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Que voir en Normandie ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La Normandie est administrativement divisée en deux régions avec : - La Basse-Normandie composée des départements du Calvados (14), de la Manche (50) et de l'Orne (61). - La Haute-Normandie avec les départements de l'Eure (27) et de la Seine-Maritime (76).
1- CALVADOS (14) Bayeux : petite ville avec un joli centre et plusieurs musées ou lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale ou du débarquement.Beuvron en Auge : un village normand "typique" d'ailleurs classé parmi les "plus beaux villages de France".Cabourg : station balnéaire réputée avec un joli front de mer et nombre de beaux édifices datant de la fin XIXe - début XXe siècle.Caen : bien qu'en grande partie détruite en 1944, la préfecture de région conserve encore quelques témoignages anciens (hôtels particuliers, château, églises…). On y visite également le Mémorial de Caen consacré à l'histoire du XXe siècle. Château de Crèvecoeur : un petit château du Moyen Age dans le village de Crévecoeur-en-Auge.Château de Vendeuvre : construit au bord d'un étang, c'est un joli château du XVIIIe siècle agrémenté d'un parc.Colleville-Montgomery : la station balnéaire à l'ouest du département compte aussi pas mal de témoignages du débarquement de Normandie (mémorial, sites fortifiés…).Côte Fleurie : c'est la partie littorale qui court d'Honfleur à Ouistream. On y trouve nombre de stations balnéaires dont certaines reconnues comme Deauville, Cabourg, Trouville...Côte de Nacre : dans le prolongement de la côte Fleurie c'est la zone située au nord de Caen avec plusieurs stations comme Lion et Luc-sur-Mer, Saint-Aubin, Asnelles, Courseulles, etc. C'est là aussi qu'eut lieu en grande partie le débarquement du 6 juin 44.Deauville : la station balnéaire chic et réputée de la côte normande. De belles villas et édifices fin XIXe - début XXe siècle, plus un front de mer avec les célèbres "planches".Falaise : cette petite ville du sud du Calvados possède un vieux quartier et un château médiéval.Honfleur : joli port pittoresque face au Havre dont elle est séparée par l'estuaire de la Seine.Houlgate : une station balnéaire (et des falaises) de la Côte Fleurie à côté de Cabourg.Lisieux : la capitale du pays d'Auge est avant tout connue pour son patrimoine religieux en rapport avec sainte Thérèse de Lisieux.Ouistreham : c'est le port maritime de Caen. Des plages et plusieurs musées consacrés au débarquement.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte. Trouville sur Mer : c'est la voisine de Deauville, elle aussi station balnéaire avec son front de mer et ses villas anciennes.Villers sur Mer : station balnéaire entre Houlgate et Deauville avec nombre de belles villas de la fin XIXe - début XXe siècle.Vire : cette sous préfecture, d'abord connue pour l'andouille, a gardé plusieurs témoignages de son passé (donjon, remparts et plusieurs églises).Patrimoine naturelParc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : ou plus particulièrement la Réserve naturelle de l'Estuaire de la Seine qui prolonge le parc sur sa partie maritime.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière.2- EURE (27)Abbaye de Mortemer : une abbaye cistercienne du XIIe siècle située dans le village de Lisors. Elle accueille aujourd'hui un musée des légendes et des fantômes.Abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard : les vestiges d'une ancienne abbaye construite au XIIIe siècle.Bec-Hellouin : petit village avec une abbaye bénédictine, Notre-Dame du Bec, entourée de belles maisons à colombage.Bernay : cette ville de l'ouest du département possède un assez joli centre avec notamment plusieurs maisons à encorbellements. Château de Beaumesnil : joli château du XVIIe siècle situé dans la commune du même nom.Château du Champ de Bataille : à Neubourg, un grand château du XVIIe siècle entouré de beaux jardins.Château de Gaillon : situé à Gaillon, c'est un château où se mélangent architectures médiévale et Renaissance.Château d'Harcourt : une belle forteresse médiévale construite dans le village du même nom.Evreux : la préfecture de l'Eure compte une imposante cathédrale et quelques autres édifices religieux.Gisors : la ville a un château médiéval et quelques édifices religieux qui méritent à la limite une visite.Giverny : ce village à côté de Vernon est internationalement connu pour être celui de Claude Monet et d'autres peintres impressionnistes auxquels le village a d'ailleurs consacré un musée.Les Andelys : petite ville nichée dans les boucles de la Seine. Elle possède une belle collégiale du XIIIe siècle de même qu'une imposante forteresse médiévale appelée Châteaux Gaillard. Lyons-la-Forêt : cette commune fait partie des "plus beaux villages de France" pour ses belles maisons et ses édifices publics. Pont-Audemer : grosse bourgade du nord-ouest de l'Eure avec de nombreuses maisons à colombage qui lui donnent un certain charme. Vernon : la ville située entre Rouen et Paris a conservé un petit centre médiéval autour de sa collégiale.Patrimoine naturelParc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.3- MANCHE (50)Abbaye de Cerisy la Forêt : pas loin de Caen, une abbaye du XIe siècle aux portes d'une petite forêt située dans la commune de Cerisy.Abbaye de Hambye : une abbaye bénédictine bien conservée entre Avranches et Saint-Lô. Abbaye de La Lucerne : une autre belle abbaye du département, à côté d'Avranches.Avranches : petite ville sur la côte sud-ouest du département avec quelques vestiges médiévaux.Barfleur : ce joli port à l'est de Cherbourg est classé parmi "les plus beaux villages de France". Château de Gratot : un château du XIVe siècle assez touristique dans la commune du même nom.Cherbourg : la grande ville de l'extrémité du Cotentin. C'est avant tout une cité portuaire (avec des ferries vers l'Angleterre notamment) nichée dans la plus grande rade artificielle au monde.Côte des Havres : zone littorale de la côte ouest qui court en gros de Granville à Carteret. On y trouve plusieurs plages ou stations balnéaires comme Agon-Coutainville, Bréhal, Gouville, Barneville-Carteret.Coutances : cette sous préfecture possède une belle cathédrale.Granville : c'est une des principales stations balnéaires de la côte ouest ainsi qu'un point de départ pour Jersey.Mont Saint-Michel : perchée sur un îlot rocheux au milieu de sa baie et dominé par son abbaye, c'est un endroit unique. Le Mont Saint-Michel est aussi un des sites les plus visités de France, d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte.Saint-Lô : la préfecture de la Manche a conservé une partie de ses anciens remparts de même qu'un petit patrimoine religieux.Valognes : petite ville du nord du département connue localement pour les vestiges de ses thermes gallo-romains.Patrimoine naturelCap de Carteret : sur la côte ouest du département, une zone littorale avec de longues plages, des dunes et des falaises pour ce qui est du cap en lui-même.Cap de la Hague : c'est la pointe nord-ouest du Cotentin. Elle offre de très beaux paysages marins (falaises comme celles du Nez de Jobourg, dunes, plages…), de jolis petits ports, et des possibilités de randonnées. C'est là aussi qu'est située l'usine de retraitement de La Hague.Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie. Ce vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.Roches de Ham : une haute falaise de plus de 100 m au sud de Saint-Lô connue pour l'escalade et la randonnées dans ses environs.4- ORNE (61)Alençon : la préfecture de l'Orne possède quelques édifices historiques comme le Château des Ducs d'Alençon.Argentan : c'est une des deux sous préfectures du département.Bagnoles-de-l'Orne : petite station thermale, assez touristique, reconnue pour son architecture Art déco et "Belle époque".Camembert : c'est dans cette bourgade qu'est né le fromage du même nom. Un musée lui est d'ailleurs dédié.Château de Carrouges : château médiéval situé dans la commune éponyme.Château d'O : joli château Renaissance construit à Mortrée au milieu d'un étang.Château de Sassy : un parc et un beau château du XVIIIe siècle dans la commune de Saint-Christophe le Jalolet.Haras du Pin : c'est le plus vieux haras national ouvert au public et aussi le site le plus visité du département de l'Orne.Domfront : bourgade au coeur du Parc naturel Normandie-Maine avec les vestiges d'un ancien château fort et de quelques remparts ceinturant la ville.Flers : une petite ville avec un beau château du XVIe siècle agrémenté d'un vaste parc.Saint-Céneri le Gérei : ce village perché est classé parmi les "plus beaux de France" pour son cadre.Sées : petite ville au nord d'Alençon connue pour son patrimoine religieux (cathédrale Notre-Dame, abbaye Saint Martin, églises).Patrimoine naturelAlpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie. Le vaste parc est en partie recouvert de forêts (dont celle d'Andaine) parmi lesquelles il est possible de randonner.Parc naturel régional du Perche : une zone protégée à cheval sur l'Orne et l'Eure-et-Loir. On y trouve la forêt de Senonches qui est une des plus vastes de France.Roche d'Oëtre : une falaise d'environ 120 m de haut au coeur de la Suisse normande et un haut lieu touristique de la région. On peut randonner dans ses environs.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière. 5- SEINE-MARITIMEBarentin : cette petite ville a la particularité de "collectionner" les statues qu'elle érige ensuite en différents endroits du paysage urbain. Sur les 160 visibles, la plus connue demeure une réplique de la Statue de la Liberté ayant servi au film "Le Cerveau" en 1969. On peut y voir également un impressionnant viaduc ferroviaire datant des années 1850.Château d'Etelan : ce château du XVe siècle domine les boucles de la Seine.Château d'Eu : très beau château dans la commune du même nom située à la limite avec le département de la Somme.Château de Filières : vaste demeure historique à Gommerville, pas loin du Havre.Château de Martainville : un château-musée dans la commune du même nom.Château de Miromesnil : c'est dans cette grande demeure, à Tourville-sur-Arques, qu'est né Guy de Maupassant en 1850.Château du Taillis : à Duclair, dans le Parc naturel des Boucles de la Seine normande, un joli château et son parc.Dieppe : station balnéaire avec également un château et quelques édifices "historiques".Étretat : au nord du Havre, la commune est internationalement connue pour ses superbes falaises plongeant dans la mer. Le village abrite plusieurs manoirs et villas cossues.Fécamp : cet ancien port de pêche à la morue dont l'activité est d'ailleurs retracée dans le Musée des Terre-Neuvas possède une belle abbatiale et une longue plage.Le Havre : quasiment rasée lors de la dernière guerre, Le Havre a été reconstruit par l'architecte Auguste Perret et inscrit à l'UNESCO pour "l'exploitation novatrice du potentiel du béton". La ville dispose également d'une plage.Le Tréport : un petit port, une plage de galets et des falaises pour cette commune qui fait partie des "Trois villes sœurs" (Mers, Eu, Le Tréport).Rouen : la préfecture de la Seine Maritime est une très belle ville avec un riche patrimoine architectural et d'agréables petites rues dans sa partie ancienne.Saint-Valéry en Caux : une station balnéaire entre Dieppe et Fécamp.Route des abbayes : route touristique qui permet de découvrir plusieurs abbayes normandes : Jumièges, Montivilliers, Saint-Martin de Boscherville , Saint-Wandrille, abbaye du Valasse…Tancarville : cette commune en bordure de Seine est connue pour son pont suspendu qui pendant un temps fut l'un des plus longs d'Europe.Patrimoine naturelCôte d'Albâtre : c'est le nom donné au littoral de la Seine-Maritime. On peut y voir de nombreuses falaises (dont celles d'Étretat) et profiter des diverses stations balnéaires.Falaises d'Étretat : au nord du Havre, de magnifiques falaises plongeant dans la mer font de ce site un des plus visités de Normandie.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Calvados : Beuvron en Auge; Côte Fleurie; Deauville; Honfleur; Plages du Débarquement; Suisse normande.
Eure : Giverny; Les Andelys; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Manche : Barfleur; Cap de la Hague; Mont Saint-Michel; Plages du Débarquement.
Orne : Alpes mancelles; Haras du Pin; Suisse normande.
Seine-Maritime : Côte d'Albâtre; Étretat et les Falaises d'Étretat; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande; Rouen; Route des abbayes.
- © VoyageForum -
La Normandie est administrativement divisée en deux régions avec : - La Basse-Normandie composée des départements du Calvados (14), de la Manche (50) et de l'Orne (61). - La Haute-Normandie avec les départements de l'Eure (27) et de la Seine-Maritime (76).
1- CALVADOS (14) Bayeux : petite ville avec un joli centre et plusieurs musées ou lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale ou du débarquement.Beuvron en Auge : un village normand "typique" d'ailleurs classé parmi les "plus beaux villages de France".Cabourg : station balnéaire réputée avec un joli front de mer et nombre de beaux édifices datant de la fin XIXe - début XXe siècle.Caen : bien qu'en grande partie détruite en 1944, la préfecture de région conserve encore quelques témoignages anciens (hôtels particuliers, château, églises…). On y visite également le Mémorial de Caen consacré à l'histoire du XXe siècle. Château de Crèvecoeur : un petit château du Moyen Age dans le village de Crévecoeur-en-Auge.Château de Vendeuvre : construit au bord d'un étang, c'est un joli château du XVIIIe siècle agrémenté d'un parc.Colleville-Montgomery : la station balnéaire à l'ouest du département compte aussi pas mal de témoignages du débarquement de Normandie (mémorial, sites fortifiés…).Côte Fleurie : c'est la partie littorale qui court d'Honfleur à Ouistream. On y trouve nombre de stations balnéaires dont certaines reconnues comme Deauville, Cabourg, Trouville...Côte de Nacre : dans le prolongement de la côte Fleurie c'est la zone située au nord de Caen avec plusieurs stations comme Lion et Luc-sur-Mer, Saint-Aubin, Asnelles, Courseulles, etc. C'est là aussi qu'eut lieu en grande partie le débarquement du 6 juin 44.Deauville : la station balnéaire chic et réputée de la côte normande. De belles villas et édifices fin XIXe - début XXe siècle, plus un front de mer avec les célèbres "planches".Falaise : cette petite ville du sud du Calvados possède un vieux quartier et un château médiéval.Honfleur : joli port pittoresque face au Havre dont elle est séparée par l'estuaire de la Seine.Houlgate : une station balnéaire (et des falaises) de la Côte Fleurie à côté de Cabourg.Lisieux : la capitale du pays d'Auge est avant tout connue pour son patrimoine religieux en rapport avec sainte Thérèse de Lisieux.Ouistreham : c'est le port maritime de Caen. Des plages et plusieurs musées consacrés au débarquement.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte. Trouville sur Mer : c'est la voisine de Deauville, elle aussi station balnéaire avec son front de mer et ses villas anciennes.Villers sur Mer : station balnéaire entre Houlgate et Deauville avec nombre de belles villas de la fin XIXe - début XXe siècle.Vire : cette sous préfecture, d'abord connue pour l'andouille, a gardé plusieurs témoignages de son passé (donjon, remparts et plusieurs églises).Patrimoine naturelParc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : ou plus particulièrement la Réserve naturelle de l'Estuaire de la Seine qui prolonge le parc sur sa partie maritime.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière.2- EURE (27)Abbaye de Mortemer : une abbaye cistercienne du XIIe siècle située dans le village de Lisors. Elle accueille aujourd'hui un musée des légendes et des fantômes.Abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard : les vestiges d'une ancienne abbaye construite au XIIIe siècle.Bec-Hellouin : petit village avec une abbaye bénédictine, Notre-Dame du Bec, entourée de belles maisons à colombage.Bernay : cette ville de l'ouest du département possède un assez joli centre avec notamment plusieurs maisons à encorbellements. Château de Beaumesnil : joli château du XVIIe siècle situé dans la commune du même nom.Château du Champ de Bataille : à Neubourg, un grand château du XVIIe siècle entouré de beaux jardins.Château de Gaillon : situé à Gaillon, c'est un château où se mélangent architectures médiévale et Renaissance.Château d'Harcourt : une belle forteresse médiévale construite dans le village du même nom.Evreux : la préfecture de l'Eure compte une imposante cathédrale et quelques autres édifices religieux.Gisors : la ville a un château médiéval et quelques édifices religieux qui méritent à la limite une visite.Giverny : ce village à côté de Vernon est internationalement connu pour être celui de Claude Monet et d'autres peintres impressionnistes auxquels le village a d'ailleurs consacré un musée.Les Andelys : petite ville nichée dans les boucles de la Seine. Elle possède une belle collégiale du XIIIe siècle de même qu'une imposante forteresse médiévale appelée Châteaux Gaillard. Lyons-la-Forêt : cette commune fait partie des "plus beaux villages de France" pour ses belles maisons et ses édifices publics. Pont-Audemer : grosse bourgade du nord-ouest de l'Eure avec de nombreuses maisons à colombage qui lui donnent un certain charme. Vernon : la ville située entre Rouen et Paris a conservé un petit centre médiéval autour de sa collégiale.Patrimoine naturelParc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.3- MANCHE (50)Abbaye de Cerisy la Forêt : pas loin de Caen, une abbaye du XIe siècle aux portes d'une petite forêt située dans la commune de Cerisy.Abbaye de Hambye : une abbaye bénédictine bien conservée entre Avranches et Saint-Lô. Abbaye de La Lucerne : une autre belle abbaye du département, à côté d'Avranches.Avranches : petite ville sur la côte sud-ouest du département avec quelques vestiges médiévaux.Barfleur : ce joli port à l'est de Cherbourg est classé parmi "les plus beaux villages de France". Château de Gratot : un château du XIVe siècle assez touristique dans la commune du même nom.Cherbourg : la grande ville de l'extrémité du Cotentin. C'est avant tout une cité portuaire (avec des ferries vers l'Angleterre notamment) nichée dans la plus grande rade artificielle au monde.Côte des Havres : zone littorale de la côte ouest qui court en gros de Granville à Carteret. On y trouve plusieurs plages ou stations balnéaires comme Agon-Coutainville, Bréhal, Gouville, Barneville-Carteret.Coutances : cette sous préfecture possède une belle cathédrale.Granville : c'est une des principales stations balnéaires de la côte ouest ainsi qu'un point de départ pour Jersey.Mont Saint-Michel : perchée sur un îlot rocheux au milieu de sa baie et dominé par son abbaye, c'est un endroit unique. Le Mont Saint-Michel est aussi un des sites les plus visités de France, d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Plages du Débarquement : un haut lieu du tourisme en Normandie, à cheval sur la Manche (Utah Beach) et le Calvados (les quatre autres). Plusieurs musées, sites et témoignages divers rappellent l'événement en plusieurs endroits de la côte.Saint-Lô : la préfecture de la Manche a conservé une partie de ses anciens remparts de même qu'un petit patrimoine religieux.Valognes : petite ville du nord du département connue localement pour les vestiges de ses thermes gallo-romains.Patrimoine naturelCap de Carteret : sur la côte ouest du département, une zone littorale avec de longues plages, des dunes et des falaises pour ce qui est du cap en lui-même.Cap de la Hague : c'est la pointe nord-ouest du Cotentin. Elle offre de très beaux paysages marins (falaises comme celles du Nez de Jobourg, dunes, plages…), de jolis petits ports, et des possibilités de randonnées. C'est là aussi qu'est située l'usine de retraitement de La Hague.Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin : une vaste zone de bocages et marécages dans laquelle on peut randonner.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie. Ce vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.Roches de Ham : une haute falaise de plus de 100 m au sud de Saint-Lô connue pour l'escalade et la randonnées dans ses environs.4- ORNE (61)Alençon : la préfecture de l'Orne possède quelques édifices historiques comme le Château des Ducs d'Alençon.Argentan : c'est une des deux sous préfectures du département.Bagnoles-de-l'Orne : petite station thermale, assez touristique, reconnue pour son architecture Art déco et "Belle époque".Camembert : c'est dans cette bourgade qu'est né le fromage du même nom. Un musée lui est d'ailleurs dédié.Château de Carrouges : château médiéval situé dans la commune éponyme.Château d'O : joli château Renaissance construit à Mortrée au milieu d'un étang.Château de Sassy : un parc et un beau château du XVIIIe siècle dans la commune de Saint-Christophe le Jalolet.Haras du Pin : c'est le plus vieux haras national ouvert au public et aussi le site le plus visité du département de l'Orne.Domfront : bourgade au coeur du Parc naturel Normandie-Maine avec les vestiges d'un ancien château fort et de quelques remparts ceinturant la ville.Flers : une petite ville avec un beau château du XVIe siècle agrémenté d'un vaste parc.Saint-Céneri le Gérei : ce village perché est classé parmi les "plus beaux de France" pour son cadre.Sées : petite ville au nord d'Alençon connue pour son patrimoine religieux (cathédrale Notre-Dame, abbaye Saint Martin, églises).Patrimoine naturelAlpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie. Le vaste parc est en partie recouvert de forêts (dont celle d'Andaine) parmi lesquelles il est possible de randonner.Parc naturel régional du Perche : une zone protégée à cheval sur l'Orne et l'Eure-et-Loir. On y trouve la forêt de Senonches qui est une des plus vastes de France.Roche d'Oëtre : une falaise d'environ 120 m de haut au coeur de la Suisse normande et un haut lieu touristique de la région. On peut randonner dans ses environs.Suisse normande : c'est une zone de collines et de petites gorges à cheval sur l'Orne et le Calvados. On y vient pour la randonnée, le VTT, l'escalade, le kayak et les guinguettes en bord de rivière. 5- SEINE-MARITIMEBarentin : cette petite ville a la particularité de "collectionner" les statues qu'elle érige ensuite en différents endroits du paysage urbain. Sur les 160 visibles, la plus connue demeure une réplique de la Statue de la Liberté ayant servi au film "Le Cerveau" en 1969. On peut y voir également un impressionnant viaduc ferroviaire datant des années 1850.Château d'Etelan : ce château du XVe siècle domine les boucles de la Seine.Château d'Eu : très beau château dans la commune du même nom située à la limite avec le département de la Somme.Château de Filières : vaste demeure historique à Gommerville, pas loin du Havre.Château de Martainville : un château-musée dans la commune du même nom.Château de Miromesnil : c'est dans cette grande demeure, à Tourville-sur-Arques, qu'est né Guy de Maupassant en 1850.Château du Taillis : à Duclair, dans le Parc naturel des Boucles de la Seine normande, un joli château et son parc.Dieppe : station balnéaire avec également un château et quelques édifices "historiques".Étretat : au nord du Havre, la commune est internationalement connue pour ses superbes falaises plongeant dans la mer. Le village abrite plusieurs manoirs et villas cossues.Fécamp : cet ancien port de pêche à la morue dont l'activité est d'ailleurs retracée dans le Musée des Terre-Neuvas possède une belle abbatiale et une longue plage.Le Havre : quasiment rasée lors de la dernière guerre, Le Havre a été reconstruit par l'architecte Auguste Perret et inscrit à l'UNESCO pour "l'exploitation novatrice du potentiel du béton". La ville dispose également d'une plage.Le Tréport : un petit port, une plage de galets et des falaises pour cette commune qui fait partie des "Trois villes sœurs" (Mers, Eu, Le Tréport).Rouen : la préfecture de la Seine Maritime est une très belle ville avec un riche patrimoine architectural et d'agréables petites rues dans sa partie ancienne.Saint-Valéry en Caux : une station balnéaire entre Dieppe et Fécamp.Route des abbayes : route touristique qui permet de découvrir plusieurs abbayes normandes : Jumièges, Montivilliers, Saint-Martin de Boscherville , Saint-Wandrille, abbaye du Valasse…Tancarville : cette commune en bordure de Seine est connue pour son pont suspendu qui pendant un temps fut l'un des plus longs d'Europe.Patrimoine naturelCôte d'Albâtre : c'est le nom donné au littoral de la Seine-Maritime. On peut y voir de nombreuses falaises (dont celles d'Étretat) et profiter des diverses stations balnéaires.Falaises d'Étretat : au nord du Havre, de magnifiques falaises plongeant dans la mer font de ce site un des plus visités de Normandie.Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande : entre Le Havre et Rouen cette zone protégée suit le cours de la Seine dans un décor de marais et forêts. On y découvre plusieurs châteaux et de nombreuses abbayes.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Calvados : Beuvron en Auge; Côte Fleurie; Deauville; Honfleur; Plages du Débarquement; Suisse normande.
Eure : Giverny; Les Andelys; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Manche : Barfleur; Cap de la Hague; Mont Saint-Michel; Plages du Débarquement.
Orne : Alpes mancelles; Haras du Pin; Suisse normande.
Seine-Maritime : Côte d'Albâtre; Étretat et les Falaises d'Étretat; Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande; Rouen; Route des abbayes.
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Premier voyage en Chine pour trois mois English translation pending
Bonjour à tout le monde!
J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.
Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?
J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.
Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?
Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?
J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!
C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!
🙂
J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.
Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?
J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.
Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?
Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?
J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!
C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!
🙂
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Mon tour de France à vélo: trop ambitieux? English translation pending
Je viens de ressortir mon projet de Tour de France à vélo programmé pour l'an dernier, annulé car mon intérim avait été prolongé pendant l'été.
Une première question concernant mon parcours
Parcours : Strasbourg Besancon Annecy Valence Avignon PAUSE Narbonne Toulouse Bordeaux PAUSE Tour du Médoc La Roche sur Yon Rennes Caen PAUSE Dieppe Lille Reims Paris PAUSE Auxerre Chaumont Nancy Strasbourg
Est-ce trop ambitieux ? Avec 4h le matin , ~2h d'arret dans une ville intermédiaire puis 5h l'aprem. Ce qui me fait peur c'est plus l'enchainement des journées qu'une journée elle-même, car toutes les étapes isolées sont à ma portée. A l'entrainement je fais 50 km en 2h, ou 100 km en 4h30, tous les jours.
Une deuxième Question : Je connais du monde pour m'heberger sur le Trajet (A toutes mes PAUSES ^^) mais je voulais savoir comment trouver des hotes le temps d'un soir. Y'aurait-il ici des personnes bienveillantes pour m'héberger à proximité des villes précitées? Quelqu'un a-t-il déja essayé le porte à porte en soirée , et cela porte-t-il ses fruits?
MErci d'avance.
Une première question concernant mon parcours
Parcours : Strasbourg Besancon Annecy Valence Avignon PAUSE Narbonne Toulouse Bordeaux PAUSE Tour du Médoc La Roche sur Yon Rennes Caen PAUSE Dieppe Lille Reims Paris PAUSE Auxerre Chaumont Nancy Strasbourg
Est-ce trop ambitieux ? Avec 4h le matin , ~2h d'arret dans une ville intermédiaire puis 5h l'aprem. Ce qui me fait peur c'est plus l'enchainement des journées qu'une journée elle-même, car toutes les étapes isolées sont à ma portée. A l'entrainement je fais 50 km en 2h, ou 100 km en 4h30, tous les jours.
Une deuxième Question : Je connais du monde pour m'heberger sur le Trajet (A toutes mes PAUSES ^^) mais je voulais savoir comment trouver des hotes le temps d'un soir. Y'aurait-il ici des personnes bienveillantes pour m'héberger à proximité des villes précitées? Quelqu'un a-t-il déja essayé le porte à porte en soirée , et cela porte-t-il ses fruits?
MErci d'avance.
Voyage à vélo en Normandie English translation pending
Bonjour!
Avec un ami, on a décidé d'aller jusqu'en Normandie cet été en vélo, pendant environ une semaine. On habite dans le Nord de la France, la Normandie n'est donc pas non plus le bout du monde, mais étant donné qu'on a aucune experience, vos conseils peuvent nous être très utiles !
Si quelqu'un a déjà fait ce genre de parcours, nous sommes prenneurs de quelques noms de villes ou d'endroits particulièrement agréables pour faire du vélo, voire mm pour y dormir si possible.
Il faut savoir qu'on est pas des grands cyclistes, on a donc pas forcément les capacités de faire plus de 70-80km par jour, d'autant plus qu'on est équipés de VTT Décathlon plutot bas de gamme et qu'on a pas trop envie d'investir dans un nouveau vélo. On voudrait s'arrêter chaque soir pour passer la nuit dans un camping ( municipal ), mais comme on ne s'y connait pas tellement, niveau matériel a prendre, quelques petits trucs a ne pas oublier qui sont utiles, si vous avez des conseils n'hésitez pas. Il faut qu'on prenne une tente, un duvet, et d'autres affaires, mais au total ca doit être qd mm assez encombrant, surtout que sur des VTT il n'est peut être pas tjs facile d'aller fixer des sacoches, il nous faudrait donc des références sur tout ce qui est tentes, duvets, facilement repliables et peu volumineux, et aussi pourquoi pas des idées pour comment faire tenir tout ca sur le vélo ( porte baggages, sacoches, ect... )
Nous sommes prenneurs de tous types de conseils pour débutants ou de témoignages sur la région et ses petits coins sympas...
Merci.
Avec un ami, on a décidé d'aller jusqu'en Normandie cet été en vélo, pendant environ une semaine. On habite dans le Nord de la France, la Normandie n'est donc pas non plus le bout du monde, mais étant donné qu'on a aucune experience, vos conseils peuvent nous être très utiles !
Si quelqu'un a déjà fait ce genre de parcours, nous sommes prenneurs de quelques noms de villes ou d'endroits particulièrement agréables pour faire du vélo, voire mm pour y dormir si possible.
Il faut savoir qu'on est pas des grands cyclistes, on a donc pas forcément les capacités de faire plus de 70-80km par jour, d'autant plus qu'on est équipés de VTT Décathlon plutot bas de gamme et qu'on a pas trop envie d'investir dans un nouveau vélo. On voudrait s'arrêter chaque soir pour passer la nuit dans un camping ( municipal ), mais comme on ne s'y connait pas tellement, niveau matériel a prendre, quelques petits trucs a ne pas oublier qui sont utiles, si vous avez des conseils n'hésitez pas. Il faut qu'on prenne une tente, un duvet, et d'autres affaires, mais au total ca doit être qd mm assez encombrant, surtout que sur des VTT il n'est peut être pas tjs facile d'aller fixer des sacoches, il nous faudrait donc des références sur tout ce qui est tentes, duvets, facilement repliables et peu volumineux, et aussi pourquoi pas des idées pour comment faire tenir tout ca sur le vélo ( porte baggages, sacoches, ect... )
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Merci.
Discussion: Bridges of the World July 2026
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Gare de train de Tanger à Tanger Med English translation pending
Salut, s'il vous plait est ce que les grand taxi sont le moyen de transport pour aller de la gare de train Tanger vers le port Tanger Med? pour quel prix et combien de temps font ils? sinon y a t-il d'autre solution pour relier tangerville à tangerMEd?