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Itinéraire pour un voyage d'une semaine en Islande fin septembre? English translation pending
Bonjour a tous,
je projette de partir en Islande une semaine fin septembre avec mon copain. Meme apres avoir lu de monbreux sujets de discussion, j'ai beauoup de mal a planifier un itineraire "ideal". On a pour idee de louer une voiture et on voudrait surtout profiter des paysages extraordinaires !
Quelqu'un pourrait m'aider s'il vous plait ? Merci d'avance
Marie
je projette de partir en Islande une semaine fin septembre avec mon copain. Meme apres avoir lu de monbreux sujets de discussion, j'ai beauoup de mal a planifier un itineraire "ideal". On a pour idee de louer une voiture et on voudrait surtout profiter des paysages extraordinaires !
Quelqu'un pourrait m'aider s'il vous plait ? Merci d'avance
Marie
Landmannalaugar depuis Reykjavik en deux jours? (Islande) English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage d'une semaine en Islande un peu dans l'urgence (mon départ est dans moins de 10 jours). Est-il possible de se rendre dans le Landmannalaugar en voiture de location (de préférence 4*4 d'après ce que j'ai compris), par exemple partir un matin très tôt, dormir la nuit là-bas, rentrer le lendemain tard, et faire de courtes randonnées (quelques heures) le temps qu'il reste? Ou vaut-il mieux y rester deux nuits? Je n'ai pas encore loué la voiture, je suppose que dans ma situation c'est préférable au bus...? (sachant que je veux également aller dans la péninsule Snaefellness)
Merci pour vos conseils!
Je prépare un voyage d'une semaine en Islande un peu dans l'urgence (mon départ est dans moins de 10 jours). Est-il possible de se rendre dans le Landmannalaugar en voiture de location (de préférence 4*4 d'après ce que j'ai compris), par exemple partir un matin très tôt, dormir la nuit là-bas, rentrer le lendemain tard, et faire de courtes randonnées (quelques heures) le temps qu'il reste? Ou vaut-il mieux y rester deux nuits? Je n'ai pas encore loué la voiture, je suppose que dans ma situation c'est préférable au bus...? (sachant que je veux également aller dans la péninsule Snaefellness)
Merci pour vos conseils!
Voyage de sept jours en Islande English translation pending
bonjour à tous,
voilà mon ami et moi nous avons planifié de partir en islande 7j début juillet, ce voyage représente à les yeux un rêve🙂, je ne voudrai donc pas me planter😛 je fais appel à vos expériences et séjours dans le sud, j'attends avec impatience vos commentaires et suggestions. merci d'avance!!!
J 1 - … / KEFLAVÍK / REYKJAVÍK Arrivée à Keflavík. Transfert à Reykjavík (environ 55 km), nuit en guest-house ou en hôtel selon la formule choisie. Dîner libre.
J 2 - REYKJAVÍK / NESJAVELLIR / THINGVELLIR / GEYSIR / GULLFOSS (ENV. 190 KM) Prise de la voiture à Reykjavík. A VOIR : Le sud du lac Thingvallavatn, le plus grand lac naturel de l'île, le Parc national de Thingvellir, le geyser Strokkur, la chute d'eau de Gullfoss. Variante 4x4 du 20/06 au 15/09: à partir de Thingvellir, remontée vers le volcan Skjaldbreid et direction Gullfoss et Geysir par une piste qui passe au sud du glacier Langjökull (attention toutefois, ligne électrique le long d´une bonne partie de la piste mais belle piste).
J 3 - CAMPAGNE DU SUD / HELLA / HVOLSVÖLLUR / VÍK I MYRDAL / KIRKJUBÆJARKLAUSTUR (ENV. 240 KM) A VOIR : Chutes d'eau de Seljalandsfoss et de Skógafoss, écomusée de Skógar (optionnel), falaises de Dyrhólaey (sauf du 20 mai au 25 juin : fermeture pour cause de reproduction des oiseaux), plage de sable noir de Reynishverfi, petit village de Vík í Myrdal. Variante 4x4 du 20/06 au 15/09:: piste de Fjallabak pour passer le long du volcan Hekla et visiter Landmannalaugar et Eldgjá.
J 4 - KIRKJUBÆJARKLAUSTUR / SKAFTAFELL / JÖKULSARLON / HÖFN I HORNAFIRDI (ENTRE 170 ET 200 KM) A VOIR : Gorges de Fjardrárfljúfur, Parc national de Skafatfell, lagune glaciaire de Jökulsárlón.
J 5 - HÖFN / FJARDRÁRGLJÚFUR / VÍK (ENTRE 240 ET 270 KM) A VOIR : Les gorges de Fjardrárgljúfur, plage de sable noir de Vík
J 6 - VÍK - PÉNINSULE DE REYKJANES - LAGON BLEU - REYKJAVÍK (ENVIRON 300 KM) A VOIR : Péninsule de Reykjanes, baignade au Lagon Bleu (optionnel). Variante 4x4 du 20/06 au 15/09 : la piste de Vigdisarvellir, les falaises de Krýsuvíkurbjarg. Remise du véhicule en centre ville.
J 7 - REYKJAVÍK / KEFLAVÍK / … Transfert à l'aéroport de Keflavík.
voilà mon ami et moi nous avons planifié de partir en islande 7j début juillet, ce voyage représente à les yeux un rêve🙂, je ne voudrai donc pas me planter😛 je fais appel à vos expériences et séjours dans le sud, j'attends avec impatience vos commentaires et suggestions. merci d'avance!!!
J 1 - … / KEFLAVÍK / REYKJAVÍK Arrivée à Keflavík. Transfert à Reykjavík (environ 55 km), nuit en guest-house ou en hôtel selon la formule choisie. Dîner libre.
J 2 - REYKJAVÍK / NESJAVELLIR / THINGVELLIR / GEYSIR / GULLFOSS (ENV. 190 KM) Prise de la voiture à Reykjavík. A VOIR : Le sud du lac Thingvallavatn, le plus grand lac naturel de l'île, le Parc national de Thingvellir, le geyser Strokkur, la chute d'eau de Gullfoss. Variante 4x4 du 20/06 au 15/09: à partir de Thingvellir, remontée vers le volcan Skjaldbreid et direction Gullfoss et Geysir par une piste qui passe au sud du glacier Langjökull (attention toutefois, ligne électrique le long d´une bonne partie de la piste mais belle piste).
J 3 - CAMPAGNE DU SUD / HELLA / HVOLSVÖLLUR / VÍK I MYRDAL / KIRKJUBÆJARKLAUSTUR (ENV. 240 KM) A VOIR : Chutes d'eau de Seljalandsfoss et de Skógafoss, écomusée de Skógar (optionnel), falaises de Dyrhólaey (sauf du 20 mai au 25 juin : fermeture pour cause de reproduction des oiseaux), plage de sable noir de Reynishverfi, petit village de Vík í Myrdal. Variante 4x4 du 20/06 au 15/09:: piste de Fjallabak pour passer le long du volcan Hekla et visiter Landmannalaugar et Eldgjá.
J 4 - KIRKJUBÆJARKLAUSTUR / SKAFTAFELL / JÖKULSARLON / HÖFN I HORNAFIRDI (ENTRE 170 ET 200 KM) A VOIR : Gorges de Fjardrárfljúfur, Parc national de Skafatfell, lagune glaciaire de Jökulsárlón.
J 5 - HÖFN / FJARDRÁRGLJÚFUR / VÍK (ENTRE 240 ET 270 KM) A VOIR : Les gorges de Fjardrárgljúfur, plage de sable noir de Vík
J 6 - VÍK - PÉNINSULE DE REYKJANES - LAGON BLEU - REYKJAVÍK (ENVIRON 300 KM) A VOIR : Péninsule de Reykjanes, baignade au Lagon Bleu (optionnel). Variante 4x4 du 20/06 au 15/09 : la piste de Vigdisarvellir, les falaises de Krýsuvíkurbjarg. Remise du véhicule en centre ville.
J 7 - REYKJAVÍK / KEFLAVÍK / … Transfert à l'aéroport de Keflavík.
Itinéraire de huit jours en Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Islande dans une semaine (youpi ! 🙂), et j’aimerai connaître votre avis sur mon itinéraire. J’ai à peine plus de 8 jours pleins sur place, donc je sais qu’on est ambitieux… Mais j’ai vraiment envie d’en voir un maximum, et ça ne nous fait pas peur de rentrer crevés mais heureux à la maison !
Vu qu’on part du 8 au 17 mai, c’est tôt dans la saison, pas mal de routes seront fermées, donc j’ai déjà dit au revoir à Landmannalaugar, l’ascension de l’Hekla et la route de Hveravellir…
Bien sûr, on loue un 4x4 pour faire tout ça :
J0 : arrivée à Reykjavik dans l’après-midi, tour de la ville J1 : Cercle d’Or (Thingvellir, Geysir, Gullfoss), nuit à Husafell J2 : Matin : Balade dans le coin d’Husafell, chutes de Hraunfossar et Barnafoss Aprèm : Balade et nuit dans la péninsule de Vatnsnes J3 : Sur la route d’Husavik Eglise de tourbe de Varmahlid, ferme de Glaumbaer passage à Akureyri Godafoss nuit à Husavik J4 : Matin : excursion pour aller voir les baleines Aprèm :lac Myvatn et environs J5 : Lac Myvatn et environs. Nuit à Egilsstadir. J6 : Matin : route des fjords jusqu’à Jokulsarlon Aprèm : balade et nuit à Skaftafell J7 : journée et nuit dans le Sud : Vik, Skigar, Skogafoss, … J8 : péninsule de Reykjavik + Blue Lagoon J9 : retour Reykjavik-Paris
Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour votre aide !
Akhesaa
Je pars en Islande dans une semaine (youpi ! 🙂), et j’aimerai connaître votre avis sur mon itinéraire. J’ai à peine plus de 8 jours pleins sur place, donc je sais qu’on est ambitieux… Mais j’ai vraiment envie d’en voir un maximum, et ça ne nous fait pas peur de rentrer crevés mais heureux à la maison !
Vu qu’on part du 8 au 17 mai, c’est tôt dans la saison, pas mal de routes seront fermées, donc j’ai déjà dit au revoir à Landmannalaugar, l’ascension de l’Hekla et la route de Hveravellir…
Bien sûr, on loue un 4x4 pour faire tout ça :
J0 : arrivée à Reykjavik dans l’après-midi, tour de la ville J1 : Cercle d’Or (Thingvellir, Geysir, Gullfoss), nuit à Husafell J2 : Matin : Balade dans le coin d’Husafell, chutes de Hraunfossar et Barnafoss Aprèm : Balade et nuit dans la péninsule de Vatnsnes J3 : Sur la route d’Husavik Eglise de tourbe de Varmahlid, ferme de Glaumbaer passage à Akureyri Godafoss nuit à Husavik J4 : Matin : excursion pour aller voir les baleines Aprèm :lac Myvatn et environs J5 : Lac Myvatn et environs. Nuit à Egilsstadir. J6 : Matin : route des fjords jusqu’à Jokulsarlon Aprèm : balade et nuit à Skaftafell J7 : journée et nuit dans le Sud : Vik, Skigar, Skogafoss, … J8 : péninsule de Reykjavik + Blue Lagoon J9 : retour Reykjavik-Paris
Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour votre aide !
Akhesaa
Itinéraire de vingt et un jours en Islande English translation pending
Bonjour,
Je pars cet été en Islande avec mon amie et j'aurais voulu avoir votre avis sur notre itinéraire. Sachant, qu'on voudrait vraiment profiter des régions visitées (notamment Landmannalaugar et Mytvan) pour faire des randos et ne pas courir après le bus tout le temps. Pour ce qui est du parc de Jokulsargljufur, on a lu que le coin n'était accessible qu'en 4*4... On pensait du coup, louer une voiture pour la dernière partie du voyage jusqu'à Reykjavik en passant par les routes du centre : Kerlinjarfjoll... et finir par le Cercle d'Or. Est-ce que ça vaut le coup de louer un petit 4*4 pour cette partie ou peut-on finir en bus (mais profiter qd même du paysage !)
Merci d'avance pour votre aide !!!
Jour 1 : Arrivée à Kevlavik Visite de Reykjavik Nuit à Reykjavik
Jour 2 : Volcan Hekla Nuit à Leirubakki/ou Hella
Jour 3 : Landmannalaugar Nuit à Landmannalaugar
Jour 4 : Rando à Landmannalaugar Nuit Landmannalaugar
Jour 5 : Départ dans l’aprem pour Hella (correspondance bus) Nuit à Hella
Jour 6 : Thorsmork… rando Nuit à Thorsmork
Jour 7 : Départ de Thorsmork dans l’aprem pour Skogar Nuit Skogar
Jour 8 : Skogafoss… Départ dans l’aprem pour Vik Nuit à Vik
Jour 9 : Ballade autour de Vik Départ dans l’aprem pour Klaustur plus nuit
Jour 10 : Lakagigar Nuit à Skaftafell
Jour 11 : Rando glacier Jokulsarlon Nuit à Hofn (obligatoire pour correspondance bus)
Jour 12 : Journée de bus pour rejoindre Reykjahlid (Lac Mytvan) par Egilsstadir Nuit Reykjahlid Jour 13 : Volcan Askja Nuit Reykjahlid
Jour 14 : Lac Mytvan (Namafjall, Dimmuborgir… Krafla) Nuit Reykjahlid
Jour 15 : Départ dans l’aprem pour Akureyri + nuit A partir de là location d’une voiture pour la fin du séjour
Jour 16 : Husavik (baleine…) Dettifoss (ne peut se faire qu’en voiture apparemment d’où la location) Nuit à Husavik
Jour 17 : Rando dans le parc (Jokulsargljufur) Asbyrgi + nuit
Jour 18 : Départ direction Hveravellir Nuit Hveravellir
Jour 19 : Hveravellir, Kerlinjarfjoll… Nuit Kerlinjarfjoll
Jour 20 : Cercle d’Or (Geysir, Gullfoss, Thingvellir…) Nuit à Reykjavik (retour location)
Jour 21 : Blue lagoon et départ le soir pour l’aéroport
Je pars cet été en Islande avec mon amie et j'aurais voulu avoir votre avis sur notre itinéraire. Sachant, qu'on voudrait vraiment profiter des régions visitées (notamment Landmannalaugar et Mytvan) pour faire des randos et ne pas courir après le bus tout le temps. Pour ce qui est du parc de Jokulsargljufur, on a lu que le coin n'était accessible qu'en 4*4... On pensait du coup, louer une voiture pour la dernière partie du voyage jusqu'à Reykjavik en passant par les routes du centre : Kerlinjarfjoll... et finir par le Cercle d'Or. Est-ce que ça vaut le coup de louer un petit 4*4 pour cette partie ou peut-on finir en bus (mais profiter qd même du paysage !)
Merci d'avance pour votre aide !!!
Jour 1 : Arrivée à Kevlavik Visite de Reykjavik Nuit à Reykjavik
Jour 2 : Volcan Hekla Nuit à Leirubakki/ou Hella
Jour 3 : Landmannalaugar Nuit à Landmannalaugar
Jour 4 : Rando à Landmannalaugar Nuit Landmannalaugar
Jour 5 : Départ dans l’aprem pour Hella (correspondance bus) Nuit à Hella
Jour 6 : Thorsmork… rando Nuit à Thorsmork
Jour 7 : Départ de Thorsmork dans l’aprem pour Skogar Nuit Skogar
Jour 8 : Skogafoss… Départ dans l’aprem pour Vik Nuit à Vik
Jour 9 : Ballade autour de Vik Départ dans l’aprem pour Klaustur plus nuit
Jour 10 : Lakagigar Nuit à Skaftafell
Jour 11 : Rando glacier Jokulsarlon Nuit à Hofn (obligatoire pour correspondance bus)
Jour 12 : Journée de bus pour rejoindre Reykjahlid (Lac Mytvan) par Egilsstadir Nuit Reykjahlid Jour 13 : Volcan Askja Nuit Reykjahlid
Jour 14 : Lac Mytvan (Namafjall, Dimmuborgir… Krafla) Nuit Reykjahlid
Jour 15 : Départ dans l’aprem pour Akureyri + nuit A partir de là location d’une voiture pour la fin du séjour
Jour 16 : Husavik (baleine…) Dettifoss (ne peut se faire qu’en voiture apparemment d’où la location) Nuit à Husavik
Jour 17 : Rando dans le parc (Jokulsargljufur) Asbyrgi + nuit
Jour 18 : Départ direction Hveravellir Nuit Hveravellir
Jour 19 : Hveravellir, Kerlinjarfjoll… Nuit Kerlinjarfjoll
Jour 20 : Cercle d’Or (Geysir, Gullfoss, Thingvellir…) Nuit à Reykjavik (retour location)
Jour 21 : Blue lagoon et départ le soir pour l’aéroport
Islande: itinéraire de quatorze jours en 4X4 au mois de juillet English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 à partir pour l'islande en juillet pour 14 jours avec 4X4. Voici un primeur le planing:
Dimanche et Lundi
Site de Pingvellir, Geysir, Gulfoss, glacier Norðurjökull, site de Kerlingarfjöll
Mardi
Site géothermique de Hveravellir et escale à Akureyri
Mercredi, Jeudi, Vendredi
Lac Myvatn et alentours
Samedi
Remontée pars la F26 vers Tunhnafell + halte au refuge de Nyidalur pour randonnée
Dimanche
Volcan Hekla
Lundi
F225 et F208 avec halte à KIRKJUBAEJARKLAUSTUR
Mardi, Mercredi
Région de Skaftafell et Glacier de Jokulsarlon
Jeudi
Skaftafell et arrivée à Vik dans la soirée
Vendredi
Seljalandsfoss, Skogarfoss,
Samedi
Reykjavik
Comme tant d'autres, j'ai des questions (surtout le timing):
1.Combien de temps faut il pour rejoindre le site Hveravellir à Akureyri? et de Hveravellir à Myvatn?
2.Est il possible de faire l'ascension de l' Hekla en partant le matin du refuge de Nyidalur? C'et un peu juste il me semble non?
3.Combien de temps faut il pour rejoindre KIRKJUBAEJARKLAUSTUR par la F205 et F 208 en étant cool afin de profiter du paysage?
Si vous avez des recommandations ou des suggestions afin de rendre ce voyage encire plus beau alors je suis preneur!!!
Merci et a bientot
Nous sommes 2 à partir pour l'islande en juillet pour 14 jours avec 4X4. Voici un primeur le planing:
Dimanche et Lundi
Site de Pingvellir, Geysir, Gulfoss, glacier Norðurjökull, site de Kerlingarfjöll
Mardi
Site géothermique de Hveravellir et escale à Akureyri
Mercredi, Jeudi, Vendredi
Lac Myvatn et alentours
Samedi
Remontée pars la F26 vers Tunhnafell + halte au refuge de Nyidalur pour randonnée
Dimanche
Volcan Hekla
Lundi
F225 et F208 avec halte à KIRKJUBAEJARKLAUSTUR
Mardi, Mercredi
Région de Skaftafell et Glacier de Jokulsarlon
Jeudi
Skaftafell et arrivée à Vik dans la soirée
Vendredi
Seljalandsfoss, Skogarfoss,
Samedi
Reykjavik
Comme tant d'autres, j'ai des questions (surtout le timing):
1.Combien de temps faut il pour rejoindre le site Hveravellir à Akureyri? et de Hveravellir à Myvatn?
2.Est il possible de faire l'ascension de l' Hekla en partant le matin du refuge de Nyidalur? C'et un peu juste il me semble non?
3.Combien de temps faut il pour rejoindre KIRKJUBAEJARKLAUSTUR par la F205 et F 208 en étant cool afin de profiter du paysage?
Si vous avez des recommandations ou des suggestions afin de rendre ce voyage encire plus beau alors je suis preneur!!!
Merci et a bientot
Récits/carnets de voyages en Islande et en Norvège English translation pending
Voyage en Islande :
Réalisé exclusivement en bus en faisant le tour de l'île mais également en utilisant les routes de montagne du centre, hébergement en campings, refuges et auberges de jeunesse..
Nous avons visité les villes de Reykjavík et Akureyri ainsi que les villages de Vík (avec ses rochers et sa plage de sable noir), Seyðisfjörður, Mývatn, Húsavík (ancien port de pêche à la baleine). Sans oublier le lac Jökulsárlón.
Les champs de lave, les glaciers (Vatnajökull, Mýrdalsjökull) et les cratères (krafla, hekla) témoignent de l'activité sismique.
Voyage en Norvège :
Alternance de bus et de bateaux (Hurtigruten-express côtier) pour nous déplacer dans les régions du nord entre Lofoten, Laponie et Cap nord...
Soleil de minuit, montagnes abruptes des Lofoten, paysages de toundra près du Cap nord, plage de sable fin, rorbu (maisons de pêcheurs) ont été notre décor pendant un mois.
Au milieu de ces paysages nous avons visité les villes de Tromsø, Alta et les villages de Ramberg, Skibotn, Skarsvåg...
Accédez ici au site http://horizonnord.free.fr
Bon voyage virtuel et donnez nous vos avis.
Réalisé exclusivement en bus en faisant le tour de l'île mais également en utilisant les routes de montagne du centre, hébergement en campings, refuges et auberges de jeunesse..
Nous avons visité les villes de Reykjavík et Akureyri ainsi que les villages de Vík (avec ses rochers et sa plage de sable noir), Seyðisfjörður, Mývatn, Húsavík (ancien port de pêche à la baleine). Sans oublier le lac Jökulsárlón.
Les champs de lave, les glaciers (Vatnajökull, Mýrdalsjökull) et les cratères (krafla, hekla) témoignent de l'activité sismique.
Voyage en Norvège :
Alternance de bus et de bateaux (Hurtigruten-express côtier) pour nous déplacer dans les régions du nord entre Lofoten, Laponie et Cap nord...
Soleil de minuit, montagnes abruptes des Lofoten, paysages de toundra près du Cap nord, plage de sable fin, rorbu (maisons de pêcheurs) ont été notre décor pendant un mois.
Au milieu de ces paysages nous avons visité les villes de Tromsø, Alta et les villages de Ramberg, Skibotn, Skarsvåg...
Accédez ici au site http://horizonnord.free.fr
Bon voyage virtuel et donnez nous vos avis.
Voyage à vélo en Islande English translation pending
salut les cyclos,
je me tate pour partir pour un court trip velo en islande est ce que ca roule encorea cette epoque chez nos amis islandais? quelles sont les conditions climatiques: deja beaucoup de neige ou verglas? quelles temperatures? est il envisageable de bivouaquer? question bete aussi: combien d heures de soleil par jour?
et puis dans la foulée, si certains d entre vous ont des suggestions de route, je suis preneur.
merci d avance pour vos reponses
tibo
je me tate pour partir pour un court trip velo en islande est ce que ca roule encorea cette epoque chez nos amis islandais? quelles sont les conditions climatiques: deja beaucoup de neige ou verglas? quelles temperatures? est il envisageable de bivouaquer? question bete aussi: combien d heures de soleil par jour?
et puis dans la foulée, si certains d entre vous ont des suggestions de route, je suis preneur.
merci d avance pour vos reponses
tibo
Itinéraire pour quinze jours en Islande English translation pending
Salut!
Nous sommes trois et partons 15 jours en Islande au mois d'Aout.
Comme le temps nous est limités, nous souhaitons des conseils pour optimiser notre voyage, Sachant que nous voyageons facon sac a dos, autonomie bouffe et camping voir camping sauvage(nous l'espérons).😉
Notre objectif serai d'altener les sites ou nous pouvons faire de la rando sur plusieurs jours.
Merci pour vos avis!!!
Ciao
Notre objectif serai d'altener les sites ou nous pouvons faire de la rando sur plusieurs jours.
Merci pour vos avis!!!
Ciao
Choix de piste en Islande: F26 ou F32? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Islande cet été, et compte visiter la région du Landmannalaugar. Depuis l'aéroport de Keflavik en suivant la route n°1, j'ai remarqué que les pistesF26 et F32 se rejoignaient et menaient à cette fameuse région. Laquelle des deux pistes me conseillez-vous ? Laquelle est la plus roulante et offre le plus de possibilités pour bivouaquer et sait-on jamais se ravitailler ?
Merci d'avance, Olivier
Je pars en Islande cet été, et compte visiter la région du Landmannalaugar. Depuis l'aéroport de Keflavik en suivant la route n°1, j'ai remarqué que les pistesF26 et F32 se rejoignaient et menaient à cette fameuse région. Laquelle des deux pistes me conseillez-vous ? Laquelle est la plus roulante et offre le plus de possibilités pour bivouaquer et sait-on jamais se ravitailler ?
Merci d'avance, Olivier
Islande: trek court (quatre-cinq jours) vers le Landmannalaugar English translation pending
Bonjour tout le monde.
J'explique mon "problème"... bien que quand il s'agisse de vacances, il n'y a pas vraiment de problème.
Nous sommes plusieurs amis à partir en Islande au mois d'aout, et nous rejoignons un autre groupe d'amis au départ du trek Landmanalaugar - Thorsmork. Mais nous devons "meubler" les 6 - 7 jours que nous avons avant de rejoindre ces amis. Est ce que certains d'entre vous auraient des idées de trek courts (5 jours max) aux alentours ou en direction du Landmanalaugar?
Toutes les remarques et propositions seront les bienvenus... Merci, et bravo a VF!
J'explique mon "problème"... bien que quand il s'agisse de vacances, il n'y a pas vraiment de problème.
Nous sommes plusieurs amis à partir en Islande au mois d'aout, et nous rejoignons un autre groupe d'amis au départ du trek Landmanalaugar - Thorsmork. Mais nous devons "meubler" les 6 - 7 jours que nous avons avant de rejoindre ces amis. Est ce que certains d'entre vous auraient des idées de trek courts (5 jours max) aux alentours ou en direction du Landmanalaugar?
Toutes les remarques et propositions seront les bienvenus... Merci, et bravo a VF!
Tout sur l'Islande à vélo? English translation pending
Bonjour
Je suis nouveau sur le forum, j'ai 13ans mes parents mon ammener deja 2 fois en islandej'ai visiter la première fois le sud puis le nord en passant pas le centre, je les remmercie très fort car c'était très beau. Ce pays ma envouté, puis un jour, je trouve sur un forum de vélo (je fait du vtt en club)un topic sur l'islande en velo!!! je suis tout de suite intéréssé!!! Je voudrai dans plusieur années partir laba pour faire en partant de la capitale gulfoss et selfoss + geysir -> hekla-> landamannaulaugar->le centre-> myvatn et ces environs et encuite retourner en france...le tout en dormant dans la nature ou au pire dans des camping
A partir de quel age peut-on faire ce voyage de 1mois avec un copain ou avec un groupe en vélo ?? Est-ce dur? ya-t-il beaucoups de difficulté, pour traverser le centre et le landamannaulaugar?? les difficulté, le nombre de km ??
bref.... je suis très jeune mais cela me tiens vraiment à coeur pour mes prochaine années!!! voila je pense avoir tout dit et mintenant à vos réponses!!
A partir de quel age peut-on faire ce voyage de 1mois avec un copain ou avec un groupe en vélo ?? Est-ce dur? ya-t-il beaucoups de difficulté, pour traverser le centre et le landamannaulaugar?? les difficulté, le nombre de km ??
bref.... je suis très jeune mais cela me tiens vraiment à coeur pour mes prochaine années!!! voila je pense avoir tout dit et mintenant à vos réponses!!
Avis sur itinéraire de seize jours en Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Voila, j'ai la grande chance de partir en Islande pendant 16 jours en aout. J'ai 18 ans, et je revais de pouvoir partir las bas depuis mon enfance. Aujourd'hui c'est possible. Je vais donc partir seul à pied et j'espère pouvoir profiter du maximum de mon séjour.
Cependant, après avoir lu plusieurs forum ( et ce fut long ! ), j'ai élaboré un pseudo intinéraire. ( en tout cas des endroits que je voudrais visiter ... ) J'ai donc l'intention de faire ce chemin : Arrivé à l'aéroport - Reykjavik - Selfoss - Hekla ( landmannalaugar ) - J'aimerais faire le parcours jusqu'àThorsmork. - Vik - Kirkjubaejarklaustur - ( éventuellement Laki ) - Skaftafell - ( jokulsarlon ) - Höfn - Egilsstadir - Lac Myvatn - Akureyri - ( après c'est un peu flou mais j'ai quelques idées ) - Hvammstangi - Stykkisholmur - Hellisandur - Borganes - ( eventuellement Thingvellir et son parc national ) - Puis retour à Reykjavik.
Ca fait quand meme un très long parcours. J'espère pouvoir le faire en bus et en stop. J'aimerais avoir votre avis et vos suggestions. De plus, j'ai l'impression qu'en 16 jours, je n'aurais pas le temps. Qu'en pensez vous ?
Merci de vos réponses.
Cependant, après avoir lu plusieurs forum ( et ce fut long ! ), j'ai élaboré un pseudo intinéraire. ( en tout cas des endroits que je voudrais visiter ... ) J'ai donc l'intention de faire ce chemin : Arrivé à l'aéroport - Reykjavik - Selfoss - Hekla ( landmannalaugar ) - J'aimerais faire le parcours jusqu'àThorsmork. - Vik - Kirkjubaejarklaustur - ( éventuellement Laki ) - Skaftafell - ( jokulsarlon ) - Höfn - Egilsstadir - Lac Myvatn - Akureyri - ( après c'est un peu flou mais j'ai quelques idées ) - Hvammstangi - Stykkisholmur - Hellisandur - Borganes - ( eventuellement Thingvellir et son parc national ) - Puis retour à Reykjavik.
Ca fait quand meme un très long parcours. J'espère pouvoir le faire en bus et en stop. J'aimerais avoir votre avis et vos suggestions. De plus, j'ai l'impression qu'en 16 jours, je n'aurais pas le temps. Qu'en pensez vous ?
Merci de vos réponses.
Conseil sur un itinéraire de trois semaines en Islande English translation pending
Bonjour cher peuple voyageur: je me permets (avec un copain) d'ouvrir ce post un peu bizarre: je vais détailler notre itinéraire de trois semaines en Islande, mais la chose nous semble un peu trop conséquente, et nous aimerions savoir s'il ya des pièges sur les portions que 'lon choisit (gués, camping sauvage posant pb, moucherons pk pas ...), sachant que nos doutes proviennents des différents post lus sur ce site: merci d'avance à ceux qui se reconnaitrons dans ce parcours et pourrons nous faire partager leur aventure .....
Jour 1 (23/07/06): arrivée à l'aéroport vers midi: obj: aller à Reykjavik dans l'après midi 50km
Jour2 (24/07): Reykjavik -> Marten Stunga (10km au sud de Hella 90 km
Jour3 (25/07): Marten Stunga -> pied du volcan Hekla (53km), et visite du volcan l'après midi
Jour4 (26/07):volcan -> lac de Krokslon (avant la F26): 50km
Jour5 (27/07): du début de la F26 -> 1er gué près de Krislavatn : 50km
Jour6 (28/07): gué -> intersection avec la F910 où il y a un seul gué, près du Tungnafellsjökull : 50 km
Jour 7 (29/07): 60 km en continuant sur la F26, peu avant Tungufell
Jour8 (30/07): 67km jusqu'à la N1 (nuit proche de l'intersection F26/N1)
Jour 9-10-11 (31/07-01/08-02/08): plus cool, 140km, pour aller jusqu'à Myvatn (lac à L'Est, en faire le tour avec tout ce qu'il y a à voir par le sud jusqu'au volcan Krafla, puis retour à l'intersection F26/N1 par la côte nord du lac
Jour 12 (03/08): de l'intersection N1/F26) à Hjalteyri (au nord de Akureyri, sur la côte Ouest de la baie du Eyja fjördur: 70km
Jour 13 (04/08): 80km, rejoindre la cote nord vers Kefilas ou Brunastaoir (l'idéal étant d'aller dormi à la pointe nord justa avnt Siglufjördur, mais ce qui nous amène à 105km
Jour 14 (05/08): on contiune sur la F76 jusqu'à Hofsos, soit environ 60km
Jour 15 (06/08): Hofsos - > Varmhlid : entre 48 km et 60, selon que l'on fasse au plus court que l'on passe par Holar ou Saudarkrokur
Jour 16 (07/08): Varmahlid -> Lac du Blondulon via la F734 : 56km
Jour 17 (08/08): 60km sur la F35 allant au sud, avec un camp après le croisement avec la F735
Jour 18 (09/08): 60km, nuit entre le lac Hritarvatn et avant l'intersection F35/F336
Jour 19 (10/08): 72km sur F35/F37, en passant par Gulfoss, Geysir et une arrivée à Laugarvatn
Jour 20 (11/08): 67km jusqu'à Reykjavik
Jour 21 (12/08): journée joker, ou jour à Reykjavik, puis aéroport pour un départ le 13 à 7h du matin
Bon, c'est ptète un peu bizarre de présenter la chose comme ça, mais on a entendu tellement de choses ...... même si on sait bien que 'lon ne suivra pas ces étapes à la lettre, loin de là Donc si cela vous semble trop conséquent, ou pas assez (dans ce cas, on rajoute un passage sur la F910, via le volcan Askja, mais faut pas trop rêver), si des étapes vous paraissent bcp trop courtes ou bcp trop longues, faites le nous savoir ......... merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Jour 1 (23/07/06): arrivée à l'aéroport vers midi: obj: aller à Reykjavik dans l'après midi 50km
Jour2 (24/07): Reykjavik -> Marten Stunga (10km au sud de Hella 90 km
Jour3 (25/07): Marten Stunga -> pied du volcan Hekla (53km), et visite du volcan l'après midi
Jour4 (26/07):volcan -> lac de Krokslon (avant la F26): 50km
Jour5 (27/07): du début de la F26 -> 1er gué près de Krislavatn : 50km
Jour6 (28/07): gué -> intersection avec la F910 où il y a un seul gué, près du Tungnafellsjökull : 50 km
Jour 7 (29/07): 60 km en continuant sur la F26, peu avant Tungufell
Jour8 (30/07): 67km jusqu'à la N1 (nuit proche de l'intersection F26/N1)
Jour 9-10-11 (31/07-01/08-02/08): plus cool, 140km, pour aller jusqu'à Myvatn (lac à L'Est, en faire le tour avec tout ce qu'il y a à voir par le sud jusqu'au volcan Krafla, puis retour à l'intersection F26/N1 par la côte nord du lac
Jour 12 (03/08): de l'intersection N1/F26) à Hjalteyri (au nord de Akureyri, sur la côte Ouest de la baie du Eyja fjördur: 70km
Jour 13 (04/08): 80km, rejoindre la cote nord vers Kefilas ou Brunastaoir (l'idéal étant d'aller dormi à la pointe nord justa avnt Siglufjördur, mais ce qui nous amène à 105km
Jour 14 (05/08): on contiune sur la F76 jusqu'à Hofsos, soit environ 60km
Jour 15 (06/08): Hofsos - > Varmhlid : entre 48 km et 60, selon que l'on fasse au plus court que l'on passe par Holar ou Saudarkrokur
Jour 16 (07/08): Varmahlid -> Lac du Blondulon via la F734 : 56km
Jour 17 (08/08): 60km sur la F35 allant au sud, avec un camp après le croisement avec la F735
Jour 18 (09/08): 60km, nuit entre le lac Hritarvatn et avant l'intersection F35/F336
Jour 19 (10/08): 72km sur F35/F37, en passant par Gulfoss, Geysir et une arrivée à Laugarvatn
Jour 20 (11/08): 67km jusqu'à Reykjavik
Jour 21 (12/08): journée joker, ou jour à Reykjavik, puis aéroport pour un départ le 13 à 7h du matin
Bon, c'est ptète un peu bizarre de présenter la chose comme ça, mais on a entendu tellement de choses ...... même si on sait bien que 'lon ne suivra pas ces étapes à la lettre, loin de là Donc si cela vous semble trop conséquent, ou pas assez (dans ce cas, on rajoute un passage sur la F910, via le volcan Askja, mais faut pas trop rêver), si des étapes vous paraissent bcp trop courtes ou bcp trop longues, faites le nous savoir ......... merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Chaussure et sac de couchage dans les Andes English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprête à partir découvrir l'Amérique du Sud de Mars à Aout. Au programme, Patagonie, Bolivie, Pérou et Equateur.
J'ai quelques questions pratiques qui parâitront simplissimes aux initiés mais qui sont, hors vécu et contexte, difficiles à éluder pour un béotien comme moi. Quelle sorte de chaussure prendre pour marcher pendant 6 mois avec un sac à dos, pas trop lourd et à un rythme moyen, en faisant quelques treks et ascentions? J'ai été au vieux campeur et on m'a conseillé des paires de chaussure de grande rando (Bornéo Pro Mfs de Meindl ou Hekla Ladakh de Scarpa) à 169 euros (!) ... outre le prix, , je me demande si je vais supporter ces grosses chaussures ( environs 1, 7 kilos aux pieds ou dans le sac ) pendant autant de temps. Sont-elles nécessaires au regard des conditions météo et géographiques des Andes à cette période. Peut-on se satisfaire de chaussure de trail ? voir de sandalles ? D'autre part, a-t-on besoin d'un duvet à température de confort 0° à l'exception de la zone du salaar en Bolivie ? Je ne compte pas dormir trés souvent sous le tente, la plupart du temps dans des auberges.
Merci par avance pour vos conseils avisés :)
Thomas
Je m'apprête à partir découvrir l'Amérique du Sud de Mars à Aout. Au programme, Patagonie, Bolivie, Pérou et Equateur.
J'ai quelques questions pratiques qui parâitront simplissimes aux initiés mais qui sont, hors vécu et contexte, difficiles à éluder pour un béotien comme moi. Quelle sorte de chaussure prendre pour marcher pendant 6 mois avec un sac à dos, pas trop lourd et à un rythme moyen, en faisant quelques treks et ascentions? J'ai été au vieux campeur et on m'a conseillé des paires de chaussure de grande rando (Bornéo Pro Mfs de Meindl ou Hekla Ladakh de Scarpa) à 169 euros (!) ... outre le prix, , je me demande si je vais supporter ces grosses chaussures ( environs 1, 7 kilos aux pieds ou dans le sac ) pendant autant de temps. Sont-elles nécessaires au regard des conditions météo et géographiques des Andes à cette période. Peut-on se satisfaire de chaussure de trail ? voir de sandalles ? D'autre part, a-t-on besoin d'un duvet à température de confort 0° à l'exception de la zone du salaar en Bolivie ? Je ne compte pas dormir trés souvent sous le tente, la plupart du temps dans des auberges.
Merci par avance pour vos conseils avisés :)
Thomas
Liaison Skogar ou Porsmork - Lamannalaugar en bus English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Islande pour la 1ère fois pendant la 12ème quinzaine d'août avec location d'un petit 4x4.
Nous envisageons de le laisser quelques jours à Lamannalaugar le temps de rejoindre Skogar en randonnée via Porsmork, si le temps s'y prête et s'il ne faut pas faire la queue-leu-leu (l'immersion dans la nature se fait difficilement dans la foule).
Se pose évidemment le problème du trajet de retour à Lamannalaugar. Y a-t-il un bus régulier qui qui passe par Skogar et rejoint Lamannalaugar en venant de Reykjavik par exemple ou un bus régional qui dessert Lamannalaugar depuis Vik ? Combien de temps prend le trajet ?
A défaut quelle superbe randonnée avec peu de monde de 2 à 4 jours, de préférence en boucle, recommenderiez-vous dans le sud ou le sud-est, région où nous allons concentrer notre voyage.
En vous remerciant d'avance pour vos réponses.
Itinéraire de 3 semaines en Islande en 4x4 English translation pending
Nous partons pour 3 semaines en islande.
Nous avons réservé un 4x4 Jimmy et nous avons prévu de dormir principalement en camping.
J' ai lu attentivement beaucoup d'infos sur le sîte ce qui m'a permis d'établir un itinéraire mais les doutes m'envahissent et donc je vous soumets le programme enisagé.
Tous les commentaires, avis et conseils sont les bienvenus !!
Jour 1: mercredi 27 juin 2018
Arrivée 15h40 REY
Récupération du 4x4
Nuit au camping Reykjavik
Jour 2: jeudi 28 juin 2018
La péninsule de Snæfellsnes
Nuit au camping de Stykkishomur ou Nuit au camping de Hellissandur ou nuit au guesthouse Snjoffel à Arnarstapi
Jour 3: vendredi 29 juin 2018
La péninsule de Snæfellsnes
Rando dans le parc de Snaefellsjökull
Nuit au camping de Stykkishomur ou Nuit au camping de Hellissandur ou nuit au guesthouse Snjoffel à Arnarstapi
Jour 4: samedi 30 juin 2018
Le lac Mývatn
départ pur Le lac Mývatn
En passant par Husavik (route surplombant la mer)
Étape Akureyri - Asbyrgi
A voir camping ou non.
Etape Asbyrgi - chûtes dettifoss.
Etape chûtes Dettiffoss - Lac Mytvan
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
A faire
- Myvatn nature baths
- Les bains naturels de Myvatn
- les grottes de Grjotagia
- piscine. (sauna + solarium)
Jour 5: dimanche 1 juillet 2018
Le lac Mývatn
- Rando
- chutes de Godafoss
- Leirhnjukur
- cratère Viti
- jardbodin vid Myvatn ( bains naturels)
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
Jour 6: lundi 2 juillet 2018
Le lac Mývatn
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
Jour 7: mardi 3 juillet 2018
Les fjords de l'est
Départ du lac Mytvan pour Egilstadir
Puis possibilité de visiter les fjords
- Borgarffjodur
ou
A faire avant d aller à Egilstadir
Possibilité randos.
Nuit au camping 1 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping 2 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping Stora
Jour 8: mercredi 4 juillet 2018
Les fjords de l'est
Egilstadir (fjords de l est)
- fjords MJoifjordur
- fjords Seydisfjordur
- chutes de litlanesfoss et de Hengifoss
- Hallormsstadur + randonnee
Nuit au camping 1 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping 2 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping Stora
Jour 9: jeudi 5 juillet 2018
volcan d’Askja
Nuit au camping au refuge camping dreki
Jour 10: vendredi 6 juillet 2018
volcan d’Askja
puis retour sur Egilstadir à voir
Jour 11: samedi 7 juillet 2018
Stafafell
randonnée dans le parc de Lonssoraef
si pas de camping à Stafafell
nuit à Hofn
camping SKG
Jour 12: dimanche 8 juillet 2018
Stafafell/ hofn
ballade le long du glacier
nuit à Hofn
camping SKG
Jour 13: lundi 9 juillet 2018
Skaftafell et le Vatnajokull en passant par Jokulsarlon
promenade le long du glacier
fjallsarion
randonnée
Nuit à l'AJ de Vagnsstadir ou nuit au camping Skaftafell ou nuit au camping et cottages flosi
Jour 14: mardi 10 juillet 2018
Skaftafell et le parc national du Vatnajökull
ballade sur le glacier avec un guide
Jour 15: mercredi 11 juillet 2018
Vik
sur la route possibilité d'aller au akkagigar
ou bien au Eldgja
nuit au camping de pakgill
Jour 16: jeudi 12 juillet 2018
Le Landmannalaugar
Départ de Vik
Randonnée
nuit au refuge avec possibilité de planter sa tente si non on dort dans la voiture !!
Jour 17: vendredi 13 juillet 2018
Le Landmannalaugar/ Hella
Randonnée
puis départ pour Hella
si nuit à leirubakki
nuit au hotel leirubakki p
ou
nuit camping Arthus
Jour 18: samedi 14 juillet 2018
Volcan Hekla
Randonnée
puis départ pour Selfoss
ou départ pour Hveragerdi
nuit au camping de Selfoss
ou nuit au camping de Hveragerdi
Jour 19: dimanche 15 juillet 2018
Le Cercle d'Or
Skalhot
Geysir
Gulfoss
Jour 20: lundi 16 juillet 2018
Le Cercle d'Or
Randonnée dans le parc national de Pingvellir
Jour 21: mardi 17 juillet 2018
Retour vers Reykjavik
Le Blue Lagoon
ou visite de Reykjavik
Jour 22: mercredi 18 juillet 2018
retour vers paris
Jour 1: mercredi 27 juin 2018
Arrivée 15h40 REY
Récupération du 4x4
Nuit au camping Reykjavik
Jour 2: jeudi 28 juin 2018
La péninsule de Snæfellsnes
Nuit au camping de Stykkishomur ou Nuit au camping de Hellissandur ou nuit au guesthouse Snjoffel à Arnarstapi
Jour 3: vendredi 29 juin 2018
La péninsule de Snæfellsnes
Rando dans le parc de Snaefellsjökull
Nuit au camping de Stykkishomur ou Nuit au camping de Hellissandur ou nuit au guesthouse Snjoffel à Arnarstapi
Jour 4: samedi 30 juin 2018
Le lac Mývatn
départ pur Le lac Mývatn
En passant par Husavik (route surplombant la mer)
Étape Akureyri - Asbyrgi
A voir camping ou non.
Etape Asbyrgi - chûtes dettifoss.
Etape chûtes Dettiffoss - Lac Mytvan
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
A faire
- Myvatn nature baths
- Les bains naturels de Myvatn
- les grottes de Grjotagia
- piscine. (sauna + solarium)
Jour 5: dimanche 1 juillet 2018
Le lac Mývatn
- Rando
- chutes de Godafoss
- Leirhnjukur
- cratère Viti
- jardbodin vid Myvatn ( bains naturels)
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
Jour 6: lundi 2 juillet 2018
Le lac Mývatn
Nuit au camping de Hild à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Bjard à Reykjalid
Ou
Nuit au camping de Fjalledyrd
Jour 7: mardi 3 juillet 2018
Les fjords de l'est
Départ du lac Mytvan pour Egilstadir
Puis possibilité de visiter les fjords
- Borgarffjodur
ou
A faire avant d aller à Egilstadir
Possibilité randos.
Nuit au camping 1 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping 2 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping Stora
Jour 8: mercredi 4 juillet 2018
Les fjords de l'est
Egilstadir (fjords de l est)
- fjords MJoifjordur
- fjords Seydisfjordur
- chutes de litlanesfoss et de Hengifoss
- Hallormsstadur + randonnee
Nuit au camping 1 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping 2 à Egilsstadir
Ou
Nuit au camping Stora
Jour 9: jeudi 5 juillet 2018
volcan d’Askja
Nuit au camping au refuge camping dreki
Jour 10: vendredi 6 juillet 2018
volcan d’Askja
puis retour sur Egilstadir à voir
Jour 11: samedi 7 juillet 2018
Stafafell
randonnée dans le parc de Lonssoraef
si pas de camping à Stafafell
nuit à Hofn
camping SKG
Jour 12: dimanche 8 juillet 2018
Stafafell/ hofn
ballade le long du glacier
nuit à Hofn
camping SKG
Jour 13: lundi 9 juillet 2018
Skaftafell et le Vatnajokull en passant par Jokulsarlon
promenade le long du glacier
fjallsarion
randonnée
Nuit à l'AJ de Vagnsstadir ou nuit au camping Skaftafell ou nuit au camping et cottages flosi
Jour 14: mardi 10 juillet 2018
Skaftafell et le parc national du Vatnajökull
ballade sur le glacier avec un guide
Jour 15: mercredi 11 juillet 2018
Vik
sur la route possibilité d'aller au akkagigar
ou bien au Eldgja
nuit au camping de pakgill
Jour 16: jeudi 12 juillet 2018
Le Landmannalaugar
Départ de Vik
Randonnée
nuit au refuge avec possibilité de planter sa tente si non on dort dans la voiture !!
Jour 17: vendredi 13 juillet 2018
Le Landmannalaugar/ Hella
Randonnée
puis départ pour Hella
si nuit à leirubakki
nuit au hotel leirubakki p
ou
nuit camping Arthus
Jour 18: samedi 14 juillet 2018
Volcan Hekla
Randonnée
puis départ pour Selfoss
ou départ pour Hveragerdi
nuit au camping de Selfoss
ou nuit au camping de Hveragerdi
Jour 19: dimanche 15 juillet 2018
Le Cercle d'Or
Skalhot
Geysir
Gulfoss
Jour 20: lundi 16 juillet 2018
Le Cercle d'Or
Randonnée dans le parc national de Pingvellir
Jour 21: mardi 17 juillet 2018
Retour vers Reykjavik
Le Blue Lagoon
ou visite de Reykjavik
Jour 22: mercredi 18 juillet 2018
retour vers paris
Islande Sud début mars: où dormir? English translation pending
Bonjour à tous,
Désolée je pense qu'il y a déjà beaucoup de sujets ouverts sur l'Islande mais je doute sur les étapes et en particulier les hébergements de notre voyage.
Contexte: nous partons en couple, en 4x4 pour 1 semaine début mars; souhait d'un hébergement en chambre individuelle ou cottage / objectif voyage: rando, découverte glacier, volcans, photos, activités motoneige, chiens de traineaux
Après réflexion, nous allons limiter notre séjour au sud et à la péninsule de Snaefellsnes.
Mon interrogation est surtout concernant les étapes d'hébergement.
Après une première nuit à Reykjavik, nous partons pour Hella (nuitée) ensuite 1 nuit à Vik et ensuite 2 nuits vers Klaustur et enfin après avoir été à Jokusarlon, nous repartirions vers Reykjavik comme point de départ pour la péninsule de Snaefellsnes. (3 nuits)
Le hic c'est que nous trouvons très peu d'hébergements vers la région de Vatnajökull/ Skaftafell.
Je ne sais pas où faire nos haltes pour profiter du sud? Et peut-être éviter de courir après le prochain point de chute qui pourrait être compromis par de mauvaises conditions climatiques...
Qu'en pensez-vous? Je remercie d'avance tous ceux qui peuvent être de bons conseils!
Chrystel
Escale d'une heure à Reykjavík English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars l'année prochaine avec la compagnie Icelandair à Washington.
Mon vol part de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et fait une escale d'environ 1 heure à l'aéroport de Reykjavík en Islande.
Comme je suis un peu stressée à l'idée de prendre l'avion toute seule je voudrai savoir si quelqu'un a déjà fait cet itinéraire (ou du moins avec un escale à Reykjavík) et pourrai m'expliquer un peu comment ça se passe (bagages, si on descend de l'avion, pour repartir, si c'est suffisant...)
Merci d'avance ! 🙂
Islande août 2016 English translation pending
Hello!
Voilà la suite de nos aventures débutées en mai.
Bonne lecture!
Marie

Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici
ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans h��siter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.
Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c���est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !
Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !
Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.
Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !
Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/
En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.
Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !
Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !
Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.
Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !













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ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans h��siter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c���est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !











Islande: 9 jours en juillet en 4x4 English translation pending
😮 Bonjour,
Nous avons parcouru le Sud durant 9 jours du Blue Lagoon de Keflavik à Hofn en passant bien sûr par la langue glacière de Jokulsarlon.
Les paysages incroyables de ce pays vous plonge dans un émerveillement quais permanent.
Toutefois, c'est avec un 4X4 que vous accéderez aux zones les plus sauvages et minérales telles les volcans du Laki.Nous vous invitons à découvrir de belles images des plus beaux coins d'Islande et les bonnes adresses pour prendre un verre ou vous restaurer ici :
http://latermite.free.fr/carte_islande.htm
Bon surf en espérant qu'il vous donnera envie de suivre les chemins de traverses de ce pays extraordinaire
Amicalement
Bernard
Islande: 14 jours en juillet 2015 English translation pending
Tout d’abord merci à tous ceux qui par leur témoignage et leurs conseils (Aginum, Kriki, Hohl, Bersviss) m’ont aidé à préparer ce voyage. A mon tour de donner quelques infos et impressions qui j’espère aideront les futurs voyageurs.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale
J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.
J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.
Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.
Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.
J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur
Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.
J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.
Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.
Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.
Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.
J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.
J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale

J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn
L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir

Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).
J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…

Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°!
Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques.
Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.

Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.

Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.

Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste.
Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur

Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.

Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas.
Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure
Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel.
Demain nous continuerons sur Vik.Voyage d'un mois en Islande, retour d'expérience English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà j'ai écris un loooooooong article fleuve sur mon blog, en essayant de partager tout ce que j'ai appris et constaté lors de notre road trip d'1 mois en l'Islande. Vous le trouverez ici : > http://www.carnets-de-traverse.com/blog/voyage-islande-guide
On a globalement fait tout le tour, et je me suis dit que ce retour d'expériences et conseils seraient peut-être utiles ici, pour les voyageurs qui préparent leur propre voyage !
Vous allez voir c'est classé par rubriques, j'ai essayé de répondre aux questions de mes lecteurs fidèles (bonnes adresses, que faire à Reykjavik, les conseils pour un road trip, le budget, ...) mais n'hésitez pas à me poser des questions ici même, ou sur le blog, comme vous le préférez ! Si je peux vous répondre je le ferai avec plaisir.
En tous cas, très bon voyage en Islande à tous, c'est un pays merveilleux, j'y retourne cet hiver pour essayer de voir des aurores boréales :) On croise les doigts !!
A bientôt !
Julie
Voilà j'ai écris un loooooooong article fleuve sur mon blog, en essayant de partager tout ce que j'ai appris et constaté lors de notre road trip d'1 mois en l'Islande. Vous le trouverez ici : > http://www.carnets-de-traverse.com/blog/voyage-islande-guide
On a globalement fait tout le tour, et je me suis dit que ce retour d'expériences et conseils seraient peut-être utiles ici, pour les voyageurs qui préparent leur propre voyage !
Vous allez voir c'est classé par rubriques, j'ai essayé de répondre aux questions de mes lecteurs fidèles (bonnes adresses, que faire à Reykjavik, les conseils pour un road trip, le budget, ...) mais n'hésitez pas à me poser des questions ici même, ou sur le blog, comme vous le préférez ! Si je peux vous répondre je le ferai avec plaisir.
En tous cas, très bon voyage en Islande à tous, c'est un pays merveilleux, j'y retourne cet hiver pour essayer de voir des aurores boréales :) On croise les doigts !!
A bientôt !
Julie
Gués en Islande et F-Road Dacia Duster English translation pending
Bonjour, je pars avec 2 amis mi-aout pour 2 semaines en Islande. Je m’étais renseigné sur le sujet, et j'ai vu que c'était plus pratique de partir sur un 4x4 pour profiter du pays. On a donc comparé les sites, et choisi un Dacia-Duster par élimination. (le suziki jimny: trop petit, la majorité des autres en boite automatique (moins de control), grand vitara pas beaucoup mieux, et lada niva bien trop cher).
Mais j'ai vu que parfois, les petits 4x4 ne suffisaient pas à passer les gués trop profonds de certaines F-roads
Donc pour ceux qui étaient déjà parti, je voulais savoir ce que vous pensiez des gués de notre itinéraire, cad:
- La F-35
-Du coté de Landmannalugar: F208 (et la F224 avant le camping)
-et près du volcan askja la F88 (celle qui à l'air la plus galère) ou plutôt faire un détour par la F905- 910- F910 ?
Je vous remercie !
Je vous remercie !
Itinéraire 14 jours Islande juillet-août 2015 English translation pending
Bonjour,
Arrivée tôt le matin (8h) à Keflavik le 23 juillet et départ tôt le matin (7h30) de Keflavik le 7 août. donc 14 jours pleins sur place + le 1er jour. Nous sommes 2 amis (hommes) entre 30-40 ans et habitués aux voyages (je précise voyages et non pas vacances.. :-) ) Nous aurons une Dacia Duster 4x4.
Nous prévoyons le programme suivant:
J1: (jour d'arrivée ) Blue lagon + faire les courses et petite découverte(nocturne) de Reykjavik. J2: Glymur, Thingvelli, Geysir, Gulfoos (nuit près de Gulfoss) J3: Trajet sur Kerlingarfjöll par la F35 (2h) marche sur place puis nuit en camping à Kerlingarfjöll J4: Trajet sur Akureyri avec arrêt à Hveravellir (1-2h) J5: Trajet direction pour Myvatn (hôtel pour 2 nuits à environ 15 km au nord). Visite de Godaffos, Hverfjall (cratère) + namafjall J6: Trajet sur Husvik, whale watching (3h) le matin. Ensuite, tour de la peininsule de Tjörnes, ÁSBYRGI, chute Dettifoss J7: Krafla (viki cratère) puis direction Askja (si site ouvert, faute à l'activité volcanique) J8: Rando sur place à Askja puis direction Egilsstooir (nuit à Egilsstooir ) J9: Visite de Hengifoss puis fjord de Seydisfjördur (nuit à Egilsstooir ou au fond du fjord de Seydisfjördur ) J10: Route côtière pour Höfn (270KM). (nuit à Höfn) J11: Jökulsárlón puis et Skaftafjell ainsi que Svartifoss (comping, refuge? à Skaftafjell ) J12: Traversé du désert noir, vue sur Foss á Siðu, Fjardrárgljúfur, montée au laki (F206) puis hôtel à Kirkjubaejarklaustur J13: route vert LANDMANNALAUGAR (F208) vallée de d’Eldgjá randonnée Mont Blahnjukur J14: Randonnée Landmannaulaurar puis passer devant Hekla puis dormir dans la région. (je ne sais pas où encore exactement) J'avoue que je suis un peu perdu concernant l'itinéraire de ce jour là. J15: Revenir sur Skogafoss+ Seljalandsfoss + retour sur Reykjavik puis direction Keflavik (nuit à Keflavik) J16: vol de retour....
Itinéraire faisable? F208 et F206 faisable avec une Dacia Duster?
Etant fan de randonnées, j'attends également de recevoir le fameux guide Rother, susceptible de me faire changer d'avis concernant mon itinéraire..
Merci d'avance pour vos conseils.
Arrivée tôt le matin (8h) à Keflavik le 23 juillet et départ tôt le matin (7h30) de Keflavik le 7 août. donc 14 jours pleins sur place + le 1er jour. Nous sommes 2 amis (hommes) entre 30-40 ans et habitués aux voyages (je précise voyages et non pas vacances.. :-) ) Nous aurons une Dacia Duster 4x4.
Nous prévoyons le programme suivant:
J1: (jour d'arrivée ) Blue lagon + faire les courses et petite découverte(nocturne) de Reykjavik. J2: Glymur, Thingvelli, Geysir, Gulfoos (nuit près de Gulfoss) J3: Trajet sur Kerlingarfjöll par la F35 (2h) marche sur place puis nuit en camping à Kerlingarfjöll J4: Trajet sur Akureyri avec arrêt à Hveravellir (1-2h) J5: Trajet direction pour Myvatn (hôtel pour 2 nuits à environ 15 km au nord). Visite de Godaffos, Hverfjall (cratère) + namafjall J6: Trajet sur Husvik, whale watching (3h) le matin. Ensuite, tour de la peininsule de Tjörnes, ÁSBYRGI, chute Dettifoss J7: Krafla (viki cratère) puis direction Askja (si site ouvert, faute à l'activité volcanique) J8: Rando sur place à Askja puis direction Egilsstooir (nuit à Egilsstooir ) J9: Visite de Hengifoss puis fjord de Seydisfjördur (nuit à Egilsstooir ou au fond du fjord de Seydisfjördur ) J10: Route côtière pour Höfn (270KM). (nuit à Höfn) J11: Jökulsárlón puis et Skaftafjell ainsi que Svartifoss (comping, refuge? à Skaftafjell ) J12: Traversé du désert noir, vue sur Foss á Siðu, Fjardrárgljúfur, montée au laki (F206) puis hôtel à Kirkjubaejarklaustur J13: route vert LANDMANNALAUGAR (F208) vallée de d’Eldgjá randonnée Mont Blahnjukur J14: Randonnée Landmannaulaurar puis passer devant Hekla puis dormir dans la région. (je ne sais pas où encore exactement) J'avoue que je suis un peu perdu concernant l'itinéraire de ce jour là. J15: Revenir sur Skogafoss+ Seljalandsfoss + retour sur Reykjavik puis direction Keflavik (nuit à Keflavik) J16: vol de retour....
Itinéraire faisable? F208 et F206 faisable avec une Dacia Duster?
Etant fan de randonnées, j'attends également de recevoir le fameux guide Rother, susceptible de me faire changer d'avis concernant mon itinéraire..
Merci d'avance pour vos conseils.
Une journée à Landmannalaugar English translation pending
Bonjour
Y a-t-il une piste qui mène à landmannalaugar sans traverser de gués? ( même si c'est un AR), je souhaiterais y rester un peu plus que ce que permet le bus mais je n'y dormirai pas .
Je dors à Hella ou peut-être Fludir. Je me pose la même question pour Le Laki à partir de Kirkjubaejarklaustur où je dors aussi.
Merci pour vos suggestions.
14 jours en Islande avec bébé de 10 mois English translation pending
Bonjour,
Ma femme, moi et notre petit garçon d'actuellement 4 mois souhaitons nous rendre en Islande en juillet prochain pour 14 jours sur place.
Dès lors nous aimerions avoir des conseils sur les endroits ou d'itinéraires approriés avec un enfant de 10 mois au moment du départ.
Notre idée était de définir 3-4 emplacements où loger et rayonner depuis là.
Quelles seraient donc vos recommendations ?
Merci d'avance
Ma femme, moi et notre petit garçon d'actuellement 4 mois souhaitons nous rendre en Islande en juillet prochain pour 14 jours sur place.
Dès lors nous aimerions avoir des conseils sur les endroits ou d'itinéraires approriés avec un enfant de 10 mois au moment du départ.
Notre idée était de définir 3-4 emplacements où loger et rayonner depuis là.
Quelles seraient donc vos recommendations ?
Merci d'avance
Points de chute stratégiques Islande English translation pending
Bonsoir à tous
Nous envisageons un voyage en Islande à partir de mi-juillet et nous avons un budget limité.
La question de l'hébergement est cruciale, car d'après tout ce que j'ai vu/lu tout est cher et la solution camping/auberge de jeunesse semble la plus économique, mais.... nous ne sommes pas du tout camping ni auberge de jeunesse!!
Nous préférions louer un appart à deux points de chute différents (voire trois ??) pour visiter pas mal l’Islande. On se dit aussi que puisque la météo est changeante, on pourra toujours adapter nos sorties ce qui sera moins évident si tout est programmé à l’avance avec changement d’hébergement toutes les 2/3 nuits.
Voici les endroits que nous aimerions faire : Reykjavik / au NO Snaefellsness, Arnastapi, Hveragerdi, sources chaudes Reykholt, Stykkisholmur / Cercle d'Or / au S : Vik, Skogar, Seljalandfoss / à l'intérieur S : Landmannalauger / au SE Skaftafell, Jokulsarlon, Hofn / au NE les fjords de l'est Egilsstadir / au N chutes Detifoss, Husavik, Myvatn, Krafla, Akureyri, Godafoss
* D'où ma 1ère grande question : quels sont les 2 ou 3 endroits/villes stratégiques sur les 15 jours que vous nous conseillez de regarder pour louer un appart et rayonner depuis celui-ci sans faire trop de voiture à chaque fois ?? Des bons plans de location de studio ? Car pas beaucoup d'annonces sur les sites de particuliers..
*En 15 j est-ce réalisable ?
On ne va pas faire le centre, ni fjords de l'ouest ni les îles Westmann par manque de temps je pense (est-ce une erreur ? J'aimerais tant voir les macareux mais j'ai cru lire qqpart que ce serait possible sur les falaises de Dyrholaey.. )
*Y at-il des endroits que je n'ai pas notés et qu'il faut absolument voir ? Ou bien d'autres à laisser de côté ?
Un grand merci par avance pour vos réponses qui m’aideront à organiser notre voyage !!
Islande 2014: Trek du Laugavegur English translation pending
Islande II, le retour. Après notre voyage de 2013, nous avions envie d’en voir davantage, de voyager autrement et de vivre au rythme de la nature.
C’est tout d’abord au rythme de nos pas que nous avancerons sur le trek islandais le plus connu : LE trek du Laugavegur.
Ce sentier, reliant Landmannalaugar à Þórsmörk en 56 km (voire 80 km si l’on poursuit jusque Skógar, ce que j’espère secrètement), semble tout indiqué pour notre inexpérience en la matière : balisage bien présent et bonne fréquentation du sentier.
Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.
Préparatifs :
N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !
Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.
Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?
J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik
Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut prévoir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.
Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.

Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.
Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.
Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.
Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !
J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures
5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.
7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.

Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.

La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.

Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.


Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.



Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.


Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.
Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.
Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.


Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…

Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.
Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.




De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.
Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.
Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :
- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)
Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !
On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.
Préparatifs :
N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !
Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.
Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?
J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik
Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut prévoir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.
Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.

Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.
Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.
Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.
Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !
J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures
5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.
7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.

Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.

La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.

Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.


Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.



Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.


Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.
Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.
Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.


Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…

Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.
Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.




De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.
Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.
Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :
- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)
Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !
On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
Kayak et randonnée en Islande English translation pending
Bonjour au forum, nous prévoyons de partir en juillet 2015 en islande, qui a l'air d'être une superbe destination..par contre cela risque d'être relativement cher a ce que l'on a pu voir dans nos premières recherches...nous avons 2 priorités afin de découvrir ces superbes paysages, faire du canoe au milieu des glaciers et s'approcher des volcans lors de randonnées. N'étant pas des aventuriers dans l'âme nous souhaitons que cela soit encadré. Apres quelques recherches nous avons trouvet un site français qui propose cela mais a des tarifs exorbitants...400e pour chaque sortie pour 2 soit 800e...il s'agit de www.aventuresenislande.fr connaissez vous?j'imagine qu'il y a bien moins.cher, j'en reviens donc a vous pour des retours d'expériences ou bons plans. Notre budget total pour 10nuits avions compris serait de 3500e pour 2. Auriez vous aussi des bons plans pour logements?dans ce tarif nous prévoyons de louer un véhicule, non 4x4 faute de budget, pour aller dans certains coins recules comment avez vous proceder?bus?merci bcp pour votre aide