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Déjeuner sur l'eau à Dong Sawan, un délice de l'Isan (partie 1) English translation pending
Une très bonne et originale idée de ballade dans la région d'Udon Thani est d'aller déjeuner a Dong Sawan (ICI). Vous disposerez d'un radeau couvert et confortable et vous pourrez aller déjeuner jusqu'au milieu du lac grâce a un ingénieux système en toute tranquillité (parfait pour un repas romantique en amoureux avec sa copine, sa femme ou sa mia noi 😊 mais vous pouvez aussi y aller avec des amis 😉). Un N° de téléphone est affiché (ne pas oublier son portable) et vous pourrez commander de nouveaux plats et/ou boissons qu'on vous apportera jusqu'au milieu du lac. Une masseuse pourra même venir a bord si vous désirez un petit massage après le déjeuner. Maintenant place aux photos qui, je n'en doute pas, vous donneront envie de venir manger dans ce magnifique endroit 🙂
C'est pas très loin de Bankok par ou il faut passer en venant d'Udon Thani 😉

Il faut tout d'abord choisir son embarcation 🙂

Le bleu a l'air pas mal 😎

Mais il faut tout d'abord bien choisir son resto car on y vient d'abord pour manger 😉 Chaque resto possède un certain nombre de radeaux, le notre en comptait 3.

Le moyen de locomotion du "bateau" 😇

Le débarcadère:

Le fil d'Ariane qui vous mène jusqu'au milieu du lac 🙂


Vue depuis notre embarcation sur les autres radeaux:

C'est parti mon kiki 😄

Plutôt sympa non? 😉

Une corde nous relie a la rive.


Le vélo a 2 selles, une pour aller et l'autre pour le retour.


Voila on y est! 😎

Tiens! Un autre radeau s'en va au large 🙂

Il n'y a que 2 personne a bord, un couple semble t-il? Quand je vous parlais de repas en amoureux... 😉

Un autre moyen, moins aisé me semble t-il de se tracter, une roue qui fonctionne a l'huile de coude 😐

Je préfère le système de vélo, on mange et on fait de l'exercice, on prend ainsi pas un gramme 😉

La suite sur un autre post (limitation de 20 photos maxi 😕)
C'est pas très loin de Bankok par ou il faut passer en venant d'Udon Thani 😉

Il faut tout d'abord choisir son embarcation 🙂

Le bleu a l'air pas mal 😎

Mais il faut tout d'abord bien choisir son resto car on y vient d'abord pour manger 😉 Chaque resto possède un certain nombre de radeaux, le notre en comptait 3.

Le moyen de locomotion du "bateau" 😇

Le débarcadère:

Le fil d'Ariane qui vous mène jusqu'au milieu du lac 🙂


Vue depuis notre embarcation sur les autres radeaux:

C'est parti mon kiki 😄

Plutôt sympa non? 😉

Une corde nous relie a la rive.


Le vélo a 2 selles, une pour aller et l'autre pour le retour.


Voila on y est! 😎

Tiens! Un autre radeau s'en va au large 🙂

Il n'y a que 2 personne a bord, un couple semble t-il? Quand je vous parlais de repas en amoureux... 😉

Un autre moyen, moins aisé me semble t-il de se tracter, une roue qui fonctionne a l'huile de coude 😐

Je préfère le système de vélo, on mange et on fait de l'exercice, on prend ainsi pas un gramme 😉

La suite sur un autre post (limitation de 20 photos maxi 😕)
Mon tour du monde en vidéo English translation pending
Salut à tous les voyageurs,
Je reviens d'un séjour d'un mois en Birmanie, et j'ai eu la chance d'aller dans d'autres lieux que les principaux site du pays.
J'en ai donc profité pour faire un treck à Hsipaw, au nord-est de Mandalay, pour changer du traditionnel treck de Kalaw au Lac Inle.
Si vous voulez mon avis et quelques images, jetez un oeil à la vidéo :
http://www.vizeo.net/?p=402
http://www.vizeo.net/?p=408
@ votre dispo, Et bon voyage
Alex
Je reviens d'un séjour d'un mois en Birmanie, et j'ai eu la chance d'aller dans d'autres lieux que les principaux site du pays.
J'en ai donc profité pour faire un treck à Hsipaw, au nord-est de Mandalay, pour changer du traditionnel treck de Kalaw au Lac Inle.
Si vous voulez mon avis et quelques images, jetez un oeil à la vidéo :
http://www.vizeo.net/?p=402
http://www.vizeo.net/?p=408
@ votre dispo, Et bon voyage
Alex
Ambiance des bars à Lake Havasu City? (Arizona) English translation pending
Bonjour nous passons nos vacance a Los Angeles du 20 septembre au 10 octobre lors de notre voyage nous voulons visité le grand cayonne sur notre route jai remarqué qu'il y aver le lac Lac Havasu ou résament cet tournée le film piranha 3D je voudré savoir si les personnes qui on deja fait escale au lake havasu city y on trouvé de l'ambience des bar branché et des jeunes bref je veu savoir si c plus une ville pépére ou si sa bouge merci de votre réponce :) A savoir nous somme 5 a partir et notre moyenne d'age et 22 ans
Séjour en famille près de Québec à la semaine de relâche English translation pending
Nous désirons faire un séjour en famille (enfants de 6 et 11 ans) dans la région de Québec.
Nous avons trouvé le Manoir du Lac Delage et le Manoir St-Castin.
Quelles sont les avantages de chacuns ?(accueil, lieu, activités, chambres, propretés, bouffe, etc.)
Merci de m'éclairer!
Merci de m'éclairer!
Restaurant de cuisine française avec cadre atypique pour un dîner en amoureux à Paris? English translation pending
Bonjour,
Fêtant avec mon amie un anniversaire de rencontre, je voulais l'emmener dans un des restos que j'aime beaucoup à Paris : le châlet des îles, du côté du Lac intérieur au Bois de Boulogne.... mais il est fermé pour 15 jours.
Connaîtriez vous des restaurants parisiens de cuisine française avec un cadre atypique ? Une jolie vue, un endroit sortant de l'ordinaire, etc . ? J'avais pensé un moment au café de l'homme, mais visiblement cela n'est plus ce que c'était ...
Merci pour vos idées si vous en avez !
Fêtant avec mon amie un anniversaire de rencontre, je voulais l'emmener dans un des restos que j'aime beaucoup à Paris : le châlet des îles, du côté du Lac intérieur au Bois de Boulogne.... mais il est fermé pour 15 jours.
Connaîtriez vous des restaurants parisiens de cuisine française avec un cadre atypique ? Une jolie vue, un endroit sortant de l'ordinaire, etc . ? J'avais pensé un moment au café de l'homme, mais visiblement cela n'est plus ce que c'était ...
Merci pour vos idées si vous en avez !
Trek en Islande en juillet 2011: transport, conseils? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je me rends en islande du 4 au 28 juillet 2011 pour y faire un trek de 17 jours en automnomie complète allant du lac myvatn à Skogafoos (400km). Nous ferons ce trek à 2.
Cependant, il me reste quelques interrogations au niveau de l'organisation.
1) Trajet.
J'arriverai à Akureyri le 5 le matin mais trop tard pour prendre le bus jusqu'au lac de Myvatn. J'aurais bien aimé arrivé le 5 au lac afin de visiter la région ce jour là et démarrer le trek le 6 juillet. Quelqu'un sait-il si le stop fonctionne bien ?? Ou alors dans le pire des cas le TAXI mais je n'ai pas réussi à trouver un tarif ??
2) Poids des sacs .
Etant donné que nous somme en autonomie complète avec 17 jours de nourriture sur nous, les sacs vont peser entre 35 et 40 kg au début :-). Je voulais savoir si il y avait des magasins qui vendaient soit a Akureyri ou dans la région de Myvatn de la nourriture lyophilisé ou autres nécessaire pour le trek. Si je pose la question, c'est qu'avec l'avion je n'ai droit qu'a 20kg max et facturé 12€ par kg supplémentaire. Ca va faire chère pour des Lyophilisé et autres .... Je sais que je trouverai des supérette pour la nourriture de base mais niveau poids c'est pas génial.
Un tout grand merci d'avance pour vos réponses.. et si vous avez des conseils à donner, je suis preneur :-)...
Bonne journée
Nicolas
Voilà, je me rends en islande du 4 au 28 juillet 2011 pour y faire un trek de 17 jours en automnomie complète allant du lac myvatn à Skogafoos (400km). Nous ferons ce trek à 2.
Cependant, il me reste quelques interrogations au niveau de l'organisation.
1) Trajet.
J'arriverai à Akureyri le 5 le matin mais trop tard pour prendre le bus jusqu'au lac de Myvatn. J'aurais bien aimé arrivé le 5 au lac afin de visiter la région ce jour là et démarrer le trek le 6 juillet. Quelqu'un sait-il si le stop fonctionne bien ?? Ou alors dans le pire des cas le TAXI mais je n'ai pas réussi à trouver un tarif ??
2) Poids des sacs .
Etant donné que nous somme en autonomie complète avec 17 jours de nourriture sur nous, les sacs vont peser entre 35 et 40 kg au début :-). Je voulais savoir si il y avait des magasins qui vendaient soit a Akureyri ou dans la région de Myvatn de la nourriture lyophilisé ou autres nécessaire pour le trek. Si je pose la question, c'est qu'avec l'avion je n'ai droit qu'a 20kg max et facturé 12€ par kg supplémentaire. Ca va faire chère pour des Lyophilisé et autres .... Je sais que je trouverai des supérette pour la nourriture de base mais niveau poids c'est pas génial.
Un tout grand merci d'avance pour vos réponses.. et si vous avez des conseils à donner, je suis preneur :-)...
Bonne journée
Nicolas
Trajet Atacama-Uyuni-Surire-Arica: votre avis? English translation pending
Je vais partir au Chili en novembre 2011.
je voudrais faire un trajet :
arrivée à l'aéroport de Calama
Salar d'Atacama, San Pedro pendant 3 jours
puis pendant une semaine :
Lagunas Verde, Colorada,
Salar Uyuni
Volcan Tunipa
puis, sans repasser par San Pedro,
Salar de Surire
Lac de Chungara
Reprendre l'avion à Arica.
Qu'en pensez vous ? En particulier, comment faire pour aller de Uyuni à Arica sans passer par San Pedro ?
Merci
Qu'en pensez vous ? En particulier, comment faire pour aller de Uyuni à Arica sans passer par San Pedro ?
Merci
Itinéraire en Malaisie pour avril: vos avis? English translation pending
bonjour
après maintes reflexions, voici notre itineraire prévu pour avril : arrivée KL, depart immediat pour Malacca, 1 nuit apres une matinée de visite, en route pour le lac chini, mais on ne sait pas par quelle route arriver, d'ailleurs) 2 nuits au lac pour balade, avec rajan jones depart pour les cameron highlands 2 nuits continuation pour parc taman negara 2 nuits (aucune idée de la route entre cameron et taman) 1 nuit kota bahru 5 nuits perenthian 1 nuit cote est 2 nuits KL le tout en voiture, si c'est jouable , qu'en pensez-vous?
avons lu du bien comme du mal de rajan jones, qu'en pensez vous?
sinon malacca 2 nuits, taman negara 2 nuits, cote est 1 nuit, 5 nuits perenthian kota b 1 nuit, 2 nuits cameron, 2 nuits KL............environ
après maintes reflexions, voici notre itineraire prévu pour avril : arrivée KL, depart immediat pour Malacca, 1 nuit apres une matinée de visite, en route pour le lac chini, mais on ne sait pas par quelle route arriver, d'ailleurs) 2 nuits au lac pour balade, avec rajan jones depart pour les cameron highlands 2 nuits continuation pour parc taman negara 2 nuits (aucune idée de la route entre cameron et taman) 1 nuit kota bahru 5 nuits perenthian 1 nuit cote est 2 nuits KL le tout en voiture, si c'est jouable , qu'en pensez-vous?
avons lu du bien comme du mal de rajan jones, qu'en pensez vous?
sinon malacca 2 nuits, taman negara 2 nuits, cote est 1 nuit, 5 nuits perenthian kota b 1 nuit, 2 nuits cameron, 2 nuits KL............environ
Une semaine en Italie du Nord à petit budget English translation pending
Bonjours à tous, nous sommes 4 étudiants et partons en voiture. Nous pensons passez la première semaine de juillet en Italie.
Notre parcours devrait ressembler à ça :
- Verone : 1 nuit
- Venise : 2 nuit
- 1 nuit dans les Dolomites
- 1 nuit à Bergame
- 1 nuit à Milan ou dans la région du lac majeur
Etant des étudiants et n'ayant pas un gros budget, nous prévilégions les auberges de jeunesse ou les campings et pas forcément dans les villes même. Si vous aviez des informations pour nous ce serait très sympa.
Merci par avance
Etant des étudiants et n'ayant pas un gros budget, nous prévilégions les auberges de jeunesse ou les campings et pas forcément dans les villes même. Si vous aviez des informations pour nous ce serait très sympa.
Merci par avance
Travail saisonnier en Italie pour août? English translation pending
Bonjour à tous. Je suis étudiante en classe préparatoire et je voudrais perfectionner mon italien cet été en partant travailler 3 semaines dans le pays (c'est déjà ça..)
Savez vous qui contacter pour travailler au Lac de Garda par exemple? Ou dans une ville (je pensais à Milan)? Un bar dans une station balnéaire? Un travail au pair?
Si vous avez des contacts, merci de me les faire passer... Si vous avez des idées aussi !
Savez vous qui contacter pour travailler au Lac de Garda par exemple? Ou dans une ville (je pensais à Milan)? Un bar dans une station balnéaire? Un travail au pair?
Si vous avez des contacts, merci de me les faire passer... Si vous avez des idées aussi !
Voyage Canada-Québec: quelle route choisir? English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 17 mai au 30 mai pour la première fois au Quebec. Nous avons déjà réservé nos billets d'avion, les hébergements et la voiture.
Notre planning de voyage: 2 jours à Montreal 1 jour à Gananoque 2 jours à Ottawa 2 jours à Saint Alexis des Monts (Pourvoirie du Lac Blanc) 1 jour à Saint Félicien ( Hebertville) 1 jour Saguenay (Pourvoirie du Cap Lest 1 jour Tadoussac 2 jours à Quebec Puis retour à Montréal
La lecture du forum nous donne beaucoup d'idées mais le temps est compté. Pouvez-vous nous aider à choisir les meilleurs visites, les lieux et sites à ne pas manquer?
Quelles routes utilisées ? par exemple, j'ai vu qu'il y a plusieurs routes possible entre Ottawa et Saint Alexis des Monts.
Merci d'avance pour vos conseils. Pascal
Notre planning de voyage: 2 jours à Montreal 1 jour à Gananoque 2 jours à Ottawa 2 jours à Saint Alexis des Monts (Pourvoirie du Lac Blanc) 1 jour à Saint Félicien ( Hebertville) 1 jour Saguenay (Pourvoirie du Cap Lest 1 jour Tadoussac 2 jours à Quebec Puis retour à Montréal
La lecture du forum nous donne beaucoup d'idées mais le temps est compté. Pouvez-vous nous aider à choisir les meilleurs visites, les lieux et sites à ne pas manquer?
Quelles routes utilisées ? par exemple, j'ai vu qu'il y a plusieurs routes possible entre Ottawa et Saint Alexis des Monts.
Merci d'avance pour vos conseils. Pascal
Une semaine sur la Finlande en septembre: météo et idées de visites? English translation pending
Hello...
J'ai pas mal parcouru le forum pour trouver des réponses, mais je n'ai pas précisément trouvé de réponses correspondant à mes questions... 😛
Je pense partir en Finlande avec ma femme et mon fils, qui aura 10 mois, à la mi-septembre. On a trouvé une petite maison au bord d'un lac, assez isolée (on recherche le calme et la tranquillité) dans la régions des 1000 lacs, soit entre Kangasniemi (28 km) et Jyväskylä (50 km).
Plusieurs questions:
- La météo, et surtout les moustiques. J'ai lu qu'en septembre, il y en aurait moins (j'ai été en Suède en juin et ca allait encore pourtant). Pour le climat, c'est surtout pour prévoir le type de vêtements à prendre.
- Qu'y a-t-il d'intéressant à voir, à faire dans cette région? Sans parler de randonnées, plutôt de balades à faire sur des sentiers, praticables en poussette (ou pas, on prend le porte-bébé). Et comme points d'intérêt (parcs nationaux, lacs spécifiques, monuments, forts, etc...?)
En fait, la question est surtout de savoir si on pourra se balader dans la région, ou si c'est du genre nature très sauvage avec mousse et branches d'arbres en travers. 😄 On aimerait surtout s'imprégner du calme et de la nature sur place.
- Niveau alimentation, est-ce la même chose qu'en France, on trouve de tout, ou y'a-t-il des produits plus rares/ou plus chers? J'imagine que oui, mais ca ne coute rien de demander... 😉
Merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez nous apporter...! 🙂
J'ai pas mal parcouru le forum pour trouver des réponses, mais je n'ai pas précisément trouvé de réponses correspondant à mes questions... 😛
Je pense partir en Finlande avec ma femme et mon fils, qui aura 10 mois, à la mi-septembre. On a trouvé une petite maison au bord d'un lac, assez isolée (on recherche le calme et la tranquillité) dans la régions des 1000 lacs, soit entre Kangasniemi (28 km) et Jyväskylä (50 km).
Plusieurs questions:
- La météo, et surtout les moustiques. J'ai lu qu'en septembre, il y en aurait moins (j'ai été en Suède en juin et ca allait encore pourtant). Pour le climat, c'est surtout pour prévoir le type de vêtements à prendre.
- Qu'y a-t-il d'intéressant à voir, à faire dans cette région? Sans parler de randonnées, plutôt de balades à faire sur des sentiers, praticables en poussette (ou pas, on prend le porte-bébé). Et comme points d'intérêt (parcs nationaux, lacs spécifiques, monuments, forts, etc...?)
En fait, la question est surtout de savoir si on pourra se balader dans la région, ou si c'est du genre nature très sauvage avec mousse et branches d'arbres en travers. 😄 On aimerait surtout s'imprégner du calme et de la nature sur place.
- Niveau alimentation, est-ce la même chose qu'en France, on trouve de tout, ou y'a-t-il des produits plus rares/ou plus chers? J'imagine que oui, mais ca ne coute rien de demander... 😉
Merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez nous apporter...! 🙂
Intérêt de Page? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
j'ai lu les témoignages de ceux qui ont adoré Page, mais je n'arrive pas à me décider si ça vaut le coup quand:
- on n'a pas suffisamment d'argent pour louer deux (🤪 puisqu'on est dix) bateaux pour une journée sur le lac
- on s'effraie de la foule à Antelop Canyon le upper
- on n'a ni 4*4 pour faire de la piste, ni possibilité de randonner plus d'une heure ou deux, surtout s'il fait chaud.
Je reste tentée par Horseshoe Bend et Antelop canyon le lower (si tant est qu'il y ait moins de monde ??), mais pensez-vous que cela justifie le détour (sur la route Monument Valley/Grand Canyon) ?
Cathedral wash c'est faisable par des petites jambes ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Je reste tentée par Horseshoe Bend et Antelop canyon le lower (si tant est qu'il y ait moins de monde ??), mais pensez-vous que cela justifie le détour (sur la route Monument Valley/Grand Canyon) ?
Cathedral wash c'est faisable par des petites jambes ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Suisse centrale - Tessin à vélo: quel col faut-il prendre? English translation pending
Bonjour,
Cet été je planifie de faire un tour à vélo avec 5 amis. L'année passée nous sommes aller de Fribourg ( ma ville) jusqu'au lac des quatre cantons et nous avons énormement apprécié.
J'ai fais pas mal de recherche et mon seul problème est de trouvé le meilleur moyen de passer nos alpes. Nous irions donc jusqu'au lac de Brienz et de là la meilleure possibilité semble de passer le Grimselpass. Par contre après ça se complique, devrait-on prendre le col du Nufenen et après se rendre facilement jusqu'à Airolo ou alors passer le col de la Furka et le col du St-Gothard? Je ne sais pas vraiment quel choix faire, Nufenen semble plus physique mais plus court, le St-Gothard moins facile à cause de ces pavés.
Donc je voulais savoir si vous aviez plus d'information sur la difficulté physique et la possibilité (et plaisir) de ces deux solutions.
Ha et en passant, on va ( si possible) dormir sous tente donc peut-être faut-il prendre ça en compte au niveau du choix de col.
Merci beaucoup d'avance
Mathieu
Cet été je planifie de faire un tour à vélo avec 5 amis. L'année passée nous sommes aller de Fribourg ( ma ville) jusqu'au lac des quatre cantons et nous avons énormement apprécié.
J'ai fais pas mal de recherche et mon seul problème est de trouvé le meilleur moyen de passer nos alpes. Nous irions donc jusqu'au lac de Brienz et de là la meilleure possibilité semble de passer le Grimselpass. Par contre après ça se complique, devrait-on prendre le col du Nufenen et après se rendre facilement jusqu'à Airolo ou alors passer le col de la Furka et le col du St-Gothard? Je ne sais pas vraiment quel choix faire, Nufenen semble plus physique mais plus court, le St-Gothard moins facile à cause de ces pavés.
Donc je voulais savoir si vous aviez plus d'information sur la difficulté physique et la possibilité (et plaisir) de ces deux solutions.
Ha et en passant, on va ( si possible) dormir sous tente donc peut-être faut-il prendre ça en compte au niveau du choix de col.
Merci beaucoup d'avance
Mathieu
Bus direct de Nara ou Kyoto à Kawaguchiko? English translation pending
Je souhaiterai savoir s'il existe des bus direct au départ de Nara ou Kyoto pour rejoindre le centre ville de Kawaguchiko. Les trajets en train étant assez long 5 ou 6h avec 4 ou 5 changements. Merci 🙂
Auto-tour de vingt-sept jours dans l'ouest États-Unis English translation pending
Desirant effectuer à 4 un circuit dans l'ouest avec arrivée à San Francisco, ensuite route vers Las Vegas per Yosemite et Death Valley.
Ensuite remontée vers Moab par Bryce canyon et Capitol reef
2jours à Moab pour faire Arches et Canyonland
De la route vers Mesa Verde, MV
Continuation sur Page et Lac Powell pour 2 jours
En suite Grand Canyon avec 1 jour sur place
Nous poursuivrons sur Canyon de Chelly, Gallup, Santa Fé, TaosCanyon City pour finir à Denver
Ce voyage est prévu pour 27 jours
Meilleure période pour ce circuit
Itinéraire Kenya Sud - Tanzanie Nord et île de Lamu en quinze jours English translation pending
Bonjour,
Heureux possesseur d'un billet Lyon/Nairobi/Lyon et de 15 jours(29 Juin/14 Juillet)🙂 j'aimerais connaitre le meilleur itinéraire et conseils pour "faire" :
Nairobi
Masai/Mara (Kenya) Serengeti (Tanzanie) Lac Manyara (Tanzanie Cratère de Ngorongoron (Tanzanie) Parc Amboselli et le Kili mais sans grimper au sommet (Tanzanie) Ile de Luma (ou Zanzibar ?)
Nairobi
Merci
Frank
Heureux possesseur d'un billet Lyon/Nairobi/Lyon et de 15 jours(29 Juin/14 Juillet)🙂 j'aimerais connaitre le meilleur itinéraire et conseils pour "faire" :
Nairobi
Masai/Mara (Kenya) Serengeti (Tanzanie) Lac Manyara (Tanzanie Cratère de Ngorongoron (Tanzanie) Parc Amboselli et le Kili mais sans grimper au sommet (Tanzanie) Ile de Luma (ou Zanzibar ?)
Nairobi
Merci
Frank
Séjour dans les Adirondacks en juillet 2011 (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous
Je prépare un séjour dans les Adirondacks pour Juillet 2011 et j'avais quelques questions
Météo en juillet ? plutot chaud je crois . Pleut il beaucoup à cette époque ? Vu le nombre de lacs il y a surement pleins de moustiques non?
J'ai 2 possibilités de logement en cabine rustique soit sur le lac Kiwassa , soit sur le Middle Saranac lake . Connaissez vous ces lacs et auriez vous un conseil quant au choix entre les 2.
En vous remerciant d'avance de vos avis précieux 😉
Location de voiture avec chauffeur en Birmanie? English translation pending
bonjour a tous
je me rend en birmanie mi mars avec 2 autres personnes ( ils se reconnaitrons !!!)
nous avons en gros 10 jours sur place et pensons louer une voiture la bas de rangoon pour mandalay, bagan et le lac inche
pour l'instant nous avons une proposition a 750 dollars pour 10.
quelqu'un peu t'il me dire si c'est raisonnable et si quelqu'un a deja louer une voiture avec chauffeur , et a ete satisfait
merci d'avance a tous
jeremy
Mousson en Birmanie en juillet, avis sur itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons un voyage en Birmanie dans la seconde quinzaine de juillet . Les pluies à cette époque permettent -elles une visite dans des conditions acceptables des régions de Rangoon, du Rocher d'or, de Bagan, Mandalay et du lac Inlé ? Que pensez vous de cet itinéraire en 18 jours sur place? Avons nous le temps de faire quelques autres lieux (petit trek?) ? Faut il passer par une agence pour gagner du temps ou vaut-il mieux se débrouiller seuls ?
Merci de vos réponses
Bons voyages
Nous envisageons un voyage en Birmanie dans la seconde quinzaine de juillet . Les pluies à cette époque permettent -elles une visite dans des conditions acceptables des régions de Rangoon, du Rocher d'or, de Bagan, Mandalay et du lac Inlé ? Que pensez vous de cet itinéraire en 18 jours sur place? Avons nous le temps de faire quelques autres lieux (petit trek?) ? Faut il passer par une agence pour gagner du temps ou vaut-il mieux se débrouiller seuls ?
Merci de vos réponses
Bons voyages
Parcours en Indonésie: une nuit à rajouter English translation pending
Bonsoir, 🙂
Voici mon parcours en indonesie pour septembre : 2 nuits a Sanur pour l'arrivée, 3 nuits en mini circuit soit le nord de bali aux
environs du lac Bratan puis journée snorkeling sur l'ile de Menjangan et Java pour ascension du Kawah Ijen, puis 5 nuits à Ubud et
ensuite Lombok pour 4 nuits, puis 2 nuits sur Bali à Jimbaran, il me reste 1 nuit à rajouter mais je ne sais pas si je dois la rajouter à
ubud ou bien à Lombok, qu'en pensez vous ?
Es ce que 6 nuits ça ferait trop long sur Ubud en sachant que j'aurai déja fait le nord en circuit.
Et pour Lombok es ce que 4 nuits c'est à dire exactement 3 jours ça serait trop court si on veut explorer un peu la cote sud en sachant
que l'on logera à Kuta
Merci pour les réponses 😉
Voici mon parcours en indonesie pour septembre : 2 nuits a Sanur pour l'arrivée, 3 nuits en mini circuit soit le nord de bali aux
environs du lac Bratan puis journée snorkeling sur l'ile de Menjangan et Java pour ascension du Kawah Ijen, puis 5 nuits à Ubud et
ensuite Lombok pour 4 nuits, puis 2 nuits sur Bali à Jimbaran, il me reste 1 nuit à rajouter mais je ne sais pas si je dois la rajouter à
ubud ou bien à Lombok, qu'en pensez vous ?
Es ce que 6 nuits ça ferait trop long sur Ubud en sachant que j'aurai déja fait le nord en circuit.
Et pour Lombok es ce que 4 nuits c'est à dire exactement 3 jours ça serait trop court si on veut explorer un peu la cote sud en sachant
que l'on logera à Kuta
Merci pour les réponses 😉
Itinéraire de seize jours dans l'Ouest américain pour juin avec enfants d'un an: votre avis? English translation pending
j1 - arrivé SF
j2-visite SF
j3-visite SF
j4-depart pour yosemite + visite , nuit à oakhusrt ...
j5-depart pour sequoia + visite , nuit à proximiter ... à environ 2 heures de route ...
j6-depart pour LV
j7-LV
j8-LV
j9-LV + depart pour flagstaff en fin d apres midi !!!
j10- visite grand canyon + depart pour lake powell ...
j11-journée au lac + point de vue...
j12- journée scooter des mers + voir que faire d autres ...
j13-depart pour monument valley (visite) + depart pour canyon land (visite) nuit à monticello...
j14-depart pour moab visite arche national park... nuit à panguitch..
j15-visite bryce canyon + depart pour zion park + visite, nuit à rockville...
j16-depart pour las vegas + retour en france ....
il y aura 2 enfants de 1 an donc si vous avez des conseils pour l avion , savoir si on prend un siege bébé dans l avion , si la chaleur sera supportable et surtout si vous avez deja fait ce voyage avec de jeunes enfants ...
il y aura 2 enfants de 1 an donc si vous avez des conseils pour l avion , savoir si on prend un siege bébé dans l avion , si la chaleur sera supportable et surtout si vous avez deja fait ce voyage avec de jeunes enfants ...
Québec: moustiques en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
D'après les différents posts sur le forum, Juin est la pire période au niveau moustique...ca tombe mal car je pars 3 semaine en juin prochain au Québec.
Jai lu que les moustiques étaient plus nombreux près des étendues d'eau ( lac, étangs..) et dans les forêts donc j'imagine que tous les parcs en sont remplis?
Y a t'il des régions ou les moustiques sont moins présents? ( Gaspésie ou région de Saguenay )
Etant donné que je vais faire pas mal de camping et de randonnée dans les parcs, vos expériences m'intéressent.(Surtout que je suis adepte du bermuda tshirt en vacance)
Les manches longues et le pantalon long sont ils obligatoire même avec l'application d'un produit anti moustique? ( ca m'ennuierai de devoir changer tous mes vêtements )
Merci pour vos réponses
D'après les différents posts sur le forum, Juin est la pire période au niveau moustique...ca tombe mal car je pars 3 semaine en juin prochain au Québec.
Jai lu que les moustiques étaient plus nombreux près des étendues d'eau ( lac, étangs..) et dans les forêts donc j'imagine que tous les parcs en sont remplis?
Y a t'il des régions ou les moustiques sont moins présents? ( Gaspésie ou région de Saguenay )
Etant donné que je vais faire pas mal de camping et de randonnée dans les parcs, vos expériences m'intéressent.(Surtout que je suis adepte du bermuda tshirt en vacance)
Les manches longues et le pantalon long sont ils obligatoire même avec l'application d'un produit anti moustique? ( ca m'ennuierai de devoir changer tous mes vêtements )
Merci pour vos réponses
Vegas - Death Valley - Lake isabella - Sequoia NP English translation pending
Bonsoir,
je vous ai déjà soumis quelques itinéraires et grâce à vous ai pu les peaufiner. Nous devions aller de G Canyon à Page, puis M Valley mais réflexion faite (et surtout au niveau du budget), nous allons zapper Page (balades sur le lac et Antelope trop chers). Ce qui donnerait ceci comme itinéraire :
13 juin : G Canyon (une nuit) 14 juin : survol en avion le matin, puis MV en fin d'après-midi, puis on dort à Mexican Hat 15 juin :Valley of the God, Gooseneck, The Needles, Moab 16 juin : Arches Moab 17 juin : Island in the sky, dead horse point Moab 18 juin : Moab - Bryce (en passant par la scenic byway 12) - arrivée pour le coucher du soleil à Bryce 19 juin : Bryce puis dans l'après-midi Zion 20 juin : Las Vegas 21 juin : Las Vegas 22 juin : Départ en fin de matinée à Death Valley (nuit à Death Valley) 23 juin : Death Valley, Lake Isabella 24 juin : Sequoia NP
Comme j'ai une journée de plus puisque nous n'allons pas à Page, je me demandais s'il ne valait pas rester un peu plus longtemps entre Moab et Bryce et dans ce cas faire la route directe entre Death Valley et Exeter (mais j'ai peur que ce soit un peu trop long) ou alors que nous restions un jour de plus à Vegas.
Vos conseils sont toujours les bienvenus. Merci
je vous ai déjà soumis quelques itinéraires et grâce à vous ai pu les peaufiner. Nous devions aller de G Canyon à Page, puis M Valley mais réflexion faite (et surtout au niveau du budget), nous allons zapper Page (balades sur le lac et Antelope trop chers). Ce qui donnerait ceci comme itinéraire :
13 juin : G Canyon (une nuit) 14 juin : survol en avion le matin, puis MV en fin d'après-midi, puis on dort à Mexican Hat 15 juin :Valley of the God, Gooseneck, The Needles, Moab 16 juin : Arches Moab 17 juin : Island in the sky, dead horse point Moab 18 juin : Moab - Bryce (en passant par la scenic byway 12) - arrivée pour le coucher du soleil à Bryce 19 juin : Bryce puis dans l'après-midi Zion 20 juin : Las Vegas 21 juin : Las Vegas 22 juin : Départ en fin de matinée à Death Valley (nuit à Death Valley) 23 juin : Death Valley, Lake Isabella 24 juin : Sequoia NP
Comme j'ai une journée de plus puisque nous n'allons pas à Page, je me demandais s'il ne valait pas rester un peu plus longtemps entre Moab et Bryce et dans ce cas faire la route directe entre Death Valley et Exeter (mais j'ai peur que ce soit un peu trop long) ou alors que nous restions un jour de plus à Vegas.
Vos conseils sont toujours les bienvenus. Merci
Voyage à petits prix au Japon: Japan Rail Pass, hôtels...? English translation pending
je part au jpon le 18 avril pour 15 jours
j'ai vu qu'il valais mieux finir par tokyo a cause du week end en or
je compte faire nikko kamakura hakone(osen) et les lac du mont fuji takayama kanazawa kyoto et nara
doit je dormir dans un hotel different a chaque fois ou y a t il 1 ou 2 point centrale.
le raill pass ai t il bien pour ce voyage.
je compte revenir par le fery de osaka a tokyo es ce possible.
Baignade possible en Auvergne avec enfants à la mi-juin? English translation pending
Bonjour!
Nous avons pour projet de visiter l'Auvergne du 18/06 au 02/07/2011. Nous avons repéré un gîte sympa dans le Cantal, proche d'un lac de baignade. Peut-on d'ordinaire envisager de se baigner dans le Cantal à cette période de l'année (statistiquement...)? Ou bien dois-je orienter mes recherches vers un département proche plus "chaud"? Merci de me conseiller, nous avons deux enfants (3 et 5 ans) à qui j'aimerais péparer des vacances sympas, et pour eux ça passe d'abord par la possibilité de se baigner (et non, hélas, je ne peux pas choisir une autre date...). Au plaisir de vous lire!
Cambodge début 2011: Banlung et Takeo English translation pending
BANLUNG : la seule GH qui fournit toutes les commodites pour les backpackers est LAKE VIEW, velos vtt, motorbikes, dirt bikes, restaurant. mais j'ai des vieux doutes sur la proprete...
J' etais au Lake Side , en face, de l'autre cote du Lac, un enorme hotel pour asiatiques, super clean et pas cher (5 a 8 doll) , mais attention: la chambre et rien d'autre . et vu que le centre ville est a 15mn a pied , c'est un peu dommage....demander Chi ko, il peut tout arranger.
Perso, j'ai ete super decue de Banlung. je m'attendais a trouver les meme paysages de haut plateaux asiatiques deja vus au Vietnam, (a la meme hauteur que Banlung). La, rien de vraiment grandiose a part le celebre Lac-cratere.
Mais tout ca ne vaut pas les 6 a 8 heures de bus pour atteindre cette ville, ville en elle-meme sans interet et ou les locaux ne sont pas tres sympas.
TAKEO: aller a Takeo depuis PPhen, c'est facile. Mais en repartir (par ex pour Kampot) c'est plus dur. Il faut aller (en moto, tuktuk...whatever)a une sorte de ville-carrefour-rv- de minivans- taxis : Angk Tasaom a 13km de Takeo. La, etre bien prets pour affronter le harcelement des chauffeurs de minivans et pour trouver celui qui conduit a la destination voulue a un prix "normal". corrrespondant par ex au prix du bus depuis Pphen.
Takeo, on peut aller visiter Angkor Borei et Phnom Da en louant un bateau du "quai" de Takeo(15 a 20$). par contre c'est la demerde car personne ne parle anglais...et moi meme ne parlant pas khmer....pour les GH aussi faut se demerder un peu seul, j'etais dans une grosse GH asiat sur le bord de la NH2. pas franchement drole mais un peu le seul plan fiable dans cette ville...disons...hum...tres isolee ...
a bon entendeur! enjoy le Cambodge
TAKEO: aller a Takeo depuis PPhen, c'est facile. Mais en repartir (par ex pour Kampot) c'est plus dur. Il faut aller (en moto, tuktuk...whatever)a une sorte de ville-carrefour-rv- de minivans- taxis : Angk Tasaom a 13km de Takeo. La, etre bien prets pour affronter le harcelement des chauffeurs de minivans et pour trouver celui qui conduit a la destination voulue a un prix "normal". corrrespondant par ex au prix du bus depuis Pphen.
Takeo, on peut aller visiter Angkor Borei et Phnom Da en louant un bateau du "quai" de Takeo(15 a 20$). par contre c'est la demerde car personne ne parle anglais...et moi meme ne parlant pas khmer....pour les GH aussi faut se demerder un peu seul, j'etais dans une grosse GH asiat sur le bord de la NH2. pas franchement drole mais un peu le seul plan fiable dans cette ville...disons...hum...tres isolee ...
a bon entendeur! enjoy le Cambodge
Pérou: météo en ce moment à Puno et à Cuzco? (1er février 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
je pars dans quelques jours au Pérou. Direction Puno immédiatement, via l'aéroport de Juliaca (malgré les 3 850 m d'altitude qui font crainde le fameux MAM), pour se balader sur le lac Titicaca et dormir sur ses îles. Mais la météo le permet-elle en ce moment ?? Peut-on se balader tranquillement sur le lac, malgré les averses ??
Après quelques jours à Puno, nous partons à Cuzco. Même chose: la météo à Cuzco est-elle vraiment handicapante en ce moment ? Pleut-il beaucoup ? Qu'en est-il vraiment en ce moment ?
Merci pour vos réponses précieuses qui pourraient m'éviter de faire des trajets inutiles si vraiment la pluie l'empêche.
je pars dans quelques jours au Pérou. Direction Puno immédiatement, via l'aéroport de Juliaca (malgré les 3 850 m d'altitude qui font crainde le fameux MAM), pour se balader sur le lac Titicaca et dormir sur ses îles. Mais la météo le permet-elle en ce moment ?? Peut-on se balader tranquillement sur le lac, malgré les averses ??
Après quelques jours à Puno, nous partons à Cuzco. Même chose: la météo à Cuzco est-elle vraiment handicapante en ce moment ? Pleut-il beaucoup ? Qu'en est-il vraiment en ce moment ?
Merci pour vos réponses précieuses qui pourraient m'éviter de faire des trajets inutiles si vraiment la pluie l'empêche.
Boucle de trois jours dans les parcs au départ de Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Je part au mois de juin à Las vegas et je voulais savoir si mon plan de route tien la route 😊. En trois jours je voudrais faire dans cet ordre:
1er jour : zion park, bryce canyon puis commencé la route et dormir au lac powell
2ème jour : Monument Valley (par contre je ne connais pas les activitées à faire sur place) dormir sur place et départ le lendemain matin.
3ème jour : Grand canyon skywalk (j'ai déjà vu le grand canyon mais il me semble que le skywalk ne se trouve pas à grand canyon village)--> retour vegas
Merci pour les futurs conseils 😉
Je part au mois de juin à Las vegas et je voulais savoir si mon plan de route tien la route 😊. En trois jours je voudrais faire dans cet ordre:
1er jour : zion park, bryce canyon puis commencé la route et dormir au lac powell
2ème jour : Monument Valley (par contre je ne connais pas les activitées à faire sur place) dormir sur place et départ le lendemain matin.
3ème jour : Grand canyon skywalk (j'ai déjà vu le grand canyon mais il me semble que le skywalk ne se trouve pas à grand canyon village)--> retour vegas
Merci pour les futurs conseils 😉