes, dans un bled –« paumé », typiquement américain. Liberté et indépendance comme dans le rêve américain.
Lundi 23 juillet Hanksville – Bryce Canyon
Après avoir bien dormi dans le motel, nous prenons le petit déjeuner dans la station-service. La route direction le Bryce Canyon longe les méandres de la Fremont River, puis traverse le Capitol Reef National Park. Petit arrêt à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle. Nous avons la chance de voir des biches et des faons, ainsi que des castors. Nous reprenons la route, la fameuse National Scenic Byway.
Nous nous arrêtons dans un Subway pour la pause de midi à Escalante, les sandwiches sont bons, il y a un choix énorme. Nous arrivons à Bryce vers 13h30. A l’hôtel Best Western Ruby’s Inn, nous recevons une chambre dans un bâtiment à deux étages au fond du complexe hôtelier juste devant l’étang. La chambre est tranquille, loin de la route. Nous reprenons la voiture et allons à Sunset Point. La vue sur l’amphithéâtre est magnifique ! De Sunset Point nous marchons jusqu'à Sunrise Point et descendons dans l’amphithéâtre par le Queens Garden Trail. Il y a beaucoup de petits écureuils dans le parc, ils s’approchent de nous dès qu’on se pose et qu’on grignote quelques choses. Arrivés en bas, nous allons voir la « reine », puis nous continuons sur le Navaho Loop Trail. La montée se fait à l’ombre et au bout de deux heures de marche, nous arrivons de nouveau à Sunset Point. Contrairement à ce que j’ai pu lire, nous ne trouvons pas cette montée très difficile, ça monte régulièrement et le chemin est très bien aménagé. Nous visitons encore les autres points de vue de l’amphithéâtre et décidons de ne pas faire les points de vue au fond du parc, car le ciel se couvre et l’orage approche.


En rentrant vers l’hôtel, nous nous arrêtons sur le bord de route pour observer des chiens de prairie. Il y en a une dizaine, ils sont vraiment trop choux. Il commence à pleuvoir, dommage pour le coucher du soleil qu’on ne verra pas. Après un tour dans les boutiques, nous allons manger au buffet de l’hôtel.
Mardi 24 juillet Bryce Canyon – Las Vegas
Il ne fait pas beau, donc pas de magnifique lever du soleil pour nous. Nous quittons Bryce sous un ciel couvert et seulement après quelques kilomètres, le soleil apparaît. Red Canyon sous le ciel bleu profond est magnifique, la roche est très orangée, dommage, nous n’avons pas le temps de faire une randonnée. La route jusqu’à Zion est très belle, il est difficile de faire des photos, il n’y a presque pas de possibilité de s’arrêter au bord de la route. Le ciel se couvre à nouveau, nous avons une attente d’environ dix minutes avant de pouvoir traverser le tunnel du parc.
Nous avons choisi de ne pas visiter Zion, nous l’avons fait il y a 22 ans. Nous préférons avancer le plus rapidement possible à Las Vegas, les enfants veulent faire les Outlets et nous voulons encore visiter tous les hôtels au sud du Strip. Nous pique-niquons en sortant du parc et reprenons très rapidement la route. Le premier bout sur l’autoroute est tout simplement magnifique. La route serpente entre des rochers rouges, monte et descend avant de traverser une étendue bien plate jusqu'à Las Vegas. Dans les Outlets, Tim et Mélina n’ont aucun problème à remplir la quatrième valise vide que nous avons apportée depuis la Suisse. Chez Levis il y a la foule, même Benoît et moi y trouvons notre bonheur. A l’hôtel New-York New York une queue énorme pour le check-in nous attend. Il y a seulement deux employés et un des deux est vraiment très lent, il ne passe pas moins de 20 minutes par personne. Après avoir réclamé, la responsable arrive pour donner un coup de main. Mauvaise organisation, vraiment rien à voir avec ce qu’on a connu à l’hôtel The Mirage.
Nous mangeons au restaurant italien Il Fornaio de notre hôtel, très bon, mais par rapport au buffet des hôtels trop cher. A Las Vegas il est vraiment conseillé de manger aux buffets all you can eat. Même s’il y la queue pour y entrer, il faut y aller. L’attente pour y rentrer n’est pas plus longue que l’attente pour être servi dans un autre restaurant. En sortant du restaurant, nous visitons le sud du Strip by night et le Luxor et le Mandalay Bay à l’intérieur. Nous nous arrêtons également aux MMM’s et Coca Cola shops. La rue est bondé de monde, bizarrement, il y a très peu de monde à l’intérieur du Luxor et du Mandalay Bay.

Mercredi 25 juillet Las Vegas – Furnace Creek
Petite grasse matinée pour la première fois depuis le départ de la maison, réveil vers 9h. Ensuite, visite de notre hôtel le New York New York, puis nous allons au Bellagio pour déguster le fameux buffet. Tout simplement énorme, tout comme notre ventre à la sortie. Très grand choix, très belle présentation et bien sûr très bon. Nous avons payé l’entrée du buffet à 10h45, donc le prix du petit déjeuner, mais à partir de 11 heures, ils ouvrent également les buffets de midi. Pour le prix du petit déjeuner nous avons pu profiter des deux buffets, cela vaut vraiment la peine, nous ne le savions pas.
Ensuite visite de l’hôtel MGM, nous n’avons pas eu le temps de le faire hier soir. Puis encore quelques photos des hôtels à l’extérieur sous le beau ciel bleu. Bien sûr, avant de quitter Las Vegas, passage obligé devant le panneau lumineux qui se trouve au début du Strip : Welcome to Las Vegas. Nous quittons Las Vegas vers 15h, direction la vallée de la mort. Après 2 heures de route, nous entrons dans le Death Valley National Park. Ce parc national est le plus chaud et le plus aride de tous les Etats Unis. Premier arrêt à Zabriskie Point où nous découvrons la chaleur de la vallée. Ensuite direction le point le plus bas de la vallée, Badwater, moins -83 mètres sous le niveau de la mer. Nous ne savons pas quelle température il fait, car le thermomètre de la voiture ne fonctionne pas. Plus tard, à l’hôtel, on nous dit qu’il a fait 50 degrés aujourd'hui. Retour de Badwater par une petite route qui s’appelle Artist Drive. Nous découvrons un amphithéâtre naturel dont les pigments minéraux ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses. Cela donne l’Artist Palette, superbe ! Le nom est vraiment bien choisi, la roche avec toutes ces couleurs est vraiment belle, surtout en fin de journée. Il y a toutes les tonalités de jaunes, orange, rouge, mais également du vert et violet. Avant d’aller à l’hôtel, nous retournons à Zabriskie Point pour le coucher du soleil. C’est très beau, nous garderons un très bon souvenir de Death Valley.

Le check-in au Furnace Creek Ranch se fait très rapidement. Nous soupons au Corckscrew saloon puis Benoît et moi allons un moment à la piscine. Les enfants restent dans la chambre, ils profitent du wifi pour donner des nouvelles aux amis.
Jeudi 26 juillet Furnace Creek – Lee Vining
Petit déjeuner dans la chambre, les uns sur le balcon, les autres sur le lit. Avant de partir, nous visitons le musée dédié à la vallée de la mort, il y une partie à l’intérieur et une autre à l’extérieur. Il fait déjà chaud, nous partons direction Stovepipe Wells, afin de faire un tour dans les dunes de sable. C’est un endroit sympa, nous marchons un peu dans les dunes, mais il fait trop chaud pour aller trop loin. Les litres d’eau sont indispensables. Avec une glacière en sagex achetée à Las Vegas et des glaçons que nous prenons dans les distributeurs des hôtels, nous arrivons à avoir de l’eau fraîche tous les jours.
Ensuite, longue route en direction Lee Vining. La sortie de la vallée se fait sans trop de soucis. Sauf à un moment donné, en descendant le Towne Pass, les freins font un drôle de bruit et quand je freine la voiture fait de drôles de secousses. Heureusement nous montons de nouveau, donc pas besoin de freiner. Petit arrêt photo pour prendre quelques clichés des Joshua Trees, arbres de Josué. De l’autre côté de la montagne il fait moins chaud et les freins fonctionnent de nouveau normalement. Ouf ! Nous nous arrêtons à Bishop, dans un MC Do, premier du voyage, ce n’est vraiment pas cher par rapport à la Suisse. En arrivant aux abords du Mono Lake, nous nous arrêtons au South Tufa area, le pass des parcs nationaux nous permet d’y rentrer gratuitement. Ce lac a la particularité d’avoir une très forte concentration en sel et donc de superbes concrétions calcaires, mais également d’être une réserve naturelle pour de nombreuses espèces d’oiseaux. L’endroit est très beau, nous resterions volontiers plus longtemps ici, mais nous voulons encore avancer à Bodie.
La route jusqu'à Bodie nous semble longue, le dernier bout est une piste où nous sommes obligés de rouler lentement. Nous passons deux heures à nous promener dans cette ville fantôme. Nous arrivons à l’hôtel Lake View Lodge vers 19h. Cet hôtel est bien sympathique avec son beau parc, il y a des fleurs partout et quelques tables pour pique-niquer. Nous prenons le souper au Whoa Nellie Deli, station-service-resto, conseillé par le guide du routard, et effectivement, très bon repas avec en plus, ce soir, une soirée Country.
Vendredi 27 juillet Lee Vining – Madera
Petit déjeuner dans le parc devant l’hôtel puis départ pour Yosemite National Park. On monte pour passer le Tioga Pass et nous nous arrêtons à plusieurs points de vue. Les petits lacs de montagne sont superbes. Vers une prairie, plusieurs voitures sont arrêtées, nous faisons de même pour aller voir ce qui se passe. Au fond de la prairie, il y a un coyote, il est très loin, nous l’observons avec nos jumelles. Peu avant Yosemite Village, Mélina aperçoit un cerf. Nous sortons de la voiture pour le prendre en photo, il n’a pas l’air d’avoir peur, nous pouvons nous approcher assez près.
Nous nous garons sans problèmes sur un grand parking près du Visitor Center et partons faire la petite randonnée des Yosemite Falls. Quelle déception, il n’y a pas d’eau ! Heureusement, nous rencontrons quelques biches et de très beaux oiseaux bleus. Nous pique-niquons au bord d’un petit ruisseau, il n’y a pas beaucoup d’eau, mais l’endroit est sympathique. De retour au Visitor Center nous allons regarder le film et l’exposition qui s’y trouve. Il était prévu d’aller faire la randonnée jusqu'au Vernal Falls, mais avec ce manque d’eau dans le parc, nous décidons d’avancer directement à Mariposa Grove. En effet, en Suisse, nous sommes gâtés en ce qui concerne les chutes d’eau et les randonnées en montagne, donc Yosemite Valley nous a un petit peu déçu, pareil qu’il y a 22 ans. Nous aurions dû rester en haut du Tioga Pass, là, le paysage avec les lacs était vraiment beau.

Nous nous arrêtons à Tunnel View pour prendre la vallée et les Bridalveil Falls en photo. Cette chute a aussi très peu d’eau, mais ça doit être très beau au printemps ou au début de l’été. Nous prenons le risque de ne pas nous arrêter à Wawona, malgré la pancarte qui indique que le parking de Mariposa Grove est complet. Nous avons bien fait, il reste plusieurs places de parc, même à l’ombre. Nous commençons la randonnée par Fallen Monarch et Bachelor and Three Graces, ces Sequoias sont vraiment grands c’est impressionnant. Nous voyons California Tunnel Tree avec son tronc creusé, il porte vraiment bien son nom. Plus nous montons, plus il y a de grands arbres et moins il y a de monde. Nous faisons exprès d’emprunter des petits sentiers, c’est calme, il y a des arbres et des fleurs partout. Nous rencontrons aussi beaucoup d’écureuils et faisons finalement la grande boucle de 3 heures avec la visite du musée, qui est très petit.
Il est 18h30, lorsque nous quittons le parc, en ayant auparavant passé nos pieds et jambes sous l’eau, car nous sommes bien empoussiérés, bien plus que dans les autres parcs nationaux. Nous prenons l’essence à Oakhurst et demandons au caissier de nous indiquer un bon restaurant. Il nous indique un ranch restaurant à dix km d’ici direction Yosemite. Cela nous embête de retourner dans cette direction, mais nous y allons quand même. Bien nous en a pris, car nous mangeons les meilleurs morceaux de viande du voyage, voire de toute notre vie. Tout d’abord, afin de nous faire découvrir les spécialités, le chef nous offre un « petit » morceau pour déguster (une tranche de 150 grammes !). Nous sommes enchantés et commandons quatre prime ribs (mais pas les ribs de chez nous, ça ressemble à un steak, mais beaucoup plus tendre) avec accompagnement. Nous avons le choix entre deux grandeurs de steaks, nous prenons les « petits » et Tim choisi le « grand ». Jamais nous n’avons vu un steak aussi grand et épais. Nous demandons à la serveuse le poids du steak, il pèse 650 grammes et n’a même pas d’os. Tim le finira totalement, lui n’étant normalement pas trop fan de steak, mais celui-ci était comme du beurre ! La salade en entrée, la pomme de terre au four et les légumes qui accompagnent le steak sont aussi très bons.
Avec notre ventre plus que plein, nous reprenons la route jusqu'à Madera, hôtel Spring Hill Suites Marriott. Nous avons une petite suite, vraiment très bien, pas chère, petit déjeuner compris. Nous avons bien fait de rouler jusqu’à ici et de ne pas dormir dans un hôtel autour du parc, souvent trop cher par rapport ce qu’il offre.
Samedi 28 juillet Madera – San Francisco
Nous faisons notre deuxième grâce matinée du voyage et prenons notre temps au buffet du petit déjeuner. Nous partons de Madera à 11h00, nous trouvons beaucoup de circulation aux abords de San Fransisco. Il y a même un bouchon devant le pont d’Oakland. C’est un très beau pont, payant, mais nous voulions absolument le traverser. En plus, passer par ce côté de San Francisco ne rallonge pas notre temps de route. Avec l’aide du CoPilot de l'i Phone, nous trouvons très facilement notre hôtel, le Holliday Inn Civic Center, quelle bonne idée cette application, merci Internet et Forum Voyage. Nous laissons la voiture au parking de l’hôtel, cela nous coûte $126 pour les trois jours. Très cher, mais pratique et laisser la voiture dans les rues est risqué d’après les internautes, tout comme la réceptionniste de l’hôtel. Nous achetons les cartes des transports publics pour trois jours, nous les rentabiliseront largement.
Il y a une queue énorme pour prendre le Cabel Car et nous décidons de prendre le tram jusqu'à Fishermen’s Warf. Petite visite du Pier 39 où nous nous attardons surtout vers les lions de mer. Ces derniers sont très rigolos. Nous partons voir le Golden Gate Bridge, impossible de trouver un restaurant dans le coin. Nous prenons donc un bus, afin de retourner au centre-ville. Dans le bus, un monsieur entame une discussion avec Tim et Mélina. Qu’est-ce qu’il est drôle, il ne comprend pas que nous voulons aller jusqu'à Los Angeles, il trouve cette ville très moche. Tim profite de le questionner sur le Marathon qui aura lieu demain, nous avons vu des affiches en ville et nous nous demandons quelles rues seront fermées. En effet nous aimerions faire la 49 Mile Scenic Drive demain, mais cela risque d’être difficile.
Nous sortons du bus au quartier chinois et Tim demande dans une boutique quel restaurant est le meilleur du coin. Le vendeur nous indique un restaurant pas très loin. Il y a plein de monde, le restaurant, Oriental Pearl, est complet et on nous dit de revenir dans 20 minutes. Vingt minutes plus tard nous commandons nos plats, ils sont vraiment excellents ! Ce restaurant a reçu plein de distinctions et plusieurs stars sont venues manger ici. Retour à l’hôtel avec le Cabel Car et le tram.
A l’hôtel, quand Benoît prend sa douche, en tirant sur le bout de métal pour que l’eau arrive jusqu'au pommeau de douche, tout se décroche, le petit bout de métal avec toute la robinetterie. Tim descend à la réception, mais le concierge est déjà parti. Ils ne peuvent rien faire pour nous. Un peu plus tard, le téléphone sonne, le réceptionniste nous propose de faire notre douche dans une autre chambre, qui n’est pas adapté pour quatre personnes, mais qui est la seule à être libre. Mélina, Tim et Benoît montent au 10ème étage pour faire leur douche, moi j’avais fait la mienne avant que la robinetterie se casse.
Dimanche 29 juillet San Francisco
Petit déjeuner dans la chambre, puis Tim et moi descendons à la réception afin de régler ce problème de douche. Ils vont la réparer dans la matinée, Tim demande un geste pour ce désagrément et nous recevons 4 bons pour le buffet du petit déjeuner d’une valeur de $80.
Aujourd’hui, notre planning sera un peu chamboulé à cause du marathon. Nous partons visiter Union Square et avançons au quartier chinois pour le voir de jour, la petite fabrique de biscuits chinois est assez sympa, puis nous prenons le bus pour aller dans le quartier Telegraph Hill. Nous montons au Coit Tower à pied par des petites ruelles et allons jeter un coup d’œil aux fresques à l’intérieur. Nous descendons pour aller rejoindre Lombart Street, la fameuse route sinueuse qu’on peut voir dans certains films américains. Nous la montons à pied et prenons non loin de là le Cabel Car qui nous ramène à Powel Station. Jusqu'à l’hôtel, il a dix minutes à pied, nous profitons de jeter un coup d’œil au Civic Center et d’acheter des pêches au marché. Nous récupérons notre voiture afin de faire un bout de la 49 Mile Scenic Drive et par la même occasion de traverser le Golden Gate Bridge et d’avancer à Sausalito. Nous traversons Nob Hill et Russian Hill, puis allons au premier point de vue à Fort Point, de là nous traversons le Golden Gate Bridge et faisons tout de suite notre deuxième arrêt au point de vue sur le côté droit du pont. Puis nous passons de l’autre côté de la route et avançons jusqu’au Fort Baker. Ici la vue est tout simplement magnifique, de plus le soleil est bien orienté, donc idéal pour faire des photos. Le Golden Gate Bridge dans toute sa splendeur, pas un seul nuage, pas de brume, uniquement un ciel bleu.

A Sausalito, nous nous promenons au bord de l’eau et dans la rue principale. Il y a de très jolies maisons accrochées à la colline et des maisons sur pilotis au bord de la baie. Pour revenir à San Francisco, il faut payer le pont. En effet, il est gratuit dans le sens sud-nord mais pas dans le sens nord-sud. Nous suivons le Pacific, il y quelques jolis points de vue. Nous rentrons dans Golden Gate Park, il est immense et nous nous perdons à plusieurs reprises. En effet, les pancartes de la 49 Miles Scenic Drive, une mouette sur un panneau bleu, ne sont pas toujours bien visibles. En sortant du parc, nous allons à Alamo Square, afin de voir les Painted Ladys. Ces maisons aux couleurs pastelles sont très jolies et la vue depuis le parc est magnifique. Les enfants ont faim et Benoît est fatigué, nous décidons de ne pas poursuivre la route, tant pis pour le quartier Mission et les Twin Peaks. Nous rentrons à l’hôtel et mangeons dans le restaurant de celui-ci. Après le repas nous allons voir le Civil Center illuminé.

Lundi 30 juillet San Francisco
Petit déjeuner américain à l’hôtel, c’est très bon le buffet bien garni et avec nos bons nous ne payons rien. Départ vers la 5th Street pour faire les magasins puis nous prenons le tram pour aller au Ferry Building. Nous visitons le Financial District et le Wells Fargo History Museum. Ce musée est vraiment sympathique, nous pouvons même imprimer une photo de nous en train de « construire » le Golden Gate Bridge.
Nous retournons au Pier 39, afin de revoir les lions de mer. Ils sont plus nombreux qu’avant-hier et surtout ils bougent beaucoup plus, il y en a même plusieurs dans l’eau. Encore quelques boutiques à faire, nous achetons également un grand seau de mini-donuts. Ce n’est pas très sain, même pas du tout, mais c’est tellement bon ! Nous visitons également le Pier 45 et le musée mécanique des automates. Ce musée est vraiment sympa ! Puis nous allons voir les bateaux dans le parc national au Hyde Street Pier. Ici nous pouvons utiliser notre Pass des parcs nationaux et ne payons donc pas l’entrée. La visite du voilier est vraiment intéressante, surtout la soute du bateau. Il y aussi un sous-marin, le USS Pampanito et un ferry.
Repas du soir chez Cioppino’s, restaurant italien, le risotto aux crevettes est très bon et les pâtes au saumon de Mélina le sont également. Nous retournons au Pier 39 pour voir le soleil se coucher sur le Golden Gate Bridge. Retour à l’hôtel avec le Cable Car, bien sympathique pour finir cette belle journée.
Mardi 31 juillet San Francisco – San Simeon
Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Monterey. Il y a quelques ralentissements sur l’autoroute et nous mettons un peu plus de temps à y aller que prévu. Pique-nique à Monterey près de l’aquarium. Les enfants nous disent qu’ils ont bien envie de le visiter. Pourquoi pas, nous laissons la voiture sur le parking du supermarché. Il n’y a pas de queue à la caisse de l’aquarium et le monsieur très sympa, nous fait sans problème le rabais étudiant pour nos enfants. L’aquarium est très grand et vraiment bien fait, il y a beaucoup d’espaces ludiques pour les enfants. En fait, il faudrait y venir avec des enfants plus jeunes Il y a entre autres, des hippocampes, méduses, requins, pingouins et bien sûr les fameuses otaries. Nous y passons au moins 3h30 et quand nous retournons à la voiture, surprise, nous avons une amende sur le pare-brise, 35 dollars. Il était en effet écrit, que nous pouvions stationner qu’une heure sur le parking du supermarché. On a essayé, ce sera pour notre pomme.
Nous quittons Monterey, faisons un petit arrêt à Carmel et empruntons la route côtière avec de magnifiques points de vue sur l’océan. Cette route est longue et pleine de virages. Petite pause sur une plage, puis arrêt au Julia Pfeiffer Burns State Park. Un tunnel piétonnier sous la Hwy 1 conduit à la falaise d’où la Mc Way Creek se jette dans le Pacifique. C’est la seule chute d’eau de Californie à se jeter directement dans le Pacific.

Dernier arrêt pour voir les éléphants de mer au Point Piedras Blancas. Ils sont rigolos à observer, mais au bout d’une demie heure nous partons, car il commence à faire nuit et froid. Repas et nuit à l’hôtel Best Western Plus Cavalier. Très bel emplacement, au bord de la falaise avec vue sur le Pacific.
Mercredi 1 août San Simeon – Los Angeles
En partant de l’hôtel, nous retournons voir les éléphants de mer, spectacle toujours aussi impressionnant et en plus ce matin, il y a des personnes de l’association « Friends of the Elephant Seal » qui donnent des explications. Certains jouent dans l’eau, deux grands mâles se bagarrent et il y a même quelques jeunes, ce qui est inhabituel à cette période de l’année.
Nous reprenons la route, direction LA avec le soleil. Arrêt à Santa Barbara pour la pause de midi. Nous nous promenons sur la fameuse plage et allons voir la mission. A l’approche de Los Angeles, les autoroutes s’élargissent et la circulation augmente. Encore une fois, merci CoPilot, car il nous dirige au bon endroit. Petite pause à l’hôtel Best Western Mikado, puis nous partons visiter Hollywood Boulevard. Nous prenons les étoiles des stars en photo, mais nous ne pouvons aller jusqu’au Mann’s Chinese Theatre, car il y a la présentation du film « Total Recall ». Il y a des policiers partout, les stars arrivent avec des grosses limousines et les Bodyguard. Il y a un monde fou, les gens crient quand ils reconnaissent une star. Jessica Biel et Colin Farrell jouent dans ce film. Mélina est super contente : être sur Hollywood Boulevard quand il y a une avant-première d’un film est vraiment inoubliable. C’est vrai que c’est sympa de voir ceci en vrai, mais cela perturbe un petit peu notre planning. Nous soupons non loin du Chinese Theatre et rentrons à notre hôtel, il est trop tard pour monter au Mont Hollywood.
Jeudi 2 août Los Angeles
Réveil matinal, nous prenons le petit déjeuner, compris dans le prix de la chambre, dans le restaurant Japonais juste à côté. Aujourd’hui, visite des Studios Universal. C’est un parc d’attraction et un studio de production cinématographique de la société NBC Universal. Dès l‘arrivée au parc, nous faisons le Studio Tour avec le train. Mélina et moi sommes contentes de voir Wisteria Lane, dommage qu’on ne puisse pas sortir du train. Après le tour, nous allons tout de suite faire the Simpsons Ride, Jurassic Park et les autres attractions du studio inférieur, puis nous montons au studio supérieur. Là nous enchainons avec Animal Actors, Special Effects Stage, House of Horrors, Terminator 2, Shrek, Waterworld, etc. Heureusement nous n’avons pas pris le Front of Line Pass, aucun problème pour voir toutes les attractions en une journée. Nous nous promenons à Universal City Walk, il y a plein de magasins et beaucoup de restaurants. L’ambiance est sympa, nous mangeons dans un restaurant mexicain.
Vendredi 03 août Los Angeles
Dernière journée de notre périple aux USA. Nous montons voir le sigle HOLLYWOOD. Depuis le parking où nous nous trouvons nous pouvons également voir la villa de Madonna. Nous retournons au Mann’s Chinese Theatre pour voir les empreintes des mains et pieds des stars. Puis nous allons à Beverly Hills, afin de passer devant quelques belles maisons. Nous nous arrêtons devant Witch’s House, cette maison toute biscornue a servi de décor au tournage du film Hänsel et Gretel, un film muet datant de 1921. Ensuite nous partons à Venice Beach, nous pique-niquons sur la plage et allons-nous promener au long des canaux. Cet endroit est vraiment sympathique, mais avoir une maison ici avec tous les touristes qui passent doit quand même être pénible.
Nous devons rejoindre l’aéroport International de Los Angeles et redonner notre voiture. Tout se passe sans problème, l’avion décolle à 19h55 comme prévu. Nous volons avec American Airlines (le service est moins bien qu’avec British) jusqu’à Londres, puis avec British Airways de Londres à Genève. Nous sommes contents de notre voyage et avons de superbes souvenirs plein la tête.
Las Vegas – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Hanksville – Bryce Canyon – Las Vegas – Death Valley – Lee Vining – Madera – San Francisco – San Simeon – Los Angeles
Je prend enfin le temps de poster le compte rendu de notre voyage de l'été dernier. En effet, un décès dans la famille et l'organisation d'un futur voyage m'a laissé peu de temps pour corriger notre récit que nos avons écrit chaque soir lors de notre voyage.
Petites précisions, nous sommes une famille de quatre, deux adultes et deux très grands enfants de 18 et 21 ans. Pour nous, les adultes, c'était notre deuxième voyage aux USA. Le but de ce voyage était de retourner sur des sites que nous avions beaucoup apprécié lors de notre premier voyage et de faire découvrir ces merveilles aux enfants.

Lundi 16 juillet 2012
Nous arrivons à l’aéroport de Genève à 10h45, le monsieur de l’agence King Valet est déjà sur place, les papiers sont vite remplis, il prend notre voiture en charge et nous dit qu’il sera là, à la même place, le 5 août quand notre avion arrivera de Londres. Quel service, pas besoin de s’occuper de notre voiture. De plus, le parking pour les 3 semaines nous revient moins cher que de payer le train de notre domicile à l’aéroport pour nous quatre. Nous allons vite au guichet de British Airways, car nous ne sommes pas arrivés à nous enregistrer via le site internet, une page d’erreur s’affichant à chaque fois que nous essayions. Un coup de fil à l’aéroport a réglé le problème de réservation de sièges et c’est à ce moment que nous avons également appris que British Airways nous a surclassés. Chouette !
Les billets sont rapidement émis et les bagages enregistrés. Départ de Genève à 13h50 nous arrivons à Londres à 14h20. Correspondance à Londres sans problème, nous restons dans le même terminal. Nous prenons le vol pour Las Vegas à 17h00 avec 45 minutes de retard. Le vol se passe bien, il est bien agréable d’avoir des sièges plus larges et plus de place pour les jambes. Nous arrivons à 19h10 au lieu de 18h50, on a rattrapé une partie du retard. Les passages de la douane et de l'immigration se font sans problème et très rapidement. Nous prenons une navette pour aller chez Alamo, afin de récupérer notre voiture de location. La dame essaie de nous vendre un 4x4 pour « seulement » $450 de plus. Nous refusons bien sûr, elle insiste un peu, puis fini par nous faire la tête. Nous allons dans la rangée des voitures Full Size et choisissons la nôtre, une Chevrolet Impala blanche. Elle a seulement 17'000 km au compteur, le coffre est grand, donc aucun problème pour mettre tous nos bagages. Nous mettons le GPS de l’iPhone en route, cette application, Live CoPilot, se révèlera d’une grande aide dans les villes.
Arrivée à l’hôtel The Mirage, nous laissons la voiture au Valet Parking juste devant l’entrée de l’hôtel, c’est bien pratique, pas besoin de marcher et en plus c’est gratuit. Il faut juste donner un pourboire. Au check-in, j’explique à la réceptionniste que Mélina fête aujourd’hui ses 18 ans et je demande si c’est possible d’avoir une chambre avec une belle vue sur le Strip. Elle appelle un responsable, lui explique, et celui-ci nous dit que l’hôtel nous offre sa plus belle suite pour les deux nuits. Une suite de 150m2, au dernier étage, avec vue sur la piscine, le bassin avec les dauphins, la tour Eiffel, le César Palace et les fontaines du Bellagio. Tout simplement extraordinaire ! Grand séjour avec bar, immense écran plat, canapé d’angle, table à manger etc., deux chambres avec lits King Sizes, écran plat qu’on peut faire sortir au bout du lit, deux salles de bains avec baignoire, jacuzzi douche et télévision dans chacune d’entre elle, un dressing et une petite pièce avec une table de maquillage. Nous profitons de la vue sur le Strip et de notre suite, nous n’avons pas envie de nous promener dans Vegas ce soir. Mélina n’oubliera pas de sitôt son 18ème anniversaire.
Mardi 17 juillet Las Vegas
Petit déjeuner au buffet de notre hôtel, choix énorme et très bon. Puis visite des hôtels sur le Strip. Grandiose, tout est à la dimension du pays. Nous commençons par notre propre hôtel, puis le Treasure Island, le Wynn, le Venetian, le Caesars Palace, le Bellagio, le Cosmopolitan, le Planet Hollywood et le Paris Las Vegas. Nous ferons les hôtels plus au sud du Strip dans 8 jours. Il y a des boutiques et restaurants partout, les hôtels sont très bien décorés, c’est souvent assez kitsch, mais nous aimons nous promener à l’intérieur ; l y a toujours quelque-chose pour nous surprendre. Les hôtels sont souvent très beaux de l’extérieur, il y en a de tous les styles.
Vers 16h, nous faisons une pause à la piscine de notre hôtel. Pause bien méritée, nous en avons fait des kilomètres en visitant les hôtels. La piscine est très sympa avec sa montagne et sa cascade d’eau. Aucun problème pour trouver des chaises longues, avec les 1000 palmiers plantés dans tout le parc, nous trouvons de l’ombre facilement. Au bout d’une heure, Timothée s’éclipse pour profiter du jacuzzi dans notre suite. Le soir, repas au Wynn avec son magnifique buffet et ensuite retour sur le Strip pour admirer les jets d’eau devant le Bellagio, le volcan devant The Mirage, et tous les hôtels illuminés.
Mercredi 18 juillet Las Vegas – Grand Canyon
Nous prenons notre petit déjeuner dans la suite, oui, nous voulons encore profiter de notre grand salon et de la belle vue. Nous quittons Las Vegas à 9h00, direction le Grand Canyon avec pause de midi à Williams, petite ville située sur la mythique route 66. Nous avons choisi de manger au Cruiser’s Café, décor sympa et surtout une belle terrasse avec un « cowboy » qui joue de la musique Country. Nos hamburgers et frites tardent à arriver : la friteuse est tombée en panne. Le serveur s’en excuse et nous offre une entrée gratuite par personne. Au bout de 45 minutes nous pouvons enfin manger nos frites et hamburgers. Énorme !
Nous arrivons au Grand Canyon vers 16h. Nous apercevons quelques biches près du Visitor Center. La chambre au Maswik Lodge nous semble bien petite et vieille, forcément, après avoir passé deux nuits dans la suite à Las Vegas. Mais ce Lodge est bien placé, un peu en retrait de la foule et seulement en dix minutes à pied du Rim. Nous partons, tout de suite, rejoindre le Rim pour prendre le bus. Il y a une queue immense à l’arrêt de bus et nous décidons de partir à pied. Nous nous arrêtons à chaque point de vue et faisons finalement toute la Hermits Rest Route à pied. Pour nous, les plus belles vues se trouvent entre Hopi Point et Mohave Point. Pour le coucher du soleil nous rejoignons Pima Point, d’où l’on voit très bien le Colorado. Les couleurs changent vite et à 19h45 le soleil disparaît Nous prenons le bus pour rentrer. Petit repas au restaurant de l’hôtel et repos bien mérité.


Jeudi 19 juillet Grand Canyon – Page
Réveil de bonne heure, car les enfants vont faire leur tour en hélico à 9h00. Déjeuner dans la chambre, le ciel est couvert et il pleuvine un peu. Je suis déçue, ils avaient annoncé une belle journée avec du soleil, j’espère que le vol aura lieu et que la vue ne sera pas trop mauvaise. Nous arrivons à l’aéroport de Tusayan à 8h30 comme convenu lors mon coup de fil. Nous avons réservé le grand tour de 50 minutes avec un hélicoptère Ecostar. Il pleuvine toujours, mais dès que l’hélicoptère s’envole la pluie cesse et il y a même quelques éclaircies. Les enfants sont émerveillés par la splendeur du canyon et le vol se passe très bien. Les explications en français sont intéressantes et la musique bien adaptée. Benoît et moi avons fait un vol au-dessus du Grand Canyon lors de notre premier voyage aux Etats-Unis et nous voulions que les enfants puissent aussi vivre cette expérience. Ils ont adoré.
Après avoir pris quelques photos devant l’hélico, nous allons au Visitor Center. Nous n’y apprenons pas grande chose, nous nous sommes bien documentés auparavant. Petite marche jusqu’à Mather Point et Yavapai Point, puis nous prenons la voiture pour faire la Kaibab Rim Route. Il fait moins beau que la veille, les couleurs sont moins belles. Arrêt à Desert View Point, afin de visiter la Watch Tower. Cette tour d’inspiration indienne vaut surtout le coup d’être visité pour les fresques hopis peintes sur les murs. Nous achetons notre pique-nique dans le petit supermarché sur place et poursuivons la route en direction de Page. Le soleil est enfin au rendez-vous, les paysages sont magnifiques, les couleurs des roches sont splendides, du rouge au jaune, nous suivons le petit Colorado River. Il y a de grandes étendues sans habitations, juste quelques caravanes pour les indiens.
Nous nous arrêtons quelques kilomètres avant Page sur le parking qui mène à Horseshoe Bend. Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Il fait très chaud et nous croisons beaucoup de gens qui ont de la peine pour revenir. Au début, le chemin monte un peu, puis ça descend légèrement sur un chemin ensablé. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval. Les couleurs sont extraordinaires, l’eau est très claire, nous apercevons un bateau qui nous semble bien petit. Ce site est vraiment fabuleux, nous prenons pleins de photos. Le retour à la voiture se fait également sans problème, heureusement nous avons prévu pas mal d’eau.

Arrivée à Page vers 16h et check-in à l’hôtel Courtyard by Mariott. Les enfants profitent de la piscine et du jacuzzi avant de faire la Scénic Drive au Lake Powell. Malheureusement le ciel se couvre, nous voyons même quelques éclairs au loin. Nous décidons de retourner en ville pour le souper. A l’hôtel les enfants profitent du Wifi gratuit pour envoyer des WhatsApp aux copains, Benoît et moi profitons de la belle terrasse près de la piscine.
Vendredi 20 juillet Page – Monument Valley
Petit déjeuner dans la chambre et départ de Page à 8h15. Seulement 15 min plus tard nous arrivons à Lower Antelope Canyon. La descente dans le canyon par une toute petite fente et une échelle est assez impressionnante, on voit l’entrée du canyon seulement à la dernière minute. Les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables. Toute la balade guidée se fait au fond du canyon et on descend des échelles métalliques de temps en temps. Le soleil entre à plusieurs endroits dans le canyon et la palette de couleurs est tout simplement extraordinaire. Nous passons une heure dans le canyon, nous sommes une vingtaine de personnes, nous prenons le temps pour faire des photos, et finalement notre groupe est dispersé sur une cinquantaine de mètres, nous voyons parfois plus les autres membres du groupe. Notre guide Navajo est gentille et donne de bonnes explications. A un endroit, le sable est pas mal remué et la guide explique que ce sont des serpents à sonnette qui ont laissé ces traces. Chaque matin, avant l’ouverture du canyon, les navajos contrôlent le canyon et enlèvent les serpents qui s’y trouvent.

Nous remontons à la surface par un long escalier. Nous ne visiterons finalement pas le Upper, la guide Navajo nous a dit que les couleurs sont moins intenses et qu’il y a beaucoup plus de monde, jusqu'à 400 personnes en même temps dans le canyon. Nous avons lu sur différents forums la même chose, trop de monde, difficultés pour faire des photos, etc., nous nous contentons donc du Lower. Il est encore tôt et nous décidons d’avancer jusqu’à Antelope Point Marina. D'ici nous avons une belle vue sur le Lake Powell. Après quelques photos, nous prenons la route direction Monument Valley.
Nous arrivons à Monument Valley vers 14h30 et découvrons ce magnifique paysage, on se croirait en plein western. Nous profitons de faire des photos depuis la terrasse du Visitor Center et visitions le petit musée au sous-sol. Puis nous partons de suite faire la piste qui se faufile entre les gigantesques blocs rocheux éparpillés dans le désert, formant un circuit de 17 miles. Le début de la piste est assez défoncé, mais tout à fait praticable avec une berline. Nous nous arrêtons à tous les points de vue, nous prenons le temps de profiter de ces paysages. Ces formations rocheuses sont vraiment impressionnantes, de formes très variées, rappelant parfois l’aspect d’animaux. Elles sont surtout impressionnantes de part de leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Elles s’appellent butt quand elles sont plus hautes que larges et mesa quand elles sont plus larges que hautes.
Après 3 heures de piste, retour au départ et check-in à l’hôtel The View. Nous avons réservé la catégorie de chambre la moins chère, mais recevons une chambre au premier étage, éloignée du restaurant, donc avec une vue magnifique sur les buttes. Nous prenons le repas au restaurant de l’hôtel, notre table est juste derrière la baie vitrée, cela nous permet de profiter de la belle vue. Le ciel commence à se couvrir, il y a de plus en plus de nuages, mais le coucher du soleil est quand-même beau. Après le souper, le soleil est couché, sur la terrasse de l’hôtel, un western est projeté sur le mur extérieur. Ambiance bien sympathique, nous le regardons un moment avant de rejoindre notre chambre.

Samedi 21 juillet Monument Valley – Moab
Je me réveille à 5h40, je sors tout de suite sur le balcon pour voir si le ciel est dégagé ou pas. Magnifique, aucun nuage à l’horizon, je distingue bien les buttes. La lune est belle et il y a des étoiles. Je vois une voiture partir sur la piste et j’entends des gens chuchoter sur d’autres balcons. Je profite de ce calme pendant une demi-heure avant de réveiller les autres. Le ciel s’éclaircit petit à petit et le soleil apparaît. Quel spectacle magnifique !
Sitôt le petit déjeuner pris à l’hôtel (nous avons reçu un bon de réduction de 5$ par personne), départ pour Moab. Sur la route, arrêt à Gosseneck State Park. Nous nous attendions à mieux, est-ce le ciel très clair, la mauvaise luminosité ? Nous sommes un peu déçus de ce State Park.
Arrivée à Moab vers 11h. Nous mangeons rapidement chez Pasta Jay’s et avançons à notre hôtel La Quinta Inn. Puis nous achetons quelques victuailles dans un supermarché pour le repas du soir prévu dans la chambre de l’hôtel. Ensuite, nous allons à Arches National Park. Nous nous arrêtons à plusieurs points de vue avant d’aller à Windows Section. Nous décidons de faire le primitif Trail autour de South et North Windows et Turret Arches. Il n’y a personne, les gens s’arrêtent soit sur le parking ou alors juste devant les arches, mais ne vont pas plus loin. Pourtant cette marche n’est vraiment pas longue, nous avons mis un peu plus de 30 minutes. Puis nous nous déplaçons vers Double Arch. Ici, la balade est très courte et il y a un peu plus de monde. Nous avons de l’avance sur le programme, il est trop tôt pour monter à Delicat Arch pour le coucher du soleil. Mais le ciel se couvre légèrement, il est très orageux, nous voyons des éclairs au loin. Nous décidons de monter toute de suite à Delicat Arch. Cette randonnée est vraiment très belle, ça monte un peu, il fait chaud, mais on est vraiment récompensé en arrivant. Un dernier virage et Delicat Arch apparait dans toute sa splendeur. Qu’est-ce que cette arche est belle toute seule au bord de la falaise.

De plus il y a très peu de monde, aucun problème pour la prendre en photo sans personne dessus. Le ciel se dégage à nouveau, nous profitons d’un coin à l’ombre pour nous reposer. Après de nombreuses photos, de loin, de près, de dessous, seule ou avec nous, le ciel se couvre de nouveau et l’orage approche. Nous décidons de redescendre, attendre le coucher du soleil serait trop long et il y a grande chance que l’orage éclate. De toute façon, en cette fin d’après-midi la couleur de la roche est déjà bien orangée et le ciel orageux lui donne de jolies teintes. Nous aurons mis à peine une heure pour monter et 45 minutes pour descendre.
En rentrant nous nous arrêtons encore une fois à Wall Street, puis essayons de photographier les éclairs qui sont de plus en plus nombreux. Avant de sortir du Parc, arrêt au Visitor Center, nous regardons le film et visitons le petit musée. Arrivés à Moab, les rues sont mouillées, l’orage est passé par là. Souper dans la chambre de l’hôtel, puis repos.
Dimanche 22 juillet Moab – Arches – Canyonlands – Dead Horse State Park – Hanksville
Aujourd’hui, grosse journée de prévue. Réveil assez tôt, petit déjeuner compris à l’hôtel, arrivé à Arches, Devils Garden à 9h00. Randonnée jusqu’à Landscape Arch, la plus grande du parc, près de 90 mètres de long. Le ciel est malheureusement couvert. Au retour nous avançons vers Pine Tree Arch et Tunnel Arch. Timothée a cherché des serpents tout du long, mais nous avons juste vue un petit lapin.

Nous reprenons la voiture, arrêt à Fiery Furnace Point, puis retour à Moab pour prendre notre repas de midi à la Moab Brewery. Nous partons à Canyonlands, la route est belle et il y a de magnifiques points de vue. Nous nous arrêtons au Visitor Center pour voir le film et nous nous rendons à Green River Overlook. Ce point de vue est tout simplement magnifique ! La Green River porte bien son nom. Nous voyons à des kilomètres, personnellement je suis subjuguée.

La route jusqu'au Grand View Point n’est pas très longue, nous avons prévu de faire une randonnée, mais arrivés sur place, le Ranger nous déconseille de partir. En effet, il y a des gros nuages et des éclairs pas très loin. Vont-ils se diriger vers nous ou partir ? Nous attendons une demi-heure, mais on dirait que l’orage s’approche un peu et nous décidons de ne pas prendre de risque.
Nous partons vers Mesa Arch, afin de faire cette toute petite randonnée. Là, pour le moment pas de risque d’orage, donc parfait. Quelle est belle cette arche, surtout la vue qu’elle offre.

Retour à la voiture par un autre chemin tout aussi rapide, puis départ pour Dead Horse Point State Park. A nouveau, une vue magnifique ! Le Colorado dans toute sa splendeur ! Nous marchons le long de la falaise pour voir ce méandre depuis plusieurs points de vue, nous pouvons même voir les bassins de Potasse en contre bas. On dirait des grandes piscines avec une eau bleue turquoise. Les enfants ne veulent pas s’arrêter au Visitor Center et nous décidons de partir pour Hanksville.


Après 2 heures de route nous arrivons dans notre motel. Au check-in, la dame nous donne un bon pour les petits déjeuners dans la station-service juste derrière l’hôtel. Bonne surprise, nous ne savions pas que le déjeuner était compris. C’est un vrai motel américain, il n’y a pas d’autres touristes étrangers. Nous parquons notre voiture devant la porte de notre chambre et partons manger à la station-service un repas typiquement américain : burger-frites. Nous avons goûté au fameux Dr Pepper et au Rotbeer. La déco est aussi très typique et les gens qui s’y arrêtent aussi! Nous sommes contents de nous être arrêtés ici, loin des touristes, dans un bled –« paumé », typiquement américain. Liberté et indépendance comme dans le rêve américain.
Lundi 23 juillet Hanksville – Bryce Canyon
Après avoir bien dormi dans le motel, nous prenons le petit déjeuner dans la station-service. La route direction le Bryce Canyon longe les méandres de la Fremont River, puis traverse le Capitol Reef National Park. Petit arrêt à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle. Nous avons la chance de voir des biches et des faons, ainsi que des castors. Nous reprenons la route, la fameuse National Scenic Byway.
Nous nous arrêtons dans un Subway pour la pause de midi à Escalante, les sandwiches sont bons, il y a un choix énorme. Nous arrivons à Bryce vers 13h30. A l’hôtel Best Western Ruby’s Inn, nous recevons une chambre dans un bâtiment à deux étages au fond du complexe hôtelier juste devant l’étang. La chambre est tranquille, loin de la route. Nous reprenons la voiture et allons à Sunset Point. La vue sur l’amphithéâtre est magnifique ! De Sunset Point nous marchons jusqu'à Sunrise Point et descendons dans l’amphithéâtre par le Queens Garden Trail. Il y a beaucoup de petits écureuils dans le parc, ils s’approchent de nous dès qu’on se pose et qu’on grignote quelques choses. Arrivés en bas, nous allons voir la « reine », puis nous continuons sur le Navaho Loop Trail. La montée se fait à l’ombre et au bout de deux heures de marche, nous arrivons de nouveau à Sunset Point. Contrairement à ce que j’ai pu lire, nous ne trouvons pas cette montée très difficile, ça monte régulièrement et le chemin est très bien aménagé. Nous visitons encore les autres points de vue de l’amphithéâtre et décidons de ne pas faire les points de vue au fond du parc, car le ciel se couvre et l’orage approche.


En rentrant vers l’hôtel, nous nous arrêtons sur le bord de route pour observer des chiens de prairie. Il y en a une dizaine, ils sont vraiment trop choux. Il commence à pleuvoir, dommage pour le coucher du soleil qu’on ne verra pas. Après un tour dans les boutiques, nous allons manger au buffet de l’hôtel.
Mardi 24 juillet Bryce Canyon – Las Vegas
Il ne fait pas beau, donc pas de magnifique lever du soleil pour nous. Nous quittons Bryce sous un ciel couvert et seulement après quelques kilomètres, le soleil apparaît. Red Canyon sous le ciel bleu profond est magnifique, la roche est très orangée, dommage, nous n’avons pas le temps de faire une randonnée. La route jusqu’à Zion est très belle, il est difficile de faire des photos, il n’y a presque pas de possibilité de s’arrêter au bord de la route. Le ciel se couvre à nouveau, nous avons une attente d’environ dix minutes avant de pouvoir traverser le tunnel du parc.
Nous avons choisi de ne pas visiter Zion, nous l’avons fait il y a 22 ans. Nous préférons avancer le plus rapidement possible à Las Vegas, les enfants veulent faire les Outlets et nous voulons encore visiter tous les hôtels au sud du Strip. Nous pique-niquons en sortant du parc et reprenons très rapidement la route. Le premier bout sur l’autoroute est tout simplement magnifique. La route serpente entre des rochers rouges, monte et descend avant de traverser une étendue bien plate jusqu'à Las Vegas. Dans les Outlets, Tim et Mélina n’ont aucun problème à remplir la quatrième valise vide que nous avons apportée depuis la Suisse. Chez Levis il y a la foule, même Benoît et moi y trouvons notre bonheur. A l’hôtel New-York New York une queue énorme pour le check-in nous attend. Il y a seulement deux employés et un des deux est vraiment très lent, il ne passe pas moins de 20 minutes par personne. Après avoir réclamé, la responsable arrive pour donner un coup de main. Mauvaise organisation, vraiment rien à voir avec ce qu’on a connu à l’hôtel The Mirage.
Nous mangeons au restaurant italien Il Fornaio de notre hôtel, très bon, mais par rapport au buffet des hôtels trop cher. A Las Vegas il est vraiment conseillé de manger aux buffets all you can eat. Même s’il y la queue pour y entrer, il faut y aller. L’attente pour y rentrer n’est pas plus longue que l’attente pour être servi dans un autre restaurant. En sortant du restaurant, nous visitons le sud du Strip by night et le Luxor et le Mandalay Bay à l’intérieur. Nous nous arrêtons également aux MMM’s et Coca Cola shops. La rue est bondé de monde, bizarrement, il y a très peu de monde à l’intérieur du Luxor et du Mandalay Bay.

Mercredi 25 juillet Las Vegas – Furnace Creek
Petite grasse matinée pour la première fois depuis le départ de la maison, réveil vers 9h. Ensuite, visite de notre hôtel le New York New York, puis nous allons au Bellagio pour déguster le fameux buffet. Tout simplement énorme, tout comme notre ventre à la sortie. Très grand choix, très belle présentation et bien sûr très bon. Nous avons payé l’entrée du buffet à 10h45, donc le prix du petit déjeuner, mais à partir de 11 heures, ils ouvrent également les buffets de midi. Pour le prix du petit déjeuner nous avons pu profiter des deux buffets, cela vaut vraiment la peine, nous ne le savions pas.
Ensuite visite de l’hôtel MGM, nous n’avons pas eu le temps de le faire hier soir. Puis encore quelques photos des hôtels à l’extérieur sous le beau ciel bleu. Bien sûr, avant de quitter Las Vegas, passage obligé devant le panneau lumineux qui se trouve au début du Strip : Welcome to Las Vegas. Nous quittons Las Vegas vers 15h, direction la vallée de la mort. Après 2 heures de route, nous entrons dans le Death Valley National Park. Ce parc national est le plus chaud et le plus aride de tous les Etats Unis. Premier arrêt à Zabriskie Point où nous découvrons la chaleur de la vallée. Ensuite direction le point le plus bas de la vallée, Badwater, moins -83 mètres sous le niveau de la mer. Nous ne savons pas quelle température il fait, car le thermomètre de la voiture ne fonctionne pas. Plus tard, à l’hôtel, on nous dit qu’il a fait 50 degrés aujourd'hui. Retour de Badwater par une petite route qui s’appelle Artist Drive. Nous découvrons un amphithéâtre naturel dont les pigments minéraux ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses. Cela donne l’Artist Palette, superbe ! Le nom est vraiment bien choisi, la roche avec toutes ces couleurs est vraiment belle, surtout en fin de journée. Il y a toutes les tonalités de jaunes, orange, rouge, mais également du vert et violet. Avant d’aller à l’hôtel, nous retournons à Zabriskie Point pour le coucher du soleil. C’est très beau, nous garderons un très bon souvenir de Death Valley.

Le check-in au Furnace Creek Ranch se fait très rapidement. Nous soupons au Corckscrew saloon puis Benoît et moi allons un moment à la piscine. Les enfants restent dans la chambre, ils profitent du wifi pour donner des nouvelles aux amis.
Jeudi 26 juillet Furnace Creek – Lee Vining
Petit déjeuner dans la chambre, les uns sur le balcon, les autres sur le lit. Avant de partir, nous visitons le musée dédié à la vallée de la mort, il y une partie à l’intérieur et une autre à l’extérieur. Il fait déjà chaud, nous partons direction Stovepipe Wells, afin de faire un tour dans les dunes de sable. C’est un endroit sympa, nous marchons un peu dans les dunes, mais il fait trop chaud pour aller trop loin. Les litres d’eau sont indispensables. Avec une glacière en sagex achetée à Las Vegas et des glaçons que nous prenons dans les distributeurs des hôtels, nous arrivons à avoir de l’eau fraîche tous les jours.
Ensuite, longue route en direction Lee Vining. La sortie de la vallée se fait sans trop de soucis. Sauf à un moment donné, en descendant le Towne Pass, les freins font un drôle de bruit et quand je freine la voiture fait de drôles de secousses. Heureusement nous montons de nouveau, donc pas besoin de freiner. Petit arrêt photo pour prendre quelques clichés des Joshua Trees, arbres de Josué. De l’autre côté de la montagne il fait moins chaud et les freins fonctionnent de nouveau normalement. Ouf ! Nous nous arrêtons à Bishop, dans un MC Do, premier du voyage, ce n’est vraiment pas cher par rapport à la Suisse. En arrivant aux abords du Mono Lake, nous nous arrêtons au South Tufa area, le pass des parcs nationaux nous permet d’y rentrer gratuitement. Ce lac a la particularité d’avoir une très forte concentration en sel et donc de superbes concrétions calcaires, mais également d’être une réserve naturelle pour de nombreuses espèces d’oiseaux. L’endroit est très beau, nous resterions volontiers plus longtemps ici, mais nous voulons encore avancer à Bodie.
La route jusqu'à Bodie nous semble longue, le dernier bout est une piste où nous sommes obligés de rouler lentement. Nous passons deux heures à nous promener dans cette ville fantôme. Nous arrivons à l’hôtel Lake View Lodge vers 19h. Cet hôtel est bien sympathique avec son beau parc, il y a des fleurs partout et quelques tables pour pique-niquer. Nous prenons le souper au Whoa Nellie Deli, station-service-resto, conseillé par le guide du routard, et effectivement, très bon repas avec en plus, ce soir, une soirée Country.
Vendredi 27 juillet Lee Vining – Madera
Petit déjeuner dans le parc devant l’hôtel puis départ pour Yosemite National Park. On monte pour passer le Tioga Pass et nous nous arrêtons à plusieurs points de vue. Les petits lacs de montagne sont superbes. Vers une prairie, plusieurs voitures sont arrêtées, nous faisons de même pour aller voir ce qui se passe. Au fond de la prairie, il y a un coyote, il est très loin, nous l’observons avec nos jumelles. Peu avant Yosemite Village, Mélina aperçoit un cerf. Nous sortons de la voiture pour le prendre en photo, il n’a pas l’air d’avoir peur, nous pouvons nous approcher assez près.
Nous nous garons sans problèmes sur un grand parking près du Visitor Center et partons faire la petite randonnée des Yosemite Falls. Quelle déception, il n’y a pas d’eau ! Heureusement, nous rencontrons quelques biches et de très beaux oiseaux bleus. Nous pique-niquons au bord d’un petit ruisseau, il n’y a pas beaucoup d’eau, mais l’endroit est sympathique. De retour au Visitor Center nous allons regarder le film et l’exposition qui s’y trouve. Il était prévu d’aller faire la randonnée jusqu'au Vernal Falls, mais avec ce manque d’eau dans le parc, nous décidons d’avancer directement à Mariposa Grove. En effet, en Suisse, nous sommes gâtés en ce qui concerne les chutes d’eau et les randonnées en montagne, donc Yosemite Valley nous a un petit peu déçu, pareil qu’il y a 22 ans. Nous aurions dû rester en haut du Tioga Pass, là, le paysage avec les lacs était vraiment beau.

Nous nous arrêtons à Tunnel View pour prendre la vallée et les Bridalveil Falls en photo. Cette chute a aussi très peu d’eau, mais ça doit être très beau au printemps ou au début de l’été. Nous prenons le risque de ne pas nous arrêter à Wawona, malgré la pancarte qui indique que le parking de Mariposa Grove est complet. Nous avons bien fait, il reste plusieurs places de parc, même à l’ombre. Nous commençons la randonnée par Fallen Monarch et Bachelor and Three Graces, ces Sequoias sont vraiment grands c’est impressionnant. Nous voyons California Tunnel Tree avec son tronc creusé, il porte vraiment bien son nom. Plus nous montons, plus il y a de grands arbres et moins il y a de monde. Nous faisons exprès d’emprunter des petits sentiers, c’est calme, il y a des arbres et des fleurs partout. Nous rencontrons aussi beaucoup d’écureuils et faisons finalement la grande boucle de 3 heures avec la visite du musée, qui est très petit.
Il est 18h30, lorsque nous quittons le parc, en ayant auparavant passé nos pieds et jambes sous l’eau, car nous sommes bien empoussiérés, bien plus que dans les autres parcs nationaux. Nous prenons l’essence à Oakhurst et demandons au caissier de nous indiquer un bon restaurant. Il nous indique un ranch restaurant à dix km d’ici direction Yosemite. Cela nous embête de retourner dans cette direction, mais nous y allons quand même. Bien nous en a pris, car nous mangeons les meilleurs morceaux de viande du voyage, voire de toute notre vie. Tout d’abord, afin de nous faire découvrir les spécialités, le chef nous offre un « petit » morceau pour déguster (une tranche de 150 grammes !). Nous sommes enchantés et commandons quatre prime ribs (mais pas les ribs de chez nous, ça ressemble à un steak, mais beaucoup plus tendre) avec accompagnement. Nous avons le choix entre deux grandeurs de steaks, nous prenons les « petits » et Tim choisi le « grand ». Jamais nous n’avons vu un steak aussi grand et épais. Nous demandons à la serveuse le poids du steak, il pèse 650 grammes et n’a même pas d’os. Tim le finira totalement, lui n’étant normalement pas trop fan de steak, mais celui-ci était comme du beurre ! La salade en entrée, la pomme de terre au four et les légumes qui accompagnent le steak sont aussi très bons.
Avec notre ventre plus que plein, nous reprenons la route jusqu'à Madera, hôtel Spring Hill Suites Marriott. Nous avons une petite suite, vraiment très bien, pas chère, petit déjeuner compris. Nous avons bien fait de rouler jusqu’à ici et de ne pas dormir dans un hôtel autour du parc, souvent trop cher par rapport ce qu’il offre.
Samedi 28 juillet Madera – San Francisco
Nous faisons notre deuxième grâce matinée du voyage et prenons notre temps au buffet du petit déjeuner. Nous partons de Madera à 11h00, nous trouvons beaucoup de circulation aux abords de San Fransisco. Il y a même un bouchon devant le pont d’Oakland. C’est un très beau pont, payant, mais nous voulions absolument le traverser. En plus, passer par ce côté de San Francisco ne rallonge pas notre temps de route. Avec l’aide du CoPilot de l'i Phone, nous trouvons très facilement notre hôtel, le Holliday Inn Civic Center, quelle bonne idée cette application, merci Internet et Forum Voyage. Nous laissons la voiture au parking de l’hôtel, cela nous coûte $126 pour les trois jours. Très cher, mais pratique et laisser la voiture dans les rues est risqué d’après les internautes, tout comme la réceptionniste de l’hôtel. Nous achetons les cartes des transports publics pour trois jours, nous les rentabiliseront largement.
Il y a une queue énorme pour prendre le Cabel Car et nous décidons de prendre le tram jusqu'à Fishermen’s Warf. Petite visite du Pier 39 où nous nous attardons surtout vers les lions de mer. Ces derniers sont très rigolos. Nous partons voir le Golden Gate Bridge, impossible de trouver un restaurant dans le coin. Nous prenons donc un bus, afin de retourner au centre-ville. Dans le bus, un monsieur entame une discussion avec Tim et Mélina. Qu’est-ce qu’il est drôle, il ne comprend pas que nous voulons aller jusqu'à Los Angeles, il trouve cette ville très moche. Tim profite de le questionner sur le Marathon qui aura lieu demain, nous avons vu des affiches en ville et nous nous demandons quelles rues seront fermées. En effet nous aimerions faire la 49 Mile Scenic Drive demain, mais cela risque d’être difficile.
Nous sortons du bus au quartier chinois et Tim demande dans une boutique quel restaurant est le meilleur du coin. Le vendeur nous indique un restaurant pas très loin. Il y a plein de monde, le restaurant, Oriental Pearl, est complet et on nous dit de revenir dans 20 minutes. Vingt minutes plus tard nous commandons nos plats, ils sont vraiment excellents ! Ce restaurant a reçu plein de distinctions et plusieurs stars sont venues manger ici. Retour à l’hôtel avec le Cabel Car et le tram.
A l’hôtel, quand Benoît prend sa douche, en tirant sur le bout de métal pour que l’eau arrive jusqu'au pommeau de douche, tout se décroche, le petit bout de métal avec toute la robinetterie. Tim descend à la réception, mais le concierge est déjà parti. Ils ne peuvent rien faire pour nous. Un peu plus tard, le téléphone sonne, le réceptionniste nous propose de faire notre douche dans une autre chambre, qui n’est pas adapté pour quatre personnes, mais qui est la seule à être libre. Mélina, Tim et Benoît montent au 10ème étage pour faire leur douche, moi j’avais fait la mienne avant que la robinetterie se casse.
Dimanche 29 juillet San Francisco
Petit déjeuner dans la chambre, puis Tim et moi descendons à la réception afin de régler ce problème de douche. Ils vont la réparer dans la matinée, Tim demande un geste pour ce désagrément et nous recevons 4 bons pour le buffet du petit déjeuner d’une valeur de $80.
Aujourd’hui, notre planning sera un peu chamboulé à cause du marathon. Nous partons visiter Union Square et avançons au quartier chinois pour le voir de jour, la petite fabrique de biscuits chinois est assez sympa, puis nous prenons le bus pour aller dans le quartier Telegraph Hill. Nous montons au Coit Tower à pied par des petites ruelles et allons jeter un coup d’œil aux fresques à l’intérieur. Nous descendons pour aller rejoindre Lombart Street, la fameuse route sinueuse qu’on peut voir dans certains films américains. Nous la montons à pied et prenons non loin de là le Cabel Car qui nous ramène à Powel Station. Jusqu'à l’hôtel, il a dix minutes à pied, nous profitons de jeter un coup d’œil au Civic Center et d’acheter des pêches au marché. Nous récupérons notre voiture afin de faire un bout de la 49 Mile Scenic Drive et par la même occasion de traverser le Golden Gate Bridge et d’avancer à Sausalito. Nous traversons Nob Hill et Russian Hill, puis allons au premier point de vue à Fort Point, de là nous traversons le Golden Gate Bridge et faisons tout de suite notre deuxième arrêt au point de vue sur le côté droit du pont. Puis nous passons de l’autre côté de la route et avançons jusqu’au Fort Baker. Ici la vue est tout simplement magnifique, de plus le soleil est bien orienté, donc idéal pour faire des photos. Le Golden Gate Bridge dans toute sa splendeur, pas un seul nuage, pas de brume, uniquement un ciel bleu.

A Sausalito, nous nous promenons au bord de l’eau et dans la rue principale. Il y a de très jolies maisons accrochées à la colline et des maisons sur pilotis au bord de la baie. Pour revenir à San Francisco, il faut payer le pont. En effet, il est gratuit dans le sens sud-nord mais pas dans le sens nord-sud. Nous suivons le Pacific, il y quelques jolis points de vue. Nous rentrons dans Golden Gate Park, il est immense et nous nous perdons à plusieurs reprises. En effet, les pancartes de la 49 Miles Scenic Drive, une mouette sur un panneau bleu, ne sont pas toujours bien visibles. En sortant du parc, nous allons à Alamo Square, afin de voir les Painted Ladys. Ces maisons aux couleurs pastelles sont très jolies et la vue depuis le parc est magnifique. Les enfants ont faim et Benoît est fatigué, nous décidons de ne pas poursuivre la route, tant pis pour le quartier Mission et les Twin Peaks. Nous rentrons à l’hôtel et mangeons dans le restaurant de celui-ci. Après le repas nous allons voir le Civil Center illuminé.

Lundi 30 juillet San Francisco
Petit déjeuner américain à l’hôtel, c’est très bon le buffet bien garni et avec nos bons nous ne payons rien. Départ vers la 5th Street pour faire les magasins puis nous prenons le tram pour aller au Ferry Building. Nous visitons le Financial District et le Wells Fargo History Museum. Ce musée est vraiment sympathique, nous pouvons même imprimer une photo de nous en train de « construire » le Golden Gate Bridge.
Nous retournons au Pier 39, afin de revoir les lions de mer. Ils sont plus nombreux qu’avant-hier et surtout ils bougent beaucoup plus, il y en a même plusieurs dans l’eau. Encore quelques boutiques à faire, nous achetons également un grand seau de mini-donuts. Ce n’est pas très sain, même pas du tout, mais c’est tellement bon ! Nous visitons également le Pier 45 et le musée mécanique des automates. Ce musée est vraiment sympa ! Puis nous allons voir les bateaux dans le parc national au Hyde Street Pier. Ici nous pouvons utiliser notre Pass des parcs nationaux et ne payons donc pas l’entrée. La visite du voilier est vraiment intéressante, surtout la soute du bateau. Il y aussi un sous-marin, le USS Pampanito et un ferry.
Repas du soir chez Cioppino’s, restaurant italien, le risotto aux crevettes est très bon et les pâtes au saumon de Mélina le sont également. Nous retournons au Pier 39 pour voir le soleil se coucher sur le Golden Gate Bridge. Retour à l’hôtel avec le Cable Car, bien sympathique pour finir cette belle journée.
Mardi 31 juillet San Francisco – San Simeon
Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Monterey. Il y a quelques ralentissements sur l’autoroute et nous mettons un peu plus de temps à y aller que prévu. Pique-nique à Monterey près de l’aquarium. Les enfants nous disent qu’ils ont bien envie de le visiter. Pourquoi pas, nous laissons la voiture sur le parking du supermarché. Il n’y a pas de queue à la caisse de l’aquarium et le monsieur très sympa, nous fait sans problème le rabais étudiant pour nos enfants. L’aquarium est très grand et vraiment bien fait, il y a beaucoup d’espaces ludiques pour les enfants. En fait, il faudrait y venir avec des enfants plus jeunes Il y a entre autres, des hippocampes, méduses, requins, pingouins et bien sûr les fameuses otaries. Nous y passons au moins 3h30 et quand nous retournons à la voiture, surprise, nous avons une amende sur le pare-brise, 35 dollars. Il était en effet écrit, que nous pouvions stationner qu’une heure sur le parking du supermarché. On a essayé, ce sera pour notre pomme.
Nous quittons Monterey, faisons un petit arrêt à Carmel et empruntons la route côtière avec de magnifiques points de vue sur l’océan. Cette route est longue et pleine de virages. Petite pause sur une plage, puis arrêt au Julia Pfeiffer Burns State Park. Un tunnel piétonnier sous la Hwy 1 conduit à la falaise d’où la Mc Way Creek se jette dans le Pacifique. C’est la seule chute d’eau de Californie à se jeter directement dans le Pacific.

Dernier arrêt pour voir les éléphants de mer au Point Piedras Blancas. Ils sont rigolos à observer, mais au bout d’une demie heure nous partons, car il commence à faire nuit et froid. Repas et nuit à l’hôtel Best Western Plus Cavalier. Très bel emplacement, au bord de la falaise avec vue sur le Pacific.
Mercredi 1 août San Simeon – Los Angeles
En partant de l’hôtel, nous retournons voir les éléphants de mer, spectacle toujours aussi impressionnant et en plus ce matin, il y a des personnes de l’association « Friends of the Elephant Seal » qui donnent des explications. Certains jouent dans l’eau, deux grands mâles se bagarrent et il y a même quelques jeunes, ce qui est inhabituel à cette période de l’année.
Nous reprenons la route, direction LA avec le soleil. Arrêt à Santa Barbara pour la pause de midi. Nous nous promenons sur la fameuse plage et allons voir la mission. A l’approche de Los Angeles, les autoroutes s’élargissent et la circulation augmente. Encore une fois, merci CoPilot, car il nous dirige au bon endroit. Petite pause à l’hôtel Best Western Mikado, puis nous partons visiter Hollywood Boulevard. Nous prenons les étoiles des stars en photo, mais nous ne pouvons aller jusqu’au Mann’s Chinese Theatre, car il y a la présentation du film « Total Recall ». Il y a des policiers partout, les stars arrivent avec des grosses limousines et les Bodyguard. Il y a un monde fou, les gens crient quand ils reconnaissent une star. Jessica Biel et Colin Farrell jouent dans ce film. Mélina est super contente : être sur Hollywood Boulevard quand il y a une avant-première d’un film est vraiment inoubliable. C’est vrai que c’est sympa de voir ceci en vrai, mais cela perturbe un petit peu notre planning. Nous soupons non loin du Chinese Theatre et rentrons à notre hôtel, il est trop tard pour monter au Mont Hollywood.
Jeudi 2 août Los Angeles
Réveil matinal, nous prenons le petit déjeuner, compris dans le prix de la chambre, dans le restaurant Japonais juste à côté. Aujourd’hui, visite des Studios Universal. C’est un parc d’attraction et un studio de production cinématographique de la société NBC Universal. Dès l‘arrivée au parc, nous faisons le Studio Tour avec le train. Mélina et moi sommes contentes de voir Wisteria Lane, dommage qu’on ne puisse pas sortir du train. Après le tour, nous allons tout de suite faire the Simpsons Ride, Jurassic Park et les autres attractions du studio inférieur, puis nous montons au studio supérieur. Là nous enchainons avec Animal Actors, Special Effects Stage, House of Horrors, Terminator 2, Shrek, Waterworld, etc. Heureusement nous n’avons pas pris le Front of Line Pass, aucun problème pour voir toutes les attractions en une journée. Nous nous promenons à Universal City Walk, il y a plein de magasins et beaucoup de restaurants. L’ambiance est sympa, nous mangeons dans un restaurant mexicain.
Vendredi 03 août Los Angeles
Dernière journée de notre périple aux USA. Nous montons voir le sigle HOLLYWOOD. Depuis le parking où nous nous trouvons nous pouvons également voir la villa de Madonna. Nous retournons au Mann’s Chinese Theatre pour voir les empreintes des mains et pieds des stars. Puis nous allons à Beverly Hills, afin de passer devant quelques belles maisons. Nous nous arrêtons devant Witch’s House, cette maison toute biscornue a servi de décor au tournage du film Hänsel et Gretel, un film muet datant de 1921. Ensuite nous partons à Venice Beach, nous pique-niquons sur la plage et allons-nous promener au long des canaux. Cet endroit est vraiment sympathique, mais avoir une maison ici avec tous les touristes qui passent doit quand même être pénible.
Nous devons rejoindre l’aéroport International de Los Angeles et redonner notre voiture. Tout se passe sans problème, l’avion décolle à 19h55 comme prévu. Nous volons avec American Airlines (le service est moins bien qu’avec British) jusqu’à Londres, puis avec British Airways de Londres à Genève. Nous sommes contents de notre voyage et avons de superbes souvenirs plein la tête.
Floride/Bahamas: 3 semaines au paradis! (Miami & Florida Keys, Exumas, New Providence & Eleuthera) English translation pending

Cet été nous sommes partis aux Bahamas et en Floride, 3 semaines pendant lesquelles nous avons découvert des paysages magnifiques et des plages paradisiaques. Je suis en pleine rédaction de ce carnet de voyage que je poste également sur mon blog avec moultes photos : http://samiharrat.wordpress.com Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de parcourir ce compte rendu.
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Les Bahamas, première terre découverte par Colomb au XVème siècle, repaire de pirate au XVIIème, refuge pour les loyalistes anglais au XVIIIème, paradis terrestre pour vacanciers au XXIème. Depuis longtemps, ces eaux limpides et ces paysages idylliques m’ont donné envie de les découvrir. Voilà désormais plusieurs mois que l’on prépare ce voyage …
Au Bahamas, il y a 700 îles et îlots dont seulement une vingtaine sont habitées. Les deux plus peuplées New Providence et Freeport sont des escales de croisières, recouvertes de luxueux resorts et prises d’assaut par les touristes américains. Les autres sont appelées Out Islands (les Îles Extérieures). Peu peuplées, elles sont préservées du tourisme de masse et conservent toute leur authenticité. C’est ces îles là que l’on veut découvrir en priorité.
Les Bahamas ne sont pas une destination très prisée des touristes français. Très peu de tours opérators y proposent des voyages. Là bas le touriste américain et le billet vert y règnent en maître. Il y a très peu de voyages organisés qui permettent de découvrir les Out Islands, et aucun ne nous convenait réellement.
Pour préparer ce voyage, j’utilise Internet bien entendu (VoyageForum.com et Trip Advisor pour les avis de voyageurs et Kayak pour trouver les vols au meilleur prix) et des guides de voyage papier. Des guides francophones sur les Bahamas, il n’y en a en fait qu’un seul ! Le Petit Futé Bahamas. Ne voulant pas rester sur un seul avis et n’étant pas totalement convaincu par ce guide, j’achète également le Lonely Planet Bahamas en anglais
Première difficulté, il n’y a pas de vols directs depuis la France pour se rendre à Nassau, la capitale bahaméenne. Une escale à Miami en Floride est indispensable. Histoire de ne pas faire de détour pour rien, très vite on prend la décision de garder quelques jours pour découvrir la Floride.
Deuxième dfficulté, il n’y a pas de vols directs entre les Out Islands, il faut obligatoirement repasser par Nassau la capitale. Comme pour Miami, on en profitera pour s’arrêter à Nassau et pour découvrir les îles de New Providence et Paradise Island.
Après moultes hésitations et simulations je m’arrête finalement sur cet itinéraire qui s’étalera sur une période de 3 semaines.

Nous arriverons à Miami le 11 juillet et nous rendrons directement en direction des Florida Keys. Nous passerons notre première nuit à Key Largo (1). Le lendemain nous continuerons notre route au beau milieu de la mer des Caraïbes en direction de la très branchée Key West (2) ou nous resterons deux nuits. Puis nous reprendrons la direction de Miami (3) où nous passerons une nuit avant notre départ pour les Bahamas le 15 juillet. Ce jour là, nous partirons en direction de l’archipel des Exumas (4) un chapelet de 360 îles situées au sud de Nassau. Nous y resterons pour 6 jours avec au programme, plongée, farniente et découverte des îles principales de Great Exuma et Little Exuma. Le 21, nous décollerons pour Nassau (5) où nous resterons deux nuits, nous en profiterons pour aller visiter le célèbre hotel Atlantis et son parc aquatique. Le 23 juillet, on prendra la route de l’île d’Eleuthera. Là-bas 2 jours sont prévus pour découvrir Harbour Island (6), l’île de la jet-set et 5 autres pour partir à l’assaut des plages de la grande île d’Eleuthera (7). Enfin nous terminerons notre boucle par 2 dernières nuits à Miami Beach (8).
En tout nous prendrons 6 fois l’avion, dormirons dans 8 hôtels différents, louerons 2 voitures et découvrirons des dizaines d’îles disséminées dans 2 pays différents …
Episode 1 : Premier coucher de soleil à Key Largo

Ca y est, le jour du départ tant attendu est enfin arrivé. Direction Orly pour prendre notre vol Ibéria en direction de Miami (avec escale à Madrid). C’est vers 15h30 que nous foulons le sol américain pour la deuxième fois de l’année.
Jour 1 (11 juillet 2012) : Miami International Airport – Key Largo
1. Miami International Airport ; 2. Hilton Key LargoAprès avoir récupéré notre voiture de location (une Nissan Altima comme 2 mois auparavant) chez Dollar Rent-a-Car, nous prennons de suite la direction des Florida Keys et de la première d’entre elles : Key Largo. On emprunte pour celà le Flordia Turnpike autoroute à péage sans guichets.
Des caméras suspendues au dessus de la route prennent les plaques d’immatriculation en photos. Si vous avez souscrit à leur abonnement (le SunPass), RAS. Sinon, le paiement s’effectue directement par débit sur votre compte bancaire !
Après une traversée furtive des Everglades (à l’aide d’une ligne droite de 30 kilomètres!) on arrive à Key Largo.

Un rapide dîner chez Wendy’s et on s’installe à notre hôtel pour la nuit. On en profite pour faire notre premier bain des vacances et pour observer ce premier coucher de soleil floridien.


Episode 2 : Sur les traces d'Ernest Hemingway

Nous quittons Key Largo et reprenons la route des keys direction Key West, la ville la plus méridionale des USA l’un des lieux de villégiature d’Ernest Hemingway. C’est près de 2 heures de route entre ciel et mer qui nous attendent avec pour point d’intérêt le Seven Miles Bridge et le parc de Bahia Honda.
Jour 2 (12 juillet 2012) – Key Largo – Bahia Honda Key – Key West
D. Key Largo ; 1. Bahia Honda State Park ; A. Key West Avant de prendre la route en direction de Key West, on décide de profiter cette fois ci de jour de notre hôtel de Key Largo. Une baignade rapide dans cette eau verte bordée de palétuviers et nous voilà partis sur la US Road n°1.

Premier arrêt à Islamorada dans un Burger King pour manger et on reprend la route pour franchir le Seven Miles Bridge, parmi les plus longs ponts du monde lors de sa construction en 1982 (près de 11km).

De l’autre côté du pont on arrive dans les Lower Keys et on en profite pour s’arrêter sur Bahia Honda Key (8 $ l’entrée) dont le parc national est réputé pour avoir l’une des plus belle plage des Keys.
Belle plage ? C’est vite dit, on fait les deux plages les plus à l’est (sur 3 dans le park) et les 2 sont recouvertes d’algues noires. La couleur de l’eau elle aussi est décevante et tire plus sur le jaune que sur le bleu turquoise. On se demande comment sont les autres si cette plage fait partie des 10 plus belles des USA comme la présente de nombreux guides !

On reprend la route vers Key West à travers les Lower Keys mais ne croisons pas de “Key Deer”, le cerf des Keys, espèce en voie de disparition. On arrive enfin sur Key West, la dernière île habitée des Keys, le bout de la route. On s’installe dans notre Guest House sur Eaton Street, une maison victorienne du XIXème siècle, toute proche de Duval Street, l’artère principale et la plus animée de la ville.


Mais le soleil déclinant on en profite pour se rendre sur Mallory Square pour assister au coucher du soleil, réputé comme l’un des plus beau du monde.


Heureusement, la journée de demain nous permettra de découvrir plus en profondeur cette ville de Key West.
Episode 3 : Key West, the Southernmost City

Cette journée au coeur de Key West s’annonce sous les meilleurs auspices, au programme : shopping sur Duval Street, visite du Conservatoire aux papillons, de la maison d’Hemingway et de la borne marquant le point le plus au sud du pays …
D. Départ ; 1. Key West Butterfly Conservatory ; 2. Southernmost Point ; 3. Hemingway’s HouseKey West est une ville floridienne très célèbre. Célèbre pour avoir accueilli deux écrivains américains de grand talent : Ernest Hemingway et Tennessee Williams. Cette ville à l’atmosphère surannée et aux vieilles bâtisses victoriennes ne manque pas de charme. La Old Town qui s’étend à l’ouest de l’île est le quartier le plus intéressant de la ville et celui dans lequel nous nous baladons aujourd’hui, Duval Street en est la rue principale.
Après un petit déjeuner dans le jardin de notre guesthouse construite entre 1890 et 1898 on descend Duval Street avant que la chaleur de l’été ne devienne insupportable.

On en profite pour flâner dans quelques boutiques avec comme objectif le Key West Butterfly Conservatory. Dans ce conservatoire, une serre rassemble de nombreuses espèces de lépidoptères venant des 4 coins de la planète. Ceux-ci volent au milieu des visiteurs et des fleurs tropicales.


Puis, on se dirige à un block de là vers la borne représentant le point le plus au sud des USA. Théoriquement, celui ci ne se trouve pas à cet endroit mais sur un terrain militaire dont l’entrée est intedite au public. Mais bon … Tout le monde joue quand même le jeu.
Une foule de touriste américain attends là sous un soleil de plomb pour se faire photographier à côté de leur “petite Tour Eiffel”. Nous, pas fous, on attend juste un instant de répis (un changement entre 2 touriste entre 2 poses) pour prendre notre photo de la borne, et on se passera de la photo souvenir.

On préfère se rendre sur la plage juste à côté pour manger avant de continuer notre visite de la ville.
Et là, en plein milieu de notre cheesebaconburger, une averse tropicale arrive depuis l’océan et s’abat sur l’île pendant deux bonnes heures.

On en profite pour commander un dessert, il pleut toujours. Vers 15h30, l’orage laisse place au ciel bleu et on remonte Duval Street en pataugeant dans les étangs (vu leur taille, le mot flaque est un peu réducteur …). On remonte jusqu’à hauteur de Truman Avenue en regardant les boutiques puis on rejoint Whitehead Street dans laquelle se trouve la maison de Heminghway.
C’est dans cette maison qu’Hemingway a écrit la plupart de ces romans pendant les années 1930 (comme “Les neiges du Kilimandjaro” ou “Pour qui sonne le glas”). Cette maison fut offerte à l’écrivain en tant que cadeau pour son mariage avec Pauline Pfeiffer. Il y vivra jusqu’à son divorce en 1940, date à laquelle il déménagera pour la Havane. Le prix de 13 $ la visite pour quelques pièces nous décourage, on immortalisera la maison seulement depuis l’extérieur.

Fatigué par la chaleur et alléché par l’Happy Hour offert par notre hébergement. On rentre se prélasser dans la piscine. On aura même pas le courage de ressortir. Surtout que demain, il faut retourner sur Miami !

Croisière Royal Caribbean sur le Mariner of the Seas English translation pending
bonjour à tous !
voilà c'est bien moi , la MADI 😛, et je me fais le plaisir de vous annoncer ma prochaine croisière sur la ROYALE CARRIBEAN avec le mariner of the seas; un essai avant de faire peut etre le grand saut sur l' oasis ; évidemment nous connaissons le tracé mais pas ajaccio et peut etre meme que le stop à barcelone va nous permettre de faire un saut en ferry jusqu à ibiza .........à voir 😏
en tout cas je démarre cette discussion afin d y trouver des conseils, de bons plans je pars pour 8 jours du 13 au 20 aout départ nice transfert gènes je vais également solliciter notre ami JC afin qu il me trouve l'équivalent d'une cabine qui donne sur la "promenade" intérieure du bateau ainsi que le pont n° 7 ;cabine 7289 voilà mes amis ; le choix fut difficile entre le ptit magica les 7 capitales et vision d europe et cette nouveauté carribéan(e) qui l'emporte ce soir
pour titi , s'il me lit : madisson du 13 au 20aout/mariner of the seas/méditerrannée
voilà c'est bien moi , la MADI 😛, et je me fais le plaisir de vous annoncer ma prochaine croisière sur la ROYALE CARRIBEAN avec le mariner of the seas; un essai avant de faire peut etre le grand saut sur l' oasis ; évidemment nous connaissons le tracé mais pas ajaccio et peut etre meme que le stop à barcelone va nous permettre de faire un saut en ferry jusqu à ibiza .........à voir 😏
en tout cas je démarre cette discussion afin d y trouver des conseils, de bons plans je pars pour 8 jours du 13 au 20 aout départ nice transfert gènes je vais également solliciter notre ami JC afin qu il me trouve l'équivalent d'une cabine qui donne sur la "promenade" intérieure du bateau ainsi que le pont n° 7 ;cabine 7289 voilà mes amis ; le choix fut difficile entre le ptit magica les 7 capitales et vision d europe et cette nouveauté carribéan(e) qui l'emporte ce soir
pour titi , s'il me lit : madisson du 13 au 20aout/mariner of the seas/méditerrannée
J'y suis allé et j'en suis revenu: quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
bon , ça y est ; j'y suis allé et j'en suis revenu !!!! Moi qui en revait, qui ai été elevé avec rintintin, les mysteres de l'ouest, au nom de la loi, bonanza, starsty et hutch, fort apache et teddy ted vous vous rendez compte !! un indien m'a meme tapé dans le dos!!!; bon, ok, il avait pas de plumes sur la tete et c'etait pour me vendre un collier , mais quand meme ...qui l'eut cru !!! Pourtant avant ce voyage, j'etais super tendu, limite angoissé, les usa pour moi c'etait enorme, trop gros pour moi, je pense que les plus jeune aujourd'hui ne voyent pas les choses comme ça et ils ont raison !!! !!! j'en rigole maintenant !!!!
ressenti : super positif, bien sur !! un sentiment de "yes , i can" je l'ai fait et c'etait genial !! ce pays avant d'y aller je l'aimais un peu deja (meme beaucoup, en fait) et ça me l'a confirmé j'ai concentre mon voyage sur les parcs, la nature et les paysages, j'ai pas été déçu !!!sauf par une chose : le temps passe trop vite et j'aurais aimé decouvrir encore plus chacun des parcs visités, un sentiment(justifié ) d'avoir seulement effleuré ces immensites
gens : super sympa, acceuillants, serviables , un régal !!! il faut surtout pas hésiter à leur demander quelque chose, si ils peuvent, ils vous aident !!et avec le sourire !! ça change de chez nous!! ils parlent vraiment peu voire pas le français, mais si ils connaissent qques mots, ils vous les disent amicalemnt !! un bon point de plus
temps : le nerf de la guerre : il faut du temps pour apprecier; nous on s'est leve tot, 6h tous les jours, on avait en moyenne 3h de route par jour (sauf 2 fois) mais c'etait bien . Des endroits comme zion, bryce, grand canyon, on peut pas les apprecier en descendant de voiture, clic-clac kodak et on repart Non, en tous cas pour nous pas possible; seule solution , les chaussures les gourdes et en avant guingamp, on crapahute et on respire, on regarde, on s'impregne de ces ambiances. Plus que de calculer l'heure exacte pour avoir les rayons optimum pour la photo de l'album(on n'est pas de ferus de photos), on privilegira plutot la rando au timing conseille pour certain view point Faire les deux est bien sur l'idéal mais pas toujours possible ! C'est notre choix, il n'engage que nous, bien sur !!!
A priori : on en avait plein mais les miens etaient surtout positifs, ils ont ete confirmés , extra !! sauf peut etre un cote un peu "tout pour le show, pour la vitrine " et leur cote "grand messe pour de bonnes cause" mais je crois que ça fait partie de leur culture, alors, bon , faut accepter
Bouffe : on bouffe bien aux us, et y a plein de choix, aucun probleme de ce cote là
Budget : j'ai reserve mes hotels, avion, excursions via une agence avant de partir (et avant de connaitre ce forum) donc je ne serai pas competitif mais on voulait surtout reussir ce premier trip, que tout se passe bien et de ce cote là, objectif atteint alors.............
Avion : Continental airlines Bordeaux/paris, paris /newark, newarl/las vegas un peu crevant ; correspondance ratee a l'aller entre NY et LV + une valise perdue; on sera sur le vol suivant et notre bagage livre 2 jours plus tard a l'hotel !!!! bonne organisation .....comme d'hab apparemment
Decalage horaire : aucun problemes, ni a l'aller, ni au retour(c'est limite frustrant!!!!!) en suivant les conseils du forum : se coucher et se lever aux heures locales desuite
Americaine : De la folie , j'etais comme un fou!!!!ma femme et ma fille en avait marre !!! J'arretais pas de matter !!vous imaginez pas : des mustangs, des corvettes, des camaros, des pick up de folie !!!! bon, nous on a herite d'une mitsubitshi galant !! pas de quoi frimer , la prochaine fois ça sera pas pareil !!!
Orientation : j'avais un atlas randy mac nally et un gps tomtom go 920; bon, pas de polémique mais moi, je suis un convaincu du gps (meme en france) alors j'ai beaucoup apprecie de l'avoir, un vrai confort et surtout je pouvais conduire tranquille pendant que ma femme et ma fille dormaient sans avoir besoin de m'arreter pour verifier la route
informations : j'avais prepare toutes mes journees grace a google map, google earth, les sites officiels des parcs et des villes ainsi que les super sites du forum ; ouestusa (et ses fiches imprimables), vazyvite (et ses supers conseils ) et roadtriping, merci beaucoup à eux !!!!!!!! avoir toutes les informations à l'avance permet de gagner pas mal de temps et ainsi de profiter encore plus des sites qui le valent bien !!
Itineraire
j1 : arrivee LV a 22h30, prise de la voiture, declaration bagage perdu, direction hotel, check in , dodo a 00h30
j2 :ZION lever 6h depart 7h apres un cafe au starbuck de l'hotel - route vers zion - je suis ému :je roule sur une route en plein désert aux usa (il me faut pas grand chose, vous voyez...) arrivee a zion 11h passe (3h route + 1/2 h arret essence et autres + 1h perdue en utah) -parking plein il faut se garer a springdale _ heureusement j'ai ma resa au zion lodge donc red permit delivre, je peux aller me garer au lodge Petit repas a la cafet -remplissage des gourdes - il est 13h, il fait +/- 40°c, keskonfait ? ben, angel landing, non ?? toujours tout dans en nuance chez nous!!!!!!!! Alors c'est parti !! objectif dans ma tete scoutlook out apres on verra Pour info, ma femme fait beaucoup de sport, et ma fille de 13 1/2 aussi et tout le monde n'a aucun probleme avec la marche Donc on fera angel landing jusqu'à scout, ensuite ma femme a le vertige, ma fille donne des signes d'enervement dans le passage avec les chaines donc on en reste là et c'est deja super bien !!! Petite trempette dans la riviere pour decompresser et admirer les paysages retour au lodge pour remplir les gourdes (on a vidé 6 ou 7 litres d'eau) et navette jusqu'a la fin du canyon On fera riverside walk jusqu'à "the narrow", tempette des pieds dans la riviere avant "the narrow" et retour au lodge hotel zion lodge tres confortable et super bien place - ras
j3 : BRYCE CANYON lever 6h depart 7h - petit dej sur la terrasse de la cafet du zion lodge _ le jour se leve tout est calme, j'adore!!!! route vers bryce - on arrive vers 10h a sunset point - on decouvre (la larme a l'oeil tellement c'est beau ) puis on descend navajo loop + queen garden trail + retour par rim trail, extraordinaire !! ces couleurs et ces contrastes !!!!!quelle atmosphere particuliere !
pique nique a sunset point - puis depart pour le bout du parc :yovimpa point, petite balade puis remontée vers l'amphitheatre en s'arretant aux view points : tres beau mais on a prefere la rando du matin, le parc dans le sud est tres abime par le feu Sunset a sunset point puis check in au brice lodge a 300 metres, ça c'est pratique !!!!!
bryce lodge tres bien aussi - ras
regret : n'avoir pas fait une autre rando (genre pekaboo trail) l'apres midi plutot que les view point info : le parc est rempli de touristes francais
j4 : MOAB VIA CAPITOL REEF lever 5h45 - sunrise a sunrise point - depart pour moab par la scenic 12 vers 7h30 Route sur la scenic drive , bon allez j'ose : c'est vrai, on domine, mais je m'attendais à mieux qquestion paysages, c'est perso, ça n'engage que moi Arrrivee a capitol reef:chimmey rock, panorama point, gooseneck puis arret a fruita historic district pour pique- nique (un vrai coup de coeur !!! a ne pas rater !! lieux d'une grande beauté degageaant une impression de calme et de sérénité - le temps s'est arreté içi !!!) Continuation : fruita school, petroglyphs et rando a hickman bridge( sympa, ça fait du bien de marcher ) puis depart vers moab Arrivee a Moab vers je sais plus trop, 18h, je crois Check in a hotel Aarchway inn, tres bien aussi, baignade dans la piscine pour decompresser au milieu de nos "compatriotes" : comment reconnaitre un francais dans un hotel aux usa : c'est celui qui plonge par-dessus le panneau "NO DIVING" , fastoche, non ? pas de polemique et surtout pas de generalites, heureusement !!! Repas le soir : moab brewery on a beaucoup aimé à tous points de vue
j5 : EXCURSION 4X4 ARCHE ET CANYONLAND excursion tag-a-long combine arcland/canyonland - on ne sera que tous les trois donc guide privé !! Bon c'est vrai, le 4x4 ne se justifie pas pour archland mais c'etait la seule façon, un peu rapide, c'est vrai, d'avoir un aperçu des 2 parcs en 1 jour !! Donc le matin, quelques arches a archland , pique-nique au bord du colorado (super!!) et depart pour canyonland : potash road , dead horse point (a l'endroit ou le final de "thelma et louise" a été filmé, emotion!!!), un bout de shaffer road, je crois et retour a l'hotel repas au sunset grill : bon resto, on a bien aime
regret : n'avoir pas descendu le colorado en rafting, moab est une ville sympa que l'on a bien aimé, plein de choses à faire, un gout de "revienzyvite" !!!
J6 : MESA VERDE lever6h depart 7h- arrivee a mesa verde visitor center vers 11h- queue pour les tickets pour visiter les ruines on sera a balcony pour la visite de 13h30 et cliff palace vers 15 h ; visites sympa guidees par un ranger, il faut bien comprendre l'anglais(perso, je capte +/- 40 à 50% de ce qu'il dit) balcony est haut place et marrante : echelle, couloir etc...cliff palace est un tres beau site !!! Ensuite petit tour au bar pour un cafe et depart pour la rando, petrglyph trail : super sympa, super paysages, personne sur le trail , un exellent souvenir +/- 2h à 2h30 de marche, je crois
check in au far view lodge- belle vue- tres bien repas a la cafet a cote : moyen mais pas cher
Tour en voiture a la tombee de la nuit pour voir des animaux info : le parc a beaucoup souffert des incendies
J7 MONUMENT VALLEY lever 6h -lever de soleil depuis la chambre avec des biches sous le balcon- tour en voiture pour voir des animaux, puis depart pour monument valley
Arrivée vers 11h a gooseneck state park - superbe point de vue !!! J'avais prevu "valley of the god" et "muley point" mais mes femmes rouspetent : marre de la bagnole!!! Bon on file sur monument !! On sera vers 12h au visitor center pour pique-niquer sur la terrasse face à ce lieu grandiose, y'a pire comme endroit!!! Ensuite scenic drive entre les buttes, c'est superbe et emouvant, achat de bijoux aux indiennes, mention speciale a artist point !! Petite visite a gouldin + marche indien et check in a l'hotel the view : grande classe, de loin le plus luxueux de tous les hotels que l'on aura et la vue !!! Repas au resto du visitor center avec vue sur les buttes - tres bien à notre gout
J'aurais bien aime faire le sunset sur la terrasse du visitor center car il passe une musique indienne en fonds qui rend l'endroit encore plus grandiose mais une bande de gosses, des français encore une fois, n'arretent pas de se disputer, de hurler dans l'indifference des parents Ca me prends la tete, je me refugie dans ma chambre et profite du sunset tout seul avec les chiens des navajos qui squattent devant les fenetres
info : il est possible de faire plus sur la journee : gooseneck, muley point, valley of the gods et monument valley me semblaient possibles mais des fois, il faut adapter le rythme du voyage à tout le monde pour que ça reste du plaisir, dont acte
J8 PAGE EXCURSION LAKE POWELL lever vers 6h -sunrise depuis la chambre, genial- puis depart page
arrivee vers10h00/10h30 , je sais plus - arret au barrage puis on va au lake powell resort pour rdv excursion sur la lake powell 12h30 depart pour rainbow bridge 2h de bateau aller 2h retour : on a un bon aperçu de lake powell qui est splendide - j'ai adoré l"endroit du "rainbow bridge" lieu sacré des indiens, ça ne m'etonne pas, il y a une atmosphere, ça s'explique pas , désolé checkin au lake powell resort et sunset sur le lac repas: glenn canyon steak house -Grosse deception - on deconseille vivement - attente de 30 minutes contre 10 annoncées - steak carbonises (commandes "rare") - tip de 20% d'office - Vraiment pas terrible et je suis gentil
J9 HORSE SHOES BEND / GRAND CANYON lever 6h depart 7h -arret au denys pour p'tit dej
Puis arret a "horse shoes bend" qui est maintenant indique par un panneau et parking goudronné- petite marche facile +/- 15 minutes Lieu superbe meme si on y arrive trop tot - en partie dans l'ombre- mais on le savait et depart pour Grand canyon
Arrivee par l'est et decouverte des views points le long de desert view road - on verra meme 2 abrutis sur le bout d'un piton rocheux surveilles de pres par une jeune ranger qui est degoutée devant tant de stupidité....no comment !! Pique nique sous les arbres entre grandview et yaki point - puis parking et navette pour hermist rest road - on descendra au premier arret "trailview overlook" et on marchera jusqu'à .......hermist rest !!! Superbe balade , tres peu de monde !!!, balade toute l'apres midi en face à face avec cette merveille naturelle, un tres grand souvenir !!!!aux view point, on croise ceux qui descendent de la navette pour les photos En fin de promenade, on s'offre une glace bien meritee devant le bridge angel lodge puis ma fille reclame "la piscine" - rien à dire elle l'a plus que meritée !!! mais on fait l'impasse sur le sunset... check in a tusayan au red father lodge - acceuil super sympa (il me confirme mon tour en helicoptere pour le lendemain) hotel correct sans plus repas : "we cook pasta and pizza" sympa et pas cher c'est ok
info : il y a un nouvel arret maintenant dans la portion "the abyss/pima point" a mi-chemin environ et une route goudronnée qui peut remplacer le sentier initial qui, des fois, longe le GC de plus que tres pres !!
Si on revient un jour, on se fera la descente dans le fonds du canyon et nuit sur place et remontee le lendemain, ça c'est sur !!!!
J10 SURVOL GC / LAS VEGAS Lever vers 6h45 , la grasse mat, quoi !! p'tit dej puis on va a papillon pour l'helico - notre vol est a 8h30, en fait ils nous appelle a 8h !!! ok let's go!! on est 5 : nous trois + un autre couple de français ; on met les ecouteurs : commentaires en français , sympa, on comprends tout !!! on longe le canyon - c'est notre bapteme à tous les trois- on voit pas grand chose du GC et puis l'helico change de cap, la musique s'emballe et là, on le decouvre , la faille !!!! , la bete !!! C'est carrément magique !!heureusement que l'on a tous les lunettes noires car tous les yeux sont humides et beaucoup plus que d'habitude!!!sont trop forts les ricains avec leur mise en scene !!! un moment extraordinaire, a conseiller à tous ceux qui peuvent
puis depart pour LV vers 9h encore tout secoué par le moment que l'on vient de vivre ! arret a kigsman pour repas/salade dans un subway passage par hoover dam (le barrage) queue enorme de voiture dans le sens inverse !!! arrivee a LV - direction bonanza le plus grand magasin de souvenirs du monde, royaume du made in china et du plastoc, décevant !!!!! donc on file au nord pour un outlet ; perso je suis pas tres fringues et encore moins marques, alors j'accroche pas ni ma femme d'ailleurs, seule ma fille achete une veste check in au monte carlo puis depart pour le strip a pied of course !!! Bon là je vais pas tourner autour du pot : on n'aime pas du tout !beaucoup de monde , de bruit, des "rabatteurs" partout !! on a encore la tete au bord du GC et le choc est trop violent !!! "sincity", je sais pas mais "fakecity" ça c'est sur !! tout semble faux !artificiel ! c'est pas notre truc!! Content quand meme de l'avoir vu mais on est plus fatigué par les outlet et le strip que par les 10 bornes à GC la veille, question de motivation sans doutes !!
on essaiera le buffet du Mirage, au moins 100 personnes font la queue donc on insiste pas et on mange ailleurs !!
J11 BISHOP VIA DEATH VALLEY lever 6h depart 7h grosse journee aujourd'hui Objectif bishop via death valley
Arrivée a dante view vers 10h30/11h, superbe point de vue, on sort et surprise, il fait moins chaud qu'à LV ; on est en hauteur et y a du vent, ça doit y faire on continue sur zabriski point puis on descend dans la vallée à badwater et retour par artist drive ; DV est une exellente surprise, c'est superbe, plein de couleurs , j'aurais jamais cru, ma femme non plus d'ailleurs !! vers 13h30/14h arret a furnace creek; petit repas au bar 2 hot dog pour nous et ma fille commande des wings de poulet qui lui seront servis dans une sauce "spicy", c'est carremnt du feu (pourtant on aime manger epicé), immangeable !!on jettera et je manquerai pas de le faire remarquer a la serveuse qui nous offre une poche de chips..... on continue la route en passant devant sand dunes puis on sort de la DV, changement de paysages, on traverse lone pine arrivee a bishop vers 17/18 h
check inn au best western creekside inn superbe hotel, kitchenette dans la chambre , ras, ma fille file a la piscine.......
Le soir, on souhaite manger et bishop est petit; on demande conseil à l'hotel qui nous conseille un steak house mais on a été échaudé par celui de Page, donc on choisit un mexicain; et là qu'est qui nous prend ??? je sais toujours pas !! on commande 2 super burritos et 1 super tostada !!! pourtant on le sais ne jamais prendre des protions "super" aux usa !!!!!!! les serveurs se ramenent avec 2 plats genre lasagnes pour 8 personnes dans chaque assiette et une crepe de 30 cm de diametre avec 10 à 15 cm de bouffe par dessus ; et là on est pris d'un fou rire de dingues, on est ecroulé sur les banquettes, les serveurs rigolent de nous voir, le patron arrive rigolard mais on pourra pas lui parler, on est gondolé, on a mal au ventre, on pleure ..... en plus, c'est triste mais c'est degueu de chez degueu !! quel gaspillage !! ça fait un peu mal au coeur quand meme !! si vous allez a bishop, je vous deconseille "la casita" vraiment pas bon !!!
J12 YOSEMITE lever 6h depart 7h apres un super breakfast au BW avec gauffre a faire cuire soi meme, la classe !!
a 9h on est au visitor center de tuolomme rando de 2h/2h30 dans tuolomme meadows, puis arret a tenaya lake et olmsted point, repas a white wolf vers 13h30 arrivee a bridalvail fall (ou on verra un ours) puis on se gare et navette pour la rando de 1h30/2h a mirror lake, puis passage a lower yosemite fall (a sec, dommage ) recuperation de la voiture et direction glacier point via tunnel view (et la photo), superbe panorama de la valley on arrive au check inn du yosemite view lodge a el portal vers 20h30/21h, on a fait une tres grosse journee (je m'en doutais en fait); il faut attendre 1h30 au resto, on se rabat sur le salad bar de la pizzeria l'hotel est bien place mais aucun charme : une impression de "piege à touristes piégés" un peu comme a DV mais bon, on a pas le choix et surtout on est crevé !!
info:beaucoup de monde dans la valley de yosemite, trop de voitures à mon gout; j'espere qu'il mettront en place un systeme de navettes comme à zion pour le plus grand bonheur de tous !!!
J13 YOSEMITE / SAN FRANCISCO lever 6h, depart 7h arrivee a mariposa grove vers 8h30, aucun probleme pour les places de parking rando jusqu'à 11h parmi les sequoias; j'ai beaucoup apprecie la ballade avec une mention speciale pour l'endroit ou siege le museum, superbe cabane de rondins, j'adore !! beaucoup d'arbres abimes par le feu
depart pour SF via merced (pause midi au super market, sympa) arrivee vers 16h et restitution de la voiture check inn a l hotel dans taylor st pres de market st descente d'une rue (au pif) en direction de fishermann, on voit un attroupement , c'est lombard st !!! photo donc !! arrrivee sur FW, que je trouve plutot sympa, on decouvre les otaries, alcatraz etc.. repas au pier 39 au bubba gump : superbe vue sur alcatraz, super crevttes , on a adoré
retour en taxi : FW -> market st +/- 10$
J14 SAN FRANCISCO lever 7h30 car tour de la ville en francais; pick up a l'hotel vers 8h30 tour guide par william de cali'fun tres sympa et complet retour a l'hotel et depart immediat pour prendre un cable car au terminus (merci VAZYVITE) arrivee a FW , location de velo vers 14h traversse du GG, continue sur sausalito retour par ferry de 18h20 restitution velo vers 19h (116$ à 3) on a faim le premier japonais fera l'affaire resto bon, tip de 20% inclu mais service tres bon et souriant donc ras
J15 SAN FRANCISCO lever vers 7h petit dej dans la chambre on part à pied vers haight ashbury vers 8h/8h30 en prenant market street et là c'est vraiment la cour des miracles : des sdf partout, des epaves au vrai sens du terme, des pauvres gars qui se sont echoués, c'est triste mais je dois dire : pas un geste , ou une parole ni meme un regard de travers, une impression de 2 mondes qui vivent en parallele mais sans se rencontrer, special...... on ira jusqu'a haigh asbury et ses maisons superbes , puis retour ; shopping et repas au centre commercial de market st, puis union square, descente de chinatown (bof bof) on rentre dans north beach, petit spectacle sur washington square , monte jusqu'à la coit tower pour finir comme d'hab sur FW (desole, on aime bien ..) on veut faire le dernier repas a bubba gump mais 1h1/2 d'attente (c'estle we) donc on se rabat sur pier market , tres bien aussi , belle vue ras
J16 leaving SF un sacre beau trip que l'on est pas pres d'oublier
J'ai essaye de ne pas etre trop long et de mettre les programmes de nos journees avec heures de depart pour vous donner une idée de ce que l'on peut ou ne pas faire sur une journee; j'espere que cela pourra vous servir dans vos preparation et que vous avez apprecie la lecture de ce récit autant que moi son ecriture
see you soon
jc
bon , ça y est ; j'y suis allé et j'en suis revenu !!!! Moi qui en revait, qui ai été elevé avec rintintin, les mysteres de l'ouest, au nom de la loi, bonanza, starsty et hutch, fort apache et teddy ted vous vous rendez compte !! un indien m'a meme tapé dans le dos!!!; bon, ok, il avait pas de plumes sur la tete et c'etait pour me vendre un collier , mais quand meme ...qui l'eut cru !!! Pourtant avant ce voyage, j'etais super tendu, limite angoissé, les usa pour moi c'etait enorme, trop gros pour moi, je pense que les plus jeune aujourd'hui ne voyent pas les choses comme ça et ils ont raison !!! !!! j'en rigole maintenant !!!!
ressenti : super positif, bien sur !! un sentiment de "yes , i can" je l'ai fait et c'etait genial !! ce pays avant d'y aller je l'aimais un peu deja (meme beaucoup, en fait) et ça me l'a confirmé j'ai concentre mon voyage sur les parcs, la nature et les paysages, j'ai pas été déçu !!!sauf par une chose : le temps passe trop vite et j'aurais aimé decouvrir encore plus chacun des parcs visités, un sentiment(justifié ) d'avoir seulement effleuré ces immensites
gens : super sympa, acceuillants, serviables , un régal !!! il faut surtout pas hésiter à leur demander quelque chose, si ils peuvent, ils vous aident !!et avec le sourire !! ça change de chez nous!! ils parlent vraiment peu voire pas le français, mais si ils connaissent qques mots, ils vous les disent amicalemnt !! un bon point de plus
temps : le nerf de la guerre : il faut du temps pour apprecier; nous on s'est leve tot, 6h tous les jours, on avait en moyenne 3h de route par jour (sauf 2 fois) mais c'etait bien . Des endroits comme zion, bryce, grand canyon, on peut pas les apprecier en descendant de voiture, clic-clac kodak et on repart Non, en tous cas pour nous pas possible; seule solution , les chaussures les gourdes et en avant guingamp, on crapahute et on respire, on regarde, on s'impregne de ces ambiances. Plus que de calculer l'heure exacte pour avoir les rayons optimum pour la photo de l'album(on n'est pas de ferus de photos), on privilegira plutot la rando au timing conseille pour certain view point Faire les deux est bien sur l'idéal mais pas toujours possible ! C'est notre choix, il n'engage que nous, bien sur !!!
A priori : on en avait plein mais les miens etaient surtout positifs, ils ont ete confirmés , extra !! sauf peut etre un cote un peu "tout pour le show, pour la vitrine " et leur cote "grand messe pour de bonnes cause" mais je crois que ça fait partie de leur culture, alors, bon , faut accepter
Bouffe : on bouffe bien aux us, et y a plein de choix, aucun probleme de ce cote là
Budget : j'ai reserve mes hotels, avion, excursions via une agence avant de partir (et avant de connaitre ce forum) donc je ne serai pas competitif mais on voulait surtout reussir ce premier trip, que tout se passe bien et de ce cote là, objectif atteint alors.............
Avion : Continental airlines Bordeaux/paris, paris /newark, newarl/las vegas un peu crevant ; correspondance ratee a l'aller entre NY et LV + une valise perdue; on sera sur le vol suivant et notre bagage livre 2 jours plus tard a l'hotel !!!! bonne organisation .....comme d'hab apparemment
Decalage horaire : aucun problemes, ni a l'aller, ni au retour(c'est limite frustrant!!!!!) en suivant les conseils du forum : se coucher et se lever aux heures locales desuite
Americaine : De la folie , j'etais comme un fou!!!!ma femme et ma fille en avait marre !!! J'arretais pas de matter !!vous imaginez pas : des mustangs, des corvettes, des camaros, des pick up de folie !!!! bon, nous on a herite d'une mitsubitshi galant !! pas de quoi frimer , la prochaine fois ça sera pas pareil !!!
Orientation : j'avais un atlas randy mac nally et un gps tomtom go 920; bon, pas de polémique mais moi, je suis un convaincu du gps (meme en france) alors j'ai beaucoup apprecie de l'avoir, un vrai confort et surtout je pouvais conduire tranquille pendant que ma femme et ma fille dormaient sans avoir besoin de m'arreter pour verifier la route
informations : j'avais prepare toutes mes journees grace a google map, google earth, les sites officiels des parcs et des villes ainsi que les super sites du forum ; ouestusa (et ses fiches imprimables), vazyvite (et ses supers conseils ) et roadtriping, merci beaucoup à eux !!!!!!!! avoir toutes les informations à l'avance permet de gagner pas mal de temps et ainsi de profiter encore plus des sites qui le valent bien !!
Itineraire
j1 : arrivee LV a 22h30, prise de la voiture, declaration bagage perdu, direction hotel, check in , dodo a 00h30
j2 :ZION lever 6h depart 7h apres un cafe au starbuck de l'hotel - route vers zion - je suis ému :je roule sur une route en plein désert aux usa (il me faut pas grand chose, vous voyez...) arrivee a zion 11h passe (3h route + 1/2 h arret essence et autres + 1h perdue en utah) -parking plein il faut se garer a springdale _ heureusement j'ai ma resa au zion lodge donc red permit delivre, je peux aller me garer au lodge Petit repas a la cafet -remplissage des gourdes - il est 13h, il fait +/- 40°c, keskonfait ? ben, angel landing, non ?? toujours tout dans en nuance chez nous!!!!!!!! Alors c'est parti !! objectif dans ma tete scoutlook out apres on verra Pour info, ma femme fait beaucoup de sport, et ma fille de 13 1/2 aussi et tout le monde n'a aucun probleme avec la marche Donc on fera angel landing jusqu'à scout, ensuite ma femme a le vertige, ma fille donne des signes d'enervement dans le passage avec les chaines donc on en reste là et c'est deja super bien !!! Petite trempette dans la riviere pour decompresser et admirer les paysages retour au lodge pour remplir les gourdes (on a vidé 6 ou 7 litres d'eau) et navette jusqu'a la fin du canyon On fera riverside walk jusqu'à "the narrow", tempette des pieds dans la riviere avant "the narrow" et retour au lodge hotel zion lodge tres confortable et super bien place - ras
j3 : BRYCE CANYON lever 6h depart 7h - petit dej sur la terrasse de la cafet du zion lodge _ le jour se leve tout est calme, j'adore!!!! route vers bryce - on arrive vers 10h a sunset point - on decouvre (la larme a l'oeil tellement c'est beau ) puis on descend navajo loop + queen garden trail + retour par rim trail, extraordinaire !! ces couleurs et ces contrastes !!!!!quelle atmosphere particuliere !
pique nique a sunset point - puis depart pour le bout du parc :yovimpa point, petite balade puis remontée vers l'amphitheatre en s'arretant aux view points : tres beau mais on a prefere la rando du matin, le parc dans le sud est tres abime par le feu Sunset a sunset point puis check in au brice lodge a 300 metres, ça c'est pratique !!!!!
bryce lodge tres bien aussi - ras
regret : n'avoir pas fait une autre rando (genre pekaboo trail) l'apres midi plutot que les view point info : le parc est rempli de touristes francais
j4 : MOAB VIA CAPITOL REEF lever 5h45 - sunrise a sunrise point - depart pour moab par la scenic 12 vers 7h30 Route sur la scenic drive , bon allez j'ose : c'est vrai, on domine, mais je m'attendais à mieux qquestion paysages, c'est perso, ça n'engage que moi Arrrivee a capitol reef:chimmey rock, panorama point, gooseneck puis arret a fruita historic district pour pique- nique (un vrai coup de coeur !!! a ne pas rater !! lieux d'une grande beauté degageaant une impression de calme et de sérénité - le temps s'est arreté içi !!!) Continuation : fruita school, petroglyphs et rando a hickman bridge( sympa, ça fait du bien de marcher ) puis depart vers moab Arrivee a Moab vers je sais plus trop, 18h, je crois Check in a hotel Aarchway inn, tres bien aussi, baignade dans la piscine pour decompresser au milieu de nos "compatriotes" : comment reconnaitre un francais dans un hotel aux usa : c'est celui qui plonge par-dessus le panneau "NO DIVING" , fastoche, non ? pas de polemique et surtout pas de generalites, heureusement !!! Repas le soir : moab brewery on a beaucoup aimé à tous points de vue
j5 : EXCURSION 4X4 ARCHE ET CANYONLAND excursion tag-a-long combine arcland/canyonland - on ne sera que tous les trois donc guide privé !! Bon c'est vrai, le 4x4 ne se justifie pas pour archland mais c'etait la seule façon, un peu rapide, c'est vrai, d'avoir un aperçu des 2 parcs en 1 jour !! Donc le matin, quelques arches a archland , pique-nique au bord du colorado (super!!) et depart pour canyonland : potash road , dead horse point (a l'endroit ou le final de "thelma et louise" a été filmé, emotion!!!), un bout de shaffer road, je crois et retour a l'hotel repas au sunset grill : bon resto, on a bien aime
regret : n'avoir pas descendu le colorado en rafting, moab est une ville sympa que l'on a bien aimé, plein de choses à faire, un gout de "revienzyvite" !!!
J6 : MESA VERDE lever6h depart 7h- arrivee a mesa verde visitor center vers 11h- queue pour les tickets pour visiter les ruines on sera a balcony pour la visite de 13h30 et cliff palace vers 15 h ; visites sympa guidees par un ranger, il faut bien comprendre l'anglais(perso, je capte +/- 40 à 50% de ce qu'il dit) balcony est haut place et marrante : echelle, couloir etc...cliff palace est un tres beau site !!! Ensuite petit tour au bar pour un cafe et depart pour la rando, petrglyph trail : super sympa, super paysages, personne sur le trail , un exellent souvenir +/- 2h à 2h30 de marche, je crois
check in au far view lodge- belle vue- tres bien repas a la cafet a cote : moyen mais pas cher
Tour en voiture a la tombee de la nuit pour voir des animaux info : le parc a beaucoup souffert des incendies
J7 MONUMENT VALLEY lever 6h -lever de soleil depuis la chambre avec des biches sous le balcon- tour en voiture pour voir des animaux, puis depart pour monument valley
Arrivée vers 11h a gooseneck state park - superbe point de vue !!! J'avais prevu "valley of the god" et "muley point" mais mes femmes rouspetent : marre de la bagnole!!! Bon on file sur monument !! On sera vers 12h au visitor center pour pique-niquer sur la terrasse face à ce lieu grandiose, y'a pire comme endroit!!! Ensuite scenic drive entre les buttes, c'est superbe et emouvant, achat de bijoux aux indiennes, mention speciale a artist point !! Petite visite a gouldin + marche indien et check in a l'hotel the view : grande classe, de loin le plus luxueux de tous les hotels que l'on aura et la vue !!! Repas au resto du visitor center avec vue sur les buttes - tres bien à notre gout
J'aurais bien aime faire le sunset sur la terrasse du visitor center car il passe une musique indienne en fonds qui rend l'endroit encore plus grandiose mais une bande de gosses, des français encore une fois, n'arretent pas de se disputer, de hurler dans l'indifference des parents Ca me prends la tete, je me refugie dans ma chambre et profite du sunset tout seul avec les chiens des navajos qui squattent devant les fenetres
info : il est possible de faire plus sur la journee : gooseneck, muley point, valley of the gods et monument valley me semblaient possibles mais des fois, il faut adapter le rythme du voyage à tout le monde pour que ça reste du plaisir, dont acte
J8 PAGE EXCURSION LAKE POWELL lever vers 6h -sunrise depuis la chambre, genial- puis depart page
arrivee vers10h00/10h30 , je sais plus - arret au barrage puis on va au lake powell resort pour rdv excursion sur la lake powell 12h30 depart pour rainbow bridge 2h de bateau aller 2h retour : on a un bon aperçu de lake powell qui est splendide - j'ai adoré l"endroit du "rainbow bridge" lieu sacré des indiens, ça ne m'etonne pas, il y a une atmosphere, ça s'explique pas , désolé checkin au lake powell resort et sunset sur le lac repas: glenn canyon steak house -Grosse deception - on deconseille vivement - attente de 30 minutes contre 10 annoncées - steak carbonises (commandes "rare") - tip de 20% d'office - Vraiment pas terrible et je suis gentil
J9 HORSE SHOES BEND / GRAND CANYON lever 6h depart 7h -arret au denys pour p'tit dej
Puis arret a "horse shoes bend" qui est maintenant indique par un panneau et parking goudronné- petite marche facile +/- 15 minutes Lieu superbe meme si on y arrive trop tot - en partie dans l'ombre- mais on le savait et depart pour Grand canyon
Arrivee par l'est et decouverte des views points le long de desert view road - on verra meme 2 abrutis sur le bout d'un piton rocheux surveilles de pres par une jeune ranger qui est degoutée devant tant de stupidité....no comment !! Pique nique sous les arbres entre grandview et yaki point - puis parking et navette pour hermist rest road - on descendra au premier arret "trailview overlook" et on marchera jusqu'à .......hermist rest !!! Superbe balade , tres peu de monde !!!, balade toute l'apres midi en face à face avec cette merveille naturelle, un tres grand souvenir !!!!aux view point, on croise ceux qui descendent de la navette pour les photos En fin de promenade, on s'offre une glace bien meritee devant le bridge angel lodge puis ma fille reclame "la piscine" - rien à dire elle l'a plus que meritée !!! mais on fait l'impasse sur le sunset... check in a tusayan au red father lodge - acceuil super sympa (il me confirme mon tour en helicoptere pour le lendemain) hotel correct sans plus repas : "we cook pasta and pizza" sympa et pas cher c'est ok
info : il y a un nouvel arret maintenant dans la portion "the abyss/pima point" a mi-chemin environ et une route goudronnée qui peut remplacer le sentier initial qui, des fois, longe le GC de plus que tres pres !!
Si on revient un jour, on se fera la descente dans le fonds du canyon et nuit sur place et remontee le lendemain, ça c'est sur !!!!
J10 SURVOL GC / LAS VEGAS Lever vers 6h45 , la grasse mat, quoi !! p'tit dej puis on va a papillon pour l'helico - notre vol est a 8h30, en fait ils nous appelle a 8h !!! ok let's go!! on est 5 : nous trois + un autre couple de français ; on met les ecouteurs : commentaires en français , sympa, on comprends tout !!! on longe le canyon - c'est notre bapteme à tous les trois- on voit pas grand chose du GC et puis l'helico change de cap, la musique s'emballe et là, on le decouvre , la faille !!!! , la bete !!! C'est carrément magique !!heureusement que l'on a tous les lunettes noires car tous les yeux sont humides et beaucoup plus que d'habitude!!!sont trop forts les ricains avec leur mise en scene !!! un moment extraordinaire, a conseiller à tous ceux qui peuvent
puis depart pour LV vers 9h encore tout secoué par le moment que l'on vient de vivre ! arret a kigsman pour repas/salade dans un subway passage par hoover dam (le barrage) queue enorme de voiture dans le sens inverse !!! arrivee a LV - direction bonanza le plus grand magasin de souvenirs du monde, royaume du made in china et du plastoc, décevant !!!!! donc on file au nord pour un outlet ; perso je suis pas tres fringues et encore moins marques, alors j'accroche pas ni ma femme d'ailleurs, seule ma fille achete une veste check in au monte carlo puis depart pour le strip a pied of course !!! Bon là je vais pas tourner autour du pot : on n'aime pas du tout !beaucoup de monde , de bruit, des "rabatteurs" partout !! on a encore la tete au bord du GC et le choc est trop violent !!! "sincity", je sais pas mais "fakecity" ça c'est sur !! tout semble faux !artificiel ! c'est pas notre truc!! Content quand meme de l'avoir vu mais on est plus fatigué par les outlet et le strip que par les 10 bornes à GC la veille, question de motivation sans doutes !!
on essaiera le buffet du Mirage, au moins 100 personnes font la queue donc on insiste pas et on mange ailleurs !!
J11 BISHOP VIA DEATH VALLEY lever 6h depart 7h grosse journee aujourd'hui Objectif bishop via death valley
Arrivée a dante view vers 10h30/11h, superbe point de vue, on sort et surprise, il fait moins chaud qu'à LV ; on est en hauteur et y a du vent, ça doit y faire on continue sur zabriski point puis on descend dans la vallée à badwater et retour par artist drive ; DV est une exellente surprise, c'est superbe, plein de couleurs , j'aurais jamais cru, ma femme non plus d'ailleurs !! vers 13h30/14h arret a furnace creek; petit repas au bar 2 hot dog pour nous et ma fille commande des wings de poulet qui lui seront servis dans une sauce "spicy", c'est carremnt du feu (pourtant on aime manger epicé), immangeable !!on jettera et je manquerai pas de le faire remarquer a la serveuse qui nous offre une poche de chips..... on continue la route en passant devant sand dunes puis on sort de la DV, changement de paysages, on traverse lone pine arrivee a bishop vers 17/18 h
check inn au best western creekside inn superbe hotel, kitchenette dans la chambre , ras, ma fille file a la piscine.......
Le soir, on souhaite manger et bishop est petit; on demande conseil à l'hotel qui nous conseille un steak house mais on a été échaudé par celui de Page, donc on choisit un mexicain; et là qu'est qui nous prend ??? je sais toujours pas !! on commande 2 super burritos et 1 super tostada !!! pourtant on le sais ne jamais prendre des protions "super" aux usa !!!!!!! les serveurs se ramenent avec 2 plats genre lasagnes pour 8 personnes dans chaque assiette et une crepe de 30 cm de diametre avec 10 à 15 cm de bouffe par dessus ; et là on est pris d'un fou rire de dingues, on est ecroulé sur les banquettes, les serveurs rigolent de nous voir, le patron arrive rigolard mais on pourra pas lui parler, on est gondolé, on a mal au ventre, on pleure ..... en plus, c'est triste mais c'est degueu de chez degueu !! quel gaspillage !! ça fait un peu mal au coeur quand meme !! si vous allez a bishop, je vous deconseille "la casita" vraiment pas bon !!!
J12 YOSEMITE lever 6h depart 7h apres un super breakfast au BW avec gauffre a faire cuire soi meme, la classe !!
a 9h on est au visitor center de tuolomme rando de 2h/2h30 dans tuolomme meadows, puis arret a tenaya lake et olmsted point, repas a white wolf vers 13h30 arrivee a bridalvail fall (ou on verra un ours) puis on se gare et navette pour la rando de 1h30/2h a mirror lake, puis passage a lower yosemite fall (a sec, dommage ) recuperation de la voiture et direction glacier point via tunnel view (et la photo), superbe panorama de la valley on arrive au check inn du yosemite view lodge a el portal vers 20h30/21h, on a fait une tres grosse journee (je m'en doutais en fait); il faut attendre 1h30 au resto, on se rabat sur le salad bar de la pizzeria l'hotel est bien place mais aucun charme : une impression de "piege à touristes piégés" un peu comme a DV mais bon, on a pas le choix et surtout on est crevé !!
info:beaucoup de monde dans la valley de yosemite, trop de voitures à mon gout; j'espere qu'il mettront en place un systeme de navettes comme à zion pour le plus grand bonheur de tous !!!
J13 YOSEMITE / SAN FRANCISCO lever 6h, depart 7h arrivee a mariposa grove vers 8h30, aucun probleme pour les places de parking rando jusqu'à 11h parmi les sequoias; j'ai beaucoup apprecie la ballade avec une mention speciale pour l'endroit ou siege le museum, superbe cabane de rondins, j'adore !! beaucoup d'arbres abimes par le feu
depart pour SF via merced (pause midi au super market, sympa) arrivee vers 16h et restitution de la voiture check inn a l hotel dans taylor st pres de market st descente d'une rue (au pif) en direction de fishermann, on voit un attroupement , c'est lombard st !!! photo donc !! arrrivee sur FW, que je trouve plutot sympa, on decouvre les otaries, alcatraz etc.. repas au pier 39 au bubba gump : superbe vue sur alcatraz, super crevttes , on a adoré
retour en taxi : FW -> market st +/- 10$
J14 SAN FRANCISCO lever 7h30 car tour de la ville en francais; pick up a l'hotel vers 8h30 tour guide par william de cali'fun tres sympa et complet retour a l'hotel et depart immediat pour prendre un cable car au terminus (merci VAZYVITE) arrivee a FW , location de velo vers 14h traversse du GG, continue sur sausalito retour par ferry de 18h20 restitution velo vers 19h (116$ à 3) on a faim le premier japonais fera l'affaire resto bon, tip de 20% inclu mais service tres bon et souriant donc ras
J15 SAN FRANCISCO lever vers 7h petit dej dans la chambre on part à pied vers haight ashbury vers 8h/8h30 en prenant market street et là c'est vraiment la cour des miracles : des sdf partout, des epaves au vrai sens du terme, des pauvres gars qui se sont echoués, c'est triste mais je dois dire : pas un geste , ou une parole ni meme un regard de travers, une impression de 2 mondes qui vivent en parallele mais sans se rencontrer, special...... on ira jusqu'a haigh asbury et ses maisons superbes , puis retour ; shopping et repas au centre commercial de market st, puis union square, descente de chinatown (bof bof) on rentre dans north beach, petit spectacle sur washington square , monte jusqu'à la coit tower pour finir comme d'hab sur FW (desole, on aime bien ..) on veut faire le dernier repas a bubba gump mais 1h1/2 d'attente (c'estle we) donc on se rabat sur pier market , tres bien aussi , belle vue ras
J16 leaving SF un sacre beau trip que l'on est pas pres d'oublier
J'ai essaye de ne pas etre trop long et de mettre les programmes de nos journees avec heures de depart pour vous donner une idée de ce que l'on peut ou ne pas faire sur une journee; j'espere que cela pourra vous servir dans vos preparation et que vous avez apprecie la lecture de ce récit autant que moi son ecriture
see you soon
jc
Rocheuses américaines (1e partie) English translation pending
Un circuit inoubliable de 5000 km au départ de Denver.
C’était mon troisième voyage dans l’Ouest américain et le premier pour mon fils. Les 2 premiers, effectués en organisés, m’avaient laissé des souvenirs impérissables. Qu’en serait-il de celui-ci, préparé entièrement de manière indépendante ?
J 1 . Mardi 12/06/2007
Nous nous envolons de Bruxelles et faisons escale à Washington. A l'aéroport Dulles, il nous faut 1h15 pour passer au contrôle de l'immigration (prise des empreintes digitales, photographie de l'iris, passeport, questionnaire). Pendant ce temps, les bagages sont déchargés de l'avion mais pas réembarqués dans la correspondance vers Denver. Ils doivent d'abord être repris par leur propriétaire. Comme ils encombraient les tapis roulants, on les a entreposés un peu partout dans la salle. Leur recherche et leur réenregistrement, additionnés au temps passé à l'immigration, font que nous devons courir tout au long des immenses couloirs pour arriver à l'heure à l'embarquement. Ce n'était pas nécessaire; il a lieu avec 20 min de retard !

Arrivée à Denver, capitale du COLORADO vers 19h. L'aéroport est énorme (c'est l'un des plus grands des USA). Des tapis roulants à 4 bandes et un métro nous amènent au hall d'arrivée, puis une navette nous conduit au bureau de location des voitures. Nous devions prenons livraison d’un véhicule de catégorie C mais, puisqu'il n'y en a plus de ce type, nous pouvons choisir un modèle de catégorie D. Chouette ! A nous le luxe ! Le préposé ne nous accompagne même pas, les clés sont sur toutes les voitures. Nous trouvons facilement le chemin pour le motel (à l'Est de Denver et à ± 12 Mi de l'aéroport) mais à l'arrivée, nous sommes tout de suite plongé dans l'ambiance des grandes villes américaines. Gyrophares allumés, plusieurs voitures de police sont là pour procéder à l'arrestation d'un individu logeant au motel ! Aéroport > Peña Bld > I 70 > sortie 282
Total : 16 km
J 2 .Mercredi 13/06
> HWY 225 (entrée 12) > sortie 10 (2, 5 Mi) > Colfax Avenue West (9 Mi) > Downtown
Visite du centre de Denver à pied - State Capitol (vue panoramique du sommet) Nous visitons l'intérieur librement mais pour aller en haut de la coupole, il faut attendre ½ heure pour une visite guidée. Nous n'attendons pas.

- Civic Center (devant le Capitole) Une foire aux produits naturels se tenait ce jour-là dans le parc. De bonnes choses à manger, qui changent des fast-foods. - Derrière le Capitole, un ensemble architectural contemporain (le Golden Triangle) possède une architecture incroyable (musée d'histoire, bibliothèque publique et surtout l'extraordinaire musée d'art). - US Mint (visite gratuite sur réservation) Notre réservation par Internet avait bien été enregistrée - Visite guidée en anglais de cette usine à dollars - Pas de sac ni de photos : pour le hold-up du siècle, c'est raté ! En cadeau, une pièce d'1 cent vierge et une autre, frappée ! Quelle générosité ! - Court Place > 16th street Mall (rue piétonne commerçante d’1, 3 km) Nombreux snacks et restos. Le "Visitor Center" y est situé : très bon accueil et plein de documentation sur tout le Colorado. Un bus gratuit circule tout au long de cette rue. Très pratique : on peut l'emprunter autant de fois que l’on veut et en descendre environ tous les 50 m. Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir les tours du Financial District mais au Larimer Square, et dans les environs de la gare, les maisons de briques et les becs de gaz rappellent encore la Denver d’autrefois. Nous terminons la journée dans les nombreux magasins de la 16e rue. Total : 45 km

J 3. Jeudi 14/06
> I 70/36 W > (sortie 279) > HWY 270/36 W (sortie 217) > I 25 N (10 Mi) Notre voiture, qui, soi-disant, nous avait été livrée avec le réservoir plein, est presque à sec. Il faudra réclamer au retour, mais nous croira-t-on ? > Fort Collins (24 Mi) > I 25 N > WYOMING > Cheyenne (39 Mi) > sortie 9 > West Lincoln way
Capitale de l'Etat, Cheyenne a gardé intact son parfum du Far West. Elle fut fondée par l'armée, en 1867, pour protéger la construction du chemin de fer de l'Union Pacific, des attaques des Sioux. La Cheyenne Station, possède une entrée encadrée de 2 monumentales bottes de cow-boy. Cette gare était, à la fin du 19e siècle, la plus importante de la région car elle centralisait tout le transport des bestiaux provenant des élevages des grandes plaines. Le "Visitor Center" y est situé : on y distribue un guide détaillé, rue par rue, des divers bâtiments historiques de la ville. Le Capitole de l'Etat possède, comme celui de Denver, une coupole couverte d'or. Devant la façade, trône la statue d'Esther Hobart Morris, première femme au monde à exercer la fonction de juge de paix. Le Wyoming fut aussi le premier état à accorder en 1869, le droit de vote aux femmes et, en 1925, à élire une femme au poste de gouverneur. Dans le parc public, on trouve la plus grande locomotive du monde, la "4004 Big Boy". C'est l'endroit idéal pour le pique-nique, avec écureuils affamés et oiseaux familiers. A voir encore : les maisons anciennes (dont l' Historical Governor Mansion) et le Rodeo Round.

> I 25 N (entrée 12) > sortie 92 (75 Mi) > HWY26 E > Lingle (38 Mi)
* Oregon Trail Ruts & Register Cliffs N.S. Les traces des vieux chariots des pionniers et les graffiti tracés dans la roche sont moyennement intéressants mais l'aménagement des 2 sites et les bornes explicatives sur le Pony Express ainsi que l'environnement naturel valent la peine de s'y attarder. Des milliers de nids d'hirondelles sont accrochés aux falaises de craie.

* Fort Laramie N.S. L'évocation du passé des pionniers nous mène dans ce lieu célébré dans de nombreux westerns. Bâti en 1834, le fort était un ancien comptoir de fourrures. Il fut réquisitionné par l'armée dans le but de surveiller les Indiens et de protéger les caravanes d'émigrants sur la route de l'Oregon. Visite très attrayante. On aurait voulu aussi regarder les films projetés au Visitor Center, mais il se faisait tard ! Nous avons acheté ici le " pass "familial très avantageux, valable un an pour tous les parcs, monuments et sites nationaux et d’états des USA.

> HWY 85 N > Lusk (57 Mi) Logement dans un motel assez chic et cher de ce patelin (on n'avait rien trouvé d’autre sur le net). Total : 400 km
J 4. Vendredi 15/06
Lusk > HWY85 N > Mule Creek Junction (47 Mi) > HWY18 > SOUTH DAKOTA > Hot Springs (46 Mi)
* Mammoth Site Cet espace de fouilles, où on a découvert plus de 50 mammouths, est toujours en activité. Le site et le musée sont très intéressants mais naturellement, il faut aimer la paléontologie ! Les anglophones sont obligés de suivre une visite guidée. Les francophones peuvent obtenir à l'entrée, un classeur contenant toutes les explications écrites, et circuler à l'aise. C'est beaucoup plus agréable.

> HWY385 N > Custer > R89 (32 Mi)
* Le Custer State Park couvre une surface de 28 000 ha et donne asile à une importante vie sauvage. Le troupeau de bisons compte plus de 1500 têtes. Nous nous attendrissons devant les adorables petits chiens de prairie. Ce sont les premiers que nous voyons mais nous aurons, par la suite, l'occasion d'en voir des centaines. Rencontre aussi avec une jeune antilope "pronghorn", aussi surprise que nous.

* La "Needles Highway", route d'Etat payante, qui traverse un paysage magnifique d'aiguilles rocheuses, vaut vraiment la peine d'être parcourue. Passages à une voie, tunnels étroits et virages en épingle à cheveux ponctuent le parcours de 22 km.

> R89 E > Custer SP
* Promenade au Sylvan Lake (1Mi) Joli site rocheux entourant un petit lac de retenue. Nous en faisons le tour, tout au long d'un sentier aménagé. > R89 W > R224
* Le Mont Rushmore est célèbre dans le monde entier par les sculptures gigantesques des têtes des 4 présidents : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Théodore Roosevelt. Monument national, il représente, pour les Américains, le symbole de la démocratie. L'entrée est, hélas, défigurée par l'exploitation commerciale du site. Une architecture lourde et pompeuse l'encadre. Pour les photos, mieux vaut prévoir une visite matinale, car le soleil éclaire les statues.

> HWY16 > Rapid City Nous logeons dans la banlieue Est de la ville, non loin d'un centre commercial. Total : 291 km
J 5. Samedi 16/06
Rapid City : visite de l'Ellsworth Air & Space Museum (gratuit). 28 avions y sont exposés et le musée complète le site extérieur. On peut notamment essayer le simulateur de vol d'un F-106. Même si, comme moi, on n'est pas passionné par l'aviation militaire, on y passe facilement toute une matinée.

> I 90 E > Wall (51Mi) > SR240 > Pinacle Entrance
* Badlands N.P. Visite en voiture de ce parc de 100 000 ha avec de petites balades pédestres aux sites les plus intéressants. (Fossil exibit trail : 400 m, Saddle Pass : 400 m, Cliff Shelf trail : 800 m, Window trail : 400 m et expo au Ben Reifel Visitor Center)

Véritable labyrinthe de falaises déchiquetées, de crêtes abruptes et de ravines profondes, le paysage désolé des Badlands est le résultat d'un demi million d'années d'érosion. On y trouve de nombreux fossiles. Chaleur torride pour parcourir ces paysages d'une beauté sauvage où l'on rencontre des chiens de prairies peu craintifs et des antilopes "pronghorn". Pour le pique-nique en plein soleil, les bancs et tables sont heureusement abrités d'un petit toit !

> Cactus Flat (36 Mi) > I 90 W > Rapid City (54 Mi) Total : 277 km
J 6. Dimanche 17/06
Rapid City : arrêts à tous les carrefours des deux rues principales pour voir les statues grandeur nature des présidents américains. A ce jour, 36 sont en place et 4 nouvelles sont ajoutées chaque année depuis l'an 2000.

> SR44 W > Chapel Lane
* Chapel in the Hills La Stavkirke Chapel est une église en bois debout, comme on les fait en Norvège. Visite gratuite ; toutefois les surveillantes, vêtues de costumes folkloriques norvégiens, attendent la donation.

SR44 W > WYOMING > SR385 > Lead (mine d'or à ciel ouvert - cachée par les sapins) > Deadwood
* La ville de Deadwood (classée "lieu historique national") fut créée en 1876, lors ruée vers l'or des Black Hills. Au début, ce n'était qu'un village de tentes. Mais en 1879, un incendie détruisit le camp des orpailleurs. Dès lors, la municipalité décida de rebâtir la ville en pierre et en briques. Ce sont les édifices que l'on peut encore voir aujourd'hui. Depuis 2001, les mines à ciel ouvert et souterraines ne sont plus exploitées. Elles avaient produit, depuis 1876, 1.200 tonnes d'or. Deadwood vit maintenant du tourisme et sert souvent de décor réel aux productions cinématographiques et télévisées. La gare abrite le "Visitor Center" (documentation sur tous les bâtiments historiques de la cité). On trouve tout au long de la grand-rue des bars, des casinos et des magasins de vêtements de cow-boys à profusion. Nous sommes tombés le jour de la fête de Wild Bill Hicock (spectacles dans les rues l'après-midi et le soir).

Au Mont Moriah Cimetery, se trouvent les tombes de Calamity Jane et de Wild Bill Hicock. A l'entrée, on reçoit un plan détaillé de ce cimetière, qui contient également d'autres sépultures de célébrités de l'Old West, moins connues chez nous.

> Whitewood (±60 Mi) > I 90 W > Sundance (42 Mi) Un peu plus loin, nous cherchons en vain une station service. Comme nous ne pensons pas atteindre la Devil's Tower sans faire le plein, nous retournons vers Sundance (18Mi en +). > SR14 > SR24 (27 Mi)
* Devil's Tower N.M. L'orage menace lorsque nous arrivons en vue de cet extraordinaire monument naturel. L'ambiance est dantesque mais finalement, seulement quelques gouttes tombent. Nous faisons la balade de 2 km qui contourne le cône volcanique. Il y a 60 millions d'années, des laves incandescentes se sont échappées par une fissure de l'enveloppe magmatique, mais n'ont jamais crevé la surface de la terre. La cheminée du volcan s'est donc solidifiée à l'intérieur de l'écorce terrestre. Par la suite, les sédiments environnants se sont érodés, dégageant peu à peu cet extraordinaire monument naturel haut de 386 m et composé de colonnes basaltiques hexagonales.

> SR24 > SR14 > I 90 W (32 Mi) > Gillette (30 Mi) > Buffalo (68 Mi) > Sheridan (34 Mi) Total : 507 km
J 7. Lundi 18/06
* Sheridan : arrêt au Trail End Historic (maison du gouverneur Kendrick, à l'architecture hollandaise)

> I 90 W (15Mi) > HWY14 W (33 Mi) > Burgess Junction
* La traversée des Bighorn Mountains n'est pas de tout repos (pentes à 10 - 12 %). De plus, on s'arrête beaucoup pour jouir des fabuleux paysages, encore enneigés en juin, et des prairies alpines couvertes de tapis de fleurs. Nous avons rencontré des cerfs mulets femelles (je ne pense pas qu'on dise des "biches mules" ! ) au bord des torrents.

* Shell Canyon et Shell Falls Dégringolant du versant ouest des Big Horn Mountains, le Shell Creek est un torrent fréquenté par les truites arc-en-ciel. Son cours est marqué par une chute impressionnante, la Shell Fall, de 36 m de haut. Le torrent poursuit ensuite sa course dans un canyon très coloré. Site bien aménagé, avec sentier botanique au bord des chutes et du canyon.

* Arrêt au Chimney Rock, butte volcanique solitaire dégagée par l'érosion des grès rouges.
> Greybull (48 Mi) > HWY14 /16/20 W> Cody ( 48 Mi)
* Old Trail Town Les cabanes meublées et les anciens chariots de ce musée à ciel ouvert sont très photogéniques et rappellent vraiment les décors des westerns. Des objets, des photos, des documents écrits évoquent l'authentique histoire de cette époque. Dans le cimetière, parmi d'autres tombes, celle de Jeremiah Johnson, joué au cinéma par Robert Redford.

On avait aussi prévu de visiter le musée Buffalo Bill, le fondateur de la ville (bien que l'histoire de ce personnage ne soit pas toujours très reluisante) et de passer la soirée au Night Rodéo, mais nous étions vraiment trop fatigués pour y aller. Total : 264 km
J 8. Mardi 19/06
* Cody : visite, juste en face du motel, d'une gigantesque maquette animée, construite par un antiquaire et racontant toute l'histoire de la région (reconstitution de la vie quotidienne, des batailles, du chemin de fer, etc) + collection d’objets artisanaux indiens. Génial ! Le boulot de toute une vie ! > HWY 14/16/20 W > Yellowstone N.P. (53 Mi) La route, qui mène à l’entrée Est du Yellowstone, longe le barrage et le lac Buffalo Bill, puis traverse la Wapiti Valley et la Shoshone National Forest. Arrêt au site de la "Holly City" (rochers évoquant Jérusalem).

* Yellowstone N.P. En juin, la neige couvre encore les sommets du parc. Pique-nique au bord lac Yellowstone qui couvre 360 km² dans l'ancienne caldera du volcan. Ses eaux sont particulièrement transparentes mais beaucoup trop froides pour s'y baigner ! - Mud Volcano Les eaux acides de cette source (76°), attaquent la roche environnante pour former un chaudron de boue noirâtre. L'odeur d'œuf pourri (H2S) y est insupportable.

- Upper & Lower Falls A quelques mètres d'intervalle, la rivière Yellowstone franchit deux chutes importantes. Celle du haut (33m) traverse des roches volcaniques sombres. La seconde (94m) a creusé un canyon aux parois colorées de toute beauté.

- Mammoth Hot Springs.
Ces sources chaudes ont créé un merveilleux décor de cascades pétrifiées. Par endroits, les formations blanches sont rehaussées de couleurs qui indiquent la présence de bactéries et de minéraux divers.
Superbes au soleil couchant !

La route, qui traverse la partie nord du parc, est la moins fréquentée par les touristes. En conséquence, les animaux y sont fort nombreux. Au cours de la journée, nous avons rencontrés 5 ours noirs, un loup, des tas de bisons, de cerfs mulets et de wapitis.

> Madison > MONTANA > West Yellowstone (14 Mi)
Total : 293 km
La deuxième partie dans quelques jours ....
C’était mon troisième voyage dans l’Ouest américain et le premier pour mon fils. Les 2 premiers, effectués en organisés, m’avaient laissé des souvenirs impérissables. Qu’en serait-il de celui-ci, préparé entièrement de manière indépendante ?
J 1 . Mardi 12/06/2007
Nous nous envolons de Bruxelles et faisons escale à Washington. A l'aéroport Dulles, il nous faut 1h15 pour passer au contrôle de l'immigration (prise des empreintes digitales, photographie de l'iris, passeport, questionnaire). Pendant ce temps, les bagages sont déchargés de l'avion mais pas réembarqués dans la correspondance vers Denver. Ils doivent d'abord être repris par leur propriétaire. Comme ils encombraient les tapis roulants, on les a entreposés un peu partout dans la salle. Leur recherche et leur réenregistrement, additionnés au temps passé à l'immigration, font que nous devons courir tout au long des immenses couloirs pour arriver à l'heure à l'embarquement. Ce n'était pas nécessaire; il a lieu avec 20 min de retard !

Arrivée à Denver, capitale du COLORADO vers 19h. L'aéroport est énorme (c'est l'un des plus grands des USA). Des tapis roulants à 4 bandes et un métro nous amènent au hall d'arrivée, puis une navette nous conduit au bureau de location des voitures. Nous devions prenons livraison d’un véhicule de catégorie C mais, puisqu'il n'y en a plus de ce type, nous pouvons choisir un modèle de catégorie D. Chouette ! A nous le luxe ! Le préposé ne nous accompagne même pas, les clés sont sur toutes les voitures. Nous trouvons facilement le chemin pour le motel (à l'Est de Denver et à ± 12 Mi de l'aéroport) mais à l'arrivée, nous sommes tout de suite plongé dans l'ambiance des grandes villes américaines. Gyrophares allumés, plusieurs voitures de police sont là pour procéder à l'arrestation d'un individu logeant au motel ! Aéroport > Peña Bld > I 70 > sortie 282
Total : 16 km
J 2 .Mercredi 13/06
> HWY 225 (entrée 12) > sortie 10 (2, 5 Mi) > Colfax Avenue West (9 Mi) > Downtown
Visite du centre de Denver à pied - State Capitol (vue panoramique du sommet) Nous visitons l'intérieur librement mais pour aller en haut de la coupole, il faut attendre ½ heure pour une visite guidée. Nous n'attendons pas.

- Civic Center (devant le Capitole) Une foire aux produits naturels se tenait ce jour-là dans le parc. De bonnes choses à manger, qui changent des fast-foods. - Derrière le Capitole, un ensemble architectural contemporain (le Golden Triangle) possède une architecture incroyable (musée d'histoire, bibliothèque publique et surtout l'extraordinaire musée d'art). - US Mint (visite gratuite sur réservation) Notre réservation par Internet avait bien été enregistrée - Visite guidée en anglais de cette usine à dollars - Pas de sac ni de photos : pour le hold-up du siècle, c'est raté ! En cadeau, une pièce d'1 cent vierge et une autre, frappée ! Quelle générosité ! - Court Place > 16th street Mall (rue piétonne commerçante d’1, 3 km) Nombreux snacks et restos. Le "Visitor Center" y est situé : très bon accueil et plein de documentation sur tout le Colorado. Un bus gratuit circule tout au long de cette rue. Très pratique : on peut l'emprunter autant de fois que l’on veut et en descendre environ tous les 50 m. Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir les tours du Financial District mais au Larimer Square, et dans les environs de la gare, les maisons de briques et les becs de gaz rappellent encore la Denver d’autrefois. Nous terminons la journée dans les nombreux magasins de la 16e rue. Total : 45 km

J 3. Jeudi 14/06
> I 70/36 W > (sortie 279) > HWY 270/36 W (sortie 217) > I 25 N (10 Mi) Notre voiture, qui, soi-disant, nous avait été livrée avec le réservoir plein, est presque à sec. Il faudra réclamer au retour, mais nous croira-t-on ? > Fort Collins (24 Mi) > I 25 N > WYOMING > Cheyenne (39 Mi) > sortie 9 > West Lincoln way
Capitale de l'Etat, Cheyenne a gardé intact son parfum du Far West. Elle fut fondée par l'armée, en 1867, pour protéger la construction du chemin de fer de l'Union Pacific, des attaques des Sioux. La Cheyenne Station, possède une entrée encadrée de 2 monumentales bottes de cow-boy. Cette gare était, à la fin du 19e siècle, la plus importante de la région car elle centralisait tout le transport des bestiaux provenant des élevages des grandes plaines. Le "Visitor Center" y est situé : on y distribue un guide détaillé, rue par rue, des divers bâtiments historiques de la ville. Le Capitole de l'Etat possède, comme celui de Denver, une coupole couverte d'or. Devant la façade, trône la statue d'Esther Hobart Morris, première femme au monde à exercer la fonction de juge de paix. Le Wyoming fut aussi le premier état à accorder en 1869, le droit de vote aux femmes et, en 1925, à élire une femme au poste de gouverneur. Dans le parc public, on trouve la plus grande locomotive du monde, la "4004 Big Boy". C'est l'endroit idéal pour le pique-nique, avec écureuils affamés et oiseaux familiers. A voir encore : les maisons anciennes (dont l' Historical Governor Mansion) et le Rodeo Round.

> I 25 N (entrée 12) > sortie 92 (75 Mi) > HWY26 E > Lingle (38 Mi)
* Oregon Trail Ruts & Register Cliffs N.S. Les traces des vieux chariots des pionniers et les graffiti tracés dans la roche sont moyennement intéressants mais l'aménagement des 2 sites et les bornes explicatives sur le Pony Express ainsi que l'environnement naturel valent la peine de s'y attarder. Des milliers de nids d'hirondelles sont accrochés aux falaises de craie.

* Fort Laramie N.S. L'évocation du passé des pionniers nous mène dans ce lieu célébré dans de nombreux westerns. Bâti en 1834, le fort était un ancien comptoir de fourrures. Il fut réquisitionné par l'armée dans le but de surveiller les Indiens et de protéger les caravanes d'émigrants sur la route de l'Oregon. Visite très attrayante. On aurait voulu aussi regarder les films projetés au Visitor Center, mais il se faisait tard ! Nous avons acheté ici le " pass "familial très avantageux, valable un an pour tous les parcs, monuments et sites nationaux et d’états des USA.

> HWY 85 N > Lusk (57 Mi) Logement dans un motel assez chic et cher de ce patelin (on n'avait rien trouvé d’autre sur le net). Total : 400 km
J 4. Vendredi 15/06
Lusk > HWY85 N > Mule Creek Junction (47 Mi) > HWY18 > SOUTH DAKOTA > Hot Springs (46 Mi)
* Mammoth Site Cet espace de fouilles, où on a découvert plus de 50 mammouths, est toujours en activité. Le site et le musée sont très intéressants mais naturellement, il faut aimer la paléontologie ! Les anglophones sont obligés de suivre une visite guidée. Les francophones peuvent obtenir à l'entrée, un classeur contenant toutes les explications écrites, et circuler à l'aise. C'est beaucoup plus agréable.

> HWY385 N > Custer > R89 (32 Mi)
* Le Custer State Park couvre une surface de 28 000 ha et donne asile à une importante vie sauvage. Le troupeau de bisons compte plus de 1500 têtes. Nous nous attendrissons devant les adorables petits chiens de prairie. Ce sont les premiers que nous voyons mais nous aurons, par la suite, l'occasion d'en voir des centaines. Rencontre aussi avec une jeune antilope "pronghorn", aussi surprise que nous.

* La "Needles Highway", route d'Etat payante, qui traverse un paysage magnifique d'aiguilles rocheuses, vaut vraiment la peine d'être parcourue. Passages à une voie, tunnels étroits et virages en épingle à cheveux ponctuent le parcours de 22 km.

> R89 E > Custer SP
* Promenade au Sylvan Lake (1Mi) Joli site rocheux entourant un petit lac de retenue. Nous en faisons le tour, tout au long d'un sentier aménagé. > R89 W > R224
* Le Mont Rushmore est célèbre dans le monde entier par les sculptures gigantesques des têtes des 4 présidents : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Théodore Roosevelt. Monument national, il représente, pour les Américains, le symbole de la démocratie. L'entrée est, hélas, défigurée par l'exploitation commerciale du site. Une architecture lourde et pompeuse l'encadre. Pour les photos, mieux vaut prévoir une visite matinale, car le soleil éclaire les statues.

> HWY16 > Rapid City Nous logeons dans la banlieue Est de la ville, non loin d'un centre commercial. Total : 291 km
J 5. Samedi 16/06
Rapid City : visite de l'Ellsworth Air & Space Museum (gratuit). 28 avions y sont exposés et le musée complète le site extérieur. On peut notamment essayer le simulateur de vol d'un F-106. Même si, comme moi, on n'est pas passionné par l'aviation militaire, on y passe facilement toute une matinée.

> I 90 E > Wall (51Mi) > SR240 > Pinacle Entrance
* Badlands N.P. Visite en voiture de ce parc de 100 000 ha avec de petites balades pédestres aux sites les plus intéressants. (Fossil exibit trail : 400 m, Saddle Pass : 400 m, Cliff Shelf trail : 800 m, Window trail : 400 m et expo au Ben Reifel Visitor Center)

Véritable labyrinthe de falaises déchiquetées, de crêtes abruptes et de ravines profondes, le paysage désolé des Badlands est le résultat d'un demi million d'années d'érosion. On y trouve de nombreux fossiles. Chaleur torride pour parcourir ces paysages d'une beauté sauvage où l'on rencontre des chiens de prairies peu craintifs et des antilopes "pronghorn". Pour le pique-nique en plein soleil, les bancs et tables sont heureusement abrités d'un petit toit !

> Cactus Flat (36 Mi) > I 90 W > Rapid City (54 Mi) Total : 277 km
J 6. Dimanche 17/06
Rapid City : arrêts à tous les carrefours des deux rues principales pour voir les statues grandeur nature des présidents américains. A ce jour, 36 sont en place et 4 nouvelles sont ajoutées chaque année depuis l'an 2000.

> SR44 W > Chapel Lane
* Chapel in the Hills La Stavkirke Chapel est une église en bois debout, comme on les fait en Norvège. Visite gratuite ; toutefois les surveillantes, vêtues de costumes folkloriques norvégiens, attendent la donation.

SR44 W > WYOMING > SR385 > Lead (mine d'or à ciel ouvert - cachée par les sapins) > Deadwood
* La ville de Deadwood (classée "lieu historique national") fut créée en 1876, lors ruée vers l'or des Black Hills. Au début, ce n'était qu'un village de tentes. Mais en 1879, un incendie détruisit le camp des orpailleurs. Dès lors, la municipalité décida de rebâtir la ville en pierre et en briques. Ce sont les édifices que l'on peut encore voir aujourd'hui. Depuis 2001, les mines à ciel ouvert et souterraines ne sont plus exploitées. Elles avaient produit, depuis 1876, 1.200 tonnes d'or. Deadwood vit maintenant du tourisme et sert souvent de décor réel aux productions cinématographiques et télévisées. La gare abrite le "Visitor Center" (documentation sur tous les bâtiments historiques de la cité). On trouve tout au long de la grand-rue des bars, des casinos et des magasins de vêtements de cow-boys à profusion. Nous sommes tombés le jour de la fête de Wild Bill Hicock (spectacles dans les rues l'après-midi et le soir).

Au Mont Moriah Cimetery, se trouvent les tombes de Calamity Jane et de Wild Bill Hicock. A l'entrée, on reçoit un plan détaillé de ce cimetière, qui contient également d'autres sépultures de célébrités de l'Old West, moins connues chez nous.

> Whitewood (±60 Mi) > I 90 W > Sundance (42 Mi) Un peu plus loin, nous cherchons en vain une station service. Comme nous ne pensons pas atteindre la Devil's Tower sans faire le plein, nous retournons vers Sundance (18Mi en +). > SR14 > SR24 (27 Mi)
* Devil's Tower N.M. L'orage menace lorsque nous arrivons en vue de cet extraordinaire monument naturel. L'ambiance est dantesque mais finalement, seulement quelques gouttes tombent. Nous faisons la balade de 2 km qui contourne le cône volcanique. Il y a 60 millions d'années, des laves incandescentes se sont échappées par une fissure de l'enveloppe magmatique, mais n'ont jamais crevé la surface de la terre. La cheminée du volcan s'est donc solidifiée à l'intérieur de l'écorce terrestre. Par la suite, les sédiments environnants se sont érodés, dégageant peu à peu cet extraordinaire monument naturel haut de 386 m et composé de colonnes basaltiques hexagonales.

> SR24 > SR14 > I 90 W (32 Mi) > Gillette (30 Mi) > Buffalo (68 Mi) > Sheridan (34 Mi) Total : 507 km
J 7. Lundi 18/06
* Sheridan : arrêt au Trail End Historic (maison du gouverneur Kendrick, à l'architecture hollandaise)

> I 90 W (15Mi) > HWY14 W (33 Mi) > Burgess Junction
* La traversée des Bighorn Mountains n'est pas de tout repos (pentes à 10 - 12 %). De plus, on s'arrête beaucoup pour jouir des fabuleux paysages, encore enneigés en juin, et des prairies alpines couvertes de tapis de fleurs. Nous avons rencontré des cerfs mulets femelles (je ne pense pas qu'on dise des "biches mules" ! ) au bord des torrents.

* Shell Canyon et Shell Falls Dégringolant du versant ouest des Big Horn Mountains, le Shell Creek est un torrent fréquenté par les truites arc-en-ciel. Son cours est marqué par une chute impressionnante, la Shell Fall, de 36 m de haut. Le torrent poursuit ensuite sa course dans un canyon très coloré. Site bien aménagé, avec sentier botanique au bord des chutes et du canyon.

* Arrêt au Chimney Rock, butte volcanique solitaire dégagée par l'érosion des grès rouges.
> Greybull (48 Mi) > HWY14 /16/20 W> Cody ( 48 Mi)
* Old Trail Town Les cabanes meublées et les anciens chariots de ce musée à ciel ouvert sont très photogéniques et rappellent vraiment les décors des westerns. Des objets, des photos, des documents écrits évoquent l'authentique histoire de cette époque. Dans le cimetière, parmi d'autres tombes, celle de Jeremiah Johnson, joué au cinéma par Robert Redford.

On avait aussi prévu de visiter le musée Buffalo Bill, le fondateur de la ville (bien que l'histoire de ce personnage ne soit pas toujours très reluisante) et de passer la soirée au Night Rodéo, mais nous étions vraiment trop fatigués pour y aller. Total : 264 km
J 8. Mardi 19/06
* Cody : visite, juste en face du motel, d'une gigantesque maquette animée, construite par un antiquaire et racontant toute l'histoire de la région (reconstitution de la vie quotidienne, des batailles, du chemin de fer, etc) + collection d’objets artisanaux indiens. Génial ! Le boulot de toute une vie ! > HWY 14/16/20 W > Yellowstone N.P. (53 Mi) La route, qui mène à l’entrée Est du Yellowstone, longe le barrage et le lac Buffalo Bill, puis traverse la Wapiti Valley et la Shoshone National Forest. Arrêt au site de la "Holly City" (rochers évoquant Jérusalem).

* Yellowstone N.P. En juin, la neige couvre encore les sommets du parc. Pique-nique au bord lac Yellowstone qui couvre 360 km² dans l'ancienne caldera du volcan. Ses eaux sont particulièrement transparentes mais beaucoup trop froides pour s'y baigner ! - Mud Volcano Les eaux acides de cette source (76°), attaquent la roche environnante pour former un chaudron de boue noirâtre. L'odeur d'œuf pourri (H2S) y est insupportable.

- Upper & Lower Falls A quelques mètres d'intervalle, la rivière Yellowstone franchit deux chutes importantes. Celle du haut (33m) traverse des roches volcaniques sombres. La seconde (94m) a creusé un canyon aux parois colorées de toute beauté.

- Mammoth Hot Springs.
Ces sources chaudes ont créé un merveilleux décor de cascades pétrifiées. Par endroits, les formations blanches sont rehaussées de couleurs qui indiquent la présence de bactéries et de minéraux divers.
Superbes au soleil couchant !
La route, qui traverse la partie nord du parc, est la moins fréquentée par les touristes. En conséquence, les animaux y sont fort nombreux. Au cours de la journée, nous avons rencontrés 5 ours noirs, un loup, des tas de bisons, de cerfs mulets et de wapitis.

> Madison > MONTANA > West Yellowstone (14 Mi)
Total : 293 km
La deuxième partie dans quelques jours ....
Vietnam 2004 English translation pending
Vendredi 23 Janvier 2004.
Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? »
Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine.
Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir!
Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule.
Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée.
Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement.
Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class.
Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure.
Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau.
Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer.
L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier.
C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes.
Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement.
Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel.
Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant.
Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï.
Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial.
Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part.
Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live.
De retour au Plaza je m'enfile quelques bières.
J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire.
Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale!
Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes.
D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même.
En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète.
Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif).
L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60.
C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's.
C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent.
Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début.
Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue.
Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières.
Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages.
Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce?
Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon!
Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage.
Je débarque enfin, CA Y EST!!!!
Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas.
Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide...
Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles.
J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport.
Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants...
Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!!
Il me trouve un taxi pour 10 dollars.
Direction Hanoï!
La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus.
Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide.
En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand.
Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres.
Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route.
Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé.
La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours.
Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $.
Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ».
J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi.
Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre.
Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat.
Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel.
Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30.
C'est épuisant de voyager.
Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur.
Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices.
Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.
Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.
La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.
Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.
J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.
Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.
Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.
Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.
Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.
Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.
Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.
Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.
Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.
Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.
D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!
Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Les fameux temples de Nan (Thaïlande) English translation pending
NAN
La ville de Nan baigne dans une atmosphère tranquille, presque somnolente, en tout cas bien provinciale.
Comme la plupart des vieilles villes Lanna, elle n'a plus ses murailles, ce qui est bien triste car elles étaient décrites, par Reginald Le Mayas en 1914, comme étant « hautes, construites en briques rouges et en bien meilleur état de conservation que d’autres villes du Nord. »
Wat Phumin : A lui seul il justifie presque de faire un voyage à Nan. C’est sans conteste le plus beau des temples de la ville construit, de plus, dans un style inhabituel. Il est localisé sur Pha Kong road juste au Sud de la jonction avec Suriyaphong road. Fondé en 1596 par le souverain de Nan, Chao Chetabutprohmin, il doit sa forme actuelle à une rénovation consciencieuse effectuée de 1867 à 1875 sous le règne de Chao Anantaworaritthidej. Ce long travail fut largement fêté par deux semaines de cérémonies religieuses et de tirs de fusées. Architecturalement parlant, le temple est cruciforme avec son axe principal orienté Nord - Sud et une curieuse toiture. Comme beaucoup de temples des vallées de la Nan et de la Yom, le viharn et l’ubosot sont combinés dans ce seul bâtiment. Il y a des entrées à chacun des quatre côtés, mais celles côté Nord et Sud disposent d’une plus longue approche, défendues sur les côtés par des balustrades de nagas. Ici aussi on est frappé par les deux nagas parallèles qui donnent l’impression d’onduler droit vers le bâtiment. Chaque entrée est surmontée par un mondop assez élaboré (soulignant le fait que ce temple fut fondé par la dynastie royale de Nan), dotée de portes finement sculptées, de motifs de la vie forestière de style Lanna au Sud et à l’Ouest, de fleurs au Nord et de gardes-démons chinois à l’Est. L'intérieur du wat est tout simplement remarquable. La structure du toit est supportée par douze piliers de teck décorés d’or sur de la laque noire et rouge et des motifs d’éléphants. Le plafond est également finement décoré. Au centre, et suivant le thème cruciforme, un imposant Bouddha à quatre faces identiques surmonté d’une fleur de lotus est posé sur une sorte d’autel carré. La forme des oreilles et du nez démontre l’influence Lao. A côté de cet autel se trouve un magnifique thammat (chaire). Les peintures murales intérieures méritent une grande attention. Peintes peu après la rénovation du bâtiment fin du 19ième siècle, elles représentent deux des contes du jataka - le Khattana Kumara Jataka sur le mur Nord et le Nimijjataka sur le mur Ouest - ainsi que des scènes de la vie de Bouddha. Toutes ont un style assez particulier s’éloignant du style classique habituel et sont assez proches des peintures murales du Wat Phra Singh de Chiang Mai. Toutefois le cadre est, ici, celui de la culture et de la vie journalière des Tai Lü. Les deux scènes les plus célèbres sont de plus grandes dimensions que la plupart des peintures murales : un homme chuchotant dans l'oreille d'une femme (sur le côté Sud de la porte Ouest) et la représentation peinte sur le flanc de la porte Sud, présumée être celle du roi Chao Anantaworaritthidej. D’autres peintures grandeur nature figurant de chaque côté de la porte d’entrée principale sont d’influence chinoise (manière d’indiquer les origines des Tai Lü). L'inclusion de scènes avec des occidentaux fait probablement référence à l'arrivée des Français à qui l'Est de la région de la vallée de la Nan fut cédé en 1893. Cela indique aussi qu'au moins quelques-unes des peintures datent des années 1890.
Le Musée National : Le Wat Phumin est un élément d'un petit groupe de sites au centre de Nan, tous très proches les uns des autres, ce qui facilite les visites ! Ainsi de l’autre côté de la Suriyaphong road se trouve le Musée National. Il est installé dans un ancien palais, le « ho kham », construit en 1903 par le souverain local Phra Chao Suriyaphong Pharitdej. L'entrée se trouve sur la Pha Kong road. Aussi bien historique qu’ethnographique, le musée présente aussi diverses représentations de Bouddha de style local mais la curiosité du musée est la curieuse défense d'éléphant de couleur noir de fin du 17ième siècle. Elle pèse 18 kilos, mesure 94 centimètres de long et est bizarrement montée dans les bras d'un magnifique garuda de bois sculpté peint.
Wat Ming Muang : A quelques 200 mètres à l’Ouest le long de la Suriyaphong road, sur le côté, se trouve le Lak Muang (pilier fondateur de la ville) qui doit être vu à cause de sa forme inhabituelle. Dressé dans un petit pavillon juste en face de l’entrée Est du Wat Ming Muang, c'est un linga dédié à Shiva avec quatre faces au sommet aussi appelé mukha linga. C’est un exemple intéressant sur la manière dont les animistes ont intégré un symbole brahmanique tout à fait étranger. Le viharn moderne situé à l’arrière est complètement couvert de stucs « rococo » de très mauvais goût.
Wat Hua Khuang : Côté Nord du musée, au coin de la Pha Kong road et de la Mahaphrom road, se trouve un temple quelque peu négligé. Le corps du bâtiment qui fait face au Sud présente un viharn combiné avec un ubosot, caractéristique particulière de plusieurs temples de la région de Nan. Il fut construit à peu près à la même époque au cours de laquelle le Wat Phumin fut restauré (+- 1860). Les décors en bois sculpté du pignon furent rajoutés ultérieurement. Le fronton mérite l’attention avec son dessin floral, qui suit le cadre triangulaire, et ses lotus. A remarquer également les balustrades de makara-naga qui s’étendent le long des galeries latérales au lieu de le faire vers l’avant. A l'intérieur, la principale statue de Bouddha, de style Sukhothai, est une copie du Chinnarat Bouddha de Phitsanulok. Nan subissait l’influence des modèles de style Sukhothai. Derrière le viharn-ubosot, sur le côté Nord, un fin chedi se dresse sur une haute base de forme carrée. La partie supérieure est décorée de niches et de statues thewada aux coins. Les toitures sont d’influence Chinoise. Sur le côté Ouest se trouve un joli ho trai dont la partie supérieure est décorée de boiseries.
Wat Phra That Chang Kham Vora Viharn : Sur le côté Est de la Pha Kong road, en face de l'entrée de musée, se trouve « Le monastère de la relique supporté par des éléphants » dont les entrées se trouvent sur Mahaphrom road et Suryaphong road. Comme au Wat Phumin et au Wat Hua Khuang, les principaux bâtiments monacaux font face au Sud, mais cet important temple à ses caractéristiques propres. Le chedi porte le nom de « chang kham » et donne donc son nom au temple qui fut construit en 1406 et a fait l’objet de multiples restaurations. Sa base carrée comporte vingt-quatre éléphants - six sur chaque côté - supportant le chedi. Le style de ces éléphants, qui dans la mythologie bouddhiste supportent le Mont Meru, provient du Sri Lanka via Si Satchanalai (ville sœur de Sukhothai) et ressemble fortement à ceux du Wat Chang Lom de cette localité. Côté Sud du chedi se trouve le principal viharn du wat contenant plusieurs statues de Bouddha dont deux très jolies en bronze de style Sukhothai et qui datent des années 1426-1427. Ces Bouddhas faisaient partie d'un ensemble de cinq statues commandées par le roi Ngua Ran Pha Sumo. L’une se trouve au Wat Na Pang et les deux autres au Wat Phaya Phu tout proche. A côté de ce viharn et face au Sud, un plus grand bâtiment avec une galerie extérieure, de style Rattanakosin de Rama III, comporte un fronton avec un garuda polychrome. Ce n'est pas un viharn, comme on pourrait logiquement le croire, mais bien le plus grand ho trai de Thaïlande. Il contient un Bouddha de bronze, marchant, de style Sukhothai. Il est connu sous le nom de Sri Sakyamuni Bouddha. Au Nord du principal chedi se trouve un petit viharn, orienté à l’Est, qui contient les restes de Chao Anantaworaritthidej, le souverain de Nan qui a rénové le Wat Phumin et construit le Wat Hua Khuang. De style local et sans portique, son pignon de bois est décoré de panneaux rectangulaires.
Wat Phaya Phu : Pour voir les deux autres Bouddhas marchant faisant partie de l’ensemble du 15ième siècle, dirigez-vous vers l’Est en suivant la Suriyaphong road. Deux blocs plus loin tournez à droite à la jonction avec la Sumonthewarat road, encore 200 mètres et à votre droite ne ratez pas la petite Phaya Phu road, le wat est sur votre droite à 100 mètres. Le temple original fut construit en 1413 par le roi Phaya Pu, le souverain de l’époque. L'ubosot est sur la gauche, il contient la plus grande statue de Bouddha de la province et cette fois il est du style Chiang Saen. A droite, le viharn qui abrite les deux statues de Bouddha, dont question plus haut, qui encadrent une plus grande statue. Les deux Bouddha marchent tout en exécutant un abhaya, l’un avec la main gauche, l'autre avec la droite. Ce viharn, chose inhabituelle, est orienté vers l’Ouest et la porte est sculptée avec des ogres comme gardiens connus localement sous le nom de yamatut. D’autres sculptures représentent la lutte de deux démons, un démon sur un singe, la lutte de deux singes …
Wat Suan Tan : Quelques 400 mètres au Nord du musée et du Wat Chang Kham sur la Pha Kong road se trouve le Wat Suan Tan et son chedi de 40 mètres construit dans le style Sukhothai et surmonté d’un bourgeon de lotus modifié dans sa forme actuelle en 1914. Le viharn qui est en face de l'entrée Est contient le Phra Chao Thong Thip, Bouddha de bronze de style Sukhothai, assis dans la position du bhumisparsa. Il fait 4, 10 mètres de haut et est supposé avoir été commandé par le roi Tilokaraj de Chiang Mai suite à sa conquête de Nan en 1449.
Wat Phaya Wat : Ce monastère, situé au Sud-Ouest de la ville est particulièrement connu pour son chedi de style Mon. Pour y arriver il faut rejoindre la route 101 en suivant la direction de Phrae et 1 kilomètre au Sud de la jonction avec la Suriyaphong tournez à droite sur la route 1025. Le wat est à 300 mètres sur votre gauche. Derrière le viharn moderne se trouve une pyramide en briques dressée suivant un plan carré. C’est une copie du Chedi Mahapol du Wat Ku Kut de Lamphun. Comme les chedis similaires du Wat Chedi Liam proche de Chiang Mai et du Wat Haripunchai au centre de Lamphun, il fut construit probablement au 17ième ou au 18ième siècle donc bien après l’occupation de la région par les Mon. Comme à Lamphun, chacun des cinq gradins dispose de trois niches sur chaque côté abritant des statues de Bouddha debout. Derrière le chedi une section bien conservée de l’ancienne muraille de Nan.
Wat Phra That Khao Noi : Un peu plus de 2 kilomètres plus loin à l’Ouest sur la route 1025 la route s’élève sur une colline isolée. Au sommet se trouve le Wat Phra That Khao Noi, qui offre peu d’intérêt architectural. Ce qui attire, si le temps est clair, ce sont les belles vues sur la vallée. EN DEHORS DE LA VILLE Wat Phra That Chae Haeng : Ce wat se trouve de l’autre côté de la rivière Nan, sur une colline au Sud-Est. Pour y arriver il faut traverser le pont au bout de la Mahawong road et suivre la route 1168 sur 2 kilomètres. Il fut fondé aux environs de 1354-1358 par le maître de la vallée, le roi Chao Phraya Kan Muang, à une époque où la capitale était Pua dans le Nord. Peu après, en 1359, la capitale fut déplacée ici et renommée Phu Phiang Chae Haeng. Elle est restée ici sur la rive Est de la rivière Nan jusqu’en 1368 quand elle fut à nouveau déplacée, vers son emplacement actuel de l’autre côté de la rivière, par le nouveau roi Chao Pha Kong. Le Wat Phra That Chae Haeng est alors tombé en désuétude et en ruine. Ce n'est qu’en 1454 que le chedi fut reconstruit. L'approche de son enceinte se fait, exceptionnellement, par l'Ouest, et est flanquée de deux grandes balustrades de naga de 100 mètres de long ajoutées en 1806 par Chao Atthawon Panyo et restaurées début du 20ième siècle. Avant de passer les hautes murailles du temple, entrez dans le bâtiment situé à votre gauche. C’est le viharn Saiyat qui abrite un Bouddha couché de 15 mètres de long et dont la tête est orientée au Sud-Est. Entrez maintenant dans le temple par la petite porte Ouest située devant un bodhi tree (arbre). Le chedi de 55 mètres se dresse devant vous entouré par un mur crénelé protégeant les lieux sacrés. A droite, faisant face à l’Ouest, le viharn aux murs massifs percés par de petites fenêtres et avec une toiture à 3 niveaux est construit en style local. Huit nagas entrelacés, en stuc, décorent le fronton blanchi à la chaux des deux entrées. A l'intérieur un grand Bouddha, assis, est entouré par de plus petites statues. Derrière le chedi, dans le coin Nord-Est de l’enceinte, le Mondop Phra Than Chai, ouvert sur ses cotés, contient diverses représentations de Bouddha dont le Phra Chao Thau Chai. Face à trois petites statues de Bouddha on trouve une empreinte du pied de Bouddha et la statue d’un ermite réputé pour ses compétences médicales.
LA VALLEE INFERIEURE Au Sud de la ville, la rivière Nan coule vers Uttaradit pour rejoindre la Yom et la Ping à Nakhon Sawan. Le cours de la rivière est interrompu par le barrage Sirikit près du village de Tha Pla.
Wat Bun Yeun : La petite ville de Wiang Sa est localisée à 26 kilomètres au Sud de Nan sur la route 101 vers Phrae. Wat Bun Yeun est ici, avec son grand ubosot combiné au viharn, doté d'une toiture à quatre niveaux supportée par de grands piliers massifs. Le wat fut déplacé ici en 1784 car son emplacement original était complètement encombré par un … marché matinal. En 1797 le souverain de Nan, Chao Attavorapanyo, a construit le viharn face au Nord suivi en 1800 par une statue de Bouddha debout et en 1802 par le chedi arrière. A remarquer la porte principale recouverte de panneaux censés avoir été faits, en 1789, par un membre de la noblesse de Chiang Khong. Avec Brahma, à gauche, se tenant sur un lotus (symbolisant sa naissance) et Indra, sur la droite, debout sur éléphant habillé en style laotien. A remarquer également des Naga polychromes typiques des vallées de la Nan et de la Yom. Le bâtiment fut restauré en 1933.
LA VALLEE SUPERIEURE La vallée supérieure de la Nan a considérablement plus d'intérêt que la vallée inférieure avec quelques temples Tai Lü attrayants et de magnifiques paysages de montagnes le long de la frontière Laotienne. L’itinéraire principal qui mène hors de la ville est la route 1080 et en combinant celle-ci avec la route 1081 vers l’Est il est possible de faire un circuit qui peut prendre plus d’une journée en fonction des arrêts tout au long du chemin.
Wat Nong Bua : Très joli temple Tai Lü de village, le wat fut construit en 1862 et contient des peintures murales exécutées dans le même style que celles du Wat Phumin, peut-être par les mêmes artistes. Situé à 40 kilomètres au Nord de Nan il faut, pour y arriver, prendre la route 1080 vers le Nord et juste après la borne kilométrique 39 à Ban Fai Mun prendre à gauche. Après 500 mètres, au carrefour en T, prendre à droite et poursuivre sur 300 mères avant de tourner à gauche. La route traverse un pont sur la rivière Nan et au carrefour en T il faut prendre à gauche. Encore 2 kilomètres et vous arriverez dans le village de Ban Nong Bua. 100 mètres après un virage serré à gauche, près d’un pont, vous verrez le temple sur votre droite. Le viharn est intéressant avec l’extension de son porche et sa toiture à deux niveaux qui couvre partiellement des parties de fenêtres et le pignon du corps du bâtiment qui paraît avoir été ajouté ultérieurement et donne ainsi l’exceptionnelle impression qu’il y a …deux pignons ! Cela est dû au fait que le portique est traité d’une manière différente de celui du corps de bâtiment et est du même style que l'ubosot. Le fronton est décoré de boiseries sculptées de plantes grimpantes entourant une forme, simplifiée, de tigre tandis que le fronton principal du niveau supérieur est décoré de motifs floraux géométriques fixés sur des panneaux rectangulaires auxquels restent encore quelques mosaïques de verre. A remarquer, car très exceptionnel, le fait que les pointes des toits ont des formes d’éléphants en lieu et place des classiques garuda. A l'intérieur, les tung (bannières) Tai Lü pendent des piliers de teck et la principale statue représente Bouddha en position bhumisparsa. Les peintures murales illustrant des scènes du Chanthakhat Jataka ont été exécutées quelques années après que le bâtiment ait été construit, entre 1867 et 1888, et sont peintes dans le style Tai Lü. Malgré de gros dégâts provoqués par l’eau, de nombreuses scènes restent intactes comme par exemple deux femmes dans un howdah sur le dos d'un éléphant, une scène de vie au palais, le chargement d’un bateau avant son départ en voyage, une scène de bataille avec des éléphants … Les panneaux du plafond, entre les piliers de soutien de la toiture, sont peints et divisés en grands losanges de diamant. A gauche du viharn se trouve un petit ubosot dont le fronton est sculpté avec deux garuda, des plantes grimpantes et des singes. L'atmosphère paisible du village, qui peut être appréciée depuis les zones ombragées autour de la base du grand arbre (lamyai) devant le viharn, fait partie de l'attrait du wat. Le village, habité par des Tai Lü qui migrèrent du Yunnan (Chine) en 1836, est réputé pour ses tissages. Autrefois, chaque maison avait son propre métier à tisser sous le bâtiment, entre les piliers de soutien. Actuellement les tisserands sont regroupés en coopérative. Chaque année se déroule trois jours de fêtes Tai Lü (le Khao Kaun Muang La) pour honorer les esprits tutélaires. En continuant la route 1080 jusqu’à la petite localité de Tha Wang Pha et ensuite sur 16 kilomètres vers le Nord on arrive à Pua qui était l'emplacement original de la capitale de la vallée de la fin du 13ième siècle jusqu’au milieu du 14ième siècle.
Wat Ton Laeng : Arrivé au marché, tournez à gauche pour quitter la grand route de Pua, continuez sur 600 mètres, pendre à droite et après 300 mètres prendre la route à gauche laquelle, après 1 kilomètre, atteint ce temple de style Tai Lü traditionnel. Construit il y a environ 200 ans il ne se compose que d’un seul bâtiment monacal - un viharn-ubosot combiné - d’architecture assez différente, mais intéressante, de celle rencontrée normalement dans la région Lanna. La toiture à deux niveaux est recouverte de tuiles de bois. L'intérieur, qui abrite le Bouddha Luang Pho Mahani Khotareuk et un très beau thammat, est décoré de tung (bannières) de style Tai Lü.
Wat Phra That Beng Sakat : De l’autre côté de la route, sur une petite colline, se trouve un temple qui aurait été fondé en 1283. Les panneaux de la porte de devant du viharn sont sculptés avec deux scènes de bataille du Ramayana . L’une représente le combat d’un singe contre un démon, l'autre un singe contre un homme. Le paysage de la base est clairement d’influence chinoise. Les panneaux de la porte Nord sont sculptés plus grossièrement, dans un style local, avec une intéressante manière de traiter la représentation de l’écoulement de l’eau et des poissons sur le panneau droit. Sur le côté Sud il y a encore des scènes du Ramayana, avec, sur le panneau de droite, Rama debout sur Hanuman.
Wat Nang Daeng : Continuez vers le Nord le long de la route 1080 et juste après la borne kilométrique 71 tournez à gauche pour arriver au village de Chiang Klang après 4 kilomètres. Continuez encore 2, 5 kilomètres et face à l’école qui se trouve à votre droite, tournez à gauche et poursuivre sur 500 mètres le chemin qui vous mène dans le petit village de Ban Nong Daeng. Le Wat Nong Daeng, un autre temple Tai Lü, est à 100 mètres en bas à votre gauche. Son viharn, comme au Wat Ton Laeng, est essentiellement Tai Lü, avec d’élégants bardeaux de bois de la toiture à deux niveaux. A noter la forme exceptionnelle du cho fa qui combine un cygne et un éléphant (les deux animaux nobles des Tai Lü) dans un oiseau hasadiling mythique. Les pignons sont décorés de pétales de fleurs sculptées dans des formes rectangulaires tandis que le petit miroir central est purement Chinois et est destiné à éloigner les mauvais esprits. L'intérieur est caractéristique avec les tung tissés qui pendent du plafond et qui sont maintenant mieux éclairés qu’à l’origine depuis que les fenêtres ont été agrandies lors de la restauration des lieux. La principale statue représente Bouddha assis sur un socle nak ballang de style Tai Lü (un trône encerclé par deux naga). Le mur arrière est décoré avec une peinture murale des Trois Mondes. Ce temple a été déplacé à plusieurs reprises mais date originalement de 1787. Le plus petit ubosot, près de l'entrée, a été construit en 1955.
Bo Luang : Au Nord de Chiang Klang, la route grimpe dans les collines, tournant progressivement vers l'Est pour suivre le cours de la Nan supérieure. Environ 45 kilomètres après Thung Chang (135 kilomètres de Nan), un point de contrôle militaire marque la route vers la frontière du Laos. Un marché s’y tient le week-end et attire beaucoup de monde. La route 1081 étroite et sinueuse continue vers le Sud et la source de la Nan et Bo Luang. Cette petite ville est connue pour son sel, autrefois denrée très rare dans cette région. Il y avait deux puits d’extraction et, d’après les chroniques, la production atteignait, au 15ième siècle, 850 tonnes utilisées comme un tribut au Roi Tilokaraj de Chiang Mai.
Wat Phumin : A lui seul il justifie presque de faire un voyage à Nan. C’est sans conteste le plus beau des temples de la ville construit, de plus, dans un style inhabituel. Il est localisé sur Pha Kong road juste au Sud de la jonction avec Suriyaphong road. Fondé en 1596 par le souverain de Nan, Chao Chetabutprohmin, il doit sa forme actuelle à une rénovation consciencieuse effectuée de 1867 à 1875 sous le règne de Chao Anantaworaritthidej. Ce long travail fut largement fêté par deux semaines de cérémonies religieuses et de tirs de fusées. Architecturalement parlant, le temple est cruciforme avec son axe principal orienté Nord - Sud et une curieuse toiture. Comme beaucoup de temples des vallées de la Nan et de la Yom, le viharn et l’ubosot sont combinés dans ce seul bâtiment. Il y a des entrées à chacun des quatre côtés, mais celles côté Nord et Sud disposent d’une plus longue approche, défendues sur les côtés par des balustrades de nagas. Ici aussi on est frappé par les deux nagas parallèles qui donnent l’impression d’onduler droit vers le bâtiment. Chaque entrée est surmontée par un mondop assez élaboré (soulignant le fait que ce temple fut fondé par la dynastie royale de Nan), dotée de portes finement sculptées, de motifs de la vie forestière de style Lanna au Sud et à l’Ouest, de fleurs au Nord et de gardes-démons chinois à l’Est. L'intérieur du wat est tout simplement remarquable. La structure du toit est supportée par douze piliers de teck décorés d’or sur de la laque noire et rouge et des motifs d’éléphants. Le plafond est également finement décoré. Au centre, et suivant le thème cruciforme, un imposant Bouddha à quatre faces identiques surmonté d’une fleur de lotus est posé sur une sorte d’autel carré. La forme des oreilles et du nez démontre l’influence Lao. A côté de cet autel se trouve un magnifique thammat (chaire). Les peintures murales intérieures méritent une grande attention. Peintes peu après la rénovation du bâtiment fin du 19ième siècle, elles représentent deux des contes du jataka - le Khattana Kumara Jataka sur le mur Nord et le Nimijjataka sur le mur Ouest - ainsi que des scènes de la vie de Bouddha. Toutes ont un style assez particulier s’éloignant du style classique habituel et sont assez proches des peintures murales du Wat Phra Singh de Chiang Mai. Toutefois le cadre est, ici, celui de la culture et de la vie journalière des Tai Lü. Les deux scènes les plus célèbres sont de plus grandes dimensions que la plupart des peintures murales : un homme chuchotant dans l'oreille d'une femme (sur le côté Sud de la porte Ouest) et la représentation peinte sur le flanc de la porte Sud, présumée être celle du roi Chao Anantaworaritthidej. D’autres peintures grandeur nature figurant de chaque côté de la porte d’entrée principale sont d’influence chinoise (manière d’indiquer les origines des Tai Lü). L'inclusion de scènes avec des occidentaux fait probablement référence à l'arrivée des Français à qui l'Est de la région de la vallée de la Nan fut cédé en 1893. Cela indique aussi qu'au moins quelques-unes des peintures datent des années 1890.
Le Musée National : Le Wat Phumin est un élément d'un petit groupe de sites au centre de Nan, tous très proches les uns des autres, ce qui facilite les visites ! Ainsi de l’autre côté de la Suriyaphong road se trouve le Musée National. Il est installé dans un ancien palais, le « ho kham », construit en 1903 par le souverain local Phra Chao Suriyaphong Pharitdej. L'entrée se trouve sur la Pha Kong road. Aussi bien historique qu’ethnographique, le musée présente aussi diverses représentations de Bouddha de style local mais la curiosité du musée est la curieuse défense d'éléphant de couleur noir de fin du 17ième siècle. Elle pèse 18 kilos, mesure 94 centimètres de long et est bizarrement montée dans les bras d'un magnifique garuda de bois sculpté peint.
Wat Ming Muang : A quelques 200 mètres à l’Ouest le long de la Suriyaphong road, sur le côté, se trouve le Lak Muang (pilier fondateur de la ville) qui doit être vu à cause de sa forme inhabituelle. Dressé dans un petit pavillon juste en face de l’entrée Est du Wat Ming Muang, c'est un linga dédié à Shiva avec quatre faces au sommet aussi appelé mukha linga. C’est un exemple intéressant sur la manière dont les animistes ont intégré un symbole brahmanique tout à fait étranger. Le viharn moderne situé à l’arrière est complètement couvert de stucs « rococo » de très mauvais goût.
Wat Hua Khuang : Côté Nord du musée, au coin de la Pha Kong road et de la Mahaphrom road, se trouve un temple quelque peu négligé. Le corps du bâtiment qui fait face au Sud présente un viharn combiné avec un ubosot, caractéristique particulière de plusieurs temples de la région de Nan. Il fut construit à peu près à la même époque au cours de laquelle le Wat Phumin fut restauré (+- 1860). Les décors en bois sculpté du pignon furent rajoutés ultérieurement. Le fronton mérite l’attention avec son dessin floral, qui suit le cadre triangulaire, et ses lotus. A remarquer également les balustrades de makara-naga qui s’étendent le long des galeries latérales au lieu de le faire vers l’avant. A l'intérieur, la principale statue de Bouddha, de style Sukhothai, est une copie du Chinnarat Bouddha de Phitsanulok. Nan subissait l’influence des modèles de style Sukhothai. Derrière le viharn-ubosot, sur le côté Nord, un fin chedi se dresse sur une haute base de forme carrée. La partie supérieure est décorée de niches et de statues thewada aux coins. Les toitures sont d’influence Chinoise. Sur le côté Ouest se trouve un joli ho trai dont la partie supérieure est décorée de boiseries.
Wat Phra That Chang Kham Vora Viharn : Sur le côté Est de la Pha Kong road, en face de l'entrée de musée, se trouve « Le monastère de la relique supporté par des éléphants » dont les entrées se trouvent sur Mahaphrom road et Suryaphong road. Comme au Wat Phumin et au Wat Hua Khuang, les principaux bâtiments monacaux font face au Sud, mais cet important temple à ses caractéristiques propres. Le chedi porte le nom de « chang kham » et donne donc son nom au temple qui fut construit en 1406 et a fait l’objet de multiples restaurations. Sa base carrée comporte vingt-quatre éléphants - six sur chaque côté - supportant le chedi. Le style de ces éléphants, qui dans la mythologie bouddhiste supportent le Mont Meru, provient du Sri Lanka via Si Satchanalai (ville sœur de Sukhothai) et ressemble fortement à ceux du Wat Chang Lom de cette localité. Côté Sud du chedi se trouve le principal viharn du wat contenant plusieurs statues de Bouddha dont deux très jolies en bronze de style Sukhothai et qui datent des années 1426-1427. Ces Bouddhas faisaient partie d'un ensemble de cinq statues commandées par le roi Ngua Ran Pha Sumo. L’une se trouve au Wat Na Pang et les deux autres au Wat Phaya Phu tout proche. A côté de ce viharn et face au Sud, un plus grand bâtiment avec une galerie extérieure, de style Rattanakosin de Rama III, comporte un fronton avec un garuda polychrome. Ce n'est pas un viharn, comme on pourrait logiquement le croire, mais bien le plus grand ho trai de Thaïlande. Il contient un Bouddha de bronze, marchant, de style Sukhothai. Il est connu sous le nom de Sri Sakyamuni Bouddha. Au Nord du principal chedi se trouve un petit viharn, orienté à l’Est, qui contient les restes de Chao Anantaworaritthidej, le souverain de Nan qui a rénové le Wat Phumin et construit le Wat Hua Khuang. De style local et sans portique, son pignon de bois est décoré de panneaux rectangulaires.
Wat Phaya Phu : Pour voir les deux autres Bouddhas marchant faisant partie de l’ensemble du 15ième siècle, dirigez-vous vers l’Est en suivant la Suriyaphong road. Deux blocs plus loin tournez à droite à la jonction avec la Sumonthewarat road, encore 200 mètres et à votre droite ne ratez pas la petite Phaya Phu road, le wat est sur votre droite à 100 mètres. Le temple original fut construit en 1413 par le roi Phaya Pu, le souverain de l’époque. L'ubosot est sur la gauche, il contient la plus grande statue de Bouddha de la province et cette fois il est du style Chiang Saen. A droite, le viharn qui abrite les deux statues de Bouddha, dont question plus haut, qui encadrent une plus grande statue. Les deux Bouddha marchent tout en exécutant un abhaya, l’un avec la main gauche, l'autre avec la droite. Ce viharn, chose inhabituelle, est orienté vers l’Ouest et la porte est sculptée avec des ogres comme gardiens connus localement sous le nom de yamatut. D’autres sculptures représentent la lutte de deux démons, un démon sur un singe, la lutte de deux singes …
Wat Suan Tan : Quelques 400 mètres au Nord du musée et du Wat Chang Kham sur la Pha Kong road se trouve le Wat Suan Tan et son chedi de 40 mètres construit dans le style Sukhothai et surmonté d’un bourgeon de lotus modifié dans sa forme actuelle en 1914. Le viharn qui est en face de l'entrée Est contient le Phra Chao Thong Thip, Bouddha de bronze de style Sukhothai, assis dans la position du bhumisparsa. Il fait 4, 10 mètres de haut et est supposé avoir été commandé par le roi Tilokaraj de Chiang Mai suite à sa conquête de Nan en 1449.
Wat Phaya Wat : Ce monastère, situé au Sud-Ouest de la ville est particulièrement connu pour son chedi de style Mon. Pour y arriver il faut rejoindre la route 101 en suivant la direction de Phrae et 1 kilomètre au Sud de la jonction avec la Suriyaphong tournez à droite sur la route 1025. Le wat est à 300 mètres sur votre gauche. Derrière le viharn moderne se trouve une pyramide en briques dressée suivant un plan carré. C’est une copie du Chedi Mahapol du Wat Ku Kut de Lamphun. Comme les chedis similaires du Wat Chedi Liam proche de Chiang Mai et du Wat Haripunchai au centre de Lamphun, il fut construit probablement au 17ième ou au 18ième siècle donc bien après l’occupation de la région par les Mon. Comme à Lamphun, chacun des cinq gradins dispose de trois niches sur chaque côté abritant des statues de Bouddha debout. Derrière le chedi une section bien conservée de l’ancienne muraille de Nan.
Wat Phra That Khao Noi : Un peu plus de 2 kilomètres plus loin à l’Ouest sur la route 1025 la route s’élève sur une colline isolée. Au sommet se trouve le Wat Phra That Khao Noi, qui offre peu d’intérêt architectural. Ce qui attire, si le temps est clair, ce sont les belles vues sur la vallée. EN DEHORS DE LA VILLE Wat Phra That Chae Haeng : Ce wat se trouve de l’autre côté de la rivière Nan, sur une colline au Sud-Est. Pour y arriver il faut traverser le pont au bout de la Mahawong road et suivre la route 1168 sur 2 kilomètres. Il fut fondé aux environs de 1354-1358 par le maître de la vallée, le roi Chao Phraya Kan Muang, à une époque où la capitale était Pua dans le Nord. Peu après, en 1359, la capitale fut déplacée ici et renommée Phu Phiang Chae Haeng. Elle est restée ici sur la rive Est de la rivière Nan jusqu’en 1368 quand elle fut à nouveau déplacée, vers son emplacement actuel de l’autre côté de la rivière, par le nouveau roi Chao Pha Kong. Le Wat Phra That Chae Haeng est alors tombé en désuétude et en ruine. Ce n'est qu’en 1454 que le chedi fut reconstruit. L'approche de son enceinte se fait, exceptionnellement, par l'Ouest, et est flanquée de deux grandes balustrades de naga de 100 mètres de long ajoutées en 1806 par Chao Atthawon Panyo et restaurées début du 20ième siècle. Avant de passer les hautes murailles du temple, entrez dans le bâtiment situé à votre gauche. C’est le viharn Saiyat qui abrite un Bouddha couché de 15 mètres de long et dont la tête est orientée au Sud-Est. Entrez maintenant dans le temple par la petite porte Ouest située devant un bodhi tree (arbre). Le chedi de 55 mètres se dresse devant vous entouré par un mur crénelé protégeant les lieux sacrés. A droite, faisant face à l’Ouest, le viharn aux murs massifs percés par de petites fenêtres et avec une toiture à 3 niveaux est construit en style local. Huit nagas entrelacés, en stuc, décorent le fronton blanchi à la chaux des deux entrées. A l'intérieur un grand Bouddha, assis, est entouré par de plus petites statues. Derrière le chedi, dans le coin Nord-Est de l’enceinte, le Mondop Phra Than Chai, ouvert sur ses cotés, contient diverses représentations de Bouddha dont le Phra Chao Thau Chai. Face à trois petites statues de Bouddha on trouve une empreinte du pied de Bouddha et la statue d’un ermite réputé pour ses compétences médicales.
LA VALLEE INFERIEURE Au Sud de la ville, la rivière Nan coule vers Uttaradit pour rejoindre la Yom et la Ping à Nakhon Sawan. Le cours de la rivière est interrompu par le barrage Sirikit près du village de Tha Pla.
Wat Bun Yeun : La petite ville de Wiang Sa est localisée à 26 kilomètres au Sud de Nan sur la route 101 vers Phrae. Wat Bun Yeun est ici, avec son grand ubosot combiné au viharn, doté d'une toiture à quatre niveaux supportée par de grands piliers massifs. Le wat fut déplacé ici en 1784 car son emplacement original était complètement encombré par un … marché matinal. En 1797 le souverain de Nan, Chao Attavorapanyo, a construit le viharn face au Nord suivi en 1800 par une statue de Bouddha debout et en 1802 par le chedi arrière. A remarquer la porte principale recouverte de panneaux censés avoir été faits, en 1789, par un membre de la noblesse de Chiang Khong. Avec Brahma, à gauche, se tenant sur un lotus (symbolisant sa naissance) et Indra, sur la droite, debout sur éléphant habillé en style laotien. A remarquer également des Naga polychromes typiques des vallées de la Nan et de la Yom. Le bâtiment fut restauré en 1933.
LA VALLEE SUPERIEURE La vallée supérieure de la Nan a considérablement plus d'intérêt que la vallée inférieure avec quelques temples Tai Lü attrayants et de magnifiques paysages de montagnes le long de la frontière Laotienne. L’itinéraire principal qui mène hors de la ville est la route 1080 et en combinant celle-ci avec la route 1081 vers l’Est il est possible de faire un circuit qui peut prendre plus d’une journée en fonction des arrêts tout au long du chemin.
Wat Nong Bua : Très joli temple Tai Lü de village, le wat fut construit en 1862 et contient des peintures murales exécutées dans le même style que celles du Wat Phumin, peut-être par les mêmes artistes. Situé à 40 kilomètres au Nord de Nan il faut, pour y arriver, prendre la route 1080 vers le Nord et juste après la borne kilométrique 39 à Ban Fai Mun prendre à gauche. Après 500 mètres, au carrefour en T, prendre à droite et poursuivre sur 300 mères avant de tourner à gauche. La route traverse un pont sur la rivière Nan et au carrefour en T il faut prendre à gauche. Encore 2 kilomètres et vous arriverez dans le village de Ban Nong Bua. 100 mètres après un virage serré à gauche, près d’un pont, vous verrez le temple sur votre droite. Le viharn est intéressant avec l’extension de son porche et sa toiture à deux niveaux qui couvre partiellement des parties de fenêtres et le pignon du corps du bâtiment qui paraît avoir été ajouté ultérieurement et donne ainsi l’exceptionnelle impression qu’il y a …deux pignons ! Cela est dû au fait que le portique est traité d’une manière différente de celui du corps de bâtiment et est du même style que l'ubosot. Le fronton est décoré de boiseries sculptées de plantes grimpantes entourant une forme, simplifiée, de tigre tandis que le fronton principal du niveau supérieur est décoré de motifs floraux géométriques fixés sur des panneaux rectangulaires auxquels restent encore quelques mosaïques de verre. A remarquer, car très exceptionnel, le fait que les pointes des toits ont des formes d’éléphants en lieu et place des classiques garuda. A l'intérieur, les tung (bannières) Tai Lü pendent des piliers de teck et la principale statue représente Bouddha en position bhumisparsa. Les peintures murales illustrant des scènes du Chanthakhat Jataka ont été exécutées quelques années après que le bâtiment ait été construit, entre 1867 et 1888, et sont peintes dans le style Tai Lü. Malgré de gros dégâts provoqués par l’eau, de nombreuses scènes restent intactes comme par exemple deux femmes dans un howdah sur le dos d'un éléphant, une scène de vie au palais, le chargement d’un bateau avant son départ en voyage, une scène de bataille avec des éléphants … Les panneaux du plafond, entre les piliers de soutien de la toiture, sont peints et divisés en grands losanges de diamant. A gauche du viharn se trouve un petit ubosot dont le fronton est sculpté avec deux garuda, des plantes grimpantes et des singes. L'atmosphère paisible du village, qui peut être appréciée depuis les zones ombragées autour de la base du grand arbre (lamyai) devant le viharn, fait partie de l'attrait du wat. Le village, habité par des Tai Lü qui migrèrent du Yunnan (Chine) en 1836, est réputé pour ses tissages. Autrefois, chaque maison avait son propre métier à tisser sous le bâtiment, entre les piliers de soutien. Actuellement les tisserands sont regroupés en coopérative. Chaque année se déroule trois jours de fêtes Tai Lü (le Khao Kaun Muang La) pour honorer les esprits tutélaires. En continuant la route 1080 jusqu’à la petite localité de Tha Wang Pha et ensuite sur 16 kilomètres vers le Nord on arrive à Pua qui était l'emplacement original de la capitale de la vallée de la fin du 13ième siècle jusqu’au milieu du 14ième siècle.
Wat Ton Laeng : Arrivé au marché, tournez à gauche pour quitter la grand route de Pua, continuez sur 600 mètres, pendre à droite et après 300 mètres prendre la route à gauche laquelle, après 1 kilomètre, atteint ce temple de style Tai Lü traditionnel. Construit il y a environ 200 ans il ne se compose que d’un seul bâtiment monacal - un viharn-ubosot combiné - d’architecture assez différente, mais intéressante, de celle rencontrée normalement dans la région Lanna. La toiture à deux niveaux est recouverte de tuiles de bois. L'intérieur, qui abrite le Bouddha Luang Pho Mahani Khotareuk et un très beau thammat, est décoré de tung (bannières) de style Tai Lü.
Wat Phra That Beng Sakat : De l’autre côté de la route, sur une petite colline, se trouve un temple qui aurait été fondé en 1283. Les panneaux de la porte de devant du viharn sont sculptés avec deux scènes de bataille du Ramayana . L’une représente le combat d’un singe contre un démon, l'autre un singe contre un homme. Le paysage de la base est clairement d’influence chinoise. Les panneaux de la porte Nord sont sculptés plus grossièrement, dans un style local, avec une intéressante manière de traiter la représentation de l’écoulement de l’eau et des poissons sur le panneau droit. Sur le côté Sud il y a encore des scènes du Ramayana, avec, sur le panneau de droite, Rama debout sur Hanuman.
Wat Nang Daeng : Continuez vers le Nord le long de la route 1080 et juste après la borne kilométrique 71 tournez à gauche pour arriver au village de Chiang Klang après 4 kilomètres. Continuez encore 2, 5 kilomètres et face à l’école qui se trouve à votre droite, tournez à gauche et poursuivre sur 500 mètres le chemin qui vous mène dans le petit village de Ban Nong Daeng. Le Wat Nong Daeng, un autre temple Tai Lü, est à 100 mètres en bas à votre gauche. Son viharn, comme au Wat Ton Laeng, est essentiellement Tai Lü, avec d’élégants bardeaux de bois de la toiture à deux niveaux. A noter la forme exceptionnelle du cho fa qui combine un cygne et un éléphant (les deux animaux nobles des Tai Lü) dans un oiseau hasadiling mythique. Les pignons sont décorés de pétales de fleurs sculptées dans des formes rectangulaires tandis que le petit miroir central est purement Chinois et est destiné à éloigner les mauvais esprits. L'intérieur est caractéristique avec les tung tissés qui pendent du plafond et qui sont maintenant mieux éclairés qu’à l’origine depuis que les fenêtres ont été agrandies lors de la restauration des lieux. La principale statue représente Bouddha assis sur un socle nak ballang de style Tai Lü (un trône encerclé par deux naga). Le mur arrière est décoré avec une peinture murale des Trois Mondes. Ce temple a été déplacé à plusieurs reprises mais date originalement de 1787. Le plus petit ubosot, près de l'entrée, a été construit en 1955.
Bo Luang : Au Nord de Chiang Klang, la route grimpe dans les collines, tournant progressivement vers l'Est pour suivre le cours de la Nan supérieure. Environ 45 kilomètres après Thung Chang (135 kilomètres de Nan), un point de contrôle militaire marque la route vers la frontière du Laos. Un marché s’y tient le week-end et attire beaucoup de monde. La route 1081 étroite et sinueuse continue vers le Sud et la source de la Nan et Bo Luang. Cette petite ville est connue pour son sel, autrefois denrée très rare dans cette région. Il y avait deux puits d’extraction et, d’après les chroniques, la production atteignait, au 15ième siècle, 850 tonnes utilisées comme un tribut au Roi Tilokaraj de Chiang Mai.
Retour du Playa Blanca (13 au 20 novembre 2006) English translation pending
Comme promis, voici mon résumé de mon voyage au Playa Blanca Hotel & Resort au Pamana. Il s'agit de mon deuxième voyage en tout-inclus. Veuillez noter que tout ce que vous lirez ici tient compte de mon expérience personnelle.
Vols (arrivée et retour): Tout d'abord, prenez notre que nous avons voyagé avec Sunwing Airlines et laissez-moi vous dire que plus JAMAIS nous ne ferons affaire avec cette compagnie! Nous avons eu tellement de problèmes avec eux et 90% des clients ont l'intention d'intenter des recours contre eux dès que ca sera possible. Pourquoi? Voilà. Nous devions décoller de Montréal à 8h, mais nous avons été retardé d'une heure. Sunwing ont eu des problèmes informatiques qui leur indiquaient qu'il y aurait environ 140 passagers à bord de l'avion. Or, nous étions environ 180. Donc évidemment, il manquait de la nourriture à bord. Le temps que le traiteur embarque de qu'il manquait, ca nous a retardé. Ensuite, après environ 30 minutes de vol, on nous annonce qu'on devra faire une escale au Costa Rica, car nous allons manquer de carburant pour se rendre au Panama. Nous aurions du être informé de cette situation plus tôt parce qu'ils le savaient déjà avant de décoller. La raison qu'on nous a donné c'est que puisqu'il y avait 40 personnes de plus, nous étions plus lourd, donc plus de dépense de carburant. Sauf qu'une cliente m'a dit que deux touristes sont descendus au Costa Rica et ne sont pas remontés à bord après avoir fait le plein. Nous aurions aimé savoir dès que le début que nous aurions une escale à faire parce que c'était supposé être un vol direct. Ensuite, on nous annonce que l'arrêt devra durer 30 minutes, mais ca a pris environ 1h15. Nous sommes arrivés au Panama vers 16h30 au lieu 14h. Pour quelqu'un qui doit partir de Québec à 2h du matin, se tapper 3h de route, 3h d'attente à l'aéroport, plus tous ces retards et une promenande de bus de 2h pour se rendre à l'hôtel, c'est assez épuisant pour le système, croyez-moi! Pour le vol de retour, ca n'a pas été mieux! Nous devions quitter l'hôtel vers 10h le 20 novembre et décoller vers 15h. Ils ont attendus que nous ayons tous quitter nos chambres pour nous annoncer que nous ne quitterions l'hôtel qu'à 22h, décollage prévu pour 3h du matin! Un retard de 12h!!! La prétexte? Le vol en provenant de Montréal a du s'arrêter 2h30 à Cancun pour une raison qui m'est inconnue et l'équipage devait prendre du repos avant de repartir. Tous les clients étaient à bout de nerfs et la représentante de Sunwing a passé un sacré quart d'heure. Nous savions tous que ce n'était pas de sa faute à elle, mais elle a passé une partie de la semaine à nous raconter des histoires bidons et à être arrogante avec les clients. Finalement, nous avons quitté l'hôtel vers 23h et nous avons décollé à 4h du matin. Ce que ca nous a apporté de positif, c'est que nous avons eu droit à une autre belle journée. On a eu moins eu droit à une chambre de courtoisie pour se changer et se laver avant de partir. Petit conseil: en repartant vers Montréal, les douanes panaméennes fouilles TOUTES les valises (pas les bagages à main là, vos valises!) et vous retirent pratiquement tous vos produits en aérosol (OFF, crème à raser, etc.). Vous ne pouvez pas faire grand chose à part leur laisser. Bref, jusqu'à maintenant, tous les Québécois qui ont été amené au Playa Blanca par Sunwing ont eu des problèmes. Moi je ne ferai plus jamais affaire avec cette compagnie. C'est dommage, car le Playa Blanca est un endroit à découvrir. Pour les gens du vil du 27 novembre, je vous souhaite de ne pas avoir autant de problèmes! Ce n'est peut-être pas comme ca pour les vols vers Cuba étant donné que c'est plus proche, mais pour le Panama, c'est un vrai bordel! Moi je ne les recommande pas du tout!
Trajet à l'hôtel: Ca prend environ 2h, mais j'ai adoré passer dans Panama City! Vous avez également un guide qui vous explique un peu l'historique du pays et vous pouvez lui poser des questions. Après tous les retards accusés par Sunwing, nous en avions un peu marre de voyager, mais le trajet se déroule très bien. On fait un petit arrête-pipi d'environ 15-20 minutes dans un petit bistro qui est très sympa!
Check-in: Dès notre arrivée à l'aéroport, la représentante vous assigne une chambre. À l'hotel, on vous offre un drink à votre arrivée puis vous passer au comptoir pour récupérer vos clefs de chambre. Vos valises sont apportés directementc à votre chambre, donc vous pouvez vous rendre directement à un bar! lol
Hôtel: L'hôtel est très beau et le site est très propre. Il y a beaucoup de fleurs et de jardins. La végétation est superbe! Le site n'est pas trop grand, donc il est facile de se déplacer d'un endroit à l'autre en peu de temps.
Chambre: Les chambres sont grandes et très propres. Une bouteille de rhum blanc et des serviettes vous attendent. Il n'y a pas de bain, mais la douche peut contenir deux personnes à la fois. Il n'y a pas de frigo dans les chambres, mais il y a des sauts à glace et vous pouvez le remplir à la machine de glace de votre bloc. La majorité des chambres ont un balcon avec deux chaises, d'autres en ont un plus petit (on peut seulement y poser les deux pieds). Nous étions dans le bloc #7 au rez-de-chaussé avec une vue plage. Selon moi, c'est un des meilleurs blocs pour ce que nous recherchions. À côté de la plage, des deux restaurants à la carte, du buffet et de la piscine des activités. Pas de problème d'insectes dans la chambre. La matin, je sortais vers 6h45 pour placer les serviettes sous un palapas près de la piscine et je retournais me coucher. J'étais juste à côté. Et le courant est de 100V, donc pas besoin d'adapteur dans la chambre.
Restaurants: Les deux restaurants à la carte et le buffet étaient délicieux! Pour les restaurants, il faut réserver à l'entrée du buffet entre 8h et 10h. La bouffe que l'on sert dans les restaurants à la carte est très diversifiée: saumon, lapin, filet mignon, poulet, boeuf, etc. Pour tous les goûts bref! Je n'avais pas aussi bien mangé à Cuba. Il y a aussi un petit snack près de la piscine d'activités où l'on sert de la pizza, des hot-dog, des nachos et des sandwiches divers.
Bar: Il y en a quelques uns. Un au lobby, un près de la piscine tranquille, un dans la piscine d'activités (Joany est super gentille!), un près du petit snack et un près de la plage. Tous servent de très bons drinks! Il y a de la Corona, mais on doit payer. Elle ne fait pas partie du tout-inclus.
Activités: Plusieurs activités sont organisées. Ce sont souvent les mêmes de jours en jours: aquagym, waterpolo, volleyball de plage et dans la piscine, soccer, stretching, etc. Les horaires sont affichés au buffet. Les animateurs essaient de faire participer les gens, mais c'est pas toujours facile à cause de la température.
Spectacles: Les spectacles étaient différents à chaque soirs. Ca commence par une petite animation pour les enfants. Ensuite, il y a un concours d'organisé pour les touristes (nous avons gagné 3 des concours! lol) et finalement, c'est le spectacle avec les animateurs qui sont les danseurs. Excellent!!! Des Dieux de la danse... C'était superbe!
Température: On annoncait de la pluie toute la semaine... FOUTAISE! C'était nuageux mardi et mercredi, mais on a bronzé quand même. À partir de jeudi jusqu'à lundi: BEAU SOLEIL! Il a fait ÉNORMÉMENT chaud! Au moins entre 35 et 40 degré avec un taux d'humidité d'au moins 80%... Protégez-vous du soleil seigneur! Je me suis mis de la 30 toute la semaine et ce au moins 10 fois par jours et j'ai réussi à brûler quand même. Soyez très prudent avec le soleil! C'est beaucoup plus chaud que Cuba, car c'est plus proche de l'Équateur. Le soleil frappe plus fort. Et arrêtez de vous stresser avec la température!!! Ca ne veut absolument rien dire les prévisions météo. Vous verrez rendu sur place!
Langues: Les employés ne parlent pratiquement pas français (ou pas du tout!) et ne sont pas très habiles en anglais. N'essayez pas les phrases compliquées en anglais, vous ne serez pas compris. Si vous avez des habilités en espagnol, elles vous seront pratiques (moi j'en avais donc ca allait). Au pire, amenez-vous un dictionnaire.
Plage et océan: Vous le savez, ce n'est pas Cuba! Mais le sable de la plage est blanc et l'eau est bleue (au soleil, elle est magnifique). Par contre le matin, il y a beaucoup d'algues, mais elles sont ramassées par les employés. Il y a beaucoup de palapas et des chaises pour tout le monde. L'eau de l'océan est très chaude. La majorité du temps, il y a eu des drapeaux jaunes. Il faut être prudent. Quelques drapeaux rouges, surtout le matin quand la marée est basse. Pas entendu parler de raies par contre.
Piscines: Les piscines sont très propres et l'eau est chaude. Elles sont aussi super grandes et et décorées de fleurs. Magnifiques! Il y a également des palapas autours de la piscine pour offrir un peu d'ombre.
Clientèle: Il y avait beaucoup de Québécois et de Torontois. Mais il y a aussi beaucoup de gens des environs: Panama, Colombie, Vénézuela, Équateur, etc. Ca fait changement! Il y a quand même beaucoup de jeunes et aussi un peu des gens plus âgés. Très diversifié comme âge.
Excursions: Je n'en ai pas fait, donc je ne peux pas vous renseigner à ce sujet.
Animaux et insectes: Ne soyez pas surpris... Il y a des chiens errants sur la plage qui se promènent un peu sur le site. Je n'en ai vu aucun qui était dangereux ou quelque peu agressif. Mais je vous conseille de ne pas les toucher. Ils ont peut-être des puces ou je ne sais pas quoi. J'ai vu des petits lézards, des crapeaux, des grenouilles... et OUI, il y a des maringouins! lol Amenez votre OFF. Mais même là, attendez-vous à vous faire piquer quand même.
Discothèque: Nous n'avons pas trop aimé... Le seul point négatif de notre voyage (en dehors des vols). Comme nous sommes jeunes, nous aimons beaucoup le raeggeton et il n'y en avait pas beaucoup. C'était principalement de la musique latine pour danser en couple comme la cha cha, la salsa, la batchata, etc. La musique sur le bord de la piscine d'activités étaient très bonne par contre! Très diversifiée!
Divers: Un couple de personnes se sont fait agressés au couteau en se promenant sur la plage (ils s'étaient éloignés). Ils se sont fait voler leurs effets personnels, mais n'ont pas été blessés. Les bandits ont été arrêtés, mais les touristes n'ont pas retrouvé leurs effets. La police les a-t-elle gardés? Je ne sais pas. En faisant du banana boat, nous avons vu qu'il y avait des petits marchands sur la plage près du Decamaron. Nous avons décidé d'y aller par la plage. En y allant, la marée était assez basse pour passer (il y a un petit canal qui coupe la plage en deux). Mais en revenant, la marée était trop haute! Nous avons du retraverser à la nage, mais avec nos sacs de plage, c'était pas évident. Il ne fallait pas les mouiller (caméra numérique, argent et souvenirs) et nager avec seulement ses deux jambes dans le courant, c'est pas évident. On a pas passé proche de se noyer, mais presque! Soyez prudent... Partez très tôt pour revenir très tôt!
Voilà! En bref, j'ai ADORÉ l'endroit!!! Si on exclu les vols avec Sunwing, ca été mon plus beau voyage. Je recommande fortement la place, mais pas la compagnie aérienne. Si jamais vous avez des questions sur des sujets que je n'ai pas abordés ici, n'hésitez pas à demander! Même chose pour des photos! 🙂
Vols (arrivée et retour): Tout d'abord, prenez notre que nous avons voyagé avec Sunwing Airlines et laissez-moi vous dire que plus JAMAIS nous ne ferons affaire avec cette compagnie! Nous avons eu tellement de problèmes avec eux et 90% des clients ont l'intention d'intenter des recours contre eux dès que ca sera possible. Pourquoi? Voilà. Nous devions décoller de Montréal à 8h, mais nous avons été retardé d'une heure. Sunwing ont eu des problèmes informatiques qui leur indiquaient qu'il y aurait environ 140 passagers à bord de l'avion. Or, nous étions environ 180. Donc évidemment, il manquait de la nourriture à bord. Le temps que le traiteur embarque de qu'il manquait, ca nous a retardé. Ensuite, après environ 30 minutes de vol, on nous annonce qu'on devra faire une escale au Costa Rica, car nous allons manquer de carburant pour se rendre au Panama. Nous aurions du être informé de cette situation plus tôt parce qu'ils le savaient déjà avant de décoller. La raison qu'on nous a donné c'est que puisqu'il y avait 40 personnes de plus, nous étions plus lourd, donc plus de dépense de carburant. Sauf qu'une cliente m'a dit que deux touristes sont descendus au Costa Rica et ne sont pas remontés à bord après avoir fait le plein. Nous aurions aimé savoir dès que le début que nous aurions une escale à faire parce que c'était supposé être un vol direct. Ensuite, on nous annonce que l'arrêt devra durer 30 minutes, mais ca a pris environ 1h15. Nous sommes arrivés au Panama vers 16h30 au lieu 14h. Pour quelqu'un qui doit partir de Québec à 2h du matin, se tapper 3h de route, 3h d'attente à l'aéroport, plus tous ces retards et une promenande de bus de 2h pour se rendre à l'hôtel, c'est assez épuisant pour le système, croyez-moi! Pour le vol de retour, ca n'a pas été mieux! Nous devions quitter l'hôtel vers 10h le 20 novembre et décoller vers 15h. Ils ont attendus que nous ayons tous quitter nos chambres pour nous annoncer que nous ne quitterions l'hôtel qu'à 22h, décollage prévu pour 3h du matin! Un retard de 12h!!! La prétexte? Le vol en provenant de Montréal a du s'arrêter 2h30 à Cancun pour une raison qui m'est inconnue et l'équipage devait prendre du repos avant de repartir. Tous les clients étaient à bout de nerfs et la représentante de Sunwing a passé un sacré quart d'heure. Nous savions tous que ce n'était pas de sa faute à elle, mais elle a passé une partie de la semaine à nous raconter des histoires bidons et à être arrogante avec les clients. Finalement, nous avons quitté l'hôtel vers 23h et nous avons décollé à 4h du matin. Ce que ca nous a apporté de positif, c'est que nous avons eu droit à une autre belle journée. On a eu moins eu droit à une chambre de courtoisie pour se changer et se laver avant de partir. Petit conseil: en repartant vers Montréal, les douanes panaméennes fouilles TOUTES les valises (pas les bagages à main là, vos valises!) et vous retirent pratiquement tous vos produits en aérosol (OFF, crème à raser, etc.). Vous ne pouvez pas faire grand chose à part leur laisser. Bref, jusqu'à maintenant, tous les Québécois qui ont été amené au Playa Blanca par Sunwing ont eu des problèmes. Moi je ne ferai plus jamais affaire avec cette compagnie. C'est dommage, car le Playa Blanca est un endroit à découvrir. Pour les gens du vil du 27 novembre, je vous souhaite de ne pas avoir autant de problèmes! Ce n'est peut-être pas comme ca pour les vols vers Cuba étant donné que c'est plus proche, mais pour le Panama, c'est un vrai bordel! Moi je ne les recommande pas du tout!
Trajet à l'hôtel: Ca prend environ 2h, mais j'ai adoré passer dans Panama City! Vous avez également un guide qui vous explique un peu l'historique du pays et vous pouvez lui poser des questions. Après tous les retards accusés par Sunwing, nous en avions un peu marre de voyager, mais le trajet se déroule très bien. On fait un petit arrête-pipi d'environ 15-20 minutes dans un petit bistro qui est très sympa!
Check-in: Dès notre arrivée à l'aéroport, la représentante vous assigne une chambre. À l'hotel, on vous offre un drink à votre arrivée puis vous passer au comptoir pour récupérer vos clefs de chambre. Vos valises sont apportés directementc à votre chambre, donc vous pouvez vous rendre directement à un bar! lol
Hôtel: L'hôtel est très beau et le site est très propre. Il y a beaucoup de fleurs et de jardins. La végétation est superbe! Le site n'est pas trop grand, donc il est facile de se déplacer d'un endroit à l'autre en peu de temps.
Chambre: Les chambres sont grandes et très propres. Une bouteille de rhum blanc et des serviettes vous attendent. Il n'y a pas de bain, mais la douche peut contenir deux personnes à la fois. Il n'y a pas de frigo dans les chambres, mais il y a des sauts à glace et vous pouvez le remplir à la machine de glace de votre bloc. La majorité des chambres ont un balcon avec deux chaises, d'autres en ont un plus petit (on peut seulement y poser les deux pieds). Nous étions dans le bloc #7 au rez-de-chaussé avec une vue plage. Selon moi, c'est un des meilleurs blocs pour ce que nous recherchions. À côté de la plage, des deux restaurants à la carte, du buffet et de la piscine des activités. Pas de problème d'insectes dans la chambre. La matin, je sortais vers 6h45 pour placer les serviettes sous un palapas près de la piscine et je retournais me coucher. J'étais juste à côté. Et le courant est de 100V, donc pas besoin d'adapteur dans la chambre.
Restaurants: Les deux restaurants à la carte et le buffet étaient délicieux! Pour les restaurants, il faut réserver à l'entrée du buffet entre 8h et 10h. La bouffe que l'on sert dans les restaurants à la carte est très diversifiée: saumon, lapin, filet mignon, poulet, boeuf, etc. Pour tous les goûts bref! Je n'avais pas aussi bien mangé à Cuba. Il y a aussi un petit snack près de la piscine d'activités où l'on sert de la pizza, des hot-dog, des nachos et des sandwiches divers.
Bar: Il y en a quelques uns. Un au lobby, un près de la piscine tranquille, un dans la piscine d'activités (Joany est super gentille!), un près du petit snack et un près de la plage. Tous servent de très bons drinks! Il y a de la Corona, mais on doit payer. Elle ne fait pas partie du tout-inclus.
Activités: Plusieurs activités sont organisées. Ce sont souvent les mêmes de jours en jours: aquagym, waterpolo, volleyball de plage et dans la piscine, soccer, stretching, etc. Les horaires sont affichés au buffet. Les animateurs essaient de faire participer les gens, mais c'est pas toujours facile à cause de la température.
Spectacles: Les spectacles étaient différents à chaque soirs. Ca commence par une petite animation pour les enfants. Ensuite, il y a un concours d'organisé pour les touristes (nous avons gagné 3 des concours! lol) et finalement, c'est le spectacle avec les animateurs qui sont les danseurs. Excellent!!! Des Dieux de la danse... C'était superbe!
Température: On annoncait de la pluie toute la semaine... FOUTAISE! C'était nuageux mardi et mercredi, mais on a bronzé quand même. À partir de jeudi jusqu'à lundi: BEAU SOLEIL! Il a fait ÉNORMÉMENT chaud! Au moins entre 35 et 40 degré avec un taux d'humidité d'au moins 80%... Protégez-vous du soleil seigneur! Je me suis mis de la 30 toute la semaine et ce au moins 10 fois par jours et j'ai réussi à brûler quand même. Soyez très prudent avec le soleil! C'est beaucoup plus chaud que Cuba, car c'est plus proche de l'Équateur. Le soleil frappe plus fort. Et arrêtez de vous stresser avec la température!!! Ca ne veut absolument rien dire les prévisions météo. Vous verrez rendu sur place!
Langues: Les employés ne parlent pratiquement pas français (ou pas du tout!) et ne sont pas très habiles en anglais. N'essayez pas les phrases compliquées en anglais, vous ne serez pas compris. Si vous avez des habilités en espagnol, elles vous seront pratiques (moi j'en avais donc ca allait). Au pire, amenez-vous un dictionnaire.
Plage et océan: Vous le savez, ce n'est pas Cuba! Mais le sable de la plage est blanc et l'eau est bleue (au soleil, elle est magnifique). Par contre le matin, il y a beaucoup d'algues, mais elles sont ramassées par les employés. Il y a beaucoup de palapas et des chaises pour tout le monde. L'eau de l'océan est très chaude. La majorité du temps, il y a eu des drapeaux jaunes. Il faut être prudent. Quelques drapeaux rouges, surtout le matin quand la marée est basse. Pas entendu parler de raies par contre.
Piscines: Les piscines sont très propres et l'eau est chaude. Elles sont aussi super grandes et et décorées de fleurs. Magnifiques! Il y a également des palapas autours de la piscine pour offrir un peu d'ombre.
Clientèle: Il y avait beaucoup de Québécois et de Torontois. Mais il y a aussi beaucoup de gens des environs: Panama, Colombie, Vénézuela, Équateur, etc. Ca fait changement! Il y a quand même beaucoup de jeunes et aussi un peu des gens plus âgés. Très diversifié comme âge.
Excursions: Je n'en ai pas fait, donc je ne peux pas vous renseigner à ce sujet.
Animaux et insectes: Ne soyez pas surpris... Il y a des chiens errants sur la plage qui se promènent un peu sur le site. Je n'en ai vu aucun qui était dangereux ou quelque peu agressif. Mais je vous conseille de ne pas les toucher. Ils ont peut-être des puces ou je ne sais pas quoi. J'ai vu des petits lézards, des crapeaux, des grenouilles... et OUI, il y a des maringouins! lol Amenez votre OFF. Mais même là, attendez-vous à vous faire piquer quand même.
Discothèque: Nous n'avons pas trop aimé... Le seul point négatif de notre voyage (en dehors des vols). Comme nous sommes jeunes, nous aimons beaucoup le raeggeton et il n'y en avait pas beaucoup. C'était principalement de la musique latine pour danser en couple comme la cha cha, la salsa, la batchata, etc. La musique sur le bord de la piscine d'activités étaient très bonne par contre! Très diversifiée!
Divers: Un couple de personnes se sont fait agressés au couteau en se promenant sur la plage (ils s'étaient éloignés). Ils se sont fait voler leurs effets personnels, mais n'ont pas été blessés. Les bandits ont été arrêtés, mais les touristes n'ont pas retrouvé leurs effets. La police les a-t-elle gardés? Je ne sais pas. En faisant du banana boat, nous avons vu qu'il y avait des petits marchands sur la plage près du Decamaron. Nous avons décidé d'y aller par la plage. En y allant, la marée était assez basse pour passer (il y a un petit canal qui coupe la plage en deux). Mais en revenant, la marée était trop haute! Nous avons du retraverser à la nage, mais avec nos sacs de plage, c'était pas évident. Il ne fallait pas les mouiller (caméra numérique, argent et souvenirs) et nager avec seulement ses deux jambes dans le courant, c'est pas évident. On a pas passé proche de se noyer, mais presque! Soyez prudent... Partez très tôt pour revenir très tôt!
Voilà! En bref, j'ai ADORÉ l'endroit!!! Si on exclu les vols avec Sunwing, ca été mon plus beau voyage. Je recommande fortement la place, mais pas la compagnie aérienne. Si jamais vous avez des questions sur des sujets que je n'ai pas abordés ici, n'hésitez pas à demander! Même chose pour des photos! 🙂
Le Brésil: ma passion English translation pending
bonjour a tous et a toutes,
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
Voyage en Thaïlande à Noël en famille English translation pending
bonjour , nous partons 3 semaines en thailande durant les vacances de Noel, nous connaissons deja pour y avoir voyager "en sac a dos" mais ce sera la premiere fois avec enfants (2 de 4 ans) . Donc nous avons plein de questions !
d'abord faut il faire vacciner les enfants ?
Comment cela se passe t il pour les chambres dans les guest house car je suppose que toute ne sont pas equiper de chambre de 4 lits
Dans quelle iles aller? nous avons detester ko sumui et adorer ko tao et ko chang mais c'etait il y a 6 ans et depuis nous avons peur que cela soit trop touristique maintenand
Nous souhaitons aussi retourner a chang mai et Pai
Avez vous des bonnes adresses recentes a BAngkok et ailleur! pour un budjet nuit de 1000 1500 bat
merci beaucoup
lilas
Avez vous des bonnes adresses recentes a BAngkok et ailleur! pour un budjet nuit de 1000 1500 bat
merci beaucoup
lilas
Excursions à Riviera Maya: lesquelles choisir? English translation pending
Bonjour,
Je suis à préparer mon départ pour un séjour de repos et visite le 11 décembre prochain et comme je n'ai pas énormément de temps à ce voyage ci, quelles excusions je devrais choisir? Où les acheter à meilleurs prix? Existe-t-il des guides locaux qui peuvent nous faire une excursion pour un petit groupe de 4 sans être pris avec un tas de touriste?
Je suis à préparer mon départ pour un séjour de repos et visite le 11 décembre prochain et comme je n'ai pas énormément de temps à ce voyage ci, quelles excusions je devrais choisir? Où les acheter à meilleurs prix? Existe-t-il des guides locaux qui peuvent nous faire une excursion pour un petit groupe de 4 sans être pris avec un tas de touriste?
Quel est votre endroit préféré? English translation pending
😉 Mes amis bonjours!
Quel est l'endroit (pays, ville, place, region.. peu importe) sur cette terre si riche que vous preferez ou qui vous a le plus plu pendant vos voyage. Ou se trouve le jardin d'Eden pour vous, votre petit paradis, l'endroit ou vous vous etes senti le mieux. Exprimez vous, faites nous rever ou donnez nous envie d'y aller!!!
Eclairez ma lanterne!
Quel est l'endroit (pays, ville, place, region.. peu importe) sur cette terre si riche que vous preferez ou qui vous a le plus plu pendant vos voyage. Ou se trouve le jardin d'Eden pour vous, votre petit paradis, l'endroit ou vous vous etes senti le mieux. Exprimez vous, faites nous rever ou donnez nous envie d'y aller!!!
Eclairez ma lanterne!
Emmener un animal en Roumanie? English translation pending
Bonjour a tous,
A qques jours jours du départ, les questions fusent et une surtout puisque vous nous avez déja repondus pour les autres😉Merci.
Avec nous vers la Roumanie, nous avons un Cochon d'Inde (cobaye).
Est-ce un problème a la douane, j'ai lu pour chiens et chats qu'il fallait les documents mais un cochon d'inde??? Pas de documents?
Après, je me dis que dans l'espace sans frontières on peut voyager avec un ours en voiture mais voila, notre cochon d'inde pourra-t-il entrer en Roumanie?
Peut-être question idiote mais pour notre fille, question vitale😉
Merci de vos réponses.
Tour du monde avec enfants - itinéraire English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un TDM en famile de juillet à décembre2013 (6mois)
nos enfants auront 5 et 8ans.
Itinéraire prévu :
Argentine
Bolivie
Pérou
Île de pâques
Nouvelle Zélande
Australie/Tasmanie
Chine
L'idée est de rester environ 1 mois dans chaque pays , sauf île de pâques (5jours)
Je me pose beaucoup de questions et surtout comment aborder Argetine Pérou Bolivie pour une acclimatation la plus facile possibe? Vaut il mieux commencer par la Bolivie?
Si des familles sont dans les mêmes préparatifs, nous pourrions échanger.
Merci de vos retours
Céline
Excursions Riviera Maya: Xcaret et Tulum English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 1 octobre pour Riviera maya et nous voudrions connaitre vos commentaires sur les excursions.
Nous comptons aller à XCARET et TULUM. Quel est le meilleur moyen de faire ces activitées? Avec l`hôtel genre forfaits ou bien y aller par nos propres moyens (genre taxi et ou collectivos)? Selon vos expériences, que nous conseillez vous?
C`est notre première fois à Riviera Maya et aimerions ne pas nous faire avoir.
J`attends vos réponses avec impatience. Merci à tous.
Nous comptons aller à XCARET et TULUM. Quel est le meilleur moyen de faire ces activitées? Avec l`hôtel genre forfaits ou bien y aller par nos propres moyens (genre taxi et ou collectivos)? Selon vos expériences, que nous conseillez vous?
C`est notre première fois à Riviera Maya et aimerions ne pas nous faire avoir.
J`attends vos réponses avec impatience. Merci à tous.
Bon tuyaux sur la Mongolie English translation pending
Premier tuyaux, ca ne sert a rien de faire des milliers de Km en jeep au travers de la Mongolie.
En effet en Mongolie il y pas de raison d'aller loin, car il y a pas de monuments majeur a visiter ci et la.
L' interet principal c'est les nomades et leur culture et la nature et leurs animeaux.Pour ca il suffit de se diriger vers le
nord est d'oulan Bataar a seulement 100 km, et la c est meme plus sauvage que la Mongolie centrale.Les touristes vont pas car
c;est trop pres et qand ils regardent une carte ils ne peuvent pas immaginer d'aller si pres de la capitale.
mais la deja c'est vraiment sauvage, les nomades sont la, les animeaux sauvages aussi et tout ce qui peut faire rever est la
aussi.
J'ai personellemnt voyage dans tous les coins de la Mongolie, et la je me dit que ca sert a rien de faire des milliers de Km
en jeep si aux portes de la capitale a meme pas 100 km c'est exactement la meme chose, il y a plein des choses a decouvrir,
des lacs, des montagnes fabuleuses, etc...
Sansd etre oblige de poluer le pays avec une jeep, ni pe dre son temps et son argent.
En gros tout ce qui est au nord et nord est de Terlj c est deja la vraie mongolie profonde et c'est si pres...
Deuxieme tuyaux.
Aportez des euros en cash et changer les a flower center au meilleur cours.
Si on vous demande des dollars c'est surtout parce que personne connait la valeur de la monaie locale.
Mais tout se paye en monaie locale, et souvent le prix est automatiquemnt moins cher en monaie locale meme sans marchander
Vous aurez besoin de dolars pour le visa russe, ou chinois, mais la vous pouvez juste acheter le necessaire de dolars avec
des euros.
Inutile de perdre deux fois au change pour le reste.
Troisime tuyaux.
Vous pouvez camper partout librement, c'est legal, choissez tout de meme un endroit discret pas trop pres d'un village.
Ou a une distance convenable d'une yourte.
Vous pouvez tres bien vopyager a velo et meme acheter un velo en Mongolie, ou faire de la marche a pied, en plus du cheval.
Quatrieme tuyaux:
A Ulan Bataar vous pourvez loger a Daka Guest Housse qui vient d'ouvrir, comme c'est sur aucun guide et site web presque.
Il y a pas grand monde, donc meme si vous restez en dortoir vous risquez presque sur de vous retrouvez en chambre privee.
Tadjikistan - montagnes Pamir: balades à pied et sans iPod English translation pending
Mes itineraires:
1. Kudara - Muzkol (plutot l'intersection de la piste avec la M41, 20 km au nord de Muzkol) 2. Alitchour - Batchor (trek decrit par Cupda) 3. Batchor- Zaroshkul - Lacs Kulin - Chapdarakul - col Langarkumol - valle Langar - Batchor 4. Petit trek a Vrang
Generalites:
GPS: Pas vraiment utile, mis a part quelques endroits et encore.... J'ai prepare mes itineraires a partir des cartes geo-orientees. Sur place j'ai releve aussi quelques points. Equipement: On a publie sur ce Forum des exellents textos a ce sujet. RAS, sauf les batons de marche qui m'ont rendu des sacres services (je sais, ca fait 500g de plus a porter). Les letovkas (bergeries). Elles forment un formidable reseau (informel) d'entre-aide. Les locaux n'y payent pas. Parois j'ai du discuter dur pour qu'on accepte mon argent, ce qui pour moi n'etait pas une raison pour ne pas payer. On peut toujours y dormir, on vous nourrit d'office comme le dictent les lois d'hospitalite. Du pain, parfois de la soupe, a boire: du the (meme dans les endroits les plus modestes on a le choix entre le the vert et noir) et surtout des produits laitiers exellents. D'habitude les bergers melangent toutes sortes de lait, le gout reserve donc toujours une surprise. Curieusement ils ne font pas de fromage et se contentent de faire secher du kefir.
Pour enrichir votre menu: On tombe tout le temps sur les champs d'oignon sauvage. Ca pousse vers 3500m. La peche. Si c'etait a refaire, je prendrai au moins du fil et des hamecons. Les eaux des rivieres degorgent de poisson gouteux et naif (une sorte de perche). Ca marche aux vers de terre.
Les locaux aiment pecher a deux. Voila l'astuce: L'un jette des gros cailloux dans l'eau, l'autre travaille avec un filet suspendu a une perche, queques metres plus en amont (le poisson file toujours dans ce sens la). Le gars au filet ne voit pas la pauvre bete, mais il la sent "tirer" sur le filet . Il l'arrache de l'eau d'un geste sec. J'ai vu un pecheur sortir 3 poissons d'env. 1 kilo en une prise. A noter que les gens restent tres attentifs au problemes de la surpeche. Les individus trop petits sont remis a l'eau immediatement.
Bien plus tard, a Osh, j'ai bavarde avec un vieux Russe qui a vecu aux Pamirs pendant les Soviets. D'apres lui il faut faire attention au poisson la-bas, car il en existe une espece qui pose le meme probleme que le fougou japonais.
A toutes fins utiles je declare solenellement que j'ai mange du poisson au Pamirs plusieurs fois. Je suis toujours en vie.
Kudara - Muzkol
A Kudara: Attention au pion local, qui preleve depuis peux la taxe pour la visite du parc national. Il voulait me refiler le billet d'entree No 1. Je m'en suis sorti en disant que je ne suis pas d'accord, donc je ressortirai du parc, par est, vers Muzkol. Il a marche. Je ne suis pas sur si les suivants auront cette chance...
Cet intineraire traverse les confluants de 3 rivieres (Tanymass, Kokouilbel, Kyzyldjouk), les paysages sont tres varies. Chemin carrossable, a certains endroits devient une piste a peine visible. Tres peux frequente, un peu plus en periodes des activites aux ''alpages''. Les 3 voitures locales que j'ai vu allaient toutes dans le meme sens: vers l'ouest.
Je suis satisfait d'avoir fait cette route a pied, vu la beaute des paysages, les contactes, la sensation de l'isolement. Pourtant on y est pas vraiment isole, car on rencontre de temps en temps les gens qui vous arrivent contre on ne sait pas tres bien d'ou... Pour finir cela devient un peu surrealiste.
A mon avis il est mieux de faire cet itinerraire dans le sens west-est a cause de la montee lente de la route (aclimatation plus facile). A partir du col Kok Jar pratiquement a plat ou faut-plat montant tres doucement. On se dirige toujours vers les panoramas superbes. Il est aussi plus facile de s'orienter a certains endroits (j'en reparle plus bas), bien qu'en general il n y a aucun probleme d'orientation.
Dans le sens est-ouest on risque d'avoir les difficultes pour retrouver le debut de la piste, il faut aussi trouver le moyen de transport depuis Murghab (mais on est aussi moins squizze pour le prix a payer). Depuis Karakol: plus pres mais pas evident: pas de voitures. Les bagnoles kirghises qui m'ont croise arrivaient de la-bas, neanmoins ils faudrait encore savoir quand il y en aura une. A noter que les chauffeurs locaux ne conaissent souvent que le trajet qu'ils font d'habitude.
Eau: A certains endroits on peu avoir des problemes. Il faut y aller au debut d'ete. Au moment de mon passage (mi-juin) presque tous les cours d'eau etaient deja a sec (ils descendent des coteaux sud, plus exposes au soleil. Il faut donc bien calculer ses etapes. Kudara: Un bon endroit pour se reposer et s'aclimater un peux. Depuis Kudara 2 routes possibles (voir les cartes sovietiques). 1.Celle qui longe le Kokouibel: Selon les gens du coin elle n'est pas pratiquable qu'en hiver, a cause des terrains marecageux plus loin. Voila les futures possibilites de treking hivernal au Pamirs. La valee de Kokouilbel s'annoncait tres belle, mais je n'ai pas pu aller plus loin que quelques kilometres. Il y a 2 ans le sentier a ete obstrue par un immense ebouli de pierres Il parait que c'est passable.
2. La route qui remonte la vallee de Tanymass.
1 jour: Kudara - le haut de la vallee de Tanymass A signaler quelques cours d'eau a +/- 1 heure de Kudara. Ensuite aucun approvisionnement possible pendant 4 heures. Tanymass n'est pas loin, mais il est charge de boue et ses rives escarpes. On l'approche a 3 reprises: 1ere fois au debut du parcours, la 2eme fois apres 4 h de marche (l'endroit sympa pour camper), la 3eme fois 2 h plus tard, a proximite d'une letovka en ruine et vide a cette periode de l'anne. L'endroit est assez humide et sali par les animeaux (mon lieux de camping le moins sympa pendant tout le parcours aux Pamirs), mais il ne faut pas aller plus loin le meme jour: Meme si on trouve de l'eau propre a 1 h de marche (la derniere source d'approvisionnement avant le col), il est quasiment impossible d'y planter sa tente.
2 jour: Le haut de la vallee de Tanymass - col Kok Jar - Valle Schouralyssou D'apres le cartes russes il existe un chemin qui permet de remonter le Tanymass plus loin a l'est, jusqu'a une branche du glacier Fedchenko. Je ne l'ai pas trouve.
Ne pas oublier de faire le plein d'eau avant le col, aucun cours d'eau avant 4 h de marche. La route monte en lacets jusqu'au col, au dessus de 4000m. Pour les paresseux un raccourci possible: a un endroit ou le route tourne pratiquement a 180 degres prendre un chemin tout droit et tres large. Plus loin il devient un sentier a chevres qui 30 min plus tard rejoint la route principale. 2 h plus loin - une letovka tres en hauteur, difficile a reperer sans jumelles. Lors de mon passage les cours d'eau visibles sur les cartes russes (3 en pointille) etaient a sec, sauf celui du milieu. 30 min. de la on peut approcher la riviere, l'eau est claire. Un joli endroit pour planter sa tente. La valle s'elargi progressivement. Je suis alle plus loin (2 h) pour camper au bord d'une petite riviere traversant la valee. L'eau est limpide, mais il est preferable de la bouillir, a cause de la presence des animeaux d'une letovka en amont, cache derriere les collines. Les gens tres pauvres et super-sympas. Ils descendent de Rochorv avec leur betes pour trouver de l'herbe. Je vous laisse compter les kilometres...
3 jour: Valle Schouralyssou - col Ailutek - rive de Kokouibel. Le paysage devient desertique. C'est une etape difficile et longue (et il fait chaud), sans possibilite d'approvisionement en eau avant d'arriver au Kokouibel. Deux bergers et une bergere qui viennent a ma rencontre (il y a une autre letovka de l'autre cote de Schouralyssou, quelques centaines de metres plus loins que mon dernier biwac) me parlent d'un point d'eau a 5 km de la, a droite de la route, mais je ne le trouve pas.
Je compte sur les reserves d'eau que je trimballe sur mon dos et je continue a marcher jusqu'au col Ailoutek. Il marque la frontiere entre le confluant de Tanymass et de Kokouibel et il est tellement plat (et tout autour) qu'on a de la peine a croire que c'est un col.
Quelques km plus loin je sens quelque chose de frais couler dans mon dos: Une de mes gourdes platypus, toute neuve, pourtant reclamee indestructible, a desoude. Je dois donc continuer a porter cet eau devenue humidite qui a tout moulle dans mon sac, mais je ne peux pas en boire. Il m'en reste 1 litre dans ma 2eme gourde.... A ce point de mon parcours autant continuer a avancer. Il reste un peu de boue humide dans Ailoutek et je pourrai certainement en tirer quelque chose...
Avant de commencer a avoir vraiment soif je suis secouru par les extraterrestres: Je vois de loin arriver sur moi une voiture tellement enorme que je pense d'avoir une vision. Le croisement entre une voiture de pompiers, camion - citerne et un char de combat. Une vraie soucoupe non-volante, rouge a souhait, avec des croix blanches a peux pres partout. A son bord - un couple de Suisses adorables, en ballade en Asie centrale depuis quelques mois. Avec leurs 2 chiens (chaque toutou equippe de sa collection de jouets). Ils me refilent une grade bouteille d'eau traitee au katadyn grand debit. La bouteille porte encore l'etiquette "Henniez'' d'origine... Comme ils veulent faire un aller-retour je pense de pouvoir leur rendre la bouteille plus tard. Ils ont du continuer jusqu'a Bartang car je ne les ai jamais revus. Quand a la bouteille - elle a ete remplie a nouveau (de kefir) par un berger-chevalier au courant de l'apres-midi.
A la fin de la journee j'appercois enfin le Kokouibel, cache en contre-bas de la route, juste a temps pour ne pas y tomber. Un biwac dans l'herbe.
Il est mieux de remplir les gourdes le soir, au matin l'eau devient boueuse.
4 jour: En longeant le Kokuibel Une etape plus courte. Les collines se resserrent autour de la piste. Je continue en traversant un terrain tres humide, avec des nombreux cours d'eau et des sources minuscules. Plus loin il se trasforme en un vallon vert et sinueux; nombreuses possibilites de camping.
5 jour: Kokouibel - jusqu'au lac Kurunkul Apres 2 h de marche je traverse le pont sur Kokouibel. Je longe a gauche le fond de la valee qui derriere un tournant de la route devient tout d'un coup desertique et lunaire. La piste est par endroits presque invisible, mais les marquages sont bien la. On peut deviner une riviere (saisoniere) a gauche de la route, contre la chaine de montagnes. Je marche long d'une serie de flaques boueuses pour arriver au lac Kourounkul, unique source d'apprivisionnement en eau avant d'attendre Kyzyldjouk. L'eau est limpide, de bon gout, mais le fond du lac est constitue d'une boue tres instable et dangereuse. Faites attention en vous approchant et surtout n'essayez pas de vous y baigner! En se balladant autour du lac on peut sentir par endroits des poches d'eau sous le sol mouvant.
6 jour: Lac Kourounkul - bifurcation Muzkol - Karakol
J'aurais aime atteindre la bifurcation le jour precedant. Betement j'ai fait plus confiance a un chauffeur de camion kirghize qu'a ma carte et mon GPS. J'ai perdu l'apres-midi a tourner en rond a la recherche de la route sur le plateau aride entre Kourounkul et Kyzyldjouk. Tous les cours d'eau dans le secteur (marques en pointille sur les crates sovietiques) sont a sec a cette periode. J'ai prefere donc de revenir au bord du lac.
Le chemin visible sur les cartes n'existe plus. Celui actuellement utilise passe beaucoup plus au nord. Il longe la chaine de montagne derriere le lac orientee nord-ouest, pour tourner ensuite sec vers l'est. Le Kyzyldjouk n'est pas loin, on le devinne facilement deriere la bande verte de vegetation dans le paysage brunatre. Une fois le Kyzyldjouk trouvee - c'est du gateau.
On retrouve bientot l'embranchement de la piste ancienne qui - si on fait le parcours dans le sens contraire - disparait dans la pieraille quelques centaines de metres plus loin. C'est unique endroit sur tout le parcours ou on peut avoir un probleme d'orientation (et soif, si on traine a trouver le lac Kourounkul). En cas de doute sur la qualite de votre boussole ne coupez pas a travers le plateau. Suivez tout simplement la piste ''principale'' et et n'hesitez pas de faire quelques kilometres de plus.
L'identification de la bifurcation Muzkol-Karakol ne pose aucun probleme.
J'ai vecu a cet endroit ma nuit la plus venteuse et froide au Pamirs. Comme chaque soir j'ai rempli ma gamelle d'eau. Au lever du soleil elle n'etait qu'un bloc de glace.
7 jour: Bifurcation - intersection de la piste/M41 La piste longe une valle tres sauvage, mis a part les restes de l'activite humaine difficile a comprendre: une ruine - d'accord, mais une statue? Un totem? On y trouve de l'eau, dans Koktchoukour. Vers midi je termine par avoir l'impression d'avancer vers le nulle part, tant la lumiere nivele les formes et les couleurs. Enfin j'appercois un ''insecte'' courir au loin. Une marschroutka... J'arrive a la M41 40 min plus tard. Il est 13h. On est vendredi... Heureusement je ne manque pas de nourriture, d'eau non plus d'ailleurs: Ce qui a du etre une etendue d'eau en periode de la fonte de neige est devenu un rouisseau entoure des lacs minuscules. L'eau y est limpide mais trop froide pour une baignade. J'attends...
Mourghab: je dors chez l'habitant. Jolie chambre, TV et le petit dej/diner compris. Schorba degraissee. Il n'y a pas de salle de bain.
A signaler: Une banya publique, tout pres de la petite mosquee blanche-bleue derriere le bazar. Fonctionne samedi et dimanche. Desole Mesdames: Je ne me suis pas renseigne au sujet des horaires pour vous. Comme j'arrive tard et tous les messieurs a Mourghab veulent etre propre pour la nuit du week-end, il n'y a plus de place pour moi le soir meme. Je termine donc par dormir cra-cra mais dans les draps propres.
Alichour - Batchor
Ce trek a ete deja decrit 2 fois. Je n'ai pas releve de changement particulier, neanmoins j'aimerais mentionner l'existence de plusieures letovkas sur ce parcours:
1. A 2h de marche depuis le gue sur Alitchour.
2. 1h plus loin une letovka kirghise (une yourte).
3. Les letovkas sur les rives de la Mardjanoi: 2 letovkas sur le rive droite. La premiere est tres sympa, on y a dormi a 7 dans une espace de 7m carres. Une 3eme se cache dans un petit cirque de montagne a l'ouest. Il faut traverser la riviere, apres ca monte sec. Une ballade supplementaire pour ceux qui ont du temps.
Une 4eme letovka situee sur le rive droit en redescendant vers le lac. Un des bergers a ete a plusieures reprises jusqu'au Sarez, par le chemin plus a l'est que le chemin de Batchor ou la vallee de Langar. Si cette ballade vous interesse - il faut parler un peux russe pour se faire comprendre.
4. Une letovka a mi-chemin entre le confluent Langar/Gunt.
A Alitchour je suis alle dormir chez la tres sympatique institutrice. Il y fonctionne depuis quelques mois un hostel ouvert par ACTED. Ils ont une banya et tout et tout. Son proprio (gerant?) est guide. Pour valoriser ses services il m'a montre un album de photos ou on voit ses cliens: Des riches Japonais, Americains et les autres avec des cadavres de Marco-Polos a leurs pieds. Cette chasse est tres a la mode dans certains milieux.
Marco-Polos (les bouctins geant) dont le Tadjikistan est fier au point d'en fait un embleme sont en voix d'extinction. Il parait que dans tout le Pamirs il n'en reste pas plus de 200, qu' il n'y a pas de periode de protection et qu'on les assassine tout au long de l'annee.
A suivre...
1. Kudara - Muzkol (plutot l'intersection de la piste avec la M41, 20 km au nord de Muzkol) 2. Alitchour - Batchor (trek decrit par Cupda) 3. Batchor- Zaroshkul - Lacs Kulin - Chapdarakul - col Langarkumol - valle Langar - Batchor 4. Petit trek a Vrang
Generalites:
GPS: Pas vraiment utile, mis a part quelques endroits et encore.... J'ai prepare mes itineraires a partir des cartes geo-orientees. Sur place j'ai releve aussi quelques points. Equipement: On a publie sur ce Forum des exellents textos a ce sujet. RAS, sauf les batons de marche qui m'ont rendu des sacres services (je sais, ca fait 500g de plus a porter). Les letovkas (bergeries). Elles forment un formidable reseau (informel) d'entre-aide. Les locaux n'y payent pas. Parois j'ai du discuter dur pour qu'on accepte mon argent, ce qui pour moi n'etait pas une raison pour ne pas payer. On peut toujours y dormir, on vous nourrit d'office comme le dictent les lois d'hospitalite. Du pain, parfois de la soupe, a boire: du the (meme dans les endroits les plus modestes on a le choix entre le the vert et noir) et surtout des produits laitiers exellents. D'habitude les bergers melangent toutes sortes de lait, le gout reserve donc toujours une surprise. Curieusement ils ne font pas de fromage et se contentent de faire secher du kefir.
Pour enrichir votre menu: On tombe tout le temps sur les champs d'oignon sauvage. Ca pousse vers 3500m. La peche. Si c'etait a refaire, je prendrai au moins du fil et des hamecons. Les eaux des rivieres degorgent de poisson gouteux et naif (une sorte de perche). Ca marche aux vers de terre.
Les locaux aiment pecher a deux. Voila l'astuce: L'un jette des gros cailloux dans l'eau, l'autre travaille avec un filet suspendu a une perche, queques metres plus en amont (le poisson file toujours dans ce sens la). Le gars au filet ne voit pas la pauvre bete, mais il la sent "tirer" sur le filet . Il l'arrache de l'eau d'un geste sec. J'ai vu un pecheur sortir 3 poissons d'env. 1 kilo en une prise. A noter que les gens restent tres attentifs au problemes de la surpeche. Les individus trop petits sont remis a l'eau immediatement.
Bien plus tard, a Osh, j'ai bavarde avec un vieux Russe qui a vecu aux Pamirs pendant les Soviets. D'apres lui il faut faire attention au poisson la-bas, car il en existe une espece qui pose le meme probleme que le fougou japonais.
A toutes fins utiles je declare solenellement que j'ai mange du poisson au Pamirs plusieurs fois. Je suis toujours en vie.
Kudara - Muzkol
A Kudara: Attention au pion local, qui preleve depuis peux la taxe pour la visite du parc national. Il voulait me refiler le billet d'entree No 1. Je m'en suis sorti en disant que je ne suis pas d'accord, donc je ressortirai du parc, par est, vers Muzkol. Il a marche. Je ne suis pas sur si les suivants auront cette chance...
Cet intineraire traverse les confluants de 3 rivieres (Tanymass, Kokouilbel, Kyzyldjouk), les paysages sont tres varies. Chemin carrossable, a certains endroits devient une piste a peine visible. Tres peux frequente, un peu plus en periodes des activites aux ''alpages''. Les 3 voitures locales que j'ai vu allaient toutes dans le meme sens: vers l'ouest.
Je suis satisfait d'avoir fait cette route a pied, vu la beaute des paysages, les contactes, la sensation de l'isolement. Pourtant on y est pas vraiment isole, car on rencontre de temps en temps les gens qui vous arrivent contre on ne sait pas tres bien d'ou... Pour finir cela devient un peu surrealiste.
A mon avis il est mieux de faire cet itinerraire dans le sens west-est a cause de la montee lente de la route (aclimatation plus facile). A partir du col Kok Jar pratiquement a plat ou faut-plat montant tres doucement. On se dirige toujours vers les panoramas superbes. Il est aussi plus facile de s'orienter a certains endroits (j'en reparle plus bas), bien qu'en general il n y a aucun probleme d'orientation.
Dans le sens est-ouest on risque d'avoir les difficultes pour retrouver le debut de la piste, il faut aussi trouver le moyen de transport depuis Murghab (mais on est aussi moins squizze pour le prix a payer). Depuis Karakol: plus pres mais pas evident: pas de voitures. Les bagnoles kirghises qui m'ont croise arrivaient de la-bas, neanmoins ils faudrait encore savoir quand il y en aura une. A noter que les chauffeurs locaux ne conaissent souvent que le trajet qu'ils font d'habitude.
Eau: A certains endroits on peu avoir des problemes. Il faut y aller au debut d'ete. Au moment de mon passage (mi-juin) presque tous les cours d'eau etaient deja a sec (ils descendent des coteaux sud, plus exposes au soleil. Il faut donc bien calculer ses etapes. Kudara: Un bon endroit pour se reposer et s'aclimater un peux. Depuis Kudara 2 routes possibles (voir les cartes sovietiques). 1.Celle qui longe le Kokouibel: Selon les gens du coin elle n'est pas pratiquable qu'en hiver, a cause des terrains marecageux plus loin. Voila les futures possibilites de treking hivernal au Pamirs. La valee de Kokouilbel s'annoncait tres belle, mais je n'ai pas pu aller plus loin que quelques kilometres. Il y a 2 ans le sentier a ete obstrue par un immense ebouli de pierres Il parait que c'est passable.
2. La route qui remonte la vallee de Tanymass.
1 jour: Kudara - le haut de la vallee de Tanymass A signaler quelques cours d'eau a +/- 1 heure de Kudara. Ensuite aucun approvisionnement possible pendant 4 heures. Tanymass n'est pas loin, mais il est charge de boue et ses rives escarpes. On l'approche a 3 reprises: 1ere fois au debut du parcours, la 2eme fois apres 4 h de marche (l'endroit sympa pour camper), la 3eme fois 2 h plus tard, a proximite d'une letovka en ruine et vide a cette periode de l'anne. L'endroit est assez humide et sali par les animeaux (mon lieux de camping le moins sympa pendant tout le parcours aux Pamirs), mais il ne faut pas aller plus loin le meme jour: Meme si on trouve de l'eau propre a 1 h de marche (la derniere source d'approvisionnement avant le col), il est quasiment impossible d'y planter sa tente.
2 jour: Le haut de la vallee de Tanymass - col Kok Jar - Valle Schouralyssou D'apres le cartes russes il existe un chemin qui permet de remonter le Tanymass plus loin a l'est, jusqu'a une branche du glacier Fedchenko. Je ne l'ai pas trouve.
Ne pas oublier de faire le plein d'eau avant le col, aucun cours d'eau avant 4 h de marche. La route monte en lacets jusqu'au col, au dessus de 4000m. Pour les paresseux un raccourci possible: a un endroit ou le route tourne pratiquement a 180 degres prendre un chemin tout droit et tres large. Plus loin il devient un sentier a chevres qui 30 min plus tard rejoint la route principale. 2 h plus loin - une letovka tres en hauteur, difficile a reperer sans jumelles. Lors de mon passage les cours d'eau visibles sur les cartes russes (3 en pointille) etaient a sec, sauf celui du milieu. 30 min. de la on peut approcher la riviere, l'eau est claire. Un joli endroit pour planter sa tente. La valle s'elargi progressivement. Je suis alle plus loin (2 h) pour camper au bord d'une petite riviere traversant la valee. L'eau est limpide, mais il est preferable de la bouillir, a cause de la presence des animeaux d'une letovka en amont, cache derriere les collines. Les gens tres pauvres et super-sympas. Ils descendent de Rochorv avec leur betes pour trouver de l'herbe. Je vous laisse compter les kilometres...
3 jour: Valle Schouralyssou - col Ailutek - rive de Kokouibel. Le paysage devient desertique. C'est une etape difficile et longue (et il fait chaud), sans possibilite d'approvisionement en eau avant d'arriver au Kokouibel. Deux bergers et une bergere qui viennent a ma rencontre (il y a une autre letovka de l'autre cote de Schouralyssou, quelques centaines de metres plus loins que mon dernier biwac) me parlent d'un point d'eau a 5 km de la, a droite de la route, mais je ne le trouve pas.
Je compte sur les reserves d'eau que je trimballe sur mon dos et je continue a marcher jusqu'au col Ailoutek. Il marque la frontiere entre le confluant de Tanymass et de Kokouibel et il est tellement plat (et tout autour) qu'on a de la peine a croire que c'est un col.
Quelques km plus loin je sens quelque chose de frais couler dans mon dos: Une de mes gourdes platypus, toute neuve, pourtant reclamee indestructible, a desoude. Je dois donc continuer a porter cet eau devenue humidite qui a tout moulle dans mon sac, mais je ne peux pas en boire. Il m'en reste 1 litre dans ma 2eme gourde.... A ce point de mon parcours autant continuer a avancer. Il reste un peu de boue humide dans Ailoutek et je pourrai certainement en tirer quelque chose...
Avant de commencer a avoir vraiment soif je suis secouru par les extraterrestres: Je vois de loin arriver sur moi une voiture tellement enorme que je pense d'avoir une vision. Le croisement entre une voiture de pompiers, camion - citerne et un char de combat. Une vraie soucoupe non-volante, rouge a souhait, avec des croix blanches a peux pres partout. A son bord - un couple de Suisses adorables, en ballade en Asie centrale depuis quelques mois. Avec leurs 2 chiens (chaque toutou equippe de sa collection de jouets). Ils me refilent une grade bouteille d'eau traitee au katadyn grand debit. La bouteille porte encore l'etiquette "Henniez'' d'origine... Comme ils veulent faire un aller-retour je pense de pouvoir leur rendre la bouteille plus tard. Ils ont du continuer jusqu'a Bartang car je ne les ai jamais revus. Quand a la bouteille - elle a ete remplie a nouveau (de kefir) par un berger-chevalier au courant de l'apres-midi.
A la fin de la journee j'appercois enfin le Kokouibel, cache en contre-bas de la route, juste a temps pour ne pas y tomber. Un biwac dans l'herbe.
Il est mieux de remplir les gourdes le soir, au matin l'eau devient boueuse.
4 jour: En longeant le Kokuibel Une etape plus courte. Les collines se resserrent autour de la piste. Je continue en traversant un terrain tres humide, avec des nombreux cours d'eau et des sources minuscules. Plus loin il se trasforme en un vallon vert et sinueux; nombreuses possibilites de camping.
5 jour: Kokouibel - jusqu'au lac Kurunkul Apres 2 h de marche je traverse le pont sur Kokouibel. Je longe a gauche le fond de la valee qui derriere un tournant de la route devient tout d'un coup desertique et lunaire. La piste est par endroits presque invisible, mais les marquages sont bien la. On peut deviner une riviere (saisoniere) a gauche de la route, contre la chaine de montagnes. Je marche long d'une serie de flaques boueuses pour arriver au lac Kourounkul, unique source d'apprivisionnement en eau avant d'attendre Kyzyldjouk. L'eau est limpide, de bon gout, mais le fond du lac est constitue d'une boue tres instable et dangereuse. Faites attention en vous approchant et surtout n'essayez pas de vous y baigner! En se balladant autour du lac on peut sentir par endroits des poches d'eau sous le sol mouvant.
6 jour: Lac Kourounkul - bifurcation Muzkol - Karakol
J'aurais aime atteindre la bifurcation le jour precedant. Betement j'ai fait plus confiance a un chauffeur de camion kirghize qu'a ma carte et mon GPS. J'ai perdu l'apres-midi a tourner en rond a la recherche de la route sur le plateau aride entre Kourounkul et Kyzyldjouk. Tous les cours d'eau dans le secteur (marques en pointille sur les crates sovietiques) sont a sec a cette periode. J'ai prefere donc de revenir au bord du lac.
Le chemin visible sur les cartes n'existe plus. Celui actuellement utilise passe beaucoup plus au nord. Il longe la chaine de montagne derriere le lac orientee nord-ouest, pour tourner ensuite sec vers l'est. Le Kyzyldjouk n'est pas loin, on le devinne facilement deriere la bande verte de vegetation dans le paysage brunatre. Une fois le Kyzyldjouk trouvee - c'est du gateau.
On retrouve bientot l'embranchement de la piste ancienne qui - si on fait le parcours dans le sens contraire - disparait dans la pieraille quelques centaines de metres plus loin. C'est unique endroit sur tout le parcours ou on peut avoir un probleme d'orientation (et soif, si on traine a trouver le lac Kourounkul). En cas de doute sur la qualite de votre boussole ne coupez pas a travers le plateau. Suivez tout simplement la piste ''principale'' et et n'hesitez pas de faire quelques kilometres de plus.
L'identification de la bifurcation Muzkol-Karakol ne pose aucun probleme.
J'ai vecu a cet endroit ma nuit la plus venteuse et froide au Pamirs. Comme chaque soir j'ai rempli ma gamelle d'eau. Au lever du soleil elle n'etait qu'un bloc de glace.
7 jour: Bifurcation - intersection de la piste/M41 La piste longe une valle tres sauvage, mis a part les restes de l'activite humaine difficile a comprendre: une ruine - d'accord, mais une statue? Un totem? On y trouve de l'eau, dans Koktchoukour. Vers midi je termine par avoir l'impression d'avancer vers le nulle part, tant la lumiere nivele les formes et les couleurs. Enfin j'appercois un ''insecte'' courir au loin. Une marschroutka... J'arrive a la M41 40 min plus tard. Il est 13h. On est vendredi... Heureusement je ne manque pas de nourriture, d'eau non plus d'ailleurs: Ce qui a du etre une etendue d'eau en periode de la fonte de neige est devenu un rouisseau entoure des lacs minuscules. L'eau y est limpide mais trop froide pour une baignade. J'attends...
Mourghab: je dors chez l'habitant. Jolie chambre, TV et le petit dej/diner compris. Schorba degraissee. Il n'y a pas de salle de bain.
A signaler: Une banya publique, tout pres de la petite mosquee blanche-bleue derriere le bazar. Fonctionne samedi et dimanche. Desole Mesdames: Je ne me suis pas renseigne au sujet des horaires pour vous. Comme j'arrive tard et tous les messieurs a Mourghab veulent etre propre pour la nuit du week-end, il n'y a plus de place pour moi le soir meme. Je termine donc par dormir cra-cra mais dans les draps propres.
Alichour - Batchor
Ce trek a ete deja decrit 2 fois. Je n'ai pas releve de changement particulier, neanmoins j'aimerais mentionner l'existence de plusieures letovkas sur ce parcours:
1. A 2h de marche depuis le gue sur Alitchour.
2. 1h plus loin une letovka kirghise (une yourte).
3. Les letovkas sur les rives de la Mardjanoi: 2 letovkas sur le rive droite. La premiere est tres sympa, on y a dormi a 7 dans une espace de 7m carres. Une 3eme se cache dans un petit cirque de montagne a l'ouest. Il faut traverser la riviere, apres ca monte sec. Une ballade supplementaire pour ceux qui ont du temps.
Une 4eme letovka situee sur le rive droit en redescendant vers le lac. Un des bergers a ete a plusieures reprises jusqu'au Sarez, par le chemin plus a l'est que le chemin de Batchor ou la vallee de Langar. Si cette ballade vous interesse - il faut parler un peux russe pour se faire comprendre.
4. Une letovka a mi-chemin entre le confluent Langar/Gunt.
A Alitchour je suis alle dormir chez la tres sympatique institutrice. Il y fonctionne depuis quelques mois un hostel ouvert par ACTED. Ils ont une banya et tout et tout. Son proprio (gerant?) est guide. Pour valoriser ses services il m'a montre un album de photos ou on voit ses cliens: Des riches Japonais, Americains et les autres avec des cadavres de Marco-Polos a leurs pieds. Cette chasse est tres a la mode dans certains milieux.
Marco-Polos (les bouctins geant) dont le Tadjikistan est fier au point d'en fait un embleme sont en voix d'extinction. Il parait que dans tout le Pamirs il n'en reste pas plus de 200, qu' il n'y a pas de periode de protection et qu'on les assassine tout au long de l'annee.
A suivre...
Téléobjectif ou zoom pour photographier les animaux? English translation pending
Bonjour ! 🙂
Préparant un voyage en Afrique du sud principalement dans les parcs, j'aurai besoin de matériel plus performant que l'actuel.
J'utilise un Canon eos 400 D + (repris de mon ancien eos argentique) l'objectif de base 18-55 et le zoom 55-200 mais qui va --> 300 env.
Pour photographier des animaux ( ou d'autres sujets) c'est nettement insuffisant...
Que me conseilleriez-vous d'acheter - sans que ce soit trop volumineux, ni trop coûteux (bien que je sache que ce ne sera pas "bon marché") et que cet accessoire soit facile d'utilisation (!) ?
Merci pour vos suggestions et vos avis éclairés 😎 qui seront les bienvenus .
Cherche association pour la protection des animaux ou de l'environnement en Amérique du Sud ou Asie du Sud-Est de janvier à avril 2010 English translation pending
Hello,
J'aimerais trouver un job bénévole dans une association pour la protection des animaux ou de l'environnement en Amérique du Sud ou en Asie du Sud Est.
Je suis disponible de janvier à avril 2010.
Si vous avez l'une ou l'autre info, faites moi signe !!!
Merci ! Stef
J'aimerais trouver un job bénévole dans une association pour la protection des animaux ou de l'environnement en Amérique du Sud ou en Asie du Sud Est.
Je suis disponible de janvier à avril 2010.
Si vous avez l'une ou l'autre info, faites moi signe !!!
Merci ! Stef
Cherche réserve naturelle pour observer ou m'occuper des animaux au Kenya English translation pending
Bonjour,
j'aimerais partir quelques temps au Kenya ou dans une grande réserve naturelle pour m'occuper ou observer des animaux ou bien la végétation.
Avez-vous des conseils à me donner pour y parvenir? Ou encore mieux: avez-vous une mission à me proposer? J'attends toutes vos propositions, y compris celles de familles déjà sur place dans le même but.
Merci 😉
j'aimerais partir quelques temps au Kenya ou dans une grande réserve naturelle pour m'occuper ou observer des animaux ou bien la végétation.
Avez-vous des conseils à me donner pour y parvenir? Ou encore mieux: avez-vous une mission à me proposer? J'attends toutes vos propositions, y compris celles de familles déjà sur place dans le même but.
Merci 😉
Cherche stage d'un mois en rapport avec les animaux ou l'environnement English translation pending
Bonjour à tous et bonne année!
je suis un etudiant de 20 ans en ingénieur agronome et dans le cadre de mes etudes, je dois effectuer un stage d'un mois. J'aimerai pouvoir le faire dans une reserve naturelle en Afrique (mais les autres pays ne sont pas à exclure..) ou dans une association pour les animaux, l'environnement, lutte contre la désertification... J'ai envie de le faire dans une association car j'ai envie que le stage soit utile pour moi (enrichissement personnel) et pour d'autres aussi. Ce serait pour le faire pendant le mois d'août. Si vous avez l'une ou l'autre propositions ou si vous connaissez qqun que je pourrai contacter, prévenez moi svp...😉 Merci d'avance
ps: si le stage est en anglais, c'est encore mieux
je suis un etudiant de 20 ans en ingénieur agronome et dans le cadre de mes etudes, je dois effectuer un stage d'un mois. J'aimerai pouvoir le faire dans une reserve naturelle en Afrique (mais les autres pays ne sont pas à exclure..) ou dans une association pour les animaux, l'environnement, lutte contre la désertification... J'ai envie de le faire dans une association car j'ai envie que le stage soit utile pour moi (enrichissement personnel) et pour d'autres aussi. Ce serait pour le faire pendant le mois d'août. Si vous avez l'une ou l'autre propositions ou si vous connaissez qqun que je pourrai contacter, prévenez moi svp...😉 Merci d'avance
ps: si le stage est en anglais, c'est encore mieux
Circuit ou séjour pour un safari pas cher au Kenya? English translation pending
Bonjour,
On souhaite partir au kenya pour un safari, mai trop cher pour nous (1600 € / personne) Or un séjour est beaucoup moins cher (1000 € / personne) et possibilité de faire des excursions pour un safari.
Ma question : Est ce que le safari en excursion est aussi impressionnant que le circuit safari ? Même prestation ? même lieu ? même animaux ?
Ou alors vaut mieux attendre puis économiser pour un circuit safari ?
Merci beaucoup pour vos informations !
Amandine !
On souhaite partir au kenya pour un safari, mai trop cher pour nous (1600 € / personne) Or un séjour est beaucoup moins cher (1000 € / personne) et possibilité de faire des excursions pour un safari.
Ma question : Est ce que le safari en excursion est aussi impressionnant que le circuit safari ? Même prestation ? même lieu ? même animaux ?
Ou alors vaut mieux attendre puis économiser pour un circuit safari ?
Merci beaucoup pour vos informations !
Amandine !
Où faire un trek en sécurité en Afrique? English translation pending
Bonjour
De retour depuis quelques jours du Lesotho et d'Afrique du sud, je cherche ma prochaine destination pour le mois de septembre.
J'aimerais trouver un pays pour faire un trek seul et en autonomie d'environ 10 jours (puis un seconde trek de 2 à 4 jours).
Quel pays me proposez vous en Afrique pour faire un trek en sécurité (politique, faune, ... ) ?
Merci d'avance
De retour depuis quelques jours du Lesotho et d'Afrique du sud, je cherche ma prochaine destination pour le mois de septembre.
J'aimerais trouver un pays pour faire un trek seul et en autonomie d'environ 10 jours (puis un seconde trek de 2 à 4 jours).
Quel pays me proposez vous en Afrique pour faire un trek en sécurité (politique, faune, ... ) ?
Merci d'avance
L'Alaska du Sud ou du Nord: que choisir? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Alaska, je sais que le sujet a été souvent abordé, cependant que me conseillez vous de faire, à part le parc Denai, Kenai, Fairbanks, le sud est il plus riche en paysage, d'animaux, ou le nord.
Ou dois je aller pour voir le soleil de minuit, l'aurore boréale.
Merci de vos conseils.
Météo au Botswana: décembre ou novembre? English translation pending
Pour la météo, préférence Novembre ou Décembre pour le Bostwana ?
merci d'avance
claude 😉
merci d'avance
claude 😉
Safari au Masi Mara (Kenya) et/ou safari Serengeti (Tanzanie) English translation pending
Bonjour
Je me prépare a faire des safaris au Kenya et Tanzanie en juille 2012. Qui a t-il ou quelles sont les attractions que nous pourrions profiter au Serengeti qu'il n'y a pas au Masai Mara. Est-ce que je manque des animaux ou paysages au Seregeti que l'on ne retrouve pas au Masai Mara? Ce sont 2 parcs qui se retrouvent dans 2 pays différents mais qui sont en fait le même géographiquement. J'aimerais connaître les avantages de faire un safari dans les 2 parcs. Merci