Results for "Picton+|+11+>+244"
3982 results found.
Réservation et tarifs du ferry Bognes - Lodingen (Norvège) English translation pending
Bonjour,
Savez-vous s'il est possible de réserver le ferry de Bognes à Lodingen ? Si oui, comment ?
Par ailleurs, il est indiqué plusieurs tarifs : l'un pour les piétons et l'un pour les voitures. Doit-on compter le tarif de la voiture + le tarif de chaque piéton ou uniquement le tarif de la voiture ?
Exemple pour une voiture et un couple : 60 nok le piéton 193 nok la voiture
Total : 193 + 60 + 60 Ou : 193
Merci beaucoup !
Savez-vous s'il est possible de réserver le ferry de Bognes à Lodingen ? Si oui, comment ?
Par ailleurs, il est indiqué plusieurs tarifs : l'un pour les piétons et l'un pour les voitures. Doit-on compter le tarif de la voiture + le tarif de chaque piéton ou uniquement le tarif de la voiture ?
Exemple pour une voiture et un couple : 60 nok le piéton 193 nok la voiture
Total : 193 + 60 + 60 Ou : 193
Merci beaucoup !
Hébergement pour cinq nuits à la Réunion et transport en bus? English translation pending
bonjour
nous sommes 2 couples de retraites et aimerions aller à l'ile de la reunion pendant 5 nuits depuis l'ile maurice ou nous serons en octobre 2013
nous ne voulons pas louer une voiture et esperons faire les visites en bus ? cela est il possible ? nous aimerions aller faire le cirque de cilaos et salazie et le piton de la fournaise .
savez vous si des bus vont jusque là ? connaissez vous des gites ou hebergements corrects pour des vieux pres de st denis car je suppose que les lignes de bus doivent partir de là bas ? sinon st gilles ou st pierre si c'est mieux desservi ?
merci de votre aide car nous avons de petites retraites
Multi-questions porte-bébé dorsal Deuter / avion English translation pending
Bonsoir,
Nous allons partir à Lanzarote 7 jours, avec quelques balades (Montana Roja par exemple). Pas de randonnée de l'extrême avec le petit de 12 kg. J'ai suffisamment donné sur le Piton il y a quelques années ! 😄
Nous envisageons donc un sac à dos dorsal, car le manduca en ventral tout comme l'écharpe de portage tiennent très chaud et me cassent le dos, et ne permettent pas au bébé de voir ce qui se passe, autant dans la position ventrale que dans la position dorsale.
Je me suis renseignée sur le net et je suis allée faire un tour chez Décath' ce matin, et plus je me renseigne, moins je comprends, donc je suppose que parmi tous ces voyageurs éclairés, bon nombre d'entre vous aura vu/utilisé l'un des articles que je m'apprête à citer.
Chez Décath' j'ai le choix entre le Deuter Kid Air Comfort, et le Kid Comfort Plus. La différence est très claire quand on les met l'un à coté de l'autre. Jusque là tout va bien, en dehors du prix, car pour quelques balades occasionnelles, ca m'embête un peu de dépenser autant.
Donc je me tourne vers les produits d'occas', et là je tombe des nues en voyant le nombre de PB différents, sans avoir la seule possibilité de les comparer.
Qui peut donc me dire quelle est la différence entre le "Kid Air Comfort 1", "Kid Air Comfort Plus" et le "Kid Air Comfort 1 Plus" ? Oui oui oui, ce sont trois porte-bébés différents, ou en tout cas au moins différents par leur nom inscrit sur l'arrière !
A priori vu les produits d'occas sur le marché, je mets de coté le Air Comfort, et je laisse le Kid Comfort III aux randonneurs de l'extrême, puisqu'il s'agit encore une fois pour nous de crapahuter pas plus de 2 heures sur des chemins normalement "faciles".
Autre question, car après avoir épluché les sites de ryanair, airfrance et thai airways, impossible de récolter l'info souhaitée, donc si certains d'entre vous l'ont vécu récemment (pas y'a 2 ans en arrière, car vu comme tout change vite...) : Comment enregistrer ce type de PB ? D'après les dimensions du Kid Air Comfort, 82 en hauteur, 23 en épaisseur et environ 39 en largeur, il ne rentre pas dans une valise.
Ryanair propose l'enregistrement de matos de puériculture et indique "siège auto, rehausseur, lit parapluie de - de 20 kg". Je me demande donc si un PB de 2,3kg "seulement" est à considérer comme du matos de puériculture à enregistrer en sus. Bon, vu que ca rentre pas dans les bagages à main, je suppose que oui, mais si vous pouviez me le confirmer ca m'éviterait un appel à 0,34 la minute...
Pour les grosses compagnies nationales, là j'ai carrément pas trouvé à quel prix il serait facturé. Car évidemment il n'entre toujours pas dans les bagages à mains, mais pas moyen de savoir combien coûterait une franchise bagage supplémentaire pour 2,3kg...
Cette info m'aiderait aussi à prendre ma décision à savoir si oui ou non j'achète un dorsal, car si au final je paye plus cher de surplus bagage que je n'ai payé le PB... c'est à prendre en compte.
Merci, merci et merci, 3 fois merci pour ces 3 PB dont je ne sais que penser ! 🙂 Bien bonne nuit à vous tous !
Nous allons partir à Lanzarote 7 jours, avec quelques balades (Montana Roja par exemple). Pas de randonnée de l'extrême avec le petit de 12 kg. J'ai suffisamment donné sur le Piton il y a quelques années ! 😄
Nous envisageons donc un sac à dos dorsal, car le manduca en ventral tout comme l'écharpe de portage tiennent très chaud et me cassent le dos, et ne permettent pas au bébé de voir ce qui se passe, autant dans la position ventrale que dans la position dorsale.
Je me suis renseignée sur le net et je suis allée faire un tour chez Décath' ce matin, et plus je me renseigne, moins je comprends, donc je suppose que parmi tous ces voyageurs éclairés, bon nombre d'entre vous aura vu/utilisé l'un des articles que je m'apprête à citer.
Chez Décath' j'ai le choix entre le Deuter Kid Air Comfort, et le Kid Comfort Plus. La différence est très claire quand on les met l'un à coté de l'autre. Jusque là tout va bien, en dehors du prix, car pour quelques balades occasionnelles, ca m'embête un peu de dépenser autant.
Donc je me tourne vers les produits d'occas', et là je tombe des nues en voyant le nombre de PB différents, sans avoir la seule possibilité de les comparer.
Qui peut donc me dire quelle est la différence entre le "Kid Air Comfort 1", "Kid Air Comfort Plus" et le "Kid Air Comfort 1 Plus" ? Oui oui oui, ce sont trois porte-bébés différents, ou en tout cas au moins différents par leur nom inscrit sur l'arrière !
A priori vu les produits d'occas sur le marché, je mets de coté le Air Comfort, et je laisse le Kid Comfort III aux randonneurs de l'extrême, puisqu'il s'agit encore une fois pour nous de crapahuter pas plus de 2 heures sur des chemins normalement "faciles".
Autre question, car après avoir épluché les sites de ryanair, airfrance et thai airways, impossible de récolter l'info souhaitée, donc si certains d'entre vous l'ont vécu récemment (pas y'a 2 ans en arrière, car vu comme tout change vite...) : Comment enregistrer ce type de PB ? D'après les dimensions du Kid Air Comfort, 82 en hauteur, 23 en épaisseur et environ 39 en largeur, il ne rentre pas dans une valise.
Ryanair propose l'enregistrement de matos de puériculture et indique "siège auto, rehausseur, lit parapluie de - de 20 kg". Je me demande donc si un PB de 2,3kg "seulement" est à considérer comme du matos de puériculture à enregistrer en sus. Bon, vu que ca rentre pas dans les bagages à main, je suppose que oui, mais si vous pouviez me le confirmer ca m'éviterait un appel à 0,34 la minute...
Pour les grosses compagnies nationales, là j'ai carrément pas trouvé à quel prix il serait facturé. Car évidemment il n'entre toujours pas dans les bagages à mains, mais pas moyen de savoir combien coûterait une franchise bagage supplémentaire pour 2,3kg...
Cette info m'aiderait aussi à prendre ma décision à savoir si oui ou non j'achète un dorsal, car si au final je paye plus cher de surplus bagage que je n'ai payé le PB... c'est à prendre en compte.
Merci, merci et merci, 3 fois merci pour ces 3 PB dont je ne sais que penser ! 🙂 Bien bonne nuit à vous tous !
Avis sur mon autotour de sept jours à la Réunion? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir fin mars faire un autotour à la Réunion de 7 jours. J'aimerais avoir votre avis sur le programme prévu.
Je vais partir fin mars faire un autotour à la Réunion de 7 jours. J'aimerais avoir votre avis sur le programme prévu.
Circuits de randonnées à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi aimerions partir en septembre à la Réunion marcher et visiter. J'avais pensé que nous pourrions arriver à Cilaos et faire Col du Taibit vers Marla pour le J1. J2 Trois Roches, Ilet de la Nouvelle et retour Marla J3 Col du Taibit, Ilet à Cordes Bras Rouge et Cilaos J4 Cilaos vers Piton des Neiges sur deux jours
Pourriez-vous me dire si cela est faisable, si nous pouvons prendre le bus de l'aéroport à Cilaos pour ne louer la voiture qu'après notre rando Est il possible de laisser nos affaires quelque part et ne partir qu'avec des sacs à dos ou faut il louez à Cilaos 6 jours et laisser nos affaires dans une chambre. Merci pour vos conseils. Andrée
Mon mari et moi aimerions partir en septembre à la Réunion marcher et visiter. J'avais pensé que nous pourrions arriver à Cilaos et faire Col du Taibit vers Marla pour le J1. J2 Trois Roches, Ilet de la Nouvelle et retour Marla J3 Col du Taibit, Ilet à Cordes Bras Rouge et Cilaos J4 Cilaos vers Piton des Neiges sur deux jours
Pourriez-vous me dire si cela est faisable, si nous pouvons prendre le bus de l'aéroport à Cilaos pour ne louer la voiture qu'après notre rando Est il possible de laisser nos affaires quelque part et ne partir qu'avec des sacs à dos ou faut il louez à Cilaos 6 jours et laisser nos affaires dans une chambre. Merci pour vos conseils. Andrée
Randonnées à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Je pars le 20 décembre prochain à La Réunion et j'aimerai avoir des conseils concernant les itinéraires de randonnées pour visiter : - le cirque de Mafate en 2 jours - le piton de la fournaise - le cirque de salazie - le cirque de cilaos Merci beaucoup:)
Je pars le 20 décembre prochain à La Réunion et j'aimerai avoir des conseils concernant les itinéraires de randonnées pour visiter : - le cirque de Mafate en 2 jours - le piton de la fournaise - le cirque de salazie - le cirque de cilaos Merci beaucoup:)
Séjour de dix jours à la Réunion: les immanquables (niveau des randonnées et restaurants)? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 10 nuits/12 jours à la Réunion du 23/11 au 5/12.
Nous séjournons 4 nuits à Ste Anne au Diana Dea Lodge et 6nuits à St Gilles au Lux. Nous sommes en formule peti dej. Connaissez-vous ces hôtels??
Je pensais faire depuis Ste Anne : - Hell Bourg, Salazie; Canyon de Trou-Blanc - Piton ste Rose, les coulées de lave, l'Anse des cascades - Cascade de Takamaka - Piton de la Fournaise
Depuis St Gilles : - ULM à St Paul (si les finances le permettent...) - Marche St Pierre samedi matin - Cilaos - piton Maïdo - qqs plages/repos
Je pensais faire depuis Ste Anne : - Hell Bourg, Salazie; Canyon de Trou-Blanc - Piton ste Rose, les coulées de lave, l'Anse des cascades - Cascade de Takamaka - Piton de la Fournaise
Depuis St Gilles : - ULM à St Paul (si les finances le permettent...) - Marche St Pierre samedi matin - Cilaos - piton Maïdo - qqs plages/repos
Shopping à New York (Jersey et Newark) English translation pending
hello !
le 6 octobre je m'envole pour new york ! je connais deja , mais une amie m' a parlé de "mall" pres de newark quartier elizabeth ( pres du ikea pour ce qui connaissent !) et aussi a jersey ! je connais manhattan mais j'ai peur de m' aventurer aussi loin en tant que pieton . mais l'envie du shopping pas cher et les grandes opportunités m'attire ! donc j'ai besoin de vous pour savoir comment y aller? y a t il des navettes regulieres depuis mahattan? si oui a quel prix?
help me !!! merci beaucoup pour vos reponses !
le 6 octobre je m'envole pour new york ! je connais deja , mais une amie m' a parlé de "mall" pres de newark quartier elizabeth ( pres du ikea pour ce qui connaissent !) et aussi a jersey ! je connais manhattan mais j'ai peur de m' aventurer aussi loin en tant que pieton . mais l'envie du shopping pas cher et les grandes opportunités m'attire ! donc j'ai besoin de vous pour savoir comment y aller? y a t il des navettes regulieres depuis mahattan? si oui a quel prix?
help me !!! merci beaucoup pour vos reponses !
Neuf jours à la Réunion en octobre/novembre: choix entre Mafate, Cilaos, Salazie et volcans? English translation pending
Bonjour
Je pars pour 9 jours complets à la Réunion et je ne peux pas tout faire ; ) Je souhaite faire 2 jours de randos avec un Gite pour la nuit + 2 autres randos sur une journée par exemple
Que me conseillez-vous, entre les Cirques Mafate, Salazie, Cilaos et le Piton des neiges, de la Fournaise ?
je dirais, 2 jours dans Mafate, 1 pour le Piton des Neiges et ? Ou autre choix ?
Merci d'avance !!!
Je pars pour 9 jours complets à la Réunion et je ne peux pas tout faire ; ) Je souhaite faire 2 jours de randos avec un Gite pour la nuit + 2 autres randos sur une journée par exemple
Que me conseillez-vous, entre les Cirques Mafate, Salazie, Cilaos et le Piton des neiges, de la Fournaise ?
je dirais, 2 jours dans Mafate, 1 pour le Piton des Neiges et ? Ou autre choix ?
Merci d'avance !!!
Fonctionnalité Openruner English translation pending
Bonsoir,
J'essaie sur Openruner de tracer un parcours cycle que je viens de réaliser entre Argenton S/Creuse (Indre) et Crozant (Creuse) avec retour différent. Problème, j'ai pris le bac piéton (gratuit) pour traverser le lac d'Eguzon. Comment intégrer ce passage que Openruner refuse d'accepter, tant sur google Map que sur IGN. Le calculateur d'itinéraire s'obstine à faire le tour du lac. Qui a déjà eu un problème similaire? Comment le résoudre? Jules
J'essaie sur Openruner de tracer un parcours cycle que je viens de réaliser entre Argenton S/Creuse (Indre) et Crozant (Creuse) avec retour différent. Problème, j'ai pris le bac piéton (gratuit) pour traverser le lac d'Eguzon. Comment intégrer ce passage que Openruner refuse d'accepter, tant sur google Map que sur IGN. Le calculateur d'itinéraire s'obstine à faire le tour du lac. Qui a déjà eu un problème similaire? Comment le résoudre? Jules
Hautes Terres d'Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit de notre voyage de juillet dernier en Islande.
Je remercie partculièrement David (bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/) pour ses récits enthousiastes et Yann Pichon pour son site épatant http://voyageenislande.free.fr/index.htm qui m'ont bien aidée dans la préparation de ce voyage, ainsi que tous les VFistes qui ont déjà publié leur voyage sur VF.
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Transport depuis Fès vers le port de Tanger-Med English translation pending
Bonjour,
Souhaitant me rendre en Espagne depuis Fès, j'ai songé à la location d'une voiture pour la déposer à un comptoir de location près de la gare maritime Tanger-Med.
Malheureusement, aucune compagnie internationale n'est présente dans le secteur. La solution de location serait de déposer la voiture au centre-ville de Tanger et ensuite faire la traversée comme piéton. Le problème, Tanger est a 45 km du port Tanger-Med.
L'idée était de rejoindre Algeciras depuis ce port sur le ferry de la société FRS. Je sais que le port de Tanger-ville offre une liaison maritime vers Tarifa en Espagne.
Auriez-vous une meilleure solution ? Connaissez-vous les transports du côté espagnol ?
Merci de votre aide !
Souhaitant me rendre en Espagne depuis Fès, j'ai songé à la location d'une voiture pour la déposer à un comptoir de location près de la gare maritime Tanger-Med.
Malheureusement, aucune compagnie internationale n'est présente dans le secteur. La solution de location serait de déposer la voiture au centre-ville de Tanger et ensuite faire la traversée comme piéton. Le problème, Tanger est a 45 km du port Tanger-Med.
L'idée était de rejoindre Algeciras depuis ce port sur le ferry de la société FRS. Je sais que le port de Tanger-ville offre une liaison maritime vers Tarifa en Espagne.
Auriez-vous une meilleure solution ? Connaissez-vous les transports du côté espagnol ?
Merci de votre aide !
Randonnées à la Réunion: avis? English translation pending
Bonjour à tous,
Nouveaux sur ce site, nous aimerions avoir vos conseils concernant le choix des randos à la Réunion
Nous avons prévu 5 semaines pour faire Réunion et Ile Maurice, dont 2 semaines à la Réunion. A la Réunion, nous avons un point de chute (famille) à Saint Denis.
Concernant les randonnées, nous aimerions avoir un bon aperçu des 3 cirques + piton des neiges + Forêt de Bélouve Nous avons compté à peu près 6 jours pour cela
Nous sommes des marcheurs de niveau moyen, on table sur des randos de 4h, 5h au max
En feuilletant un peu les guides, on s'est rendu compte que les transports sont assez compliqués à la Réunion, et les temps de trajet assez long..
On se demandait s'il ne serait pas mieux d'enchainer les randonnées dans les cirques plutôt que des faire des aller retours à Saint Denis après chaque cirque (cela nous permettrait en plus de ne pas louer de voiture au début de notre séjour pendant les randos).
Est-ce qu'il est facile de se rendre au départ des randos en bus ?
Est ce que 6 jours de randonnée vous semblent trop dur pour des marcheurs moyens? (les sacs seront probablement plus lourd aussi..)
Quel itinéraire nous conseilleriez vous ?
On avait pensé à :
J1 : Hell-bourg - Forêt de Bélouve - Trou de Fer => nuit à Hellbourg
J2 : Se rendre de Hellbourg au parking du Col des boeuf => En bus ? En stop ? La Nouvelle (par Col des boeuf) - Roche Plate => nuit à Roche Plate
J3 : Roche Plate - 3 Roches - Marla => nuit à Marla
J4 : Marla - Col Taibit - Cilaos => nuit à Cilaos
J5 : Cilaos - Gite Dufour => nuit au gite
J6 - Ascension Piton des neige + Redescente vers Cilaos Retour à Saint Denis en bus ?
Qu'en pensez vous? Est ce que le sens de la rando est bon? ainsi que le temps de chaque étape?
On a vu également qu'on pouvait faire le tour en partant du Maido => 3 roches => Marla => Cilaos => Piton des Neige => Hell-Bourg Cela nous éviterais le trajet entre HellBourg et le parking du col des boeufs à faire en bus (si il y en a) D'après ce que j'ai pu lire sur le net, la descente par le Maido est assez rude non?
La partie de Mafate vers Aurère à l'air bien aussi.. mais il y a tellement de choix possible que c'est dur de choisir!!
Sinon dissocier Mafate des autres cirques et faire : Cilaos - Piton des Neiges - Foret de Bélouve - Hellbourg => 3 jours Mafate en 3 jours mais en faisant une boucle pour revenir à la voiture.
Merci d'avance pour avis et vos conseils ;)
Sarah & Pierre 😎
Nouveaux sur ce site, nous aimerions avoir vos conseils concernant le choix des randos à la Réunion
Nous avons prévu 5 semaines pour faire Réunion et Ile Maurice, dont 2 semaines à la Réunion. A la Réunion, nous avons un point de chute (famille) à Saint Denis.
Concernant les randonnées, nous aimerions avoir un bon aperçu des 3 cirques + piton des neiges + Forêt de Bélouve Nous avons compté à peu près 6 jours pour cela
Nous sommes des marcheurs de niveau moyen, on table sur des randos de 4h, 5h au max
En feuilletant un peu les guides, on s'est rendu compte que les transports sont assez compliqués à la Réunion, et les temps de trajet assez long..
On se demandait s'il ne serait pas mieux d'enchainer les randonnées dans les cirques plutôt que des faire des aller retours à Saint Denis après chaque cirque (cela nous permettrait en plus de ne pas louer de voiture au début de notre séjour pendant les randos).
Est-ce qu'il est facile de se rendre au départ des randos en bus ?
Est ce que 6 jours de randonnée vous semblent trop dur pour des marcheurs moyens? (les sacs seront probablement plus lourd aussi..)
Quel itinéraire nous conseilleriez vous ?
On avait pensé à :
J1 : Hell-bourg - Forêt de Bélouve - Trou de Fer => nuit à Hellbourg
J2 : Se rendre de Hellbourg au parking du Col des boeuf => En bus ? En stop ? La Nouvelle (par Col des boeuf) - Roche Plate => nuit à Roche Plate
J3 : Roche Plate - 3 Roches - Marla => nuit à Marla
J4 : Marla - Col Taibit - Cilaos => nuit à Cilaos
J5 : Cilaos - Gite Dufour => nuit au gite
J6 - Ascension Piton des neige + Redescente vers Cilaos Retour à Saint Denis en bus ?
Qu'en pensez vous? Est ce que le sens de la rando est bon? ainsi que le temps de chaque étape?
On a vu également qu'on pouvait faire le tour en partant du Maido => 3 roches => Marla => Cilaos => Piton des Neige => Hell-Bourg Cela nous éviterais le trajet entre HellBourg et le parking du col des boeufs à faire en bus (si il y en a) D'après ce que j'ai pu lire sur le net, la descente par le Maido est assez rude non?
La partie de Mafate vers Aurère à l'air bien aussi.. mais il y a tellement de choix possible que c'est dur de choisir!!
Sinon dissocier Mafate des autres cirques et faire : Cilaos - Piton des Neiges - Foret de Bélouve - Hellbourg => 3 jours Mafate en 3 jours mais en faisant une boucle pour revenir à la voiture.
Merci d'avance pour avis et vos conseils ;)
Sarah & Pierre 😎
Randonnées dans les cirques de La Réunion English translation pending
j 'envisage ces 3 randos est ce faisable, nous sommes 2 bons marcheurs expérimentés
j'attends vos avis surtout sur la rando 3 nous partons 3 semaines en novembre donc une rando par semaine
merci
RANDO 1
( 3 jours , 2 nuits )
Départ dans la matinée de Cilaos pour le refuge dufour
Nuit au refuge dufour
Le lendemain piton de la fournaise au matin puis descente vers la foret de belouve
Le soir on dort dans un gite , gite de belouve ?
Le lendemain gite de belouve jusqu'à Hell bourg en visitant le Trou de Fer puis Hell Bourg, peut on prendre le bus à Hell bourg ou un taxi pour rentrer?
donc une nuit gite Dufour et une nuit gite de belouve
RANDO 2 ( 3 jours, 2 nuits )
Départ de Cilaos au matin vers le col de Taïbit, descente vers Marla
Nuit à Marla
Randonnée en boucle jusqu’à la cascade des Trois Roches, puis vers l’îlet de La Nouvelle en traversant la Plaine aux Sables, et retour à Marla.
Nuit à Marla
Retour vers Cilaos même chemin qu'à l'aller
donc 2 nuits en gîte à Marla
RANDO 3 ( 4 jours , 3 nuits ) Peut-être est ce mieux dans l'autre sens ?
J 1 Départ de Sans Soucis tôt le matin, canalisation des orangers, La Breche, puis Roche Plate Nuit à Roche Plate
J 2 Roche plate, le Bronchard, la Nouvelle
Nuit dans un gîte à La Nouvelle
J 3 plaine des Tamarins col des Bœufs puis sentier scout , ilet à Malheur
Nuit Ilet à Malheur
J 4 Départ vers Aurére puis les Deux Bras jusqu'à Dos d'Ane
donc 1 nuit en gîte à Roche Plate ,1 nuit à La Nouvelle et 1 nuit en gîte à Ilet à Malheur
merci
RANDO 1
( 3 jours , 2 nuits )
Départ dans la matinée de Cilaos pour le refuge dufour
Nuit au refuge dufour
Le lendemain piton de la fournaise au matin puis descente vers la foret de belouve
Le soir on dort dans un gite , gite de belouve ?
Le lendemain gite de belouve jusqu'à Hell bourg en visitant le Trou de Fer puis Hell Bourg, peut on prendre le bus à Hell bourg ou un taxi pour rentrer?
donc une nuit gite Dufour et une nuit gite de belouve
RANDO 2 ( 3 jours, 2 nuits )
Départ de Cilaos au matin vers le col de Taïbit, descente vers Marla
Nuit à Marla
Randonnée en boucle jusqu’à la cascade des Trois Roches, puis vers l’îlet de La Nouvelle en traversant la Plaine aux Sables, et retour à Marla.
Nuit à Marla
Retour vers Cilaos même chemin qu'à l'aller
donc 2 nuits en gîte à Marla
RANDO 3 ( 4 jours , 3 nuits ) Peut-être est ce mieux dans l'autre sens ?
J 1 Départ de Sans Soucis tôt le matin, canalisation des orangers, La Breche, puis Roche Plate Nuit à Roche Plate
J 2 Roche plate, le Bronchard, la Nouvelle
Nuit dans un gîte à La Nouvelle
J 3 plaine des Tamarins col des Bœufs puis sentier scout , ilet à Malheur
Nuit Ilet à Malheur
J 4 Départ vers Aurére puis les Deux Bras jusqu'à Dos d'Ane
donc 1 nuit en gîte à Roche Plate ,1 nuit à La Nouvelle et 1 nuit en gîte à Ilet à Malheur
Randonner à l'aventure à la Réunion, circuit? English translation pending
Je projette de partir 3 semaines à la réunion en novembre. Mon but est de randonner pendant une dizaine de jours en empruntant les sentiers de randonnée et en faisant les cirques et le piton de la fournaise. Pour l'instant je suis seul, est ce déconseillé ? En apportant un minimum d'affaires dont une mini tente, est il possible de trouver un gite le soir sans réserver à l avance ou peut on demander l'hospitalité aux habitants pour la nuit ? Quels circuits me conseiller sachant qe je suis un randonneur de niveau moyen. merci
Rochers émergents et pitons calcaires à Ko Pha Ngan / Phang Nga Bay? English translation pending
Sur certains sites concernant KO PHA NGAN je vois des photos montrant le rocher de James Bond.Est-ce une confusion avec " phang nga bay " ou existe t-il un endroit autour de l'ile avec ce meme genre de piton ?
Merci pour vos réponses.
Visiter Salzbourg (Autriche) English translation pending
Bonjour,
1) Est-ce que je peux visiter Salzbourg à pieds?
2) En deux jours, est-ce que j'ai suffisamment de temps pour passer une journée à Salzbourg et une autre à Innsbruck? Que dois-je privilégier pour mes visites?
Merci!
Merci!
Ferry vers la Corse: prendre son billet une heure avant le départ? English translation pending
Bonjour,
j'aimerai savoir si quelqu'un peut me renseigner par rapport à une traversée Corsica ferries
est-il possible de prendre un billet aux alentours du 11 septembre, directement surplace genre une ou deux heures avant le départ, si on est piéton ?
car il se trouve que j'ai déjà mon billet pour l'aller vers la corse, mais je réalise le GR 20 surplace en mode sportif et je ne sais pas si j'arriverai surplace 10 j après ou 8, en comptant le retour par bus vers l'ile rousse, et deux jours de vacances bien méritées après le sport :D enfin je m'éloigne de la question là ...
quelqu'un saurait ? :D
en vous remerciant !
j'aimerai savoir si quelqu'un peut me renseigner par rapport à une traversée Corsica ferries
est-il possible de prendre un billet aux alentours du 11 septembre, directement surplace genre une ou deux heures avant le départ, si on est piéton ?
car il se trouve que j'ai déjà mon billet pour l'aller vers la corse, mais je réalise le GR 20 surplace en mode sportif et je ne sais pas si j'arriverai surplace 10 j après ou 8, en comptant le retour par bus vers l'ile rousse, et deux jours de vacances bien méritées après le sport :D enfin je m'éloigne de la question là ...
quelqu'un saurait ? :D
en vous remerciant !
Récit de notre voyage à la Réunion et à l'île Maurice English translation pending
Nous avons passé 10 jours à La Réunion et loué une voiture pour faire le tour de l'île. C'était super ! Les Réunionnais sont des gens adorables, l'île avec ses cases créoles, ses fleurs multicolores, ses cirques et son littoral sauvage nous a enchantés. Nous avons fait plusieurs randonnées, qui sont très bien balisées, notamment celle du Piton de la Fournaise, puis nous avons visité et découvert et apprivoisé l'île ! Un petit coup de coeur pour un village charmant et très fleuri, "Entre Deux", dont on parle peu dans les guides. C'était l'hiver, mais la température oscillait entre 20 et 25°, sauf le soir en montagne où le temps était un peu plus frais.
Nous avons combiné notre séjour avec quelques jours dans l'île Maurice, qui est très différente, mais les Mauriciens sont tout aussi accueillants que leurs voisins réunionnais. L'île est en plein développement : des chantiers et des commerces s'ouvrent un peu partout.
Dans les deux îles, c'était la récolte de la canne à sucre. Ne manquez pas de visiter Pamplemousses, le fameux jardin botanique et l'attraction toute proche, "L'Aventure du sucre", très documentée sur la colonisation, les débuts de l'île, la culture de la canne à sucre ... La visite s'achève par une dégustation de différents sucres et de rhums.
Bateau Bandar Abbas (Iran) - Dubaï English translation pending
Bonjour,
je m'apprete à arriver en IRAN.
je dois rejoindre dubai, on m'a dit que je pouvais prendre le bateau à BANDAR ABBAS.
je voulais connaitre :
1/ le prix BANDAR ABBAS - DUBAI (je suis pieton)
2/la durée de trajet
3/y a t il un autre port pr rejoindre dubai? (durée de la traversé)
4/ j'ai 4jours en iran, vaut il mieux rejoindre bandar abbas de teheran directement puis ensuite découvrir les alentours ou ai je le temps de descendre tranquillement ? (je pensais aussi peut etre aller sur mashad puis descendre)
5/puis je boire l'eau du robinet là bas ? parcequ'en inde non! :)
merci !
je m'apprete à arriver en IRAN.
je dois rejoindre dubai, on m'a dit que je pouvais prendre le bateau à BANDAR ABBAS.
je voulais connaitre :
1/ le prix BANDAR ABBAS - DUBAI (je suis pieton)
2/la durée de trajet
3/y a t il un autre port pr rejoindre dubai? (durée de la traversé)
4/ j'ai 4jours en iran, vaut il mieux rejoindre bandar abbas de teheran directement puis ensuite découvrir les alentours ou ai je le temps de descendre tranquillement ? (je pensais aussi peut etre aller sur mashad puis descendre)
5/puis je boire l'eau du robinet là bas ? parcequ'en inde non! :)
merci !
Randonnée à la Réunion enceinte? English translation pending
Bonjour
Allant a la Reunion au mois de juillet aout pour randonnée, je voulais savoir ce qui serait déconseillé niveau rando pour une femme enceinte de 4 mois environ?
peut t on faire: le piton de la fournaise?(pour celui la je pense que oui) le piton des neiges en 2 jours?( ou au moins la 1ere partie jusqu au gite de la caverne dufour en partant de cilaos) - le grand benard? - Pour mafate nous pensions partir du col du boeuf jusqu a la nouvelle(nuit au gite)mais est ce que ca vaut le coup de pousser jusqu au 3 roches pour pique niquer le premier jour? Je n ais pas reussi a trouver combien de temps il faut pour la nouvelle- les 3 roches aller/retour? sinon avez vous des suggestion pour des randos cool tout en en prenant plein la vue...(3-4heures de marches)
merci d'avance pour vos reponses
Allant a la Reunion au mois de juillet aout pour randonnée, je voulais savoir ce qui serait déconseillé niveau rando pour une femme enceinte de 4 mois environ?
peut t on faire: le piton de la fournaise?(pour celui la je pense que oui) le piton des neiges en 2 jours?( ou au moins la 1ere partie jusqu au gite de la caverne dufour en partant de cilaos) - le grand benard? - Pour mafate nous pensions partir du col du boeuf jusqu a la nouvelle(nuit au gite)mais est ce que ca vaut le coup de pousser jusqu au 3 roches pour pique niquer le premier jour? Je n ais pas reussi a trouver combien de temps il faut pour la nouvelle- les 3 roches aller/retour? sinon avez vous des suggestion pour des randos cool tout en en prenant plein la vue...(3-4heures de marches)
merci d'avance pour vos reponses
Retour de trois semaines en Guadeloupe English translation pending
😉 retour 3 semaines de guadeloupe.
sejour à st françois à coté de la marina; belles petites plages tranquilles.
plage à ste anne grande belle et tres animée (probleme de stationnement )
plge du club med. super (on peut y acceder par un passage piéton)
visite des iles ect.... super!!!!
nous avions decider de manger à un resto conseillé par le routard avant la pointe des chateaux chez MAN MICHEL pas de probleme bon repas!
on a vu qu il y avait une petite plage à coté ANSE TARARE tres belle petite crique et surprise plage de naturistes ;bon rien de special!
😠nous etions 2 couples ;nos femmes se mettent à l ombre et nous on se baignent!
on revient les rejoinde et la surprise nos femmes nous disent ce qu elles avaient vu
3 blacks qui se mastur.....devant elles et faisaient les beaux en mettant leur se....en valeur. on à vite pliez;sois disant des femmes blanches viennent pour ça !!!!!
plage à deconseiller avec des enfants!!! a par ça la guadeloupe c est super !!!!!!!!!
Équipement de randonnée pour la Réunion? English translation pending
Bonjour,
Je pars bientôt m'installer à Cilaos, à la Réunion.
Auparavant, j'étais en Guadeloupe et je dois avouer que mon équipement de randonnée était très limité.
Comme chaussures, je me contentais même de SALOMON Habanna 4. ( sandales )
Le climat n'étant pas du tout le même à La Réunion ( Cilaos est à 1200 m d'altitude et le piton des neiges culmine à plus de 3000 mètres ) , je vais être obligé de m'équiper.
Pourriez-vous me conseiller une veste ( je pensais à une 3 en 1 avec polaire amovible ) et une paire de chaussures ( je pensais à des trekking ) adaptées aux randos à La Réunion.
En vous remerciant par avance.
Jérôme
Traversée de la Réunion à pied: Bourg Murat ou Plaine des Palmistes? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à la Réunion en mai prochain et envisageons de faire la traversée de l'île à pied en suivant plus ou moins le GR2. Après l'ascension du Piton des Neiges, je pensais aller passer 2 nuits au gîte de Bélouve pour faire la balade jusqu'au Trou de fer. Ensuite, je voudrais rejoindre le gîte du Volcan et le Piton de la Fournaise. Entre ces 2 gîtes, où conseillez-vous de s'arrêter: plutôt à Bourg Murat ou à la Plaine des Palmistes?
Je pensais initialement m'arrêter à Bourg Murat (en passant par le col de Bébour), pour retrouver plus rapidement le chemin "classique" du GR2, mais j'ai l'impression que ça va nous obliger à marcher un certain nb de kilomètres sur la route nationale pour aller du GR2 jusqu'à Bourg Murat puis le lendemain pour retrouver le GR2. Est-ce qu'il est facile de faire du stop?
Sinon, est-ce plus sympa de passer par la Plaine des Palmistes? Si on s'arrête à la Plaine des Palmistes, quel chemin recommandez-vous pour rejoindre le gîte du Volcan : le chemin qui passe par le Piton de l'eau ou celui du Piton de Caille?
merci de vos conseils!
Nous partons à la Réunion en mai prochain et envisageons de faire la traversée de l'île à pied en suivant plus ou moins le GR2. Après l'ascension du Piton des Neiges, je pensais aller passer 2 nuits au gîte de Bélouve pour faire la balade jusqu'au Trou de fer. Ensuite, je voudrais rejoindre le gîte du Volcan et le Piton de la Fournaise. Entre ces 2 gîtes, où conseillez-vous de s'arrêter: plutôt à Bourg Murat ou à la Plaine des Palmistes?
Je pensais initialement m'arrêter à Bourg Murat (en passant par le col de Bébour), pour retrouver plus rapidement le chemin "classique" du GR2, mais j'ai l'impression que ça va nous obliger à marcher un certain nb de kilomètres sur la route nationale pour aller du GR2 jusqu'à Bourg Murat puis le lendemain pour retrouver le GR2. Est-ce qu'il est facile de faire du stop?
Sinon, est-ce plus sympa de passer par la Plaine des Palmistes? Si on s'arrête à la Plaine des Palmistes, quel chemin recommandez-vous pour rejoindre le gîte du Volcan : le chemin qui passe par le Piton de l'eau ou celui du Piton de Caille?
merci de vos conseils!
De Casablanca à Lisbonne: meilleure option pour mon trajet? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Casablanca au Maroc, et compte me rendre à Lisbonne au Portugal. Je ne sais pas quelle serait la meilleure option pour mon trajet : * Casablanca-Tanger en bus, Tanger-Tarifa en bateau (piéton), Tarifa-Séville-Faro-Lisbonne en bus (une idée des prix ?) * Casablanca-Lisbonne en avion (compagnies ? prix ?) * Casablanca- en avion, et -Lisbonne en bus/train ?
Je ne suis pas contre faire tout par la route si ça me permet de voir des villes intéressantes au passage (j'ai quelques semaines devant moi, disons deux, trois maxi), mais si ça me revient deux fois plus cher, ce sera niet ! Quel serait le mieux selon vous ?
Je suis actuellement à Casablanca au Maroc, et compte me rendre à Lisbonne au Portugal. Je ne sais pas quelle serait la meilleure option pour mon trajet : * Casablanca-Tanger en bus, Tanger-Tarifa en bateau (piéton), Tarifa-Séville-Faro-Lisbonne en bus (une idée des prix ?) * Casablanca-Lisbonne en avion (compagnies ? prix ?) * Casablanca- en avion, et -Lisbonne en bus/train ?
Je ne suis pas contre faire tout par la route si ça me permet de voir des villes intéressantes au passage (j'ai quelques semaines devant moi, disons deux, trois maxi), mais si ça me revient deux fois plus cher, ce sera niet ! Quel serait le mieux selon vous ?
Nouvelle Ecosse et Cap Breton: itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 fin mai.
Pouvez-vous "valider" notre itinéraire ?
J1 : arrivée et hôtel Halifax
J2 : via la 102, jusqu'à Antigonish
J3 : Chéticamp
J4 : Chéticamp, visite du parc national
J5 : Cabot trail, Baddeck
J6 : Pictou.
Ensuite nous irons dans l'Ile du Prince Edouard.
Je zappe Louisbourg, en préférant la visite du parc national Cape Breton.
J'ai réservé l'hôtel à l'arrivée à Halifax le 26 mai.
Est-il nécessaire de réserver les autres nuits de fin mai ?
Cet itinéraire est-il réaliste ou allons-nous passer notre temps à faire de la voiture ?
Choix de gps avant départ pour San Francisco, Los Angeles et New York? English translation pending
Bonsoir!
Avec mon ami, nous partons visiter SFO, LAX et NYC en avril prochain. nous projetons d'acheter un gps pour nous aider à nous déplacer. Nous aurons une voiture de location uniquement entre SFO et LAX et pour la visite de LAX. Pour le reste, nous serons piétons.
Je recherche donc un gps avec carte américaine et mode piéton.
j'ai déjà un peu étudié tout ça et étant complètement novice en la matière (je n'ai jamais, oui, oui, je dis bien jamais utilisé un gps) je ne sais pas trop comment ça fonctionne.
j'ai vu que garmin proposait 3 modèles avec mise à jour des cartes gratuites à vie (nuvi 1340T, 1390T et 1490T) mais certains avis consommateurs disent que c'est une publicité mensongère. Faut-il de nouveau payer qqc pour avoir cette mise à jour gratuite car sur le site garmin, il existe un truc appelé numaps lifetime à 89 euros ou est-ce seulement pour les modèles n'ayant pas cette mise à jour gratuite. Les avis consommateurs concernant ces 3 produits sont plutôt mitigés. certains en sont très contents et d'autres dénoncent des arrêts intempestifs du gps en route, des grosses imperfections dans les tracés... pour ces modèles, il faut rajouter la carte US à 39 euros et je ne crois pas que la mise à jour gratuite concerne les cartes rajoutées... +/- la carte piétonne pour NYC
concernant, tomtom, je n'ai pas trop compris comment fonctionnaient les mises à jour. il faut payer un abonnement? ou peut-on faire des mises à jour ponctuelles? le seul gps que je trouve avec carte US intégrée est un tomtom...
vaut-il mieux acheter le gps sur place et télécharger après la carte française? tout en sachant que nous n'avons jamais utilisé de gps donc nous préférerions l'essayer avant de partir!
certains me diront sûrement qu'une bonne vieille carte est plus utile... mais non réutilisable alors que nous pourrons utiliser le gps en france...
il faut aussi savoir que nous ne parlons pas un mot d'anglais et que nous partons seuls ou presque... ben oui j'emmène quand même un dico...lol! et le gps me parait intéressant comme outils de réassurance...lol!
pouvez-vous m'éclairer svp? avez-vous déjà utilisé un gps aux USA et lequel? il me faut qqc facile d'utilisation!
merci d'avance pour vos réponses
Avec mon ami, nous partons visiter SFO, LAX et NYC en avril prochain. nous projetons d'acheter un gps pour nous aider à nous déplacer. Nous aurons une voiture de location uniquement entre SFO et LAX et pour la visite de LAX. Pour le reste, nous serons piétons.
Je recherche donc un gps avec carte américaine et mode piéton.
j'ai déjà un peu étudié tout ça et étant complètement novice en la matière (je n'ai jamais, oui, oui, je dis bien jamais utilisé un gps) je ne sais pas trop comment ça fonctionne.
j'ai vu que garmin proposait 3 modèles avec mise à jour des cartes gratuites à vie (nuvi 1340T, 1390T et 1490T) mais certains avis consommateurs disent que c'est une publicité mensongère. Faut-il de nouveau payer qqc pour avoir cette mise à jour gratuite car sur le site garmin, il existe un truc appelé numaps lifetime à 89 euros ou est-ce seulement pour les modèles n'ayant pas cette mise à jour gratuite. Les avis consommateurs concernant ces 3 produits sont plutôt mitigés. certains en sont très contents et d'autres dénoncent des arrêts intempestifs du gps en route, des grosses imperfections dans les tracés... pour ces modèles, il faut rajouter la carte US à 39 euros et je ne crois pas que la mise à jour gratuite concerne les cartes rajoutées... +/- la carte piétonne pour NYC
concernant, tomtom, je n'ai pas trop compris comment fonctionnaient les mises à jour. il faut payer un abonnement? ou peut-on faire des mises à jour ponctuelles? le seul gps que je trouve avec carte US intégrée est un tomtom...
vaut-il mieux acheter le gps sur place et télécharger après la carte française? tout en sachant que nous n'avons jamais utilisé de gps donc nous préférerions l'essayer avant de partir!
certains me diront sûrement qu'une bonne vieille carte est plus utile... mais non réutilisable alors que nous pourrons utiliser le gps en france...
il faut aussi savoir que nous ne parlons pas un mot d'anglais et que nous partons seuls ou presque... ben oui j'emmène quand même un dico...lol! et le gps me parait intéressant comme outils de réassurance...lol!
pouvez-vous m'éclairer svp? avez-vous déjà utilisé un gps aux USA et lequel? il me faut qqc facile d'utilisation!
merci d'avance pour vos réponses
Conseils pour une semaine à la Réunion? English translation pending
En octobre prochain, nous passons une semaine dans la famille installée à Mayotte, puis nous souhaitons randonner une semaine à la Réunion (c'est court je sais). Nous serons a priori basés à Piton St Leu. Quelles sont les destinations incontournable à privilégier depuis cet endroit, histoire de se faire une idée d'ensemble ? Y a t-il un autre camp de base mieux situé à partir duquel ce serait plus intéressant ? Merci à vous.
Randonnée sur la Réunion de Cilaos à la Fournaise English translation pending
J'ai plusieurs questions :
1. Je vais une boucle de 11 jours à pied de St Denis avant d'arriver à Cilaos d'où je voudrais rejoindre le piton de la fourmaise.
Que me conseillez-vous ?
Cilaos -> Bourg Murat : à pied mais ça n'a pas l'air très "fun" et ça a l'air long. Combien d'heures et par où ?
Nous serons déjà allés au piton des neiges.
Peut-être vaut-il mieux prendre le bus pour redescendre à la mer et remonter à Bourg Murat ?
Combien met-on de temps à pied de Bourg Murat au refuge du piton de la fourmaise ?
2. Je peux encore, si ça vaut le coup, randonner 3 jours dans la région du piton de la fourmaise. Je lis certains lieux : vers la rivière de l'est, ou vers le rivière langevin. Que me conseillez-vous ? et où dormir ? J'aurais dormi une nuit au refuge du piton de la fournaise pour monter le matin. Que puis-je faire après ? et je ne sais pas où il y a des gites. La redescente à pied du piton de la fourmaise à Langevin, ferait combien de temps ? Comment rejoindre un bus, si ça fait trop long ?
3. Y a-t-il des gite/hotel à Cilaos et Bourg Murat que vous me conseillerez sachant que je voudrais une chambre double ? dans les 40 euros la chambre. Le gite de la roche merveilleuse a l'air sympa mais n'est-il pas trop loin de la ville elle-même ?
4. Il faut passer par une centrale de réservation mais je tiens absolument à avoir une chambre double et comme dans certain gites, il n'y en qu'une ou deux, j'ai peur que les gites les gardent pour les relations directes.
2. Je peux encore, si ça vaut le coup, randonner 3 jours dans la région du piton de la fourmaise. Je lis certains lieux : vers la rivière de l'est, ou vers le rivière langevin. Que me conseillez-vous ? et où dormir ? J'aurais dormi une nuit au refuge du piton de la fournaise pour monter le matin. Que puis-je faire après ? et je ne sais pas où il y a des gites. La redescente à pied du piton de la fourmaise à Langevin, ferait combien de temps ? Comment rejoindre un bus, si ça fait trop long ?
3. Y a-t-il des gite/hotel à Cilaos et Bourg Murat que vous me conseillerez sachant que je voudrais une chambre double ? dans les 40 euros la chambre. Le gite de la roche merveilleuse a l'air sympa mais n'est-il pas trop loin de la ville elle-même ?
4. Il faut passer par une centrale de réservation mais je tiens absolument à avoir une chambre double et comme dans certain gites, il n'y en qu'une ou deux, j'ai peur que les gites les gardent pour les relations directes.
Guide de conversation vietnamien du Lonely Planet English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous les guide de conversation du Lonely Planet et plus particulièrement celui du Vietnam. Est ce pratique et surtout est ce intéressant pour un voyage "routard" de 3 semaine au VN ? Comment se présente cet ouvrage ? Est ce un dictionnaire classique ou inclu-t-il des picto avec traduction pour aider dans les moments "galère" ?
Merci par avance pour vos indications, Bien cordialement.
http://www.amazon.fr/gp/product/2840704803/ref=pd_lpo_k2_dp_sr_1?pf_rd_p=471061593&pf_rd_s=lpo-top-stripe&pf_rd_t=201&pf_rd_i=1741791596&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_r=0MZA97FCFRE1VEPB3B92
http://www.lonelyplanet.fr/_htm/catalogue/index.php?mode=notice¶m1=9782840704805
Connaissez vous les guide de conversation du Lonely Planet et plus particulièrement celui du Vietnam. Est ce pratique et surtout est ce intéressant pour un voyage "routard" de 3 semaine au VN ? Comment se présente cet ouvrage ? Est ce un dictionnaire classique ou inclu-t-il des picto avec traduction pour aider dans les moments "galère" ?
Merci par avance pour vos indications, Bien cordialement.
http://www.amazon.fr/gp/product/2840704803/ref=pd_lpo_k2_dp_sr_1?pf_rd_p=471061593&pf_rd_s=lpo-top-stripe&pf_rd_t=201&pf_rd_i=1741791596&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_r=0MZA97FCFRE1VEPB3B92
http://www.lonelyplanet.fr/_htm/catalogue/index.php?mode=notice¶m1=9782840704805