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Voyage en 4x4 en Mauritanie cet hiver English translation pending
Peut-être le Papy pourra-t-il m'éclairer. Mais toutes les infos et tous les avis seront les bienvenus.
Je connais bien le Maroc et la Tunisie et je deviens peu à peu moitié maghrébin du sud, surtout amoureux des dromadaires et du grand sable à pied.
Cet hiver, je souhaite aller trois ou quatre semaines en Mauritanie en 4x4 (HZJ78) avec mon épouse. Je ne connais que les livres de ce pays, T Monod et O du Puigaudeau, notamment (je conseille à tous de les lire!). Je ne voudrais pas mourir sans connaître ce pays avec mes pieds, mes yeux, mes oreilles et ma peau.
Mais, mon épouse, pourtant loin d'être peureuse chronique, ayant visité le site du Ministère Français des Affaires Etrangères, en est ressortie toute blanche et tremblante. Je sais que le MAE n'est pas connu pour son optimisme. Mais qu'y a-t-il de vrai? La situation est-elle plus tendue aujourd'hui qu'il y a un ou deux ans? Nous sommes à une seule voiture. Est-ce dangereux d'aller hors des grands axes (sans prendre le risque de l'ancienne piste de Nema, bien sûr) autour d'Atar et de Chinguetti? Peut-on dormir dans la voiture en se mettant un peu à l'écart de la route, ou à la sortie des villes, comme je le fais au Maroc?
Merci pour tous vos avis. Et si l'un de vous souhaite faire route de conserve fin décembre et début janvier, nous sommes généralement considérés comme de bonne compagnie! Sauf avec les 4x4 de raid qui confondent libido et mécanique. RDV à fixer à Agadir ou à Layoune ou ailleurs.
Mais, mon épouse, pourtant loin d'être peureuse chronique, ayant visité le site du Ministère Français des Affaires Etrangères, en est ressortie toute blanche et tremblante. Je sais que le MAE n'est pas connu pour son optimisme. Mais qu'y a-t-il de vrai? La situation est-elle plus tendue aujourd'hui qu'il y a un ou deux ans? Nous sommes à une seule voiture. Est-ce dangereux d'aller hors des grands axes (sans prendre le risque de l'ancienne piste de Nema, bien sûr) autour d'Atar et de Chinguetti? Peut-on dormir dans la voiture en se mettant un peu à l'écart de la route, ou à la sortie des villes, comme je le fais au Maroc?
Merci pour tous vos avis. Et si l'un de vous souhaite faire route de conserve fin décembre et début janvier, nous sommes généralement considérés comme de bonne compagnie! Sauf avec les 4x4 de raid qui confondent libido et mécanique. RDV à fixer à Agadir ou à Layoune ou ailleurs.
Climat à Chicoutimi en novembre/décembre? English translation pending
Bonjour,
Je viens 2 mois en stage à Chicoutimi en Novembre et Décembre.
Je suis à la recherche d'un maximum d'informations sur la météo et le climat à cette période.
Je viens du Sud de la France et j'ai donc peur de la différence de climat !
Quelle température est-ce que je risque d'avoir en novembre ? Quel équipement puis je prendre pour limiter au maximum le froid ? Ai je besoin de grosse chaussure ? de collant ?....
Les questions peuvent être bêtes mais je vais vraiment dans l'inconnu.
Merci d'avance de vos éclaircissements
Guillaume
Manifeste: Voyager avec ou sans guide de voyage (lonely, routard,...)? English translation pending
D'après nous, la réponse est évidente! Mais il est vrai que plusieurs paramètres peuvent vous contraindre à en utiliser un : la durée de votre voyage (très courte), votre objectif, et votre personnalité peu aventureuse. Mais cet article s'adresse avant tout aux jeunes qui partent avec comme but de découvrir un pays et sa culture. 90% des étrangers que nous rencontrons ici en Inde, ont un appareil photo dans une main et leur "lonely planet" dans l'autre... Quel dommage! Voyager ainsi c'est voyager comme avec un "tour opérateur" nommé guide! Bien sûr, les sites à visiter sont presque tous inscrit... mais à la manière d'un organisme de voyage, vous avez également les endroits où manger, les hôtels, etc... Et l'ensemble de votre voyage est ainsi planifié, avec des croix sur chaque page...
Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!
Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!
Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!
En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?
Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!
Retrouvez cette article sur notre site => "Manifeste..."
Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!
Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!
Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!
En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?
Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!
Retrouvez cette article sur notre site => "Manifeste..."
La grande évasion: envie de stopper vos prochains voyages due à la crise économique? English translation pending
Salut à tous,
Les récents développements de l'actualité mondiale et les perspectives économiques plutôt sombres, vous donnent-ils envie de stopper vos prochains projets de voyages, de les retarder ou alors de vous évader le plus longtemps possible de ce monde visiblement compliqué!
Photos à découvrir (jeu) English translation pending
Nouveau post de recherches d'endroits à partir de photo.
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Dans quel lieu précis peut-on trouver cette statue ? Que représente-t-elle ? Et quelle est l'histoire de cette statue ?
Guest house Akhajulyah à Mae Suai en Thailande? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je compte me rendre a L'Akhajulyah guest house en novembre pochain. Est ce que quelqu'un connais cette guest house? http://www.akhajulyahguesthouse.com/ Cela se trouve près de Mae Suai (pas Mae Sae!!!) entre Chiang Mai et Chiang Rai. Je compte faire les programme de 5j/6n du 17 au 23. Ne trouvant aucune infos dans les guides(routard et lonely), je me demandais si cela vallait la peine d'arriver 2-3 jours plus tot à Mae Suai et ce qu'il y a moyen de faire... ???
Merci bcp
Sébastien
Je compte me rendre a L'Akhajulyah guest house en novembre pochain. Est ce que quelqu'un connais cette guest house? http://www.akhajulyahguesthouse.com/ Cela se trouve près de Mae Suai (pas Mae Sae!!!) entre Chiang Mai et Chiang Rai. Je compte faire les programme de 5j/6n du 17 au 23. Ne trouvant aucune infos dans les guides(routard et lonely), je me demandais si cela vallait la peine d'arriver 2-3 jours plus tot à Mae Suai et ce qu'il y a moyen de faire... ???
Merci bcp
Sébastien
Transport Tunis-Annaba en Algérie, prix des hôtels et studios? English translation pending
salu tout le monde.. jahbite a sousse en tuniisie et je veux visiter l algerie(annabba) . quel est le meilleur moyen de transport pour annaba et leurs cout .et est ce quil ya une posibiliter pour savoir les prix des hotels ou studios .merci d avance pour laide.
Vietnam ou Cambodge: quelle plage en janvier? English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour six semaines en janvier 2009 pour le Cambodge et nous terminerons notre voyage au Vietnam.
Nous hésitons entre le Vietnam ou le Camboge pour la plage.
Nous recherchons une belle plage avec un beau sable et de l'eau turquoise. Un endroit pour se reposer où ce n'est pas trop cher, ni trop touristique et nous aimerions loger dans de petits bangalows sur le bord de la mer.
Auriez-vous des suggestions?
Merci
Bonne journée
Nous partons pour six semaines en janvier 2009 pour le Cambodge et nous terminerons notre voyage au Vietnam.
Nous hésitons entre le Vietnam ou le Camboge pour la plage.
Nous recherchons une belle plage avec un beau sable et de l'eau turquoise. Un endroit pour se reposer où ce n'est pas trop cher, ni trop touristique et nous aimerions loger dans de petits bangalows sur le bord de la mer.
Auriez-vous des suggestions?
Merci
Bonne journée
Tour du nord-est du Vietnam English translation pending
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner �� droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait ��tre une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner �� droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait ��tre une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Deux copines veulent partir en Asie English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!! 😎
Je viens ici demander de l'aide, des conseils, des réactions pour un projet qui n'est pour le moment qu'au stade de premières réflexions. Nous sommes deux copines, jeunes, folles, intelligentes et belles (😇 humour!!). Bref, nous avons pour projet de partir en Asie du Sud-Est pendant 3 semaines en Janvier/Février. Dans nos rêves nous aimerions visiter : la Thaïlande principalement, faire un petit tour en Malaysie, et pourquoi pas, finir sur une semaine (ou quelques jours) de "repos" à Bali. Dans la réalité...nous ne savons pas trop 😛
Notre budget est d'environ 1500-2000€ par personne en tout (backpack). En enlevant le vol A/R de Paris (Paris-Bangkok puis Bali-Paris = 850€) cela nous ferait donc 650€-1150€ sur place. J'ai vu que les vols entre Thailande-Malaisie-Bali étaient d'environ 100€ chaque. Qu'en pensez-vous? Est ce que cela vaut-il le coup d'aller en Malaysie? Vaut-il mieux rester 2 ou 3 semaines complètes en Thaïlande? Ou bien 2 semaines en Thaïlande et 1 semaine à Bali...?
Nous n'avons pour le moment aucun circuit de prévu, donc toutes réflexions, idées, sont les bienvenues! Et à nous remettre les pieds sur terre s'il le faut 😉
Merci d'avance !!
Je viens ici demander de l'aide, des conseils, des réactions pour un projet qui n'est pour le moment qu'au stade de premières réflexions. Nous sommes deux copines, jeunes, folles, intelligentes et belles (😇 humour!!). Bref, nous avons pour projet de partir en Asie du Sud-Est pendant 3 semaines en Janvier/Février. Dans nos rêves nous aimerions visiter : la Thaïlande principalement, faire un petit tour en Malaysie, et pourquoi pas, finir sur une semaine (ou quelques jours) de "repos" à Bali. Dans la réalité...nous ne savons pas trop 😛
Notre budget est d'environ 1500-2000€ par personne en tout (backpack). En enlevant le vol A/R de Paris (Paris-Bangkok puis Bali-Paris = 850€) cela nous ferait donc 650€-1150€ sur place. J'ai vu que les vols entre Thailande-Malaisie-Bali étaient d'environ 100€ chaque. Qu'en pensez-vous? Est ce que cela vaut-il le coup d'aller en Malaysie? Vaut-il mieux rester 2 ou 3 semaines complètes en Thaïlande? Ou bien 2 semaines en Thaïlande et 1 semaine à Bali...?
Nous n'avons pour le moment aucun circuit de prévu, donc toutes réflexions, idées, sont les bienvenues! Et à nous remettre les pieds sur terre s'il le faut 😉
Merci d'avance !!
Combien peut coûter un hôtel tout-inclus sans l'avion? English translation pending
Nous voulons partir de qc jusqu'au Mexique en westfalia et peut-être se payer une semaine tout inclus dans un hotel.
Nous nous demandons combien ca peut couter
Nous nous demandons combien ca peut couter
Que pensez-vous du virage hyper conservateur aux États-Unis? English translation pending
J'aimerais savoir ce que des voyageurs ou des personnes vivant aux USA pensent de ces élections ? Le dénouement semble en faveur des républicains, Sarah Palin rappelle étrangement Bush jr, en tout cas elle semble avoir les mêmes conseillers.
Ceci n'est pas un sujet provocateur mais seulement une interpellation par rapport à l'évolution des choses aux USA. Faut-il en avoir peur ?
Alitalia: rebondissement (12 septembre 2008) English translation pending
AFP :
Alitalia: les repreneurs italiens se retirent des négociations L'alliance d'entrepreneurs italiens qui était prête à reprendre la compagnie aérienne Alitalia a annoncé vendredi son retrait des négociations, les conditions n'étant plus réunies, selon son porte-parole, pour poursuivre les discussions.Vendredi 12 septembre 2008 10:29
Alitalia: les repreneurs italiens se retirent des négociations L'alliance d'entrepreneurs italiens qui était prête à reprendre la compagnie aérienne Alitalia a annoncé vendredi son retrait des négociations, les conditions n'étant plus réunies, selon son porte-parole, pour poursuivre les discussions.Vendredi 12 septembre 2008 10:29
Trajet avec le meilleur rapport prix/durée de vol pour l'Indonésie? English translation pending
bonjour a tous,
Je compte partir courant mai/juin durant 1 mois pour l'indonésie ( incluant ptit sejour a bali car apparemment ca parait geniale ) Je voulais donc savoir quel est le trajet le plus avantageux, sachant que je peux partir d'a peu près toute les grandes villes d'europe ( merci easyjet et ryan air ) meme si evidemment je prefererais partir de paris OU alors encore mieux de geneve.
Une fois arrivée sur place, les lignes intérieures sont elles bon marché ?
merci en tous les cas de vos conseils
bien cordialement
En direct de Bangkok: sécurité actuelle (11 septembre 2008) English translation pending
c'est la premiere fois que j'ai pu un peu vivre les evenements qui se passent a bangkok en direct sans regarder la tele!
Voila les news :
Il y a certes eu des manifestations mais celles ci sont tres localisees. devant le parlement ou j'ai ete interroge comme touriste et dans quelques autres endroits. Certaines universites ou lieux tres cibles sont fermes. Les locaux ecoutent la radio pour se tenir informer.
juste faire attention le soir, mais pas besoin du tout d'etre alarmiste
A part ca : RIEN
les temples sont toujours autant visites avec plein de touristes. Aucun probleme vers Ko san road ( ou je ne vivais pas mais ou sont tous les backpacker. Aucun probleme a Tewet, chinatown, etc
il y a un etat d'urgence, mais concretement on ne voit pas bien la difference. c'est tres tranquille.
plus de news :
http://www.grokif.blogspot.com/
a+
Voila les news :
Il y a certes eu des manifestations mais celles ci sont tres localisees. devant le parlement ou j'ai ete interroge comme touriste et dans quelques autres endroits. Certaines universites ou lieux tres cibles sont fermes. Les locaux ecoutent la radio pour se tenir informer.
juste faire attention le soir, mais pas besoin du tout d'etre alarmiste
A part ca : RIEN
les temples sont toujours autant visites avec plein de touristes. Aucun probleme vers Ko san road ( ou je ne vivais pas mais ou sont tous les backpacker. Aucun probleme a Tewet, chinatown, etc
il y a un etat d'urgence, mais concretement on ne voit pas bien la difference. c'est tres tranquille.
plus de news :
http://www.grokif.blogspot.com/
a+
Retour de croisière à bord du Coral (suite) English translation pending
Bonjour a tous,
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Ouragan à Cuba (30 août 2008) English translation pending
J'Aimerais bien avoir plus d'info sur l'ouragan qui se dirige vers Cuba présentement.
Il y a -t-il des personnes qui y sont présentement et ont été évacuer et qui peuvent nous en parler.
Je sais, ils ont certainement autre chose à faire qu'a venir sur ce forum mais au cas ou.
Aussi, si certain d'entre vous ont déja vécu cela, pouvez-vous nous dire ce qui doit se passer et aussi nous décrire comment cela se passe dès l, annonce.
Donnez moi des nouvelles du avant, pendant et après l'ouragan s'il vous plait car Cuba m'intéresse énormément.
Merci
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Tempête Gustav menace Saint Domingue et Haïti (25 août 2008) English translation pending
L'onde tropicale 94L est devenue ce matin à 11 heures la dépression tropicale n° 7 (Gustav), elle va menacer Saint Domingue et Haïti tout comme FEY il y a 15 jours. Toute l'île d'hispagnola est donc placée en alerte tempête depuis cette fin de matinée, le centre de la dépression est située à 415 km au Sud-Est de Port au Prince.
Circuit organisé au Costa Rica et séjour au Panama English translation pending
Bonjour, nous envisageons, mon épouse et moi, de partir en mars 2009, avec "partir pas cher", au Costa Rica plus une extension de quelques jours au Panama. Ce circuit nommé :à la poursuite de l'or vert pour le costa rica, se termine à l'hotel playa blanca beach resort au Panama. Nous aimerions savoir si quelqu'un a fait ce circuit, ce qu'il en pense, la météo pour ctte période, ainsi que la sécurité et que vaut ce tour opérateur. Merci à tous
Campings pour voyage en camping-car au Mexique? English translation pending
En janvier 2008 nous partons pour le Mexique avec notre roulotte de 25 pieds direction Puerto Vallarta ou Mazatlan, nous ne sommes pas décidés. N0us avons l'expérience de voyager en roulotte, l'année dernière nous avons fait Montréal-San Diego (21, 500 Km) et nous connaissons le Mexique pour y être allés plusieurs fois et une de ces fois nous avons fait plus de 5000 km. en voiture louée. Ma question est sur les campings. Sont-ils assez nombreux? Devons-nous réserver à l'avance? Y a-t-il des pratiques que nous devons connaître? Quel est l'annuaire de camping que nous pourrions nous procurer? J'ai lu plusieurs discussions, je n'ai pas trouvé les réponses. Merci.
Plus belles îles du Vietnam? English translation pending
bonjour a tous.qui peut me dire quelles sont les plus belles iles ou plages du vietnam et comment y aller merci beaucoup a plus
Vos coups de coeur en Sardaigne? English translation pending
Bonjour !
Nous sommes une famille de 3 : 2 parents quadra + 1 fils de 12 ans et envisageons de passer 15 jours en Juil 09 en Sardaigne que ns ne connaissons absolument pas. Ns envisageons un circuit : arriver à Olbia et repartir de Cagliari, ou l'inverse. 4 étapes de 3 ou 4 nuits.
Nous sommes à la recherche d'adresses de petites locations : soit 2 chambres+ coin cuisine+sanitaires, soit 1 chambre+séjour comprenant une banquette+coin cuisine+sanitaires, ou même une grande chambre + coin cuisine + sanitaires. Maisons privées, petits aparts, agroturismo, auberges, même B&B sympa, colocations, merci de nous faire part de vos coups de coeur !🙂
Cela doit être propre et un peu agréable à l'oeil, mais nous ne nous soucions pas du luxe ni du service, nous bougeons bcp pendant nos vacances.
Par contre, le point important est la présence d'une plage agréable dans les environs proches, env 300m : pacte conclu avec le fiston : rando ou excursion dans la journée ET 1 ou 2 heures de plage le matin ou le soir, près du logement ! Ne praticant aucun sport nautique, nous préférons donc les petites plages sans trop de roches.
A priori les endroits qui ns paraissent intéressants sont :Cala Gonone Palau Alghero Oristano Cagliari ou plutôt la région autour. Mais c'est de la théorie, vous avez peut être des coups de coeur à conseiller !
Toutes vos suggestions seront les bienvenues, ns serions surtout très heureux de savoir ce qui vous a plu sur cette île, un peu en vrac...
A bientôt j'espère
Joss and co
Nous sommes une famille de 3 : 2 parents quadra + 1 fils de 12 ans et envisageons de passer 15 jours en Juil 09 en Sardaigne que ns ne connaissons absolument pas. Ns envisageons un circuit : arriver à Olbia et repartir de Cagliari, ou l'inverse. 4 étapes de 3 ou 4 nuits.
Nous sommes à la recherche d'adresses de petites locations : soit 2 chambres+ coin cuisine+sanitaires, soit 1 chambre+séjour comprenant une banquette+coin cuisine+sanitaires, ou même une grande chambre + coin cuisine + sanitaires. Maisons privées, petits aparts, agroturismo, auberges, même B&B sympa, colocations, merci de nous faire part de vos coups de coeur !🙂
Cela doit être propre et un peu agréable à l'oeil, mais nous ne nous soucions pas du luxe ni du service, nous bougeons bcp pendant nos vacances.
Par contre, le point important est la présence d'une plage agréable dans les environs proches, env 300m : pacte conclu avec le fiston : rando ou excursion dans la journée ET 1 ou 2 heures de plage le matin ou le soir, près du logement ! Ne praticant aucun sport nautique, nous préférons donc les petites plages sans trop de roches.
A priori les endroits qui ns paraissent intéressants sont :Cala Gonone Palau Alghero Oristano Cagliari ou plutôt la région autour. Mais c'est de la théorie, vous avez peut être des coups de coeur à conseiller !
Toutes vos suggestions seront les bienvenues, ns serions surtout très heureux de savoir ce qui vous a plu sur cette île, un peu en vrac...
A bientôt j'espère
Joss and co
Retour d'une semaine à Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Premier message sur le forum car nous rentrons d'une semaine de Wyoming.
Coté hebergement, on a fait : Quality inn 49ers à Jackson : $150 le motel avec petit dej. pour 5 (dont 3 kids) = un motel classique. Old faitfull inn : $100 sans petit déj. : c'est un incontournable !, chambre rustique, WC et salle de bain dans le couloir mais quel charme ! Pour déjeuner, la cafétéria du Old Faitfull Lodge. West Yellowstone Lodge : Classique hotel de chaine avec piscine. $150 avec ptit déj. Diner sympa aux 3 bears (routard) Best Western Gardiner : Un peu mieux, même prix que le précédent mais pas de ptit déj. par contre une plus grande piscine et la bonne pizzeria Outlaw juste à coté Canyon Cabin & Lodge, $70 la cabin, sans doute le meilleur compromis prix / emplacement qu'on ai fait. Cafétéria au Visitor center tout proche 2 nuits au Cody cowboy village : un cabin de luxe avec des lits de rêve mais un petit déj digne d'un days inn ! Le prix est indécent mais quel farniente !
Coté programme : J1 : Grand Tetons avec les bisons de Mormons rows, le tour de Jenny lake à pieds et ballade vers cascade canyon (avec un black bear qui a traversé le trail à 10 mètres devant nous en redescendant de Hidden falls), West Thumb et le vieux fidèle en soirée J2 : les geysers entre Faithfull et West Yellowstone J3 : Monument Geyser (sur la route de Norris, juste avant le pont sur la Gibbon river) : un must mais ça grimpe pendant 40 minutes, Norris et Mammoth en soirée (canary spring est top le soir !). J4 : Mammoth (Palette spring à faire le matin), des Pronghorns, un ours vers Tower Roosevelt qui croisera la route juste derrière notre voiture, puis la superbe vallée de Lamar avec ses troupeaux de bisons et encore un black bear se goinfrant près de la rivière. J5 : Artist point (la North Rim est fermée) avec ballade sur Uncle Tom, le lac (avec Storm Point trail) et en soirée le rodéo à Cody J6 : Musée Buffalo Bill, Old Trail Town à Cody et farniente J7 : Retour au faitfull avec Castle Geyser, un coyote qui rentrait de la chasse et Beehive en éruption (quelle douche sous Beehive !) et au retour 3 Grizzly Bear sur la route de West Thumb qui là encore ont croisé la route sous nos yeux ébahis et enfin un moose sur la Snake river (route de gros ventre près de Jackson).
En synthèse, des 12 National Park que nous ayons fait (Yosemite, Death Valley, Grand Canyon, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol Reef, Bryce, Zion, Everglades, Grand tétons et Great Smokey Mountains), Yellowstone est sans conteste le plus fabuleux pour son cocktail de beauté sauvage, de wildlife et de geysers.
Merci aux habitués de ce forum qui nous aident dans la préparation de nos voyages...
Premier message sur le forum car nous rentrons d'une semaine de Wyoming.
Coté hebergement, on a fait : Quality inn 49ers à Jackson : $150 le motel avec petit dej. pour 5 (dont 3 kids) = un motel classique. Old faitfull inn : $100 sans petit déj. : c'est un incontournable !, chambre rustique, WC et salle de bain dans le couloir mais quel charme ! Pour déjeuner, la cafétéria du Old Faitfull Lodge. West Yellowstone Lodge : Classique hotel de chaine avec piscine. $150 avec ptit déj. Diner sympa aux 3 bears (routard) Best Western Gardiner : Un peu mieux, même prix que le précédent mais pas de ptit déj. par contre une plus grande piscine et la bonne pizzeria Outlaw juste à coté Canyon Cabin & Lodge, $70 la cabin, sans doute le meilleur compromis prix / emplacement qu'on ai fait. Cafétéria au Visitor center tout proche 2 nuits au Cody cowboy village : un cabin de luxe avec des lits de rêve mais un petit déj digne d'un days inn ! Le prix est indécent mais quel farniente !
Coté programme : J1 : Grand Tetons avec les bisons de Mormons rows, le tour de Jenny lake à pieds et ballade vers cascade canyon (avec un black bear qui a traversé le trail à 10 mètres devant nous en redescendant de Hidden falls), West Thumb et le vieux fidèle en soirée J2 : les geysers entre Faithfull et West Yellowstone J3 : Monument Geyser (sur la route de Norris, juste avant le pont sur la Gibbon river) : un must mais ça grimpe pendant 40 minutes, Norris et Mammoth en soirée (canary spring est top le soir !). J4 : Mammoth (Palette spring à faire le matin), des Pronghorns, un ours vers Tower Roosevelt qui croisera la route juste derrière notre voiture, puis la superbe vallée de Lamar avec ses troupeaux de bisons et encore un black bear se goinfrant près de la rivière. J5 : Artist point (la North Rim est fermée) avec ballade sur Uncle Tom, le lac (avec Storm Point trail) et en soirée le rodéo à Cody J6 : Musée Buffalo Bill, Old Trail Town à Cody et farniente J7 : Retour au faitfull avec Castle Geyser, un coyote qui rentrait de la chasse et Beehive en éruption (quelle douche sous Beehive !) et au retour 3 Grizzly Bear sur la route de West Thumb qui là encore ont croisé la route sous nos yeux ébahis et enfin un moose sur la Snake river (route de gros ventre près de Jackson).
En synthèse, des 12 National Park que nous ayons fait (Yosemite, Death Valley, Grand Canyon, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol Reef, Bryce, Zion, Everglades, Grand tétons et Great Smokey Mountains), Yellowstone est sans conteste le plus fabuleux pour son cocktail de beauté sauvage, de wildlife et de geysers.
Merci aux habitués de ce forum qui nous aident dans la préparation de nos voyages...
Grand voyage en Afghanistan... English translation pending
🙁 ... Et sans billet de retour,
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
De retour de trois semaines en Inde du Sud English translation pending
Salut à tous
je reviens de 3 semaines en inde voici mon trajet
Bombay Hampi Chennai Mammallapuram Pondichery Tekyadi Allepey Cochin Goa Bombay
on a alterné le bus, le train et le taxi nous etions un groupe de 5 dont 4 filles Voyages de dernieres minutes : nous n'avions rien reservé, tout s'est fait sur place
Tout s'est bien passé, merci à toutes les personnes du forum pour vos réponses à diverses questions
N'hesitez pas si vous avez des questions
@ bientot
Matthieu
je reviens de 3 semaines en inde voici mon trajet
Bombay Hampi Chennai Mammallapuram Pondichery Tekyadi Allepey Cochin Goa Bombay
on a alterné le bus, le train et le taxi nous etions un groupe de 5 dont 4 filles Voyages de dernieres minutes : nous n'avions rien reservé, tout s'est fait sur place
Tout s'est bien passé, merci à toutes les personnes du forum pour vos réponses à diverses questions
N'hesitez pas si vous avez des questions
@ bientot
Matthieu
Playa del Carmen English translation pending
Nous prévoyons partir vers le 5 mars 2009.
Nous serions intéressés vers Playa del Carmen mais nous ne savons pas trop quelle destination prendre.
Nous privilégions la plage. Nous avons déjà été en Rébublique mais je trouve qu'il manque d'animation. Le fait que ce soit un réseau hôtelier nous ne pouvons connaître trop la culture et la vie de la place des gens qui y habitent.
Que nous ayons posé notre choix pour Playa del Carmen c'est pour pouvoir vivre un peu dans la communauté et pouvoir avoir accès à l'artisinat local et à la vie de la communauté. Et écouter la musique locale également
Est-ce qu'il y a des gens qui peuvent nous suggérer des destinations et pouvoir comparer qualité/prix (environ 3 ou 4 étoiles).
Merci !
Nous serions intéressés vers Playa del Carmen mais nous ne savons pas trop quelle destination prendre.
Nous privilégions la plage. Nous avons déjà été en Rébublique mais je trouve qu'il manque d'animation. Le fait que ce soit un réseau hôtelier nous ne pouvons connaître trop la culture et la vie de la place des gens qui y habitent.
Que nous ayons posé notre choix pour Playa del Carmen c'est pour pouvoir vivre un peu dans la communauté et pouvoir avoir accès à l'artisinat local et à la vie de la communauté. Et écouter la musique locale également
Est-ce qu'il y a des gens qui peuvent nous suggérer des destinations et pouvoir comparer qualité/prix (environ 3 ou 4 étoiles).
Merci !
En voiture tout le monde! (Paris - Istanbul) English translation pending
Bonjour,
Un an après, voici le récit de ce beau road trip. Un peu court, surtout dans la description des villes car beaucoup de détails m'ont échappé depuis.
I: "Ils doivent avoir des super kebabs à Istanbul..."
Aussi minable que cela puisse paraître, c’est comme ça que Théo en rigolant avec Bruno a eu l’idée de ce voyage.
A l’époque je suis encore dans mon sud-ouest chinois adoré, bien occupé à apprendre à écrire "crétin" en chinois les yeux fermés et le mieux possible, à manger des piments crus jusqu’à pouvoir boire une grande bouteille de Qingdao d’un coup, à enseigner aux collégiens les bien faits du football sur le paysage géopolitique, ou encore à apprendre les paroles de "san tian san ye" (3 jours 3 nuits) par cœur, et autres activités culturelles que nous autres, explorateurs, raffolons.
Alors que mon retour estival en banlieue parisienne approche, voilà qu’ils me proposent donc ce road trip jusqu’à Istanbul. Pour sûr la proposition est alléchante! Oui mais il faudrait vraiment que je travaille tout l’été pour mettre de l’argent de coté, en vue d’une seconde année en Chine. Après moults changements d’avis, je décide finalement de partir avec eux, me demandant bien si Théo sait ce qui l’attend, lui qui ne peut toujours pas remanger de mouton (lire le récit sur le Trans-sibérien).
Les acteurs de cette fabuleuse histoire sont donc au nombre de 4 :
Bruno alias Guestou : étudiant en tourisme, très ouvert, forte tendance à peu dormir.
Damien alias Crazy Horse : maître nageur, adore draguer, forte tendance à dire n’importe quoi.
Théo alias Tef : étudiant en histoire-géo, a un avis sur tout, forte tendance a parler avec l’accent local (…)
Et moi…
Je travaille cet été dans la restauration, secteur dans lequel j’ai plus ou moins toujours bossé. Du coup l’itinéraire se décide un peu sans moi, il faut dire que je passe mes journées (et mes soirées) à mettre de l’argent de côté, dans l’espoir qu’il restera quelque chose après le voyage… Entre 2 services je fonce à la préfecture pour demander mon permis international. Mes amis m’ont dit que ça ne prend que quelques minutes, ce qui est absolument vrai…une fois que c’est à son tour de passer. Je ne sortirai de cet endroit démoniaque que 2 heures plus tard, et presque à l’heure pour le service du soir.
Bon ! Nous sommes le 1er août 2007, nous avons tous les 4 nos permis internationaux, Dave est toute révisée. Dave (prononcez Daiyve) c’est la Saxo de Théo avec qui nous voyageons, et qui doit son nom aux lettres DAV de sa plaque d’immatriculation. On voiture tout le monde!
Un an après, voici le récit de ce beau road trip. Un peu court, surtout dans la description des villes car beaucoup de détails m'ont échappé depuis.
I: "Ils doivent avoir des super kebabs à Istanbul..."
Aussi minable que cela puisse paraître, c’est comme ça que Théo en rigolant avec Bruno a eu l’idée de ce voyage.
A l’époque je suis encore dans mon sud-ouest chinois adoré, bien occupé à apprendre à écrire "crétin" en chinois les yeux fermés et le mieux possible, à manger des piments crus jusqu’à pouvoir boire une grande bouteille de Qingdao d’un coup, à enseigner aux collégiens les bien faits du football sur le paysage géopolitique, ou encore à apprendre les paroles de "san tian san ye" (3 jours 3 nuits) par cœur, et autres activités culturelles que nous autres, explorateurs, raffolons.
Alors que mon retour estival en banlieue parisienne approche, voilà qu’ils me proposent donc ce road trip jusqu’à Istanbul. Pour sûr la proposition est alléchante! Oui mais il faudrait vraiment que je travaille tout l’été pour mettre de l’argent de coté, en vue d’une seconde année en Chine. Après moults changements d’avis, je décide finalement de partir avec eux, me demandant bien si Théo sait ce qui l’attend, lui qui ne peut toujours pas remanger de mouton (lire le récit sur le Trans-sibérien).
Les acteurs de cette fabuleuse histoire sont donc au nombre de 4 :
Bruno alias Guestou : étudiant en tourisme, très ouvert, forte tendance à peu dormir.
Damien alias Crazy Horse : maître nageur, adore draguer, forte tendance à dire n’importe quoi.
Théo alias Tef : étudiant en histoire-géo, a un avis sur tout, forte tendance a parler avec l’accent local (…)
Et moi…
Je travaille cet été dans la restauration, secteur dans lequel j’ai plus ou moins toujours bossé. Du coup l’itinéraire se décide un peu sans moi, il faut dire que je passe mes journées (et mes soirées) à mettre de l’argent de côté, dans l’espoir qu’il restera quelque chose après le voyage… Entre 2 services je fonce à la préfecture pour demander mon permis international. Mes amis m’ont dit que ça ne prend que quelques minutes, ce qui est absolument vrai…une fois que c’est à son tour de passer. Je ne sortirai de cet endroit démoniaque que 2 heures plus tard, et presque à l’heure pour le service du soir.
Bon ! Nous sommes le 1er août 2007, nous avons tous les 4 nos permis internationaux, Dave est toute révisée. Dave (prononcez Daiyve) c’est la Saxo de Théo avec qui nous voyageons, et qui doit son nom aux lettres DAV de sa plaque d’immatriculation. On voiture tout le monde!
Histoire de guerre et réalité en Géorgie? English translation pending
Je lis les news sur la Georgie, et je suis surpris par ce qui se passe et la violence aux portes de l'Europe. Quelqu'un est il deja alle en Georgie et connait il un peu l'histoire et la realite la bas? Ca semble etre une histoire de gaz ou petrole.
Pourquoi ont ils attaque l'ossetie du sud, et pourquoi les Russes ont ils une reaction demesuree a ce point??? Ca montre encore que la CE n'est pas suffisament credible.
Pourquoi je poste cela sur VF? Car bien souvent les personnes sur place n'ont pas la meme vision que ce que les medias montrent.
Discours de JC Spinetta sur les défis d'Air France English translation pending
Le transport aérien traverse une période difficile, une crise extrêmement lourde liée pour l’essentiel à une évolution brutale du prix du pétrole depuis le début 2008 avec des effets dans la durée pour le transport aérien et avec une obligation pour tous de s’adapter à cette nouvelle situation économique.
Il est essentiel d’ouvrir le dialogue avec toutes les professions de l’entreprise en les rencontrant en juillet et août pour leur dire ce qu’il est nécessaire que nous fassions.
Que se passe-t-il dans l’économie ?
Notre activité est essentiellement liée aux besoins des entreprises (hommes d’affaires) au service de l’économie, mais aussi pour satisfaire les besoins individuels.
Nous sommes en face de 3 crises très lourdes qui, conjuguant leurs effets, nous conduisent à une situation « extraordinairement » difficile.Crise financière du système bancaire, la crise des subprimes sur les prêts hypothécaires qui en France, touche notamment le crédit agricole.Crise du dollar qui est la monnaie mondiale et qui reflète la faiblesse de l’économie américaine et qui déstabilise l’économie mondialeCrise inattendue du prix des matières premières dont le pétrole (+70 % par rapport à l’année dernière)
La crise qui nous concerne le plus directement est celle du pétrole.
Récemment à la réunion annuelle des compagnies IATA, le bilan consolidé des compagnies a fait ressortir une facture pétrolière des compagnies en 2007 de 136 milliards de dollars.
Sur la base du prix du pétrole au mois de juin 2008 (130 dollars le baril), la facture additionnelle serait de 99 milliards de dollars, soit 235 milliards.
Donc, une augmentation aussi brutale représente un défi considérable.
On peut le traduire de manière différente : En 97 le pétrole représentait entre 5 et 7 % de l’ensemble des coûts d’Air France En 2000, 14 % En 2007, 29 % En 2008, de 35 à 40 % sur la base actuelle du prix du pétrole.
Le pétrole est devenu de loin le 1er poste de dépense des compagnies aériennes
Par exemple, actuellement sur Air France, le coût du pétrole sur un vol très long-courrier type Tokyo, Pékin, peut représenter près de la moitié des coûts du vol.
IATA a annoncé des pertes de 7 milliards de dollars pour l’ensemble des compagnies (probablement plus, entre 15 et 25 milliards de dollars). Depuis début 2008, 25 compagnies ont fait faillite.
Il y a donc une révision totale de nos modèles économiques et TOUS les modèles économiques sont atteints sans exception (low cost, compagnies avec sièges business uniquement, etc.)
Il s’agit d’un véritable séisme pour notre métier, il faut que tous les salariés Air France le sachent bien. Il n’y a pas une seule compagnie aérienne au monde qui est ou serait rentable si elle paye ou payait le pétrole au prix du marché.
Les entreprises sont fortes lorsque les salariés sont au courant des défis qui sont devant nous. Nous devons donc nous préparer à une situation déjà difficile et qui le sera de plus en plus.
Quelques chiffres AF-KLM :L’an dernier, 6, 4 milliards de dollars pour la facture pétrolière.Cette année, 9 milliards de dollars au prix actuel du baril10 milliards de dollars en 200911 milliards de dollars en 201012 milliards de dollars en 2012
Vous entendez souvent parler de couverture. AF-KLM est la compagnie qui a la meilleure couverture en Europe et peut être une des meilleures au monde.
(explication de ce qu’est une couverture pétrolière, c'est-à-dire l’achat à l’avance de pétrole à un prix donné auprès d’organismes bancaires spécialisés qui nous reversent la différence si le prix du pétrole a augmenté entre temps et auxquels nous reversons de l’argent si le prix du pétrole baisse)
Ces couvertures représentaient un avantage supérieur à 1 milliard de dollars l’année dernière et plus de 3 milliards de dollars cette année, idem pour l’année prochaine, plus que 2 milliards de dollars en 2010 et un peu moins de 1 milliard de dollars en 2011.
Cela veut bien dire que si nous n’avions pas de couverture, nous perdrions au moins 1 milliard de dollars cette année et c’est seulement grâce à cela que nous dégageons des bénéfices.
Nous serions donc en perte dès cette année si nous payions le pétrole au prix du marché.
Nous sommes donc très profondément touchés par cette crise.
Les chiffres pour Air France sont proportionnels à ceux d’Air France KLM.
Le pire dans une entreprise est de se faire des illusions : De penser que le prix du pétrole est exprimé en dollars et que, grâce à la force de l’euro, les effets de la crise sont minimisés. Cependant, toutes les monnaies mondiales étant liées au dollar, nos recettes à l’étranger sont moindres et annulent les effets d’un euro fort. La surcharge sur le prix des billets qui est une illusion, car en comparant le prix des billets, les clients se tournent vers la concurrence. Ainsi, Air France est obligé de réagir par une baisse de ses tarifs d’où un effet très atténué. Que le système des couvertures va durer éternellement, ce qui est faux, car, si le prix reste stable, on ne trouvera plus de couvertures en dessous du prix du marché. Ainsi actuellement, on ne trouve plus de couvertures en dessous de 125 dollars.En l’état actuel, elles cesseront progressivement d’être efficaces en 2013.
Que va-t-il se passer donc en face de cette situation tout à fait exceptionnelle ?
La 1ere réponse du secteur va être d’augmenter ses tarifs parce que nous n’avons pas le choix, et ce, malgré la baisse de la demande qui est constatée.
Nous devrions constater donc une demande stable, et non plus en augmentation dynamique comme sur les dernières années.
Nous devons donc ajuster notre offre et nos capacités d’où une révision de nos prévisions de rythme de croissance, 2 % par, an sur les 3 prochaines années au lieu des 4 % prévus.
Une croissance toujours positive donc, mais moindre.
Pourquoi rester avec une hypothèse positive ? Parce qu’AF a des atouts (plates-formes de correspondances) mais aussi parce que d’autres compagnies vont disparaître et ainsi nous devrions récupérer leurs flux de trafic.
Nous sommes donc toujours dans une logique de conquête de marchés et non de régression
Ce qui va dominer, c’est la souplesse, la réactivité, le pragmatisme, l’observation et l’ajustement aussi flexible et intelligent que possible.
Nous aurons donc des programmes très vite évolutifs dans les 3 années qui viennent.
Nous allons donc être obligés de faire de gros efforts en matière de réduction des coûts. Nous n’avons pas d’autres choix.
C’est une question de survie, car on ne peut pas être structurellement déficitaire.
Notre vrai rendez-vous est 2012-2013 au moment où, n’ayant plus de couvertures, nous payerons nous aussi le pétrole au prix du marché. Si à ce moment-là nos concurrents ont réduit leurs coûts mais pas nous, nous serons dans une situation EXTRAORDINAIREMENT difficile.
Pour l'instant, nos couvertures jouent comme une assurance, mais ne doivent pas faire illusion.
Aujourd’hui, je le dis, ça ne va pas bien !
Si nous ne faisons rien, les rendez-vous et les réveils de 2012 seront extrêmement pénibles pour toute l’entreprise et ses 70000 salariés.
Le programme Challenge 2010 a été récemment amplifié de 170 millions d’euros, soit aux alentours de 600 millions euros en tout d’objectifs de réduction des coûts.
Pour tous les métiers de l’entreprise (sauf PNC), il a été décidé un gel des embauches et nous allons travailler avec tous les métiers de l’entreprise sur des mesures structurelles d’économie nous permettant de faire les ajustements nécessaires à l’horizon 2012.
Je ne suis pas en train de vous dire que nous allons remettre en cause l’accord signé en avril 2008, il s’appliquera intégralement, mais je suis en train de vous dire que si nous nous endormons avec l’idée qu’il n’y a rien à faire, l’entreprise aura un réveil extrêmement difficile en 2012
Réduire les coûts, c’est mille petites choses pour l’échéance 2012 ce qui nous permettra de gagner notre vie même si nous devons payer le pétrole très cher .
Donc du côté des coûts, une vigilance permanente et des efforts accrus pour tous les métiers de l’entreprise, sans exception.
Je l’ai dit aux secrétaires généraux des syndicats de l’entreprise, il s’agit là d’une bataille pour l’emploi. Ce qui est le pire pour l’emploi et pour les avantages, c’est lorsqu’on s’installe dans une forme de confort et qu’on attende que le mur soit là ; lorsque le mur est là, on le prend en pleine figure.
Je voudrais conclure en vous disant que nous allons vivre une période difficile qui a déjà commencé, mais qu’Air France a des atouts exceptionnels pour s’en sortir mieux que les autres avec flotte récente et économique, un taux d’endettement très faible.
Nous allons intensifier notre programme d’investissement. L’année dernière, nous avons dépensé 2, 5 milliards d’investissement (les 2/3 pour la flotte) et nous envisageons de dépenser 3 milliards d’euros d’investissement sur 2009-2010.
Autres atouts : un réseau remarquable que nous avons constitué avec KLM, mais surtout une prestation remarquable de son personnel
Nous sommes extrêmement liés à l’économie mondiale, à la hausse comme à la baisse.
Nous allons assister à des choses surprenantes dans le transport aérien (alliances, faillites, etc.)
Ce n’est pas le déclin du transport aérien, il n’y a pas de remise en cause fondamentale, mais une crise importante que nous devrons passer comme en 2001.
LES QUESTIONS :
Question 1
À propos du baril à 200 $, est-ce une éventualité envisageable et quelles seraient les conséquences pour Air France ?
J.C.S. : La croissance de la demande mondiale ne va certainement pas fléchir, cette forte demande conjuguée à la volonté des pays producteurs de ne pas augmenter leurs capacités de production rendent le scénario d’un baril de pétrole à 200 $ tout à fait plausible. Ce scénario aurait des conséquences désastreuses pour le transport aérien. Air France, toutefois, grâce à la couverture pétrole, est une des compagnies aériennes les mieux armées pour faire face à une augmentation brutale du prix du pétrole et à la restructuration du transport aérien qui en découlerait.
Question 2
Quelle est la politique de renouvellement de la flotte d’AF face à cette crise du transport aérien ?
J.C.S. : La politique de renouvellement se poursuit. Le retrait des 747 se fera progressivement entre maintenant et 2012, cargos inclus. Le premier A380 sera livré en août 2009. Les suivants trop tard pour les inclure dans la saison d’été 2009.
Un exemple d’évolution d’exploitation que permettra l’A380 : sur Tokyo, 3 vols quotidiens seraient remplacés par 2 quotidiens en A380, ce qui permettrait d’accroître l’offre de 10 % tout en baissant les coûts d’exploitation. Sur MC un programme de remplacement de 30 A320 est en cours. Le problème est qu’il n’y a pas de nouveaux modules proposés par les constructeurs qui pourraient abaisser significativement les coûts d’exploitation. De tels modules ne seraient disponibles qu’en 2017.
En fin d’année 2008, lorsque les spécifications techniques de l’A350 seront définitives, AF prévoit de lancer 2 appels d’offres auprès d’Airbus (A350) et Boeing (B787) pour remplacer les A330, A340 et 777-200.
Question 3
À propos de la politique d’allégement des avions quelles sont les perspectives ? Est-ce qu’un allégement du service aux passagers est envisagé ?
Réponse de Monsieur Gourgeon : Les nouveaux sièges sont plus légers de 4 kg, les nouveaux gobelets plus légers de 3 gr. Les nouveaux trolleys sont plus légers de 7 kg et la prochaine génération sera plus légère encore de 6 kg.
J.C.S. : Un allégement du service aux passagers n’est pas envisagé. Une autre piste est la gestion plus rigoureuse des marges d’emport de carburant conjuguées à une optimisation des routes aériennes.
Ces mesures ont permis l’année dernière une économie de 5 900 tonnes de carburant, l’objectif pour cette année est de 28 500 Tonnes, l’objectif pour l’année prochaine est de 72 400 Tonnes soit une économie de 94 Millions de Dollars.
Question 4
À propos de la concurrence des compagnies du golfe ?
J.C.S. : Le problème avec ces compagnies, c’est qu’elles n’ont pas d’objectifs de rentabilité et qu’elles ont des ressources illimitées. Elles sont soutenues financièrement par les états et bénéficient de frais de transit aéroportuaire pratiquement nuls. Pour l’instant, les droits de trafic sont limités, mais dans ces négociations, les états concernés mettent souvent en balance les commandes d’appareils auprès d’Airbus.
Question 5
Un PNC : Qu'en est-il des alliances avec les compagnies américaines ?
J.C.S. : Nous avons eu beaucoup de chance que Delta fusionne avec Northwest. De plus, depuis juin 2008 il est possible de travailler à 4 : AF-KLM-Delta-Northwest. En effet, avant on ne pouvait « discuter » qu'avec sa compagnie partenaire. Désormais, les 4 compagnies pourront travailler ensemble sur un système de tarification commun par exemple.
Question 6
Un PNC : Nous avons traversé la crise de 2001 avec vous en conservant les embauches ; allons nous traverser celle-ci avec vous également et dans les mêmes conditions ?
J.C.S. : Le président ne changera pas ! Les embauches sont bloquées dans tous les métiers d'AF sauf les PN. En revanche, il y aura des efforts à faire notamment en améliorant la productivité.
Question 7
Un PNC : Qu'en est- il des carburants alternatifs ?
J.C.S. : Bien sûr, nous travaillons dessus, mais ces carburants sont plus chers que le pétrole ! C'est envisageable dans une optique de réduction des émissions de carbone, mais pas de réduction des coûts.
Question 8
Un PNC : Qu'en est- il de l'association avec Veolia pour la prise de parts de marché sur le rail ?
J.C.S. : Le but de ce projet, c'est de garder le contact avec la clientèle nationale pour continuer de « rayonner » sur le long-courrier. Or le TGV fait beaucoup de mal à AF : fermeture de certaines lignes comme Avignon ou Rennes. À titre d'exemple, nous transportons 250 000 passagers sur Lyon et sans le TGV nous en transporterions 6 millions ! Il est tout d'abord prévu une ouverture partielle du réseau ferré en 2010 (en cabotage) puis une ouverture totale aux alentours de 2015/2016. On a fait appel à Veolia pour leur expertise en la matière ; nous apporterons notre connaissance des passagers.
Question 9
Un PNC : D'après un article de journal, les personnels sol et commerciaux de Lufthansa vont être augmenté de 6 % ; comment est-ce possible dans le contexte actuel ?
J.C.S. : Lufthansa a traversé une période difficile de 2000 à 2006 durant laquelle ils ont subi des blocages de salaires alors que les salariés d'AF ont vu leur salaire évoluer normalement durant cette période.
Les accords signés en mai seront respectés, mais on devra reparler de certains sujets. Il y a notamment un problème de comportements individuels. L'absentéisme est mauvais pour l'entreprise ; le contrat demande une forme de morale individuelle.
Question 10
Un PNC : Qu'en est-il de la suppression du décret imposant une cessation d'activité à 55 ans ?
J.C.S. : une majorité d'entre vous est d'accord avec ce décret alors qu'une minorité s'y oppose et c'est elle qu'on entend. Il faut réagir, car, si la limite d'âge tombe, il n'y aura plus de défiscalisation de la prime de départ et l'entreprise n'a pas les moyens de prendre le relais entre 55 et 60 ans....
LES QUESTIONS :
Question 1
À propos du baril à 200 $, est-ce une éventualité envisageable et quelles seraient les conséquences pour Air France ?
J.C.S. : La croissance de la demande mondiale ne va certainement pas fléchir, cette forte demande conjuguée à la volonté des pays producteurs de ne pas augmenter leurs capacités de production rendent le scénario d’un baril de pétrole à 200 $ tout à fait plausible. Ce scénario aurait des conséquences désastreuses pour le transport aérien. Air France, toutefois, grâce à la couverture pétrole, est une des compagnies aériennes les mieux armées pour faire face à une augmentation brutale du prix du pétrole et à la restructuration du transport aérien qui en découlerait.
Question 2
Quelle est la politique de renouvellement de la flotte d’AF face à cette crise du transport aérien ?
J.C.S. : La politique de renouvellement se poursuit. Le retrait des 747 se fera progressivement entre maintenant et 2012, cargos inclus. Le premier A380 sera livré en août 2009. Les suivants trop tard pour les inclure dans la saison d’été 2009.
Un exemple d’évolution d’exploitation que permettra l’A380 : sur Tokyo, 3 vols quotidiens seraient remplacés par 2 quotidiens en A380, ce qui permettrait d’accroître l’offre de 10 % tout en baissant les coûts d’exploitation. Sur MC un programme de remplacement de 30 A320 est en cours. Le problème est qu’il n’y a pas de nouveaux modules proposés par les constructeurs qui pourraient abaisser significativement les coûts d’exploitation. De tels modules ne seraient disponibles qu’en 2017.
En fin d’année 2008, lorsque les spécifications techniques de l’A350 seront définitives, AF prévoit de lancer 2 appels d’offres auprès d’Airbus (A350) et Boeing (B787) pour remplacer les A330, A340 et 777-200.
Question 3
À propos de la politique d’allégement des avions quelles sont les perspectives ? Est-ce qu’un allégement du service aux passagers est envisagé ?
Réponse de Monsieur Gourgeon : Les nouveaux sièges sont plus légers de 4 kg, les nouveaux gobelets plus légers de 3 gr. Les nouveaux trolleys sont plus légers de 7 kg et la prochaine génération sera plus légère encore de 6 kg.
J.C.S. : Un allégement du service aux passagers n’est pas envisagé. Une autre piste est la gestion plus rigoureuse des marges d’emport de carburant conjuguées à une optimisation des routes aériennes.
Ces mesures ont permis l’année dernière une économie de 5 900 tonnes de carburant, l’objectif pour cette année est de 28 500 Tonnes, l’objectif pour l’année prochaine est de 72 400 Tonnes soit une économie de 94 Millions de Dollars.
Question 4
À propos de la concurrence des compagnies du golfe ?
J.C.S. : Le problème avec ces compagnies, c’est qu’elles n’ont pas d’objectifs de rentabilité et qu’elles ont des ressources illimitées. Elles sont soutenues financièrement par les états et bénéficient de frais de transit aéroportuaire pratiquement nuls. Pour l’instant, les droits de trafic sont limités, mais dans ces négociations, les états concernés mettent souvent en balance les commandes d’appareils auprès d’Airbus.
Question 5
Un PNC : Qu'en est-il des alliances avec les compagnies américaines ?
J.C.S. : Nous avons eu beaucoup de chance que Delta fusionne avec Northwest. De plus, depuis juin 2008 il est possible de travailler à 4 : AF-KLM-Delta-Northwest. En effet, avant on ne pouvait « discuter » qu'avec sa compagnie partenaire. Désormais, les 4 compagnies pourront travailler ensemble sur un système de tarification commun par exemple.
Question 6
Un PNC : Nous avons traversé la crise de 2001 avec vous en conservant les embauches ; allons nous traverser celle-ci avec vous également et dans les mêmes conditions ?
J.C.S. : Le président ne changera pas ! Les embauches sont bloquées dans tous les métiers d'AF sauf les PN. En revanche, il y aura des efforts à faire notamment en améliorant la productivité.
Question 7
Un PNC : Qu'en est- il des carburants alternatifs ?
J.C.S. : Bien sûr, nous travaillons dessus, mais ces carburants sont plus chers que le pétrole ! C'est envisageable dans une optique de réduction des émissions de carbone, mais pas de réduction des coûts.
Question 8
Un PNC : Qu'en est- il de l'association avec Veolia pour la prise de parts de marché sur le rail ?
J.C.S. : Le but de ce projet, c'est de garder le contact avec la clientèle nationale pour continuer de « rayonner » sur le long-courrier. Or le TGV fait beaucoup de mal à AF : fermeture de certaines lignes comme Avignon ou Rennes. À titre d'exemple, nous transportons 250 000 passagers sur Lyon et sans le TGV nous en transporterions 6 millions ! Il est tout d'abord prévu une ouverture partielle du réseau ferré en 2010 (en cabotage) puis une ouverture totale aux alentours de 2015/2016. On a fait appel à Veolia pour leur expertise en la matière ; nous apporterons notre connaissance des passagers.
Question 9
Un PNC : D'après un article de journal, les personnels sol et commerciaux de Lufthansa vont être augmenté de 6 % ; comment est-ce possible dans le contexte actuel ?
J.C.S. : Lufthansa a traversé une période difficile de 2000 à 2006 durant laquelle ils ont subi des blocages de salaires alors que les salariés d'AF ont vu leur salaire évoluer normalement durant cette période.
Les accords signés en mai seront respectés, mais on devra reparler de certains sujets. Il y a notamment un problème de comportements individuels. L'absentéisme est mauvais pour l'entreprise ; le contrat demande une forme de morale individuelle.
Question 10
Un PNC : Qu'en est-il de la suppression du décret imposant une cessation d'activité à 55 ans ?
J.C.S. : une majorité d'entre vous est d'accord avec ce décret alors qu'une minorité s'y oppose et c'est elle qu'on entend. Il faut réagir, car, si la limite d'âge tombe, il n'y aura plus de défiscalisation de la prime de départ et l'entreprise n'a pas les moyens de prendre le relais entre 55 et 60 ans....