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Grippe aviaire en Chine: Jiangsu, Shanghai English translation pending
Bon, ça n'a pas l'air trop inquiétant pour l'instant mais neuf cas de grippe aviaire ont été détectés dans les provinces orientales du Yang-tsé (Jiangsu, Zhejiang, Shanghai) et trois personnes en sont déjà mortes. Il semble que ce soit une nouvelle souche du virus.
Ici, ce n'est pas du tout l'hystérie, on en parle à peine. Mais si vous visitez ces provinces ces prochaines semaines, tenez-vous quand même au courant.
Idées pour passer le Nouvel An à Berlin? English translation pending
Bonjour,
Je suis à Berlin pour un an et je voudrais des idées pour passer le nouvel an. On est deux copines mais on voudrait rencontrer plein de monde et faire la FETE! Des idées?
Merciiiiiii
Je suis à Berlin pour un an et je voudrais des idées pour passer le nouvel an. On est deux copines mais on voudrait rencontrer plein de monde et faire la FETE! Des idées?
Merciiiiiii
Compte-rendu d'une première croisière sur le Costa Magica English translation pending
A notre tour de rentrer (on est resté quelques jours à Marseille, notamment pour voir la 1ere victoire de l'Om en Ligue 1 depuis trois mois !). Très chouette croisière, de belles rencontres : Naty83 (merci pour les dauphins), Alexony et Mamiefan.
Compte-rendu de notre première croisière. Photos à suivre dans les jours qui viennent.
L'embarquement A l'arrivée au port, première satisfaction pour eux qui viennent en voiture : le parking (payant, 13 euros par jour) est au pied du bateau et il y a de la place.
A la bagagerie, une femme vient nous faire remplir un formulaire et, surtout, nous débarrasse des bagages. Elle nous donne également un numéro : ça sera celui de l'ordre d'embarquement à bord. D'ailleurs, nous sommes arrivés à midi pour un embarquement prévu à 14h00 (il commencera en fait à 13h10) et on en était déjà au numéro 7. Comme nous étions en Suite, nous avons eu malgré tout un numéro 1.
Ensuite, dans la salle d'embarquement, il s'agit de s'enregistrer aux comptoirs comme on le fait à l'aéroport. Puis on attend l'appel de notre numéro.
Nous sommes donc dans les premiers à embarquer. Sur la passerelle, on fait un premier arrêt pour… une photo souvenir ! Puis, on passe par un 1er membre de la sécurité pour vérifier les papiers puis un deuxième membre du personnel nous prend en photo pour la Carte Costa (le principe de la carte : à chaque fois qu'on descend et surtout qu'on monte à bord, la sécurité scanne notre carte et apparait alors sur leur moniteur notre photo. Ils peuvent alors facilement vérifier que c'est bien vous).
On monte ensuite directement à notre cabine : elle était non seulement prête mais nos bagages étaient déjà là !
Direction ensuite le buffet pour notre premier repas à bord.
A 15h30 (alors que tout le monde n'était pas encore monté), on a eu une réunion francophone où on nous a expliqué le fonctionnement de la croisière.
Exercice de sécurité à 16h45 et départ à 17h00 comme prévu.
La restauration J'ai vu que certains se sont plaint de la nourriture. Pour ma part, j'ai trouvé ça tout à fait correct.
Petit déjeuner - Au buffet : large choix (viennoiseries, omelette sur commande, bacon, haricots, pancakes – il y a même un coin diététique) - Au restaurant : à la carte, on est servi à table. - En cabine : gratuit pour certaines catégories de cabines, payant pour les autres. On commande la veille, on est servi à l'heure que l'on souhaite. C'est ce que nous avons fait tous les jours (à l'exception d'une fois où nous sommes allés au buffet).
Déjeuner Au choix, on peut déjeuner au buffet ou au restaurant. Dans ce dernier cas, on n'a pas de table attitrée (voir "Diner"). Les journées en mer, le buffet est bondé : on l'a fait une fois, pas deux. Lors des autres journées en mer, on a mangé en cabine ou au restaurant.). Lors des escales, il y a beaucoup moins de monde (seulement ceux qui restent à bord et ceux qui viennent manger avant de repartir, ce qui représente peu de monde).
Diner Le diner se fait exclusivement au restaurant. Il y en a deux à bord : le Costa Smeralda et le Portofino. Suite aux conseils avisés de Pap, nous avions demandé une table au Smeralda. On avait une vue superbe sur la mer, à l'arrière du bateau. Il y a deux services, un à 18h45 (trop tôt) et un à 21h15 (trop tard, surtout pour les enfants). Vous mangez toujours au même service, toujours à la même table et toujours avec les deux mêmes serveurs (très sympa, ça crée des liens). On mange bien et surtout, beaucoup trop ! Il y a systématiquement une entrée, une soupe, un plat de pâtes, un plat principal, une salade, du fromage et un dessert. Il y a plusieurs choix pour chaque étape et on n'est pas obligé, évidemment, de tout prendre.
Autres Il y a également une pizzeria (autre pizzas différentes par jour) ouverte de 21h30 à 1h00. Par ailleurs, des parts de pizza à la part sont disponibles de midi à 19h30 au buffet. Et il y a un gouter tous les jours de 16h00 à 17h00, toujours au buffet.
Restaurant gastronomique Il y a également un restaurant "gastronomique". C'est payant (25 euros le menu), sur réservation. Pas de menu enfant, ambiance chic mais détendue grâce à des serveurs chaleureux. On avait des invitations en tant que Suite, c'était très bon mais pas fait pour les enfants.
Club enfant Il y a un club enfant qui prend les enfants de 9h00 à 23h30. Tout le monde en dit grand bien mais nos deux fils ont détesté, alors qu'ils vont au centre de loisir à la maison et sont très sociables mais impossible de les y ramener. On a donc tout fait avec nos enfants.
Animations Il y a des animations toute la journée (jeux, sport, danse, musique, etc). Tous les soirs a lieu un spectacle différent (deux représentations, une pour chaque service du restaurant). Les spectacles sont plutôt très réussis (tout de chants, comiques, numéros de cirques, concert classique, etc), le théâtre est splendide. J'ai essayé le Centre de Bien-Etre Saturna (attention : il faut profiter des promotions à bord, sinon c'est très cher). 50 minutes de massage balinois et d'exfoliation pour 79 euros, c'était très bien.
Escales J-1 : Nous arrivons à Marseille la veille du départ. Hotel B&B’s La Joliette, à 10 minutes en voiture du quai d’embarquement. Très bon rapport qualité/prix.
J : le jour J est arrivé ! Première bonne surprise : l’énorme parking, au pied du bateau. Deuxième bonne surprise : l’embarquement est rapide. Nous arrivons à 12h15, l’embarquement débute à 13h00 (en fait, c’est plutôt 13h15/13h20). Un petit arrêt devant un décor « Costa Magica » pour une photo souvenir et on monte à bord. Troisième bonne surprise : nous montons directement dans notre cabine et nos bagages sont déjà là ! Rapide ! Nous partons manger au buffet, il n’y a pas grand monde, forcément. Bonne entrée en matière. L’après-midi, nous visitons le bateau (il y a de quoi se balader… et se perdre). Le bateau est parti à 17h15, pendant l’exercice se sauvetage, obligatoire. Dommage. Enfin, on a quand même pu voir Marseille s’éloigner. Le soir, premier repas au restaurant Smeralda. Une table nous est attribuée pour toute la durée du voyage (le soir uniquement), ce seront toujours les deux mêmes serveurs d’ailleurs qui s’occuperont de nous. Cela permet de créer des liens sympathiques avec eux. Un petit mot d’ailleurs sur le personnel : je ne sais pas si nous sommes tombés sur des exceptions mais tous les gens à qui on a affaire sont très sympas, souriants et dévoués, que ce soient les serveurs, l’homme qui s’occupe de la chambre ou le majordome.
J+1 : Livourne (Italie). Nous prenons la navette qui nous mène en centre-ville (le port est interdit aux piétons). Une fois à Livourne, nous allons à l’office de tourisme (pile en face de l'arrêt du bus, dans la galerie marchande). Nous prenons des billets pour un bus qui nous amène directement à Pise (15 euros par adulte, 10 euros par enfant. Compter 5 euros en plus pour finir par une ballade d'une heure en bateau à Livourne, au retour de Pise). Visite de Pise après un trajet de 20 minutes, nous y mangeons une excellente pizza (dans certains restaurants, le prix comprend le service et… les couverts ! A priori, dans cette région, on paye pour avoir des couverts) puis retour à Livourne et à la navette qui nous ramène au bateau. Départ du bateau à 18h00.
J+2 : Palerme. Grosse différence avec Livourne (outre que la ville est infiniment plus intéressante) : le port donne directement sur la ville. Au départ, nous voulions prendre le bus touristique mais comme nous avions oublié de réserver les places avant de partir, on s'est dit qu'on allait le faire à pieds. Aucun regret, c'est tout à fait faisable et agréable. On a donc visiter la ville à pieds : en trois heures, on voit les principaux monuments de Palerme et on prend bien le pouls de la ville (qui, côté « caractère », ressemble beaucoup à Marseille et Naples). On goûte les fameuses glaces de Palerme. Chez le glacier, je commande un petit pain au lait et découvre qu’en fait, le glacier… le fourre de glace ! Et oui, là-bas, c’est l’équivalent d’un pot ou d’un cornet ! Les glaces sont excellentes et… gratuites ! En effet, avec des vendeurs qui ne parlent ni français ni anglais et une organisation bizarre (on commande à un type, un autre prépare les glaces et je ne sais toujours pas quand on paye), on a beau avoir tenté d’expliquer au caissier qu’on n'avait pas payé, il nous a fait signe que c’était bon. Le soir, un « petit problème technique en voie de résolution » (dixit le message qui passait régulièrement) a empêché le Bateau de partir à 18h00 comme prévu. Finalement, il prendra la mer à… 23H30 ! Et on ne sait toujours pas la nature de ce petit problème technique.
J+3 : En mer
J+4 : Le Pirée / Athènes (Grèce) A la descente du bateau, on a remonté la rue qui longe le port et on a pris le bus en face (le 843). Une nouvelle fois, après les glaces à Palerme, on n'a pas payé : le kiosque à journaux ne vend plus de billets et on ne peut pas en acheter dans le bus. On est descendu à la station Pireaus. C'est le terminus de la station de métro. Les billets sont à 1,40 euros pour un adulte et 0,70 euro pour un enfant (gratuit pour les enfants de 5 ans et moins). Ils sont valables une heure sur le réseau du métro et du bus. On est descendu à la station Monistiraki (10/15 minutes de trajets). On arrive à la Plaka (quartier très commerçant et touristique). Nous sommes partis directement vers l'Acropole (à droite en sortant du métro). Après 20 à 30 minutes de grimpettes (en flânant, avec des enfants), on arrive donc sur un des sites les plus célèbres au monde : l'Acropole. L'endroit est magnifique. On y a une vue extraordinaire sur Athènes et les ruines sont superbes. Cela coûte 12,50 euros par adulte et c'est gratuit pour les enfants (les billets sont valables sur tous les sites historiques présents sur le chemin entre l'Acropole et Athènes). On avait emmené le dossier préparé par Mamiefan (Chantal), c'était hyper top pour les enfants (et les adultes aussi !). Merci encore à elle. A midi, on est allé à la relève de la Garde, devant le parlement grec (à 10 minutes de la station Monistiraki). C'est évidemment gratuit et j'ai beaucoup aimé : carton assuré chez les gamins ! On a visité tout le coin du parlement, remonté une rue qui ne regroupe que des bijouteries (de tous prix) puis on est retourné à la Plaka. Retour au Pirée en métro puis on est allé du métro au bateau à pieds, sans reprendre le bus. C'est tout à fait faisable, même avec des enfants. Du coup, on est tombé sur un marché aux poissons, on a visité le coin.
J+5 : Izmir On voulait prendre l'excursion Costa pour aller visiter la Maison de Marie, Ephèse et le Tombeau de Saint-Jean mais Nath83 (Nathalie) nous a conseillé plutôt de prendre un taxi : pas de regret, c'est effectivement beaucoup mieux, ne serait-ce que parce qu'on arrive plus vite que les bus à la Maison de Marie. C'est un tout petit endroit, vite surencombré (les bus ont même du mal à arriver sur place) et donc, en arrivant en taxi avant les 11 bus Costa de francophones (auquel il faut ajouter les non-francophones et… les deux autres bateaux de croisière arrivés en même temps que nous !), on a pu en profiter : visite de la Maison, dépôt d'un mot sur le mur, prière pour les croyants. Ensuite, visite de Ephèse puis du Tombeau de Saint-Jean. Retour de l'après-midi vers Izmir avec une visite négociée avec le taxi de la ville. Au pied du bateau, des dizaines de taxis vous attendent. Le prix est le même : 120 euros pour la visite de la Maison de Marie, d'Ephèse de St-Jean. Il faut alors négocier soit pour baisser le prix (on a payé 100 euros). Attention : prenez soin de prendre un taxi qui parle français. La maison de Marie, c’est 6 euros par adulte, gratuit pour les enfants. Ephèse et St-jean, on ne peut payer qu'en livres turques (mais on peut payer par carte) : Ephèse (25 livres turques) et St-Jean (8 livres turques) De retour au bateau, je conseille une petite balade le long du front de mer (avec notamment un parc à jeux pour les enfants, un coin avec des appareils pour faire du sport en plein air, face à la mer).
J+6 : Rhodes A Rhodes, l'étape obligatoire, c’est la visite de Lindos, un petit village typique, en bord de mer, avec ses murs blancs. Là encore, on a snobé les excursions Costa pour prendre un bus de ligne au départ de Rhodes. Les bus sont toutes les heures et ils sont pleins… de touristes ! Il y a pleins d'arrêts, empruntés par des grecs. L'aller a pris une heure dix environ et le retour… une heure et demie. Le billet est à 5 euros l'aller (autant pour le retour mais on ne peut pas prendre d'aller-retour au départ, allez comprendre pourquoi…) et 2,50 pour les enfants de plus de 5 ans. A Lindos, le passage obligé est la forteresse, située sur les hauteurs. A noter pour les personnes sujettes au vertige que si la montée est facile physiquement, elle comporte des passages avec des vides impressionnants. 6 euros l'entrée, gratuit pour les kids. A 13h00, on a repris le bus. C'est le premier à aller à Rhodes et ça se sent : il y a un monde fou, touristes principalement mais aussi quelques locaux, et il faut jouer des coudes pour grimper. Tout seul, ça va mais avec des enfants, je déconseille. A refaire, je prendrai l'excursion Costa qu'ils proposent la veille sur le bateau (29 euros par adulte, 20 euros par enfant – Visite de Lindos et Rhodes) A Rhodes, on a trainé dans le quartier touristique, plein de boutiques pour touristes.
J+7 : En mer
J+8 : La Valette (Malte) L'arrivée est superbe, faut dire que le port est magnifique. A noter le demi-tour sur place effectué par le bateau pour aller s'amarrer au quai, dans un endroit tout petit. Pas besoin de bus ou de taxis, la ville est accessible à pieds mais ça monte. Visite pas extraordinaire, surtout un dimanche où tout ferme à midi (pour les magasins qui ouvrent parce que beaucoup restent fermés). Les lieux touristiques ferment aussi à midi.
J+9 : en mer
J+10 : arrivée à Marseille.
L'embarquement A l'arrivée au port, première satisfaction pour eux qui viennent en voiture : le parking (payant, 13 euros par jour) est au pied du bateau et il y a de la place.
A la bagagerie, une femme vient nous faire remplir un formulaire et, surtout, nous débarrasse des bagages. Elle nous donne également un numéro : ça sera celui de l'ordre d'embarquement à bord. D'ailleurs, nous sommes arrivés à midi pour un embarquement prévu à 14h00 (il commencera en fait à 13h10) et on en était déjà au numéro 7. Comme nous étions en Suite, nous avons eu malgré tout un numéro 1.
Ensuite, dans la salle d'embarquement, il s'agit de s'enregistrer aux comptoirs comme on le fait à l'aéroport. Puis on attend l'appel de notre numéro.
Nous sommes donc dans les premiers à embarquer. Sur la passerelle, on fait un premier arrêt pour… une photo souvenir ! Puis, on passe par un 1er membre de la sécurité pour vérifier les papiers puis un deuxième membre du personnel nous prend en photo pour la Carte Costa (le principe de la carte : à chaque fois qu'on descend et surtout qu'on monte à bord, la sécurité scanne notre carte et apparait alors sur leur moniteur notre photo. Ils peuvent alors facilement vérifier que c'est bien vous).
On monte ensuite directement à notre cabine : elle était non seulement prête mais nos bagages étaient déjà là !
Direction ensuite le buffet pour notre premier repas à bord.
A 15h30 (alors que tout le monde n'était pas encore monté), on a eu une réunion francophone où on nous a expliqué le fonctionnement de la croisière.
Exercice de sécurité à 16h45 et départ à 17h00 comme prévu.
La restauration J'ai vu que certains se sont plaint de la nourriture. Pour ma part, j'ai trouvé ça tout à fait correct.
Petit déjeuner - Au buffet : large choix (viennoiseries, omelette sur commande, bacon, haricots, pancakes – il y a même un coin diététique) - Au restaurant : à la carte, on est servi à table. - En cabine : gratuit pour certaines catégories de cabines, payant pour les autres. On commande la veille, on est servi à l'heure que l'on souhaite. C'est ce que nous avons fait tous les jours (à l'exception d'une fois où nous sommes allés au buffet).
Déjeuner Au choix, on peut déjeuner au buffet ou au restaurant. Dans ce dernier cas, on n'a pas de table attitrée (voir "Diner"). Les journées en mer, le buffet est bondé : on l'a fait une fois, pas deux. Lors des autres journées en mer, on a mangé en cabine ou au restaurant.). Lors des escales, il y a beaucoup moins de monde (seulement ceux qui restent à bord et ceux qui viennent manger avant de repartir, ce qui représente peu de monde).
Diner Le diner se fait exclusivement au restaurant. Il y en a deux à bord : le Costa Smeralda et le Portofino. Suite aux conseils avisés de Pap, nous avions demandé une table au Smeralda. On avait une vue superbe sur la mer, à l'arrière du bateau. Il y a deux services, un à 18h45 (trop tôt) et un à 21h15 (trop tard, surtout pour les enfants). Vous mangez toujours au même service, toujours à la même table et toujours avec les deux mêmes serveurs (très sympa, ça crée des liens). On mange bien et surtout, beaucoup trop ! Il y a systématiquement une entrée, une soupe, un plat de pâtes, un plat principal, une salade, du fromage et un dessert. Il y a plusieurs choix pour chaque étape et on n'est pas obligé, évidemment, de tout prendre.
Autres Il y a également une pizzeria (autre pizzas différentes par jour) ouverte de 21h30 à 1h00. Par ailleurs, des parts de pizza à la part sont disponibles de midi à 19h30 au buffet. Et il y a un gouter tous les jours de 16h00 à 17h00, toujours au buffet.
Restaurant gastronomique Il y a également un restaurant "gastronomique". C'est payant (25 euros le menu), sur réservation. Pas de menu enfant, ambiance chic mais détendue grâce à des serveurs chaleureux. On avait des invitations en tant que Suite, c'était très bon mais pas fait pour les enfants.
Club enfant Il y a un club enfant qui prend les enfants de 9h00 à 23h30. Tout le monde en dit grand bien mais nos deux fils ont détesté, alors qu'ils vont au centre de loisir à la maison et sont très sociables mais impossible de les y ramener. On a donc tout fait avec nos enfants.
Animations Il y a des animations toute la journée (jeux, sport, danse, musique, etc). Tous les soirs a lieu un spectacle différent (deux représentations, une pour chaque service du restaurant). Les spectacles sont plutôt très réussis (tout de chants, comiques, numéros de cirques, concert classique, etc), le théâtre est splendide. J'ai essayé le Centre de Bien-Etre Saturna (attention : il faut profiter des promotions à bord, sinon c'est très cher). 50 minutes de massage balinois et d'exfoliation pour 79 euros, c'était très bien.
Escales J-1 : Nous arrivons à Marseille la veille du départ. Hotel B&B’s La Joliette, à 10 minutes en voiture du quai d’embarquement. Très bon rapport qualité/prix.
J : le jour J est arrivé ! Première bonne surprise : l’énorme parking, au pied du bateau. Deuxième bonne surprise : l’embarquement est rapide. Nous arrivons à 12h15, l’embarquement débute à 13h00 (en fait, c’est plutôt 13h15/13h20). Un petit arrêt devant un décor « Costa Magica » pour une photo souvenir et on monte à bord. Troisième bonne surprise : nous montons directement dans notre cabine et nos bagages sont déjà là ! Rapide ! Nous partons manger au buffet, il n’y a pas grand monde, forcément. Bonne entrée en matière. L’après-midi, nous visitons le bateau (il y a de quoi se balader… et se perdre). Le bateau est parti à 17h15, pendant l’exercice se sauvetage, obligatoire. Dommage. Enfin, on a quand même pu voir Marseille s’éloigner. Le soir, premier repas au restaurant Smeralda. Une table nous est attribuée pour toute la durée du voyage (le soir uniquement), ce seront toujours les deux mêmes serveurs d’ailleurs qui s’occuperont de nous. Cela permet de créer des liens sympathiques avec eux. Un petit mot d’ailleurs sur le personnel : je ne sais pas si nous sommes tombés sur des exceptions mais tous les gens à qui on a affaire sont très sympas, souriants et dévoués, que ce soient les serveurs, l’homme qui s’occupe de la chambre ou le majordome.
J+1 : Livourne (Italie). Nous prenons la navette qui nous mène en centre-ville (le port est interdit aux piétons). Une fois à Livourne, nous allons à l’office de tourisme (pile en face de l'arrêt du bus, dans la galerie marchande). Nous prenons des billets pour un bus qui nous amène directement à Pise (15 euros par adulte, 10 euros par enfant. Compter 5 euros en plus pour finir par une ballade d'une heure en bateau à Livourne, au retour de Pise). Visite de Pise après un trajet de 20 minutes, nous y mangeons une excellente pizza (dans certains restaurants, le prix comprend le service et… les couverts ! A priori, dans cette région, on paye pour avoir des couverts) puis retour à Livourne et à la navette qui nous ramène au bateau. Départ du bateau à 18h00.
J+2 : Palerme. Grosse différence avec Livourne (outre que la ville est infiniment plus intéressante) : le port donne directement sur la ville. Au départ, nous voulions prendre le bus touristique mais comme nous avions oublié de réserver les places avant de partir, on s'est dit qu'on allait le faire à pieds. Aucun regret, c'est tout à fait faisable et agréable. On a donc visiter la ville à pieds : en trois heures, on voit les principaux monuments de Palerme et on prend bien le pouls de la ville (qui, côté « caractère », ressemble beaucoup à Marseille et Naples). On goûte les fameuses glaces de Palerme. Chez le glacier, je commande un petit pain au lait et découvre qu’en fait, le glacier… le fourre de glace ! Et oui, là-bas, c’est l’équivalent d’un pot ou d’un cornet ! Les glaces sont excellentes et… gratuites ! En effet, avec des vendeurs qui ne parlent ni français ni anglais et une organisation bizarre (on commande à un type, un autre prépare les glaces et je ne sais toujours pas quand on paye), on a beau avoir tenté d’expliquer au caissier qu’on n'avait pas payé, il nous a fait signe que c’était bon. Le soir, un « petit problème technique en voie de résolution » (dixit le message qui passait régulièrement) a empêché le Bateau de partir à 18h00 comme prévu. Finalement, il prendra la mer à… 23H30 ! Et on ne sait toujours pas la nature de ce petit problème technique.
J+3 : En mer
J+4 : Le Pirée / Athènes (Grèce) A la descente du bateau, on a remonté la rue qui longe le port et on a pris le bus en face (le 843). Une nouvelle fois, après les glaces à Palerme, on n'a pas payé : le kiosque à journaux ne vend plus de billets et on ne peut pas en acheter dans le bus. On est descendu à la station Pireaus. C'est le terminus de la station de métro. Les billets sont à 1,40 euros pour un adulte et 0,70 euro pour un enfant (gratuit pour les enfants de 5 ans et moins). Ils sont valables une heure sur le réseau du métro et du bus. On est descendu à la station Monistiraki (10/15 minutes de trajets). On arrive à la Plaka (quartier très commerçant et touristique). Nous sommes partis directement vers l'Acropole (à droite en sortant du métro). Après 20 à 30 minutes de grimpettes (en flânant, avec des enfants), on arrive donc sur un des sites les plus célèbres au monde : l'Acropole. L'endroit est magnifique. On y a une vue extraordinaire sur Athènes et les ruines sont superbes. Cela coûte 12,50 euros par adulte et c'est gratuit pour les enfants (les billets sont valables sur tous les sites historiques présents sur le chemin entre l'Acropole et Athènes). On avait emmené le dossier préparé par Mamiefan (Chantal), c'était hyper top pour les enfants (et les adultes aussi !). Merci encore à elle. A midi, on est allé à la relève de la Garde, devant le parlement grec (à 10 minutes de la station Monistiraki). C'est évidemment gratuit et j'ai beaucoup aimé : carton assuré chez les gamins ! On a visité tout le coin du parlement, remonté une rue qui ne regroupe que des bijouteries (de tous prix) puis on est retourné à la Plaka. Retour au Pirée en métro puis on est allé du métro au bateau à pieds, sans reprendre le bus. C'est tout à fait faisable, même avec des enfants. Du coup, on est tombé sur un marché aux poissons, on a visité le coin.
J+5 : Izmir On voulait prendre l'excursion Costa pour aller visiter la Maison de Marie, Ephèse et le Tombeau de Saint-Jean mais Nath83 (Nathalie) nous a conseillé plutôt de prendre un taxi : pas de regret, c'est effectivement beaucoup mieux, ne serait-ce que parce qu'on arrive plus vite que les bus à la Maison de Marie. C'est un tout petit endroit, vite surencombré (les bus ont même du mal à arriver sur place) et donc, en arrivant en taxi avant les 11 bus Costa de francophones (auquel il faut ajouter les non-francophones et… les deux autres bateaux de croisière arrivés en même temps que nous !), on a pu en profiter : visite de la Maison, dépôt d'un mot sur le mur, prière pour les croyants. Ensuite, visite de Ephèse puis du Tombeau de Saint-Jean. Retour de l'après-midi vers Izmir avec une visite négociée avec le taxi de la ville. Au pied du bateau, des dizaines de taxis vous attendent. Le prix est le même : 120 euros pour la visite de la Maison de Marie, d'Ephèse de St-Jean. Il faut alors négocier soit pour baisser le prix (on a payé 100 euros). Attention : prenez soin de prendre un taxi qui parle français. La maison de Marie, c’est 6 euros par adulte, gratuit pour les enfants. Ephèse et St-jean, on ne peut payer qu'en livres turques (mais on peut payer par carte) : Ephèse (25 livres turques) et St-Jean (8 livres turques) De retour au bateau, je conseille une petite balade le long du front de mer (avec notamment un parc à jeux pour les enfants, un coin avec des appareils pour faire du sport en plein air, face à la mer).
J+6 : Rhodes A Rhodes, l'étape obligatoire, c’est la visite de Lindos, un petit village typique, en bord de mer, avec ses murs blancs. Là encore, on a snobé les excursions Costa pour prendre un bus de ligne au départ de Rhodes. Les bus sont toutes les heures et ils sont pleins… de touristes ! Il y a pleins d'arrêts, empruntés par des grecs. L'aller a pris une heure dix environ et le retour… une heure et demie. Le billet est à 5 euros l'aller (autant pour le retour mais on ne peut pas prendre d'aller-retour au départ, allez comprendre pourquoi…) et 2,50 pour les enfants de plus de 5 ans. A Lindos, le passage obligé est la forteresse, située sur les hauteurs. A noter pour les personnes sujettes au vertige que si la montée est facile physiquement, elle comporte des passages avec des vides impressionnants. 6 euros l'entrée, gratuit pour les kids. A 13h00, on a repris le bus. C'est le premier à aller à Rhodes et ça se sent : il y a un monde fou, touristes principalement mais aussi quelques locaux, et il faut jouer des coudes pour grimper. Tout seul, ça va mais avec des enfants, je déconseille. A refaire, je prendrai l'excursion Costa qu'ils proposent la veille sur le bateau (29 euros par adulte, 20 euros par enfant – Visite de Lindos et Rhodes) A Rhodes, on a trainé dans le quartier touristique, plein de boutiques pour touristes.
J+7 : En mer
J+8 : La Valette (Malte) L'arrivée est superbe, faut dire que le port est magnifique. A noter le demi-tour sur place effectué par le bateau pour aller s'amarrer au quai, dans un endroit tout petit. Pas besoin de bus ou de taxis, la ville est accessible à pieds mais ça monte. Visite pas extraordinaire, surtout un dimanche où tout ferme à midi (pour les magasins qui ouvrent parce que beaucoup restent fermés). Les lieux touristiques ferment aussi à midi.
J+9 : en mer
J+10 : arrivée à Marseille.
Joyeux Noël English translation pending
😊Joyeux noel et bonne année 2005 avec beaucoup de bonheur et de voyages
Catching a Hockey Game in Quebec
What’s special to do in Montreal right now
You’re visiting Quebec, specifically Montreal. 🥳
If you’re French, you *have* to make an effort to go see Alexandre Texier play at the Bell Centre. The new player for the Montreal Canadiens, originally from France, is having a lot of success. 🏒
Looking for a comparison? Imagine a Quebecer playing for Paris Saint-Germain. ⚽ You’d be surprised, and we’d be proud. Well, that’s exactly what’s happening. Yesterday, he was the hero of a great win. 🌟
Many of you often wonder what makes Quebecers’ hearts race. Go see a Montreal Canadiens hockey game, and you’ll experience something unforgettable. Especially right now with this young team. Okay, does this fit the travel forum criteria? I think so—especially if you want to learn more about the locals you’re visiting. 😄
Enjoy your trip to Quebec! And if you’re from France, don’t worry about the snow—it always melts eventually. 😄😄👋👋👋
You’re visiting Quebec, specifically Montreal. 🥳
If you’re French, you *have* to make an effort to go see Alexandre Texier play at the Bell Centre. The new player for the Montreal Canadiens, originally from France, is having a lot of success. 🏒
Looking for a comparison? Imagine a Quebecer playing for Paris Saint-Germain. ⚽ You’d be surprised, and we’d be proud. Well, that’s exactly what’s happening. Yesterday, he was the hero of a great win. 🌟
Many of you often wonder what makes Quebecers’ hearts race. Go see a Montreal Canadiens hockey game, and you’ll experience something unforgettable. Especially right now with this young team. Okay, does this fit the travel forum criteria? I think so—especially if you want to learn more about the locals you’re visiting. 😄
Enjoy your trip to Quebec! And if you’re from France, don’t worry about the snow—it always melts eventually. 😄😄👋👋👋
Observer et photographier les animaux en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
je vais prochainement 2 semaines en Guadeloupe, j'aimerais observer et photographier les animaux des antilles, notament Ignanes, Pélicans, Crabes terrestres, Racoons.
Connaissez vous des endroits intéressants pour ces espèces ou d'autres ?
Merci
je vais prochainement 2 semaines en Guadeloupe, j'aimerais observer et photographier les animaux des antilles, notament Ignanes, Pélicans, Crabes terrestres, Racoons.
Connaissez vous des endroits intéressants pour ces espèces ou d'autres ?
Merci
On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Risques de violence après l'élection présidentielle au Pérou? English translation pending
Quels sont les risques de violences après le second tour de l'élection présidentielle au Pérou (5 juin)?
Car on s'achemine vraisemblablement vers une victoire de fujimori face a humala Je ne pense pas que Humala puisse gagner, les sondages actuels parlent de 53/47 en faveur de fujimori
PS: Ma question se porte sur les risques de violences possible après le 5 juin, merci de ne pas rentrer dans un débat politique
Car on s'achemine vraisemblablement vers une victoire de fujimori face a humala Je ne pense pas que Humala puisse gagner, les sondages actuels parlent de 53/47 en faveur de fujimori
PS: Ma question se porte sur les risques de violences possible après le 5 juin, merci de ne pas rentrer dans un débat politique
Conseils pour la traversée d'Ouest en Est de la Russie English translation pending
Sur la route en vélo depuis presque 4 mois, je viens d'obtenir mon visa russe pour 3 mos (ce qui est déjà une petite victoire). Je souhaite effectuer une traversée complète du pays, mais je pense que les trois mois ne seront pas suffisant (d'autant plus avec les conditions hivernales). J'essaye de trouver une astuce pour pouvoir obtenir un complément (les prolongations de visa russe ne sont pas possibles, je regarde donc si il ne serait pas possible de ressortir du pays et faire une demande de nouveau visa).
Mais là n'est pas ma question.
Risquant de devoir faire avec mon visa 3 mois, il va me falloir faire des choix sur des parties à faire en vélo et d'autres à faire en train (ou en camion-stop). J'aurais donc voulu avoir l'avis de ceux qui ont déjà eu l'occasion de réaliser une traversée de la russie par un moyen quelconque (moto, 4x4, vélo, camping-car, stop, bus, train, sur les mains, trotinette, skate; 2CV, ...). Quelle portion pensez-vous que je devrais faire en train ?
Merci de votre aide
Romain, depuis Tallinn
Risquant de devoir faire avec mon visa 3 mois, il va me falloir faire des choix sur des parties à faire en vélo et d'autres à faire en train (ou en camion-stop). J'aurais donc voulu avoir l'avis de ceux qui ont déjà eu l'occasion de réaliser une traversée de la russie par un moyen quelconque (moto, 4x4, vélo, camping-car, stop, bus, train, sur les mains, trotinette, skate; 2CV, ...). Quelle portion pensez-vous que je devrais faire en train ?
Merci de votre aide
Romain, depuis Tallinn
Deepawali - Népal English translation pending
Tara s’est levée tôt ce matin, c’est un grand jour, la dernière journée de Deepawali se lève sur la pleine lune. Tous les népalais, habituels lève tôt, sont éveillés avant la pointe de l’aube car tout doit être prêt pour l’heure privilégiée par les astrologues.
Tara est seule a la maison avec ses parents âgés et en mauvaise santé. Ses sœurs vont venir vers onze heures pour honorer leur frère et tout doit être prêt, tout doit être parfait. Elle prépare le plateau a offrandes avec minutie, disposant fleurs, Tikka, eau sacrée, de manière déterminée par des générations de pratique, tout cela sous le regard exigeant de sa mère. Les parfums du Dal Baht embaument la pièce d’une douce effluve piquante qui attise la faim de son ventre vide. La nourriture a une place importante dans les festivités népalaise, suivant de près les cérémonies qui doivent être célébrées à jeun.
La Deepawali est une grande fête dans la culture hindoue. Fête de la lumière, elle illumine rues, montagnes, temples environnants par le reflet de ces milles petites bougies éparpillées a tout vent. Fête en l’honneur des frères, de la prospérité et de la victoire de Krishna sur Naraka elle est célébrée dans la bonne humeur, la joie, le rire.
Près du quartier d’Assan ou ont lieux tous les marchés, la foule est dense et compacte. Les poissonniers indiens écaillent les poissons a même le sol, la main sûre ils découpent d’un geste vif les quelques grammes de cette denrée rare sur un couteau acéré solidement planté entre leurs pieds. Les marchands de colliers de fleurs multicolores sont en effervescences, ils feront fortune aujourd’hui. Les colliers, orange, mauve, blanc viennent d’aussi loin que Calcutta pour faire face à la demande des Didi qui viennent en masse acheter l’un des éléments indispensables à la fête. Les marchands de Tikka et de confiseries sont aussi très excités, la poudre de Tikka assortie aux couleurs de l’arc-en-ciel est essentielle au bon fonctionnement de la fête, chaque teinte représentant un terme précis (comme la prospérité) sera appliquée sur le front du frère aîné ou cadet.
La plupart des vendeurs sont indiens, ayant flairé le filon, ils étalent leurs multiples sacs plastiques à même le sol, attirant à coup sûr les yeux sur ces petits monticules de couleurs que le soleil naissant du matin fait miroiter en réchauffant l’atmosphère. L’excitation est à son comble pour les achats de dernière minute, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans risquer de trébucher. Les ruelles en serpentins qui mènent à la petite maison de Tara sont vides de monde. Il est rare de pouvoir se déplacer avec autant d’aisance dans Katmandu. Mais derrière les volets à demi clos des maisons qui bordent les rues, on devine l’activité intense qui se prépare.
Un homme bien mis, de stature imposante, malgré son âge avancé se tient debout dans le jardin de Tara, le regard souriant, perdu dans le vide. C’est le père de Tara qui se remémore une autre époque, un autre temps: ses sœurs sont loin ou disparues, il se demande qui pourra les remplacer, lui servir de sœur de substitution pour cet événement.
Dans une petite pièce au fond de l’appartement, la mère de Tara le regard plein de vie, perturbé par la vieillesse commence la Puja à son frère. Elle semble être dans un autre monde, une sorte de transe l’envahit, elle se déconnecte de la réalité, mais peut-être que tout cela est seulement dû à la concentration de son être qui ne veut pas laisser filer les gestes, les mots nécessaires qui ont tendance à disparaître comme par enchantement de sa vieille tête depuis quelques années. A presque 70 ans son corps est marqué par la vie: le dos est arqué, son visage mangé par les rides dans lesquelles on peut lire les dures misères d’une femme ayant élevé seule 7 enfants, se partageant entre le travail des champs et un mari buveur et absent.
Frêle mais forte en même temps, elle chasse les démons de la pièce en tournant trois fois autour du frère, traçant autour de lui un cercle avec l’eau sacrée qu'elle utilise également pour bénir la porte et les noix nécessaires à l’éloignement du démon. Le cercle imaginaire empêche à quiconque d’entrer ou de sortir de la pièce, laissant le démon à l’extérieur tant que les noix ne seront pas cassées et le sort conjuré. Cherchant dans ses souvenirs elle fait les gestes un par un avec lenteur. Elle tend à Tara une feuille de bambou rectangulaire perforée en son centre sur toute la longueur. Avec délicatesse elle applique la feuille au milieu du front de son oncle. Sa mère calmement, avec les gestes mal assurés de l’âge, dépose une à une du bout de ses doigts déformés par l’arthrite, les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Doucement Tara retire la feuille, une superbe rangé de couleurs partant du haut du nez et allant au sommet du crâne vient désormais éclairer le front de l’homme. Comme aux premiers jours de sa vie, l’oncle de Tara reçoit son premier repas de la journée en commençant par une bouché de yaourt tendu par la main tremblante de sa sœur. Le rituel fini, elle redresse tant bien que mal son corps usé. Son regard s’illumine à la vue de sa fille bien aimée, elle prend ses mains au creux des siennes en appuyant son front contre le sien. Rare signe d’affection ou les actes se passent de mots laissant les yeux et le sourire parler d’eux même.
Un flot de paroles, de rire s’élève dans le jardin, une petite ronde au sari d’un orange flamboyant fait son entrée avec sa fille nouvelle déesse des temps modernes avec ses jeans et son pardessus ajusté ! Elle est suivie de près par ses deux autres sœurs, l’une grande et mince en sari rose, l’autre plus petite avec un regard triste qui accuse les contre-coups d’un mariage arrangé qui c’est mal terminé. Tara les accueillent avec joies les pressant de question et d’anecdote sur sa vie en ville. Celui qui sera à l’honneur toute la journée arrive dans la cohue, au même moment le téléphone sonne. C’est l’autre frère de Tara qui les sanglots dans la voix, de ne pas être là, appelle des Etats-Unis ou il a dû s’exiler seul, laissant sa jeune femme et sa fille, il y a un an suite à des attaques répété sur sa personne par les maoïstes. Les pensées de chacun glisse un instant vers le passé, vers leur vie au village dans les montagnes, quand tout était paisible, quand tout était plus dur et que la nature leur a pris leur jeune frère de quatre ans à la suite d’une simple colite. Mais les népalais sont optimiste et joyeux, rapidement les conversations reprennent tout en préparant leur frère aîné à la Puja.
La cérémonie se met en branle de nouveau, la plus âgée des sœurs, plus discrète, prend le contrôle des opérations tandis que les trois autres s’accrochent à son sari pour que les gestes soit effectués au travers d’elle par procuration. L’atmosphère est plus détendue, à la limite de la rigolade, malgré le regard sévère mais attendri de la mère qui les dirigent. Elles apposent multitude de fleurs et de Tikka sur les épaules de celui-ci, les gestes sont les mêmes, l’eau, les noix brisées d’un seul geste pour tuer les démons, pour éviter les malheurs. Ca se termine par la remise des cadeaux et de Tikka toute simple pour les sœurs.
Il est presque 15 heures et la cérémonie se termine avec la prise du Dal Bhat qui est fin prêt, mais la soirée est jeune et ce terminera tard. Rarement elles ont l’occasion d’être ensemble unit comme autrefois quand elle courait pied nu dans les champs la goutte au nez, le regard insouciant des dures réalités. Mais elles ont consciences de leur chance et Tara avant de s’adonner au plaisir des retrouvailles a une dernière pensée vers les rues de Katmandu qu’elle connaît si bien. Vers les frères heureux qui se pavanent avec leur Tikka bien en évidence, tandis que les petits de la rue, la main tendue vers un passant en quête d’affection sont rejetés du revers de la main sans même un regard à leurs haillons. Au Népal huitième pays le plus pauvre au monde l’opulence côtoie la misère comme partout ailleurs, certains y sont plus sensibles, plus conscient de leur chance si infime soit-elle. Mais la marche est grande et le jour est loin ou l’on verra vivre tous ces gens en harmonie même les jours de fêtes.
Tara est seule a la maison avec ses parents âgés et en mauvaise santé. Ses sœurs vont venir vers onze heures pour honorer leur frère et tout doit être prêt, tout doit être parfait. Elle prépare le plateau a offrandes avec minutie, disposant fleurs, Tikka, eau sacrée, de manière déterminée par des générations de pratique, tout cela sous le regard exigeant de sa mère. Les parfums du Dal Baht embaument la pièce d’une douce effluve piquante qui attise la faim de son ventre vide. La nourriture a une place importante dans les festivités népalaise, suivant de près les cérémonies qui doivent être célébrées à jeun.
La Deepawali est une grande fête dans la culture hindoue. Fête de la lumière, elle illumine rues, montagnes, temples environnants par le reflet de ces milles petites bougies éparpillées a tout vent. Fête en l’honneur des frères, de la prospérité et de la victoire de Krishna sur Naraka elle est célébrée dans la bonne humeur, la joie, le rire.
Près du quartier d’Assan ou ont lieux tous les marchés, la foule est dense et compacte. Les poissonniers indiens écaillent les poissons a même le sol, la main sûre ils découpent d’un geste vif les quelques grammes de cette denrée rare sur un couteau acéré solidement planté entre leurs pieds. Les marchands de colliers de fleurs multicolores sont en effervescences, ils feront fortune aujourd’hui. Les colliers, orange, mauve, blanc viennent d’aussi loin que Calcutta pour faire face à la demande des Didi qui viennent en masse acheter l’un des éléments indispensables à la fête. Les marchands de Tikka et de confiseries sont aussi très excités, la poudre de Tikka assortie aux couleurs de l’arc-en-ciel est essentielle au bon fonctionnement de la fête, chaque teinte représentant un terme précis (comme la prospérité) sera appliquée sur le front du frère aîné ou cadet.
La plupart des vendeurs sont indiens, ayant flairé le filon, ils étalent leurs multiples sacs plastiques à même le sol, attirant à coup sûr les yeux sur ces petits monticules de couleurs que le soleil naissant du matin fait miroiter en réchauffant l’atmosphère. L’excitation est à son comble pour les achats de dernière minute, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans risquer de trébucher. Les ruelles en serpentins qui mènent à la petite maison de Tara sont vides de monde. Il est rare de pouvoir se déplacer avec autant d’aisance dans Katmandu. Mais derrière les volets à demi clos des maisons qui bordent les rues, on devine l’activité intense qui se prépare.
Un homme bien mis, de stature imposante, malgré son âge avancé se tient debout dans le jardin de Tara, le regard souriant, perdu dans le vide. C’est le père de Tara qui se remémore une autre époque, un autre temps: ses sœurs sont loin ou disparues, il se demande qui pourra les remplacer, lui servir de sœur de substitution pour cet événement.
Dans une petite pièce au fond de l’appartement, la mère de Tara le regard plein de vie, perturbé par la vieillesse commence la Puja à son frère. Elle semble être dans un autre monde, une sorte de transe l’envahit, elle se déconnecte de la réalité, mais peut-être que tout cela est seulement dû à la concentration de son être qui ne veut pas laisser filer les gestes, les mots nécessaires qui ont tendance à disparaître comme par enchantement de sa vieille tête depuis quelques années. A presque 70 ans son corps est marqué par la vie: le dos est arqué, son visage mangé par les rides dans lesquelles on peut lire les dures misères d’une femme ayant élevé seule 7 enfants, se partageant entre le travail des champs et un mari buveur et absent.
Frêle mais forte en même temps, elle chasse les démons de la pièce en tournant trois fois autour du frère, traçant autour de lui un cercle avec l’eau sacrée qu'elle utilise également pour bénir la porte et les noix nécessaires à l’éloignement du démon. Le cercle imaginaire empêche à quiconque d’entrer ou de sortir de la pièce, laissant le démon à l’extérieur tant que les noix ne seront pas cassées et le sort conjuré. Cherchant dans ses souvenirs elle fait les gestes un par un avec lenteur. Elle tend à Tara une feuille de bambou rectangulaire perforée en son centre sur toute la longueur. Avec délicatesse elle applique la feuille au milieu du front de son oncle. Sa mère calmement, avec les gestes mal assurés de l’âge, dépose une à une du bout de ses doigts déformés par l’arthrite, les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Doucement Tara retire la feuille, une superbe rangé de couleurs partant du haut du nez et allant au sommet du crâne vient désormais éclairer le front de l’homme. Comme aux premiers jours de sa vie, l’oncle de Tara reçoit son premier repas de la journée en commençant par une bouché de yaourt tendu par la main tremblante de sa sœur. Le rituel fini, elle redresse tant bien que mal son corps usé. Son regard s’illumine à la vue de sa fille bien aimée, elle prend ses mains au creux des siennes en appuyant son front contre le sien. Rare signe d’affection ou les actes se passent de mots laissant les yeux et le sourire parler d’eux même.
Un flot de paroles, de rire s’élève dans le jardin, une petite ronde au sari d’un orange flamboyant fait son entrée avec sa fille nouvelle déesse des temps modernes avec ses jeans et son pardessus ajusté ! Elle est suivie de près par ses deux autres sœurs, l’une grande et mince en sari rose, l’autre plus petite avec un regard triste qui accuse les contre-coups d’un mariage arrangé qui c’est mal terminé. Tara les accueillent avec joies les pressant de question et d’anecdote sur sa vie en ville. Celui qui sera à l’honneur toute la journée arrive dans la cohue, au même moment le téléphone sonne. C’est l’autre frère de Tara qui les sanglots dans la voix, de ne pas être là, appelle des Etats-Unis ou il a dû s’exiler seul, laissant sa jeune femme et sa fille, il y a un an suite à des attaques répété sur sa personne par les maoïstes. Les pensées de chacun glisse un instant vers le passé, vers leur vie au village dans les montagnes, quand tout était paisible, quand tout était plus dur et que la nature leur a pris leur jeune frère de quatre ans à la suite d’une simple colite. Mais les népalais sont optimiste et joyeux, rapidement les conversations reprennent tout en préparant leur frère aîné à la Puja.
La cérémonie se met en branle de nouveau, la plus âgée des sœurs, plus discrète, prend le contrôle des opérations tandis que les trois autres s’accrochent à son sari pour que les gestes soit effectués au travers d’elle par procuration. L’atmosphère est plus détendue, à la limite de la rigolade, malgré le regard sévère mais attendri de la mère qui les dirigent. Elles apposent multitude de fleurs et de Tikka sur les épaules de celui-ci, les gestes sont les mêmes, l’eau, les noix brisées d’un seul geste pour tuer les démons, pour éviter les malheurs. Ca se termine par la remise des cadeaux et de Tikka toute simple pour les sœurs.
Il est presque 15 heures et la cérémonie se termine avec la prise du Dal Bhat qui est fin prêt, mais la soirée est jeune et ce terminera tard. Rarement elles ont l’occasion d’être ensemble unit comme autrefois quand elle courait pied nu dans les champs la goutte au nez, le regard insouciant des dures réalités. Mais elles ont consciences de leur chance et Tara avant de s’adonner au plaisir des retrouvailles a une dernière pensée vers les rues de Katmandu qu’elle connaît si bien. Vers les frères heureux qui se pavanent avec leur Tikka bien en évidence, tandis que les petits de la rue, la main tendue vers un passant en quête d’affection sont rejetés du revers de la main sans même un regard à leurs haillons. Au Népal huitième pays le plus pauvre au monde l’opulence côtoie la misère comme partout ailleurs, certains y sont plus sensibles, plus conscient de leur chance si infime soit-elle. Mais la marche est grande et le jour est loin ou l’on verra vivre tous ces gens en harmonie même les jours de fêtes.
April 2026 Theme Discussion: Feeling Peachy?
Hey there!
This is the spot where we can chill and chat about fishing at sea worldwide 😊
Here are two charming fishermen taking a well-deserved break near Zanzibar!
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La vie nocturne en France English translation pending
Bonjour
À part Paris , dans quelles villes de France il y a une vie la nuit ?
J'ai été à Bordeaux récemment pour la première fois et j'ai été étonnée par les rues désertes dès 19h !!!
A Paris les terrasses de caf�� sont pleines jusqu'à 2h du matin, il y a une vie la nuit.
Est-ce typiquement parisien ?! Ou certaines autres villes de France vivent aussi la nuit ?
Quand je dis vivre la nuit je ne parle pas de boîtes de nuit, je parle de rues animées le soir , après 20h.
À part Paris , dans quelles villes de France il y a une vie la nuit ?
J'ai été à Bordeaux récemment pour la première fois et j'ai été étonnée par les rues désertes dès 19h !!!
A Paris les terrasses de caf�� sont pleines jusqu'à 2h du matin, il y a une vie la nuit.
Est-ce typiquement parisien ?! Ou certaines autres villes de France vivent aussi la nuit ?
Quand je dis vivre la nuit je ne parle pas de boîtes de nuit, je parle de rues animées le soir , après 20h.
Une traversée éclair des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Actuellement en fin de saison sur Saint-Martin, j'ai prévu un voyage aux états-unis avec ma copine à partir du 1er mai.
Nous louerons une voiture, à Miami, pour la rendre à Los Angeles ;)
Les grandes villes traversées seront :
- Miami - Naples - Venice - Le mississippi ( ou aller ??? ) - Nouvelle-orléans - Houston - San Antonio - Austin - Dallas - Santa Fé - Le Grand Canyon - Brice Canyon - Las Vegas - Death Valley - San francisco - Los Angeles
Nous avons exactement 23jours pou faire tout ça, apparement, ca peut suffire ... Oublions simplement les grace mat' !
J'aurais quelques petites questions :
Y a t il des endroits sur ma route, à ne surtout pas manquer ? comme les everglades en Floride ? Je sais qu'il y a aussi la route n°1 entre LA et SF à ne pas manquer :)
J'aimerais aussi voir un petit peu de sport ... Base ball ? NBA ? Football ?
J'aimerais donc savoir, dans les villes que je traverse, quel sport voir ? ( exemple, je sais que miami est bon au basket mais pas au base-ball )
J'aimerais savoir s'il y a sur ma route des circuits de nascar, ou des parcs pour le monster trucks ? du rodéo ?
En gros, j'aimerais savoir quoi voir et ou le voir ..
Toutes les informations sont pour moi bonnes a prendre !!
Et bien evidemment, si des endroits vous on marqués, faites le nous parvenirs ;)
Merci de cette lecture ;)
Actuellement en fin de saison sur Saint-Martin, j'ai prévu un voyage aux états-unis avec ma copine à partir du 1er mai.
Nous louerons une voiture, à Miami, pour la rendre à Los Angeles ;)
Les grandes villes traversées seront :
- Miami - Naples - Venice - Le mississippi ( ou aller ??? ) - Nouvelle-orléans - Houston - San Antonio - Austin - Dallas - Santa Fé - Le Grand Canyon - Brice Canyon - Las Vegas - Death Valley - San francisco - Los Angeles
Nous avons exactement 23jours pou faire tout ça, apparement, ca peut suffire ... Oublions simplement les grace mat' !
J'aurais quelques petites questions :
Y a t il des endroits sur ma route, à ne surtout pas manquer ? comme les everglades en Floride ? Je sais qu'il y a aussi la route n°1 entre LA et SF à ne pas manquer :)
J'aimerais aussi voir un petit peu de sport ... Base ball ? NBA ? Football ?
J'aimerais donc savoir, dans les villes que je traverse, quel sport voir ? ( exemple, je sais que miami est bon au basket mais pas au base-ball )
J'aimerais savoir s'il y a sur ma route des circuits de nascar, ou des parcs pour le monster trucks ? du rodéo ?
En gros, j'aimerais savoir quoi voir et ou le voir ..
Toutes les informations sont pour moi bonnes a prendre !!
Et bien evidemment, si des endroits vous on marqués, faites le nous parvenirs ;)
Merci de cette lecture ;)
La ville de Marseille remporte le "European City of the year Award 2014" English translation pending
Déjà Capitale européenne 2013 de la Culture, Marseille vient de se voir décerner le prix de "l'European City of the Year" 2014 par l'Académie d'Urbanisme de Londres.
Une récompense qui vient confirmer le rôle de grande métropole européenne moderne et innovante de la cité phocéenne.
Pour en savoir plus... L'info sur le site de "The Academy of Urbanism".
Pour en savoir plus... L'info sur le site de "The Academy of Urbanism".
Cherche romans se déroulant à l'île Maurice English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Je suis devenue depuis un an une inconditionnelle de l'île Maurice: mon frère y habite, ma belle-soeur est mauritienne, j'adore sa famille...
Pour me replonger dans l'ambiance de l'île, j'aimerais trouver des livres, romans ou nouvelles dont l'histoire s'y déroule.
Avez-vous des idées?
Merci d'avance ;)
Je suis devenue depuis un an une inconditionnelle de l'île Maurice: mon frère y habite, ma belle-soeur est mauritienne, j'adore sa famille...
Pour me replonger dans l'ambiance de l'île, j'aimerais trouver des livres, romans ou nouvelles dont l'histoire s'y déroule.
Avez-vous des idées?
Merci d'avance ;)
Croisière Costa au Brésil en novembre 2009: avis sur excursions? English translation pending
nous voulons avoir votre avis sur les excursions proposées de la croisiere transatlantique bresil ; les bons plans perso ...
merci de votre aide !
Arriver à Salvador de Bahia et repartir de Rio de Janeiro au meilleur prix? English translation pending
Bonjour,
Comme le titre l'indique, j'aimerais attérir à Salvadore (vers le 10 dec) et repartir de Rio (mi janvier).
Merci pour vos bons plans!!
Comme le titre l'indique, j'aimerais attérir à Salvadore (vers le 10 dec) et repartir de Rio (mi janvier).
Merci pour vos bons plans!!
Référendum de 2014 en Nouvelle-Calédonie English translation pending
En 2014, il va y avoir un référendum sur l'indépendance éventuelle de la Nouvelle Calédonie.
J'aimerais avoir les avis et opinions (cordiaux évidement) de gens vivant en Nouvelle Calédonie ou y ayant vécu longtemps car le sujet m'intéresse. Etes-vous pour ou contre ? Quels changements pensez-vous qu'il y aura en cas de victoire du oui ? en cas de victoire du non ?
Merci beaucoup du partage des idées de chacun. Dans la bonne humeur bien sur, car c'est ça la liberté d'expression.😉
J'aimerais avoir les avis et opinions (cordiaux évidement) de gens vivant en Nouvelle Calédonie ou y ayant vécu longtemps car le sujet m'intéresse. Etes-vous pour ou contre ? Quels changements pensez-vous qu'il y aura en cas de victoire du oui ? en cas de victoire du non ?
Merci beaucoup du partage des idées de chacun. Dans la bonne humeur bien sur, car c'est ça la liberté d'expression.😉
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza English translation pending
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière
Eric
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Que faire à Berlin du 29 décembre au 2 janvier 2009? English translation pending
Bonjour à tous!
Il s'agit de ma 1ère utilisation, du coup, je ne savais pas trop où poster mon message !!! si jamais vous pouvez me dire :)
Je cherche des occupations (disco/visites/bars) pour BERLIN durant la période de la nouvelle année mais surtout le 31!!!!!
Avez-vous des suggestions?
Merci d'avance
Sophie
Il s'agit de ma 1ère utilisation, du coup, je ne savais pas trop où poster mon message !!! si jamais vous pouvez me dire :)
Je cherche des occupations (disco/visites/bars) pour BERLIN durant la période de la nouvelle année mais surtout le 31!!!!!
Avez-vous des suggestions?
Merci d'avance
Sophie
Trouver de la bière "Chouffe" sur Bruxelles? English translation pending
Salut.
Je me rend sur Bruxelles demain et j'aimerais acheter de la Biere "Chouffe" (bière préférèe de ma petite femme), connetriez-vous des adresses ouvertes le samedi (de plus un 14 juillet, mais je crois que ce n'est pas férié en Belgique).
Merci beaucoup.
JC
Ps: si vous connaissez aussi des adresses où en acheter sur Paris, je suis aussi prenneur.
Je me rend sur Bruxelles demain et j'aimerais acheter de la Biere "Chouffe" (bière préférèe de ma petite femme), connetriez-vous des adresses ouvertes le samedi (de plus un 14 juillet, mais je crois que ce n'est pas férié en Belgique).
Merci beaucoup.
JC
Ps: si vous connaissez aussi des adresses où en acheter sur Paris, je suis aussi prenneur.
Aide humanitaire à l'hôpital central d'Enongal à Ebolowa au Sud Cameroun English translation pending
Bonjour à tous
L'hopital Central d'Enongal à Ebolowa au sud Cameroun est une grande structure hospitalière créee par la mission protestante américaine et laissée à la gestion de l'Egilse presbytériène Camerounaise. Seulement cette gestion n'est pas la meilleure qui soit et l'hopital au fil des années tombe en décriptude. Et pourtant c'est un hopital de référence dans la région du sud cameroun, c'est pourquoi je lance un vibrant appel à toutes les bonnes volontés, bénévoles et aides humanitaires pour apporter du soutien a cet hopital, notamment par des dons gratuits de médicaments, des soins au patients pour ceux qui sont à la recherche d'une mission humanitaire (aide soignant, infirmier, technicien de santé, médecin et autres spécialiste du corps médical).
Votre logement, votre nutrition, votre sécurité, vos déplacements à l'intérieur du pays sont garantis et assurés par l'hopital.
Cette opération n'est pas limitée dans le temps, nous la voulons permanante ou à défaut rotative, accueillir des équipes de 6 mois ou un an.
Vous qui avez toujours eu le soucis de l'humanitaire en Afrique, je souhaiterais que nous fassions de cette opération un véritable "coup de coeur" et que la renaissance de cet hopital soit ressentie par chaque participant comme une victoire individuelle, que les malades retrouvent la pleine sécurité et la pleine confiance de l'Hopital Central d'Enongal au sud Cameroun à Ebolowa qui en passant est aussi ma province d'origine.
merci à tous je vous attend.
Inde: Alerte maximale English translation pending
Salut,
Suite l’attaque terroriste d’hier, les places comme Varanasi et Ujjain sont placées en alerte maximale.
Je viens d’ailleurs de le vérifier : que de beaux hommes fringants dans leurs uniformes avec, pour certains, la tenue pare-balles !
Ce matin, nous avions ville morte. Rajeindra qui me sert mom petit dèj m’a prévenu (en Hindi, ce ne fut pas simple) - aller d’ici à ton hôtel, Ok, mais pas au bazar et encore moins auShree Mahakaleshwar Mandir (le grand temple). C'est chaud. -
D’autant plus que nous sommes en période pré-électorale locale pour Ujjain (ambiance assez volatile)..
Si vous êtes arrêtés par des gens énervés vous pouvez dire
Mai(n) Hin(e)dou Man(e)dir kA Adar kartA hu(n). Le - n - est pour le nasalisation, les- e - entre parenthèses pour dire que les deux consonnes se prononcent, le A pour indiquer un a long. Le hu ressemble à in hou nasalisé. les - h -s'aspirent.
Ce qui signifie : je respecte les temples Hindou.
Sinon, s’il vous demandent de clamer jay (jai) shri (chri) rAm (victoire, longue vie au Dieu Ram). d’une voix forte, faites-le.
Je pense que la prudence est surtout de mise près des temples des villes saintes (regardons dans le guide, Dwarka, Nasik, Ujjain et quatre autres).
A+
Suite l’attaque terroriste d’hier, les places comme Varanasi et Ujjain sont placées en alerte maximale.
Je viens d’ailleurs de le vérifier : que de beaux hommes fringants dans leurs uniformes avec, pour certains, la tenue pare-balles !
Ce matin, nous avions ville morte. Rajeindra qui me sert mom petit dèj m’a prévenu (en Hindi, ce ne fut pas simple) - aller d’ici à ton hôtel, Ok, mais pas au bazar et encore moins auShree Mahakaleshwar Mandir (le grand temple). C'est chaud. -
D’autant plus que nous sommes en période pré-électorale locale pour Ujjain (ambiance assez volatile)..
Si vous êtes arrêtés par des gens énervés vous pouvez dire
Mai(n) Hin(e)dou Man(e)dir kA Adar kartA hu(n). Le - n - est pour le nasalisation, les- e - entre parenthèses pour dire que les deux consonnes se prononcent, le A pour indiquer un a long. Le hu ressemble à in hou nasalisé. les - h -s'aspirent.
Ce qui signifie : je respecte les temples Hindou.
Sinon, s’il vous demandent de clamer jay (jai) shri (chri) rAm (victoire, longue vie au Dieu Ram). d’une voix forte, faites-le.
Je pense que la prudence est surtout de mise près des temples des villes saintes (regardons dans le guide, Dwarka, Nasik, Ujjain et quatre autres).
A+
Quoi voir à Aix-en-provence English translation pending
Bonjour,
Je vais visiter la Provence deux semaines en juin. J'ai loué un appartement à Marseille et je voudrais savoir ce qu'il y a à voir d'intéressant à Aix-en-Provence en une journée. Chateaux, vieux quartier, magazinage etc...
Une journée est-ce assez? Car je veut aussi voir Marseille biensur, Cassis, Cannes, Monaco, Nice, Saint-Tropez et peut-être Avignon.
marci d'avance
Michel
Je vais visiter la Provence deux semaines en juin. J'ai loué un appartement à Marseille et je voudrais savoir ce qu'il y a à voir d'intéressant à Aix-en-Provence en une journée. Chateaux, vieux quartier, magazinage etc...
Une journée est-ce assez? Car je veut aussi voir Marseille biensur, Cassis, Cannes, Monaco, Nice, Saint-Tropez et peut-être Avignon.
marci d'avance
Michel
Encore la France mais où? English translation pending
Après avoir visité la Loire (7 chateaux), Paris 9 jours (Versailles, escapade vers les plages du débarquement en Normandie), Toulouse (tour de ville), Carcasonne et Peyrepertuse, Avignon, un peu la Provence (Roussillon, Gordes, Fontaine de Vaucluse), Nice... Quel serait la prochaine destination « de choix » que nous devrions prévilégié. Nous voulons faire un voyage de visite culturelle, d'histoire, de monuments (Amateur de châteaux, lieu d'histoire, Gallo-romain, architecture, églises Gothiques et romanes, Art pictural).
Nous avions pensé passer un autre 4 jours à Paris... peut-être faire une escapde au Mont-StMichel mais après ??? Avez-vous des idées?? Nous avons 2 semaines. Merci de m'aider la dernière fois ce fut fort profitable.
Premier voyage à Londres pour ma grand-mère English translation pending
Bonsoir,
Voilà, ce n'est pas encore acté totalement, mais ma fiancée et moi avons la ferme intention d'emmener, sans doute à l'automne 2011, ma grand-mère à Londres, pour trois jours. C'est une femme qui aura alors 81 ans mais qui pète le feu et n'a pas de problèmes particuliers de santé. Mais bon, elle a quand même 81 ans quoi...
Elle ne connaît pas du tout Londres et ne parle du tout anglais; ce sera donc une totale découverte pour elle.
J'ai donc pensé qu'il fallait sélectionner des choses à voir qui soient très représentatives de Londres et de l'Angleterre en général.
Je pense qu'une balade dans le secteur de Westminster et Buckingham est insdispensable, ainsi qu'à la Tour de Londres et à St Paul. Dans ma sélection je pense aussi qu'il faut lui montrer un grand musée, en l'occurence le British, un parc (lequel? j'ai pensé à Hyde Park, qui a l'avantage d'être dans le même secteur que Buckingham), un grand magasin (Harrods me semble le must en la matière).
Et puis, quoi d'autre selon vous? Qu'iriez-vous voir ou faire qui vous semble totalement incontournable à Londres en seulement trois jours? J'ai pensé au quartier du Temple...
Voilà, en gros, je prends tous vos avis pour m'aider un peu à me décider. Et puis aussi, quelle est la meilleure formule de transport? (car quand j'y vais habituellement, nous faisons tout à pieds...)
Ah, aussi, si vous avez une ou plusieurs bonnes adresses pour lui faire découvrir la bonne cuisine anglaise (genre "pies" et choses de ce genre).
Voilà, ce n'est pas encore acté totalement, mais ma fiancée et moi avons la ferme intention d'emmener, sans doute à l'automne 2011, ma grand-mère à Londres, pour trois jours. C'est une femme qui aura alors 81 ans mais qui pète le feu et n'a pas de problèmes particuliers de santé. Mais bon, elle a quand même 81 ans quoi...
Elle ne connaît pas du tout Londres et ne parle du tout anglais; ce sera donc une totale découverte pour elle.
J'ai donc pensé qu'il fallait sélectionner des choses à voir qui soient très représentatives de Londres et de l'Angleterre en général.
Je pense qu'une balade dans le secteur de Westminster et Buckingham est insdispensable, ainsi qu'à la Tour de Londres et à St Paul. Dans ma sélection je pense aussi qu'il faut lui montrer un grand musée, en l'occurence le British, un parc (lequel? j'ai pensé à Hyde Park, qui a l'avantage d'être dans le même secteur que Buckingham), un grand magasin (Harrods me semble le must en la matière).
Et puis, quoi d'autre selon vous? Qu'iriez-vous voir ou faire qui vous semble totalement incontournable à Londres en seulement trois jours? J'ai pensé au quartier du Temple...
Voilà, en gros, je prends tous vos avis pour m'aider un peu à me décider. Et puis aussi, quelle est la meilleure formule de transport? (car quand j'y vais habituellement, nous faisons tout à pieds...)
Ah, aussi, si vous avez une ou plusieurs bonnes adresses pour lui faire découvrir la bonne cuisine anglaise (genre "pies" et choses de ce genre).
Retour par cargo de Malaisie/Indonésie en Europe? English translation pending
Salut j aimerais savoir si quelqu un a des infos sur les cargos qui vont de Malaisie (ou indonesie) jusqu en europe, de preference Angleterre ou belgique.
Quelle compagnie quel prix quel duree ?
Merci d avance !
Visites pour un jour à Chennai? English translation pending
Bonjour,
Je dois aller dans 10 jours à Chennai pour mon entreprise. Je vais essayer de dégager une petite journée pour visiter un peu la ville. Qu'est-ce que vous recommanderiez en particulier ?
Merci d'avance!
Jean-Christophe
Je dois aller dans 10 jours à Chennai pour mon entreprise. Je vais essayer de dégager une petite journée pour visiter un peu la ville. Qu'est-ce que vous recommanderiez en particulier ?
Merci d'avance!
Jean-Christophe
Attentats en Espagne du 20 juillet 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
Vous avez probablement entendu parler des attentats en Espagne de ce dimanche. Cela m'inquiète d'autant plus que je pars à la Costa Dorada en aout. Y 'en a t-il parmi vous qui partent en Espagne malgré tout?
Vous avez probablement entendu parler des attentats en Espagne de ce dimanche. Cela m'inquiète d'autant plus que je pars à la Costa Dorada en aout. Y 'en a t-il parmi vous qui partent en Espagne malgré tout?
Un grand pas en avant dans l'avenir économique de Cuba English translation pending
Le Granma journal officiel du comité central de Cuba annonce : Nuevo sistema de pago por resultado. (Nouveau système de paie en fonction du rendement).Le sacro saint dogme économiquement irréfléchi du socialo-communisme est enterré par le président Raoul Castro. Quelle révolution !
C’est une porte ouverte vers un possible redressement économique de Cuba et un grand pas en avant vers la liberté pour le valeureux peuple cubain. Espérons que le DES (Département de Sabotage Économique) ( si… si… il existe…) ne fasse pas comme à son habitude les trois pas en arrière qui ont toujours brimés les avancées économiques de ce pays.
Rémunérer les travailleurs en fonction de leur compétence et de leur rendement. Cela semble évident pour motiver la majorité des salariés. L’Homme Nouveau, celui du Che, reste une utopie. L’être humain n’est ni une abeille ni une fourmi. Il a besoin d’une carotte pour avancer. Et cette carotte n’est pas la somme d’argent qu’il va toucher, mais la considération que cette somme d’argent va représenter pour lui et sa famille. « Je suis mieux formé, j’ai plus d’expérience et je travaille plus. Pourquoi devrai-je recevoir le même salaire que celui qui n’en fiche pas une datte ? »
Cette ouverture doit nous inciter à visiter encore plus ce merveilleux pays et à l’aider dans son nouveau développement.