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Discussion autour d'un poil (thème à tirer par les cheveux)! English translation pending
C'est ici que ça se passe .
C'était prévu , mais il ne faudra pas trop couper les cheveux en quatre , de peur de faire dresser les cheveux sur la tête ! ! !
Nilsou .
C'était prévu , mais il ne faudra pas trop couper les cheveux en quatre , de peur de faire dresser les cheveux sur la tête ! ! !
Nilsou .

6 semaines, 5 villes, et en solo aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en plein préparatifs pour un voyage en solo pour l'année prochaine, de fin mars à début mai, qui me mènera de New York à San Francisco, en passant par Washington, Las Vegas et Los Angeles. En espérant que vous puissiez me donner vos avis, voire rencontrer des gens que je pourrais croiser là-bas à cette période ;) Au programme, 9 jours à New York, chez l'habitant. Pour ce voyage je tenais vraiment à avoir le temps, ne pas passer mon temps à courir partout pour "avoir le temps de tout voir', j'aime l'idée de pouvoir flâner dans les parcs et trainer tranquillement sans regarder ma montre toutes les 2 minutes. Je compte faire tous les monuments incontournables, et j'aimerais aussi assister à un match de NBA mais on m'a dit que c'était pas la meilleure période, cause de play-off où il est difficile de trouver des places. Ensuite, Washington (trajet en train) pour 7 jours, à l'Hotel Harrington, pas donné, mais très bien situé. Après, direction Vegas, avec Southwest airlines. J'ai prévu 9 jours dans le coin, mais le programme n'est pas établi... J'aimerais beaucoup découvrir les alentours, découvrir des parcs nationaux, aller juste Page, mais j'aimerais ne pas avoir à louer de voiture. J'ai prévu de séjourner au Luxor, qui propose des prix tout à fait correct pour un hôtel sur le strip. Ensuite, Los Angeles, le séjour le plus court, 5 jours. Je vais me concentrer sur Hollywood, là où se situe mon hotel. Je me suis rendu compte que la ville est très très vaste, et les points d'interet assez eloignés les uns des autres. J'irais peut être passer une journée à Venic Beach et Santa Monica. Niveau parc, je tiens absolument à visiter les studios Warner, et découvrir les plateaux de Friends et Big Bang Theory (entre autres) :) Dernière étape : San Francisco! Une semaine pour découvrir cette ville que je rêve de visiter depuis longtemps. Je n'ai pas encore reservé, mais je pense, comme pour New York, essayer de trouver une chambre chez l'habitant. Au programme : Alcatraz bien sûr. Et aller jusqu'à Emeryville pour prendre en photo la grille des studios Pixar, malheureusement fermés au public :(
Voilà, j'espère que ça pourra donner lieu à des discussions :-)
Je suis en plein préparatifs pour un voyage en solo pour l'année prochaine, de fin mars à début mai, qui me mènera de New York à San Francisco, en passant par Washington, Las Vegas et Los Angeles. En espérant que vous puissiez me donner vos avis, voire rencontrer des gens que je pourrais croiser là-bas à cette période ;) Au programme, 9 jours à New York, chez l'habitant. Pour ce voyage je tenais vraiment à avoir le temps, ne pas passer mon temps à courir partout pour "avoir le temps de tout voir', j'aime l'idée de pouvoir flâner dans les parcs et trainer tranquillement sans regarder ma montre toutes les 2 minutes. Je compte faire tous les monuments incontournables, et j'aimerais aussi assister à un match de NBA mais on m'a dit que c'était pas la meilleure période, cause de play-off où il est difficile de trouver des places. Ensuite, Washington (trajet en train) pour 7 jours, à l'Hotel Harrington, pas donné, mais très bien situé. Après, direction Vegas, avec Southwest airlines. J'ai prévu 9 jours dans le coin, mais le programme n'est pas établi... J'aimerais beaucoup découvrir les alentours, découvrir des parcs nationaux, aller juste Page, mais j'aimerais ne pas avoir à louer de voiture. J'ai prévu de séjourner au Luxor, qui propose des prix tout à fait correct pour un hôtel sur le strip. Ensuite, Los Angeles, le séjour le plus court, 5 jours. Je vais me concentrer sur Hollywood, là où se situe mon hotel. Je me suis rendu compte que la ville est très très vaste, et les points d'interet assez eloignés les uns des autres. J'irais peut être passer une journée à Venic Beach et Santa Monica. Niveau parc, je tiens absolument à visiter les studios Warner, et découvrir les plateaux de Friends et Big Bang Theory (entre autres) :) Dernière étape : San Francisco! Une semaine pour découvrir cette ville que je rêve de visiter depuis longtemps. Je n'ai pas encore reservé, mais je pense, comme pour New York, essayer de trouver une chambre chez l'habitant. Au programme : Alcatraz bien sûr. Et aller jusqu'à Emeryville pour prendre en photo la grille des studios Pixar, malheureusement fermés au public :(
Voilà, j'espère que ça pourra donner lieu à des discussions :-)
Discussions pour le Concours photo "Intérieurs" d'octobre 2013 English translation pending
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Cordialement,
Cordialement,
Récit de mon séjour à Washington en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Les Carnets de Voyage de Charlotte et Nicolas English translation pending
Bonjour à tous,
Nous somme un couple de franc-comtois, et nous adorons voyager.
Côté boulot, je travaille dans le domaine du tourisme et je suis guide conférencière. C’est moi qui organise nos voyages, les visites, calcule le budget et écris les textes de notre blog. Nicolas est notre reporter-photographe et il s’occupe de toute la partie développement technique du site. En voyage, nous aimons visiter, randonner, rencontrer des gens, découvrir de nouvelles cultures et la gastronomie locale, et bien sûr, faire de la photo !
Nous avons chopé le virus des voyages en 2010, lors de notre premier grand voyage en Australie et aux Iles Fiji. Depuis, nous avons visité Rome, Londres, Marrakech et la vallée de l’Ourika, sans parler des voyages en France, qui sont peut-être moins exotiques mais tout aussi intéressants. De plus, nous avons voulu consacrer une partie du site à notre région, la Franche-Comté. Située entre la région Rhône Alpes, l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse, la Franche-Comté est encore méconnue mais absolument magnifique.
Nos prochains voyages seront vers la Normandie (automne 2013) la Toscane (printemps 2014) et l’Ouest Américain (automne 2014).
Nous avons créé un blog pour faire partager nos expériences de voyage, bonnes et mauvaises, et aussi pour donner des infos pratiques qui vous seront peut-être utiles dans la préparation de vos séjours (programmes détaillés, budgets, tarifs de visites, transports). N’hésitez pas à nous poser des questions, ce sera avec plaisir ! Nous espérons vous donner envie de voyager.
A bientôt sur www.carnets-voyage-photos.fr
Charlotte
Nous somme un couple de franc-comtois, et nous adorons voyager.
Côté boulot, je travaille dans le domaine du tourisme et je suis guide conférencière. C’est moi qui organise nos voyages, les visites, calcule le budget et écris les textes de notre blog. Nicolas est notre reporter-photographe et il s’occupe de toute la partie développement technique du site. En voyage, nous aimons visiter, randonner, rencontrer des gens, découvrir de nouvelles cultures et la gastronomie locale, et bien sûr, faire de la photo !
Nous avons chopé le virus des voyages en 2010, lors de notre premier grand voyage en Australie et aux Iles Fiji. Depuis, nous avons visité Rome, Londres, Marrakech et la vallée de l’Ourika, sans parler des voyages en France, qui sont peut-être moins exotiques mais tout aussi intéressants. De plus, nous avons voulu consacrer une partie du site à notre région, la Franche-Comté. Située entre la région Rhône Alpes, l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse, la Franche-Comté est encore méconnue mais absolument magnifique.
Nos prochains voyages seront vers la Normandie (automne 2013) la Toscane (printemps 2014) et l’Ouest Américain (automne 2014).
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Charlotte
Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip English translation pending
Bonjour à tous!
Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain:
- 3 semaines à Calgary avec échange de maisons.
- 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie.
- 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!
A bientôt.😉
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
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A bientôt.😉
Avis sur circuit Colorado/Utah/Wyoming/Dakota du Sud? English translation pending
Bonjour,
Ca y est, après avoir lu pas mal de choses sur le forum notre itinéraire est bouclé ..... mais je suis encore preneuse d'idées et conseil pour l'améliorer.
Nous partons en famille (2 enfants 14 et 8 ans) en juillet - 19 nuits sur placeJ1 -Toulouse - Londres - Denver - Arrivée en fin de journée - récupération du véhicule de location et installation hotel J2 - Denver - Moab : Nous ferons un arrêt à Rifle au Wallmart pour acheter tout le nécessaire au séjour (glacière ...) puis direction Fisher Tower et Moab - J'hésite à inclure un petit détour part le Colorado National Monument qui nous rajouterai 1h00 de route en plus .... - Installation à l'hotel et petit tour à la piscine pour que les enfant se défoulent un peuJ3 - Sortie combinée à Canyonland avec Tag a Long : jet boat et 4x4J4 - Matinée à Arches (nous n'allons pas faire de randonnées trés longues mais plutot nous arrêter dans les différents points de vues) puis direction Park City J5 - Park City - Jackson -Nous partons en matinée et pensons arriver vers 15h00 - Installation à l'hotel et visite de la ville ou bien petit tour avec le téléphérique J6 - Jackson - Yellowstone : Traversée de Grand téton (moose visitor center, Chapel of transfiguration, jenny lake - avec traversée en bateau et petite rando à Hidden falls) - Yellowstone : visite "rapide" de West Thumb geyser bassin et direction Old Faithfull où nous logerons pour 2 nuitsJ7 - Yellowstone : Randos autour de Old Faithfull, Grand Prismatic, Noris geyser Bassin - nuit à Old FaithfullJ8 - Yellowstone : West Thumb (en fonction de ce que nous aurons vu le J6, Yellowstone lake, Mud Vulcano, Lower and upper falls - puis nuit à West YellowstoneJ9 - Secteur Mammoth hot springs - nuit à GardinerJ10 - Lamar Valley, Tower falls et nuit à Canyon VillageJ11 - Canyon Village - Cody : Départ le matin pour pouvoir avoir le temps de visiter le Musée puis voir un petit rodéo en soiréeJ12 - Cody - Deadwood : Arret à Buffalo pour petit pique nique - Devil Tower (la rando prend environ 30mn ce qui nous dégourdira les jambes) - nuit à DeadwoodJ13 - Deadwood - Rapid City : Mont Rushmore, Custer state park , visite mines près de Keystone - nuit à Rapid CityJ14 - Rapid City - Hot springs : Journée au Badland NP avec petit arrêt au Wall drugstore - nuit à Hot springJ15 - Hot spring - Cheyenne : Visite de Fort Laramie - soirée aux Frontier daysJ16 - Cheyenne - Frontier days J17 - Cheyenne - Frontier days avec une petite après midi rodéoJ18 - Cheyenne - Denver : Visite de la villeJ19 - Denver - shopping à Outlets Castel RockJ20 - Départ en soirée pour LondresMerci pour tous vos commentaires ( je sais que certaines distances seront trés longues mais pas trop le choix 🤪), vos idées ...
Voyage aux États-Unis en 2014 English translation pending
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Bouclage d'itinéraire pour la Malaisie English translation pending
Bonjour à tous,
je suis le forum depuis plusieurs semaines maintenant et j'ai réussi à établir grâce à vous un itinéraire presque terminé pour 3 semaines à en amoureux cet été!
départ le lundi 29 juillet de paris à 19h40 (air france, vol direct) arrivée à KL le 30 juillet à 13h50. 30: KL 31: KL 01: KL 02:KL 03: Malacca (trajet KL-Malacca en bus le 03 au matin) 04: Malacca
05: Langkawi (vol KL-langkawi en milieu de journée, cable-car dans l'après-midi en arrivant et nuit sur place) 06: journée à Langkawi (location de scooter et tour de l'île ou tour dans la mangrove), départ à 17h pour Penang et nuit à Penang 07: Penang 08: penang
09: vol penang-kota barhu, nuit au cosy chalet sur les perhentians 10: cosy chalet sur les perhentians 11: cosy chalet sur les perhentians 12: cosy chalet sur les perhentians 13: transfert pour pakas, nuit au kapas turtle valley 14: kapas turtle valley 15: transfert pour gem island, nuit à l'hôtel de l'île 16: nuit à gem island 17: vol kuala terrenganu-KL en début de soirée, nuit à KL 18: départ de kl en fin de soirée et retour en France.
Donc en gros toute la 2ème partie du séjour (à partir du 09) est réservée (hôtels et vols) sauf la dernière nuit d'hôtel sur KL nous hésitons encore à prendre une nuit dans un très bel hôtel (des suggestions?). Pour le reste rien n'est réservé, je suis à peu près sûre de vouloir prendre le temps de visiter KL et Malacca au début du voyage mais après je sèche. Nous avons éliminé le taman negara car trop d'avis négatifs, trop de trajets en plus, du coup j'ai pensé à Langkawi (je sais que niveau jungle ce n'est pas du tout la même chose mais nous ne sommes pas de grands aventuriers non plus et c'est notre 1er grand voyage du coup je me dis que le cable-car (les photos donnent trop envie!) et la mangrove pourrait être pas mal). Mais du coup ça fait un peu juste de faire tenir Langkawi et Penang sur si peu de jours. Sans parler des Cameron Highlands qui ne rentrent pas sur le planning (pareil que pour TN, beaucoup d'avis contradictoires, mêmes les guides ne sont pas tous convaincus car trop touristiques).
Bref je sèche pour cette partie du voyage donc je prends toutes vos suggestions (concernant l'itinéraire, les trajets, les hôtels ou tout en gros) Merci à vous!
départ le lundi 29 juillet de paris à 19h40 (air france, vol direct) arrivée à KL le 30 juillet à 13h50. 30: KL 31: KL 01: KL 02:KL 03: Malacca (trajet KL-Malacca en bus le 03 au matin) 04: Malacca
05: Langkawi (vol KL-langkawi en milieu de journée, cable-car dans l'après-midi en arrivant et nuit sur place) 06: journée à Langkawi (location de scooter et tour de l'île ou tour dans la mangrove), départ à 17h pour Penang et nuit à Penang 07: Penang 08: penang
09: vol penang-kota barhu, nuit au cosy chalet sur les perhentians 10: cosy chalet sur les perhentians 11: cosy chalet sur les perhentians 12: cosy chalet sur les perhentians 13: transfert pour pakas, nuit au kapas turtle valley 14: kapas turtle valley 15: transfert pour gem island, nuit à l'hôtel de l'île 16: nuit à gem island 17: vol kuala terrenganu-KL en début de soirée, nuit à KL 18: départ de kl en fin de soirée et retour en France.
Donc en gros toute la 2ème partie du séjour (à partir du 09) est réservée (hôtels et vols) sauf la dernière nuit d'hôtel sur KL nous hésitons encore à prendre une nuit dans un très bel hôtel (des suggestions?). Pour le reste rien n'est réservé, je suis à peu près sûre de vouloir prendre le temps de visiter KL et Malacca au début du voyage mais après je sèche. Nous avons éliminé le taman negara car trop d'avis négatifs, trop de trajets en plus, du coup j'ai pensé à Langkawi (je sais que niveau jungle ce n'est pas du tout la même chose mais nous ne sommes pas de grands aventuriers non plus et c'est notre 1er grand voyage du coup je me dis que le cable-car (les photos donnent trop envie!) et la mangrove pourrait être pas mal). Mais du coup ça fait un peu juste de faire tenir Langkawi et Penang sur si peu de jours. Sans parler des Cameron Highlands qui ne rentrent pas sur le planning (pareil que pour TN, beaucoup d'avis contradictoires, mêmes les guides ne sont pas tous convaincus car trop touristiques).
Bref je sèche pour cette partie du voyage donc je prends toutes vos suggestions (concernant l'itinéraire, les trajets, les hôtels ou tout en gros) Merci à vous!
Retour de croisière décevante dans le Pacifique du Sud, Oosterdam HAL du 3 au 16 mars 2013 English translation pending
Bonjour,
Je suis rentré hier soir d’une croisière plus que décevante sur le OSTERDAM de chez HAL dû en partie par la météo et manque d’organisation de la part de HAL.
Au départ, j’avais pris cette croisière pour le parcours, qui me paraissait super intéressant et malheureusement on a fait que 3 ports ½ au lieu de 7 initialement prevu .
1) Lifou escale annulée (soit disant trop de vent) et ce jour là la mer était très calme mais le captain nous a dit « vous avez rien perdu car il y a des cailloux dans la dans l’eau »(dédommagement $3.69 de frais de port et un verre de vin à table)
2) Nouvelle Calédonie escale supprimée pour cause de cyclone Sandra (dédommagement $5.69 de frais de port et un verre de vin à table)
3) Dravani escale a durée 3h au de 9h pas de dédommagement de la part de HAL.
Donc 2 escales ½ de supprimées pour cause de mauvais temps mais pas UNE SEULE de remplacée par une autre ile. Le captain a préféré de nous balader en mer pendant 9 jours au lieu de 6….
Apres plusieurs contestations de la part des clients, le captain a fait une réunion au théâtre pour nous expliquer les raisons pour lesquelles il a supprimé les escales. Je peux vous dire que c’était INGERABLE cette réunion. Beaucoup de mécontents même chez les anciens HAL.
Faire 22h de vol pour voir si peu de choses et faire que 3 ports, c’est vraiment frustrant….
Quel dommage !!! car HAL propose un bon service qui se rapproche de Celebrity mais on est tombé sur un mauvais capitaine et au mauvais moment.
Bref !!! je ferai un compte rendu bien détaillé dans la semaine et par la même occasion remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer cette croisière (spécialement Nathalie)
Cordialement
Alfred
Je suis rentré hier soir d’une croisière plus que décevante sur le OSTERDAM de chez HAL dû en partie par la météo et manque d’organisation de la part de HAL.
Au départ, j’avais pris cette croisière pour le parcours, qui me paraissait super intéressant et malheureusement on a fait que 3 ports ½ au lieu de 7 initialement prevu .
1) Lifou escale annulée (soit disant trop de vent) et ce jour là la mer était très calme mais le captain nous a dit « vous avez rien perdu car il y a des cailloux dans la dans l’eau »(dédommagement $3.69 de frais de port et un verre de vin à table)
2) Nouvelle Calédonie escale supprimée pour cause de cyclone Sandra (dédommagement $5.69 de frais de port et un verre de vin à table)
3) Dravani escale a durée 3h au de 9h pas de dédommagement de la part de HAL.
Donc 2 escales ½ de supprimées pour cause de mauvais temps mais pas UNE SEULE de remplacée par une autre ile. Le captain a préféré de nous balader en mer pendant 9 jours au lieu de 6….
Apres plusieurs contestations de la part des clients, le captain a fait une réunion au théâtre pour nous expliquer les raisons pour lesquelles il a supprimé les escales. Je peux vous dire que c’était INGERABLE cette réunion. Beaucoup de mécontents même chez les anciens HAL.
Faire 22h de vol pour voir si peu de choses et faire que 3 ports, c’est vraiment frustrant….
Quel dommage !!! car HAL propose un bon service qui se rapproche de Celebrity mais on est tombé sur un mauvais capitaine et au mauvais moment.
Bref !!! je ferai un compte rendu bien détaillé dans la semaine et par la même occasion remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer cette croisière (spécialement Nathalie)
Cordialement
Alfred
Ma visite de Washington: que du bonheur (partie 2) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici la suite de mon séjour à Washington .... avec les images
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.

La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Gentils petit chats ...

Un autre petit chat ...

Puis je me rends chez les vedettes du zoo : les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration de branches d'eucalyptus et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.

Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….

Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble. Le zoo me permet de découvrir plein d'animaux que je n'ai jamais vu en vrai, dont les fameux pandas géants et les lémuriens.

20 minutes de patience et pas mal d'images avant d'en avoir une de correcte ....

Et puis fantaisie m'a pris de suivre un papillon :

Petite pause près de jolies fleurs :

Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants…. Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza. Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne sortie. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
De l'avion bricolé par les frères Wright au module d'alunissage, via le Spirit of Saint Louis de Lindbergh, ce musée est un concentré d'exploits et d'Histoire Je me régale…

Et je me délecte de la partie consacrée à la conquête de l'espace. Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage… Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, je racontais à un gamin de 7 ans l'histoire de l'homme qui a marché sur la lune… Passion de l'Histoire et histoires d'admiration encore, toujours…

La jeep qui a roulé sur la lune ...

Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Le meilleur pour la fin :

Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row

La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
La partie 3 prochainement ...
Voici la suite de mon séjour à Washington .... avec les images
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.

La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Gentils petit chats ...

Un autre petit chat ...

Puis je me rends chez les vedettes du zoo : les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration de branches d'eucalyptus et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.

Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….

Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble. Le zoo me permet de découvrir plein d'animaux que je n'ai jamais vu en vrai, dont les fameux pandas géants et les lémuriens.

20 minutes de patience et pas mal d'images avant d'en avoir une de correcte ....

Et puis fantaisie m'a pris de suivre un papillon :

Petite pause près de jolies fleurs :

Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants…. Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza. Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne sortie. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
De l'avion bricolé par les frères Wright au module d'alunissage, via le Spirit of Saint Louis de Lindbergh, ce musée est un concentré d'exploits et d'Histoire Je me régale…

Et je me délecte de la partie consacrée à la conquête de l'espace. Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage… Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, je racontais à un gamin de 7 ans l'histoire de l'homme qui a marché sur la lune… Passion de l'Histoire et histoires d'admiration encore, toujours…

La jeep qui a roulé sur la lune ...

Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Le meilleur pour la fin :

Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row

La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
La partie 3 prochainement ...
Premier voyage, seul en Malaisie, bonne destination? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai 21 ans et cela fait 3 ans que j'ai envie de partir en Malaisie, 3 ans que je me dit "Cet été j'y vais" sans franchir le cap.
Là je me pose la question une nouvelle fois et je suis à deux doigts de prendre mes billets.
Ce qui me bloque c'est le fait que je n'ai que très peu voyagé et jamais seul. J'ai seulement passé une semaine à Athènes en famille il y a 3 ans et j'ai le souvenir d'avoir apprécié le fait de me promener en ville seul, de me poser sur un banc à regarder la vie de cette ville.
Enfin voilà, je voudrais demander à la communauté si la Malaisie est une bonne destination pour effectuer un premier voyage, seul ? J'entends par bonne le fait que je n'ai aucune vraie expérience du voyage, et je n'aurais peut être pas le feeling me permettant de ne pas être totalement paumé dans un endroit où je ne comprends absolument rien à ce qui m'entoure. Je parle assez bien anglais.
Merci pour vos futures réponses :)
Ce qui me bloque c'est le fait que je n'ai que très peu voyagé et jamais seul. J'ai seulement passé une semaine à Athènes en famille il y a 3 ans et j'ai le souvenir d'avoir apprécié le fait de me promener en ville seul, de me poser sur un banc à regarder la vie de cette ville.
Enfin voilà, je voudrais demander à la communauté si la Malaisie est une bonne destination pour effectuer un premier voyage, seul ? J'entends par bonne le fait que je n'ai aucune vraie expérience du voyage, et je n'aurais peut être pas le feeling me permettant de ne pas être totalement paumé dans un endroit où je ne comprends absolument rien à ce qui m'entoure. Je parle assez bien anglais.
Merci pour vos futures réponses :)
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes.
Lire la suite...
Voyage de noce en Malaisie, couple musulman English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en pleine organisation dans le cadre d'un futur voyage de noces pour Avril 2013.
En tant que femme voilé j'aimerai avoir des conseils de femme voilée ou de personne ayant cotoyer des femmes voilée en vacance dans ce si beaux pays qui est la malaisie.
Les excursions, l'ambiance générale, possibilité de ce baigner en burkini, ou simplement sur une plage déserte sans hijab...
Tout celà pour en savoir plus sur ma futur organisation pour que ce voyage ce passe dans les meilleurs conditions...
J'attend vos réponses...
Nous sommes actuellement en pleine organisation dans le cadre d'un futur voyage de noces pour Avril 2013.
En tant que femme voilé j'aimerai avoir des conseils de femme voilée ou de personne ayant cotoyer des femmes voilée en vacance dans ce si beaux pays qui est la malaisie.
Les excursions, l'ambiance générale, possibilité de ce baigner en burkini, ou simplement sur une plage déserte sans hijab...
Tout celà pour en savoir plus sur ma futur organisation pour que ce voyage ce passe dans les meilleurs conditions...
J'attend vos réponses...
Roadtrip aux Etats-Unis: comment manger pas cher? English translation pending
Bonjour à tous,
De retour pour préparer le voyage prévu de longue date, tombé à l'eau plusieurs fois et que j'espère faire ( enfin ! ) l'an prochain : un auto tour de 2 a3 semaines dans l'ouest USA.
Je Me posais une question logistique toute bête.
Comment faire pour avoir un coût raisonnable en alimentation sachant que nous comptons partir en famille 2 adultes et 3 enfants ?
Resto tous les jours, c'est exclus. Sandwichs ? Glacière ? ravitaillement ? Apart avec cuisine ?
Toutes vos suggestions seront bienvenues.
Merci par avance.
Bornéo entre jungle et océan English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.
Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.

Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.
Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.

Premières bulles chez les junkies
Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.
Balade en aquarium
Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.

Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.

Le jour où Grisemote devint une légende.
Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.

Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.

Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !

Nasiques à gogo
Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !
La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.

Impitoyable Jungle
Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …
Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »
A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …

Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.

Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.

Marchons sous la pluie
Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.

Larmes de volcans
Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.
Viens chez moi, j’habite dans une « long house »
La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.
Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !

Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !

Tip of Bornéo : la plage du bout du monde
Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.

Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !

Bako : la jungle pour les nuls
Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.
Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.

La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers
Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.
Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.
- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.
- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir
- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !
- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.

Kuching : le retour
Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.

Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.

Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.

Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant
Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.

Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.

Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.
Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.

Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.
Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.
C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …
Gilles 23/04/2012 1H34
DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Quinze jours à New York, hôtel à prix abordable? English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir à New York, 2 semaines l'année prochaine avec ma conjointe et un enfant de 9ans.
J'aimerai poser une question très fréquemment posées, mais où aucune réponse que j'ai lu ne me satisfait.
J'aimerai demander aux personnes qui sont déjà parties à New York où ont-elles dormis (Quartier, hotel) pour un prix abordable. Bien sûr par abordable, j'entends une chambre ou un logement à moins de 130$ (~100€) la nuit.
Est-ce vous pensez que 2 semaines à New York peut-être un peu long, ou au contraire ? Connaissez vous des coins ou des quartiers à éviter dans cette grande ville ?
Merci beaucoup à toutes les personnes qui répondront à mes questions !
Cordialement.
J'aimerai poser une question très fréquemment posées, mais où aucune réponse que j'ai lu ne me satisfait.
J'aimerai demander aux personnes qui sont déjà parties à New York où ont-elles dormis (Quartier, hotel) pour un prix abordable. Bien sûr par abordable, j'entends une chambre ou un logement à moins de 130$ (~100€) la nuit.
Est-ce vous pensez que 2 semaines à New York peut-être un peu long, ou au contraire ? Connaissez vous des coins ou des quartiers à éviter dans cette grande ville ?
Merci beaucoup à toutes les personnes qui répondront à mes questions !
Cordialement.
Itinéraire en Malaisie avec un bébé de 15 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Nous projetons mon mari et moi-même nous envoler pour la malaisie pour 15 jours fin mars/début avril 2012. Ce voyage se fera avec notre fils qui aura 15 mois au moment du départ. J'ai été rassuré en lisant sur le forum que la malaisie est très faisable avec les enfants notamment ceux en bas âge, que c'est un pays assez moderne pour y trouver le nécessaire et sans grand danger au niveau sanitaire. Cependant mes interrogations se dirigent sur notre itinéraire. Tout n'est pas faisable avec un bébé mais nous aimerions quand même faire de ce voyage un moment de partage, de découverte, d'apprentissage... Notre itinéraire n'est pas encore fixe. Nous envisageons d'attérir à KL et y séjourner 2 jours. Puis nous pensions rejoindre Mallaca et y rester 2 jours également ; le trajet KL/Mallaca peut se faire en bus apparemment, sont il assez confortable pour notre enfant? Par la suite, de Mallaca nous comptions nous rendre à Singapour 3 jours; mais là encore la question du transport se pose... Train/Bus? Enfin, nous pension finir notre voyage aux iles perhentians à besar et pour nous y rendre je pensais aux vols airasia (Johore Baharu/KL et KL/Kota Bharu). Là encore des questions subsistent dans ma tête : réputée comme ile sauvage trouve t on les necessaire alimentation bébé couches ou vaut mieux ne rapatrier sur le continent, pourrions nous trouver ce qu'il faut à kota bharu? J'ai entendu parler de la dengue et je crains pour notre fils, une protection anti moustique suffira t-elle? Nous avons repérer Abdul's Chalet pour l'hébergement surtout pour sa tranquilité et sa plage ombragée. Qu'en pensez vous? J'ai longuement hésiter avec l'iles de Tionam, mais le côté sauvage des perhentians m'a attiré, ai-je fais le bon choix?
Mon mari souhaitait rejoindre la thailande à proximité des iles perhentians et pour ce faire il me proposait d'exclure Singapour de notre itinéraire afin de nous laisser quelques jours pour parfaire ce projet. Je ne suis pas très favorable quant à cette proposition car après lecture de divers témoignages singapour est une ville à faire malgré son urbanisation... Qu'en pensez vous? Et si finalement notre choix était de rejoindre la thailande via les iles perhentians qu'elle endroit nous conseillez-vous à proximité?
C'est un voyage que je prépare très minutieusement car avec notre bébé tout doit être prévu à l'avance c'est pourquoi nous comptions réserver nos hébergement avant de nous y rendre par précaution. Bien entendu, j'aurai bien aimé y aller en sac à dos et vivre au jour le jour comme certains font, dormir dans les guesthouses au confort minimum et savourer l'instant sans rien prévoir d'avance. Mais, malheureusement c'est impossible à faire avec bébé ; ainsi nous organisons tout, surtout l'hébergement avec la propreté et confort comme élément de sélection...
Tout propositions, témoignages, remarques sont les bienvenues...
Je vous remercie d'avance de vos précieux conseils....
Diverses questions sur éventuelle année de première dans un pays anglophone English translation pending
Bonsoir à tous,
Tout d'abord, je m'appelle Romain, j'ai 15 ans, je suis actuellement en seconde, ma scolarité se passe bien, j'ai des bons résultats je compte faire un Bac S sans vraiment savoir que faire ensuite. Mais là n'est pas le plus important, comme inscrit dans le titre, j'essaie de me renseigner pour passer ma première a l'étranger. Pourquoi ? J'ai envie de changer d'air, apprendre une nouvelle culture, même si je sais que cela sera difficile, je pense que cela pourrais être très enrichissant sur un points de vue personnel et pour mes études. Néanmoins, j'aimerais être dans un pays Anglophone, pour pouvoir être parfaitement bilingue. Après, ce qui me plairait, c'est de pouvoir étudier en Lycée Français pour ne pas avoir à perdre une année, en résidence/Internat/Foyer de préférence, même si en famille n'est pas exclu. Comment m'y prendre ? Où chercher ? Est-ce possible ? J'ai besoin de réponse.
Donc voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas, et si vous avez vous mêmes vécus sa ou quelqu'un de votre entourage, je suis ouverrt à toute remarque, vue qu'un choix comme sa doit être murement réfléchie.
Merci d'avance, Romain.
Tout d'abord, je m'appelle Romain, j'ai 15 ans, je suis actuellement en seconde, ma scolarité se passe bien, j'ai des bons résultats je compte faire un Bac S sans vraiment savoir que faire ensuite. Mais là n'est pas le plus important, comme inscrit dans le titre, j'essaie de me renseigner pour passer ma première a l'étranger. Pourquoi ? J'ai envie de changer d'air, apprendre une nouvelle culture, même si je sais que cela sera difficile, je pense que cela pourrais être très enrichissant sur un points de vue personnel et pour mes études. Néanmoins, j'aimerais être dans un pays Anglophone, pour pouvoir être parfaitement bilingue. Après, ce qui me plairait, c'est de pouvoir étudier en Lycée Français pour ne pas avoir à perdre une année, en résidence/Internat/Foyer de préférence, même si en famille n'est pas exclu. Comment m'y prendre ? Où chercher ? Est-ce possible ? J'ai besoin de réponse.
Donc voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas, et si vous avez vous mêmes vécus sa ou quelqu'un de votre entourage, je suis ouverrt à toute remarque, vue qu'un choix comme sa doit être murement réfléchie.
Merci d'avance, Romain.
Idées de visites et d'activités dans le Montana? English translation pending
... pour y voir et y faire quoi, exactement ?
Bonjour à tous,
Ceci aurait pu être un message privé à Mousseliine, mais voilà, j'ai décidé de faire appel à l'équipe au complet ! 🙂
On entend souvent parler du Montana, des beautés de cet État, de l'immensité de son ciel 😉... Oui mais, pour les personnes qui y sont déjà allées, pourriez-vous me dire exactement les coins à privilégier, ce qui vous plaît particulièrement dans cet État, ce qui pourrait m'inciter à le mettre "sur ma liste" pour cet été. Je suis tentée de découvrir ce coin-là, mais quand je lis "louer une cabane au bord d'un lac pendant quelques jours", je me dis que ce n'est pas du tout du tout mon truc. Donc voilà, le Montana est-il une destination qui me (nous) conviendrait ? L'heure n'est pas encore à la décision, mais à la cogitation... Mon idée initiale, c'est de passer 8 jours entre Rapid City et Missoula, avec passage obligé au Mount Rushmore (que j'ai déjà fait il y a presque 20 ans mais j'aimerais y retourner avec mon fils) et à Devil's Tower (pas fait), à Cody, une éventuelle toute petite incursion à Yellowstone (suis pas fan, désolée Itat 😛), avant de prendre la direction du Montana (et après de prendre l'avion pour la Californie).
Pour cerner un peu nos envies et notre "profil" : on ne cherche pas à faire de rando ou des parcs connus des seuls initiés, on voudrait de beaux points de vue, de jolies petites villes typiques (il y en a au Montana, d'après ce que j'ai pu voir, mais lesquelles privilégier ?), des endroits avec ambiance "cow-boy", éventuellement des endroits un peu fun pour le petit... (et là encore, je ne parle pas de parties de pêche sur un lac 😉). J'ai passé un mois au Wyoming (Casper) il y a presque 20 ans, je cerne un peu l'ambiance et la vie là-bas, je sais que les paysages sont magnifiques, mais je voudrais des arguments "concrets" pour "vendre" cette destination un peu moins classique que le Grand Canyon and co. à mes hommes. 🙂
Donc voilà, si vous avez des idées (et des photos pour les illustrer), n'hésitez pas ! Merci à tous d'avance !
Bonjour à tous,
Ceci aurait pu être un message privé à Mousseliine, mais voilà, j'ai décidé de faire appel à l'équipe au complet ! 🙂
On entend souvent parler du Montana, des beautés de cet État, de l'immensité de son ciel 😉... Oui mais, pour les personnes qui y sont déjà allées, pourriez-vous me dire exactement les coins à privilégier, ce qui vous plaît particulièrement dans cet État, ce qui pourrait m'inciter à le mettre "sur ma liste" pour cet été. Je suis tentée de découvrir ce coin-là, mais quand je lis "louer une cabane au bord d'un lac pendant quelques jours", je me dis que ce n'est pas du tout du tout mon truc. Donc voilà, le Montana est-il une destination qui me (nous) conviendrait ? L'heure n'est pas encore à la décision, mais à la cogitation... Mon idée initiale, c'est de passer 8 jours entre Rapid City et Missoula, avec passage obligé au Mount Rushmore (que j'ai déjà fait il y a presque 20 ans mais j'aimerais y retourner avec mon fils) et à Devil's Tower (pas fait), à Cody, une éventuelle toute petite incursion à Yellowstone (suis pas fan, désolée Itat 😛), avant de prendre la direction du Montana (et après de prendre l'avion pour la Californie).
Pour cerner un peu nos envies et notre "profil" : on ne cherche pas à faire de rando ou des parcs connus des seuls initiés, on voudrait de beaux points de vue, de jolies petites villes typiques (il y en a au Montana, d'après ce que j'ai pu voir, mais lesquelles privilégier ?), des endroits avec ambiance "cow-boy", éventuellement des endroits un peu fun pour le petit... (et là encore, je ne parle pas de parties de pêche sur un lac 😉). J'ai passé un mois au Wyoming (Casper) il y a presque 20 ans, je cerne un peu l'ambiance et la vie là-bas, je sais que les paysages sont magnifiques, mais je voudrais des arguments "concrets" pour "vendre" cette destination un peu moins classique que le Grand Canyon and co. à mes hommes. 🙂
Donc voilà, si vous avez des idées (et des photos pour les illustrer), n'hésitez pas ! Merci à tous d'avance !
Double ration d’Ouest: 2-3 semaines aux Etats-Unis English translation pending
Acte I : Circuit en juin comprenant la Californie et un petit bout d’Oregon.
J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.
Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland

puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude

et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.


Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !
Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.
Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!
J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…

Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.

C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.
J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.
Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.

Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.
Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.
Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !
Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !






Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !
Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.
Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.
En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.

La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…
Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.

L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.
Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…


et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.

Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !
J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…

L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.

Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.
Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!

Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !
Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.
Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland

puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude

et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.


Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !
Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.
Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!
J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…

Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.

C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.
J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.
Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.

Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.
Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.
Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !
Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !






Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !
Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.
Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.
En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.

La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…
Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.

L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.
Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…


et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.

Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !
J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…

L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.

Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.
Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!

Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !
Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
C'est quoi pour vous un beau petit village en Amérique? English translation pending
Question qui peut paraître bizarre... mais je remarque que les critères diffèrent énormément d'une personne à l'autre. Et souvent je lis des trucs du genre... ce village est pas beau trop touristique ou encore ce village est pas beau car c'est un trou perdu...
alors c'est quoi un beau petit village en Amérique ? On pourrait même en répertorier quelques-uns.
alors c'est quoi un beau petit village en Amérique ? On pourrait même en répertorier quelques-uns.
Itinéraire à l'intérieur de Malaisie English translation pending
Bonjour,
je pars dans 5 jours en Malaisie, donc je suis super heureux et impatient !
Le voyage est prévu pour 15 jours sur place et après avoir épluché le forum, voici le programme que je compte faire pour méler villes, nature et plage.
- Cameron Highlands 2 jours
- Penang 2 jours
- Kota Bahru => Perhentian Kecil 1+2 jours
- Teman Negara 2 jours
- Kuala Lumpur 2 jours
(+ Melacca si on a le temps, mais je ne crois pas que ça marchera)
en gros l'idée est de filer vers le nord dès qu'on arrive à l'aéroport de KL pour ne pas perdre de temps, de faire tout en bus pour être au plus près des gens, de passer à chaque fois 2 ou 3 jours dans chacun des lieux cités, sachant que de toute façon ce n'est qu'un itinéraire pour nous donner un programme et que on adaptera en fonction des aléas, des transports et des lieux qui nous plaisent ou pas !
Il me reste quand même quelques questions pour finaliser l'itinéraire:
1/ est-ce que lorsqu'on arrive à l'aéroport international qui est très au sud de KL, il faut repasser par KL et la gara des bus pour choper des bus vers le nord ?
2/ est-ce que cameron highlands et teman negara se ressemblent un peu ou est-ce que ce sont 2 type d'endroits, de type complètement différents ? Car on aimerait vraiment faire plusieurs jours de randonnées. mais si on gagne du temps en squizzant l'un des deux, on peut passer plus de temps ailleurs ou aller à Melacca.
3/ finalement, dans quel ordre faire toutes ces destinations pour optimiser les transports : vaut-il mieux faire une boucle du style : KL=> Cameron Highlands => Penang => Kota Bahru => Perhentian => Taman Negara par Kula Tahan => KL (+ melacca si possible) ou faire un KL=>Penang par Air asia dès l'arrivée pourrait faire économiser du temps et permettre Penang => Kota Bahru => Perhention => Cameron Highlands=> Taman Negara => KL. J'ai lu dans un post que l'on pouvait faire Cameron Highlands => Taman Negara. J'ai aussi lu que Air Asia partait pas d'un autre aéroport donc ça ferait plus perdre du temps qu'autre chose. J'ai aussi vu que Malysia (pas Air Asia) faisait un Penang <=> Kota Bahru, ça pourrait faire économiser du temps, mais ça avait l'air très cher. Est-ce que quelqu'un sait s'il existe un bus de nuit Penang => Kota Bahru ?
Si vous avez des conseils ou des idées, n'hésitez pas ! en tout cas, j'ai hâte ! thanx clemmmmm
Il me reste quand même quelques questions pour finaliser l'itinéraire:
1/ est-ce que lorsqu'on arrive à l'aéroport international qui est très au sud de KL, il faut repasser par KL et la gara des bus pour choper des bus vers le nord ?
2/ est-ce que cameron highlands et teman negara se ressemblent un peu ou est-ce que ce sont 2 type d'endroits, de type complètement différents ? Car on aimerait vraiment faire plusieurs jours de randonnées. mais si on gagne du temps en squizzant l'un des deux, on peut passer plus de temps ailleurs ou aller à Melacca.
3/ finalement, dans quel ordre faire toutes ces destinations pour optimiser les transports : vaut-il mieux faire une boucle du style : KL=> Cameron Highlands => Penang => Kota Bahru => Perhentian => Taman Negara par Kula Tahan => KL (+ melacca si possible) ou faire un KL=>Penang par Air asia dès l'arrivée pourrait faire économiser du temps et permettre Penang => Kota Bahru => Perhention => Cameron Highlands=> Taman Negara => KL. J'ai lu dans un post que l'on pouvait faire Cameron Highlands => Taman Negara. J'ai aussi lu que Air Asia partait pas d'un autre aéroport donc ça ferait plus perdre du temps qu'autre chose. J'ai aussi vu que Malysia (pas Air Asia) faisait un Penang <=> Kota Bahru, ça pourrait faire économiser du temps, mais ça avait l'air très cher. Est-ce que quelqu'un sait s'il existe un bus de nuit Penang => Kota Bahru ?
Si vous avez des conseils ou des idées, n'hésitez pas ! en tout cas, j'ai hâte ! thanx clemmmmm
Discussion autour du Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau concours photos. Au cours du mois, je partirai quelques jours en voyage. Aussi, Tafakara (Je l'en remercie) sera mon binôme pour suivre la discussion et comptabiliser les votes pour désigner le gagnant. Grâce à l'aide de Kistal, nous aurons à disposition un diaporama présentant les photos.🙂
Tobago-Vénézuela-Guyane à vélo: comment faire? English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement à Las Palmas aux Canaries dans le cadre d'un tour du monde à vélo couché partis depuis 2 mois maintenant et devrais en un coup de voilier me retrouver dans quelques semaines à Tobago ou au Vénezuela, mon but étant tout d'abord de me rendre en Guyane puis ensuite ralier le Pérou par le Brésil, la Bolivie...
Mon APPEL est donc le suivant: Comment me rendre de Tobago ou du Vénezuéla jusqu'en Guyane ?.. Certains l'ont-ils déja faits ?.. si oui, éclairez-moi !! Je suis évidemment allé jeter un oeil sur les cartes et les routes ont l'air relativement inexistantes dans certaines régions entre ces pays...
Si vous avez deux minutes; http://ptit-tour-en-bent.web.officelive.com
je suis actuellement à Las Palmas aux Canaries dans le cadre d'un tour du monde à vélo couché partis depuis 2 mois maintenant et devrais en un coup de voilier me retrouver dans quelques semaines à Tobago ou au Vénezuela, mon but étant tout d'abord de me rendre en Guyane puis ensuite ralier le Pérou par le Brésil, la Bolivie...
Mon APPEL est donc le suivant: Comment me rendre de Tobago ou du Vénezuéla jusqu'en Guyane ?.. Certains l'ont-ils déja faits ?.. si oui, éclairez-moi !! Je suis évidemment allé jeter un oeil sur les cartes et les routes ont l'air relativement inexistantes dans certaines régions entre ces pays...
Si vous avez deux minutes; http://ptit-tour-en-bent.web.officelive.com
Ouverture des réservations AirAsiaX sur Orly-Kuala Lumpur English translation pending
... en principe jeudi 18 nov (annoncé par plusieurs medias locaux)
De retour de notre voyage à New York (14 jours) English translation pending
Bonsoir,
Et voila c'est fini ... :(
Ce fut 14 jours Magiques ! 11 jours à NY , 1 journée à Philadelphie et 2 jours à Washington.
- --
Ca y est, nous y sommes. Après plus de 7heures de vol et le même temps d'attente à l'aéroport, nous sommes enfin arrivés à NEW YORK. Nous étions heureux mais ... fatigués!
2 heures du mat, nous posons enfin les bagages dans notre chambre à l’hôtel Belleclaire (W 77th street : à coté du central Park). Notre chambre est petite avec le strict minimum mais avec une télé et une clim quand même. Les toilettes et la salle de bain sont communes avec deux autres chambres mais bon à seulement 60€ la nuit, nous n'allions pas nous plaindre...
Dimanche 11 Juillet La nuit fut courte. Nous nous sommes levés à 6h30, dur ! dur ! La journée allait être bien remplie, au programme : visite de la statue de la liberté, d’Ellis Island, le quartier de Wall Street… Notre hôtel est situé à deux pas du métro ce qui est bien pratique pour se déplacer (surtout à New York). 1ère découverte du métro : il faut énormément chaud dans les bouches de métro, le métro est très propre, très sécurisant contrairement au métro français. Nous sommes descendus à Bowling Green pour prendre le Ferry allant sur Liberty Island et Ellis Island. Ça y est, nous voyons enfin la statue de la liberté de près, qu’est qu’elle est belle !!! Nous l’avons vue sous toutes les coutures et David la prise en photos sous tous les angles. Ça fait drôle de se dire que nous sommes à côté du symbole de l’Amérique, de New York. On a l’habitude de la voir à la télévision, dans les séries et les films et là, elle est devant nous majestueuse. Nous avons fait le tour de l’île ce qui nous a permis également d’avoir une première vue sur la baie de Manhattan

Après cette visite très instructive, nous découvrons le quartier de Wall Street avec Trinity Church. Nous avons également vu la Réserve fédérale mais comme il est dimanche, nous n’avons pas pu apprécier l’effervescence du quartier avec les traders et les businessmen. Pour nous, il était alors temps de manger, nous avons décider de manger notre premier hamburger américain. Pas mauvais du tout

Lundi 12 juillet 2010 : Nous nous sommes levés plus tard pour cette journée vers 9h. Aujourd’hui notre journée est consacrée à la visite du Musée d’histoire naturelle et la découverte du Financial District (Wall Street et World Trade Center). Le musée d’histoire naturelle est un magnifique musée avec plein d’animaux que l’on a n’a pas l’habitude de voir (une baleine à taille réelle, des dinosaures, le « gnum gnum » de l’île de Pâques). C’était vraiment sympa ça nous a fait penser au film « La nuit au musée » avec Ben Stiller mais c’est un peu différent quand même. Ce qui était dommage c’est que la façade du musée était en rénovation. Il y avait un échafaudage devant qui nous permettait pas d’apprécier l’extérieur du monument.

Direction ensuite Wall Street avec le New York Stock exchange, le Federal Hall. C’est un lieu qui reflète bien le New York des hommes d’affaires, des businessmen. Les gens ne s’arrêtent jamais, ils sont sans cesse sous pression, à défiler à toute vitesse le téléphone et l’attache case à la main. Ils sont fous !!

Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 17h pour une bonne douche bien méritée. Ensuite, nous avons fait une promenade dans Battery Park à 19h. Nous avons marché jusqu’au Pier 17. Celui-ci se trouve juste à côté du pont de Brooklyn. Nous avons pris quelques photos et nous avons mangé au Séquoia avec vue sur Brooklyn. C’était une magnifique soirée avec une petite brise très agréable.
Mardi 13 juillet 2010 : Après un lever vers 8h30 et un bon petit déj, nous avons visité le Flatiron, building en forme de fer à repasser Voici quelques photos :

Puis ensuite direction l'Empire State building. Nous sommes montés au 86ème étage, la vue est imprenable sur tout Manhattan.

Ensuite nous avons mangé juste à côté dans une rôtisserie car il s’est mis à pleurer des trombes d’eau. Impressionnant, les routes commençaient à être innondées. Nous avons attendu un peu puis nous sommes allés faire du shopping à Macy’s. Ce magasin est l’un des plus grands au monde (il est plus grand que les galeries Lafayette ou le Printemps à Paris). En sortant du magasin, il ne pleuvait plus, on en a donc profité pour découvrir les magasins de la 5ème avenue : American Girls (magasin de poupées avec salon de coiffure…), Build a bear et au Rockfeller Center avec le magasin Lego, Nintendo.

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel vers 17h. le programme de la soirée est le restaurant Ellen Stardust sur Times Square : beaucoup de personnes nous avaient recommandé ce resto par son côté original. En effet, il est atypique, les serveurs chantent en même temps qu’ils font leur travail. C’est impressionnant. Ils chantent tous les genres : Pavarotti, Lady Gaga, Aretha Franklin, Franck Sinatra… Nous avons passé une super soirée très sympa puis après nous avons fait de belles photos sur Times Square illuminé. Retour à l’hôtel à 23h.

Magasin Tys'R'Us

Dimanche 11 Juillet La nuit fut courte. Nous nous sommes levés à 6h30, dur ! dur ! La journée allait être bien remplie, au programme : visite de la statue de la liberté, d’Ellis Island, le quartier de Wall Street… Notre hôtel est situé à deux pas du métro ce qui est bien pratique pour se déplacer (surtout à New York). 1ère découverte du métro : il faut énormément chaud dans les bouches de métro, le métro est très propre, très sécurisant contrairement au métro français. Nous sommes descendus à Bowling Green pour prendre le Ferry allant sur Liberty Island et Ellis Island. Ça y est, nous voyons enfin la statue de la liberté de près, qu’est qu’elle est belle !!! Nous l’avons vue sous toutes les coutures et David la prise en photos sous tous les angles. Ça fait drôle de se dire que nous sommes à côté du symbole de l’Amérique, de New York. On a l’habitude de la voir à la télévision, dans les séries et les films et là, elle est devant nous majestueuse. Nous avons fait le tour de l’île ce qui nous a permis également d’avoir une première vue sur la baie de Manhattan

Après cette visite très instructive, nous découvrons le quartier de Wall Street avec Trinity Church. Nous avons également vu la Réserve fédérale mais comme il est dimanche, nous n’avons pas pu apprécier l’effervescence du quartier avec les traders et les businessmen. Pour nous, il était alors temps de manger, nous avons décider de manger notre premier hamburger américain. Pas mauvais du tout

Lundi 12 juillet 2010 : Nous nous sommes levés plus tard pour cette journée vers 9h. Aujourd’hui notre journée est consacrée à la visite du Musée d’histoire naturelle et la découverte du Financial District (Wall Street et World Trade Center). Le musée d’histoire naturelle est un magnifique musée avec plein d’animaux que l’on a n’a pas l’habitude de voir (une baleine à taille réelle, des dinosaures, le « gnum gnum » de l’île de Pâques). C’était vraiment sympa ça nous a fait penser au film « La nuit au musée » avec Ben Stiller mais c’est un peu différent quand même. Ce qui était dommage c’est que la façade du musée était en rénovation. Il y avait un échafaudage devant qui nous permettait pas d’apprécier l’extérieur du monument.

Direction ensuite Wall Street avec le New York Stock exchange, le Federal Hall. C’est un lieu qui reflète bien le New York des hommes d’affaires, des businessmen. Les gens ne s’arrêtent jamais, ils sont sans cesse sous pression, à défiler à toute vitesse le téléphone et l’attache case à la main. Ils sont fous !!

Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 17h pour une bonne douche bien méritée. Ensuite, nous avons fait une promenade dans Battery Park à 19h. Nous avons marché jusqu’au Pier 17. Celui-ci se trouve juste à côté du pont de Brooklyn. Nous avons pris quelques photos et nous avons mangé au Séquoia avec vue sur Brooklyn. C’était une magnifique soirée avec une petite brise très agréable.
Mardi 13 juillet 2010 : Après un lever vers 8h30 et un bon petit déj, nous avons visité le Flatiron, building en forme de fer à repasser Voici quelques photos :

Puis ensuite direction l'Empire State building. Nous sommes montés au 86ème étage, la vue est imprenable sur tout Manhattan.

Ensuite nous avons mangé juste à côté dans une rôtisserie car il s’est mis à pleurer des trombes d’eau. Impressionnant, les routes commençaient à être innondées. Nous avons attendu un peu puis nous sommes allés faire du shopping à Macy’s. Ce magasin est l’un des plus grands au monde (il est plus grand que les galeries Lafayette ou le Printemps à Paris). En sortant du magasin, il ne pleuvait plus, on en a donc profité pour découvrir les magasins de la 5ème avenue : American Girls (magasin de poupées avec salon de coiffure…), Build a bear et au Rockfeller Center avec le magasin Lego, Nintendo.

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel vers 17h. le programme de la soirée est le restaurant Ellen Stardust sur Times Square : beaucoup de personnes nous avaient recommandé ce resto par son côté original. En effet, il est atypique, les serveurs chantent en même temps qu’ils font leur travail. C’est impressionnant. Ils chantent tous les genres : Pavarotti, Lady Gaga, Aretha Franklin, Franck Sinatra… Nous avons passé une super soirée très sympa puis après nous avons fait de belles photos sur Times Square illuminé. Retour à l’hôtel à 23h.

Magasin Tys'R'Us

Voyage sur la côte est des États-Unis: endroits à visiter? English translation pending
Bonjour,
Le11 septembre prochain, je compte faire un tour de 2 semaines en voiture avec ma femme vers la côte Est des Etats-Unis et j’aimerais bien avoir de vos conseils concernant les endroits à visiter à part NYC que nous connaissons très bien. Je pars de Montréal et je compte aller jusqu’à Virginia Beach (donc pas de Floride cette fois ci).
Je veux partir à la découverte, je veux découvrir des endroits sympas, des beaux paysages et surtout surtout j’aimerais découvrir une route avec des beaux paysages sur le long de la côte si ça existe bien sur. Je sais qu’à la côte Ouest, une pareille route existe mais pas sur pour la côte Est L
J’ai très envie de visiter Virginia Beach mais quoi d’autres ??? il y en trop d’États au Nord de la Côte Est, est ce qu’il n’y a pas des endroits sympas par là ?
Tous les conseils et les avis sont les bienvenus.
Merci beaucoup de votre aide
Le11 septembre prochain, je compte faire un tour de 2 semaines en voiture avec ma femme vers la côte Est des Etats-Unis et j’aimerais bien avoir de vos conseils concernant les endroits à visiter à part NYC que nous connaissons très bien. Je pars de Montréal et je compte aller jusqu’à Virginia Beach (donc pas de Floride cette fois ci).
Je veux partir à la découverte, je veux découvrir des endroits sympas, des beaux paysages et surtout surtout j’aimerais découvrir une route avec des beaux paysages sur le long de la côte si ça existe bien sur. Je sais qu’à la côte Ouest, une pareille route existe mais pas sur pour la côte Est L
J’ai très envie de visiter Virginia Beach mais quoi d’autres ??? il y en trop d’États au Nord de la Côte Est, est ce qu’il n’y a pas des endroits sympas par là ?
Tous les conseils et les avis sont les bienvenus.
Merci beaucoup de votre aide
Élection du meilleur cliché des mois d'août et septembre 2010 en photos sur le thème "La couleur bleue" English translation pending
Pas encore parti en vacances (ça ne saurait tarder !) mais je propose un petit échange de photos de vacances (et de voyages, bien sur) sur le thème "La couleur bleue"... Tout est possible : Atolls paradisiaques, barques, saris indiens, volets clos pendant la sieste ...ou verre de Curaçao avec deux glaçons...
Seules contraintes au règlement de ce faux concours sans aucun intérêt lucratif : - Photos de voyage - Majorité de couleur bleue (ciel, marine, roi, turquoise ou de cobalt) sur la photo - Deux photos maxi par personne
Chats peints en bleu interdits (je ne veux pas d'ennui avec la SPA)
On ramasse les copies fin septembre... Bonnes vacances à tous 😎
Seules contraintes au règlement de ce faux concours sans aucun intérêt lucratif : - Photos de voyage - Majorité de couleur bleue (ciel, marine, roi, turquoise ou de cobalt) sur la photo - Deux photos maxi par personne
Chats peints en bleu interdits (je ne veux pas d'ennui avec la SPA)
On ramasse les copies fin septembre... Bonnes vacances à tous 😎
Que préférez-vous: l'accueil en Malaisie ou au Vietnam? English translation pending
Perso, je serai volontiers allée aux USA mais faisont des concessions alors malaisie ou vietnam? Les paysages les sites sont importants, mais je privilégie l'accueil...Alors qu'en dites vous? Nous sommes un couple avec un ado
Bonne année