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Marrakech, nous revoilà! English translation pending
Vol sans histoires, survol de l’Espagne plus agréable que l’an passé puisque nous avons la chance de voyager par temps clair. Quelques photos surexposées ou lointaines de la terre qui défile sous nos pieds et nous voilà arrivés. Aéroport de la Menara, Marrakech. Tout le monde descend ! Lilou poursuit la BA qu’il a commencée à pratiquer dans l’avion, auprès d’une vieille dame. Il l’aide à transporter ses bagages et à monter dans la navette qui nous amène vers le poste de douane marocain. Nous n’avons pas longtemps à attendre, notre gentille Fouzia est là, deux bouquets de roses dans les mains. Nous tombons dans ses bras, quel plaisir de la revoir et quel soulagement ! Un minibus nous transporte tous les cinq jusqu’à la ville et l’entrée de la médina, il nous dépose devant un collège où une multitude d’adolescents joue, rie et se bouscule. La rue est poussiéreuse, bruyante, remplie de gens qui nous regardent curieusement. Nous sommes un peu crispés et le regard d’Huguette et de Michel, nous rappelle l’effroi que nous avions éprouvé lors de notre première visite à Marrakech. Très vite nous comprenons qu’il n’y a aucun danger à se trouver là, mais la rue que nous empruntons pour accéder au riad Massaoud n’est pas très engageante, elle non plus !
Aussi, lorsque la mignonne Fatima apparaît sur le seuil en nous ouvrant la porte, nous éprouvons une grande joie. Son sourire éblouissant et sa façon de nous accueillir nous font chaud au cœur. Nous découvrons le petit paradis dans lequel nous allons passer trois nuits. Encore quelques formalités et Fouzia, après m’avoir donné les vouchers qui nous permettront de voyager d’une ville à l’autre sans problème, nous propose un extra que l’on ajoute avec enthousiasme au programme. Demain soir, dîner spectacle chez Ali où nous pourrons assister à la fameuse Fantasia. Elle sera notre chauffeur et notre mentor. Super ! Visite guidée du riad. Il se compose de cinq chambres et d’une suite. Nos moyens ne nous permettant pas de fantaisie, ce seront bien sûr les chambres qui auront notre préférence ! Elles sont toutes mignonnes, bien décorées dans l’esprit marocain. Les salles de bain sont minuscules et astucieusement agencées. Le lavabo et robinetterie en cuivre, les miroirs et les belles portes de bois, les petits meubles en fer forgé et la couleur des tissus, tout cela concourt à notre ravissement.
La nuit est déjà tombée, le patio que l’on surplombe est légèrement éclairé. On devine la fontaine au centre, sous le palmier.
Vite, un brin de toilette, Michel et Huguette ont hâte de découvrir la fameuse place Djemaà el-Fna. Le riad est situé dans le quartier Laârouss au nord des souks et pour atteindre la place, nous apprenons qu’il faut les traverser, mais que leurs portes ferment à 21h. Devant la perplexité du parcours et effrayés à la pensée de ne pas retrouver notre route dans la soirée, nous optons pour un chemin plus long mais plus sûr. Ce sera donc la Koutoubia, la belle, la magnifique mosquée que nos amis ont très vite le plaisir d’admirer. Elle est là, majestueuse, impressionnante, se détachant sur le ciel étoilé et tellement auréolée de lumière, qu’elle fait pâlir d’envie ce minuscule croissant de lune qui s’obstine à rester à ses côtés. Les flashs des appareils photo crépitent et nous essayons nous aussi de garder en mémoire cette belle image.
La circulation est dense, le concert de klaxons omniprésent. Les gens se pressent et semblent aller dans la même direction et nous, nous essayons de suivre tant bien que mal le rythme. Les calèches sont alignées le long de la place De Foucault attendant d’éventuels clients. De l’autre côté de la route, le superbe complexe hôtelier du Club Med attire tous les regards. Les vigiles, à l’entrée, surveillent la « multitude », et semblent considérer d’un œil goguenard les « fauchés » qui ne peuvent accéder à ce luxe.
Des affiches placardées un peu partout, des oriflammes voletant au vent, un écran géant plus loin, nous rappellent que le festival international du cinéma a élu domicile à Marrakech. Nous comprenons mieux l’affluence de tous ces gens et leur empressement à se diriger vers cet endroit.
Les serveurs s’empressent autour de nous, ils ne veulent pas perdre leurs clients et essaient de nous vendre un maximum de plats. Légumes frits, brochettes de viandes assorties, pain rond et eau minérale composent notre repas. Un petit thé à la menthe clôture la prestation.
Les marchands de fruits secs et de jus d’oranges postés tout autour de la place essaient à leur tour de nous attirer dans leurs filets. Difficile de se promener sans être agrippé par les uns ou les autres. Difficile aussi de se sentir l’âme tranquille devant les jeunes femmes habillées misérablement, et qui s’accrochent à nos pas en mendiant une piécette d’un regard implorant. Difficile de ne pas être ému par ces jeunes garçons qui viennent chercher leur pitance dans les restes que les clients ont laissés dans leurs assiettes. Difficile de détourner les yeux de toute cette détresse. Mais en même temps, on a l’impression que tous ces mondes se côtoient dans une entente très fraternelle. Les uns tendent la main, les autres donnent sans retenue. Et la musique qui est toujours là, à donner un rythme échevelé et irréel à ce que l’on voit autour de nous.
Nous sommes comme saoulés par le bruit, les odeurs, les mouvements de la foule qui va et vient, nous changeons de direction sans savoir trop où diriger nos pas et la tête nous tourne de toute cette frénésie ! Les yeux de Michel et Huguette sont grands ouverts sur cet environnement hétéroclite. Les charmeurs de serpents nous font reculer, les porteurs d’eau d’opérette attendent le client pour la belle photo.
Nous commençons à saturer et n’aspirons qu’à une chose, retrouver la quiétude de notre logement. Une pression sur la sonnette de la porte d’entrée alerte Fatima. Aussi guillerette que dans l’après-midi, nous l’entendons dévaler l’escalier et crier-« Je suis là ! ». Effectivement, elle nous apprendra qu’elle ne sort pratiquement jamais du riad et qu’elle est toujours à portée de voix de ses patrons et des clients ! Drôle de vie que mène cette jeune fille ! Originaire de Fès, elle vit loin de sa famille et n’a pas beaucoup de contact avec l’extérieur. Son salaire est des plus minces et c’est une famille marocaine qui s’occupe de gérer cet endroit au bénéfice de la propriétaire qui elle, est Belge. Elle parle difficilement le Français mais s’exprime suffisamment bien pour que nous nous comprenions. Nous restons perplexes devant certains mots et les quiproquos qui en découlent nous font rire aux éclats. Ce qui ravit notre mignonne hôtesse ! Le voyage en avion, le dépaysement, le bruit sur la place Djemaà el-Fna nous ont littéralement vidés. Nous n’avons pas la légèreté de Fatima lorsque nous nous lançons à l’assaut de l’escalier qui mène au premier étage. La porte de nos chambres est munie d’un verrou impressionnant. La clé qui va avec, l’est tout autant ! Quelle discrétion pour entrer dans notre appartement ! On retrouve le même verrou sur la porte de la salle de bain. Décidément, on ne serait pas étonné de trouver une ceinture de chasteté dans les tiroirs de la commode ! Pourtant le lit a l’air bien accueillant ! Demain, il y a tellement de choses à faire qu’une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue ! Le muezzin est fidèle à son poste. Ses appels à la prière nous réveillent à 6h30. Nous sommes assez loin de la Koutoubia, il doit y avoir une autre mosquée dans le quartier. Nous paressons encore une heure, au chaud sous les couvertures, le petit déjeuner n’étant servi qu’à 8h.Nous le prenons dans le petit salon marocain, sous la terrasse qui donne sur le patio. De grands rideaux servent de séparation avec la cour et suffisent à peine à atténuer le petit air frais qui s’y engouffre. Nous sommes bientôt en décembre, les matinées et les soirées sont froides, même au Maroc ! Nous découvrons avec la lumière du jour, le charme du riad. La fontaine au centre et celle qui est contre le mur. Fatima nous a gâtés. Ses crêpes sont excellentes ! Nous consultons le plan de la ville et optons pour une immersion dans les souks qui sont tout proche Et voilà ! Gazelle, Gazou, Moustache…fusent à nouveau ! Il me semble que c’était hier ! On se balade le nez au vent, on rit et essaie de ne pas se laisser tenter…déjà ! Bien entendu, nous craquons, enfin, Huguette et moi ! Pour une jolie pièce de métal, ah voilà, je me souviens, un diffuseur de parfum ! Le commerçant a l’air honnête et s’il ne l’est pas, en tous les cas, il est fort sympathique ! Ce qui nous suffit amplement pour justifier cet achat ! Les garçons rigolent, surtout Lilou qui connaît bien sa « Guichou » ! A mon avis, il a intérêt à avoir les poches pleines de dirhams ! Cela ne fait qu’un quart d’heure que nous avons commencé « les courses » ! Nous nous dirigeons vers le palais de la Bahia. Nous l’avons visité l’an dernier, mais c’est avec plaisir que nous retrouvons la magnificence de cette demeure du XIX ème siècle. L’an dernier, ayant laissé libre court à mon imagination et dévoilé quelques uns de mes fantasmes, je me contente donc cette année de photographier nos deux tourtereaux. Bahia (la belle) était le nom de la première épouse du vizir Ba Amhed. Il en avait 3 autres et 24 concubines. On comprend mieux la taille gigantesque de la « maisonnette » ! Il est bientôt midi, le restaurant « El-Badi » pas bien loin ! Un petit tour place des ferblantiers où nous admirons plus particulièrement la technique des vitriers. Nous retrouvons avec plaisir les membres du personnel du restaurant. Ils font sûrement semblant de nous reconnaître et nous faisons semblant de les croire. Tout le monde est content ! Les cigognes occupent la même place sur les remparts et s’affairent à construire ou à réparer leur nid. Nous avons le même plaisir à les contempler que l’an passé. Je comprends que l’on puisse revenir à Marrakech et ne pas s’en lasser. Bien installés sur la terrasse, nous plaisantons avec le serveur que j’avais pris en photo lors de notre premier séjour. Le tajine poulet-citron, le kefta aux œufs sont toujours aussi savoureux, les clémentines aussi parfumées ! Les remerciements que nous échangeons avec nos hôtes ressemblent bien à des « salamalecs », parfait ! Il est temps de dégourdir nos jambes et pour se faire, nous décidons d’aller jusqu’à la Ménara, à pied.
Quelques décamètres sous le soleil, le long de l’avenue Houmman El Fetouaki, nous fait prendre conscience de la difficulté ! Jean va prendre encore une fois la bonne décision. Direction place De Foucault. Il n’y a pas que des calèches, il y a aussi la gare routière. Plus bruyant, moins aéré, mais plus rapide, le bus n°11 sera notre calèche à nous. Les autochtones nous regardent curieusement. Un grand détour, travaux sur la chaussée obligent, nous fera découvrir la Place de la Liberté, l’avenue Mohammed V et le quartier du Guéliz, avant de repiquer sur l’avenue de la Ménara. Nous avons franchi les remparts de la ville depuis un bon moment et l’avenue que nous empruntons, file droit devant nous, laissant sur le côté les hôtels luxueux qui ont pris possession d’une grande partie de la palmeraie, autrefois beaucoup plus étendue. Le grand portail du jardin de la Ménara est grand ouvert, les gardiens ont moins de travail aujourd’hui. Nous sommes mardi et il n’y a pas la foule des week-ends. La quiétude règne, les gens se promènent avec nonchalance, pas de verbiage haut placé, pas de pique-nique sous les oliviers, quatre dromadaires paissent tranquillement devant les remparts de pisé qui entourent le domaine. Photo obligée devant le pavillon des sultans et de leurs élues, avec la chaîne de l’Atlas en arrière fond, une collation rafraîchissante sous les arbres du jardin et le traditionnel « nosnos » pour Jean. Le retour de ce lieu idyllique se fera à pied, nous en profiterons pour admirer les rosiers plantés tout le long de la route et pour rigoler en voyant avec quelle maestria, les Marocains se déplacent sur ce parcours. Parfois à plusieurs sur les mobylettes, les voitures qui doublent à droite dans un concert de klaxons rageurs, les calèches avec leurs chevaux efflanqués qui essaient de tracer la route au milieu des chevaux vapeurs, les petits ânes qui tirent des carrioles en rasant les trottoirs, les passages pour piétons qu’il faut franchir avec prudence …et…vélocité à la fois ! La vue des policiers dans les carrefours importants, fait fondre toute cette agressivité comme par magie. Houps, on ne rigole plus ! Et plus on se rapproche de la médina, plus le spectacle est assourdissant. Nous avions oublié, l’espace d’un instant, combien Marrakech était animée. En fond de décor, le minaret de la Koutoubia paraît nous faire un signe. Le magnifique jardin rempli de plusieurs essences d’arbres, de superbes rosiers aux belles couleurs et de palmiers élancés, nous procure à nouveau un sentiment de paix profonde. Il est bientôt 19h. Huguette veut nous faire peur et mime un suicide dans les eaux du bassin situé au centre de l’allée. Personne ne bronche, il doit y avoir une profondeur de…30 cm ! C’est l’heure de l’appel à la prière, les hauts parleurs dans le minaret amplifient la voix du muezzin.
Vite, il faut rentrer au riad, se faire belle et aller au rendez-vous que nous a posé Fouzia. C’est la fiesta ce soir, plutôt, la Fantasia.
Je cherche dans le guide touristique ce qu’est exactement la Fantasia, ça y est. « C’est la représentation symbolique de la grandeur des guerriers arabes et berbères du siècle dernier. » Voilà une explication qui nous laisse sur notre faim ! On a beau connaître la toile de Delacroix, représentant de superbes et fougueux guerriers armés de longs fusils, le mystère demeure. Fouzia est à l’heure et nous apprend qu’elle va rester avec nous toute la soirée, chic ! Elle pilote sa voiture comme un champion, nous prenons la direction de Casablanca. La route est sombre, mal éclairée et nous croisons de nombreuses voitures aux phares mal réglés. Situé au cœur de la Palmeraie de Marrakech, le palais d’Ali Mahal se présente à nos yeux dans une lumière si forte que nous en restons bouche bée ! C’est entre deux rangées d’impressionnants cavaliers, armés jusqu’aux dents et à l’allure fière que nous devons passer pour accéder à la première cour intérieure. C’est la parade avant le spectacle et je ne comprends pas que j’aurais dû donner un pourboire au cavalier que j’ai pris en photo. Il m’a bien semblé qu’il faisait la tête, mais bon !

Vêtu et enturbanné d’étoffes blanches, il porte un sac contenant des versets du Coran, ainsi qu’un grand poignard recourbé et protégé par un étui de velours. (Xavier aura presque le même !) Le harnachement de sa monture est très coloré. Son fusil (moukkala) est incrusté de nacre et d’ivoire. Heureusement que Fouzia est là pour tout nous expliquer ! De grands remparts entourent la superbe demeure. Sur le seuil de la deuxième cour, nous nous plions à la tradition, en nous faisant photographier avec deux belles jeunes filles arborant le costume des mariées. Tous les acteurs du spectacle à venir nous donnent l’aubade, cela sent un peu le folklore pour touristes, mais tant pis ! C’est sous une magnifique tente berbère que nous prenons place. Fouzia a choisi notre table et s’occupe de nous avec un professionnalisme épatant ! Sous son égide, nous avons l’air averti des habitués ! Nous ne pouvons contenir des exclamations réjouies devant les bons plats qui nous sont proposés ! La « Dakka Marrakchia » (les musiciens), accompagnent les danseuses des différentes provinces qui viennent chanter et danser devant les convives. Devant l’insistance de certaines danseuses, Jean et moi nous laissons prendre par la main et essayons d’esquisser quelques pas de danse ! Il faut bien amuser la galerie ! Le repas est somptueux, voyez plutôt : soupe marocaine (harira), méchoui, couscous et fruits. Un bouteille de vin rosé de la région de Meknès agrémente ces succulents mets. Puis la frénésie s’empare de l’assemblée, vite, il faut sortir pour ne pas rater le début du spectacle. Caméra aux poings, je m’installe sur les gradins à côté de Fouzia qui m’explique au fur et à mesure de leur entrée en scène, le rôle que joue chaque participant. Magique, grandiose et magnifique, le spectacle de Chez Ali est tout cela à la fois. J’ajouterais un peu tape à l’œil mais ne faisons pas la fine bouche, après tout nous sommes là pour passer un bon moment. Danseurs, musiciens, acrobates, cavaliers y vivent leur passion avec enthousiasme (sauf peut-être le chamelier qui a l’air de s’ennuyer passablement !). C’est aussi leur gagne-pain et ils ont le mérite de nous faire croire que ce n’est que par plaisir qu’ils caracolent devant nous ! J’ai encore dans l’oreille le rire de Fouzia lorsque j’ai crié en manquant lâcher la caméra, surprise par la rafale de fusil déclenchée par les cavaliers qui se dirigeaient droit sur nous. Je n’oublie pas non plus l’allégresse coquine avec laquelle elle a annoncé à nos hommes, la venue d’une superbe jeune femme qui a effectué une danse du ventre lascive et suggestive ! Bon, nous sommes en vacances et la danseuse est hors de portée de mains ! Le danger est somme toute assez limité ! Et puis, magie… magie, Fouzia me signale un ovni dans le ciel. Bah ! Ce n’est qu’un tapis volant où sont installés le sultan et sa favorite ! Vous voyez, au bout de deux jours, plus rien ne m’étonne !!! D’ailleurs le spectacle que nous venons de voir s’appelle « les Mille et une nuit »…alors !!! Plein d’étoiles dans les yeux, les petits touristes !
Retour à Marrakech, à fond les manettes ! Demain est un autre jour et nous avons beaucoup de choses à faire ! Des choses programmées, comme la visite du jardin Majorelle, et des choses imprévues, comme l’achat d’un jean par Huguette ! Il faut dire que nous nous sommes un peu perdus au sortir de la médina et les boutiques modernes le long du boulevard Allal El Fassi sont bien attrayantes. Nous avions presque oublié qu’il y avait une autre vie en dehors de celle de la médina ! A nouveau le choc des couleurs de ce magnifique jardin !
Une variété étonnante de plantes exotiques, de fleurs et d’essences, le tout rehaussé de couleurs vives, bleu, rouge, safran et vert, le bruit de l’eau qui sourd de tous les côtés, le chant des oiseaux, invisibles au milieu d’une telle profusion d’arbres, ravissent nos yeux et nos sens. Nos amis sont
ravis d’être là et Huguette mitraille tant qu’elle peut. Elle n’en revient pas du nombre de cactées qu’elle a sous les yeux !
Un petit tour dans la boutique et une pause alanguie sous la tonnelle, le temps passe lentement, on est bien ! Oubliés pour un moment, la cohue de la ville, la poussière de ses rues, le bruit assourdissant des moteurs !
Et puis il faut bien se décider à bouger, notre estomac réclame son dû. Nous allons leur faire découvrir le petit restaurant où nous avions mangé avec Nadine et Pierre.
Là, pas de touristes, les gens sont installés sommairement et mangent en silence. Nous sommes suivis par des yeux curieux et la jeune fille qui nous prend en charge est toute intimidée. Elle ne s’exprime pas facilement en français mais nous sert avec célérité les appétissants tajines qui fumaient à l’entrée. C’est chaud, bon et parfumé ! J’aurais bien fait un petit extra dans la pâtisserie qui est juste à côté, mais je suis obligée de rester sage, puisque je suis la seule gourmande ! --« Nadine, où es-tu ? » On traîne un peu la savate, ne sachant plus trop de quel côté diriger nos pas. La rue Bab Agnaou nous mène tout droit vers la place Djemaà el-Fna. Pourquoi ne pas faire un tour dans les souks ? Nous avons repéré un quartier où les marchands sont moins accrocheurs, où nous pourrons regarder sans avoir l’impression d’être constamment agressés. Achat d’un pantalon et chemise rose fuchsia pour Florence, de babouches pour Michel et Huguette. Je me laisse tenter par une tenue d’intérieur turquoise. Nous avions pourtant prévu de faire nos achats à Essaouira, mais la tentation est trop forte. Quant à Michel, il ne rêve que d’une chose, apprendre à jouer du rock and roll sur ces drôles d’instruments. Est-ce un « guembri », qu’il a dans les mains ? C’est un luth à 2 ou 3 cordes, qu’utilisent les Gnaoua de Marrakech. Les Gnaoua sont les descendants des esclaves d’origine africaine (Sénégal, Ghana et Soudan). Ils ont formé une confrérie de maîtres musiciens (les Màalem), de médiums, de charmeurs de serpents et d’adeptes. Ils organisent des festivals dans les différentes villes du Maroc. Autrefois exclusivement tournés vers la musique spirituelle, les festivals sont ouverts aujourd’hui à tous les genres. Essaouira accueillait en juin 2006 le Festival Gnaoua avec du Jazz & Blues. (Pour plus d’infos, tapez « gnaoua » sur Internet et vous aurez une foule d’informations plus intéressantes les unes que les autres.) J’y ai passé tellement de temps que j’oubliais de raconter la suite de nos vacances ! Quelques cartes postales écrites sur le coin d’une table du café de France nous rappellent que nous ne sommes pas seuls au monde ! Je ne suis qu’une écervelée, je poste certaines cartes sans avoir complété les adresses ! Zut, à recommencer ! Tiens, près de la poste, un restaurant nommé « chez Ali » ! Jean se souvient qu’on lui en a parlé à Pau. On a bien fait de s’arrêter là, c’est impeccable ! Bon petit repas aux produits locaux tout à fait délicieux ! Fouzia est venue nous retrouver au riad, dans la soirée. Un monsieur l’accompagne, c’est le responsable de l’organisation des circuits. Munie des vouchers que l’on m’a confiés, j’écoute attentivement ses conseils. Jean et Michel conduiront la voiture (un 4X4 Toyota Prado). Il y a eu des accidents sur la route que nous allons emprunter demain matin et on nous conseille de ne pas partir de bonne heure. Bien ! Il faut refaire nos bagages, l’excitation est à nouveau là, les vallées du Dadès et du Draa nous attendent. J’en rêve depuis longtemps et la perspective de passer une nuit dans le désert me transporte ! JEUDI 30 NOVEMBRE : Il faut dire adieu à notre mignonne Fatima. Cela nous fend le cœur. La veille, elle nous a montré le livre d’or du riad et cherché avec inquiétude le passage dans lequel un touriste anglais avait écrit son nom. Elle pointe son doigt et nous dit fièrement-« Là, c’est écrit, Fatima ! ». Alors ce matin, nous prenons notre plume et lui écrivons un petit mot chacune en n’oubliant pas d’écrire le nom de « Fatima ».
Aussi, lorsque la mignonne Fatima apparaît sur le seuil en nous ouvrant la porte, nous éprouvons une grande joie. Son sourire éblouissant et sa façon de nous accueillir nous font chaud au cœur. Nous découvrons le petit paradis dans lequel nous allons passer trois nuits. Encore quelques formalités et Fouzia, après m’avoir donné les vouchers qui nous permettront de voyager d’une ville à l’autre sans problème, nous propose un extra que l’on ajoute avec enthousiasme au programme. Demain soir, dîner spectacle chez Ali où nous pourrons assister à la fameuse Fantasia. Elle sera notre chauffeur et notre mentor. Super ! Visite guidée du riad. Il se compose de cinq chambres et d’une suite. Nos moyens ne nous permettant pas de fantaisie, ce seront bien sûr les chambres qui auront notre préférence ! Elles sont toutes mignonnes, bien décorées dans l’esprit marocain. Les salles de bain sont minuscules et astucieusement agencées. Le lavabo et robinetterie en cuivre, les miroirs et les belles portes de bois, les petits meubles en fer forgé et la couleur des tissus, tout cela concourt à notre ravissement.
La nuit est déjà tombée, le patio que l’on surplombe est légèrement éclairé. On devine la fontaine au centre, sous le palmier.
Vite, un brin de toilette, Michel et Huguette ont hâte de découvrir la fameuse place Djemaà el-Fna. Le riad est situé dans le quartier Laârouss au nord des souks et pour atteindre la place, nous apprenons qu’il faut les traverser, mais que leurs portes ferment à 21h. Devant la perplexité du parcours et effrayés à la pensée de ne pas retrouver notre route dans la soirée, nous optons pour un chemin plus long mais plus sûr. Ce sera donc la Koutoubia, la belle, la magnifique mosquée que nos amis ont très vite le plaisir d’admirer. Elle est là, majestueuse, impressionnante, se détachant sur le ciel étoilé et tellement auréolée de lumière, qu’elle fait pâlir d’envie ce minuscule croissant de lune qui s’obstine à rester à ses côtés. Les flashs des appareils photo crépitent et nous essayons nous aussi de garder en mémoire cette belle image.
La circulation est dense, le concert de klaxons omniprésent. Les gens se pressent et semblent aller dans la même direction et nous, nous essayons de suivre tant bien que mal le rythme. Les calèches sont alignées le long de la place De Foucault attendant d’éventuels clients. De l’autre côté de la route, le superbe complexe hôtelier du Club Med attire tous les regards. Les vigiles, à l’entrée, surveillent la « multitude », et semblent considérer d’un œil goguenard les « fauchés » qui ne peuvent accéder à ce luxe.
Des affiches placardées un peu partout, des oriflammes voletant au vent, un écran géant plus loin, nous rappellent que le festival international du cinéma a élu domicile à Marrakech. Nous comprenons mieux l’affluence de tous ces gens et leur empressement à se diriger vers cet endroit.
Les serveurs s’empressent autour de nous, ils ne veulent pas perdre leurs clients et essaient de nous vendre un maximum de plats. Légumes frits, brochettes de viandes assorties, pain rond et eau minérale composent notre repas. Un petit thé à la menthe clôture la prestation.
Les marchands de fruits secs et de jus d’oranges postés tout autour de la place essaient à leur tour de nous attirer dans leurs filets. Difficile de se promener sans être agrippé par les uns ou les autres. Difficile aussi de se sentir l’âme tranquille devant les jeunes femmes habillées misérablement, et qui s’accrochent à nos pas en mendiant une piécette d’un regard implorant. Difficile de ne pas être ému par ces jeunes garçons qui viennent chercher leur pitance dans les restes que les clients ont laissés dans leurs assiettes. Difficile de détourner les yeux de toute cette détresse. Mais en même temps, on a l’impression que tous ces mondes se côtoient dans une entente très fraternelle. Les uns tendent la main, les autres donnent sans retenue. Et la musique qui est toujours là, à donner un rythme échevelé et irréel à ce que l’on voit autour de nous.
Nous sommes comme saoulés par le bruit, les odeurs, les mouvements de la foule qui va et vient, nous changeons de direction sans savoir trop où diriger nos pas et la tête nous tourne de toute cette frénésie ! Les yeux de Michel et Huguette sont grands ouverts sur cet environnement hétéroclite. Les charmeurs de serpents nous font reculer, les porteurs d’eau d’opérette attendent le client pour la belle photo. Nous commençons à saturer et n’aspirons qu’à une chose, retrouver la quiétude de notre logement. Une pression sur la sonnette de la porte d’entrée alerte Fatima. Aussi guillerette que dans l’après-midi, nous l’entendons dévaler l’escalier et crier-« Je suis là ! ». Effectivement, elle nous apprendra qu’elle ne sort pratiquement jamais du riad et qu’elle est toujours à portée de voix de ses patrons et des clients ! Drôle de vie que mène cette jeune fille ! Originaire de Fès, elle vit loin de sa famille et n’a pas beaucoup de contact avec l’extérieur. Son salaire est des plus minces et c’est une famille marocaine qui s’occupe de gérer cet endroit au bénéfice de la propriétaire qui elle, est Belge. Elle parle difficilement le Français mais s’exprime suffisamment bien pour que nous nous comprenions. Nous restons perplexes devant certains mots et les quiproquos qui en découlent nous font rire aux éclats. Ce qui ravit notre mignonne hôtesse ! Le voyage en avion, le dépaysement, le bruit sur la place Djemaà el-Fna nous ont littéralement vidés. Nous n’avons pas la légèreté de Fatima lorsque nous nous lançons à l’assaut de l’escalier qui mène au premier étage. La porte de nos chambres est munie d’un verrou impressionnant. La clé qui va avec, l’est tout autant ! Quelle discrétion pour entrer dans notre appartement ! On retrouve le même verrou sur la porte de la salle de bain. Décidément, on ne serait pas étonné de trouver une ceinture de chasteté dans les tiroirs de la commode ! Pourtant le lit a l’air bien accueillant ! Demain, il y a tellement de choses à faire qu’une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue ! Le muezzin est fidèle à son poste. Ses appels à la prière nous réveillent à 6h30. Nous sommes assez loin de la Koutoubia, il doit y avoir une autre mosquée dans le quartier. Nous paressons encore une heure, au chaud sous les couvertures, le petit déjeuner n’étant servi qu’à 8h.Nous le prenons dans le petit salon marocain, sous la terrasse qui donne sur le patio. De grands rideaux servent de séparation avec la cour et suffisent à peine à atténuer le petit air frais qui s’y engouffre. Nous sommes bientôt en décembre, les matinées et les soirées sont froides, même au Maroc ! Nous découvrons avec la lumière du jour, le charme du riad. La fontaine au centre et celle qui est contre le mur. Fatima nous a gâtés. Ses crêpes sont excellentes ! Nous consultons le plan de la ville et optons pour une immersion dans les souks qui sont tout proche Et voilà ! Gazelle, Gazou, Moustache…fusent à nouveau ! Il me semble que c’était hier ! On se balade le nez au vent, on rit et essaie de ne pas se laisser tenter…déjà ! Bien entendu, nous craquons, enfin, Huguette et moi ! Pour une jolie pièce de métal, ah voilà, je me souviens, un diffuseur de parfum ! Le commerçant a l’air honnête et s’il ne l’est pas, en tous les cas, il est fort sympathique ! Ce qui nous suffit amplement pour justifier cet achat ! Les garçons rigolent, surtout Lilou qui connaît bien sa « Guichou » ! A mon avis, il a intérêt à avoir les poches pleines de dirhams ! Cela ne fait qu’un quart d’heure que nous avons commencé « les courses » ! Nous nous dirigeons vers le palais de la Bahia. Nous l’avons visité l’an dernier, mais c’est avec plaisir que nous retrouvons la magnificence de cette demeure du XIX ème siècle. L’an dernier, ayant laissé libre court à mon imagination et dévoilé quelques uns de mes fantasmes, je me contente donc cette année de photographier nos deux tourtereaux. Bahia (la belle) était le nom de la première épouse du vizir Ba Amhed. Il en avait 3 autres et 24 concubines. On comprend mieux la taille gigantesque de la « maisonnette » ! Il est bientôt midi, le restaurant « El-Badi » pas bien loin ! Un petit tour place des ferblantiers où nous admirons plus particulièrement la technique des vitriers. Nous retrouvons avec plaisir les membres du personnel du restaurant. Ils font sûrement semblant de nous reconnaître et nous faisons semblant de les croire. Tout le monde est content ! Les cigognes occupent la même place sur les remparts et s’affairent à construire ou à réparer leur nid. Nous avons le même plaisir à les contempler que l’an passé. Je comprends que l’on puisse revenir à Marrakech et ne pas s’en lasser. Bien installés sur la terrasse, nous plaisantons avec le serveur que j’avais pris en photo lors de notre premier séjour. Le tajine poulet-citron, le kefta aux œufs sont toujours aussi savoureux, les clémentines aussi parfumées ! Les remerciements que nous échangeons avec nos hôtes ressemblent bien à des « salamalecs », parfait ! Il est temps de dégourdir nos jambes et pour se faire, nous décidons d’aller jusqu’à la Ménara, à pied.

Quelques décamètres sous le soleil, le long de l’avenue Houmman El Fetouaki, nous fait prendre conscience de la difficulté ! Jean va prendre encore une fois la bonne décision. Direction place De Foucault. Il n’y a pas que des calèches, il y a aussi la gare routière. Plus bruyant, moins aéré, mais plus rapide, le bus n°11 sera notre calèche à nous. Les autochtones nous regardent curieusement. Un grand détour, travaux sur la chaussée obligent, nous fera découvrir la Place de la Liberté, l’avenue Mohammed V et le quartier du Guéliz, avant de repiquer sur l’avenue de la Ménara. Nous avons franchi les remparts de la ville depuis un bon moment et l’avenue que nous empruntons, file droit devant nous, laissant sur le côté les hôtels luxueux qui ont pris possession d’une grande partie de la palmeraie, autrefois beaucoup plus étendue. Le grand portail du jardin de la Ménara est grand ouvert, les gardiens ont moins de travail aujourd’hui. Nous sommes mardi et il n’y a pas la foule des week-ends. La quiétude règne, les gens se promènent avec nonchalance, pas de verbiage haut placé, pas de pique-nique sous les oliviers, quatre dromadaires paissent tranquillement devant les remparts de pisé qui entourent le domaine. Photo obligée devant le pavillon des sultans et de leurs élues, avec la chaîne de l’Atlas en arrière fond, une collation rafraîchissante sous les arbres du jardin et le traditionnel « nosnos » pour Jean. Le retour de ce lieu idyllique se fera à pied, nous en profiterons pour admirer les rosiers plantés tout le long de la route et pour rigoler en voyant avec quelle maestria, les Marocains se déplacent sur ce parcours. Parfois à plusieurs sur les mobylettes, les voitures qui doublent à droite dans un concert de klaxons rageurs, les calèches avec leurs chevaux efflanqués qui essaient de tracer la route au milieu des chevaux vapeurs, les petits ânes qui tirent des carrioles en rasant les trottoirs, les passages pour piétons qu’il faut franchir avec prudence …et…vélocité à la fois ! La vue des policiers dans les carrefours importants, fait fondre toute cette agressivité comme par magie. Houps, on ne rigole plus ! Et plus on se rapproche de la médina, plus le spectacle est assourdissant. Nous avions oublié, l’espace d’un instant, combien Marrakech était animée. En fond de décor, le minaret de la Koutoubia paraît nous faire un signe. Le magnifique jardin rempli de plusieurs essences d’arbres, de superbes rosiers aux belles couleurs et de palmiers élancés, nous procure à nouveau un sentiment de paix profonde. Il est bientôt 19h. Huguette veut nous faire peur et mime un suicide dans les eaux du bassin situé au centre de l’allée. Personne ne bronche, il doit y avoir une profondeur de…30 cm ! C’est l’heure de l’appel à la prière, les hauts parleurs dans le minaret amplifient la voix du muezzin.
Vite, il faut rentrer au riad, se faire belle et aller au rendez-vous que nous a posé Fouzia. C’est la fiesta ce soir, plutôt, la Fantasia.
Je cherche dans le guide touristique ce qu’est exactement la Fantasia, ça y est. « C’est la représentation symbolique de la grandeur des guerriers arabes et berbères du siècle dernier. » Voilà une explication qui nous laisse sur notre faim ! On a beau connaître la toile de Delacroix, représentant de superbes et fougueux guerriers armés de longs fusils, le mystère demeure. Fouzia est à l’heure et nous apprend qu’elle va rester avec nous toute la soirée, chic ! Elle pilote sa voiture comme un champion, nous prenons la direction de Casablanca. La route est sombre, mal éclairée et nous croisons de nombreuses voitures aux phares mal réglés. Situé au cœur de la Palmeraie de Marrakech, le palais d’Ali Mahal se présente à nos yeux dans une lumière si forte que nous en restons bouche bée ! C’est entre deux rangées d’impressionnants cavaliers, armés jusqu’aux dents et à l’allure fière que nous devons passer pour accéder à la première cour intérieure. C’est la parade avant le spectacle et je ne comprends pas que j’aurais dû donner un pourboire au cavalier que j’ai pris en photo. Il m’a bien semblé qu’il faisait la tête, mais bon !

Vêtu et enturbanné d’étoffes blanches, il porte un sac contenant des versets du Coran, ainsi qu’un grand poignard recourbé et protégé par un étui de velours. (Xavier aura presque le même !) Le harnachement de sa monture est très coloré. Son fusil (moukkala) est incrusté de nacre et d’ivoire. Heureusement que Fouzia est là pour tout nous expliquer ! De grands remparts entourent la superbe demeure. Sur le seuil de la deuxième cour, nous nous plions à la tradition, en nous faisant photographier avec deux belles jeunes filles arborant le costume des mariées. Tous les acteurs du spectacle à venir nous donnent l’aubade, cela sent un peu le folklore pour touristes, mais tant pis ! C’est sous une magnifique tente berbère que nous prenons place. Fouzia a choisi notre table et s’occupe de nous avec un professionnalisme épatant ! Sous son égide, nous avons l’air averti des habitués ! Nous ne pouvons contenir des exclamations réjouies devant les bons plats qui nous sont proposés ! La « Dakka Marrakchia » (les musiciens), accompagnent les danseuses des différentes provinces qui viennent chanter et danser devant les convives. Devant l’insistance de certaines danseuses, Jean et moi nous laissons prendre par la main et essayons d’esquisser quelques pas de danse ! Il faut bien amuser la galerie ! Le repas est somptueux, voyez plutôt : soupe marocaine (harira), méchoui, couscous et fruits. Un bouteille de vin rosé de la région de Meknès agrémente ces succulents mets. Puis la frénésie s’empare de l’assemblée, vite, il faut sortir pour ne pas rater le début du spectacle. Caméra aux poings, je m’installe sur les gradins à côté de Fouzia qui m’explique au fur et à mesure de leur entrée en scène, le rôle que joue chaque participant. Magique, grandiose et magnifique, le spectacle de Chez Ali est tout cela à la fois. J’ajouterais un peu tape à l’œil mais ne faisons pas la fine bouche, après tout nous sommes là pour passer un bon moment. Danseurs, musiciens, acrobates, cavaliers y vivent leur passion avec enthousiasme (sauf peut-être le chamelier qui a l’air de s’ennuyer passablement !). C’est aussi leur gagne-pain et ils ont le mérite de nous faire croire que ce n’est que par plaisir qu’ils caracolent devant nous ! J’ai encore dans l’oreille le rire de Fouzia lorsque j’ai crié en manquant lâcher la caméra, surprise par la rafale de fusil déclenchée par les cavaliers qui se dirigeaient droit sur nous. Je n’oublie pas non plus l’allégresse coquine avec laquelle elle a annoncé à nos hommes, la venue d’une superbe jeune femme qui a effectué une danse du ventre lascive et suggestive ! Bon, nous sommes en vacances et la danseuse est hors de portée de mains ! Le danger est somme toute assez limité ! Et puis, magie… magie, Fouzia me signale un ovni dans le ciel. Bah ! Ce n’est qu’un tapis volant où sont installés le sultan et sa favorite ! Vous voyez, au bout de deux jours, plus rien ne m’étonne !!! D’ailleurs le spectacle que nous venons de voir s’appelle « les Mille et une nuit »…alors !!! Plein d’étoiles dans les yeux, les petits touristes !
Retour à Marrakech, à fond les manettes ! Demain est un autre jour et nous avons beaucoup de choses à faire ! Des choses programmées, comme la visite du jardin Majorelle, et des choses imprévues, comme l’achat d’un jean par Huguette ! Il faut dire que nous nous sommes un peu perdus au sortir de la médina et les boutiques modernes le long du boulevard Allal El Fassi sont bien attrayantes. Nous avions presque oublié qu’il y avait une autre vie en dehors de celle de la médina ! A nouveau le choc des couleurs de ce magnifique jardin !
Une variété étonnante de plantes exotiques, de fleurs et d’essences, le tout rehaussé de couleurs vives, bleu, rouge, safran et vert, le bruit de l’eau qui sourd de tous les côtés, le chant des oiseaux, invisibles au milieu d’une telle profusion d’arbres, ravissent nos yeux et nos sens. Nos amis sont
ravis d’être là et Huguette mitraille tant qu’elle peut. Elle n’en revient pas du nombre de cactées qu’elle a sous les yeux !
Un petit tour dans la boutique et une pause alanguie sous la tonnelle, le temps passe lentement, on est bien ! Oubliés pour un moment, la cohue de la ville, la poussière de ses rues, le bruit assourdissant des moteurs !
Et puis il faut bien se décider à bouger, notre estomac réclame son dû. Nous allons leur faire découvrir le petit restaurant où nous avions mangé avec Nadine et Pierre. Là, pas de touristes, les gens sont installés sommairement et mangent en silence. Nous sommes suivis par des yeux curieux et la jeune fille qui nous prend en charge est toute intimidée. Elle ne s’exprime pas facilement en français mais nous sert avec célérité les appétissants tajines qui fumaient à l’entrée. C’est chaud, bon et parfumé ! J’aurais bien fait un petit extra dans la pâtisserie qui est juste à côté, mais je suis obligée de rester sage, puisque je suis la seule gourmande ! --« Nadine, où es-tu ? » On traîne un peu la savate, ne sachant plus trop de quel côté diriger nos pas. La rue Bab Agnaou nous mène tout droit vers la place Djemaà el-Fna. Pourquoi ne pas faire un tour dans les souks ? Nous avons repéré un quartier où les marchands sont moins accrocheurs, où nous pourrons regarder sans avoir l’impression d’être constamment agressés. Achat d’un pantalon et chemise rose fuchsia pour Florence, de babouches pour Michel et Huguette. Je me laisse tenter par une tenue d’intérieur turquoise. Nous avions pourtant prévu de faire nos achats à Essaouira, mais la tentation est trop forte. Quant à Michel, il ne rêve que d’une chose, apprendre à jouer du rock and roll sur ces drôles d’instruments. Est-ce un « guembri », qu’il a dans les mains ? C’est un luth à 2 ou 3 cordes, qu’utilisent les Gnaoua de Marrakech. Les Gnaoua sont les descendants des esclaves d’origine africaine (Sénégal, Ghana et Soudan). Ils ont formé une confrérie de maîtres musiciens (les Màalem), de médiums, de charmeurs de serpents et d’adeptes. Ils organisent des festivals dans les différentes villes du Maroc. Autrefois exclusivement tournés vers la musique spirituelle, les festivals sont ouverts aujourd’hui à tous les genres. Essaouira accueillait en juin 2006 le Festival Gnaoua avec du Jazz & Blues. (Pour plus d’infos, tapez « gnaoua » sur Internet et vous aurez une foule d’informations plus intéressantes les unes que les autres.) J’y ai passé tellement de temps que j’oubliais de raconter la suite de nos vacances ! Quelques cartes postales écrites sur le coin d’une table du café de France nous rappellent que nous ne sommes pas seuls au monde ! Je ne suis qu’une écervelée, je poste certaines cartes sans avoir complété les adresses ! Zut, à recommencer ! Tiens, près de la poste, un restaurant nommé « chez Ali » ! Jean se souvient qu’on lui en a parlé à Pau. On a bien fait de s’arrêter là, c’est impeccable ! Bon petit repas aux produits locaux tout à fait délicieux ! Fouzia est venue nous retrouver au riad, dans la soirée. Un monsieur l’accompagne, c’est le responsable de l’organisation des circuits. Munie des vouchers que l’on m’a confiés, j’écoute attentivement ses conseils. Jean et Michel conduiront la voiture (un 4X4 Toyota Prado). Il y a eu des accidents sur la route que nous allons emprunter demain matin et on nous conseille de ne pas partir de bonne heure. Bien ! Il faut refaire nos bagages, l’excitation est à nouveau là, les vallées du Dadès et du Draa nous attendent. J’en rêve depuis longtemps et la perspective de passer une nuit dans le désert me transporte ! JEUDI 30 NOVEMBRE : Il faut dire adieu à notre mignonne Fatima. Cela nous fend le cœur. La veille, elle nous a montré le livre d’or du riad et cherché avec inquiétude le passage dans lequel un touriste anglais avait écrit son nom. Elle pointe son doigt et nous dit fièrement-« Là, c’est écrit, Fatima ! ». Alors ce matin, nous prenons notre plume et lui écrivons un petit mot chacune en n’oubliant pas d’écrire le nom de « Fatima ».
Optimiser la visite du parc national d'Arches (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour,
après le survol à 9 h de Canyonlands, nous aurons le reste de la journée pour visiter Arches NP. Quel serait l'itiniéraire idéal pour optimiser la visite des arches ? ordres des randos, etc...
après le survol à 9 h de Canyonlands, nous aurons le reste de la journée pour visiter Arches NP. Quel serait l'itiniéraire idéal pour optimiser la visite des arches ? ordres des randos, etc...
Hélicoptère au Grand Canyon English translation pending
Bonjour,
après avoir fait le survol en avion de la rive ouest du GC il y a une semaine, je m'apprête à réserver pour septembre le survol en hélicoptère au départ de Tusayan. Que me conseillez-vous comme horaires pour bénéficiez des meilleures couleurs ? merci pour vos expériences.
après avoir fait le survol en avion de la rive ouest du GC il y a une semaine, je m'apprête à réserver pour septembre le survol en hélicoptère au départ de Tusayan. Que me conseillez-vous comme horaires pour bénéficiez des meilleures couleurs ? merci pour vos expériences.
Meilleure heure pour survoler le Grand Canyon en hélicoptère? English translation pending
Je vais reserver un survol en hélico du grand canyon depuis Las vegas en juin et j'aurais souhaité savoir quelles
étaient les heures de survol les plus interressantes (celles ou la lumière sera la plus belle ou autre..) parmis celles proposés ?
7:30
9:30
10H30
12H30
14H30
15H30
17H30
merci
merci
Helicopter crash in New York
For those who want to take a helicopter flight in New York:
In mid-April, a sightseeing helicopter flight in NYC turned tragic. A helicopter carrying a Spanish family of five and a pilot crashed into the Hudson River shortly after taking off from Manhattan.
Apparently, the loss of the rotor caused the sudden fall near the West Side Highway.
Despite rescue efforts, all six occupants died.
This has reignited the debate over whether helicopters should be banned for sightseeing flights in NYC or elsewhere.
Source
In mid-April, a sightseeing helicopter flight in NYC turned tragic. A helicopter carrying a Spanish family of five and a pilot crashed into the Hudson River shortly after taking off from Manhattan.
Apparently, the loss of the rotor caused the sudden fall near the West Side Highway.
Despite rescue efforts, all six occupants died.
This has reignited the debate over whether helicopters should be banned for sightseeing flights in NYC or elsewhere.
Source
Survoler le delta d’Okavango depuis Kasane English translation pending
Bonjour,
Je recherche des infos sur le survol du delta d’Okavango pour la fin juin, quelqu’un a des infos SVP.
Survoler l'île de la Réunion en hélicoptère English translation pending
Bonjour, j'aimerais savoir si vous avez déjà fait le survol de l'île ?Il y a t'il une compagnie aérienne que vous recommandez ? peut être même un tour avec un autre pour son rapport qualité-prix. Merci beaucoup.
Baie de Phuket - qui connaît ces deux îlots? English translation pending
Bonjour
vu sur une superbe video de survol de la baie de Phuket en hélico 2 petits ilots avec resort qui pourrait les identifier ,
photo 1 et 2 du meme resort (soit coté Krabi soit KohYao ?? ) sur un ilot isolé photo 3 - la aussi ilot isolé ( probablement au SUD-EST proche du sud de l'ile de Phuket
merci
la video en helico http://www.globalnanpavideos.com/...d3a47273d3cf5c7bd3a7
vu sur une superbe video de survol de la baie de Phuket en hélico 2 petits ilots avec resort qui pourrait les identifier ,
photo 1 et 2 du meme resort (soit coté Krabi soit KohYao ?? ) sur un ilot isolé photo 3 - la aussi ilot isolé ( probablement au SUD-EST proche du sud de l'ile de Phuket
merci
la video en helico http://www.globalnanpavideos.com/...d3a47273d3cf5c7bd3a7
Vol au dessus de Canyonland NP English translation pending
Bonjour,
Je me renseigne sur le survol de Canyonland NP. J'ai vu qu'il y avait 2 compagnies qui le faisaient : Redtail Aviation et Slickrock Air Guides mais je tombe toujours sur le même site internet donc au final il n 'y a qu'une compagnie Redtail Aviation.
Connaissez-vous d'autres compagnies à Moab qui effectue ces vols ? Quel est le meilleur moment de la journée pour faire des photos ? Le fait d'être derrière une vitre, cela ne pose-t-il pas de probleme pour les photos ?
Merci beaucoup pour votre aide Virginie
Je me renseigne sur le survol de Canyonland NP. J'ai vu qu'il y avait 2 compagnies qui le faisaient : Redtail Aviation et Slickrock Air Guides mais je tombe toujours sur le même site internet donc au final il n 'y a qu'une compagnie Redtail Aviation.
Connaissez-vous d'autres compagnies à Moab qui effectue ces vols ? Quel est le meilleur moment de la journée pour faire des photos ? Le fait d'être derrière une vitre, cela ne pose-t-il pas de probleme pour les photos ?
Merci beaucoup pour votre aide Virginie
Grand Canyon: système de promotion hélico papillon en maintenance? English translation pending
Salut à tous,
je souhaitais réserver un survol de grand canyon en hélico chez papillon.
Tout se passe bien sur leur site sauf au moment ou je souhaite entrer un code de réduction trouvé sur le net, j'obtiens : "The promotional system is currently under maintenance. Please try again later" ... et comme ça fait plusieurs semaines que j'obtiens ce message je me dis que la maintenance dure bien longtemps 😉
Quelqu'un a déjà réussi à entrer un code chez eux ?
Si j'entre n'importe quoi comme code j'obtiens "The coupon you entered is not valid. Please check if you have entered correctly" ce qui me laisse penser que le code dont je dispose devrait fonctionner ...
Merci de votre aide
Tout se passe bien sur leur site sauf au moment ou je souhaite entrer un code de réduction trouvé sur le net, j'obtiens : "The promotional system is currently under maintenance. Please try again later" ... et comme ça fait plusieurs semaines que j'obtiens ce message je me dis que la maintenance dure bien longtemps 😉
Quelqu'un a déjà réussi à entrer un code chez eux ?
Si j'entre n'importe quoi comme code j'obtiens "The coupon you entered is not valid. Please check if you have entered correctly" ce qui me laisse penser que le code dont je dispose devrait fonctionner ...
Merci de votre aide
Grand Canyon le matin / Lake Powell l'après-midi: Optimisation du timing? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous prévoyons un survol du GC en hélico le matin, et une ballade en bateau au LP l'après midi: Quels sont les meilleurs horaires pour que la journée se déroule sans trop de précipitation🤪 ? (sachant que Google Maps m'indique presque 3h pour aller de GC à Page)
Par rapport aux couleurs, le survol de 8H est-il mieux que celui de 9H (ou n'y a t-il pas de différences entre les deux?)
J'imagine qu'en quittant GC à 10H, nous pouvons être vers 13H à Page, déjeuner tranquillement, et choisir un départ en bateau vers 14H30😛
Merci pour tous vos conseils!😉🙂
Nous prévoyons un survol du GC en hélico le matin, et une ballade en bateau au LP l'après midi: Quels sont les meilleurs horaires pour que la journée se déroule sans trop de précipitation🤪 ? (sachant que Google Maps m'indique presque 3h pour aller de GC à Page)
Par rapport aux couleurs, le survol de 8H est-il mieux que celui de 9H (ou n'y a t-il pas de différences entre les deux?)
J'imagine qu'en quittant GC à 10H, nous pouvons être vers 13H à Page, déjeuner tranquillement, et choisir un départ en bateau vers 14H30😛
Merci pour tous vos conseils!😉🙂
Montgolfière au Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
Je souhaite savoir si quelqu'un pouvait me renseigner sur le survol du sri lanka en montgolfière en décembre/janvier. A quelle agence se renseigner, quel endroit pour le survol, C'est une surprise pour un anniversaire. Merci d'avance. Boun😎
Je souhaite savoir si quelqu'un pouvait me renseigner sur le survol du sri lanka en montgolfière en décembre/janvier. A quelle agence se renseigner, quel endroit pour le survol, C'est une surprise pour un anniversaire. Merci d'avance. Boun😎
Namibie: suvol en ballon English translation pending
Bonjour ã tous,
J'ai contacté la compagnie de ballon pour un survol''Je serais ã SOssus d'une lodge. Vu le prix je voulais savoir si sa vaut le coup. J'ai toujours rêvé d'en faire. J'attends vos commentaires.Je remercie encore tous les fidèles je ne préfère pas citer ils se reconnaîtront pour m'avoir aider dans la constitution de mon itineraire. LIli
J'ai contacté la compagnie de ballon pour un survol''Je serais ã SOssus d'une lodge. Vu le prix je voulais savoir si sa vaut le coup. J'ai toujours rêvé d'en faire. J'attends vos commentaires.Je remercie encore tous les fidèles je ne préfère pas citer ils se reconnaîtront pour m'avoir aider dans la constitution de mon itineraire. LIli
Activité ULM en Polynésie-Française English translation pending
Bonsoir,
Nous partons en Polynésie en octobre et nous cherchons à faire un survol de Moorea ou Bora Bora en ULM, mais je ne trouve rien.
Connaissez-vous un prestataire qui propose ce genre de service?
J'ai également regardé pour l'hélio mais c'est horriblement cher.
Merci
Anthony
Tour d'hélicoptère à New York English translation pending
je pars a NY dans un mois et je voudrai faire le survol en hélico
si quelqu'un l a fait et peut me donner des infos
prix, compagnie, temps de vol???????
merci beaucoup
Vol Air France dérouté à cause d'un journaliste! English translation pending
Source: http://www.rue89.com/2009/04/23/air-france-interdit-de-survol-des-usa-a-cause-dun-journaliste
La nouvelle n'a pas fait beaucoup de bruit : il y a quelques jours, un avion d'Air France a reçu pour instruction de ne pas survoler le territoire américain à cause d'un passager jugé particulièrement dangereux pour la sécurité des Etats-Unis : un pigiste du Monde diplomatique ! C'est un riverain, Maxime Vivas [1], ami du journaliste, qui nous a signalé l'information. Le 18 avril, le vol 438 Paris-Mexico a dû subitement changer d'itinéraire cinq heures avant son arrivée au Mexique. Contacté en plein vol, le pilote du Boeing 777 a reçu l'interdiction de survoler le territoire américain. L'ordre vient de la Transport Security Administration (TSA) [2], l'autorité de sécurité aérienne des Etats-Unis, affirme Air France.
Le motif ? La présence à bord du journaliste et écrivain franco-colombien Hernando Calvo Ospina, qui apprend à cette occasion qu'il se trouvait sur la « No Fly List » américaine.
Alors qu'il se rendait au Nicaragua pour un reportage pour Le Monde diplomatique, c'est le co-pilote qui lui a révélé le motif du détour de l'avion après le décollage de la Martinique, où l'avion a dû faire une escale.
Suite à son interrogatoire après son atterrissage à Mexico, les autorités du pays l'ont finalement autorisé à repartir. Actuellement au Nicaragua, le journaliste s'étonne du silence de la presse.
Maurice Lemoine, rédacteur en chef du Monde diplomatique, juge cette histoire « ahurissante » :
» [3]Hernando Calvo Ospina [4] est un Colombien exilé politique en France qui écrit beaucoup pour dénoncer le gouvernement d'Alvaro Uribe et le rôle des Etats-Unis en Amérique latine, et en tant que journaliste, il a eu l'occasion d'interviewer des membres de l'état major des Farc [5]. Cela semble suffire pour être considéré comme un terroriste.
« Le commandant a parlé dans son annonce d'une personne posant des problèmes de sécurité nationale pour expliquer aux passagers le changement de cap. Vous imaginez la suspicion dans l'appareil ! » Air France se dit victime
Contacté par Rue89, le service de presse d'Air France fait part de son étonnement :
« D'habitude, le TSA nous communique les passagers figurants sur la No Fly List avant le décollage afin qu'ils n'embarquent pas. De plus il s'agit d'un vol à destination du Mexique et pas des Etats-Unis.
« Nous avons été victimes de cette décision qui a engendré des frais supplémentaires : le kérosène en plus pour aller jusqu'à Fort de France, les taxes d'atterrissage non prévues. Sans parler du désagrément causé pour l'ensemble des passagers -4 heures de retard sur l'horaire prévu- que nous avons dû dédommager et prendre en charge pour ceux qui avaient des correspondances. »
Actuellement, Air France étudie les voies de recours contre la TSA auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) :
« Nous serions très intéressé d'en connaître plus sur les motivations qui ont poussé les Etats-Unis à agir de la sorte. » Qu'est-ce que la « No Fly List » ?
Mise en place par l'administration Bush après les évènements du 11 septembre, la No Fly list rassemble les noms de quelques 50 000 personnes interdites de vol sur des critères qui restent opaques. Explication chez Air France :
« Depuis le 1er février 2009, le traitement des passagers inscrits sur les différents vols de nombreuses compagnies aériennes est automatisé. Les listes des passagers sont récupérées directement par la TSA qui a ainsi accès aux noms des passagers. »
En principe, il s'agit des vols à destination des Etats-Unis, mais il semble que ce ne soit pas limitatif, la TSA ayant pu avoir accès à la liste des passagers de ce vol pour le Mexique.
La nouvelle n'a pas fait beaucoup de bruit : il y a quelques jours, un avion d'Air France a reçu pour instruction de ne pas survoler le territoire américain à cause d'un passager jugé particulièrement dangereux pour la sécurité des Etats-Unis : un pigiste du Monde diplomatique ! C'est un riverain, Maxime Vivas [1], ami du journaliste, qui nous a signalé l'information. Le 18 avril, le vol 438 Paris-Mexico a dû subitement changer d'itinéraire cinq heures avant son arrivée au Mexique. Contacté en plein vol, le pilote du Boeing 777 a reçu l'interdiction de survoler le territoire américain. L'ordre vient de la Transport Security Administration (TSA) [2], l'autorité de sécurité aérienne des Etats-Unis, affirme Air France.
Le motif ? La présence à bord du journaliste et écrivain franco-colombien Hernando Calvo Ospina, qui apprend à cette occasion qu'il se trouvait sur la « No Fly List » américaine.
Alors qu'il se rendait au Nicaragua pour un reportage pour Le Monde diplomatique, c'est le co-pilote qui lui a révélé le motif du détour de l'avion après le décollage de la Martinique, où l'avion a dû faire une escale.
Suite à son interrogatoire après son atterrissage à Mexico, les autorités du pays l'ont finalement autorisé à repartir. Actuellement au Nicaragua, le journaliste s'étonne du silence de la presse.
Maurice Lemoine, rédacteur en chef du Monde diplomatique, juge cette histoire « ahurissante » :
» [3]Hernando Calvo Ospina [4] est un Colombien exilé politique en France qui écrit beaucoup pour dénoncer le gouvernement d'Alvaro Uribe et le rôle des Etats-Unis en Amérique latine, et en tant que journaliste, il a eu l'occasion d'interviewer des membres de l'état major des Farc [5]. Cela semble suffire pour être considéré comme un terroriste.
« Le commandant a parlé dans son annonce d'une personne posant des problèmes de sécurité nationale pour expliquer aux passagers le changement de cap. Vous imaginez la suspicion dans l'appareil ! » Air France se dit victime
Contacté par Rue89, le service de presse d'Air France fait part de son étonnement :
« D'habitude, le TSA nous communique les passagers figurants sur la No Fly List avant le décollage afin qu'ils n'embarquent pas. De plus il s'agit d'un vol à destination du Mexique et pas des Etats-Unis.
« Nous avons été victimes de cette décision qui a engendré des frais supplémentaires : le kérosène en plus pour aller jusqu'à Fort de France, les taxes d'atterrissage non prévues. Sans parler du désagrément causé pour l'ensemble des passagers -4 heures de retard sur l'horaire prévu- que nous avons dû dédommager et prendre en charge pour ceux qui avaient des correspondances. »
Actuellement, Air France étudie les voies de recours contre la TSA auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) :
« Nous serions très intéressé d'en connaître plus sur les motivations qui ont poussé les Etats-Unis à agir de la sorte. » Qu'est-ce que la « No Fly List » ?
Mise en place par l'administration Bush après les évènements du 11 septembre, la No Fly list rassemble les noms de quelques 50 000 personnes interdites de vol sur des critères qui restent opaques. Explication chez Air France :
« Depuis le 1er février 2009, le traitement des passagers inscrits sur les différents vols de nombreuses compagnies aériennes est automatisé. Les listes des passagers sont récupérées directement par la TSA qui a ainsi accès aux noms des passagers. »
En principe, il s'agit des vols à destination des Etats-Unis, mais il semble que ce ne soit pas limitatif, la TSA ayant pu avoir accès à la liste des passagers de ce vol pour le Mexique.Cascades de Havasupai (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour,
j'ai lu pas mal de messages sur Havasupai, certains font un survol en hélico d'autres carrément la rando. Une question toute bête : est-ce que les cascades coulent encore fin septembre ? Merci...
j'ai lu pas mal de messages sur Havasupai, certains font un survol en hélico d'autres carrément la rando. Une question toute bête : est-ce que les cascades coulent encore fin septembre ? Merci...
Choisir Valley of the Gods ou Navajo National Monument English translation pending
Bonsoir 🙂
Je ne sais pas trop comment organiser ma journée entre Page et Bluff.
On quittera Page après avoir fait le survol du lac Powell ( départ à 8 h ) et nous avons réservé à Bluff la nuit suivante. J'avais pensé m'arrêter au Navajo National Monument avec la petite balade sur Sandal Trail avant d'aller à Monument Valley ( scénique road, maison Goulding) puis filer vers Bluff mais je viens de voir des photos et des posts sur la Valley of the Gods et ça semblait super beau aussi.
On ne pourra pas visiter les trois .
Soit on supprime Navajo National Monument, on visite monument Valley en début d'après midi et on prend la scenic road de Valley des gods au coucher du soleil
Soit on visite Navajo National Monument avant midi et Monument Valley en milieu d'après midi ( en dormant à Bluff, on ne pourra pas attendre le coucher du soleil )
Que conseillez vous ?
Et le lendemain matin on file vers Moab où nous n'avons que deux nuits et où nous aimerions passer un maximum de temps
Merci pour vos réponses
marcalamar 🙂
Kauai (hélicoptère Waimea Canyon) + Oahu English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons à Kauaï à partir du 14/09 et nous aimerions faire le survol du canyon waimea en hélicoptère. Nous sommes 4. Avez-vous une compagnie à nous conseiller? Devons nous réserver dès maintenant ou pouvons nous le faire sur place?
Par rapport à l'itinéraire, nous passons le début du séjour (+-7 jours à Big Island) ensuite, nous avons 9 jours à partager entre Kauaï et Oahu, je pensais rester 4 jours à Kauaï et 5 jours à Oahu, qu'en pensez vous?
Merci beaucoup pour les infos! Virginie
Nous serons à Kauaï à partir du 14/09 et nous aimerions faire le survol du canyon waimea en hélicoptère. Nous sommes 4. Avez-vous une compagnie à nous conseiller? Devons nous réserver dès maintenant ou pouvons nous le faire sur place?
Par rapport à l'itinéraire, nous passons le début du séjour (+-7 jours à Big Island) ensuite, nous avons 9 jours à partager entre Kauaï et Oahu, je pensais rester 4 jours à Kauaï et 5 jours à Oahu, qu'en pensez vous?
Merci beaucoup pour les infos! Virginie
Billets multi-destinations à partir de la France pour l'Argentine? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en famille en Octobre à destination de l'Argentine pour deux semaines avec un rapide survol de quelques destinations phares que sont BA, Iguazu, Trelew et El Calafate sur la base des horaires et des tarifs obtenus au travers de Google Flight.
Problème: si j'arrive à réserver mes différents vols à partir du site de Aerolinas Argentinas, il m'est a priori impossible de régler la-dite réservation. Il semble que le tarif proposé par Google Flight ne concerne que les résidents argentins.
Lorsque j'essaie de réserver directement à partir du site Web de la compagnie aérienne, en indiquant explicitement mon lieu de résidence, le choix "multi-destinations" ne m'est pas offert. Je n'ai droit qu'aux AR ou allers simples. Quel est le souci ? : la facture en utilisant uniquement des allers simples explose: 1400 € supplémentaires...
Le "problème" semble être le même pour un résident américain.
Quelqu'un aurait-il une idée comment résoudre ce problème, si il est résoluble ? Passer par une agence de voyage locale le résoudrait-il même si mon lieu de résidence demeure inchangé ?
Conseils plus que bienvenus
Un grand merci d'avance
Nous partons en famille en Octobre à destination de l'Argentine pour deux semaines avec un rapide survol de quelques destinations phares que sont BA, Iguazu, Trelew et El Calafate sur la base des horaires et des tarifs obtenus au travers de Google Flight.
Problème: si j'arrive à réserver mes différents vols à partir du site de Aerolinas Argentinas, il m'est a priori impossible de régler la-dite réservation. Il semble que le tarif proposé par Google Flight ne concerne que les résidents argentins.
Lorsque j'essaie de réserver directement à partir du site Web de la compagnie aérienne, en indiquant explicitement mon lieu de résidence, le choix "multi-destinations" ne m'est pas offert. Je n'ai droit qu'aux AR ou allers simples. Quel est le souci ? : la facture en utilisant uniquement des allers simples explose: 1400 € supplémentaires...
Le "problème" semble être le même pour un résident américain.
Quelqu'un aurait-il une idée comment résoudre ce problème, si il est résoluble ? Passer par une agence de voyage locale le résoudrait-il même si mon lieu de résidence demeure inchangé ?
Conseils plus que bienvenus
Un grand merci d'avance
Sécurité vols domestiques au Népal English translation pending
Qui a des infos sur la securite des vols intérieurs quelles compagnies partons en novembre survol de l hymalaya a faire ou pas merci pour vos reponses
Grand Canyon en hélicoptère: faut-il impérativement réserver? English translation pending
Bonjour,
Je vais faire le Grand Ouest cet été.
Je vais donc faire le survol du Grand Canyon en hélico mais j'hésite à réserver par internet 2 mois avant.
En effet, si la meteo n'est pas bonne ou qu'on a du retard au RdV, on perd notre reservation :-(
Des amis y sont allés en Aout 2008 et n'ont pas réserver à l'avance. Lorsqu'ils sont arrivés, il y avait de la place et ils ont pu choisir leur horaire...
De plus, le prix etait apparemment moins cher que sur internet...
Certains d'entre vous ont ils fait ca ?
Vous rappelez vous des prix indiqués dans la boutique sur place ?
Merci pour vos retours :-)
Grand Canyon en voiture ou avion depuis Las Vegas? English translation pending
bonjour a tous
en bref, la route entre LV et GC merite-elle d'etre faite plutot qu'un survol en avion type "papillon" depuis LV afin d'y passer une journée supplémentaire?
en effet, j'aie déjà réservé et payé une nuit a flagstaff, mais je m'interroge a la perdre car seul, un arret de 3 jours a LV me semble de plus en plus inssuffisant.
merci pour vos commentaires, avec une pensée pour itat et cendryon et tous les forumers si instructifs.
Tour opérateur pour survoler le Grand Canyon en hélicoptère depuis Las Vegas, avec enfants? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes 😊
A Las Vegas, quel Tour Opérateur avez-vous choisi pour un survol Hélicoptère du Grand Canyon
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 7, 5 et 4 ans)
Merci pour vos retours d'expériences
A Las Vegas, quel Tour Opérateur avez-vous choisi pour un survol Hélicoptère du Grand Canyon
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants de 7, 5 et 4 ans)
Merci pour vos retours d'expériences
Avis sur circuit en Équateur et aux Galapagos? English translation pending
Bonsoir,
Je veux savoir si le circuit qui m'est proposé est suffisant ou plutôt un simpliste survol de ce qui a à voir en Équateur, en deux semaines.
Voici le circuit : J1- Quito et route jusqu'à Otavalo J2- Otavalo (lagune de Cuicocha) et visite d'une communauté indienne à Chilcapamba. J3- Marché d'Otavalo (AM) et route jusqu'à Lasso J4- Parc National du Cotopaxi et retour à Quito J5- Quito - Ile de San Cristobal J6- San Cristobal (lagune El Junco) J7- San Cristobal, Kicker Rock J8- San Cristobal vers Santa Cruz (Los Gemelos) J9- Santa Cruz, La Loberia, Punta Estrada, Puerto Ayora et Station Charles Darwin J10 Santa Cruz (AM - Tortuga Bay) vers Isabela (PM) J11 Isabela Volcan Chico, baie de Puerto Vallamil J12 Retour via Santa Cruz pour Quito J13 Retour au pays
Merci à l'Avance et bonne journée
Samuel
Je veux savoir si le circuit qui m'est proposé est suffisant ou plutôt un simpliste survol de ce qui a à voir en Équateur, en deux semaines.
Voici le circuit : J1- Quito et route jusqu'à Otavalo J2- Otavalo (lagune de Cuicocha) et visite d'une communauté indienne à Chilcapamba. J3- Marché d'Otavalo (AM) et route jusqu'à Lasso J4- Parc National du Cotopaxi et retour à Quito J5- Quito - Ile de San Cristobal J6- San Cristobal (lagune El Junco) J7- San Cristobal, Kicker Rock J8- San Cristobal vers Santa Cruz (Los Gemelos) J9- Santa Cruz, La Loberia, Punta Estrada, Puerto Ayora et Station Charles Darwin J10 Santa Cruz (AM - Tortuga Bay) vers Isabela (PM) J11 Isabela Volcan Chico, baie de Puerto Vallamil J12 Retour via Santa Cruz pour Quito J13 Retour au pays
Merci à l'Avance et bonne journée
Samuel
Séjour familial à San Francisco en avril 2010 English translation pending
bonsoir
sejour à sf en famille en avril 2010 ôur 3 jours puis las vegas le survol en helico vaut il le coup? que faut il ne pas manquer ?
existe il guide français?
merci pour les infos
phil
sejour à sf en famille en avril 2010 ôur 3 jours puis las vegas le survol en helico vaut il le coup? que faut il ne pas manquer ?
existe il guide français?
merci pour les infos
phil
Quel circuit entre Las Vegas et San Francisco en peu de temps? English translation pending
Bonsoir,
Nous prévoyons de quitter Las Vegas un vendredi en début d'après midi après notre survol du grand canyon en hélico.
Nous souhaitons faire route vers death valley, puis Yosemite et enfin San Francisco.
Nous devons etre à SF le dimanche soir, car notre hotel est réservé!
Conscient que nous ne pourrons pas tout voir ni faire de grandes randonnées, pourriez nous me donner une idée d'itinéraire faisable, pas trop stress et intéressant?!
Merci beaucoup d'avance
Guillaume
Nous prévoyons de quitter Las Vegas un vendredi en début d'après midi après notre survol du grand canyon en hélico.
Nous souhaitons faire route vers death valley, puis Yosemite et enfin San Francisco.
Nous devons etre à SF le dimanche soir, car notre hotel est réservé!
Conscient que nous ne pourrons pas tout voir ni faire de grandes randonnées, pourriez nous me donner une idée d'itinéraire faisable, pas trop stress et intéressant?!
Merci beaucoup d'avance
Guillaume
Circuit "Over the edge" sur le Colorado? English translation pending
Bonjour
Quelqu'un a t'il deja fait le circuit "over the edge" alternant le survol en hélico et le bateau ponton sur le colorado Nous allons reserver bientôt et sommes indécis D'avance merci
Quelqu'un a t'il deja fait le circuit "over the edge" alternant le survol en hélico et le bateau ponton sur le colorado Nous allons reserver bientôt et sommes indécis D'avance merci
Site sur l'Amérique Latine English translation pending
Bonjour,
notre site sur nos voyage en Amérique latine a été mis à jour avec une nouvelle rubrique "survol rapide par pays" (avec des commentaires, des photos en meilleure résolution que dans le reste du site, etc...). Liens ci-dessous.
Excursion d'une journée dans l'Ouest américain: quel pourboire donner? English translation pending
bonjour à tous
tout est dans le titre j'ai réservé 2 ou 3 grosses excursions : survol GC helico, 1 journée de 4X4 dans canyonland, etc
quelle sont les "regles", les montants quoi, à appliquer en termes de pourboire ?
merci de vos réponses
a+ jc
tout est dans le titre j'ai réservé 2 ou 3 grosses excursions : survol GC helico, 1 journée de 4X4 dans canyonland, etc
quelle sont les "regles", les montants quoi, à appliquer en termes de pourboire ?
merci de vos réponses
a+ jc