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Visa pour une journée à Vientiane (Laos) English translation pending
bonjour
nous séjournons à Nong Khai en thailande à la frontière du laos . Nous allons ensuite passer 13 jours au laos.
je n'arrive pas à trouver l'information si l'on peut aller passer une journée à Ventiane et revenir dormir à Nong Khai (sans visa) ou, si l'on fait faire notre visa peut-il être multi entrées ( sans payer le double) ?
merci de votre aide
timlulu
Hutt River (Principauté) en Australie? English translation pending
Bonjour, j'ai remarqué que l'Australie avait bien des frontières terrestres, mais avec un micro-état, qui s'appelle Hutt River (Principauté).
En bref, ce sont des exploitants agricoles qui se sont déclarés indépendants dans les années 60 car le gouvernement australien leur demandait de produire énormément de quotas agricoles et a enrichir l'état Australien mais pas eux.. pour ceux qu veulent des explications : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hutt_River
Faut-il un visa "spécial" pour rentrer dans ce bout de territoire ?
L'état n'est pas reconnu mais il est reconnu par l'Australie, ses habitants sont exemptés d'impôts et ne fait pas partie du Commonwealth. De plus, l'Australie n'a pas la souveraineté sur cette "Principauté"
En bref, ce sont des exploitants agricoles qui se sont déclarés indépendants dans les années 60 car le gouvernement australien leur demandait de produire énormément de quotas agricoles et a enrichir l'état Australien mais pas eux.. pour ceux qu veulent des explications : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hutt_River
Faut-il un visa "spécial" pour rentrer dans ce bout de territoire ?
L'état n'est pas reconnu mais il est reconnu par l'Australie, ses habitants sont exemptés d'impôts et ne fait pas partie du Commonwealth. De plus, l'Australie n'a pas la souveraineté sur cette "Principauté"
La route des ethnies en Thaïlande English translation pending
bonjour
qui a fait la routes des ethnies avec nouvelles frontieres? Je pars samedi avec ma fille et vos conseils et avis seront les bien venus. On passe par ABU DHABI; Merci
Voyage en Amérique Latine: budget mensuel, bivouac...? English translation pending
Salut Citoyens du Monde ,
J'habite actuellement en Guyane , à la frontière Brésilienne . A partir de Juin , mon ami et moi partons à la découverte des pays d'Amérique latine , avec pour le moments très peu d'info sur l'art et la manière ( et le budget) de voyager pénard là bas . L'idée de départ serait de partir de Bélem au Brésil pour remonter l'Amazone jusqu'en Colombie avec des cargos de fret en mode Hamac durant 2 semaines . De là ... Le périple devrait s'effectuer de la manière suivante : Colombie , Pérou , Bolivie , Nord du Chili , Argentine pour rejoindre le Brésil par le fabuleux site d' Iguaçu Et remonter tranquillement le Brésil en stop et autres transports en communs à la portée de notre bourse jusqu'à la case départ ... La Guyane .
Ce que j'aurai besoin de savoir , grâce à vos diverses expériences , c'est le budget moyen mensuel à prévoir par personne sachant que nous dormirons pas cher , mangerons pas cher et que l'on se déplacera pour pas cher non plus ;) !
Est ce qu'il est possible de bivouaquer un peu à l'arrache ou dans des campings ... Donc nécessaire d'avoir une tente sous la main ou l'option auberges de jeunesses et dortoirs sont à la portée des moyennes bourses ?
En ce qui concerne le budget , nous nous ne sommes pas poser trop de question , et la durée du voyage est totalement méconnu pour le moment , je me disais .... qu'avec un petit 1000e par personnes par mois tout inclus ... ( peut être un peu moins mais pas plus ) on devrait pouvoir tenir tranquillement sans trop se poser de question . Vous en pensez quoi ?
J'attends avec beaucoup d'impatience quelques réponses qui pourront nous éclairer sur les petits préparatifs et achats de dernières minutes .
Bonne route à tous ! Peace
Gwendo
J'habite actuellement en Guyane , à la frontière Brésilienne . A partir de Juin , mon ami et moi partons à la découverte des pays d'Amérique latine , avec pour le moments très peu d'info sur l'art et la manière ( et le budget) de voyager pénard là bas . L'idée de départ serait de partir de Bélem au Brésil pour remonter l'Amazone jusqu'en Colombie avec des cargos de fret en mode Hamac durant 2 semaines . De là ... Le périple devrait s'effectuer de la manière suivante : Colombie , Pérou , Bolivie , Nord du Chili , Argentine pour rejoindre le Brésil par le fabuleux site d' Iguaçu Et remonter tranquillement le Brésil en stop et autres transports en communs à la portée de notre bourse jusqu'à la case départ ... La Guyane .
Ce que j'aurai besoin de savoir , grâce à vos diverses expériences , c'est le budget moyen mensuel à prévoir par personne sachant que nous dormirons pas cher , mangerons pas cher et que l'on se déplacera pour pas cher non plus ;) !
Est ce qu'il est possible de bivouaquer un peu à l'arrache ou dans des campings ... Donc nécessaire d'avoir une tente sous la main ou l'option auberges de jeunesses et dortoirs sont à la portée des moyennes bourses ?
En ce qui concerne le budget , nous nous ne sommes pas poser trop de question , et la durée du voyage est totalement méconnu pour le moment , je me disais .... qu'avec un petit 1000e par personnes par mois tout inclus ... ( peut être un peu moins mais pas plus ) on devrait pouvoir tenir tranquillement sans trop se poser de question . Vous en pensez quoi ?
J'attends avec beaucoup d'impatience quelques réponses qui pourront nous éclairer sur les petits préparatifs et achats de dernières minutes .
Bonne route à tous ! Peace
Gwendo
Ingénieur en informatique à Genève: salaire et avantages? English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte m'installer prochainement à la frontière Franco-Suisse. Je souhaiterais avoir un retour des frontaliers, qui travaillent dans le domaine de l'informatique ou des ressources humaines.
Voici mes questions : - Quel est le salaire d'un ingénieur informatique nouvelles technologies (Java/J2EE, .Net), 5 ans d'expérience, à Genève? (J'ai aussi de l'expérience dans les ERP, tel que Siebel, et IBM Maximo EAM). - Quels sont les autres avantages ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Kenzo592 (Futur Frontalier)
Je compte m'installer prochainement à la frontière Franco-Suisse. Je souhaiterais avoir un retour des frontaliers, qui travaillent dans le domaine de l'informatique ou des ressources humaines.
Voici mes questions : - Quel est le salaire d'un ingénieur informatique nouvelles technologies (Java/J2EE, .Net), 5 ans d'expérience, à Genève? (J'ai aussi de l'expérience dans les ERP, tel que Siebel, et IBM Maximo EAM). - Quels sont les autres avantages ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Kenzo592 (Futur Frontalier)
Lastminute, Opodo, Ebookers, liste noire & Co & Co... English translation pending
Bonjour,
Je n'ai pris qu'une fois l'avion (Nouvelle frontière) et j'avais été en agence. Résultat : Aucun Problème, mais j'avais payé cher.
Alors voila, depuis les site de comparateur en ligne on bien Fleurit, et combien de services il n'y a que 10 de cela ou on demandais un site (l'on vous regardé comme un escargot albinos), qu'aujourd'hui on vous regarde de la même manière si vous répondez (c'est quoi un site, on peut pas le faire en agence et à la main)
Pour certains service (pas aérien), j'exagère a peine ...
Bref, du coup comme tout le monde je cherche mon prochain billet d'avion via internet, via des comparateur, et le résultat me semble ... bizarre, compliqué, douteux !
J'utilise pourtant les plus connus ..., soit les plus utilisés !!! Je tape "lastminute avis" via google et je vois : recommandé a 28% Je tape "ebookers avis" via google et je vois : recommandé a 29%
Je clique, curieusement pour chaque site tout les AVIS VERT (Avis Positif) sont rassemblé sur la 1ière page, les mauvais relégué aux dernières.
Alors je comprend bien que parfois ça ce passe bien, parfois ça ce passe mal ... Ok, sauf que quand l'on paie, l'on réserve, l'on prévoit (5 semaine de vac dans l'année c pas des masses), on s'attend au moins a 95% que ça se passe bien.
Heureusement qu'un avion ne ce scratch pas 1 fois sur 3, et que donc chaque vol soit recommandé a moins de 30% Pour crier, "Ouf, mois ça c'est bien passé, j'ai eu de la chance même en payant ..., content"
Alors voila, qu'est que vous utilisez-vous sur internet pour acheter vos vol (pas vol + sejour) au moins cher, mais surtout au plus fiable, sans trop de tracas (oui les vacances c pas censé être le boulot encore qu'au boulot on est payé au moins pour ça)
Moi je suis perdu !!! Merci
Je n'ai pris qu'une fois l'avion (Nouvelle frontière) et j'avais été en agence. Résultat : Aucun Problème, mais j'avais payé cher.
Alors voila, depuis les site de comparateur en ligne on bien Fleurit, et combien de services il n'y a que 10 de cela ou on demandais un site (l'on vous regardé comme un escargot albinos), qu'aujourd'hui on vous regarde de la même manière si vous répondez (c'est quoi un site, on peut pas le faire en agence et à la main)
Pour certains service (pas aérien), j'exagère a peine ...
Bref, du coup comme tout le monde je cherche mon prochain billet d'avion via internet, via des comparateur, et le résultat me semble ... bizarre, compliqué, douteux !
J'utilise pourtant les plus connus ..., soit les plus utilisés !!! Je tape "lastminute avis" via google et je vois : recommandé a 28% Je tape "ebookers avis" via google et je vois : recommandé a 29%
Je clique, curieusement pour chaque site tout les AVIS VERT (Avis Positif) sont rassemblé sur la 1ière page, les mauvais relégué aux dernières.
Alors je comprend bien que parfois ça ce passe bien, parfois ça ce passe mal ... Ok, sauf que quand l'on paie, l'on réserve, l'on prévoit (5 semaine de vac dans l'année c pas des masses), on s'attend au moins a 95% que ça se passe bien.
Heureusement qu'un avion ne ce scratch pas 1 fois sur 3, et que donc chaque vol soit recommandé a moins de 30% Pour crier, "Ouf, mois ça c'est bien passé, j'ai eu de la chance même en payant ..., content"
Alors voila, qu'est que vous utilisez-vous sur internet pour acheter vos vol (pas vol + sejour) au moins cher, mais surtout au plus fiable, sans trop de tracas (oui les vacances c pas censé être le boulot encore qu'au boulot on est payé au moins pour ça)
Moi je suis perdu !!! Merci
Dix-huit degrés à Nong Khai (Thaïlande) English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
Traverser le Costa Rica vers le Panama (Chiriqui) avec une voiture personnelle? English translation pending
Y a t-il un problème pour traverser la frontière du costa Rica-Panama du côté de chiriqui avec ma voiture personnel immatriculé au Costa Rica ?
Merci
Visa pour le Cambodge: prendre avec l'ambassade ou sur place? English translation pending
Salut, on part au cambodge via la thailande. Le passage frontière à l'air plus ou moins rock'n'roll! Conseillerez vous d'acheter le visa directement à l'ambassade du cambodge avant le départ ou sur place! Encore une fois, merci pour expériences!
A +
Matthieu
J'arrive au Cambodge, que faire de mes dongs vietnamiens? (urgent) English translation pending
Bonjour à tous
Je m'apprête à passer la frontière Vietnam-Cambodge ce soir et je me rends compte seulement maintenant qu'il va me rester plein de dongs vietnamiens ! Savez-vous s'il est possible de les changer en dollars ou en riehls à la frontière (je passe le poste de Xa Xia - Prek Chak) ? Ou au Cambodge à Kep ou à Kampot ?
Merci beaucoup !!
Helene
Je m'apprête à passer la frontière Vietnam-Cambodge ce soir et je me rends compte seulement maintenant qu'il va me rester plein de dongs vietnamiens ! Savez-vous s'il est possible de les changer en dollars ou en riehls à la frontière (je passe le poste de Xa Xia - Prek Chak) ? Ou au Cambodge à Kep ou à Kampot ?
Merci beaucoup !!
Helene
Trouver un logement à Vârânasî? English translation pending
Bonjour Forumiste.
Je suis au népal et dois traverser la frontière le 5 novembre. Par contre je n'ai pas encore trouvé de GH à varanasi. J'arriverai pas autobus et tout les gens que je croise à date me dise de réservé et demander un pick-up à la station de bus. Pouvez-vous m'aider!!!! Semble t-il qu'il y a une fête à cette date alors difficile de trouver un GH et je dois avouer que je suis un peu en retard car je pensais que mon visa népalais se terminait le 8 alors je me suis fait prendre de cour!!!!!Je serais partant pour partager la vôtre si vous êtes seul ou avez un lit de trop dans la chambre.....
Merci
ian
Merci
ian
Circuit au Botswana avec une agence English translation pending
Bonjour
J'ai réservé un circuit au Botswana avec Nouvelles Frontières http://www.nouvelles-frontieres.fr/voyages_circuits/voyages_circuits_botswana/voyages-circuits-victoria-falls-magique-botswana-BOT001-circuits.html?articleId=303941840&vdep= j'y vais au mois d'octobre, un bon moment, je crois. 😛 Quelqun a-t-il déjà effectué ce circuit? Pour les payements, monnaie locale? euros? dollarsUS (surtout chutes Victoria)? Merci d'avance !!!
J'ai réservé un circuit au Botswana avec Nouvelles Frontières http://www.nouvelles-frontieres.fr/voyages_circuits/voyages_circuits_botswana/voyages-circuits-victoria-falls-magique-botswana-BOT001-circuits.html?articleId=303941840&vdep= j'y vais au mois d'octobre, un bon moment, je crois. 😛 Quelqun a-t-il déjà effectué ce circuit? Pour les payements, monnaie locale? euros? dollarsUS (surtout chutes Victoria)? Merci d'avance !!!
Circuit de quatorze jours au pays des Ksour (Maroc) English translation pending
Bonjour ,
je recherche des personnes parties au maroc avec nlle frontière et plus précisemment sur le circuit de 14 jours au pays des ksour, afin d'avoir quelques infos supplémentaires!! Qualité du circuit et organisation, qualité des hébergements (bivouac, riad , auberge...).Merci de me faire part de toutes vos impressions négatives et positives!!!
Avec mes remerciements, bonne journée Pauline
PS: Dsl d'insister...
je recherche des personnes parties au maroc avec nlle frontière et plus précisemment sur le circuit de 14 jours au pays des ksour, afin d'avoir quelques infos supplémentaires!! Qualité du circuit et organisation, qualité des hébergements (bivouac, riad , auberge...).Merci de me faire part de toutes vos impressions négatives et positives!!!
Avec mes remerciements, bonne journée Pauline
PS: Dsl d'insister...
Visa étudiant français d'une Gabonaise valable en Suisse? English translation pending
Bonjour , je m'explique, j'habite près de la frontière franco suisse et j'aimerais que ma petite amie qui viendra s'installer en France pour ses études atterrissent a l'aéroport de Genève en suisse ( moins taxé et plus proche de chez moi..)
Pourra t'elle avec un visa étudiant français?
j'ai une autre question mais que je posterai dans un autre post.
Je vous remercie!
Cordialement.
Nilse.
Pourra t'elle avec un visa étudiant français?
j'ai une autre question mais que je posterai dans un autre post.
Je vous remercie!
Cordialement.
Nilse.
Recherche de travail comme électricien en Australie English translation pending
hello à tous,
jeune alsacien vivant dans la région 3 frontières (France - Allemagne - Suisse), je pars 3 semaines en Australie en août pour un peu visiter le pays. maintenant mes questions seraient:
- si les entreprises australiennes recherchent du monde étranger pour bosser? perso, je boss depuis 2 ans comme électricien en Suisse, Français et allemand sont mes langues maternelles et pusi mon objectif serait d'aller dans un pays anglophone pour y perfectionner mon anglais vu qu'ici tu n'a pas l'occasion de le faire
si quelqu'un a des sites, des entreprises, des contacts afin que je puisse avancer dans mon objectifs
Merci d'avance 🙂
jeune alsacien vivant dans la région 3 frontières (France - Allemagne - Suisse), je pars 3 semaines en Australie en août pour un peu visiter le pays. maintenant mes questions seraient:
- si les entreprises australiennes recherchent du monde étranger pour bosser? perso, je boss depuis 2 ans comme électricien en Suisse, Français et allemand sont mes langues maternelles et pusi mon objectif serait d'aller dans un pays anglophone pour y perfectionner mon anglais vu qu'ici tu n'a pas l'occasion de le faire
si quelqu'un a des sites, des entreprises, des contacts afin que je puisse avancer dans mon objectifs
Merci d'avance 🙂
Retour d'un séjour d'une semaine à l'hôtel Manganao en Guadeloupe English translation pending
je viens de passer 1 semaine en Guadeloupe avec Nouvelles Frontieres a l'hotel Manganao en tt inclus , semaine excellente , le logement dans bungalows a l arriere de l hotel: 1 chambre , 2 grd placards avec coffre fort , cle a retirer a la reception , caution rendue a la fin du sejour , 1 salle de bain /wc , 1 terrasse table et 2 fauteuils
les repas , buffets pour les pt dej, les dej , et diners , repas langouste 26 € a prevenir 24 h avant , le bar nickel , boissons a voloté et gouter vers 16 h pizzas , hot dog etc..., le sitre magnifique avec acces direct a la plage sur un lagon , le personnel de l hotel tres sympathique , et le personnel d animation efficace sans etre pesant pour les activités , en clair sejour ds cet hotel tres agreable j y retournerais surement et le plus tot possible , pour d autre renseignements n hesitez pas a me contacter 😏😎
Bus de Hoi An (Vietnam) à Paksé (Laos) English translation pending
Au Centre-Sud Vietnam actuellement, nous allons traverser la frontière pour nous rendre au Laos voisin, à Pakse prioritairement ou Savannaket si pas possible. A Hoi An, nous avons fait quelques agences pour finalement retenir un trajet proposé par seulement l'une d'entre elles :
- Départ à 6h le matin, traversée du poste frontière (visa) et arrivée à Pakse pour 18h le même jour. Le tout pour 26$.
Est-ce que l'un d'entre-vous aurait déjà effectué ce trajet et si oui, peut-il partager avec nous son vécu (conditions, horaires respectés, obtention du visa, etc.)
Ou peut-être quelqu'un a-t-il une autre option à proposer pour rejoindre le sud Laos (Pakse sans remonter jusqu'à Savannaket) tout en passant par un poste frontière permettant l'obtention d'un visa ?
Merci à tous !
Est-ce que l'un d'entre-vous aurait déjà effectué ce trajet et si oui, peut-il partager avec nous son vécu (conditions, horaires respectés, obtention du visa, etc.)
Ou peut-être quelqu'un a-t-il une autre option à proposer pour rejoindre le sud Laos (Pakse sans remonter jusqu'à Savannaket) tout en passant par un poste frontière permettant l'obtention d'un visa ?
Merci à tous !
Délivrance du visa malien entre Kidira (Sénégal) et Diboli (Mali)? English translation pending
bonjour,
Le visa malien est bien délivré à la frontière entre le Sénégal et le Mali (Kidira-Diboli), ainsi qu'à Nioro-Du-Sahel (Mauritanie-Mali). Par contre, il est meilleur marché à Nouakchott (6 500 um, soit environ 18 euros).
Cordialement, olivia
Le visa malien est bien délivré à la frontière entre le Sénégal et le Mali (Kidira-Diboli), ainsi qu'à Nioro-Du-Sahel (Mauritanie-Mali). Par contre, il est meilleur marché à Nouakchott (6 500 um, soit environ 18 euros).
Cordialement, olivia
Circuit "au fil de l'eau" au Vietnam avec agence English translation pending
Nous partons le 10.10 pour ce circuit avec Nouvelles Frontières
Quelqu'un l'a t il déjà fait ?
Est ce que l'on se déplace en mini bus ?
MERCI POUR VOS COMMENTAIRES Christine
MERCI POUR VOS COMMENTAIRES Christine
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Votre expérience sur la visite des parcs nationaux au Canada? English translation pending
Bonsoir,
Dans un mois nous serons tous proches de la frontiere canadienne. Lorsque nous y serons, nous devons traverser et visiter les parcs des Rocheuses.
Il existe un pass annuel (assez cher, environ 138 CAD pour 1 famille) ou alors, on peut avoir à la journée. Le probleme, c'est qu'en étant logé à Canmore, on va traverser le premier parc y compris pour faire les autres. 1 entrée journalière laisse le passage à tous les parcs, ou bien faut il payer à chaque parc ?
Dans un mois nous serons tous proches de la frontiere canadienne. Lorsque nous y serons, nous devons traverser et visiter les parcs des Rocheuses.
Il existe un pass annuel (assez cher, environ 138 CAD pour 1 famille) ou alors, on peut avoir à la journée. Le probleme, c'est qu'en étant logé à Canmore, on va traverser le premier parc y compris pour faire les autres. 1 entrée journalière laisse le passage à tous les parcs, ou bien faut il payer à chaque parc ?
Fonctionnement de l'aéroport de Tachileik? (Birmanie) English translation pending
Bonjour,
j'ai lu que l'on pouvait passer la frontière pour aller en Birmanie dans le nord de la Thailande ( comme on y sera), au dessus de Chang Rai ( j'ai oublié le nom de la ville frontière) et aller à Tachilek où il y a un aéroport. C' est pour aller ensuite soit à Bagan ou Mandalay, je n'ai pas encore d'itinéraire précis et ce sera en fonction de ce qu'il y a. Je voulais savoir si cet aéroport fonctionnait ?
Merci pour vos réponses. Nutstreck
Remboursement de billet d'avion English translation pending
Bonjour,
j'ai acheté un billet avion aller/retour chez Nouvelles Frontières que je ne vais peut être pas pouvoir utilisé pour des raisons personelles, connaissez-vous des combines qui me permettraient de récupérer un maximum de la somme de ce billet (1500 euros avec un départ prévu pour la fin juin 2009 et un retour en janvier 2010). Je ne peux bien sûre pas poser la question directement à Nouvelle Frontière, et l'idée d'avoir un accident grave et immobilisant ne me réjouit guère mais j'ai cru comprendre qu'en perdant mes papiers 48h à l'avance, l'agence s'engageais à me rembourser ce billet. L'avais-vous déjà fait? Auriez-vous d'autres combines??
Merci d'avance.
j'ai acheté un billet avion aller/retour chez Nouvelles Frontières que je ne vais peut être pas pouvoir utilisé pour des raisons personelles, connaissez-vous des combines qui me permettraient de récupérer un maximum de la somme de ce billet (1500 euros avec un départ prévu pour la fin juin 2009 et un retour en janvier 2010). Je ne peux bien sûre pas poser la question directement à Nouvelle Frontière, et l'idée d'avoir un accident grave et immobilisant ne me réjouit guère mais j'ai cru comprendre qu'en perdant mes papiers 48h à l'avance, l'agence s'engageais à me rembourser ce billet. L'avais-vous déjà fait? Auriez-vous d'autres combines??
Merci d'avance.
Visa touristique de soixante jours pour la Thaïlande? English translation pending
j ai bien compris que le visa run à la frontiére est maintenant de 15 jours
Mais est il possible d' obtenir un visa touristique de 60 jours au laos à l ambassade de thailande à ventiane par exemple .🙂, ou en malaisie ou ailleur
Périple Cambodge-Laos-Thaïlande en janvier 2009 English translation pending
Bonjour à tous je cherche des infos sur le passage de frontiére Cambodge vers Laos, j'ai déjà laissé un post car j'envisagais de le faire en remontant le mekong mais je n'ai pas de réponse . Le Poste frontière par la route se trouve à Veun Kham apparemment, est ce que la ville de Dom Kramlor se trouve au Laos ou au Cambodge ? De la combien d'heure pour se rendre à Pakse ou Savannakhet en bus
merci à tous pour vos réponses et votre aide
Daniel
merci à tous pour vos réponses et votre aide
Daniel
Train Villazon-Uyuni: horaires? (Bolivie) English translation pending
bonjour,
je souhaite aller à Uyuni depuis Villazon à la frontière avec avec l'Argentine.
J'ai entendu parler du train. J'aimerais savoir s'il est plus avantageux de prendre le train plutot qu'un bus?
Et j'aimerais savoir quels jours le train passe et s'il est nécessaire de réserver à l'avance. Donc si quelqu'un connait les horaires, qu'il me les donne !!
Merci.
Et j'aimerais savoir quels jours le train passe et s'il est nécessaire de réserver à l'avance. Donc si quelqu'un connait les horaires, qu'il me les donne !!
Merci.
Trajet en bus Bangkok - Siem Reap? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir si la route entre la frontière Thai et Siem Reap a enfin été refaite, ou bien est-elle toujours défoncée?
Je l'ai empruntée 2 fois, la dernière fois il y a 1 an et demi; à l'epoque, il fallait 5 ou 6h en bus, et on pouvait compter tous les trous et nids de poules de la route (on pouvait aussi voir de chouettes paysages).
Quelle est la situation aujourd'hui, cette route a-t-elle enfin été bithumée? Ou bien le gouvernement cambodgien continue-t-il de se faire arroser par la compagnie aérienne Thai qui a le monopole entre BKK et SR?
Merci d'avance.
je voudrais savoir si la route entre la frontière Thai et Siem Reap a enfin été refaite, ou bien est-elle toujours défoncée?
Je l'ai empruntée 2 fois, la dernière fois il y a 1 an et demi; à l'epoque, il fallait 5 ou 6h en bus, et on pouvait compter tous les trous et nids de poules de la route (on pouvait aussi voir de chouettes paysages).
Quelle est la situation aujourd'hui, cette route a-t-elle enfin été bithumée? Ou bien le gouvernement cambodgien continue-t-il de se faire arroser par la compagnie aérienne Thai qui a le monopole entre BKK et SR?
Merci d'avance.
Djerba pour un premier voyage hors de la France? English translation pending
Bonjour
Nous partons pour une première excursion hors de nos frontières, voyage prévu à djerba du 27/09 au 04/10
Quels sont les choses à emmener ? fait il chaud encore à cette période ? Quelle somme d'argent faut il révoir ?? Y a t'il des choses à voir en particulier ?
Etc etc etc etc .........
Merci de nous conseiller de manière à ce que le voyage soit une réussite...
Nous partons pour une première excursion hors de nos frontières, voyage prévu à djerba du 27/09 au 04/10
Quels sont les choses à emmener ? fait il chaud encore à cette période ? Quelle somme d'argent faut il révoir ?? Y a t'il des choses à voir en particulier ?
Etc etc etc etc .........
Merci de nous conseiller de manière à ce que le voyage soit une réussite...
Trouver du Gasoil en Russie? English translation pending
dober dan
on me dit que de samara a la frontiere mongol olgy en passant par omsk et novossibirsk c est dur de trouver du gasoil et que je dois prevoir plein de reserves
qu egalememt le gasoil a beaucoup augmenter et que ca vaut pres d un euro le litre
de mon cote les infos que j avais trouve me disait le contraire autour de 0, 50cents d euro le litre
de plus j ai des travellers cheque est ce que je vais peine a les echanger
merci d avance
gazoline
Réserve naturelle de Wayanad en Inde English translation pending
Bonjour,
Auriez-vous des infos sur ce coin à la frontière du Kerala, Karnataka et Tamil Nadu? J'aimerais le découvrir bientôt... alors toutes vos expériences sont bonnes à prendre. Rando, guide, merveilles à ne pas rater, logement... Merci pour vos réponses
Auriez-vous des infos sur ce coin à la frontière du Kerala, Karnataka et Tamil Nadu? J'aimerais le découvrir bientôt... alors toutes vos expériences sont bonnes à prendre. Rando, guide, merveilles à ne pas rater, logement... Merci pour vos réponses