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Road trip 13 jours de Los Angeles à San Francisco (Las Vegas, Grand Canyon, etc) English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je suis tout nouveau sur ce forum et je ne connais pas alors toutes les ficelles du sites.
J'imagine que des topics ont été déjà lancés sur le sujet mais j'aimerais avoir votre propre avis concernant mon circuit qui est légèrement différent de ce que j'ai pu rencontré sur Internet.
DATES : Nuit à : Activités : Trajet en voiture : 21 Août Los Angeles Arrivée à 14h45 à l’aéroport. Douane + Récupération voiture à 15h30. Direction Hotel. Balade tranquille, restaurant et repos.
Aéroport jusqu’à l’hôtel 22 Août Los Angeles Visite des Studios Hollywood / Paramount Pictures & Warner Bros, Griffith Observatory
23 Août Los Angeles Santa Monica, Venice Beach, Pier , Beverly Hills, Walk of Fame
24 Août Las Vegas Départ pour Las Vegas Visite du Strip de nuit Fontaine du Bellagio
4h de voiture 25 Août Las Vegas Musée de la Mafia, Strip, Downtown, Hotels, Casino & Piscine (Visite Helico ?) Cirque du soleil le soir
26 Août Grand Canyon Village Départ tôt : Visite du Grand Canyon Sud Arrêt à Hackberry sur la route 66
4h de voiture 27 Août Page Départ tôt direction Horseshoe Bend puis Antelope Canyon visite à 11h Lake Powell (barrage, etc…)
2h de voiture 28 Août Zion National Park Direction Bryce Canyon Visite de Bryce Canyon, excursions (Queens Garden Trail & Peekaboo Loop) Nuit à Zion 2h30 de voiture de Page à Bryce Canyon
1h30 de voiture de Bryce à Zion
= 4h de voiture
29 Août Furnace Creek Visite de Zion National Park puis direction Furnace Creek (voir coucher de soleil DV)
= 4h30 de voiture 30 Août Yosemite Death Valley : Sand Dunes / Badwater / Zabriskie point MonoLake / Bodie
= 4h30 de voiture/5h 31 Août San Francisco Visite de Yosemite Vers 17h direction San Francisco = 3h de voiture 1er Septembre San Francisco Visite de SF / 2 Septembre Paris Visite de SF : Avion à 22h
Je sais que 13 jours c'est court pour faire l'Ouest Américain mais nous voulons faire un maximum de chose. Partagez moi vos différents avis et les améliorations que vous auriez fait ! Concernant les arrêts ou autres, si vous avez des post particuliers ou préféré ; je suis preneur.
Merci d'avance, Cordialement, Kilian L
DATES : Nuit à : Activités : Trajet en voiture : 21 Août Los Angeles Arrivée à 14h45 à l’aéroport. Douane + Récupération voiture à 15h30. Direction Hotel. Balade tranquille, restaurant et repos.
Aéroport jusqu’à l’hôtel 22 Août Los Angeles Visite des Studios Hollywood / Paramount Pictures & Warner Bros, Griffith Observatory
23 Août Los Angeles Santa Monica, Venice Beach, Pier , Beverly Hills, Walk of Fame
24 Août Las Vegas Départ pour Las Vegas Visite du Strip de nuit Fontaine du Bellagio
4h de voiture 25 Août Las Vegas Musée de la Mafia, Strip, Downtown, Hotels, Casino & Piscine (Visite Helico ?) Cirque du soleil le soir
26 Août Grand Canyon Village Départ tôt : Visite du Grand Canyon Sud Arrêt à Hackberry sur la route 66
4h de voiture 27 Août Page Départ tôt direction Horseshoe Bend puis Antelope Canyon visite à 11h Lake Powell (barrage, etc…)
2h de voiture 28 Août Zion National Park Direction Bryce Canyon Visite de Bryce Canyon, excursions (Queens Garden Trail & Peekaboo Loop) Nuit à Zion 2h30 de voiture de Page à Bryce Canyon
1h30 de voiture de Bryce à Zion
= 4h de voiture
29 Août Furnace Creek Visite de Zion National Park puis direction Furnace Creek (voir coucher de soleil DV)
= 4h30 de voiture 30 Août Yosemite Death Valley : Sand Dunes / Badwater / Zabriskie point MonoLake / Bodie
= 4h30 de voiture/5h 31 Août San Francisco Visite de Yosemite Vers 17h direction San Francisco = 3h de voiture 1er Septembre San Francisco Visite de SF / 2 Septembre Paris Visite de SF : Avion à 22h
Je sais que 13 jours c'est court pour faire l'Ouest Américain mais nous voulons faire un maximum de chose. Partagez moi vos différents avis et les améliorations que vous auriez fait ! Concernant les arrêts ou autres, si vous avez des post particuliers ou préféré ; je suis preneur.
Merci d'avance, Cordialement, Kilian L
Croisière Caraïbes de l'Ouest sur le MSC Divina avec 2 enfants de 8 ans English translation pending
Bonjour ,
Nous faisons en juillet 2017 , une croisiere sur les caraibes de l'ouest : Ocho rios , cozumel , nassau et iles caimans.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 8 ANS.
Je souhaierais faire découvrir la plongée pour mes petites jumelles de 8 ans , mais je ne sais pas sur quelle ville cela serait le plus intéressant ?
Aussi que faire à nassau et ocho rios , je n'arrive pas à trouver un programme intéressant à faire dans ces villes avec des enfants.
Merci de vos tuyaux.
Nous faisons en juillet 2017 , une croisiere sur les caraibes de l'ouest : Ocho rios , cozumel , nassau et iles caimans.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 8 ANS.
Je souhaierais faire découvrir la plongée pour mes petites jumelles de 8 ans , mais je ne sais pas sur quelle ville cela serait le plus intéressant ?
Aussi que faire à nassau et ocho rios , je n'arrive pas à trouver un programme intéressant à faire dans ces villes avec des enfants.
Merci de vos tuyaux.
Snorkeling comparatif (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je veux faire du Snorkeling . Je ne suis pas un plongeur qualifié mais j'apprécie .
Cette question je la pose car selon mes recherches sur internet je constate qu'une journée sur les Îles Similan au départ de Khao Lak c'est environ 3100 THB Bon 🏴☠️ Je ne refuse pas les 80 € mais quand même je pose la question ...est-ce que je vais en avoir pour mon argent ?
L'idée c'est que je vais aussi passer sur Krabi et Samui ensuite. J'avais fait il y a quelques années une journée ( circuit ) avec Snorkeling autour de PhiPhi mais aussi Samui mais je ne me souviens plus des prix ...
Combien coût une journée plongée à Krabi et Samui et surtout savoir quel spot choisir en fonction de son attrait ?
Est-ce que quelqu'un peut me conseiller ? merci
Je veux faire du Snorkeling . Je ne suis pas un plongeur qualifié mais j'apprécie .
Cette question je la pose car selon mes recherches sur internet je constate qu'une journée sur les Îles Similan au départ de Khao Lak c'est environ 3100 THB Bon 🏴☠️ Je ne refuse pas les 80 € mais quand même je pose la question ...est-ce que je vais en avoir pour mon argent ?
L'idée c'est que je vais aussi passer sur Krabi et Samui ensuite. J'avais fait il y a quelques années une journée ( circuit ) avec Snorkeling autour de PhiPhi mais aussi Samui mais je ne me souviens plus des prix ...
Combien coût une journée plongée à Krabi et Samui et surtout savoir quel spot choisir en fonction de son attrait ?
Est-ce que quelqu'un peut me conseiller ? merci
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
Bonjour à tous!
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.
Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.
Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Transfert de l'aéroport JFK à Manhattan English translation pending
Bonjour , je dois arriver à New York par JFK , j'aimerai avoir des conseils pour la meilleur solution pour un transfert à Manhattan , nous serons deux personnes , j'ai entendu parler de navettes partagées , de solutions train + bus , bien sur de taxis , selon vos expériences quelle formule me conseillerez vous ?
Cherche coin relax hors El Nido, sur Palawan, avant tour avec Tao English translation pending
Bonjour,
Nous habitons a Manile depuis quelque mois, et avant de quitter le pays allons prendre 30 jours pour visiter quelques endroits aux Philippines (de mi juin a mi juillet). On veut essayer de ne pas trop courir (juste un peu ;-) ; oui c est un voyage, mais ca doit aussi etre des vacances :-)
18 juin - arrivee a Puerto Princesca a 19h00 (1 nuit) 19-23 juin (5 jours/ 4 nuits) : ??? 23-27 juin (5 jours/ 4 nuits) excursion en paraw a partir d' El Nido vers Coron avec Tao expedition 27-1er juillet (5 jours/4 nuits) dans le coin de Concepcion a Busuanga - plongee et snorkeling, excursion en bateau, le classique
On doit passer la nuit du 23 pres de El nido (pour le depart le lendemain matin). On prefererrait passer les 4 nuits au meme endroit, on veut vraiment eviter de se deplacer trop (deja on trouve que c est bcp de deplacements pour nous )
On voudrait toutefois eviter El nido meme, qui n est vraiment pas notre style ; on cherche un truc relax, genre kubo en bord de plage, hebergement de base, coin tranquille mais joli, pas trop rempli de touriste (oui, je cherche l impossible comme tous). Des suggestions??
Et pour ceux qui on deja fait l excursion avec Tao - est ce que vous pensez que ca vaut quand meme le coup de faire une ou 2 excursions classique (les fameux package ABCD) avant de partir, ouca risque d etre decevant car bcp de monde et qu avec Tao on voit des coins semblable de toute facon?
Merci! Julie
18 juin - arrivee a Puerto Princesca a 19h00 (1 nuit) 19-23 juin (5 jours/ 4 nuits) : ??? 23-27 juin (5 jours/ 4 nuits) excursion en paraw a partir d' El Nido vers Coron avec Tao expedition 27-1er juillet (5 jours/4 nuits) dans le coin de Concepcion a Busuanga - plongee et snorkeling, excursion en bateau, le classique
On doit passer la nuit du 23 pres de El nido (pour le depart le lendemain matin). On prefererrait passer les 4 nuits au meme endroit, on veut vraiment eviter de se deplacer trop (deja on trouve que c est bcp de deplacements pour nous )
On voudrait toutefois eviter El nido meme, qui n est vraiment pas notre style ; on cherche un truc relax, genre kubo en bord de plage, hebergement de base, coin tranquille mais joli, pas trop rempli de touriste (oui, je cherche l impossible comme tous). Des suggestions??
Et pour ceux qui on deja fait l excursion avec Tao - est ce que vous pensez que ca vaut quand meme le coup de faire une ou 2 excursions classique (les fameux package ABCD) avant de partir, ouca risque d etre decevant car bcp de monde et qu avec Tao on voit des coins semblable de toute facon?
Merci! Julie
Un mois au Tamil Nadu et Kerala: étapes English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde tout le mois de Juin.
Ayant déjà voyagé dans le nord (2010) j'ai très envie de découvrir le sud de l'inde.
J'arrive à Madras (Chennai) Tami Nadul et repars de Cochin (Kerala).
Quelles pourraient être mes étapes pendant ce mois entre ces deux villes ?
Auriez-vous des suggestions d'itinéraires et d'étapes intéressantes ou inintéressantes ?
Je voyage seul, mon niveau de confort n'est pas élevé et pars sur un budget de maximum 1000 euros pour 29 jours hors billets d'avions.
Merci Yohan
Merci Yohan
Itinéraire au Vietnam: Sapa, Hué et Mai Chau English translation pending
Bonjour
Après avoir renoncé à la Chine, me voilà en pleine préparation pour notre voyage au Vietnam début juin prochain pour 15 jours/14 nuits. Nous arrivons à Hanoï et repartons par Hanoï au départ d'Inde.
Voici l'ébauche d'itineraire:
Jour 1: Hanoï Jour 2: Hanoï Jour 3: Hanoï Jour 4: baie d'Halong Jour 5: baie d'Halong Jour 6: baie terrestre Jour 7: baie terrestre Jour 8: baie terrestre Jour 9: Jour 10: Jour 11: Hoi An Jour 12: Hoi An Jour 13: Hoi An Jour 14: Hoi An Jour 15: depart
Vous l'aurez remarqué, nous aimons prendre notre temps. J'aimerais terminer par plusieurs jours à Hoi An pour pouvoir se poser et profiter de la plage.
Des idées pour jours 9 et 10? Plus Hué? Sapa? Mai Chau? Qu'on peut mettre ailleurs que jour 9 et 10 d'ailleurs...
Merci pour votre aide (one more time!)
Après avoir renoncé à la Chine, me voilà en pleine préparation pour notre voyage au Vietnam début juin prochain pour 15 jours/14 nuits. Nous arrivons à Hanoï et repartons par Hanoï au départ d'Inde.
Voici l'ébauche d'itineraire:
Jour 1: Hanoï Jour 2: Hanoï Jour 3: Hanoï Jour 4: baie d'Halong Jour 5: baie d'Halong Jour 6: baie terrestre Jour 7: baie terrestre Jour 8: baie terrestre Jour 9: Jour 10: Jour 11: Hoi An Jour 12: Hoi An Jour 13: Hoi An Jour 14: Hoi An Jour 15: depart
Vous l'aurez remarqué, nous aimons prendre notre temps. J'aimerais terminer par plusieurs jours à Hoi An pour pouvoir se poser et profiter de la plage.
Des idées pour jours 9 et 10? Plus Hué? Sapa? Mai Chau? Qu'on peut mettre ailleurs que jour 9 et 10 d'ailleurs...
Merci pour votre aide (one more time!)
Compte rendu d'une superbe croisière à Cuba en février 2017 sur l'Opera English translation pending
Bonsoir, cela fait 1 mois que nous sommes revenus d'une superbe croisière à Cuba , je voudrais partager avec vous cette croisière car quand j'ai préparé les escales je trouvais qu'il y avait très peu de retours sur cette destination.
Nous avions réservé 1 an à l'avance car nous avons eu une très bonne offre , pour le prix d'une cabine intérieure nous avons eu une cabine extérieure avec le forfait allegrissimo offert, ceci en période de vacances scolaires, quand on voyage avec des enfants c'est appréciable, il faut dire aussi qu'on l'a bien amorti !
Samedi 11 février : Notre vol Air France étant prévu à Paris CDG à 14h50, nous avons quitté notre domicile à 8h , nous avons laissé notre voiture dans un parking low cost à 7 kms de l'aéroport pour 50€ pour les 9 jours . Une navette nous emmène donc directement au terminal. Les contrôles de sécurité sont très longs , ce qui fait que l'attente est moins longue. Comme nous sommes partis avec un groupe , nous retrouvons du monde avant d'embarquer, les vacances peuvent commencer. Le vol sera assez long , étant partis avec 2 enfants , il a fallu les occuper et tout s'est très bien passé. Nous atterrissons à 19h et là commencent les contrôles, cela a été assez long , on nous a dit que c'était normal pour Cuba. Nous montons sera alors dans le bus qui nous amène au port ( environ 30 kms), le trajet entre l'aéroport et le port nous montre le côté pauvre de La Havane, des quartiers pauvres et nous avons l'impression d'être transportés vers une autre époque, avec des voitures américaines plus ou moins bien entretenues! Il faut dire que c'est un peu pour ça que l'on voulait venir à Cuba avant un changement. Nous sommes arrivés au port et c'est encore parti pour les contrôles, qu'est ce un c'est long , surtt quand la journée paraît interminable. Nous montons enfin sur l'Opéra et direction le buffet pour manger un petit bout. Nous ne ferons pas long feu et iront nous coucher vers 23h, on decouvre la cabine extérieure qui paraît assez petite surtout pour 4 pers, les bagages étant déjà arrivés, rangements de tout avant de se coucher ! Une grande journée nous attend demain !
Samedi 11 février : Notre vol Air France étant prévu à Paris CDG à 14h50, nous avons quitté notre domicile à 8h , nous avons laissé notre voiture dans un parking low cost à 7 kms de l'aéroport pour 50€ pour les 9 jours . Une navette nous emmène donc directement au terminal. Les contrôles de sécurité sont très longs , ce qui fait que l'attente est moins longue. Comme nous sommes partis avec un groupe , nous retrouvons du monde avant d'embarquer, les vacances peuvent commencer. Le vol sera assez long , étant partis avec 2 enfants , il a fallu les occuper et tout s'est très bien passé. Nous atterrissons à 19h et là commencent les contrôles, cela a été assez long , on nous a dit que c'était normal pour Cuba. Nous montons sera alors dans le bus qui nous amène au port ( environ 30 kms), le trajet entre l'aéroport et le port nous montre le côté pauvre de La Havane, des quartiers pauvres et nous avons l'impression d'être transportés vers une autre époque, avec des voitures américaines plus ou moins bien entretenues! Il faut dire que c'est un peu pour ça que l'on voulait venir à Cuba avant un changement. Nous sommes arrivés au port et c'est encore parti pour les contrôles, qu'est ce un c'est long , surtt quand la journée paraît interminable. Nous montons enfin sur l'Opéra et direction le buffet pour manger un petit bout. Nous ne ferons pas long feu et iront nous coucher vers 23h, on decouvre la cabine extérieure qui paraît assez petite surtout pour 4 pers, les bagages étant déjà arrivés, rangements de tout avant de se coucher ! Une grande journée nous attend demain !
2 semaines aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons (en couple) aux Philippines en mai. Après avoir épluché VF et divers blogs, il reste quelques questions en suspens.
Nous avons opté pour l'itinéraire suivant (1er contact avec le pays, nous devrons revenir pour voir les volcans de Luzon et autres îles) qui allie paysages verdoyants et plages :
LUZON J 1-2 : Manille J 2-3 : Trajet de nuit vers Banaue J 4-5 : Trek Banaue 2 jours (un conseil d'itinéraire ou d'agence ? Peut-on se rendre dans les villages reculés sans guide, seuls ?) J 6 : Banaue ou excursion à la journée à Sagada (Echo Valley) ? Est-ce possible en une journée car le trajet est assez long A/R et le soir même nous prenons le bus de nuit (à 19h me semble t-il) pour Manille. Si possible avez-vous une idée du prix ? A faire avec une agence peut être pour gagner du temps ? J 6-7 : Trajet de nuit Banaue / Manille Sampaloc (arrivée estimée entre 4h et 6h du matin) J 7 : Direction aéroport Manille -> vol pour Puerto Princesa
PALAWAN J 7 : Transport jusqu'à Sabang depuis l'aéroport de Puerto Princesa ou directement à Port Barton. Si nous allons à port Barton est-il possible de faire les rivières souterraines depuis là bas ? J 8 : Visite rivières souterraines et alentours depuis Port Barton ou Sabang ? J 9 : Depuis Sabang ou Port Barton : bateau jusqu'à El Nido : Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait le trajet en bateau et si oui peut on faire des arrêts en chemin ou pas du tout ? Les horaires de départ sont-ils flexibles et est-ce tous les jours ?) J 10 : El Nido J 11-12-13 : Croisières 3 jours / 2 nuits vers Coron : J'ai écrit à Tao Philippines et Native Exploration mais apparemment ils sont complets. Quant à El Nido Paradise, ils sont chers ! Raison evoquée : hausse des bateaux ces deux derniers mois. Est-il vraiment nécessaire de réserver en avance mi-mai ? Nous serons à El Nido la veille de partir pour le tour en bateau de 3 jours. J 13-14 : Busuanga / Coron J 15 : Vol retour à Manille depuis Busuanga J 16 : Retour Paris :- ( Nous décollerons le soir à 20h20, pensez-vous qu'il soit possible de nous rendre tôt le matin au Mont Taal et de revenir suffisamment tôt pour être 3h avant le vol à l'aéroport ?
Hébergements : Dernières petites questions, beaucoup de voyageurs évoque le fait qu'à certains endroits il est préférable de réserver à El Nido et Busuanga. Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous des bonnes adresses climatisées, avec eau chaude, les pieds dans le sable et pour pas trop cher ? (beaucoup de chose je sais).
Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils.
A très vite Lili
Nous partons (en couple) aux Philippines en mai. Après avoir épluché VF et divers blogs, il reste quelques questions en suspens.
Nous avons opté pour l'itinéraire suivant (1er contact avec le pays, nous devrons revenir pour voir les volcans de Luzon et autres îles) qui allie paysages verdoyants et plages :
LUZON J 1-2 : Manille J 2-3 : Trajet de nuit vers Banaue J 4-5 : Trek Banaue 2 jours (un conseil d'itinéraire ou d'agence ? Peut-on se rendre dans les villages reculés sans guide, seuls ?) J 6 : Banaue ou excursion à la journée à Sagada (Echo Valley) ? Est-ce possible en une journée car le trajet est assez long A/R et le soir même nous prenons le bus de nuit (à 19h me semble t-il) pour Manille. Si possible avez-vous une idée du prix ? A faire avec une agence peut être pour gagner du temps ? J 6-7 : Trajet de nuit Banaue / Manille Sampaloc (arrivée estimée entre 4h et 6h du matin) J 7 : Direction aéroport Manille -> vol pour Puerto Princesa
PALAWAN J 7 : Transport jusqu'à Sabang depuis l'aéroport de Puerto Princesa ou directement à Port Barton. Si nous allons à port Barton est-il possible de faire les rivières souterraines depuis là bas ? J 8 : Visite rivières souterraines et alentours depuis Port Barton ou Sabang ? J 9 : Depuis Sabang ou Port Barton : bateau jusqu'à El Nido : Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait le trajet en bateau et si oui peut on faire des arrêts en chemin ou pas du tout ? Les horaires de départ sont-ils flexibles et est-ce tous les jours ?) J 10 : El Nido J 11-12-13 : Croisières 3 jours / 2 nuits vers Coron : J'ai écrit à Tao Philippines et Native Exploration mais apparemment ils sont complets. Quant à El Nido Paradise, ils sont chers ! Raison evoquée : hausse des bateaux ces deux derniers mois. Est-il vraiment nécessaire de réserver en avance mi-mai ? Nous serons à El Nido la veille de partir pour le tour en bateau de 3 jours. J 13-14 : Busuanga / Coron J 15 : Vol retour à Manille depuis Busuanga J 16 : Retour Paris :- ( Nous décollerons le soir à 20h20, pensez-vous qu'il soit possible de nous rendre tôt le matin au Mont Taal et de revenir suffisamment tôt pour être 3h avant le vol à l'aéroport ?
Hébergements : Dernières petites questions, beaucoup de voyageurs évoque le fait qu'à certains endroits il est préférable de réserver à El Nido et Busuanga. Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous des bonnes adresses climatisées, avec eau chaude, les pieds dans le sable et pour pas trop cher ? (beaucoup de chose je sais).
Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils.
A très vite Lili
Circuit Sri Lanka 17 jours en juillet avec enfants English translation pending
Bonjour
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants ( 8 et 14 ans ), nos billets pour le SL sont bookés, reste à définir le "meilleur itinéraire" . Nous aimons les paysages, les plages , animaux et temples .
Voici mes 1eres réflexions: Jour 1 : arrivée 8h - journée à Negombo Jour 2 et 3: Kandy Jour 4 Nuwara Eliwa jour 5 : Ella Jour 6 - 7-8: Arumgum bay Jour 9: Habanara ( en passant par Passikudak ) jour 10 : Habanara ( visite Polonnarawa ) jour 11: Habanara : visite d'un safari - Lequel? jour 12 : Habanara: visite Sigiriya jour 13 - 14- : Uppiveli ou Trincomalee jour 15 : anaradhapura jour 16: Retour vers Negombo ou autre site balnéaire jour 17: départ aéroport 17h
Qu'en pensez vous?
Voici mes questions:
Est -il plus judicieux de faire les grands trajets en taxi puis de prendre les tuk tuk pour les déplacement plus courts ou alors me conseillez vous de prendre une voiture avec chauffeurs ( ou sans chauffeur: nous avons conduits en Thaïlande, INdonésie, Mexique, Costa Rica..)? J'ai un peu de mal avec un chauffeur, que fait -il pendant que nous sommes en séjour balnéaire? et je veux garder le plaisir de réserver moi même mes hébergements.
Quel parc visitez en juillet, les avis sont très partagés?
Qu'en est il du palu , surtout pour les enfants?
Je vous remercie pour votre aide.
Cordialement
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants ( 8 et 14 ans ), nos billets pour le SL sont bookés, reste à définir le "meilleur itinéraire" . Nous aimons les paysages, les plages , animaux et temples .
Voici mes 1eres réflexions: Jour 1 : arrivée 8h - journée à Negombo Jour 2 et 3: Kandy Jour 4 Nuwara Eliwa jour 5 : Ella Jour 6 - 7-8: Arumgum bay Jour 9: Habanara ( en passant par Passikudak ) jour 10 : Habanara ( visite Polonnarawa ) jour 11: Habanara : visite d'un safari - Lequel? jour 12 : Habanara: visite Sigiriya jour 13 - 14- : Uppiveli ou Trincomalee jour 15 : anaradhapura jour 16: Retour vers Negombo ou autre site balnéaire jour 17: départ aéroport 17h
Qu'en pensez vous?
Voici mes questions:
Est -il plus judicieux de faire les grands trajets en taxi puis de prendre les tuk tuk pour les déplacement plus courts ou alors me conseillez vous de prendre une voiture avec chauffeurs ( ou sans chauffeur: nous avons conduits en Thaïlande, INdonésie, Mexique, Costa Rica..)? J'ai un peu de mal avec un chauffeur, que fait -il pendant que nous sommes en séjour balnéaire? et je veux garder le plaisir de réserver moi même mes hébergements.
Quel parc visitez en juillet, les avis sont très partagés?
Qu'en est il du palu , surtout pour les enfants?
Je vous remercie pour votre aide.
Cordialement
Se loger à Prachuap Khiri Khan et Pranburi, en famille English translation pending
Bonjour à tous,
je continue à élaborer notre projet voyage et cherche désespérément des guesthouses ou bungalows susceptibles de nous convenir à mes deux filles de 4 et 7 ans, mon mari et moi.
Je sais qu'il ne faut pas divulguer au grand public les bonnes adresses, d'après ce que j'ai compris mais si certains d'entre vous ont expérimenté ces deux destinations, je ne serais pas contre quelques tuyaux en terme de bonnes adresses en message privé...parce que je galère vraiment! On n'a pas un gros budget, ce qui ne facilite pas la tâche.
Je vous remercie infiniment.
Aurélie
Avis et conseils sur itinéraire trois semaines en Corée du Sud English translation pending
Nous serons en Corée du Sud pendant trois semaines au moi de mai, dont une grande semaine à Séoul.
J’ai préparé l’itinéraire suivant, à effectuer en transports en commun :
- Arrivée Incheon. Dodo à l’aéroport pour récupérer du voyage et repartir le lendemain en bus directement vers Daejeon,
- Daejeon où nous passerons la nuit dans le quartier Yuseong-Oncheon pour profiter des thermes,
- Bus vers Gunsan, (un après-midi et une nuit sur place) afin d’aller passer 24 h sur l’île de Seonyu-Do et ses voisines. Quelqu’un sait où se trouve le port pour prendre le ferry à Gunsan? Je n’arrive pas à trouver l’information afin de chercher un hébergement pas trop loin. Idem pour Seonyu-Do, j’ai trouvé des mentions d’hébergements chez l’habitant principalement mais impossible de trouver de coordonnées. Au pire, je réserverai auprès de l’office de tourisme à Incheon ou Gunsan,
- Au retour, bus vers Jeonju et nuit dans un Hanok
- Train KTX vers Suncheon, une nuit
- Bus express vers Busan où nous resterons 3 nuits pour visiter la ville et ses environs,
- Bus vers Gyeonju pour 2 nuits,
- Bus et KTX vers Séoul, en marquant éventuellement un arrêt à Daegu. Ce sera un dimanche et le marché médicinal est fermé, quelque chose d’autre à ne pas manquer ?
Je n’ai encore rien préparé pour Séoul. Nous ferons certainement quelques escapades en dehors soit à la journée ou sur 2 jours. Que me conseillez-vous ? Pas la DMZ… Gangneung est à près de 4h de bus, y aurait-il des villes et villages intéressants situés à 2 h maxi de Séoul ?
Sri Lanka: change, guest house et climat en juillet English translation pending
Bonjour,
je pars au Sri Lanka en juillet 2017 pour 3 semaines avec ma famille (5 adultes et 2 ado de 13 ans)
1ère question : Je souhaiterais savoir s'il est facile de changer partout les euros en roupies sri lankaises (car je souhaiterais éviter le retrait dans les ATM : frais)
2ème : prend on un risque de ne réserver aucune guest house et de voir sur place ?
3ème : pour ceux qui ont testé en juillet, y a t il vraiment de grosses pluies, durent elles ? y' at il des endroits à éviter ?
merci par avance de vos conseils
stefy83
1ère question : Je souhaiterais savoir s'il est facile de changer partout les euros en roupies sri lankaises (car je souhaiterais éviter le retrait dans les ATM : frais)
2ème : prend on un risque de ne réserver aucune guest house et de voir sur place ?
3ème : pour ceux qui ont testé en juillet, y a t il vraiment de grosses pluies, durent elles ? y' at il des endroits à éviter ?
merci par avance de vos conseils
stefy83
Planning road trip familial Los Angeles - San Francisco avec retour par New York English translation pending
Bonjour à tous,
Voici plusieurs mois que je lis tous les retours d’expériences que je peux trouver sur les roads trips ouest américain.
Je me suis donc inspirée de tous ces retours et conseils pour organiser mon voyage pour cet été qui sera une boucle classique Los Angeles – San Francisco avec un passage à New york au retour.
Nous partons en famille : Mari (42 ans), C (mon fils de 12 ans), I (ma fille de10 ans) et moi-même. J’ai essayé de réserver des hôtels le plus souvent avec piscine pour que les enfants puissent s’éclater le soir. Nous ne sommes pas de grands randonneurs, voir pas du tout ! J’adore la photo et j’entends déjà ma troupe râler quand je dirais « Attendez, je prends une photo ! »
Nous partirons du 31 juillet 2017 au 22 Août 2017. Vous allez voir que je vais suivre Nanane25 à la trace ), puis la doubler car j’ai volontairement supprimé les Arches pour pouvoir satisfaire Mari qui voulait aller à New York avec les enfants (nous y sommes déjà allé en couple il y a 5 ans).
J’ai bien avancé sur mon projet, mais j’ai peur de mal évaluer les distances et temps de visite. En plus je ne veux pas avoir à trop bousculer les enfants le matin, même si nous ne sommes pas des lèves tard. Fils me demande déjà s’il y aura des journées où l’on ne fera rien ! Ce qui veux dire dans son langage : piscine et tablette toute la journée !
J’aurais besoin de vos conseils avisés. Nous aurons une voiture jusqu’au départ de SF.
Voici le planning :
J1 (L 31/07) : Vol Paris-Dublin puis Dublin Los Angeles arrivée 18h05.
Récupération de la voiture chez Hertz
Nuit : Coral sands
J2 (M 01/08) :Los AngelesJournée Universal Studio
Lettre Hollywood
Nuit : Coral sands
J3 (M 02/08) :Los Angeles
Walk of fame + Hollywood boulevard
Venice canal
Location vélo pour trajet Venice beach – Santa monica
Griffith observatory
Nuit : Coral sands
J4 (J 03/08) :Los Angeles- Williams (longue journée)
Départ aux aurores
Pause café :Bagdag Café
Oatman
Kingman : repas chez Mr D’z
Hackberry
Seligman
Nuit : Days Inn Williams
J5 (V 04/08) : Williams – Cameron
Survol du Grand Canyon en hélicoptère décollage 9h30
« Rando » du point de vue Maricopa jusqu’à Mohave.
Puis desert view avec arrêts : Grand view point, Lipan point et Watch tower
Nuit : The Cameron trading post
J6 (S 05/08) : Cameron _ Monument Valley
Kayenta pour déjeuner et courses
Valley drive
Coucher de soleil sur monument valley
Nuit : The view (cabin premium)
J7 (D 06/08) : Monument Valley _ Page
Trajet vers Page.
Horseshoe Bend
Plage à Lone Rock beach
Passage à Wahweap overlook
Nuit : Travelodge Page
J8 (L 07/08) : Page _ Bryce
Lower anteloppe à 10 h
Arrêt à Glen canyon
Cottonroad pout tropic
Mossy Cave
Nuit : Bryce pionner Village
J9 (M 08/08) : Bryce _ Zion
Randonnée Navajo + Queens
Scénic drive
Trajet jusqu’à Zion
Randonnée Canyon overtrail (si place sur le parking)
Nuit : Quality Inn & Suites Montclair Springdale
J10 (M 09/08) : Zion _ Las Vegas
Randonnée Riverside walk + début The narrow’s ( juste pour marcher les pieds dans l’eau )
Départ pour Las Vegas (passage par Valley of fire ? trajet plus long)
Nuit : Escalibur
J11 (J 10/08) : Las Vegas (c’est mon anniversaire ! )
Programme à définir
Nuit : Escalibur
J12 (V 11/08) : Las Vegas _ Death Valley (J’hésite sur la route à prendre)
Dante's view
Zabriskie Point
Manger au 49 à furnace creek
Artist drive
Devil's golf course
Badwater
Coucher de soleil sur Mesquite sand
Nuit : Stovepipe wells
J13 (S 12/08) : Death Valley _ Lee Vining
Alabamah hill
Mono lake
Nuit : Virginia Creek Settlement
J14 (D 13/08) : Lee Vining _ El Portal (Là je bloque ! J’ai noté plein de chose mais je ne sais plus si ce sont juste des point de vue ou des rando qu’il faut absolument faire)
Visite de Bodie
Tioga road
Tuolumne meadow (rando ou juste point de vue ?)
Tenaya Lake (rando ou juste point de vue ?)
Olmsted point (rando ou juste point de vue ?)
Tuolmne Grove(Pour remplacer Mariposa)
Merced Grove(Pour remplacer mariposa)
Nuit : Cedar Lodge El portal
J15 (L 14/08) : El Portal ( je sais pas comment organiser cette journée)
Nuit : Cedar Lodge El portal
J16 (M 15/08) : El Portal _ San Francisco
Programme pas encore établi
Nuit : La Luna Inn San Francisco
J17 (M 16/08) : San Francisco
Visite d’Alcatraz ( A la demande de mon fils)
Programme pas encore établi
Nuit : La Luna Inn San Francisco
J18 (J 17/08) : San Francisco
Programme pas encore établi
Nuit : La Luna Inn San Francisco
J19 (V 18/08) : San Francisco _ New York
Journée trajet
Nuit : Broadway Plaza Hotel New York
J20 (S 19/08) / J21/ J22: New Yok
Programme pas encore établi
New York City Pass achetés. Ces 3.5 jours à New York sont pour faire découvrir la ville à mes enfants car j’y est déjà passé 10 jours voilà 6 ans.
Nuit : Broadway Plaza Hotel New York
J23 (M 22/08) : New York _ Paris
Décollage de JFK à 21h10 retour en France.
Merci d'avoir eu le courage de lire ce planning jusqu'au bout !😉
Merci d'avoir eu le courage de lire ce planning jusqu'au bout !😉
Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper all��e » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper all��e » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Retour itinéraire voyage Myanmar English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir lu beaucoup (mais vraiment beaucoup !) de discussions dans ce forum pour préparer mon voyage, je viens vous faire un rapide retour avec des informations qui j'espère seront utiles. J'en profite aussi pour remercier tous ceux qui ont répondu à mes questions
Notre trajet : Nous avions très envie d'aller dans le Sud. Nous avons donc fait des choix Nous avions pris un vol Paris / Mandalay et Yangon / Paris via la Chine. C'est vraiment intéressant d'arriver par le nord et de repartir par Yangon car les trajets sont vraiment longs.
Nous avons donc suivi l'itinéraire suivant :
Samedi 29 octobre : arrivée à Mandalay Lundi 31 : Bus à 10h pour Bagan (Nyaung U) Mardi 1er novembre : Bagan (Nyaung U) Lundi 2 : Bagan (Nyaung U) Heudi 3 : départ bus pour Lac Inlé (Nyaung Shwe) Vendredi 4 : lac Inle / Sankar Lake Samedi 5 : Nyaung Shwe et bus de nuit pour Yangon Dimanche 6 : Yangon Lundi 7 : bus Pour Hpa An Mardi 8 : Hpa-An Mercredi 9 : Hpa-an – Bateau pour Mawlamyine (Moulmein) > bus de nuit pour Dawei > Tuk tuk pour Maungmakan Beach Jeudi 10 : péninsule de Dawei Vendredi 11 : péninsule de Dawei Samedi 12 : péninsule de Dawei Dimanche 13 : péninsule de Dawei Lundi 14 : Vol interne pour Yangon Mardi 15 : Yangon Mercredi 16 : vol retour vers Chine puis Paris
Les +/-
On a adoré le Myanmar et très envie d’y retourner. Voyage très facile à faire de façon indépendante. Nous avons vraiment aimé l’ensemble de ce voyage qui permettait de voir des choses très différentes, des sites culturels, des régions aux paysages radicalement différents, des plages, et surtout beaucoup de birmans, vraie richesse de ce pays.
Nous avons fait des choix : nous avons fait l’impasse sur Mandalay d’entrée. Et, nous n’avons pas fait les treks habituels Hipsaw et Kalaw. Nous voulions vraiment aller au Sud, tant qu’il n’y a pas encore trop de touristes, et nous ne le regrettons pas.
Nous avons adoré Bagan, lieu vraiment magique et irréel, même s’il y a beaucoup de touristes, c’est tellement étendu que vous pouvez passer entre les flots. Sauf au coucher et au lever du soleil où il faut repérer des spots un peu en retrait si l’on veut être à peu près tranquille (une dizaine de personnes).
On a beaucoup moins aimé le Lac Inlé, ultra touristique, avec les faux pécheurs qui vous attendent pour la photo. Heureusement, on avait lu des blogs conseillant le lac Sankar plus au sud. Nous avons donc loué un bateau (directement au pêcheur) pour la journée et filé en direction de Sankar, à plus de 3 heures de Nyaung Shwe. Là on n’a vraiment pas regretté la journée de balade.
On est resté très peu à Yangon, et on n’a pas vraiment accroché hormis la pagode shwedagon, lieu complètement surréaliste.
Mais alors, on a adoré le sud ! Les birmans sont globalement adorables, mais plus on allait vers le sud, plus on a apprécié les échanges. Se balader en scoot dans les rizières et les paysages karstiques autour de Hpa-An est un pur bonheur. On aimerait y retourner plus longtemps.
Et la péninsule de Dawei ! Extraordinaire ! Absente des guides et des kilomètres de plages magnifiques où on est seuls, des gens incroyables, souriants, accueillants, des « bonjour » qui fusent tous les 10 mètres en traversant les villages…
Budget : Nous avons dépensé 1120 euros à deux sur place avec un vol intérieur. Plus le vol international (980 euros à 2).
N'hésitez pas si vous avez des questions ! Un bilan plus développé (prix, bonnes adresses) est dispo sur mon blog.
Bon week-end !
Après avoir lu beaucoup (mais vraiment beaucoup !) de discussions dans ce forum pour préparer mon voyage, je viens vous faire un rapide retour avec des informations qui j'espère seront utiles. J'en profite aussi pour remercier tous ceux qui ont répondu à mes questions
Notre trajet : Nous avions très envie d'aller dans le Sud. Nous avons donc fait des choix Nous avions pris un vol Paris / Mandalay et Yangon / Paris via la Chine. C'est vraiment intéressant d'arriver par le nord et de repartir par Yangon car les trajets sont vraiment longs.
Nous avons donc suivi l'itinéraire suivant :
Samedi 29 octobre : arrivée à Mandalay Lundi 31 : Bus à 10h pour Bagan (Nyaung U) Mardi 1er novembre : Bagan (Nyaung U) Lundi 2 : Bagan (Nyaung U) Heudi 3 : départ bus pour Lac Inlé (Nyaung Shwe) Vendredi 4 : lac Inle / Sankar Lake Samedi 5 : Nyaung Shwe et bus de nuit pour Yangon Dimanche 6 : Yangon Lundi 7 : bus Pour Hpa An Mardi 8 : Hpa-An Mercredi 9 : Hpa-an – Bateau pour Mawlamyine (Moulmein) > bus de nuit pour Dawei > Tuk tuk pour Maungmakan Beach Jeudi 10 : péninsule de Dawei Vendredi 11 : péninsule de Dawei Samedi 12 : péninsule de Dawei Dimanche 13 : péninsule de Dawei Lundi 14 : Vol interne pour Yangon Mardi 15 : Yangon Mercredi 16 : vol retour vers Chine puis Paris
Les +/-
On a adoré le Myanmar et très envie d’y retourner. Voyage très facile à faire de façon indépendante. Nous avons vraiment aimé l’ensemble de ce voyage qui permettait de voir des choses très différentes, des sites culturels, des régions aux paysages radicalement différents, des plages, et surtout beaucoup de birmans, vraie richesse de ce pays.
Nous avons fait des choix : nous avons fait l’impasse sur Mandalay d’entrée. Et, nous n’avons pas fait les treks habituels Hipsaw et Kalaw. Nous voulions vraiment aller au Sud, tant qu’il n’y a pas encore trop de touristes, et nous ne le regrettons pas.
Nous avons adoré Bagan, lieu vraiment magique et irréel, même s’il y a beaucoup de touristes, c’est tellement étendu que vous pouvez passer entre les flots. Sauf au coucher et au lever du soleil où il faut repérer des spots un peu en retrait si l’on veut être à peu près tranquille (une dizaine de personnes).
On a beaucoup moins aimé le Lac Inlé, ultra touristique, avec les faux pécheurs qui vous attendent pour la photo. Heureusement, on avait lu des blogs conseillant le lac Sankar plus au sud. Nous avons donc loué un bateau (directement au pêcheur) pour la journée et filé en direction de Sankar, à plus de 3 heures de Nyaung Shwe. Là on n’a vraiment pas regretté la journée de balade.
On est resté très peu à Yangon, et on n’a pas vraiment accroché hormis la pagode shwedagon, lieu complètement surréaliste.
Mais alors, on a adoré le sud ! Les birmans sont globalement adorables, mais plus on allait vers le sud, plus on a apprécié les échanges. Se balader en scoot dans les rizières et les paysages karstiques autour de Hpa-An est un pur bonheur. On aimerait y retourner plus longtemps.
Et la péninsule de Dawei ! Extraordinaire ! Absente des guides et des kilomètres de plages magnifiques où on est seuls, des gens incroyables, souriants, accueillants, des « bonjour » qui fusent tous les 10 mètres en traversant les villages…
Budget : Nous avons dépensé 1120 euros à deux sur place avec un vol intérieur. Plus le vol international (980 euros à 2).
N'hésitez pas si vous avez des questions ! Un bilan plus développé (prix, bonnes adresses) est dispo sur mon blog.
Bon week-end !
Itinéraire de 3 semaines au Sri Lanka English translation pending
Bonsoir à tous,
Pourriez vous me dire si cet itinéraire à du sens où si il vaut mieux grouper différemment?
On aura 3 semaines au mois de juillet et l'idée est d'alterner plages et visites. Mes enfants voudraient aussi voir des animaux mais ça j'imagine que c'est un peu partout. J'ai peur de la mousson, donc on zappe l'ouest et le sud - (bonne idée ou immanquables dans le sud??)
donc - arrivée Negombo où on reste une nuit, - puis monter vers Anuradhapura (et rester quelques jours, pour visiter et éventuellement aller dans le parc tout près Wilpattu ou un autre endroit avec plein d'éléphants) - puis vers la côte à Nilaveli - ensuite repartir vers l'intérieur pour visiter Sigiriya, Dambulla, Polonnaruwa... - et puis de nouveau la côte, j'avais pensé un hotel plus luxe a Passikuda et après descendre vers Batticaloa. - Après ça on retourne dans la montagne: Ella, Nuwara Eliya - et finalement Kandy d'ou on reprendrait le train vers Colombo
donc le triangle culturel sera divisé en 3 morceaux, ça vous ferait faisable ou on va vraiment perdre trop de temps? C'est surtout que je ne veux pas imposer trop de jours de suite de visites aux enfants, et donc couper par de la plage me parait important pour que tout le monde soit content :)
qu'en pensez vous? merci de vos conseils précieux et bonne soirée Alice
Pourriez vous me dire si cet itinéraire à du sens où si il vaut mieux grouper différemment?
On aura 3 semaines au mois de juillet et l'idée est d'alterner plages et visites. Mes enfants voudraient aussi voir des animaux mais ça j'imagine que c'est un peu partout. J'ai peur de la mousson, donc on zappe l'ouest et le sud - (bonne idée ou immanquables dans le sud??)
donc - arrivée Negombo où on reste une nuit, - puis monter vers Anuradhapura (et rester quelques jours, pour visiter et éventuellement aller dans le parc tout près Wilpattu ou un autre endroit avec plein d'éléphants) - puis vers la côte à Nilaveli - ensuite repartir vers l'intérieur pour visiter Sigiriya, Dambulla, Polonnaruwa... - et puis de nouveau la côte, j'avais pensé un hotel plus luxe a Passikuda et après descendre vers Batticaloa. - Après ça on retourne dans la montagne: Ella, Nuwara Eliya - et finalement Kandy d'ou on reprendrait le train vers Colombo
donc le triangle culturel sera divisé en 3 morceaux, ça vous ferait faisable ou on va vraiment perdre trop de temps? C'est surtout que je ne veux pas imposer trop de jours de suite de visites aux enfants, et donc couper par de la plage me parait important pour que tout le monde soit content :)
qu'en pensez vous? merci de vos conseils précieux et bonne soirée Alice
De Sydney à Noosa: notre itinéraire de 15 jours English translation pending
Bonjour,
Après réflexion, nous avons choisi de passer nos deux semaines en Australie de Sydney à Brisbane/Noosa, en automne (avril). Nous souhaitons nous concentrer sur une région et reviendrons d'ici quelques années voir le centre rouge, le Nord de la côte Est, Melbourne, etc.
Nous souhaitons découvrir la côte et aussi l'arrière-pays. Pour vous donner une idée de notre profil, nous aimons les voyages rythmés mais sans nous épuiser non plus (cela fera des mois que nous n'avons pas eu de vacances). Nous aimons nous promener et la nature mais ne sommes pas des randonneurs, des plongeurs ou du genre à rester 5h à rien faire sur la plage ;-)
En étudiant les guides et suite à des lectures ou échanges sur le forum, nous avons dessiné le parcours prévisionnel suivant :
samedi 15 avril - 8h arrivée aéroport Sydney dimanche 16 avril - Sydney lundi 17 avril - Sydney mardi 18 avril - Sydney mercredi 19 avril - Sydney - nuit à Blue mountains jeudi 20 avril - Blue mountains - nuit à Port Stephens vendredi 21 avril - Port Stephens - nuit à Coffs Harbour samedi 22 avril - Coffs Harbour - nuit à Byron bay dimanche 23 avril - Byron bay lundi 24 avril - Byron bay - Nimbin - nuit vers Lamington mardi 25 avril - Lamington - Nuit vers Surfers paradise mercredi 26 avril - Surfers paradise (visiter un parc par exemple : Warner Bros ou Sea World ?) jeudi 27 avril - départ de Surfers paradise - Nuit à Noosa vendredi 28 avril - Noosa - Nuit à Brisbane samedi 29 avril - Brisbane (Australia zoo, etc.) dimanche 20 avril - Brisbane - 18h max : être à l'aéroport de Brisbane - 21h décollage
Nous nous étions interrogés sur le fait de remonter le 27 avril jusqu'à Rainbow beach (3h40 de Surfers paradise mais à 1h40 au Nord de Noosa tout de même).
Est-ce que cet itinéraire vous semble adapté ?
Merci beaucoup !
Bonne soirée ! ^^
Après réflexion, nous avons choisi de passer nos deux semaines en Australie de Sydney à Brisbane/Noosa, en automne (avril). Nous souhaitons nous concentrer sur une région et reviendrons d'ici quelques années voir le centre rouge, le Nord de la côte Est, Melbourne, etc.
Nous souhaitons découvrir la côte et aussi l'arrière-pays. Pour vous donner une idée de notre profil, nous aimons les voyages rythmés mais sans nous épuiser non plus (cela fera des mois que nous n'avons pas eu de vacances). Nous aimons nous promener et la nature mais ne sommes pas des randonneurs, des plongeurs ou du genre à rester 5h à rien faire sur la plage ;-)
En étudiant les guides et suite à des lectures ou échanges sur le forum, nous avons dessiné le parcours prévisionnel suivant :
samedi 15 avril - 8h arrivée aéroport Sydney dimanche 16 avril - Sydney lundi 17 avril - Sydney mardi 18 avril - Sydney mercredi 19 avril - Sydney - nuit à Blue mountains jeudi 20 avril - Blue mountains - nuit à Port Stephens vendredi 21 avril - Port Stephens - nuit à Coffs Harbour samedi 22 avril - Coffs Harbour - nuit à Byron bay dimanche 23 avril - Byron bay lundi 24 avril - Byron bay - Nimbin - nuit vers Lamington mardi 25 avril - Lamington - Nuit vers Surfers paradise mercredi 26 avril - Surfers paradise (visiter un parc par exemple : Warner Bros ou Sea World ?) jeudi 27 avril - départ de Surfers paradise - Nuit à Noosa vendredi 28 avril - Noosa - Nuit à Brisbane samedi 29 avril - Brisbane (Australia zoo, etc.) dimanche 20 avril - Brisbane - 18h max : être à l'aéroport de Brisbane - 21h décollage
Nous nous étions interrogés sur le fait de remonter le 27 avril jusqu'à Rainbow beach (3h40 de Surfers paradise mais à 1h40 au Nord de Noosa tout de même).
Est-ce que cet itinéraire vous semble adapté ?
Merci beaucoup !
Bonne soirée ! ^^
Itinéraire Genève - Dubrovnik à vélo en juin English translation pending
Bonjour à tous !
Je prévois d'aller jusqu'à Dubrovnik en Croatie au mois de Juin en partant de Genève et je cherche quelques infos ou expériences sur cet itinéraire ainsi que sur les bons et mauvais plans sur place ;). Mon itinéraire n'est pas encore définitif, mais j'ai un mois pour me faire plaisir. Je prévois de prendre le train ou le bus à certains moments pour la première partie jusqu'à la côte Italienne pour ensuite prendre un ferry qui m'amènerai jusqu'en Croatie. Une fois surplace, j'aimerai démarrer à Pula puis en partie la côte et les îles. Si certains d'entre vous ont déjà pédaler dans cette direction je serai ravis de pouvoir vous lire ;)!
Merci d'avance :) !
Alexandre
Je prévois d'aller jusqu'à Dubrovnik en Croatie au mois de Juin en partant de Genève et je cherche quelques infos ou expériences sur cet itinéraire ainsi que sur les bons et mauvais plans sur place ;). Mon itinéraire n'est pas encore définitif, mais j'ai un mois pour me faire plaisir. Je prévois de prendre le train ou le bus à certains moments pour la première partie jusqu'à la côte Italienne pour ensuite prendre un ferry qui m'amènerai jusqu'en Croatie. Une fois surplace, j'aimerai démarrer à Pula puis en partie la côte et les îles. Si certains d'entre vous ont déjà pédaler dans cette direction je serai ravis de pouvoir vous lire ;)!
Merci d'avance :) !
Alexandre
Voyage de jeunes en Australie English translation pending
Bonjour à tous
Ce forum est vraiment d'un grand secours pour organiser un voyage.
Et voila après avoir écumé beaucoup de sites et de blogs magnifiques , nous sommes fin prêts pour finaliser notre périple en Australie mais il nous reste quelques détails à peaufiner.
Nous pensons débuter notre périple a PERTH en louant un camping car direction DARWIN . (Visites des parcs : combien de temps pensez-vous que nous devions rester aux alentours de DARWIN? (nous nous sommes fixés 30/35 jours de PERTH A DARWIN )
Et nous avions l'intention de faire ensuite DARWIN /ADELAIDE.
Mais voila mon problème , pensez vous que ce périple ne soit pas un peu trop fatiguant.
Peut être est-ce plus raisonnable de faire Darwin / Alice Springs en avion puis reprendre un camping car pour faire Alice Springs/Adelaïde , qu'en pensez vous ou alors Darwin/Alice Springs en camping car et l'autre partie en avion.
Pour ce périple nous avons prévu 2 mois voir un peu plus car nous sommes deux jeunes nouveaux retraités.
Si vous avez des conseils à nous donner, nous sommes preneurs.
Notre voyage débutera en septembre pour se terminer en novembre.
Merci pour l'aide que vous pourrez m'apporter .
Hôtel sur la Riviera Maya English translation pending
Bonjour,
Je cherche un hotel pour adulte seulement si possible , dans le playacar a Riviera maya, sur le bord de la mer ou on mange bien, petit hotel (400 et moins) si possible. L'an passé nous sommes allés au riu Yucatán, nous avons très apprécié mais aimerions une coche de plus. :-)
Merci
Je cherche un hotel pour adulte seulement si possible , dans le playacar a Riviera maya, sur le bord de la mer ou on mange bien, petit hotel (400 et moins) si possible. L'an passé nous sommes allés au riu Yucatán, nous avons très apprécié mais aimerions une coche de plus. :-)
Merci
Compte rendu de croisière - MSC Fantasia - Émirats (5 au 12 février 2017) English translation pending
Bonsoir à tous,
Merci à Osny pour son compte rendu. Voici quelques compléments...
Un petit coucou à Allier34 en espérant qu'elle et sa famille ont bien rejoint Montpellier !
Très belle croisière sur un superbe bateau (qui me faisait un peu peur au départ en raison de sa taille et de sa capacité) mais il n'était sans doute pas plein. Beaux espaces bien aménagés et décoration sobre et chic. Superbe théâtre.
Venons-en à la croisière. Nous étions venus l'an dernier à Dubaï (et Mascate) sur le Musica et avions beaucoup apprécié la région. Donc retour cette année !
Itinéraire modifié comme l'a indiqué Osny mais ce n'est pas plus mal : un jour de mer après Abou Dhabi pour récupérer de la visite de la ville et du voyage, et une journée à la place avant d'attaquer Dubaï.
Bahrein : Bateau loin de la ville et pas de taxi. Transfert MSC cher comme l'a indiqué Osny. Mais il y a une navette gratuite qui vous emmène à Lulu Mall et là les taxis vous attendent. Tarifs prohibitifs à 2 : 100 € pour 3 heures de visite de la ville (mosquée, centre ville et fort). Possibilité de le faire pour 15€ par personne en petit bus (qui ne part que lorsqu'il est plein - une grosse vingtaine de personnes - ce qui est assez rapide). Le mini bus vous ramène au bateau après l'excursion - payer au pied du bateau le solde - une partie sinon la totalité vous est demandée au départ du fort. Premier arrêt : la mosquée (abaya obligatoire même si l'on est vêtue de long) qui ne soutient pas la comparaison avec celles d'Abou Dhabi ou de Mascate. Centre ville : arrêt devant un mall (wifi gratuit) hyper luxe - architecture superbe avec des éoliennes intégrées dans la façade. Fort : très bien rénové, permet de superbes photos avec les buildings en arrière plan. La devise locale est d'un cours élevé : 1 barhreini pour 2,60 €. En bref, escale à faire une fois - il n'est pas nécessaire d'y revenir !
DOHA Magnifique escale et superbe skyline. Là aussi, navette MSC (9,50 €) pas de taxis et une navette gratuite qui vous amène à la sortie du port.... et à 500 m à pieds à peine du magnifique musée des arts islamiques (gratuit). Très belles collections superbement mises en valeur. Extraordinaire architecture du bâtiment due à IM Pei (la pyramide du Louvre). De là vue extraordinaire du skyline du centre ville. Un peu plus loin sur la corniche (500m à peine) promenade agréable avec des boutres alignées, traverser l'avenue (2 fois 4 voies....) pour vous rendre au souk rénové de Doha. Ne pas rater le souk des faucons ni celui de l'or et son patio intérieur. Beaucoup de petits restaurants tout autour. En fonction de votre heure d'arrivée sur place privilégiez d'abord le souk puis le musée pour ne pas tomber sur l'heure de fermeture des boutiques du souk. La baie forme un arc de cercle avec le centre ville sur l'extrémité du cercle face au musée. Très belle escale - à revoir éventuellement.
La suite arrive !
Merci à Osny pour son compte rendu. Voici quelques compléments...
Un petit coucou à Allier34 en espérant qu'elle et sa famille ont bien rejoint Montpellier !
Très belle croisière sur un superbe bateau (qui me faisait un peu peur au départ en raison de sa taille et de sa capacité) mais il n'était sans doute pas plein. Beaux espaces bien aménagés et décoration sobre et chic. Superbe théâtre.
Venons-en à la croisière. Nous étions venus l'an dernier à Dubaï (et Mascate) sur le Musica et avions beaucoup apprécié la région. Donc retour cette année !
Itinéraire modifié comme l'a indiqué Osny mais ce n'est pas plus mal : un jour de mer après Abou Dhabi pour récupérer de la visite de la ville et du voyage, et une journée à la place avant d'attaquer Dubaï.
Bahrein : Bateau loin de la ville et pas de taxi. Transfert MSC cher comme l'a indiqué Osny. Mais il y a une navette gratuite qui vous emmène à Lulu Mall et là les taxis vous attendent. Tarifs prohibitifs à 2 : 100 € pour 3 heures de visite de la ville (mosquée, centre ville et fort). Possibilité de le faire pour 15€ par personne en petit bus (qui ne part que lorsqu'il est plein - une grosse vingtaine de personnes - ce qui est assez rapide). Le mini bus vous ramène au bateau après l'excursion - payer au pied du bateau le solde - une partie sinon la totalité vous est demandée au départ du fort. Premier arrêt : la mosquée (abaya obligatoire même si l'on est vêtue de long) qui ne soutient pas la comparaison avec celles d'Abou Dhabi ou de Mascate. Centre ville : arrêt devant un mall (wifi gratuit) hyper luxe - architecture superbe avec des éoliennes intégrées dans la façade. Fort : très bien rénové, permet de superbes photos avec les buildings en arrière plan. La devise locale est d'un cours élevé : 1 barhreini pour 2,60 €. En bref, escale à faire une fois - il n'est pas nécessaire d'y revenir !
DOHA Magnifique escale et superbe skyline. Là aussi, navette MSC (9,50 €) pas de taxis et une navette gratuite qui vous amène à la sortie du port.... et à 500 m à pieds à peine du magnifique musée des arts islamiques (gratuit). Très belles collections superbement mises en valeur. Extraordinaire architecture du bâtiment due à IM Pei (la pyramide du Louvre). De là vue extraordinaire du skyline du centre ville. Un peu plus loin sur la corniche (500m à peine) promenade agréable avec des boutres alignées, traverser l'avenue (2 fois 4 voies....) pour vous rendre au souk rénové de Doha. Ne pas rater le souk des faucons ni celui de l'or et son patio intérieur. Beaucoup de petits restaurants tout autour. En fonction de votre heure d'arrivée sur place privilégiez d'abord le souk puis le musée pour ne pas tomber sur l'heure de fermeture des boutiques du souk. La baie forme un arc de cercle avec le centre ville sur l'extrémité du cercle face au musée. Très belle escale - à revoir éventuellement.
La suite arrive !
Chumphon, Ranong, Khao Lak et Phuket (plongée) English translation pending
Bonjour, nous revenons d'un trip en Thaïlande (du nord aux îles du golfe). C'était super et nous avons fait le trajet avec Lomprayah du Koh tao à Chumphon. Et là, plage magnifique et tellement reposante. Est-il possible de faire de la plongée au départ de ce littoral ? Quelqu'un a déjà voyagé entre Chumphon, Ranong, Kao Lak et Phuket ?
Merci pour vos réponses
Mich
Mich
Notre itinéraire de 25 jours dans l'Ouest + 6 jours à New York City English translation pending
Bonjour à tous,
Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .
Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.
Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille
Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .
Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )
J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille
En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .
Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...
On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.
4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.
Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...
Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.
Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛
Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂
Chrystelle
Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .
Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.
Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille
Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .
Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )
J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille
En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .
Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...
On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.
4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.
Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...
Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.
Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛
Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂
Chrystelle
Circuit 25 jours Nouvelle-Zélande en camping-car (avec enfants) English translation pending
😏Bonjour,
En tour du monde avec nos 3 enfants (4,7 et 9 ans), nous serons en Nouvelle Zelande du 4 au 29 mai. Nous avons loué un camping car pour découvir les iles du Sud et du Nord (arrivée à Christchurch et départ d'Aukland).
Nous commençons l'ébauche de notre itinéraire. Ayant arpenté la Laponie et l'Ouest Canadien en Camping Car, nous sommes trés vigilants aux distances entre chaque étape.
Le premier tracé de notre itinéraire est le suivant (villes ou lieux à visiter):
ILE DU SUD (+ou-14 jours) -Christchurch - Mont Cook - Moeraki Boulders - Dunedin - Te Anau (Milford sound, grotte de vers luisants, etc...) - Queenstown - Wanaka - Lake Matheson - Fox Glacier - Pancake Roches - Kaikoura Peninsula - Motueka (Abel Tasman)
Ferry
ILE DU NORD (+ou- 11 jours) - Wellington - Tongarino - Taupo (Huka falls) - Rotorua - Waitomo - Hobbiton - Péninsule de Coromandel - Auckland
Est-ce que certains endroits méritent de rester plusieurs jours (ce que nous prévoyons par exemple à Rotorua) ? Avez vous des bons plans camping (CC) ? Est-ce que vous avez expérimenté une sortie, un lieu, une activité à conseiller pour notre tribu ? (le décor de cinéma du film "hobbit" est déjà prévu ;-) !)
Je remercie par avance ceux et celles qui prendront le temps de nous répondre : les conseils de voyageurs sont une vrai mine d'informations pour nos préparatifs.
Bonne journée
Caroline
En tour du monde avec nos 3 enfants (4,7 et 9 ans), nous serons en Nouvelle Zelande du 4 au 29 mai. Nous avons loué un camping car pour découvir les iles du Sud et du Nord (arrivée à Christchurch et départ d'Aukland).
Nous commençons l'ébauche de notre itinéraire. Ayant arpenté la Laponie et l'Ouest Canadien en Camping Car, nous sommes trés vigilants aux distances entre chaque étape.
Le premier tracé de notre itinéraire est le suivant (villes ou lieux à visiter):
ILE DU SUD (+ou-14 jours) -Christchurch - Mont Cook - Moeraki Boulders - Dunedin - Te Anau (Milford sound, grotte de vers luisants, etc...) - Queenstown - Wanaka - Lake Matheson - Fox Glacier - Pancake Roches - Kaikoura Peninsula - Motueka (Abel Tasman)
Ferry
ILE DU NORD (+ou- 11 jours) - Wellington - Tongarino - Taupo (Huka falls) - Rotorua - Waitomo - Hobbiton - Péninsule de Coromandel - Auckland
Est-ce que certains endroits méritent de rester plusieurs jours (ce que nous prévoyons par exemple à Rotorua) ? Avez vous des bons plans camping (CC) ? Est-ce que vous avez expérimenté une sortie, un lieu, une activité à conseiller pour notre tribu ? (le décor de cinéma du film "hobbit" est déjà prévu ;-) !)
Je remercie par avance ceux et celles qui prendront le temps de nous répondre : les conseils de voyageurs sont une vrai mine d'informations pour nos préparatifs.
Bonne journée
Caroline
Idée de trajet Cebu - Siquijor - Bohol - Dumaguete - Boracay English translation pending
Bonjour amis voyageurs !
Je pars tout bientôt (semaine prochaine) aux Philippines. J'arrive à Manille l'apres midi, et le soir meme j'ai un vol pour Cebu. De la, je suis un peu perdu, après de longue recherche, je me suis enfin décidée sur les destinations. Par contre encore paumé sur l'ordre des visites. C'est pour cela que j'aurai besoin de vos avis svp. Pour les hotels, j'ai noté des noms grâce aux autres conversations.
La premiere chose que j'ai envie de faire c'est la plage, puis trek. J'arrive à Cebu vers 22h30, donc je prevois de dormir une nuit et dès le lendemain partir :
Soit Siquijor, Bohol, Bantayan, Dumaguette, Sipilay (est-ce necessaire??)
Soit Bantayan, Bohol, Siquijor, Dumaguette?
Sachant qu'après j'aimerai remonter soit vers Boracay si ce n'est pas la période des surfeurs, soit Coron puis revenir sur Manille.
J'espère vous lire avant mon départ.
Je vous remercie. Leila
Je pars tout bientôt (semaine prochaine) aux Philippines. J'arrive à Manille l'apres midi, et le soir meme j'ai un vol pour Cebu. De la, je suis un peu perdu, après de longue recherche, je me suis enfin décidée sur les destinations. Par contre encore paumé sur l'ordre des visites. C'est pour cela que j'aurai besoin de vos avis svp. Pour les hotels, j'ai noté des noms grâce aux autres conversations.
La premiere chose que j'ai envie de faire c'est la plage, puis trek. J'arrive à Cebu vers 22h30, donc je prevois de dormir une nuit et dès le lendemain partir :
Soit Siquijor, Bohol, Bantayan, Dumaguette, Sipilay (est-ce necessaire??)
Soit Bantayan, Bohol, Siquijor, Dumaguette?
Sachant qu'après j'aimerai remonter soit vers Boracay si ce n'est pas la période des surfeurs, soit Coron puis revenir sur Manille.
J'espère vous lire avant mon départ.
Je vous remercie. Leila
Koh Phangan et Koh Samui avec enfants English translation pending
Bonjour,
Nous étions partis pour aller à Koh Phangan (île plus calme que Samui) en août prochain mais voilà nous ne trouvons pas d'hébergement (dans nos prix) qui nous conviennent ; nous partons avec nos 2 enfants (10 et 2), donc nous voulons au moins 2 lits (3 idéalement mais nous avons un lit de voyage pour ma fille de 2 ans en dépannage) et une piscine.
Nous avions privilégié la côte Nord ou Est pour avoir une mer moins basse que celle sur la côte Ouest. Mais voilà, les prix sont 🤪. Et ils ne restent plus grand chose de dispo.
Nous sommes donc en train de regarder Koh Samui. Je ne voulais pas y aller suite à de nombreux commentaires qui parlent d'une île très/trop touristique et prix plus élevés qu'à Koh Phangan. Mais il semblerait que la côte Nord soit plus calme que l'Est. Nous voulons juste un endroit où nos enfants puissent se baigner, snorkelling et repos, avec des restos à proximité ; nous ne sommes pas intéressés par les boites/bars ouverts toute la nuit etc... J'ai donc opté pour Mae Nam, Bophut, Choeng Mon. Qu'en pensez-vous ?
Bonne journée Alex
Nous étions partis pour aller à Koh Phangan (île plus calme que Samui) en août prochain mais voilà nous ne trouvons pas d'hébergement (dans nos prix) qui nous conviennent ; nous partons avec nos 2 enfants (10 et 2), donc nous voulons au moins 2 lits (3 idéalement mais nous avons un lit de voyage pour ma fille de 2 ans en dépannage) et une piscine.
Nous avions privilégié la côte Nord ou Est pour avoir une mer moins basse que celle sur la côte Ouest. Mais voilà, les prix sont 🤪. Et ils ne restent plus grand chose de dispo.
Nous sommes donc en train de regarder Koh Samui. Je ne voulais pas y aller suite à de nombreux commentaires qui parlent d'une île très/trop touristique et prix plus élevés qu'à Koh Phangan. Mais il semblerait que la côte Nord soit plus calme que l'Est. Nous voulons juste un endroit où nos enfants puissent se baigner, snorkelling et repos, avec des restos à proximité ; nous ne sommes pas intéressés par les boites/bars ouverts toute la nuit etc... J'ai donc opté pour Mae Nam, Bophut, Choeng Mon. Qu'en pensez-vous ?
Bonne journée Alex
Retour mitigé du MSC Opera à Cuba English translation pending
Bonsoir,
Nous avions réservé en dernière minute la croisiére sur le Msc Opera :
La Havane La Havane En mer Jamaïque Îles Caïmans Cozumel, Mexico
Prix imbattable en dernière minute : 500€ CROISIERE + VOL INCLUS
Itinéraire parfait, Cuba Jamaïque Îles Caïmans et Cozumel magnifique. Deux premier jours à La Havane donc le temps de visiter bien comme il faut Cuba.
Météo . Pas une goutte, soleil toute la semaine avec alternance de nuages le plus souvent. 28/30 degrés toute la semaine. Du vent à Cuba par contre.
Déçu du bateau, apres être revenu du Costa Diadema il y'a deux mois mais bien sûr pas question de comparer car c'est pas le même gabarit et le Opera date de 2004.
Trop de monde, bateau plein évidement. Du coup quand tout le monde se retrouve sur le pont piscine, c'est un peu le foutoir, pour les commandes au bar, être bien armé de patience.
Discothèque bien mais manque des canapé dehors pour fumer. Casino fumeur. Idem au bar pont 5
Nourriture nous avons bien mangé mais nous préférons de loin Costa.
Prise en charge avec vol inclus : à l'aller ca a été meme si les procédures sont longue très longue... arrivée sur le bateau à 22h30 avec un atterrissage à 19h! Mais bon les valises sont directement déposé sur le bateau. Pour le retour, on a un peu l'impression d'être degagé, valise posé en bas du bateau et attente infernale à l'aéroport avec une foule immense de 18h à 21h. Aéroport non fumeur attention.
Je reviendrai plus tard, je suis dispo pour toute questions ;)
cordialement
Nous avions réservé en dernière minute la croisiére sur le Msc Opera :
La Havane La Havane En mer Jamaïque Îles Caïmans Cozumel, Mexico
Prix imbattable en dernière minute : 500€ CROISIERE + VOL INCLUS
Itinéraire parfait, Cuba Jamaïque Îles Caïmans et Cozumel magnifique. Deux premier jours à La Havane donc le temps de visiter bien comme il faut Cuba.
Météo . Pas une goutte, soleil toute la semaine avec alternance de nuages le plus souvent. 28/30 degrés toute la semaine. Du vent à Cuba par contre.
Déçu du bateau, apres être revenu du Costa Diadema il y'a deux mois mais bien sûr pas question de comparer car c'est pas le même gabarit et le Opera date de 2004.
Trop de monde, bateau plein évidement. Du coup quand tout le monde se retrouve sur le pont piscine, c'est un peu le foutoir, pour les commandes au bar, être bien armé de patience.
Discothèque bien mais manque des canapé dehors pour fumer. Casino fumeur. Idem au bar pont 5
Nourriture nous avons bien mangé mais nous préférons de loin Costa.
Prise en charge avec vol inclus : à l'aller ca a été meme si les procédures sont longue très longue... arrivée sur le bateau à 22h30 avec un atterrissage à 19h! Mais bon les valises sont directement déposé sur le bateau. Pour le retour, on a un peu l'impression d'être degagé, valise posé en bas du bateau et attente infernale à l'aéroport avec une foule immense de 18h à 21h. Aéroport non fumeur attention.
Je reviendrai plus tard, je suis dispo pour toute questions ;)
cordialement
18 jours à Sulawesi English translation pending
Bonjour
Allez c'est parti... Il serait temps de se mettre à l'organisation d'un séjour de 18 jours (sur place) de Makassar aux Toggian (nous arrivons de Jakarta) C'est madame qui tranchera entre cette destination et une autre tout aussi exotique mais beaucoup moins balnéaire (Nord Vietnam). Pour moi mon coeur balance plus vers celle dont je suis en train de vous soumettre.
Arrivée de Paris à Jakarta, si possible repartir directement vers Makassar: - dommage, je ne trouve pas de vol de Jakarta vers Rantepao ? - est ce que ce vol vers Makassar partira du même aéroport ?
Arrivée à Makassar: - 1 nuit sur place pour prendre l'avion le lendemain vers Rantepao, avez vous une adresse d'hôtel proche de l'aéroport ?
Quelques jours au pays Toraja pour découverte des paysages, villages, vie locale. Nous ferons l'impasse sur les sacrifices d'animaux. Ballades en scooter, à pieds. Les endroits à ne pas rater pour en prendre plein les yeux et faire le plein de souvenirs , Adresse de guest houses dans un cadre verdoyant, accueillantes et bien tenues ?
Direction Ampana: - quel est le meilleur moyen de s'y rendre rapidement: bus, taxi ou avion ? - ou se fournir jours et horaires ? - guest house propre, accueillant pour y passer le temps qu'il faudra pour prendre le ferry vers Wakai ?
Les Toggian: - un membre VF a eu la gentillesse de me renseigner su ce site internet pour les trajets en ferry inter-îles: http://www.waleakodi.com/Schedule.html les transferts vers les petites îles entres elles sont ils "au petit bonheur la chance" et improviser une fois sur place ou les jours de passages sont établis à l'avance et respectés ?
2 à 3 îles pas trop éloignées les unes des autres pour farniente, découvertes de paysages, plages sable blanc, farniente, découverte de villages Bajo. Mais lesquelles choisir ?
Retour vers Ampana pour direction lac Poso: - cette destination et alentours valent il de s'y arrêter quelques jours ? - pour s'y rendre: bus, taxi ?
Direction Rantepao pour retour en avion sur Makassar. - ne trouve pas de retour en avion de Rantepao vers Jakarta ? Ceci nous éviterait un vol Rantepao/Makassar/Jakarta.
Sans doute un peu fouillis mais ce n'est que le début donc à peaufiner
Allez c'est parti... Il serait temps de se mettre à l'organisation d'un séjour de 18 jours (sur place) de Makassar aux Toggian (nous arrivons de Jakarta) C'est madame qui tranchera entre cette destination et une autre tout aussi exotique mais beaucoup moins balnéaire (Nord Vietnam). Pour moi mon coeur balance plus vers celle dont je suis en train de vous soumettre.
Arrivée de Paris à Jakarta, si possible repartir directement vers Makassar: - dommage, je ne trouve pas de vol de Jakarta vers Rantepao ? - est ce que ce vol vers Makassar partira du même aéroport ?
Arrivée à Makassar: - 1 nuit sur place pour prendre l'avion le lendemain vers Rantepao, avez vous une adresse d'hôtel proche de l'aéroport ?
Quelques jours au pays Toraja pour découverte des paysages, villages, vie locale. Nous ferons l'impasse sur les sacrifices d'animaux. Ballades en scooter, à pieds. Les endroits à ne pas rater pour en prendre plein les yeux et faire le plein de souvenirs , Adresse de guest houses dans un cadre verdoyant, accueillantes et bien tenues ?
Direction Ampana: - quel est le meilleur moyen de s'y rendre rapidement: bus, taxi ou avion ? - ou se fournir jours et horaires ? - guest house propre, accueillant pour y passer le temps qu'il faudra pour prendre le ferry vers Wakai ?
Les Toggian: - un membre VF a eu la gentillesse de me renseigner su ce site internet pour les trajets en ferry inter-îles: http://www.waleakodi.com/Schedule.html les transferts vers les petites îles entres elles sont ils "au petit bonheur la chance" et improviser une fois sur place ou les jours de passages sont établis à l'avance et respectés ?
2 à 3 îles pas trop éloignées les unes des autres pour farniente, découvertes de paysages, plages sable blanc, farniente, découverte de villages Bajo. Mais lesquelles choisir ?
Retour vers Ampana pour direction lac Poso: - cette destination et alentours valent il de s'y arrêter quelques jours ? - pour s'y rendre: bus, taxi ?
Direction Rantepao pour retour en avion sur Makassar. - ne trouve pas de retour en avion de Rantepao vers Jakarta ? Ceci nous éviterait un vol Rantepao/Makassar/Jakarta.
Sans doute un peu fouillis mais ce n'est que le début donc à peaufiner