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Planning a bike trip?
by Janodou · 2009-11-29 · 721 replies
Who are you? Where are you from? Where are you going?

Like last year at this time, a post about bike travel ideas.

How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.

What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?

May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Avis aux Indiana Jones qui seraient tentés de jouer les héros au Mali English translation pending
by Thierry8334 · 2009-11-27 · 33 replies
L’enlèvement d’un ressortissant français à Ménaka (à 50 km de la frontière avec le Niger) dans la nuit du 25 au 26 novembre 2009 conduit à recommander aux Français présents dans la zone rouge de la carte du Mali (régions du Kidal, de Gao et de Tombouctou) à la quitter. Il est formellement déconseillé de se rendre dans les régions de cette zone compte tenu de l’aggravation du phénomène terroriste.

On pense trop souvent passer au travers. ces régions sont dites très "sensibles" depuis un moment. Les passionnés du Mali tenteront malgré tout de vous convaincre du contraire mais ce ne sont pas eux qui iront vous sauver en cas de problèmes. Certains d'entre eux tiennent parfois des discours totalement irresponsables motivés par l'amour sans limite qu'ils portent pour ce pays.

Des guides vous dissuaderont de vouloir vous y rendre, quand d'autres, avec la "carotte" n'y verront aucun inconvénient en vous laissant croire que c'est sans risque.. Soyez prudents, n'aller pas tenter le diable, ne minimisez pas le problème. N'allez pas jouer les "super héros" en vous disant que cela n'arrive qu'à ceux qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment...
Zig-Zag randonnées pour le Burkina Faso? English translation pending
by Tamera · 2009-11-26 · 14 replies
Bonjour,

Etes-vous déjà partis avec Ziz-Zag randonnées ? qu'en pensez-vous ? j'ai vu une randonnée qui m'intéresserait au Burkina mais je préfère avoir des avis avant...

Merci à tous.
Etat de la piste Malaimbandy - Mandrossonora - Amborompotsy - Atofenandrahana - Ambositra? (Madagascar) English translation pending
by Qsf · 2009-11-21 · 24 replies
bonjour

une personne peut il me renseigner sur l'etat de la piste

malaimbandy mandrossonora ambooromposy atofenandrahana ambositra

je souhaite couper sur cette piste pour ne pas faire le meme trajt et me rendre a ambositra

reponse que de personne connaissant a coup sur les autres s'abstenir pas besoin de ya quelqu'un qui ma dit

les cegetistes de la sncf pour une fois pas de greve la semaine prochaine le 26 pour une fois que je me deplace en train😉😉

ça c'est pour ma copine de la sncf
Vivre en Nouvelle Calédonie: mon expérience English translation pending
by Jlo42 · 2009-11-18 · 88 replies
Bonjour à tous,

Je viens d'arriver sur le forum. Je me suis inscrite pour faire partager mon expérience de vie sur le "Caillou".

Voilà déjà 2 ans que je suis arrivée ici par hasard, je devais y rester quelques mois...et finalement j'y suis encore.

C'est un pays magnifique et je serai ravi d'apporter des conseils à tous ceux qui souhaitent venir s'installer en Nouvelle Calédonie.

A bientôt!
Nouvel itinéraire pour l'Afrique Australe et de l'Est, qu'en pensez-vous? English translation pending
by Elchulo · 2009-11-10 · 15 replies
voila, apres quelques conseils de votre part, j ai modifie legerement l itineraire et pense donc terminer a Addis Ababa (ethiopie). Est ce faisable en 4 mois, en voiture??? Quelques petits conseils aussi svp! Y a t il des genres auberges de jeunesse ou hotels pas trop cher dans les pays visites? Si oui lesquels? Si non, la tente est il envisageable tout en sachant que je voyage avec du materiel onereux (materiel photo, ordi, ..). Merci
Assurance maladie au delà de trois mois hors de France? English translation pending
by Lolalilygege · 2009-11-07 · 37 replies
bonjour, départ début janvier pour périple d'un an de buenos aires à montréal tout est presque finalisé sauf la question de l'assurance maladie c'est un casse tete car au bout de 3 mois hors de france la sécu ne prends plus en charge donc on peut prendre une assurance maladie rappatriement chez AVI par exemple sauf que cette assurance apparament ne fonctionne que si par ailleurs on souscrit une assurance qui remplace la sécu francaise chez CEF la sécu des expatriés francais à l'etranger. pouvez vous me confirmer? merci d'avance
Le Sénégal pour une femme seule? English translation pending
by Zepirate · 2009-11-03 · 68 replies
Bonjour,

Je cherche ma destination pour janvier. J'avais très envie de me rendre au Sénégal mais de nombreuses personnes me disent que les sénégalais sont très collants. Je ne crains pas pour ma sécurité mais j'ai detesté la Tunisie ou j'ai passé tout mon temps à devoir rembarrer les mecs. Ils sont adorables mais tellement épuisants avec leur drague que le séjour devient un enfer! Qu'un ou deux personnes t'abordent, ca va mais la Tunisie c'est l'enfer et on fini par se ballader l'ipod sur les oreilles.

Je voulais savoir ou se situait le Sénégal par rapport à cette problématique. Merci d'avance pour votre aide
Hébergement sur la route des pêches et au lac Ahémé? (Bénin) English translation pending
by Dominit · 2009-11-02 · 20 replies
Nous allons passer une douzaine de jours au Bénin du 20/12 au 1/01. Quelqu'un pourrait-il nous indiquer un hébergement sympa et pas cher sur la route des Pêches ? Idem pour le lac Ahémé. Nous avons le Routard donc déjà des adresses, mais si vous en avez d'autres, elles seront les bienvenues. En dehors de l'hôtel éco-touristique de Possotomé, y aurait-il d'autres possibilités de se loger au bord du lac Ahémé ? Merci de vos réponses, Dominique et Roland

PS : j'ai envoyé un mail au Codia à Cotonou pour réserver la première nuit mais je n'ai pas de répnse ? Vat-il mieux téléphoner?
Zimbabwe et Mozambique, déconseillés? English translation pending
by Elchulo · 2009-11-01 · 27 replies
bonjour, je suis actulement en pleine preparation du voyage de 4 mois en afrique (fevr a mai) en voiture. je comptais y inclure ces deux pays mais en faisant des recherche des circuits proposes en afrique australe et de l est , ces pays ne sont pas representes.  Qu en est il de l actualite politique la bas? je crois qu il y a des elections en ce moment au mozambique? Est il dangereux d y aller? Est ce deconseilles. Le voyage serait a peu pres partir en afrique du sud et remonter jusqu au kenya. le tout en voiture (4x4?) achete en afrique du sud. Faisable? quelle genre de voiture? pour le logement que conseillez vous (tentes? hotels?). merci
Nouvelle-Calédonie / Nouvelle-Zélande à vélo: coût de la vie? English translation pending
by GlobeVelo · 2009-10-30 · 31 replies
Bonjour, dans le cadre de notre tour du monde à vélo, nous hesitons entre la Nouvelle Caledonie et la Nouvelle Zelande pour notre étape en Océanie. Nous n'aurons hélas pas le temps de faire les 2 pays alors il nous faut choisir: entre les plongées paradisiaques en NC et la nature authentique en NZ avec un tourisme type routard, notre coeru balence Par contre par rapport à notre budget, quelle est la différence entre ces 2 pays? Est-ce que les 2 se valent ou est-ce que l' un est plus cher que l'autre? (hébergement type camping ou chambre simple, repas etc) Nous serons à vélo avec nos tentes. D'avance merci pour vos precieux conseils qui nous guideront dans notre choix!
De retour de trois semaines à Madagascar English translation pending
by Daddi · 2009-10-24 · 6 replies
Salut à tous ! nous voilà revenus de 3 semaines au pays qu'on a dû quitter encore non sans mal. Un compte-rendu comme à d'hab ! un peu de lecture ... je n'ai encore pas su faire court tant les choses se bousculent dans la tête ! toutes mes excuses.

Mes impressions personnelles :

Les gens sont toujours aussi accueillants et souriants et ce malgré le contexte de leur vie actuelle.

Un temps magnifique avec la chaleur qui gagnait du terrain un peu partout. On a eu juste 2fois la pluie : à Ambalavao début Octobre puis à Tana mi-Octobre … cette pluie qui soulage des grosses chaleurs montantes ! les soirées encore un peu fraîches sous ce ciel si étoilé !

Pas de problème majeur de sécurité rencontré même si tout le monde est très prudent, le malgache local y compris ; les précautions qui prévalent sont celles déjà citées ici maintes fois : éviter toute ostentation, ne pas tarder dans certains quartiers à pied la nuit tombée, ne pas rouler de nuit même sur RN (quoique nous avons fait des sorties en ville le soir dans Tana et à Antsirabe sans souci mais bien sûr avec des habitués qui connaissent les itinéraires les plus sûrs), ne pas avoir des sommes folles sur soi …

Côté atmosphère social, tout le monde est au bout du rouleau de cette crise politique et économique. Les gens suivent les nouvelles avec intérêt mais sans vraiment plus de mobilisation car tout un chacun est préoccupé par les besoins quotidiens. Partout où nous sommes passés chacun souffre des conséquences de cette sempiternelle crise politique et ses conséquences économiques : du plus grand au plus petit, depuis le marchand de légumes qui essaie de vendre ce qu’il peut à tout prix (le moindre coin de trottoir à Tana déborde de petits étalages de diverses denrées de nouveau) jusqu’au grand exploitant viticole en passant par le fonctionnaire moyen, sans parler du tourisme qui pourtant commençait à manifester quelques petits signes de reprise mais loin d’en être aux flux habituels de la moyenne saison.

Il va sans dire que la corruption reprend de l’ampleur, je dirai plutôt du « raquettage » car tous les moyens sont devenus bons pour se faire un peu d’argent : depuis le petit fonctionnaire au service des passeports (dorénavant obligatoirement biométriques pour tout ressortissant malgache), qui vous fait comprendre que le moindre zèle se paie, jusqu’au douanier qui essaie de trouver la petite noise dans votre valise en passant par la doctoresse qui signe votre fiche de santé à votre arrivée à l’aéroport. Tous n’ont qu’un réflexe : vous réclamer «un souvenir »! ( en malgache « voan-dalana » littéralement un fruit de votre voyage). Il faut préciser que mon mari – européen - n’a pas eu droit à ces demandes ouvertes ; ils s’adressaient tous spécialement à moi et en malgache. Mon mari, lui, a été envahi par ailleurs par les sollicitations de vendeurs d’articles de toute sorte et des enfants malheureusement en mendicité. Face à tout cela il faut rester ZEN : ne pas céder aux petits chantages divers insinués, rester poliment ferme !

La situation sociale est plus que critique et ces tentatives d’agissements de la population sont compréhensibles même si on n’y adhère pas, loin de là. Nous avons connu la période de veille de rentrée scolaire et toutes les mères de familles n’avaient qu’un mot à la bouche : « besoin urgent d’argent pour équiper les enfants dont les listes de fournitures demandées ne connaissent pas la crise » !

Actuellement, une grande angoisse règne silencieusement quant à la prochaine période de soudure des stocks de riz (décembre/janvier) les prix augmentant au fil du temps …

Quant au charivari politique, je m’abstiendrai par décence d’en parler ne serait-ce que par respect de toutes ces gens qui souffrent, et de plus mon regard (de malgache vivant quotidiennement en Europe) ne peut être qu’un tant soit peu extérieur et impropre aux réalités du pays. J’ai cherché à m’informer au mieux auprès de différentes catégories de la population pour avoir une approche la plus concrète de ces réalités ; mais je ne me permettrais pas de juger ou évaluer les opinions et courants divers. Seulement force est de constater que les signes d’un proche avenir stabilisé ne sont pas prêts d’être réunis, malheureusement.

Malgré ces constats quelque peu sombres, ce fut encore un super séjour de 3 semaines à Mada. Après une semaine à l’Ile Maurice, le contraste fut grand et nous avons encore mieux apprécié les particularités de Mada. Nous n’avons qu’une envie c’est d’y retourner encore !

IMPORTANTE Info Pratique : tout ressortissant, porteur d’un passeport malgache, doit obligatoirement dores et déjà se faire établir un passeport biométrique pour ressortir du territoire, auprès du Ministère de l’Intérieur. Pièces nécessaires : outre le formulaire du Ministère dûment rempli, Carte d’Identité Nationale ou Acte de Naissance de moins de 3 mois, Attestation de Résidence (photocopie légalisée pour les cartes de séjour européennes), l’ancien passeport et 3 photos. Coût 60 000 Ar. Délai : 2 jours.
De retour du Sénégal English translation pending
by Alexp79 · 2009-10-24 · 53 replies
Salut à tous

ça y est je suis rentré des 16 jours au Sénégal et comme toujours un petit compte rendu; bon c'est à chaud et avec fatigue du voyage donc j'affinerai après😉 Ma manière de voyager; comme toujours sac à dos; un billet d'avion et une 1ere nuit réservée; pour le reste j'improvise.

A l'origine je voulais aller en casamance mais le bâteau était complet; manque de chance.

Mon itinéraire tout d'abord; Dakar-la somone-saly-warang-nianing (et détour à joal)-thiès-St louis-retour Dakar et gorée. Tout en taxis 7 places sauf 2 trajets saly warang et warang-nianing en taxi solo vu la faible distance.

Mes impressions à chauds des différents coins:

- La somone; gros bourg de 13000 habitants si je me trompe pas; souvent présenté comme le milieu entre le tourisme de masse de saly et la relative tranquillité des villages côtiés; la somone est bordée d'une plage présentée par les guides comme paradisiaque. Mes 3 jours à la somone qu'en dire? la plage était sale limite dépotoir à certains endroits; la plage principale est bordée de constructions; bref pas la plage paradisiaque présentée. Quand au bourg il ne présente pas vraiment d'intérêt si ce n'est quelques restos dont une pizzeria pour les amateurs. Au niveau hébergement; c'est moins cher que saly mais ça reste onéreux. Le meilleur qualité-prix à cette période trouvé fut l'hôtel la lagune; chambre tout confort à 15000CFA avec petit dej. Très peu de vie nocturne à la somone pour les amateurs. Quelques antiquaires et rabateurs mais je ne me suis pas senti harcelé.

- Saly; aîe difficile car souvent évoqué ici; saly est la station balnéaire du sénégal la plus connue avec les avantages et inconvenients que ça implique; pourtant la réalité est plus complexe: Il n'y a pas un saly mais 2; saly portugal le coeur de la station; bruyant et animé; et saly Niakhniakhale toute proche mais vraiment beaucoup plus calme; c'est dans cette deuxième que j'ai logé d'ailleurs. Autre chose lue souvent; les rabateurs et harcelements en tout genre; vrai mais limité à saly portugal et surtout à certains secteurs comme le rond point des banques et nouvelles frontières; il suffit de s'écarter par les ruelles en terre autour pour ne plus être embêté ou bien moins. Alors mes impressions sur saly; la plage était très sale comme la somone, pas si belle et paradisiaque qu'on nous la présente; il n'y a rien à faire à saly, rien à voir de particulier. Bref une étape intéressante pour trouver des banques, cybercafés voire faire un resto (ya du choix) ou une virée nocturne. A fuir sinon. Hébergements; hors de prix pour l'Afrique; j'ai logé à la ferme de saly- les amazones; le meillleur qualité prix trouvé; en bord de mer, superbe piscine et chambres tout confort. En haute saison ça devient hors de prix par contre.

- Warang; village à quelques kms de Mbour en descendant vers joal; tranquille mais rien de particulier à faire ou voir; de plus pas mal de chantiers et constructions de villas de toubabs de mbour; risque de salynisation à terme. Hébergement; les manguiers de warang; 15000 CFA; j'ai trouvé ça cher même si les cases sont joliement décorées et la petite piscine sympas; les cases sont petites et peu aérée; du coup on étouffe.

- Nianing; le seul véritable coup de coeur de la petite côte; situé à qq kms au sud de warang; nianing est un village côtier, bordant une plages jolie mais sale (très même); l'ambiance du village est paisible et les rapports bien moins commerciaux; j'ai bien aimé. 2 hébergements sympas; le benthénier; chambre à 12000CFA; auberge très sympas dans un magnifique jardin avec jolie piscine; personnel très sympas; seul soucis; en octobre il fait très chaud et les chambres sont petites et peuvent vite devenir étouffantes. Le girafon; deuxième bonne adresse; campement tenu par un sénégalais et un guinéen (style un peu jeune et rastas); très sympas et décontracté; cases grandes et climatisées à 12000 CFA en basse saison et surtout une bonne ambiance. Pas de vie nocturne à nianing mais qq maquis à l'autre extrémité du village; ambiance locale, pas de toubabs; c'était sympas.

- Thiès; 3 ème ville du Sénégal; absolument pas touristique (c'est reposant lol); Thiès est aussi une étape possible entre Mbour et St louis. Pas mal de restos et fast food libanais; sympas Pas vraiment de grande vie nocturne comme souvent idéalisé dans les guides; sauf le complexe dosso; grosse boîte de nuit sans intérêt. Peu d'hébergements; chez gilbert; je déconseille; loin de tout et difficile d'accès si non véhiculé; de plus quasi à l'abandon et plus cher que l'adresse suivante: hôtel rex; près du marché; très bon rapport qualité prix; 12000 CFA; pour ce prix une très belle chambre tout confort et surtout hyper centrale pour visiter la ville. Visiter la manufacture est intéressant; sinon rien de spécial à Thiès sauf l'ambiance d'une grande ville africaine; et c'est déjà bien.

- Mbour; grande ville comme Thiès (mais bien moins peuplée quand même); sans intérêt à mon goût; trop d'antiquaires et de harcellements en tout genre; le marché à la limite mérite une petite visite.

- St louis; ancienne capitale coloniale située au nord du Sénégal; l'île de St louis est délabrée, sale, nonchalante mais possède un réel charme; j'ai beaucoup aimé; un faux air de diego suarez à Madagascar😉 Plusieurs possibilités pour parcourir st louis; en taxi (mais quel intérêt?🙁), en charette (lent et itinéraire prédéfini), à pieds ou à vélo; perso j'ai choisi le vélo; une manière agréable de flaner dans st louis et autour; compter 3000 CFA la demi journée (9h-14h). Le tour de l'île peut se faire en 1 heure mais compter 2 à 3 heures si comme moi vous aimez flaner et prendre votre temps. Prévoir une pause repos et boisson, surtout à cette période très chaude. Hébergements; chers en général; le louisiana est très bien mais souvent complet (ce fut le cas lors de mon passage); l'auberge de jeunesse est vraiment pas chère (5000CFA) mais vraiment très sale (c'est un euphémisme) lors de mon passage; peut être mieux quand la saison reprend. Le café des arts est apparemment bien pour les petits budgets mais quand j'y suis passé ils m'ont dit qu'ils étaient fermés; vrai ou pas je sais pas; du coup la encore j'ai du me rabattre sur du budget moyen; hôtel de la tour; central, bien mais cher (22000 CFA); personnel peu sympathique.

- Dakar et gorée Dakar est tentaculaire, étouffante, embouteillée, très chère pour un touriste mais pas inintéressante non plus. La corniche est sympas pour la ballade et la plage de Ngor pas désagréable. Loger à petit budget à dakar est un parcours du combattant; les hôtels de passe miteux à 20 euros ne sont pas recommandés si vous tenez à vos affaires. L'hôtel océanic souvent présenté comme un des meilleur rapport qualité prix m'a déçu; chambre dégradée limite sale, personnel pas si avenant que mentionné dans les guides et tout ça à plus de 20000CFA la nuit. Perso j'ai préféré loger en fin de séjour à Ngor; la brazzérade est bien mais pas donnée; chambres tout confort à 25000CFa (finalement que 3000CFA de plus que l'océanic) mais surtout quartier plus sympas. Par contre personnel pas sympas du tout et ambiance bizarre parfois; evitez le resto, bon et côté mais très cher.

Gorée; un autre lieu incontournable chargé d'histoire; très mignon et agréable à visiter (même y loger doit être une bonne option). N'hésitez pas à flaner au gré des ruelles, certaines sont magnifiques. Pas besoin de prendre un guide c'est petit et y flaner à son rythme est bien plus agréable. Pour y aller; ferry à 5000CFA A/R. Sur place taxe touristique de 500 CFA.

Les transports; perso j'ai utilisé les 7 places; bien plus rapides et plus fiables en général que les cars mourides. A dakar la gare pompier est un vrai bordel mais n'importe quel taxi peut vous enmener devant un véhicule pour la destination choisie; pas difficile. Les routes sont bonnes en général. Dakar-Mbour; compter entre 2 à 3h en fonction des embouteillages à rufisque. Mbour-Thiès; environ 1h de route; la route est bonne. Des 7 places directs. Thiès-St louis; 3, 5h de route environ; route bonne; environ 4500 CFA St louis-Dakar; 4h de route directe environ sans repasser par thiès; 5000 CFA environ aussi Les taxis individuels; des tarifs plus élevés de dakar aux tarifs bas de Thiès on trouve de tout, il faut négocier et souvent dur. La route dakar st louis est plate, droite mais pas inintéressante car on découvre au gré du trajet des villages traditionnels se rapprochant de la carte postale mauritanienne.

Le climat en octobre; très très chaud; juste qq heures de pluies 1 jour sur tout le séjour.

J'ai évité le début de la saison touristique (le 23 octobre); avantages; un peu moins de monde, qq négociations sur les prix dans les hôtels. Inconvénients; certaines adresses encore fermées; un peu moins de choix. Malgré la période, certains hôtels m'ont répondus complets.

Sécurité: RAS sinon les précautions d'usage et de bon sens.

Vie nocturne; pas grand chose finalement hormis dakar (très cher), saly (un peu glauque quand même) et dans une moindre mesure st louis.

Mes impressions générales; St louis et gorée méritent d'être vus car ces lieux chagés d'histoire dégagent une atmosphère particulière. La petite côte par contre ne me semble pas un incontournable hormis nianing qui peut être une étape intéressante avant le siné saloum. La casamance et l'est du sénégal semble intéressants mais je ne connais pas. Dakar; pourquoi pas mais n'y restez pas trop si vous tenez à votre budget😎

Alors le sénégal; y aller ou non? Bon pour un 1er séjour ou pour un début d'itinéraire en Afrique, le sénégal est idéal car sur, facile d'y voyager il permet une immersion en douceur; par contre si on a déjà connu d'autres pays africains on reste un peu sur sa faim. Les paysages, plages sont souvent quelconques (hormis casamance peut être mais je ne connais pas), les rapports locaux-toubabs sont ici plus qu'ailleurs dictés malheureusement souvent par un but purement commercial (je parle en général car j'ai rencontré aussi des gens supers), le pays se révèle plus cher que d'autres pays d'afrique qui est déjà plus onéreuse pour un touriste que l'Asie. Disons que une dizaine de jours pour s'immerger à st louis et autour et faire un tour à dakar et gorée sont suffisant; pour les plages et paysages il y a mille fois mieux ailleurs.😛

Voilà j'arrête suis fatigué N'hésitez pas si des questions. Alex
Voyager seule en Tanzanie sans agence de voyage et hors des sentiers battus English translation pending
by Rebecca0 · 2009-10-20 · 18 replies
Bonjour,

Je commence à avoir une idée de projet de voyage pour aller en Tanzanie. J'envisage ce voyage seule, pour une durée de deux ou trois mois. En me renseignant un peu sur le pays, je vois que la plupart des voyages effectués là bas sont plutôt des voyages "de luxe" et demandent un budget important pour les activités touristiques proposées. Il me semble que les voyages de style "routard" sont assez peu communs. J'ai un budget réduit et j'aimerais aborder le pays sous un angle différent de celui proposé par les tours opérator. Cette solution alternative est-elle envisageable? Quelqu'un a-t-il déjà voyagé en Tanzanie en dormant chez l'habitant ou en bien en camping sauvage? Mon but n'est pas d'accumuler les ascensions et les safaris, même si cela doit être intéressant, mais plutôt la rencontre avec la population, la découverte des cultures, des modes de vie, l'aventure, le rapport à la nature, etc. J'aimerais avoir des témoignages ou conseils à propos des possibilités d'effectuer un voyage de ce type, hors des infrastructures touristiques.

Merci !
Obtention d'un visa pour le Cameroun depuis la France English translation pending
by Mamietine · 2009-10-09 · 21 replies
l'ambassade du Cameroun à PARIS s'évertue à rendre la vie impossible aux touristes : présentation d'un billet d'avion pour 2 mois, certificat d'hébergement tout à fait dans les normes, paiement de 100 euros en espèces et résultat.... un visa pour à peine un mois (29 jours) pas moyen de discuter, on me répond c'est comme cela !!! alors que le visa touristique va jusqu'à 3 mois ..... arrivée à Yaoundé, je serai en infraction au bout de 29 jours, tout en sachant que je ne peux pas reprendre l'avion à l'expiration du visa et que celui-ci n'est pas prorogeable !!!! que faire dans ce cas là ??????? à part passer un mauvais séjour si on ne veut pas de touristes dans ce pays, on n'accepte pas les 100 euros et on refuse le visa.... mais on ne complique pas la vie de ceux qui ont encore envie de découvrir ce pays
Le pays où le noir est couleur English translation pending
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Argentine-Bolivie en octobre/novembre 2009 English translation pending
by Jeanmarcl34 · 2009-10-05 · 10 replies
salut à tous!! mes plans ont changé!!! les billets pour le Chili étant inabordable, je me suis rabattu sur l'Argentine( ceci dit, cela me convient tout a fait!!). mes périodes de voyage n'ont pas changé (15 octobre-7 novembre). je vous sollicite donc pur m'éclairer su les plans sympas qui jalonnent ce beau pays, sachant que l'objectif incontournable est le salar d'uyuni en bolivie. je voudrai caser des treks dans le secteur de Salta. est-ce que quelqu'un à des topos dans ce coin??? merci de vos réponses!!! ps:je remercie chaleureusement les membres qui ont répondu à mon premier forum et m'excuse auprès d'eux!!!
Trek au Mali ou en Algérie? English translation pending
by Grrrangui · 2009-10-01 · 12 replies
Avé touss ! 2 destinations bien différentes je m'en doute..mais je n'arrive pas à me décider entre le mali, pays dogon, culture, décors, rencontres, authentique (très touristique tout de meme parait il..) OU le désert désert algérien (on me conseille la tadrart) ? 2 beaux treks, mais je n'ai qu'une semaine, je compte partir avec la balaguere ou point afrique.. Question : Est ce que certains d'entre vous ont fait les 2, leurs avis ..? merci
Hôtel Royal Saly: excursions, argent? English translation pending
by Weik · 2009-09-29 · 9 replies
Bonjour,

Je pars au Senegal à l'hotel Royal Saly dans moins d'une semaine (pour une durée de 15 jours)🙂 Pour ceux qui connaissent ou qui ont déjà été, j'aimerais avoir des "contacts" pour faire des excursions à des prix moins chers de ce que propose l'hotel.

De plus, j'ai une question : est ce qu'on peux tout faire avec des euros ou bien est il conseillé de prendre de la monnaie locale pour certaines depenses (souvenirs de marché par exemple) ????

Merci pour vos conseils.

J'ai hâte de partir !!!!!
Transport entre Pattaya et Bangkok? English translation pending
by Myrian · 2009-09-27 · 31 replies
Je serai à Pattaya pour quelques jours en novembre et je voudrais rencontrer des amis qui seront à Bangkok. Que me conseillez-vous comme transport à prix abordable pour deux aller-retour afin d'aller passer une journée avec mes amis... Avez-vous une autre suggestion de rencontre entre Bangkok et Pattaya et encore une fois avec un transport à prix abordable (autrement dit, mes amis et nous pourrions faire la moitié du chemin). Merci pour vos réponses. Myrian
Hôtel Oasis Canoa à Bayahibe English translation pending
by Valouxera · 2009-09-21 · 35 replies
Bonjour a tous Je pars a bayahibe hôtel oasis canoa le 19 décembre 2009 pour 15 jours j'y passe les fêtes ! Pour les excursions que me conseiller vous de faire? j'AI un ado de 16 ans avec moi et il a un peu peur de s'ennuyer ....( les ados sans leur ordi ... 😉 ) Pour le change j'ai lus qui et conseiller de payer en dollars ? et si quelqu'un a séjourné dans cet hotel quand n'est t'il des prestations a ce jour et des chambres (j'ai pris celle avec vue sur la mer) quel sont leur tarifs pour les massages et pour le spa sur places?

merci de vos réponses et a bientôt de vous raconter a mon tour mon fabuleux voyage en famille 😉

la valou
Voyager en Namibie en 4x4 à six personnes? English translation pending
by Francois95 · 2009-09-20 · 21 replies
Désireux de partir en Namibie l'été prochain, nous nous demandons s'il est possible de trouver un véhicule 4x4 équipé pour le camping pour six personnes (deux adultes et quatre enfants). Merci d'avance de vos réponses.
Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré? English translation pending
by Llllll · 2009-09-20 · 182 replies
... en voyage ?
Itinéraire et arrivée de nuit en Jordanie English translation pending
by Lyes215 · 2009-09-19 · 13 replies
Je pars en couple à la fin du mois pour 8 ou 9 jours maximum en Jordanie pour la première fois. On à plutôt l'habitude de se débrouiller par nous même mais la c'est surtout le peu de temps disponible qui nous angoisse.

Tout est dans le titre: pour un si court séjour, quel conseil d'itinéraire nous donneriez-vous ? Qu'est ce qu'il ne faut surtout pas louper (petra j'imagine bien) mais aussi qu'est ce qu'on peut se permettre de louper faute de temps. Je cherche aussi conseil pour vraiment rentabiliser le temps des déplacements, faire un parcours cohérent pour quand même avoir un aperçu sympa de ce pays.

Deuxième problème, apparemment pas mal de vol arrivent à des heures très tardives, on va probablement prendre le vol Lufthansa avec escale à Francfort qui arrive en Jordanie à 1h50 du matin ! L'idée de débarquer dans un pays inconnu à cette heure la nous inquiète quand même un ptit peu.

Un ami m'a conseillé de ne pas rejoindre la capitale mais plutot de directement prendre un taxi vers Medaba pour ne pas perdre de temps, est-ce faisable en pleine nuit et surtout est-ce facile de trouver un un logement dans ces heures très avancées ??

Tout les vols bons marchés pour la Jordanie arrivent à des heures pas possible, est-ce que ça vous a géné dans l'entame de votre voyage ?

Oula pleins de questions dans tout les sens, désolé mon cerveau bouillone car se voyage pas du tout préparé se raproche à grand pas.

Je me résume:

== > Comment gérer l'arrivée à 2h du matin en Jordanie, ou dormir le premier soir ?

== > Pour quel itinéraire opter quand on a seulement 8 jours à passer dans le pays ?

Merciiiiiiii d'avance pour vos lumières !
Thaïlande en sac à dos! English translation pending
by Mik34 · 2009-09-18 · 48 replies
bonjours a tous !! 😉 je souhaite partir un mois en thailande 😎et j'ai la trouille de me lancer dans l'aventure !!! j'aimerai avoire queque infos:

les auberge de jeunesse doivent elle etre réservé ou il y a tjrs de la place ? le stop riské ou pas ? vaccins ?? parsque sa c un peu selon ... location voiture scooter = danger d'accident ? quelqu'un aurai un site ou serait les trajets de bus et de train en thailandes car je compte prendre le bus mais yen a-til pour tou mon programme ... ensuite loger ché l'habitant risqué ou pas ... le vol ??? prix moyen du logement le moin cher sur place ? les temple éberget'ils popur de vrai ? et biensur ke ne doije pas manquer ??,

Merci a tous et desolé pour mon francais abrégé et plusque qu'approximatif !! 😕
Trouver un emploi dans le bâtiment en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Tatou42 · 2009-09-14 · 20 replies
bonjour a tous je souhaiterais m installer en nlle caledonie et trouver un job dans le batiment peinture finitions interieur , deco il parait q il y a penurit de mains d oeuvre qualifie?? je connai un peu le cailloux pour y avoir sejourne 18 mois il y a 20 ans! en temps que militaire je pense que le pays a bcp change qui peu m eguiller? MERCI
Mali-Burkina Faso-Togo en cinq semaines dont trois au Togo English translation pending
by Apotteck · 2009-09-13 · 15 replies
Bonjour à tout le monde, Je commence à ma renseigner pour un voyage que nous aimerions effectuer qui nous ferai passer du mali vers le burkina pour ensuite finir par le togo. Sachant que nous n'avons pas de permis de conduire. La durée du voyage serait de 5 semaines mais nous réservons 3 semaines pour le togo donc ma question est de savoir si en deux semaines environ on peut traverser ces deux pays et aussi avoir un petit aperçu des quelques visites incontournables notre budget n'étant pas illimité non plus.

merci à tous
Attention à la situation politique à Madagascar (11 septembre 2009) English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-09-11 · 132 replies
Bonjour!!!

je suis obligé de constater que la situation politique dans ce pays se dégrade à nouveau et que cela risque de prendre le même chemin que celui du début d'année, alors, il faut rester sur ses gardes et suivre attentivement l'évolution de la situation. Car, suite à des nouvelles téléphoniques de ce jour de la capitale Tana et bien les grêves ont repris et des barrages se forment.

A+😕
Urgent: témoignages d'aide humanitaire et de bénévolat à l'étranger? English translation pending
by Flie09 · 2009-09-03 · 16 replies
Bonjour à tous!

Je viens vers vous car j'ai une grande décision à prendre et je compte sur vos témoignages pour m'aider à prendre la bonne décision.

Comme beaucoup d'internautes présents sur ce site, j'ai eu la chance de réaliser quelques petits voyages. Je suis d'abord allée en République Dominicaine, en Turquie, au Maroc, au Sénégal puis en Tunisie "en vraie touriste". Dans chaque pays, le meilleur accueil nous a été réservé. Des liens se sont créés avec la population locale, nous avons discuté, échangé. A chaque retour, le souvenir de ces rencontres et de ces discussions me permettaient de relativiser mes petites préoccupations occidentales.

Mais à chaque retour aussi, toujours les mêmes sentiments : celui d'être inutile et celui d'avoir une vie futile face aux difficultés rencontrées par ces populations pour accéder à des choses qui nous paraissent si élémentaires...

Il y a quelques semaines, une association humanitaire à mis en ligne sur un site professionnel une annonce pour des missions humanitaires au Sénégal correspondant à mes compétences professionnelles. J'ai sauté sur l'occasion et déposé ma candidature. Aujourd'hui, cette même association vient de me proposer une mission de trois semaines au mois d'avril et attend ma réponse.

Vous allez me trouver bête, mais j'hésite : entre le fait d'y penser et le fait de partir, le pas est grand... Est ce que j'en suis vraiment capable? Et c'est là que j'ai besoin de vos témoignages. Alors à tous ceux qui sont déjà partis en mission humanitaire, aidez moi s'il vous plaît! Racontez moi!

Comment avez vous vécu cette expérience? Avez vous connu le doute comme moi avant votre première mission? Quelles difficultés avez vous rencontrées? Vous êtes vous décidés au dernier moment ou est ce que c'était un choix mûrement réfléchi? Avez vous pris un congé sans solde? Comment l'avez vous présenté à votre employeur?

J'en meurs d'envie mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur. Je ne sais pas si j'arriverai à gérer les conditions de vie, la fatigue, et la détresse auxquelles je serai confrontée. Mais l'idée d'être utile, de pouvoir donner, rendre service et partager mes connaissances, me fait rêver... Qu'en pensez vous?

J'attends vos témoignages avec impatience! Merci.

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